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15 avril 2019 1 15 /04 /avril /2019 19:17

ENTRONS DANS LA SEMAINE SAINTE

Jésus entre à Jérusalem. La liturgie nous a invités à intervenir et à participer à la joie ainsi qu’à la fête du peuple qui est capable de crier et de louer son Seigneur ; une joie qui se ternit et laisse un goût amer et douloureux lorsqu’on a fini d’écouter le récit de la Passion. Dans cette célébration semblent s’entrecroiser des histoires de joie et de souffrance, d’erreurs et de succès qui font partie de notre vie quotidienne de disciples, car elles parviennent à mettre à nu des sentiments et des contradictions que nous aussi nous éprouvons souvent aujourd’hui, hommes et femmes de ce temps : capables de beaucoup aimer… mais aussi de haïr – et beaucoup - ; capables de courageux sacrifices, mais aussi capables de savoir ‘‘se laver les mains’’ au moment opportun ; capables de fidélité mais aussi de grands abandons et de grandes trahisons.

Et on voit clairement dans tout le récit évangélique que la joie suscitée par Jésus est, pour certains, un motif de gêne et d’agacement.

Entouré de ses gens, Jésus entre dans la ville, parmi les chants et les cris bruyants. Nous pouvons imaginer que c’est la voix du fils pardonné, celle du lépreux guéri ou le bêlement de la brebis égarée qui, tous ensemble, résonnent fortement lors de cette entrée. C’est le chant du publicain et de l’homme impur ; c’est le cri de celui qui vivait en marge de la ville. C’est le cri des hommes et des femmes qui l’ont suivi parce qu’ils ont fait l’expérience de sa compassion face à leur douleur et à leur misère… C’est le chant et la joie spontanés de tant de personnes marginalisées qui, touchées par Jésus, peuvent crier : “Béni soit celui qui vient au nom du Seigneur !”. Comment ne pas acclamer celui qui leur avait redonné la dignité et l’espérance ? C’est la joie de tant de pécheurs pardonnés qui ont retrouvé confiance et espérance. Et ils crient. Ils se réjouissent. C’est la joie ! Cette joie de l’hosanna se révèle gênante et devient absurde et scandaleuse pour ceux qui se considèrent justes et ‘‘fidèles’’ à la loi et aux préceptes rituels.[1] Joie insupportable pour ceux qui sont restés insensibles à la douleur, à la souffrance et à la misère. Et beaucoup d’entre ceux-ci pensent : ‘‘Regarde, quel peuple mal éduqué !’’. Joie intolérable pour ceux qui ont perdu la mémoire et oublié les nombreuses faveurs reçues.

Pour celui qui cherche à se justifier lui-même et à s’installer, comme il est difficile de comprendre la joie et la fête de la miséricorde de Dieu ! Pour ceux qui ne mettent leur confiance qu’en leurs propres forces et qui se sentent supérieurs aux autres [2], comme il est difficile de pouvoir partager cette joie !

Et c’est ainsi que naît le cri de celui dont la voix ne tremble pas pour hurler : ‘‘Crucifie-le !’’ Il ne s’agit pas d’un cri spontané, mais c’est le cri artificiel, construit, fait du mépris, de la calomnie, de faux témoignages suscités. C’est le cri qui naît dans le passage du fait au compte-rendu, qui naît dans le compte-rendu. C’est la voix de celui qui manipule la réalité, crée une version à son avantage et ne se pose aucun problème pour ‘‘coincer” les autres afin de s’en sortir. C’est un [faux] compte-rendu ! C’est le cri de celui qui n’a pas de scrupules à chercher les moyens de se renforcer et à faire taire les voix dissonantes. C’est le cri qui naît de la réalité ‘‘truquée’’ et présentée de telle sorte qu’elle finit par défigurer le visage de Jésus et le transformer en ‘‘malfaiteur’’. C’est la voix de celui qui veut défendre sa propre position en discréditant spécialement celui qui ne peut pas se défendre. C’est le cri, fabriqué par les ‘‘intrigues’’ de l’autosuffisance, de l’orgueil et de l’arrogance, qui proclame sans problèmes : ‘‘Crucifie-le, crucifie-le !’’.

Et on finit ainsi par faire taire la fête du peuple, on détruit l’espérance, on tue les rêves, on supprime la joie ; on finit ainsi par blinder le cœur, on refroidit la charité. C’est le cri du ‘‘sauve-toi toi-même’’ qui veut endormir la solidarité, éteindre les idéaux, rendre le regard insensible… le cri qui veut effacer la compassion, ce ‘‘pâtir avec’’, la compassion, qui est la faiblesse de Dieu. Face à toutes ces voix qui hurlent, le meilleur antidote, c’est de regarder la croix du Christ et de nous laisser interpeller par son dernier cri. Le Christ est mort en criant son amour pour chacun d’entre nous : pour les jeunes et pour les personnes âgées, pour les saints et les pécheurs, son amour pour ceux de son temps et pour ceux de notre temps. Nous avons été sauvés sur sa croix pour que personne n’éteigne la joie de l’Evangile ; pour que personne, dans la situation où il se trouve, ne reste éloigné du regard miséricordieux du Père. Regarder la croix signifie se laisser interpeller dans nos priorités, nos choix et nos actions. Cela signifie laisser notre sensibilité être interpelée par celui qui passe ou vit un moment difficile. Chers frères et sœurs, que voit notre cœur ? Jésus continue-t-il d’être un motif de joie et de louange dans notre cœur ou bien avons-nous honte de ses priorités pour les pécheurs, les derniers, ceux qui sont oubliés ?

           Pape François

Procession des Rameaux

 

Entrée messianique (Lc 19, 28-40)

En ce temps-là, Jésus partit en avant pour monter à Jérusalem. Lorsqu’il approcha de Bethphagé et de Béthanie, près de l’endroit appelé mont des Oliviers, il envoya deux de ses disciples, en disant : « Allez à ce village d’en face. À l’entrée, vous trouverez un petit âne attaché, sur lequel personne ne s’est encore assis. Détachez-le et amenez-le. Si l’on vous demande : ‘Pourquoi le détachez-vous ?’ vous répondrez : ‘Parce que le Seigneur en a besoin.’ » Les envoyés partirent et trouvèrent tout comme Jésus leur avait dit. Alors qu’ils détachaient le petit âne, ses maîtres leur demandèrent : « Pourquoi détachez-vous l’âne ? » Ils répondirent : « Parce que le Seigneur en a besoin. » Ils amenèrent l’âne auprès de Jésus, jetèrent leurs manteaux dessus, et y firent monter Jésus. À mesure que Jésus avançait, les gens étendaient leurs manteaux sur le chemin. Alors que déjà Jésus approchait de la descente du mont des Oliviers, toute la foule des disciples, remplie de joie, se mit à louer Dieu à pleine voix pour tous les miracles qu’ils avaient vus, et ils disaient : « Béni soit celui qui vient, le Roi, au nom du Seigneur. Paix dans le ciel et gloire au plus haut des cieux ! » Quelques pharisiens, qui se trouvaient dans la foule, dirent à Jésus : « Maître, réprimande tes disciples ! » Mais il prit la parole en disant : « Je vous le dis : si eux se taisent, les pierres crieront. » – Acclamons la Parole de Dieu.

 

Messe de la Passion

Première lecture (Is 50, 4-7)

Le Seigneur mon Dieu m’a donné le langage des disciples, pour que je puisse, d’une parole, soutenir celui qui est épuisé. Chaque matin, il éveille, il éveille mon oreille pour qu’en disciple, j’écoute. Le Seigneur mon Dieu m’a ouvert l’oreille, et moi, je ne me suis pas révolté, je ne me suis pas dérobé. J’ai présenté mon dos à ceux qui me frappaient, et mes joues à ceux qui m’arrachaient la barbe. Je n’ai pas caché ma face devant les outrages et les crachats. Le Seigneur mon Dieu vient à mon secours ; c’est pourquoi je ne suis pas atteint par les outrages, c’est pourquoi j’ai rendu ma face dure comme pierre : je sais que je ne serai pas confondu. – Parole du Seigneur. 

 

Psaume (21 (22), 8-9, 17-18a, 19-20, 22c-24a)

Tous ceux qui me voient me bafouent ; ils ricanent et hochent la tête : « Il comptait sur le Seigneur : qu’il le délivre ! Qu’il le sauve, puisqu’il est son ami ! » Oui, des chiens me cernent, une bande de vauriens m’entoure ; Ils me percent les mains et les pieds, je peux compter tous mes os. Ils partagent entre eux mes habits et tirent au sort mon vêtement. Mais toi, Seigneur, ne sois pas loin : ô ma force, viens vite à mon aide ! Mais tu m’as répondu ! Et je proclame ton nom devant mes frères, je te loue en pleine assemblée. Vous qui le craignez, louez le Seigneur. 

 

Deuxième lecture (Ph 2 6-11)

Le Christ Jésus, ayant la condition de Dieu, ne retint pas jalousement le rang qui l’égalait à Dieu. Mais il s’est anéanti, prenant la condition de serviteur, devenant semblable aux hommes. Reconnu homme à son aspect, il s’est abaissé, devenant obéissant jusqu’à la mort, et la mort de la croix. C’est pourquoi Dieu l’a exalté : il l’a doté du Nom qui est au-dessus de tout nom, afin qu’au nom de Jésus tout genou fléchisse au ciel, sur terre et aux enfers, et que toute langue proclame : « Jésus-Christ est Seigneur » à la gloire de Dieu le Père. – Parole du Seigneur. 

Pour vivre une démarche du Sacrement du Pardon :

Un prêtre se tient dans l’église Notre Dame tous les samedis matin de 10 h à 12 h. Pendant la Semaine Sainte : Jeudi de 18 h 30 à 19 h 30

Vendredi à l’issue du Chemin de Croix

Samedi de 10 h à 12 h et de 16 h à 18 h.

CALENDRIER

 

 

Dimanche 14 Avril 2019 – Dimanche des Rameaux et de la Passion

1ère lecture (Is 50,4-7) Psaume (21,8-9.17-20.22-24) lecture (Ph 2,6-11) Evangile (Lc 22,14 à 23,56)

 

 

 

RENDEZ-VOUS DE LA SEMAINE   

 

Pas de messe mardi, jeudi, vendredi et samedi à 9 h 

 

 

Accueil dans l’église : le jeudi de 17 h à 19 h avec le Père Frédéric BENOIST

Le samedi de 16 h à 18 h avec un laïc

 

 

Mardi 16 Avril à 19 h : messe chrismale en la Basilique de Saint-Denis

 

-Mercredi 17 Avril à 14 h salle Pierre Lefeuvre : réunion du groupe du MCR

 

OFFICES DE LA SEMAINE SAINTE

 

                                                             A l’église Notre-Dame :

 

 

-Jeudi Saint 18 Avril à 20 h 30

Sainte-Cène puis veillée eucharistique

Adoration toute la nuit à la crypte

 

                                -Vendredi Saint 19 Avril à 6 h : Office du matin (Laudes)

                                                            A 15 h : Chemin de Croix

A 20 h 30 : Office de la Passion

 

-Samedi Saint 20 Avril à 12 h 15 à la crypte : Office de

milieu du jour pour les familles ayant perdu un enfant

A 21 h 30 Vigile Pascale

 

Dimanche 21 Avril Saint-Jour de Pâques

                 A  8 h 30 petit déjeuner au temple

                protestant suivi d’une célébration

                          œcuménique de Pâques

         

                      A l’église Notre-Dame : messe à 10 h 30

 

  • Vendredi 18 avril : Quête impérée pour les Lieux Saints

A ne pas oublier :

 

Demander pour soi-même ou proposer à une personne de notre entourage le sacrement des malades Vivre le service évangélique des malades en portant la communion

 

N ‘hésitons pas à nous signaler, nous inscrire.

Feuillets d’inscription au fond de l’église

Célébration le Dimanche 12 Mai à 10 h 30 dans l’église Notre-Dame

 

 

Voyage en Terre Sainte du 23 au 31 Octobre :

Inscrivons-nous !

Programmes disponibles au fond de l’église

Collecte de Carême 2019 soutien du projet du père Victorin Yékou au Benin : collectes les 11 et 12 Mai 2019
Collecte de Carême 2019 soutien du projet du père Victorin Yékou au Benin : collectes les 11 et 12 Mai 2019

Collecte de Carême 2019 soutien du projet du père Victorin Yékou au Benin : collectes les 11 et 12 Mai 2019

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5 avril 2019 5 05 /04 /avril /2019 22:07

Homélie du pape François lors de son voyage au Maroc le 31 Mars 2019

« Comme il était encore loin, son père l’aperçut et fut saisi de compassion ; il courut se jeter à son cou et le couvrit de baisers » (Lc 15, 20).

 

C’est de cette manière que l’Evangile nous place au cœur de la parabole qui montre l’attitude du père en voyant son fils revenir : touché au plus profond, il ne le laisse pas arriver à la maison, alors qu’il le surprend en courant à sa rencontre. Un enfant regretté et attendu. Un père ému lorsqu’il le voit revenir.

 

Mais cela n’a pas été le seul moment où le père a couru. Sa joie serait incomplète sans la présence de son autre fils. C’est pourquoi il sort aussi à sa rencontre pour l’inviter à participer à la fête (cf. v. 28). Mais, il semble que le fils aîné n’ait pas apprécié les festivités de bienvenue, que cela lui ait coûté de supporter la joie du père ; il ne salue pas le retour de son frère et dit : « ton fils que voilà » (v. 30). Pour lui, son frère demeure perdu, parce qu’il l’a déjà oublié dans son cœur.

Dans son incapacité à participer à la fête, non seulement il ne reconnaît pas son frère, mais il ne reconnaît pas non plus son père. Il préfère la situation d’orphelin à la fraternité, l’isolement à la rencontre, l’amertume à la fête. Non seulement il lui est difficile de comprendre et de pardonner à son frère, mais il ne peut pas non plus accepter d’avoir un père capable de pardonner, prêt à attendre et à veiller afin que personne ne reste dehors ; en définitive, un père capable de ressentir de la compassion.

Sur le seuil de cette maison le mystère de notre humanité semble se manifester : d’un côté, il y a la fête pour le fils retrouvé, et, de l’autre, un certain sentiment de trahison et d’indignation provoqué par la fête de son retour. D’un côté l’hospitalité pour celui qui a fait l’expérience de la misère et de la souffrance, et qui en était même arrivé à sentir et à vouloir se nourrir de ce que mangeaient les porcs ; de l’autre, l’irritation et la colère pour le fait d’avoir donné une telle accolade à qui n’en était pas digne ni le méritait.

 

Ainsi, une fois de plus, est mise en lumière la tension vécue dans nos peuples et nos communautés, et aussi en nous-mêmes. Une tension qui depuis Caïn et Abel nous habite et que nous sommes invités à regarder en face : qui a le droit de rester parmi nous, d’avoir une place à nos tables et dans nos assemblées, dans nos préoccupations et nos occupations, sur nos places et dans nos villes ? Cette question fratricide semble continuer à résonner : Est-ce que je suis le gardien de mon frère ? (cf. Gn 4, 9).

 

Sur le seuil de cette maison apparaissent les divisions et les affrontements, l’agressivité et les conflits qui frappent toujours aux portes de nos grands désirs, de nos luttes pour la fraternité et pour que toute personne puisse faire l’expérience dès maintenant de sa condition et de sa dignité de fils.

 

Mais dans le même temps, sur le seuil de cette maison brillera en toute clarté le désir du Père, sans élucubrations ni excuses qui lui enlèvent de la force : le désir que tous ses enfants prennent part à sa joie ; que personne ne vive dans des conditions inhumaines, comme le jeune fils, ni en orphelin, dans l’isolement ou l’amertume comme le fils aîné. Son cœur veut que tous les hommes soient sauvés et parviennent à la connaissance de la vérité (cf. 1 Tm 2, 4).

 

Certes, les circonstances qui peuvent nourrir la division et la confrontation sont nombreuses ; les situations qui peuvent nous conduire à nous affronter et à nous diviser sont indiscutables. Nous ne pouvons pas le nier. La tentation de croire en la haine et en la vengeance comme moyens légitimes d’assurer la justice de manière rapide et efficace, nous menace toujours. Mais l’expérience nous dit que la seule chose qu’apportent la haine, la division et la vengeance, c’est de tuer l’âme de nos peuples, d’empoisonner l’espérance de nos enfants, de détruire et d’emporter avec elles tout ce que nous aimons                                                                     

C’est pourquoi Jésus nous invite à regarder et à contempler le cœur du Père. C’est seulement à partir de là que nous pourrons, chaque jour, nous redécouvrir frères. C’est seulement à partir de ce vaste horizon, capable de nous aider à dépasser nos logiques à courte vue qui divisent, que nous serons en mesure de parvenir à un regard qui ne prétend pas clore ni abandonner nos différences en cherchant éventuellement une unité forcée ou la marginalisation silencieuse. C’est seulement si, chaque jour, nous sommes capables de lever les yeux vers le ciel et de dire Notre Père, que nous pourrons entrer dans une dynamique qui nous permet de nous regarder et de prendre le risque de vivre, non pas comme des ennemis, mais comme des frères.

Le père dit à son fils aîné : « Tout ce qui est à moi est à toi » (Lc 15, 31). Et il ne se réfère pas seulement aux biens matériels mais au fait de participer aussi à son amour même et à sa propre compassion. C’est l’héritage et la richesse les plus grands du chrétien. Pour que, plutôt que de nous évaluer et de nous classifier à partir de notre condition morale, sociale, ethnique ou religieuse, nous puissions reconnaître qu’il existe une autre condition, que personne ne pourra supprimer ni détruire puisqu’elle est pur don : la condition d’enfants aimés, attendus et célébrés par le Père.

« Tout ce qui est à moi est à toi », également ma capacité de compassion, nous dit le Père. Ne tombons pas dans la tentation de réduire notre appartenance de fils à une question de lois et d’interdictions, de devoirs et de conformités. Notre appartenance et notre mission ne naîtront pas de volontarismes, de légalismes, de relativismes ou d’intégrismes mais de personnes croyantes qui supplieront tous les jours, avec humilité et constance : que ton Règne vienne sur nous.

La parabole évangélique présente une fin ouverte. Nous voyons le père prier son fils aîné d’entrer et de participer à la fête de la miséricorde. L’Evangéliste ne dit rien sur la décision que celui-ci a prise. Se sera-t-il joint à la fête ? Nous pouvons penser que cette fin ouverte a été écrite pour que chaque communauté, chacun de nous, puisse l’écrire avec sa vie, avec son regard et son attitude envers les autres. Le chrétien sait que dans la maison du Père, il y a beaucoup de demeures, seuls restent dehors ceux qui ne veulent pas prendre part à sa joie.

Chers frères, chères sœurs, je veux vous remercier pour la manière dont vous rendez témoignage de l’Evangile de la miséricorde en ces lieux. Merci pour les efforts réalisés afin que vos communautés soient des oasis de miséricorde. Je vous encourage à continuer en faisant grandir la culture de la miséricorde, une culture dans laquelle personne ne regarde l’autre avec indifférence ni ne détourne le regard quand il voit sa souffrance (cf. Lett. ap. Misericordia et misera, n. 20). Continuez auprès des petits et des pauvres, de ceux qui sont exclus, abandonnés et ignorés, continuez à être des signes de l’accolade et du cœur du Père. Que le Miséricordieux et le Clément – comme l’invoquent si souvent nos frères et sœurs  musulmans – vous fortifie, et rendent fécondes les œuvres de son amour.

TENSIONS D’AUJOURD’HUI ET SENS DE L’AVENIR

Connaître le Christ est une expérience dynamique qui appelle au dépouillement et qui met en route. Mettre ses pas dans le Christ nous invite toujours à un renouvellement. La dynamique de l’Evangile, et à travers cela de la rencontre du Christ est l’accueil d’une nouveauté de vie. Ce Carême nous invite à la conversion : Vivre avec Jésus… Et vivre avec lui c’est entrer et entretenir une intimité particulière : c’est déjà faire l’expérience de la résurrection :”Va et désormais …”, cette dynamique du mouvement de Dieu dans le cœur de la femme adultère dans le récit évangélique de Jean est à entendre comme un appel pour nous aujourd’hui. 

 

« Va » : Cette puissance de Dieu se manifeste dans chacune de nos existences, au quotidien, à travers les joies et les difficultés rencontrées, y compris celle de la souffrance et de la mort. Le chemin de la résurrection est d’abord un chemin de la vraie connaissance du Christ (se laisser rencontrer par le Christ) qui sait reconnaître d’abord ses limites et qui les porte douloureusement sur la croix. Tous les saints ont connu “la nuit de la foi”, mais leur foi leur disait en même temps que l’avènement de la croix dans leur vie était signe de la présence du Christ au cœur de la prière et aussi les premiers indices de la résurrection.  Demandons au Seigneur cette grâce.

 

« Et désormais… » Comment accueillir ce “désormais” que le Christ veut dire à chacun, en conformité avec la délivrance reçue le jour du baptême ?  Comment entrer nous-mêmes dans cet avenir que Dieu a ouvert au Peuple en nous laissant renouveler par la grâce ? Le sacrement du pardon, sacrement de guérison, nous est offert, nous est donné. En ces temps difficiles que traverse notre société, que traverse l’Eglise, seule la grâce vivifiante des sacrements apportera les forces nécessaires pour grandir. Une nouvelle fois il nous est proposé de ne pas passer à côté.

Père Frédéric Benoist

 

Pour vivre une démarche du Sacrement du Pardon :

Un prêtre se tient dans l’église Notre Dame tous les samedis matin de 10 h à 12 h. Pendant la Semaine Sainte : Jeudi de 18 h 30 à 19 h 30

Vendredi à l’issue du Chemin de Croix

Samedi de 10 h à 12 h et de 16 h à 18 h.

 

Première lecture (Is 43, 16-21)

 

Ainsi parle le Seigneur, lui qui fit un chemin dans la mer, un sentier dans les eaux puissantes, lui qui mit en campagne des chars et des chevaux, des troupes et de puissants guerriers ; les voilà tous couchés pour ne plus se relever, ils se sont éteints, consumés comme une mèche. Le Seigneur dit : « Ne faites plus mémoire des événements passés, ne songez plus aux choses d’autrefois. Voici que je fais une chose nouvelle : elle germe déjà, ne la voyez-vous pas ? Oui, je vais faire passer un chemin dans le désert, des fleuves dans les lieux arides. Les bêtes sauvages me rendront gloire – les chacals et les autruches – parce que j’aurai fait couler de l’eau dans le désert, des fleuves dans les lieux arides, pour désaltérer mon peuple, celui que j’ai choisi. Ce peuple que je me suis façonné redira ma louange. » – Parole du Seigneur. 

 

Psaume (Ps 125 (126), 1-2ab, 2cd-3, 4-5, 6)

Quand le Seigneur ramena les captifs à Sion, nous étions comme en rêve ! Alors notre bouche était pleine de rires, nous poussions des cris de joie. Alors on disait parmi les nations : « Quelles merveilles fait pour eux le Seigneur ! » Quelles merveilles le Seigneur fit pour nous : nous étions en grande fête ! Ramène, Seigneur, nos captifs, comme les torrents au désert. Qui sème dans les larmes moissonne dans la joie. Il s’en va, il s’en va en pleurant, il jette la semence ; il s’en vient, il s’en vient dans la joie, il rapporte les gerbes. 

 

Deuxième lecture (Ph 3, 8-14)

Frères, tous les avantages que j’avais autrefois, je les considère comme une perte à cause de ce bien qui dépasse tout : la connaissance du Christ Jésus, mon Seigneur. À cause de lui, j’ai tout perdu ; je considère tout comme des ordures, afin de gagner un seul avantage, le Christ, et, en lui, d’être reconnu juste, non pas de la justice venant de la loi de Moïse mais de celle qui vient de la foi au Christ, la justice venant de Dieu, qui est fondée sur la foi. Il s’agit pour moi de connaître le Christ, d’éprouver la puissance de sa résurrection et de communier aux souffrances de sa Passion, en devenant semblable à lui dans sa mort, avec l’espoir de parvenir à la résurrection d’entre les morts. Certes, je n’ai pas encore obtenu cela, je n’ai pas encore atteint la perfection, mais je poursuis ma course pour tâcher de saisir, puisque j’ai moi-même été saisi par le Christ Jésus. Frères, quant à moi, je ne pense pas avoir déjà saisi cela. Une seule chose compte : oubliant ce qui est en arrière, et lancé vers l’avant, je cours vers le but en vue du prix auquel Dieu nous appelle là-haut dans le Christ Jésus. – Parole du Seigneur.

 

Évangile (Jn 8, 1-11)

En ce temps-là, Jésus s’en alla au mont des Oliviers. Dès l’aurore, il retourna au Temple. Comme tout le peuple venait à lui, il s’assit et se mit à enseigner. Les scribes et les pharisiens lui amènent une femme qu’on avait surprise en situation d’adultère. Ils la mettent au milieu, et disent à Jésus : « Maître, cette femme a été surprise en flagrant délit d’adultère. Or, dans la Loi, Moïse nous a ordonné de lapider ces femmes-là. Et toi, que dis-tu ? » Ils parlaient ainsi pour le mettre à l’épreuve, afin de pouvoir l’accuser. Mais Jésus s’était baissé et, du doigt, il écrivait sur la terre. Comme on persistait à l’interroger, il se redressa et leur dit : « Celui d’entre vous qui est sans péché, qu’il soit le premier à lui jeter une pierre. » Il se baissa de nouveau et il écrivait sur la terre. Eux, après avoir entendu cela, s’en allaient un par un, en commençant par les plus âgés. Jésus resta seul avec la femme toujours là au milieu. Il se redressa et lui demanda : « Femme, où sont-ils donc ? Personne ne t’a condamnée ? » Elle répondit : « Personne, Seigneur. » Et Jésus lui dit : « Moi non plus, je ne te condamne pas. Va, et désormais ne pèche plus. » – Acclamons la Parole de Dieu. 

CALENDRIER

 

Dimanche 7 Avril 2019 – 5ème dimanche de Carême

1ère lecture (Is 43,16-21) Psaume (125,1-6) lecture (Ph 3,8-14) Evangile (Jn 8,1-11)

 

 

 

Accueil dans l’église : le jeudi de 17 h à 19 h avec le Père Frédéric BENOIST

Le samedi de 16 h à 18 h avec un laïc

 

 

 

Messes de la semaine   messe tous les jours à 9 h

Samedi messe à 9 h - adoration du Saint-Sacrement et confessions de 10 h à 12 h

Tous les dimanches à 17 h dans la crypte de l’église Notre-Dame : récitation du chapelet

 

Rendez-vous de la semaine

 

Mardi 9 Avril à 20 h 30 et Samedi 13 à 10 h à la Maison diocésaine : rencontre autour de l’exhortation du Pape François : accompagner et discerner les difficultés au sein de nos familles.

-Mercredi 10 Avril à 20 h 30 salle Pierre Lefeuvre : soirée interreligieuse : « Hormis Dieu point de salut ? ». Venons nombreux pour ce temps de formation et de partage

-Jeudi 11 Avril à 9 h 30 au presbytère : comité de rédaction du journal le Messager

-Jeudi 11 Avril à 19 h salle Pierre Lefeuvre : rencontre des parents de l’Ecole Sainte-Clotilde pour la catéchèse

-Jeudi 11 Avril à 20 h 30 salle Pierre Lefeuvre : réunion du groupe biblique œcuménique

-Jeudi 11 Avril à 20 h 30 au presbytère : réunion de l’Equipe d’Animation Paroissiale

-Vendredi 12 Avril à 14 h salle Pierre Lefeuvre : réunion des Equipes Saint-Vincent

-Vendredi 12 Avril à 18 h 30 dans l’église : Chemin de Croix   

-Vendredi 12 Avril à 20 h 30 salle Pierre Lefeuvre : réunion du catéchuménat des adultes

-Samedi 13 Avril de 15 h 45 à 17 h 30 salle Pierre Lefeuvre : Ecole de la Parole : se laisser conduire par un texte de la Parole de Dieu

Offices des Rameaux

 

Samedi 13 Avril à 18 h à l’église Notre-Dame

Dimanche 14 Avril à 9 h à l’église Saint-Louis

Dimanche 14 Avril à 10 h 30 à l’église Notre-Dame

A ne pas oublier :

Demander pour soi-même ou proposer à une personne de notre entourage le sacrement des malades Vivre le service évangélique des malades en portant la communion

 

N ‘hésitons pas à nous signaler, nous inscrire.

Feuillets d’inscription au fond de l’église

Célébration le Dimanche 12 Mai à 10 h 30 dans l’église Notre-Dame

 

 

Voyage en Terre Sainte du 23 au 31 Octobre 2019 :

Inscrivons-nous !

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5 avril 2019 5 05 /04 /avril /2019 22:04
Exposition & concert 13 et 14 avril 2019

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1 avril 2019 1 01 /04 /avril /2019 19:37

Changer aujourd’hui, sans attendre « le prochain carême »

Chers frères et sœurs, bonjour ! L’Évangile de ce troisième dimanche de carême (cf. Lc 13,1-9) nous parle de la miséricorde de Dieu et de notre conversion. Jésus raconte la parabole du figuier stérile. Un homme a planté un figuier dans sa vigne, et chaque été, avec beaucoup de confiance, il va chercher ses fruits mais n’en trouve pas, parce que cet arbre est stérile. Poussé par cette déception à répétition durant trois ans, il pense donc à couper le figuier, pour en planter un autre. Il appelle alors le paysan qui travaille dans cette vigne et lui exprime son insatisfaction, en lui enjoignant de couper l’arbre, afin qu’il n’épuise pas inutilement le sol. Mais le vigneron demande au maître d’être patient et de lui donner un délai d’un an, durant lequel il s’occupera lui-même plus attentivement et plus délicatement du figuier, pour stimuler sa productivité. C’est la parabole. Qu’est-ce que représente cette parabole ? Qu’est-ce que représentent les personnages de cette parabole ?

 

Le maître représente Dieu le Père et le vigneron est l’image de Jésus, tandis que le figuier est le symbole de l’humanité indifférente et aride. Jésus intercède auprès du Père en faveur de l’humanité – et il le fait toujours – et le prie d’attendre et de lui concéder encore du temps, pour que puissent germer en elle les fruits de l’amour et de la justice. Le figuier que le patron de la parabole veut arracher représente une existence stérile, incapable de donner, de faire le bien. Il est le symbole de celui qui vit pour lui-même, rassasié et tranquille, allongé dans son confort, incapable de tourner le regard et le cœur vers tous ceux qui sont à côté de lui et qui se trouvent en condition de souffrance, de pauvreté, de malaise. À cette attitude d’égoïsme et de stérilité spirituelle, s’oppose le grand amour du vigneron pour le figuier : il est patient, il sait attendre, il lui dévoue son temps et son travail. Il promet au maître de prendre particulièrement soin de cet arbre malheureux.

 

Et cette similitude manifeste la miséricorde de Dieu, qui nous laisse un temps pour la conversion. Nous avons tous besoin de nous convertir, de faire un pas en avant, et la patience de Dieu, la miséricorde, nous y accompagne. Malgré la stérilité qui marque parfois notre existence, Dieu est patient et nous offre la possibilité de changer et de faire des progrès sur la route du bien. Mais le délai imploré et concédé dans l’attente que l’arbre fructifie finalement, indique aussi l’urgence de la conversion. Le vigneron dit au maître : « Laisse-le encore cette année » (v. 8). La possibilité de la conversion n’est pas illimitée ; c’est pourquoi il est nécessaire de la saisir tout de suite ; sinon elle serait perdue pour toujours. Nous pouvons vraiment faire confiance à la miséricorde de Dieu, mais sans en abuser. Nous ne devons pas justifier la paresse spirituelle, mais augmenter notre engagement à correspondre promptement à cette miséricorde avec sincérité de cœur. Durant ce carême, nous pouvons penser : que dois-je faire pour m’approcher davantage du Seigneur, pour me convertir, pour “couper” ce qui ne va pas ? “Non, non, j’attendrai le prochain Carême”. Mais serai-je vivant, au prochain carême ? Que chacun de nous pense, aujourd’hui : que dois-je faire devant cette miséricorde de Dieu qui m’attend et qui pardonne toujours ? Que dois-je faire?

 

Durant le temps de carême, le Seigneur nous invite à la conversion. Chacun de nous doit se sentir interpellé par cet appel, en corrigeant quelque chose dans sa vie, dans sa façon de penser, d’agir et de vivre ses relations avec le prochain. En même temps, nous devons imiter la patience de Dieu qui a confiance dans la capacité de tous de pouvoir se “relever” et reprendre le chemin. Dieu est Père, et il n’éteint pas la faible flamme mais accompagne et prend soin de celui qui est faible afin qu’il se fortifie et qu’il apporte sa contribution d’amour à la communauté. Que la Vierge Marie nous aide à vivre ces jours de préparation à Pâques comme un temps de renouveau spirituel et d’ouverture confiante à la grâce de Dieu et à sa miséricorde.

LA FETE DE LA PAQUE

 

La pérégrination dans le désert est terminée. A cause de son manque de fidélité et de foi, Moïse est mort, ainsi que toute la génération de ceux qui étaient sortis d’Egypte.

 

Le Jourdain vient d’être franchi et cet événement a été vécu comme un second franchissement, le premier étant celui de la Mer Rouge. L’on ne quitte plus l’esclavage de l’Egypte, on entre dans la Terre Promise. Comme au moment de la traversée de la Mer, le peuple passe en traversant l’eau du Jourdain qui s’arrête. Mais il est des différences. Maintenant la présence de Dieu n’est plus comme une nuée, mais elle réside en l’arche de l’Alliance scellée au Sinaï. Le chapitre précédant du livre de Josué donne tout son sens à la péricope d’aujourd’hui. “Le Seigneur votre Dieu a asséché devant vous les eaux du Jourdain, leur dit Josué, comme le Seigneur votre Dieu l’avait fait pour la mer des Joncs.” (Josué 4. 23) Moïse n’est plus là, c’est vrai, mais Dieu, lui, est là tout aussi puissant et miséricordieux aujourd’hui qu’hier. Il n’est donc pas question d’entretenir la moindre nostalgie des temps anciens. Par contre le peuple doit avoir conscience de son attitude : il n’a pas été fidèle à Dieu ; il a passé son temps à “murmurer, » dans le désert.  Dieu, lui, est fidèle. Il l’a été, il le sera. Une fois le Jourdain traversé, Josué fit dresser un mémorial (Josué 4. 20). Ce mémorial était constitué de douze pierres levées, une par tribu. La fonction de tout mémorial est celle d’un témoignage et non celle d’un souvenir du passé. Le passé continue d’être vrai, mais il n’est pas périmé puisqu’il se réalise dans le présent. La fidélité de Dieu n’est pas qu’un souvenir, c’est une réalité actuelle. La fidélité des hommes se doit d’y répondre présentement.

 

Mais pour nous, il ne s’agit pas seulement de rappeler cette fidélité par des pierres commémoratives. Il nous faut aussi la fêter. Car la fête souligne davantage le mémorial. C’est pourquoi l’action rédemptrice, libératrice de Dieu qui libère son peuple de l’Égypte sera célébrée par la fête de la Pâque, chaque année selon un rituel qui en marque l’actualité. Ces rites évocateurs de l’acte fondateur du peuple libéré, sont portés aujourd’hui par l’espérance et la foi. Nous le disons en chaque eucharistie : « En cette vie où nous espérons le bonheur que tu promets et l’avènement de Jésus-Christ notre sauveur. » Saint Paul le dit aux Corinthiens en parlant de la vraie Pâque qui est celle-là même du Christ : ”Le monde ancien s’en est allé, un monde nouveau est déjà né.” (2 Cor. 5. 17)                                                                                    Jacques Fournier Cef.

 

Première lecture (Jos 5, 9a.10-12)

En ces jours-là, le Seigneur dit à Josué : « Aujourd'hui, j'ai enlevé de vous le déshonneur de l'Égypte. » Les fils d’Israël campèrent à Guilgal et célébrèrent la Pâque le quatorzième jour du mois, vers le soir, dans la plaine de Jéricho. Le lendemain de la Pâque, en ce jour même, ils mangèrent les produits de cette terre : des pains sans levain et des épis grillés. À partir de ce jour, la manne cessa de tomber, puisqu’ils mangeaient des produits de la terre. Il n’y avait plus de manne pour les fils d’Israël, qui mangèrent cette année-là ce qu’ils récoltèrent sur la terre de Canaan. – Parole du Seigneur. 

Psaume (Ps  33 (34), 2-3, 4-5, 6-7)

Je bénirai le Seigneur en tout temps, sa louange sans cesse à mes lèvres. Je me glorifierai dans le Seigneur : que les pauvres m’entendent et soient en fête ! Magnifiez avec moi le Seigneur, exaltons tous ensemble son nom. Je cherche le Seigneur, il me répond : de toutes mes frayeurs, il me délivre. Qui regarde vers lui resplendira, sans ombre ni trouble au visage. Un pauvre crie ; le Seigneur entend : il le sauve de toutes ses angoisses. 

Deuxième lecture (2 Co 5, 17-21)

Frères, si quelqu’un est dans le Christ, il est une créature nouvelle. Le monde ancien s’en est allé, un monde nouveau est déjà né. Tout cela vient de Dieu : il nous a réconciliés avec lui par le Christ, et il nous a donné le ministère de la réconciliation. Car c’est bien Dieu qui, dans le Christ, réconciliait le monde avec lui : il n’a pas tenu compte des fautes, et il a déposé en nous la parole de la réconciliation. Nous sommes donc les ambassadeurs du Christ, et par nous c’est Dieu lui-même qui lance un appel : nous le demandons au nom du Christ, laissez-vous réconcilier avec Dieu. Celui qui n’a pas connu le péché, Dieu l’a pour nous identifié au péché, afin qu’en lui nous devenions justes de la justice même de Dieu. – Parole du Seigneur. 

Évangile (Lc 15, 1-3.11-32)

En ce temps-là, les publicains et les pécheurs venaient tous à Jésus pour l’écouter. Les pharisiens et les scribes récriminaient contre lui : « Cet homme fait bon accueil aux pécheurs, et il mange avec eux ! » Alors Jésus leur dit cette parabole : « Un homme avait deux fils. Le plus jeune dit à son père : ‘Père, donne-moi la part de fortune qui me revient.’ Et le père leur partagea ses biens. Peu de jours après, le plus jeune rassembla tout ce qu’il avait, et partit pour un pays lointain où il dilapida sa fortune en menant une vie de désordre. Il avait tout dépensé, quand une grande famine survint dans ce pays, et il commença à se trouver dans le besoin. Il alla s’engager auprès d’un habitant de ce pays, qui l’envoya dans ses champs garder les porcs. Il aurait bien voulu se remplir le ventre avec les gousses que mangeaient les porcs, mais personne ne lui donnait rien. Alors il rentra en lui-même et se dit : ‘Combien d’ouvriers de mon père ont du pain en abondance, et moi, ici, je meurs de faim ! Je me lèverai, j’irai vers mon père, et je lui dirai : Père, j’ai péché contre le ciel et envers toi. Je ne suis plus digne d’être appelé ton fils. Traite-moi comme l’un de tes ouvriers.’ Il se leva et s’en alla vers son père. Comme il était encore loin, son père l’aperçut et fut saisi de compassion ; il courut se jeter à son cou et le couvrit de baisers. Le fils lui dit : ‘Père, j’ai péché contre le ciel et envers toi. Je ne suis plus digne d’être appelé ton fils.’ Mais le père dit à ses serviteurs : ‘Vite, apportez le plus beau vêtement pour l’habiller, mettez-lui une bague au doigt et des sandales aux pieds, allez chercher le veau gras, tuez-le, mangeons et festoyons, car mon fils que voilà était mort, et il est revenu à la vie ; il était perdu, et il est retrouvé.’ Et ils commencèrent à festoyer. Or le fils aîné était aux champs. Quand il revint et fut près de la maison, il entendit la musique et les danses. Appelant un des serviteurs, il s’informa de ce qui se passait. Celui-ci répondit : ‘Ton frère est arrivé, et ton père a tué le veau gras, parce qu’il a retrouvé ton frère en bonne santé.’ Alors le fils aîné se mit en colère, et il refusait d’entrer. Son père sortit le supplier. Mais il répliqua à son père : ‘Il y a tant d’années que je suis à ton service sans avoir jamais transgressé tes ordres, et jamais tu ne m’as donné un chevreau pour festoyer avec mes amis. Mais, quand ton fils que voilà est revenu après avoir dévoré ton bien avec des prostituées, tu as fait tuer pour lui le veau gras !’ Le père répondit : ‘Toi, mon enfant, tu es toujours avec moi, et tout ce qui est à moi est à toi. Il fallait festoyer et se réjouir ; car ton frère que voilà était mort, et il est revenu à la vie ; il était perdu, et il est retrouvé ! » – Acclamons la Parole de Dieu. 

CALENDRIER

 

Dimanche 31 Mars 2019 – 4ème dimanche de Carême

1ère lecture (Jos 5,9a.10-12) Psaume (33,2-7) lecture (2 Co 5,17-21) Evangile (Lc 15,1-3.11-32)

 

 

Messes de la semaine   messe tous les jours à 9 h

Samedi messe à 9 h - adoration du Saint-Sacrement et confessions de 10 h à 12 h

Tous les dimanches à 17 h dans la crypte de l’église Notre-Dame : récitation du chapelet

 

Rendez-vous de la semaine

 

-Mardi 2 Avril à 14 h salle Pierre Lefeuvre : goûter des aînés des Equipes Saint-Vincent

-Mardi 2 Avril à 20 h salle Pierre Lefeuvre : réunion des équipes liturgiques pour la préparation de la Semaine Sainte

-Mercredi 3 Avril à 20 h 30 au presbytère : réunion du service diocésain de la Pastorale Familiale

-Jeudi 4 Avril à 19 h salle Pierre Lefeuvre : réunion des parents de l’École Saint- Clotilde pour la catéchèse

-Jeudi 4 Avril à 20 h 30 dans la crypte de l’église Notre-Dame : veillée de prière et soirée de rencontre autour de toutes les souffrances causées par les différentes révélations d’abus sexuels dans l’Église. Méditation autour de la lettre au peuple de Dieu du Pape François

-Vendredi 5 Avril : proposition d’une journée de jeûne ; Chemin de Croix à 18 h 30 aux intentions du Pape François

- Vendredi 5 Avril à 20 h 30 salle Pierre Lefeuvre : réunion des catéchistes de la paroisse

-Samedi 6 Avril à 18 h 30 salle Pierre Lefeuvre : rencontre des lycéens

 

Dimanche 7 Avril 2019 – 5ème dimanche de Carême

1ère lecture (Is 43,16-21) Psaume (125,1-6) lecture (Ph 3,8-14) Evangile (Jn 8,1-11)

Messe anticipée le samedi à 18 h à Saint-Louis-Dimanche à 10 h 30 messe à Notre Dame

 

Dimanche 7 Avril après la messe salle Pierre Lefeuvre : repas partagé

 

Exposition et concert dans l'Eglise Notre - Dame : samedi 13 et dimanche 14 avril 

Catherine Bernarduchêne, artiste peintre

et dimanche 14 avril à 16h : orchestre symphonique impromptu

Direction Léo Margue

Evènements organisés au profit de la restauration du clocher.

 

Prochaine soirée inter_religieuse organisée par l'UDPP-93

Union pour le Dialogue et la Paix en Seine Saint Denis

animée par le Rabbin Moché Lewin, le Père Frédéric Benoist, l'Imam Lahcene Lablack, le Pasteur Serge Wüthrich

mercredi 10 avril à 20h30, salle Pierre Lefeuvre, 4 allée de Verdun au Raincy

Soirée 2 : "Hormis Dieu, point de Salut ?"

 

Prochaine soirée le 5 juin 2019

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24 mars 2019 7 24 /03 /mars /2019 17:19

La prière rend « lumineux »

 

L’itinéraire de carême : joie, prière, Parole de Dieu, Marie

 

 Paroles du pape François avant l’angélus

 

Chers frères et sœurs, bonjour !

 

En ce deuxième dimanche de Carême, la liturgie nous fait contempler l’événement de la Transfiguration, au cours duquel Jésus accorde à ses disciples Pierre, Jacques et Jean un avant-goût de la gloire de la Résurrection : une ouverture du ciel sur terre. L’évangéliste Luc (cf. 9,28-36) nous montre Jésus transfiguré sur la montagne, qui est le lieu de la lumière, symbole fascinant de l’expérience unique réservée aux trois disciples. Ils montent avec le Maître sur la montagne, le voient plonger dans la prière et, à un moment donné, « son visage changea d’apparence » (v. 29). Habitués à le voir tous les jours dans la simple apparence de son humanité, devant cette nouvelle splendeur qui enveloppe également toute sa personne, ils restent frappés de stupeur. Et à côté de Jésus apparaissent Moïse et Élie, qui lui parlent de son prochain « exode », c’est-à-dire de sa Pâque de mort et de résurrection. C’est une anticipation de Pâques. Alors Pierre s’exclame: « Maître, il est bon que nous soyons ici » (v. 33). Il voudrait que ce moment de grâce ne finisse plus !

La Transfiguration a lieu à un moment très précis de la mission du Christ, c’est-à-dire après qu’il a confié aux disciples qu’il devait « beaucoup souffrir, […] être tué et ressusciter le troisième jour » (v. 21). Jésus sait qu’ils n’acceptent pas cette réalité – la réalité de la croix, la réalité de la mort de Jésus – et il veut donc les préparer à supporter le scandale de la passion et de la mort en croix, afin qu’ils sachent que c’est la voie par laquelle le Père céleste conduira son Fils à la gloire, en le ressuscitant d’entre les morts. Et ce sera aussi la voie des disciples : personne ne parvient à la vie éternelle si ce n’est en suivant Jésus, portant sa propre croix dans la vie terrestre. Chacun de nous a sa propre croix. Le Seigneur nous montre la fin de ce parcours qui est la résurrection, la beauté, en portant notre propre croix.

Par conséquent, la Transfiguration du Christ nous montre la perspective chrétienne de la souffrance. La souffrance n’est pas un sadomasochisme : c’est un passage nécessaire mais transitoire. Le point d’arrivée auquel nous sommes appelés est aussi lumineux que le visage du Christ transfiguré : en lui se trouvent le salut, le bonheur, la lumière, l’amour de Dieu sans limites. En montrant ainsi sa gloire, Jésus nous assure que la croix, les épreuves, les difficultés dans lesquelles nous nous débattons ont leur solution et leur dépassement dans la Pâque. Par conséquent, en ce Carême, nous aussi montons sur la montagne avec Jésus ! Mais comment ? Par la prière. Nous montons sur la montagne par la prière : la prière silencieuse, la prière du cœur, la prière en recherchant toujours le Seigneur. Restons quelques instants dans le recueillement, chaque jour un petit peu, fixons notre regard intérieur sur son visage et laissons sa lumière nous envahir et rayonner dans notre vie.

En effet, l’évangéliste Luc insiste sur le fait que Jésus était transfiguré « pendant qu’il priait » (v. 29). Il s’était plongé dans une conversation intime avec le Père, dans laquelle résonnaient également la Loi et les Prophètes – Moïse et Élie – et, et tandis qu’il adhérait de tout son être à la volonté de salut du Père, y compris à la croix, la gloire de Dieu l’envahit et en transparaissant aussi à l’extérieur. Il en est ainsi, frères et sœurs : la prière dans le Christ et dans l’Esprit Saint transforme la personne de l’intérieur et peut éclairer les autres et le monde qui l’entoure. Combien de fois avons-nous trouvé des personnes qui illuminent, dont les yeux émettent de la lumière, qui ont ce regard lumineux ! Ils prient, et la prière fait cela : elle nous rend lumineux de la lumière de l’Esprit Saint.

Continuons notre itinéraire de carême avec joie. Accordons un espace à la prière et à la Parole de Dieu, que la liturgie nous offre abondamment ces jours-ci. Que la Vierge Marie nous apprenne à rester avec Jésus même lorsque nous ne le saisissons pas et que nous ne le comprenons pas. Parce que c’est seulement en restant avec lui que nous verrons sa gloire.

“ JE SUIS ”

Moïse, seul dans le désert, observe un curieux phénomène. Il s’avance et vient voir de plus près ce buisson étonnant qui est en flamme, sans tomber en cendres. À ce moment qu’il entend cet impératif qui l’arrête :  ” N’approche pas.” S’il ne peut pas voir, il peut, par contre, entendre, parler et répondre.

 

Nous assistons alors à un dialogue serré entre lui et Dieu, un dialogue de confiance, celle de la foi qui a déjà accepté la mission, mais demande comment il pourra l’expliquer et l’accomplir. Il n’hésite pas à demander : “Dis-moi comment t’appeler.” Ce qui est la clef de toute communication et de toute connaissance. Et Dieu répond à cette demande : “Je suis celui qui est.” En fait, il faudrait traduire d’une autre manière ce terme hébreu de la Bible, même si ce n’est pas une expression française courante : ”Je suis : Le “étant.”, un participe présent. Faisons un peu de grammaire. La caractéristique du verbe au participe présent, c’est qu’il est présent aussi bien au passé, qu’au futur, qu’au conditionnel. « Étant là, j’ai fait. Étant là, je peux faire. Étant là, je ferai. » Étant là, je pourrais faire. Nous participons présentement, quel que soit le moment que l’on évoque.

 

Dieu n’est pas l’être vivant d’un moment ou d’un instant. Il est l’Éternel Présent et agissant : Le Dieu de nos pères est avec nous et pour toujours. Il est celui qui est, qui était et qui vient. Devant le questionnement de Moïse, Dieu ne s’est pas fâché, il lui a expliqué. Le psaume de ce dimanche nous le redit : ”Le Seigneur est tendresse et pitié, lent à la colère et plein d’amour. Comme le ciel domine la terre, fort est son amour pour qui le craint.” (Psaume 102)

 

Saint Paul nous rappelle que ”ces événements étaient destinés à nous servir d’exemple.” Nous avons donc à relire ainsi cette rencontre au buisson ardent, ce moment extraordinaire de l’histoire de la relation de Dieu avec les hommes, qui se réalisera plus encore et en plénitude, en la personne de Jésus, totalement et pleinement homme, totalement et pleinement Dieu.

 

En la personne de Jésus qui, dans l’Évangile de saint Luc, nous redit la tendresse d’un Dieu patient devant nos faiblesses et nos fautes : ”Laisse-le encore une année, le temps que je bêche autour pour y mettre du fumier. Peut-être donnera-t-il du fruit à l’avenir.” (Luc 13. 9)

« Écoute l’aveu de notre faiblesse. Nous avons conscience de nos fautes. Patiemment, relève-nous avec amour. » (Oraison d’ouverture de la messe)

Dimanche 24 mars 2019 - Lectures de la messe

 

Première lecture (Ex 3, 1-8a.10.13-15)

 

En ces jours-là, Moïse était berger du troupeau de son beau-père Jéthro, prêtre de Madiane. Il mena le troupeau au-delà du désert et parvint à la montagne de Dieu, à l’Horeb. L’ange du Seigneur lui apparut dans la flamme d’un buisson en feu. Moïse regarda : le buisson brûlait sans se consumer. Moïse se dit alors : « Je vais faire un détour pour voir cette chose extraordinaire : pourquoi le buisson ne se consume-t-il pas ? » Le Seigneur vit qu’il avait fait un détour pour voir, et Dieu l’appela du milieu du buisson : « Moïse ! Moïse ! » Il dit : « Me voici ! » Dieu dit alors : « N’approche pas d’ici ! Retire les sandales de tes pieds, car le lieu où tu te tiens est une terre sainte ! » Et il déclara : « Je suis le Dieu de ton père, le Dieu d’Abraham, le Dieu d’Isaac, le Dieu de Jacob. » Moïse se voila le visage car il craignait de porter son regard sur Dieu. Le Seigneur dit : « J’ai vu, oui, j’ai vu la misère de mon peuple qui est en Égypte, et j’ai entendu ses cris sous les coups des surveillants. Oui, je connais ses souffrances. Je suis descendu pour le délivrer de la main des Égyptiens et le faire monter de ce pays vers un beau et vaste pays, vers un pays, ruisselant de lait et de miel. Maintenant donc, va ! Je t’envoie chez Pharaon : tu feras sortir d’Égypte mon peuple, les fils d’Israël. » Moïse répondit à Dieu : « J’irai donc trouver les fils d’Israël, et je leur dirai : ‘Le Dieu de vos pères m’a envoyé vers vous.’ Ils vont me demander quel est son nom ; que leur répondrai-je ? » Dieu dit à Moïse : « Je suis qui je suis. Tu parleras ainsi aux fils d’Israël : ‘Celui qui m’a envoyé vers vous, c’est : Je-suis’. » Dieu dit encore à Moïse : « Tu parleras ainsi aux fils d’Israël : ‘Celui qui m’a envoyé vers vous, c’est Le Seigneur, le Dieu de vos pères, le Dieu d’Abraham, le Dieu d’Isaac, le Dieu de Jacob’. C’est là mon nom pour toujours, c’est par lui que vous ferez mémoire de moi, d’âge en d’âge. » – Parole du Seigneur. 

 

Psaume (Ps 102 (103), 1-2, 3-4, 6-7, 8.11)

 

Bénis le Seigneur, ô mon âme, bénis son nom très saint, tout mon être ! Bénis le Seigneur, ô mon âme, n’oublie aucun de ses bienfaits ! Car il pardonne toutes tes offenses et te guérit de toute maladie ; il réclame ta vie à la tombe et te couronne d’amour et de tendresse. Le Seigneur fait œuvre de justice, il défend le droit des opprimés. Il révèle ses desseins à Moïse, aux enfants d’Israël ses hauts faits. Le Seigneur est tendresse et pitié, lent à la colère et plein d’amour ; Comme le ciel domine la terre, fort est son amour pour qui le craint. 

 

Deuxième lecture (1 Co 10, 1-6.10-12)

 

Évangile (Lc 13, 1-9)

 

Un jour, des gens rapportèrent à Jésus l’affaire des Galiléens que Pilate avait fait massacrer, mêlant leur sang à celui des sacrifices qu’ils offraient. Jésus leur répondit : « Pensez-vous que ces Galiléens étaient de plus grands pécheurs que tous les autres Galiléens, pour avoir subi un tel sort ? Eh bien, je vous dis : pas du tout ! Mais si vous ne vous convertissez pas, vous périrez tous de même. Et ces dix-huit personnes tuées par la chute de la tour de Siloé, pensez-vous qu’elles étaient plus coupables que tous les autres habitants de Jérusalem ? Eh bien, je vous dis : pas du tout ! Mais si vous ne vous convertissez pas, vous périrez tous de même. » Jésus disait encore cette parabole : « Quelqu’un avait un figuier planté dans sa vigne. Il vint chercher du fruit sur ce figuier, et n’en trouva pas. Il dit alors à son vigneron : ‘Voilà trois ans que je viens chercher du fruit sur ce figuier, et je n’en trouve pas. Coupe-le. À quoi bon le laisser épuiser le sol ?’ Mais le vigneron lui répondit : ‘Maître, laisse-le encore cette année, le temps que je bêche autour pour y mettre du fumier. Peut-être donnera-t-il du fruit à l’avenir. Sinon, tu le couperas.’ » – Acclamons la Parole de Dieu. 

CALENDRIER

 

Dimanche 24 Mars 2019 – 3ème dimanche de Carême

1ère lecture (Ex 3,1-8a..10.13.15) Psaume (102,1-4.6-8.11) lecture (1 Co 10,1-6.10-12) Evangile (Lc 13,1-9)

 

 

Messes de la semaine   Pas de messe Lundi mardi Mercredi et Jeudi. Messe à 9 h en l’église Saint-Louis de Villemomble

Vendredi messe à 9 h

Samedi messe à 9 h - adoration du Saint-Sacrement et confessions de 10 h à 12 h

Tous les dimanches à 17 h dans la crypte de l’église Notre-Dame : récitation du chapelet

 

Rendez-vous de la semaine

 

Des travaux concernant l’évacuation des eaux pluviales du toit de l’église seront entrepris du 25 au 30 Mars. Cette semaine aussi, des travaux d’aménagement du bureau d’accueil devraient commencer.

À partir du Jeudi 4 Avril, le père Frédéric Benoist assurera une permanence d’accueil dans l’église de 17 à 19 h. Une permanence sera également assurée tous les samedis après-midi de 16 à 18h. D’autres permanences seront mises en place dans les semaines à venir.

 

Mercredi 27 Mars à 20 h 30 : Concert en l’église Notre-Dame dans le cadre du Festival des Voix Mêlées organisé par le Conservatoire des Pavillons-sous-Bois : au programme le Requiem de Fauré.

-Jeudi 28 Mars à 20 h à l’église Notre-Dame : veillée de prière des confirmands de la communauté portugaise

-Vendredi 29 Mars à 18 h 30 : comme tous les vendredis de Carême : chemin de croix dans l’église Notre Dame

-Samedi 30 Mars de 10 h à 12 h : célébration du sacrement du pardon pour les enfants de la catéchèse.

-Samedi 30 Mars à 18 h : célébration du sacrement de confirmation pour les jeunes de la communauté portugaise présidée par notre Évêque Pascal Delannoy.

 

Dimanche 31 Mars 2019 – 4ème dimanche de Carême

1ère lecture (Jos 5,9a.10-12) Psaume (33,2-7) lecture (2 Co 5,17-21) Evangile (Lc 15,1-3.11-32)

Messe anticipée le samedi à 18 h à Saint-Louis-Dimanche à 10 h 30 messe à Notre Dame

 

 

A noter :

 

Jeudi 4 Avril à 20 h 30 dans la crypte de l’église Notre-Dame : veillée de prière et soirée de rencontre autour de toutes les souffrances causées par les différentes révélations d’abus sexuels dans l’Église. Méditation autour de la lettre au peuple de Dieu du pape François. 

Vendredi 5 Avril : proposition d’une journée de jeûne ; Chemin de Croix à 18 h 30 aux intentions du Pape François.

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18 mars 2019 1 18 /03 /mars /2019 17:06

  Les trois chemins de tentation : On ne dialogue pas avec le diable

(Traduction intégrale)

 

 Paroles du pape avant l’angélus du 10 Mars 2019, 1er dimanche de Carême

 

Chers frères et sœurs, bonjour !

L’Evangile de ce premier dimanche de Carême (cf. Lc 4,1-13) raconte l’expérience des tentations de Jésus dans le désert. Après avoir jeûné quarante jours, Jésus est tenté trois fois par le diable. Celui-ci l’invite d’abord à transformer une pierre en pain (v. 3) ; puis d’en-haut il lui montre les royaumes de la terre et lui fait envisager de devenir un messie puissant et glorieux (vv. 5-6) ; enfin il le conduit au sommet du temple de Jérusalem et l’invite à se jeter en bas, pour manifester de façon spectaculaire sa puissance divine (vv. 9-11). Les trois tentations montrent trois routes que le monde propose toujours en promettant de grands succès, trois chemins pour nous piéger : l’avidité de posséder – avoir, avoir, avoir -, la gloire humaine, l’instrumentalisation de Dieu. Ce sont trois chemins qui nous perdront.

La première, le chemin de l’avidité de possession. La logique insidieuse du diable fait toujours comme cela. Il part du besoin naturel et légitime de vivre, de se réaliser, d’être heureux, pour nous pousser à croire que tout cela est possible sans Dieu, ou plutôt, contre Lui. Mais Jésus s’y oppose en disant : « Il est écrit : “L’homme ne vit pas seulement de pain.”» (v. 4). En rappelant le long chemin du peuple élu à travers le désert, Jésus affirme vouloir s’abandonner avec une pleine confiance à la providence du Père, qui prend toujours soin de ses enfants.

Deuxième tentation : le chemin de la gloire humaine. Le diable dit : « Si tu te prosternes devant moi, tu auras tout cela.» (v. 7). Frères et sœurs, l’on peut perdre toute dignité personnelle, si l’on se laisse corrompre par les idoles de l’argent, du succès et du pouvoir, afin de s’auto-affirmer. Et l’on goûte l’ivresse d’une joie vide qui s’évanouit bien vite. Et cela nous conduit à faire “les paons”, la vanité, mais cela s’évanouit. C’est pourquoi Jésus répond : « C’est devant le Seigneur ton Dieu que tu te prosterneras, à lui seul tu rendras un culte. » (v. 8).

Et puis la troisième tentation : instrumentaliser Dieu à son avantage. Au diable qui, citant les Écritures, l’invite à chercher un miracle éclatant de la part de Dieu, Jésus oppose à nouveau sa ferme décision de rester humble et confiant devant son Père : « Il est dit : “Tu ne mettras pas à l’épreuve le Seigneur ton Dieu.” » (v. 12). Il repousse ainsi la tentation peut-être plus subtile : celle de vouloir “mettre Dieu de notre côté”, en lui demandant des grâces qui en réalité servent et serviront à satisfaire notre orgueil.

Ce sont les chemins qui sont mis devant nous, avec l’illusion de pouvoir ainsi obtenir le succès et le bonheur. Mais, en réalité, ils sont totalement étrangers à la façon d’agir de Dieu ; et même, ils nous séparent de fait de Lui, parce qu’ils sont l’œuvre de Satan. Jésus, en affrontant ces épreuves à la première personne, vainc par trois fois la tentation pour adhérer pleinement au projet du Père. Et il nous indique les remèdes : la vie intérieure, la foi en Dieu, la certitude de son amour, la certitude que Dieu nous aime, qu’il est Père, et avec cette certitude nous vaincrons toute tentation.

Mais je voudrais attirer votre attention sur quelque chose d’intéressant. Jésus, en répondant au Tentateur, n’entre pas en dialogue, il répond aux trois défis seulement par la Parole de Dieu. Cela nous enseigne qu’avec le diable on ne dialogue pas, on ne doit pas dialoguer, on répond seulement par la Parole de Dieu.

Profitons donc du Carême, comme d’un temps privilégié pour nous purifier, pour expérimenter la présence consolante de Dieu dans notre vie.

Que l’intercession maternelle de la Vierge Marie, icône de fidélité à Dieu, nous soutienne dans notre chemin, en nous aidant à toujours rejeter le mal et à accueillir le bien.

LA TRANSFIGURATION

 

Une semaine avant la Transfiguration, selon saint Luc, Pierre avait confessé sa foi en la divinité de Jésus : »Tu es le Messie de Dieu. » (Luc 9. 20) Jésus leur parla, à ce même moment, de sa passion, de sa mort et de sa résurrection.

Il invite Jacques, Pierre et Jean à prier, c’est-à-dire, à partager avec lui ces moments d’intense intimité avec son Père, ce dialogue qu’ils n’auront pas le courage de partager au Jardin des Oliviers au moment de l’agonie. Jacques sera le premier à mourir pour le Christ. Pierre vient de confesser sa foi en la divinité et Jean sera le témoin de la gloire divine et de la lumière de Dieu : » Nous avons vu le Verbe venu dans la chair, la Parole, le Logos de Dieu. » Le premier chapitre de l’évangile de saint Jean est à relire dans ce contexte de la Transfiguration.

Jésus, lumière de Dieu : Le visage du Christ leur manifeste la splendeur naturelle de la gloire divine, qu’il possède en lui-même et qu’il garde en son incarnation, même si cette gloire divine est cachée sous le voile de la chair. En Lui, la divinité s’est unie sans confusion avec la nature humaine. Il leur manifeste ainsi, au sommet de la montagne, non pas un spectacle nouveau le concernant, mais la manifestation, éclatante en Lui à ce moment, de la divinisation de la nature humaine, (y compris le corps, « le visage ») et de son union avec la splendeur divine.

Totalement homme, pleinement Dieu : Quand resplendit une gloire sur le visage de Moïse au Sinaï, elle venait de l’extérieur (Livre de l’Exode 34. 29) Au Thabor, c’est le visage du Christ qui est source de lumière, source de la vie divine rendue accessible à l’homme et qui se répand aussi sur ses vêtements, c’est-à-dire sur le monde extérieur à lui-même et sur les produits de l’activité et de la civilisation humaines. Saint Jean l’exprime dans les premiers versets de son évangile : » La Parole de Dieu était la lumière véritable qui illumine tout homme venant dans le monde… nous avons contemplé sa gloire comme étant celle du fils unique d’auprès du Père, pleine de grâce et de vérité. » (Jean 1. 9 et 14) « Dans ta lumière, nous verrons la lumière », chante le psaume 35 au verset 10. Quand le brasier fumant et la torche enflammée passèrent entre les quartiers d’animaux qu’Abraham avait disposés (Genèse 15. 18), il y avait des ténèbres épaisses. « Dieu, personne ne l’a jamais vu. Le fils unique, Dieu dans le sein du Père, l’a fait connaître. » (Jean 1. 18)

Vers la Terre promise : Aux côtés du Seigneur se trouvent Moïse et Elie, la Loi et le Prophètes, les deux sommets de l’Ancien Testament. Il nous faut lire le texte de saint Luc dans le grec lui-même, il est d’une toute autre signification. Ils sont dans la lumière. « Etant apparus en gloire, ils s’entretiennent avec lui de son exode (« exodos » chez saint Luc) qui allait s’accomplir à Jérusalem. » (Luc 9. 31) c’est-à-dire sa Passion, sa mort et sa résurrection, comme il s’en était entretenue, une semaine auparavant avec ses disciples, en même temps qu’il leur avait parlé de sa gloire (Luc 9. 26). Au Thabor, saint Pierre, ravi de la contemplation de la lumière divine, voudrait se contenter de la jouissance terrestre de la lumière. Jésus le détourne de ce désir trop humain. Saint Luc dira de Pierre : » Il ne savait pas ce qu’il disait. » Il est « à côté de la plaque » pour utiliser une expression courante. Nous dirons en mieux, il est à côté de la réalité essentielle qu’ils vivent en cet instant.

Dimanche 17 mars 2019 dimanche- Lectures de la messe

 

Première lecture (Gn 15, 5-12.17-18)

En ces jours-là, le Seigneur parlait à Abraham dans une vision. Il le fit sortir et lui dit : « Regarde le ciel, et compte les étoiles, si tu le peux... » Et il déclara : « Telle sera ta descendance ! » Abram eut foi dans le Seigneur et le Seigneur estima qu’il était juste. Puis il dit : « Je suis le Seigneur, qui t’ai fait sortir d’Our en Chaldée pour te donner ce pays en héritage. » Abram répondit : « Seigneur mon Dieu, comment vais-je savoir que je l’ai en héritage ? » Le Seigneur lui dit : « Prends-moi une génisse de trois ans, une chèvre de trois ans, un bélier de trois ans, une tourterelle et une jeune colombe. » Abram prit tous ces animaux, les partagea en deux, et plaça chaque moitié en face de l’autre ; mais il ne partagea pas les oiseaux. Comme les rapaces descendaient sur les cadavres, Abram les chassa. Au coucher du soleil, un sommeil mystérieux tomba sur Abram, une sombre et profonde frayeur tomba sur lui. Après le coucher du soleil, il y eut des ténèbres épaisses. Alors un brasier fumant et une torche enflammée passèrent entre les morceaux d’animaux. Ce jour-là, le Seigneur conclut une alliance avec Abram en ces termes : « À ta descendance je donne le pays que voici, depuis le Torrent d'Égypte jusqu'au Grand Fleuve, l'Euphrate. » – Parole du Seigneur. 

 

Psaume (Ps 26 (27), 1, 7-8, 9abcd, 13-14)

Le Seigneur est ma lumière et mon salut ; de qui aurais-je crainte ? Le Seigneur est le rempart de ma vie ; devant qui tremblerais-je ? Écoute, Seigneur, je t’appelle ! Pitié ! Réponds-moi ! Mon cœur m’a redit ta parole : « Cherchez ma face. » C’est ta face, Seigneur, que je cherche : ne me cache pas ta face. N’écarte pas ton serviteur avec colère : tu restes mon secours. J’en suis sûr, je verrai les bontés du Seigneur sur la terre des vivants. « Espère le Seigneur, sois fort et prends courage ; espère le Seigneur. » 

 

Deuxième lecture (Ph 3, 20 – 4, 1)

Frères, nous, nous avons notre citoyenneté dans les cieux, d’où nous attendons comme sauveur le Seigneur Jésus Christ, lui qui transformera nos pauvres corps à l’image de son corps glorieux, avec la puissance active qui le rend même capable de tout mettre sous son pouvoir. Ainsi, mes frères bien-aimés pour qui j’ai tant d’affection, vous, ma joie et ma couronne, tenez bon dans le Seigneur, mes bien-aimés. – Parole du Seigneur. 

 

Évangile (Lc  9, 28b-36)

En ce temps-là, Jésus prit avec lui Pierre, Jean et Jacques, et il gravit la montagne pour prier. Pendant qu’il priait, l’aspect de son visage devint autre, et son vêtement devint d’une blancheur éblouissante. Voici que deux hommes s’entretenaient avec lui : c’étaient Moïse et Élie, apparus dans la gloire. Ils parlaient de son départ qui allait s’accomplir à Jérusalem. Pierre et ses compagnons étaient accablés de sommeil ; mais, restant éveillés, ils virent la gloire de Jésus, et les deux hommes à ses côtés. Ces derniers s’éloignaient de lui, quand Pierre dit à Jésus : « Maître, il est bon que nous soyons ici ! Faisons trois tentes : une pour toi, une pour Moïse, et une pour Élie. » Il ne savait pas ce qu’il disait. Pierre n’avait pas fini de parler, qu’une nuée survint et les couvrit de son ombre ; ils furent saisis de frayeur lorsqu’ils y pénétrèrent. Et, de la nuée, une voix se fit entendre : « Celui-ci est mon Fils, celui que j’ai choisi : écoutez-le ! » Et pendant que la voix se faisait entendre, il n’y avait plus que Jésus, seul. Les disciples gardèrent le silence et, en ces jours-là, ils ne rapportèrent à personne rien de ce qu’ils avaient vu. – Acclamons la Parole de Dieu

CALENDRIER

 

Dimanche 17 Mars 2019 – 2ème dimanche de Carême

1ère lecture (DGn 15,5-12.17-18) Psaume (26,1.7-9.13-14) lecture (Ph 3,17 à 4,1) Evangile (Lc 9,28b-36)

Quête impérée pour l’Institut Catholique

 

 

Messes de la semaine   Messe à 9 h tous les jours

 

Samedi messe à 9 h - adoration du Saint-Sacrement et confessions de 10 h à 12 h

Tous les dimanches à 17 h dans la crypte de l’église Notre-Dame : récitation du chapelet

 

Rendez-vous de la semaine

 

Mardi 19 Mars à 20 h 30 ou Samedi 23 à 10 h à la Maison diocésaine,

 6 Avenue Pasteur à Bondy :

 Formation autour de l’exhortation Amoris Laetitia du Pape François :

 sur l’éducation et la transmission de la foi aux enfants

 

-Mercredi 20 Mars à 17 h salle Pierre Lefeuvre : rencontre des lycéens qui préparent la confirmation

 

-Jeudi 21 Mars à 10 h au presbytère : réunion des prêtres e l’unité pastorale de Gagny, le Raincy, Villemomble.

 

-Jeudi 21 Mars à 20 h 30 au presbytère : réunion de l’équipe du Raincy des Entrepreneurs et dirigeants chrétiens (EDC)

 Temps fort de notre Carême

                  -Vendredi 22 Mars à 18 h 30 dans l’église : Chemin de Croix,

           suivi du bol de riz partagé avec toutes les familles salle Pierre Lefeuvre

 

 

 

-Samedi 23 Mars à 17 h ; salle Pierre Lefeuvre : réunion des parents de l’éveil à la foi et de la catéchèse qui font baptiser leurs enfants.

 

Dimanche 24 Mars 2019 – 3ème dimanche de Carême

1ère lecture (Ex 3,1-8a..10.13.15) Psaume (102,1-4.6-8.11) lecture (1 Co 10,1-6.10-12)

Evangile (Lc 13,1-9)

Messe anticipée le samedi à 18 h à Saint-Louis-Dimanche à 10 h 30 messe à Notre Dame

Célébration de l’Eveil à la Foi

 

           Dimanche 24 Mars à 15 h à 17 h dans l’église Notre-Dame :

                   Veillée entre chrétiens et musulmans en présence de

                            notre Evêque Pascal DELANNOY : « Ensemble avec Marie ».

                                                              Venons nombreux

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8 mars 2019 5 08 /03 /mars /2019 19:49

Huit dimensions à développer dans la lutte contre la pédophilie

Le pape a invité l’Eglise à se concentrer sur huit dimensions, avec en premier lieu « la protection des enfants », en donnant « la priorité aux victimes des abus » : « Il convient donc de changer les mentalités pour combattre l’attitude défensive et réactive visant à sauvegarder l’Institution, au bénéfice d’une recherche sincère et décidée du bien de la communauté. »

En deuxième point, le pape a recommandé « un sérieux irréprochable » : « L’Eglise ne se ménagera pas pour faire tout ce qui est nécessaire afin de livrer à la justice quiconque aura commis de tels délits. L’Eglise ne cherchera jamais à étouffer ou à sous-estimer aucun cas. »

Troisièmement : il faut « une véritable purification », en commençant notamment par « s’accuser soi-même… Apprendre à s’accuser soi-même, comme personne, comme institution, comme société. En réalité, nous ne devons pas tomber dans le piège d’accuser les autres, ce qui est un pas vers le prétexte qui nous sépare de la réalité ».

Le pape a plaidé ensuite pour « la formation, autrement dit, les exigences de la sélection et de la formation des candidats au sacerdoce avec des critères non seulement négatifs, visant principalement à exclure les personnalités problématiques, mais aussi positifs en offrant un chemin de formation équilibré pour les candidats idoines, tendu vers la sainteté y compris la vertu de chasteté ».

Cinquième point : « renforcer et vérifier les lignes-guides des Conférences épiscopales, c’est-à-dire réaffirmer l’exigence de l’unité des évêques dans l’application des mesures qui ont valeur de normes et non pas uniquement d’orientations, a insisté le pape. Aucun abus ne doit jamais être couvert (comme ce fut le cas par le passé) et sous-évalué ».

« Accompagner les personnes victimes d’abus », c’est la sixième orientation : « Le mal qu’elles ont vécu laisse en elles des blessures indélébiles qui se manifestent également par des rancœurs et des tendances à l’autodestruction. L’Église a donc le devoir de leur offrir tout le soutien nécessaire en recourant à des experts dans ce domaine. Écouter, je me permets cette expression : ‘‘perdre du temps’’ dans l’écoute. L’écoute guérit le blessé et nous guérit aussi nous-mêmes de l’égoïsme. »

Le septième point donné par le pape concerne le monde numérique, qui a « souvent plus d’impact qu’on ne le pense », à cause des « sites web qui menacent la dignité de l’homme, de la femme et en particulier des mineurs ». « Il faut absolument nous opposer avec la plus ferme détermination à ces abominations, veiller et lutter afin que le développement des petits ne soit pas troublé ou brouillé par leur accès incontrôlé à la pornographie qui laissera des traces négatives profondes dans leur esprit et dans leur âme. Nous devons nous engager afin que les jeunes gens et les jeunes filles, en particulier les séminaristes et le clergé, ne deviennent pas des esclaves de dépendances fondées sur l’exploitation et l’abus criminel des innocents et de leurs images et sur le mépris de la dignité de la femme ainsi que de la personne humaine. »

Enfin, en huitième point, le pape a pointé du doigt « le tourisme sexuel » : « Afin de combattre le tourisme sexuel, il faut la répression judiciaire, mais aussi le soutien et des projets de réinsertion des victimes de ce phénomène criminel. Les communautés ecclésiales sont appelées à renforcer l’accompagnement pastoral des personnes exploitées par le tourisme sexuel. Parmi celles-ci, les plus vulnérables et ayant besoin d’une aide particulière sont sûrement les femmes, les mineurs et les enfants : ces derniers, toutefois, ont besoin d’une protection et d’une attention spéciales. »

 

Des documents et déclarations sont à disposition au fond de l’église. Lisons-les, diffusons-les

Le Carême : un chemin de conversion

 

Nous sommes entrés le Mercredi des Cendres dans le chemin du Carême qui est une montée vers Pâques. Nous sommes invités pendant ce temps du Carême à nous rapprocher de Jésus pour le suivre et l’accompagner, pour vivre avec lui le mystère pascal où sera célébrée son exaltation sur la croix le Vendredi Saint sur le Golgotha et sa résurrection le matin de Pâques.

 

Dans les textes liturgiques du Carême pour l'année C, l'accent est mis sur la conversion pour entrer dans les vues de Dieu, pour « vivre ce temps de grâce comme un retour vers le Père miséricordieux, qui vous attend tous les bras ouverts », comme le souhaitait le pape François pour les jeunes à l’audience générale du 10 février 2016. Ce chemin d’un carême de conversion, de retour vers le Père, n’est pas de tout repos, cependant. Il nous amène sur le terrain du combat spirituel, car des forces obscures sont à l’œuvre en nous et dans le monde.

 

Le récit des tentations de Jésus que nous venons de lire nous indique les principaux terrains d’où viennent les attaques, les assauts du mal et du péché que Jésus a voulu subir pour être en tout semblable à nous sauf le péché « En effet, nous n’avons pas un grand prêtre incapable de compatir à nos faiblesses, mais un grand prêtre éprouvé en toutes choses, à notre ressemblance, excepté le péché » (Hébreux 4, 15).

 

Regardons plus en détail le récit des tentations racontées par saint Luc pour en tirer des leçons pour notre cheminement de retour vers le Père miséricordieux.

 

Tout d’abord notons que Jésus s’éloigne des siens et se rend au désert. Le désert est un lieu hostile, peu accueillant. C’est aussi le lieu des surprises. C’est le lieu où le peuple hébreu a erré pendant quarante ans avant d’entrer dans la Terre promise. En allant au désert, Jésus se fait solidaire de son peuple qui doit se rappeler que son père était un Araméen vagabond comme le dit le texte du Deutéronome que nous avons entendu dans la première lecture. Jésus se met en marche lui aussi et c’est là qu’il va connaître les tentations et les questionnements sur sa vie et sa mission que nous raconte saint Luc.

 

Au désert, Jésus se retrouve seul. Et dans sa prière il cherche la volonté de Dieu. Dans cette recherche il vit un affrontement avec le Royaume des ténèbres dont Satan est le représentant, c’est l’affrontement du bien et du mal, des ténèbres et de la lumière. Le combat spirituel se met en marche : d’un côté Dieu et sa Parole, de l’autre les attraits du monde sous diverses formes. Comment faire toute la place à la lumière ? C’est ce que les réactions de Jésus nous enseignent ici et c’est ce que nous sommes invités à faire selon nos possibilités et notre vocation.

 

Dimanche 10 mars 2019 - Lectures de la messe

 

Première lecture (Dt 26, 4-10)

 

Moïse disait au peuple : Lorsque tu présenteras les prémices de tes récoltes, le prêtre recevra de tes mains la corbeille et la déposera devant l’autel du Seigneur ton Dieu. Tu prononceras ces paroles devant le Seigneur ton Dieu : « Mon père était un Araméen nomade, qui descendit en Égypte : il y vécut en immigré avec son petit clan. C’est là qu’il est devenu une grande nation, puissante et nombreuse. Les Égyptiens nous ont maltraités, et réduits à la pauvreté ; ils nous ont imposé un dur esclavage. Nous avons crié vers le Seigneur, le Dieu de nos pères. Il a entendu notre voix, il a vu que nous étions dans la misère, la peine et l’oppression. Le Seigneur nous a fait sortir d’Égypte à main forte et à bras étendu, par des actions terrifiantes, des signes et des prodiges. Il nous a conduits dans ce lieu et nous a donné ce pays, un pays ruisselant de lait et de miel. Et maintenant voici que j’apporte les prémices des fruits du sol que tu m’as donné, Seigneur. » – Parole du Seigneur. 

 

Psaume (Ps 90 (91), 1-2, 10-11, 12-13, 14-15ab)

 

Quand je me tiens sous l’abri du Très-Haut et repose à l’ombre du Puissant, je dis au Seigneur : « Mon refuge, mon rempart, mon Dieu, dont je suis sûr ! » Le malheur ne pourra te toucher, ni le danger, approcher de ta demeure : il donne mission à ses anges de te garder sur tous tes chemins. Ils te porteront sur leurs mains pour que ton pied ne heurte les pierres ; tu marcheras sur la vipère et le scorpion, tu écraseras le lion et le Dragon. « Puisqu’il s’attache à moi, je le délivre ; je le défends, car il connaît mon nom. Il m’appelle, et moi, je lui réponds ; je suis avec lui dans son épreuve. » 

 

Deuxième lecture (Rm 10, 8-13)

 

Frères, que dit l’Écriture ? Tout près de toi est la Parole, elle est dans ta bouche et dans ton cœur. Cette Parole, c’est le message de la foi que nous proclamons. En effet, si de ta bouche, tu affirmes que Jésus est Seigneur, si, dans ton cœur, tu crois que Dieu l’a ressuscité d’entre les morts, alors tu seras sauvé. Car c’est avec le cœur que l’on croit pour devenir juste, c’est avec la bouche que l’on affirme sa foi pour parvenir au salut. En effet, l’Écriture dit : Quiconque met en lui sa foi ne connaîtra pas la honte. Ainsi, entre les Juifs et les païens, il n’y a pas de différence : tous ont le même Seigneur, généreux envers tous ceux qui l’invoquent. En effet, quiconque invoquera le nom du Seigneur sera sauvé. – Parole du Seigneur. 

 

Évangile (Lc 4, 1-13)

 

En ce temps-là, après son baptême, Jésus, rempli d’Esprit Saint, quitta les bords du Jourdain ; dans l’Esprit, il fut conduit à travers le désert où, pendant quarante jours, il fut tenté par le diable. Il ne mangea rien durant ces jours-là, et, quand ce temps fut écoulé, il eut faim. Le diable lui dit alors : « Si tu es Fils de Dieu, ordonne à cette pierre de devenir du pain. » Jésus répondit : « Il est écrit : L’homme ne vit pas seulement de pain . » Alors le diable l’emmena plus haut et lui montra en un instant tous les royaumes de la terre. Il lui dit : « Je te donnerai tout ce pouvoir et la gloire de ces royaumes, car cela m’a été remis et je le donne à qui je veux. Toi donc, si tu te prosternes devant moi, tu auras tout cela. » Jésus lui répondit : « Il est écrit : C’est devant le Seigneur ton Dieu que tu te prosterneras, à lui seul tu rendras un culte. » Puis le diable le conduisit à Jérusalem, il le plaça au sommet du Temple et lui dit : « Si tu es Fils de Dieu, d’ici jette-toi en bas ; car il est écrit : Il donnera pour toi, à ses anges, l’ordre de te garder ; et encore : Ils te porteront sur leurs mains, de peur que ton pied ne heurte une pierre. » Jésus lui fit cette réponse : « Il est dit : Tu ne mettras pas à l’épreuve le Seigneur ton Dieu. » Ayant ainsi épuisé toutes les formes de tentations, le diable s’éloigna de Jésus jusqu’au moment fixé. – Acclamons la Parole de Dieu. 

CALENDRIER

 

Dimanche 10 Mars 2019 – 1er dimanche de Carême

1ère lecture (Dt 26,4-10) Psaume (91,2.10-15) lecture (Rm 10,8-13) Evangile (Lc 4,1-13)

 

 

Messes de la semaine   Messe tous les jours à 9 h

 

Samedi messe à 9 h - adoration du Saint-Sacrement et confessions de 10 h à 12 h

Tous les dimanches à 17 h dans la crypte de l’église Notre-Dame : récitation du chapelet

 

Rendez-vous de la semaine

 

Lundi 11 à 19 h 30 à l’Agora (1 allée Nicolas Carnot) : grand débat organisé par le CESER en présence de Monsieur le Maire et des trois représentants des religions sur la Ville du Raincy

 

-Mardi 12 Mars à 20 h 30 salle Pierre Lefeuvre : réunion des parents de la catéchèse de CM2

 

-Mercredi 13 Mars à 20 h 30 salle Pierre Lefeuvre : rencontre des fiancés du Raincy et de Villemomble

 

-Jeudi 14 Mars à 20 h 30 salle Pierre Lefeuvre : réunion du groupe biblique œcuménique

 

-Vendredi 15 Mars à 20 h 30 salle Pierre Lefeuvre : rencontre des catéchumènes adultes

 

-Samedi 16 Mars à 14 h au presbytère : rencontre des personnes de l’accueil dans l’église

 

-Samedi 16 Mars à 14 h salle Pierre Lefeuvre : réunion de l’ACAT

 

-Samedi 16 Mars à 15 h 45 salle Pierre Lefeuvre : Ecole de la Parole : prendre un temps de prière et de partage autour d’un texte de la Parole de Dieu

 

-Samedi 16 Mars à 18 h 30 salle Pierre Lefeuvre : rencontre des jeunes de 4ème-3ème

 

-Samedi 16 Mars à 19 h salle Pierre Lefeuvre : rencontre des lycéens

 

Dimanche 17 Mars 2019 – 2ème dimanche de Carême

1ère lecture (DGn 15,5-12.17-18) Psaume (26,1.7-9.13-14) lecture (Ph 3,17 à 4,1)

Evangile (Lc 9,28b-36)

Messe anticipée le samedi à 18 h à Saint-Louis-Dimanche à 10 h 30 messe à Notre Dame

Quête impérée pour l’Institut Catholique

 

Dimanche 17 Mars : Célébration de l’Eveil à la Foi, étape de baptême pour les enfants de la catéchèse et de l’Eveil à la Foi qui recevront le baptême au mois de Juin

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1 mars 2019 5 01 /03 /mars /2019 19:44
Exposition & concert : 16 et 17 mars 2019

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1 mars 2019 5 01 /03 /mars /2019 19:41
Débat national : rendez-vous le 11 mars 2019

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1 mars 2019 5 01 /03 /mars /2019 19:35

Renverser le discours négatif, c’est la révolution de la miséricorde

Chers frères et sœurs, bonjour !

 

L’Evangile de ce dimanche (cf. Lc 6,27-38) concerne un point central et caractéristique de la vie chrétienne : l’amour des ennemis. Les paroles de Jésus sont nettes : « Je vous le dis, à vous qui m’écoutez : Aimez vos ennemis, faites du bien à ceux qui vous haïssent. Souhaitez du bien à ceux qui vous maudissent, priez pour ceux qui vous calomnient » (vv. 27-28). Ce n’est pas optionnel, c’est un commandement. Ce n’est pas pour tout le monde, mais pour les disciples, que Jésus appelle “vous qui m’écoutez”. Il sait très bien qu’aimer ses ennemis va au-delà de nos possibilités, mais c’est pour cela qu’il s’est fait homme : non pas pour nous laisser comme nous sommes, mais pour nous transformer en hommes et femmes capables d’un amour plus grand, celui de son Père et notre Père. C’est l’amour que Jésus donne à qui “l’écoute”. Et alors cela devient possible ! Avec Lui, grâce à son amour, à son Esprit, nous pouvons aimer même celui qui ne nous aime pas, même celui qui nous fait du mal.

De cette façon, Jésus veut que l’amour de Dieu triomphe dans tout cœur sur la haine et la rancœur. La logique de l’amour, qui culmine dans la Croix du Christ, est distinctive du chrétien et nous conduit à aller à la rencontre de tout le monde avec un cœur de frères. Mais comment est-il possible de dépasser l’instinct humain et la loi mondaine de la rétorsion ?  Jésus donne la réponse dans le même extrait évangélique : « Soyez miséricordieux comme votre Père est miséricordieux » (v. 36). Celui qui écoute Jésus, celui qui s’efforce de le suivre même si cela coûte, devient enfant de Dieu et commence à ressembler vraiment au Père qui est dans les cieux. Nous devenons capables d’actes que nous n’aurions jamais pensé pouvoir dire ou faire, et même qui nous auraient fait honte, mais qui à présent au contraire nous donnent joie et paix. Nous n’avons plus besoin d’être violents, en paroles et en gestes ; nous nous découvrons capables de tendresse et de bonté ; et nous sentons que tout cela ne vient pas de nous, mais de Lui ! Aussi nous ne nous en vantons pas, mais nous en sommes seulement reconnaissants.

Il n’y a rien de plus grand et de plus fécond que l’amour : il confère à la personne toute sa dignité, alors que la haine et la vengeance, au contraire, la diminuent, défigurant la beauté de la créature faite à l’image de Dieu.

Ce commandement, de répondre à l’insulte et au tort par l’amour, a généré dans le monde une nouvelle culture : la « culture de la miséricorde » – et nous devons bien l’apprendre et bien la pratiquer – cette « culture de la miséricorde, qui donne naissance à une véritable révolution » (Lett. ap. Misericordia et misera, 20). C’est la révolution de l’amour, dont les protagonistes sont les martyrs de tous les temps. Et Jésus nous assure que notre comportement, empreint d’amour envers tous ceux qui nous font du mal, ne sera pas vain. Il dit : « Pardonnez, et vous serez pardonnés. Donnez, et l’on vous donnera […], car la mesure dont vous vous servez pour les autres servira de mesure aussi pour vous » (vv. 37-38). C’est beau, cela : ce sera beau, ce que Dieu nous donnera si nous sommes généreux et miséricordieux. Nous devons pardonner parce que Dieu nous a pardonné et nous pardonne toujours. Si nous ne pardonnons pas totalement, nous ne pouvons pas prétendre à être pardonnés. Au contraire, si nos cœurs s’ouvrent à la miséricorde, si le pardon se scelle par une étreinte fraternelle et si les liens de la communion se resserrent, nous proclamons face au monde qu’il est possible de vaincre le mal par le bien.

Parfois il est plus facile pour nous de nous souvenir des torts et des maux que l’on nous a faits, et non des bonnes choses. Au point qu’il y a des gens qui ont cette habitude – cela devient une maladie : ils sont collectionneurs des injustices. Ils se souviennent seulement des mauvaises choses qu’on leur a faites. Et cela n’est pas un chemin. Nous devons faire le contraire, dit Jésus : se souvenir des bonnes choses. Et quand quelqu’un vient en médisant, en parlant mal de l’autre, il faut dire « oui, peut-être, mais il a ceci de bon ». Renverser le discours, c’est la révolution de la miséricorde.

Que la Vierge Marie nous aide à nous laisser toucher le cœur par cette sainte parole de Jésus, brûlante comme le feu, qui nous transforme et nous rend capables de faire du bien sans retour, en témoignant partout de la victoire de l’amour.

AU DELA D’UNE SIMPLE MORALE.

Les disciples sont appelés par le Christ à prendre part, dès aujourd’hui, à la réalisation du Royaume. « Maintenant » (Luc 6. 21). Ils ne peuvent rester inactifs, satisfaits de ce qu’ils ont acquis pour eux-mêmes, sans se préoccuper de leurs frères et du Royaume de Dieu. L’œuvre du Seigneur n’est pas destinée à nous donner assurer une joie personnelle, une pacification intérieure, un simple équilibre de vie. L’œuvre du Seigneur n’est pas celle d’une sagesse orientale.

 

Elle est la réalisation du Royaume qui accueillera ceux que le Christ a sauvés. Nous le répétons en chaque eucharistie : « Le bonheur que tu promets, et l’avènement de Notre Seigneur Jésus-Christ ». Un avènement qui n’est pas seulement à l’horizon ou au terme de notre vie « quand nous deviendrons impérissables. » mais qui est de chaque jour, qui est à vivre quotidiennement. Pour cela, il nous donnera ainsi « notre pain » de chaque jour. « Que ta volonté soit faite sur la terre comme au ciel. ». Elle est un appel à « marcher à sa suite », à « prendre une part active » selon la parole de saint Paul (1 Cor. 15. 57) Pour cette marche, il n’est pas admissible que les disciples soient des guides aveugles. A nous donc de ne pas rester aveugle, si nous le sommes. A nous de chercher la clarté, afin de regarder les choses et les êtres, la vie, et nos frères et nous-même de telle manière que nous ne les entraînions pas dans une chute ou dans une impasse en raison de l’obscurité dans laquelle nous sommes plongés.

 

Le Christ nous demande de nous « former » pour rejoindre le maître au niveau où il se trouve, c’est-à-dire une formation qui ne soit pas intellectuelle mains une connaissance spirituelle et mystique. Dans cette clarté que nous apportera la lumière du Christ notre maître, toute chose et toute personne retrouveront leur place selon l’échelle des valeurs authentiques et dans le sens que Dieu leur a donnés.

 

Nos yeux sont faits pour la lumière, pour admirer la beauté des choses, du printemps, de la neige, des étoiles et du ciel. Pour admirer l’incroyable richesse de tant de gens étonnants qui nous entourent. Pour connaître et contempler Dieu Trinité par le Christ dans la vie de l’Esprit.

Dimanche 3 mars 2019 - Lectures de la messe

 

Première lecture (Si 27, 4-7)

 

Quand on secoue le tamis, il reste les déchets ; de même, les petits côtés d’un homme apparaissent dans ses propos. Le four éprouve les vases du potier ; on juge l’homme en le faisant parler. C’est le fruit qui manifeste la qualité de l’arbre ; ainsi la parole fait connaître les sentiments. Ne fais pas l’éloge de quelqu’un avant qu’il ait parlé, c’est alors qu’on pourra le juger. – Parole du Seigneur. 

 

Psaume (Ps 91 (92), 2-3, 13-14, 15-16)

 

Qu’il est bon de rendre grâce au Seigneur, de chanter pour ton nom, Dieu Très-Haut, d’annoncer dès le matin ton amour, ta fidélité, au long des nuits ! Le juste grandira comme un palmier, il poussera comme un cèdre du Liban ; planté dans les parvis du Seigneur, il grandira dans la maison de notre Dieu. Vieillissant, il fructifie encore, il garde sa sève et sa verdeur pour annoncer : « Le Seigneur est droit ! Pas de ruse en Dieu, mon rocher ! » 

 

Deuxième lecture (1 Co 15, 54-58)

 

Frères, au dernier jour, quand cet être périssable aura revêtu ce qui est impérissable, quand cet être mortel aura revêtu l’immortalité, alors se réalisera la parole de l’Écriture : La mort a été engloutie dans la victoire. Ô Mort, où est ta victoire ? Ô Mort, où est-il, ton aiguillon ? L’aiguillon de la mort, c’est le péché ; ce qui donne force au péché, c’est la Loi. Rendons grâce à Dieu qui nous donne la victoire par notre Seigneur Jésus-Christ. Ainsi, mes frères bien-aimés, soyez fermes, soyez inébranlables, prenez une part toujours plus active à l’œuvre du Seigneur, car vous savez que, dans le Seigneur, la peine que vous vous donnez n’est pas perdue. – Parole du Seigneur. 

 

Évangile (Lc 6, 39-45)

 

En ce temps-là, Jésus disait à ses disciples en parabole : « Un aveugle peut-il guider un autre aveugle ? Ne vont-ils pas tomber tous les deux dans un trou ? Le disciple n’est pas au-dessus du maître ; mais une fois bien formé, chacun sera comme son maître. Qu’as-tu à regarder la paille dans l’œil de ton frère, alors que la poutre qui est dans ton œil à toi, tu ne la remarques pas ? Comment peux-tu dire à ton frère : ‘Frère, laisse-moi enlever la paille qui est dans ton œil’, alors que toi-même ne vois pas la poutre qui est dans le tien ? Hypocrite ! Enlève d’abord la poutre de ton œil ; alors tu verras clair pour enlever la paille qui est dans l’œil de ton frère. Un bon arbre ne donne pas de fruit pourri ; jamais non plus un arbre qui pourrit ne donne de bon fruit. Chaque arbre, en effet, se reconnaît à son fruit : on ne cueille pas des figues sur des épines ; on ne vendange pas non plus du raisin sur des ronces. L’homme bon tire le bien du trésor de son cœur qui est bon ; et l’homme mauvais tire le mal de son cœur qui est mauvais : car ce que dit la bouche, c’est ce qui déborde du cœur. » – Acclamons la Parole de Dieu

CALENDRIER

 

Dimanche 3 Mars 2019 – 8ème dimanche du temps ordinaire

1ère lecture (Si 27,4-7) Psaume (91,2-3.13-16) lecture (1 Co 15,54-58) Evangile (Lc 6,39-45)

 

 

Messes de la semaine   Messe tous les jours à 9 h, sauf lundi et mardi

 

Samedi messe à 9 h - adoration du Saint-Sacrement et confessions de 10 h à 12 h

Tous les dimanches à 17 h dans la crypte de l’église Notre-Dame : récitation du chapelet

 

Rendez-vous de la semaine

 

Mardi 5 Mars toute la journée : rencontre des curés de paroisse avec l’Évêque

 à la Maison diocésaine

 

 

 

Mercredi 6 Mars : Mercredi des Cendres - Entrée en Carême pour les chrétiens

 

Messe à 9 h à l’église Saint-Louis et à 19 h 30 à l’église Notre-Dame

 

Samedi 9 et Dimanche 10 mars : week-end en Abbaye de la Pierre-Qui-Vire

pour les fiancés du Raincy

Dimanche 10 Mars 2019 – 1er dimanche de Carême

1ère lecture (Dt 26,4-10) Psaume (91,2.10-15) lecture (Rm 10,8-13) Evangile (Lc 4,1-13)

Messe anticipée le samedi à 18 h à Saint-Louis-Dimanche à 10 h 30 messe à Notre Dame

 

Dimanche 10 mars à 12 h salle Pierre Lefeuvre : repas partagé

 

 

Lundi 11 Mars à 19 h 30 salle L’Agora, 1 allée Nicolas Carnot : Grand débat citoyen en présence du Maire du Raincy et des responsables religieux de la Ville

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Published by paroisse du Raincy - dans Feuilles de semaine

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