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23 décembre 2018 7 23 /12 /décembre /2018 22:15

Homélie du pape François la nuit de Noël 2017

 

Marie « mit au monde son fils premier-né ; elle l’emmaillota et le coucha dans une mangeoire, car il n’y avait pas de place pour eux dans la salle commune » (Lc 2, 7). Par cette expression simple mais claire, Luc nous conduit au cœur de cette nuit sainte : Marie mit au monde, Marie nous donna la Lumière. Un récit simple pour nous immerger dans l’événement qui change pour toujours notre histoire. Tout, dans cette nuit, devenait source d’espérance.

 

Retournons en arrière de quelques versets. Par décret de l’empereur, Marie et Joseph se sont vus obligés de partir. Ils ont dû quitter leurs proches, leur maison, leur terre et se mettre en route pour être recensés. Un trajet pas du tout commode ni facile pour un jeune couple qui était sur le point d’avoir un enfant : ils étaient contraints de quitter leur terre. Dans leur cœur, ils étaient pleins d’espérance et d’avenir à cause de l’enfant qui était sur le point de naître ; leurs pas, au contraire, étaient chargés d’incertitude et des dangers propres à qui doit quitter sa maison.

 

Et ensuite, ils se trouvaient à affronter la chose peut-être la plus difficile : arriver à Bethléem et faire l’expérience que c’était une terre qui ne les attendait pas, une terre où il n’y avait pas de place pour eux.

 

Et justement là, dans cette situation qui était un défi, Marie nous a offert l’Emmanuel. Le Fils de Dieu a dû naître dans une étable parce que les siens n’avaient pas de place pour lui. « Il est venu chez lui, et les siens ne l’ont pas reçu » (Jn 1, 11). Et là… dans l’obscurité d’une ville qui n’a ni espace ni place pour l’étranger qui vient de loin, dans l’obscurité d’une ville en plein mouvement et qui, dans ce cas, semblerait vouloir se construire en tournant le dos aux autres, précisément là, s’allume l’étincelle révolutionnaire de la tendresse de Dieu. À Bethléem, s’est ouverte une petite brèche pour ceux qui ont perdu leur terre, leur patrie, leurs rêves ; même pour ceux qui ont cédé à l’asphyxie causée par une vie renfermée.

Dans les pas de Joseph et de Marie, se cachent de nombreux pas. Nous voyons les traces de familles entières qui, aujourd’hui, se voient obligées de partir. Nous voyons les traces de millions de personnes qui ne choisissent pas de s’en aller mais qui sont obligées de se séparer de leurs proches, sont expulsées de leur terre.

Dans beaucoup de cas, ce départ est chargé d’espérance, chargé d’avenir ; dans beaucoup d’autres, ce départ a un seul nom : la survie. Survivre aux Hérode de l’heure qui, pour imposer leur pouvoir et accroître leurs richesses, n’ont aucun problème à verser du sang innocent.

Marie et Joseph, pour qui il n’y avait pas de place, sont les premiers à embrasser Celui qui vient nous donner à tous le document de citoyenneté. Celui qui, dans sa pauvreté et dans sa petitesse, dénonce et manifeste que le vrai pouvoir et la liberté authentique sont ceux qui honorent et secourent la fragilité du plus faible.

 

En cette nuit, Celui qui n’avait pas de place pour naître est annoncé à ceux qui n’avaient pas de place aux tables et dans les rues de la ville. Les bergers sont les premiers destinataires de cette Bonne Nouvelle. Par leur travail, c’étaient des hommes et des femmes qui devaient vivre en marge de la société. Leurs conditions de vie, les endroits où ils étaient contraints à se trouver, les empêchaient d’observer toutes les prescriptions rituelles de purification religieuse et, par conséquent, ils étaient considérés comme impurs. Leurs peaux, leurs vêtements, leur odeur, leur façon de parler, leur origine les trahissaient. Tout en eux suscitait de la méfiance. C’étaient des hommes et femmes dont il fallait se tenir éloigné, avoir peur ; on les considérait comme des païens parmi les croyants, des pécheurs parmi les justes, des étrangers parmi les citoyens. À eux – païens, pécheurs et étrangers –, l’ange dit : « Ne craignez pas, car je vous annonce une bonne nouvelle, qui sera une grande joie pour tout le peuple : aujourd’hui, dans la ville de David, vous est né un Sauveur qui est le Christ, le Seigneur » (Lc 2, 10-11).

 

Voilà la joie qu’en cette nuit nous sommes invités à partager, à célébrer et à annoncer. La joie par laquelle Dieu, dans son infinie miséricorde, nous a embrassés, nous païens, pécheurs et étrangers, et nous incite à faire de même.

 

La foi de cette nuit nous porte à reconnaître Dieu présent dans toutes les situations où nous le croyons absent. Il se trouve dans l’hôte indiscret, bien des fois méconnaissable, qui marche par nos villes, dans nos quartiers, voyageant dans nos autobus, frappant à nos portes.

 

Dans l’Enfant de Bethléem, Dieu vient à notre rencontre pour faire de nous des protagonistes de la vie qui nous entoure. Il s’offre afin que nous le prenions dans les bras, afin que nous le soulevions et l’embrassions. Afin qu’en Lui, nous n’ayons pas peur de prendre dans les bras, de soulever et d’embrasser celui qui a soif, l’étranger, celui qui est nu, celui qui est malade, le détenu (cf. Mt 25, 35-36). « N’ayez pas peur ! Ouvrez, ouvrez toutes grandes les portes au Christ ». En cet Enfant, Dieu nous invite à prendre en charge l’espérance. Il nous invite à être des sentinelles pour beaucoup de personnes qui ont cédé sous le poids du désespoir qui naît du fait de trouver fermées de nombreuses portes. En cet Enfant, Dieu fait de nous des protagonistes de son hospitalité.

Émus par la joie du don, petit Enfant de Bethléem, nous te demandons que tes pleurs nous réveillent de notre indifférence, ouvrent nos yeux devant celui qui souffre. Que ta tendresse réveille notre sensibilité et fasse que nous nous sentions invités à te reconnaître dans tous ceux qui arrivent dans nos villes, dans nos histoires, dans nos vies. Que ta tendresse révolutionnaire nous amène à nous sentir invités à prendre en charge l’espérance et la tendresse de nos gens.

Messe de la nuit

 

Première lecture (Is 9, 1-6)

Le peuple qui marchait dans les ténèbres a vu se lever une grande lumière ; et sur les habitants du pays de l’ombre, une lumière a resplendi. Tu as prodigué la joie, tu as fait grandir l’allégresse : ils se réjouissent devant toi, comme on se réjouit de la moisson, comme on exulte au partage du butin. Car le joug qui pesait sur lui, la barre qui meurtrissait son épaule, le bâton du tyran, tu les as brisés comme au jour de Madiane. Et les bottes qui frappaient le sol, et les manteaux couverts de sang, les voilà tous brûlés : le feu les a dévorés. Oui, un enfant nous est né, un fils nous a été donné ! Sur son épaule est le signe du pouvoir ; son nom est proclamé : « Conseiller-merveilleux, Dieu-Fort, Père-à-jamais, Prince-de-la-Paix. » Et le pouvoir s’étendra, et la paix sera sans fin pour le trône de David et pour son règne qu’il établira, qu’il affermira sur le droit et la justice dès maintenant et pour toujours. Il fera cela, l’amour jaloux du Seigneur de l’univers ! – Parole du Seigneur. 

 

Psaume (Ps 95 (96), 1-2a, 2b-3, 11-12a, 12b-13a, 13bc)

Chantez au Seigneur un chant nouveau, chantez au Seigneur, terre entière, chantez au Seigneur et bénissez son nom ! De jour en jour, proclamez son salut, racontez à tous les peuples sa gloire, à toutes les nations ses merveilles ! Joie au ciel ! Exulte la terre ! Les masses de la mer mugissent, la campagne tout entière est en fête. Les arbres des forêts dansent de joie devant la face du Seigneur, car il vient, car il vient pour juger la terre. Il jugera le monde avec justice et les peuples selon sa vérité ! 

 

Deuxième lecture (Tt 2, 11-14)

Bien-aimé, la grâce de Dieu s’est manifestée pour le salut de tous les hommes. Elle nous apprend à renoncer à l’impiété et aux convoitises de ce monde, et à vivre dans le temps présent de manière raisonnable, avec justice et piété, attendant que se réalise la bienheureuse espérance : la manifestation de la gloire de notre grand Dieu et Sauveur, Jésus Christ. Car il s’est donné pour nous afin de nous racheter de toutes nos fautes, et de nous purifier pour faire de nous son peuple, un peuple ardent à faire le bien. – Parole du Seigneur. 

 

Évangile (Lc 2, 1-14)

En ces jours-là, parut un édit de l’empereur Auguste, ordonnant de recenser toute la terre – ce premier recensement eut lieu lorsque Quirinius était gouverneur de Syrie. Et tous allaient se faire recenser, chacun dans sa ville d’origine. Joseph, lui aussi, monta de Galilée, depuis la ville de Nazareth, vers la Judée, jusqu’à la ville de David appelée Bethléem. Il était en effet de la maison et de la lignée de David. Il venait se faire recenser avec Marie, qui lui avait été accordée en mariage et qui était enceinte. Or, pendant qu’ils étaient là, le temps où elle devait enfanter fut accompli. Et elle mit au monde son fils premier-né ; elle l’emmaillota et le coucha dans une mangeoire, car il n’y avait pas de place pour eux dans la salle commune. Dans la même région, il y avait des bergers qui vivaient dehors et passaient la nuit dans les champs pour garder leurs troupeaux. L’ange du Seigneur se présenta devant eux, et la gloire du Seigneur les enveloppa de sa lumière. Ils furent saisis d’une grande crainte. Alors l’ange leur dit : « Ne craignez pas, car voici que je vous annonce une bonne nouvelle, qui sera une grande joie pour tout le peuple : Aujourd’hui, dans la ville de David, vous est né un Sauveur qui est le Christ, le Seigneur. Et voici le signe qui vous est donné : vous trouverez un nouveau-né emmailloté et couché dans une mangeoire. » Et soudain, il y eut avec l’ange une troupe céleste innombrable, qui louait Dieu en disant : « Gloire à Dieu au plus haut des cieux, et paix sur la terre aux hommes, qu’Il aime. » – Acclamons la Parole de Dieu. 

Messe du jour

 

Première lecture (Is 52, 7-10)

Comme ils sont beaux sur les montagnes, les pas du messager, celui qui annonce la paix, qui porte la bonne nouvelle, qui annonce le salut, et vient dire à Sion : « Il règne, ton Dieu ! » Écoutez la voix des guetteurs : ils élèvent la voix, tous ensemble ils crient de joie car, de leurs propres yeux, ils voient le Seigneur qui revient à Sion. Éclatez en cris de joie, vous, ruines de Jérusalem, car le Seigneur console son peuple, il rachète Jérusalem ! Le Seigneur a montré la sainteté de son bras aux yeux de toutes les nations. Tous les lointains de la terre ont vu le salut de notre Dieu. – Parole du Seigneur. 

 

Psaume (Ps 97 (98), 1, 2-3ab, 3cd-4, 5-6)

Chantez au Seigneur un chant nouveau, car il a fait des merveilles ; par son bras très saint, par sa main puissante, il s’est assuré la victoire. Le Seigneur a fait connaître sa victoire et révélé sa justice aux nations ; il s’est rappelé sa fidélité, son amour, en faveur de la maison d’Israël. La terre tout entière a vu la victoire de notre Dieu. Acclamez le Seigneur, terre entière, sonnez, chantez, jouez ! Jouez pour le Seigneur sur la cithare, sur la cithare et tous les instruments ; au son de la trompette et du cor, acclamez votre roi, le Seigneur ! 

 

Deuxième lecture (He 1, 1-6)

À bien des reprises et de bien des manières, Dieu, dans le passé, a parlé à nos pères par les prophètes ; mais à la fin, en ces jours où nous sommes, il nous a parlé par son Fils qu’il a établi héritier de toutes choses et par qui il a créé les mondes. Rayonnement de la gloire de Dieu, expression parfaite de son être, le Fils, qui porte l’univers par sa parole puissante, après avoir accompli la purification des péchés, s’est assis à la droite de la Majesté divine dans les hauteurs des cieux ; et il est devenu bien supérieur aux anges, dans la mesure même où il a reçu en héritage un nom si différent du leur. En effet, Dieu déclara-t-il jamais à un ange : Tu es mon Fils, moi, aujourd’hui, je t’ai engendré ? Ou bien encore : Moi, je serai pour lui un père, et lui sera pour moi un fils ? À l’inverse, au moment d’introduire le Premier-né dans le monde à venir, il dit : Que se prosternent devant lui tous les anges de Dieu. – Parole du Seigneur. 

 

Évangile (Jn 1, 1-18)

Au commencement était le Verbe, et le Verbe était auprès de Dieu, et le Verbe était Dieu. Il était au commencement auprès de Dieu. C’est par lui que tout est venu à l’existence, et rien de ce qui s’est fait ne s’est fait sans lui. En lui était la vie, et la vie était la lumière des hommes ; la lumière brille dans les ténèbres, et les ténèbres ne l’ont pas arrêtée. Il y eut un homme envoyé par Dieu ; son nom était Jean. Il est venu comme témoin, pour rendre témoignage à la Lumière, afin que tous croient par lui. Cet homme n’était pas la Lumière, mais il était là pour rendre témoignage à la Lumière. Le Verbe était la vraie Lumière, qui éclaire tout homme en venant dans le monde. Il était dans le monde, et le monde était venu par lui à l’existence, mais le monde ne l’a pas reconnu. Il est venu chez lui, et les siens ne l’ont pas reçu. Mais à tous ceux qui l’ont reçu, il a donné de pouvoir devenir enfants de Dieu, eux qui croient en son nom. Ils ne sont pas nés du sang, ni d’une volonté charnelle, ni d’une volonté d’homme : ils sont nés de Dieu. Et le Verbe s’est fait chair, il a habité parmi nous, et nous avons vu sa gloire, la gloire qu’il tient de son Père comme Fils unique, plein de grâce et de vérité. Jean le Baptiste lui rend témoignage en proclamant : « C’est de lui que j’ai dit : Celui qui vient derrière moi est passé devant moi, car avant moi il était. » Tous, nous avons eu part à sa plénitude, nous avons reçu grâce après grâce ; car la Loi fut donnée par Moïse, la grâce et la vérité sont venues par Jésus Christ. Dieu, personne ne l’a jamais vu ; le Fils unique, lui qui est Dieu, lui qui est dans le sein du Père, c’est lui qui l’a fait connaître. – Acclamons la Parole de Dieu.

 

CALENDRIER

 

 

 

Rendez-vous de la semaine

 

 

Messes de la semaine   Tous les jours messe à 9 h à la crypte

 

Pas de confession le Samedi 29 Décembre de 10 h à 12 h dans l’église

DIMANCHE 30 décembre 2018 – Sainte Famille de Jésus, Marie, Joseph

1ère lecture (1 S 1,20-22.24-28) Psaume (Ps 83,3-6.9-10) 2ème lecture (1 Jn 3,1-2.21-24)

Evangile (Lc 2,41-52)

Messe anticipée le samedi à 18 h à Saint-Louis –Dimanche à 10 h 30 messe à Notre-Dame

 

 

 

Messe du Jour de l’An à 10 h 30 dans la crypte de l’église Notre-Dame

 

 

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22 décembre 2018 6 22 /12 /décembre /2018 22:05

Paroles du pape François avant l’Angelus du 16 Décembre

Chers frères et sœurs, bonjour !

 

En ce troisième dimanche de l’Avent, la liturgie nous invite à la joie. Le prophète Sophonie s’adresse au petit peuple d’Israël par ces paroles : « Réjouis-toi, fille de Sion, crie de joie, Israël, exulte et acclame de tout ton cœur, fille de Jérusalem ! » (3,14). Les habitants de la ville sainte sont appelés à se réjouir parce que le Seigneur a révoqué sa condamnation (cf. v. 15). Dieu a pardonné, il n’a pas voulu punir ! Par conséquent, pour le peuple, il n’y a plus de motif de tristesse, il n’y a plus de motif de découragement, mais tout porte à une gratitude joyeuse envers Dieu, qui veut toujours racheter et sauver ceux qu’il aime. Et l’amour du Seigneur pour son peuple est incessant, comparable à la tendresse d’un père pour ses enfants, de l’époux pour l’épouse, comme le dit encore Sophonie : « Il se réjouira pour toi, il te renouvellera par son amour, il exultera pour toi avec des cris de joie « (v. 17). Ce dimanche est – il s’appelle comme cela – le dimanche de la joie : le troisième dimanche de l’Avent, avant Noël.

 

Cet appel du prophète est particulièrement approprié au moment où nous nous préparons à Noël, car il s’applique à Jésus, l’Emmanuel, le Dieu-avec-nous : sa présence est la source de la joie. En effet, Sophonie proclame : « Le roi d’Israël c’est le Seigneur au milieu de toi »; et un peu plus tard, il répète: « Le Seigneur ton Dieu est au milieu de toi un puissant sauveur  » (vv. 15.17). Ce message trouve toute sa signification au moment de l’Annonciation à Marie, relaté par l’évangéliste Luc. Les paroles adressées par l’ange Gabriel à la Vierge sont comme un écho de celles du prophète. Que dit l’archange Gabriel ?  « Réjouis-toi, pleine de grâce, le Seigneur est avec toi » (Lc 1,28). Réjouis-toi », dit-il à Marie. C’est dans un village reculé de Galilée, dans le cœur d’une jeune femme inconnue du monde, que Dieu allume l’étincelle du bonheur pour le monde entier.

 

Et aujourd’hui, la même annonce s’adresse à l’Eglise, appelée à accueillir l’Évangile pour qu’il devienne chair, vie concrète. Il dit à l’Eglise, à nous tous : « Réjouis-toi, petite communauté chrétienne, pauvre et humble mais belle à mes yeux parce que tu désires ardemment mon Royaume, tu as faim et soif de justice, tu tisses patiemment la paix, tu ne suis pas les puissants de service mais tu restes fidèlement auprès des pauvres. Et ainsi tu n’as peur de rien mais ton cœur est dans la joie ». Si nous vivons ainsi, en présence du Seigneur, notre cœur sera toujours dans la joie. La joie « de haut niveau », quand elle est là, pleine, et la joie humble de tous les jours, c’est-à-dire la paix. La paix c’est la joie, plus petite, mais elle est joie.

 

Aujourd’hui, saint Paul aussi nous exhorte à ne pas nous angoisser, à ne pas désespérer pour rien, mais en toute chose à présenter à Dieu nos demandes, nos besoins, nos préoccupations « par des prières et des supplications » (Ph 4,6). La conscience que dans les difficultés nous pouvons toujours nous tourner vers le Seigneur, et qu’Il ne rejette jamais nos prières, est un grand motif de joie..

Aucune préoccupation, aucune peur ne réussira jamais à nous enlever la sérénité qui vient, non pas de choses humaines, des consolations humaines, non, la sérénité vient de Dieu, de savoir que Dieu guide toujours notre vie avec amour, et il le fait toujours. Même au milieu des problèmes et des souffrances, cette certitude nourrit l’espérance et le courage

 

Mais pour accueillir l’invitation du Seigneur à la joie, il faut être des personnes prêtes à se remettre en question. Qu’est-ce que cela signifie ? Tout comme ceux qui, après avoir écouté la prédication de Jean-Baptiste, lui demandent : tu prêches ainsi, et nous, « que devons-nous faire ? » (Lc 3, 10). Moi, qu’est-ce que je dois faire ? Cette question c’est le premier pas de la conversion que nous sommes invités à faire en cette période de l’Avent.

 

Que chacun de nous se demande, qu’est-ce que je dois faire ? Une toute petite chose, mais « qu’est-ce que je dois faire ? »

« Qu’il me soit fait selon ta Parole… »

L’Évangile de ce dimanche d’Avent met en évidence la figure de Marie. Nous la voyons quand, immédiatement après avoir conçu dans la foi le Fils de Dieu, elle affronte le long voyage de Nazareth en Galilée jusqu’aux monts de Judée pour aller rendre visite à Élisabeth et l’aider. L’ange Gabriel lui avait révélé que sa parente âgée, qui n’avait pas d’enfants, était au sixième mois de grossesse (cf. Lc 1, 26.36). C’est pourquoi la Vierge, qui porte en elle un don et un mystère encore plus grand, va rendre visite à Élisabeth et reste chez elle pendant trois mois. Lors de la rencontre entre les deux femmes — imaginez : l’une est âgée et l’autre jeune, c’est la jeune, Marie, qui la salue la première. L’Évangile dit ceci : « Elle entra chez Zacharie et salua Élisabeth » (Lc 1, 40). Et, après ce salut, Élisabeth se sent enveloppée d’un grand émerveillement — n’oubliez pas ce mot : émerveillement. L’émerveillement. Élisabeth se sent enveloppée d’un grand émerveillement qui retentit dans ses paroles : « Et comment m’est-il donné que vienne à moi la mère de mon Seigneur ? » (v. 43). Et ces deux femmes s’étreignent, s’embrassent, joyeuses : celle qui est âgée et la jeune, toutes les deux enceintes.

Pour célébrer Noël de manière féconde, nous sommes appelés à nous arrêter sur les « lieux » de l’émerveillement. Et quels sont ces lieux de l’émerveillement dans la vie quotidienne ? Il y en a trois. Le premier lieu est l’autre, en qui reconnaître un frère, car depuis que le Noël de Jésus a eu lieu, il porte à chaque fois imprimé en lui l’apparence du Fils de Dieu. En particulier quand il s’agit du visage du pauvre, car c’est pauvre que Dieu est entré dans le monde et c’est tout d’abord par les pauvres qu’il s’est laissé approcher.

Un autre lieu de l’émerveillement — le deuxième — où, si nous regardons avec foi, nous éprouvons précisément de l’émerveillement, est l’histoire. Très souvent, nous croyons la voir du bon côté et, en revanche, nous risquons de la lire à l’envers. Cela arrive, par exemple, quand celle-ci nous semble déterminée par l’économie de marché, réglementée par la finance et par les affaires, dominée par les puissants en place. Le Dieu de Noël est en revanche un Dieu qui « brouille les cartes » : Il aime le faire !

Comme le chante Marie dans le Magnificat, c’est le Seigneur qui renverse les puissants de leurs trônes et qui élève les humbles, qui comble de bien les affamés et qui renvoie les riches les mains vides (cf. Lc 1, 52-53). Cela est le deuxième émerveillement, l’émerveillement de l’histoire.

 

Un troisième lieu d’émerveillement est l’Église : la regarder avec l’émerveillement de la foi signifie ne pas se limiter à la considérer uniquement comme une institution religieuse, même si elle l’est ; mais la sentir comme une Mère qui, malgré les taches et les rides — nous en avons tant ! — laisse transparaître les traits de l’Épouse aimée et purifiée par le Christ Seigneur. Une Église qui sait reconnaître les nombreux signes d’amour fidèle que Dieu lui envoie sans cesse. Une Église pour laquelle le Seigneur Jésus ne sera jamais une possession à défendre jalousement, ceux qui font cela commettent une erreur ; mais sera toujours Celui qui vient à sa rencontre et qu’elle sait attendre avec et joie, en donnant voix à l’espérance du monde. L’Église qui appelle le Seigneur : confiance « Viens, Seigneur Jésus ! ». L’Église mère qui garde toujours les portes et les bras ouverts pour accueillir tout le monde. Plus encore, l’Église mère qui sort de ses propres portes pour chercher avec un sourire de mère tous ceux qui sont éloignés et les conduire à la miséricorde de Dieu. Cela est l’émerveillement de Noël !

 

À Noël, Dieu se donne entièrement à nous en donnant son Fils, l’Unique, qui est toute sa joie. Et ce n’est qu’avec le cœur de Marie, l’humble et pauvre fille de Sion, devenue Mère du Fils du Très-Haut qu’il est possible d’exulter et de se réjouir pour le grand don de Dieu et pour son imprévisible surprise. Qu’Elle nous aide à percevoir l’émerveillement — ces trois émerveillements, l’autre, l’histoire et l’Église — pour la naissance de Jésus, le don des dons, le cadeau immérité qui nous apporte le salut. La rencontre avec Jésus nous fera sentir à nous aussi ce grand émerveillement. Mais nous ne pouvons pas avoir cet émerveillement, nous ne pouvons pas rencontrer Jésus si nous ne le rencontrons pas chez les autres, dans l’histoire et dans l’Église.

Dimanche 23 décembre 2018 - 4ème Semaine de l'Avent

 

Lectures de la messe

 

Première lecture (Mi 5, 1-4a)

 

Ainsi parle le Seigneur : Toi, Bethléem Éphrata, le plus petit des clans de Juda, c’est de toi que sortira pour moi celui qui doit gouverner Israël. Ses origines remontent aux temps anciens, aux jours d’autrefois. Mais Dieu livrera son peuple jusqu’au jour où enfantera... celle qui doit enfanter, et ceux de ses frères qui resteront rejoindront les fils d’Israël. Il se dressera et il sera leur berger par la puissance du Seigneur, par la majesté du nom du Seigneur, son Dieu. Ils habiteront en sécurité, car désormais il sera grand jusqu’aux lointains de la terre, et lui-même, il sera la paix ! – Parole du Seigneur. 

 

Psaume (Ps 79 (80), 2a.c.3bc, 15-16a, 18-19)

 

Berger d’Israël, écoute, resplendis au-dessus des Kéroubim ! Réveille ta vaillance et viens nous sauver. Dieu de l’univers, reviens ! Du haut des cieux, regarde et vois : visite cette vigne, protège-la, celle qu’a plantée ta main puissante. Que ta main soutienne ton protégé, le fils de l’homme qui te doit sa force. Jamais plus nous n’irons loin de toi : fais-nous vivre et invoquer ton nom ! 

 

Deuxième lecture (He 10, 5-10)

 

Frères, en entrant dans le monde, le Christ dit : Tu n’as voulu ni sacrifice ni offrande, mais tu m’as formé un corps. Tu n’as pas agréé les holocaustes ni les sacrifices pour le péché ; alors, j’ai dit : Me voici, je suis venu, mon Dieu, pour faire ta volonté, ainsi qu’il est écrit de moi dans le Livre. Le Christ commence donc par dire : Tu n’as pas voulu ni agréé les sacrifices et les offrandes, les holocaustes et les sacrifices pour le péché, ceux que la Loi prescrit d’offrir. Puis il déclare : Me voici, je suis venu pour faire ta volonté. Ainsi, il supprime le premier état de choses pour établir le second. Et c’est grâce à cette volonté que nous sommes sanctifiés, par l’offrande que Jésus Christ a faite de son corps, une fois pour toutes. – Parole du Seigneur. 

 

Évangile (Lc 1, 39-45)

 

En ces jours-là, Marie se mit en route et se rendit avec empressement vers la région montagneuse, dans une ville de Judée. Elle entra dans la maison de Zacharie et salua Élisabeth. Or, quand Élisabeth entendit la salutation de Marie, l’enfant tressaillit en elle. Alors, Élisabeth fut remplie d’Esprit Saint, et s’écria d’une voix forte : « Tu es bénie entre toutes les femmes, et le fruit de tes entrailles est béni. D’où m’est-il donné que la mère de mon Seigneur vienne jusqu’à moi ? Car, lorsque tes paroles de salutation sont parvenues à mes oreilles, l’enfant a tressailli d’allégresse en moi. Heureuse celle qui a cru à l’accomplissement des paroles qui lui furent dites de la part du Seigneur. » – Acclamons la Parole de Dieu. 

CALENDRIER

DIMANCHE 23 décembre 2018 – 4ème dimanche de l’Avent

1ère lecture (Mi 5,1-4a) Psaume (Ps 79,2-3.15-16.18-19) 2ème lecture (He 10,5-10) Evangile (Lc 1,39-45)

 

Messes de la semaine   Pas de messe lundi 24 et mardi 25 à 9 h à la crypte. Messe tous les autres jours de la semaine à 9 h

 

Rendez-vous de la semaine

 

Pour faire une démarche du sacrement du pardon : Lundi 24 Décembre de 10 h à 12 h

dans l’église Notre-Dame

 

Messes de Noël à l’église Notre-Dame

 

 

Lundi 24 décembre :

 

18 h veillée et messe

 

Minuit messe solennelle 

 

Mardi 25 décembre :

 

 

10 h 30 messe

___(¯`·._.··._.·´¯)___

 

Pas de confession le Samedi 29 Décembre de 10 h à 12 h dans l’église

DIMANCHE 30 décembre 2018 – Sainte Famille de Jésus, Marie, Joseph

1ère lecture (1 S 1,20-22.24-28) Psaume (Ps 83,3-6.9-10) 2ème lecture (1 Jn 3,1-2.21-24) Evangile (Lc 2,41-52)

Messe anticipée le samedi à 18 h à Saint-Louis –Dimanche à 10 h 30 messe à Notre-Dame

 

Messe du Jour de l’An à 10 h 30 dans la crypte de l’église Notre-Dame

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17 décembre 2018 1 17 /12 /décembre /2018 19:07

Angélus du 9 Décembre : Comment puis-je changer pour préparer le chemin du Seigneur ?

 

Lutter contre la froideur et le rejet, faire grandir l’amour

Chers frères et sœurs, bonjour !

Dimanche dernier, la liturgie nous invitait à vivre le temps de l’Avent et d’attente du Seigneur avec une attitude de veille. Aujourd’hui, deuxième dimanche de l’Avent, il nous est indiqué comment donner de la substance à cette attitude : en entreprenant un chemin de conversion. Comment rendre cette attente concrète. Comme guide pour ce chemin, l’Evangile nous présente la figure de Jean le Baptiste, qui « parcourut toute la région du Jourdain, en proclamant un baptême de conversion pour le pardon des péchés » (Lc 3,3). Pour décrire la mission du Baptiste, l’évangéliste Luc recueille l’antique prophétie d’Isaïe, qui dit ainsi : « Voix de celui qui crie dans le désert : Préparez le chemin du Seigneur, rendez droits ses sentiers. Tout ravin sera comblé, toute montagne et toute colline seront abaissées » (vv. 4-5).

Pour préparer le chemin au Seigneur qui vient, il est nécessaire de tenir compte des exigences de la conversion à laquelle nous invite le Baptiste. Quelles sont les exigences de cette conversion ? Tout d’abord, nous sommes appelés à assainir les dépressions produites par la froideur et par l’indifférence, en nous ouvrant aux autres avec les sentiments de Jésus, c’est-à-dire avec cette cordialité et cette attention fraternelle qui se charge des besoins de son prochain. Assainir les dépressions produites par la froideur. On ne peut pas avoir une relation d’amour, de charité, de fraternité avec le prochain s’il y a des “trous”, on ne peut pas avancer sur un chemin avec trop de trous. Cela demande de changer son attitude. Et tout cela, il faut le faire avec une sollicitude spéciale pour les plus nécessiteux. Puis il faut réduire les nombreuses aspérités causées par l’orgueil et la suffisance. Ces personnes, peut-être sans le savoir, sont suffisantes, sont âpres, elles n’ont pas de relation de cordialité. Il faut dépasser cela en réalisant des gestes concrets de réconciliation avec nos frères, de demande de pardon pour nos fautes. Il n’est pas facile de se réconcilier. On pense toujours : “qui fait le premier pas ?” Le Seigneur nous aide en cela, si nous sommes de bonne volonté. La conversion, en effet, est complète si elle conduit à reconnaître humblement nos erreurs, nos infidélités et nos manquements.

Le croyant est celui qui, en se faisant proche de son frère, comme Jean le Baptiste, ouvre des chemins dans le désert, c’est-à-dire indique des perspectives d’espérance y compris dans ces contextes existentiels inaccessibles, marqués par l’échec et la défaite. Nous ne pouvons pas capituler face aux situations négatives de fermeture et de rejet ; nous ne devons pas nous laisser assujettir par la mentalité du monde, car le centre de notre vie est Jésus et sa parole de lumière, d’amour, de consolation. C’est Lui ! Le Baptiste invitait à la conversion les personnes de son temps, avec force, avec vigueur, avec sévérité. Cependant il savait écouter, il savait accomplir des gestes de tendresse, des gestes de pardon envers la multitude d’hommes et de femmes qui allaient à lui pour confesser leurs péchés et se faire baptiser du baptême de pénitence

Le témoignage de Jean le Baptiste nous aide à poursuivre notre témoignage de vie. La pureté de son annonce, son courage pour proclamer la vérité, parvinrent à réveiller les attentes et les espérances du Messie qui étaient endormies depuis longtemps. Encore aujourd’hui, les disciples de Jésus sont appelés à être ses témoins humbles mais courageux, pour rallumer l’espérance, pour faire comprendre que, malgré tout, le royaume de Dieu continue à se construire jour après jour par la puissance de l’Esprit Saint. Pensons, chacun de nous : comment puis-je changer quelque chose de mon attitude, pour préparer le chemin du Seigneur ?

Que la Vierge Marie nous aide à préparer jour après jour le chemin du Seigneur, en commençant pour nous-mêmes ; et à répandre autour de nous, avec une patience tenace, des graines de paix, de justice et de fraternité.

IL VOUS BAPTISERA DANS L’ESPRIT SAINT

“Il vous baptisera…” En quelques mots, saint Luc définit la mission de Jésus comparativement à celle de Jean. Cette présentation est d’autant plus remarquable que les évangiles synoptiques (Matthieu, Marc, Luc) ne nous montrent jamais Jésus baptisant. Le quatrième évangile nous dit même positivement que Jésus ne baptisait pas lui-même (Jean 4. 2) Par cette affirmation “ dans l’Esprit-Saint”, les évangélistes, et particulièrement saint Luc, auteur des “Actes des Apôtres”, manifestent leur foi en l’action effective de Jésus ressuscité dans les sacrements de l’Eglise.

Au jour de Pentecôte.

La parole du Baptiste n’introduit pas seulement au ministère terrestre de Jésus ; elle annonce les temps nouveaux qui ne se refermeront plus. C’est cela la Bonne Nouvelle : ”Il vous baptisera dans l’Esprit-Saint et dans le feu … un feu qui ne s’éteint pas.” (Luc 3. 18) D’ailleurs, à plusieurs reprises dans les Actes des Apôtres, saint Luc dira que le baptême nouveau est bien distinct du baptême de Jean; il est donné au nom du Seigneur Jésus ou au nom de Jésus-Christ. Seul “le Seigneur” (terme divin) ou “le Christ” (celui qui a déjà en lui-même la plénitude de l’Esprit-Saint) peut donner le baptême dans l’Esprit. S’il ne l’a pas conféré durant sa vie terrestre, pas même au cercle étroit de ses apôtres, il le confère lui-même, après son départ de la terre et, cela, nous le célébrons au jour de la Pentecôte. Au moment de les quitter lors de l’Ascension, il prescrivit à ses disciples : ” de ne pas s’éloigner de Jérusalem mais d’y attendre la Promesse du Père, le don que je vous ai annoncé. Car Jean a baptisé avec de l’eau, mais vous, dans peu de jours, vous serez baptisés, saints, dans l’Esprit.” (Actes 1. 4 et 5)

L’entrée dans le Royaume.

Cette parole de Jésus avait tellement impressionné saint Pierre qu’il s’en souvint quand il dut constater que l’Esprit-Saint venait aussi sur ce païen de Corneille (Actes 10.47)                                           

Le baptême dans l’Esprit est donc la porte d’entrée du Royaume. C’est pourquoi Jésus a pu dire que le plus petit dans le Royaume est plus grand que Jean le Baptiste. Nous pouvons être surpris au premier abord par le lien établi entre baptême et Esprit-Saint. Il nous faut entendre par ce terme de “baptême” la plénitude de ce sacrement. “Nul s’il ne renaît de l’eau et de l’Esprit”. (Jean 3. 5) La tradition chrétienne les a liés au moment des sacrements de l’initiation. La liturgie orientale l’a maintenue. La liturgie latine du baptême des enfants les a dissociés dans le temps en ce que nous appelons “baptême” et “confirmation”.

Le baptême de Jésus.

Hire a Writer Nous lions le baptême à la mort et à la résurrection de Jésus. Jésus lui-même, quand il parle de son baptême, désigne sa Passion (Luc 12.50).  Il nous faut donc ne négliger aucun des aspects de sa mort et de sa résurrection. Et ceci vaut pour chacun d’entre nous puisque nous avons été baptisés dans l’eau et dans l’Esprit, nous sommes créatures nouvelles, ressuscités avec le Christ, selon l’expression de saint Paul. Le baptême qu’il a reçu dans le Jourdain le consacrait à cette mission d’Agneau de Dieu “qui porte et qui enlève le péché du monde.”(Jean 1. 33 à 36). A cette heure même, le Père le désigne comme son Fils bien-aimé et l’Esprit se manifeste ; c’est l’Esprit dès lors qui le mènera au désert pour y être tenté et le dirigera tout au long de sa vie. Dans tout son ministère, Jésus révèle le Christ-Messie, habité par l’Esprit. Dans le baptême du Jourdain, il reçoit l’Esprit pour accomplir sa mission. Dans le baptême de sa Passion, il reçoit l’Esprit pour le transmettre. Jacques Fournier Cef

             

Dimanche 16 décembre 2018 - Lectures de la messe

 

Première lecture (So 3, 14-18a)

 

Pousse des cris de joie, fille de Sion ! Éclate en ovations, Israël ! Réjouis-toi, de tout ton cœur bondis de joie, fille de Jérusalem ! Le Seigneur a levé les sentences qui pesaient sur toi, il a écarté tes ennemis. Le roi d’Israël, le Seigneur, est en toi. Tu n’as plus à craindre le malheur. Ce jour-là, on dira à Jérusalem : « Ne crains pas, Sion ! Ne laisse pas tes mains défaillir ! Le Seigneur ton Dieu est en toi, c’est lui, le héros qui apporte le salut. Il aura en toi sa joie et son allégresse, il te renouvellera par son amour ; il exultera pour toi et se réjouira, comme aux jours de fête. » – Parole du Seigneur.

 

Cantique (Is 12, 2-3, 4bcde, 5-6)

 

Voici le Dieu qui me sauve : j’ai confiance, je n’ai plus de crainte. Ma force et mon chant, c’est le Seigneur ; il est pour moi le salut. Exultant de joie, vous puiserez les eaux aux sources du salut. « Rendez grâce au Seigneur, proclamez son nom, annoncez parmi les peuples ses hauts faits ! » Redites-le : « Sublime est son nom ! » Jouez pour le Seigneur, il montre sa magnificence, et toute la terre le sait. Jubilez, criez de joie, habitants de Sion, car il est grand au milieu de toi, le Saint d’Israël ! 

 

Deuxième lecture (Ph 4, 4-7)

 

Frères, soyez toujours dans la joie du Seigneur ; je le redis : soyez dans la joie. Que votre bienveillance soit connue de tous les hommes. Le Seigneur est proche. Ne soyez inquiets de rien, mais, en toute circonstance, priez et suppliez, tout en rendant grâce, pour faire connaître à Dieu vos demandes. Et la paix de Dieu, qui dépasse tout ce qu’on peut concevoir, gardera vos cœurs et vos pensées dans le Christ Jésus. – Parole du Seigneur. 

 

Évangile (Lc 3, 10-18)

 

En ce temps-là, les foules qui venaient se faire baptiser par Jean lui demandaient : « Que devons-nous faire ? » Jean leur répondait : « Celui qui a deux vêtements, qu’il partage avec celui qui n’en a pas ; et celui qui a de quoi manger, qu’il fasse de même ! » Des publicains (c’est-à-dire des collecteurs d’impôts) vinrent aussi pour être baptisés ; ils lui dirent : « Maître, que devons-nous faire ? » Il leur répondit : « N’exigez rien de plus que ce qui vous est fixé. » Des soldats lui demandèrent à leur tour : « Et nous, que devons-nous faire ? » Il leur répondit : « Ne faites violence à personne, n’accusez personne à tort ; et contentez-vous de votre solde. » Or le peuple était en attente, et tous se demandaient en eux-mêmes si Jean n’était pas le Christ. Jean s’adressa alors à tous : « Moi, je vous baptise avec de l’eau ; mais il vient, celui qui est plus fort que moi. Je ne suis pas digne de dénouer la courroie de ses sandales. Lui vous baptisera dans l’Esprit Saint et le feu. Il tient à la main la pelle à vanner pour nettoyer son aire à battre le blé, et il amassera le grain dans son grenier ; quant à la paille, il la brûlera au feu qui ne s’éteint pas. » Par beaucoup d’autres exhortations encore, il annonçait au peuple la Bonne Nouvelle. – Acclamons la Parole de Dieu. 

CALENDRIER

 

DIMANCHE 16 décembre 2018 – 3ème dimanche de l’Avent

1ère lecture (So 3,14-18a) Cant ( Is 12,2.4-6) 2ème lecture  (Ph 4,4-7) Evangile (Lc 3,10-18)

 

 

Messes de la semaine   Pas de messe mardi matin à 9 h. Vendredi la messe est à 8 h 30 dans l’église

 

 

Rendez-vous de la semaine

 

-Mardi 18 Décembre à 10 h au presbytère : réunion du comité de rédaction du Messager

-Mardi 18 Décembre à 20 h 30 au presbytère : Rencontre de l’Equipe d’Animation Paroissiale

-Jeudi 20 Décembre à 10 h : célébration dans l’église avec les enfants de l’école Saint- Louis

-Vendredi 21 Décembre à 8 h 30 dans l’église : messe du temps de l’Avent avec les collégiens et lycéens du groupe scolaire Saint-Louis - Sainte-Clotilde

 

Pour vivre le sacrement de la réconciliation : Samedi 22 Décembre de 10 h à 12 h

et Lundi 24 Décembre de 10 h à 12 h dans l’église Notre-Dame

 

 

DIMANCHE 23 décembre 2018 – 4ème dimanche de l’Avent

1ère lecture (Mi 5,1-4a) Psaume (Ps 79,2-3.15-16.18-19) 2ème lecture (He 10,5-10) Evangile (Lc 1,39-45)

Messe anticipée le samedi à 18 h à Saint-Louis –Dimanche à 10 h 30 messe à Notre-Dame

 

 

Messes de Noël à l’église Notre-Dame

 

 

Lundi 24 décembre :

 

18 h veillée et messe

 

Minuit messe solennelle 

 

Mardi 25 décembre

 

 

10 h 30 messe

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12 décembre 2018 3 12 /12 /décembre /2018 19:25

Le Messager des mois de décembre 2018, janvier, février 2019 est disponible en ligne

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10 décembre 2018 1 10 /12 /décembre /2018 19:22

Communiqué des évêques d’Algérie qui annonce de la béatification de 19 religieux et religieuses dont Monseigneur Pierre Claverie et les sept moines de Tibhirine.

 

Notre Église est dans la joie. Le Pape François vient d’autoriser la signature du décret de béatification de « Mgr Pierre Claverie et ses 18 compagnes et compagnons ». La grâce nous est donnée de pouvoir faire mémoire de nos dix-neuf frères et sœurs en qualité de martyrs, c’est-à-dire, (selon le sens du mot lui-même), de témoins du plus grand amour, celui de donner sa vie pour ceux qu’on aime. Devant le danger d’une mort qui était omniprésent dans le pays, ils ont fait le choix, au risque de leur vie, de vivre jusqu’au bout les liens de fraternité et d’amitié qu’ils avaient tissés avec leurs frères et sœurs algériens par amour. Les liens de fraternité et d’amitié ont ainsi été plus forts que la peur de la mort.

Nos frères et sœurs n’accepteraient pas que nous les séparions de ceux et celles au milieu desquels ils ont donné leur vie. Ils sont les témoins d’une fraternité sans frontière, d’un amour qui ne fait pas de différence. C’est pourquoi, leur mort met en lumière le martyre de nombre de ceux et celles, algériens, musulmans, chercheurs de sens qui, artisans de paix, persécutés pour la justice, hommes et femmes au cœur droit, sont restés fidèles jusqu’à la mort durant cette décennie noire qui a ensanglanté l’Algérie.

Aussi notre pensée rassemble dans un même hommage tous nos frères et sœurs algériens, ils sont des milliers, qui n’ont pas craint eux non plus de risquer leur vie en fidélité à leur foi en Dieu, en leur pays, et en fidélité à leur conscience. Parmi eux nous faisons mémoire des 99 imams qui ont perdu la vie pour avoir refusé de justifier la violence. Nous pensons aux intellectuels, écrivains, journalistes, hommes de science ou d’art, membres des forces de l’ordre, mais aussi aux milliers de pères et mères de famille, humbles anonymes, qui ont refusé d’obéir aux ordres des groupes armés. Nombre d’enfants ont aussi perdu la vie emportés par la même violence.

Nous pouvons nous arrêter à la vie de chacun de nos dix-neuf frères et sœurs. Chacun est mort parce qu’il avait choisi, par grâce, de rester fidèle à ceux et celles que la vie de quartier, les services partagés, avaient fait leur prochain. Leur mort a révélé que leur vie était au service de tous : des pauvres, des femmes en difficultés, des handicapés, des jeunes, tous musulmans. Une idéologie meurtrière, défiguration de l’islam, ne supportait pas ces autres différents par la nationalité, par la foi. Les plus peinés, au moment de leur mort tragique, ont été leurs amis et voisins musulmans qui avaient honte que l’on utilise le nom de l’islam pour commettre de tels actes.

Mais nous ne sommes pas, aujourd’hui, tournés vers le passé. Ces béatifications sont une lumière pour notre présent et pour l’avenir. Elles disent que la haine n’est pas la juste réponse à la haine, qu’il n’y a pas de spirale inéluctable de la violence. Elles veulent être un pas vers le pardon et vers la paix pour tous les humains, à partir de l’Algérie mais au-delà des frontières de l’Algérie. Elles sont une parole prophétique pour notre monde, pour tous ceux qui croient et œuvrent pour le vivre ensemble. Et ils sont nombreux ici dans notre pays et partout dans le monde, de toute nationalité et de toute religion. C’est le sens profond de cette décision du Pape François. Plus que jamais, notre maison commune qu’est notre planète a besoin de la bonne et belle humanité de chacun. Nos frères et sœurs sont enfin des modèles sur le chemin de la sainteté ordinaire. Ils sont les témoins qu’une vie simple mais toute donnée à Dieu et aux autres peut mener au plus haut de la vocation humaine. Nos frères et nos sœurs ne sont pas des héros. Ils ne sont pas morts pour une idée ou pour une cause. Ils étaient simplement membre d’une petite Eglise catholique en Algérie qui, bien que constituée majoritairement d’étrangers, et souvent considérée elle-même comme étrangère, a tiré les conséquences naturelles de son choix d’être pleinement de ce pays. Il était clair pour chacun de ses membres que quand on aime quelqu’un on ne l’abandonne pas au moment de l’épreuve. C’est le miracle quotidien de l’amitié et de la fraternité. Beaucoup d’entre nous les ont connus et ont vécu avec eux. Aujourd’hui leur vie appartient à tous. Ils nous accompagnent désormais comme pèlerins de l’amitié et de la fraternité universelle.

DANS LA JOIE, A LA LUMIERE DE SA GLOIRE.

Celui qui est venu, ignoré par les puissants de son temps, n’en reste pas moins “plénitude pour la gloire et la louange de Dieu.” (Philippiens 1. 11) Il reviendra dans la gloire. Il nous conduit à notre achèvement (Philippiens 1. 4) A nous, dans une attente vigilante, de progresser grâce à notre amour.

 

De son côté, en rappelant ce retour dans la gloire, saint Luc, comme saint Matthieu et saint Marc cite explicitement une parole du prophète Isaïe. Ce n’est pas une parole quelconque. C’est l’ouverture, dans le recueil prophétique, du “Livre de la Consolation”. “Consolez, consolez mon peuple.” (Isaïe 40. 1)

Cette citation reprise par Jean le Baptiste doit donc être mise dans son contexte. Le prophète annonce que le Peuple, emmené en exil après la prise de Jérusalem par Nabuchodonosor en 587 avant J.C., reviendra sur sa terre. Et ce sera une merveille de Dieu.

 

Le psaume 125 le chante. Le Peuple est libéré du bannissement et de la dispersion. Dieu est tellement lié, par son alliance indéfectible, à son Peuple que la résurrection du Peuple est comme un retour de Dieu. En ramenant son Peuple, c’est Dieu lui-même qui s’annonce et se manifeste : ”Les rires jaillissaient de nos lèvres. Nous poussions des cris de joie. Et l’on disait dans les autres nations (les païens) : quelles merveilles le Seigneur fait pour eux !”

 

Reste que, pour ce retour de Dieu, la route doit être déblayée ; les passages tortueux doivent être rectifiés. L’appel à la conversion est clair. Jean le Baptiste le rappelle.

La première lecture, tirée du Livre de Baruch, reprend plusieurs siècles après le rédacteur du psaume 125, les mêmes images. Dans un nouveau climat de persécution, il témoigne de la même espérance. La paix, la joie sont liées à la justice, c’est-à-dire à la sainteté, à l’ajustement de nos vies à l’amour et à la volonté de Dieu.

Nous n’apporterons paix et joie à nos frères qu’en vivant, avec eux et pour eux, cette justice, cet ajustement de nos vies à l’amour et à la volonté de Dieu, ce qui est véritablement « l’intelligence du cœur. »

 

Cef Jacques Fournier

Dimanche  9 décembre 2018 - Lectures de la messe

 

Première lecture (Ba 5, 1-9)

 

Jérusalem, quitte ta robe de tristesse et de misère, et revêts la parure de la gloire de Dieu pour toujours, enveloppe-toi dans le manteau de la justice de Dieu, mets sur ta tête le diadème de la gloire de l’Éternel. Dieu va déployer ta splendeur partout sous le ciel, car Dieu, pour toujours, te donnera ces noms : « Paix-de-la-justice » et « Gloire-de-la-piété-envers-Dieu ». Debout, Jérusalem ! tiens-toi sur la hauteur, et regarde vers l’orient : vois tes enfants rassemblés du couchant au levant par la parole du Dieu Saint ; ils se réjouissent parce que Dieu se souvient. Tu les avais vus partir à pied, emmenés par les ennemis, et Dieu te les ramène, portés en triomphe, comme sur un trône royal. Car Dieu a décidé que les hautes montagnes et les collines éternelles seraient abaissées, et que les vallées seraient comblées : ainsi la terre sera aplanie, afin qu’Israël chemine en sécurité dans la gloire de Dieu. Sur l’ordre de Dieu, les forêts et les arbres odoriférants donneront à Israël leur ombrage ; car Dieu conduira Israël dans la joie, à la lumière de sa gloire, avec sa miséricorde et sa justice. – Parole du Seigneur. 

 

Psaume (Ps  125 (126), 1-2ab, 2cd-3, 4-5, 6)

 

Quand le Seigneur ramena les captifs à Sion, nous étions comme en rêve ! Alors notre bouche était pleine de rires, nous poussions des cris de joie. Alors on disait parmi les nations : « Quelles merveilles fait pour eux le Seigneur ! » Quelles merveilles le Seigneur fit pour nous : nous étions en grande fête ! Ramène, Seigneur, nos captifs, comme les torrents au désert. Qui sème dans les larmes moissonne dans la joie. Il s’en va, il s’en va en pleurant, il jette la semence ; il s’en vient, il s’en vient dans la joie, il rapporte les gerbes. 

 

Deuxième lecture (Ph 1, 4-6.8-11)

 

Frères, à tout moment, chaque fois que je prie pour vous tous, c’est avec joie que je le fais, à cause de votre communion avec moi, dès le premier jour jusqu’à maintenant, pour l’annonce de l’Évangile. J’en suis persuadé, celui qui a commencé en vous un si beau travail le continuera jusqu’à son achèvement au jour où viendra le Christ Jésus. Dieu est témoin de ma vive affection pour vous tous dans la tendresse du Christ Jésus. Et, dans ma prière, je demande que votre amour vous fasse progresser de plus en plus dans la pleine connaissance et en toute clairvoyance pour discerner ce qui est important. Ainsi, serez-vous purs et irréprochables pour le jour du Christ, comblés du fruit de la justice qui s’obtient par Jésus Christ, pour la gloire et la louange de Dieu. – Parole du Seigneur. 

 

Évangile (Lc 3, 1-6)

 

L’an quinze du règne de l’empereur Tibère, Ponce Pilate étant gouverneur de la Judée, Hérode étant alors au pouvoir en Galilée, son frère Philippe dans le pays d’Iturée et de Traconitide, Lysanias en Abilène, les grands prêtres étant Hanne et Caïphe, la parole de Dieu fut adressée dans le désert à Jean, le fils de Zacharie. Il parcourut toute la région du Jourdain, en proclamant un baptême de conversion pour le pardon des péchés, comme il est écrit dans le livre des oracles d’Isaïe, le prophète : Voix de celui qui crie dans le désert : Préparez le chemin du Seigneur, rendez droits ses sentiers. Tout ravin sera comblé, toute montagne et toute colline seront abaissées ; les passages tortueux deviendront droits, les chemins rocailleux seront aplanis ; et tout être vivant verra le salut de Dieu. – Acclamons la Parole de Dieu. 

 

CALENDRIER

 

DIMANCHE 9 décembre 2018 – 2ème dimanche de l’Avent

1ère lecture (Ba 5, 1-9) Psaume. (Ps 125,1-6) 2ème lecture  (Ph 1,4-6.8-11) Evangile (Lc 3,1-6)

 

 

Messes de la semaine   Pas de messe mercredi et jeudi mais office du matin à 9 h.

 

 

Rendez-vous de la semaine

 

-Lundi 10 Décembre à 20 h 30 au presbytère : réunion de Conseil pour les Affaires Economiques de la Paroisse (CPAE)

-Mardi 11 Décembre à 20 h 30 salle Pierre Lefeuvre : réunion des équipes liturgiques

 

Mercredi 12 Décembre toute la journée le père Frédéric Benoist participe au conseil presbytéral

 

-Mercredi 12 Décembre à 17 h salle Pierre Lefeuvre : réunion des lycéens qui préparent la confirmation.

-Jeudi 13 Décembre à 20 h 30 salle Pierre Lefeuvre : réunion des parents dont les jeunes de 6e à la 3e préparent leur première communion

-Jeudi 13 Décembre à 20 h 30 salle Pierre Lefeuvre : réunion du groupe biblique œcuménique

-Vendredi 14 Décembre à 14h30 salle Pierre Lefeuvre : réunion du groupe biblique paroissial, parcours sur l’Exode

-Samedi 15 Décembre à 18 h 30 salle Pierre Lefeuvre : rencontre des 4èmes-3èmes-

-Dimanche 16 Décembre au cours de la messe de 10 h 30 : rencontre des enfants de 3-7 ans

 

DIMANCHE 16 décembre 2018 – 3ème dimanche de l’Avent

1ère lecture (So 3,14-18a) Cant ( Is 12,2.4-6) 2ème lecture  (Ph 4,4-7) Evangile (Lc 3,10-18)

Messe anticipée le samedi à 18 h à Saint-Louis –Dimanche à 10 h 30 messe à Notre-Dame

 

 

Dimanche 16 Décembre : Accueil de la lumière de Bethléem

A 12 h salle Pierre Lefeuvre : Repas partagé avec les membres de la communauté protestante où chacun apporte un plat salé ou sucré à partager - A 14 h à l’église Notre-Dame : célébration œcuménique d’accueil et de partage de la lumière de Bethléem.

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2 décembre 2018 7 02 /12 /décembre /2018 17:17

Jésus « nous demande de le laisser devenir notre roi »

Paroles du pape avant l’angélus du 25 Novembre 2018 en la solennité du Christ Roi de l’Univers

Chers frères et sœurs, bonjour !

 

La solennité de Jésus Christ Roi de l’univers, que nous célébrons aujourd’hui, est mise au terme de l’année liturgique et rappelle que la vie de la création n’avance pas au hasard, mais procède vers une destination finale: la manifestation définitive du Christ, Seigneur de l’histoire et de toute la création. La conclusion de l’histoire sera son règne éternel. Le passage évangélique du jour (cf. Jn 18,33b-37) nous parle de ce règne, le royaume du Christ, le règne de Jésus, en racontant la situation humiliante dans laquelle s’est trouvé Jésus après avoir été arrêté à Gethsémani : ligoté, insulté, accusé et conduit devant les autorités de Jérusalem. Il est présenté au procureur romain, comme quelqu’un qui attente au pouvoir politique, pour devenir le roi des juifs. Pilate fait alors son enquête et dans un interrogatoire dramatique, il lui demande au moins deux fois s’Il est roi (cf. vv. 33b.37).

 

Jésus répond d’abord que sa royauté « n’est pas de ce monde » (v. 36). Puis il affirme : « C’est toi-même qui dis que je suis roi. » (v.37). Il est évident dans toute sa vie que Jésus n’a pas d’ambitions politiques. Souvenons-nous qu’après la multiplication des pains, la foule, enthousiaste du miracle, avait voulu le proclamer roi, pour renverser le pouvoir romain et rétablir le royaume d’Israël. Mais pour Jésus, le royaume est autre chose, il ne se réalise pas par la révolte, la violence et la force des armes. C’est pourquoi il se retire seul pour prier sur la montagne (cf. Jn 6,5-15). A présent, en répondant à Pilate, il lui fait noter que ses disciples n’ont pas combattu pour le défendre. Il dit : « si ma royauté était de ce monde, j’aurais des gardes qui se seraient battus pour que je ne sois pas livré aux Juifs.» (v.36). Jésus veut faire comprendre qu’au-dessus du pouvoir politique, il en existe un autre beaucoup plus grand, qui ne se poursuit pas avec des moyens humains. Il est venu sur la terre pour exercer ce pouvoir, qui est l’amour, en rendant témoignage à la vérité (cf. v. 37). Il s’agit de la vérité divine qui en définitive est le message essentiel de l’Evangile : «Dieu est amour» (1Jn 4,8) et il veut établir dans le monde son royaume d’amour, de justice et de paix. C’est le royaume dont Jésus est le roi, et qui s’étend jusqu’à la fin des temps. L’histoire enseigne que les royaumes fondés sur le pouvoir des armes et sur les abus sont fragiles et s’écroulent tôt ou tard. Mais le royaume de Dieu est fondé sur son amour et s’enracine dans les cœurs. Le royaume de Dieu s’enracine dans les cœurs, en conférant à qui l’accueille paix, liberté et plénitude de vie. Nous voulons tous la paix, nous voulons tous la liberté, et nous voulons la plénitude. Et comment cela se fait-il ? Laisse l’amour de Dieu, le royaume de Dieu, l’amour de Jésus, s’enraciner dans ton cœur et tu auras la paix, tu auras la liberté et tu auras la plénitude de vie.

 

Jésus aujourd’hui nous demande de Le laisser devenir notre roi. Un roi qui par sa parole, par son exemple et par sa vie immolée sur la croix, nous a sauvés de la mort. Ce roi indique le chemin à l’homme égaré, donne une lumière nouvelle à notre existence marquée par le doute, par la peur et par les épreuves de tous les jours. Mais nous ne devons pas oublier que le royaume de Jésus n’est pas de ce monde. Il pourra donner un sens nouveau à notre vie, parfois mise à rude épreuve y compris par nos erreurs et par nos péchés, seulement à condition que nous ne suivions pas les logiques du monde et de son “roi”.

 

Que la Vierge Marie nous aide à accueillir Jésus comme roi de notre vie et à répandre son royaume, en rendant témoignage à la vérité qu’est l’amour.

C’est le temps de l’Avent

 

Nous avons déjà entendu depuis deux dimanches le commentaire de textes qui annoncent la venue du Fils de l’Homme. Nous vous proposons aujourd’hui d’en méditer la richesse et l’appel que nous nous fait entendre.

 

C’est le temps de l’Avent … le temps de l’avènement du Sauveur Jésus, et, chaque jour, c’est l’aujourd’hui de Dieu.

 

Bien sûr, il est né en un temps de l’histoire,  mais il n’est pas qu’un souvenir du passé que ressassent des “petits vieux” sur un banc. “Le Christ, hier, aujourd’hui et demain.” est toujours à l’horizon de nos chemins. Il vient et nous appelle à sans cesse repartir vers Lui.

 

Repartir … affirmer que l’avenir nous attend puisque cet appel nous y engage. Croire qu’il existe toujours un possible qui vient de la grâce que Dieu nous donne en Notre Seigneur et Sauveur, Jésus, le Christ. Mets-toi debout pour Le rejoindre et l’inscrire dans le temps. Il t’ouvre à l’espérance puisqu’Il t’ouvre à l’amour, l’amour du cœur de Dieu au cœur de l’homme,  l’amour du cœur de l’homme au cœur de Dieu.

 

Repartir … abandonner ses habitudes et ses nostalgies. Tout peut recommencer dans le vouloir d’aujourd’hui. Par-delà les nuages sombres et le fracas des tempêtes, qu’évoque la parole de Jésus en l’évangile de ce dimanche, Dieu vient, le Fils de l’Homme t’attend.

 

Ne reste pas là ! Mets-toi debout ! Repars, le cœur neuf, éveillé, avec un nouveau regard Sur l’horizon qui s’ouvre devant toi. Repars ! Et reprends vie ! Par les bons chemins, s’il se peut; par les chemins chaotiques, s’il n’y en a pas d’autres. Mais, debout ! Repars ! C’est cela vivre.

 

“Je suis le Chemin, la Vérité, la Vie.” (Jean 14.6)

 

“Venez et vous verrez !” (Jean 1. 39)

                                                                                                                                                                                                                     P. Jacques Fournier Cef.

Dimanche  2 décembre 2018 - Lectures de la messe

 

Première lecture (Jr 33, 14-16)

 

Voici venir des jours – oracle du Seigneur – où j’accomplirai la parole de bonheur que j’ai adressée à la maison d’Israël et à la maison de Juda : En ces jours-là, en ce temps-là, je ferai germer pour David un Germe de justice, et il exercera dans le pays le droit et la justice. En ces jours-là, Juda sera sauvé, Jérusalem habitera en sécurité, et voici comment on la nommera : « Le-Seigneur-est-notre-justice. » – Parole du Seigneur. 

 

Psaume (Ps 24 (25), 4-5ab, 8-9, 10.14)

 

Seigneur, enseigne-moi tes voies, fais-moi connaître ta route. Dirige-moi par ta vérité, enseigne-moi, car tu es le Dieu qui me sauve. Il est droit, il est bon, le Seigneur, lui qui montre aux pécheurs le chemin. Sa justice dirige les humbles, il enseigne aux humbles son chemin. Les voies du Seigneur sont amour et vérité pour qui veille à son alliance et à ses lois. Le secret du Seigneur est pour ceux qui le craignent ; à ceux-là, il fait connaître son alliance. 

 

Deuxième lecture (1 Th 3, 12 – 4, 2)

 

Frères, que le Seigneur vous donne, entre vous et à l’égard de tous les hommes, un amour de plus en plus intense et débordant, comme celui que nous avons pour vous. Et qu’ainsi il affermisse vos cœurs, les rendant irréprochables en sainteté devant Dieu notre Père, lors de la venue de notre Seigneur Jésus avec tous les saints. Amen. Pour le reste, frères, vous avez appris de nous comment il faut vous conduire pour plaire à Dieu ; et c’est ainsi que vous vous conduisez déjà. Faites donc de nouveaux progrès, nous vous le demandons, oui, nous vous en prions dans le Seigneur Jésus. Vous savez bien quelles instructions nous vous avons données de la part du Seigneur Jésus. – Parole du Seigneur. 

 

Évangile (Lc 21, 25-28.34-36)

 

En ce temps-là, Jésus parlait à ses disciples de sa venue : « Il y aura des signes dans le soleil, la lune et les étoiles. Sur terre, les nations seront affolées et désemparées par le fracas de la mer et des flots. Les hommes mourront de peur dans l’attente de ce qui doit arriver au monde, car les puissances des cieux seront ébranlées. Alors, on verra le Fils de l’homme venir dans une nuée, avec puissance et grande gloire. Quand ces événements commenceront, redressez-vous et relevez la tête, car votre rédemption approche. Tenez-vous sur vos gardes, de crainte que votre cœur ne s’alourdisse dans les beuveries, l’ivresse et les soucis de la vie, et que ce jour-là ne tombe sur vous à l’improviste comme un filet ; il s’abattra, en effet, sur tous les habitants de la terre entière. Restez éveillés et priez en tout temps : ainsi vous aurez la force d’échapper à tout ce qui doit arriver, et de vous tenir debout devant le Fils de l’homme. » – Acclamons la Parole de Dieu. 

 

 

CALENDRIER

 

DIMANCHE 2 décembre 2018 – 1ER dimanche de l’Avent

1ère lecture (Jr 33,14-16) Psaume. (Ps 24,4-5.8-10.14) 2ème lecture  (1 Th 3,12 à 4,2)

Evangile (Lc 21,25-28.34-36)

Quête impérée Chantiers du Cardinal

 

Messes de la semaine  Pas de messe mais prière de l’office du matin à 9 h de lundi à Jeudi, messe à 9 h vendredi et samedi - Adoration et Sacrement du Pardon

 

Rendez-vous de la semaine

-Mardi 4 décembre à 14 h salle Pierre Lefeuvre : goûter des anciens des Equipes Saint-Vincent

-Jeudi 6 décembre à 20 h 30 salle Pierre Lefeuvre : réunion de tous les catéchistes de la paroisse

DIMANCHE 9 décembre 2018 – 2ème dimanche de l’Avent

1ère lecture (Ba 5, 1-9) Psaume. (Ps 125,1-6) 2ème lecture  (Ph 1,4-6.8-11) Evangile (Lc 3,1-6)

Messe anticipée le samedi à 18 h à Saint-Louis –Dimanche à 10 h 30 messe à Notre-Dame

 

 

    

    Nous vous attendons pour un temps de convivialité

                                  au Marché de Noël de la paroisse où de nombreux

                stands vous attendent pour ces fêtes de fin d’année.

           Merci à celles et ceux  qui pourront apporter  

                         le samedi 8 et/ou le dimanche 9 décembre

                             leurs gâteaux pour alimenter le stand.

.

 

 

 

Samedi 8 et dimanche 9 décembre à l’église Notre-Dame   : Exposition de peinture de COTONEEL et SOLVEIG

Dimanche 9 décembre à 16 h à l’église Notre-Dame : Concert de l'orchestre de cuivres et percussions, Paris Brass Band. 12 €, gratuit pour les enfants de moins de 12 ans.

 

A noter : Dimanche 16 Décembre : Accueil de la lumière de Bethléem

A 12 h salle Pierre Lefeuvre : repas partagé avec  des membres de la communauté protestante, à 14 h à l’église Notre-Dame : célébration œcuménique d’accueil et de partage de la lumière de Bethléem.

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25 novembre 2018 7 25 /11 /novembre /2018 19:29

Le Christ, roi de l’univers

 

Ce dimanche est le 34e du temps ordinaire, le dernier de l’année liturgique. L’Eglise nous propose de contempler aujourd’hui le visage du Christ Roi de l’Univers. Si cette vision du Christ Roi est située par l’Eglise au terme de l’année liturgique c’est pour nous inviter à garder devant nos yeux cette image du Christ comme terme de notre vie mais aussi comme terme de l’histoire. Qu’est-ce à dire ? Le terme, le but d’un itinéraire est ce qui lui donne sens. Pour vous qui êtes venus ici à Tamié ce matin, depuis votre lever, cette messe était le but de votre journée : ‘aujourd’hui nous montons à Tamié’ ! Mais si nous nous demandons où va notre vie, que répondrons-nous ? Cette question, qu’on le veuille ou non, chacun se la pose. Où va ma vie ? Vers quel but je l’oriente ? La fête de ce dernier dimanche de l’année liturgique nous invite à répondre avec saint Augustin, ‘Tu nous as faits pour toi, Seigneur, et notre cœur est sans repos tant qu’il ne demeure en toi’ ou comme saint Paul « Vivre, pour moi, c’est le Christ. » (Phil. 1,21)

Célébrer le Christ, Roi de l’Univers, étend même cette réponse à l’univers entier. Si notre monde a eu un commencement, s’il a connu toute une évolution qui se poursuit encore, il aura aussi un terme. Nous sommes bien conscients que notre univers évolue, soit vers une destruction totale, soit vers un accomplissement. Or notre foi nous dit qu’il va vers son plein accomplissement et cet accomplissement, ce sera le Christ tout en tous, l’avènement de son Royaume, de sa royauté universelle. Ce mystère est lié, vous le sentez bien, à tout le plan d’amour de Dieu pour sa création et surtout à son Incarnation en Jésus, fils de Marie, et donc fils de cette terre. Dès la création, Dieu avait en vue l’incarnation et la pleine réalisation de l’univers dans le Christ.

II.  Je lisais récemment dans un document de Rome adressé aux religieux ‘Repartir du Christ’ (au n° 21) : « C’est le Christ lui-même qui s’est rendu présent dans les communautés de ceux qui, au cours des siècles, se sont réunis en son nom, [c’est le Christ] qui leur a parlé de lui et de son Esprit, [c’est Lui] qui les a orientés vers le Père, [c’est le Christ] qui les a guidés sur les routes du monde à la rencontre de leurs frères et de leurs sœurs, [c’est le Christ enfin] qui les a fait devenir les instruments de son amour et les constructeurs du Royaume ». Ce Royaume n’est donc pas une fatalité qu’il nous faudrait attendre passivement. C’est nous qui le construisons ou plutôt c’est le Christ qui, par son Esprit qui agit en nous, le construit avec nous et par nous. Car c’est un Royaume d’amour et ce sont tous nos gestes d’amour qui l’édifient. De cela nous devons être profondément conscients.

Parler de Royaume, c’est emprunter au langage humain une image, une parabole, pour souligner le caractère communautaire du Salut. La Bible utilise d’autres images qui complètent celles du Royaume : famille des enfants de Dieu, troupeau du Bon pasteur. Peut-être l’image de la famille nous parle-t-elle plus que celle du Royaume. C’est à nous qu’il revient de faire de notre monde, de cette mosaïque de cultures, une famille des peuples pour que disparaissent ces causes permanentes de violences et de haine que sont l’injustice, la misère, la domination ou l’exploitation, l’indifférence ou l’exclusion.

Face à toutes ces injustices et ces violences, l’Esprit suscite au cœur de bien des jeunes aujourd’hui le rêve de bâtir un monde différent. Ce monde différent est déjà présent parmi nous et c’est à nous, les croyants, qu’il revient d’établir, chacun dans son immeuble, dans son village ou dans son quartier, des relations de connaissance, d’estime, d’entraide, qui fassent de nous, chrétiens, des signes de l’amour du Christ et des constructeurs de son Royaume.

III. Au début du 3e millénaire, le Pape nous engageait à nous laisser guider par la contemplation du Christ. Il nous invitait à avoir notre regard ‘plus que jamais fixé  sur le visage du Christ Seigneur’. Pour donner sens à notre vie, il faut en fixer le but, or ce but, je vous le disais au début, n’est autre que le visage du Christ, du Christ vainqueur du Mal et de la Mort, du Christ, Roi de l’univers.

 Mais où contempler ce visage du Christ ? Pas dans notre imagination, c’est sûr !  Une prière qui n’est pas nourrie de la Parole de Dieu donne souvent libre cours à l’imagination. Et, prier un Dieu qu’on imagine, cela s’appelle de l’idolâtrie. Où rencontrer le visage du Christ pour orienter vers lui notre existence ?

- Il existe une multiplicité de présences qu’il faut redécouvrir de manière toujours nouvelle. Le Christ est présent dans sa Parole, dans les sacrements et en particulier dans l’Eucharistie. C’est pour le rencontrer que nous nous réunissons chaque dimanche autour de ce sacrement et que nous écoutons ensemble sa Parole.

 - Il est présent dans son Eglise, c’est-à-dire dans la communauté des croyants, de ceux qui se réunissent en son nom : dans notre assemblée de ce moment, dans votre paroisse – y pensez-vous suffisamment ? -  dans les Chrétiens avec qui vous vivez ou travaillez et que peut-être vous ne cherchez pas à connaître, à rencontrer. L’Eglise est dans ces deux ou trois qui partagent la même foi et s’efforcent de partager la même prière, la même entraide, le même amour des autres. 

 - L’Église est faite de l’ensemble de ces petits groupes de chrétiens unis dans la foi et l’amour ; et le Royaume du Christ est présent dans cet ensemble des églises et des hommes vers lesquels ces églises tournent leur amour. Tout homme avec qui je tisse un lien d’amour, avec qui je partage ne serait-ce qu’un verre d’eau, une visite à l’hôpital ou en prison, est par là même associé à ce grand Règne du Christ.

- Car le Christ est présent aussi et surtout dans les pauvres, les petits, les démunis, tous ceux qui souffrent. Et si le Christ est présent en eux, ils sont présence du Royaume. Mais si je me crois chrétien et ne me tourne pas vers eux avec amour, je m’exclus du Royaume. C’est Jésus lui-même qui nous le dit dans son Evangile : « Je ne vous connais pas, éloignez-vous loin de moi ! » Paroles terribles qui constituent avec les béatitudes le cœur même de l’Evangile.

Voilà, Frères et Sœurs, ce que signifie cette fête du Christ Roi. Accepter de la célébrer, c’est déjà nous engager dans un vaste programme, c’est devenir les artisans de ce Royaume instauré par Jésus dans le mystère de sa Mort et de sa Résurrection.  « Tu l’as dit, je suis roi ! » Ce Roi humble et méprisé, ce Roi condamné et torturé, ce Roi abandonné de tous et cloué à une croix, est celui qui reviendra.  « Sa domination est une domination éternelle, qui ne passera pas, et sa royauté, une royauté qui ne sera pas détruite »  nous disait la première lecture tirée du Livre de Daniel.  « Voici qu’il vient parmi les nuées, et tous les hommes le verront, même ceux qui l’ont transpercé ; et en le voyant toutes les tribus de la terre se lamenteront ! »  reprenait en écho l’Apocalypse dans la seconde lecture. Et après avoir entendu un rappel de l’Evangile de la Passion selon saint Jean, nous pourrons chanter avec la Préface : « Tu as consacré Prêtre éternel et Roi de l’univers ton Fils unique, Jésus-Christ, notre Seigneur, offert en victime pour notre rédemption, pour qu’après avoir soumis à son pouvoir toutes les créatures, il remette aux mains de ta souveraine puissance un règne sans limite et sans fin : règne de vie et de vérité, règne de grâce et de sainteté, règne de justice, d’amour et de paix. »

Permets Seigneur qu’en partageant cette Eucharistie nous soyons, dès maintenant, par notre foi et notre amour, les témoins et les artisans de ce Royaume ! Amen.

Dimanche 25 novembre 2018 - Notre Seigneur Jésus Christ Roi de l'Univers, année B Solennité

 

Lectures de la messe

 

Première lecture (Dn 7, 13-14)

 

Moi, Daniel, je regardais, au cours des visions de la nuit, et je voyais venir, avec les nuées du ciel, comme un Fils d’homme ; il parvint jusqu’au Vieillard, et on le fit avancer devant lui. Et il lui fut donné domination, gloire et royauté ; tous les peuples, toutes les nations et les gens de toutes langues le servirent. Sa domination est une domination éternelle, qui ne passera pas, et sa royauté, une royauté qui ne sera pas détruite. – Parole du Seigneur.

 

Psaume (Ps 92 (93), 1abc, 1d-2, 5)

 

Le Seigneur est roi ; il s’est vêtu de magnificence, le Seigneur a revêtu sa force. Et la terre tient bon, inébranlable ; dès l’origine ton trône tient bon, depuis toujours, tu es. Tes volontés sont vraiment immuables : la sainteté emplit ta maison, Seigneur, pour la suite des temps. 

 

Deuxième lecture (Ap 1, 5-8)

 

À vous, la grâce et la paix, de la part de Jésus Christ, le témoin fidèle, le premier-né des morts, le prince des rois de la terre. À lui qui nous aime, qui nous a délivrés de nos péchés par son sang, qui a fait de nous un royaume et des prêtres pour son Dieu et Père, à lui, la gloire et la souveraineté pour les siècles des siècles. Amen. Voici qu’il vient avec les nuées, tout œil le verra, ils le verront, ceux qui l’ont transpercé ; et sur lui se lamenteront toutes les tribus de la terre. Oui ! Amen ! Moi, je suis l’Alpha et l’Oméga, dit le Seigneur Dieu, Celui qui est, qui était et qui vient, le Souverain de l’univers. – Parole du Seigneur. 

 

Évangile (Jn 18, 33b-37)

 

En ce temps-là, Pilate appela Jésus et lui dit : « Es-tu le roi des Juifs ? » Jésus lui demanda : « Dis-tu cela de toi-même, ou bien d’autres te l’ont dit à mon sujet ? » Pilate répondit : « Est-ce que je suis juif, moi ? Ta nation et les grands prêtres t’ont livré à moi : qu’as-tu donc fait ? » Jésus déclara : « Ma royauté n’est pas de ce monde ; si ma royauté était de ce monde, j’aurais des gardes qui se seraient battus pour que je ne sois pas livré aux Juifs. En fait, ma royauté n’est pas d’ici. » Pilate lui dit : « Alors, tu es roi ? » Jésus répondit : « C’est toi-même qui dis que je suis roi. Moi, je suis né, je suis venu dans le monde pour ceci : rendre témoignage à la vérité. Quiconque appartient à la vérité écoute ma voix. » – Acclamons la Parole de Dieu. 

CALENDRIER

 

DIMANCHE 25 novembre 2018 – Christ, Roi de l’Univers

1ère lecture (Dn 7,13-14) Psaume. (Ps 92,1-2.5) 2ème lecture  (Ap 1,5-8) Evangile (Jn 18,33b-37)

 

 

Messes de la semaine  Messe à 9 h tous les jours sauf mardi 27

 

Rendez-vous de la semaine

-Lundi 26 Novembre à 20 h 30 salle Pierre Lefeuvre : réunion de préparation du Marché de Noël

 

Mardi 27 Novembre : toute la journée, rencontre des prêtres responsables

des unités pastorales avec notre Evêque

 

-Mardi 27 Novembre à 20 h 30 au temple protestant : réunion de préparation de la célébration de la lumière de Bethléem

-Mercredi 28 Novembre à 11 h dans l’église : Cérémonie d’inauguration de l’espace accueil dans l’église Notre-Dame

-Jeudi 29 Novembre à 19 h salle Pierre Lefeuvre : réunion des parents de l’école Saint-Louis Sainte-Clotilde dont les enfants préparent la première communion

-Jeudi 29 novembre à 20 h 30 au presbytère : réunion de l’Equipe d’Animation Paroissiale

-Vendredi 30 Novembre à 20 h 30 salle Pierre Lefeuvre : rencontre des catéchumènes adultes et leurs accompagnateurs

-Samedi 1er décembre de 10 h à 12 h : célébration du pardon pour les enfants de la catéchèse du CM2 à la 5 ème

-Samedi 1 er décembre à 16 h au presbytère : réunion de l’équipe accueil de la paroisse

-Samedi 1er décembre à 18 h 30 salle Pierre Lefeuvre : réunion des lycéens

DIMANCHE 2 décembre 2018 – 1ER dimanche de l’Avent

1ère lecture (Jr 33,14-16) Psaume. (Ps 24,4-5.8-10.14) 2ème lecture  (1 Th 3,12 à 4,2)

Evangile (Lc 21,25-28.34-36)

Messe anticipée le samedi à 18 h à Saint-Louis –Dimanche à 10 h 30 messe à Notre-Dame

 

 

N’oubliez pas le stand gâteaux et confitures du prochain Marché de Noël de la paroisse les 8 et 9 décembre ! Vous pouvez déposer dès maintenant au presbytère vos pots de confiture.  

Merci à celles et ceux  qui pourront apporter le samedi 8 décembre et/ou le dimanche 9 décembre leurs gâteaux pour alimenter le stand.

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19 novembre 2018 1 19 /11 /novembre /2018 12:43

Paroles du pape François après l’angélus du 11 Novembre 2018

Chers frères et sœurs,

Hier, à Barcelone, a eu lieu la béatification du père Teodoro Illera del Olmo et de 15 compagnons martyrs. Il s’agit de treize consacrés et trois fidèles laïcs. Neuf religieux et laïcs appartenaient à la Congrégation de Saint-Pierre-aux-liens ; trois religieuses étaient capucines de la Mère du Divin Pasteur et l’une était franciscaine du Sacré Cœur. Ces nouveaux bienheureux ont tous été tués pour leur foi, dans des lieux et à des dates différentes, durant la guerre et la persécution religieuse du siècle dernier en Espagne. Louons le Seigneur pour ces témoins courageux et un applaudissement à eux !

 

On célèbre aujourd’hui le centenaire de la fin de la Première Guerre Mondiale, que mon prédécesseur Benoît XV a qualifiée de “massacre inutile”. Aujourd’hui à 13h30 heure italienne, les cloches sonneront dans le monde entier, y compris celles de la basilique Saint-Pierre. La page historique du premier conflit mondial est pour tous un avertissement sévère à rejeter la culture de la guerre et à rechercher tout moyen légitime pour mettre fin aux conflits qui aujourd’hui encore ensanglantent de nombreuses régions du monde. Il semble que nous n’apprenions jamais. Tandis que nous prions pour toutes les victimes de cette énorme tragédie, nous disons avec force : investissons dans la paix, pas dans la guerre ! Et, comme signe emblématique, prenons celui du grand saint Martin de Tours, dont c’est aujourd’hui la mémoire : il découpa en deux son manteau pour le partager avec un pauvre. Ce geste de solidarité humaine nous indique à tous le chemin pour construire la paix.

 

Dimanche prochain l’on célèbre la Journée mondiale des pauvres, avec de nombreuses initiatives d’évangélisation, de prière et de partage. Ici aussi Place Saint-Pierre, a été installée une base sanitaire qui offrira des soins à ceux qui sont en difficulté durant une semaine. Je souhaite que cette Journée favorise une attention croissante aux besoins des plus petits, des marginalisés, des affamés.

Monsieur Jean-Marc Sauvé, vice-président honoraire du Conseil d’État, président de la commission indépendante

 

 À la suite de l’Assemblée plénière des évêques de France qui s’est réunie à Lourdes du 3 au 8 novembre 2018 et conformément aux décisions annoncées le 7 novembre, la Conférence des évêques de France a avancé dans la mise en place d’une commission indépendante chargée de faire la lumière sur les abus sexuels sur mineurs dans l’Église catholique depuis 1950, de comprendre les raisons qui ont favorisé la manière dont ont été traitées ces affaires et de faire des préconisations, notamment en évaluant les mesures prises depuis les années 2000.

M. Jean-Marc Sauvé, Vice-président honoraire du Conseil d’État a accepté de prendre la présidence de cette commission dont il aura la charge de désigner les membres.

Mgr Georges Pontier, président de la CEF et M. Jean-Marc Sauvé se rencontreront prochainement pour préciser les objectifs de cette commission et étudier les moyens nécessaires pour son bon fonctionnement.

 

LE RASSEMBLEMENT DES ELUS, UN MESSAGE D’ESPERANCE

 

On peut rester fasciné par les événements de la fin des temps. Dans l’Antiquité, on avait divinisé les corps célestes, les astres et on les considérait comme des êtres spirituels auxquels il fallait rendre un culte. A travers eux, on s’efforçait de lire l’avenir et de découvrir le destin des hommes. Bien qu’aujourd’hui nous n’ayons plus les mêmes croyances, nombreux sont nos contemporains qui restent encore subjugués par l’astrologie et les horoscopes.

Dans la littérature juive, aux alentours de l’ère chrétienne, le thème de l’ébranlement des astres, montés sur un ciel rigide, fait partie du genre littéraire qu’on appelle les apocalypses. Il forme le décor classique des scènes de la théophanie, des apparitions de Dieu parmi les hommes, comme du jugement opéré par Dieu. Marc réemploie ces images traditionnelles pour évoquer l’intervention finale de Dieu sur notre monde. Ces bouleversements sont évoqués par le prophète Isaïe, chapitre 13 et chapitre 34. Pourtant Marc renvoie cet ébranlement à la venue de Dieu, qui a bien pour but le rassemblement des élus.

En tenant compte de cela, il est préférable de lire ces textes comme un message d’espérance et un encouragement adressé à ceux qui ont foi en la proximité du Fils de l’Homme. Ils doivent tenir bon dans les épreuves et rester vigilants. Cet avènement coïncidera avec leur salut définitif, « avec grande gloire ». Marc ne parle pas ni de l’écrasement du mal ni du jugement du monde et des hommes. C’est l’exhortation et la consolation qui caractérisent cet enseignement. « Il est à notre porte. » La comparaison du figuier en est le signe. Le figuier perd ses feuilles pendant l’hiver et ne donne à nouveau signe de vie que tardivement. Quand la sève remonte dans les branches qui deviennent tendres et que les feuilles commencent à apparaître, on sait que l’hiver est terminé et que la saison chaude est proche. C’est là la « pointe » de la parabole. De même que l’apparition des jeunes pousses annoncent l’arrivée imminente de l’été, de même certaines choses annonceront l’arrivée imminente du Fils de l’Homme. Reste à déterminer en quoi elles consistent. Les calamités énumérées dans les versets qui précèdent le texte de ce dimanche (Marc 13. 14 à 23) en sont l’annonce, tout particulièrement la catastrophe qui frappera le Temple.

Elles concernent les disciples qui entendent ce discours de Jésus. Elle est pour demain, la terrible détresse de la Passion du Golgotha où le ciel lui-même s’obscurcira (Marc 15. 33). Elle tombera sur Jérusalem investie par ses ennemis quelques années plus tard. Elle tombera sur les disciples quand ils seront persécutés.« Cette génération ne passera pas avant que tout cela n’arrive. » (Marc 13. 30)

Les paroles qui suivent sont à étendre au travers du temps et de l’Histoire : « Le ciel et la terre passeront », mais « Le Christ est celui qui était hier, qui est aujourd’hui et celui qui vient. » (Hébreux 1. 8)

                                                                                                      P. Jacques Fournier Cef.

 

 

Dimanche 18 novembre 2018  - Lectures de la messe

 

Première lecture (Dn 12, 1-3)

 

En ce temps-là se lèvera Michel, le chef des anges, celui qui se tient auprès des fils de ton peuple. Car ce sera un temps de détresse comme il n’y en a jamais eu depuis que les nations existent, jusqu’à ce temps-ci. Mais en ce temps-ci, ton peuple sera délivré, tous ceux qui se trouveront inscrits dans le Livre. Beaucoup de gens qui dormaient dans la poussière de la terre s’éveilleront, les uns pour la vie éternelle, les autres pour la honte et la déchéance éternelles. Ceux qui ont l’intelligence resplendiront comme la splendeur du firmament, et ceux qui sont des maîtres de justice pour la multitude brilleront comme les étoiles pour toujours et à jamais. – Parole du Seigneur. 

 

Psaume (Ps 15 (16), 5.8, 9-10, 11)

 

Seigneur, mon partage et ma coupe : de toi dépend mon sort. Je garde le Seigneur devant moi sans relâche ; il est à ma droite : je suis inébranlable. Mon cœur exulte, mon âme est en fête, ma chair elle-même repose en confiance : tu ne peux m’abandonner à la mort ni laisser ton ami voir la corruption. Tu m’apprends le chemin de la vie : devant ta face, débordement de joie ! À ta droite, éternité de délices ! 

 

Deuxième lecture (He 10, 11-14.18)

 

Dans l’ancienne Alliance, tout prêtre, chaque jour, se tenait debout dans le Lieu saint pour le service liturgique, et il offrait à maintes reprises les mêmes sacrifices, qui ne peuvent jamais enlever les péchés. Jésus-Christ, au contraire, après avoir offert pour les péchés un unique sacrifice, s’est assis pour toujours à la droite de Dieu. Il attend désormais que ses ennemis soient mis sous ses pieds. Par son unique offrande, il a mené pour toujours à leur perfection ceux qu’il sanctifie. Or, quand le pardon est accordé, on n’offre plus le sacrifice pour le péché. – Parole du Seigneur. 

 

Évangile (Mc 13, 24-32)

 

Résultat de recherche d'images pour "à vos agendas illustrations" En ce temps-là, Jésus parlait à ses disciples de sa venue : « En ces jours-là, après une grande détresse, le soleil s’obscurcira et la lune ne donnera plus sa clarté ; les étoiles tomberont du ciel, et les puissances célestes seront ébranlées. Alors on verra le Fils de l’homme venir dans les nuées avec grande puissance et avec gloire. Il enverra les anges pour rassembler les élus des quatre coins du monde, depuis l’extrémité de la terre jusqu’à l’extrémité du ciel. Laissez-vous instruire par la comparaison du figuier : dès que ses branches deviennent tendres et que sortent les feuilles, vous savez que l’été est proche. De même, vous aussi, lorsque vous verrez arriver cela, sachez que le Fils de l’homme est proche, à votre porte. Amen, je vous le dis : cette génération ne passera pas avant que tout cela n’arrive. Le ciel et la terre passeront, mes paroles ne passeront pas. Quant à ce jour et à cette heure-là, nul ne les connaît, pas même les anges dans le ciel, pas même le Fils, mais seulement le Père. » – Acclamons la Parole de Dieu. 

CALENDRIER

 

DIMANCHE 18 novembre 2018 – 33ème dimanche du temps ordinaire

1ère lecture (Dn 12,1-3) Psaume. (Ps 15,5.8-11) 2ème lecture  (He 10,11-14.18) Evangile (Mc 13,24-32)

Quête du Secours Catholique

 

 

Messes de la semaine  Pas de messe lundi, mardi, mercredi, jeudi et vendredi inclus

 

Rendez-vous de la semaine

 

-Mercredi 21 novembre à 14 h 30 salle Pierre Lefeuvre : réunion du groupe MCR

-Samedi 24 novembre à 18 h 30 salle Pierre Lefeuvre : Rencontre des collégiens de 4ème-3ème

-Samedi 24 novembre à 20 h 30 à l’église Notre-Dame : Concert organisé par la municipalité. « De Mozart aux grands compositeurs de l’impressionnisme » par l’Orchestre de Chambre Nouvelle Europe Direction d’Orchestre : Nicolas KRAUZE

 

Samedi 24 et Dimanche 25 novembre : Week-end en l’abbaye de la Pierre-Qui-Vire des jeunes couples de la paroisse.

 

DIMANCHE 25 novembre 2018 – Christ, Roi de l’Univers

1ère lecture (Dn 7,13-14) Psaume. (Ps 92,1-2.5) 2ème lecture  (Ap 1,5-8) Evangile (Jn 18,33b-37)

Messe anticipée le samedi à 18 h à Saint-Louis –Dimanche à 10 h 30 messe à Notre-Dame

 

Nous vous attendons pour un temps de convivialité à

                     partager le week-end du samedi 8 et dimanche 9 décembre

  au Marché de Noël de la paroisse où de nombreux stands

  vous attendent pour ces fêtes de fin d’année. Nous lançons

        un appel aux bonnes volontés pour la confection

        de gâteaux et confitures maison à vendre

à cette occasion.

& à ne pas manquer :

 

Dimanche 9 décembre à 16 h à l’église Notre-Dame : Concert de l'orchestre de cuivres et percussions, Paris Brass Band. 12 €, gratuit pour les enfants de moins de 12 ans.

 

 

 

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12 novembre 2018 1 12 /11 /novembre /2018 15:24

Angélus : non ! Aux communautés « stations de service » (traduction complète)

 

Le double commandement de l’amour

 

Paroles du pape François avant l’angélus

 

Chers frères et sœurs, bonjour!Au centre de l’Évangile ce dimanche (cf. Mc 12, 28b-34), il y a le commandement de l’amour: l’amour de Dieu et l’amour du prochain. Un scribe demande à Jésus: « Quel est le premier de tous les commandements ? » (v. 28). Il répond en citant cette profession de foi par laquelle tout Israélite s’ouvre et ferme sa journée et commence par les mots: « Écoute, Israël! Le Seigneur notre Dieu est le seul Seigneur « (Dt 6: 4). De cette manière, Israël garde sa foi dans la réalité fondamentale de l’ensemble son credo: il n’y a qu’un seul Seigneur et ce Seigneur est « nôtre » en ce sens qu’il est lié à nous par un pacte indissoluble, il nous a aimés, nous aime et nous aimera toujours. C’est de cette source, cet amour de Dieu, que le double commandement découle pour nous: « Tu aimeras le Seigneur ton Dieu de tout ton cœur et de toute ton âme, de tout ton esprit, de toute ta force. […] Tu aimeras ton prochain comme toi-même » (vv. 30-31).

 

En choisissant ces deux Paroles adressés par Dieu à son peuple et en les associant, Jésus a une fois pour toutes enseigné que l’amour de Dieu et l’amour du prochain sont indissociables, et plus encore, ils se soutiennent. Même s’ils sont placés l’un après l’autre, ce sont les deux faces d’une même médaille: vécus ensemble, ils sont la vraie force du croyant! Aimer Dieu, c’est vivre de lui et pour lui, pour ce qu’il est et pour ce qu’il fait. Et notre Dieu est don sans réserve, c’est pardon sans limites, est relation qui promeut et fait grandir. Par conséquent, aimer Dieu signifie investir chaque jour ses énergies pour être ses collaborateurs au service de notre prochain sans réserve, en cherchant à pardonner sans limites et à cultiver des relations de communion et de fraternité.

 

L’évangéliste Marc ne se donne pas la peine de préciser qui est le prochain, car le prochain c’est la personne que je rencontre sur le chemin, dans la journée. Il ne s’agit pas de présélectionner mon prochain: ce n’est pas chrétien. Je pense que mon prochain est celui que j’ai présélectionné ?

Non, ce n’est pas chrétien, c’est païen; mais il s’agit d’avoir des yeux pour le voir et un cœur pour vouloir son bien. Si nous nous exerçons à voir avec le regard de Jésus, nous serons toujours à l’écoute et aux côtés de celui qui est dans le besoin. Les besoins du prochain exigent certes des réponses efficaces, mais auparavant ils exigent le partage. Par une image, on peut dire que celui qui a faim n’a pas seulement besoin d’une assiette de soupe, mais aussi d’un sourire, d’être écouté et même d’une prière, peut-être faite ensemble. L’Évangile d’aujourd’hui nous invite tous à nous projeter non seulement vers les urgences de nos frères plus pauvres, mais surtout à être attentifs à leur besoin de proximité fraternelle, de sens de la vie, de tendresse. Cela interpelle nos communautés chrétiennes: il s’agit d’éviter le risque d’être des communautés qui vivent de beaucoup initiatives mais de peu de relations; le risque de communautés « stations de service » mais de peu de compagnie, au sens plein et chrétien de ce terme.

Dieu, qui est amour, nous a créés par amour et pour que nous puissions aimer les autres en restant unis à lui. Ce serait une illusion de prétendre aimer les autres sans aimer Dieu; et ce serait tout aussi illusoire de prétendre aimer Dieu sans aimer notre prochain. Les deux dimensions de l’amour, pour Dieu et pour le prochain, dans leur unité, caractérisent le disciple du Christ. Que la Vierge Marie nous aide à accueillir et témoigner  de cet enseignement lumineux dans la vie quotidienne.

MEFIEZ-VOUS DES SCRIBES

Comme les autres évangiles synoptiques, celui de Luc et celui de Matthieu, Marc place le jugement prononcé par Jésus l’égard des scribes juste avant la Passion. Ce qui n’est pas sans raison.

 

Matthieu amplifie la mise en garde des disciples en prenant à parti les scribes et les pharisiens hypocrites (chapitre 23). L’enseignement de Jésus s’était ouvert par la proclamation des Béatitudes qui annoncent la proximité du Royaume. Il s’achève par le jugement de ceux qui se sont fermés à l’Evangile et donc au Royaume. « Aux bienheureux » de Matthieu 5, correspond presque nombre pour nombre, les « malheureux » de Matthieu 23.

 

Chez Marc, comme chez Luc, le propos est plus sommaire. Jésus s’adresse seulement aux scribes. Cette expression indique un rapport avec les Saintes Ecritures. Les scribes étaient les interprètes de la Loi et constituaient, de ce fait, un pouvoir considérable depuis que les prophètes s’étaient tus. On l’a vu dimanche dernier lorsque le scribe, bienveillant, passe du livre du Deutéronome, au livre du Lévitique et conclut par une citation du prophète.

 

Les scribes étaient bien représentés au Conseil Suprême du Judaïsme, le Sanhédrin. A côté des « Anciens » et des prêtres, particulièrement les familles des Grands-prêtres, ils travailleront à l’arrestation et à la condamnation de Jésus. Pas tous, certes, car il existait des exceptions. Le scribe de dimanche dernier « n’était pas loin du Royaume de Dieu. » (Marc 12. 43)

Et puis, avec la complicité de Judas, ils pourront mettre leur dessein à exécution. Ils vont juger Jésus. Mais ils sont déjà jugés par lui : « Ils seront d’autant plus sévèrement condamnés. »

Dimanche 11 novembre 2018 - Lectures de la messe

 

Première lecture (1 R 17, 10-16)

Image associée En ces jours-là, le prophète Élie partit pour Sarepta, et il parvint à l’entrée de la ville. Une veuve ramassait du bois ; il l’appela et lui dit : « Veux-tu me puiser, avec ta cruche, un peu d’eau pour que je boive ? » Elle alla en puiser. Il lui dit encore : « Apporte-moi aussi un morceau de pain. » Elle répondit : « Je le jure par la vie du Seigneur ton Dieu : je n’ai pas de pain. J’ai seulement, dans une jarre, une poignée de farine, et un peu d’huile dans un vase. Je ramasse deux morceaux de bois, je rentre préparer pour moi et pour mon fils ce qui nous reste. Nous le mangerons, et puis nous mourrons. » Élie lui dit alors : « N’aie pas peur, va, fais ce que tu as dit. Mais d’abord cuis-moi une petite galette et apporte-la moi ; ensuite tu en feras pour toi et ton fils. Car ainsi parle le Seigneur, Dieu d’Israël : Jarre de farine point ne s’épuisera, vase d’huile point ne se videra, jusqu’au jour où le Seigneur donnera la pluie pour arroser la terre. » La femme alla faire ce qu’Élie lui avait demandé, et pendant longtemps, le prophète, elle-même et son fils eurent à manger. Et la jarre de farine ne s’épuisa pas, et le vase d’huile ne se vida pas, ainsi que le Seigneur l’avait annoncé par l’intermédiaire d’Élie. – Parole du Seigneur. 

 

Psaume (Ps 145 (146), 6c.7, 8-9a, 9bc-10)

Le Seigneur garde à jamais sa fidélité, il fait justice aux opprimés ; aux affamés, il donne le pain ; le Seigneur délie les enchaînés. Le Seigneur ouvre les yeux des aveugles, le Seigneur redresse les accablés, le Seigneur aime les justes, le Seigneur protège l’étranger. Il soutient la veuve et l’orphelin, il égare les pas du méchant. D’âge en âge, le Seigneur régnera : ton Dieu, ô Sion, pour toujours ! 

 

Deuxième lecture (He 9, 24-28)

Le Christ n’est pas entré dans un sanctuaire fait de main d’homme, figure du sanctuaire véritable ; il est entré dans le ciel même, afin de se tenir maintenant pour nous devant la face de Dieu. Il n’a pas à s’offrir lui-même plusieurs fois, comme le grand prêtre qui, tous les ans, entrait dans le sanctuaire en offrant un sang qui n’était pas le sien ; car alors, le Christ aurait dû plusieurs fois souffrir la Passion depuis la fondation du monde. Mais en fait, c’est une fois pour toutes, à la fin des temps, qu’il s’est manifesté pour détruire le péché par son sacrifice. Et, comme le sort des hommes est de mourir une seule fois et puis d’être jugés, ainsi le Christ s’est-il offert une seule fois pour enlever les péchés de la multitude ; il apparaîtra une seconde fois, non plus à cause du péché, mais pour le salut de ceux qui l’attendent. – Parole du Seigneur. 

 

Évangile (Mc 12, 38-44)

En ce temps-là, dans son enseignement, Jésus disait aux foules : « Méfiez-vous des scribes, qui tiennent à se promener en vêtements d’apparat et qui aiment les salutations sur les places publiques, les sièges d’honneur dans les synagogues, et les places d’honneur dans les dîners. Ils dévorent les biens des veuves et, pour l’apparence, ils font de longues prières : ils seront d’autant plus sévèrement jugés. » Jésus s’était assis dans le Temple en face de la salle du trésor, et regardait comment la foule y mettait de l’argent. Beaucoup de riches y mettaient de grosses sommes. Une pauvre veuve s’avança et mit deux petites pièces de monnaie. Jésus appela ses disciples et leur déclara : « Amen, je vous le dis : cette pauvre veuve a mis dans le Trésor plus que tous les autres. Car tous, ils ont pris sur leur superflu, mais elle, elle a pris sur son indigence : elle a mis tout ce qu’elle possédait, tout ce qu’elle avait pour vivre. » – Acclamons la Parole de Dieu.

CALENDRIER

 

DIMANCHE 11 novembre 2018 – 32ème dimanche du temps ordinaire

1ère lecture (1 R 17,10-16) Psaume. (Ps 145,6-10) 2ème lecture  (He 9,24-28) Evangile (Mc 12,38-44)

 

 

Messes de la semaine  Pas de messe lundi, mardi, mercredi, et jeudi à 9 h.

Jeudi  15 novembre à 14 h 30 messe du MCR présidée par notre Evêque

 

Rendez-vous de la semaine

 

-Mardi 13 Novembre à 9 h salle Pierre Lefeuvre: mise

sous pli du denier. N’hésitez pas à nous rejoindre !

 

-Jeudi 15 Novembre à 14 h 30  à  l’église Notre-Dame : Rassemblement régional du Mouvement Chrétien des    Retraités, messe présidée par notre Evêque Pascal Delannoy

 

-Vendredi 16 Novembre à 14 h salle Pierre Lefeuvre : réunion des Equipes Saint-Vincent

-Samedi 17 Novembre à 15 h 45 Salle Pierre Lefeuvre : Ecole de la Parole. Se mettre à l’écoute d’un texte de la Parole de Dieu, le prier, partager autour, toutes générations confondues.

-Samedi 17 Novembre à 19 h salle Pierre Lefeuvre : rencontre des lycéens

-Dimanche 18 Novembre à 9 h 30 dans l’église rencontre des servants d’autel

 

DIMANCHE 18 novembre 2018 – 33ème dimanche du temps ordinaire

1ère lecture (Dn 12,1-3) Psaume. (Ps 15,5.8-11) 2ème lecture  (He 10,11-14.18) Evangile (Mc 13,24-32)

Messe anticipée le samedi à 18 h à Saint-Louis –Dimanche à 10 h 30 messe à Notre-Dame

Célébration de l’Eveil à la Foi des 3-7ans

 

           

 

N’oubliez pas le stand gâteaux et confitures du prochain Marché de Noël de la paroisse les 8 et 9 décembre ! Vous pouvez déposer dès maintenant au presbytère vos pots de confiture.  

Merci à celles et ceux  qui pourront apporter le samedi 8 décembre et/ou le dimanche 9 décembre leurs gâteaux pour alimenter le stand.

 

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4 novembre 2018 7 04 /11 /novembre /2018 18:09

« L’espérance de Dieu est une promesse pour les gens comme nous »

 

Paroles du pape à l’angélus

Chers frères et sœurs,

 

Mais il ne fait pas très beau !

Ce matin, dans la basilique Saint-Pierre, nous avons célébré la messe de clôture de l’Assemblée du Synode des évêques dédiée aux jeunes. La première Lecture, du prophète Jérémie (31,7-9), était particulièrement accordée à ce moment, parce qu’elle est une parole d’espérance que Dieu donne à son peuple. Une parole de consolation, fondée sur le fait que Dieu est père pour son peuple, qu’il l’aime et qu’il en prend soin comme de son enfant (cf. v. 9); il ouvre devant lui un horizon d’avenir, une voie utilisable, praticable, sur laquelle pourront marcher même « l’aveugle et le boiteux, la femme enceinte et la jeune accouchée » (v. 8), c’est-à-dire les personnes en difficulté. Parce que l’espérance de Dieu n’est pas un mirage, comme certaines publicités où tout le monde est sain et beau, mais c’est une promesse pour les personnes réelles, avec des forces et des faiblesses, des potentialités et des fragilités, comme nous tous. L’espérance de Dieu est une promesse pour les gens comme nous.

Cette Parole de Dieu exprime bien l’expérience que nous avons vécue dans les semaines du Synode : c’est un temps de consolation et d’espérance. Il l’a été avant tout comme moment d’écoute : écouter demande en effet temps, attention, ouverture d’esprit et de cœur. Mais cet engagement se transformait chaque jour en consolation, surtout parce que nous avions parmi nous la présence animée et stimulante des jeunes, avec leurs histoires et leurs contributions. A travers les témoignages des Pères synodaux, la réalité multiforme des nouvelles générations est entrée dans le Synode, pour ainsi dire, de tous les côtés : de tous les continents et de tant de situations humaines et sociales diverses.

Avec cette attitude fondamentale d’écoute, nous avons cherché à lire la réalité, à cueillir les signes de nos temps. Un discernement communautaire, fait à la lumière de la Parole de Dieu et de l’Esprit-Saint. C’est l’un des plus beaux dons que le Seigneur fait à l’Eglise catholique, celui de rassembler des voix et des visages de réalités les plus variées et ainsi de pouvoir tenter une interprétation qui tienne compte de la richesse et de la complexité des phénomènes, à la lumière de l’Evangile. Ainsi, en ces jours, nous nous sommes confrontés sur la façon de marcher ensemble à travers de nombreux défis, parmi lesquels le monde numérique, le phénomène des migrations, le sens du corps et de la sexualité, le drame des guerres et de la violence.

Les fruits de ce travail sont déjà en train de “fermenter”, comme le fait le jus de raisin dans les tonneaux après les vendanges. Le Synode des jeunes a été une bonne vendange, et il promet du bon vin. Mais je voudrais dire que le premier fruit de cette Assemblée synodale devrait résider dans l’exemple d’une méthode que l’on a essayé de suivre, depuis la phase préparatoire. Un style synodal qui n’a pas comme objectif principal la rédaction d’un document, même s’il est précieux et utile. Mais plus que le document, il est important que se répande une façon d’être et de travailler ensemble, jeunes et anciens, dans l’écoute et dans le discernement, pour parvenir à des choix pastoraux répondant à la réalité.

Invoquons pour cela l’intercession de la Vierge Marie. A elle, qui est la Mère de l’Eglise, nous confions l’action de grâce à Dieu pour le don de cette Assemblée synodale. Et pour qu’elle nous aide à présent à poursuivre ce que nous avons expérimenté, sans peur, dans la vie ordinaire des communautés. Que l’Esprit-Saint fasse grandir, par sa sage fantaisie, les fruits de notre travail, pour continuer à marcher ensemble avec les jeunes du monde entier.

VIVONS LA CHARITE DANS LA RENCONTRE

Jésus ne cesse d’entraîner ses disciples dans une ouverture à tous les hommes. Il parle à tous ceux qu’il rencontre sur sa route ; il va dans toutes sortes de maisons et on le critique à cause de cela. Il rencontre les religieux pharisiens ; les publicains, les prostituées ; ceux qui rendaient impur quiconque les touchait comme les lépreux, les femmes qui avaient des pertes de sang, les morts ; il côtoie des hérétiques comme les Samaritains ; il accueille des centurions de l’armée d’occupation romaine…

Jésus apparaît comme un homme extrêmement libre de tous les conditionnements sociaux de son temps, libre également envers sa famille et les gens de son village. Il a soif de rencontrer tous ceux qui s’approchent de lui et qui le questionnent ou implorent son secours, même s’il s’agit d’étrangers venant des régions païennes qui entourent la Galilée. En cela, Jésus est un vrai modèle pour nous. Partout, il est le même, quelle que soit la personne qu’il rencontre. Jésus reste Jésus avec les Pharisiens, les pécheurs, les étrangers, les pauvres, les malades, les exclus. Il recherche la rencontre de tous, il est ouvert à tous ! Il ne passe pas sa vie au Temple de Jérusalem à prier sans cesse le Père. Il le prie au milieu de ceux qu’il rencontre : « Je te loue Père d’avoir révéler ton mystère aux petits… » Quand il prie à l’écart, on vient vite le déranger car on le cherche.

Jésus apparaît dans les évangiles comme un grand marcheur qui va à la rencontre de tous en parcourant villes et villages en Galilée, en Samarie et en Judée. S’il va souvent dans les synagogues, c’est pour écouter la Parole de Dieu et la commenter. Mais il prêche aussi partout, il enseigne partout : sur les rives du lac, dans la montagne ou la plaine, dans les maisons et sur les places publiques. Tous les événements sont des occasions qu’il saisit pour enseigner et agir ; il parle le plus souvent ouvertement, devant tous. Voilà ce qui a touché ses contemporains et ses disciples qu’il a envoyés dans le monde entier à la rencontre de toutes les nations. Jésus a demandé à ses premiers apôtres d’aller partout proclamer son évangile et de faire de nouveaux disciples qui proclameront à leur tour l’Évangile… Nous sommes aujourd’hui les disciples de Jésus. Jésus nous envoie à notre tour partout pour proclamer sa bonne nouvelle et vivre son commandement d’amour.

Au scribe de l’évangile qui l’interroge sur le plus grand commandement, Jésus répond en citant deux commandements. Le premier n’est autre que le credo du judaïsme que tout juif religieux doit répéter chaque jour. C’est un passage du livre du Deutéronome (1ère lecture) : « Écoute, Israël, le Seigneur notre Dieu est l’Unique. Tu aimeras le Seigneur ton Dieu de tout ton cœur, de toute ton âme, de tout ton esprit et de toute ta force. » Et, comme pour commenter ce grand commandement de l’amour de Dieu, Jésus lui associe un second, celui de l’amour du prochain, pris dans le livre du Lévitique. Puis, il ajoute : « Il n’y a pas de commandement plus grand que ceux-là ». Ainsi, le plus grand des commandements est double, ou plutôt, les deux commandements n’en forment qu’un. Ils sont tous les deux nécessaires dans la vie croyante comme il faut deux jambes pour marcher. La vie chrétienne consiste donc à aimer le Seigneur Dieu de toutes nos forces en aimant notre prochain. Le christianisme apparaît principalement ici comme une religion qui, loin d’inviter à passer son temps en prières, demande avant tout de vivre la charité partout et envers tous. C’est bien ce que semble dire le scribe : « aimer Dieu et son prochain vaut mieux que toutes les offrandes et tous les sacrifices ». Il parle des sacrifices et des offrandes offertes à Dieu dans le temple de Jérusalem. Ce scribe est devenu disciple de Jésus. Il a compris que le plus important consiste à aimer Dieu en servant et en aimant nos proches.

Si le christianisme est missionnaire, c’est avant tout à cause du commandement de l’amour. Car, si nous sommes des disciples de Jésus, alors nous ne pouvons pas rester indifférents à tous ceux qui nous entourent. Nous ne pouvons pas demeurer silencieux et inactifs dans les lieux où nous vivons. Toutes les occasions sont bonnes à saisir pour entrer en relation avec les autres : ceux avec qui nous travaillons, ceux que nous croisons dans la rue et les transports en commun, ceux qui habitent à côté ou en face de chez nous. La pratique du commandement de l’amour commence par l’attention permanente aux autres : une salutation, un sourire, un petit service rendu, une place assise laissée à quelqu’un de plus âgé ou qui est handicapé, une main tendue à l’aveugle pour l’aider à traverser la rue… Il y a tellement de gestes qui peuvent changer le monde quand ils sont faits par gentillesse et dans une totale gratuité. Ne soyons pas chrétiens en cachette, en allant prier en secret à l’église. Vivons au grand jour la rencontre de tous avec une grande charité, comme Jésus.

Frère François-Dominique CHARLES, o.p.

Dimanche  4 novembre 2018

 

Lectures de la messe

 

Première lecture (Dt 6, 2-6)

 

Moïse disait au peuple : « Tu craindras le Seigneur ton Dieu. Tous les jours de ta vie, toi, ainsi que ton fils et le fils de ton fils, tu observeras tous ses décrets et ses commandements, que je te prescris aujourd’hui, et tu auras longue vie. Israël, tu écouteras, tu veilleras à mettre en pratique ce qui t’apportera bonheur et fécondité, dans un pays ruisselant de lait et de miel, comme te l’a dit le Seigneur, le Dieu de tes pères. Écoute, Israël : le Seigneur notre Dieu est l’Unique. Tu aimeras le Seigneur ton Dieu de tout ton cœur, de toute ton âme et de toute ta force. Ces paroles que je te donne aujourd’hui resteront dans ton cœur. » – Parole du Seigneur. 

 

Psaume (Ps 17 (18), 2-3, 4, 47.51ab)

Je t’aime, Seigneur, ma force : Seigneur, mon roc, ma forteresse, Dieu mon libérateur, le rocher qui m’abrite, mon bouclier, mon fort, mon arme de victoire ! Louange à Dieu ! Quand je fais appel au Seigneur, je suis sauvé de tous mes ennemis. Vive le Seigneur ! Béni soit mon Rocher ! Qu’il triomphe, le Dieu de ma victoire, Il donne à son roi de grandes victoires, il se montre fidèle à son messie. 

 

Deuxième lecture (He 7, 23-28)

Frères, dans l’ancienne Alliance, un grand nombre de prêtres se sont succédé parce que la mort les empêchait de rester en fonction. Jésus, lui, parce qu’il demeure pour l’éternité , possède un sacerdoce qui ne passe pas. C’est pourquoi il est capable de sauver d’une manière définitive ceux qui par lui s’avancent vers Dieu, car il est toujours vivant pour intercéder en leur faveur. C’est bien le grand prêtre qu’il nous fallait : saint, innocent, immaculé ; séparé maintenant des pécheurs, il est désormais plus haut que les cieux. Il n’a pas besoin, comme les autres grands prêtres, d’offrir chaque jour des sacrifices, d’abord pour ses péchés personnels, puis pour ceux du peuple ; cela, il l’a fait une fois pour toutes en s’offrant lui-même. La loi de Moïse établit comme grands prêtres des hommes remplis de faiblesse ; mais la parole du serment divin, qui vient après la Loi, établit comme grand prêtre le Fils, conduit pour l’éternité à sa perfection. – Parole du Seigneur. 

 

Évangile (Mc 12, 28b-34)

En ce temps-là, un scribe s’avança vers Jésus pour lui demander : « Quel est le premier de tous les commandements ? » Jésus lui fit cette réponse : « Voici le premier : Écoute, Israël : le Seigneur notre Dieu est l’unique Seigneur. Tu aimeras le Seigneur ton Dieu de tout ton cœur, de toute ton âme, de tout ton esprit et de toute ta force. Et voici le second : Tu aimeras ton prochain comme toi-même. Il n’y a pas de commandement plus grand que ceux-là. » Le scribe reprit : « Fort bien, Maître, tu as dit vrai : Dieu est l’Unique et il n’y en a pas d’autre que lui. L’aimer de tout son cœur, de toute son intelligence, de toute sa force, et aimer son prochain comme soi-même, vaut mieux que toute offrande d’holocaustes et de sacrifices. » Jésus, voyant qu’il avait fait une remarque judicieuse, lui dit : « Tu n’es pas loin du royaume de Dieu. » Et personne n’osait plus l’interroger. – Acclamons la Parole de Dieu. 

CALENDRIER

 

DIMANCHE 4 novembre 2018 – 31ème dimanche du temps ordinaire

1ère lecture (Dt 6,2-6) Psaume. (Ps 17,2-4.47.51) 2ème lecture  (He 7,23-28) Evangile (Mc 12,28b-34)

Messe anticipée le samedi à 18 h à Saint-Louis –Dimanche à 10 h 30 messe à Notre-Dame

 

 

Messes de la semaine  

 

Messes tous les jours de la semaine

 

Rendez-vous de la semaine

 

-Mercredi 7 Novembre à 17 h salle Pierre Lefeuvre : rencontre des lycéens qui demandent à se préparer à la confirmation

-Mercredi 7 Novembre à 20 h 30 au presbytère : réunion de l’équipe diocésaine de la pastorale familiale

-Jeudi 8 Novembre à 9 h 30 salle Pierre Lefeuvre : réunion des prêtres de l’unité pastorale de Gagny – le Raincy – Villemomble

-Jeudi 8 Novembre à 20 h 30 salle Pierre Lefeuvre : rencontre du groupe biblique œcuménique animé par le pasteur Serge Wuthrich.

-Vendredi 9 Novembre à 20 h 30 salle Pierre Lefeuvre : réunion des catéchumènes  adultes et de leurs accompagnateurs

-Samedi 10 Novembre à 9 h salle Pierre Lefeuvre : réunion de préparation au baptême des petits enfants.

-Samedi 10 Novembre à 18 h 30 salle Pierre Lefeuvre : réunion des collégiens de 4ème-3ème

 

DIMANCHE 11 novembre 2018 – 32ème dimanche du temps ordinaire

1ère lecture (1 R 17,10-16) Psaume. (Ps 145,6-10) 2ème lecture  (He 9,24-28) Evangile (Mc 12,38-44)

Messe anticipée le samedi à 18 h à Saint-Louis –Dimanche à 9 h 30 messe à Notre-Dame

 

 

 

La messe du Dimanche 11 Novembre aura lieu à 9 h 30 et non à 10 h 30 en raison du Centenaire de l’Armistice du 11 Novembre 1918

 

 

 

Dimanche 11 novembre à 12 h salle Pierre Lefeuvre :

repas partagé entre les paroissiens, occasion de réunir celles et ceux qui se sentent plus isolés, chacun apporte de quoi partager le repas.

 

A noter :

 

-Jeudi 15 novembre à 14 h 30  à  l’église Notre-Dame :

Messe solennelle du MCR célébrée par Monseigneur Pascal DELANNOY.

La messe sera suivie d’un pot de l’amitié salle Pierre Lefeuvre

-Samedi 17 novembre à 15 h 45 Salle Pierre Lefeuvre : Ecole de la Parole : lire un texte de la Bible, le partager toutes générations confondues, le prier. Démarche ouverte à tous.

 

 

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