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6 mai 2014 2 06 /05 /mai /2014 17:59

Homélie du Pape François lors de la canonisation de Jean XXIII et Jean-Paul II

Au centre de ce dimanche qui conclut l'Octave de Pâques, et que Jean-Paul II a voulu dédier à la Divine Miséricorde, il y a les plaies glorieuses de Jésus ressuscité.

Il les montre dès la première fois qu'il apparaît aux Apôtres, le soir même du jour qui suit le sabbat, le jour de la résurrection. Mais ce soir là Thomas n'est pas là ; et quand les autres lui disent qu'ils ont vu le Seigneur, il répond que s'il ne voyait pas et ne touchait pas les blessures, il ne croirait pas. Huit jours après, Jésus apparut de nouveau au Cénacle, parmi les disciples, et Thomas aussi était là ; il s'adresse à lui et l'invite à toucher ses plaies. Et alors cet homme sincère, cet homme habitué à vérifier en personne, s'agenouille devant Jésus et lui dit « Mon Seigneur et mon Dieu » (Jn 20,28).

Les plaies de Jésus sont un scandale pour la foi, mais elles sont aussi la vérification de la foi. C'est pourquoi dans le corps du Christ ressuscité les plaies ne disparaissent pas, elles demeurent, parce qu'elles sont le signe permanent de l'amour de Dieu pour nous, et elles sont indispensables pour croire en Dieu. Non pour croire que Dieu existe, mais pour croire que Dieu est amour, miséricorde, fidélité. Saint Pierre, reprenant Isaïe, écrit aux chrétiens : « Par ses plaies vous avez été guéris » (1P 2,24 ; Cf. Is 53,5).

Jean XXIII et Jean-Paul II ont eu le courage de regarder les plaies de Jésus, de toucher ses mains blessées et son côté transpercé. Ils n'ont pas eu honte de la chair du Christ, ils ne se sont pas scandalisés de lui, de sa croix ; ils n'ont pas eu honte de la chair du frère (Cf. Is 58,7), parce qu'en toute personne souffrante ils voyaient Jésus. Ils ont été deux hommes courageux, remplis de la liberté et du courage (parresia) du Saint Esprit, et ils ont rendu témoignage à l'Église et au monde de la bonté de Dieu, de sa miséricorde.

Ils ont été des prêtres, des évêques, des papes du XXème siècle. Ils en ont connu les tragédies, mais n'en ont pas été écrasés. En eux, Dieu était plus fort ; plus forte était la foi en Jésus Christ rédempteur de l'homme et Seigneur de l'histoire ; plus forte était en eux la miséricorde de Dieu manifestée par les cinq plaies ; plus forte était la proximité maternelle de Marie.

En ces deux hommes, contemplatifs des plaies du Christ et témoins de sa miséricorde, demeurait une « vivante espérance », avec une « joie indicible et glorieuse» (1P 1,3.8). L'espérance et la joie que le Christ ressuscité donne à ses disciples, et dont rien ni personne ne peut les priver. L'espérance et la joie pascales, passées à travers le creuset du dépouillement, du fait de se vider de tout, de la proximité avec les pécheurs jusqu'à l'extrême, jusqu'à l'écœurement pour l'amertume de ce calice. Ce sont l'espérance et la joie que les deux saints Papes ont reçues en don du Seigneur ressuscité, qui à leur tour les ont données au peuple de Dieu, recevant en retour une éternelle reconnaissance.

Cette espérance et cette joie se respiraient dans la première communauté des croyants, à Jérusalem, dont nous parlent les Actes des Apôtres (Cf. 2, 42-47). C'est une communauté dans laquelle se vit l'essentiel de l'Évangile, c'est-à-dire l'amour, la miséricorde, dans la simplicité et la fraternité.

C'est l'image de l'Église que le Concile Vatican II a eu devant lui. Jean XXIII et Jean-Paul II ont collaboré avec le Saint-Esprit pour restaurer et actualiser l'Église selon sa physionomie d'origine, la physionomie que lui ont donnée les saints au cours des siècles. N'oublions pas que ce sont, justement, les saints qui vont de l'avant et font grandir l'Église. Dans la convocation du Concile, Jean XXIII a montré une délicate docilité à l'Esprit Saint, il s'est laissé conduire et a été pour l'Église un pasteur, un guide-guidé. Cela a été le grand service qu'il a rendu à l'Église ; il a été le Pape de la docilité à l'Esprit.

Dans ce service du Peuple de Dieu, Jean-Paul II a été le Pape de la famille. Lui-même a dit un jour qu'il aurait voulu qu'on se souvienne de lui comme du Pape de la famille. Cela me plaît de le souligner alors que nous vivons un chemin synodal sur la famille et avec les familles, un chemin que, du Ciel, certainement, il accompagne et soutient.

Que ces deux nouveaux saints Pasteurs du Peuple de Dieu intercèdent pour l'Église, afin que, durant ces deux années de chemin synodal, elle soit docile au Saint Esprit dans son service pastoral de la famille. Qu'ils nous apprennent à ne pas nous scandaliser des plaies du Christ, et à entrer dans le mystère de la miséricorde divine qui toujours espère, toujours pardonne, parce qu'elle aime toujours.

Emmaüs rejoint notre expérience

1 ère lecture (Ac 2,14.22b-33) Psaume (Ps 15,1-2a.5.7-10.2b.11) 2 ème lecture (1 P 1,17-21) Evangile (Lc 24, 13-35)

L’Ecriture sur la route, l’Eucharistie à Emmaüs, l’Eglise au Cénacle. Il est clair que ce récit pose les fondements de la vie chrétienne. La route de disciples d’Emmaüs est bien l’image de celle de tous les croyants. Qui n’a fait cette expérience d’une désillusion de la foi lorsque l’espérance placée en un Dieu qui paraît terriblement absent, s’étiole et disparaît au moment où l’épreuve traverse sa vie ?

Qui n’a été tenté alors de fuir la communauté qui ne comprend pas et continue de proclamer un message sans en donner les preuves de vérité ? L’on en vient à s’éloigner de l’Eglise, et même à la quitter. Mais qui n’a fait aussi l’expérience de la présence du Christ attentif aux cris de ses enfants et réveillant leur mémoire de croyants par la révélation de sa Parole vivante ?

Qui n’a jamais vécu, dans une célébration eucharistique, la rencontre qui "restaure" et le corps et le coeur ? Qui n’a jamais découvert que la communauté chrétienne à laquelle il appartient est le lieu indispensable où l’on trouve à la fois le réconfort dans le partage fraternel en Jésus-Christ et la force nécessaire pour la mission ?

Route d’espérance et de foi retrouvée, la route d’Emmaüs est aussi pour nous, route de la Vie, une route de joie paisible et chaleureuse, génératrice d’un dynamisme renouvelé. “Garde à ton peuple sa joie, Seigneur, toi qui refais ses forces et sa jeunesse. Tu nous as rendu la dignité de fils de Dieu. Affermis-nous dans l’espérance de la résurrection.” (Prière d’ouverture de la messe de ce dimanche).

1ère lecture : Pierre annonce le Christ ressuscité (Ac 2, 14.22b-33)Lecture du livre des Actes des Apôtres

Le jour de la Pentecôte, Pierre, debout avec les onze autres Apôtres, prit la parole ; il dit d'une voix forte : « Habitants de la Judée, et vous tous qui séjournez à Jérusalem, comprenez ce qui se passe aujourd'hui, écoutez bien ce que je vais vous dire. Il s'agit de Jésus le Nazaréen, cet homme dont Dieu avait fait connaître la mission en accomplissant par lui des miracles, des prodiges et des signes au milieu de vous, comme vous le savez bien. Cet homme, livré selon le plan et la volonté de Dieu, vous l'avez fait mourir en le faisant clouer à la croix par la main des païens. Or, Dieu l'a ressuscité en mettant fin aux douleurs de la mort, car il n'était pas possible qu'elle le retienne en son pouvoir. En effet, c'est de lui que parle le psaume de David : Je regardais le Seigneur sans relâche, s'il est à mon côté, je ne tombe pas. Oui, mon cœur est dans l'allégresse, ma langue chante de joie ; ma chair elle-même reposera dans l'espérance : tu ne peux pas m'abandonner à la mort ni laisser ton fidèle connaître la corruption. Tu m'as montré le chemin de la vie, tu me rempliras d'allégresse par ta présence. Frères, au sujet de David notre père, on peut vous dire avec assurance qu'il est mort, qu'il a été enterré, et que son tombeau est encore aujourd'hui chez nous. Mais il était prophète, il savait que Dieu lui avait juré de faire asseoir sur son trône un de ses descendants. Il a vu d'avance la résurrection du Christ, dont il a parlé ainsi : Il n'a pas été abandonné à la mort, et sa chair n'a pas connu la corruption. Ce Jésus, Dieu l'a ressuscité ; nous tous, nous en sommes témoins. Élevé dans la gloire par la puissance de Dieu, il a reçu de son Père l'Esprit Saint qui était promis, et il l'a répandu sur nous : c'est cela que vous voyez et que vous entendez. »

Psaume : Ps 15, 1-2a.5, 7-8, 9-10, 2b.11 R/ Tu m'as montré, Seigneur, le chemin de la vie.

Garde-moi, mon Dieu : j'ai fait de toi mon refuge. J'ai dit au Seigneur : « Tu es mon Dieu ! Seigneur, mon partage et ma coupe : de toi dépend mon sort. » Je bénis le Seigneur qui me conseille : même la nuit mon cœur m'avertit. Je garde le Seigneur devant moi sans relâche ; il est à ma droite : je suis inébranlable. Mon cœur exulte, mon âme est en fête, ma chair elle-même repose en confiance : tu ne peux m'abandonner à la mort ni laisser ton ami voir la corruption. Je n'ai pas d'autre bonheur que toi. Tu m'apprends le chemin de la vie : devant ta face, débordement de joie ! À ta droite, éternité de délices !

2ème lecture : Le Christ ressuscité donne à notre vie son vrai sens (1 P 1, 17-21)

Lecture de la première lettre de saint Pierre Apôtre

Évangile de Jésus Christ selon saint Luc (Lc 24, 13-35)

Le troisième jour après la mort de Jésus, deux disciples faisaient route vers un village appelé Emmaüs, à deux heures de marche de Jérusalem, et ils parlaient ensemble de tout ce qui s'était passé. Or, tandis qu'ils parlaient et discutaient, Jésus lui-même s'approcha, et il marchait avec eux. Mais leurs yeux étaient aveuglés, et ils ne le reconnaissaient pas. Jésus leur dit : « De quoi causiez-vous donc, tout en marchant ? » Alors, ils s'arrêtèrent, tout tristes. L'un des deux, nommé Cléophas, répondit : « Tu es bien le seul de tous ceux qui étaient à Jérusalem à ignorer les événements de ces jours-ci. » Il leur dit : « Quels événements ? » Ils lui répondirent : « Ce qui est arrivé à Jésus de Nazareth : cet homme était un prophète puissant par ses actes et ses paroles devant Dieu et devant tout le peuple. Les chefs des prêtres et nos dirigeants l'ont livré, ils l'ont fait condamner à mort et ils l'ont crucifié. Et nous qui espérions qu'il serait le libérateur d'Israël ! Avec tout cela, voici déjà le troisième jour qui passe depuis que c'est arrivé. À vrai dire, nous avons été bouleversés par quelques femmes de notre groupe. Elles sont allées au tombeau de très bonne heure, et elles n'ont pas trouvé son corps ; elles sont même venues nous dire qu'elles avaient eu une apparition : des anges, qui disaient qu'il est vivant. Quelques-uns de nos compagnons sont allés au tombeau, et ils ont trouvé les choses comme les femmes l'avaient dit ; mais lui, ils ne l'ont pas vu. » Il leur dit alors : « Vous n'avez donc pas compris ! Comme votre cœur est lent à croire tout ce qu'ont dit les prophètes ! Ne fallait-il pas que le Messie souffrît tout cela pour entrer dans sa gloire ? » Et, en partant de Moïse et de tous les Prophètes, il leur expliqua, dans toute l'Écriture, ce qui le concernait. Quand ils approchèrent du village où ils se rendaient, Jésus fit semblant d'aller plus loin. Mais ils s'efforcèrent de le retenir : « Reste avec nous : le soir approche et déjà le jour baisse. » Il entra donc pour rester avec eux. Quand il fut à table avec eux, il prit le pain, dit la bénédiction, le rompit et le leur donna. Alors leurs yeux s'ouvrirent, et ils le reconnurent, mais il disparut à leurs regards. Alors ils se dirent l'un à l'autre : « Notre cœur n'était-il pas brûlant en nous, tandis qu'il nous parlait sur la route, et qu'il nous faisait comprendre les Écritures ? » À l'instant même, ils se levèrent et retournèrent à Jérusalem. Ils y trouvèrent réunis les onze Apôtres et leurs compagnons, qui leur dirent : « C'est vrai ! le Seigneur est ressuscité : il est apparu à Simon-Pierre. » À leur tour, ils racontaient ce qui s'était passé sur la route, et comment ils l'avaient reconnu quand il avait rompu le pain.

CALENDRIER

  • Messe tous les jours à 9 h précédée de l’office des Laudes à 8 h 45
  • Tous les samedis matin de 11 h à 12 h 15 un prêtre se tient dans l’église Notre-Dame pour accueillir une démarche du sacrement de réconciliation
  • Adoration du Saint-Sacrement tous les samedis de 9h30 à 12h à la crypte

DIMANCHE 4 mai 2014 – 3 ème Dimanche de Pâques

1 ère lecture (Ac 2,14.22b-33) Psaume (Ps 15,1-2a.5.7-10.2b.11) 2 ème lecture (1 P 1,17-21)

Evangile (Lc 24, 13-35)

QUETE POUR LES PRETRES AGES ET RETIRES DU MINISTERE

  • Lundi 5 mai : De la férie

Lundi 5 Mai : Veillée de prière pour la vie : A l’appel, et avec les huit évêques d’Ile-de-France : A 20 h : rendez-vous à l’église Saint-Gervais Saint-Protais (Place Saint- Gervais, métro : Hôtel de ville) pour un temps diocésain avec notre évêque

-A 20 h 30 : marche méditative vers la Cathédrale Notre-Dame de Paris

-A 21 h 15 : veillée à Notre Dame (fin 22 h 15)

  • Mardi 6 mai : De la férie – 9 h pas de messe - liturgie de la Parole - session de formation des prêtres à Chevilly-La-Rue
  • Mercredi 7 mai : De la férie – 9 h pas de messe - liturgie de la Parole - session de formation des prêtres à Chevilly-La-Rue
  • Jeudi 8 mai : Sainte Marie médiatrice – Messe à 9 h
  • Vendredi 9 mai : De la férie
  • Samedi 10 mai : De la férie

Samedi 10 Mai et Dimanche 11 Mai : retraite à Belleu (près de Soissons) des jeunes de 5 e qui se préparent à la profession de foi

NUIT DES CATHEDRALES... A SAINT-DENIS :

Les cathédrales de France ouvrent leurs portes le temps d'une soirée... pour la Cathédrale Saint-Denis, ce sera le 10 mai 2014 de 18 h à 22 h 30 (Cathédrale basilique Saint Denis - 1 rue de la Légion-d'Honneur, Saint-Denis)

DIMANCHE 11 mai 2014 – 4 ème Dimanche de Pâques 1 ère lecture (Ac 2,14a.36-41) Psaume (Ps 22,1-6) 2 ème lecture (1 P 2, 20b-25) Evangile (Jn 10, 1-10)

QUETE POUR LA JOURNEE MONDIALE DES VOCATIONS

Messe anticipée : samedi à 18 h 30

Messe à 9 h à Saint-Louis et à 10 h 30 à Notre-Dame

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paroisse du Raincy - dans Feuilles de semaine
29 avril 2014 2 29 /04 /avril /2014 22:51

« Le regard de foi sur le monde: c'est le miracle des Papes »

Président émérite du Conseil pontifical pour la culture et du Conseil pontifical pour le dialogue interreligieux, le cardinal Paul Poupard a travaillé auprès du Pape Jean XXIII de 1959 à 1963, puis auprès du Pape Jean-Paul II de 1980 à 2005. À l'annonce des canonisations de ces deux Saints-Pères, il donne son témoignage personnel.

« C'est un bonheur tout à fait extraordinaire : deux Papes dont j'ai été le collaborateur vont être proclamés saint. J'étais tout jeune prêtre lorsque j'ai été appelé à la Secrétairerie d'État pour Jean XXIII. De lui, je retiens l'image du bon pasteur, du bon curé d'une paroisse à taille mondiale. C'était véritablement un homme d'unité et de paix, avec un humour remarquable.

Jean-Paul II, lui, était sur les pas de saint Paul : un missionnaire extraordinaire. De même que saint Paul a parcouru le bassin méditerranéen, Jean-Paul II a parcouru le monde entier. Je l'ai reçu à l'Institut catholique de Paris le 1er juin 1980. Il avait tenu à honorer la culture catholique avant de se rendre à l'Unesco. C'est là, qu'il m'a appelé à Rome au Secrétariat pour les non-croyants avant que je ne devienne ensuite son « ministre de la culture ».

L'un des grands moments forts vécus avec Jean XXIII est l'ouverture du concile Vatican II le 11 octobre 1963. Je reste marqué par cette procession interminable de près de 2500 évêques venus du monde entier. Pour la première fois se présentaient des évêques « autochtones » : des africains, des asiatiques, des latino-américains. Je me rappelle aussi de l'attentat contre Jean-Paul II le 13 mai 1981, de son agonie et de sa mort. Je garde un souvenir particulier des déjeuners de travail. Ce n'était pas un bureaucrate, il aimait la convivialité. Avant ces déjeuners, une messe était concélébrée dans sa chapelle privée. Un jour, il m'a demandé de lire l'Évangile. C'était le passage où par trois fois le Seigneur demande : « Pierre, m'aimes-tu ? ». J'étais très impressionné, à la fin j'arrivais à peine à parler, car Jean-Paul II répondait à chaque fois avec émotion « Oui, Seigneur, tu sais bien que je t'aime ».

Le soir de la mort de Jean XXIII, en 1963, j'étais invité à la télévision italienne. Le chauffeur de taxi qui m'a conduit eut ces paroles : « le pape Jean, un pape bon, un pape saint, un pape comme ça on n'en fait plus » Heureusement que si ! C'était déjà la canonisation populaire spontanée, avant la béatification prononcée par Jean-Paul II. Les cris de « santo subito » (canonisez-le tout de suite) ont été entendus sur la place Saint-Pierre lors des funérailles de Jean-Paul II. Avant même la déclaration officielle de l'Église, ces deux hommes inspirent au peuple de Dieu y compris aux personnes qui sont en dehors de l'Église, un sentiment très profond de sainteté.

Ces deux canonisations montrent que l'Église est toujours vivante. Ces deux hommes, aussi différents que l'on puisse imaginer, étaient tout ensemble pour l'amour de l'Église. L'un comme l'autre disent avec saint Paul « pour moi vivre c'est le Christ » ! Ils avaient un même abandon à Dieu. Ils ont été hommes de Dieu et pasteur chacun selon ses charismes. Jean XXIII, le jardinier de Dieu, et Jean-Paul II, le géant de la foi, étaient des puits de prière. Tous deux ont porté un regard de foi sur le monde. Ce regard de foi sur le monde, malgré tout ce qui va mal : c'est le miracle des Papes ! Leur rayonnement va bien au-delà des frontières visibles de l'Église. Le monde entier a reconnu des hommes vivant l'Évangile, ne demandant rien d'autre que de partager le message d'amour du Christ pour le monde. »

Réunis au cénacle

1 ère lecture (Ac 2,42-47) Psaume (Ps 117,1.4.13-14.19.21-25) 2 ème lecture (1 P 1,3-9) Evangile (Jn 20,19-3)

La journée de Pâques que les apôtres viennent de vivre, a été faite de bouleversements depuis le matin. Des femmes sont venues leur dire que le tombeau est vide. Pierre l’a constaté et Jean croit déjà à la résurrection. Une discussion est née dans le groupe qui met à jour les divergences d’interprétation qui les divisent. Le départ des deux disciples vers Emmaüs le prouve. Ceux-là n’ont pu accepter les dires de ces femmes. Ils ne croiront les dires de Pierre et de Jean que s’ils en font la preuve. Leur espérance est déçue, car aucune preuve n’est venue durant toute la journée. Ils s’enferment pour éviter les importuns, dont ils ont peur sans doute. Mais saint Jean souligne ce détail afin de montrer aussi que le Christ, qui les rejoint au soir du premier jour de la semaine, use désormais de son pouvoir d’une façon surnaturelle. Durant les trois années de sa vie publique, il n’en a jamais usé ainsi avec eux, sauf au sommet du Thabor, pour quelques-uns et pour quelques instants. Ce soir, ils sont ensemble parce qu’ils ne peuvent se séparer après trois années partagées avec Jésus de Nazareth, trois années intenses. Ils viennent aussi de vivre trois journées bouleversantes et ils ont besoin de reprendre les paroles de Jean, de Pierre et de Marie Madeleine pour les accorder avec les enseignements reçus sur les routes de Palestine : « Je suis la Résurrection et la Vie. » et tant d’autres paroles entendues qui ne sont pas seulement des rumeurs d’illusions. Jésus se trouve soudain au milieu d’eux. Nous pouvons certes donner une signification mystique à cette venue, toutes portes closes. Ils ne l’attendaient pas. Ainsi pénètre-t-il dans nos vies, même si elles se ferment parfois à sa grâce. "Lorsque vous serez réunis, deux ou trois en mon nom, je serai au milieu de vous" (Matthieu 18. 20). Ce soir, ce n’est pas une présence mystique, mais une réalité humaine et divine tout à la fois. Il a conservé sur son corps ressuscité la trace des blessures et, sans mettre en avant le mérite de ses souffrances, il donne aux apôtres le témoignage de qui il est en plénitude. Il ne leur rappelle pas des souvenirs. La petite communauté apostolique l’a peut-être fait durant cette journée où elle est repliée sur elle-même au risque de ne plus vivre que d’espoirs déçus et même de se disperser, comme cela vient de commencer avec Cléophas et son compagnon qui marchent vers Emmaüs. Il leur démontre l’identité de l’homme qu’ils connaissent depuis trois ans avec l’homme ressuscité qu’il est devant eux. S’il est là au milieu d’eux, c’est pour l’avenir de l’Évangile, c’est pour les entraîner à sa suite. Ils seront les témoins et les envoyés. Par cette deuxième transmission de sa paix, il leur confirme immédiatement qu’ils doivent aussi la transmettre aux autres. Remettre les péchés, c’est donner la vie spirituelle à qui l’a perdue ou à qui l’a amoindrie.

1ère lecture : La communauté fraternelle des premiers chrétiens (Ac 2, 42-47)

Lecture du livre des Apôtres

Dans les premiers jours de l’Église, les frères étaient fidèles à écouter l'enseignement des Apôtres et à vivre en communion fraternelle, à rompre le pain et à participer aux prières. La crainte de Dieu était dans tous les cœurs ; beaucoup de prodiges et de signes s'accomplissaient par les Apôtres. Tous ceux qui étaient devenus croyants vivaient ensemble, et ils mettaient tout en commun ; ils vendaient leurs propriétés et leurs biens, pour en partager le prix entre tous selon les besoins de chacun. Chaque jour, d'un seul cœur, ils allaient fidèlement au Temple, ils rompaient le pain dans leurs maisons, ils prenaient leurs repas avec allégresse et simplicité. Ils louaient Dieu et trouvaient un bon accueil auprès de tout le peuple. Tous les jours, le Seigneur faisait entrer dans la communauté ceux qui étaient appelés au salut.

Psaume : Ps 117, 1.4, 13-14, 19.21, 22-23, 24-25

R/ Éternel est son amour !

Rendez grâce au Seigneur : Il est bon ! Éternel est son amour ! Qu'ils le disent, ceux qui craignent le Seigneur : Éternel est son amour ! On m'a poussé, bousculé pour m'abattre ; mais le Seigneur m'a défendu. Ma force et mon chant, c'est le Seigneur ; il est pour moi le salut. Ouvrez-moi les portes de justice : j'entrerai, je rendrai grâce au Seigneur. Je te rends grâce car tu m'as exaucé : tu es pour moi le salut. La pierre qu'ont rejetée les bâtisseurs est devenue la pierre d'angle : c'est là l'œuvre du Seigneur, la merveille devant nos yeux. Voici le jour que fit le Seigneur, qu'il soit pour nous jour de fête et de joie ! Donne, Seigneur, donne le salut ! Donne, Seigneur, donne la victoire !

2ème lecture : L'espérance des baptisés (1P 1, 3-9)

Lecture de la première lettre de saint Pierre Apôtre

Béni soit Dieu, le Père de Jésus-Christ notre Seigneur : dans sa grande miséricorde, il nous a fait renaître grâce à la résurrection de Jésus-Christ pour une vivante espérance, pour l'héritage qui ne connaîtra ni destruction, ni souillure, ni vieillissement. Cet héritage vous est réservé dans les cieux, à vous que la puissance de Dieu garde par la foi, en vue du salut qui est prêt à se manifester à la fin des temps. Vous en tressaillez de joie, même s'il faut que vous soyez attristés, pour un peu de temps encore, par toutes sortes d'épreuves ; elles vérifieront la qualité de votre foi qui est bien plus précieuse que l'or (cet or voué pourtant à disparaître, qu'on vérifie par le feu). Tout cela doit donner à Dieu louange, gloire et honneur quand se révélera Jésus-Christ, lui que vous aimez sans l'avoir vu, en qui vous croyez sans le voir encore ; et vous tressaillez d'une joie inexprimable qui vous transfigure, car vous allez obtenir votre salut qui est l'aboutissement de votre foi.

Evangile : Apparition du Christ huit jours après Pâques (Jn 20, 19-31)

Acclamation : Alléluia. Alléluia. Thomas a vu le Seigneur : il a cru. Heureux celui qui croit sans avoir vu ! Alléluia. (cf. Jn 20, 29)

Évangile de Jésus-Christ selon saint Jean

C'était après la mort de Jésus, le soir du premier jour de la semaine. Les disciples avaient verrouillé les portes du lieu où ils étaient, car ils avaient peur des Juifs. Jésus vint, et il était là au milieu d'eux. Il leur dit : « La paix soit avec vous ! » Après cette parole, il leur montra ses mains et son côté. Les disciples furent remplis de joie en voyant le Seigneur. Jésus leur dit de nouveau : « La paix soit avec vous ! De même que le Père m'a envoyé, moi aussi, je vous envoie. » Ayant ainsi parlé, il répandit sur eux son souffle et il leur dit : « Recevez l'Esprit Saint. Tout homme à qui vous remettrez ses péchés, ils lui seront remis ; tout homme à qui vous maintiendrez ses péchés, ils lui seront maintenus. » Or, l'un des Douze, Thomas (dont le nom signifie : Jumeau) n'était pas avec eux quand Jésus était venu. Les autres disciples lui disaient : « Nous avons vu le Seigneur ! » Mais il leur déclara : « Si je ne vois pas dans ses mains la marque des clous, si je ne mets pas mon doigt à l'endroit des clous, si je ne mets pas la main dans son côté, non, je ne croirai pas ! » Huit jours plus tard, les disciples se trouvaient de nouveau dans la maison, et Thomas était avec eux. Jésus vient, alors que les portes étaient verrouillées, et il était là au milieu d'eux. Il dit : « La paix soit avec vous ! »Puis il dit à Thomas : « Avance ton doigt ici, et vois mes mains ; avance ta main, et mets-la dans mon côté : cesse d'être incrédule, sois croyant. » Thomas lui dit alors : « Mon Seigneur et mon Dieu ! » Jésus lui dit : « Parce que tu m'as vu, tu crois. Heureux ceux qui croient sans avoir vu. » Il y a encore beaucoup d'autres signes que Jésus a faits en présence des disciples et qui ne sont pas mis par écrit dans ce livre. Mais ceux-là y ont été mis afin que vous croyiez que Jésus est le Messie, le Fils de Dieu, et afin que, par votre foi, vous ayez la vie en son nom.

CALENDRIER

  • Messe tous les jours à 9 h précédée de l’office des Laudes à 8 h 45
  • Tous les samedis matin de 11 h à 12 h 15 un prêtre se tient dans l’église Notre-Dame pour accueillir une démarche du sacrement de réconciliation
  • Adoration du Saint-Sacrement tous les samedis de 9h30 à 12h à la crypte

DIMANCHE 27 avril 2014 – Dimanche de la divine Miséricorde, Canonisation des papes Jean XXIII et Jean Paul II

1 ère lecture (Ac 2,42-47) Psaume (Ps 117,1.4.13-14.19.21-25) 2 ème lecture (1 P 1,3-9)

Evangile (Jn 20,19-3)

  • Lundi 28 avril : De la férie
  • Mardi 29 avril : Sainte-Catherine de Sienne
  • Mercredi 30 avril : De la férie
  • Jeudi 1 er mai : De la férie
  • A 10 h 30 messe à la crypte Notre-Dame
  • Vendredi 2 mai : Saint Athanase
  • Samedi 3 mai : Saint Philippe et Saint Jacques

DIMANCHE 4 mai 2014 – 3 ème Dimanche de Pâques

1 ère lecture (2,14.22b-33) Psaume (Ps 15,1-2a.5.7-10.2b.11) 2 ème lecture (1 P 1,17-21)

Evangile (Lc 24, 13-35)

Messe anticipée : samedi à 18 h 30

Messe à 9 h à Saint-Louis et à 10 h 30 à Notre-Dame

- Mercredi 30 avril de 20 h 30 à 22 h 30 : 2 ème soirée interreligieuse « Sois intègre » organisée par l’UDPP-93 (Union pour le Dialogue, le Partage et la Paix en Seine-Saint-Denis (communautés juive, catholique, protestante et musulmane) au Centre culturel Thierry le Luron, 9 Boulevard du Midi, Le Raincy

Lundi 5 Mai : Veillée pour la vie :

- A 20h temps diocésain avec Monseigneur Delannoy en l’église Saint- Gervais-Saint-Protais à Paris 4ème, Place Saint Gervais

- A 21 h 15 veillée de prière avec les huit évêques d’Ile-de-France à la Cathédrale Notre-Dame de Paris

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paroisse du Raincy - dans Feuilles de semaine
21 avril 2014 1 21 /04 /avril /2014 21:49

Extrait du discours d'ouverture de l'Assemblée plénière d'avril 2014 de Monseigneur Pontier président de la Conférence des Evêques de France

Appelés à discerner

Un discernement évangélique : n'est-ce pas ce à quoi nous sommes invités en ce temps qui est le nôtre ? Notre société souffre. Elle est en interrogation. En son sein, les baptisés eux-mêmes sont habités par des questionnements profonds qui peuvent les déstabiliser, les raidir, les fragiliser. Les questions de société sont profondes. Elles touchent le respect de la vie, celui des enfants, la conception du mariage, la fin de vie et finalement l'homme lui-même, dans son être profond, et à cause des possibilités qu'offrent les découvertes récentes de la recherche sur le génome humain. Elles touchent encore les questions de justice, de partage des biens, de respect de la personne des salariés réduite trop souvent à « une variable d'ajustement », d'accueil des étrangers, du vivre-ensemble dans notre société désormais pluraliste. L'avenir ne peut être dans la promotion des comportements eugéniques ni dans la perpétuation d'un ordre économique qui exclut trop de membres de nos sociétés. Que veut nous dire l'Esprit à travers ces évolutions, ces questionnements, ces souffrances, ces enthousiasmes ? Que veut-il que nous disions au nom du bien de l'homme et de tout l'homme ? Quelle est la juste manière de vivre en chrétien dans cette société ? Les moyens de communication moderne, le développement des réseaux sociaux avec un emploi parfois marqué par la violence, l'irresponsabilité et la fermeture à tout dialogue, tout cela modifie profondément les comportements individuels et collectifs. Le rapport de force dans une époque où le législatif n'est plus inspiré par les valeurs qui ont fait notre société peut-être ce qui est recherché au détriment de tout effort de réflexion, de confrontation, de conversion même. Nous-mêmes, évêques, nous sommes souvent sollicités ou même requis pour donner caution à des initiatives de tous ordres. Le risque d'être instrumentalisé ou d'instrumentaliser mérite discernement et échange. Notre ministère trouve son inspiration dans la Parole de Dieu, la réflexion de l'Eglise, la communion épiscopale, l'écoute spirituelle de ce que construit et inspire l'Esprit. Il y a vingt ans, nous avons su engager une vaste réflexion sur « la proposition de la foi dans la société actuelle ». Le contexte dans lequel nous vivons a bougé. La crise financière, économique, sociale et politique a fait son œuvre. Le pluralisme s'est installé dans notre pays de façon durable. Les évolutions sociétales déstabilisent et divisent. Les progrès des connaissances sur l'homme, si elles ouvrent la perspective de progrès thérapeutiques ne ferment pas la porte à des usages inhumains, irrespectueux de la dignité de l'homme. Beaucoup viennent vers l'Eglise, conduits par l'Esprit de Dieu, pour vivre une expérience spirituelle et trouver une lumière pour avancer dans l'espérance et la fraternité. Ils attendent beaucoup de nous. Nous leur redisons cet amour de Dieu pour chacun et nous annonçons l'appel du Christ à construire un monde juste et fraternel. Notre foi est porteuse d'une espérance dont le monde a besoin. Comment poursuivre ou renouveler notre discernement pastoral, notre engagement pour l'homme, pour tous les hommes à la lumière de l'Evangile, du Christ ? Le temps n'est-il pas venu de l'entreprendre ensemble ? Voilà bien des questions dont il faut nous parler pour enrichir notre regard, nous soumettre à la Parole de Dieu et tenir notre place dans la conduite du peuple de Dieu. « Ne nous laissons pas voler l'espérance ! », écrit le Pape François au n° 86 de son Exhortation apostolique « La Joie de l'Evangile », et il ajoute : « L'idéal chrétien invitera toujours à dépasser le soupçon, le manque de confiance permanent, la peur d'être envahi, les comportements défensifs que le monde actuel nous impose... L'Évangile nous invite toujours à courir le risque de la rencontre avec le visage de l'autre, avec sa présence physique qui interpelle, avec sa souffrance et ses demandes, avec sa joie contagieuse dans un constant corps à corps. La foi authentique dans le Fils de Dieu fait chair est inséparable du don de soi, de l'appartenance à la communauté, du service, de la réconciliation avec la chair des autres. Dans son incarnation, le Fils de Dieu nous a invités à la révolution de la tendresse. » (n° 88)

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paroisse du Raincy - dans Déclarations & documents
21 avril 2014 1 21 /04 /avril /2014 21:45

Extrait du discours d'ouverture de l'Assemblée plénière d'avril 2014 de Monseigneur Pontier président de la Conférence des Evêques de France

Appelés à discerner

Un discernement évangélique : n'est-ce pas ce à quoi nous sommes invités en ce temps qui est le nôtre ? Notre société souffre. Elle est en interrogation. En son sein, les baptisés eux-mêmes sont habités par des questionnements profonds qui peuvent les déstabiliser, les raidir, les fragiliser. Les questions de société sont profondes. Elles touchent le respect de la vie, celui des enfants, la conception du mariage, la fin de vie et finalement l'homme lui-même, dans son être profond, et à cause des possibilités qu'offrent les découvertes récentes de la recherche sur le génome humain. Elles touchent encore les questions de justice, de partage des biens, de respect de la personne des salariés réduite trop souvent à « une variable d'ajustement », d'accueil des étrangers, du vivre-ensemble dans notre société désormais pluraliste. L'avenir ne peut être dans la promotion des comportements eugéniques ni dans la perpétuation d'un ordre économique qui exclut trop de membres de nos sociétés. Que veut nous dire l'Esprit à travers ces évolutions, ces questionnements, ces souffrances, ces enthousiasmes ? Que veut-il que nous disions au nom du bien de l'homme et de tout l'homme ? Quelle est la juste manière de vivre en chrétien dans cette société ? Les moyens de communication moderne, le développement des réseaux sociaux avec un emploi parfois marqué par la violence, l'irresponsabilité et la fermeture à tout dialogue, tout cela modifie profondément les comportements individuels et collectifs. Le rapport de force dans une époque où le législatif n'est plus inspiré par les valeurs qui ont fait notre société peut-être ce qui est recherché au détriment de tout effort de réflexion, de confrontation, de conversion même. Nous-mêmes, évêques, nous sommes souvent sollicités ou même requis pour donner caution à des initiatives de tous ordres. Le risque d'être instrumentalisé ou d'instrumentaliser mérite discernement et échange. Notre ministère trouve son inspiration dans la Parole de Dieu, la réflexion de l'Eglise, la communion épiscopale, l'écoute spirituelle de ce que construit et inspire l'Esprit. Il y a vingt ans, nous avons su engager une vaste réflexion sur « la proposition de la foi dans la société actuelle ». Le contexte dans lequel nous vivons a bougé. La crise financière, économique, sociale et politique a fait son œuvre. Le pluralisme s'est installé dans notre pays de façon durable. Les évolutions sociétales déstabilisent et divisent. Les progrès des connaissances sur l'homme, si elles ouvrent la perspective de progrès thérapeutiques ne ferment pas la porte à des usages inhumains, irrespectueux de la dignité de l'homme. Beaucoup viennent vers l'Eglise, conduits par l'Esprit de Dieu, pour vivre une expérience spirituelle et trouver une lumière pour avancer dans l'espérance et la fraternité. Ils attendent beaucoup de nous. Nous leur redisons cet amour de Dieu pour chacun et nous annonçons l'appel du Christ à construire un monde juste et fraternel. Notre foi est porteuse d'une espérance dont le monde a besoin. Comment poursuivre ou renouveler notre discernement pastoral, notre engagement pour l'homme, pour tous les hommes à la lumière de l'Evangile, du Christ ? Le temps n'est-il pas venu de l'entreprendre ensemble ? Voilà bien des questions dont il faut nous parler pour enrichir notre regard, nous soumettre à la Parole de Dieu et tenir notre place dans la conduite du peuple de Dieu. « Ne nous laissons pas voler l'espérance ! », écrit le Pape François au n° 86 de son Exhortation apostolique « La Joie de l'Evangile », et il ajoute : « L'idéal chrétien invitera toujours à dépasser le soupçon, le manque de confiance permanent, la peur d'être envahi, les comportements défensifs que le monde actuel nous impose... L'Évangile nous invite toujours à courir le risque de la rencontre avec le visage de l'autre, avec sa présence physique qui interpelle, avec sa souffrance et ses demandes, avec sa joie contagieuse dans un constant corps à corps. La foi authentique dans le Fils de Dieu fait chair est inséparable du don de soi, de l'appartenance à la communauté, du service, de la réconciliation avec la chair des autres. Dans son incarnation, le Fils de Dieu nous a invités à la révolution de la tendresse. » (n° 88)

La résurrection de notre Sauveur et Seigneur

1 ère lecture (Ac 10,34a.37-43) Psaume (Ps 117,1-4.16-17.22-23) 2 ème lecture (Col 3,1-4) Evangile (Jn 20,1-9)

Voici près de deux mille ans, la lumière de la Vie Nouvelle a jailli d'un tombeau. Désormais, pour toujours, et dans cet aujourd'hui qui est le nôtre, toutes choses sont remplies de cette lumière, le Ciel, la Terre et les Enfers. Et en cette année nous la célébrons à la même date et au même jour liturgique, avec toute l'Église, latine, orthodoxe, orientale... Mais la voyons-nous ?

Nous vivons d'une vie nouvelle

Cette vie nous est donnée au jour de notre baptême, ce jour "où nous avons été ensevelis avec le Christ dans sa mort, afin que, comme le Christ est ressuscité des morts, nous vivions nous aussi dans une vie nouvelle." (Romains 6. 4)

A Pâques, nous célébrons la Résurrection du Christ comme quelque chose qui est arrivée. Mais en fait elle nous arrive encore. Car chacun d'entre nous a reçu le don de cette vie nouvelle, la faculté de l'accueillir, la grâce d'en vivre. C'est un don qui change radicalement notre attitude envers toutes choses, y compris la mort.

Certes elle est encore là et nous l'affrontons toujours. Un jour, elle viendra nous prendre dans notre vie terrestre pour nous entraîner la vie divine. Mais là réside aussi toute notre foi. Par sa propre mort, le Christ a changé la nature même de la mort. Il en a fait un passage, une pâque, dans le Royaume de Dieu. Il a transformé en une victoire suprême, ce qui est et reste une tragédie.

"Que ton Esprit fasse de nous des hommes nouveaux pour que nous ressuscitions avec le Christ dans la lumière de la vie." (prière pascale après la communion) "Voici le jour que fit le Seigneur, jour de fête et jour de joie ! Voici le jour où le Christ, notre Dieu, nous conduit de la mort à la vie." (Acclamations des matines)

Messe du jour de Pâques

1ère lecture : Les Apôtres témoins de la Résurrection (Ac 10, 34a.37-43)

Quand Pierre arriva de Césarée chez un centurion de l'armée romaine, il prit la parole : « Vous savez ce qui s'est passé à travers tout le pays des Juifs, depuis les débuts en Galilée, après le baptême proclamé par Jean : Jésus de Nazareth, Dieu l'a consacré par l'Esprit Saint et rempli de sa force. Là où il passait, il faisait le bien, et il guérissait tous ceux qui étaient sous le pouvoir du démon. Car Dieu était avec lui. Et nous, les Apôtres, nous sommes témoins de tout ce qu'il a fait dans le pays des Juifs et à Jérusalem. Ils l'ont fait mourir en le pendant au bois du supplice. Et voici que Dieu l'a ressuscité le troisième jour. Il lui a donné de se montrer, non pas à tout le peuple, mais seulement aux témoins que Dieu avait choisis d'avance, à nous qui avons mangé et bu avec lui après sa résurrection d'entre les morts. Il nous a chargés d'annoncer au peuple et de témoigner que Dieu l'a choisi comme Juge des vivants et des morts. C'est à lui que tous les prophètes rendent ce témoignage : Tout homme qui croit en lui reçoit par lui le pardon de ses péchés. »

Psaume : Ps 117, 1.4, 16-17, 22-23

R/ Ce jour que fit le Seigneur est un jour de joie, alléluia !

Rendez grâce au Seigneur : Il est bon ! Éternel est son amour ! Qu'ils le disent, ceux qui craignent le Seigneur : Éternel est son amour ! Le bras du Seigneur se lève, le bras du Seigneur est fort ! Non, je ne mourrai pas, je vivrai, pour annoncer les actions du Seigneur. La pierre qu'ont rejetée les bâtisseurs est devenue la pierre d'angle : c'est là l'œuvre du Seigneur, la merveille devant nos yeux.

2ème lecture : Vivre avec le Christ ressuscité (Col 3, 1-4)

Frères, vous êtes ressuscités avec le Christ. Recherchez donc les réalités d’en haut : c’est là qu’est le Christ, assis à la droite de Dieu. Tendez vers les réalités d'en haut, et non pas vers celles de la terre. En effet, vous êtes morts avec le Christ, et votre vie reste cachée avec lui en Dieu. Quand paraîtra le Christ, votre vie, alors vous aussi, vous paraîtrez avec lui en pleine gloire.

Evangile : Le tombeau vide et la foi des Apôtres (Jn 20, 1-9)

Acclamation : Alléluia. Alléluia. Notre Pâque immolée, c'est le Christ ! Rassasions-nous dans la joie au festin du Seigneur ! Alléluia. (1 Co 5, 7-8)

Évangile de Jésus-Christ selon saint Jean

Le premier jour de la semaine, Marie Madeleine se rend au tombeau de grand matin, alors qu'il fait encore sombre. Elle voit que la pierre a été enlevée du tombeau. Elle court donc trouver Simon-Pierre et l'autre disciple, celui que Jésus aimait, et elle leur dit : « On a enlevé le Seigneur de son tombeau, et nous ne savons pas où on l'a mis. » Pierre partit donc avec l'autre disciple pour se rendre au tombeau. Ils couraient tous les deux ensemble, mais l'autre disciple courut plus vite que Pierre et arriva le premier au tombeau. En se penchant, il voit que le linceul est resté là ; cependant il n'entre pas. Simon-Pierre, qui le suivait, arrive à son tour. Il entre dans le tombeau, et il regarde le linceul resté là, et le linge qui avait recouvert la tête, non pas posé avec le linceul, mais roulé à part à sa place. C'est alors qu'entra l'autre disciple, lui qui était arrivé le premier au tombeau. Il vit, et il crut. Jusque-là, en effet, les disciples n'avaient pas vu que, d'après l'Écriture, il fallait que Jésus ressuscite d'entre les morts.

CALENDRIER

  • Messe tous les jours à 9 h précédée de l’office des Laudes à 8 h 45
  • Tous les samedis matin de 11 h à 12 h 15 un prêtre se tient dans l’église Notre-Dame pour accueillir une démarche du sacrement de réconciliation
  • Adoration du Saint-Sacrement tous les samedis de 9h30 à 12h à la crypte

DIMANCHE 20 avril 2014 – PAQUES, RESURRECTION DU SEIGNEUR

1 ère lecture (Ac 10,34a.37-43) Psaume (Ps 117,1-4.16-17.22-23) 2 ème lecture (Col 3,1-4)

Evangile (Jn 20,1-9)

  • Lundi 21 avril : Lundi de Pâques
  • A 10 h 30 messe dans la crypte Notre-Dame
  • Mardi 22 avril : Mardi de Pâques
  • Mercredi 23 avril : Mercredi de Pâques
  • Jeudi 24 avril : Jeudi de Pâques
  • Vendredi 25 avril : Vendredi de Pâques
  • Samedi 26 avril : Samedi de Pâques

DIMANCHE 27 avril 2014 – Dimanche de la divine Miséricorde, Canonisation des papes Jean XXIII et Jean Paul II

1 ère lecture (Ac 2,42-47) Psaume (Ps 117,1.4.13-14.19.21-25) 2 ème lecture (1 P 1,3-9)

Evangile (Jn 20,19-3)

Messe anticipée : samedi à 18 h 30

Messe à 9 h à Saint-Louis et à 10 h 30 à Notre-Dame

- Mercredi 30 avril de 20 h 30 à 22 h 30 : 2 ème soirée interreligieuse « Sois intègre » organisée par l’UDPP-93 (Union pour le Dialogue, le Partage et la Paix en Seine-Saint-Denis (communautés juive, catholique, protestante et musulmane) au Centre culturel Thierry le Luron, 9 Boulevard du Midi, Le Raincy

Lundi 5 Mai : Veillée pour la vie :

- A 20h temps diocésain avec Monseigneur Delannoy en l’église Saint- Gervais-Saint-Protais à Paris 4ème, Place Saint Gervais

- A 21 h 15 veillée de prière avec les huit évêques d’Ile-de-France à la Cathédrale Notre-Dame de Paris

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paroisse du Raincy - dans Feuilles de semaine
13 avril 2014 7 13 /04 /avril /2014 21:18

Vivre la joie du pardon : un rendez-vous à ne pas manquer !

(…)Beaucoup, aujourd’hui, ne comprennent pas la dimension ecclésiale du pardon, parce que l’individualisme, le subjectivisme dominent et nous aussi, les chrétiens, nous en subissons l’influence. Bien sûr, Dieu pardonne à tout pécheur qui se repent, personnellement, mais le chrétien est lié au Christ, et le Christ est uni à l’Église. Pour nous, chrétiens, c’est un don supplémentaire, et c’est aussi un engagement supplémentaire : passer humblement par le ministère ecclésial. Cela, nous devons le valoriser ; c’est un don, une attention, une protection et c’est aussi la certitude que Dieu m’a pardonné. Je vais vers ce frère prêtre et lui dis : « Père, j’ai fait cela… ». Et il répond : « Mais je te pardonne ; Dieu te pardonne ». A ce moment-là, je suis certain que Dieu m’a pardonné ! Et c’est beau, cela nous donne la certitude que Dieu nous pardonne toujours, ne se lasse pas de pardonner. Et nous ne devons pas nous lasser d’aller demander pardon. On peut éprouver de la honte à dire ses péchés, mais nos mamans et nos grands-mères disaient qu’il vaut mieux devenir rouge une fois que jaune mille fois. On rougit une fois, mais nos péchés sont pardonnés et on avance. Enfin, un dernier point : le prêtre, instrument du pardon des péchés. Le pardon de Dieu, qui nous est donné dans l’Église, nous est transmis par l'intermédiaire du ministère d’un frère, le prêtre ; un homme qui, comme nous, a lui aussi besoin de miséricorde, devient véritablement l’instrument de la miséricorde, en nous donnant l’amour sans limites de Dieu notre Père. Les prêtres aussi doivent se confesser, et les évêques aussi : nous sommes tous pécheurs. Même le pape se confesse tous les quinze jours, parce que le pape aussi est pécheur. Et le confesseur entend ce que je lui dis, il me conseille et me pardonne, parce que nous avons tous besoin de ce pardon. On entend parfois des personnes affirmer qu’elles se confessent directement à Dieu… Oui, comme je viens de le dire, Dieu t’écoute toujours, mais dans le sacrement de la Réconciliation, il envoie un frère t’apporter le pardon, la certitude du pardon, au nom de l’Église. Le service que rend le prêtre en tant que ministre, de la part de Dieu, en pardonnant les péchés est très délicat et exige que son cœur soit en paix, que le prêtre ait le cœur en paix, qu’il ne maltraite pas les fidèles, mais qu’il soit doux, bienveillant et miséricordieux ; qu’il sache semer l’espérance dans les cœurs et, surtout, qu’il soit conscient que le frère ou la sœur qui s’approche du sacrement de la Réconciliation vient chercher le pardon et qu’il le fait comme toutes les personnes qui s’approchaient de Jésus pour qu’il les guérisse. Si le prêtre n’est pas dans cette disposition d’esprit, il vaut mieux qu’il n’administre pas ce sacrement, jusqu’à ce qu’il se corrige. Les fidèles qui se repentent ont le droit, tous les fidèles ont le droit de trouver dans les prêtres des serviteurs du pardon de Dieu. Chers frères, en tant que membres de l’Église, sommes-nous conscients de ce don que nous offre Dieu lui-même ? Est-ce que nous éprouvons la joie de ce souci, de cette attention maternelle que manifeste l’Église à notre égard ? Est-ce que nous savons la mettre en valeur avec simplicité et assiduité ? N’oublions pas que Dieu ne se lasse jamais de nous pardonner ; par le ministère du prêtre, en nous serrant à nouveau dans ses bras, il nous régénère et nous permet de nous relever et de reprendre à nouveau notre chemin. Parce que c’est cela notre vie : nous relever sans cesse et reprendre notre chemin.

(Extrait delà catéchèse du pape François sur le sacrement du pardon le 13 Novembre 2013)

9000 jeunes lycéens à Lourdes, durant le FRAT, vont vivre et célébrer le sacrement de la réconciliation.

Et nous ? Durant cette Semaine Sainte ? Dans une église, sur notre lieu de travail, auprès d’un prêtre, venons faire cette démarche de libération, elle est difficile parfois, mais prodigue tellement de joie et de paix intérieure….

Prions les uns pour les autres pour que L’Esprit Saint inspire notre démarche.

Des documents et des catéchèses sont à votre disposition sur la table au fond de l’église.

Père Frédéric Benoist, curé de la paroisse

L'entrée dans Jérusalem

1 ère lecture (Is 50,4-7) Psaume (Ps 21,8-9.17-20.22-24) 2 ème lecture (Ph 2,6-11) Evangile (Mt 26,14-27,66)

Jésus la veut toute simple, sur un animal symbole d’humilité et de douceur. Mais aussi significative de la continuité son messianisme durant les événements de cette Semaine Sainte. Car elle est également l’accomplissement de la prophétie de Zacharie (Zac. 9.9) : « Voici que ton roi s’avance vers toi, il est juste et victorieux. » Cette victoire devra traverser l’épreuve de l’humiliation et du sacrifice nous ouvrons une porte sur la splendeur du Royaume.

Par contre, la foule qui vient de Galilée et de plus loin sans doute, pour la fête de la Pâque, se réjouit avec exubérance. Mais elle ne semble pas réaliser, pas plus que les Pharisiens d’ailleurs, qu’ils sont en train de concrétiser et de vivre l’entrée messianique, annoncée par les Prophètes. Les événements immédiats ne leur donnent pas d'entrer dans la pensée du Dieu d'Abraham, d'Isaac, de Moïse et des Prophètes.

Parmi les pharisiens, quelques-uns, précise saint Luc, peuvent critiquer l’enthousiasme de la foule. Jésus l’accepte puisqu’il vient du coeur, même s’il est éphémère.

Nous aussi, nous devons "recevoir" Jésus-Christ, le Fils de Dieu parmi nous, dans sa plénitude et assumer sa volonté, parce qu’elle est celle de celui qui vient au nom du Seigneur. Il vient. Il reviendra dans sa gloire. Aujourd’hui il ne demande aucun royaume visible, il ne veut régner que sur nous-mêmes.

Évangile de Jésus Christ selon saint Matthieu

Quelques jours avant la fête de la Pâque, Jésus et ses disciples, approchant de Jérusalem, arrivèrent à Bethphagé, sur les pentes du mont des Oliviers. Alors Jésus envoya deux disciples :

« Allez au village qui est en face de vous ; vous trouverez aussitôt une ânesse attachée et son petit avec elle. Détachez-les et amenez-les moi. Et si l'on vous dit quelque chose, vous répondrez : 'Le Seigneur en a besoin, mais il les renverra aussitôt.' »

Cela s'est passé pour accomplir la parole transmise par le prophète :

Dites à la fille de Sion : Voici ton roi qui vient vers toi, humble, monté sur une ânesse et un petit âne, le petit d'une bête de somme.

Les disciples partirent et firent ce que Jésus leur avait ordonné.

Ils amenèrent l'ânesse et son petit, disposèrent sur eux leurs manteaux, et Jésus s'assit dessus.

Dans la foule, la plupart étendirent leurs manteaux sur le chemin ; d'autres coupaient des branches aux arbres et en jonchaient la route.

Les foules qui marchaient devant Jésus et celles qui suivaient criaient : « Hosanna au fils de David ! Béni soit celui qui vient au nom du Seigneur ! Hosanna au plus haut des cieux ! »

Comme Jésus entrait à Jérusalem, l'agitation gagna toute la ville ; on se demandait : « Qui est cet homme ? »

Et les foules répondaient : « C'est le prophète Jésus, de Nazareth en Galilée. »

Lecture du livre d'Isaïe

Dieu mon Seigneur m'a donné le langage d'un homme qui se laisse instruire, pour que je sache à mon tour réconforter celui qui n'en peut plus. La Parole me réveille chaque matin, chaque matin elle me réveille pour que j'écoute comme celui qui se laisse instruire.

Le Seigneur Dieu m'a ouvert l'oreille, et moi, je ne me suis pas révolté, je ne me suis pas dérobé.

J'ai présenté mon dos à ceux qui me frappaient, et mes joues à ceux qui m'arrachaient la barbe. Je n'ai pas protégé mon visage des outrages et des crachats.

Le Seigneur Dieu vient à mon secours ; c'est pourquoi je ne suis pas atteint par les outrages, c'est pourquoi j'ai rendu mon visage dur comme pierre : je sais que je ne serai pas confondu.

Psaume : Ps 21, 8-9, 17-18a, 19-20, 22c-24a

R/ Mon Dieu, mon Dieu, pourquoi m'as-tu abandonné ? Tous ceux qui me voient me bafouent, ils ricanent et hochent la tête : « Il comptait sur le Seigneur : qu'il le délivre ! Qu'il le sauve, puisqu'il est son ami ! » Oui, des chiens me cernent, une bande de vauriens m'entoure. Ils me percent les mains et les pieds ; je peux compter tous mes os. Ils partagent entre eux mes habits et tirent au sort mon vêtement. Mais toi, Seigneur, ne sois pas loin : ô ma force, viens vite à mon aide ! Mais tu m'as répondu ! Et je proclame ton nom devant mes frères, je te loue en pleine assemblée. Vous qui le craignez, louez le Seigneur.

2ème lecture : Abaissement et glorification de Jésus (Ph 2, 6-11)

Lecture de la lettre de saint Paul Apôtre aux Philippiens

Le Christ Jésus, lui qui était dans la condition de Dieu, il n'a pas jugé bon de revendiquer son droit d'être traité à l'égal de Dieu ; mais au contraire, il se dépouilla lui-même en prenant la condition de serviteur. Devenu semblable aux hommes et reconnu comme un homme à son comportement, il s'est abaissé lui-même en devenant obéissant jusqu'à mourir, et à mourir sur une croix. C'est pourquoi Dieu l'a élevé au-dessus de tout ; il lui a conféré le Nom qui surpasse tous les noms, afin qu'au Nom de Jésus, aux cieux, sur terre et dans l'abîme, tout être vivant tombe à genoux, et que toute langue proclame : « Jésus Christ est le Seigneur », pour la gloire de Dieu le Père.

CALENDRIER

  • Messe tous les jours à 9 h précédée de l’office des Laudes à 8 h 45
  • Tous les samedis matin de 11 h à 12 h 15 un prêtre se tient dans l’église Notre-Dame pour accueillir une démarche du sacrement de réconciliation

DIMANCHE 13 avril 2014 – Dimanche des Rameaux et de la Passion

1 ère lecture (Is 50,4-7) Psaume (Ps 21,8-9.17-20.22-24) 2 ème lecture (Ph 2,6-11)

Evangile (Mt 26,14-27,66)

  • Lundi 14 avril : Lundi de la Semaine sainte
  • Mardi 15 avril : Mardi de la Semaine sainte
  • Mercredi 16 avril : Mercredi de la Semaine sainte
  • Jeudi 17 avril : Jeudi saint- pas de messe à 9 h
  • Vendredi 18 avril : Vendredi saint- pas de messe à 9 h
  • Samedi 19 avril : Samedi saint - pas de messe à 9 h

DIMANCHE 20 avril 2014 – PAQUES, RESURRECTION DU SEIGNEUR

1 ère lecture (Ac 10,34a.37-43) Psaume (Ps 117,1-4.16-17.22-23) 2 ème lecture (Col 3,1-4)

Evangile (Jn 20,1-9)

- Pas de messe à l’église Saint-Louis

Semaine Sainte et Triduum Pascal

Mercredi 16 Avril à 19 h à la cathédrale basilique de Saint-Denis : messe chrismale présidée par notre évêque, Pascal Delannoy, et bénédiction des différentes huiles pour la célébration des sacrements.

Jeudi 17 Avril à 20 h 30 : La Cène du Seigneur, messe, suivie d’un temps d’adoration en silence

Vendredi 18 Avril : la Passion du Seigneur : 15 h Chemin de croix dans l’église Notre- Dame ; 20 h 30 office du soir et vénération de la croix

Samedi 19 Avril : Samedi saint, jour du grand silence. 12 h dans la crypte : Temps de prière avec en particulier les familles qui ont perdu un enfant. 21h30 vigile Pascale

Dimanche 20 Avril saint Jour de Pâques : 8 h 45 : petit-déjeuner suivi d’une célébration œcuménique au Temple protestant (17 allée de l’Ermitage) ; 10 h 30 messe solennelle avec baptêmes d’enfants à Notre-Dame

Pour célébrer et vivre une démarche du sacrement de la Réconciliation (confessions) :

- Vendredi à l’issue du chemin de croix à Notre Dame

  • - Samedi de 10 h à 12 h et de 16 h à 18 h dans l’église Notre-Dame
  • - Lundi 21 Avril : Lundi de Pâques : messe à 10 h 30 à l’église Notre-Dame
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paroisse du Raincy - dans Feuilles de semaine
8 avril 2014 2 08 /04 /avril /2014 22:10

Le Messager du Mois d'avril 2014 est consultable en ligne

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paroisse du Raincy - dans Le Messager en ligne
8 avril 2014 2 08 /04 /avril /2014 21:59

4 grands témoins de la liberté religieuse

Du 24 au 28 mars 2014 était organisée à Strasbourg, Bordeaux, Marseille et Paris la 6e édition de la Nuit des Témoins pour la liberté religieuse dans le monde. À Paris, une conférence de presse a permis d'entendre en direct quatre personnalités dont les pays sont au cœur de l'actualité.

Regroupés autour d'une même table quatre ambassadeurs de leurs pays, de leurs Églises, de leurs peuples dans la tourmente. « On est sur bien plus que de l'information, il y va de l'homme, de la liberté religieuse, d'enjeux éthiques considérables », a commenté Mgr Bernard Podvin, porte-parole de la Conférence des évêques de France, en recevant ces « invités impressionnants ».

Parmi eux un seul représentant du continent africain, mais un précieux artisan de paix et de dialogue interreligieux pour la Centrafrique, qualifié dans le Journal Le Monde en décembre 2013 de « saint homme », Mgr Dieudonné Nzapalaïnga. Alors qu'il a souvent été question dans les médias de milices chrétiennes se livrant à des exactions contre des musulmans, l'archevêque de Bangui veut le faire savoir : « Beaucoup de chrétiens ont refusé de résister à la tentation de se venger » et à l'heure actuelle « beaucoup de musulmans sont accueillis dans des paroisses » (l'imam lui-même est logé à l'évêché pour sa sécurité). Évoquant tout à la fois « des institutions laminées », des jeunes « manipulés » et une instrumentalisation de la religion, Mgr Nzapalaïnga a déclaré : « Ce sont les groupes extrémistes de part et d'autre qu'on doit neutraliser. [...] Il est hors de question de nous affronter ensemble. [...] La fraternité est possible ».

Une dégradation de la sécurité des chrétiens

« Avec nos concitoyens musulmans sincères qui aiment l'Égypte, pendant trois ans, nous avons découvert que nous pouvions faire beaucoup de choses ensemble », a témoigné pour sa part Mgr Ibrahim Isaac Sidrak, patriarche des coptes catholiques de ce pays où il vit depuis 58 ans. Évoquant le vote d'une nouvelle constitution qui « a donné leur place aux minorités », Mgr Sidrak dit « espérer en une Égypte nouvelle civile et civilisée où les Égyptiens se sentent libres » et insiste sur « le besoin de former des laïcs, des personnes civiquement et politiquement ». Revenant sur l'expression « Le printemps arabe », Soeur Raghida Al Khouri de Syrie, a tenu à la qualifier plutôt en ce qui concerne son pays « d'hiver ou d'automne ». En quelques formules, elle a résumé une situation terrible: « Le peuple syrien souffre tous les jours », « 80% du pays est par terre », « On a dispersé, divisé le peuple chrétien [...] qui est pour le dialogue, la négociation ». Lançant un vibrant appel à l'aide, elle attend de la France « d'agir en actes et en vérité » : « une aide effective, rapide et pas apitoyée ».

« Dire la vérité sur la situation des chrétiens en Irak » où « on les tue uniquement parce qu'ils sont chrétiens », c'est aussi ce qu'attend Mgr Amel Shamon Nona, archevêque de Mossoul (dont le prédécesseur a été assassiné). Il a tenu à replacer la situation de son pays dans le contexte du Moyen-Orient avec « une culture de violence dans cette région » et « une situation politique très difficile qui dégrade la sécurité des chrétiens ».

Prier pour nos frères dans la foi

Trois objectifs président à l'instauration de la Nuit des Témoins, a rappelé Marc Fromager, directeur d'Aide à l'Eglise en Détresse - France : « rendre hommage aux martyrs de notre temps», prier et œuvrer « pour que la liberté religieuse progresse dans le monde quelle que soit la religion » et « donner la parole à des témoins vivants ». En 2013, 200 millions de chrétiens n'étaient pas libres de vivre leur foi et le nombre de missionnaires assassinés a doublé par rapport à 2012. « Autant de prêtres ont été tués que de journalistes », souligne Marc Fromager.

Voilà qui peut aussi alimenter notre prière à l’approche de la Semaine Sainte. (F.B)

Contemplons Marie, la sœur de Marthe, dans son deuil

1 ère lecture (Ez 37,12-14) Psaume (Ps 129,1-8) 2 ème lecture (Rm 8,8-11) Evangile (Jn 11,1-45)

Lorsqu’elle apprend l’arrivée du Christ, elle reste à la maison, à l’inverse de Marthe qui part à sa rencontre. Elle ne se décidera que sur l’appel discret de Marthe. "Le Maître est là. Il t’appelle, il te demande." C’est Jésus qui l’invite et qui l’attend. C’est bien lui le maître. Si nous voulons rencontrer Jésus et partager sa vie, il ne faut pas le chercher au travers de nos seules attentes personnelles et selon nos points de vue, mais le rejoindre pour lui-même, en entendant et en décryptant les signes qu’il nous donne comme un appel. Dès qu’elle entendit cette attente, Marie se lève en hâte et va vers lui. De nombreux juifs étaient venus entourer. Marthe ne peut être entourée, elle va et elle vient. Elle n’a pas besoin d’être consolée, elle parle et s’agite. Quand elle a rejoint Jésus, Marie lui a exprimé sa foi en lui disant quelles étaient son espérance et sa souffrance de cette absence et elle reprend la même réaction que Marthe : "Si tu avais été là..." Elle accompagne le Maître au tombeau. Elle pleure. Jésus, bouleversé par cette émotion, la partage à son tour. Avec Marthe, il est obligé de "discuter". En Marie, il rejoint l’essentiel de l’événement. A toutes deux il peut alors demander : "Où l’avez-vous déposé ?"

Quant à Marthe…

La foi de Marthe n’entend pas le sens des paroles et de l’attente du Seigneur. Il lui dit : "Je suis la Résurrection". Elle n’entend pas. La résurrection, elle ne la conçoit que par rapport à une loi générale, dans le futur, même pour son frère, "au dernier jour". Jésus rectifie cette conception : la résurrection est un fait déjà présent et propre à chacun de nous, puisque la vie est liée à la présence personnelle de Jésus.

Il ne parle pas de la vie biologique, mais de cette vie qui est :"une chose mystérieuse, annoncera saint Paul aux Corinthiens. Ce qui est mortel revêt l’immortalité, ce qui est semé en terre est un corps humain. Ce qui ressuscite est un corps spirituel" (1 Corinthiens 15. 44 et suivants). Marthe progresse dans son adhésion au Christ. Elle a confiance en lui :"Je sais que Dieu t’accordera ce que tu lui demanderas, tout ce que tu lui demanderas." Jésus lui répond :"Crois-tu que je suis la résurrection et la vie ?" Si elle ne réalise pas tout ce que cela signifie, cependant elle le reconnaît déjà comme Messie, comme Fils de Dieu venant dans le monde. Mais elle est encore à moitié convaincue. Jésus devra le lui rappeler :"Ne te l’ai-je pas dit ? Si tu crois, tu verras la gloire de Dieu."

1ère lecture : Le peuple mort va revivre (Ez 37, 12-14)

Lecture du livre d'Ézékiel

Ainsi parle le Seigneur Dieu : Je vais ouvrir vos tombeaux et je vous en ferai sortir, ô mon peuple, et je vous ramènerai sur la terre d'Israël. Vous saurez que je suis le Seigneur, quand j'ouvrirai vos tombeaux et vous en ferai sortir, ô mon peuple ! Je mettrai en vous mon esprit, et vous vivrez ; je vous installerai sur votre terre, et vous saurez que je suis le Seigneur : je l'ai dit, et je le ferai. — Parole du Seigneur.

Psaume : Ps 129, 1-2, 3-4, 5-6ab, 7bc-8

R/ Auprès du Seigneur est la grâce, la pleine délivrance.

Des profondeurs je crie vers toi, Seigneur, Seigneur, écoute mon appel ! Que ton oreille se fasse attentive au cri de ma prière ! Si tu retiens les fautes, Seigneur, Seigneur, qui subsistera ? Mais près de toi se trouve le pardon pour que l'homme te craigne. J'espère le Seigneur de toute mon âme ; je l'espère, et j'attends sa parole. Mon âme attend le Seigneur plus qu'un veilleur ne guette l'aurore. Oui, près du Seigneur, est l'amour ; près de lui, abonde le rachat. C'est lui qui rachètera Israël de toutes ses fautes.

2ème lecture : Celui qui a ressuscité Jésus vous donnera la vie (Rm 8, 8-11)

Lecture de la lettre de saint Paul Apôtre aux Romains

Frères, sous l'emprise de la chair, on ne peut pas plaire à Dieu. Or, vous, vous n'êtes pas sous l'emprise de la chair, mais sous l'emprise de l'Esprit, puisque l'Esprit de Dieu habite en vous. Celui qui n'a pas l'Esprit du Christ ne lui appartient pas. Mais si le Christ est en vous, votre corps a beau être voué à la mort à cause du péché, l'Esprit est votre vie, parce que vous êtes devenus des justes. Et si l'Esprit de celui qui a ressuscité Jésus d'entre les morts habite en vous, celui qui a ressuscité Jésus d'entre les morts donnera aussi la vie à vos corps mortels par son Esprit qui habite en vous.

Evangile : Mort et résurrection de Lazare (Lecture brève : 11, 3-7.20-27.34-35) (Jn 11, 1-45)

Acclamation : Gloire à toi, Seigneur, gloire à toi. Tu es la Résurrection, tu es la Vie, Seigneur Jésus ! Celui qui croit en toi ne mourra jamais. Gloire à toi, Seigneur, gloire à toi. (cf. Jn 11, 25-26)

Évangile de Jésus-Christ selon saint Jean Donc, les deux sœurs Marthe et Marie envoyèrent dire à Jésus : « Seigneur, celui que tu aimes est malade. » En apprenant cela, Jésus dit : « Cette maladie ne conduit pas à la mort, elle est pour la gloire de Dieu, afin que par elle le Fils de Dieu soit glorifié. » Jésus aimait Marthe et sa sœur, ainsi que Lazare. Quand il apprit que celui-ci était malade, il demeura pourtant deux jours à l'endroit où il se trouvait ; alors seulement il dit aux disciples : « Revenons en Judée. » Quand Jésus arriva, il trouva Lazare au tombeau depuis quatre jours déjà. Lorsque Marthe apprit l'arrivée de Jésus, elle partit à sa rencontre, tandis que Marie restait à la maison. Marthe dit à Jésus : « Seigneur, si tu avais été là, mon frère ne serait pas mort. Mais je sais que, maintenant encore, Dieu t'accordera tout ce que tu lui demanderas. » Jésus lui dit : « Ton frère ressuscitera. » Marthe reprit : « Je sais qu'il ressuscitera au dernier jour, à la résurrection. » Jésus lui dit : « Moi, je suis la résurrection et la vie. Celui qui croit en moi, même s'il meurt, vivra ; et tout homme qui vit et qui croit en moi ne mourra jamais. Crois-tu cela ? » Elle répondit : « Oui, Seigneur, tu es le Messie, je le crois ; tu es le Fils de Dieu, celui qui vient dans le monde. » Jésus demanda : « Où l'avez-vous déposé ? » Ils lui répondirent : « Viens voir, Seigneur. » Alors Jésus pleura. Les Juifs se dirent : « Voyez comme il l'aimait ! » Mais certains d'entre eux disaient : « Lui qui a ouvert les yeux de l'aveugle, ne pouvait-il pas empêcher Lazare de mourir ? » Jésus arriva au tombeau. C'était une grotte fermée par une pierre. Jésus dit : « Enlevez la pierre. » Marthe, la sœur du mort, lui dit : « Mais, Seigneur, il sent déjà ; voilà quatre jours qu'il est là. » Alors Jésus dit à Marthe : « Ne te l'ai-je pas dit ? Si tu crois, tu verras la gloire de Dieu. » On enleva donc la pierre. Alors Jésus leva les yeux au ciel et dit : « Père, je te rends grâce parce que tu m'as exaucé. Je savais bien, moi, que tu m'exauces toujours ; mais si j'ai parlé, c'est pour cette foule qui est autour de moi, afin qu'ils croient que tu m'as envoyé. » Après cela, il cria d'une voix forte : « Lazare, viens dehors ! » Et le mort sortit, les pieds et les mains attachés, le visage enveloppé d'un suaire. Jésus leur dit : « Déliez-le, et laissez-le aller. » Les nombreux Juifs, qui étaient venus entourer Marie et avaient donc vu ce que faisait Jésus, crurent en lui.

CALENDRIER

  • Messe tous les jours à 9 h précédée de l’office des Laudes à 8 h 45
  • Tous les samedis matin de 11 h à 12 h 15 un prêtre se tient dans l’église Notre-Dame pour accueillir une démarche du sacrement de réconciliation
  • Adoration du Saint-Sacrement tous les samedis de 9h30 à 12h à la crypte

DIMANCHE 6 avril 2014 – 5ème dimanche de Carême

1 ère lecture (Ez 37,12-14) Psaume (Ps 129,1-8) 2 ème lecture (Rm 8,8-11) Evangile (Jn 11,1-45)

COLLECTE DE CAREME

  • Lundi 7 avril : saint Jean-Baptiste de la Salle
  • Mardi 8 avril : De la férie
  • Mercredi 9 avril : De la férie
  • Jeudi 10 avril : De la férie
  • Vendredi 11 avril : saint Stanislas
  • Samedi 12 avril : De la férie
  • De 14 h 30 à 17 h 30 dans l’église : envoi diocésain du FRAT de Lourdes, en présence des 600 jeunes du diocèse.

Fête des Rameaux :

Samedi 12 à 18 h 30 : messe anticipée dans l’église Notre-Dame

Dimanche 13 à 9 h à Saint-Louis et à 10h30 à Notre Dame.

1 ère lecture (Is 50,4-7) Psaume (Ps 21,8-9.17-20.22-24) 2 ème lecture (Ph 2,6-11) Evangile (Mt 26,14)

Bénédiction des rameaux à toutes les messes

Une vente de rameaux vous est proposée sur le parvis pour aider le financement des différents temps forts et pèlerinages des jeunes de la paroisse

A noter du 7 au 11 Avril : pèlerinage des ainés d’Ile-de-France à Lourdes. Nous nous unissons dans la prière avec les pèlerins du Raincy et le père Claude Boucher qui les accompagne

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paroisse du Raincy - dans Feuilles de semaine
31 mars 2014 1 31 /03 /mars /2014 15:56

Mgr Ulrich : « L'Eglise n'existe pas pour elle-même »

Archevêque de Lille, Mgr Laurent Ulrich publie « L'espérance ne déçoit pas » (Ed. Bayard). Ecrit en pensant aux jeunes, il y aborde des questions cruciales, en s'appuyant sur la pensée sociale de l'Eglise.

« Ce monde est aimé de Dieu et il est sauvé ». Tel est le message que Mgr Laurent Ulrich, archevêque de Lille, souhaite transmettre à ses neveux et nièces - âgés de 20 à 40 ans - ainsi qu' « à tous ceux de leur génération qui cherchent à mener une vie juste et droite ». Ainsi la préoccupation de la transmission sous-tend-elle de l'écriture de « L'espérance ne déçoit pas » (Ed. Bayard) dans une société qui ne veut pas vieillir, encore moins mourir.

D'ailleurs, en écho à la Lettre aux Romains (chapitre 5, verset 5) qui donne son titre au livre, Mgr Ulrich cite l'écrivain et journaliste Jean-Claude Guillebaud, pour qui « le futur n'est pas une menace mais une promesse ».

Pour le démontrer, « L'espérance ne déçoit pas » (Ed. Bayard) s'articule en deux parties : la démocratie et ses valeurs puis les questions sociales et le monde économique.

En contrepoint de ses réflexions, Mgr Ulrich a sollicité les analyses du Père Henri Madelin, jésuite, et du spécialiste de la vie politique française Dominique Reynié ; les témoignages du syndicaliste CFTC Alain Deleu et de Thérèse Lebrun, recteur de la Catho de Lille de 1993 à 2002.

Si sur la première thématique, la parole est « difficile » pour l'Eglise, celle-ci doit néanmoins « diffuser son message » et « sa parole est attendue » affirme Mgr Ulrich. Pour la deuxième, l'auteur s'appuie sur « les fondamentaux pour avancer » -à savoir, la pensée sociale de l'Eglise.

Une vision du monde soutenue par d'autres

Invité à s'exprimer, le P. Henri Madelin, S.J., a pu aborder la percée de la démocratie dans l'Eglise, initiée par la renonciation à sa charge pontificale par Benoît XVI, le 11 février 2013, se mettant donc à égalité avec les autres membres du peuple de Dieu. Il constate que la responsabilisation des laïcs dans l'Eglise entraîne, elle aussi, un fonctionnement plus démocratique.

Fort de plusieurs enquêtes auprès de jeunes et d'étudiants, l'universitaire Dominique Reynié a souligné l'angoisse ressentie par la jeunesse face aux changements nombreux et rapides. Dans le contexte d'une politique matérialiste en crise, il dépeint une société « polarisée », en attente d'un dialogue « serein » et pourtant tentée par le silence. Pour lui, plusieurs « déploiements » sont arrivés à terme : dans les domaines de la géographie (mondialisation), comme des idéologies (le dernier serait l'altermondialisme), de la communication (la moitié de l'humanité est désormais connectée) et de l'économie (quelle croissance possible ?). Les grands principes sont usés : la laïcité est source de malentendus, la globalisation s'accompagnerait d'une montée des religions... Dans la crise « historique » - institutions, système moral - que vit la France (et l'Europe avec), il considère que l'Etat n'a pas de parole morale légitime.

Les jeunes « déroutent », reconnaît l'ancien recteur de la Catho de Lille, Thérèse Lebrun. A leur décharge, elle regrette l'exigence de performance qui leur est imposée par la société et l'université - à travers des cursus « segmentés ». Elle exprime, elle aussi, le souci de la transmission : L'enjeu est de « créer des connaissances et de les transmettre à la société », « de comprendre le monde et d'esquisser des solutions ». « Structurer et accompagner » les étudiants est le coeur de sa mission.

Ancien président du syndicat chrétien CFTC, Alain Deleu a témoigné de la « fidélité à l'enseignement social » de l'Eglise, citant aussi l'encyclique Centesimus Annus de Jean-Paul II. Il plaide pour un « changement des cœurs avant celui des systèmes » et renvoie à « l'économie du don » promue par le pape Benoît XVI. Il espère que celle-ci s'invite « à chaque niveau de responsabilité ».

L'aveugle

1 ère lecture (1S 16,1b.6-7.10-13a) Psaume (Ps 22,1-6) 2 ème lecture (Ep 5,8-14) Evangile (Jn 9,1-41)

Après avoir reçu cette boue opaque, c'est à la piscine que l'aveugle est devenu voyant. Nous aussi, quand Dieu nous laisse dans nos ténèbres humaines ou dans nos « nuits spirituelles » comme ce fut le cas de saint Jean de la Croix, il nous demande d'aller vers sa grâce qui est « source jaillissante en vie éternelle », que rappelle notre baptême.

Même voyant ce monde qui l'entoure, il devra encore être éclairé sur la vérité essentielle de ce qui lui est advenu.

L'aveugle-né est un brave homme qui est pris dans le tourbillon de ce que nous appellerons aujourd'hui des interviews. Il ne se trouble pas, mais, dans le même temps, il ne cherche pas tout de suite à retrouver son bienfaiteur. Il ne manque pas d'humour dans ses réparties. Il a le bon sens d'une foi tout d'une pièce. "Si cet homme-là ne venait pas de Dieu, il ne pourrait rien faire."

Dans sa nuit, il a pris le temps d'entendre ce qu'aucune image ne venait altérer. Dans son isolement, il a appris ce qu'était le mépris envers lui, il était "l'aveugle, né dans le péché". Il avait souvent crié en vain, même s'il a connu des gens généreux, une famille, des amis. Mais il était d'un autre monde.

Quand Jésus vient le trouver, au terme de toutes ces allées et venues d'interrogatoire, il est prêt à lui donner sa foi. Lorsqu'il se prosterne à ses pieds de Jésus, il a parcouru tout un itinéraire spirituel depuis la piscine de Siloé. C'est durant ce tourbillon de questions qu'il a reconnu progressivement et confessé que cet homme qui a mis de la boue sur ses yeux, est un prophète, puis un homme de Dieu, puis un homme qui honore Dieu et fait sa volonté, enfin un homme qui vient de Dieu, ce qui le conduit à confesser sa foi en Celui qui est la lumière du monde.

Et c'est l'ultime étape :"Je crois, Seigneur !" quand il se trouve face à Jésus. A ce moment, le Seigneur enchaîne devant ceux qui sont là et surtout devant les apôtres : « Je suis venu pour une remise en question », une décision, précise l'un des sens grecs du terme "crima".(Jean 9. 39)

L'aveugle s'est remis en question; nous aussi nous avons, tous et toujours, à remettre en question notre manière de penser et d'agir si nous voulons voir clair et rester dans la lumière. Savoir vivre l'instant ou les moments e nos vies qui nous mettent pleinement face au Seigneur, pour nous remettre en question.

1ère lecture : Dieu choisit David comme roi de son peuple (1S 16, 1b.6-7.10-13a)

Lecture du premier livre de Samuel

Le Seigneur dit à Samuel : « J'ai rejeté Saül. Il ne règnera plus sur Isaraël. Je t'envoie chez Jessé de Bethléem, car j'ai découvert un roi parmi ses fils. Prends une corne que tu rempliras d'huile, et pars ! » En arrivant, Samuel aperçut Éliab, un des fils de Jessé, et il se dit : « Sûrement, c'est celui que le Seigneur a en vue pour lui donner l'onction ! » Mais le Seigneur dit à Samuel : « Ne considère pas son apparence ni sa haute taille, car je l'ai écarté. Dieu ne regarde pas comme les hommes, car les hommes regardent l'apparence, mais le Seigneur regarde le cœur. » Jessé présenta ainsi à Samuel ses sept fils, et Samuel lui dit : « Le Seigneur n'a choisi aucun de ceux-là. N'as-tu pas d'autres garçons ? » Jessé répondit : « Il reste encore le plus jeune, il est en train de garder le troupeau. » Alors Samuel dit à Jessé : « Envoie-le chercher : nous ne nous mettrons pas à table tant qu'il ne sera pas arrivé. » Jessé l'envoya chercher : le garçon était roux, il avait de beaux yeux, il était beau. Le Seigneur dit alors : « C'est lui ! Donne-lui l'onction. » Samuel prit la corne pleine d'huile, et lui donna l'onction au milieu de ses frères. L'esprit du Seigneur s'empara de David à partir de ce jour-là.

Psaume : Ps 22, 1-2ab, 2c-3, 4, 5, 6

R/ Le Seigneur est mon berger : rien ne saurait me manquer.

Le Seigneur est mon berger : je ne manque de rien. Sur des prés d'herbe fraîche, il me fait reposer. Il me mène vers les eaux tranquilles et me fait revivre ; il me conduit par le juste chemin pour l'honneur de son nom. Si je traverse les ravins de la mort, je ne crains aucun mal, car tu es avec moi : ton bâton me guide et me rassure. Tu prépares la table pour moi devant mes ennemis ; tu répands le parfum sur ma tête, ma coupe est débordante. Grâce et bonheur m'accompagnent tous les jours de ma vie ; j'habiterai la maison du Seigneur pour la durée de mes jours.

2ème lecture : Vivre dans la lumière (Ep 5, 8-14)

Lecture de la lettre de saint Paul Apôtres aux Éphésiens

Frères, autrefois, vous étiez ténèbres ; maintenant, dans le Seigneur, vous êtes devenus lumière ; vivez comme des fils de la lumière — or la lumière produit tout ce qui est bonté, justice et vérité — et sachez reconnaître ce qui est capable de plaire au Seigneur. Ne prenez aucune part aux activités des ténèbres, elles ne produisent rien de bon ; démasquez-les plutôt. Ce que ces gens-là font en cachette, on a honte d'en parler. Mais quand ces choses-là sont démasquées, leur réalité apparaît grâce à la lumière, et tout ce qui apparaît ainsi devient lumière. C'est pourquoi l'on chante : Réveille-toi, ô toi qui dors, relève-toi d'entre les morts, et le Christ t'illuminera.

Evangile : L'aveugle-né (Jn 9, 1-41 [Lecture brève : 9, 1.6-9.13-17.34-38])

Acclamation : Gloire et louange à toi, Seigneur Jésus. Lumière du monde, Jésus-Christ, celui qui marche à ta suite aura la lumière de la vie. Gloire et louange à toi, Seigneur Jésus. (cf. Jn 8, 12)

Évangile de Jésus-Christ selon saint Jean

En sortant du Temple, Jésus vit sur son passage un homme qui était aveugle de naissance. Ses disciples l'interrogèrent : « Rabbi, pourquoi cet homme est-il né aveugle ? Est-ce lui qui a péché, ou bien ses parents ? » Jésus répondit : « Ni lui, ni ses parents. Mais l'action de Dieu devait se manifester en lui. Il nous faut réaliser l'action de celui qui m'a envoyé, pendant qu'il fait encore jour ; déjà la nuit approche, et personne ne pourra plus agir. Tant que je suis dans le monde, je suis la lumière du monde. » Cela dit, il cracha sur le sol et, avec la salive, il fit de la boue qu'il appliqua sur les yeux de l'aveugle, et il lui dit : « Va te laver à la piscine de Siloé » (ce nom signifie : Envoyé). L'aveugle y alla donc, et il se lava ; quand il revint, il voyait.

Ses voisins, et ceux qui étaient habitués à le rencontrer — car il était mendiant — dirent alors : « N'est-ce pas celui qui se tenait là pour mendier ? » Les uns disaient : « C'est lui. » Les autres disaient : « Pas du tout, c'est quelqu'un qui lui ressemble. » Mais lui affirmait : « C'est bien moi. » On amène aux pharisiens cet homme qui avait été aveugle. Or, c'était un jour de sabbat que Jésus avait fait de la boue et lui avait ouvert les yeux. À leur tour, les pharisiens lui demandèrent : « Comment se fait-il que tu voies ? » Il leur répondit : « Il m'a mis de la boue sur les yeux, je me suis lavé, et maintenant je vois. » Certains pharisiens disaient : « Celui-là ne vient pas de Dieu, puisqu'il n'observe pas le repos du sabbat. » D'autres répliquaient : « Comment un homme pécheur pourrait-il accomplir des signes pareils ? » Ainsi donc ils étaient divisés. Alors ils s'adressent de nouveau à l'aveugle : « Et toi, que dis-tu de lui, puisqu'il t'a ouvert les yeux ? » Il dit : « C'est un prophète. » Ils répliquèrent : « Tu es tout entier plongé dans le péché depuis ta naissance, et tu nous fais la leçon ? » Et ils le jetèrent dehors Jésus apprit qu'ils l'avaient expulsé. Alors il vint le trouver et lui dit : « Crois-tu au Fils de l'homme ? » Il répondit : « Et qui est-il, Seigneur, pour que je croie en lui ? » Jésus lui dit : « Tu le vois, et c'est lui qui te parle. » Il dit : « Je crois, Seigneur ! », et il se prosterna devant lui.

CALENDRIER

  • Messe tous les jours à 9 h précédée de l’office des Laudes à 8 h 45
  • Tous les samedis matin de 11 h à 12 h 15 un prêtre se tient dans l’église Notre-Dame pour accueillir une démarche du sacrement de réconciliation
  • Adoration du Saint-Sacrement tous les samedis de 9h30 à 12h à la crypte

DIMANCHE 30 mars 2014 – 4ème dimanche de Carême

1 ère lecture (1S 16,1b.6-7.10-13a) Psaume (Ps 22,1-6) 2 ème lecture (Ep 5,8-14) Evangile (Jn 9,1-41)

  • Lundi 31 mars : De la férie
  • Mardi 1 er avril : De la férie
  • Mercredi 2 avril : De la férie
  • Jeudi 3 avril : De la férie
  • Vendredi 4 avril : De la férie
  • Samedi 5 avril : De la férie
  • § De 10 h à 12 h dans l’église : célébration de réconciliation pour les enfants de la catéchèse de CM1 et CM2 et leurs parents
  • § De 15 h à 17 h dans l’église : les prêtres sont à votre disposition dans l’église pour une démarche du pardon.

DIMANCHE 7 avril 2014 – 4ème dimanche de Carême

1 ère lecture (Ez 37,12-14) Psaume (Ps 129,1-8) 2 ème lecture (Rm 8,8-11) Evangile (Jn 11,1-45)

Messe anticipée : samedi à 18 h 30 à la crypte Notre-Dame

au cours de la messe célébration du baptême de Pauline PERAT

COLLECTE DE CAREME A LA SORTIE DES MESSES

Messe à 9 h à Saint-Louis et à 10 h 30 à Notre-Dame

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paroisse du Raincy - dans Feuilles de semaine
24 mars 2014 1 24 /03 /mars /2014 18:21

L'Eglise Notre Dame du Raincy, située 83 avenue de la Résistance est ouverte tous les jours de 8h à 19h pour des visites libres (sauf en cas de célébration religieuse)

Pour toute visite organisée, s'adresser au préalable au secrétariat de la Paroisse, 40 allée du Jardin Anglais au Raincy

téléphone : 01 43 81 14 98

mail : paroisse.leraincy@wanadoo.fr

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24 mars 2014 1 24 /03 /mars /2014 18:07

« Le Pape François nous invite à cultiver la joie »

Archevêque de Lyon, Primat des Gaules, le cardinal Philippe Barbarin revient sur l'élection et la première année du Pape François.

Quels souvenirs gardez-vous du conclave et de l'élection du pape François?

Alors que le conclave de 2005 était marqué par le deuil du géant qu'était Jean-Paul II, celui de 2013, imprégné de la décision libre et courageuse de Benoît XVI, a été plus court, plus léger et, en un sens, plus facile. Je garde précisément en mémoire le moment où le nom de Bergoglio a été cité pour la 77ème fois, recueillant ainsi le nombre de voix suffisant pour être élu. Les mots qu'il a prononcés juste après pour accepter son élection sont bien dans la ligne de sa devise : « Je suis un pécheur, mais puisque vous m'avez choisi... » Vint ensuite le choix de son prénom : « François » en l'honneur de François d'Assise, tout un programme ! Un pape pauvre pour les pauvres, un pape missionnaire, un pape de la joie.

Quel regard portez-vous sur lui au bout d'un an ?

Je suis admiratif de son énergie, de sa simplicité, de sa façon si personnelle d'être le successeur de Pierre et de la manière dont il amorce les réformes : une réflexion longue, prudente puis des décisions fortes, difficiles, et par-dessus tout, des objectifs très clairs et qui sont partagés par tous. Ses homélies, ses prises de paroles sont incroyablement stimulantes : elles nous bousculent et nous réveillent. Chacun en prend pour son grade, si j'ose dire, et c'est tant mieux !

Quelles sont vos attentes pour l'Eglise en France ? Pour l'Eglise universelle?

J'ai été profondément touché par l'Exhortation apostolique Evangelii Gaudium, son premier grand texte personnel. Il donne comme une feuille de route pour toute l'Eglise et pour chacun de nous. Il nous replace dans un élan missionnaire et nous invite à cultiver la joie. Au fond, le titre de son Exhortation est un beau résumé de son propre visage. C'est ce visage que j'aimerais que l'Eglise de France présente, et chaque catholique aussi, car il s'agit du bonheur même des Béatitudes, le trésor de l'Evangile. La joie de l'Evangile qui se propage, c'est le sourire de Dieu sur notre monde.

La Samaritaine à la recherche de l'amour

1 ère lecture (Ex 17,3-7) Psaume (Ps 94,1-2.6-9) 2 ème lecture (Rm 5,1-2.5-8) Evangile (Jn 4,5-42)

L’amour, la Samaritaine l’a cherché sans jamais y trouver la paix. L'évangile parle de ses maris successifs. En eux, elle n'avait pas encore trouvé la véritable dimension de l'amour. Elle était empêtrée dans sa faiblesse quand Dieu vient la rejoindre en Jésus-Christ.

Comme pour nous, il était pour elle d’une grande importance de rencontrer un homme de coeur, un homme qui comprend, et lui donne enfin de trouver la vraie dimension de la vie. Il nous faut épanouir en nous la vraie dimension de l’amour.

L’être humain n’existe que par la puissance de son attente. Elle existait au travers de ses « rencontres » et cinq n’ont pas suffi à la combler, et le sixième n’était qu’un compagnon.

Comme Marie-Madeleine, elle ouvrait son coeur insatisfait à l’amour même imparfait. Il lui fallait aimer. Et voilà que ce voyageur, qui passe et est assis sur la margelle du puits, lui révèle un autre avenir. Dieu est Amour.

Certes, elle portait en elle une certaine connaissance de Dieu et une certaine espérance en raison même de la tradition religieuse de sa province. Mais cela n’était pas vital pour elle. Ses préoccupations étaient ailleurs. Dieu ne lui est pas étranger, mais il n’est pas celui qui la fait vivre. Beaucoup de nos contemporains sont ainsi. Que ce temps du Carême soit une occasion pour nous de raviver notre foi et notre confiance en l’Amour premier de Dieu.

1ère lecture : Par Moïse, Dieu donne l'eau à son peuple (Ex 17, 3-7)

Lecture du livre de l'Exode

Les fils d'Israël campaient dans le désert à Rephidim, et le peuple avait soif. Ils récriminèrent contre Moïse : « Pourquoi nous as-tu fait monter d'Égypte ? Etait-ce pour nous faire mourir de soif avec nos fils et nos troupeaux ? » Moïse cria vers le Seigneur : « Que vais-je faire de ce peuple ? Encore un peu, et ils me lapideront ! » Le Seigneur dit à Moïse : « Passe devant eux, emmène avec toi plusieurs des anciens d'Israël, prends le bâton avec lequel tu as frappé le Nil, et va ! Moi, je serai là, devant toi, sur le rocher du mont Horeb. Tu frapperas le rocher, il en sortira de l'eau, et le peuple boira ! » Et Moïse fit ainsi sous les yeux des anciens d'Israël. Il donna à ce lieu le nom de Massa (c'est-à-dire : Défi) et Mériba (c'est-à-dire : Accusation), parce que les fils d'Israël avaient accusé le Seigneur, et parce qu'ils l'avaient mis au défi, en disant :«Le Seigneur est-il vraiment au milieu de nous,ou bien n'y est-il pas ?»

Psaume : Ps 94, 1-2, 6-7ab, 7d-8a.9

R/ Aujourd'hui, ne fermons pas notre cœur, mais écoutons la voix du Seigneur !

Venez, crions de joie pour le Seigneur, acclamons notre Rocher, notre salut ! Allons jusqu'à lui en rendant grâce, par nos hymnes de fête acclamons-le ! Entrez, inclinez-vous, prosternez-vous, adorons le Seigneur qui nous a faits. Oui, il est notre Dieu ; nous sommes le peuple qu'il conduit. Aujourd'hui écouterez-vous sa parole ? « Ne fermez pas votre cœur comme au désert, où vos pères m'ont tenté et provoqué, et pourtant ils avaient vu mon exploit. »

2ème lecture : L'amour de Dieu a été répandu dans nos cœurs (Rm 5, 1-2.5-8)

Lecture de la lettre de saint Paul Apôtre aux Romains

Frères, Dieu a fait de nous des justes par la foi ; nous sommes ainsi en paix avec Dieu par notre Seigneur Jésus Christ, qui nous a donné, par la foi, l'accès au monde de la grâce dans lequel nous sommes établis ; et notre orgueil à nous, c'est d'espérer avoir part à la gloire de Dieu. Et l'espérance ne trompe pas, puisque l'amour de Dieu a été répandu dans nos cœurs par l'Esprit Saint qui nous a été donné. Alors que nous n'étions encore capables de rien, le Christ, au temps fixé par Dieu, est mort pour les coupables que nous étions. — Accepter de mourir pour un homme juste, c'est déjà difficile ; peut-être donnerait-on sa vie pour un homme de bien. Or, la preuve que Dieu nous aime, c'est que le Christ est mort pour nous alors que nous étions encore pécheurs.

Évangile de Jésus-Christ selon saint Jean

Jésus arrivait à une ville de Samarie, appelée Sykar, près du terrain que Jacob avait donné à son fils Joseph, et où se trouve le puits de Jacob. Jésus, fatigué par la route, s'était assis là, au bord du puits. Il était environ midi. Arrive une femme de Samarie, qui venait puiser de l'eau. Jésus lui dit : « Donne-moi à boire. » (En effet, ses disciples étaient partis à la ville pour acheter de quoi manger.) La Samaritaine lui dit : « Comment ! Toi qui es Juif, tu me demandes à boire, à moi, une Samaritaine ? » (En effet, les Juifs ne veulent rien avoir en commun avec les Samaritains.) Jésus lui répondit : « Si tu savais le don de Dieu, si tu connaissais celui qui te dit : 'Donne-moi à boire', c'est toi qui lui aurais demandé, et il t'aurait donné de l'eau vive. » Elle lui dit : « Seigneur, tu n'as rien pour puiser, et le puits est profond ; avec quoi prendrais-tu l'eau vive ? Serais-tu plus grand que notre père Jacob qui nous a donné ce puits, et qui en a bu lui-même, avec ses fils et ses bêtes ? » Jésus lui répondit : « Tout homme qui boit de cette eau aura encore soif ; mais celui qui boira de l'eau que moi je lui donnerai n'aura plus jamais soif ; et l'eau que je lui donnerai deviendra en lui source jaillissante pour la vie éternelle. » La femme lui dit : « Seigneur, donne-la-moi, cette eau : que je n'aie plus soif, et que je n'aie plus à venir ici pour puiser. »Jésus lui dit : « Va, appelle ton mari, et reviens. » La femme répliqua : « Je n'ai pas de mari. » Jésus reprit : « Tu as raison de dire que tu n'as pas de mari, car tu en as eu cinq, et celui que tu as maintenant n'est pas ton mari : là, tu dis vrai. » La femme lui dit : « Seigneur, je le vois, tu es un prophète. Alors, explique-moi : nos pères ont adoré Dieu sur la montagne qui est là, et vous, les Juifs, vous dites que le lieu où il faut l'adorer est à Jérusalem. » Jésus lui dit : « Femme, crois-moi : l'heure vient où vous n'irez plus ni sur cette montagne ni à Jérusalem pour adorer le Père. Vous adorez ce que vous ne connaissez pas ; nous adorons, nous, celui que nous connaissons, car le salut vient des Juifs. Mais l'heure vient — et c'est maintenant — où les vrais adorateurs adoreront le Père en esprit et vérité : tels sont les adorateurs que recherche le Père. Dieu est esprit, et ceux qui l'adorent, c'est en esprit et vérité qu'ils doivent l'adorer. » La femme lui dit : « Je sais qu'il vient, le Messie, celui qu'on appelle Christ. Quand il viendra, c'est lui qui nous fera connaître toutes choses. » Jésus lui dit : « Moi qui te parle, je le suis. »

CALENDRIER

  • Messe tous les jours à 9 h précédée de l’office des Laudes à 8 h 45
  • Tous les samedis matin de 11 h à 12 h 15 un prêtre se tient dans l’église Notre-Dame pour accueillir une démarche du sacrement de réconciliation
  • Adoration du Saint-Sacrement tous les samedis de 9h30 à 12h à la crypte

DIMANCHE 23 mars 2014 – 3ème dimanche de Carême

1 ère lecture (Ex 17,3-7) Psaume (Ps 94,1-2.6-9) 2 ème lecture (Rm 5,1-2.5-8) Evangile (Jn 4,5-42)

  • Lundi 24 mars : De la férie
  • Mardi 25 mars : Annonciation du Seigneur, Solennité
  • Mercredi 26 mars : De la férie

A 20 h 30 dans l’église : Concert : Requiem de Mozart dans le cadre du Festival des Voies Mêlées

  • Jeudi 27 mars : De la férie - Pas de messe en raison de l’assemblée évêque- prêtres du diocèse à Saint-Denis
  • Vendredi 28 mars : De la férie
  • § A 18 h 30 dans l’église : chemin de croix avec les enfants et parents de la catéchèse. Toute la communauté paroissiale est invitée
  • § A 20 h salle Pierre Lefeuvre : soirée bol de riz avec les enfants et les parents de la catéchèse, au profit du CCFD
  • Samedi 29 mars : De la férie

DIMANCHE 30 mars 2014 – 4ème dimanche de Carême

1 ère lecture (1S 16,1b.6-7.10-13a) Psaume (Ps 22,1-6) 2 ème lecture (Ep 5,8-14) Evangile (Jn 9,1-41)

Messe anticipée : samedi à 18 h 30 à la crypte Notre-Dame

au cours de la messe animée par les enfants de 5 ème

et vente de gâteaux à l’issue de la messe

Messe à 9 h à Saint-Louis et à 10 h 30 à Notre-Dame

  • " Samedi 5 avril journée de célébration du sacrement de la réconciliation dans l’église : de 10 h à 12 h pour les enfants de la catéchèse et leurs parents
  • " de 15 h à 17 h pour toute la communauté

Répétitions de la chorale pour la semaine sainte : Vendredis 28 mars et 4 avril à la crypte de 20 h 30 à 22 h pour chanter aux offices des Jeudi saint, Vendredi Saint et dimanche de Pâques

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