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3 juillet 2019 3 03 /07 /juillet /2019 22:08

Fête du Saint-Sacrement : un « Amen » qui vienne du cœur

(Traduction complète de l’angelus du 23 Juin)

 

Chers frères et sœurs, bonjour !

 

Aujourd’hui, on célèbre en Italie et dans d’autres nations, la solennité du Corps et du Sang du Christ, Corpus Domini. L’Évangile présente l’épisode du miracle des pains (cf. Lc 9,11-17) qui se déroule sur les rives du lac de Galilée. Jésus va parler à des milliers de personnes et opérer des guérisons. Le soir venu, les disciples s’approchent du Seigneur et lui disent : « Renvoie la foule pour qu’elle aille dans les villages et la campagne environnante, se loger et trouver de la nourriture » (v. 12). Même les disciples étaient fatigués. En effet, ils se trouvaient dans un endroit isolé et pour acheter de la nourriture les gens auraient dû marcher et aller dans les villages. Et Jésus le voit et répond : « Donnez-leur à manger » (v. 13). Ces paroles provoquent l’étonnement des disciples. Ils ne comprenaient pas, ils se sont peut-être aussi mis en colère et ils ont répondu : « Nous n’avons que cinq pains et deux poissons, à moins d’aller nous-mêmes acheter de la nourriture pour tous ces gens » (ibid.).

Au lieu de cela, Jésus invite ses disciples à faire une véritable conversion de la logique du « chacun pour soi » à celle du partage, à partir du peu que la Providence met à notre disposition. Et il montre immédiatement qu’il sait ce qu’il veut faire. Il leur dit : « Faites-les s’asseoir par groupes de cinquante » (v. 14). Puis il prend dans ses mains les cinq pains et les deux poissons, il s’adresse au Père céleste et il prononce la prière de bénédiction. Puis il commence à rompre les pains, à partager les poissons et à les donner aux disciples, qui le distribuent à la foule. Et cette nourriture ne finit pas jusqu’à ce que tout le monde soit rassasié.

Ce miracle – très important, si bien qu’il a été raconté par tous les évangélistes – manifeste la puissance du Messie et, en même temps, sa compassion : Jésus a compassion des gens. Ce geste prodigieux reste non seulement un des grands signes de la vie publique de Jésus, mais anticipe ce qui sera ensuite, à la fin, le mémorial de son sacrifice, c’est-à-dire l’Eucharistie, le sacrement de son Corps et son Sang donnés pour le salut de monde.

L’Eucharistie est la synthèse de toute l’existence de Jésus, qui a été un unique un acte d’amour du Père et de ses frères. Là aussi, comme dans le miracle de la multiplication des pains, Jésus prit le pain entre ses mains, éleva sa prière de bénédiction vers le Père, rompit le pain et le donna aux disciples ; et il a fait la même chose avec la coupe du vin. Mais à ce moment-là, à la veille de sa Passion, il a voulu laisser dans ce geste le Testament l’Alliance nouvelle et éternelle, mémorial perpétuel de sa Pâque de mort et de résurrection.

Chaque année, la fête du Corpus Domini nous invite à renouveler l’émerveillement et la joie de ce don merveilleux du Seigneur, qu’est l’Eucharistie. Accueillons-le avec gratitude, pas de manière passive et habitudinaire. Nous ne devons pas nous habituer à l’Eucharistie ni aller communier comme par habitude : non ! Chaque fois que nous nous approchons de l’autel pour recevoir l’Eucharistie, nous devons véritablement renouveler notre « Amen » au Corps du Christ. Quand le prêtre nous dit « le Corps du Christ », nous disons « Amen » : mais que ce soit un « Amen » qui vienne du cœur, convaincu. C’est Jésus, c’est Jésus qui m’a sauvé, c’est Jésus qui vient me donner la force de vivre. C’est Jésus, Jésus vivant. Mais nous ne devons pas nous y habituer : à chaque fois, comme s’il s’agissait de la première communion.

Une expression de la foi eucharistique du saint peuple de Dieu sont les processions du Saint-Sacrement qui ont lieu partout dans l’Église catholique en cette solennité. Ce soir, dans le quartier de Casal Bertone à Rome, je célébrerai moi aussi la messe, qui sera suivie par une procession. J’invite tout le monde à y participer, même spirituellement, à la radio et à la télévision. Que la Vierge Marie nous aide à suivre avec foi et amour Jésus que nous adorons dans l’Eucharistie.

TE SUIVRE OU TU IRAS

Il nous avait dit « Celui qui veut garder sa vie, la perdra… » Aujourd’hui il demande tout. « Ne regarde pas en arrière ! »

Tout de même, sa demande paraît inhumaine car il est tout naturel et dans la droite ligne de ce que l’on doit donner à sa famille quand on la quitte : « Embrasser son père et sa mère. ». Quoi de plus naturel et de plus significatif de la reconnaissance du lien qui nous attache à eux que de donner à son père le dernier geste d’amour au moment où la mort nous l’enlève. Car c’est un geste d’amitié et d’amour que de dire un dernier au revoir à tous ceux avec qui nous avons partagé tant d’amitié et tant d’amour.

 

« Te suivre où tu iras » …

 

Le suivre sur un chemin qui nous conduit au plus total renoncement : » Pas même une pierre pour reposer sa tête ! »

 

Dieu nous déroute toujours. Peut-être parce que nous ne sommes pas sur sa route et que notre regard se retourne sur d’autres horizons que les siens. Il nous déroutera jusqu’au jour où nous serons sur son chemin. Il en fut ainsi au jour de la Transfiguration quand Jésus reconduit les trois apôtres sur le chemin de sa vie terrestre qui passe par sa croix et sa mort. (Marc 9. 12)

Quand Jésus monte à Jérusalem et annonce à ses disciples qu’elle sera sa passion et sa résurrection, Pierre veut l’arrêter et lui faire rebrousser chemin : « Arrière, Satan », lui répond Jésus. Pierre veut en rester au stade présent que les apôtres vivent avec Jésus et non pour partager l’aventure de Dieu. (Marc 8. 33 et ss.)

Quand les disciples d’Emmaüs quittent Jérusalem pour revenir à leur passé, puisque l’espérance de l’avenir ne se réalise pas comme ils l’avaient imaginé, le Christ se met à côté de leur déception, prend le pas avec eux, et petit à petit, leur découvre ce qu’est son cheminement vers le Père, par sa parole et son geste eucharistique de la fraction du pain. Ils reprendront la route pascale : » Il fallait que le Christ souffrît pour entrer dans sa gloire. » (Luc 24. 25 et ss.)

Il est déroutant parce qu’il nous entraîne ailleurs et autrement que ce que nous en avons jugé. C’est ainsi que nous trouverons le chemin de la liberté.

C’est ainsi dans tout amour humain, dans l’amour qu’échangent les deux époux et les parents vis-à-vis de leurs enfants. La paix que l’on y goûte, la joie que l’on y ressent, jaillissent toujours d’un don de soi que l’on fait sans réserve pour l’autre.

C’est encore plus vrai dans l’amour avec Dieu. Il y a plus qu’un regard partagé, qu’une volonté qui se livre. Il y a une communion qui nous conduit à l’intime de Dieu » le royaume de Dieu. »

 

Lectures de la messe

 

Première lecture (1 R 19, 16b.19-21)

En ces jours-là, le Seigneur avait dit au prophète Élie : « Tu consacreras Élisée, fils de Shafath, comme prophète pour te succéder. » Élie s’en alla. Il trouva Élisée, fils de Shafath, en train de labourer. Il avait à labourer douze arpents, et il en était au douzième. Élie passa près de lui et jeta vers lui son manteau. Alors Élisée quitta ses bœufs, courut derrière Élie, et lui dit : « Laisse-moi embrasser mon père et ma mère, puis je te suivrai. » Élie répondit : « Va-t’en, retourne là-bas ! Je n’ai rien fait. » Alors Élisée s’en retourna ; mais il prit la paire de bœufs pour les immoler, les fit cuire avec le bois de l’attelage, et les donna à manger aux gens. Puis il se leva, partit à la suite d’Élie et se mit à son service. – Parole du Seigneur. 

 

Psaume (Ps 15 (16), 1.2a.5, 7-8, 9-10, 2b.11)

Garde-moi, mon Dieu : j’ai fait de toi mon refuge. J’ai dit au Seigneur : « Tu es mon Dieu ! Seigneur, mon partage et ma coupe : de toi dépend mon sort. » Je bénis le Seigneur qui me conseille : même la nuit mon cœur m’avertit. Je garde le Seigneur devant moi sans relâche ; il est à ma droite : je suis inébranlable. Mon cœur exulte, mon âme est en fête, ma chair elle-même repose en confiance : tu ne peux m’abandonner à la mort ni laisser ton ami voir la corruption. Je n’ai pas d’autre bonheur que toi. Tu m’apprends le chemin de la vie : devant ta face, débordement de joie ! À ta droite, éternité de délices ! 

 

Deuxième lecture (Ga 5, 1.13-18)

Frères, c’est pour que nous soyons libres que le Christ nous a libérés. Alors tenez bon, ne vous mettez pas de nouveau sous le joug de l’esclavage. Vous, frères, vous avez été appelés à la liberté. Mais que cette liberté ne soit pas un prétexte pour votre égoïsme ; au contraire, mettez-vous, par amour, au service les uns des autres. Car toute la Loi est accomplie dans l’unique parole que voici : Tu aimeras ton prochain comme toi-même. Mais si vous vous mordez et vous dévorez les uns les autres, prenez garde : vous allez vous détruire les uns les autres. Je vous le dis : marchez sous la conduite de l’Esprit Saint, et vous ne risquerez pas de satisfaire les convoitises de la chair. Car les tendances de la chair s’opposent à l’Esprit, et les tendances de l’Esprit s’opposent à la chair. En effet, il y a là un affrontement qui vous empêche de faire tout ce que vous voudriez. Mais si vous vous laissez conduire par l’Esprit, vous n’êtes pas soumis à la Loi. – Parole du Seigneur. 

 

Évangile (Lc 9, 51-62)

Comme s’accomplissait le temps où il allait être enlevé au ciel, Jésus, le visage déterminé, prit la route de Jérusalem. Il envoya, en avant de lui, des messagers ; ceux-ci se mirent en route et entrèrent dans un village de Samaritains pour préparer sa venue. Mais on refusa de le recevoir, parce qu’il se dirigeait vers Jérusalem. Voyant cela, les disciples Jacques et Jean dirent : « Seigneur, veux-tu que nous ordonnions qu’un feu tombe du ciel et les détruise ? » Mais Jésus, se retournant, les réprimanda. Puis ils partirent pour un autre village. En cours de route, un homme dit à Jésus : « Je te suivrai partout où tu iras. » Jésus lui déclara : « Les renards ont des terriers, les oiseaux du ciel ont des nids ; mais le Fils de l’homme n’a pas d’endroit où reposer la tête. » Il dit à un autre : « Suis-moi. » L’homme répondit : « Seigneur, permets-moi d’aller d’abord enterrer mon père. » Mais Jésus répliqua : « Laisse les morts enterrer leurs morts. Toi, pars, et annonce le règne de Dieu. » Un autre encore lui dit : « Je te suivrai, Seigneur ; mais laisse-moi d’abord faire mes adieux aux gens de ma maison. » Jésus lui répondit : « Quiconque met la main à la charrue, puis regarde en arrière, n’est pas fait pour le royaume de Dieu. » – Acclamons la Parole de Dieu. 

CALENDRIER

 

Dimanche 30 Juin 2019 – 13ème dimanche du temps ordinaire

 1ère lecture (1 R 19,16b.19-21) Psaume (15,1 ;2a.5.7-10.2b.11) lecture (Ga 5,1.13-18) Evangile (Lc  9,51-62)

Messe anticipée le samedi à 18 h à Saint-Louis-Dimanche à 10 h 30 messe à Notre-Dame

                                                

                                        

Messes de la semaine

Messe à 9 h tous les jours sauf jeudi 4 juillet

-Samedi adoration du Saint-Sacrement et confessions de 10 h à 12 h

Tous les dimanches à 17 h dans la crypte de l’église Notre-Dame : prière du chapelet

Rendez-vous de la semaine

 

Lundi 1er Juillet à 20 h : rencontre avec l’équipe de direction et l’équipe pastorale

de l’École Saint-Louis Sainte-Clotilde

 

 

Dimanche 7 Juillet – 14ème dimanche du temps ordinaire

1ère lecture (Is 66, 10-14c) Psaume ( 65,1-7.16.20) lecture (Ga 6,14-18) Evangile (Lc  10,1-12.17-20)

Messe anticipée le samedi à 18 h à Saint-Louis-Dimanche à 10 h 30 messe à Notre-Dame

                      

 

 

 

 

Lancement de la deuxième édition de la Mission Patrimoine : la billetterie est ouverte pour le prochain Super Loto du Patrimoine du 14 juillet 2019

 

 La sauvegarde du patrimoine est un effort collectif.

Ensemble, sauvons notre patrimoine !

 

 

 

Les travaux de sondage du clocher débuteront du 8 au 19 juillet et nécessiteront le stockage d’une nacelle sur le parvis.

Pour des raisons de sécurité les portes de l’église seront fermées du lundi au vendredi de 8 h à 17 h. Un accès est prévu par le portail de droite.

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24 juin 2019 1 24 /06 /juin /2019 08:49

Du premier livre de saint Hilaire de Poitiers sur la Trinité

Que pourrions-nous penser de Dieu si la mort de l’homme abolissait en lui tout sentiment et si elle mettait fin à une vie épuisée ? La raison m’assurait qu’il serait indigne de Dieu d’engager l’homme dans une vie capable de réflexion et de sagesse, sans lui laisser d’autre issue qu’un déclin inévitable et une mort éternelle. Dieu n’aurait-il amené l’homme du néant à l’être que pour le replonger dans le néant ? L’acte créateur de Dieu donne naissance à ce qui n’existait pas, mais peut-il enlever la vie à ce qui a commencé d’exister ? Mon esprit s’épuisait dans ces réflexions, tremblant pour lui-même et pour son corps. Il proclamait sa foi en Dieu avec ferveur et constance, mais il était anxieux de son sort et de celui du corps où il demeurait, et qui périrait avec lui. Je pris alors connaissance, après la Loi et les Prophètes, de la doctrine de l’Évangile et des apôtres. Je compris que ceux qui reçoivent le Verbe incarné avec foi ont pouvoir de devenir enfants de Dieu. Ils ne sont pas nés de la chair et du sang, ni d’une volonté charnelle, ni d’une volonté d’homme : ils sont nés de Dieu.

 

Mon esprit troublé et anxieux trouva dans l’Évangile plus d’espérance qu’il n’attendait. Je commençai à pénétrer la connaissance du Dieu Père. Une intuition naturelle m’avait fait pressentir l’éternité, l’infinitude et la beauté du Créateur. Maintenant, je sais que ces qualités sont également l’apanage du Dieu Fils Unique. Ma foi ne court plus après divers dieux, car elle a découvert un Dieu né de Dieu. Mon esprit ne conclut pas à une diversité de nature en ce Dieu né de Dieu, car celui-ci est plein de grâce et de vérité. Mon esprit n’imagine pas davantage une antériorité ou une postériorité en ce Dieu né de Dieu, car celui-ci était au commencement auprès de Dieu. Je compris aussi que la foi en cette connaissance salutaire était très rare, mais qu’elle incluait la récompense suprême, car il est venu chez les siens, et les siens ne l’ont pas reçu. Mais tous ceux qui l’ont reçu, ceux qui croient en son nom, il leur a donné de pouvoir devenir enfants de Dieu, non par une naissance charnelle, mais par la foi. Être fils de Dieu est l’effet non d’une nécessité, mais de la seule puissance de Dieu.

 

Le don que Dieu nous fait d’être ses fils est proposé à chacun d’entre nous, il ne provient pas de la médiation naturelle des parents, mais de la volonté qui trouve ainsi sa récompense. Ce pouvoir risquait d’embarrasser une foi faible et vacillante, car le désir s’exaspère, mais l’espoir s’affaiblit. Aussi le Verbe s’est-il fait chair, pour que la chair puisse s’élever vers Dieu. Pour que le Verbe fait chair soit à la fois Verbe de Dieu, et chair de notre chair, il a habité parmi nous. Pouvoir habiter est le fait de la divinité, puisque seul Dieu demeure ; “parmi nous” indique l’humanité, puisqu’il s’est fait chair de notre chair. En daignant assumer notre chair, le Verbe ne s’est pas appauvri de sa nature, car il est le Fils unique du Père, plein de grâce et de vérité. Le Verbe a conservé toute la perfection de sa nature, en assumant la réalité de la nôtre.

 

Mon âme accueillit dans la joie la révélation de ce grand mystère, car la chair me rapprochait de Dieu. Et la foi m’appelait à une nouvelle naissance. Je pouvais obtenir la régénération d’en-haut, et je reconnus alors la sollicitude de mon Père et Créateur. J’eus la certitude de ne pouvoir retourner au néant après avoir été tiré du néant à l’être. Cette connaissance dépasse les limites de l’intelligence humaine, car la raison commune est incapable de sonder les desseins de Dieu : elle connaît seulement ce qui lui ressemble, ou ce qu’elle peut saisir par ses propres moyens. En effet, les merveilles que Dieu accomplit par sa puissance éternelle ne peuvent s’apprécier par la raison, mais par une foi infinie. Mon esprit ne pouvait plus rejeter le Dieu qui au commencement était avec Dieu, ni le Verbe fait chair qui a habité parmi nous, sous prétexte d’une impossibilité de le comprendre, car je me suis souvenu que mon esprit pouvait comprendre s’il adhérait par la foi.

Dieu dans nos mains, Dieu sur nos chemins

Bien qu’elle soit mystérieuse, cette figure biblique de Melchisedech ne peut nous laisser indifférent, aujourd’hui encore. Ce roi de Salem apparaît et disparaît sans aucun autre commentaire. Or si brève soit-elle, cette mention contient de nombreux traits significatifs. Il est roi et prêtre en même temps. Il adore le Dieu Très-Haut sans connaître le Nom révélé. Il offre le pain et le vin et prononce une double bénédiction, celle d’Abraham par Dieu et de Dieu pour Abraham. Enfin il professe que Dieu qui est à l’origine de la terre et du ciel porte une attention toute particulière sur Abraham. L’Eglise y a toujours vu plus que ne le chante le psaume. « Tu es prêtre à jamais selon l’ordre de Melchisédech. » Par-delà cette figure prophétique, elle y voit la préfiguration de l’Eucharistie du Seigneur.

 

Abraham était sur le chemin du retour, revenant d’une expédition, quand il rencontre Melchisédech. Il est venu nous rencontrer sur nos chemins, ce Christ dont nous fêtons aujourd’hui la présence réelle par-delà des réalités bien fragiles et périssables, celles du pain et du vin. Il est venu façonner une terre de tendresse pour nous apporter la Bonne Nouvelle de l’amour que Dieu nous porte. Il est venu nous ouvrir à un autre horizon que celui de notre quotidien, nous éclairer de cette lumière qui donne la vie à toute créature quand sa chaleur fait s’éclore la fleur qui jaillit du bourgeon. Mais les hommes ne l’ont point reconnu, ne l’ont point entendu, ne l’ont point compris…. Ils n’ont pas de panneaux solaires pour en recevoir et y emmagasiner l’énergie. En chaque Eucharistie, il nous envoie son Esprit qui nous transforme et transforme la matière issue “de la terre et du travail des hommes.” L’Esprit de Dieu reposait sur les eaux, selon la parole du premier chapitre du livre de la Genèse. « Toi qui donnes la vie, toi qui sanctifies par ton Fils, Jésus-Christ notre Seigneur, avec la puissance de l’Esprit-Saint. »(Prière eucharistique N°3) L’Eglise invoque l’Esprit Saint de Dieu pour qu’il repose sur le pain et le vin afin qu’ils soient, aujourd’hui, consacrés au Corps et au Sang de Jésus, le Christ, Notre-Seigneur, car le sacrifice plénier du Christ n’est pas un fait du passé. Il est offrande permanente. “Regarde, Seigneur, le sacrifice de ton Eglise et daigne y reconnaître le sacrifice de ton Fils”. (Prière eucharistique N° 3) Il n’est plus possible de dissocier le Fils de sa mort et de sa résurrection.

 

En l’offertoire de chaque messe, nous lui apportons notre bonheur d’exister et nos douleurs et nos angoisses, nos lourdeurs terrestres et nos cri d’espérance en la vie. Par-delà l’écorce, il transfigure notre réalité.

Il nous ouvre à l’immensité ultime de notre humanité charnelle et nous fait percevoir l’aspect réel des êtres et des choses “Comme cette eau se mêle au vin pour le sacrement de l’Alliance, puissions-nous être unis à la divinité de celui qui a pris notre humanité. La liturgie n’est pas une cérémonie rituelle, elle est geste du Dieu qui existe éternellement et qui nous fait parvenir progressivement à la dimension qui est la sienne et qu’il fait devenir nôtre. “Faisant ici mémoire de la mort et de la résurrection de ton Fils, nous t’offrons, Seigneur, le pain de la vie et la coupe du salut.”

 

Nous ne sommes plus seuls, isolés, ou réunis seulement entre nos frères autour de la table eucharistique. Rassemblés dans le Christ, “ en Lui, par Lui et avec Lui,” nous osons lui demander la grandeur ultime qui est la nôtre :”Humblement, nous te demandons qu’en ayant part au corps et au sang du Christ, nous soyons rassemblés par l’Esprit Saint en un seul corps.” La prière eucharistique N° 3 va même plus loin que la prière eucharistique N°2 : ” Que l’Esprit-Saint fasse de nous une éternelle offrande à ta gloire.” Nous les hommes mortels, devenir une éternelle offrande à ta gloire ? hommes et femmes si faibles et souillés, si prudents et feu de paille, hommes d’espérance en attente d’épanouissement. Il n’y qu’une unique et totale offrande à la gloire de Dieu, c’est l’offrande de son Fils sur notre terre, sur les chemins de Palestine, sur la Croix, dans la gloire de la Résurrection. Et nous osons dire : “Fais de nous une éternelle offrande à ta gloire !” parce que nous osons dire : « Notre Père. » après avoir dit « En Lui, par Lui, tout honneur et toute gloire ! » Le Corps vient en nos mains ouvertes. Ce pain est peu de choses pour un regard humain. Que la foi nous donne chaque fois d’en être émerveillés car la splendeur de Dieu vient en nos mains. Jacques Fournier Cef

Dimanche 23 juin 2019 - Le Saint Sacrement

 

Lectures de la messe

 

 Première lecture (Gn 14, 18-20)

 

En ces jours-là, Melkisédek, roi de Salem, fit apporter du pain et du vin : il était prêtre du Dieu très-haut. Il bénit Abram en disant : « Béni soit Abram par le Dieu très-haut, qui a fait le ciel et la terre ; et béni soit le Dieu très-haut, qui a livré tes ennemis entre tes mains. » Et Abram lui donna le dixième de tout ce qu’il avait pris. – Parole du Seigneur. 

 

Psaume (Ps 109 (110), 1, 2, 3, 4)

 

Oracle du Seigneur à mon seigneur : « Siège à ma droite, et je ferai de tes ennemis le marchepied de ton trône. » De Sion, le Seigneur te présente le sceptre de ta force : « Domine jusqu’au cœur de l’ennemi. » Le jour où paraît ta puissance, tu es prince, éblouissant de sainteté : « Comme la rosée qui naît de l’aurore, je t’ai engendré. » Le Seigneur l’a juré dans un serment irrévocable : « Tu es prêtre à jamais selon l’ordre du roi Melkisédek. » 

 

Deuxième lecture (1 Co 11, 23-26)

 

Frères j’ai moi-même reçu ce qui vient du Seigneur, et je vous l’ai transmis : la nuit où il était livré, le Seigneur Jésus prit du pain, puis, ayant rendu grâce, il le rompit, et dit : « Ceci est mon corps, qui est pour vous. Faites cela en mémoire de moi. » Après le repas, il fit de même avec la coupe, en disant : « Cette coupe est la nouvelle Alliance en mon sang. Chaque fois que vous en boirez, faites cela en mémoire de moi. » Ainsi donc, chaque fois que vous mangez ce pain et que vous buvez cette coupe, vous proclamez la mort du Seigneur, jusqu’à ce qu’il vienne. – Parole du Seigneur. 

 

 

Évangile (Lc  9, 11b-17)

 

En ce temps-là, Jésus parlait aux foules du règne de Dieu, et guérissait ceux qui en avaient besoin. Le jour commençait à baisser. Alors les Douze s’approchèrent de lui et lui dirent : « Renvoie cette foule : qu’ils aillent dans les villages et les campagnes des environs afin d’y loger et de trouver des vivres ; ici nous sommes dans un endroit désert. » Mais il leur dit : « Donnez-leur vous-mêmes à manger. » Ils répondirent : « Nous n’avons pas plus de cinq pains et deux poissons. À moins peut-être d’aller nous-mêmes acheter de la nourriture pour tout ce peuple. » Il y avait environ cinq mille hommes. Jésus dit à ses disciples : « Faites-les asseoir par groupes de cinquante environ. » Ils exécutèrent cette demande et firent asseoir tout le monde. Jésus prit les cinq pains et les deux poissons, et, levant les yeux au ciel, il prononça la bénédiction sur eux, les rompit et les donna à ses disciples pour qu’ils les distribuent à la foule. Ils mangèrent et ils furent tous rassasiés ; puis on ramassa les morceaux qui leur restaient : cela faisait douze paniers. – Acclamons la Parole de Dieu. 

 

CALENDRIER

 

Dimanche 23 Juin 2019 – SAINT SACREMENT DU CORPS ET DU SANG DU CHRIST

1ère lecture (Gn 14,18-20) Psaume (109,1-4) lecture (1 Co 11,23-26) Evangile (Lc  9,11b-17)

Messe anticipée le samedi à 18 h à Saint-Louis-Dimanche à 10 h 30 messe à Notre-Dame

                                                 Quête impérée les Prêtres âgés

                                        

 

Messes de la semaine   Messe à 9 h tous les jours sauf jeudi.

-Samedi adoration du Saint-Sacrement et confessions de 10 h à 12 h

Tous les dimanches à 17 h dans la crypte de l’église Notre-Dame : prière du chapelet

Permanence d’accueil le Jeudi de 17 h à 19 h, vendredi et samedi de 16 h à 18 h dans l’église.

Rendez-vous de la semaine

 

-Jeudi 27 Juin à 20 h salle Pierre Lefeuvre : repas et bilan de l’année avec l’Equipe d’Animation Paroissiale

-Vendredi 28 Juin à 20 h salle Pierre Lefeuvre : repas de fin d’année des catéchumènes adultes et des accompagnateurs

 

 

Samedi 29 Juin sur la place des fêtes à côté de l’église Saint-Louis :  les Scouts et Guides de France nous invitent au Feu de la saint Jean de 19 h à 22 h.  Bénédiction du feu, repas, danse Venons nombreux

 

 

 

Dimanche 30 Juin 2019 – 13ème dimanche du temps ordinaire

1ère lecture (1 R 19,16b.19-21) Psaume (15,1 ;2a.5.7-10.2b.11) lecture (Ga 5,1.13-18) Evangile (Lc  9,51-62)

Messe anticipée le samedi à 18 h à Saint-Louis-Dimanche à 10 h 30 messe à Notre-Dame

                      

                                       

 

Dimanche 30 Juin à 14 h 30 au Temple protestant :

Cérémonie d’au revoir du pasteur Serge Wüthrich

 

Dimanche 30 Juin 2019 à 16 h à l’Église Notre-Dame du Raincy :

Concert Chorale « A Mass for Peace, The Armed man » de

Karl Jenkins organisé par la Ville du Raincy

Chœur du Conservatoire du Raincy, Direction Lionel Cloarec.

Piano : Wei-Cheng Wang - Soprano : Vanessa Le Moëllic 

Ténor : Thierry Varest - Alto : Frédérique Phalipaud Koebel

          Entrée libre

 

 

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16 juin 2019 7 16 /06 /juin /2019 12:39
https://soutenir.fondation-patrimoine.org/projects/eglise-notre-dame-de-la-consolation-du-raincy-a-le-raincy-fr?_gl=1*ri7hb4*_gcl_aw*R0NMLjE1NjA2ODE3NTQuRUFJYUlRb2JDaE1Jd2ZlOXh1anQ0Z0lWUS1kM0NoMXFwUXYxRUFBWUFTQUFFZ0xCX3ZEX0J3RQ..&_ga=2.128371276.1302620513.1560681754-2046951570.1560681754&_gac=1.205309476.1560681754.EAIaIQobChMIwfe9xujt4gIVQ-d3Ch1qpQv1EAAYASAAEgLB_vD_BwE

https://soutenir.fondation-patrimoine.org/projects/eglise-notre-dame-de-la-consolation-du-raincy-a-le-raincy-fr?_gl=1*ri7hb4*_gcl_aw*R0NMLjE1NjA2ODE3NTQuRUFJYUlRb2JDaE1Jd2ZlOXh1anQ0Z0lWUS1kM0NoMXFwUXYxRUFBWUFTQUFFZ0xCX3ZEX0J3RQ..&_ga=2.128371276.1302620513.1560681754-2046951570.1560681754&_gac=1.205309476.1560681754.EAIaIQobChMIwfe9xujt4gIVQ-d3Ch1qpQv1EAAYASAAEgLB_vD_BwE

Félicitations, votre église est sélectionnée !

 

 

 

Madame, Monsieur,

 

C’est avec un grand plaisir que nous vous annonçons que votre église

          est sélectionnée dans le cadre de la Mission patrimoine !

 

Celle-ci profitera d’une visibilité unique sur le site internet www.missionbern.fr

et d’un financement exceptionnel afin d’assurer une partie de ses                                                travaux de rénovation (Loto du patrimoine).

 

      Les recettes issues des jeux seront connues à l’automne 2019.

  C’est donc à cette date que le montant de l’aide accordée vous sera

                  communiqué, en fonction des recettes collectées.

    Dès aujourd’hui, vous pouvez mobiliser les dons du grand public,

                              avec la Fondation du patrimoine.

 

  La sauvegarde du patrimoine est un effort collectif.

Ensemble, sauvons notre patrimoine !

 

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Published by paroisse du Raincy - dans A noter dans nos agendas
16 juin 2019 7 16 /06 /juin /2019 12:33

Pentecôte : plus que de pilule et d’émotion, « nous avons surtout besoin de l’Esprit », affirme le pape. Un christianisme sans l’Esprit est un moralisme sans joie

 

La Pentecôte arriva, pour les disciples, après cinquante jours incertains. D’un part, Jésus était Ressuscité, pleins de joie ils l’avaient vu et écouté, et ils avaient aussi mangé avec Lui. D’autre part, ils n’avaient pas encore surmonté les doutes et les peurs : ils demeuraient enfermés (cf. Jn 20, 19.26), avec peu de perspectives, incapables d’annoncer le Vivant. Puis arrive l’Esprit Saint et les préoccupations disparaissent : maintenant les Apôtres ne craignent plus, même devant celui qui les arrête ; ils étaient tout d’abord préoccupés de sauver leur vie, maintenant ils n’ont plus peur de mourir ; avant, ils étaient enfermés dans le Cénacle, maintenant ils annoncent à tous les peuples. Jusqu’à l’Ascension de Jésus, ils attendaient le Règne de Dieu pour eux (cf. Ac 1, 6), maintenant ils sont impatients d’atteindre des confins inconnus. Avant, ils n’avaient presque jamais parlé en public et lorsqu’ils l’avaient fait, ils avaient souvent dit du n’importe quoi, comme Pierre qui avait renié Jésus ; maintenant ils parlent avec franc-parler à tous. L’histoire des disciples, qui semblait toucher à sa fin, est donc renouvelée par la jeunesse de l’Esprit : ces jeunes, qui, en proie à l’incertitude, croyaient être arrivés, ont été transformés par une joie qui les a fait renaître. L’Esprit Saint a fait cela. L’Esprit n’est pas, comme cela pourrait sembler être, une chose abstraite ; c’est la Personne la plus concrète, la plus proche, celle qui nous change la vie. Comment fait-il ? Regardons les Apôtres. L’Esprit ne leur a pas rendu les choses plus faciles, il n’a pas fait des miracles spectaculaires, il n’a pas écarté les problèmes et les opposants, mais l’Esprit a apporté dans la vie des disciples une harmonie qui manquait, la sienne, parce qu’Il est harmonie.

 

Harmonie à l’intérieur de l’homme. A l’intérieur, dans le cœur, les disciples avaient besoin d’être changés. Leur histoire nous dit que même voir le Ressuscité ne suffit pas, si on ne L’accueille pas dans le cœur. Il ne suffit pas de savoir que le Ressuscité est vivant si on ne vit pas comme des Ressuscités. Et c’est l’Esprit qui fait vivre et revivre Jésus en nous, qui nous ressuscite intérieurement. Pour cela, Jésus, rencontrant les siens, répète : « La paix soit avec vous ! » (Jn 20, 19.21) et il donne l’Esprit. La paix ne consiste pas à résoudre les problèmes de l’extérieur – Dieu n’enlève pas aux siens les tribulations et les persécutions – mais à recevoir l’Esprit Saint. En cela consiste la paix, cette paix donnée aux Apôtres, cette paix qui ne libère pas des problèmes mais dans les problèmes, est offerte à chacun de nous. C’est une paix qui rend le cœur semblable à la mer profonde qui est toujours tranquille même lorsque, en superficie, les vagues s’agitent. C’est une harmonie si profonde qu’elle peut même transformer les persécutions en béatitudes. Combien de fois, au contraire, nous demeurons en superficie ! Au lieu de chercher l’Esprit, nous tentons de nous en sortir, pensant que tout ira mieux si tel malheur passe, si je ne vois plus telle personne, si telle situation s’améliore. Mais cela c’est demeurer en superficie : passé un problème, un autre arrivera et l’inquiétude reviendra. Ce n’est pas en prenant les distances de celui qui ne pense comme nous que nous serons sereins, ce n’est en résolvant les problèmes du moment que nous serons en paix. Le tournant est la paix de Jésus, l’harmonie de l’Esprit.

 

Aujourd’hui, dans la hâte que notre temps nous impose, il semble que l’harmonie soit mise de côté : tiraillés de mille parts, nous risquons d’exploser, sollicités par une nervosité continuelle qui nous fait réagir négativement à tout. Et on cherche la solution rapide, une pilule après l’autre pour aller de l’avant, une émotion après l’autre pour se sentir vivants. Mais nous avons surtout besoin de l’Esprit : c’est lui qui met de l’ordre dans la frénésie. Il est paix dans l’inquiétude, confiance dans le découragement, joie dans la tristesse, jeunesse dans la vieillesse, courage dans l’épreuve. C’est Celui qui, entre les courants tempétueux de la vie, fixe l’ancre de l’espérance. C’est l’Esprit qui, comme le dit aujourd’hui Saint Paul, nous interdit de retomber dans la peur parce qu’il nous fait nous sentir fils aimés (cf. Rm 8, 15). C’est le Consolateur qui nous transmet la tendresse de Dieu. Sans l’Esprit, la vie chrétienne est effilochée, privée de l’amour qui unit tout. Sans l’Esprit, Jésus demeure un personnage du passé, avec l’Esprit il est une personne vivante aujourd’hui ; sans l’Esprit, l’Écriture est lettre morte, avec l’Esprit elle est Parole de vie. Un christianisme sans l’Esprit est un moralisme sans joie ; avec l’Esprit il est vie.        

L’Esprit Saint n’apporte pas seulement l’harmonie au-dedans, mais aussi au dehors, entre les hommes. Il nous fait Église, il assemble des parties différentes en un unique édifice harmonieux. Saint Paul l’explique bien, lui qui, en parlant de l’Église, répète souvent une parole, “variée” : « les dons de la grâce sont variés, les services sont variés, les activités sont variées » (1 Co 12, 4-6). Nous sommes différents dans la variété des qualités et des dons. L’Esprit les distribue avec fantaisie, sans aplatir, sans homologuer. Et, à partir de cette diversité, il construit l’unité. Il fait ainsi depuis la création parce qu’il est spécialiste dans la transformation du chaos en cosmos, dans la mise en harmonie. Il est spécialiste dans la création des diversités, des richesses ; chacun la sienne, différente. Lui, il est le créateur de cette diversité et, en même temps, il est Celui qui harmonise, qui donne l’harmonie et donne unité à la diversité. Lui seul peut faire ces deux choses.

Aujourd’hui dans le monde, les discordances sont devenues des véritables divisions : il y a celui qui a trop et il y a celui qui n’a rien, il y a celui qui cherche à vivre cent ans et celui qui ne peut pas naître. A l’ère des ordinateurs on reste à distance : plus “social” mais moins sociaux. Nous avons besoin de l’Esprit d’unité qui nous régénère comme Église, comme Peuple de Dieu et comme humanité entière. Qui nous régénère. Il y a toujours la tentation de construire des “nids” : de se réunir autour de son propre groupe, de ses propres préférences, le semblable avec le semblable, allergiques à toute contamination. Et du nid à la secte, il n’y a qu’un pas, même dans l’Eglise. Que de fois on définit sa propre identité contre quelqu’un ou contre quelque chose ! L’Esprit Saint, au contraire, relie les distances, unit les lointains, ramène les égarés. Il fusionne des tonalités différentes en une unique harmonie parce qu’il voit tout d’abord le bien, il regarde l’homme avant ses erreurs, les personnes avant leurs actions. L’Esprit modèle l’Église, modèle le monde comme des lieux de fils et de frères. Fils et frères : des substantifs qui viennent avant tout autre adjectif. C’est la mode d’adjectiver, malheureusement d’insulter aussi. Nous pouvons dire que nous vivons une culture de l’adjectif qui oublie le substantif des choses ; et aussi dans une culture de l’insulte, qui est la première réponse à une opinion que je ne partage pas. Puis nous nous rendons compte que cela fait mal à celui qui est insulté, mais aussi à celui qui insulte. En rendant le mal pour le mal, en passant de victime à bourreau, on ne vit pas bien. Celui qui vit selon l’Esprit, au contraire, apporte la paix là où il y a la discorde, la concorde là où il y a le conflit. Les hommes spirituels rendent le bien pour le mal, répondent à l’arrogance par la douceur, à la méchanceté par la bonté, au vacarme par le silence, aux bavardages par la prière, au défaitisme par le sourire.

Pour être spirituels, pour goûter l’harmonie de l’Esprit, il faut mettre son regard devant le nôtre. Alors, les choses changent : avec l’Esprit, l’Église est le Peuple saint de Dieu, la mission la contagion de la joie, non pas le prosélytisme, les autres des frères et des sœurs aimés du même Père. Mais sans l’Esprit, l’Église est une organisation, la mission une propagande, la communion un effort. Et de nombreuses Eglises font des actions programmatiques en ce sens de plans pastoraux, de discussions sur toutes choses. Il semble que ce soit cette route pour nous unir, mais celle-ci n’est pas la route de l’Esprit, c’est la route de la division. L’Esprit est le besoin premier et ultime de l’Église (cf. S. Paul VI, Audience générale, 29 novembre 1972). Il « vient là où il est aimé, là où il est invité, là où il est attendu » (S. Bonaventure, Sermon pour le IVème Dimanche après Pâques). Frères et sœurs, prions-le chaque jour. Esprit Saint, harmonie de Dieu, Toi qui transformes la peur en confiance et la fermeture en don, viens en nous. Donne-nous la joie de la résurrection, l’éternelle jeunesse du cœur. Esprit Saint, notre harmonie, Toi qui fais de nous un seul corps, remplis l’Église et le monde de ta paix. Esprit Saint, rends-nous artisans de concorde, semeurs de bien, apôtres d’espérance.

AUPRES DE DIEU, LA SAGESSE

 

 

Il ne faut pas chercher dans l’Ancien Testament d’affirmation claire du mystère trinitaire. L’affirmation viendra en même temps que la capacité donnée de communier à la vie du Père et du Fils et l’Esprit Saint, c’est-à-dire en même temps que le baptême. Certes l’Ecriture, dans l’Ancien Testament, parle d’Esprit, de Parole et de Sagesse de Dieu. Dieu, l’Unique, est simultanément perçu comme communication dans la proximité d’un être vivant, générateur de vie et plein d’amour. Il en est ainsi dans le texte du livre des Proverbes lorsqu’il parle du rapport entre la Sagesse et Dieu lui-même. Ce ne sont pas les rapports entre Dieu et l’homme comme au moment de la révélation du Sinaï. C’est un autre temps de cette relation. Les mots qui l’expriment sont multiples et, pour nous, inégalement appropriés : “Le Seigneur m’a fait – avant les siècles, j’ai été fondée – avant les collines, je fus enfantée – j’étais à ses côtés comme un maître d’œuvre.”

Ce texte sera fortement controversé au moment de la crise arienne, dans les premiers temps de l’Eglise. Alors que les chrétiens se posent cette question : qui est vraiment le Christ ? Elle sera tranchée en 325 par le concile de Nicée et déterminera une formulation dogmatique recueillie dans le Symbole de foi que nous disons à la Messe : “Je crois en un seul Seigneur, Jésus-Christ, le Fils unique de Dieu, né du Père avant tous les siècles : il est Dieu né de Dieu, Lumière née de la Lumière, vrai Dieu né du vrai Dieu. Engendré non pas créé, de même nature que le Père et par Lui tout a été fait.” Entre le texte des Proverbes et la “définition” de Nicée, le Prologue de saint Jean est un maillon essentiel. Pour lui, il est clair que le Verbe, la Parole qui l’expression de Dieu, n’est pas une créature de Dieu, puisque par Lui tout a été fait. Il mérite lui-même le nom de Dieu et est impliqué dans l’œuvre de la création. Il est généré, engendré, en Dieu lui-même.

Mais le point de contact le plus remarquable entre le livre des Proverbes et le Prologue de saint Jean (chapitre 1 à 18) est la venue de la Sagesse parmi les hommes. A notre surprise, nous voyons l’auteur inspiré du livre des Proverbes se servir des mêmes termes pour décrire le rapport entre la Sagesse et Dieu d’une part, entre la Sagesse et les hommes d’autre part : “A ses côtés, je trouvais mes délices jour après jour, jouant devant Lui.” – “Jouant sur toute la terre, trouvant mes délices avec les fils des hommes.”  Un des traits les plus curieux que nous donne la liturgie de cette fête de la Trinité, c’est que l’exaltation de Dieu est en même temps l’éloge le plus inattendu de l’homme : la Sagesse de Dieu trouve en l’homme sa compagnie “délicieuse”. Parce que le Christ est le « résumé » même de tout homme. Dieu lui-même, dont le Nom est si grand, couronne l’homme de gloire et d’honneur. Ce que nous dit le psaume de ce dimanche “Qu’est-ce que l’homme pour que tu penses à lui ?” Tout cela est sous-jacent au Prologue de saint Jean quand il dit : ” Il est venu chez lui et les siens ne l’ont pas reçu. Le Verbe s’est fait chair et il a demeuré parmi nous. Nous avons vu sa gloire, gloire qu’il tient de son Père comme fils unique, plein de grâce et de vérité.” (Jean 1. 11 à 14). Jacques Fournier Cef.

Dimanche 16 juin 2019 - Sainte Trinité, Solennité

 

Lectures de la messe

 

Première lecture (Pr 8, 22-31)

 

Écoutez ce que déclare la Sagesse de Dieu : « Le Seigneur m’a faite pour lui, principe de son action, première de ses œuvres, depuis toujours. Avant les siècles j’ai été formée, dès le commencement, avant l’apparition de la terre. Quand les abîmes n’existaient pas encore, je fus enfantée, quand n’étaient pas les sources jaillissantes. Avant que les montagnes ne soient fixées, avant les collines, je fus enfantée, avant que le Seigneur n’ait fait la terre et l’espace, les éléments primitifs du monde. Quand il établissait les cieux, j’étais là, quand il traçait l’horizon à la surface de l’abîme, qu’il amassait les nuages dans les hauteurs et maîtrisait les sources de l’abîme, quand il imposait à la mer ses limites, si bien que les eaux ne peuvent enfreindre son ordre, quand il établissait les fondements de la terre. Et moi, je grandissais à ses côtés. Je faisais ses délices jour après jour, jouant devant lui à tout moment, jouant dans l’univers, sur sa terre, et trouvant mes délices avec les fils des hommes. » – Parole du Seigneur. 

 

Psaume (Ps  8, 4-5, 6-7, 8-9)

À voir ton ciel, ouvrage de tes doigts, la lune et les étoiles que tu fixas, qu’est-ce que l’homme pour que tu penses à lui, le fils d’un homme, que tu en prennes souci ? Tu l’as voulu un peu moindre qu’un dieu, le couronnant de gloire et d’honneur ; tu l’établis sur les œuvres de tes mains, tu mets toute chose à ses pieds. Les troupeaux de bœufs et de brebis, et même les bêtes sauvages, les oiseaux du ciel et les poissons de la mer, tout ce qui va son chemin dans les eaux. 

 

Deuxième lecture (Rm 5, 1-5)

Frères, nous qui sommes devenus justes par la foi, nous voici en paix avec Dieu par notre Seigneur Jésus-Christ, lui qui nous a donné, par la foi, l’accès à cette grâce dans laquelle nous sommes établis ; et nous mettons notre fierté dans l’espérance d’avoir part à la gloire de Dieu. Bien plus, nous mettons notre fierté dans la détresse elle-même, puisque la détresse, nous le savons, produit la persévérance ; la persévérance produit la vertu éprouvée ; la vertu éprouvée produit l’espérance ; et l’espérance ne déçoit pas, puisque l’amour de Dieu a été répandu dans nos cœurs par l’Esprit Saint qui nous a été donné. – Parole du Seigneur. 

 

Évangile (Jn 16, 12-15)

En ce temps-là, Jésus disait à ses disciples : « J’ai encore beaucoup de choses à vous dire, mais pour l’instant vous ne pouvez pas les porter. Quand il viendra, lui, l’Esprit de vérité, il vous conduira dans la vérité tout entière. En effet, ce qu’il dira ne viendra pas de lui-même : mais ce qu’il aura entendu, il le dira ; et ce qui va venir, il vous le fera connaître. Lui me glorifiera, car il recevra ce qui vient de moi pour vous le faire connaître. Tout ce que possède le Père est à moi ; voilà pourquoi je vous ai dit : L’Esprit reçoit ce qui vient de moi pour vous le faire connaître. » – Acclamons la Parole de Dieu. 

CALENDRIER

 

 

Dimanche 16 Juin 2019 – Sainte Trinité, solennité

1ère lecture (Pr 8,22-31) Psaume (8,4-9) lecture (Rm 5,1-5) Evangile (Jn 16,12-15)

                                        

 

 

Messes de la semaine

 

Messe à 9 h tous les jours, sauf jeudi

-Samedi adoration du Saint-Sacrement et confessions de 10 h à 12 h

Tous les dimanches à 17 h dans la crypte de l’église Notre-Dame : prière du chapelet

Permanence d’accueil le Jeudi de 17 h à 19 h, vendredi et samedi de 16 h à 18 h dans l’église.

Rendez-vous de la semaine

 

-Lundi 17 juin à 20 h : rendez-vous avec les responsables du catéchuménat des adultes

-Mardi 18 Juin à 12 h : rencontre avec les animateurs de 4ème-3ème

-Mercredi 19 Juin à 20 h 30 au presbytère : rencontre des entrepreneurs et dirigeants chrétiens 

-Jeudi 20 Juin à 11 h à la maison diocésaine rencontre de tous les services diocésains

-Jeudi 20 Juin à 20 h dans l’église : répétition des professions de foi de la communauté portugaise

-Vendredi 21 Juin à 14 h salle Pierre Lefeuvre : réunion des Equipes Saint-Vincent

-Vendredi 21 juin à 20 h 30 : rencontre avec le pasteur protestant

-Samedi 22 Juin à 9 h salle Pierre Lefeuvre : réunion de préparation des baptêmes

-Samedi 22 juin à 10 h 30 : messe de la kermesse de l’école Saint-Louis

-Samedi 22 juin à 12 h salle Pierre Lefeuvre : repas partagé avec les familles des enfants de la catéchèse de CM2 et de 6ème

-Samedi 22 juin à 15 h à l’église Notre-Dame : célébration de baptêmes 

-Samedi 22 juin à 18 h en l’église Notre-Dame : Profession de Foi des enfants de la communauté portugaise

-Samedi 22 Juin à 18 h 30 salle Pierre Lefeuvre : rencontre des 4ème-3ème

 

 

Dimanche 23 Juin 2019 – SAINT SACREMENT DU CORPS ET DU SANG DU CHRIST

1ère lecture (Gn 14,18-20) Psaume (109,1-4) lecture (1 Co 11,23-26) Evangile (Lc  9,11b-17)

Messe anticipée le samedi à 18 h à Saint-Louis-Dimanche à 10 h 30 messe à Notre-Dame

                                                 Quête impérée les Prêtres âgés

 

 

Dimanche 23 Juin au cours de la messe paroissiale célébration de l’Éveil à la Foi des 3-7 ans suivie d’un apéritif avec les parents.

 

Dimanche 23 Juin à 16 h : Visite commentée de l’église par les membres de l’association Restaurer.

 

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Published by paroisse du Raincy - dans Feuilles de semaine
9 juin 2019 7 09 /06 /juin /2019 21:29

Voyage en Roumanie : le pape encourage à se mélanger, se rencontrer, s’entraider

Messe à Sumuleu-Ciuc (Homélie intégrale) le 2 juin 2019

Avec joie et reconnaissance à Dieu, je me trouve aujourd’hui avec vous, chers frères et sœurs, dans ce cher Sanctuaire marial, riche d’histoire et de foi, où, en tant qu’enfants, nous venons rencontrer notre Mère et nous reconnaître comme frères. Les sanctuaires, lieux quasi “sacramentels” d’une Église hôpital de campagne, gardent la mémoire du peuple fidèle qui, au milieu de ses épreuves, ne se lasse pas de chercher la source d’eau vive où rafraîchir son espérance. Ce sont des lieux de fête et de célébration, de larmes et de demandes. Nous venons aux pieds de la Mère, sans beaucoup de paroles, pour nous laisser regarder par elle et pour qu’avec son regard, elle nous mène à Celui qui est le Chemin, la Vérité et la Vie (Jn 14, 6). Nous ne le faisons pas de n’importe quelle manière, nous sommes des pèlerins. Ici, chaque année, le samedi de Pentecôte, vous vous rendez en pèlerinage pour honorer le vœu de vos aïeux et pour fortifier votre foi en Dieu et votre dévotion à la Vierge, représentée par cette statue monumentale en bois. Ce pèlerinage annuel appartient à l’héritage de la Transsylvanie, mais il honore en même temps les traditions religieuses roumaines et hongroises ; y participent aussi des fidèles d’autres confessions et il est un symbole de dialogue, d’unité et de fraternité, un appel à retrouver les témoignages d’une foi devenue vie et d’une vie qui s’est faite espérance. Partir en pèlerinage, c’est savoir

 

nous venons comme peuple dans notre maison. Et savoir que nous avons conscience d’être un peuple. Un peuple dont les mille visages, cultures, langues et traditions sont la richesse ; le saint Peuple fidèle de Dieu qui est en pèlerinage avec Marie, chantant la miséricorde du Seigneur. Si, à Cana en Galilée, Marie a intercédé auprès de Jésus pour qu’il accomplisse le premier miracle, dans chaque sanctuaire, elle veille et intercède non seulement auprès de son Fils mais aussi auprès de chacun de nous pour que nous ne nous laissions pas voler la fraternité par les voix et les blessures qui nourrissent la division et le cloisonnement. Les vicissitudes complexes et tristes du passé ne doivent pas être oubliées ou niées, mais elles ne peuvent pas constituer non plus un obstacle ou un argument pour empêcher une coexistence fraternelle désirée. Partir en pèlerinage signifie se sentir appelés et poussés à marcher ensemble, en demandant au Seigneur la grâce de transformer les rancœurs et les méfiances anciennes et actuelles en de nouvelles opportunités de communion ; c’est se désinstaller de nos sécurités et de notre confort à la recherche d’une nouvelle terre que le Seigneur veut nous donner. Partir en pèlerinage, c’est le défi de découvrir et de transmettre l’esprit du vivre ensemble, de ne pas avoir peur de nous mélanger, de nous rencontrer et de nous aider. Partir en pèlerinage, c’est participer à cette marée un peu chaotique qui peut se transformer en une véritable expérience de fraternité, en une caravane toujours solidaire pour bâtir l’histoire (cf. Exhort. ap. Evangelii gaudium, n.87). Partir en pèlerinage, c’est regarder non pas tant ce qui aurait pu être (et n’a pas été) mais tout ce qui nous attend et que nous ne pouvons pas reporter davantage. C’est croire au Seigneur qui vient et qui est au milieu de nous, promouvant et encourageant la solidarité, la fraternité, le désir du bien, de vérité et de justice (cf. ibid., n.71). C’est s’engager à lutter pour que ceux qui hier étaient demeurés en arrière deviennent les protagonistes de demain, et pour que les protagonistes d’aujourd’hui ne soient pas laissés en arrière demain. Et cela, chers frères et sœurs, requiert le travail artisanal de tisser ensemble l’avenir.

C’est pourquoi nous sommes ici pour dire ensemble : Mère enseigne-nous à bâtir l’avenir. Le pèlerinage dans ce sanctuaire tourne notre regard vers Marie et vers le mystère de l’élection de Dieu. Elle, une jeune fille de Nazareth, petite localité de Galilée, à la périphérie de l’empire romain et aussi à la périphérie d’Israël, a été capable par son ‘oui’ d’engager la révolution de la tendresse (cf. ibid., n.88). Le mystère de l’élection de Dieu qui pose son regard sur le faible pour confondre les forts, nous pousse et nous encourage nous aussi à dire “oui”, comme elle, comme Marie, afin de parcourir les chemins de la réconciliation. Chers frères et sœurs, n’oublions pas : Celui qui risque, le Seigneur ne le déçoit pas. Marchons et marchons ensemble – risquons – en laissant l’Évangile être le levain capable de tout imprégner et de donner à nos peuples la joie du salut, dans l’unité et la fraternité.

 

 

“L’Esprit-Saint remplit l’univers.”

(Sagesse 1. 7)

La célébration de la descente de l’Esprit de Dieu sur ces hommes rassemblés au Cénacle de Jérusalem nous conduit au cœur même du mystère de la transcendance divine qui pénètre notre être de l’essentiel vital de la Trinité, l’Amour.

La lettre de saint Paul aux Romains le dit d’une manière toute simple :”L’Esprit est votre vie.” Mais nous ne vivons pas cette réalité individuellement. Nous la vivons dans une communauté, une communion qui est l’Eglise de même que la vie de l’Esprit de Dieu est communion trinitaire qui réalise l’unité du Père, du Fils et de l’Esprit.

Une réalité qui donc est personnelle parce qu’elle est communion. Là encore le texte d’origine est significatif. Saint Paul ne dit pas “enfant” au sens de parenté : “Enfant de Dieu”. Il n’utilise pas le terme grec “païs” “enfant”, mais le terme “tekna” qui a pour sens de “créé par”, “rejeton produit par”. C’est une adoption, parce que nous ne sommes pas Dieu lui-même, qui devient dans le même temps une filiation qui fait de nous des “fils” participant de l’intégralité de la vie de Dieu dans ce mystère inexplicable de notre divinisation. “C’est un Esprit qui fait de vous des fils.” Et saint Paul nous établit au rang même du Christ, le Fils de Dieu fait homme. Les fils des hommes qui peuvent dire à Dieu, nous sommes plus qu’un fils adoptif, nous sommes “tekna” de Dieu. Dans ce texte d’ailleurs il nous faut peser tous les mots. L’Apôtre parle du “corps” qui est mortel, de la chair qui signifie l’unité corps-esprit qui est la nôtre et qui peut devenir vie à condition d’être sous l’emprise de l’Esprit de Dieu.

MESSE DU JOUR

 

 

Première lecture (Ac 2, 1-11)

 

Quand arriva le jour de la Pentecôte, au terme des cinquante jours après Pâques, ils se trouvaient réunis tous ensemble. Soudain un bruit survint du ciel comme un violent coup de vent : la maison où ils étaient assis en fut remplie tout entière. Alors leur apparurent des langues qu’on aurait dites de feu, qui se partageaient, et il s’en posa une sur chacun d’eux. Tous furent remplis d’Esprit Saint : ils se mirent à parler en d’autres langues, et chacun s’exprimait selon le don de l’Esprit. Or, il y avait, résidant à Jérusalem, des Juifs religieux, venant de toutes les nations sous le ciel. Lorsque ceux-ci entendirent la voix qui retentissait, ils se rassemblèrent en foule. Ils étaient en pleine confusion parce que chacun d’eux entendait dans son propre dialecte ceux qui parlaient. Dans la stupéfaction et l’émerveillement, ils disaient : « Ces gens qui parlent ne sont-ils pas tous Galiléens ? Comment se fait-il que chacun de nous les entende dans son propre dialecte, sa langue maternelle ? Parthes, Mèdes et Élamites, habitants de la Mésopotamie, de la Judée et de la Cappadoce, de la province du Pont et de celle d’Asie, de la Phrygie et de la Pamphylie, de l’Égypte et des contrées de Libye proches de Cyrène, Romains de passage, Juifs de naissance et convertis, Crétois et Arabes, tous nous les entendons parler dans nos langues des merveilles de Dieu. » – Parole du Seigneur. 

 

Psaume (Ps 103 (104), 1ab.24ac, 29bc-30, 31.34)

 

Bénis le Seigneur, ô mon âme ; Seigneur mon Dieu, tu es si grand ! Quelle profusion dans tes œuvres, Seigneur ! la terre s’emplit de tes biens. Tu reprends leur souffle, ils expirent et retournent à leur poussière. Tu envoies ton souffle : ils sont créés ; tu renouvelles la face de la terre. Gloire au Seigneur à tout jamais ! Que Dieu se réjouisse en ses œuvres ! Que mon poème lui soit agréable ; moi, je me réjouis dans le Seigneur. 

 

Deuxième lecture (Rm 8, 8-17)

 

Frères, ceux qui sont sous l’emprise de la chair ne peuvent pas plaire à Dieu. Or, vous, vous n’êtes pas sous l’emprise de la chair, mais sous celle de l’Esprit, puisque l’Esprit de Dieu habite en vous. Celui qui n’a pas l’Esprit du Christ ne lui appartient pas. Mais si le Christ est en vous, le corps, il est vrai, reste marqué par la mort à cause du péché, mais l’Esprit vous fait vivre, puisque vous êtes devenus des justes. Et si l’Esprit de celui qui a ressuscité Jésus d’entre les morts habite en vous, celui qui a ressuscité Jésus, le Christ, d’entre les morts donnera aussi la vie à vos corps mortels par son Esprit qui habite en vous. Ainsi donc, frères, nous avons une dette, mais elle n’est pas envers la chair pour devoir vivre selon la chair. Car si vous vivez selon la chair, vous allez mourir ; mais si, par l’Esprit, vous tuez les agissements de l’homme pécheur, vous vivrez. En effet, tous ceux qui se laissent conduire par l’Esprit de Dieu, ceux-là sont fils de Dieu. Vous n’avez pas reçu un esprit qui fait de vous des esclaves et vous ramène à la peur ; mais vous avez reçu un Esprit qui fait de vous des fils ; et c’est en lui que nous crions « Abba ! », c’est-à-dire : Père ! C’est donc l’Esprit Saint lui-même qui atteste à notre esprit que nous sommes enfants de Dieu. Puisque nous sommes ses enfants, nous sommes aussi ses héritiers : héritiers de Dieu, héritiers avec le Christ, si du moins nous souffrons avec lui pour être avec lui dans la gloire. – Parole du Seigneur. 

Séquence ()

 

Viens, Esprit Saint, en nos cœurs et envoie du haut du ciel un rayon de ta lumière. Viens en nous, père des pauvres, viens, dispensateur des dons, viens, lumière de nos cœurs. Consolateur souverain, hôte très doux de nos âmes, adoucissante fraîcheur. Dans le labeur, le repos ; dans la fièvre, la fraîcheur ; dans les pleurs, le réconfort. Ô lumière bienheureuse, viens remplir jusqu’à l’intime le cœur de tous tes fidèles. Sans ta puissance divine, il n’est rien en aucun homme, rien qui ne soit perverti. Lave ce qui est souillé, baigne ce qui est aride, guéris ce qui est blessé. Assouplis ce qui est raide, réchauffe ce qui est froid, rends droit ce qui est faussé. À tous ceux qui ont la foi et qui en toi se confient donne tes sept dons sacrés. Donne mérite et vertu, donne le salut final, donne la joie éternelle. Amen 

 

 

 

Évangile (Jn 14, 15-16.23b-26)

 

En ce temps-là, Jésus disait à ses disciples : « Si vous m’aimez, vous garderez mes commandements. Moi, je prierai le Père, et il vous donnera un autre Défenseur qui sera pour toujours avec vous. Si quelqu’un m’aime, il gardera ma parole ; mon Père l’aimera, nous viendrons vers lui et, chez lui, nous nous ferons une demeure. Celui qui ne m’aime pas ne garde pas mes paroles. Or, la parole que vous entendez n’est pas de moi : elle est du Père, qui m’a envoyé. Je vous parle ainsi, tant que je demeure avec vous ; mais le Défenseur, l’Esprit Saint que le Père enverra en mon nom, lui, vous enseignera tout, et il vous fera souvenir de tout ce que je vous ai dit. » – Acclamons la Parole de Dieu. 

CALENDRIER

 

 

Dimanche 9 Juin 2019 – Pentecôte, solennité

1ère lecture (Ac 2,1-11) Psaume (103,1.24.29-31.34) lecture (Rm 8,8-17) Evangile (Jn 14,15-16.23b-26)

 

 

 

Messes de la semaine

 

Messe à 9 h tous les jours

-Samedi adoration du Saint-Sacrement et confessions de 10 h à 12 h

Tous les dimanches à 17 h dans la crypte de l’église Notre-Dame : prière du chapelet

Permanence d’accueil le Jeudi de 17 h à 19 h et samedi de 16 h à 18 h dans l’église.

Pas d’accueil le vendredi 14 juin.

 

Rendez-vous de la semaine

 

-Mardi 11 juin à 14 h 30 au presbytère : réunion du comité de rédaction du Messager

-Mardi 11 Juin à 18 h 30 salle Pierre Lefeuvre : rencontre avec l’équipe d’accompagnement du groupe « Divorcés Et en Église 93 » : chrétiens séparés, divorcés, divorcés remariés et conjoints de divorcés du Diocèse

-Mercredi 12 Juin à 17 h salle Pierre Lefeuvre : rencontre des confirmands

-Mercredi 12 Juin à 20 h 30 au presbytère : rencontre du service diocésain de la pastorale familiale

-Jeudi 13 juin à 20 h 30 salle Pierre Lefeuvre : réunion du groupe biblique œcuménique

 

Samedi 15 et Dimanche 16 Juin :

Week-end en l’Abbaye de la Pierre-qui-Vire pour les catéchumènes adultes

 

 

Dimanche 16 Juin 2019 – Sainte Trinité, solennité

1ère lecture (Pr 8,22-31) Psaume (8,4-9) lecture (Rm 5,1-5) Evangile (Jn 16,12-15)

Messe anticipée le samedi à 18 h à Saint-Louis-Dimanche à 10 h 30 messe à Notre-Dame

 

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3 juin 2019 1 03 /06 /juin /2019 13:51

Oublier ses stratégies et se mettre à l’écoute de l’Esprit-Saint

 

Paroles du pape avant le Regina Caeli

 

Chers frères et sœurs, bonjour !

L’Evangile de ce VIe dimanche de Pâques nous présente un extrait du discours que Jésus a adressé aux Apôtres lors de la Dernière Cène (cf. Jn 14,23-29). Il parle de l’œuvre de l’Esprit-Saint et fait une promesse : « le Défenseur, l’Esprit Saint que le Père enverra en mon nom, lui, vous enseignera tout, et il vous fera souvenir de tout ce que je vous ai dit. » (v. 26). Tandis que s’approche le moment de la croix, Jésus assure les Apôtres qu’ils ne resteront pas seuls : avec eux il y aura toujours l’Esprit-Saint, le Paraclet, qui les soutiendra dans la mission d’apporter l’Evangile dans le monde entier. Dans la langue originale grecque, le terme “Paraclet” signifie celui qui se pose à côté, pour soutenir et consoler.

En quoi consiste la mission de l’Esprit-Saint que Jésus promet en don ? Il le dit lui-même : « Lui vous enseignera tout, et il vous fera souvenir de tout ce que je vous ai dit ». Au cours de sa vie terrestre, Jésus a déjà transmis tout ce qu’il voulait confier aux Apôtres : il a accompli la Révélation divine, c’est-à-dire tout ce que le Père voulait dire à l’humanité avec l’incarnation du Fils. La mission de l’Esprit-Saint est de rappeler, c’est-à-dire de faire comprendre en plénitude et de pousser à mettre concrètement en œuvre les enseignements de Jésus. Et c’est aussi la mission de l’Eglise, qui la réalise à travers un style de vie précieux, caractérisé par certaines exigences : la foi dans le Seigneur et l’observance de sa Parole ; la docilité à l’action de l’Esprit, qui rend le Christ Ressuscité continuellement vivant et présent ; l’accueil de sa paix et le témoignage qui lui est rendu comme une attitude d’ouverture et de rencontre avec l’autre.

Pour réaliser tout cela, l’Eglise ne peut pas rester statique. Il s’agit de se libérer des liens mondains représentés par nos idées, par nos stratégies, par nos objectifs, qui souvent appesantissent le chemin de foi, et de nous mettre à l’écoute docile de la parole du Seigneur. Ainsi c’est l’Esprit de Dieu qui nous guide et qui guide l’Eglise, afin que resplendisse son visage authentique, beau et lumineux, voulu par le Christ.

Le Seigneur aujourd’hui nous invite à ouvrir notre cœur au don de l’Esprit Saint, afin qu’il nous conduise sur les chantiers de l’histoire. Jour après jour, il nous éduque à la logique de l’Evangile, la logique de l’amour accueillant, “en nous enseignant toute chose” et “en nous rappelant tout ce que le Seigneur nous a dit”. Que Marie, que nous vénérons et prions avec une dévotion particulière comme notre mère céleste en ce mois de mai, protège toujours l’Eglise et toute l’humanité. Qu’elle qui, avec une foi humble et courageuse, a coopéré pleinement avec l’Esprit Saint pour l’Incarnation du Fils de Dieu, nous aide nous aussi à nous laisser instruire et conduire par le Défenseur, pour que nous puissions accueillir la Parole de Dieu et en témoigner par notre vie

L’UNITE, REALITE ET ESPERANCE

L’Evangile peut être le point de départ d’une méditation dans le sens de l’unité des chrétiens qui n’est pas encore réalisée dans l’Eglise, l’unique Corps mystique du Christ. Mais les membres sont des hommes et leur recherche de la vérité connaît des tâtonnements, des faiblesses, des contradictions parce que nous sommes limités dans cette réalisation du mystère unique du Christ.

Ce mystère est infini puisqu’il est, si l’on peut parler ainsi, à la mesure même du mystère trinitaire. « Que tous, ils soient un comme toi, Père, tu es en moi et moi en toi. » (Jean 17. 21)

Nous souffrons du « piétinement » actuel de notre démarche sur la route de l’Unité. Nous avons même l’impression de ne plus avancer. Chacun, comme chaque Eglise, ne voudrait pas que soient abandonnées les richesses découvertes par lui comme par elle. Et pour convaincre mon frère du bien-fondé de ma conviction, j’en souligne trop les différences, sans en souligner les convergences profondes.

Le Christ a donné à chacun de nous la gloire qu’il a reçue de son Père. Mais pourquoi prétendre que nous en avons pleinement conscience dans la réalité de son mystère. Humblement restons fidèles à ce que sa grâce nous a donné. Fraternellement, acceptons aussi de reconnaître la fidélité du frère qui ne pense pas comme nous, parce que, lui aussi, veut rester fidèle à la grâce qu’il a reçue.

Elle passe, chaque fois, dans et au travers d’une humanité, la nôtre comme celle de mon frère. « Ils ont reconnu que tu m’as envoyé. » (Jean 17. 25) C’est déjà beaucoup. « Je le ferai connaître encore… » ajoute le Christ dans la prière qu’il adresse à son Père.

Pour que l’unité des chrétiens soit une réalité, il nous faut accepter d’apprendre encore et de reconnaître que nous ne savons pas tout immédiatement. Chacun apprend comme les deux disciples sur le chemin d’Emmaüs. Chacun doit vivre en communion avec son frère, comme au matin de l’Eglise : « Persévérant unanimement dans le Temple, rompant le pain à la maison, avec allégresse et simplicité de cœur, louant Dieu.» (Actes 1. 46 et 47)

Lectures de la messe

 

Première lecture (Ac 7, 55-60)

En ces jours-là, Étienne était en face de ses accusateurs. Rempli de l’Esprit Saint, il fixait le ciel du regard : il vit la gloire de Dieu, et Jésus debout à la droite de Dieu. Il déclara : « Voici que je contemple les cieux ouverts et le Fils de l’homme debout à la droite de Dieu. » Alors ils poussèrent de grands cris et se bouchèrent les oreilles. Tous ensemble, ils se précipitèrent sur lui, l’entraînèrent hors de la ville et se mirent à le lapider. Les témoins avaient déposé leurs vêtements aux pieds d’un jeune homme appelé Saul. Étienne, pendant qu’on le lapidait, priait ainsi : « Seigneur Jésus, reçois mon esprit. » Puis, se mettant à genoux, il s’écria d’une voix forte : « Seigneur, ne leur compte pas ce péché. » Et, après cette parole, il s’endormit dans la mort. – Parole du Seigneur. 

 

Psaume (Ps  96 (97), 1-2b, 6.7c, 9)

Le Seigneur est roi ! Exulte la terre ! Joie pour les îles sans nombre ! justice et droit sont l’appui de son trône. Les cieux ont proclamé sa justice, et tous les peuples ont vu sa gloire. À genoux devant lui, tous les dieux ! Tu es, Seigneur, le Très-Haut sur toute la terre : tu domines de haut tous les dieux. 

 

Deuxième lecture (Ap 22, 12-14.16-17.20)

Moi, Jean, j’ai entendu une voix qui me disait : « Voici que je viens sans tarder, et j’apporte avec moi le salaire que je vais donner à chacun selon ce qu’il a fait. Moi, je suis l’alpha et l’oméga, le premier et le dernier, le commencement et la fin. Heureux ceux qui lavent leurs vêtements : ils auront droit d’accès à l’arbre de la vie et, par les portes, ils entreront dans la ville. Moi, Jésus, j’ai envoyé mon ange vous apporter ce témoignage au sujet des Églises. Moi, je suis le rejeton, le descendant de David, l’étoile resplendissante du matin. » L’Esprit et l’Épouse disent : « Viens ! » Celui qui entend, qu’il dise : « Viens ! » Celui qui a soif, qu’il vienne. Celui qui le désire, qu’il reçoive l’eau de la vie, gratuitement. Et celui qui donne ce témoignage déclare : « Oui, je viens sans tarder. » – Amen ! Viens, Seigneur Jésus ! – Parole du Seigneur. 

 

Évangile (Jn 17, 20-26)

En ce temps-là, les yeux levés au ciel, Jésus priait ainsi : « Père saint, je ne prie pas seulement pour ceux qui sont là, mais encore pour ceux qui, grâce à leur parole, croiront en moi. Que tous soient un, comme toi, Père, tu es en moi, et moi en toi. Qu’ils soient un en nous, eux aussi, pour que le monde croie que tu m’as envoyé. Et moi, je leur ai donné la gloire que tu m’as donnée, pour qu’ils soient un comme nous sommes UN : moi en eux, et toi en moi. Qu’ils deviennent ainsi parfaitement un, afin que le monde sache que tu m’as envoyé, et que tu les as aimés comme tu m’as aimé. Père, ceux que tu m’as donnés, je veux que là où je suis, ils soient eux aussi avec moi, et qu’ils contemplent ma gloire, celle que tu m’as donnée parce que tu m’as aimé avant la fondation du monde. Père juste, le monde ne t’a pas connu, mais moi je t’ai connu, et ceux-ci ont reconnu que tu m’as envoyé. Je leur ai fait connaître ton nom, et je le ferai connaître, pour que l’amour dont tu m’as aimé soit en eux, et que moi aussi, je sois en eux. » – Acclamons la Parole de Dieu. 

 

CALENDRIER

 

 

Dimanche 2 Juin 2019 – 7ème Dimanche de Pâques

1ère lecture (Ac 7,55-60) Psaume (96,1-2.6.7.9) lecture (Ap 22,12-14.16-17.20) Evangile (Jn 17,20-26)

 

 

Messes de la semaine

Pas de messe de lundi à jeudi à 9 h : messe à Saint-Louis de Villemomble

Messe vendredi et samedi

Pas d’adoration le samedi 8 Juin.

Accueil : Vendredi de 16 à 18 h - Samedi de 16 h à 18 h.  Le père Frédéric Benoist n’assurera pas sa permanence Jeudi 6 Juin.

Rendez-vous de la semaine

 

Mardi 4 juin à 9h salle Pierre Lefeuvre :

Mise sous pli du rappel du denier.

N’hésitez pas à nous rejoindre

 

-Mardi 4 juin à 14 h salle Pierre Lefeuvre : goûter des Equipes Saint-Vincent

-Mercredi 5 juin à 17 h salle Pierre Lefeuvre : Préparation à la Confirmation des élèves du Groupe scolaire Saint-Louis Sainte-Clotilde

-Vendredi 7 juin à 17 h dans l’église répétition de la cérémonie du Groupe scolaire Saint-Louis Sainte-Clotilde

-Samedi 8 Juin à 10 h 30 dans l’église : célébration de baptêmes, premières communions et professions de foi du Groupe scolaire Saint-Louis Sainte-Clotilde

-Samedi 8 Juin à 14 h 30 dans l’église : répétition des professions de foi de la paroisse

-Samedi 8 Juin à 18 h dans l’église : célébration des premières communions de la Communauté portugaise

 

 

Dimanche 9 Juin 2019 – Pentecôte, solennité

1ère lecture (Ac 2,1-11) Psaume (103,1.24.29-31.34) lecture (Rm 8,8-17) Evangile (Jn 14,15-16.23b-26)

Messe anticipée le samedi à 18 h à Saint-Louis-Dimanche à 10 h 30 messe à Notre-Dame

 

 

Dimanche 9 Juin à 10 h 30 : célébration des Professions de foi des jeunes collégiens de la paroisse.

 

Du vendredi 7 Juin au lundi 10 Juin : FRAT de JAMBVILLE pour les collégiens.

 

Dimanche 9 juin à 16 h : visite organisée et commentée de l’église par les membres de l’Association RESTAURER.

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30 mai 2019 4 30 /05 /mai /2019 20:04
Rencontre Chorales, dimanche 16 juin

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30 mai 2019 4 30 /05 /mai /2019 19:59

Le pape François pose la question clef pour le chrétien :« Est-ce que je suis capable de pardonner ? »

 

 Chers frères et sœurs, bonjour ! L’Évangile d’aujourd’hui nous conduit au Cénacle pour nous faire entendre certaines des paroles que Jésus a adressées à ses disciples dans le « discours d’adieu » avant sa passion. Après avoir lavé les pieds des Douze, il leur dit : « Je vous donne un nouveau commandement : que vous vous aimiez les uns les autres. Comme je vous ai aimés, aimez-vous aussi les uns les autres « (Jn 13, 34). Mais en quel sens Jésus appelle-t-il ce commandement « nouveau » ? Nous savons que, déjà dans l’Ancien Testament, Dieu avait commandé aux membres de son peuple d’aimer leur prochain comme eux-mêmes (voir Lv 19:18). Jésus lui-même, à qui lui demandait quel était le plus grand commandement de la loi, a répondu que le premier était d’aimer Dieu de tout son cœur et le second d’aimer son prochain comme soi-même (cf. Mt 22: 38-39).

Alors, quelle est la nouveauté de ce commandement que Jésus confie à ses disciples ? Pourquoi l’appelle-t-il « commandement nouveau » ? L’ancien commandement de l’amour est devenu nouveau parce qu’il a été complété par cet ajout : « comme je vous ai aimés ». La nouveauté réside entièrement dans l’amour de Jésus-Christ, par lequel il a donné sa vie pour nous. Il s’agit de l’amour de Dieu, universel, sans conditions et sans limites, qui trouve son sommet sur la croix. En ce moment d’abaissement extrême et d’abandon au Père, le Fils de Dieu a montré et donné au monde la plénitude de l’amour. En repensant à la passion et à l’agonie du Christ, les disciples comprirent le sens de ses paroles : « Comme je vous ai aimé, aimez-vous aussi les uns les autres ».

Jésus nous a aimés le premier, il nous a aimés malgré nos fragilités, nos limites et nos faiblesses humaines. C’est lui qui nous a fait devenir dignes de son amour qui ne connaît pas de limites et ne finit jamais. En nous donnant le nouveau commandement, il nous demande de nous aimer les uns les autres pas seulement et pas tant par notre amour, mais avec le sien, que le Saint-Esprit infuse dans nos cœurs si nous l’invoquons avec foi. De cette façon – et seulement ainsi – nous pouvons nous aimer les uns les autres non seulement comme nous nous aimons nous-mêmes, mais aussi comme Lui nous a aimés, c’est-à-dire immensément davantage. En effet, Dieu nous aime beaucoup plus que nous ne nous aimons nous-mêmes. Nous pouvons ainsi répandre partout la semence de l’amour qui renouvelle les relations entre les peuples et ouvre des horizons d’espérance. Jésus ouvre toujours des horizons d’espérance, son amour ouvre des horizons d’espérances. Cet amour fait de nous de nouveaux hommes, frères et sœurs dans le Seigneur, et fait de nous le nouveau Peuple de Dieu, c’est-à-dire l’Église, dans laquelle tous sont appelés à aimer le Christ et en Lui à s’aimer mutuellement. L’amour qui s’est manifesté dans la croix de Christ et qu’il nous appelle à vivre est la seule force qui transforme notre cœur de pierre en cœur de chair ; cet amour nous rend capables d’aimer nos ennemis et de pardonner à ceux qui nous ont offensés. Je vais vous poser une question. Que chacun réponde dans son cœur. Est-ce que je suis capable d’aimer mes ennemis ? Nous avons tous des personnes, je ne sais pas si ce sont des ennemis, mais qui ne s’entendent pas avec nous, qui est « de l’autre côté » ; ou quelqu’un qui a des gens qui lui ont fait du mal… Est-ce que je suis capable de leur pardonner ? Cet homme, cette femme qui m’a fait du mal, qui m’a offensé ? Est-ce que je suis capable de lui pardonner ? Que chacun réponde dans son cœur. L’amour de Jésus nous fait voir l’autre comme un membre actuel ou futur de la communauté des amis de Jésus ; cela nous stimule au dialogue et nous aide à nous écouter et à nous connaître mutuellement. L’amour nous ouvre à l’autre et devient la base des relations humaines. Il rend capable de surmonter les barrières de nos faiblesses et de nos préjugés. L’amour de Jésus en nous crée des ponts, enseigne de nouvelles voies, déclencher le dynamisme de la fraternité.

Que la Vierge Marie nous aide, par son intercession maternelle, à accueillir de son Fils Jésus le don de son commandement et du Saint-Esprit la force de le mettre en œuvre dans la vie quotidienne.

 

« Si quelqu’un m’aime… »

 

« Si quelqu’un m’aime », dit Jésus ; et cela résonne en nous à la fois comme un appel et comme une question. L’appel, c’est celui qui, depuis bien longtemps, a décidé de notre vie ; et il est demeuré aussi puissant qu’au premier jour. La question, c’est celle qui, instinctivement, se lève en nous, après dix ans, vingt ans, trente ans de carmel, voués à la contemplation de mystère de Dieu et de son Christ. Lorsque nous évoquons, avec enthousiasme ou avec peine, et parfois avec les deux en même temps, cette longue fidélité du Maître à notre égard et envers notre communauté, nous ne pouvons pas ne pas nous demander : « Qu’avons-nous fait, Seigneur, de ta présence ? qu’ai-je fait, Seigneur, de ton offre d’amitié ? Après dix, vingt, trente ans, Seigneur, que veux-tu de moi ? »

L’Évangile, sans faire taire cette question, qui peut fort bien être porteuse de joie, nous fait descendre en nous-mêmes plus profond que toute question, que tout souci, que toute crainte. Jésus, en effet, vient nous redire que, dans la prière comme dans la mission, Dieu est toujours le commencement, et qu’il a toujours l’initiative : c’est Dieu qui parle, c’est lui qui vient ; c’est Dieu qui demeure, c’est lui qui sauve le monde.

« Si quelqu’un m’aime, dit Jésus, il gardera ma parole, cette parole du Père qui m’a envoyé ».

Aimer Jésus, c’est croire qu’en lui Dieu a parlé, et accueillir en lui l’avance que le Père fait au monde. Notre amour pour le Christ n’est jamais qu’une réponse à l’amour que Dieu nous porte en son Fils ; mais si peu que nous donnions cette réponse, Dieu fait irruption avec toute sa tendresse : « Si quelqu’un m’aime, il observera ma parole, et mon Père l’aimera ; nous viendrons à lui et nous ferons chez lui notre demeure ».

Alors devient réalité ce qui n’était, pour l’ancienne alliance, qu’un rêve impossible. Comme Salomon le dit dans sa prière : « Dieu habiterait-il vraiment avec les hommes sur la terre ? Voici que les cieux et les cieux des cieux ne le peuvent contenir ; moins encore cette maison que j’ai construite ! » (1 R 8,27).

Dieu n’attend pas, pour se donner à nous, la maison de prière que nous n’en finissons pas de construire, et plus encore que ce que nous pouvons faire, personnellement ou communautairement, dans la solitude ou ensemble, il nous faut regarder ce que Dieu veut faire pour nous, en nous, avec nous. Finalement, le seul vrai chemin vers l’amitié du Christ, après dix, vingt, trente ans, c’est de laisser Dieu nous aimer autant qu’il veut nous aimer, et de le laisser libre de venir demeurer en nous par le chemin qu’il a choisi. C’est là la sagesse vers laquelle, insensiblement, l’Esprit de Dieu nous achemine, à partir de la parole de Jésus. Volontiers nous attendrions la nouveauté de l’Esprit, dans la prière ou dans la mission, sous la forme de choses jamais vues, jamais vécues, ou en tout cas jamais entendues. Or le Paraclet est pour l’Église l’Esprit de la mémoire, du souvenir, de la continuité avec Jésus. Ce que l’Esprit nous fait comprendre et vivre a déjà été dit par Jésus ; et, pour nous enseigner toutes choses, le Paraclet, simplement, divinement, nous remémore tout ce que Jésus déjà nous a fait entendre de la part du Père. Entrer dans la nouveauté de l’Esprit, c’est donc, en continuité avec la parole révélante de Jésus, découvrir progressivement son Nom, sa personne et son rôle de sauveur, et nous ouvrir peu à peu au réel tel que Dieu le voit, au monde tel que Dieu l’aime. À la suite de la Vierge de Nazareth, et pour nous à l’imitation des saints du Carmel, il s’agit beaucoup moins d’attendre ou de rechercher l’inouï que de découvrir avec émerveillement et action de grâces l’envers éternel du quotidien.

Dieu est simple, simple aussi la prière ; et simple sera notre regard quand l’Esprit l’aura purifié. Alors tout notre être sera dans la lumière. Réconciliés avec l’insécurité, avec la loi de l’Exode, nous saurons voir dans notre monde dissonant le lieu de la miséricorde du Père. Alors « notre cœur cessera de se troubler et de craindre » pour le présent ou pour l’avenir, face à une tâche et à des responsabilités qui de toute façon nous dépassent ; et à chaque tournant de nos journées bousculées, tiraillées, parfois surtendues, nous saurons percevoir, familière et fidèle, la voix du Ressuscité : « Je vous laisse la paix ; je vous donne ma paix ». Alors nous serons des sages selon l’Évangile, parce que le Paraclet nous donnera d’entendre, par le fond du cœur, le langage de l’amour victorieux, « le langage de la croix ».

           Fr. Jean-Christian Lévêque, o.c.d.

Lectures de la messe

 

Première lecture (Ac 15, 1-2.22-29)

En ces jours-là, des gens, venus de Judée à Antioche, enseignaient les frères en disant : « Si vous n’acceptez pas la circoncision selon la coutume qui vient de Moïse, vous ne pouvez pas être sauvés. » Cela provoqua un affrontement ainsi qu’une vive discussion engagée par Paul et Barnabé contre ces gens-là. Alors on décida que Paul et Barnabé, avec quelques autres frères, monteraient à Jérusalem auprès des Apôtres et des Anciens pour discuter de cette question. Les Apôtres et les Anciens décidèrent avec toute l’Église de choisir parmi eux des hommes qu’ils enverraient à Antioche avec Paul et Barnabé. C’étaient des hommes qui avaient de l’autorité parmi les frères : Jude, appelé aussi Barsabbas, et Silas. Voici ce qu’ils écrivirent de leur main : « Les Apôtres et les Anciens, vos frères, aux frères issus des nations, qui résident à Antioche, en Syrie et en Cilicie, salut ! Attendu que certains des nôtres, comme nous l’avons appris, sont allés, sans aucun mandat de notre part, tenir des propos qui ont jeté chez vous le trouble et le désarroi, nous avons pris la décision, à l’unanimité, de choisir des hommes que nous envoyons chez vous, avec nos frères bien-aimés Barnabé et Paul, eux qui ont fait don de leur vie pour le nom de notre Seigneur Jésus Christ. Nous vous envoyons donc Jude et Silas, qui vous confirmeront de vive voix ce qui suit : L’Esprit Saint et nous-mêmes avons décidé de ne pas faire peser sur vous d’autres obligations que celles-ci, qui s’imposent : vous abstenir des viandes offertes en sacrifice aux idoles, du sang, des viandes non saignées et des unions illégitimes. Vous agirez bien, si vous vous gardez de tout cela. Bon courage ! » – Parole du Seigneur. 

 

Psaume (Ps 66 (67), 2-3, 5, 7-8)

Que Dieu nous prenne en grâce et nous bénisse, que son visage s’illumine pour nous ; et ton chemin sera connu sur la terre, ton salut, parmi toutes les nations. Que les nations chantent leur joie, car tu gouvernes le monde avec justice ; tu gouvernes les peuples avec droiture, sur la terre, tu conduis les nations. La terre a donné son fruit ; Dieu, notre Dieu, nous bénit. Que Dieu nous bénisse, et que la terre tout entière l’adore ! 

 

Deuxième lecture (Ap 21, 10-14.22-23)

Moi, Jean, j’ai vu un ange. En esprit, il m’emporta sur une grande et haute montagne ; il me montra la Ville sainte, Jérusalem, qui descendait du ciel, d’auprès de Dieu : elle avait en elle la gloire de Dieu ; son éclat était celui d’une pierre très précieuse, comme le jaspe cristallin. Elle avait une grande et haute muraille, avec douze portes et, sur ces portes, douze anges ; des noms y étaient inscrits : ceux des douze tribus des fils d’Israël. Il y avait trois portes à l’orient, trois au nord, trois au midi, et trois à l’occident. La muraille de la ville reposait sur douze fondations portant les douze noms des douze Apôtres de l’Agneau. Dans la ville, je n’ai pas vu de sanctuaire, car son sanctuaire, c’est le Seigneur Dieu, Souverain de l’univers, et l’Agneau. La ville n’a pas besoin du soleil ni de la lune pour l’éclairer, car la gloire de Dieu l’illumine : son luminaire, c’est l’Agneau. – Parole du Seigneur. 

 

Évangile (Jn 14, 23-29)

En ce temps-là, Jésus disait à ses disciples : « Si quelqu’un m’aime, il gardera ma parole ; mon Père l’aimera, nous viendrons vers lui et, chez lui, nous nous ferons une demeure. Celui qui ne m’aime pas ne garde pas mes paroles. Or, la parole que vous entendez n’est pas de moi : elle est du Père, qui m’a envoyé. Je vous parle ainsi, tant que je demeure avec vous ; mais le Défenseur, l’Esprit Saint que le Père enverra en mon nom, lui, vous enseignera tout, et il vous fera souvenir de tout ce que je vous ai dit. Je vous laisse la paix, je vous donne ma paix ; ce n’est pas à la manière du monde que je vous la donne. Que votre cœur ne soit pas bouleversé ni effrayé. Vous avez entendu ce que je vous ai dit : Je m’en vais, et je reviens vers vous. Si vous m’aimiez, vous seriez dans la joie puisque je pars vers le Père, car le Père est plus grand que moi. Je vous ai dit ces choses maintenant, avant qu’elles n’arrivent ; ainsi, lorsqu’elles arriveront, vous croirez. » – Acclamons la Parole de Dieu. 

CALENDRIER

 

 

Dimanche 26 Mai 2019 – 6ème Dimanche de Pâques

1ère lecture (Ac 15,1-2.22-29) Psaume (66,2-5.7.8) lecture (Ap 21,10-14.22-23) Evangile (Jn 14,23-29)

 

 

Messes de la semaine

 

Messe à 9 h tous les jours, sauf Vendredi

 

-Samedi adoration du Saint-Sacrement et confessions de 10 h à 12 h

 

Tous les dimanches à 17 h dans la crypte de l’église Notre-Dame : prière du chapelet

 

Permanence d’accueil le Jeudi de 17 à 19 h, le vendredi et le samedi de 16 à 18 h dans l’église

 

Rendez-vous de la semaine

 

-Lundi 27 mai à 20 h 30 au presbytère : réunion du Conseil pour les Affaires Économiques de la Paroisse

 

 

                                                                  Jeudi 30 Mai

 

                                                                  Solennité de l’Ascension :                         

                                                            

                                                                  Messe à 10 h 30 en l’église Notre-Dame

 

 

 

-Samedi 1er Juin à 14 h en l’église Notre-Dame : célébration du mariage de Christy Rajendra Mayuran et de Tharshilca Melkius

 

Samedi 1er Juin à la Maison diocésaine, 6 avenue Pasteur à Bondy : Journée de partage et de prière pour tous les séparés, divorcés, divorcés remariés du diocèse avec notre Évêque Pascal Delannoy. Le thème : “Vous êtes le sel de la terre”

 

 

Dimanche 2 Juin 2019 – 7ème Dimanche de Pâques

1ère lecture (Ac 7,55-60) Psaume (96,1-2.6.7.9) lecture (Ap 22,12-14.16-17.20) Evangile (Jn 17,20-26)

Messe anticipée le samedi à 18 h à Saint-Louis-Dimanche à 10 h 30 messe à Notre-Dame

Feuille de semaine du 26 mai 2019

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23 mai 2019 4 23 /05 /mai /2019 16:22

« Réparons l’Eglise » : Cette formulation fait écho à l’appel à l’origine de la vocation de Saint François d’Assise : « Va, répare mon Église en ruine ». C’est une invitation à poser un diagnostic sur la situation actuelle de l’Église, mais aussi à faire acte de proposition pour une plus grande fidélité à l’Évangile. Une synthèse de toutes les réponses des catholiques de France sera ensuite produite par les trois médias La Croix, Croire et le Pèlerin.

 

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19 mai 2019 7 19 /05 /mai /2019 17:49

« Vivre une vie pleine »

Paroles du pape François place saint Pierre le Dimanche 12 Mai 2019

 

Chers frères et sœurs, bonjour !

Dans l’Evangile d’aujourd’hui (cf. Jn 10,27-30) Jésus se présente comme le vrai Pasteur du peuple de Dieu. Il parle de la relation qui le lie aux brebis du troupeau, c’est-à-dire à ses disciples, et insiste sur le fait que c’est une relation de connaissance réciproque. « Mes brebis – dit-il – écoutent ma voix ; moi, je les connais, et elles me suivent. Je leur donne la vie éternelle : jamais elles ne périront. » (vv. 27-28). En lisant attentivement cette phrase, nous voyons que l’oeuvre de Jésus s’explique par certaines actions : Jésus parle, Jésus connaît, Jésus donne la vie éternelle, Jésus protège.

Le Bon Pasteur – Jésus – est attentif à chacun de nous, il nous cherche et nous aime, en nous adressant sa parole, en connaissant en profondeur notre cœur, nos désirs et nos espérances, ainsi que nos échecs et nos déceptions. Il nous accueille et nous aime comme nous sommes, avec nos qualités et nos défauts. Pour chacun de nous Il “donne la vie éternelle” : il nous offre la possibilité de vivre une vie pleine, sans fin. En outre, il nous protège et nous guide avec amour, en nous aident à traverser les sentiers abrupts et les routes parfois risquées qui se présentent sur le chemin de la vie.

Aux verbes et aux gestes qui décrivent la façon dont Jésus, le Bon Pasteur, se met en relation avec nous, répondent les verbes qui concernent les brebis, c’est-à-dire nous : elles « écoutent ma voix », elles « me suivent ». Ce sont des actions qui montrent de quelle façon nous devons correspondre aux attitudes tendres et prévenantes du Seigneur. Ecouter et reconnaître sa voix, en effet, implique une intimité avec Lui, qui se consolide dans la prière, dans la rencontre cœur à cœur avec le divin Maître et Pasteur de nos âmes. Cette intimité avec Jésus… parler avec Jésus, renforce en nous le désir de le suivre, en sortant du labyrinthe des parcours erronés, en abandonnant les comportements égoïstes, pour se mettre en chemin sur les nouvelles routes de la fraternité et du don de nous-mêmes, à son imitation.

N’oublions pas que Jésus est l’unique Pasteur qui nous parle, nous connaît, nous donne la vie éternelle et nous protège. Nous sommes l’unique troupeau et nous devons seulement nous efforcer d’écouter sa voix, tandis qu’Il scrute avec amour la sincérité de nos cœurs. Et de cette intimité continue avec notre Pasteur, de cet échange avec lui, jaillit la joie de le suivre en nous laissant conduire à la plénitude de la vie éternelle.

Tournons maintenant vers Marie, Mère du Christ et Bon Pasteur. Que celle qui a répondu promptement à l’appel de Dieu aide en particulier tous ceux qui sont appelés au sacerdoce et à la vie consacrée à accueillir avec joie et disponibilité l’invitation du Christ à être ses collaborateurs les plus directs dans l’annonce de l’Evangile et dans le service du Règne de Dieu de notre temps.

JERUSALEM…

La deuxième lecture nous invite à méditer la place de Jérusalem dans la symbolique juive et chrétienne. Nous n’avons pas à transformer ce que nous en disons en un commentaire indirect de l’actualité qui place Jérusalem au cœur d’un conflit qui concerne les trois religions monothéistes. Elle nous invite à en transposer la signification dans notre propre vie ecclésiale et personnelle.

Jérusalem, campée sur la colline de Sion, est située aux confins du désert de Juda qui descend jusqu’à la Mer Morte et de la bande côtière bénéficiant de pluies abondantes. La ville est antérieure à l’entrée dans la Terre Promise et elle n’a été conquise par les Israélites que deux siècles après leur installation. L’auteur de l’exploit en est le tout jeune roi David, à l’heure où celui-ci recueille l’unanimité des suffrages de la part des tribus, tant du Nord que du Sud. Pour n’en favoriser aucune et montrer qu’après Dieu, il ne doit son pouvoir qu’à lui-même, David établit sa capitale dans la ville qui devient la sienne en même temps qu’elle est signe de l’unité du Peuple, d’autant que peu après sa conquête l’Arche d’Alliance y résidera. (2ème livre de Samuel 5. 6). Dès lors Jérusalem s’identifie au destin du Peuple d’Israël. Un personnage permettra même de remonter jusqu’aux premières origines du peuple, en Abraham. C’est Melchisédech, prêtre du Très-Haut et roi de Salem, identifié par la Tradition avec Jérusalem. Abraham reçoit de lui la bénédiction et lui donne la dîme de tous ses biens. (Genèse 15. 17)

Quoi qu’il en soit de la manière dont Jérusalem est entrée dans l’histoire du salut, elle devient la Ville Sainte, par le fait même que David y transporte l’Arche d’Alliance (2ème livre de Samuel 6) contenant les Tables de la Loi donnée par Dieu au mont Sinaï. L’Arche est le “quasi sacrement” de la présence de Dieu à son Peuple. A l’étonnement, mais pour la joie de ses fidèles, Dieu a choisi de résider en Sion, “l’humble montagne” (Psaume 42. 7), plutôt que sur les sommets enneigés de l’Hermon. Tel est le libre choix de Dieu qui ne se démentira pas quand viendra dans sa ville celui qui est la véritable Arche de l’Alliance, le Messie Jésus “doux et humble de cœur”.     

Jérusalem est la ville où Dieu fait résider son Nom (1er Livre des Rois 11. 36). Là il peut être invoqué et plusieurs psaumes nous transmettent la prière et la joie des pèlerins qui montent à Jérusalem pour les grandes fêtes, comme la famille de Jésus, et Jésus lui-même, n’y manqueront pas. (Psaumes 24, 84, 132 etc …)

 

C’est dans le Temple que réside la présence divine au milieu de son Peuple, mais le Trône de Dieu demeure dans les cieux. Le prophète Isaïe a la révélation de ce qu’il est hors du Temple, même si sa “traîne emplit le sanctuaire.” (Isaïe 6). Sainte est l’alliance, sainte est la Loi. Si le Peuple – et le roi le premier – méprise l’Alliance, la sainteté de Dieu se retire et la ville revient au sort commun des citées humaines, convoitée, assiégée, ruinée, reconstruite pour un temps. C’est notre propre risque, à nous aussi, lorsque nous sommes infidèles à la grâce que Dieu nous donne sans jamais se lasser et qui est toujours en attente lorsque nous nous en séparons. Le don de Dieu est irréversible. « Rien ne nous séparera de l’amour que Dieu nous porte. » (Romains 8. 39). Les promesses demeurent par-delà les ruines : “Le reste de Sion, les survivants de Jérusalem seront appelés saints et tous seront inscrits à Jérusalem afin de vivre.” (Isaïe 4. 3) Même si par manque de foi, Jérusalem a failli, Dieu ne renonce pas, car “voici que je pose dans Sion une pierre à toute épreuve, une pierre angulaire précieuse, établie pour servir de fondation.” (Isaïe 28. 16) Cette pierre angulaire, c’est le Christ (Ephésiens 2. 20) et les disciples du Christ qui sont l’Eglise (Matthieu 16.18) Saint Paul en tire les conclusions : l’Eglise est désormais le Temple de Dieu et nous aussi qui sommes membres de l’Eglise. (1 Corinthiens 3. 10 à 17 et 1 Corinthiens 6. 19) Selon une parole de saint Augustin, nous sommes inclus dans l’édifice divin : « Il fait de nous un seul homme avec Lui, tête et corps. » (Commentaire du psaume 97)

Quand Dieu aura ainsi rebâti Jérusalem dans la sainteté, le signe de l’Arche de l’Alliance ne sera même plus nécessaire. La ville elle-même, en son entier, pourra être appelée “le trône du Seigneur” (Jérémie 3. 16 à 18) Ce sera un temps de convergence et de rassemblement pour les deux royaumes, celui du sud et celui du nord, Israël et Juda. Ce sera aussi un temps de rassemblement pour toutes les nations : ”Des nations nombreuses s’attacheront au Seigneur, elles seront pour lui un peuple.” -Zacharie 2. 14 à 16) . Jérusalem devient ainsi la mère universelle de tous les croyants. L’auteur du psaume 87 sait que les hommes appartiennent à des nations différentes, éventuellement hostiles : ils viennent de Philistie, de Tyr ou d’Ethiope. “Mais de Sion l’on dira, tout homme y est né.” Pour que Jérusalem soit reconstruite comme Dieu la souhaite, il faut que lui-même la fasse descendre du ciel. L’auteur de l’Apocalypse est chrétien, il sait que Dieu siège sur son trône divin, il connaît la “pierre d’angle”, c’est le Christ. Il sait que “Dieu est parmi les hommes, l’Emmanuel”. Avec saint Paul, saint Jean, l’auteur de l’Apocalypse sait que l’Eglise, dans sa réalité fondamentale, est bien cela. Qu’il nous suffise de relire les lettres aux Eglises, au début de l’Apocalypse, pour nous en convaincre. La Cité Sainte n’est plus seulement celle qui est bâtie sur le mont Sion, elle est celle qui est la demeure de Dieu, parée comme une fiancée pour son époux. Nous avons besoin de cette vision dans la foi quand nous regardons l’Eglise dans laquelle nous vivons et quand nous en parlons. Elle est faible par les hommes qui la composent, elle est sainte dans le Christ dont elle est le Corps Mystique.

Première lecture (Ac 14, 21b-27)

 

En ces jours-là, Paul et Barnabé, retournèrent à Lystres, à Iconium et à Antioche de Pisidie ; ils affermissaient le courage des disciples ; ils les exhortaient à persévérer dans la foi, en disant : « Il nous faut passer par bien des épreuves pour entrer dans le royaume de Dieu. » Ils désignèrent des Anciens pour chacune de leurs Églises et, après avoir prié et jeûné, ils confièrent au Seigneur ces hommes qui avaient mis leur foi en lui. Ils traversèrent la Pisidie et se rendirent en Pamphylie. Après avoir annoncé la Parole aux gens de Pergé, ils descendirent au port d’Attalia, et s’embarquèrent pour Antioche de Syrie, d’où ils étaient partis ; c’est là qu’ils avaient été remis à la grâce de Dieu pour l’œuvre qu’ils avaient accomplie. Une fois arrivés, ayant réuni l’Église, ils rapportèrent tout ce que Dieu avait fait avec eux, et comment il avait ouvert aux nations la porte de la foi. – Parole du Seigneur. 

 

Psaume (Ps 144 (145), 8-9, 10-11, 12-13ab)

 

Le Seigneur est tendresse et pitié, lent à la colère et plein d’amour ; la bonté du Seigneur est pour tous, sa tendresse, pour toutes ses œuvres. Que tes œuvres, Seigneur, te rendent grâce et que tes fidèles te bénissent ! Ils diront la gloire de ton règne, ils parleront de tes exploits. Ils annonceront aux hommes tes exploits, la gloire et l’éclat de ton règne : ton règne, un règne éternel, ton empire, pour les âges des âges. 

 

Deuxième lecture (Ap 21, 1-5a)

 

Moi, Jean, j’ai vu un ciel nouveau et une terre nouvelle, car le premier ciel et la première terre s’en étaient allés et, de mer, il n’y en a plus. Et la Ville sainte, la Jérusalem nouvelle, je l’ai vue qui descendait du ciel, d’auprès de Dieu, prête pour les noces, comme une épouse parée pour son mari. Et j’entendis une voix forte qui venait du Trône. Elle disait : « Voici la demeure de Dieu avec les hommes ; il demeurera avec eux, et ils seront ses peuples, et lui-même, Dieu avec eux, sera leur Dieu. Il essuiera toute larme de leurs yeux, et la mort ne sera plus, et il n’y aura plus ni deuil, ni cri, ni douleur : ce qui était en premier s’en est allé. » Alors celui qui siégeait sur le Trône déclara : « Voici que je fais toutes choses nouvelles. » – Parole du Seigneur. 

 

Évangile (Jn 13, 31-33a.34-35)

 

Au cours du dernier repas que Jésus prenait avec ses disciples, quand Judas fut sorti du cénacle, Jésus déclara : « Maintenant le Fils de l’homme est glorifié, et Dieu est glorifié en lui. Si Dieu est glorifié en lui, Dieu aussi le glorifiera ; et il le glorifiera bientôt. Petits enfants, c’est pour peu de temps encore que je suis avec vous. Je vous donne un commandement nouveau : c’est de vous aimer les uns les autres. Comme je vous ai aimés, vous aussi aimez-vous les uns les autres. À ceci, tous reconnaîtront que vous êtes mes disciples : si vous avez de l’amour les uns pour les autres. » – Acclamons la Parole de Dieu. 

CALENDRIER

 

 

Dimanche 19 Mai 2019 – 5ème Dimanche de Pâques

1ère lecture (Ac 14,21b-27) Psaume (144,8-13) lecture (Ap 21,1-5a) Evangile (Jn 13,31-33a.34-35)

Quête impérée pour les Vocations – un livret de prière est à votre disposition au fond de l’église

 

 

 

 

Messes de la semaine

 

Messe à 9 h tous les jours, sauf Jeudi

-Samedi adoration du Saint-Sacrement et confessions de 10 h à 12 h

Tous les dimanches à 17 h dans la crypte de l’église Notre-Dame : prière du chapelet

Permanence d’accueil le Jeudi de 17 à 19 h, le vendredi et le samedi de 16 à 18 h dans l’église

 

Rendez-vous de la semaine

 

-Mardi 21 mai à 18 h 30 salle Pierre Lefeuvre : réunion des accompagnateurs au FRAT de JAMBVILLE

Mercredi 22 et Jeudi 23 : retraite de Première communion et de Profession de foi des enfants du groupe scolaire Saint-Louis Sainte-Clotilde à TIGERY

 

Jeudi 23 Mai à 20 h 30 salle Pierre Lefeuvre : Réunion sur la création d’une antenne « Jesuit Refugiees Service (JRS) dans notre département autour de l’accueil de demandeurs d’exils pour un temps de repos et de mise à l’abri. Venons nous informer.

 

Nous pouvons consulter le site : www.jrsfrance.org

 

-Vendredi 24 Mai de 16 h à 19 h dans l’église : un temps pour Dieu. Temps de célébration du sacrement du pardon dans l’église notamment pour tous les jeunes et enfants qui vont faire Première communion ou Profession de foi…. Veillée animée par le groupe Allegria

-Samedi 25 Mai à 10 h 30 salle Pierre Lefeuvre : rencontre des parents des enfants de l’Éveil à la Foi qui seront baptisés cette année

 

-Samedi 25 Mai à 16 h dans l’église : répétition de la célébration des premières communions avec les enfants de la catéchèse

-Samedi 25 Mai à 17 h 30 salle Pierre Lefeuvre : réunion de parents des jeunes qui participeront au Frat de Jambville à la Pentecôte

 

 

Dimanche 26 Mai 2019 – 6ème Dimanche de Pâques

1ère lecture (Ac 15,1-2.22-29) Psaume (66,2-5.7.8) lecture (Ap 21,10-14.22-23) Evangile (Jn 14,23-29)

Messe anticipée le samedi à 18 h à Saint-Louis-Dimanche à 10 h 30 messe à Notre-Dame

au cours de la messe Premières communions des enfants de la paroisse

Célébration de l’Éveil à la foi des 3-7 ans

Quête impérée pour les Prêtres âgés

 

 

Dimanche 26 Mai à 16 h visite de l’église Notre-Dame

organisée par l’association Restaurer

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Published by paroisse du Raincy - dans Feuilles de semaine

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