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20 juin 2014 5 20 /06 /juin /2014 17:20

Monseigneur d'Ornellas réagit au rejet d'« Un de nous »

Le 28 mai 2014, la Commission européenne a rejeté la proposition faite par l'initiative européenne « Un de nous ». Celle-ci visait à prendre des mesures pour interdire le financement d'activités de recherche sur les cellules souches présupposant la destruction d'embryons humains. Elle avait pourtant reçu le soutien de plus de 1,7 million de citoyens européens. Réaction de Mgr Pierre d'Ornellas, archevêque de Rennes.

Comment accueillez-vous cette nouvelle ?

Comme un refus de débat. Le texte de la Commission me paraît une auto-justification : ce qu'elle fait est parfait, rien à changer ! Pourtant, plus d' 1,7 million de citoyens européens se sont exprimés, selon la possibilité que leur donne le Traité de Lisbonne dont l'esprit est de renforcer la démocratie en Europe. Or, la Commission semble leur dire : vous n'avez rien compris, vous vous êtes exprimés pour rien ! C'est un mauvais signal donné à la démocratie. En agissant ainsi, la Commission fait le lit de l'euroscepticisme. Elle donne l'impression d'avoir peur de la réflexion de 1,7 million de citoyens, d'une Europe qui est une technique juridique sans âme ni pensée. Une vision de l'homme et de la recherche scientifique s'est exprimée par cette Initiative Citoyenne. Pourquoi la Commission ne la soumet-elle pas aux parlementaires, quitte à l'assortir de son avis ? Le Parlement n'examine-t-il que les projets législatifs qui plaisent aux technocrates non élus de la Commission ? Les parlementaires, tous élus, sont les premiers intéressés par la pensée de plus de 1 700 000 citoyens.

Comment continuer « à promouvoir à l'avenir les principes qui sous-tendent cette initiative ainsi que les mesures proposées, tant au niveau de l'UE qu'au niveau des Etats membres » ?

Cette Initiative citoyenne est la première d'une telle envergure. J'espère que des outils juridiques le permettront qu'elle soit prise en considération. La destruction délibérée de l'embryon humain pose un problème éthique ! Les États membres en sont conscients : le Code civil français précise que la dignité de l'être humain doit être respectée dès le début de sa vie ; la Loi fondamentale allemande stipule que la vie humaine est inviolable, etc… Cela pose la question de la recherche scientifique qui détruit l'embryon humain : a-t-elle en elle-même une éthique ? Depuis Nuremberg, on sait qu'il est impossible de faire une recherche sur l'être humain vulnérable sans son consentement éclairé. Depuis, on « fabrique » des embryons humains. Non sans « inquiétude éthique », pour reprendre Lévinas. L'Europe redorerait son blason si elle permettait que cette « inquiétude éthique » s'exprime dans un débat qui ne soit pas guidé par les intérêts économiques ni par la technique juridique. À refouler l'inquiétude éthique, on engendre des maux imprévus.

Quel regard portez-vous sur les avancées scientifiques ?

La recherche qui vise à guérir des maladies est à encourager. Mais la recherche sur le sens de l'éthique est aussi à promouvoir. L'éthique n'empêche pas le progrès. Au contraire, elle ouvre des chemins pour une croissance dans le bien de l'être humain, sans en privilégier plus que d'autres, mais en prêtant attention aux plus fragiles. L'éthique vient d'une vision de l'homme, de son bonheur, de sa vocation sur terre et au-delà. Elle précède la vision scientifique. Dieu est bon. Sa bonté se reflète dans la réalité qu'observe la science. Celle-ci peine devant l'admirable complexité du réel. Son labeur témoigne que la bonté de Dieu est toujours plus grande. Celle-ci se reflète aussi dans l'éthique : les justes voies de la liberté sont d'étonnantes sources de joie et de courage pour affronter les défis dont nous sommes responsables : trouver dans la nature de quoi guérir nos frères et sœurs malades, et de quoi les accompagner avec respect et délicatesse sans qu'ils souffrent lorsque nous ne savons pas encore les guérir.

Pourquoi donc la solennité de la Trinité ?

1 ère lecture (Ex 34,4b-6.8-9) Psaume (Ct : Dn 3,52-56 [AT 40] 2 ème lecture (2 Co 13,11-13) Evangile (Jn 3,16-18)

La solennité de la Trinité a-t-elle un sens ? Toute notre foi de chrétien n’est-elle pas trinitaire ? La Trinité est au cœur du mystère de la vie divine que nous célébrons dans chacune de nos liturgies, quelles qu’elles soient. Comme chrétiens, nous sommes invités à écouter et suivre Jésus. Que nous dit-il ? Il nous désigne Dieu comme étant son Père. Il révèle et accomplit le dessein de Dieu, il manifeste l’unité profonde en entre lui et Dieu : « Père que tous soient un comme Toi tu es en moi et moi en Toi (Jean 17,21). Il nous dit que tout ce qu’il accomplit est la volonté du Père. « Personne ne connaît le Père sinon le Fils et celui à qui le Fils veut le révéler » (Matthieu 11,27).

Jésus va encore plus loin. Il nous dit : « je vous enverrai un défenseur, l’Esprit de Vérité (Jean 16,5) et il vous fera tout connaître ». La connaissance, c’est à dire la relation, avec Dieu, avec Jésus est le don et la manifestation de l’Esprit Saint en nous. Ce mot défenseur m’intrigue toujours… La rencontre de Dieu serait-elle alors un combat ? En réfléchissant bien … sans doute. Combat contre l’oubli de Dieu, de sa présence, de sa force, de son amour. Combat pour ne pas faire de Jésus un simple héro des temps anciens par ses paroles et ses actes, mais celui qui est vivant et à l’œuvre, dans notre monde, dans l’Eglise et dans nos vies. Pour cela il nous faut invoquer l’Esprit Saint, comme Jésus l’a fait auprès de son Père, comme le Père l’a fait pour donner force à son Fils. Alors, invoquons cet Esprit Saint sur les enfants qui ce matin reçoivent pour la première fois le corps du Christ en nourriture. Ce n’est pas un acte héroïque, machinal, conventionnel des catholiques. C’est la manifestation d’un acte d’amour réciproque : celui de Dieu et de Jésus envers chacun de nous, celui de l’homme qui ose dire à Dieu et à Jésus : « à qui irions-nous Seigneur, tu as les paroles de la vie éternelle (Jean 6,71). L’amour ne se construit jamais sans un pilier celui de la fidélité. La fidélité de Dieu n’est plus à démontrer… et la nôtre ? …

Chers parents, chers enfants, chers chrétiens, ne passons pas à coté de ce signe de l’amour que Jésus nous adresse ce matin. Renouvelons-le dans la prière quotidienne à sa Parole et dans la fidélité au don de sa vie dans l’eucharistie. Nous le savons trop bien : aucune messe ne reste sans effet en nous. Elle nous fait du bien… et pourquoi donc n’est-elle pas l’une de nos priorités du dimanche ? En priant ce matin avec nos enfants, nous invoquons l’Esprit Saint, pour qu’elle le devienne de semaine en semaine davantage. Soutenons-nous et encourageons-nous les uns et les autres dans une telle démarche.

Père Frédéric Benoist

1ère lecture : Le Dieu tendre et miséricordieux se révèle à son peuple

Lecture du livre de l'Exode

Moïse se leva de bon matin, et il gravit la montagne du Sinaï comme le Seigneur le lui avait ordonné. Le Seigneur descendit dans la nuée et vint se placer auprès de Moïse. Il proclama lui-même son nom ; il passa devant Moïse et proclama : « YAHVÉ, LE SEIGNEUR, Dieu tendre et miséricordieux, lent à la colère, plein d'amour et de fidélité. » Aussitôt Moïse se prosterna jusqu'à terre, et il dit : « S'il est vrai, Seigneur, que j'ai trouvé grâce devant toi, daigne marcher au milieu de nous. Oui, c'est un peuple à la tête dure ; mais tu pardonneras nos fautes et nos péchés, et tu feras de nous un peuple qui t'appartienne.»

Psaume :

R/ À toi, louange et gloire éternellement!

Béni sois-tu, Seigneur, Dieu de nos pères :

R/ À toi, louange et gloire éternellement !

Béni soit le nom très saint de ta gloire :

R/ À toi, louange et gloire éternellement !

Béni sois-tu dans ton saint temple de gloire :

R/ À toi, louange et gloire éternellement !

Béni sois-tu sur le trône de ton règne :

R/ À toi, louange et gloire éternellement !

Béni sois-tu, toi qui sondes les abîmes :

R/ À toi, louange et gloire éternellement !

Toi qui sièges au-dessus des Kéroubim :

R/ À toi, louange et gloire éternellement !

Béni sois-tu au firmament, dans le ciel :

R/ À toi, louange et gloire éternellement !

2ème lecture : Dans l’amour trinitaire

Lecture de la seconde lettre de saint Paul Apôtre aux Corinthiens

Frères, soyez dans la joie, cherchez la perfection, encouragez-vous, soyez d'accord entre vous, vivez en paix, et le Dieu d'amour et de paix sera avec vous. Exprimez votre amitié en échangeant le baiser de paix. Tous les fidèles vous disent leur amitié. Que la grâce du Seigneur Jésus-Christ, l'amour de Dieu et la communion de l'Esprit Saint soient avec vous tous.

Evangile : « Dieu a tant aimé le monde...»

Acclamation : Alléluia. Alléluia. Gloire au Père, et au Fils, et au Saint-Esprit : au Dieu qui est, qui était et qui vient ! Alléluia.

Évangile de Jésus-Christ selon saint Jean

Dieu a tant aimé le monde qu'il a donné son Fils unique : ainsi tout homme qui croit en lui ne périra pas, mais il obtiendra la vie éternelle. Car Dieu a envoyé son Fils dans le monde, non pas pour juger le monde, mais pour que, par lui, le monde soit sauvé. Celui qui croit en lui échappe au Jugement, celui qui ne veut pas croire est déjà jugé, parce qu'il n'a pas cru au nom du Fils unique de Dieu.

CALENDRIER

  • Messe tous les jours à 9 h précédée de l’office des Laudes à 8 h 45
  • Tous les samedis matin de 11 h à 12 h 15 un prêtre se tient dans l’église Notre-Dame pour accueillir une démarche du sacrement de réconciliation
  • Adoration du Saint-Sacrement tous les samedis de 9h30 à 12h à la crypte

DIMANCHE 15 juin 2014 – SAINTE TRINITE, solennité

1 ère lecture (Ex 34,4b-6.8-9) Psaume (Ct : Dn 3,52-56 [AT 40] 2 ème lecture (2 Co 13,11-13)

Evangile (Jn 3,16-18)

  • Lundi 16 juin : De la férie
  • Mardi 17 juin : De la férie
  • Mercredi 18 juin : De la férie
  • A 11 h à l’église Saint-Louis : célébration du 150 ème anniversaire des Servites de Marie
  • Jeudi 19 juin : De la férie
  • Vendredi 20 juin : De la férie

A 20 h 30 à la Maison diocésaine, 6 avenue Pasteur à Bondy : Conférence : « les études du Genre (« le Gender ») : Inquiétude de société, question pour un chrétien »

Faite et animée par le Docteur Christian Flavigny, psychiatre et psychanalyste

  • Samedi 21 juin : Saint Louis de Gonzague
  • De 10 h à 12 h à l’église Notre-Dame : rencontre avec l’association Art, Culture et Foi

DIMANCHE 22 juin 2014 – SAINT SACREMENT DU CORPS

ET DU SANG DU CHRIST, solennité

1 ère lecture (Dt 8,2-3.14b-16a) Psaume (Ps 147, 12-15.19-20] 2 ème lecture (1 Co 10,16-17)

Evangile (Jn 6,51-58

Messe anticipée : samedi à 18 h 30

Messe à 9 h à Saint-Louis et à 10 h 30 à Notre-Dame

FETE DE FIN D’ANNEE : Buffet champêtre paroissial et à 16 h concert dans l’église avec l’octuor « Tutti Canti » dirigé par Catherine Lassale

A noter : Le Jeudi 19 Juin de 17 h à 19 h et le mardi 24 Juin de 10 h à 12 h : des repérages techniques et liturgiques sont prévus pour l’organisation de la messe télévisée du 7 Septembre, aussi nous vous prions de nous excuser pour la gêne occasionnée dans l’église.

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paroisse du Raincy - dans Feuilles de semaine
7 juin 2014 6 07 /06 /juin /2014 12:38

En ce dimanche de Pentecôte, prions pour la paix entre la Palestine et Israël.

La rencontre de prière pour la paix, à laquelle le Saint-Père a invité les présidents d'Israël, Shimon Peres, et de la Palestine, Mahmoud Abbas, aura lieu le dimanche 8 juin, au cours de l'après-midi, au Vatican (Dimanche de Pentecôte). Afin qu’une vraie réconciliation conduise les deux peuples de la Terre Sainte à une vraie paix, prions, dans nos églises et nos chapelles, nos familles, Jésus, le Prince de la paix en communion avec le pape.

« En ce lieu [de Bethléem], où est né le Prince de la paix, je désire adresser une invitation à vous, monsieur le président Mahmoud Abbas, et à monsieur le président Shimon Peres, pour faire monter ensemble avec moi une prière intense en invoquant de Dieu le don de la paix. J'offre ma maison, au Vatican, pour accueillir cette rencontre de prière. Tous, nous désirons la paix. Beaucoup de personnes la construisent chaque jour par de petits gestes. Nombreux sont ceux qui souffrent et supportent patiemment les efforts de beaucoup de tentatives pour la construire. Tous - spécialement ceux qui sont placés au service de leur peuple -, nous avons le devoir de nous faire instruments et artisans de paix, avant tout dans la prière. Construire la paix est difficile, mais vivre sans paix est un tourment. Tous les hommes et toutes les femmes de cette terre et du monde entier nous demandent de porter devant Dieu leur aspiration ardente à la paix. »

François, évêque de Rome, 25 mai 2014.

  • notre église est ouverte jusqu’à 19 h ce soir, venons-y déposer notre intention de prière, ou brûler un cierge signe de notre communion de prière.

La Pentecôte : un achèvement et un début

1 ère lecture (Ac 2,1-11) Psaume (Ps 103,1.24.29-31.34) 2 ème lecture (1 Co 12,3b-7.12-13) Evangile (Jn 20,19-23)

Il n'y a aucune discontinuité entre la manifestation du Christ ressuscité le matin de Pâques et l'Esprit qui vient sur les apôtres au matin de la Pentecôte. La différence est que ce jour-là, l'Esprit descendit "avec puissance" nous signifie le livre des Actes des Apôtres.

Les Actes nous disent en effet, que depuis plusieurs jours, les disciples étaient réunis en prière et Marie était avec eux. Chacun à sa manière a dû partager et commenter les événements, les paroles et les actes du Christ durant les trois années passées avec eux, durant les dernières semaines, depuis les différentes apparitions et manifestations du Ressuscité.. Ensemble, ils échangent, approfondissent, mettent au clair le message vécu au quotidien et dont, sur le moment, ils n'avaient pas saisi toute la portée. A la lumière de la Résurrection, ils relisent tout cela, dans les heures vécues entre eux au Cénacle. "Le jour de la Pentecôte étant arrivé..." c'est à la fois un achèvement et un début. Une voie nouvelle s'ouvre devant eux et ils s'y étaient préparés. Remplis de l’Esprit Saint, la mission commence pour eux.

Nous aussi nous ne pouvons entrer dans la démarche de Pentecôte . Il nous faut comme eux durant cinquante jours avoir assimilé toute la substance spirituelle de la période pascale que nous avons vécue, où, une nouvelle fois, le Christ ressuscité s’est manifesté. Alors invoquons quelques intentions pour notre Eglise locale :

  • - Que l’Esprit de Pentecôte souffle dans toutes nos familles en ce jour de bénédiction de celles-ci
  • - Que l’Esprit de Pentecôte accompagne les enfants qui recevront dimanche prochain le corps du Christ pour la première fois
  • - Que l’Esprit de Pentecôte guide les cinq lycéens qui se préparent à recevoir des mains de notre évêque, le sacrement de la confirmation
  • - Que l’Esprit de Pentecôte guide le pape François dans sa mission de prière et de paix au Proche-Orient en ce jour de visite au Vatican des présidents d’Israël et de la Palestine.

Père Frédéric Benoist

1ère lecture : La venue de l'Esprit Saint sur les disciples (Ac 2, 1-11)

Quand arriva la Pentecôte (le cinquantième jour après Pâques), ils se trouvaient réunis tous ensemble. Soudain il vint du ciel un bruit pareil à celui d'un violent coup de vent : toute la maison où ils se tenaient en fut remplie. Ils virent apparaître comme une sorte de feu qui se partageait en langues et qui se posa sur chacun d'eux. Alors ils furent tous remplis de l'Esprit Saint : ils se mirent à parler en d'autres langues, et chacun s'exprimait selon le don de l'Esprit. Or, il y avait, séjournant à Jérusalem, des Juifs fervents, issus de toutes les nations qui sont sous le ciel. Lorsque les gens entendirent le bruit, ils se rassemblèrent en foule. Ils étaient dans la stupéfaction parce que chacun d'eux les entendait parler sa propre langue. Déconcertés, émerveillés, ils disaient : « Ces hommes qui parlent ne sont-ils pas tous des Galiléens ? Comment se fait-il que chacun de nous les entende dans sa langue maternelle ? Parthes, Mèdes et Élamites, habitants de la Mésopotamie, de la Judée et de la Cappadoce, des bords de la Mer Noire, de la province d'Asie, de la Phrygie, de la Pamphylie, de l'Égypte et de la Libye proche de Cyrène, Romains résidant ici, Juifs de naissance et convertis, Crétois et Arabes, tous nous les entendons proclamer dans nos langues les merveilles de Dieu. »

Psaume : Ps 103, 1ab.24ac, 29bc-30, 31.34

R/ O Seigneur, envoie ton Esprit qui renouvelle la face de la terre !

Bénis le Seigneur, ô mon âme ; Seigneur mon Dieu, tu es si grand ! Quelle profusion dans tes œuvres, Seigneur ! La terre s'emplit de tes biens. Tu reprends leur souffle, ils expirent et retournent à leur poussière. Tu envoies ton souffle : ils sont créés ; tu renouvelles la face de la terre. Gloire au Seigneur à tout jamais ! Que Dieu se réjouisse en ses œuvres ! Que mon poème lui soit agréable ; moi, je me réjouis dans le Seigneur.

2ème lecture : L'Esprit du Christ fait l'unité de l'Église dans la diversité (1Co 12, 3b-7.12-13)

Lecture de la première lettre de saint Paul Apôtre aux Corinthiens

Frères, sans le Saint-Esprit, personne n'est capable de dire : « Jésus est le Seigneur. » Les dons de la grâce sont variés, mais c'est toujours le même Esprit. Les fonctions dans l'Église sont variées, mais c'est toujours le même Seigneur. Les activités sont variées, mais c'est toujours le même Dieu qui agit en tous. Chacun reçoit le don de manifester l'Esprit en vue du bien de tous. Prenons une comparaison : notre corps forme un tout, il a pourtant plusieurs membres ; et tous les membres, malgré leur nombre, ne forment qu'un seul corps. Il en est ainsi pour le Christ. Tous, Juifs ou païens, esclaves ou hommes libres, nous avons été baptisés dans l'unique Esprit pour former un seul corps. Tous nous avons été désaltérés par l'unique Esprit.

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Viens, Esprit-Saint, en nos cœurs, et envoie du haut du ciel un rayon de ta lumière. Viens en nous, père des pauvres. Viens, dispensateur des dons. Viens, lumière en nos cœurs. Consolateur souverain, hôte très doux de nos âmes, adoucissante fraîcheur. Dans le labeur, le repos ; dans la fièvre, la fraîcheur ; dans les pleurs, le réconfort. O lumière bienheureuse, viens remplir jusqu'à l'intime le cœur de tous tes fidèles. Sans ta puissance divine, il n'est rien en aucun homme, rien qui ne soit perverti. Lave ce qui est souillé, baigne ce qui est aride, guéris ce qui est blessé. Assouplis ce qui est raide, réchauffe ce qui est froid, rends droit ce qui est faussé. A tous ceux qui ont la foi et qui en toi se confient, donne tes sept dons sacrés. Donne mérite et vertu donne le salut final donne la joie éternelle.

Evangile : Jésus ressuscité donne l'Esprit Saint à ses Apôtres (Jn 20, 19-23)

Acclamation : Alléluia. Alléluia. Viens, Esprit Saint ! Pénètre le cœur de tes fidèles ! Qu'ils soient brûlés au feu de ton amour ! Alléluia.

Évangile de Jésus-Christ selon saint Jean

C'était après la mort de Jésus, le soir du premier jour de la semaine. Les disciples avaient verrouillé les portes du lieu où ils étaient, car ils avaient peur des Juifs. Jésus vint, et il était là au milieu d'eux. Il leur dit : « La paix soit avec vous ! » Après cette parole, il leur montra ses mains et son côté. Les disciples furent remplis de joie en voyant le Seigneur. Jésus leur dit de nouveau : « La paix soit avec vous ! De même que le Père m'a envoyé, moi aussi, je vous envoie. » Ayant ainsi parlé, il répandit sur eux son souffle et il leur dit : « Recevez l'Esprit Saint. Tout homme à qui vous remettrez ses péchés, ils lui seront remis ; tout homme à qui vous maintiendrez ses péchés, ils lui seront maintenus. »

CALENDRIER

  • Messe tous les jours à 9 h précédée de l’office des Laudes à 8 h 45
  • Tous les samedis matin de 11 h à 12 h 15 un prêtre se tient dans l’église Notre-Dame pour accueillir une démarche du sacrement de réconciliation
  • Adoration du Saint-Sacrement tous les samedis de 9h30 à 12h à la crypte

DIMANCHE 8 juin 2014 –PENTECOTE, Solennité

1 ère lecture (Ac 2,1-11) Psaume (Ps 103,1.24.29-31.34) 2 ème lecture (1 Co 12,3b-7.12-13)

Evangile (Jn 20,19-23)

  • Lundi 9 juin : De la férie
  • § Messe à 10 h 30 dans la crypte de l’église Notre-Dame
  • Mardi 10 juin : De la férie
  • Mercredi 11 juin : Dédicace de la cathédrale, fête
  • Jeudi 12 juin : Saint Barnabé

Jeudi le 12 Juin à 20 h 30 Salle Charlotte PETIT, Place du 11 novembre à Clichy-sous-Bois - 3 ème soirée interreligieuse organisée par l’UDPP-93 : « J’établirai mon Alliance avec toi », la persévérance et l’espérance dans nos trois religions monothéistes.

  • Vendredi 13 juin : Saint Antoine de Padoue
  • Samedi 14 juin : De la férie

DIMANCHE 15 juin 2014 – SAINTE TRINITE, solennité

1 ère lecture (Ex 34,4b-6.8-9) Psaume (Ct : Dn 3,52-56 [AT 40] 2 ème lecture (2 Co 13,11-13)

Evangile (Jn 3,16-18)

Messe à 9 h à Saint-Louis et à 10 h 30 à Notre-Dame

Célébration des premières communions des enfants de la catéchèse paroissiale

$ L’ACAT appelle les chrétiens à agir à l’occasion de la Journée internationale des Nations unies pour le soutien aux victimes de la torture. Venez prier dans la nuit du 26 juin 2014 au temple protestant à 20 h, 17 allée de l’Ermitage, Le Raincy (www.nuitdesveilleurs.com)

La paroisse du Raincy vous invite à sa Fête de fin d’année :

Dimanche 22 juin 2014

10 h 30 : messe festive avec deux baptêmes

12 h : apéritif et buffet champêtre dans les jardins du presbytère et la salle Pierre Lefeuvre

Dimanche 29 Juin 2014 à 10h30

Messe présidée par notre évêque,

Monseigneur Pascal Delannoy et célébration

du sacrement de confirmation pour cinq lycéens.

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paroisse du Raincy - dans Feuilles de semaine
27 mai 2014 2 27 /05 /mai /2014 20:49

La paix, un don à recevoir avec patience

"L'Esprit Saint, qui a oint intérieurement Jésus, oint les disciples pour qu'ils aient les mêmes sentiments que Jésus et puissent ainsi assumer dans leur vie les attitudes qui favorisent la paix et la communion. Avec l'onction de l'Esprit, notre humanité est marquée de la sainteté de Jésus Christ et cette onction nous rend capables d'aimer nos frères avec l'amour même dont Dieu nous aime. Par conséquent, il est nécessaire de poser des gestes d'humilité, de fraternité, de pardon, de réconciliation. Ces gestes sont les prémices et la condition pour une paix vraie, solide et durable. Demandons au Père de nous oindre afin que nous devenions pleinement ses enfants, toujours plus conformes au Christ, pour nous sentir tous frères et ainsi éloigner de nous rancunes et divisions et nous aimer fraternellement... Et puis l'Esprit envoie. Jésus est l'Envoyé, rempli de l'Esprit du Père. Oints du même Esprit, nous sommes aussi envoyés comme messagers et témoins de paix. Combien ce monde a besoin de nous tous comme messagers et témoins de paix. Le monde nous le demande! La paix ne peut s'acheter car elle est un don à recevoir avec patience et à construire comme artisanalement par les petits et grands gestes de notre vie quotidienne. Le chemin de la paix se consolide si nous reconnaissons que nous avons tous le même sang et faisons partie du genre humain, si nous n'oublions pas que nous avons un seul Père céleste et que nous sommes tous ses enfants, faits à son image et à sa ressemblance.... Je m'adresse maintenant, et vous tous avec moi, aux nombreux réfugiés chrétiens provenant de Palestine, de Syrie et d'Irak ici présents auxquels je demande de porter à leurs familles et communautés mon salut et l'assurance de ma proximité... L'Esprit Saint est descendu sur Jésus près du Jourdain et a commencé son oeuvre de rédemption pour libérer le monde du péché et de la mort. Demandons-lui de préparer nos coeurs à la rencontre avec nos frères au-delà des différences d'idées, de langues, de cultures, de religions. Demandons-lui d'oindre tout notre être de l'huile de sa miséricorde qui guérit les blessures des erreurs, des incompréhensions, des controverses. Demandons-lui de nous envoyer avec humilité et douceur sur les sentiers exigeants, mais féconds, de la recherche de la paix. Amen!"

(extrait de l’homélie du pape François à Aman ; le 24 Mai 2014)

Le pape invite les présidents Abbas et Peres chez lui pour prier pour la paix

Un appel surprise après la messe de Bethléem. Le pape François invite les présidents Mahmoud Abbas et Shimon Peres à une prière commune pour la paix, chez lui, au Vatican: un appel surprise lors du Regina coeli de ce dimanche 25 mai 2014, à Bethléem et qui pourrait se réaliser rapidement. A la fin de la messe "de Noël" qu'il a présidée ce matin, Place de la Mangeoire, le pape a invité le président israélien et le président palestinien - présent à la messe - à venir élever une prière commune, avec lui, « pour le don de la paix ».« J'offre ma maison au Vatican pour accueillir cette rencontre de prière », a-t-il déclaré, salué par des applaudissements nourris. Il a souligné la responsabilité des chefs politiques : « tous – spécialement ceux qui sont placés au service de leur peuple – nous avons le devoir de nous faire instruments et artisans de paix, avant tout dans la prière ».« Tous les hommes et toutes les femmes de cette Terre et du monde entier nous demandent de porter devant Dieu leur aspiration ardente à la paix », a-t-il ajouté. Pour le pape, « construire la paix est difficile, mais vivre sans paix est un tourment » : « Tous nous désirons la paix », a-t-il insisté, rendant hommage aux personnes qui « la construisent chaque jour par de petits gestes » et à « ceux qui persévèrent dans leurs tentatives pour la construire. »

Jeudi 29 mai : l'Ascension fortifie notre foi

1 ère lecture (Ac 1,12-14) Psaume (Ps 26, 1.4.7-8) 2 ème lecture (1 P 4,13-16) Evangile (Jn 17, 1b-11a)

Dans la solennité pascale, la Résurrection du Seigneur était la cause de notre joie ; de même, sa montée au ciel nous donne lieu de nous réjouir, puisque nous commémorons et vénérons comme il convient ce grand jour où notre pauvre nature, en la personne du Christ, a été élevée plus haut que toute l'armée des cieux, plus haut que tous les choeurs des anges, plus haut que toutes les puissances du ciel, jusqu'à s'asseoir auprès de Dieu le Père. C'est sur cette disposition des oeuvres divines que nous sommes fondés et construits. La grâce de Dieu devient en effet plus admirable lorsque les hommes ayant vu disparaître ce qui leur inspirait de l'adoration, leur foi n'a pas connu le doute, leur espérance n'a pas été ébranlée, leur charité ne s'est pas refroidie. Voici en quoi consiste la force des grands esprits, telle est la lumière des âmes pleines de foi : croire sans hésitation ce que les yeux du corps ne voient pas, fixer son désir là où le regard ne parvient pas. Mais comment une telle piété pourrait-elle naître en nos coeurs, comment pourrait-on être justifié par la foi, si notre salut ne consistait qu'en des réalités offertes à nos yeux ? Ce qui était visible chez notre Rédempteur est passé dans les mystères sacramentels. Et pour rendre la foi plus pure et plus ferme, la vue a été remplacée par l'enseignement : c'est à l'autorité de celui-ci que devaient obéir les coeurs des croyants, éclairés par les rayons du ciel. Cette foi, augmentée par l'Ascension du Seigneur, et fortifiée par le don du Saint-Esprit, n'a redouté ni les chaînes, ni les prisons, ni l'exil, ni la morsure des bêtes, ni les supplices raffinés de cruels persécuteurs. Dans le monde entier, c'est pour cette foi que non seulement des hommes, mais des femmes, et aussi de jeunes enfants et de frêles jeunes filles ont combattu jusqu'à répandre leur sang. Cette foi a chassé des démons, écarté des maladies, ressuscité des morts. Les saints Apôtres eux-mêmes, fortifiés par tant de miracles, instruits par tant de discours, avaient cependant été terrifiés par la cruelle passion du Seigneur et n'avaient pas admis sans hésitation la réalité de sa résurrection. Mais son Ascension leur fit accomplir de tels progrès que tout ce qui, auparavant, leur avait inspiré de la crainte, les rendait joyeux. Ils avaient dirigé leur contemplation vers la divinité de celui qui avait pris place à la droite du Père. La vue de son corps ne pouvait plus les entraver ni les empêcher de considérer, par la fine pointe de leur esprit, qu'en descendant vers nous et qu'en montant vers le Père il ne s'était pas éloigné de ses disciples. C'est alors, mes bien-aimés, que ce fils d'homme fut connu, de façon plus haute et plus sainte, comme le Fils de Dieu. Lorsqu'il eut fait retour dans la gloire de son Père, il commença d'une manière mystérieuse, à être plus présent par sa divinité, alors qu'il était plus éloigné quant à son humanité. C'est alors que la foi mieux instruite se rapprocha, par une démarche spirituelle, du Fils égal au Père; elle n'avait plus besoin de toucher dans le Christ cette substance corporelle par laquelle il était inférieur au Père. Le corps glorifié gardait sa nature, mais la foi des croyants était appelée à toucher, non d'une main chamelle mais d'une intelligence spirituelle, le Fils unique égal à celui qui l'engendre. Pape Léon le Grand (406-461)

1ère lecture : L'Ascension du Seigneur (Ac 1, 1-11)

Commencement du livre des Actes des Apôtres

Mon cher Théophile, dans mon premier livre j'ai parlé de tout ce que Jésus a fait et enseigné depuis le commencement, jusqu'au jour où il fut enlevé au ciel après avoir, dans l'Esprit Saint, donné ses instructions aux Apôtres qu'il avait choisis. C'est à eux qu'il s'était montré vivant après sa Passion : il leur en avait donné bien des preuves, puisque, pendant quarante jours, il leur était apparu, et leur avait parlé du royaume de Dieu. Au cours d'un repas qu'il prenait avec eux, il leur donna l'ordre de ne pas quitter Jérusalem, mais d'y attendre ce que le Père avait promis. Il leur disait : « C'est la promesse que vous avez entendue de ma bouche. Jean a baptisé avec de l'eau ; mais vous, c'est dans l'Esprit Saint que vous serez baptisés d'ici quelques jours. » Réunis autour de lui, les Apôtres lui demandaient : « Seigneur, est-ce maintenant que tu vas rétablir la royauté en Israël ? » Jésus leur répondit : « Il ne vous appartient pas de connaître les délais et les dates que le Père a fixés dans sa liberté souveraine. Mais vous allez recevoir une force, celle du Saint-Esprit, qui viendra sur vous. Alors vous serez mes témoins à Jérusalem, dans toute la Judée et la Samarie, et jusqu'aux extrémités de la terre. » Après ces paroles, ils le virent s'élever et disparaître à leurs yeux dans une nuée. Et comme ils fixaient encore le ciel où Jésus s'en allait, voici que deux hommes en vêtements blancs se tenaient devant eux et disaient : « Galiléens, pourquoi restez-vous là à regarder vers le ciel ? Jésus, qui a été enlevé du milieu de vous, reviendra de la même manière que vous l'avez vu s'en aller vers le ciel. »

Psaume : Ps 46, 2-3, 6-7, 8-9 R/ Dieu monte parmi l'acclamation, le Seigneur aux éclats du cor.

Tous les peuples, battez des mains, acclamez Dieu par vos cris de joie ! Car le Seigneur est le Très-Haut, le redoutable, le grand roi sur toute la terre. Dieu s'élève parmi les ovations, le Seigneur, aux éclats du cor. Sonnez pour notre Dieu, sonnez, sonnez pour notre roi, sonnez ! Car Dieu est le roi de la terre : que vos musiques l'annoncent ! Il règne, Dieu, sur les païens, Dieu est assis sur son trône sacré.

2ème lecture : Domination universelle du Christ assis à la droite du Père (Ep 1, 17-23)

Lecture de la lettre de saint Paul Apôtre aux Éphésiens

Frères, que le Dieu de notre Seigneur Jésus-Christ, le Père dans sa gloire, vous donne un esprit de sagesse pour le découvrir et le connaître vraiment. Qu'il ouvre votre cœur à sa lumière, pour vous faire comprendre l'espérance que donne son appel, la gloire sans prix de l'héritage que vous partagez avec les fidèles, et la puissance infinie qu'il déploie pour nous, les croyants. C'est la force même, le pouvoir, la vigueur, qu'il a mis en œuvre dans le Christ quand il l'a ressuscité d'entre les morts et qu'il l'a fait asseoir à sa droite dans les cieux. Il l'a établi au-dessus de toutes les puissances et de tous les êtres qui nous dominent, quel que soit leur nom, aussi bien dans le monde présent que dans le monde à venir. Il lui a tout soumis et, le plaçant plus haut que tout, il a fait de lui la tête de l'Église qui est son corps, et l'Église est l'accomplissement total du Christ, lui que Dieu comble totalement de sa plénitude.

Evangile : « Allez vers toutes les nations...je suis avec vous » (Mt 28, 16-20)

Acclamation : Alléluia. Alléluia. Le Seigneur s'élève parmi l'acclamation, il s'élève au plus haut des cieux. Alléluia. (cf. Ps 46, 6.10)

Évangile de Jésus-Christ selon saint Matthieu

Les onze disciples s'en allèrent en Galilée, à la montagne où Jésus leur avait ordonné de se rendre. Quand ils le virent, ils se prosternèrent, mais certains eurent des doutes. Jésus s'approcha d'eux et leur adressa ces paroles : « Tout pouvoir m'a été donné au ciel et sur la terre. Allez donc ! De toutes les nations faites des disciples, baptisez-les au nom du Père, et du Fils, et du Saint-Esprit ; et apprenez-leur à garder tous les commandements que je vous ai donnés. Et moi, je suis avec vous tous les jours jusqu'à la fin du monde. »

Dimanche 1er juin :

1ère lecture : Les disciples réunis dans la prière après l'Ascension (Ac 1, 12-14)

Lecture du livre des Actes des Apôtres

Les Apôtres, après avoir vu Jésus s'en aller vers le ciel, retournèrent du mont des Oliviers à Jérusalem, qui n'est pas loin. (La distance ne dépasse pas ce qui est permis le jour du sabbat.) Arrivés dans la ville, ils montèrent à l'étage de la maison ; c'est là qu'ils se tenaient tous : Pierre, Jean, Jacques et André, Philippe et Thomas, Barthélemy et Matthieu, Jacques fils d'Alphée, Simon le Zélote, et Jude fils de Jacques. D'un seul cœur, ils participaient fidèlement à la prière, avec quelques femmes dont Marie, mère de Jésus, et avec ses frères.

Psaume : Ps 26, 1, 4abcd, 7-8

R/ Oui, nous verrons la bonté de Dieu sur la terre des vivants.

Le Seigneur est ma lumière et mon salut ; de qui aurais-je crainte ? Le Seigneur est le rempart de ma vie ; devant qui tremblerais-je ? J'ai demandé une chose au Seigneur, la seule que je cherche : habiter la maison du Seigneur tous les jours de ma vie. Écoute, Seigneur, je t'appelle ! Pitié ! Réponds-moi ! Mon cœur m'a redit ta parole : « Cherchez ma face. »

2ème lecture : Bienheureux les persécutés pour le Christ (1P 4, 13-16)

Lecture de la première lettre de saint Pierre Apôtre

Mes bien-aimés, puisque vous communiez aux souffrances du Christ, réjouissez-vous, afin d'être dans la joie et l'allégresse quand sa gloire se révélera. Si l'on vous insulte à cause du nom du Christ, heureux êtes-vous, puisque l'Esprit de gloire, l'Esprit de Dieu, repose sur vous. Si l'on fait souffrir l'un de vous, que ce ne soit pas comme meurtrier, voleur, malfaiteur, ou comme dénonciateur. Mais si c'est comme chrétien, qu'il n'ait pas de honte, et qu'il rende gloire à Dieu à cause de ce nom de chrétien.

Evangile : La grande prière de Jésus : « Père, glorifie ton Fils » (Jn 17, 1-11a)

Acclamation : Alléluia. Alléluia. Le Seigneur ne vous laisse pas orphelins : il reviendra vers vous, alors votre cœur connaîtra la joie.Alléluia. (cf. Jn 14, 18; 16, 22)

Évangile de Jésus-Christ selon saint Jean

À l'heure où Jésus passait de ce monde à son Père, il leva les yeux au ciel et pria ainsi : « Père, l'heure est venue. Glorifie ton Fils, afin que le Fils te glorifie. Ainsi, comme tu lui as donné autorité sur tout être vivant, il donnera la vie éternelle à tous ceux que tu lui as donnés. Or, la vie éternelle, c'est de te connaître, toi, le seul Dieu, le vrai Dieu, et de connaître celui que tu as envoyé, Jésus-Christ. Moi, je t'ai glorifié sur la terre en accomplissant l'œuvre que tu m'avais confiée. Toi, Père, glorifie-moi maintenant auprès de toi : donne-moi la gloire que j'avais auprès de toi avant le commencement du monde. J'ai fait connaître ton nom aux hommes que tu as pris dans le monde pour me les donner. Ils étaient à toi, tu me les as donnés, et ils ont gardé fidèlement ta parole. Maintenant, ils ont reconnu que tout ce que tu m'as donné vient de toi, car je leur ai donné les paroles que tu m'avais données : ils les ont reçues, ils ont vraiment reconnu que je suis venu d'auprès de toi, et ils ont cru que c'était toi qui m'avais envoyé. Je prie pour eux ; ce n'est pas pour le monde que je prie, mais pour ceux que tu m'as donnés : ils sont à toi, et tout ce qui est à moi est à toi, comme tout ce qui est à toi est à moi, et je trouve ma gloire en eux. Désormais, je ne suis plus dans le monde ; eux, ils sont dans le monde, et moi, je viens vers toi. »

CALENDRIER

  • Messe tous les jours à 9 h précédée de l’office des Laudes à 8 h 45
  • Tous les samedis matin de 11 h à 12 h 15 un prêtre se tient dans l’église Notre-Dame pour accueillir une démarche du sacrement de réconciliation
  • Adoration du Saint-Sacrement tous les samedis de 9h30 à 12h à la crypte

DIMANCHE 1er juin 2014 – 7 ème Dimanche de Pâques

1 ère lecture (Ac 1,12-14) Psaume (Ps 26, 1.4.7-8) 2 ème lecture (1 P 4,13-16) Evangile (Jn 17, 1b-11a)

  • Lundi 2 juin : Les martyrs de Lyon : saint Pothin
  • Mardi 3 juin : Les martyrs de l’Ouganda : saint Charles Lwanga - Pas de messe à 9 h
  • Mercredi 4 juin : Sainte Clotilde
  • Jeudi 5 juin : Saint Boniface
  • Vendredi 6 juin : Saint Norbert
  • Samedi 7 juin : Bienheureuse Marie Thérèse de Soubiran – pas de messe à 18 h 30 à la crypte
  • A 18 h en l’église Notre-Dame : messe de Profession de Foi des jeunes de la Communauté portugaise

DIMANCHE 8 juin 2014 –PENTECOTE, Solennité

1 ère lecture (Ac 2,1-11) Psaume (Ps 103,1.24.29-31.34) 2 ème lecture (1 Co 12,3b-7.12-13)

Evangile (Jn 20,19-23

Messe à 9 h à Saint-Louis et à 10 h 30 à Notre-Dame

  • - Dimanche 8 juin : Solennité de la Pentecôte : au cours de la messe bénédiction des familles et des enfants baptisés ces 5 dernières années
  • " Tout le week-end de Pentecôte : Pèlerinage diocésain au Mont Saint-Michel de 400 jeunes de 4 e-3 e du diocèse dont 11 jeunes du Raincy
  • " 3 ème soirée interreligieuse organisée par l’UDPP-93 qui aura lieu le 12 Juin à Clichy-sous-Bois : « J’établirai mon Alliance avec toi », la persévérance et l’espérance dans nos trois religions monothéistes.
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paroisse du Raincy - dans Feuilles de semaine
27 mai 2014 2 27 /05 /mai /2014 20:40

Le pape demande la prière des catholiques à l’occasion de son voyage en Terre sainte du 24 au 26 mai

« Mon voyage en Terre Sainte est strictement religieux », déclare le pape François au terme de l’audience générale du mercredi, place Saint-Pierre, mercredi 21 Mai 2014. Le pape a expliqué les deux principaux objectifs de son voyage – la rencontre de « Pierre et André » et la paix dans la région, - et il a demandé aux catholiques de l’accompagner de leur prière. « Samedi prochain, je commencerai mon voyage en Terre Sainte, la terre de Jésus. Ce sera un voyage strictement religieux », a déclaré le pape François en italien. Il a indiqué le premier objectif, sous le signe des deux frères, deux apôtres et saints patrons de Rome et de Constantinople, Pierre et André et de l’anniversaire de la rencontre de Paul VI et Athénagoras, en janvier 1964 : « Le premier motif est de rencontrer mon frère Bartholomaios Ier, en ce cinquantième anniversaire de la rencontre de Paul VI avec Athénagoras Ier. Pierre et André se rencontreront encore une fois, et cela, c’est très beau. »

« Le second motif est de prier pour la paix sur cette terre qui souffre tant », a encore expliqué le pape François.

Et puis, pour conclure, cette demande sans détour : « Je vous demande de prier pour ce voyage ».

Prière pour l'Europe

Père de l'humanité,

Seigneur de l'histoire,

Regarde ce continent auquel tu as envoyé

des philosophes, des législateurs et des sages,

précurseurs de la foi en ton Fils mort et ressuscité.

Regarde ces peuples évangélisés

par Pierre et Paul,

par les prophètes, les moines et les saints.

Regarde ces régions baignées

par le sang des martyrs

et touchées par la voix des réformateurs.

Regarde les peuples unis par de multiples liens

Et divisés par la haine et la guerre.

Donne-nous de nous engager

pour une Europe de l'Esprit,

fondée non seulement sur les accords économiques

mais aussi sur les valeurs humaines et éternelles :

une Europe capable de réconciliations

ethniques et œcuméniques,

prompte à accueillir l'étranger,

respectueuse de toute dignité.

Donne-nous de regarder avec confiance notre devoir

de susciter et promouvoir une entente entre les peuples

qui assure pour tous les continents

la justice et le pain,

la liberté et la paix.

Carlo Maria Cardinal MARTINI (1927-2012)

Cohérence, proximité, identité

1 ère lecture (Ac 8,5-8.14-17) Psaume (Ps 65,1-7.16.20) 2 ème lecture (1 P 3,15-18) Evangile (Jn 14,15-21)

Les Actes des Apôtres qui sont lus pendant ce temps pascal nous apportent un enseignement fondamental sur l’expérience de l’Esprit-Saint dans l’Eglise après la Résurrection.

L’événement rapporté en ce dimanche pour les Samaritains convertis et baptisés par le diacre Philippe, est significatif. Ils n’ont pas reçu l’Esprit Saint. Ce sont les apôtres qui, par l’imposition des mains, vont leur donner cet Esprit-Saint qu’ils ont reçu du Seigneur pour le transmettre.

Cet acte devient le signe efficace, non seulement de leur adhésion à Dieu, mais de leur intégration dans l’Eglise. Nous recevons, comme l’ont reçu les Samaritains, cette Vie divine, dans sa réalité trinitaire. L’Esprit Saint est présence de Dieu qui nous permet de devenir et de vivre comme des fils, comme le Fils du Père. Il nous permet d’être vivant avec celui qui est la Vérité.

L'Esprit qui donne la Vie nous permet d’être associés à Celui qui est la Vie. Lorsque saint Paul donne de nombreux conseils d’ordre moral, ce n’est pas pour reconstruire une Loi dépassée, c’est pour faire vivre la cohérence de nous-mêmes avec ce don gratuit, dans l’accueil de l’Esprit, sans que rien ne puisse devenir un obstacle.

Le sacrement de confirmation n’est pas non plus le sacrement de la militance chrétienne. Il est le sacrement de la proximité de Dieu qui accueille ses enfants dans sa famille en leur donnant son Esprit.

La tradition des Eglises d’Orient, catholiques et orthodoxes, n’a jamais dissocié cette réalité, puisqu’elle réunit les sacrements qui “initient” la vie chrétienne en un même et seul moment : le baptême, la confirmation et l’Eucharistie, quel que soit le degré de conscience de l’enfant qui en est marqué. Qui peut même adulte en effet avoir conscience de l’infini du mystère reçu ? Qui peut minimiser la richesse de ce don ?

Nous ne pouvons seulement, (malheureusement hélas !) qu’en limiter ou qu’en contrecarrer l’apport en notre vie d’homme. Mais dès le moment où nous avons conscience de l’espérance qui est en nous, nous avons à en témoigner. Nous sommes faits pour répondre à la mission qui nous est donnée par la confiance que Dieu nous porte en nous faisons partager sa Vie par le Christ et dans l’Esprit.

1ère lecture : Évangélisation de la Samarie (Ac 8, 5-8.14-17)

Lecture du livre des Actes des Apôtres

Philippe, l'un des Sept, arriva dans une ville de Samarie, et là il proclamait le Christ. Les foules, d'un seul cœur, s'attachaient à ce que disait Philippe, car tous entendaient parler des signes qu'il accomplissait, ou même ils les voyaient. Beaucoup de possédés étaient délivrés des esprits mauvais, qui les quittaient en poussant de grands cris. Beaucoup de paralysés et d'infirmes furent guéris. Et il y eut dans cette ville une grande joie. Les Apôtres, restés à Jérusalem, apprirent que la Samarie avait accueilli la parole de Dieu. Alors ils leur envoyèrent Pierre et Jean. À leur arrivée, ceux-ci prièrent pour les Samaritains afin qu'ils reçoivent le Saint-Esprit ; en effet, l'Esprit n'était encore venu sur aucun d'entre eux : ils étaient seulement baptisés au nom du Seigneur Jésus. Alors Pierre et Jean leur imposèrent les mains, et ils recevaient le Saint Esprit.

Psaume : Ps 65, 1-3a, 4-5, 6-7a, 16.20

R/ Terre entière, acclame Dieu, chante le Seigneur !

Acclamez Dieu, toute la terre ; fêtez la gloire de son nom, glorifiez-le en célébrant sa louange. Dites à Dieu : « Que tes actions sont redoutables ! » Toute la terre se prosterne devant toi, elle chante pour toi, elle chante pour ton nom.Venez et voyez les hauts faits de Dieu, ses exploits redoutables pour les fils des hommes. Il changea la mer en terre ferme : ils passèrent le fleuve à pied sec. De là, cette joie qu'il nous donne. Il règne à jamais par sa puissance. Venez, écoutez, vous tous qui craignez Dieu : je vous dirai ce qu'il a fait pour mon âme. Béni soit Dieu qui n'a pas écarté ma prière, ni détourné de moi son amour !

2ème lecture : Soyez les témoins de notre espérance au milieu des hommes (1 P 3, 15-18)

Lecture de la première lettre de saint Pierre Apôtre

Frère, c'est le Seigneur, le Christ, que vous devez reconnaître dans vos cœurs comme le seul saint. Vous devez toujours être prêts à vous expliquer devant tous ceux qui vous demandent de rendre compte de l'espérance qui est en vous ; mais faites-le avec douceur et respect. Ayez une conscience droite, pour faire honte à vos adversaires au moment même où ils calomnient la vie droite que vous menez dans le Christ. Car il vaudrait mieux souffrir pour avoir fait le bien, si c'était la volonté de Dieu, plutôt que pour avoir fait le mal. C'est ainsi que le Christ est mort pour les péchés, une fois pour toutes ; lui, le juste, il est mort pour les coupables afin de vous introduire devant Dieu. Dans sa chair, il a été mis à mort ; dans l'esprit, il a été rendu à la vie.

Evangile : « Je ne vous laisserai pas orphelins » (Jn 14, 15-21)

Acclamation : Alléluia. Alléluia. Dans l'Esprit Saint, rendez témoignage que Jésus est le Fils de Dieu, car l'Esprit est vérité. Alléluia. (cf. 1 Jn 5, 6)

Évangile de Jésus Christ selon saint Jean

À l'heure où Jésus passait de ce monde à son Père, il disait à ses disciples : « Si vous m'aimez, vous resterez fidèles à mes commandements. Moi, je prierai le Père, et il vous donnera un autre Défenseur qui sera pour toujours avec vous : c'est l'Esprit de vérité. Le monde est incapable de le recevoir, parce qu'il ne le voit pas et ne le connaît pas ; mais vous, vous le connaissez, parce qu'il demeure auprès de vous, et qu'il est en vous. Je ne vous laisserai pas orphelins, je reviens vers vous. D'ici peu de temps, le monde ne me verra plus, mais vous, vous me verrez vivant, et vous vivrez aussi. En ce jour-là, vous reconnaîtrez que je suis en mon Père, que vous êtes en moi, et moi en vous. Celui qui a reçu mes commandements et y reste fidèle, c'est celui-là qui m'aime ; et celui qui m'aime sera aimé de mon Père ; moi aussi je l'aimerai, et je me manifesterai à lui. »

CALENDRIER

  • Messe tous les jours à 9 h précédée de l’office des Laudes à 8 h 45
  • Tous les samedis matin de 11 h à 12 h 15 un prêtre se tient dans l’église Notre-Dame pour accueillir une démarche du sacrement de réconciliation
  • Adoration du Saint-Sacrement tous les samedis de 9h30 à 12h à la crypte

DIMANCHE 25 mai 2014 – 6 ème Dimanche de Pâques

1 ère lecture (Ac 8,5-8.14-17) Psaume (Ps 65,1-7.16.20) 2 ème lecture (1 P 3,15-18)

Evangile (Jn 14,15-21)

  • Lundi 26 mai : Saint Philippe Néri
  • Mardi 27 mai : De la férie
  • Mercredi 28 mai : De la férie

Jeudi 29 mai : Ascension du seigneur, solennité

Messe unique à 10 h 30 à Notre –Dame

  • Vendredi 30 mai : Sainte Jeanne d’Arc
  • Samedi 31 mai : Visitation de la Vierge Marie, fête

DIMANCHE 01 er juin 2014 – 7 ème Dimanche de Pâques

1 ère lecture (Ac 1,12-14) Psaume (Ps 26, 1.4.7-8) 2 ème lecture (1 P 4,13-16) Evangile (Jn 17, 1b-11a)

Messe anticipée : samedi à 18 h 30

Messe à 9 h à Saint-Louis et à 10 h 30 à Notre-Dame

  • - Samedi 7 juin à 18 h en l’église Notre-Dame : profession de foi des jeunes de la Communauté portugaise – pas de messe à la crypte à 18 h 30
  • - Dimanche 8 juin : Fête de la Pentecôte : au cours de la messe bénédiction des familles et des enfants baptisés ces 5 dernières années.
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paroisse du Raincy - dans Feuilles de semaine
20 mai 2014 2 20 /05 /mai /2014 18:59

25 mai 2014 : élections du parlement européen

Déclaration de Mgr Jean-Pierre Grallet, représentant des évêques de France à la COMECE (Commission des Conférences épiscopales de la Communauté Européenne) à l'occasion des élections du parlement européen le 25 mai 2014.

Depuis 70 ans, la construction européenne a consolidé la paix entre des peuples autrefois ennemis. La réconciliation franco-allemande a permis une fraternité et une solidarité nouvelles, non seulement entre nos deux peuples, mais aussi entre tous les peuples européens. Cette fraternité européenne reste cependant fragile. Il nous faut la protéger et la développer. Nous en sommes tous responsables.

Il serait regrettable que nous nous laissions aller au scepticisme et à la passivité. Ne soyons pas ingrats au point de charger l'Europe de toutes nos difficultés présentes, ni irresponsables au point de considérer qu'il n'y a rien à dire ni à faire.

Les élections européennes qui s'annoncent sont donc l'occasion pour nous de dire fortement notre reconnaissance à l'Europe, mais aussi nos insatisfactions, nos attentes et notre engagement envers elle.

Notre reconnaissance ; l'Europe nous a apporté tant de bienfaits : paix entre les peuples, compréhension mutuelle, collaborations scientifiques, techniques et commerciales, circulation des personnes et des biens, dialogues culturels et religieux, monnaie unique, programme de développement de pays partenaires, début d'une défense commune, recherche d'une gouvernance adaptée....

Nos attentes : tous ces bienfaits européens ne sauraient occulter les manques et les maladresses : comment donc améliorer notre fonctionnement européen ? Rapprocher les institutions et les citoyens, les rassembler autour de valeurs et de symboles forts qui suscitent davantage d'adhésion ?... Il reste encore beaucoup à faire. Nous proposons donc, en complément de ce message, 10 points d'attention que nous estimons indispensables pour une meilleure vie européenne.

Notre engagement : Celui de chaque européen est indispensable. Voter est un droit. Ne nous y dérobons pas. Débattons, proposons, agissons et votons !

Jean-Pierre GRALLET

Archevêque de Strasbourg

Représentant des évêques de France à la COMECE

A noter : Samedi 24 mai à 10 h à la Plaine Saint-Denis : inauguration et consécration de l’église Saint-Paul de la Plaine

A la lumière de la résurrection

1 ère lecture (Ac 6,1-7) Psaume (Ps 32,1-5.18-19) 2 ème lecture (1 P 2,4-9) Evangile (Jn 14,1-12)

Avec les chapitres 14 à 16 de l’Evangile selon saint Jean, nous entrons dans la révélation du mystère de la personne de Jésus, ce mystère qui nous donne accès à la vie divine. Il est Vie parce qu'il en est le chemin et la vérité.

Ces chapitres sont une longue méditation où s’entremêlent les paroles du Christ et la relecture qu’en fait l’apôtre Jean à la lumière de Pâques. Car les Evangiles ne sont pas seulement des récits anecdotiques. Ils sont porteurs du message du Christ que les disciples ont découvert et qu’ils ont voulu transmettre à ceux qui les écoutaient.

Ils ne sont pas descriptifs d’un épisode. Ils sont essentiellement un éclairage qui veut nous conduire à la lumière dont Dieu nous illumine par son Fils venu parmi nous. " Celui qui m’a vu a vu le Père." Ces signes ont été rapportés « pour que vous croyiez que Jésus est le Christ, le Fils de Dieu, et pour qu’en croyant vous ayiez la vie en son nom. » (Jean 20.31)

Cette vision qu’ils nous apportent du Christ est inséparable de l’ensemble de sa vie. La parole de l’enfant de douze ans qui répond à ses parents "Je me dois aux affaires de mon Père" résonne non pas comme un reproche, mais comme volonté fondamentale de Jésus :" Je vis uni à mon Père... je suis en mon Père." (Jean 14. 20)

C'est dans la foi qu'ils vivront ce mystère pendant trente années autour de la cheminée comme de l'établi de Nazareth. C’est seulement après la résurrection de Jésus que leur apparaîtra clairement la personne du Fils de Dieu, Verbe de Dieu fait chair, en communion avec le Père.

Chacune de ses paroles comme chacun de ses actes prennent alors tout leur sens dans cette réalité unique où l’humanité et la divinité sont un tout indissociable en Jésus-Christ.

Jésus propose à chacun d’entre nous, et à tous les hommes, d’entrer eux-mêmes dans cette communion de la Vie divine. Il n’est pas là pour nous indiquer seulement le chemin comme le souhaite et l’attend de saint Thomas (Jean 14.5). Il n’est pas une simple signalisation. C’est lui qui nous introduit, qui nous fait entrer avec lui, par lui et en lui. Il est le chemin.

Pour rejoindre le Père, il nous faut rejoindre le Fils, le Christ. Comprendre avec notre intelligence déductive ne suffit plus. Pas plus d’ailleurs que de voir seulement :"Montre-nous le Père, cela nous suffit." lui dit Philippe. Il n’est pas question de voir pour voir.

La foi n’est pas une constatation ou une évidence au terme d’un raisonnement. C’est une connaissance plus intime que seule la foi réalise. "Vous me connaissez." (Jean 14. 9) Une foi qui saisit toute la personne à laquelle on adhère et qui détermine non seulement des convictions mais détermine le sens de notre vie, nous saisissant à notre tour en nous donnant la plénitude spirituelle et le dynamisme de notre action. C’est une communion parce qu’elle est rencontre personnelle.

1ère lecture : Les premiers auxiliaires des Apôtres (Ac 6, 1-7)

Lecture du livre des Actes des Apôtres

En ces jours-là, comme le nombre des disciples augmentait, les frères de langue grecque récriminèrent contre ceux de langue hébraïque : ils trouvaient que, dans les secours distribués quotidiennement, les veuves de leur groupe étaient désavantagées. Les Douze convoquèrent alors l'assemblée des disciples et ils leur dirent : « Il n'est pas normal que nous délaissions la parole de Dieu pour le service des repas. Cherchez plutôt, frères, sept d'entre vous, qui soient des hommes estimés de tous, remplis d'Esprit Saint et de sagesse, et nous leur confierons cette tâche. Pour notre part, nous resterons fidèles à la prière et au service de la Parole. » La proposition plut à tout le monde, et l'on choisit : Étienne, homme rempli de foi et d'Esprit Saint, Philippe, Procore, Nicanor, Timon, Parménas et Nicolas, un païen originaire d'Antioche converti au judaïsme. On les présenta aux Apôtres, et ceux-ci, après avoir prié, leur imposèrent les mains. La parole du Seigneur était féconde, le nombre des disciples se multipliait fortement à Jérusalem, et une grande foule de prêtres juifs accueillaient la foi.

Psaume : Ps 32, 1.2b-3a, 4-5, 18-19

R/ Seigneur, ton amour soit sur nous, comme notre espoir est en toi !

Criez de joie pour le Seigneur, hommes justes ! Hommes droits, à vous la louange ! Jouez pour lui sur la harpe à dix cordes. Chantez-lui le cantique nouveau. Oui, elle est droite, la parole du Seigneur ; il est fidèle en tout ce qu'il fait. Il aime le bon droit et la justice ; la terre est remplie de son amour. Dieu veille sur ceux qui le craignent, qui mettent leur espoir en son amour, pour les délivrer de la mort, les garder en vie aux jours de famine.

2ème lecture : Le peuple sacerdotal (1 P 2, 4-9)

Lecture de la première lettre de saint Pierre Apôtre

Frères, approchez-vous du Seigneur Jésus : il est la pierre vivante que les hommes ont éliminée, mais que Dieu a choisie parce qu'il en connaît la valeur. Vous aussi, soyez les pierres vivantes qui servent à construire le Temple spirituel, et vous serez le sacerdoce saint, présentant des offrandes spirituelles que Dieu pourra accepter à cause du Christ Jésus. On lit en effet dans l'Écriture : Voici que je pose en Sion une pierre angulaire, une pierre choisie et de grande valeur ; celui qui lui donne sa foi ne connaîtra pas la honte. Ainsi donc, honneur à vous qui avez la foi, mais, pour ceux qui refusent de croire, l'Écriture dit : La pierre éliminée par les bâtisseurs est devenue la pierre d'angle, une pierre sur laquelle on bute, un rocher qui fait tomber. Ces gens-là butent en refusant d'obéir à la Parole, et c'est bien ce qui devait leur arriver. Mais vous, vous êtes la race choisie, le sacerdoce royal, la nation sainte, le peuple qui appartient à Dieu ; vous êtes donc chargés d'annoncer les merveilles de celui qui vous a appelés des ténèbres à son admirable lumière.

Evangile : « Personne ne va vers le Père sans passer par moi » (Jn 14, 1-12)

Acclamation : Alléluia. Alléluia. Tu es le Chemin, la Vérité et la Vie, Jésus, Fils de Dieu. Celui qui croit en toi a reconnu le Père. Alléluia. (cf. Jn 14, 6.9)

Évangile de Jésus-Christ selon saint Jean

À l'heure où Jésus passait de ce monde à son Père, il disait à ses disciples : « Ne soyez donc pas bouleversés : vous croyez en Dieu, croyez aussi en moi. Dans la maison de mon Père, beaucoup peuvent trouver leur demeure ; sinon, est-ce que je vous aurais dit : Je pars vous préparer une place ? Quand je serai allé vous la préparer, je reviendrai vous prendre avec moi ; et là où je suis, vous y serez aussi. Pour aller où je m'en vais, vous savez le chemin. » Thomas lui dit : « Seigneur, nous ne savons même pas où tu vas ; comment pourrions-nous savoir le chemin ? » Jésus lui répond : « Moi, je suis le Chemin, la Vérité et la Vie; personne ne va vers le Père sans passer par moi. Puisque vous me connaissez, vous connaîtrez aussi mon Père. Dès maintenant vous le connaissez, et vous l'avez vu. » Philippe lui dit : « Seigneur, montre-nous le Père ; cela nous suffit. » Jésus lui répond : « Il y a si longtemps que je suis avec vous, et tu ne me connais pas, Philippe ! Celui qui m'a vu a vu le Père. Comment peux-tu dire : 'Montre-nous le Père' ? Tu ne crois donc pas que je suis dans le Père et que le Père est en moi ! Les paroles que je vous dis, je ne les dis pas de moi-même ; mais c'est le Père qui demeure en moi, et qui accomplit ses propres œuvres. Croyez ce que je vous dis : je suis dans le Père, et le Père est en moi ; si vous ne croyez pas ma parole, croyez au moins à cause des œuvres. Amen, amen, je vous le dis : celui qui croit en moi accomplira les mêmes œuvres que moi. Il en accomplira même de plus grandes, puisque je pars vers le Père. »

CALENDRIER

  • Messe tous les jours à 9 h précédée de l’office des Laudes à 8 h 45

DIMANCHE 18 mai 2014 – 5 ème Dimanche de Pâques

1 ère lecture (Ac 6,1-7) Psaume (Ps 32,1-5.18-19) 2 ème lecture (1 P 2,4-9) Evangile (Jn 14,1-12)

Dimanche 18 Mai : de 14 h 30 à 17 h 30 accueil et visite de l’église

Exposition sur les papes Jean XXIII et Jean-Paul II

4 auditions d’orgue par François-Xavier Kernin, à 14 h 30, 15 h 30, 16 h 30, 17 h 15 Venons nombreux admirer la lumière de cette église

  • Lundi 19 mai : De la férie
  • Mardi 20 mai : De la férie
  • A 14 h 30 salle Pierre Lefeuvre : réunion du groupe Tibériade, catéchèse pour adultes ouverte à tous : le sacrement de la réconciliation
  • Mercredi 21 mai : De la férie
  • Jeudi 22 mai : De la férie
  • Vendredi 23 mai : De la férie
  • Samedi 24 mai : De la férie - Pas de messe à 18 h 30 à la crypte
  • A 10 h 30 en l’église Notre-Dame : Célébration des Professions de Foi du groupe scolaire Saint-Louis- Sainte- Clotilde
  • A 18 h en l’église Notre-Dame : Célébration des Premières Communions de la Communauté portugaise

Samedi 24 et Dimanche 25 mai : Week-end des Confirmands à BELLEU

DIMANCHE 25 mai 2014 – 6 ème Dimanche de Pâques

1 ère lecture (Ac 8,5-8.14-17) Psaume (Ps 65,1-7.16.20) 2 ème lecture (1 P 3,15-18)

Evangile (Jn 14,15-21)

Messe anticipée : Pas de messe à 18 h 30 à la crypte

Messe à 9 h à Saint-Louis et à 10 h 30 à Notre-Dame

Journées d’entraide et d’amitié pour les prêtres âgés et retirés du ministère des diocèses de Nanterre, Créteil et Saint-Denis, samedi 24 mai et dimanche 25 mai de 10 h à 18 h dans le Parc du Monastère des sœurs de la Visitation, 68 avenue Denfert-Rochereau 75014 PARIS – Métro ou RER B Denfert-Rochereau ou Port-Royal

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9 mai 2014 5 09 /05 /mai /2014 17:48

L’Europe : Une communauté de peuples

12. En considérant l'Europe en tant que communauté de citoyens, on ne manque pas de signes qui ouvrent à l'espérance ; malgré les contradictions de l'histoire, nous pouvons, avec un regard de foi, voir en eux la présence de l'Esprit de Dieu qui renouvelle la face de la terre. Les Pères synodaux les ont décrits ainsi à la fin de leurs travaux : « Nous constatons avec joie l'ouverture croissante des peuples les uns aux autres, la réconciliation entre nations longtemps hostiles et ennemies, l'élargissement progressif du processus d'unification aux pays de l'Est européen. Reconnaissances, collaborations et échanges de tous ordres sont en développement, de sorte que se crée peu à peu une culture européenne, on peut même dire une conscience européenne, dont nous espérons qu'elle pourra faire croître, spécialement auprès des jeunes, le sentiment de la fraternité et la volonté du partage. Nous enregistrons comme positif le fait que tout ce processus se développe selon des méthodes démocratiques, sur un mode pacifique et dans un esprit de liberté qui respecte et valorise les légitimes diversités, suscitant et soutenant le processus d'unification de l'Europe. Nous saluons avec satisfaction ce qui a été fait pour préciser les conditions et les modalités du respect des droits humains. Dans le contexte, enfin, de la légitime et nécessaire unité économique et politique en Europe, tandis que nous enregistrons les signes de l'espérance qu'offre la considération accordée au droit et à la qualité de la vie, nous souhaitons vivement que, dans une fidélité créatrice à la tradition humaniste et chrétienne de notre continent, soit garanti le primat des valeurs éthiques et spirituelles ».

(extrait de l’exhortation apostolique de Jean Paul II ‘Ecclesia in Europa » le 28 Juin 2003)

Nous pouvons relire particulièrement cette lettre apostolique surtout des numéros 9 à 18, déjà en 2003, Jean Paul II pointait du doigt certains phénomènes que nous entendons aujourd’hui . Une relecture spirituelle de ce document peut nous aider à préparer notre droit et devoir de vote du 25 Mai.

Père Frédéric Benoist

Jésus est le bon pasteur, Il ouvre le chemin

1 ère lecture (Ac 2,14.22b-33) Psaume (Ps 15,1-2a.5.7-10.2b.11) 2 ème lecture (1 P 1,17-21) Evangile (Lc 24, 13-35)

Si le Bon Pasteur peut conduire ses brebis hors de la bergerie, c'est-à-dire vers les pâturages, c'est que lui-même y est entré et sort avec elles. Le Christ peut nous conduire vers la Vie éternelle parce qu'il est « entré » lui-même en notre humanité et la divinise, lui-même, par sa Pâque et sa Résurrection ou, selon le beau texte de l'offertoire de la messe : « Comme cette eau se mêle au vin pour le sacrement de l'Alliance, puissions-nous être unis à la divinité de celui qui a pris notre humanité. »

Pâques, son passage "de ce monde à son Père" (Jean 13. 1) Et il n'est pas d'autre chemin que Lui pour nous joindre à son Père. Il est le Chemin, la Vérité, la Vie. Toutes les autres portes, toutes les autres possibilités sont des chemins d'égarement.

Nous reprendrons cette insistance avec l'évangile de dimanche prochain. Les religions à la mode, qui sont sans un Dieu personnel et sans le Christ, New Age, bouddhisme ou autres, ne mènent qu'à une impasse après nous avoir égarés puisqu'elles ne nous conduisent pas à Lui.

Il en est de même pour les idéaux humanitaires sans-Dieu, si nobles en soient les motivations affectives. "La vie éternelle, c'est qu'ils te connaissent, toi le seul vrai Dieu, et celui que tu as envoyé, Jésus-Christ" (Jean 17. 3).

Il n'est pas un prophète, fut-il le plus grand, un prophète qui nous parle de Dieu. Il est lui-même « Parole de Dieu », le Verbe » car il est Dieu fait homme en Jésus-Christ par amour pour nous conduire au Père. "Nul ne peut aller au Père si ce n'est en passant par moi."

1ère lecture : Pierre appelle à la conversion, et il baptise les premiers convertis (Ac 2, 14a.36-41)

Lecture du livre des Actes des Apôtres

Le jour de la Pentecôte, Pierre, debout avec les onze autres Apôtres, avait pris la parole ; il disait d'une voix forte : « Que tout le peuple d'Israël en ait la certitude : ce même Jésus que vous avez crucifié, Dieu a fait de lui le Seigneur et le Christ. » Ceux qui l'entendaient furent remués jusqu'au fond d'eux-mêmes ; ils dirent à Pierre et aux autres Apôtres : « Frères, que devons-nous faire ? » Pierre leur répondit : « Convertissez-vous, et que chacun de vous se fasse baptiser au nom de Jésus- Christ pour obtenir le pardon de ses péchés. Vous recevrez alors le don du Saint-Esprit. C'est pour vous que Dieu a fait cette promesse, pour vos enfants et pour tous ceux qui sont loin, tous ceux que le Seigneur notre Dieu appellera. » Pierre trouva encore beaucoup d'autres paroles pour les adjurer, et il les exhortait ainsi : « Détournez vous de cette génération égarée, et vous serez sauvés. » Alors, ceux qui avaient accueilli la parole de Pierre se firent baptiser. La communauté s'augmenta ce jour-là d'environ trois mille personnes.

Psaume : Ps 22, 1-2ab, 2c-3, 4, 5, 6

R/ Le Seigneur est mon berger : rien ne saurait me manquer.

Le Seigneur est mon berger : je ne manque de rien. Sur des prés d'herbe fraîche, il me fait reposer. Il me mène vers les eaux tranquilles et me fait revivre ; il me conduit par le juste chemin pour l'honneur de son nom. Si je traverse les ravins de la mort, je ne crains aucun mal, car tu es avec moi : ton bâton me guide et me rassure. Tu prépares la table pour moi devant mes ennemis ; tu répands le parfum sur ma tête, ma coupe est débordante. Grâce et bonheur m'accompagnent tous les jours de ma vie ; j'habiterai la maison du Seigneur pour la durée de mes jours.

2ème lecture : Celui qui a souffert pour nous est devenu notre berger (1 P 2, 20b-25)

Lecture de la première lettre de saint Pierre Apôtre

Frères, si on supporte la souffrance en ayant fait le bien, c'est une grâce aux yeux de Dieu. C'est bien à cela que vous avez été appelés, puisque le Christ lui-même a souffert pour vous et vous a laissé son exemple afin que vous suiviez ses traces, lui qui n'a jamais commis de péché ni proféré de mensonge : couvert d'insultes, il n'insultait pas ; accablé de souffrances, il ne menaçait pas, mais il confiait sa cause à Celui qui juge avec justice. Dans son corps, il a porté nos péchés sur le bois de la croix, afin que nous puissions mourir à nos péchés et vivre dans la justice : c'est par ses blessures que vous avez été guéris. Vous étiez errants comme des brebis ; mais à présent vous êtes revenus vers le berger qui veille sur vous.

Evangile : Jésus est le bon pasteur et la porte des brebis (Jn 10, 1-10)

Acclamation : Alléluia. Alléluia. Jésus, le bon Pasteur, connaît ses brebis et ses brebis le connaissent : pour elles il a donné sa vie. Alléluia. (cf. Jn 10, 14-15)

Évangile de Jésus-Christ selon saint Jean

Jésus parlait ainsi aux pharisiens : « Amen, amen, je vous le dis : celui qui entre dans la bergerie sans passer par la porte, mais qui escalade par un autre endroit, celui-là est un voleur et un bandit. Celui qui entre par la porte, c'est lui le pasteur, le berger des brebis. Le portier lui ouvre, et les brebis écoutent sa voix. Ses brebis à lui, il les appelle chacune par son nom, et il les fait sortir. Quand il a conduit dehors toutes ses brebis, il marche à leur tête, et elles le suivent, car elles connaissent sa voix. Jamais elles ne suivront un inconnu, elles s'enfuiront loin de lui, car elles ne reconnaissent pas la voix des inconnus. » Jésus employa cette parabole en s'adressant aux pharisiens, mais ils ne comprirent pas ce qu'il voulait leur dire. C'est pourquoi Jésus reprit la parole : « Amen, amen, je vous le dis : je suis la porte des brebis. Ceux qui sont intervenus avant moi sont tous des voleurs et des bandits ; mais les brebis ne les ont pas écoutés. Moi, je suis la porte. Si quelqu'un entre en passant par moi, il sera sauvé ; il pourra aller et venir, et il trouvera un pâturage. Le voleur ne vient que pour voler, égorger et détruire. Moi je suis venu pour que les hommes aient la vie, pour qu'ils l'aient en abondance. »

CALENDRIER

  • Messe tous les jours à 9 h précédée de l’office des Laudes à 8 h 45
  • Tous les samedis matin de 11 h à 12 h 15 un prêtre se tient dans l’église Notre-Dame pour accueillir une démarche du sacrement de réconciliation
  • Adoration du Saint-Sacrement tous les samedis de 9h30 à 12h à la crypte

DIMANCHE 11 mai 2014 – 4 ème Dimanche de Pâques 1 ère lecture (Ac 2,14a.36-41) Psaume (Ps 22,1-6) 2 ème lecture (1 P 2, 20b-25) Evangile (Jn 10, 1-10)

  • Lundi 12 mai : De la férie
  • Mardi 13 mai : De la férie
  • Mercredi 14 mai : De la férie
  • Jeudi 15 mai : De la férie
  • Vendredi 16 mai : De la férie
  • Samedi 17 mai : De la férie

DIMANCHE 18 mai 2014 – 5 ème Dimanche de Pâques

1 ère lecture (Ac 6,1-7) Psaume (Ps 32,1-5.18-19) 2 ème lecture (1 P 2,4-9) Evangile (Jn 14,1-12)

QUETE POUR LES PRETRES AGES

Messe anticipée : samedi à 18 h 30

Messe à 9 h à Saint-Louis et à 10 h 30 à Notre-Dame ( au cours de la messe célébration des Professions de Foi des jeunes de 5ème )

Attention ce jour-là braderie dans les rues de la ville circulation interdite avenue de la Résistance

Dimanche 18 Mai après midi : animation dans notre église de 14 h à 17 h 30

  • - visite du monument
  • - auditions d’orgue à différents moments de l’après-midi
  • - exposition sur les saints papes Jean XXIII et Jean Paul II
  • - temps et lieu d’adoration du saint-sacrement
  • - Il n'est pas trop tard pour s'inscrire, car il reste encore des places pour les pèlerinages diocésains suivants :
  • - Lourdes du 28 mai au 1er juin
  • - Notre-Dame de la Salette du 25 au 28 juillet

N'hésitez pas à contacter le service des pèlerinages pour tout renseignement (pelerinages@adsd-bondy.fr ou 01 41 55 14 87)

A noter : Samedi 24 mai à 18 h : célébration des Premières Communions de la Communauté portugaise

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paroisse du Raincy - dans Feuilles de semaine
6 mai 2014 2 06 /05 /mai /2014 18:00

Homélie du Pape François lors de la canonisation de Jean XXIII et Jean-Paul II

Au centre de ce dimanche qui conclut l'Octave de Pâques, et que Jean-Paul II a voulu dédier à la Divine Miséricorde, il y a les plaies glorieuses de Jésus ressuscité.

Il les montre dès la première fois qu'il apparaît aux Apôtres, le soir même du jour qui suit le sabbat, le jour de la résurrection. Mais ce soir là Thomas n'est pas là ; et quand les autres lui disent qu'ils ont vu le Seigneur, il répond que s'il ne voyait pas et ne touchait pas les blessures, il ne croirait pas. Huit jours après, Jésus apparut de nouveau au Cénacle, parmi les disciples, et Thomas aussi était là ; il s'adresse à lui et l'invite à toucher ses plaies. Et alors cet homme sincère, cet homme habitué à vérifier en personne, s'agenouille devant Jésus et lui dit « Mon Seigneur et mon Dieu » (Jn 20,28).

Les plaies de Jésus sont un scandale pour la foi, mais elles sont aussi la vérification de la foi. C'est pourquoi dans le corps du Christ ressuscité les plaies ne disparaissent pas, elles demeurent, parce qu'elles sont le signe permanent de l'amour de Dieu pour nous, et elles sont indispensables pour croire en Dieu. Non pour croire que Dieu existe, mais pour croire que Dieu est amour, miséricorde, fidélité. Saint Pierre, reprenant Isaïe, écrit aux chrétiens : « Par ses plaies vous avez été guéris » (1P 2,24 ; Cf. Is 53,5).

Jean XXIII et Jean-Paul II ont eu le courage de regarder les plaies de Jésus, de toucher ses mains blessées et son côté transpercé. Ils n'ont pas eu honte de la chair du Christ, ils ne se sont pas scandalisés de lui, de sa croix ; ils n'ont pas eu honte de la chair du frère (Cf. Is 58,7), parce qu'en toute personne souffrante ils voyaient Jésus. Ils ont été deux hommes courageux, remplis de la liberté et du courage (parresia) du Saint Esprit, et ils ont rendu témoignage à l'Église et au monde de la bonté de Dieu, de sa miséricorde.

Ils ont été des prêtres, des évêques, des papes du XXème siècle. Ils en ont connu les tragédies, mais n'en ont pas été écrasés. En eux, Dieu était plus fort ; plus forte était la foi en Jésus Christ rédempteur de l'homme et Seigneur de l'histoire ; plus forte était en eux la miséricorde de Dieu manifestée par les cinq plaies ; plus forte était la proximité maternelle de Marie.

En ces deux hommes, contemplatifs des plaies du Christ et témoins de sa miséricorde, demeurait une « vivante espérance », avec une « joie indicible et glorieuse» (1P 1,3.8). L'espérance et la joie que le Christ ressuscité donne à ses disciples, et dont rien ni personne ne peut les priver. L'espérance et la joie pascales, passées à travers le creuset du dépouillement, du fait de se vider de tout, de la proximité avec les pécheurs jusqu'à l'extrême, jusqu'à l'écœurement pour l'amertume de ce calice. Ce sont l'espérance et la joie que les deux saints Papes ont reçues en don du Seigneur ressuscité, qui à leur tour les ont données au peuple de Dieu, recevant en retour une éternelle reconnaissance.

Cette espérance et cette joie se respiraient dans la première communauté des croyants, à Jérusalem, dont nous parlent les Actes des Apôtres (Cf. 2, 42-47). C'est une communauté dans laquelle se vit l'essentiel de l'Évangile, c'est-à-dire l'amour, la miséricorde, dans la simplicité et la fraternité.

C'est l'image de l'Église que le Concile Vatican II a eu devant lui. Jean XXIII et Jean-Paul II ont collaboré avec le Saint-Esprit pour restaurer et actualiser l'Église selon sa physionomie d'origine, la physionomie que lui ont donnée les saints au cours des siècles. N'oublions pas que ce sont, justement, les saints qui vont de l'avant et font grandir l'Église. Dans la convocation du Concile, Jean XXIII a montré une délicate docilité à l'Esprit Saint, il s'est laissé conduire et a été pour l'Église un pasteur, un guide-guidé. Cela a été le grand service qu'il a rendu à l'Église ; il a été le Pape de la docilité à l'Esprit.

Dans ce service du Peuple de Dieu, Jean-Paul II a été le Pape de la famille. Lui-même a dit un jour qu'il aurait voulu qu'on se souvienne de lui comme du Pape de la famille. Cela me plaît de le souligner alors que nous vivons un chemin synodal sur la famille et avec les familles, un chemin que, du Ciel, certainement, il accompagne et soutient.

Que ces deux nouveaux saints Pasteurs du Peuple de Dieu intercèdent pour l'Église, afin que, durant ces deux années de chemin synodal, elle soit docile au Saint Esprit dans son service pastoral de la famille. Qu'ils nous apprennent à ne pas nous scandaliser des plaies du Christ, et à entrer dans le mystère de la miséricorde divine qui toujours espère, toujours pardonne, parce qu'elle aime toujours.

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6 mai 2014 2 06 /05 /mai /2014 17:59

Homélie du Pape François lors de la canonisation de Jean XXIII et Jean-Paul II

Au centre de ce dimanche qui conclut l'Octave de Pâques, et que Jean-Paul II a voulu dédier à la Divine Miséricorde, il y a les plaies glorieuses de Jésus ressuscité.

Il les montre dès la première fois qu'il apparaît aux Apôtres, le soir même du jour qui suit le sabbat, le jour de la résurrection. Mais ce soir là Thomas n'est pas là ; et quand les autres lui disent qu'ils ont vu le Seigneur, il répond que s'il ne voyait pas et ne touchait pas les blessures, il ne croirait pas. Huit jours après, Jésus apparut de nouveau au Cénacle, parmi les disciples, et Thomas aussi était là ; il s'adresse à lui et l'invite à toucher ses plaies. Et alors cet homme sincère, cet homme habitué à vérifier en personne, s'agenouille devant Jésus et lui dit « Mon Seigneur et mon Dieu » (Jn 20,28).

Les plaies de Jésus sont un scandale pour la foi, mais elles sont aussi la vérification de la foi. C'est pourquoi dans le corps du Christ ressuscité les plaies ne disparaissent pas, elles demeurent, parce qu'elles sont le signe permanent de l'amour de Dieu pour nous, et elles sont indispensables pour croire en Dieu. Non pour croire que Dieu existe, mais pour croire que Dieu est amour, miséricorde, fidélité. Saint Pierre, reprenant Isaïe, écrit aux chrétiens : « Par ses plaies vous avez été guéris » (1P 2,24 ; Cf. Is 53,5).

Jean XXIII et Jean-Paul II ont eu le courage de regarder les plaies de Jésus, de toucher ses mains blessées et son côté transpercé. Ils n'ont pas eu honte de la chair du Christ, ils ne se sont pas scandalisés de lui, de sa croix ; ils n'ont pas eu honte de la chair du frère (Cf. Is 58,7), parce qu'en toute personne souffrante ils voyaient Jésus. Ils ont été deux hommes courageux, remplis de la liberté et du courage (parresia) du Saint Esprit, et ils ont rendu témoignage à l'Église et au monde de la bonté de Dieu, de sa miséricorde.

Ils ont été des prêtres, des évêques, des papes du XXème siècle. Ils en ont connu les tragédies, mais n'en ont pas été écrasés. En eux, Dieu était plus fort ; plus forte était la foi en Jésus Christ rédempteur de l'homme et Seigneur de l'histoire ; plus forte était en eux la miséricorde de Dieu manifestée par les cinq plaies ; plus forte était la proximité maternelle de Marie.

En ces deux hommes, contemplatifs des plaies du Christ et témoins de sa miséricorde, demeurait une « vivante espérance », avec une « joie indicible et glorieuse» (1P 1,3.8). L'espérance et la joie que le Christ ressuscité donne à ses disciples, et dont rien ni personne ne peut les priver. L'espérance et la joie pascales, passées à travers le creuset du dépouillement, du fait de se vider de tout, de la proximité avec les pécheurs jusqu'à l'extrême, jusqu'à l'écœurement pour l'amertume de ce calice. Ce sont l'espérance et la joie que les deux saints Papes ont reçues en don du Seigneur ressuscité, qui à leur tour les ont données au peuple de Dieu, recevant en retour une éternelle reconnaissance.

Cette espérance et cette joie se respiraient dans la première communauté des croyants, à Jérusalem, dont nous parlent les Actes des Apôtres (Cf. 2, 42-47). C'est une communauté dans laquelle se vit l'essentiel de l'Évangile, c'est-à-dire l'amour, la miséricorde, dans la simplicité et la fraternité.

C'est l'image de l'Église que le Concile Vatican II a eu devant lui. Jean XXIII et Jean-Paul II ont collaboré avec le Saint-Esprit pour restaurer et actualiser l'Église selon sa physionomie d'origine, la physionomie que lui ont donnée les saints au cours des siècles. N'oublions pas que ce sont, justement, les saints qui vont de l'avant et font grandir l'Église. Dans la convocation du Concile, Jean XXIII a montré une délicate docilité à l'Esprit Saint, il s'est laissé conduire et a été pour l'Église un pasteur, un guide-guidé. Cela a été le grand service qu'il a rendu à l'Église ; il a été le Pape de la docilité à l'Esprit.

Dans ce service du Peuple de Dieu, Jean-Paul II a été le Pape de la famille. Lui-même a dit un jour qu'il aurait voulu qu'on se souvienne de lui comme du Pape de la famille. Cela me plaît de le souligner alors que nous vivons un chemin synodal sur la famille et avec les familles, un chemin que, du Ciel, certainement, il accompagne et soutient.

Que ces deux nouveaux saints Pasteurs du Peuple de Dieu intercèdent pour l'Église, afin que, durant ces deux années de chemin synodal, elle soit docile au Saint Esprit dans son service pastoral de la famille. Qu'ils nous apprennent à ne pas nous scandaliser des plaies du Christ, et à entrer dans le mystère de la miséricorde divine qui toujours espère, toujours pardonne, parce qu'elle aime toujours.

Emmaüs rejoint notre expérience

1 ère lecture (Ac 2,14.22b-33) Psaume (Ps 15,1-2a.5.7-10.2b.11) 2 ème lecture (1 P 1,17-21) Evangile (Lc 24, 13-35)

L’Ecriture sur la route, l’Eucharistie à Emmaüs, l’Eglise au Cénacle. Il est clair que ce récit pose les fondements de la vie chrétienne. La route de disciples d’Emmaüs est bien l’image de celle de tous les croyants. Qui n’a fait cette expérience d’une désillusion de la foi lorsque l’espérance placée en un Dieu qui paraît terriblement absent, s’étiole et disparaît au moment où l’épreuve traverse sa vie ?

Qui n’a été tenté alors de fuir la communauté qui ne comprend pas et continue de proclamer un message sans en donner les preuves de vérité ? L’on en vient à s’éloigner de l’Eglise, et même à la quitter. Mais qui n’a fait aussi l’expérience de la présence du Christ attentif aux cris de ses enfants et réveillant leur mémoire de croyants par la révélation de sa Parole vivante ?

Qui n’a jamais vécu, dans une célébration eucharistique, la rencontre qui "restaure" et le corps et le coeur ? Qui n’a jamais découvert que la communauté chrétienne à laquelle il appartient est le lieu indispensable où l’on trouve à la fois le réconfort dans le partage fraternel en Jésus-Christ et la force nécessaire pour la mission ?

Route d’espérance et de foi retrouvée, la route d’Emmaüs est aussi pour nous, route de la Vie, une route de joie paisible et chaleureuse, génératrice d’un dynamisme renouvelé. “Garde à ton peuple sa joie, Seigneur, toi qui refais ses forces et sa jeunesse. Tu nous as rendu la dignité de fils de Dieu. Affermis-nous dans l’espérance de la résurrection.” (Prière d’ouverture de la messe de ce dimanche).

1ère lecture : Pierre annonce le Christ ressuscité (Ac 2, 14.22b-33)Lecture du livre des Actes des Apôtres

Le jour de la Pentecôte, Pierre, debout avec les onze autres Apôtres, prit la parole ; il dit d'une voix forte : « Habitants de la Judée, et vous tous qui séjournez à Jérusalem, comprenez ce qui se passe aujourd'hui, écoutez bien ce que je vais vous dire. Il s'agit de Jésus le Nazaréen, cet homme dont Dieu avait fait connaître la mission en accomplissant par lui des miracles, des prodiges et des signes au milieu de vous, comme vous le savez bien. Cet homme, livré selon le plan et la volonté de Dieu, vous l'avez fait mourir en le faisant clouer à la croix par la main des païens. Or, Dieu l'a ressuscité en mettant fin aux douleurs de la mort, car il n'était pas possible qu'elle le retienne en son pouvoir. En effet, c'est de lui que parle le psaume de David : Je regardais le Seigneur sans relâche, s'il est à mon côté, je ne tombe pas. Oui, mon cœur est dans l'allégresse, ma langue chante de joie ; ma chair elle-même reposera dans l'espérance : tu ne peux pas m'abandonner à la mort ni laisser ton fidèle connaître la corruption. Tu m'as montré le chemin de la vie, tu me rempliras d'allégresse par ta présence. Frères, au sujet de David notre père, on peut vous dire avec assurance qu'il est mort, qu'il a été enterré, et que son tombeau est encore aujourd'hui chez nous. Mais il était prophète, il savait que Dieu lui avait juré de faire asseoir sur son trône un de ses descendants. Il a vu d'avance la résurrection du Christ, dont il a parlé ainsi : Il n'a pas été abandonné à la mort, et sa chair n'a pas connu la corruption. Ce Jésus, Dieu l'a ressuscité ; nous tous, nous en sommes témoins. Élevé dans la gloire par la puissance de Dieu, il a reçu de son Père l'Esprit Saint qui était promis, et il l'a répandu sur nous : c'est cela que vous voyez et que vous entendez. »

Psaume : Ps 15, 1-2a.5, 7-8, 9-10, 2b.11 R/ Tu m'as montré, Seigneur, le chemin de la vie.

Garde-moi, mon Dieu : j'ai fait de toi mon refuge. J'ai dit au Seigneur : « Tu es mon Dieu ! Seigneur, mon partage et ma coupe : de toi dépend mon sort. » Je bénis le Seigneur qui me conseille : même la nuit mon cœur m'avertit. Je garde le Seigneur devant moi sans relâche ; il est à ma droite : je suis inébranlable. Mon cœur exulte, mon âme est en fête, ma chair elle-même repose en confiance : tu ne peux m'abandonner à la mort ni laisser ton ami voir la corruption. Je n'ai pas d'autre bonheur que toi. Tu m'apprends le chemin de la vie : devant ta face, débordement de joie ! À ta droite, éternité de délices !

2ème lecture : Le Christ ressuscité donne à notre vie son vrai sens (1 P 1, 17-21)

Lecture de la première lettre de saint Pierre Apôtre

Évangile de Jésus Christ selon saint Luc (Lc 24, 13-35)

Le troisième jour après la mort de Jésus, deux disciples faisaient route vers un village appelé Emmaüs, à deux heures de marche de Jérusalem, et ils parlaient ensemble de tout ce qui s'était passé. Or, tandis qu'ils parlaient et discutaient, Jésus lui-même s'approcha, et il marchait avec eux. Mais leurs yeux étaient aveuglés, et ils ne le reconnaissaient pas. Jésus leur dit : « De quoi causiez-vous donc, tout en marchant ? » Alors, ils s'arrêtèrent, tout tristes. L'un des deux, nommé Cléophas, répondit : « Tu es bien le seul de tous ceux qui étaient à Jérusalem à ignorer les événements de ces jours-ci. » Il leur dit : « Quels événements ? » Ils lui répondirent : « Ce qui est arrivé à Jésus de Nazareth : cet homme était un prophète puissant par ses actes et ses paroles devant Dieu et devant tout le peuple. Les chefs des prêtres et nos dirigeants l'ont livré, ils l'ont fait condamner à mort et ils l'ont crucifié. Et nous qui espérions qu'il serait le libérateur d'Israël ! Avec tout cela, voici déjà le troisième jour qui passe depuis que c'est arrivé. À vrai dire, nous avons été bouleversés par quelques femmes de notre groupe. Elles sont allées au tombeau de très bonne heure, et elles n'ont pas trouvé son corps ; elles sont même venues nous dire qu'elles avaient eu une apparition : des anges, qui disaient qu'il est vivant. Quelques-uns de nos compagnons sont allés au tombeau, et ils ont trouvé les choses comme les femmes l'avaient dit ; mais lui, ils ne l'ont pas vu. » Il leur dit alors : « Vous n'avez donc pas compris ! Comme votre cœur est lent à croire tout ce qu'ont dit les prophètes ! Ne fallait-il pas que le Messie souffrît tout cela pour entrer dans sa gloire ? » Et, en partant de Moïse et de tous les Prophètes, il leur expliqua, dans toute l'Écriture, ce qui le concernait. Quand ils approchèrent du village où ils se rendaient, Jésus fit semblant d'aller plus loin. Mais ils s'efforcèrent de le retenir : « Reste avec nous : le soir approche et déjà le jour baisse. » Il entra donc pour rester avec eux. Quand il fut à table avec eux, il prit le pain, dit la bénédiction, le rompit et le leur donna. Alors leurs yeux s'ouvrirent, et ils le reconnurent, mais il disparut à leurs regards. Alors ils se dirent l'un à l'autre : « Notre cœur n'était-il pas brûlant en nous, tandis qu'il nous parlait sur la route, et qu'il nous faisait comprendre les Écritures ? » À l'instant même, ils se levèrent et retournèrent à Jérusalem. Ils y trouvèrent réunis les onze Apôtres et leurs compagnons, qui leur dirent : « C'est vrai ! le Seigneur est ressuscité : il est apparu à Simon-Pierre. » À leur tour, ils racontaient ce qui s'était passé sur la route, et comment ils l'avaient reconnu quand il avait rompu le pain.

CALENDRIER

  • Messe tous les jours à 9 h précédée de l’office des Laudes à 8 h 45
  • Tous les samedis matin de 11 h à 12 h 15 un prêtre se tient dans l’église Notre-Dame pour accueillir une démarche du sacrement de réconciliation
  • Adoration du Saint-Sacrement tous les samedis de 9h30 à 12h à la crypte

DIMANCHE 4 mai 2014 – 3 ème Dimanche de Pâques

1 ère lecture (Ac 2,14.22b-33) Psaume (Ps 15,1-2a.5.7-10.2b.11) 2 ème lecture (1 P 1,17-21)

Evangile (Lc 24, 13-35)

QUETE POUR LES PRETRES AGES ET RETIRES DU MINISTERE

  • Lundi 5 mai : De la férie

Lundi 5 Mai : Veillée de prière pour la vie : A l’appel, et avec les huit évêques d’Ile-de-France : A 20 h : rendez-vous à l’église Saint-Gervais Saint-Protais (Place Saint- Gervais, métro : Hôtel de ville) pour un temps diocésain avec notre évêque

-A 20 h 30 : marche méditative vers la Cathédrale Notre-Dame de Paris

-A 21 h 15 : veillée à Notre Dame (fin 22 h 15)

  • Mardi 6 mai : De la férie – 9 h pas de messe - liturgie de la Parole - session de formation des prêtres à Chevilly-La-Rue
  • Mercredi 7 mai : De la férie – 9 h pas de messe - liturgie de la Parole - session de formation des prêtres à Chevilly-La-Rue
  • Jeudi 8 mai : Sainte Marie médiatrice – Messe à 9 h
  • Vendredi 9 mai : De la férie
  • Samedi 10 mai : De la férie

Samedi 10 Mai et Dimanche 11 Mai : retraite à Belleu (près de Soissons) des jeunes de 5 e qui se préparent à la profession de foi

NUIT DES CATHEDRALES... A SAINT-DENIS :

Les cathédrales de France ouvrent leurs portes le temps d'une soirée... pour la Cathédrale Saint-Denis, ce sera le 10 mai 2014 de 18 h à 22 h 30 (Cathédrale basilique Saint Denis - 1 rue de la Légion-d'Honneur, Saint-Denis)

DIMANCHE 11 mai 2014 – 4 ème Dimanche de Pâques 1 ère lecture (Ac 2,14a.36-41) Psaume (Ps 22,1-6) 2 ème lecture (1 P 2, 20b-25) Evangile (Jn 10, 1-10)

QUETE POUR LA JOURNEE MONDIALE DES VOCATIONS

Messe anticipée : samedi à 18 h 30

Messe à 9 h à Saint-Louis et à 10 h 30 à Notre-Dame

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29 avril 2014 2 29 /04 /avril /2014 22:51

« Le regard de foi sur le monde: c'est le miracle des Papes »

Président émérite du Conseil pontifical pour la culture et du Conseil pontifical pour le dialogue interreligieux, le cardinal Paul Poupard a travaillé auprès du Pape Jean XXIII de 1959 à 1963, puis auprès du Pape Jean-Paul II de 1980 à 2005. À l'annonce des canonisations de ces deux Saints-Pères, il donne son témoignage personnel.

« C'est un bonheur tout à fait extraordinaire : deux Papes dont j'ai été le collaborateur vont être proclamés saint. J'étais tout jeune prêtre lorsque j'ai été appelé à la Secrétairerie d'État pour Jean XXIII. De lui, je retiens l'image du bon pasteur, du bon curé d'une paroisse à taille mondiale. C'était véritablement un homme d'unité et de paix, avec un humour remarquable.

Jean-Paul II, lui, était sur les pas de saint Paul : un missionnaire extraordinaire. De même que saint Paul a parcouru le bassin méditerranéen, Jean-Paul II a parcouru le monde entier. Je l'ai reçu à l'Institut catholique de Paris le 1er juin 1980. Il avait tenu à honorer la culture catholique avant de se rendre à l'Unesco. C'est là, qu'il m'a appelé à Rome au Secrétariat pour les non-croyants avant que je ne devienne ensuite son « ministre de la culture ».

L'un des grands moments forts vécus avec Jean XXIII est l'ouverture du concile Vatican II le 11 octobre 1963. Je reste marqué par cette procession interminable de près de 2500 évêques venus du monde entier. Pour la première fois se présentaient des évêques « autochtones » : des africains, des asiatiques, des latino-américains. Je me rappelle aussi de l'attentat contre Jean-Paul II le 13 mai 1981, de son agonie et de sa mort. Je garde un souvenir particulier des déjeuners de travail. Ce n'était pas un bureaucrate, il aimait la convivialité. Avant ces déjeuners, une messe était concélébrée dans sa chapelle privée. Un jour, il m'a demandé de lire l'Évangile. C'était le passage où par trois fois le Seigneur demande : « Pierre, m'aimes-tu ? ». J'étais très impressionné, à la fin j'arrivais à peine à parler, car Jean-Paul II répondait à chaque fois avec émotion « Oui, Seigneur, tu sais bien que je t'aime ».

Le soir de la mort de Jean XXIII, en 1963, j'étais invité à la télévision italienne. Le chauffeur de taxi qui m'a conduit eut ces paroles : « le pape Jean, un pape bon, un pape saint, un pape comme ça on n'en fait plus » Heureusement que si ! C'était déjà la canonisation populaire spontanée, avant la béatification prononcée par Jean-Paul II. Les cris de « santo subito » (canonisez-le tout de suite) ont été entendus sur la place Saint-Pierre lors des funérailles de Jean-Paul II. Avant même la déclaration officielle de l'Église, ces deux hommes inspirent au peuple de Dieu y compris aux personnes qui sont en dehors de l'Église, un sentiment très profond de sainteté.

Ces deux canonisations montrent que l'Église est toujours vivante. Ces deux hommes, aussi différents que l'on puisse imaginer, étaient tout ensemble pour l'amour de l'Église. L'un comme l'autre disent avec saint Paul « pour moi vivre c'est le Christ » ! Ils avaient un même abandon à Dieu. Ils ont été hommes de Dieu et pasteur chacun selon ses charismes. Jean XXIII, le jardinier de Dieu, et Jean-Paul II, le géant de la foi, étaient des puits de prière. Tous deux ont porté un regard de foi sur le monde. Ce regard de foi sur le monde, malgré tout ce qui va mal : c'est le miracle des Papes ! Leur rayonnement va bien au-delà des frontières visibles de l'Église. Le monde entier a reconnu des hommes vivant l'Évangile, ne demandant rien d'autre que de partager le message d'amour du Christ pour le monde. »

Réunis au cénacle

1 ère lecture (Ac 2,42-47) Psaume (Ps 117,1.4.13-14.19.21-25) 2 ème lecture (1 P 1,3-9) Evangile (Jn 20,19-3)

La journée de Pâques que les apôtres viennent de vivre, a été faite de bouleversements depuis le matin. Des femmes sont venues leur dire que le tombeau est vide. Pierre l’a constaté et Jean croit déjà à la résurrection. Une discussion est née dans le groupe qui met à jour les divergences d’interprétation qui les divisent. Le départ des deux disciples vers Emmaüs le prouve. Ceux-là n’ont pu accepter les dires de ces femmes. Ils ne croiront les dires de Pierre et de Jean que s’ils en font la preuve. Leur espérance est déçue, car aucune preuve n’est venue durant toute la journée. Ils s’enferment pour éviter les importuns, dont ils ont peur sans doute. Mais saint Jean souligne ce détail afin de montrer aussi que le Christ, qui les rejoint au soir du premier jour de la semaine, use désormais de son pouvoir d’une façon surnaturelle. Durant les trois années de sa vie publique, il n’en a jamais usé ainsi avec eux, sauf au sommet du Thabor, pour quelques-uns et pour quelques instants. Ce soir, ils sont ensemble parce qu’ils ne peuvent se séparer après trois années partagées avec Jésus de Nazareth, trois années intenses. Ils viennent aussi de vivre trois journées bouleversantes et ils ont besoin de reprendre les paroles de Jean, de Pierre et de Marie Madeleine pour les accorder avec les enseignements reçus sur les routes de Palestine : « Je suis la Résurrection et la Vie. » et tant d’autres paroles entendues qui ne sont pas seulement des rumeurs d’illusions. Jésus se trouve soudain au milieu d’eux. Nous pouvons certes donner une signification mystique à cette venue, toutes portes closes. Ils ne l’attendaient pas. Ainsi pénètre-t-il dans nos vies, même si elles se ferment parfois à sa grâce. "Lorsque vous serez réunis, deux ou trois en mon nom, je serai au milieu de vous" (Matthieu 18. 20). Ce soir, ce n’est pas une présence mystique, mais une réalité humaine et divine tout à la fois. Il a conservé sur son corps ressuscité la trace des blessures et, sans mettre en avant le mérite de ses souffrances, il donne aux apôtres le témoignage de qui il est en plénitude. Il ne leur rappelle pas des souvenirs. La petite communauté apostolique l’a peut-être fait durant cette journée où elle est repliée sur elle-même au risque de ne plus vivre que d’espoirs déçus et même de se disperser, comme cela vient de commencer avec Cléophas et son compagnon qui marchent vers Emmaüs. Il leur démontre l’identité de l’homme qu’ils connaissent depuis trois ans avec l’homme ressuscité qu’il est devant eux. S’il est là au milieu d’eux, c’est pour l’avenir de l’Évangile, c’est pour les entraîner à sa suite. Ils seront les témoins et les envoyés. Par cette deuxième transmission de sa paix, il leur confirme immédiatement qu’ils doivent aussi la transmettre aux autres. Remettre les péchés, c’est donner la vie spirituelle à qui l’a perdue ou à qui l’a amoindrie.

1ère lecture : La communauté fraternelle des premiers chrétiens (Ac 2, 42-47)

Lecture du livre des Apôtres

Dans les premiers jours de l’Église, les frères étaient fidèles à écouter l'enseignement des Apôtres et à vivre en communion fraternelle, à rompre le pain et à participer aux prières. La crainte de Dieu était dans tous les cœurs ; beaucoup de prodiges et de signes s'accomplissaient par les Apôtres. Tous ceux qui étaient devenus croyants vivaient ensemble, et ils mettaient tout en commun ; ils vendaient leurs propriétés et leurs biens, pour en partager le prix entre tous selon les besoins de chacun. Chaque jour, d'un seul cœur, ils allaient fidèlement au Temple, ils rompaient le pain dans leurs maisons, ils prenaient leurs repas avec allégresse et simplicité. Ils louaient Dieu et trouvaient un bon accueil auprès de tout le peuple. Tous les jours, le Seigneur faisait entrer dans la communauté ceux qui étaient appelés au salut.

Psaume : Ps 117, 1.4, 13-14, 19.21, 22-23, 24-25

R/ Éternel est son amour !

Rendez grâce au Seigneur : Il est bon ! Éternel est son amour ! Qu'ils le disent, ceux qui craignent le Seigneur : Éternel est son amour ! On m'a poussé, bousculé pour m'abattre ; mais le Seigneur m'a défendu. Ma force et mon chant, c'est le Seigneur ; il est pour moi le salut. Ouvrez-moi les portes de justice : j'entrerai, je rendrai grâce au Seigneur. Je te rends grâce car tu m'as exaucé : tu es pour moi le salut. La pierre qu'ont rejetée les bâtisseurs est devenue la pierre d'angle : c'est là l'œuvre du Seigneur, la merveille devant nos yeux. Voici le jour que fit le Seigneur, qu'il soit pour nous jour de fête et de joie ! Donne, Seigneur, donne le salut ! Donne, Seigneur, donne la victoire !

2ème lecture : L'espérance des baptisés (1P 1, 3-9)

Lecture de la première lettre de saint Pierre Apôtre

Béni soit Dieu, le Père de Jésus-Christ notre Seigneur : dans sa grande miséricorde, il nous a fait renaître grâce à la résurrection de Jésus-Christ pour une vivante espérance, pour l'héritage qui ne connaîtra ni destruction, ni souillure, ni vieillissement. Cet héritage vous est réservé dans les cieux, à vous que la puissance de Dieu garde par la foi, en vue du salut qui est prêt à se manifester à la fin des temps. Vous en tressaillez de joie, même s'il faut que vous soyez attristés, pour un peu de temps encore, par toutes sortes d'épreuves ; elles vérifieront la qualité de votre foi qui est bien plus précieuse que l'or (cet or voué pourtant à disparaître, qu'on vérifie par le feu). Tout cela doit donner à Dieu louange, gloire et honneur quand se révélera Jésus-Christ, lui que vous aimez sans l'avoir vu, en qui vous croyez sans le voir encore ; et vous tressaillez d'une joie inexprimable qui vous transfigure, car vous allez obtenir votre salut qui est l'aboutissement de votre foi.

Evangile : Apparition du Christ huit jours après Pâques (Jn 20, 19-31)

Acclamation : Alléluia. Alléluia. Thomas a vu le Seigneur : il a cru. Heureux celui qui croit sans avoir vu ! Alléluia. (cf. Jn 20, 29)

Évangile de Jésus-Christ selon saint Jean

C'était après la mort de Jésus, le soir du premier jour de la semaine. Les disciples avaient verrouillé les portes du lieu où ils étaient, car ils avaient peur des Juifs. Jésus vint, et il était là au milieu d'eux. Il leur dit : « La paix soit avec vous ! » Après cette parole, il leur montra ses mains et son côté. Les disciples furent remplis de joie en voyant le Seigneur. Jésus leur dit de nouveau : « La paix soit avec vous ! De même que le Père m'a envoyé, moi aussi, je vous envoie. » Ayant ainsi parlé, il répandit sur eux son souffle et il leur dit : « Recevez l'Esprit Saint. Tout homme à qui vous remettrez ses péchés, ils lui seront remis ; tout homme à qui vous maintiendrez ses péchés, ils lui seront maintenus. » Or, l'un des Douze, Thomas (dont le nom signifie : Jumeau) n'était pas avec eux quand Jésus était venu. Les autres disciples lui disaient : « Nous avons vu le Seigneur ! » Mais il leur déclara : « Si je ne vois pas dans ses mains la marque des clous, si je ne mets pas mon doigt à l'endroit des clous, si je ne mets pas la main dans son côté, non, je ne croirai pas ! » Huit jours plus tard, les disciples se trouvaient de nouveau dans la maison, et Thomas était avec eux. Jésus vient, alors que les portes étaient verrouillées, et il était là au milieu d'eux. Il dit : « La paix soit avec vous ! »Puis il dit à Thomas : « Avance ton doigt ici, et vois mes mains ; avance ta main, et mets-la dans mon côté : cesse d'être incrédule, sois croyant. » Thomas lui dit alors : « Mon Seigneur et mon Dieu ! » Jésus lui dit : « Parce que tu m'as vu, tu crois. Heureux ceux qui croient sans avoir vu. » Il y a encore beaucoup d'autres signes que Jésus a faits en présence des disciples et qui ne sont pas mis par écrit dans ce livre. Mais ceux-là y ont été mis afin que vous croyiez que Jésus est le Messie, le Fils de Dieu, et afin que, par votre foi, vous ayez la vie en son nom.

CALENDRIER

  • Messe tous les jours à 9 h précédée de l’office des Laudes à 8 h 45
  • Tous les samedis matin de 11 h à 12 h 15 un prêtre se tient dans l’église Notre-Dame pour accueillir une démarche du sacrement de réconciliation
  • Adoration du Saint-Sacrement tous les samedis de 9h30 à 12h à la crypte

DIMANCHE 27 avril 2014 – Dimanche de la divine Miséricorde, Canonisation des papes Jean XXIII et Jean Paul II

1 ère lecture (Ac 2,42-47) Psaume (Ps 117,1.4.13-14.19.21-25) 2 ème lecture (1 P 1,3-9)

Evangile (Jn 20,19-3)

  • Lundi 28 avril : De la férie
  • Mardi 29 avril : Sainte-Catherine de Sienne
  • Mercredi 30 avril : De la férie
  • Jeudi 1 er mai : De la férie
  • A 10 h 30 messe à la crypte Notre-Dame
  • Vendredi 2 mai : Saint Athanase
  • Samedi 3 mai : Saint Philippe et Saint Jacques

DIMANCHE 4 mai 2014 – 3 ème Dimanche de Pâques

1 ère lecture (2,14.22b-33) Psaume (Ps 15,1-2a.5.7-10.2b.11) 2 ème lecture (1 P 1,17-21)

Evangile (Lc 24, 13-35)

Messe anticipée : samedi à 18 h 30

Messe à 9 h à Saint-Louis et à 10 h 30 à Notre-Dame

- Mercredi 30 avril de 20 h 30 à 22 h 30 : 2 ème soirée interreligieuse « Sois intègre » organisée par l’UDPP-93 (Union pour le Dialogue, le Partage et la Paix en Seine-Saint-Denis (communautés juive, catholique, protestante et musulmane) au Centre culturel Thierry le Luron, 9 Boulevard du Midi, Le Raincy

Lundi 5 Mai : Veillée pour la vie :

- A 20h temps diocésain avec Monseigneur Delannoy en l’église Saint- Gervais-Saint-Protais à Paris 4ème, Place Saint Gervais

- A 21 h 15 veillée de prière avec les huit évêques d’Ile-de-France à la Cathédrale Notre-Dame de Paris

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21 avril 2014 1 21 /04 /avril /2014 21:49

Extrait du discours d'ouverture de l'Assemblée plénière d'avril 2014 de Monseigneur Pontier président de la Conférence des Evêques de France

Appelés à discerner

Un discernement évangélique : n'est-ce pas ce à quoi nous sommes invités en ce temps qui est le nôtre ? Notre société souffre. Elle est en interrogation. En son sein, les baptisés eux-mêmes sont habités par des questionnements profonds qui peuvent les déstabiliser, les raidir, les fragiliser. Les questions de société sont profondes. Elles touchent le respect de la vie, celui des enfants, la conception du mariage, la fin de vie et finalement l'homme lui-même, dans son être profond, et à cause des possibilités qu'offrent les découvertes récentes de la recherche sur le génome humain. Elles touchent encore les questions de justice, de partage des biens, de respect de la personne des salariés réduite trop souvent à « une variable d'ajustement », d'accueil des étrangers, du vivre-ensemble dans notre société désormais pluraliste. L'avenir ne peut être dans la promotion des comportements eugéniques ni dans la perpétuation d'un ordre économique qui exclut trop de membres de nos sociétés. Que veut nous dire l'Esprit à travers ces évolutions, ces questionnements, ces souffrances, ces enthousiasmes ? Que veut-il que nous disions au nom du bien de l'homme et de tout l'homme ? Quelle est la juste manière de vivre en chrétien dans cette société ? Les moyens de communication moderne, le développement des réseaux sociaux avec un emploi parfois marqué par la violence, l'irresponsabilité et la fermeture à tout dialogue, tout cela modifie profondément les comportements individuels et collectifs. Le rapport de force dans une époque où le législatif n'est plus inspiré par les valeurs qui ont fait notre société peut-être ce qui est recherché au détriment de tout effort de réflexion, de confrontation, de conversion même. Nous-mêmes, évêques, nous sommes souvent sollicités ou même requis pour donner caution à des initiatives de tous ordres. Le risque d'être instrumentalisé ou d'instrumentaliser mérite discernement et échange. Notre ministère trouve son inspiration dans la Parole de Dieu, la réflexion de l'Eglise, la communion épiscopale, l'écoute spirituelle de ce que construit et inspire l'Esprit. Il y a vingt ans, nous avons su engager une vaste réflexion sur « la proposition de la foi dans la société actuelle ». Le contexte dans lequel nous vivons a bougé. La crise financière, économique, sociale et politique a fait son œuvre. Le pluralisme s'est installé dans notre pays de façon durable. Les évolutions sociétales déstabilisent et divisent. Les progrès des connaissances sur l'homme, si elles ouvrent la perspective de progrès thérapeutiques ne ferment pas la porte à des usages inhumains, irrespectueux de la dignité de l'homme. Beaucoup viennent vers l'Eglise, conduits par l'Esprit de Dieu, pour vivre une expérience spirituelle et trouver une lumière pour avancer dans l'espérance et la fraternité. Ils attendent beaucoup de nous. Nous leur redisons cet amour de Dieu pour chacun et nous annonçons l'appel du Christ à construire un monde juste et fraternel. Notre foi est porteuse d'une espérance dont le monde a besoin. Comment poursuivre ou renouveler notre discernement pastoral, notre engagement pour l'homme, pour tous les hommes à la lumière de l'Evangile, du Christ ? Le temps n'est-il pas venu de l'entreprendre ensemble ? Voilà bien des questions dont il faut nous parler pour enrichir notre regard, nous soumettre à la Parole de Dieu et tenir notre place dans la conduite du peuple de Dieu. « Ne nous laissons pas voler l'espérance ! », écrit le Pape François au n° 86 de son Exhortation apostolique « La Joie de l'Evangile », et il ajoute : « L'idéal chrétien invitera toujours à dépasser le soupçon, le manque de confiance permanent, la peur d'être envahi, les comportements défensifs que le monde actuel nous impose... L'Évangile nous invite toujours à courir le risque de la rencontre avec le visage de l'autre, avec sa présence physique qui interpelle, avec sa souffrance et ses demandes, avec sa joie contagieuse dans un constant corps à corps. La foi authentique dans le Fils de Dieu fait chair est inséparable du don de soi, de l'appartenance à la communauté, du service, de la réconciliation avec la chair des autres. Dans son incarnation, le Fils de Dieu nous a invités à la révolution de la tendresse. » (n° 88)

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