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26 octobre 2019 6 26 /10 /octobre /2019 18:36

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Published by paroisse du Raincy - dans Manifestations culturelles
26 octobre 2019 6 26 /10 /octobre /2019 18:29

La condition indispensable à la mission

 Paroles du pape François avant l’angélus

Chers frères et sœurs, bonjour !

 

La deuxième lecture de la liturgie d’aujourd’hui nous propose l’exhortation que l’apôtre Paul adresse à son fidèle collaborateur Timothée : « Proclame la Parole, interviens à temps et à contretemps, dénonce le mal, fais des reproches, encourage, toujours avec patience et souci d’instruire. » (2Tm 4,2). Le ton est vibrant : Timothée doit se sentir responsable de l’annonce de la Parole, en assumant un engagement sur tous les terrains, qui n’exclue aucun domaine de l’existence. Ces sentiments de saint Paul devraient être ceux de tous les disciples de Jésus, appelés à être témoins de l’Évangile en notre temps, au sein de cette humanité parfois contradictoire mais infiniment aimée par Dieu.

 

La Journée missionnaire mondiale, que l’on célèbre aujourd’hui, est l’occasion propice pour tout baptisé de prendre davantage conscience de la nécessité de coopérer à l’annonce du Royaume de Dieu à travers un engagement renouvelé. Le pape Benoît XV, il y a une centaine d’années, pour donner un nouvel élan à la responsabilité missionnaire de toute l’Eglise, promulgua la Lettre apostolique Maximum illud. Il sentit la nécessité de requalifier évangéliquement la mission dans le monde, pour qu’elle soit purifiée de n’importe quelle incrustation coloniale et libérée des conditionnements des politiques expansionnistes des Nations européennes.

 

Dans le contexte changé d’aujourd’hui, le message de Benoît XV est encore actuel et encourage à dépasser la tentation de toute fermeture autocentrée et toute forme de pessimisme pastoral, pour nous ouvrir à la nouveauté joyeuse de l’Évangile. En notre temps, marqué par une globalisation qui devrait être solidaire et respectueuse des particularités des peuples, mais qui au contraire souffre encore de l’homologation et des vieux conflits de pouvoir qui alimentent les guerres et ruinent la planète, les croyants sont appelés à apporter partout, avec un nouvel élan, la bonne nouvelle qu’en Jésus, la miséricorde vainc le péché, l’espérance vainc la peur, la fraternité vainc l’hostilité. Le Christ est notre paix et en Lui toute division est dépassée, en Lui seulement réside le salut de chaque homme et de chaque peuple.

 

Pour vivre la mission en plénitude, il y a une condition indispensable : la prière, une prière fervente et incessante, selon l’enseignement de Jésus proclamé aussi dans l’Évangile d’aujourd’hui, où il raconte une parabole « sur la nécessité pour eux de toujours prier sans se décourager » (Lc 18,1). La prière, en effet, est la première forme de l’annonce ! Les missionnaires sont avant tout des hommes et des femmes de prière, qui nourrissent leur foi dans le lien constant avec le Seigneur, pour affronter les difficultés que l’évangélisation comporte. Et en même temps la prière est le premier soutien du peuple de Dieu pour les missionnaires, riche d’affection et de gratitude pour leur mission difficile d’annoncer et de donner la lumière et la grâce de l’Évangile à ceux qui ne l’ont pas encore reçue. C’est aussi une belle occasion aujourd’hui de se demander : est-ce que je prie pour les missionnaires ? Est-ce que je prie pour ceux qui vont loin apporter la Parole de Dieu par leur témoignage ? Pensons-y.

 

Que Marie, Mère de tous les peuples, accompagne et protège chaque jour les missionnaires de l’Évangile.

SANS SE DECOURAGER

Deux attitudes nous sont possibles en parcourant les textes de ce dimanche :

– Nous préoccuper de nous-mêmes, avec humilité, en observant ce que nous sommes et ce que nous faisons, et en rendant grâce à Dieu non de nos réalisations, mais de son attention à notre égard. En étant attentif au risque de ne plus contempler le Christ en plénitude, mais nous -mêmes.

 

– Ou bien tourner nos regards vers le Christ, ce qui est plus encourageant que de se contempler avec notre péché d’une manière moralisante.

La réponse se trouve dans les lectures de ce jour : Ben Sirac : « Il écoute la prière de l’opprimé. ». Le psaume 33 : “Le pauvre a crié, Dieu l’écoute et le sauve.” Saint Paul qui a une confiance totale en la justice de Celui qu’il a servi et dont il a témoigné devant le tribunal de Rome. La parabole du publicain qui, saisi par la sainteté de Dieu, en appelle à sa miséricorde et au salut.

 

Ces quatre personnes, en qui nous pouvons nous identifier, sont mis devant nos yeux : – Avec Ben Sirac, qui ne se sent écouté par personne – Le psalmiste qui a le cœur brisé et l’esprit abattu – Saint Paul, abandonné même par les siens – Le publicain, indigne de regarder vers le ciel.

 

Mais tous les quatre prient sans se décourager. – Le pauvre inconsolable persévère dans sa supplication.– Saint Paul garde une confiance sereine et paisible – Le publicain implore pitié.

 

Et tous quatre sont entendus de Dieu qui trouve chacun disposé “à le servir de tout son cœur” (Ben Sirac), « à le bénir » (psaume) “désirant avec amour la manifestation de sa gloire”. (Saint Paul) Car selon la parole de l’Écriture que chante l’Alleluia :”L’homme regarde à l’apparence, mais Dieu regarde au cœur.” (1 Samuel 16. 7)

Nous sommes souvent déconcertés par le temps qui reste sans réponse en apparence. Nos frères aussi s’impatientent qui s’attendent à une prière exaucée sans délai. Il est alors difficile de leur en parler avec des mots humains comme il est tout autant difficile, pour nous, de nous laisser conduire par le Christ jusqu’à ce détachement que représente l’abandon total à la bonté de Dieu.

Dimanche 27 octobre 2019 - Lectures de la messe

 

Première lecture (Si 35, 15b-17.20-22a)

 

Le Seigneur est un juge qui se montre impartial envers les personnes. Il ne défavorise pas le pauvre, il écoute la prière de l’opprimé. Il ne méprise pas la supplication de l’orphelin, ni la plainte répétée de la veuve. Celui dont le service est agréable à Dieu sera bien accueilli, sa supplication parviendra jusqu’au ciel. La prière du pauvre traverse les nuées ; tant qu’elle n’a pas atteint son but, il demeure inconsolable. Il persévère tant que le Très-Haut n’a pas jeté les yeux sur lui, ni prononcé la sentence en faveur des justes et rendu justice. – Parole du Seigneur. 

 

Psaume (Ps 33 (34), 2-3, 16.18, 19.23)

 

Je bénirai le Seigneur en tout temps, sa louange sans cesse à mes lèvres. Je me glorifierai dans le Seigneur : que les pauvres m’entendent et soient en fête ! Le Seigneur regarde les justes, il écoute, attentif à leurs cris. Le Seigneur entend ceux qui l’appellent : de toutes leurs angoisses, il les délivre. Il est proche du cœur brisé, il sauve l’esprit abattu. Le Seigneur rachètera ses serviteurs : pas de châtiment pour qui trouve en lui son refuge.

 

Deuxième lecture (2 Tm 4, 6-8.16-18)

 

Bien-aimé, je suis déjà offert en sacrifice, le moment de mon départ est venu. J’ai mené le bon combat, j’ai achevé ma course, j’ai gardé la foi. Je n’ai plus qu’à recevoir la couronne de la justice : le Seigneur, le juste juge, me la remettra en ce jour-là, et non seulement à moi, mais aussi à tous ceux qui auront désiré avec amour sa Manifestation glorieuse. La première fois que j’ai présenté ma défense, personne ne m’a soutenu : tous m’ont abandonné. Que cela ne soit pas retenu contre eux. Le Seigneur, lui, m’a assisté. Il m’a rempli de force pour que, par moi, la proclamation de l’Évangile s’accomplisse jusqu’au bout et que toutes les nations l’entendent. J’ai été arraché à la gueule du lion ; le Seigneur m’arrachera encore à tout ce qu’on fait pour me nuire. Il me sauvera et me fera entrer dans son Royaume céleste. À lui la gloire pour les siècles des siècles. Amen. – Parole du Seigneur. 

 

Évangile (Lc 18, 9-14)

 

En ce temps-là, à l’adresse de certains qui étaient convaincus d’être justes et qui méprisaient les autres, Jésus dit la parabole que voici : « Deux hommes montèrent au Temple pour prier. L’un était pharisien, et l’autre, publicain (c’est-à-dire un collecteur d’impôts). Le pharisien se tenait debout et priait en lui-même : ‘Mon Dieu, je te rends grâce parce que je ne suis pas comme les autres hommes – ils sont voleurs, injustes, adultères –, ou encore comme ce publicain. Je jeûne deux fois par semaine et je verse le dixième de tout ce que je gagne.’ Le publicain, lui, se tenait à distance et n’osait même pas lever les yeux vers le ciel ; mais il se frappait la poitrine, en disant : ‘Mon Dieu, montre-toi favorable au pécheur que je suis !’ Je vous le déclare : quand ce dernier redescendit dans sa maison, c’est lui qui était devenu un homme juste, plutôt que l’autre. Qui s’élève sera abaissé ; qui s’abaisse sera élevé. » – Acclamons la Parole de Dieu. 

 

CALENDRIER

 

Dimanche 27 octobre 2019 – 30ème dimanche du temps ordinaire

1ère lecture (Si 35, 15b-17.20-22a) Psaume (Ps 33,2-3.16.18.19.23) lecture (2 Tm 4,6-8.16-18)

Evangile (Lc 18,9-14)

 

 

 

Messes de la semaine  

 

 

En semaine messe à 9 h - Pas de messe mardi

Permanence d’accueil dans l’église le jeudi de 17 à 19 h par le Père Frédéric BENOIST, et vendredi et samedi de 16 h à 18 h par un laïc.

 

        

 Fêtes de la Toussaint (1er Novembre) et commémoration des fidèles défunts (2 Novembre)

 

-Vendredi 1er Novembre messe à 10 h 30

(pas de messe à 9 h)

-Samedi 2 Novembre : messe à 9 h à l’église Saint- Louis (pas de messe à 9 h en la crypte Notre-Dame)

Bénédiction des tombes

aux cimetières :

 

Le vendredi 1er Novembre

de 14 h à 17 h et le

Samedi 2 Novembre de 10 h à 12 h

 

 

 Dimanche 3 novembre 2019 – 31ème dimanche du temps ordinaire

1ère lecture (Sg 11,22 à 12,2) Psaume (Ps 144,1-2.8-11.13-14) lecture (2 Th 1,11 à 2,2)

Evangile (Lc 19,1-10)

Messe anticipée à 18 h à Saint-Louis - Dimanche à 10 h 30 messe à Notre-Dame

 

Mardi 5 novembre à 9 h salle Pierre Lefeuvre : Mise sous pli du denier.

 

N’hésitez pas à nous rejoindre !

 

 

 

6

 

Pour élargir la gamme de confitures proposées au Marché de Noël, nous lançons un appel

aux bonnes volontés pour la confection de confitures maison aux fruits de saison

 

 

 

 

Travaux de sondage du béton sur le clocher de l’église Notre-Dame

Du 4 au 12 Novembre des travaux de sondage approfondis sur l’état du béton du clocher de l’église Notre-Dame seront entrepris.  Durant toute la période des travaux, de 8 h à 17 h, l’entrée dans l’église se fera uniquement par une des grilles latérales. De 17 h à 19 h la porte centrale de l’église sera ouverte.

La messe à la crypte sera célébrée chaque matin. Les célébrations religieuses seront également maintenues dans notre église.

Nous vous remercions de bien respecter les consignes de sécurité qui seront affichées.

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21 octobre 2019 1 21 /10 /octobre /2019 18:52

Canonisations : le pape François révèle « l’antidote au vieillissement du cœur » (texte complet)

Trois étapes sur « le chemin de la foi »

 « Ta foi t’a sauvé » (Lc 17, 19). C’est le point d’arrivée de l’Evangile de ce jour qui nous montre le chemin de la foi. Dans ce parcours de foi nous voyons trois étapes, indiquées par les lépreux qui ont été guéris et qui invoquentmarchent et remercient.

D’abord, invoquer. Les lépreux se trouvent dans une condition terrible, non seulement en raison de la maladie qui, répandue encore aujourd’hui, doit être combattue à tout prix, mais aussi en raison de l’exclusion sociale. Au temps de Jésus, ils étaient considérés comme impurs et, comme tels, ils devaient être maintenus à l’écart, isolés (cf. Lv 17, 12). En effet, nous voyons que, lorsqu’ils vont vers Jésus, “ils s’arrêtent à distance” (cf. Lv 17, 12). Mais, bien que leur condition les mette à part, ils invoquent Jésus “à haute voix” (v. 13), dit l’Evangile. Ils ne se laissent pas paralyser par les exclusions des hommes et ils crient vers Dieu qui n’exclut personne. Voilà comment les distances se réduisent, comment on sort de la solitude : non pas en se renfermant en soi-même et dans ses regrets, non pas en pensant aux jugements des autres, mais en invoquant le Seigneur, car le Seigneur écoute le cri de celui qui est seul.

Comme ces lépreux, nous aussi, nous avons tous besoin de guérison. Nous avons besoin d’être guéris du manque de confiance en nous-mêmes, en la vie, en l’avenir ; guéris de tant de peurs ; des vices dont nous sommes les esclaves ; de tant de fermetures, dépendances et attachements aux jeux, à l’argent, à la télévision, au téléphone portable, au jugement des autres. Le Seigneur libère et guérit le cœur, si nous l’invoquons, si nous lui disons : “Seigneur, je crois que tu peux me guérir ; guéris-moi de mes fermetures, libère-moi du mal et de la peur, Jésus”. Les lépreux sont les premiers, dans cet Evangile, à invoquer le nom de Jésus. Ensuite, un aveugle et un malfaiteur sur la croix le feront aussi. Les personnes qui sont dans le besoin invoquent le nom de Jésus qui signifie Dieu sauve. Elles appellent Dieu par son nom, directement, spontanément. Appeler quelqu’un par son nom est un signe de confiance, et cela plaît au Seigneur. La foi grandit ainsi, par l’invocation confiante, apportant à Jésus ce que nous sommes, à cœur ouvert, sans cacher nos misères. Invoquons avec confiance, chaque jour, le nom de Jésus : Dieu sauve. Répétons-le : c’est prier. La prière est la porte de la foi, la prière est la médecine du cœur.

Marcher est la seconde étape. Dans le court Evangile de ce jour, figure une dizaine de verbes de mouvement. Mais ce qui frappe c’est surtout le fait que les lépreux ne sont pas guéris lorsqu’ils se tiennent devant Jésus, mais après, lorsqu’ils marchent : « En cours de route, ils furent purifiés », dit le texte (v. 14). Ils sont guéris en allant à Jérusalem, c’est-à-dire alors qu’ils affrontent un chemin qui monte. C’est sur le chemin de la vie que l’on est purifié, un chemin qui est souvent en montée, parce qu’il conduit en haut. La foi exige un cheminement, une sortie, elle fait des miracles si nous sortons de nos certitudes commodes, si nous quittons nos ports rassurants, nos nids confortables. La foi grandit avec le don et croît avec le risque. La foi progresse quand nous allons de l’avant, forts de la confiance en Dieu. La foi devient une route avec des pas humbles et concrets, comme humbles et concrets ont été la marche des lépreux et le bain de Naaman dans le Jourdain dans la première lecture (cf. 2R 5, 14-17). Il en est de même pour nous : nous avançons dans la foi par l’amour humble et concret, par la patience quotidienne, en invoquant Jésus et en allant de l’avant.

Il y a un autre aspect intéressant dans le cheminement des lépreux : ils se déplacent ensemble. «Ils furent purifiés» dit l’Evangile (v. 14), toujours au pluriel: croire c’est marcher ensemble, jamais seul. Mais, une fois guéris, neuf s’en vont pour leur propre compte et un seul retourne remercier. Jésus exprime alors toute son amertume : « Les neuf autres, où sont-ils ?» (v. 17). Il semble demander compte des neuf autres au seul qui est retourné. Certes, c’est notre devoir – à nous qui sommes ici à “faire Eucharistie”, c’est-à-dire à remercier – c’est notre devoir de prendre soin de celui qui a cessé de marcher, de celui qui perdu la route : nous sommes les gardiens des frères qui sont loin. Nous sommes des intercesseurs en leur faveur, nous sommes responsables à leur égard, c’est-à-dire appelés à répondre d’eux, à nous soucier d’eux. Tu veux grandir dans la foi? Prends soin d’un frère qui est loin, d’une sœur qui est loin.

 

Invoquer, marcher et remercier: c’est la dernière étape. Jésus dit: «Ta foi t’a sauvé» (v. 19) uniquement à celui qui le remercie. Il n’est pas seulement guéri, il est aussi sauvé. Cela nous dit que le point d’arrivée, ce n’est pas la santé, ce n’est pas le fait d’être bien, mais c’est la rencontre avec Jésus. Le salut, ce n’est pas boire un verre d’eau pour être en forme, c’est aller à la source, qui est Jésus. Lui seul libère du mal et guérit le cœur, seule la rencontre avec lui sauve, rend la vie pleine et belle. Quand on rencontre Jésus, le “merci” nait spontanément, car on découvre la chose la plus importante de la vie : non pas recevoir une grâce ou résoudre un problème, mais embrasser le Seigneur dans la vie. Ça c’est la chose la plus importante.

 

Il est beau de voir que cet homme guéri, qui était un samaritain, exprime sa joie de tout son être: il loue Dieu à grande voix, il se prosterne, il remercie (cf. vv. 15-16). Le sommet du chemin de foi, c’est de vivre en rendant grâce. Nous pouvons nous demander : nous qui avons la foi, vivons-nous les journées comme un poids à subir ou comme une louange à offrir ? Restons-nous centrés sur nous-mêmes en attendant de demander la prochaine grâce ou bien trouvons-nous notre joie dans l’action de grâce ? Quand nous remercions, le Père est ému et répand sur nous l’Esprit Saint.

 

Remercier, ce n’est pas une question de politesse, de bienséance, c’est une question de foi. Un cœur qui remercie reste jeune. Ecoutez bien. Un cœur qui remercie reste jeune. Dire : “Merci Seigneur” au réveil, pendant la journée, avant de se coucher, c’est l’antidote au vieillissement du cœur, parce que le cœur vieillit et s’habitue mal. De même en famille, entre les époux : se rappeler de dire merci. Merci est le mot le plus simple et le plus bénéfique.

 

Invoquer, marcher, remercier. Aujourd’hui, remercions le Seigneur pour les nouveaux Saints qui ont marché dans la foi et que nous invoquons maintenant comme intercesseurs. Trois d’entre eux

sont Sœurs et elles nous montrent que la vie religieuse est un chemin d’amour dans les périphéries existentielles du monde. Sainte Marguerite Bays, en revanche, était une couturière et elle montre combien la prière simple est puissante, de même que la patiente endurance, le don de soi silencieux : à travers ces choses, le Seigneur a fait revivre en elle la splendeur de Pâques. C’est la sainteté dans le quotidien dont parle le saint Cardinal Newman qui a dit : « Le chrétien possède une paix profonde, silencieuse, cachée, que le monde ne voit pas. […] Le chrétien est joyeux, tranquille, bon, aimable, poli, innocent, modeste ; il n’a pas de prétentions, […] son comportement est tellement éloigné de l’ostentation et de la sophistication qu’à première vue on peut facilement le prendre pour une personne ordinaire » (Parochial and Plain Sermons, V,5).

 

Demandons d’être ainsi, de “douces lumières” dans les obscurités du monde. Jésus, « reste avec nous et nous commencerons à briller comme tu brilles, à briller de manière à être une lumière pour les autres » (Meditations on Christian Doctrine, VII,3).

 

Amen !

LA PRIERE : ETRE FIDELE A LA LECTURE

DE PAROLE DE DIEU

 

Les bras de Moïse, sans cesse levés grâce à Aaron et Hour, marquent la volonté de permanence de cette prière qui soutient Josué, car, selon que le chante le psaume 120 : » Il ne dort pas, ne sommeille pas, le gardien d’Israël. Ce que Jésus confirme après la parabole de cette femme insistante et persévérante. Il faut prier sans cesse et sans se décourager. Les silences de Dieu ne peuvent être interpréter comme la non-existence d’attention et d’amour à notre égard. En cela, il nous faut reprendre le texte grec, une fois de plus. Jésus dit que Dieu patiente avec eux et non pas « attendre ». Il prend son temps. Au moment où il prévoit et annonce le reniement de Pierre, Jésus dit : » Simon, j’ai prié pour toi afin que ta foi ne sombre pas. » Cela ne l’a pas préservé du triple reniement, mais sa foi réelle et profonde n’a pas défailli, comme le prouve, quelques jours, plus tard le triple aveu d’amour au bord du lac (Jean 21. 15). Sur la croix, « Jésus a prié et supplié Celui qui pouvait le sauver de la mort » (Hébreux 5.7) lorsqu’il a crié « Pourquoi m’as-tu abandonné ? » (Matthieu 27. 46) mais le psaume 21 dont Jésus prononce les premiers versets, nous dit aussi le salut de la Résurrection.

 

Les prêtres, les religieux, les religieuses et de nombreux laïcs méditeront ce mystère du sens de la prière au travers des textes de saint Augustin que citent leur bréviaire ou «la prière du temps présent», en particulier le lundi et le mardi de cette 29ème semaine. La prière n’est pas un simple bavardage : ». Il veut que notre désir s’excite par la prière. » Elle devient alors une préparation à l’accueil : ». Nous serons d’autant plus capables de le recevoir que nous le désirons avec plus d’ardeur. » Cette prière insistante exprime notre foi, ranime notre espérance, vivifie notre charité. Elle doit être « l’activité insistante et religieuse du cœur ». « Que le cœur de l’homme de l’homme en prière les forme (les prières) pour voir clair en lui. » (Saint Augustin).

 

Parmi toutes les recommandations adressées par saint Paul à Timothée, nous avons déjà découvert les dimanches précédents des phrases qui doivent être conservées dans notre mémoire en lisant le texte d’aujourd’hui.– le dimanche 6 octobre : »Réveille en toi le don de Dieu que tu as reçu quand je t’ai imposé les mains » – « Tu es le dépositaire de l’Evangile. Garde-le dans toute sa pureté grâce à l’Esprit-Saint qui habite en nous. » – le dimanche 13 octobre : « On n’enchaîne pas la Parole de Dieu. » Comment rester fidèle à l’enseignement de la foi ? Comment conserver le dépôt ? Comment ne pas substituer notre sagesse humaine à la révélation divine ? Paul répond qu’il est indispensable de se référer sans cesse à l’Ecriture et de la proclamer, même si cela ne semble pas le moment favorable, en grec « eukairos (opportun, favorable) » et « akairos (même si ce n’est pas le moment favorable). La traduction française « à contre-temps » est trop brutale, d’autant que ces reproches, selon le conseil de saint Paul, doivent s’accompagner d’encouragements, avec une grande patience et avec le souci d’instruire et non pas de détruire l’interlocuteur. (2 Timothée 4. 1 et 2). P. Jacques Fournier Cef

Lectures de la messe

 

Première lecture (Ex 17, 8-13)

En ces jours-là, le peuple d’Israël marchait à travers le désert. Les Amalécites survinrent et attaquèrent Israël à Rephidim. Moïse dit alors à Josué : « Choisis des hommes, et va combattre les Amalécites. Moi, demain, je me tiendrai sur le sommet de la colline, le bâton de Dieu à la main. » Josué fit ce que Moïse avait dit : il mena le combat contre les Amalécites. Moïse, Aaron et Hour étaient montés au sommet de la colline. Quand Moïse tenait la main levée, Israël était le plus fort. Quand il la laissait retomber, Amalec était le plus fort. Mais les mains de Moïse s’alourdissaient ; on prit une pierre, on la plaça derrière lui, et il s’assit dessus. Aaron et Hour lui soutenaient les mains, l’un d’un côté, l’autre de l’autre. Ainsi les mains de Moïse restèrent fermes jusqu’au coucher du soleil. Et Josué triompha des Amalécites au fil de l’épée. – Parole du Seigneur. 

 

Psaume (Ps 120 (121), 1-2, 3-4, 5-6, 7-8)

Je lève les yeux vers les montagnes : d’où le secours me viendra-t-il ? Le secours me viendra du Seigneur qui a fait le ciel et la terre. Qu’il empêche ton pied de glisser, qu’il ne dorme pas, ton gardien. Non, il ne dort pas, ne sommeille pas, le gardien d’Israël. Le Seigneur, ton gardien, le Seigneur, ton ombrage, se tient près de toi. Le soleil, pendant le jour, ne pourra te frapper, ni la lune, durant la nuit. Le Seigneur te gardera de tout mal, il gardera ta vie. Le Seigneur te gardera, au départ et au retour, maintenant, à jamais. 

 

Deuxième lecture (2 Tm 3, 14 – 4, 2)

Bien-aimé, demeure ferme dans ce que tu as appris : de cela tu as acquis la certitude, sachant bien de qui tu l’as appris. Depuis ton plus jeune âge, tu connais les Saintes Écritures : elles ont le pouvoir de te communiquer la sagesse, en vue du salut par la foi que nous avons en Jésus Christ. Toute l’Écriture est inspirée par Dieu ; elle est utile pour enseigner, dénoncer le mal, redresser, éduquer dans la justice ; grâce à elle, l’homme de Dieu sera accompli, équipé pour faire toute sorte de bien. Devant Dieu, et devant le Christ Jésus qui va juger les vivants et les morts, je t’en conjure, au nom de sa Manifestation et de son Règne : proclame la Parole, interviens à temps et à contretemps, dénonce le mal, fais des reproches, encourage, toujours avec patience et souci d’instruire. – Parole du Seigneur. 

 

Évangile (Lc 18, 1-8)

En ce temps-là, Jésus disait à ses disciples une parabole sur la nécessité pour eux de toujours prier sans se décourager : « Il y avait dans une ville un juge qui ne craignait pas Dieu et ne respectait pas les hommes. Dans cette même ville, il y avait une veuve qui venait lui demander : ‘Rends-moi justice contre mon adversaire.’ Longtemps il refusa ; puis il se dit : ‘Même si je ne crains pas Dieu et ne respecte personne, comme cette veuve commence à m’ennuyer, je vais lui rendre justice pour qu’elle ne vienne plus sans cesse m’assommer.’ » Le Seigneur ajouta : « Écoutez bien ce que dit ce juge dépourvu de justice ! Et Dieu ne ferait pas justice à ses élus, qui crient vers lui jour et nuit ? Les fait-il attendre ? Je vous le déclare : bien vite, il leur fera justice. Cependant, le Fils de l’homme, quand il viendra, trouvera-t-il la foi sur la terre ? » – Acclamons la Parole de Dieu. 

CALENDRIER

 

 

Dimanche 20 octobre 2019 – 29ème dimanche du temps ordinaire

1ère lecture (Ex 17,8-13) Psaume (Ps 120,1-8) lecture (2 Tm 3,14 à 4,2) Evangile (Lc 18,1-8)

Quête impérée Journée Mondiale pour les Missions

 

 

Messes de la semaine  

 

Messe à 9h : lundi et samedi – Pas de messe Mardi, Mercredi, Jeudi, Vendredi

-Samedi adoration du Saint-Sacrement et confessions de 10 h à 12 h

Le père Frédéric Benoist n’assurera pas sa permanence d’accueil le Jeudi 24 Octobre

Permanence d’accueil dans l’église le vendredi et samedi de 16 h à 18 h par un laïc.

 

 

        

 Fêtes de la Toussaint (1er Novembre) et commémoration des fidèles défunts (2 Novembre)

 

-Vendredi 1er Novembre messe à 10 h 30

(pas de messe à 9 h)

-Samedi 2 Novembre : messe à 9 h à l’église Saint- Louis (pas de messe à 9 h en la crypte Notre-Dame)

 

Bénédiction des tombes

aux cimetières :

 

Le vendredi 1er Novembre

de 14 h à 17 h et le

Samedi 2 Novembre de 10 h à 12 h

 

 

 

 

 Dimanche 27 octobre 2019 – 30ème dimanche du temps ordinaire

1ère lecture (Si 35, 15b-17.20-22a) Psaume (Ps 33,2-3.16.18.19.23) lecture (2 Tm 4,6-8.16-18)

Evangile (Lc 18,9-14)

 

Pour élargir la gamme de confitures proposées au Marché de Noël, nous lançons un appel

aux bonnes volontés pour la confection de confitures maison aux fruits de saison

 

 

 

 

Travaux de sondage du béton sur le clocher de l’église Notre-Dame

Du 4 au 12 Novembre des travaux de sondage approfondis sur l’état du béton du clocher de l’église Notre-Dame seront entrepris.  Durant toute la période des travaux, de 8 h à 17 h, l’entrée dans l’église se fera uniquement par une des grilles latérales. De 17 h à 19 h la porte centrale de l’église sera ouverte.

La messe à la crypte sera célébrée chaque matin. Les célébrations religieuses seront également maintenues dans notre église.

Nous vous remercions de bien respecter les consignes de sécurité qui seront affichées.

 

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14 octobre 2019 1 14 /10 /octobre /2019 21:46

« Rien n’est impossible à celui qui a la foi »

 

Paroles du pape avant la prière mariale (Traduction intégrale)

le 6 Octobre 2019

 

 Chers frères et sœurs, bonjour !

 

Le passage évangélique du jour (cf. Lc 17,5-10) présente le thème de la foi, introduit par la demande des disciples : « Fais grandir en nous la foi ! » (v. 6). Une belle prière que nous devrions prier souvent dans la journée : « Fais grandir en nous la foi ! » Jésus répond par deux images : la graine de moutarde et le serviteur disponible. «Si vous aviez de la foi, gros comme une graine de moutarde, vous auriez dit à l’arbre que voici : ‘Déracine-toi et va te planter dans la mer’, et il vous aurait obéi.» (v. 6). Le mûrier est un arbre robuste, bien enraciné dans la terre et résistant aux vents. Jésus, donc, veut faire comprendre que la foi, même petite, peut avoir la force de déraciner un mûrier ; et puis de le planter dans la mer, ce qui est encore plus improbable : mais rien n’est impossible à celui qui a la foi, parce qu’il ne s’en remet pas à ses propres forces mais à Dieu, qui peut tout.

 

La foi comparable au grain de moutarde est une foi qui n’est pas orgueilleuse et sûre d’elle, elle ne fait pas semblant d’être celle d’un grand croyant en faisant parfois des grimaces ! C’est une foi qui dans son humilité sent un grand besoin de Dieu et, dans sa petitesse, s’abandonne à Lui avec une pleine confiance. C’est la foi qui nous donne la capacité de regarder avec espérance les hauts et les bas de la vie, qui nous aide à accepter aussi les échecs et les souffrances, dans la conscience que le mal n’a jamais le dernier mot.

 

Comment pouvons-nous savoir si nous avons vraiment la foi, c’est-à-dire si notre foi, même minuscule, est sincère, pure, franche ? Jésus l’explique en indiquant quelle est la mesure de la foi : le service. Il le fait par une parabole qui semble un peu déconcertante au premier abord, parce qu’elle présente la figure d’un maître tyrannique et indifférent, qui n’a pas pitié de son serviteur qui rentre fatigué des champs, mais lui ordonne de lui préparer à manger. Ce n’est qu’après lui qu’il pourra se reposer et manger. Mais cette façon de faire du maître fait ressortir le vrai centre de la parabole, c’est-à-dire l’attitude de disponibilité du serviteur. Jésus veut dire que l’homme de foi est comme cela à l’égard de Dieu: il se remet complètement à sa volonté, sans calculs ni prétentions.

 

Cette attitude envers Dieu se reflète aussi dans la façon de se comporter en communauté : elle se reflète dans la joie d’être au service les uns des autres, en trouvant sa récompense en cela, et non pas dans les reconnaissances et dans les bénéfices qui peuvent en découler. C’est ce qu’enseigne Jésus à la fin de ce récit : « Quand vous aurez exécuté tout ce qui vous a été ordonné, dites : ‘Nous sommes de simples serviteurs : nous n’avons fait que notre devoir’ » (v. 10).

 

Serviteurs inutiles, c’est-à-dire sans prétention d’être remerciés, sans revendications. “Nous sommes de simples serviteurs” est une expression d’humilité et de disponibilité qui fait beaucoup de bien à l’Église et qui rappelle l’attitude juste pour agir en elle : le service humble, dont Jésus nous a donné l’exemple, en lavant les pieds de ses disciples (cf Jn 13,3-17).

 

Que la Vierge Marie, femme de foi, nous aide à aller sur cette route. Nous nous adressons à elle à la veille de la fête de la Vierge du Rosaire, en communion avec les fidèles rassemblés à Pompéi pour la traditionnelle Supplique.

Vous serez mes témoins à Jérusalem, dans toute la Judée et la Samarie et jusqu’aux confins de la terre

 

 

La façon dont s’effectue le miracle des lépreux, dans l’évangile de Luc que nous lisons ce dimanche, peut nous surprendre. Ordinairement, Jésus se contente de commander directement au malade, au pécheur ou au mort et celui-ci est guéri, pardonné ou ressuscité.

 

Or ici, contrairement à son habitude, Jésus renvoie à l’autorité religieuse traditionnelle. La lèpre, cette maladie qui détruit l’être même, apparaît comme le symbole par excellence du péché. Ainsi en avait-il été pour Myriam dans le livre des Nombres 12. 10. La guérison est entourée de tout un rituel de réintroduction dans le peuple saint, réintroduction confiée aux prêtres (Lévitique 13. 14).

 

Mais, dans le même temps, il souligne que tout ce rituel est inutile et dépassé : Jésus agit par son propre pouvoir. C’est “en cours de route” que les dix sont guéris et non par la rencontre des prêtres de l’Ancienne Alliance.

 

Le Samaritain, seul, revient à Jésus. Qu’a-t-il à faire à Jérusalem d’ailleurs ? C’est dans le retournement que consiste la conversion. Retournement et retour du prodigue, retournement et retour du Samaritain, retournement et retour des disciples d’Emmaüs.

 

Jésus connaît le fossé profond qui sépare Juifs et Samaritains. Ce fossé date de la chute de Samarie, de la colonisation païenne et du retour d’exil. Toutes circonstances propres à jeter le doute sur la fidélité des Samaritains, à l’égard de la pureté ethnique et religieuse comparée à celle que les Juifs fidèles ont conservée ou pensent avoir conservée.

 

Le Samaritain est un “étranger”. Jésus le sait bien, lui qui avait été repoussé lors de ses montées précédentes vers Jérusalem (Luc 9) Un Samaritain, en un sens, est pire qu’un « païen » : c’est un hérétique, un déviant. Il ne risque pas de croire que c’est l’institution sacerdotale d’Israël qui lui a procuré le salut puisque c’est justement le sacerdoce de Jérusalem qui a suspecté et tenu en lisière ses ancêtres. Par le Christ et dans le Christ, il reconnaît la vraie source du salut.

Lectures de la messe

 

Première lecture (2 R 5, 14-17)

En ces jours-là, le général syrien Naaman, qui était lépreux, descendit jusqu’au Jourdain et s’y plongea sept fois, pour obéir à la parole d’Élisée, l’homme de Dieu ; alors sa chair redevint semblable à celle d’un petit enfant : il était purifié ! Il retourna chez l’homme de Dieu avec toute son escorte ; il entra, se présenta devant lui et déclara : « Désormais, je le sais : il n’y a pas d’autre Dieu, sur toute la terre, que celui d’Israël ! Je t’en prie, accepte un présent de ton serviteur. » Mais Élisée répondit : « Par la vie du Seigneur que je sers, je n’accepterai rien. » Naaman le pressa d’accepter, mais il refusa. Naaman dit alors : « Puisque c’est ainsi, permets que ton serviteur emporte de la terre de ce pays autant que deux mulets peuvent en transporter, car je ne veux plus offrir ni holocauste ni sacrifice à d’autres dieux qu’au Seigneur Dieu d’Israël. » – Parole du Seigneur.

 

Psaume (Ps 97 (98), 1, 2-3ab,3cd-4)

 

Chantez au Seigneur un chant nouveau, car il a fait des merveilles ; par son bras très saint, par sa main puissante, il s’est assuré la victoire. Le Seigneur a fait connaître sa victoire et révélé sa justice aux nations ; il s’est rappelé sa fidélité, son amour, en faveur de la maison d’Israël. La terre tout entière a vu la victoire de notre Dieu. Acclamez le Seigneur, terre entière, sonnez, chantez, jouez ! 

 

Deuxième lecture (2 Tm 2, 8-13)

 

Bien-aimé, souviens-toi de Jésus-Christ, ressuscité d’entre les morts, le descendant de David : voilà mon évangile. C’est pour lui que j’endure la souffrance, jusqu’à être enchaîné comme un malfaiteur. Mais on n’enchaîne pas la parole de Dieu ! C’est pourquoi je supporte tout pour ceux que Dieu a choisis, afin qu’ils obtiennent, eux aussi, le salut qui est dans le Christ Jésus, avec la gloire éternelle. Voici une parole digne de foi : Si nous sommes morts avec lui, avec lui nous vivrons. Si nous supportons l’épreuve, avec lui nous régnerons. Si nous le rejetons, lui aussi nous rejettera. Si nous manquons de foi, lui reste fidèle à sa parole, car il ne peut se rejeter lui-même. – Parole du Seigneur. 

 

Évangile (Lc 17, 11-19)

 

En ce temps-là, Jésus, marchant vers Jérusalem, traversait la région située entre la Samarie et la Galilée. Comme il entrait dans un village, dix lépreux vinrent à sa rencontre. Ils s’arrêtèrent à distance et lui crièrent : « Jésus, maître, prends pitié de nous. » À cette vue, Jésus leur dit : « Allez-vous montrer aux prêtres. » En cours de route, ils furent purifiés. L’un d’eux, voyant qu’il était guéri, revint sur ses pas, en glorifiant Dieu à pleine voix. Il se jeta face contre terre aux pieds de Jésus en lui rendant grâce. Or, c’était un Samaritain. Alors Jésus prit la parole en disant : « Tous les dix n’ont-ils pas été purifiés ? Les neuf autres, où sont-ils ? Il ne s’est trouvé parmi eux que cet étranger pour revenir sur ses pas et rendre gloire à Dieu ! » Jésus lui dit : « Relève-toi et va : ta foi t’a sauvé. » – Acclamons la Parole de Dieu. 

CALENDRIER

 

Dimanche 13 octobre 2019 – 28ème dimanche du temps ordinaire

1ère lecture (2 R 5,14-17) Psaume (Ps 97,1-4) lecture (2 Tm 2,8-13) Evangile (Lc 17,,11-19)

 

 

Messes de la semaine  

 

En semaine messe à 9 h – Pas de messe jeudi matin

-Samedi adoration du Saint-Sacrement et confessions de 10 h à 12 h

Permanence d’accueil dans l’église le jeudi de 17 à 19 h par le Père Frédéric BENOIST, et vendredi et samedi de 16 h à 18 h par un laïc.

Rendez-vous de la semaine

 

-Lundi 14 octobre à 20 h au presbytère : réunion du Service diocésain de la Pastorale familiale

- Mercredi 16 octobre à 20 h 30 : rencontre avec les animateurs de l’Éveil à la foi

-Jeudi 17 Octobre à 20 h 30 salle Pierre Lefeuvre : Groupe de réflexion œcuménique : le rapport de l’homme à la création. Conférence faite par le père Frédéric Benoist

-Vendredi 18 Octobre à 14 h salle Pierre Lefeuvre : réunion des Équipes Saint-Vincent

-Samedi 19 Octobre de 9 h à 12 h au presbytère : réunion de l’Equipe d’Animation Paroissiale (EAP)

 

 

 Dimanche 20 octobre 2019 – 29ème dimanche du temps ordinaire

1ère lecture (Ex 17,8-13) Psaume (Ps 120,1-8) lecture (2 Tm 3,14 à 4,2) Evangile (Lc 18,1-8)

Messe anticipée à 18 h à Saint-Louis - Dimanche à 10 h 30 messe à Notre-Dame

Quête impérée pour l’Oeuvre Pontificale Missionnaire

 

-Dimanche 20 Octobre salle Pierre Lefeuvre de 10 h à 17 h : rencontre diocésaine des jeunes

de 18-30 ans autour de l’engagement dans le mariage

 

« Il est urgent aujourd’hui de renouveler la conscience missionnaire de toute l’église. »

 

Pour ce mois missionnaire, le pape a invité les chrétiens à se tourner vers Marie qui s’est rendue en hâte chez Élisabeth pour annoncer son fils et louer Dieu. Nous sommes invités à nous inspirer du dynamisme missionnaire de Marie, soucieuse de communiquer l’amour de Dieu à l’humanité, de proposer Jésus-Christ au monde. Il est donc urgent de s’engager dans la charité chrétienne, de prier pour les missionnaires, les vocations missionnaires, pour l’Église entière, afin que partout dans le monde, chaque baptisé assume sa responsabilité missionnaire et que l’Église ait les moyens de poursuivre sa mission d’évangélisation.

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7 octobre 2019 1 07 /10 /octobre /2019 22:12

LETTRE APOSTOLIQUE EN FORME DE « MOTU PROPRIO » DU SOUVERAIN PONTIFE FRANÇOIS

APERUIT ILLIS : PAR LAQUELLE EST INSTITUÉ LE DIMANCHE DE LA PAROLE DE DIEU

« Alors il ouvrit leur intelligence à la compréhension des Écritures » (Lc 24, 45). Voilà l’un des derniers gestes accomplis par le Seigneur ressuscité, avant son Ascension. Il apparaît aux disciples alors qu’ils sont rassemblés dans un même lieu, il rompt avec eux le pain et ouvre leur esprit à l’intelligence des Saintes Écritures. À ces hommes effrayés et déçus, il révèle le sens du mystère pascal : c’est-à-dire que, selon le projet éternel du Père, Jésus devait souffrir et ressusciter des morts pour offrir la conversion et le pardon des péchés (cf. Lc 24, 26.46-47) et promet l’Esprit Saint qui leur donnera la force d’être témoins de ce Mystère de salut (cf. Lc 24, 49).

La relation entre le Ressuscité, la communauté des croyants et l’Écriture Sainte est extrêmement vitale pour notre identité. Si le Seigneur ne nous y introduit pas, il est impossible de comprendre en profondeur l’Écriture Sainte. Pourtant le contraire est tout aussi vrai : sans l’Écriture Sainte, les événements de la mission de Jésus et de son Église dans le monde restent indéchiffrables. De manière juste, Saint Jérôme pouvait écrire : « Ignorer les Écritures c’est ignorer le Christ » (In Is., prologue : PL 24, 17)

 En conclusion du Jubilé extraordinaire de la Miséricorde, j’avais demandé que l’on pense à « un dimanche entièrement consacré à la Parole de Dieu, pour comprendre l’inépuisable richesse qui provient de ce dialogue constant de Dieu avec son peuple » (Misericordia et misera, n. 7). Consacrer de façon particulière un dimanche de l’Année liturgique à la Parole de Dieu permet, par-dessus tout, de faire revivre à l’Église le geste du Ressuscité qui ouvre également pour nous le trésor de sa Parole afin que nous puissions être dans le monde des annonciateurs de cette richesse inépuisable. À cet égard, les enseignements de Saint Éphrem me viennent à l'esprit : « Qui donc est capable de comprendre toute la richesse d'une seule de tes paroles, Seigneur ? Ce que nous en comprenons est bien moindre que ce que nous en laissons, comme des gens assoiffés qui boivent à une source. Les perspectives de ta parole sont nombreuses, comme sont nombreuses les orientations de ceux qui l'étudient. Le Seigneur a coloré sa parole de multiples beautés, pour que chacun de ceux qui la scrutent puisse contempler ce qu'il aime. Et dans sa parole il a caché tous les trésors, pour que chacun de nous trouve une richesse dans ce qu'il médite » (Commentaires sur le Diatessaron, 1, 18). (…)

J’établis donc que le IIIe Dimanche du Temps Ordinaire soit consacré à la célébration, à la réflexion et à la proclamation de la Parole de Dieu. Ce dimanche de la Parole de Dieu viendra ainsi se situer à un moment opportun de cette période de l’année, où nous sommes invités à renforcer les liens avec la communauté juive et à prier pour l’unité des chrétiens. Il ne s’agit pas d’une simple coïncidence temporelle : célébrer le Dimanche de la Parole de Dieu exprime une valeur œcuménique, parce que l’Écriture Sainte indique à ceux qui se mettent à l’écoute le chemin à suivre pour parvenir à une unité authentique et solide. Les communautés trouveront le moyen de vivre ce dimanche comme un jour solennel. Il sera important, en tout cas que, dans la célébration eucharistique, l’on puisse introduire le texte sacré, de manière à rendre évidente à l’assemblée la valeur normative que possède la Parole de Dieu. En ce dimanche, de façon particulière, il sera utile de souligner sa proclamation et d’adapter l’homélie pour mettre en évidence le service rendu à la Parole du Seigneur

L’intégralité du texte est publié et disponible sur la table au fond de l’église.

La force de la FOI

La force de la foi est une constante du Nouveau Testament, mais dans son ordre propre qui est le salut de l’homme. Saint Paul insiste en ce sens. Nous la trouvons liée aux miracles de Jésus qu’elle s’exprime chez ceux qui demandent l’intervention du Christ ou chez ceux qui en sont les bénéficiaires.

 

Elle donne même le pouvoir de faire ce que fait le Christ :”Celui qui croit en moi fera aussi les œuvres que je fais. Il en fera même de plus grandes, parce que je vais au Père.” (Jean 14. 12) Et cela, même si nous n’en percevons le sens immédiatement.

 

La foi est donc ce qui est le plus nécessaire aux apôtres. Ils ne sont pas des serviteurs quelconques, ni des serviteurs inutiles. Le terme grec est précis. Ils sont utiles, mais non indispensables. Dieu pourrait agir autrement et avec d’autres. Mais puisqu’il nous est demandé d’agir, nous avons à répondre à ce qui nous est demandé, pleinement conscients de notre devoir et de nos limites. Nous vivons dans la foi à accomplir.

 

Autant Jésus s’extasie souvent sur la foi qu’il découvre chez les malades et même chez les pécheurs, y compris hors d’Israël comme ce fut le cas pour le centurion, autant il est sévère pour le peu de foi des disciples. Eux pourtant l’ont suivi. Mais quand la barque est agitée, leur foi semble avoir disparue. (Luc 8)

 

La foi n’est pas dans l’élan enthousiaste et passager. Du moins n’est-elle pas seulement dans l’élan du départ. Elle est dans le combat quotidien, et sans cesse recommencé, contre les puissances de mort, mené avec la force même du Ressuscité. “La victoire qui a vaincu le monde, c’est notre foi.” C’est à nouveau saint Jean qui trouve les mots les plus denses, à condition de se rappeler que, dans son vocabulaire, le “monde” ne représente pas la création telle qu’elle sort, toute belle, des mains de Dieu qui la remet à l’homme, mais ce que concrètement l’homme pécheur a fait de cette création

Dimanche 6 octobre 2019 - Lectures de la messe

 

Première lecture (Ha 1, 2-3 ; 2, 2-4)

 

Combien de temps, Seigneur, vais-je appeler, sans que tu entendes ? crier vers toi : « Violence ! », sans que tu sauves ? Pourquoi me fais-tu voir le mal et regarder la misère ? Devant moi, pillage et violence ; dispute et discorde se déchaînent. Alors le Seigneur me répondit : Tu vas mettre par écrit une vision, clairement, sur des tablettes, pour qu’on puisse la lire couramment. Car c’est encore une vision pour le temps fixé ; elle tendra vers son accomplissement, et ne décevra pas. Si elle paraît tarder, attends-la : elle viendra certainement, sans retard. Celui qui est insolent n’a pas l’âme droite, mais le juste vivra par sa fidélité. – Parole du Seigneur. 

 

Psaume (Ps 94 (95), 1-2, 6-7ab, 7d-8a.9)

 

Venez, crions de joie pour le Seigneur, acclamons notre Rocher, notre salut ! Allons jusqu’à lui en rendant grâce, par nos hymnes de fête acclamons-le ! Entrez, inclinez-vous, prosternez-vous, adorons le Seigneur qui nous a faits. Oui, il est notre Dieu ; nous sommes le peuple qu’il conduit. Aujourd’hui écouterez-vous sa parole ? « Ne fermez pas votre cœur comme au désert, où vos pères m’ont tenté et provoqué, et pourtant ils avaient vu mon exploit. » 

 

Deuxième lecture (2 Tm 1, 6-8.13-14)

 

Bien-aimé, je te le rappelle, ravive le don gratuit de Dieu ce don qui est en toi depuis que je t’ai imposé les mains Car ce n’est pas un esprit de peur que Dieu nous a donné, mais un esprit de force, d’amour et de pondération. N’aie donc pas honte de rendre témoignage à notre Seigneur, et n’aie pas honte de moi, qui suis son prisonnier ; mais, avec la force de Dieu, prends ta part des souffrances liées à l’annonce de l’Évangile. Tiens-toi au modèle donné par les paroles solides que tu m’as entendu prononcer dans la foi et dans l’amour qui est dans le Christ Jésus. Garde le dépôt de la foi dans toute sa beauté, avec l’aide de l’Esprit Saint qui habite en nous. – Parole du Seigneur. 

 

Évangile (Lc 17, 5-10)

 

En ce temps-là, les Apôtres dirent au Seigneur : « Augmente en nous la foi ! » Le Seigneur répondit : « Si vous aviez de la foi, gros comme une graine de moutarde, vous auriez dit à l’arbre que voici : ‘Déracine-toi et va te planter dans la mer’, et il vous aurait obéi. Lequel d’entre vous, quand son serviteur aura labouré ou gardé les bêtes, lui dira à son retour des champs : ‘Viens vite prendre place à table’ ? Ne lui dira-t-il pas plutôt : ‘Prépare-moi à dîner, mets-toi en tenue pour me servir, le temps que je mange et boive. Ensuite tu mangeras et boiras à ton tour’ ? Va-t-il être reconnaissant envers ce serviteur d’avoir exécuté ses ordres ? De même vous aussi, quand vous aurez exécuté tout ce qui vous a été ordonné, dites : ‘Nous sommes de simples serviteurs : nous n’avons fait que notre devoir’ » – Acclamons la Parole de Dieu. 

CALENDRIER

 

Dimanche 6 octobre 2019 – 27ème dimanche du temps ordinaire

1ère lecture (Ha 1,2-3 et 2,2-4) Psaume (Ps 94,1.2.6-9) lecture (Tm 1,6-8.13-14) Evangile (Lc 17,5-10)

 

 

Messes de la semaine  

 

Messe à 9 h – Pas de messe mercredi et vendredi

Pas d’adoration ni de confessions le samedi 12 Octobre

Permanence d’accueil dans l’église le jeudi de 17 à 19 h par le Père Frédéric BENOIST, et vendredi et samedi de 16 h à 18 h par un laïc.

Rendez-vous de la semaine

 

-Mercredi 9 octobre à Mercredi 9 Octobre : journées des curés et modérateurs des paroisses avec notre Évêque à Saint-Denis

-Vendredi 11 Octobre à 20 h au presbytère : réunion des membres de l’Association RESTAURER

-Samedi 12 octobre à 10 h 30 à l’église Notre-Dame : Messe de rentrée de l’École Saint-Louis Sainte-Clotilde

-Samedi 12 Octobre à 14 h 30 : visite de l’église avec les catéchumènes adultes de la paroisse

-Samedi 12 Octobre à 18 h 30 salle Pierre Lefeuvre : rencontre des 4èmes-3èmes

-Samedi 12 Octobre à 18 h 30 salle Pierre Lefeuvre : rencontre des lycéens.

 

 

 Dimanche 13 octobre 2019 – 28ème dimanche du temps ordinaire

1ère lecture (2 R 5,14-17) Psaume (Ps 97,1-4) lecture (2 Tm 2,8-13) Evangile (Lc 17,,11-19)

Messe anticipée à 18 h à Saint-Louis - Dimanche à 10 h 30 messe à Notre-Dame

Quête impérée Journée Mondiale pour les Missions

 

Dimanche 13 octobre à 9 h salle Pierre Lefeuvre : Rencontre des enfants de la catéchèse et leurs parents.

 

Fête diocésaine de Saint Denis

 

Messe à la Basilique cathédrale Saint-Denis

Dimanche 13 octobre 2019 à 17 h

 

Grand rassemblement diocésain pour

fêter saint Denis, premier évangélisateur de

l'Ile-de-France.

 

 

  • Au Temple protestant du Raincy, Allée de l’Ermitage : Dimanche 13 octobre à 17 h : Concert d’inauguration de l’orgue restauré. Affiches au fond de l’église.

 

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30 septembre 2019 1 30 /09 /septembre /2019 19:49

Corruption et vie éternelle

 

Message du pape François lors de l’Angelus place saint Pierre de Rome 

 le 22 Septembre 2019

 

Chers frères et sœurs, bonjour !

La parabole contenue dans l’Evangile de ce dimanche (cf. Lc 16, 1-13) a pour protagoniste un administrateur malin et malhonnête qui, accusé d’avoir dilapidé les biens de son maître, est sur le point d’être licencié. Dans cette situation difficile, il ne récrimine pas, il ne cherche pas de justification ni ne se laisse décourager, mais il conçoit un moyen de s’en sortir pour s’assurer un avenir tranquille. Il réagit tout d’abord avec lucidité, en reconnaissant ses limites : « Je n’ai pas la force de travailler la terre ; mendier, j’en aurais honte » (v. 3); puis il agit avec ruse, volant son maître une dernière fois. En fait, il appelle les débiteurs et réduit les dettes qu’ils ont envers son maître, pour s’en faire des amis et ensuite être récompensé par eux.

Cela, c’est se faire des amis par la corruption et obtenir de la gratitude par la corruption comme, hélas, c’est l’habitude aujourd’hui.

Jésus présente cet exemple, certainement pas pour exhorter à la malhonnêteté, mais à la perspicacité. En fait, il souligne : « Le maître a félicité cet administrateur malhonnête, car il avait agi avec astuce » (v. 8), c’est-à-dire avec ce mélange d’intelligence et de ruse qui permet de surmonter des situations difficiles. La clé de lecture de cette histoire réside dans l’invitation de Jésus : « Faites-vous des amis avec des richesses malhonnêtes, pour que, lorsqu’elles feront défaut, ils vous accueillent dans les demeures éternelles » (v. 9). La « richesse malhonnête » c’est l’argent – aussi appelé « crotte du diable » – et les biens matériels en général.

La richesse peut pousser à ériger des murs, à créer des divisions et des discriminations. Jésus, au contraire, invite ses disciples à changer de route : « Faites-vous des amis avec les richesses ». C’est une invitation à savoir transformer les biens et les richesses en relations, car les personnes valent plus que les choses et comptent plus que les richesses possédées. En effet, dans la vie, ce n’est pas celui qui a tant de richesses qui porte du fruit, mais celui qui crée et entretient de nombreux liens, de nombreuses relations, de nombreuses amitiés à travers les différentes « richesses », c’est-à-dire les différents dons dont Dieu l’a doté. Mais Jésus indique également le but ultime de son exhortation : « Faites-vous des amis avec les richesses, afin qu’ils vous accueillent dans des demeures éternelles ». Pour nous accueillir au paradis, si nous sommes capables de transformer les richesses en instruments de fraternité et de solidarité, il n’y aura pas que Dieu, mais aussi ceux avec qui nous avons partagé, l’administrant bien, ce que le Seigneur a mis entre nos mains.

Frères et sœurs, ce passage de l’Evangile fait résonner en nous à la question de l’administrateur malhonnête, chassé par son maître : « Que vais-je faire maintenant ? ». (v. 3). Face à nos manquements et à nos échecs, Jésus nous assure qu’il est toujours temps de guérir le mal fait par le bien. Que celui qui a causé des larmes, rendre quelqu’un heureux ; que celui qui a soustrait des biens indument donne à qui est dans le besoin. En faisant ainsi, nous serons loués par le Seigneur « parce que nous avons agi avec astuce », c’est-à-dire avec la sagesse de qui se reconnaît enfant de Dieu et se met en jeu lui-même pour le Royaume des Cieux.

Que la Vierge Marie nous aide à être malins pour nous assurer non pas un succès mondain, mais la vie éternelle, afin qu’au moment du jugement final, les personnes dans le besoin que nous avons aidées puissent témoigner qu’en elles nous avons vu et servi le Seigneur.

LA CONFESSION DE FOI AU CHRIST

 

A plusieurs reprises dans ses lettres, l’apôtre Paul introduit ou conclut en rappelant ce qu’est le mystère central de la foi en le qualifiant de “parole sûre”, très exactement : une parole en laquelle il est possible de croire. Des années auparavant, Paul avait déjà mis les Galates en garde contre ceux qui voulaient les faire passer par “un évangile différent” (Gal. 1. 6) ou plus plaisant.  Aux dérives humaines, saint Paul oppose l’affirmation de la “confession” de la foi. Le terme est, apparemment, assez technique et se retrouve à de nombreuses reprises dans le Nouveau Testament, en particulier dans les épîtres de Paul et de Jean.  La “confession de foi” porte sur le Christ. Elle affirme le réalisme de son incarnation et l’efficacité de son triomphe pascal qui fait de lui, le “Seigneur.” (Romains 10. 9 et 10 – Jean 4. 2 et 3. 15). Le mot français “confesser” est devenu équivoque. Il fait plutôt penser à la reconnaissance, souvent pénible, du péché dans le sacrement de la pénitence et de la réconciliation. Cette apparente ambiguïté existe dès l’origine. Mais s’agit-il vraiment d’une ambiguïté ? Ne peut-on pas dire aussi que le plus grand adversaire de la foi, c’est le péché ? (1 Jean 1. 8 et 9) Car le péché est la mise en œuvre d’un refus de « confesser notre foi » de traduire notre foi dans les actes de notre propre vie.

Que le nouveau chrétien, et tout autant que le chrétien de longue date, ait à confesser sa foi au Christ, et cela publiquement, est normal. Mais ce qui peut nous surprendre dans le texte lu aujourd’hui, c’est qu’il parle de foi “confessée par le Christ Jésus, devant Ponce Pilate.” Le Christ apparaît ainsi, non seulement comme celui en qui nous croyons à l’égal du Père et de l’Esprit, mais celui par qui nous croyons.   La foi est un combat pour rejoindre Dieu malgré le péché et les ténèbres, par-delà le doute et la mort. Mais c’est un “beau” combat : comme est “belle” la confession de foi.

C’est aussi un combat qu’il nous faut mener jusqu’au bout. Le texte grec caractérise ce combat par le terme : “agonie”. Nous sommes ainsi renvoyés à la Passion du Christ. Lui-même a confessé la foi dans la forme suprême du témoignage, terme que saint Paul utilise également en l’appelant : « martyr ». Cela rejoint le texte de dimanche dernier.  Dans ce combat, nous serions nécessairement vaincus dans ce combat si le Christ ne nous donnait pas son Esprit. Sans l’Esprit, c’est le reniement de saint Pierre qui est inévitable.   Comme le dira d’un seul mot l’épître aux Hébreux, le Christ est le “grand-prêtre” de notre profession de foi. Par l’offrande de sa vie et son exaltation glorieuse, il déchire le voile et ouvre à l’homme exilé le sanctuaire céleste (pour rester dans la symbolique de la lettre aux Hébreux.). Cef Jacques Fournier

Première lecture (Am 6, 1a.4-7)

Ainsi parle le Seigneur de l’univers : Malheur à ceux qui vivent bien tranquilles dans Sion, et à ceux qui se croient en sécurité sur la montagne de Samarie. Couchés sur des lits d’ivoire, vautrés sur leurs divans, ils mangent les agneaux du troupeau, les veaux les plus tendres de l’étable ; ils improvisent au son de la harpe, ils inventent, comme David, des instruments de musique ; ils boivent le vin à même les amphores, ils se frottent avec des parfums de luxe, mais ils ne se tourmentent guère du désastre d’Israël ! C’est pourquoi maintenant ils vont être déportés, ils seront les premiers des déportés ; et la bande des vautrés n’existera plus. – Parole du Seigneur. 

 

Psaume (Ps 145 (146), 6c.7, 8.9a, 9bc-10)

Le Seigneur garde à jamais sa fidélité, il fait justice aux opprimés ; aux affamés, il donne le pain ; le Seigneur délie les enchaînés. Le Seigneur ouvre les yeux des aveugles, le Seigneur redresse les accablés, le Seigneur aime les justes, le Seigneur protège l’étranger. Il soutient la veuve et l’orphelin, il égare les pas du méchant. D’âge en âge, le Seigneur régnera : ton Dieu, ô Sion, pour toujours ! 

 

Deuxième lecture (1 Tm 6, 11-16)

Toi, homme de Dieu, recherche la justice, la piété, la foi, la charité, la persévérance et la douceur. Mène le bon combat, celui de la foi, empare-toi de la vie éternelle ! C’est à elle que tu as été appelé, c’est pour elle que tu as prononcé ta belle profession de foi devant de nombreux témoins. Et maintenant, en présence de Dieu qui donne vie à tous les êtres, et en présence du Christ Jésus qui a témoigné devant Ponce Pilate par une belle affirmation, voici ce que je t’ordonne : garde le commandement du Seigneur, en demeurant sans tache, irréprochable jusqu’à la Manifestation de notre Seigneur Jésus-Christ. Celui qui le fera paraître aux temps fixés, c’est Dieu, Souverain unique et bienheureux, Roi des rois et Seigneur des seigneurs, lui seul possède l’immortalité, habite une lumière inaccessible ; aucun homme ne l’a jamais vu, et nul ne peut le voir. À lui, honneur et puissance éternelle. Amen. – Parole du Seigneur. 

 

Évangile (Lc 16, 19-31)

En ce temps-là, Jésus disait aux pharisiens : « Il y avait un homme riche, vêtu de pourpre et de lin fin, qui faisait chaque jour des festins somptueux. Devant son portail gisait un pauvre nommé Lazare, qui était couvert d’ulcères. Il aurait bien voulu se rassasier de ce qui tombait de la table du riche ; mais les chiens, eux, venaient lécher ses ulcères. Or le pauvre mourut, et les anges l’emportèrent auprès d’Abraham. Le riche mourut aussi, et on l’enterra. Au séjour des morts, il était en proie à la torture ; levant les yeux, il vit Abraham de loin et Lazare tout près de lui. Alors il cria : ‘Père Abraham, prends pitié de moi et envoie Lazare tremper le bout de son doigt dans l’eau pour me rafraîchir la langue, car je souffre terriblement dans cette fournaise. – Mon enfant, répondit Abraham, rappelle-toi : tu as reçu le bonheur pendant ta vie, et Lazare, le malheur pendant la sienne. Maintenant, lui, il trouve ici la consolation, et toi, la souffrance. Et en plus de tout cela, un grand abîme a été établi entre vous et nous, pour que ceux qui voudraient passer vers vous ne le puissent pas, et que, de là-bas non plus, on ne traverse pas vers nous.’ Le riche répliqua : ‘Eh bien ! père, je te prie d’envoyer Lazare dans la maison de mon père. En effet, j’ai cinq frères : qu’il leur porte son témoignage, de peur qu’eux aussi ne viennent dans ce lieu de torture !’ Abraham lui dit : ‘Ils ont Moïse et les Prophètes : qu’ils les écoutent ! – Non, père Abraham, dit-il, mais si quelqu’un de chez les morts vient les trouver, ils se convertiront.’ Abraham répondit : ‘S’ils n’écoutent pas Moïse ni les Prophètes, quelqu’un pourra bien ressusciter d’entre les morts : ils ne seront pas convaincus.’ » – Acclamons la Parole de Dieu. 

 

CALENDRIER

 

Dimanche 29 septembre 2019 – 26ème dimanche du temps ordinaire

1ère lecture (Am 6, 1a.4-7) Psaume (Ps 145,6-10) lecture (Tm 6,11-16) Evangile (Lc 16,19-31)

 

Messes de la semaine  

 

En semaine messe à 9 h

-Samedi adoration du Saint-Sacrement et confessions de 10 h à 12 h

Permanence d’accueil dans l’église le  jeudi de 17 à 19 h par le Père Frédéric BENOIST, et vendredi et samedi de 16 h à 18 h par un laïc.

Rendez-vous de la semaine

 

-Mardi 1er octobre à 14 h salle Pierre Lefeuvre : Goûter des aînés des Equipes Saint-Vincent

-Mardi 1er Octobre à 20 h au presbytère : rencontre du service diocésain de la pastorale familiale

 

Jeudi 3 Octobre à 20 h 30 salle Pierre Lefeuvre : groupe de formation œcuménique animé par Aurélie BOURGADE et le Père Frédéric BENOIST sur le thème : l’homme : un être de relation « le rapport de l’homme à Dieu »

 

-Vendredi 4 Octobre à 9 h 30 au presbytère : réunion du comité de rédaction du journal le Messager

-Vendredi 4 Octobre à 20 h 30 au presbytère : réunion des catéchistes du CE2 au CM2

-Samedi 5 Octobre à 12 h : réunion des parents des jeunes de 6ème-5ème avec repas partagé.

-Samedi 5 Octobre à 16 h à l’église Notre-Dame : célébration du baptême de Arthur Stein

 

 

 Dimanche 6 octobre 2019 – 27ème dimanche du temps ordinaire

1ère lecture (Ha 1,2-3 et 2,2-4) Psaume (Ps 94,1.2.6-9) lecture (Tm 1,6-8.13-14) Evangile (Lc 17,5-10)

Messe anticipée à 18 h à Saint-Louis - Dimanche à 10 h 30 messe à Notre-Dame

Messe de Confirmation présidée par notre Évêque Monseigneur Pascal DELANNOY

Célébration de l’Éveil à la Foi

 

Dimanche 6 octobre de 10 h à 12 h salle Pierre Lefeuvre :

Réunion des enfants de la catéchèse du CE2 au CM2

 

 

Fête diocésaine de Saint Denis

 

Eglise Notre-Dame des Missions et Basilique cathédrale Saint-Denis

Dimanche 13 octobre 2019

 

Grand rassemblement diocésain pour

fêter saint Denis, premier évangélisateur de

l'Ile-de-France.

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23 septembre 2019 1 23 /09 /septembre /2019 22:36

“Ici Jésus accueille les pécheurs et les invite à son repas”

 

Paroles du pape François lors de l’angelus place saint Pierre

le dimanche 15 Septembre 2019

Chers frères et sœurs, bonjour !

L’Evangile d’aujourd’hui (Lc 15,1-32) commence avec quelques personnes qui critiquent Jésus, en le voyant en compagnie de publicains et de pécheurs, et qui disent avec indignation : « Cet homme fait bon accueil aux pécheurs, et il mange avec eux » (v. 2). Cette phrase se révèle en réalité comme une annonce merveilleuse. Jésus accueille les pécheurs et mange avec eux. C’est ce qui nous arrive, à chaque messe, dans chaque Eglise : Jésus est content de nous accueillir à sa table, où il s’offre pour nous. C’est la phrase que nous pourrions écrire sur les portes de nos églises : “Ici Jésus accueille les pécheurs et les invite à son repas”. Et le Seigneur, répondant à ceux qui le critiquaient, raconte trois paraboles magnifiques, qui montrent sa prédilection pour ceux qui se sentent loin de Lui. Aujourd’hui il serait bon que chacun prenne son Évangile et lise dans saint Luc chapitre 15 les trois paraboles, elles sont magnifiques.

Dans la première, il dit : « Si l’un de vous a cent brebis et qu’il en perd une, n’abandonne-t-il pas les 99 autres dans le désert pour aller chercher celle qui est perdue, jusqu’à ce qu’il la retrouve ?» (v. 4) L’un de vous ? Une personne de bon sens, non : il fait deux calculs et il en sacrifie une pour garder les 99. Dieu au contraire ne se résigne pas, il tient à cœur justement toi qui ne connais pas encore la beauté de son amour, toi qui n’as pas encore accueilli Jésus au centre de ta vie, toi qui n’arrives pas à dépasser ton péché, toi qui peut-être, à cause des mauvaises choses qui sont arrivées dans ta vie, ne crois pas à l’amour. Dans la deuxième parabole, tu es cette petite pièce de monnaie que le Seigneur ne se résigne pas à perdre et qu’il cherche sans répit : il veut te dire que tu es précieux à ses yeux, unique. Personne ne peut te substituer dans le cœur de Dieu. Il y a ta place… Et dans la troisième parabole, il est un père qui attend le retour du fils prodigue : Dieu nous attend, il ne se lasse pas, il ne perd pas courage. Parce que c’est nous, c’est chacun de nous qui sommes ce fils réembrassé, cette pièce retrouvée, cette brebis caressée et remise sur ses épaules. Il attend chaque jour que nous nous approchions de son amour. Et tu dis : “Mais j’ai trop manigancé !”. N’aie pas peur : Dieu t’aime et sait que seul son amour peut changer ta vie. Mais cet amour infini de Dieu pour nous pécheurs, qui est le cœur de l’Évangile, peut être refusé. C’est ce que fait le fils aîné de la parabole. Il a à l’esprit plus un maître qu’un père. C’est un risque pour nous aussi : croire en un dieu plus rigoureux que miséricordieux, un dieu qui vainc le mal par la puissance plutôt que par le pardon. Ce n’est pas comme cela. Dieu sauve par l’amour, non pas par la force ; en se proposant, pas en s’imposant. Mais le fils aîné, qui n’accepte pas la miséricorde du père, fait une erreur pire : il se croit juste… et il juge tout sur la base de sa justice. 

Ainsi il s’énerve contre son frère et réprimande son père : “Quand ton fils que voilà est revenu… tu as fait tuer pour lui le veau gras !” (cf. v. 30). Ton fils : il ne l’appelle pas mon frère, mais ton fils. Il se sent fils unique. Nous aussi nous nous trompons quand nous nous croyons justes, quand nous pensons que les mauvais sont les autres. Ne nous croyons pas bons, parce que tout seuls, sans l’aide de Dieu qui est bon, nous ne savons pas vaincre le mal…

Comment fait-on pour vaincre le mal ? En accueillant le pardon de Dieu, en accueillant le pardon de nos frères. Cela arrive chaque fois que nous allons nous confesser. Là nous recevons l’amour du Père qui vainc notre péché : il n’existe plus, Dieu l’oublie. Dieu, quand il pardonne, Dieu perd la mémoire, il oublie nos péchés. Il oublie, il est si bon avec nous. Non pas comme nous, qui après avoir dit “ça ne fait rien”, à la première occasion nous rappelons les torts subis avec les intérêts. Non, Dieu efface le mal, il nous renouvelle de l’intérieur et ainsi il fait renaître en nous la joie. Pas la tristesse, pas l’obscurité dans le cœur, pas la suspicion, mais la joie. Courage, avec Dieu aucun péché n’a le dernier mot. Que la Vierge Marie, qui défait les nœuds de la vie, nous libère de la prétention de nous croire justes et nous fasse sentir le besoin d’aller au Seigneur, qui nous attend pour nous pardonner.

 « TOUS LES HOMMES »

 

Cette expression revient à trois reprises dans ce chapitre 2 de la lettre à Timothée dont nous avons un extrait aux lectures de ce dimanche. : « Prier pour tous les hommes. » – Dieu veut que tous les hommes soient sauvés ». – « Le Christ-Jésus s’est donné en rançon pour tous les hommes. » Cette répétition est en elle-même révélatrice. Elle signifie que le salut ne peut se replier sur un petit nombre.  L’autre expression : « Il s’est donné lui-même en rançon. » est tout autant significative. Cette phrase est une des plus claires du Nouveau Testament sur la valeur rédemptrice de la mort de Jésus. Elle rejoint ses propres paroles sur le Fils de l’Homme venu « pour servir et donner sa vie en rançon pour la multitude » (Matthieu 20. 28) et au soir de la Cène : « Le sang répandu pour la multitude, en rémission des péchés. » (Matthieu 26. 28). Ces deux paroles du Christ sont reprises lors de chaque Eucharistie. Les théologiens, au cours des siècles et surtout de nos jours, s’interrogeront à maintes reprises sur la question du « mystère du salut des nations », mystère qui découle de cette affirmation : Comment la mort du Christ Jésus donnée en rançon a valeur de salut pour tous les hommes.

 

La réponse réside dans le fait que le Christ Jésus a assumé en lui, non pas une seule humanité, mais toute l’Humanité, comme il assumait toute la Divinité. Les Pères grecs du 4ème au 6ème siècles en ont fait la base de leur développement de la christologie.  Les paroles de l’offertoire le disent : « Puissions-nous être unis à la Divinité de celui qui a pris notre Humanité. » Non pas celle de tel ou tel, mais de tous les hommes, c’est-à-dire tout l’Homme. Elles préludent donc bien aux paroles consécratoires qui sont celles-là même du Christ lors de la première Eucharistie.

 

L’annonce de ce salut, voilà l’urgence. Elle n’a pas diminué depuis que le Christ envoyait ses disciples annoncer la venue du Royaume sans se laisser arrêter par rien, pas même la mort. « Le message », « l’enseignement » se relient immédiatement au témoignage que le Christ Jésus a rendu. « Comme mon Père m’a envoyé, moi aussi je vous envoie. » (Jean 20. 21) « Il veut que tous les hommes soient sauvés et arrivent à connaître pleinement la vérité. » (1 Tim. 2. 4).

Le texte qui suit n’est pas un « credo » auquel il faut adhérer, c’est la révélation claire des « biens que nous avons reçus » (oraison des offrandes de ce dimanche) et que nous devons transmettre à notre tour, comme saint Paul en fut le messager. « Il n’y a qu’un seul Dieu. Il n’y a qu’un seul médiateur entre Dieu et les hommes. Un homme, Jésus-Christ, qui s’est donné lui-même en rançon pour tous les hommes. Au temps fixé, il a rendu ce témoignage pour lequel j’ai reçu la charge de messager et d’Apôtre ». (1 Tim. 2. 5 à 7) Toute autre médiation, y compris celle de la Mère de Dieu, la toujours Vierge Marie, n’est que médiation d’intercession. Seule la médiation du Christ est « réalisation » du salut.  LA PRIERE ET LA PAIX. La prière qui doit être la nôtre, pour que la vérité soit révélée au cœur des hommes, ne peut être qu’une prière de demande. Elle doit se traduire dans notre propre vécu quotidien. Le Christ a confessé Dieu par son témoignage comme le dit ailleurs saint Paul à Timothée (chapitre 6)

Intercession, témoignage et action de grâce doivent s’entrecroiser pour former la prière chrétienne

Première lecture (Am 8, 4-7)

Écoutez ceci, vous qui écrasez le malheureux pour anéantir les humbles du pays, car vous dites : « Quand donc la fête de la nouvelle lune sera-t-elle passée, pour que nous puissions vendre notre blé ? Quand donc le sabbat sera-t-il fini, pour que nous puissions écouler notre froment ? Nous allons diminuer les mesures, augmenter les prix et fausser les balances. Nous pourrons acheter le faible pour un peu d’argent, le malheureux pour une paire de sandales. Nous vendrons jusqu’aux déchets du froment ! » Le Seigneur le jure par la Fierté de Jacob : Non, jamais je n’oublierai aucun de leurs méfaits. – Parole du Seigneur. 

Psaume (Ps 112 (113), 1-2, 5-6, 7-8)

Louez, serviteurs du Seigneur, louez le nom du Seigneur ! Béni soit le nom du Seigneur, maintenant et pour les siècles des siècles ! Qui est semblable au Seigneur notre Dieu ? Lui, il siège là-haut. Mais il abaisse son regard vers le ciel et vers la terre. De la poussière il relève le faible, il retire le pauvre de la cendre pour qu’il siège parmi les princes, parmi les princes de son peuple. 

Deuxième lecture (1 Tm 2, 1-8)

Bien-aimé, j’encourage, avant tout, à faire des demandes, des prières, des intercessions et des actions de grâce pour tous les hommes, pour les chefs d’État et tous ceux qui exercent l’autorité, afin que nous puissions mener notre vie dans la tranquillité et le calme, en toute piété et dignité. Cette prière est bonne et agréable à Dieu notre Sauveur, car il veut que tous les hommes soient sauvés et parviennent à la pleine connaissance de la vérité. En effet, il n’y a qu’un seul Dieu, il n’y a aussi qu’un seul médiateur entre Dieu et les hommes : un homme, le Christ Jésus, qui s’est donné lui-même en rançon pour tous. Aux temps fixés, il a rendu ce témoignage, pour lequel j’ai reçu la charge de messager et d’apôtre – je dis vrai, je ne mens pas – moi qui enseigne aux nations la foi et la vérité. Je voudrais donc qu’en tout lieu les hommes prient en élevant les mains, saintement, sans colère ni dispute. – Parole du Seigneur. 

Évangile (Lc 16, 1-13)

En ce temps-là, Jésus disait à ses disciples : « Un homme riche avait un gérant qui lui fut dénoncé comme dilapidant ses biens. Il le convoqua et lui dit : ‘Qu’est-ce que j’apprends à ton sujet ? Rends-moi les comptes de ta gestion, car tu ne peux plus être mon gérant.’ Le gérant se dit en lui-même : ‘Que vais-je faire, puisque mon maître me retire la gestion ? Travailler la terre ? Je n’en ai pas la force. Mendier ? J’aurais honte. Je sais ce que je vais faire, pour qu’une fois renvoyé de ma gérance, des gens m’accueillent chez eux.’ Il fit alors venir, un par un, ceux qui avaient des dettes envers son maître. Il demanda au premier : ‘Combien dois-tu à mon maître ?’ Il répondit : ‘Cent barils d’huile.’ Le gérant lui dit : ‘Voici ton reçu ; vite, assieds-toi et écris cinquante.’ Puis il demanda à un autre : ‘Et toi, combien dois-tu ?’ Il répondit : ‘Cent sacs de blé.’ Le gérant lui dit : ‘Voici ton reçu, écris 80 ’ . Le maître fit l’éloge de ce gérant malhonnête car il avait agi avec habileté ; en effet, les fils de ce monde sont plus habiles entre eux que les fils de la lumière. Eh bien moi, je vous le dis : Faites-vous des amis avec l’argent malhonnête, afin que, le jour où il ne sera plus là, ces amis vous accueillent dans les demeures éternelles. Celui qui est digne de confiance dans la moindre chose est digne de confiance aussi dans une grande. Celui qui est malhonnête dans la moindre chose est malhonnête aussi dans une grande. Si donc vous n’avez pas été dignes de confiance pour l’argent malhonnête, qui vous confiera le bien véritable ? Et si, pour ce qui est à autrui, vous n’avez pas été dignes de confiance, ce qui vous revient, qui vous le donnera ? Aucun domestique ne peut servir deux maîtres : ou bien il haïra l’un et aimera l’autre, ou bien il s’attachera à l’un et méprisera l’autre. Vous ne pouvez pas servir à la fois Dieu et l’argent. » – Acclamons la Parole de Dieu.

CALENDRIER

 

Dimanche 22 septembre 2019 – 25ème dimanche du temps ordinaire

1ère lecture (Am 8,4-7) Psaume (Ps 112,1-2.5-8) lecture (Tm 2,1-8) Evangile (Lc  16,1-13                                   

Messes de la semaine  

 

Pas de messe de lundi à vendredi inclus

 

-Samedi adoration du Saint-Sacrement et confessions de 10 h à 12 h

 

Le père Frédéric Benoist n’assurera pas sa permanence d’accueil le jeudi 26 Septembre de 17 h à 19 h dans l’église

 

Permanence d’accueil vendredi et samedi de 16 h à 18 h dans l’église.

Rendez-vous de la semaine

 

Jeudi 26 Septembre à 18 h : messe de rentrée de l’Enseignement catholique

à la Cathédrale de Saint-Denis

 

-Vendredi 27 Septembre de 9 h à 14 h rencontre des responsables des services diocésains avec notre Évêque

-Vendredi 27 Septembre à 20 h 30 salle Pierre Lefeuvre : soirée de rentrée des catéchumènes adultes et de leurs accompagnateurs

--Samedi 28 Septembre à 11 h salle Pierre Lefeuvre : réunion des distributeurs du Messager suivi d’un apéritif

 

 

 Dimanche 29 septembre 2019 – 26ème dimanche du temps ordinaire

1ère lecture (Am 6, 1a.4-7) Psaume (Ps 145,6-10) lecture (Tm 6,11-16) Evangile (Lc  16,19-31)

Messe anticipée à 18 h à Saint-Louis - Dimanche à 10 h 30 messe à Notre-Dame

Quêtes en faveur des Équipes Saint-Vincent

 

Dimanche 29 à 9 h salle Pierre Lefeuvre : Rencontre des enfants de la catéchèse et leurs parents. Au cours de la messe :  remise de la Parole de Dieu aux enfants -

Envoi en mission des catéchistes

 

 

Dimanche 29 septembre à 16 h à l’église Notre-Dame :

                                                    Concert Chorales – Chœurs des Conservatoires de

Villemomble et du Pré-Saint-Gervais

Direction Alain LETAILLEUR

Tarifs – moins de 15 ans gratuit – Adultes : 12 €

 

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19 septembre 2019 4 19 /09 /septembre /2019 19:30
Concert Chorale le 29 septembre à 16h

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19 septembre 2019 4 19 /09 /septembre /2019 19:27
Programmation culturelle 2019/2020
Programmation culturelle 2019/2020

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16 septembre 2019 1 16 /09 /septembre /2019 16:42

Le Messager des mois de septembre, octobre, novembre 2019 est disponible en ligne.

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