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27 avril 2020 1 27 /04 /avril /2020 20:52

Notre Communauté au quotidien

avec Notre-Dame de la Consolation

 

« Courage et confiance »

 

Date :  Mardi 28 Avril

 

Textes du jour : Actes des Apôtres 7,51-8,1 ; Psauem 30, Jean 6,30-35

 

Commentaire

 

Jésus avait été pris de pitié par cette foule affamée, elle a reçu l’enseignement de la Parole. Les gens ont vu, Jésus ils ont même mangé à satiété, mais ils n’ont pas cru. Pourtant ils étaient prêts à « s’emparer de Jésus pour le faire roi » (Jean 6,15), mais ils veulent encore des signes, ils veulent encore des œuvres : « Quel signe fais-tu donc pour qu’à sa vue nous te croyions ? Quelle œuvre accomplis-tu »  (Jean 6, 30) ? Ces gens éprouvent la même difficulté à croire que les disciples après la Résurrection ! Au matin de Pâques, la vue du tombeau vide et les apparitions du Ressuscité ne leur suffisent pas pour croire en Sa Présence … comme ici, le signe du pain partagé ne suffit pas à la foule pour croire en Jésus. 

Pourquoi avons-nous besoin de signes ? C’est toujours le « couple » voir/croire , croire/voir qui suscite le plus de débats quand nous voulons parler de la foi. Avons-nous besoin de voir pour croire, ou, au contraire, dès lors que nous commençons à croire, nous voyons un peu ?

« Celui qui vient à moi n’aura jamais faim, celui qui croit en moi n’aura plus jamais soif (Jean 6,35) : la foi est décrite ici comme un double mouvement. Celui de l’homme qui vient vers Dieu, qui vient se nourrir, de la Parole, de l’enseignement de Jésus. Et il ya le mouvement de Dieu vers l’homme. C’est dieu qui comble le désir de croire, par sa présence, son Esprit.  La rencontre de deux libertés : celle e l’homme, celle de Dieu.

A force de lire et relire l’Ecriture, nous pouvons sans doute percevoir un appel : Plus nous laissons agir en premier, en profondeur la liberté de Dieu, plus nous grandissons en liberté nous-mêmes et dans la foi.  La foi demeure toujours un mystère et une grâce.                                                                                       P. FB

 Paroles du pape François

 

Dans la vie, il arrive que nous nous éloignions du Seigneur et que nous perdions la fraîcheur du premier appel. Demandons la grâce de revenir à ce premier appel, où le Seigneur nous a regardés, nous a parlés, et a fait naître en nous le désire de Le suivre.

 

Que fait Dieu dans les épreuves?

 

Durant ces semaines d’appréhension pour la pandémie qui cause tant de souffrances dans le monde, parmi les nombreuses questions que nous nous posons, il peut y en avoir également certaines sur Dieu: que fait-il face à notre douleur? Où est-il quand tout va mal? Pourquoi ne nous résout-il pas rapidement les problèmes? Ce sont des interrogations que nous nous posons sur Dieu.

Nous pouvons nous demander aujourd’hui: quel est le véritable visage de Dieu? D’habitude, nous projetons en Lui ce que nous sommes, au plus haut degré: notre succès, notre sens de la justice, et aussi notre indignation. Mais l’Evangile nous dit que Dieu n’est pas ainsi. Il est différent et nous ne pouvions pas le connaître avec nos seules forces. C’est pourquoi il s’est fait proche, il est venu à notre rencontre et précisément à Pâque, il s’est révélé complètement. Et où s’est-il s’est révélé complètement? Sur la croix. C’est là que nous découvrons les traits du visage de Dieu. N’oublions pas, frères et sœurs, que la croix est la chaire de Dieu. Il nous fera du bien de regarder le Crucifix en silence et de voir qui est notre Seigneur: c’est Celui qui ne pointe le doigt contre personne, ni même contre ceux qui le crucifient, mais qui ouvre tout grands ses bras à tous; qui ne nous écrase pas par sa gloire, mais qui se laisse dépouiller pour nous; qui ne nous aime pas en paroles, mais qui nous donne la vie en silence; qui ne nous contraint pas, mais qui nous libère; qui ne nous traite pas en étrangers, mais qui prend sur lui notre mal, qui prend sur lui nos péchés. Ainsi, pour nous libérer des préjugés sur Dieu, regardons le Crucifix. Puis, ouvrons l’Evangile. En ces jours, tous en quarantaine et à la maison, enfermés, prenons ces deux choses en main: le Crucifix, regardons-le; et ouvrons l’Evangile. Ce sera pour nous — disons-le ainsi — comme une grande liturgie domestique, parce que ces jours-ci, nous ne pouvons pas aller à l’église. Crucifix et Evangile (…)

 Catéchèse du pape François du 8 Avril 2020.

 

 

Qu’est-ce que le mois de Marie?

 

Le pape François nous invite en ce temps de pandémie, pendant le mois de Mai de redécouvrir la prière du Rosaire. Pourquoi une telle invitation en mai ?

 

La dédicace d’un mois à une dévotion particulière est une forme de piété populaire relativement récente dont on ne trouve guère l’usage général avant le XVIIIe siècle. Avec mai, août, septembre, octobre et décembre, pas moins de cinq mois de l’année sont consacrés à la piété mariale.

 

Le Dictionnaire encyclopédique de Marie de Pascal-Raphaël Ambrogi, nous apprend que le « mois de Marie » est le plus ancien de ces mois consacrés. Dans l’Antiquité, mai est considéré comme défavorable au mariage et c’est pour cette raison qu’il aurait été choisi comme période pour célébrer la Sainte Vierge. Le « mois de Marie » voit le jour à Rome avant de se diffuser dans les États pontificaux, de convertir l’Italie tout entière et enfin l’ensemble de l’Église catholique. Que le pape François, un jésuite, ait décidé le 13 octobre 2013 de consacrer le monde au Cœur immaculé de Marie n’est pas très étonnant : la promotion du « mois de Marie » doit en effet beaucoup aux Jésuites italiens qui publient de nombreux ouvrages sur le sujet au début du XVIIIe siècle. Le « mois de Marie » atteint la France à la veille de la Révolution. La vénérable Louise de France, fille de Louis XV et prieure du carmel de Saint-Denis, fait traduire certains ouvrages jésuites et devient une zélée propagatrice de cette dévotion mariale. Cet usage prend un caractère général après son approbation officielle par Pie VII en 1815. Rappelons que, depuis le 10 février 1638, la France est officiellement consacrée à la Sainte Vierge suite au vœu prononcé par le roi Louis XIII. Profitons de ce mois qui lui est dédié pour remercier la Mère du Sauveur de sa puissante protection et remettre, avec confiance et espérance, l’avenir de notre Patrie entre ses douces mains.

Pour nourrir notre foi : pourquoi ne pas écouter régulièrement le podcast quotidien du Collège des Bernardins réalisé par   le P. Jean-Philippe Fabre  .Ce podcast est consacré au Livre des Actes des apôtres, avec une lecture et des commentaires chaque jour sur quelques versets, durée 1/4 heure environ. Le mieux est d'écouter bible en main. Il n'est pas nécessaire d'avoir une grande culture biblique.

Thème : UNE LECTURE HISTORIQUE ET THÉOLOGIQUE :Comment les premiers chrétiens ont vécu leur déconfinement, celui qui les a menés de la chambre haute jusqu’aux extrémités du monde ? Une lecture historique et théologique à travers le regard de Luc pour apporter un éclairage sur l’époque que nous vivons.

Références :

https://www.collegedesbernardins.fr/une-lecture-historique-et-theologique

 

 

 

 

 

 

 

 

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26 avril 2020 7 26 /04 /avril /2020 23:04

Notre Communauté au quotidien

avec Notre-Dame de la Consolation

 

« Courage et confiance »

 

 

Date :  Lundi 27 Avril

 

Textes du jour : Actes des Apôtre 6,8-15 ; Psaume 118 (extraits) ; Jean 6, 22-29

 

Commentaire :

  Entrer pleinement dans l’aujourd’hui de la résurrection, de la présence quotidienne du Seigneur à chacune de nos vies…  C’est tout l’enjeu du temps pascal qui à travers la Parole de Dieu qui nous est proposée, pas à pas, nous guide sur ce chemin, c’est aussi l’enjeu, me semble-t-il, d’une bonne préparation à la sorite progressive de ce temps si particulier du confinement que nous vivons et que nous allons encore vivre ces jours. Quelle place avons-nous donnée effectivement à un temps de méditation de la Parole de Dieu au quotidien ? Avons nous remarqué, au fil des textes, des pistes, des indications, des petits signes, que l’Ecriture nous livre ? En vous disant cela je ne veux pas vous faire culpabiliser, mais l’Ecriture en tout temps, nous interpelle et nous ouvre des chemins, que seuls nous n’osons ou ne pouvons franchir. 

  « IL était là, et je ne le savais pas »…  Un peu comme les disciples d’Emmaüs… Et si nous nous décidions vraiment à partir une quête de ce que Le Christ nous appelle vivre en vérité ?   Ce moment est, pour tous, à tout instant de notre vie, toujours offert…

Oserons-nous cette aventure ? En effet le Seigneur nous invite et nous appelle à un devenir. Après avoir nourrie une foule, que la logique humaine ne pouvait pas rassasier, acceptons nous de nous laisser conduire sur une autre rive , celle où Dieu nous attend, nous guide, nous conseille, nous porte, nous aime, ne nous abandonne jamais, nous réconforte… De réconfort, nous en avons besoin alors que nous avons mis et entassé, dans cette période de confinement, des valises de peurs de toutes sortes.

 

« Travaillez non pas pour la nourriture qui se perd, mais pour la nourriture qui demeure jusque dans la vie éternelle ». Une telle phrase nous paraît peut être d’un autre monde, déconnectée de notre vie quotidienne et de ses multiples préoccupations. Et pourtant voilà notre terme véritable : la vie éternelle. Non seulement celle qui nous est promise après notre mort, mais celle qui ne cesse de se proposer lorsque nous ne nous rabattons pas sur les acquis mais avançons dans notre existence, en présence de Jésus Ressuscité. Il fait le don de sa présence à notre liberté, dans notre agir quotidien. Il appelle notre liberté, il demande notre implication. Heureux sommes-nous alors d’entrer ainsi dans notre vie quotidienne, cette vie ordinaire et toujours surchargée, me dit-on,  mais qui se sait traverser par la promesse qu’en Dieu, la vie de l’homme puise et trouve tout son sens.

                                                                                   Père Frédéric Benoist

 

Paroles du pape François :

 

L’Évangile (d’aujourd’hui) enseigne que nous avons devant nous deux directions opposées: le chemin de celui qui se laisse paralyser par les déceptions et avance tristement, et le chemin de celui qui ne met pas lui-même ni ses problèmes au premier plan, mais Jésus et ses frères.

 

Quelle patience a le Seigneur avec chacun de nous! Il respecte notre situation, Il marche à nos côtés comme avec les disciples d’Emmaüs, Il écoute nos inquiétudes. Il aime écouter comment nous lui parlons pour bien nous comprendre et donner la réponse juste.

 

Prions ensemble pour tous ceux qui éprouvent de la tristesse, parce qu’ils sont seuls ou qu’ils ne savent pas quel avenir les attend, ou parce qu’ils ne peuvent pas prendre en charge leur famille, car ils n’ont pas de travail. Prions pour eux aujourd’hui

 

 Préparer la sorite du confinement…

Une réflexion du rédacteur en chef, à la Revue ETUDES ? François Euvé

 

De même que vont se rouvrir les magasins et, plus tard, les cafés, il faudra un jour rouvrir les églises, rétablir la célébration des sacrements, revenir à la situation antérieure. Ce que nous vivons ne peut être durable dans le long terme. De plus en plus s’exprime un désir de retour à la « normale », y compris dans le domaine religieux.

Mais s’exprime aussi le désir que l’« après » ne ressemble pas à l’« avant ». L’arrêt contraint de la vie ordinaire a aidé à prendre conscience que notre manière de vivre n’était pas toujours bonne. Nous vivions sur un mode « accéléré » (Hartmut Rosa) et nous avons brusquement décéléré. Le « vide » a révélé l’existence de « trop pleins ». Il y aura à inventer d’autres manières de vivre à partir de ce qui fut expérimenté.

Y compris dans le domaine religieux ? Depuis plusieurs mois, sinon plusieurs années (et la chose s’est accélérée au gré des « affaires »), nous avons pris conscience qu’un certain style ecclésiastique (le « cléricalisme ») n’était pas bon. La période de « jeûne sacramentel » forcé aura-t-elle été propice à la réflexion ?

Comment tirer profit de ce qui a été vécu individuellement ou collectivement (en familles, avec des amis, des groupes divers) pendant ce temps de confinement ? De nouvelles manières de faire Église ont été inventées, non pas à partir d’un programme préétabli (les choses sont allées trop vite pour que les instances compétentes aient eu le temps de faire des plans) mais, ce qui est beaucoup plus intéressant, à partir de ce que l’Esprit a pu inspirer sur le moment aux personnes. Il faudrait rassembler ces diverses expériences, réussies comme moins satisfaisantes (il ne s’agit pas seulement de l’utilisation de technologies de pointe au service de rites anciens).

Un des éléments qui ressort de l’observation de la vie sociale ces dernières semaines, c’est l’expression de la solidarité, le souci du voisin, jusqu’à la préoccupation pour les personnes âgées dans les Ehpad. C’est aussi la prise de conscience des inégalités sociales, le scandale du fait que les malades mouraient souvent seuls, sans accompagnement possible. Des chrétiens ont été porteurs de ce souci, mais bien d’autres aussi. En quoi la foi chrétienne est-elle aussi une parole d’espérance pour tous ?

C’est peut-être une nouvelle figure d’Église qui se dessine, moins autocentrée, moins préoccupée de sa reproduction, plus ouverte sur ce qui se passe dans le monde. Le pape François parle d’une « Église en sortie ». C’est le moment de le mettre en œuvre.

 

 

Allons-nous « avoir le droit » de revenir à la messe ? Comment allons organiser ce retour ? Que va-t-il se passer pour les mariages, les baptêmes, les communions… ? Autant de questions et sans doutes d’autres, en vrac, que nous portons peut être, avec son lot d’inquiétudes, de peurs, d’espoirs…. Tout cela est bien confus…non ? Croyez moi, je pense à vous tous qui êtes concernés.

Un peu de patience. Dans les médias, comme dans les réseaux sociaux, il se dit tout et son contraire. N’entrons pas dans ce jeu médiatique qui n’a fait qu’entretenir, en fin de compte les peurs et les désespoirs et les manques de confiances des uns aux autres. Gardons raison, attendons aussi les propos de notre premier ministre. Il faut aussi prier pour lui et ses collaborateurs.

En réfléchissant, en pensant à vous tous, j’émets un souhait profond dans ma prière pour vous. Que chacun de vos foyers soit devenu ou devienne « une vraie église domestique », des petits foyers d’Emmaüs (« reste avec nous, Jésus»),  où Jésus est invité et trouve sa juste place dans chacune de nos vies quotidiennes. Si le confinement permet cela, notre vie communautaire de demain, notre paroisse, s’en trouveront grandies, renouvelées et surtout pleines d’Espérance. Les supermarchés de toutes sortes vont rouvrir, notre paroisse ne devra pas être une boutique où je viens chercher un produit spirituel et repartir après. Notre communauté s’enrichira de toutes les petites expériences et lumières de foi de chacune de nos familles, et nous nous soutiendrons, nous nous porterons et nous irons vers celui ou celle qui est plus perdu(e) ou qui se sent abandonné(e) ou indigne. Si nous ne sommes pas encore parvenus à faire de nos maisons et de nos foyers, une église domestique, il nous reste encore deux semaines au moins. Gardons ESPERANCE.

                                                                                                                  P. Fb

Intentions de prière : nous prions pour Suzanne Delnegro dont les funérailles chrétiennes seront célébrées Mardi à 10h30 ; Nous prions pour Bachi Guldo dont les funérailles chrétiennes seront célébrées Mardi à 15h ; nous prions pour Iliane Delabre dont les funérailles chrétiennes seront célébrées Mercredi à 14h30.

 

« Que toute terre habitée soit illuminée de la Lumière de Pâques »

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Published by paroisse du Raincy - dans Feuille quotidienne "confinement"
26 avril 2020 7 26 /04 /avril /2020 10:09

La Ville du Raincy lance un appel à participation pour fabriquer des masques "alternatifs" dans le cadre de la lutte contre le Covid-19.

 

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Published by paroisse du Raincy - dans Solidarité
26 avril 2020 7 26 /04 /avril /2020 10:06

Comment soutenir la paroisse du Raincy par la « quête en ligne » ?

 

Dans les circonstances exceptionnelles que nous vivons, avec notamment la suspension de toute célébration dans votre église, la paroisse connaît une chute importante de ses ressources (quêtes, cierges, intentions de messes, dons pour les mariages, baptêmes, etc..).

Mais les charges fixes (salaires, électricité, assurances, etc..) ne baissent pas !

J’appelle donc chaque paroissien à apporter un soutien financier à notre communauté paroissiale. Comment ?

  • En utilisant le dispositif de « quête en ligne » mis en place par la Conférence des évêques de France (en précisant que votre don revient directement à la paroisse, comme pour la quête).

Mode d’emploi :

  • Aller sur le site www.quête.catholique.fr
  • Choisir votre diocèse dans la liste : "SAINT-DENIS EN FRANCE (93)"
  • Choisir ensuite votre paroisse : « LE RAINCY »
  • Saisir votre adresse mail
  • Régler votre offrande par carte bancaire (partie droite).
  • En versant directement dans le tronc des cierges (entrée à droite dans l’église) au moins l’équivalent de ce que vous auriez donné à la quête lors des messes.
  • Ou bien en déposant sous enveloppe dans la boite aux lettres du presbytère 40 allée du Jardin Anglais tout don en espèces ou en chèque à l’ordre de la Paroisse du Raincy (dans ce dernier cas, il sera considéré comme Denier et bénéficiera de la réduction fiscale)
  • Ou enfin en complétant votre denier « en ligne » directement sur le site du diocèse (règlement par carte bancaire) à l’adresse suivante :

https://saint-denis.catholique.fr/don-en-ligne

 

Un grand merci pour votre générosité !

Père Frédéric Benoist

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Published by paroisse du Raincy - dans Denier de l'Eglise
26 avril 2020 7 26 /04 /avril /2020 10:03

la messe télévisée est retransmise sur France 2 à 11h.

et sur KtO à 18h30

 

HOMELIE DU 3ème DIMANCHE DE PÂQUES ANNEE A

 

Ac 2, 14.22b-33

Ps 15 (16), 1-2a.5, 7-8, 9-10, 11

1 P 1, 17-21

Lc 24, 13-35

 

 

« Garde-moi, mon Dieu : j’ai fait de toi mon refuge. J’ai dit au Seigneur : « Tu es mon Dieu !

Seigneur, mon partage et ma coupe : de toi dépend mon sort. »

 

Luc décrit la vie de la première communauté chrétienne qui poursuit ses occupations ordinaires après la mort et la résurrection de Jésus. Le récit de Luc met en scène deux disciples : Cléophas et un autre qui est anonyme. Ce dernier nous représente toutes et tous, nous les chrétiens de tous les temps. Les disciples d’Emmaüs sont écrasés par la tristesse. Celui en qui ils avaient placé leur espérance a été mis à mort. Aux moments de découragement, souvent nos yeux se ferment et au lieu de laisser entrer la lumière, ils la coupent. Ainsi le cœur de ces disciples est tellement lourd que même la nouvelle de la résurrection de Jésus, apportée par quelques femmes du groupe, n’a pas suffi pour les relever. Il a fallu du temps aux premiers chrétiens pour réaliser que Jésus ressuscité n’est un homme réanimé. Il vit selon l’Esprit. Les disciples d’Emmaüs n’ont pas reconnu leur maître Jésus, trop occupés à vivre et à être dans le deuil. Ils ont pris du temps à comprendre que Jésus qui risquait sa vie et sa foi, que celui qui s'engageait quoi qu'il en coûte pour révéler le vrai visage de Dieu et de l’humain, ce Jésus crucifié était ressuscité. Son chemin qui semblait déboucher sur la mort était en réalité le chemin de la vie.  Luc ne raconte donc pas un miracle, mais plutôt un événement qui réjouit l'esprit et réchauffe le cœur.

Les disciples d’Emmaüs accueillent l’étranger à leur table. C’est le partage du pain qui leur permet de reconnaître vraiment Jésus. Leurs yeux s’ouvrirent, ils le reconnurent, et il disparut à leurs regards. L’étranger reprend son visage d’étranger. C’est une expérience de foi qu’il faut refaire sans cesse. Jésus se révèle à celles et ceux qui, comme les disciples d’Emmaüs, acceptent de se mettre en route et se laissent brûler le cœur au feu de la Parole. Luc nous dit qu’à l’instant même, ils se levèrent. Autrement dit, ils ressuscitèrent. Alors qu’ils étaient partis de Jérusalem tout tristes le matin même, ils y reviennent en toute hâte. Les deux heures de marche ne leur font pas peur, ils ont remplacé leurs semelles de plomb par des ailes de l’espérance retrouvée. Ils veulent témoigner auprès des apôtres et de leurs compagnons ce qu’ils ont vécu. C’est une invitation à nous lever nous aussi, à ressusciter, à suivre le chemin de Jésus et de ses disciples. Nous devons nous lever et marcher dans la confiance que Jésus ressuscité marche à nos côtés. Sur nos chemins de déception, de tristesse et d’angoisse, nous avons toutes et tous besoin d’espérance. Jésus ressuscité vient nous rejoindre à travers ces femmes et ces hommes qui se sont laissés brûler le cœur au feu de sa Parole et qui l’ont reconnu à la fraction et au partage du pain.

Emmaüs se situe partout là où nous vivons. Prenons exemple sur Pierre, dont nous avons entendu le discours de Pentecôte dans la première lecture. Alors qu’il avait d’abord renié Jésus au moment de sa passion, il a ensuite eu le courage de témoigner de lui jusqu’à lui donner sa vie. Dans sa lettre, Pierre s’adresse à des païens convertis dans l’actuelle Turquie. Pendant des siècles, les prophètes avaient annoncé la venue du messie. Au fil du temps, ils ont précisé son portrait. Le messie ne sera pas un monarque puissant, mais un serviteur.  Ainsi, vivre dans la crainte de Dieu comme dit Pierre, ce n’est pas vivre dans la peur. Il s’agit du souci de ne pas déplaire à Dieu. Dieu nous traite en fils et filles responsables qui agissent par amour et non par contrainte.  La crainte de Dieu dans laquelle Pierre nous invite à vivre est donc bien autre chose que de la terreur, c’est une relation d’amour. Regardons les autres comme Dieu les regarde. Acceptons d’écouter Jésus, de risquer sa vie pour devenir comme lui libre devant tous les pouvoirs. Ne laissons surgir dans nos cœurs aucune trace d’aigreur envers quiconque.

Jésus déjà avait fait passer Marthe de la foi à la résurrection des morts à la fin des temps, à la foi dans celui qui est la Résurrection et la Vie. Voilà qui change totalement le contenu de notre foi en Dieu qui a ressuscité Jésus et l’a associé dans sa gloire. Ce qu’il a fait pour Jésus, il le fera pour chacun de nous. Nous sommes loin d’une vie sans aucun but si nous savons pardonner, dialoguer et construire.  C’est cela créer des liens, prendre le temps d'écouter, de dialoguer et de marcher avec l'autre, organiser des espaces de convivialité et de fraternité. C’est ainsi que la Parole de Dieu peut toucher les cœurs et faire des miracles dans la vie de chacun. Paradoxalement, dans les moments de nuits et de ténèbres, il semble que quelqu’un quelque part s’occupe de nous. L'Évangile d'aujourd'hui nous rappelle que chaque fois que, dans un moment de doute et d'épreuve, nous avons le courage de dire : je pensais que c'était lui, chaque fois, Jésus est là. Il marche à nos côtés sur notre chemin et il réchauffe nos cœurs. Il est l'un d'entre nous. Il est ce que chacun de nous doit être pour l'autre.

Il faut garder les yeux ouverts. Jésus ressuscité ne peut se voir qu’avec le cœur.

 

                                                                                                   Père Modeste

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Published by paroisse du Raincy - dans Messe en ligne
26 avril 2020 7 26 /04 /avril /2020 09:55

Notre Communauté au quotidien

avec Notre-Dame de la Consolation

 

« Courage et confiance »

 

 

Date : 26 Avril : 3e dimanche de Pâques

 

Textes du jour : Actes des Apôtres 2, 14.22-33 ; Psaume 15 ; Première lettre de saint Pierre 1,17-21 ; Luc 24,13-35

 

 « Ils le reconnurent à la fraction du pain » 

 

Deux disciples faisaient route ensemble. Ils ne croyaient pas, et cependant ils parlaient du Seigneur. Soudain celui-ci apparut, mais sous des traits qu’ils ne purent reconnaître. A leurs yeux de chair le Seigneur manifestait ainsi du dehors ce qui se passait au fond d’eux-mêmes, dans le regard du cœur. Les disciples étaient intérieurement partagés entre l’amour et le doute. Le Seigneur était bien présent à leurs côtés, mais il ne se laissait pas reconnaître.

A ces hommes qui parlaient de lui il offrit sa présence, mais comme ils doutaient de lui, il leur dissimula son vrai visage. Il leur adressa la parole et leur reprocha leur dureté d’esprit. Il leur découvrit dans la Sainte Ecriture les mystères qui le concernaient, mais, il feignit de poursuivre sa route…

En agissant ainsi, la vérité qui est simple ne jouait nullement double jeu : elle se montrait aux yeux des disciples, telle qu’elle était dans leur esprit. Et le Seigneur voulait voir si ces disciples, qui ne l’aimaient pas encore comme Dieu, lui accorderaient du moins leur amitié sous les traits d’un étranger.

Mais ceux avec qui marchait la vérité ne pouvaient être éloignés de la charité : ils l’invitèrent donc à partager leur gîte, comme on le fait avec un voyageur. Dirons-nous simplement qu’ils l’invitèrent ? L’Ecriture précise qu’ils le pressèrent (Lc 24, 29). Elle nous montre par cet exemple que, lorsque nous invitons des étrangers sous notre toit, notre invitation doit être pressante.

Ils apprêtent donc la table, ils présentent la nourriture, et Dieu, qu’ils n’avaient pas reconnu dans l’explication de l’Ecriture, ils le découvrirent dans la fraction du pain. Ce n’est pas en écoutant les préceptes de Dieu qu’ils furent illuminés, mais en les accomplissant : Ce ne sont pas les auditeurs de la loi qui seront justes devant Dieu, mais les observateurs de la loi qui seront justifiés (Rom. 2, 13)

Quelqu’un veut-il comprendre ce qu’il a entendu, qu’il se hâte de mettre en pratique ce qu’il en a déjà pu saisir. Le Seigneur n’a pas été reconnu pendant qu’il parlait : il a daigné se manifester lorsqu’on lui offrit à manger.

Aimons donc l’hospitalité, frères très chers, aimons pratiquer la charité. C’est d’elle que Paul nous parle : Persévérez, dit-il, dans la charité fraternelle. N’oubliez pas l’hospitalité, car c’est grâce à elle que quelques-uns, à leur insu, hébergèrent des anges (Hébr. 13, 1-2) Pierre dit aussi : Pratiquez l’hospitalité les uns envers les autres, sans murmurer (1 Pierre 4, 9) Et la vérité elle-même nous en parle : j’étais un étranger, et vous m’avez recueilli (Mt. 25, 35)… Ce que vous avez fait au plus petit d’entre les miens, nous dira le Seigneur au jour du jugement, c’est à moi que vous l’avez fait (Mt. 25, 40) Et malgré cela, nous sommes si paresseux devant la grâce de l’hospitalité !

Mesurons, mes frères, la grandeur de cette vertu. Recevons le Christ à notre table, afin de pouvoir être reçus à son éternel festin. Donnons maintenant l’hospitalité au Christ présent dans l’étranger, afin qu’au jugement il ne nous ignore pas comme des étrangers, mais nous reçoive comme des frères dans son Royaume.

Saint Grégoire le Grand (540-604)

 

 

Paroles du pape François :

 

Combattons le covid19 et poursuivons aussi nos efforts pour prévenir et guérir la malaria, qui menace des milliards de personnes dans de nombreux pays. Je suis proche des malades, des soignants et de ceux qui œuvrent pour que tous aient accès à de bons services de santé.

Contempler ensemble le visage du Christ avec le cœur de Marie, prier le Rosaire nous rendra plus unis comme famille spirituelle et nous aidera à surmonter cette épreuve. Je prierai pour vous, surtout pour les plus souffrants, et s'il vous plaît, priez pour moi.

 

Prière du pape François

 

O Marie,
tu resplendis toujours sur notre chemin
comme signe de salut et d’espérance.
Nous nous confions à toi, Sante des malades,
qui, auprès de la croix, as été associée à la douleur de Jésus, en maintenant ta foi ferme.

Toi, Salut du peuple romain,
tu sais de quoi nous avons besoin
et nous sommes certains que tu veilleras afin que, comme à Cana de Galilée, puissent revenir la joie et la fête
après ce moment d’épreuve.

Aide-nous, Mère du Divin Amour,
à nous conformer à la volonté du Père et à faire ce que nous dira Jésus,
qui a pris sur lui nos souffrances
et s’est chargé de nos douleurs
pour nous conduire, à travers la croix, à la joie de la résurrection. Amen.

Sous Ta protection nous cherchons refuge, Sainte Mère de Dieu. N’ignore pas nos supplications, nous qui sommes dans l’épreuve, et libère-nous de tout danger, O Vierge glorieuse et bénie.

 

Nous ne savons pas encore officiellement quand nous pourrons célébrer l’eucharistie en communauté.  Patience… Chaque jour nous recevons le bulletin de la paroisse pour nous aider à prier et méditer la Parole de Dieu, vraie nourriture pour notre vie. Nous espérons que celui-ci vous apporte une nourriture, même si nous pourrions toujours l’améliorer. Certains d’entre-nous avons reçu dimanche dernier une hostie pour communier au cours de la messe télévisée. Nous nous proposons de renouveler cette proposition pour la messe de ce dimanche. Encore une fois, ce n’est qu’une proposition . Nous vous rappelons alors quelques règles de principe.

 

- Je reconnais la présence réelle du Christ dans l’hostie consacrée :

              -> Cette hostie (ou ces hosties, si c’est pour les membres de ma famille) sera donnée par le prêtre, en se servant de la réserve eucharistique de notre église, au maximum 1 heure avant la messe télévisée de 11h. Je ne vais pas faire mes courses ou autres activités avec une hostie consacrée en ma possession. Les prêtres seront là à 10h.

              -> Je m’engage de ce fait à « participer » à l’eucharistie du dimanche à la télévision. (messe télévisée)

              -> Je célèbre cette messe télévisée dans son intégralité, en ayant aucune autre activité pendant sa diffusion

              -> L’hostie consacrée est consommée dans son intégralité et n’est pas conservée au-delà de la célébration de l’eucharistie retransmise à la télévision.

              -> L’hostie consacrée qui m’est confiée est emportée dans un custode ou une petite boite métallique et non dans un tissu ou un mouchoir. (se munir de cette custode)

              -> C’est au moment de la communion que je consomme cette hostie.

 

- Je reçois mission de porter la communion :

-> éventuellement, je peux demander à vivre le sacrement de la réconciliation avant qu’il me soit confié une telle mission.

-> Je prendrai le temps de me laisser instruire par le prêtre de la mission à suivre . Je l’informe des personnes à qui je donne la communion.

 

 

Intentions de prière de ce dimanche : pour Gaëtant Manfret, Augustine Muller, dont nous avons célébré les funérailles chrétiennes cette semaine ; pour Emmanuelle Grynbaum, Renée Brunie, Marie-Claude Klein, William Petriccioli, Vincent Berthellot, recommandés à notre prière de ce dimanche.

 

Continuez à nous envoyer vos témoignages, vos réactions , aux temps que nous vivons. Nous pourrons en publier dans les prochains bulletins. Merci à celles et ceux qui ont commencé à le faire.

Nos témoignages, nos informations, nos initiatives

 

Nous souhaiterions que ce bulletin puisse témoigner de la vie de la communauté, malgré le confinement. Nous sommes séparés physiquement, mais unis dans la prière. Pour autant par vos témoignages, la notion de communauté sera véritablement incarnée. Alors envoyez nous des infiormations, des prières, des témoignages,

 

 

 Annonce du mouvement des Scouts et Guides d’Europe

 

Bonjour à tous,

Je vous espère tous en bonne santé et pas trop éprouvés par la maladie ou le confinement...

Je suis Sandrine De Almeida, responsable des guides d’Europe du Raincy-Villemomble, en lien avec les garçons.

 

Je remercie le père Frédéric Benoist de me permettre  de m’adresser à vous par le biais de son bulletin quotidien pour vous annoncer l’ouverture d’une Troupe (garçons de 12 à 17 ans) et d’un Feu (filles à partir de 17 ans) pour la prochaine rentrée scolaire. Nous n’avions  actuellement qu’une Compagnie (accueillant des jeunes filles de 12 à 17ans).

Nous sommes actuellement en recherche active de jeunes garçons et jeunes filles qui souhaitent rejoindre notre groupe. Si vous souhaitez servir en tant que chef, ou que vous connaissez des jeunes qui souhaitent vivre l’aventure scoute, n’hésitez pas à me contacter, soit par mail soit par téléphone sur le 0673261531, je suis actuellement plus disponible et prête à répondre à vos appels!

Alors n’hésitez pas, un appel n’engage à rien ;)!

 

Voici le lien national du mouvement:

 

https://www.scouts-europe.org/

 

Prenez bien soin de vous et de vos proches,

Que notre Seigneur vous garde et vous protège,

Courage et Confiance

En union de prière

Sandrine 

Cheftaine de groupe 2e St Denis

AGSE-

 

 

Un témoignage d’un de nos catéchumènes :

 

Merci pour vos bulletins quotidiens. C’est important de garder ce contact, en particulier pour ceux qui, comme moi, ont retrouvé Jésus récemment.

 

Ce confinement m’a permis de mesurer combien l’Eucharistie et les occasions de parler de Lui ont pris une place importante. Il me permet aussi d’intensifier mes lectures, de découvrir les retraites en ligne et de nouvelles façons de prier.

 

A l’hôpital,  la situation a été tendue et risque de se tendre encore. Pourtant, l’aide spontanée que nous recevons quotidiennement me permet de réaliser que Dieu est à nos côtés : dans le plaisir de revoir d’anciens collègues et d’en connaître de nouveaux, dans l’émotion de constater les attentions des non soignants, dans l’agréable surprise de nous découvrir solidaires.

 

Sur le plan personnel, le confinement commence à peser, d’autant que l’issue de la crise est incertaine. Ne plus sortir que pour le strict nécessaire dans une ville quasi morte est assez irréel. Et ne pas voir ses proches est pesant,  même si paradoxalement, les contacts téléphoniques sont plus fréquents ...

 

« N’ayez pas peur » : j’aime beaucoup cette phrase du Christ, même si je la trouve difficile à mettre en pratique. Pour mieux la vivre, j’ai dû lui adjoindre son corollaire «ayez confiance».

Actuellement, celui qui n’a pas peur peut en effet passer pour inconscient ou illuminé. 

Mais à mon avis,  ne pas avoir peur,   c’est «simplement» se laisser guider par Dieu et faire face à l’adversité en acceptant de placer ses limites entre Ses mains.

Et aussi peut-être se laisser conseiller par Lui pour ne pas « en faire trop». 

 

Je pense ici aux restrictions  imposées aux familles de malades. Dans notre service, on nous a demandé d’ interdire  les visites aux familles. Elles sont donc interdites sauf pour les fins de vie,  et ce, pour limiter le traumatisme ultérieur lié à la mise en bière immédiate.  Je trouve cela un peu excessif et humainement difficile même si nos appels quotidiens et la présence de tablettes sont censés y remédier. Pour ces décisions, le discernement est plus que jamais nécessaire.

 

À propos de discernement, j’ai  lu un livre du Père Guibert (Renaitre dans l’Esprit Saint) qui m’a aidé à me mettre à l’écoute de l’Esprit Saint. Il détaille les pré requis pour entrer dans ce mode de vie. Il m’a beaucoup nourri. Et quand la peur pointe son nez, je relis souvent l’Acte d’abandon de Charles de Foucault.  « Mon Père, je m’abandonne à toi... »

 

  .Guillaume 

 

 

 

 

 

 

 

 

Quelques rappels :

 

Vos prêtres célèbrent les Laudes (Liturgie des heures à 9h ; la messe à 12h05 ; les Vêpres (Liturgie des heures) à 19h.

tous les jours en privé. Nous pouvons nous unir d’intention dans la prière ensemble aux mêmes heures. Une cloche sonne environ 10 minutes avant pour nous prévenir.

 

Tous les jours à 15h. le tocsin de l’église sonne, en mémoire de toutes les victimes quotidiennes du Covid19 en France et dans le monde.

 

Les célébrations du funérailles sont célébrées dans l’église, quelles que soient les circonstances de la mort des personnes. Une personne décédant du Covid19 est accueillie dans l’église. Nous appliquons les règles sanitaires en vigueur depuis le début du confinement concernant ces célébrations. Nous avons une pensée pour tout le personnel des sociétés de pompes funèbres qui fournissent un travail difficile depuis plusieurs semaines.

 

Notre église est ouverte tous les jours de 8h. à 20h. il est possible de venir se recueillir individuellement  sans aucune restriction

 

Nous comptons sur votre générosité financière pour notre paroisse. Dans un autre document nous vous rappelons comment faire un don. Merci à tous.

 

Vos prêtres sont à votre disposition n’hésitez pas à les contacter, les rendez vous sont possibles :

Père Frédéric Benoist : 0611158552 ; Père Modeste Mégnanou : 0752121861

 

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24 avril 2020 5 24 /04 /avril /2020 21:12

Catéchèse : vaincre les défis mondiaux ensemble et avec les plus fragiles

Pour la 50ème Journée mondiale de la Terre (Traduction intégrale)

 

La pandémie du coronavirus montre que « c’est seulement ensemble et en prenant en charge les plus fragiles que nous pouvons vaincre les défis mondiaux », déclare le pape François à l’occasion de la 50ème Journée mondiale de la Terre, ce mercredi 22 avril 2020. Soulignant « cette responsabilité » de vivre « dans la maison commune comme une unique famille humaine », le pape constate que « nous avons échoué à protéger la terre » et « à protéger nos frères ». « Par égoïsme », dit-il, « nous avons manqué à notre responsabilité de gardiens et d’administrateurs de la terre ».

Dans sa catéchèse hebdomadaire, qui s’est tenue dans la Bibliothèque du Palais apostolique, comme tous les mercredis depuis le début du confinement, le pape a évoqué la Journée mondiale de la Terre à partir du récit biblique de la Création selon lequel « nous sommes faits de matière terrestre » mais « nous portons aussi en nous le souffle vital qui vient de Dieu ». Il a invité à « regarder notre maison commune d’une façon nouvelle » en retrouvant « le sens du respect sacré pour la terre, parce que ce n’est pas seulement notre maison, mais aussi la maison de Dieu ».

Comment alors « retrouver un rapport harmonieux avec la terre et avec le reste de l’humanité » ? « Réveillons le sens esthétique et contemplatif que Dieu a mis en nous », répond le pape, cette contemplation « que nous apprenons surtout des peuples autochtones, qui nous enseignent que nous ne pouvons pas prendre soin de la terre si nous ne l’aimons pas et ne la respectons pas ». Le pape souhaite une « conversion écologique qui s’exprime en actions concrètes », en un « projet commun » à toute la famille humaine et en « interventions concertées notamment au niveau national et local ».

Voici notre traduction de la catéchèse en italien du pape François.

 

Catéchèse du pape François

 

 

Chers frères et sœurs, bonjour !

 

Aujourd’hui, nous célébrons la 50ème Journée mondiale de la Terre. C’est une occasion pour renouveler notre engagement à aimer notre maison commune et à en prendre soin, ainsi que des membres plus faibles de notre famille. Comme nous le démontre la tragique pandémie du coronavirus, c’est seulement ensemble et en prenant en charge les plus fragiles que nous pouvons vaincre les défis mondiaux. La Lettre encyclique Laudato si’ a précisément ce sous-titre : « sur la sauvegarde de la maison commune ». Aujourd’hui, nous allons réfléchir un peu ensemble sur cette responsabilité qui caractérise « notre passage sur cette terre » (LS, 160). Nous devons grandir dans la conscience de la sauvegarde de notre maison commune.

 

Nous sommes faits de matière terrestre et les fruits de la terre soutiennent notre vie. Mais, comme nous le rappelle le livre de la Genèse, nous ne sommes pas simplement « terrestres » : nous portons aussi en nous le souffle vital qui vient de Dieu (cf. Gn 2,4-7). Nous vivons par conséquent dans la maison commune comme une unique famille humaine et dans la biodiversité avec les autres créatures de Dieu. Comme imago Dei, image de Dieu, nous sommes appelés à prendre soin de toutes les créatures et à les respecter, et à nourrir amour et compassion envers nos frères et soeurs, spécialement les plus faibles, en imitant l’amour de Dieu pour nous, manifesté dans son Fils Jésus, qui s’est fait homme pour partager avec nous cette situation et nous sauver.

 

Par égoïsme, nous avons manqué à notre responsabilité de gardiens et d’administrateurs de la terre. « Il suffit de regarder la réalité avec sincérité pour voir qu’il y a une grande détérioration de notre maison commune » (ibid., 61). Nous l’avons polluée, nous l’avons pillée, mettant en danger notre propre vie. Pour cette raison, divers mouvements internationaux et locaux se sont formés afin de réveiller les consciences. J’apprécie sincèrement ces initiatives et il sera encore nécessaire que nos enfants descendent dans la rue pour nous enseigner ce qui est évident, c’est-à-dire qu’il n’y a pas d’avenir pour nous si nous détruisons l’environnement qui nous soutient.

 

Nous avons échoué à protéger la terre, notre maison-jardin, et à protéger nos frères. Nous avons péché contre la terre, contre notre prochain et, en définitive, contre le Créateur, le Père bon qui pourvoit pour chacun et veut que nous vivions ensemble en communion et dans la prospérité. Et comment la terre  réagit-elle ? Il y a un dicton espagnol qui est très clair sur ce point et qui dit ceci : « Dieu pardonne toujours ; nous, les hommes, nous pardonnons, parfois oui, parfois non ; la terre ne pardonne jamais ».

 

La terre ne pardonne pas : si nous avons détérioré la terre, la réponse sera terrible.

Comment pouvons-nous retrouver un rapport harmonieux avec la terre et avec le reste de l’humanité ? Un rapport harmonieux… Bien souvent nous perdons la vision de l’harmonie : l’harmonie est l’oeuvre de l’Esprit Saint. Avec notre maison commune aussi, avec la terre, et dans notre rapport avec les gens, avec notre prochain, avec les plus pauvres, comment pouvons-nous retrouver cette harmonie ? Nous avons besoin de regarder notre maison commune d’une façon nouvelle. Comprenons-nous : ce n’est pas un dépôt de ressources à exploiter. Pour nous, croyants, le monde naturel est l’ « Évangile de la Création », qui exprime la puissance créatrice de Dieu qui façonne la vie humaine et fait exister le monde avec ce qu’il contient pour soutenir l’humanité. Le récit biblique de la création se conclut ainsi : « Dieu vit ce qu’il avait fait, et c’était très bon » (Gn 1,31). Quand nous voyons ces tragédies naturelles qui sont la réponse de la terre à nos mauvais traitements, je me dis : « Si je demande maintenant au Seigneur ce qu’il en pense, je ne crois pas qu’il me dira que c’est une très bonne chose ». C’est nous qui avons ruiné l’oeuvre du Seigneur !

 

En célébrant aujourd’hui la Journée mondiale de la Terre, nous sommes appelés à retrouver le sens du respect sacré pour la terre, parce que ce n’est pas seulement notre maison, mais aussi la maison de Dieu. C’est de cela que grandit en nous la conscience que nous sommes sur une terre sacrée !

Chers frères et soeurs, « réveillons le sens esthétique et contemplatif que Dieu a mis en nous » (Exh. ap. postsyn. Querida Amazonia, 56). La prophétie de la contemplation est quelque chose que nous apprenons surtout des peuples autochtones, qui nous enseignent que nous ne pouvons pas prendre soin de la terre si nous ne l’aimons pas et ne la respectons pas. Ils ont, eux, cette sagesse du « bien vivre », non pas dans le sens d’avoir une vie facile, non : mais de vivre en harmonie avec la terre. Ils appellent cette harmonie « le bien vivre ».

 

En même temps, nous avons besoin d’une conversion écologique qui s’exprime en actions concrètes. En tant que famille unique et interdépendante, nous avons besoin d’un plan commun pour conjurer les menaces contre notre maison commune. « L’interdépendance nous oblige à penser à un seul monde, à un projet commun » (LS, 164). Nous sommes conscients de l’importance de collaborer en tant que communauté internationale pour la protection de notre maison commune. J’exhorte ceux qui ont l’autorité à guider le processus qui conduira à deux Conférences internationales importantes : la COP 15 sur la Biodiversité à Kunming (Chine) et la COP 26 sur les Changements climatiques à Glasgow (Royaume Uni). Ces deux rencontres sont extrêmement importantes.

Je voudrais encourager à organiser des interventions concertées notamment au niveau national et local.

 

Il est bon de se rassembler, toutes conditions sociales confondues, et de donner vie à un mouvement populaire « à partir d’en bas ». La Journée mondiale de la Terre, que nous célébrons aujourd’hui, est née précisément comme cela. Chacun de nous peut apporter sa petite contribution : « Il ne faut pas penser que ces efforts ne changeront pas le monde. Ces actions diffusent un bien dans la société, qui produit toujours du fruit au-delà de ce que l’on peut constater, parce qu’elles provoquent, au sein de cette terre, un bien qui tend toujours à se diffuser, parfois de manière invisible » (LS, 212).

 

En ce temps pascal de renouveau, engageons-nous à aimer et à apprécier le magnifique don de la terre, notre maison commune, et à prendre soin de tous les membres de la famille humaine. Comme frères et soeurs, supplions ensemble notre Père des cieux : « Envoie ton Esprit et renouvelle la face de la terre » (cf. Ps 104,30).

 

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24 avril 2020 5 24 /04 /avril /2020 21:10

Notre Communauté au quotidien

avec Notre-Dame de la Consolation

 

« Courage et confiance »

 

Date :  Samedi 25 Avril : Saint Marc évangéliste

 

Textes du jour : Actes des Apôtres 5,5-14 ; Psaume 88 ; Marc 16,15-20

 

Commentaire

 

« Proclamez la Bonne Nouvelle à toute la création » Nous sommes invites à méditer la Parole de Dieu,  nous la recevons, nous pouvons alors la transmettre.  elle est  l’alpha et l’oméga... elle est ce qui nous fait humain. Elle nous lie à Dieu lui meme.

Aujourd’hui, fête de la saint Marc, les Apôtres sont envoyés. Un envoi a lieu aujourd’hui parce que les apôtres sont formés, sont arrivés à un stade où ils peuvent reprendre la place du Seigneur en son Nom. Le Seigneur peut se retirer ou plus exactement il part vers son Père pour nous faire part de sa Gloire qui sera la gloire de tous les homes dans l’Eternité...

  Une nouvelle vie pleine s’ouvre aux apôtres, une suite pour le monde entier, pour l’histoire de l’humanité entière... Il y a eu jadis en Galilée le « oui, je te suis » du premier appel qui les a mis en mouvement et puis, bien plus douloureux, à Jérusalem, il y a eu le « non » de la trahison , de l’abandon , du reniement. Mais leur vie ne s’arrête pas à cela.  Ce « non » qu’ils ont pu prononcer par eux-mêmes, a été transformé par une relation renouvelée par le Christ Ressuscité lui même , en demeurant bienveillant auprès d’eux.  Cela a été le long travail du début de la présence du Ressuscité auprès des apôtres. . Aujourd’hui, tout bascule, le Seigneur se retire. Les Apôtres restent comme seuls, car ils peuvent assumer pleinement leur mission à partir de ce qu’ils ont vécu.  Ils peuvent « proclamer la Bonne Nouvelle à toute la création »: la mort n’est pas une fatalité. Une Bonté est là, présente auprès de chacun, active, bienveillante et indestructible. Pour cela les apôtres  ont parcouru tout ce qu’ils avaient à parcourir pour être en vraie et pleine relation avec le Seigneur.  A travers la Mort et la Résurrection du Seigneur, ils ont accédé au pardon, à la liberté véritable, à la capacité de parler pleinement en leur nom propre et donc de parler justement pour un autre, pour les autres et ainsi... de  reveller Le Christ,  d’offrir à chacun de le rencontrer...

Oui, « Ils parleront un langage nouveau » . Ils savent le critère du devenir vraiment «disciple », c’est celui qu’ils ont acquis au cours de ces semaines après Pâques, parler vraiment, dans un langage nouveau, un langage qui va au-delà du discours héroïque de celui qui veut être parfait, qui ne recherche que le « oui » de la perfection, il est dans le « non » traversé qui nous rend pauvres, humbles et extraordinairement libres, capables de relation... capable de connaître Dieu, qui se laisse rencontrer par les pauvres et les pécheurs...

Une telle consistance pour aller vers autrui comme lui a fait,  comme les Apôtres ont fait, nous est donnée à vivre.  Et c’est maintenant. Ce que nous avons reçu, ce que nous pouvons contempler, encore plus en ces temps de confinement,  voilà ce que nous avons à transmettre: pas une théorie,  mais un vrai appel à la liberté, à renouveler  les coeurs découragés, désemparés. Les chantiers s’annoncent nombreux.

                                                                                                                       Père Frédéric Benoist

 . 

 

 

Paroles du pape François :

 

Tandis que nous pensons à la lente et fatigante reprise après la pandémie, le risque est qu’un virus encore pire vienne nous frapper, celui de l’égoïsme indifférent qui oublie celui qui est resté derrière.

 

Jésus formait le cœur des apôtres pour qu'ils servent. Il leur enseignait cette attitude pastorale qu'est la proximité au peuple de Dieu. Le cœur des pasteurs fait la pastorale, non pas la structure. Prions pour les pasteurs de l’Eglise.

 

Pour les enseignants qui doivent tant travailler pour faire cours en ligne et pour les élèves qui se préparent à passer leurs examens de façon inhabituelle. Accompagnons-les par la prière.

 

 

Le confinement… et après ?  Continuons notre réflexion sur la Miséricorde divine

 

Dimanche dernier, nous célébrions la fête de la Miséricorde. Pourquoi ne pas découvrir le rituel du pape François qui en est directement inspiré ? Il s’agit des Vendredi de la miséricorde instaurés par le Souverain pontife en 2015. Depuis le début de son pontificat, le pape argentin est revenu régulièrement sur le sens profond de la miséricorde comme vertu évangélique. Comme Jean Paul II il était très attentif aux messages de Jésus transmis à sainte Faustine, mystique polonaise, la « secrétaire de la miséricorde de Jésus » :

 

Ainsi, en annonçant en 2015, une Année sainte de la Miséricorde (du 8 décembre 2015 au 20 novembre 2016), le Pape a tenu à lancer les Vendredis de la miséricorde. Le principe est simple. Faire au moins d’un vendredi par mois, le jour marqué par un acte concret de miséricorde. Une résolution que le pape François applique lui-même. En effet, depuis le lancement de cette initiative, le Souverain pontife trouve un vendredi tous les mois le temps de rendre visite à ceux qui sont marginalisés : Ceux qui vivent dans la pauvreté, l’oubli, l’abandon ou encore la solitude.

 

Les observateurs accrédités au Vatican se sont d’ailleurs rendus compte à plusieurs reprises que le pape argentin, malgré son programme chargé, est fidèle à cet engagement. Ainsi, en quittant parfois discrètement l’enceinte du Vatican à bord de sa Ford Focus bleue, il s’est rendu en surprise dans une maison pour personnes âgées ou malades, une autre fois aux urgences de néonatologie, comme encore dans un centre d’accueil pour réfugiés, ou dans une communauté de personnes vivant avec divers handicaps. Le Pape a aussi visité une amie de longue date qui vivait seule, ou il a appelé longuement une famille en deuil d’un enfant. Aucune circonstance ne l’a visiblement écarté de ce nouveau rituel. Pour lui, les « Vendredi de la miséricorde » sont sa réponse personnelle et concrète aux paroles de Jésus transmises à Sœur Faustine et rapportées dans son Journal qui sont à l’origine de la fête de la Miséricorde : « L’humanité ne trouvera pas la paix tant qu’elle ne se tournera pas vers la source de ma miséricorde ».

 

Pourquoi pas ne pas profiter de ces temps de réflexions dont nous disposons en ces jours, en se lançant à notre tour dans le défi des « Vendredis de la miséricorde » ? Le confinement lui-même ne devrait pas être un obstacle. Les différentes initiatives ne manquent pas,  et ne manqueront pas. Dans un monde tout aussi affecté par le virus de l’indifférence que par la menace du virus Covid-19, les œuvres de miséricorde comme ces Vendredis de la miséricorde sont peut-être le meilleur antidote. Les personnes dans le besoin, particulièrement en ce moment, ne manquent pas autour de nous, nul doute que l’Esprit-Saint saura nous insuffler les bonnes actions à entreprendre, en prenant modèle sur celles du pape François.

Alors une résolution à prendre ? (comme nous savons prendre parfois des Rtt… Donner un temps, une demie journée, une journée,  chaque mois pour poser des gestes concrets de miséricordes autour de nous.

 

 

Depuis la nuée lumineuse, tu éclairais ton peuple en marche :— sois pour nous aujourd’hui la lumière de vie.

Par la voix de Moïse, tu as enseigné ton peuple sur la montagne — sois pour nous aujourd’hui la Parole de vie.

Par le don de la manne, tu as nourri ton peuple dans le désert — sois pour nous aujourd’hui le Pain de vie.

Par l’eau jaillie du rocher, tu as abreuvé ton peuple :— donne-nous aujourd’hui l’Esprit de vie.

Continuez à nous envoyer vos témoignages, vos réactions , aux temps que nous vivons. Nous pourrons en publier dans les prochains bulletins. Merci à celles et ceux qui ont commencé à le faire.

 

Pour celles et ceux qui veulent recevoir la communion dimanche , nous vous renvoyons au bulletin d’hier pour connaître la démarche à suivre.

 

Semaine prochaine, chaque jour nous sera envoyé une catéchèse du pape François sur les Béatitudes.

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23 avril 2020 4 23 /04 /avril /2020 22:48

Date :  Vendredi 24 Avril 2020

 

Textes du jour : Actes des Apôtres 5,34-42 ; Psaume 26 ; Jean 6,1-15

 

Commentaire :

 

« Une grande foule suivait Jésus parce qu’elle avait vu les signes qu’ils accomplissaient sur les malades ». Quels sont ces signes ? Jean est assez avare pourtant dans son évangile … Que cherche cette foule ? Une parole ? Mais quelle parole ? Des guérisons ? Mais quelles guérisons ?

« Où pourrions-nous acheter du pain pour qu’ils aient à manger » ? Jésus pose cette question à Philippe. De quelle faim Jésus veut-il combler cette foule qui le suit ?  Mais quelle est la faim de cette foule ? deux poissons et cinq pains, sont dérisoires. « Le salaire de deux cents journées ne suffirait pas pour que chacun reçoive un peu à manger »… La logique économique des disciples est  déroutée. Visiblement, la situation n’est pas claire d’un coté comme d l’autre… mais la foule est là, elle attend… !

Notre planète se retrouve en quelques mois dans une situation des plus inconfortables depuis bien des décennies.  Le monde du perpétuel mouvement, des personnes, des marchandises, des flux financiers s’est arrêté en quelques jours. Dans notre pays, même si nous bénéficions d’aides et de soutiens assez uniques au monde, nous voyons bien poindre des inquiétudes logistiques et économiques, soit dit en passant plus que compréhensibles. Nous pouvons prier pour toutes celles et ceux qui cherchent comment éviter un véritable chaos. Je n’aimerais pas être à leur place. Et même si’l est de bon ton en France de tout critiquer et remettre en cause, là est de constater que nous sommes bien dans un tourbillon et dans l’œil d’un cyclone…

Comme il serait facile de récupérer une telle situation inconfortable, et de se précipiter dans des propos fondamentalistes de la Bible, à la manière de quelques sectes évangéliques qui sillonnent nos rues et nos cités… Oui la Bible aurait prévue cette situation…   Pire, serions nous à la fin des temps ? Dans une situation apocalyptique ? Quelques disciples des témoins de Jéhovah se préparent-ils des jours dorés ? Et nous catholiques, nous garderions nos églises fermées  pendant ce temps là, incapables d’affronter la pandémie de la détresse psychologique et spirituelle de nos contemporains… ? 

Mais quelle est note véritable faim ? Quelle nourriture cherchons-nous vraiment ? Voilà bien deux questions qui me paraissent bien  essentielles avant toute mise en route.

Quelle est notre faim ? quel est notre désir réel, profond et vrai ? Serait-ce se nourrir de réponses immédiates à nos questions d’existences pour le court terme ? En d’autres termes, recommencer comme avant et repartir de plus bel… ?  Ou serait-ce creuser en nous un vrai désir de vivre autrement, où notre vie ne se laisse plus conduire uniquement par un perpétuel mouvement  du progrès technique, scientifique,  de la performance et de l’avoir ? Mais quel est ce désir plus profond ? d’où vient-il ? oui quelle est notre faim ?

Quelle nourriture… ? Si nous continuons cette lecture du chapitre 6 de Jean, Jésus se présente lui-même comme la nourriture, et en affirmant cela, non sans oppositions, un verset de l’évangile nous fait comprendre que Dieu  lui même veut enseigner et nourrir son peuple . Serions-nous prêts à laisser Dieu enseigner et nourrir notre vie ? …  C’est vrai , la logique n’est plus la même .  Permettez-moi de faire résonner ces versets de saint Paul aux Romains au chapitre 8 que la liturgie de l’Eglise faisait raisonner dans l’office du matin hier : Si le Christ est en vous, votre corps a beau être voué à la mort à cause du péché, l’Esprit est votre vie, parce que vous êtes devenus des justes. Et si l’Esprit de celui qui a ressuscité Jésus d’entre les morts habite en vous, celui qui a ressuscité Jésus d’entre les morts donnera aussi la vie à vos corps mortels par son Esprit qui habite en vous. Romains 8,10-11

Encore une fois, il me semble que nous soyons comme les disciples au soir de la resurrection: Allaient-ils repartir comme avant ou alaient-ils se laisser porter par les appels de l’Esprit Saint? … Je vous laisse deviner ce qu’ils ont fait… et nous alors?

Paroles du pape François :

 

Cette pandémie nous rappelle qu’il n’y a ni différences ni frontières entre ceux qui souffrent.Nous sommes tous fragiles,tous égaux,tous précieux.Ceux qui se passe nous secoue: il est temps d’éliminer les inégalités,l’injustice qui mine à la racine la santé de l’humanité entière!

 

Il y a des familles sans travail, qui n'ont rien à manger, puis les créanciers leur prennent le peu qu'elles ont. Prions pour la dignité de ces familles; et prions aussi pour les créanciers: que le Seigneur touche leurs cœurs et qu'ils se convertissent.

 

Le secret de Pierre est la prière de Jésus: Jésus prie pour Pierre, pour que sa foi ne soit pas affaiblie. Et ce qu'il a fait avec Pierre, il le fait pour nous tous. Jésus prie pour nous devant le Père, en montrant ses plaies, prix de notre salut.

 

 

Recevoir l’hostie consacrée chez soi dimanche ?

 

Nous ne savons pas encore quand nous pourrons célébrer l’eucharistie en communauté.  Patience… Chaque jour nous recevons le bulletin de la paroisse pour nous aider à prier et méditer la Parole de Dieu, vraie nourriture pour notre vie. Nous espérons que celui-ci vous apporte une nourriture, même si nous pourrions toujours l’améliorer. Certains d’entre-nous avons reçu dimanche dernier une hostie pour communier au cours de la messe télévisée. Nous nous proposons de renouveler cette proposition pour la messe de dimanche prochain. Encore une fois, ce n’est qu’une proposition . Nous vous rappelons alors quelques règles de principe.

 

- Je reconnais la présence réelle du Christ dans l’hostie consacrée :

              -> Cette hostie (ou ces hosties, si c’est pour les membres de ma famille) sera donnée par le prêtre, en se servant de la réserve eucharistique de notre église, au maximum 1 heure avant la messe télévisée de 11h. Je ne vais pas faire mes courses ou autres activités avec une hostie consacrée en ma possession. Les prêtres seront là à 10h.

              -> Je m’engage de ce fait à « participer » à l’eucharistie du dimanche à la télévision. (messe télévisée)

              -> Je célèbre cette messe télévisée dans son intégralité, en ayant aucune autre activité pendant sa diffusion

              -> L’hostie consacrée est consommée dans son intégralité et n’est pas conservée au-delà de la célébration de l’eucharistie retransmise à la télévision.

              -> L’hostie consacrée qui m’est confiée est emportée dans un custode ou une petite boite métallique et non dans un tissu ou un mouchoir. (se munir de cette custode)

              -> C’est au moment de la communion que je consomme cette hostie.

 

- Je reçois mission de porter la communion :

-> éventuellement, je peux demander à vivre le sacrement de la réconciliation avant qu’il me soit confié une telle mission.

-> Je prendrai le temps de me laisser instruire par le prêtre de la mission à suivre . Je l’informe des personnes à qui je donne la communion.

 

Une telle proposition concerne uniquement la messe dominicale et s’appliquera uniquement durant le temps du confinement. Nous vous ferons parvenir demain un témoignage d’un théologien laïc à ce sujet

 

Nous continuerons demain notre réflexion su la miséricorde avec l’idée du Vendredi de la Miséricorde que propose le pape François aux chrétiens.

 

Nous sommes toujours en attente de vos témoignages, réflexions, prières, expressions, autour de ce temps que nous vivons. Pourquoi ne pas partager aussi des articles, des lectures ? Nous pourrions peut être faire une sorte de revue de presse de vos découvertes ?

Avez-vous aussi des propositions à  faire, des demandes, quant au bulletin quotidien que vous recevez ?

 

Je confie à votre prière la rencontre demain, en vidéo conférence des vingt modérateurs d’unités pastorales avec notre évêque pour envisager notre pastorale dans les semaines à venir et partager autour de toutes ces souffrances ô combien criantes dans notre départements

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22 avril 2020 3 22 /04 /avril /2020 22:43

Notre Communauté au quotidien

avec Notre-Dame de la Consolation

 

« Courage et confiance »

 

Date : Jeudi 23 Avril 2020

 

Textes du jour : Actes des Apôtres 5,27-33 ; Psaule 33 ; Jean 3,31-36

 

Commentaire

 

   Dans son long dialogue entre Jésus et Nicodème, Jean nous a parlé de Souffle, de Vérité, de Lumière. Il nous a introduit dans une réalité invisible et pourtant accessible à tout homme. Il réaffirme que les deux réalités Ciel et Terre ne sont pas séparées, mais qu’en la personne humaine et divine de Jésus, chair et esprit sont réconciliés et ne font qu’un, appellant sans relâche l’homme à une renaissance en ses deux entités propres : glaise et souffle, chair et esprit, corps et âme, mort et vie éternelle.

Déjà dans l’ancien Testament, Jacob avait rêvé d’une échelle reliant la terre et le ciel (Gn 28,10-22). Sans un autre passage de l’évangile de  Jean, Jésus fait une promesse en ce sens à Nathanaël : « Amen, amen, je vous le dis : vous verrez le ciel ouvert, et les anges de Dieu monter et descendre au-dessus du Fils de l’homme » (Jn 1,51).

Il nous faut recevoir et accueillir le témoignage de Jésus, le Fils Bien Aimé du Père, Crucifié et Ressuscité. Sa vie divine donnée pour la multitude n’attend que notre consentement intime.

« Celui que Dieu a envoyé dit les paroles de Dieu, car Dieu lui donne l’Esprit sans mesure. Le Père aime le Fils et il a tout remis dans sa main. Celui qui croit au Fils a la vie éternelle. » (Jn 3, 34-36). C’est bien sous la conduite de l4esprit que nous entrons en dialogue avec le Père et le Fils, dans notre prière

 

Père Frédéric Benoist

 

Prière d’intercession :

 

Tournons-nous vers le Père : comme il a tiré son Fils des ténèbres, qu’il nous fasse aujourd’hui marcher dans la lumière :


R/ Sois notre Dieu, Dieu de Jésus Christ !


Dieu de lumière, pénètre nos cœurs de ta clarté — pour qu’en toute vérité nous puissions te prier : R/

Purifie nos intentions, fortifie nos désirs,— rends-nous fermes dans l’assurance qui nous fait crier vers toi : R/

Fais que nos yeux te voient dans les pauvres, — et qu’avec eux nous t’implorions : R/

Réjouis-nous de tes biens tout au long de ce jour, — et, sûrs de ton amour, nous pourrons chanter : R/

 

 

Paroles du pape François:

 

Laissons l’amour de Dieu entrer en nous et nous aider à voir avec la lumière de l’Esprit. Demandons-nous: est-ce que je marche dans la lumière ou dans les ténèbres, suis-je enfant de Dieu ou ai-je fini par être une pauvre «chauve-souris»?

 

Quand nous sommes dans le péché, nous sommes comme des «chauves-souris humaines». Il est plus facile pour nous de vivre dans les ténèbres parce que la lumière nous fait voir ce que nous ne voulons pas. Mais ainsi les yeux s’habituent, et ne savent plus ce qu’est la lumière.


François Varillon sj, « L’évangile des temps de crise – Mc 13, 24-32 »

Extrait de « La Parole est mon royaume » Le centurion, 1986, p. 171-175.

 

De même que le paysan ne s’impatiente pas de ne pas voir venir l’été avant que les feuilles de figuier ne poussent, de même en toute situation de crise, il importe de ne pas s’agiter. Le calme est au cœur d’une spiritualité pour les temps de crise » (…)

Quand nous voyons s’assombrir le paysage, que ce soit notre paysage intérieur ou le paysage du monde, nous sentons passer sur nous le vent de la peur qui précède l’imminence du raz de marée.

Or la peur est une malédiction biblique. A toutes les étapes de l’Alliance, Dieu évoque la peur comme le signe de la diminution ou de la disparition de la foi : « Si vous ne m’écoutez pas, dit-il, si vous ne mettez pas en pratique mes commandements… je vous assujettirai au tremblement » (Lv 26,16)

Le découragement est aussi, comme la peur, un symptôme de crise : une sorte de lassitude de vivre accompagne la déception, surtout quand l’espoir était vif, comme c’est le cas aujourd’hui dans de larges secteurs de la jeunesse.

Pour vaincre dans la dignité le découragement et la peur, il faut d’abord, comme dit l’Ecriture, redire ad cor, rentrer au-dedans de soi, se recueillir. Ce n’est que du dedans de soi qu’on peut prendre la mesure réelle des évènements. (…) Mais il y a deux manières de prendre du recul : se recueillir ou s’évader. (…)

Le recueillement, c’est tout autre chose que l’évasion. Par le recueillement, on rejoint Dieu qui ne survole pas le monde comme un hélicoptère, mais qui est au cœur du monde, au cœur des personnes, des évènements et des choses. Celui qui se recueille en Dieu cesse d’être bloqué dans l’immédiat, il acquiert ce que j’appellerai une intelligence pascale de l’histoire.

Le mystère pascal est au centre de notre foi. Mourir avec le Christ et ressusciter avec lui, c’est toute la vie chrétienne. Chacun de nos actes libres de justice et d’amour fait mourir notre égoïsme et nous assimile au Christ. Il n’y a pas de décision sérieuse qui ne soit mortifiante en quelque manière : on ne peut pas à la fois se donner et se garder pour soi. Mais nous croyons qu’en consentant à mourir, nous vivons davantage de la vie du Christ ressuscité. La vie, qui est un tissu d’actes libres (ou de décisions), est un continuel passage – par les multiples seuils des morts partielles – à la vie du Christ ressuscité. Mais il y a des heures particulièrement graves où il n’est plus permis de choisir sa manière de mourir. Ce sont les grandes crises. Tel genre de mort, et non pas tel autre, nous est imposé par la situation historique. Une surface strictement délimitée sur le terrain interdit que l’on cherche ailleurs le lieu où dresser la croix. Si l’on s’obstinait à vouloir la dresser ailleurs, elle pourrait bien être une croix, mais ce ne serait pas la croix du Christ. Il y aurait sacrifice sans doute, mais non pas sacrifice d’obéissance. ( …)

L’espérance, elle (à la différence de l’optimisme) est une certitude : je suis certain que l’Alliance de Dieu avec l’humanité est éternelle. Par la foi, je prends appui sur le passé de l’histoire du salut ; Dieu s’est autrefois révélé à nos Pères ; Il a contracté alliance avec l’humanité ; il a été fidèle à sa promesse. Je crois en Dieu qui a parlé à Abraham, à Isaac, à Jacob et à Moïse ; je crois en l’incarnation du Verbe qui a souffert, est mort, est ressuscité. Cela, historiquement, est passé ; mais c’est Mon passé ; en tant que chrétien, j’en suis issu. Dès lors, si je me tourne vers l’avenir, j’espère. Si Dieu fut fidèle, il ne cessera pas de l’être…

 

Intention de prière:

Pour Augustine Bazin don’t les funérailles chrétiennes sont célébrés ce Jeudi .

 

Comment allez vous? Envoyez-nous des nouvelles

 

Chers paroissiens,

Comment allez vous ? Que devenez vous ? ou êtes-vous ?  Plusieurs d’entre-vous nous ont remercié pour ce petit bulletin quotidien, car il permet, dites-vous, le lien avec la communauté…

Le père Modeste et moi, aimerions bien avoir, en effet,  ce lien avec la communauté. Pardon du  cynisme, mais les seuls coups de téléphone qui arrivent à la paroisse viennent de sociétés de Pompes Funèbres.

Alors nous allons vous demander de nous écrire :

- Vos impressions sur cet épisode, long et compliqué du confinement. Comment le vivez-vous ? comment vous vous organisez ? Nous pouvons peut être nous encourager les uns et les autres ?

- La vie en famille ? travail à la maison ? école à la maison ? comment gérez vous tout cela ? vos impressions ?

- Quelles sont vos joies ? vos inquiétudes ? vos tristesses ? vos espoirs ? vos désirs pour l’avenir ?

- Arrivez-vous à prier ? Avez vous besoin d’éléments pour vous y aider ? Auriez vous des intentions à partager ?

 

Nous serions heureux de publier vos témoignages, à condition qu’ils ne soient pas trop longs,

Bref faisons effectivement communauté…  Alors à vos plumes et merci !!!

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