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30 mai 2019 4 30 /05 /mai /2019 19:59

Le pape François pose la question clef pour le chrétien :« Est-ce que je suis capable de pardonner ? »

 

 Chers frères et sœurs, bonjour ! L’Évangile d’aujourd’hui nous conduit au Cénacle pour nous faire entendre certaines des paroles que Jésus a adressées à ses disciples dans le « discours d’adieu » avant sa passion. Après avoir lavé les pieds des Douze, il leur dit : « Je vous donne un nouveau commandement : que vous vous aimiez les uns les autres. Comme je vous ai aimés, aimez-vous aussi les uns les autres « (Jn 13, 34). Mais en quel sens Jésus appelle-t-il ce commandement « nouveau » ? Nous savons que, déjà dans l’Ancien Testament, Dieu avait commandé aux membres de son peuple d’aimer leur prochain comme eux-mêmes (voir Lv 19:18). Jésus lui-même, à qui lui demandait quel était le plus grand commandement de la loi, a répondu que le premier était d’aimer Dieu de tout son cœur et le second d’aimer son prochain comme soi-même (cf. Mt 22: 38-39).

Alors, quelle est la nouveauté de ce commandement que Jésus confie à ses disciples ? Pourquoi l’appelle-t-il « commandement nouveau » ? L’ancien commandement de l’amour est devenu nouveau parce qu’il a été complété par cet ajout : « comme je vous ai aimés ». La nouveauté réside entièrement dans l’amour de Jésus-Christ, par lequel il a donné sa vie pour nous. Il s’agit de l’amour de Dieu, universel, sans conditions et sans limites, qui trouve son sommet sur la croix. En ce moment d’abaissement extrême et d’abandon au Père, le Fils de Dieu a montré et donné au monde la plénitude de l’amour. En repensant à la passion et à l’agonie du Christ, les disciples comprirent le sens de ses paroles : « Comme je vous ai aimé, aimez-vous aussi les uns les autres ».

Jésus nous a aimés le premier, il nous a aimés malgré nos fragilités, nos limites et nos faiblesses humaines. C’est lui qui nous a fait devenir dignes de son amour qui ne connaît pas de limites et ne finit jamais. En nous donnant le nouveau commandement, il nous demande de nous aimer les uns les autres pas seulement et pas tant par notre amour, mais avec le sien, que le Saint-Esprit infuse dans nos cœurs si nous l’invoquons avec foi. De cette façon – et seulement ainsi – nous pouvons nous aimer les uns les autres non seulement comme nous nous aimons nous-mêmes, mais aussi comme Lui nous a aimés, c’est-à-dire immensément davantage. En effet, Dieu nous aime beaucoup plus que nous ne nous aimons nous-mêmes. Nous pouvons ainsi répandre partout la semence de l’amour qui renouvelle les relations entre les peuples et ouvre des horizons d’espérance. Jésus ouvre toujours des horizons d’espérance, son amour ouvre des horizons d’espérances. Cet amour fait de nous de nouveaux hommes, frères et sœurs dans le Seigneur, et fait de nous le nouveau Peuple de Dieu, c’est-à-dire l’Église, dans laquelle tous sont appelés à aimer le Christ et en Lui à s’aimer mutuellement. L’amour qui s’est manifesté dans la croix de Christ et qu’il nous appelle à vivre est la seule force qui transforme notre cœur de pierre en cœur de chair ; cet amour nous rend capables d’aimer nos ennemis et de pardonner à ceux qui nous ont offensés. Je vais vous poser une question. Que chacun réponde dans son cœur. Est-ce que je suis capable d’aimer mes ennemis ? Nous avons tous des personnes, je ne sais pas si ce sont des ennemis, mais qui ne s’entendent pas avec nous, qui est « de l’autre côté » ; ou quelqu’un qui a des gens qui lui ont fait du mal… Est-ce que je suis capable de leur pardonner ? Cet homme, cette femme qui m’a fait du mal, qui m’a offensé ? Est-ce que je suis capable de lui pardonner ? Que chacun réponde dans son cœur. L’amour de Jésus nous fait voir l’autre comme un membre actuel ou futur de la communauté des amis de Jésus ; cela nous stimule au dialogue et nous aide à nous écouter et à nous connaître mutuellement. L’amour nous ouvre à l’autre et devient la base des relations humaines. Il rend capable de surmonter les barrières de nos faiblesses et de nos préjugés. L’amour de Jésus en nous crée des ponts, enseigne de nouvelles voies, déclencher le dynamisme de la fraternité.

Que la Vierge Marie nous aide, par son intercession maternelle, à accueillir de son Fils Jésus le don de son commandement et du Saint-Esprit la force de le mettre en œuvre dans la vie quotidienne.

 

« Si quelqu’un m’aime… »

 

« Si quelqu’un m’aime », dit Jésus ; et cela résonne en nous à la fois comme un appel et comme une question. L’appel, c’est celui qui, depuis bien longtemps, a décidé de notre vie ; et il est demeuré aussi puissant qu’au premier jour. La question, c’est celle qui, instinctivement, se lève en nous, après dix ans, vingt ans, trente ans de carmel, voués à la contemplation de mystère de Dieu et de son Christ. Lorsque nous évoquons, avec enthousiasme ou avec peine, et parfois avec les deux en même temps, cette longue fidélité du Maître à notre égard et envers notre communauté, nous ne pouvons pas ne pas nous demander : « Qu’avons-nous fait, Seigneur, de ta présence ? qu’ai-je fait, Seigneur, de ton offre d’amitié ? Après dix, vingt, trente ans, Seigneur, que veux-tu de moi ? »

L’Évangile, sans faire taire cette question, qui peut fort bien être porteuse de joie, nous fait descendre en nous-mêmes plus profond que toute question, que tout souci, que toute crainte. Jésus, en effet, vient nous redire que, dans la prière comme dans la mission, Dieu est toujours le commencement, et qu’il a toujours l’initiative : c’est Dieu qui parle, c’est lui qui vient ; c’est Dieu qui demeure, c’est lui qui sauve le monde.

« Si quelqu’un m’aime, dit Jésus, il gardera ma parole, cette parole du Père qui m’a envoyé ».

Aimer Jésus, c’est croire qu’en lui Dieu a parlé, et accueillir en lui l’avance que le Père fait au monde. Notre amour pour le Christ n’est jamais qu’une réponse à l’amour que Dieu nous porte en son Fils ; mais si peu que nous donnions cette réponse, Dieu fait irruption avec toute sa tendresse : « Si quelqu’un m’aime, il observera ma parole, et mon Père l’aimera ; nous viendrons à lui et nous ferons chez lui notre demeure ».

Alors devient réalité ce qui n’était, pour l’ancienne alliance, qu’un rêve impossible. Comme Salomon le dit dans sa prière : « Dieu habiterait-il vraiment avec les hommes sur la terre ? Voici que les cieux et les cieux des cieux ne le peuvent contenir ; moins encore cette maison que j’ai construite ! » (1 R 8,27).

Dieu n’attend pas, pour se donner à nous, la maison de prière que nous n’en finissons pas de construire, et plus encore que ce que nous pouvons faire, personnellement ou communautairement, dans la solitude ou ensemble, il nous faut regarder ce que Dieu veut faire pour nous, en nous, avec nous. Finalement, le seul vrai chemin vers l’amitié du Christ, après dix, vingt, trente ans, c’est de laisser Dieu nous aimer autant qu’il veut nous aimer, et de le laisser libre de venir demeurer en nous par le chemin qu’il a choisi. C’est là la sagesse vers laquelle, insensiblement, l’Esprit de Dieu nous achemine, à partir de la parole de Jésus. Volontiers nous attendrions la nouveauté de l’Esprit, dans la prière ou dans la mission, sous la forme de choses jamais vues, jamais vécues, ou en tout cas jamais entendues. Or le Paraclet est pour l’Église l’Esprit de la mémoire, du souvenir, de la continuité avec Jésus. Ce que l’Esprit nous fait comprendre et vivre a déjà été dit par Jésus ; et, pour nous enseigner toutes choses, le Paraclet, simplement, divinement, nous remémore tout ce que Jésus déjà nous a fait entendre de la part du Père. Entrer dans la nouveauté de l’Esprit, c’est donc, en continuité avec la parole révélante de Jésus, découvrir progressivement son Nom, sa personne et son rôle de sauveur, et nous ouvrir peu à peu au réel tel que Dieu le voit, au monde tel que Dieu l’aime. À la suite de la Vierge de Nazareth, et pour nous à l’imitation des saints du Carmel, il s’agit beaucoup moins d’attendre ou de rechercher l’inouï que de découvrir avec émerveillement et action de grâces l’envers éternel du quotidien.

Dieu est simple, simple aussi la prière ; et simple sera notre regard quand l’Esprit l’aura purifié. Alors tout notre être sera dans la lumière. Réconciliés avec l’insécurité, avec la loi de l’Exode, nous saurons voir dans notre monde dissonant le lieu de la miséricorde du Père. Alors « notre cœur cessera de se troubler et de craindre » pour le présent ou pour l’avenir, face à une tâche et à des responsabilités qui de toute façon nous dépassent ; et à chaque tournant de nos journées bousculées, tiraillées, parfois surtendues, nous saurons percevoir, familière et fidèle, la voix du Ressuscité : « Je vous laisse la paix ; je vous donne ma paix ». Alors nous serons des sages selon l’Évangile, parce que le Paraclet nous donnera d’entendre, par le fond du cœur, le langage de l’amour victorieux, « le langage de la croix ».

           Fr. Jean-Christian Lévêque, o.c.d.

Lectures de la messe

 

Première lecture (Ac 15, 1-2.22-29)

En ces jours-là, des gens, venus de Judée à Antioche, enseignaient les frères en disant : « Si vous n’acceptez pas la circoncision selon la coutume qui vient de Moïse, vous ne pouvez pas être sauvés. » Cela provoqua un affrontement ainsi qu’une vive discussion engagée par Paul et Barnabé contre ces gens-là. Alors on décida que Paul et Barnabé, avec quelques autres frères, monteraient à Jérusalem auprès des Apôtres et des Anciens pour discuter de cette question. Les Apôtres et les Anciens décidèrent avec toute l’Église de choisir parmi eux des hommes qu’ils enverraient à Antioche avec Paul et Barnabé. C’étaient des hommes qui avaient de l’autorité parmi les frères : Jude, appelé aussi Barsabbas, et Silas. Voici ce qu’ils écrivirent de leur main : « Les Apôtres et les Anciens, vos frères, aux frères issus des nations, qui résident à Antioche, en Syrie et en Cilicie, salut ! Attendu que certains des nôtres, comme nous l’avons appris, sont allés, sans aucun mandat de notre part, tenir des propos qui ont jeté chez vous le trouble et le désarroi, nous avons pris la décision, à l’unanimité, de choisir des hommes que nous envoyons chez vous, avec nos frères bien-aimés Barnabé et Paul, eux qui ont fait don de leur vie pour le nom de notre Seigneur Jésus Christ. Nous vous envoyons donc Jude et Silas, qui vous confirmeront de vive voix ce qui suit : L’Esprit Saint et nous-mêmes avons décidé de ne pas faire peser sur vous d’autres obligations que celles-ci, qui s’imposent : vous abstenir des viandes offertes en sacrifice aux idoles, du sang, des viandes non saignées et des unions illégitimes. Vous agirez bien, si vous vous gardez de tout cela. Bon courage ! » – Parole du Seigneur. 

 

Psaume (Ps 66 (67), 2-3, 5, 7-8)

Que Dieu nous prenne en grâce et nous bénisse, que son visage s’illumine pour nous ; et ton chemin sera connu sur la terre, ton salut, parmi toutes les nations. Que les nations chantent leur joie, car tu gouvernes le monde avec justice ; tu gouvernes les peuples avec droiture, sur la terre, tu conduis les nations. La terre a donné son fruit ; Dieu, notre Dieu, nous bénit. Que Dieu nous bénisse, et que la terre tout entière l’adore ! 

 

Deuxième lecture (Ap 21, 10-14.22-23)

Moi, Jean, j’ai vu un ange. En esprit, il m’emporta sur une grande et haute montagne ; il me montra la Ville sainte, Jérusalem, qui descendait du ciel, d’auprès de Dieu : elle avait en elle la gloire de Dieu ; son éclat était celui d’une pierre très précieuse, comme le jaspe cristallin. Elle avait une grande et haute muraille, avec douze portes et, sur ces portes, douze anges ; des noms y étaient inscrits : ceux des douze tribus des fils d’Israël. Il y avait trois portes à l’orient, trois au nord, trois au midi, et trois à l’occident. La muraille de la ville reposait sur douze fondations portant les douze noms des douze Apôtres de l’Agneau. Dans la ville, je n’ai pas vu de sanctuaire, car son sanctuaire, c’est le Seigneur Dieu, Souverain de l’univers, et l’Agneau. La ville n’a pas besoin du soleil ni de la lune pour l’éclairer, car la gloire de Dieu l’illumine : son luminaire, c’est l’Agneau. – Parole du Seigneur. 

 

Évangile (Jn 14, 23-29)

En ce temps-là, Jésus disait à ses disciples : « Si quelqu’un m’aime, il gardera ma parole ; mon Père l’aimera, nous viendrons vers lui et, chez lui, nous nous ferons une demeure. Celui qui ne m’aime pas ne garde pas mes paroles. Or, la parole que vous entendez n’est pas de moi : elle est du Père, qui m’a envoyé. Je vous parle ainsi, tant que je demeure avec vous ; mais le Défenseur, l’Esprit Saint que le Père enverra en mon nom, lui, vous enseignera tout, et il vous fera souvenir de tout ce que je vous ai dit. Je vous laisse la paix, je vous donne ma paix ; ce n’est pas à la manière du monde que je vous la donne. Que votre cœur ne soit pas bouleversé ni effrayé. Vous avez entendu ce que je vous ai dit : Je m’en vais, et je reviens vers vous. Si vous m’aimiez, vous seriez dans la joie puisque je pars vers le Père, car le Père est plus grand que moi. Je vous ai dit ces choses maintenant, avant qu’elles n’arrivent ; ainsi, lorsqu’elles arriveront, vous croirez. » – Acclamons la Parole de Dieu. 

CALENDRIER

 

 

Dimanche 26 Mai 2019 – 6ème Dimanche de Pâques

1ère lecture (Ac 15,1-2.22-29) Psaume (66,2-5.7.8) lecture (Ap 21,10-14.22-23) Evangile (Jn 14,23-29)

 

 

Messes de la semaine

 

Messe à 9 h tous les jours, sauf Vendredi

 

-Samedi adoration du Saint-Sacrement et confessions de 10 h à 12 h

 

Tous les dimanches à 17 h dans la crypte de l’église Notre-Dame : prière du chapelet

 

Permanence d’accueil le Jeudi de 17 à 19 h, le vendredi et le samedi de 16 à 18 h dans l’église

 

Rendez-vous de la semaine

 

-Lundi 27 mai à 20 h 30 au presbytère : réunion du Conseil pour les Affaires Économiques de la Paroisse

 

 

                                                                  Jeudi 30 Mai

 

                                                                  Solennité de l’Ascension :                         

                                                            

                                                                  Messe à 10 h 30 en l’église Notre-Dame

 

 

 

-Samedi 1er Juin à 14 h en l’église Notre-Dame : célébration du mariage de Christy Rajendra Mayuran et de Tharshilca Melkius

 

Samedi 1er Juin à la Maison diocésaine, 6 avenue Pasteur à Bondy : Journée de partage et de prière pour tous les séparés, divorcés, divorcés remariés du diocèse avec notre Évêque Pascal Delannoy. Le thème : “Vous êtes le sel de la terre”

 

 

Dimanche 2 Juin 2019 – 7ème Dimanche de Pâques

1ère lecture (Ac 7,55-60) Psaume (96,1-2.6.7.9) lecture (Ap 22,12-14.16-17.20) Evangile (Jn 17,20-26)

Messe anticipée le samedi à 18 h à Saint-Louis-Dimanche à 10 h 30 messe à Notre-Dame

Feuille de semaine du 26 mai 2019

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Published by paroisse du Raincy - dans Feuilles de semaine
23 mai 2019 4 23 /05 /mai /2019 16:22

« Réparons l’Eglise » : Cette formulation fait écho à l’appel à l’origine de la vocation de Saint François d’Assise : « Va, répare mon Église en ruine ». C’est une invitation à poser un diagnostic sur la situation actuelle de l’Église, mais aussi à faire acte de proposition pour une plus grande fidélité à l’Évangile. Une synthèse de toutes les réponses des catholiques de France sera ensuite produite par les trois médias La Croix, Croire et le Pèlerin.

 

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Published by paroisse du Raincy - dans Déclarations & documents
19 mai 2019 7 19 /05 /mai /2019 17:49

« Vivre une vie pleine »

Paroles du pape François place saint Pierre le Dimanche 12 Mai 2019

 

Chers frères et sœurs, bonjour !

Dans l’Evangile d’aujourd’hui (cf. Jn 10,27-30) Jésus se présente comme le vrai Pasteur du peuple de Dieu. Il parle de la relation qui le lie aux brebis du troupeau, c’est-à-dire à ses disciples, et insiste sur le fait que c’est une relation de connaissance réciproque. « Mes brebis – dit-il – écoutent ma voix ; moi, je les connais, et elles me suivent. Je leur donne la vie éternelle : jamais elles ne périront. » (vv. 27-28). En lisant attentivement cette phrase, nous voyons que l’oeuvre de Jésus s’explique par certaines actions : Jésus parle, Jésus connaît, Jésus donne la vie éternelle, Jésus protège.

Le Bon Pasteur – Jésus – est attentif à chacun de nous, il nous cherche et nous aime, en nous adressant sa parole, en connaissant en profondeur notre cœur, nos désirs et nos espérances, ainsi que nos échecs et nos déceptions. Il nous accueille et nous aime comme nous sommes, avec nos qualités et nos défauts. Pour chacun de nous Il “donne la vie éternelle” : il nous offre la possibilité de vivre une vie pleine, sans fin. En outre, il nous protège et nous guide avec amour, en nous aident à traverser les sentiers abrupts et les routes parfois risquées qui se présentent sur le chemin de la vie.

Aux verbes et aux gestes qui décrivent la façon dont Jésus, le Bon Pasteur, se met en relation avec nous, répondent les verbes qui concernent les brebis, c’est-à-dire nous : elles « écoutent ma voix », elles « me suivent ». Ce sont des actions qui montrent de quelle façon nous devons correspondre aux attitudes tendres et prévenantes du Seigneur. Ecouter et reconnaître sa voix, en effet, implique une intimité avec Lui, qui se consolide dans la prière, dans la rencontre cœur à cœur avec le divin Maître et Pasteur de nos âmes. Cette intimité avec Jésus… parler avec Jésus, renforce en nous le désir de le suivre, en sortant du labyrinthe des parcours erronés, en abandonnant les comportements égoïstes, pour se mettre en chemin sur les nouvelles routes de la fraternité et du don de nous-mêmes, à son imitation.

N’oublions pas que Jésus est l’unique Pasteur qui nous parle, nous connaît, nous donne la vie éternelle et nous protège. Nous sommes l’unique troupeau et nous devons seulement nous efforcer d’écouter sa voix, tandis qu’Il scrute avec amour la sincérité de nos cœurs. Et de cette intimité continue avec notre Pasteur, de cet échange avec lui, jaillit la joie de le suivre en nous laissant conduire à la plénitude de la vie éternelle.

Tournons maintenant vers Marie, Mère du Christ et Bon Pasteur. Que celle qui a répondu promptement à l’appel de Dieu aide en particulier tous ceux qui sont appelés au sacerdoce et à la vie consacrée à accueillir avec joie et disponibilité l’invitation du Christ à être ses collaborateurs les plus directs dans l’annonce de l’Evangile et dans le service du Règne de Dieu de notre temps.

JERUSALEM…

La deuxième lecture nous invite à méditer la place de Jérusalem dans la symbolique juive et chrétienne. Nous n’avons pas à transformer ce que nous en disons en un commentaire indirect de l’actualité qui place Jérusalem au cœur d’un conflit qui concerne les trois religions monothéistes. Elle nous invite à en transposer la signification dans notre propre vie ecclésiale et personnelle.

Jérusalem, campée sur la colline de Sion, est située aux confins du désert de Juda qui descend jusqu’à la Mer Morte et de la bande côtière bénéficiant de pluies abondantes. La ville est antérieure à l’entrée dans la Terre Promise et elle n’a été conquise par les Israélites que deux siècles après leur installation. L’auteur de l’exploit en est le tout jeune roi David, à l’heure où celui-ci recueille l’unanimité des suffrages de la part des tribus, tant du Nord que du Sud. Pour n’en favoriser aucune et montrer qu’après Dieu, il ne doit son pouvoir qu’à lui-même, David établit sa capitale dans la ville qui devient la sienne en même temps qu’elle est signe de l’unité du Peuple, d’autant que peu après sa conquête l’Arche d’Alliance y résidera. (2ème livre de Samuel 5. 6). Dès lors Jérusalem s’identifie au destin du Peuple d’Israël. Un personnage permettra même de remonter jusqu’aux premières origines du peuple, en Abraham. C’est Melchisédech, prêtre du Très-Haut et roi de Salem, identifié par la Tradition avec Jérusalem. Abraham reçoit de lui la bénédiction et lui donne la dîme de tous ses biens. (Genèse 15. 17)

Quoi qu’il en soit de la manière dont Jérusalem est entrée dans l’histoire du salut, elle devient la Ville Sainte, par le fait même que David y transporte l’Arche d’Alliance (2ème livre de Samuel 6) contenant les Tables de la Loi donnée par Dieu au mont Sinaï. L’Arche est le “quasi sacrement” de la présence de Dieu à son Peuple. A l’étonnement, mais pour la joie de ses fidèles, Dieu a choisi de résider en Sion, “l’humble montagne” (Psaume 42. 7), plutôt que sur les sommets enneigés de l’Hermon. Tel est le libre choix de Dieu qui ne se démentira pas quand viendra dans sa ville celui qui est la véritable Arche de l’Alliance, le Messie Jésus “doux et humble de cœur”.     

Jérusalem est la ville où Dieu fait résider son Nom (1er Livre des Rois 11. 36). Là il peut être invoqué et plusieurs psaumes nous transmettent la prière et la joie des pèlerins qui montent à Jérusalem pour les grandes fêtes, comme la famille de Jésus, et Jésus lui-même, n’y manqueront pas. (Psaumes 24, 84, 132 etc …)

 

C’est dans le Temple que réside la présence divine au milieu de son Peuple, mais le Trône de Dieu demeure dans les cieux. Le prophète Isaïe a la révélation de ce qu’il est hors du Temple, même si sa “traîne emplit le sanctuaire.” (Isaïe 6). Sainte est l’alliance, sainte est la Loi. Si le Peuple – et le roi le premier – méprise l’Alliance, la sainteté de Dieu se retire et la ville revient au sort commun des citées humaines, convoitée, assiégée, ruinée, reconstruite pour un temps. C’est notre propre risque, à nous aussi, lorsque nous sommes infidèles à la grâce que Dieu nous donne sans jamais se lasser et qui est toujours en attente lorsque nous nous en séparons. Le don de Dieu est irréversible. « Rien ne nous séparera de l’amour que Dieu nous porte. » (Romains 8. 39). Les promesses demeurent par-delà les ruines : “Le reste de Sion, les survivants de Jérusalem seront appelés saints et tous seront inscrits à Jérusalem afin de vivre.” (Isaïe 4. 3) Même si par manque de foi, Jérusalem a failli, Dieu ne renonce pas, car “voici que je pose dans Sion une pierre à toute épreuve, une pierre angulaire précieuse, établie pour servir de fondation.” (Isaïe 28. 16) Cette pierre angulaire, c’est le Christ (Ephésiens 2. 20) et les disciples du Christ qui sont l’Eglise (Matthieu 16.18) Saint Paul en tire les conclusions : l’Eglise est désormais le Temple de Dieu et nous aussi qui sommes membres de l’Eglise. (1 Corinthiens 3. 10 à 17 et 1 Corinthiens 6. 19) Selon une parole de saint Augustin, nous sommes inclus dans l’édifice divin : « Il fait de nous un seul homme avec Lui, tête et corps. » (Commentaire du psaume 97)

Quand Dieu aura ainsi rebâti Jérusalem dans la sainteté, le signe de l’Arche de l’Alliance ne sera même plus nécessaire. La ville elle-même, en son entier, pourra être appelée “le trône du Seigneur” (Jérémie 3. 16 à 18) Ce sera un temps de convergence et de rassemblement pour les deux royaumes, celui du sud et celui du nord, Israël et Juda. Ce sera aussi un temps de rassemblement pour toutes les nations : ”Des nations nombreuses s’attacheront au Seigneur, elles seront pour lui un peuple.” -Zacharie 2. 14 à 16) . Jérusalem devient ainsi la mère universelle de tous les croyants. L’auteur du psaume 87 sait que les hommes appartiennent à des nations différentes, éventuellement hostiles : ils viennent de Philistie, de Tyr ou d’Ethiope. “Mais de Sion l’on dira, tout homme y est né.” Pour que Jérusalem soit reconstruite comme Dieu la souhaite, il faut que lui-même la fasse descendre du ciel. L’auteur de l’Apocalypse est chrétien, il sait que Dieu siège sur son trône divin, il connaît la “pierre d’angle”, c’est le Christ. Il sait que “Dieu est parmi les hommes, l’Emmanuel”. Avec saint Paul, saint Jean, l’auteur de l’Apocalypse sait que l’Eglise, dans sa réalité fondamentale, est bien cela. Qu’il nous suffise de relire les lettres aux Eglises, au début de l’Apocalypse, pour nous en convaincre. La Cité Sainte n’est plus seulement celle qui est bâtie sur le mont Sion, elle est celle qui est la demeure de Dieu, parée comme une fiancée pour son époux. Nous avons besoin de cette vision dans la foi quand nous regardons l’Eglise dans laquelle nous vivons et quand nous en parlons. Elle est faible par les hommes qui la composent, elle est sainte dans le Christ dont elle est le Corps Mystique.

Première lecture (Ac 14, 21b-27)

 

En ces jours-là, Paul et Barnabé, retournèrent à Lystres, à Iconium et à Antioche de Pisidie ; ils affermissaient le courage des disciples ; ils les exhortaient à persévérer dans la foi, en disant : « Il nous faut passer par bien des épreuves pour entrer dans le royaume de Dieu. » Ils désignèrent des Anciens pour chacune de leurs Églises et, après avoir prié et jeûné, ils confièrent au Seigneur ces hommes qui avaient mis leur foi en lui. Ils traversèrent la Pisidie et se rendirent en Pamphylie. Après avoir annoncé la Parole aux gens de Pergé, ils descendirent au port d’Attalia, et s’embarquèrent pour Antioche de Syrie, d’où ils étaient partis ; c’est là qu’ils avaient été remis à la grâce de Dieu pour l’œuvre qu’ils avaient accomplie. Une fois arrivés, ayant réuni l’Église, ils rapportèrent tout ce que Dieu avait fait avec eux, et comment il avait ouvert aux nations la porte de la foi. – Parole du Seigneur. 

 

Psaume (Ps 144 (145), 8-9, 10-11, 12-13ab)

 

Le Seigneur est tendresse et pitié, lent à la colère et plein d’amour ; la bonté du Seigneur est pour tous, sa tendresse, pour toutes ses œuvres. Que tes œuvres, Seigneur, te rendent grâce et que tes fidèles te bénissent ! Ils diront la gloire de ton règne, ils parleront de tes exploits. Ils annonceront aux hommes tes exploits, la gloire et l’éclat de ton règne : ton règne, un règne éternel, ton empire, pour les âges des âges. 

 

Deuxième lecture (Ap 21, 1-5a)

 

Moi, Jean, j’ai vu un ciel nouveau et une terre nouvelle, car le premier ciel et la première terre s’en étaient allés et, de mer, il n’y en a plus. Et la Ville sainte, la Jérusalem nouvelle, je l’ai vue qui descendait du ciel, d’auprès de Dieu, prête pour les noces, comme une épouse parée pour son mari. Et j’entendis une voix forte qui venait du Trône. Elle disait : « Voici la demeure de Dieu avec les hommes ; il demeurera avec eux, et ils seront ses peuples, et lui-même, Dieu avec eux, sera leur Dieu. Il essuiera toute larme de leurs yeux, et la mort ne sera plus, et il n’y aura plus ni deuil, ni cri, ni douleur : ce qui était en premier s’en est allé. » Alors celui qui siégeait sur le Trône déclara : « Voici que je fais toutes choses nouvelles. » – Parole du Seigneur. 

 

Évangile (Jn 13, 31-33a.34-35)

 

Au cours du dernier repas que Jésus prenait avec ses disciples, quand Judas fut sorti du cénacle, Jésus déclara : « Maintenant le Fils de l’homme est glorifié, et Dieu est glorifié en lui. Si Dieu est glorifié en lui, Dieu aussi le glorifiera ; et il le glorifiera bientôt. Petits enfants, c’est pour peu de temps encore que je suis avec vous. Je vous donne un commandement nouveau : c’est de vous aimer les uns les autres. Comme je vous ai aimés, vous aussi aimez-vous les uns les autres. À ceci, tous reconnaîtront que vous êtes mes disciples : si vous avez de l’amour les uns pour les autres. » – Acclamons la Parole de Dieu. 

CALENDRIER

 

 

Dimanche 19 Mai 2019 – 5ème Dimanche de Pâques

1ère lecture (Ac 14,21b-27) Psaume (144,8-13) lecture (Ap 21,1-5a) Evangile (Jn 13,31-33a.34-35)

Quête impérée pour les Vocations – un livret de prière est à votre disposition au fond de l’église

 

 

 

 

Messes de la semaine

 

Messe à 9 h tous les jours, sauf Jeudi

-Samedi adoration du Saint-Sacrement et confessions de 10 h à 12 h

Tous les dimanches à 17 h dans la crypte de l’église Notre-Dame : prière du chapelet

Permanence d’accueil le Jeudi de 17 à 19 h, le vendredi et le samedi de 16 à 18 h dans l’église

 

Rendez-vous de la semaine

 

-Mardi 21 mai à 18 h 30 salle Pierre Lefeuvre : réunion des accompagnateurs au FRAT de JAMBVILLE

Mercredi 22 et Jeudi 23 : retraite de Première communion et de Profession de foi des enfants du groupe scolaire Saint-Louis Sainte-Clotilde à TIGERY

 

Jeudi 23 Mai à 20 h 30 salle Pierre Lefeuvre : Réunion sur la création d’une antenne « Jesuit Refugiees Service (JRS) dans notre département autour de l’accueil de demandeurs d’exils pour un temps de repos et de mise à l’abri. Venons nous informer.

 

Nous pouvons consulter le site : www.jrsfrance.org

 

-Vendredi 24 Mai de 16 h à 19 h dans l’église : un temps pour Dieu. Temps de célébration du sacrement du pardon dans l’église notamment pour tous les jeunes et enfants qui vont faire Première communion ou Profession de foi…. Veillée animée par le groupe Allegria

-Samedi 25 Mai à 10 h 30 salle Pierre Lefeuvre : rencontre des parents des enfants de l’Éveil à la Foi qui seront baptisés cette année

 

-Samedi 25 Mai à 16 h dans l’église : répétition de la célébration des premières communions avec les enfants de la catéchèse

-Samedi 25 Mai à 17 h 30 salle Pierre Lefeuvre : réunion de parents des jeunes qui participeront au Frat de Jambville à la Pentecôte

 

 

Dimanche 26 Mai 2019 – 6ème Dimanche de Pâques

1ère lecture (Ac 15,1-2.22-29) Psaume (66,2-5.7.8) lecture (Ap 21,10-14.22-23) Evangile (Jn 14,23-29)

Messe anticipée le samedi à 18 h à Saint-Louis-Dimanche à 10 h 30 messe à Notre-Dame

au cours de la messe Premières communions des enfants de la paroisse

Célébration de l’Éveil à la foi des 3-7 ans

Quête impérée pour les Prêtres âgés

 

 

Dimanche 26 Mai à 16 h visite de l’église Notre-Dame

organisée par l’association Restaurer

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16 mai 2019 4 16 /05 /mai /2019 18:37

Le Messager des mois d'avril - mai 2019 est en ligne

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13 mai 2019 1 13 /05 /mai /2019 14:36

Regina Caeli : Allocution du pape François le 5 Mai en Bulgarie

Chers frères et sœurs, “ Christ est ressuscité !” – “ Il est vraiment ressuscité !”

 

Par ces paroles, depuis des temps anciens, en ces terres de Bulgarie les chrétiens – orthodoxes et catholiques – échangent les vœux du temps de Pâques. Elles expriment la grande joie pour la victoire de Jésus-Christ sur le mal et sur la mort. Elles sont une affirmation et un témoignage du cœur de notre foi : le Christ vit. Il est notre espérance et la plus belle jeunesse de ce monde. Tout ce qu’il touche devient nouveau, se remplit de vie. C’est pourquoi, les premières paroles que je veux adresser à chacun de vous sont : il vit et il te veut vivant ! il est en toi, il est avec toi et il ne te quitte jamais. Bien que tu puisses t’éloigner, à côté de toi il y a le Ressuscité, qui t’appelle et t’attend pour recommencer. Quand tu te sens vieux par la tristesse, les rancunes, les peurs, les doutes et les échecs, lui sera là pour te redonner force et espérance (cf. Exhort. ap. Christus vivit, nn. 1-2).

Cette foi en Christ ressuscité est proclamée depuis deux mille ans en tout lieu de la terre, à travers la mission généreuse de tant de croyants qui sont appelés à tout donner pour l’annonce évangélique, sans rien garder pour soi. Dans l’histoire de l’Église, ici aussi en Bulgarie, il y a eu des Pasteurs qui se sont distingués par la sainteté de leur vie. Parmi eux, j’aime me souvenir de mon prédécesseur, que vous appelez “le saint bulgare”, saint Jean XXIII, un saint pasteur, dont la mémoire est particulièrement vivante sur cette terre, où il a vécu de 1925 à 1934. Ici, il a appris à apprécier la tradition de l’Église Orientale, instaurant des relations d’amitié avec les autres Confessions religieuses. Son expérience diplomatique et pastorale en Bulgarie a laissé une empreinte si forte dans son cœur de pasteur qu’elle l’a conduit à promouvoir au sein de l’Église la perspective du dialogue œcuménique, qui eut une impulsion remarquable dans le Concile Vatican II, voulu justement par le Pape Roncalli. En un certain sens, nous devons remercier cette terre pour l’intuition sage et inspiratrice du “ bon Pape ”.

Dans le sillage de ce chemin œcuménique, d’ici peu, j’aurai la joie de saluer les représentants des diverses Confessions religieuses de Bulgarie, qui, tout en étant un pays orthodoxe, est un carrefour où se rencontrent et dialoguent diverses expressions religieuses. La présence appréciée à cette rencontre des Représentants de ces diverses Communautés, indique le désir de tous de parcourir le chemin, chaque jour plus nécessaire, « d’adopter la culture du dialogue comme chemin ; la collaboration commune comme conduite ; la connaissance réciproque comme méthode et critère » (Document sur la fraternité humaine, Abu Dhabi, 4 février 2019).

Nous nous trouvons près de l’antique église de Sainte Sophie, et à côté de l’église patriarcale de Saint Alexandre Nevsky, où, précédemment, j’ai prié dans le souvenir des saints Cyrille et Méthode, évangélisateurs des peuples slaves. Avec le désir de manifester estime et affection à cette vénérable Église orthodoxe de Bulgarie, j’ai eu la joie de saluer et d’embrasser, auparavant, mon Frère Sa Sainteté le Patriarche Neofit, ainsi que les Métropolites du Saint Synode.

Nous nous adressons maintenant à la Bienheureuse Vierge Marie, Reine du ciel et de la terre, afin qu’elle intercède auprès du Seigneur Ressuscité, pour qu’il donne à cette terre bien-aimée l’impulsion toujours nécessaire pour être terre de rencontre, sur laquelle, au-delà des différences culturelles, religieuses ou ethniques, vous puissiez continuer à vous reconnaître et à vous estimer comme enfants d’un même Père. Notre invocation s’exprime avec l’antique prière du Regina Caeli. Nous le faisons ici, à Sofia, devant l’icône de la Vierge de Nesebar, qui signifie “ Porte du ciel ”, si chère à mon prédécesseur saint Jean XXIII, qui a commencé à la vénérer ici, en Bulgarie, et l’a portée avec lui jusqu’à la mort.

La parabole du BON PASTEUR

La liturgie de ce dimanche nous fait lire la parabole du « Bon Pasteur », mais elle en répartit la lecture sur les trois années liturgiques, chaque lecture présentant alors une note dominante : la porte de la bergerie, le pasteur donne sa vie pour ses brebis et, aujourd’hui, il les connaît et les conduit à la vie éternelle.

 

Nous nous devons de reprendre l’ensemble de la parabole si nous voulons en découvrir toute la richesse, d’autant que saint Jean n’a pas séparé les deux symboles et les deux images qui forment un tout dans la discussion avec les Pharisiens. Quant au sens, les deux images convergent : Jésus est celui par qui nous entrons dans la vie. Elles convergent aussi en ce sens qu’elles nous disent ce qu’il en est de notre rapport au Christ, un rapport loyal, confiant et libre. Il est le berger, il n’est pas le voleur. Il est la porte, il n’est pas l’effraction. Nous avons donc à vivre avec Lui dans cette perspective qu’il nous donne et y correspondre par notre libre réponse, puisqu’il n’est pas celui qui décide par force, à notre place. Dans le même temps, Jésus à un droit sur nous, droit qu’il tient de son Père qui nous a donnés à lui. Jésus est bien « notre Seigneur ». Mais il n’usera pas envers nous ni de violence ni même de contrainte. C’est à la voix que nous le reconnaîtrons, comme Marie de Magdala au jardin du tombeau. L’appel vient de celui qui nous connaît par notre nom, en notre singularité, en notre personnalité. Nathanaël, déjà, sur les bords du Jourdain, en avait été bouleversé et converti. Entendre, recevoir cet appel et y correspondre.

La figure du pasteur que nous donne l’extrait choisi pour ce dimanche nous met sur le chemin du Christ pascal. En effet, le passage précédent nous donnait la première face de ce mystère : Jésus donnant sa vie : « Personne n’a pu me l’enlever, je la donne moi-même. » Jésus donnant la vie parce qu’il nous connaît : « Je les connais, elles me suivent, je leur donne la vie éternelle, jamais elles ne périront, personne ne les arrachera de ma main. » (Jean 10. 27 et 28). Nous sommes tout près de la prière sacerdotale du soir du jeudi saint » Pour eux je me consacre moi-même afin qu’ils soient, eux aussi, consacrés en vérité. » (Jean 17. 19) L’analogie du berger avec le Christ pascal est surprenante, car il n’appartient pas à la fonction du pasteur d’aller jusqu’à donner sa vie pour son troupeau. En un sens, c’est même l’échec que de quitter la tête du troupeau, fût-ce par une mort héroïque.

Si nous recevons pas cette parabole dans la lumière de la Résurrection, nous n’avons qu’un pasteur incapable, compatissant à ses brebis, mais les entraînant, à sa suite, dans une mort inéluctable, dans un abandon. Or Jésus veut leur donner, veut nous donner la vie éternelle. Soyons en sûrs : jamais il ne nous abandonnera, il nous met dans la main du Père « Et le Père et moi, nous sommes un. » (Jean 10. 30)

Reprenant à son compte l’image du berger, Jésus tient la place même du Seigneur Dieu, tel que les prophètes et les psaumes l’ont reconnu. Dieu seul est le pasteur légitime d’Israël puisqu’il l’a choisi pour être son peuple. Il en transmet la charge à Moïse pour le mener hors de la terre de servitude, pour lui donner une direction de vie par la Loi et lui assurer une nourriture par la manne. Il lui donne même de le connaître par son nom. Par-delà les rois dont la plupart ne furent pas de bon pasteur, Dieu promet qu’il ne laissera pas sans fin son peuple dispersé comme des brebis sans pasteur et le prophète Ezéchiel (chapitre 34)  transmet cette certitude : il viendra lui-même prendre soin de son troupeau tout entier et de chaque brebis en particulier. « Voici que j’aurai soin moi-même de mon troupeau. »

La parabole du pasteur nous mène alors que le chemin de l’identité de Jésus : l’unité du Père et du Fils. (Jean 10. 30) Jésus dépasse l’annonce prophétique où le pasteur a reçu une mission de la part de Dieu. Il est le pasteur parce qu’il est Dieu lui-même venu parmi les hommes. Et c’est ainsi qu’il unit en lui toute la tradition biblique : c’est bien le Père qui est le pasteur de son peuple. Les brebis sont dans la main du Père (Jean 10. 29). Elles sont tout autant dans la main du Fils : « Personne ne les arrachera de ma main. » Au travers de ces affirmations, c’est la réalité trinitaire qui nous est révélée en même temps que son unité. Il ne s’agit pas d’en rester à une pieuse et bucolique méditation sur la bonté de Dieu. Il nous faut vivre cette réalité et faire de notre vie une véritable liturgie comme nous y invite l’Apocalypse. « Celui qui siège sur le Trône habitera parmi eux… l’Agneau qui se tient au milieu du Trône sera leur pasteur pour les conduire vers les eaux de la source de vie. » (Apocalypse 7. 19) Nous sommes de cette foule immense qui se tient devant l’Agneau et qui le servent jour et nuit dans son temple. « Je suis venu pour que les hommes aient la vie, pour qu’ils l’aient en abondance. » (Jean 10. 10) « Je vous dis cela pour que votre joie soit parfaite … nul ne vous la ravira. » (Jean 16.22) « Personne ne les arrachera de ma main. » (Jean 10. 29).

      

       P. Jacques Fournier Cef

Dimanche 12 mai 2019 - Lectures de la messe

 

Première lecture (Ac 13, 14.43-52)

 

En ces jours-là, Paul et Barnabé poursuivirent leur voyage au-delà de Pergé et arrivèrent à Antioche de Pisidie. Le jour du sabbat, ils entrèrent à la synagogue et prirent place. Une fois l’assemblée dispersée, beaucoup de Juifs et de convertis qui adorent le Dieu unique les suivirent. Paul et Barnabé, parlant avec eux, les encourageaient à rester attachés à la grâce de Dieu. Le sabbat suivant, presque toute la ville se rassembla pour entendre la parole du Seigneur. Quand les Juifs virent les foules, ils s’enflammèrent de jalousie ; ils contredisaient les paroles de Paul et l’injuriaient. Paul et Barnabé leur déclarèrent avec assurance : « C’est à vous d’abord qu’il était nécessaire d’adresser la parole de Dieu. Puisque vous la rejetez et que vous-mêmes ne vous jugez pas dignes de la vie éternelle, eh bien ! nous nous tournons vers les nations païennes. C’est le commandement que le Seigneur nous a donné : J’ai fait de toi la lumière des nations pour que, grâce à toi, le salut parvienne jusqu’aux extrémités de la terre. » En entendant cela, les païens étaient dans la joie et rendaient gloire à la parole du Seigneur ; tous ceux qui étaient destinés à la vie éternelle devinrent croyants. Ainsi la parole du Seigneur se répandait dans toute la région. Mais les Juifs provoquèrent l’agitation parmi les femmes de qualité adorant Dieu, et parmi les notables de la cité ; ils se mirent à poursuivre Paul et Barnabé, et les expulsèrent de leur territoire. Ceux-ci secouèrent contre eux la poussière de leurs pieds et se rendirent à Iconium, tandis que les disciples étaient remplis de joie et d’Esprit Saint. – Parole du Seigneur. 

 

Psaume (Ps  99 (100), 1-2, 3, 5)

 

Acclamez le Seigneur, terre entière, servez le Seigneur dans l’allégresse, venez à lui avec des chants de joie ! Reconnaissez que le Seigneur est Dieu : il nous a faits, et nous sommes à lui, nous, son peuple, son troupeau. Oui, le Seigneur est bon, éternel est son amour, sa fidélité demeure d’âge en âge.

 

Deuxième lecture (Ap  7, 9.14b-17)

 

Moi, Jean, j’ai vu : et voici une foule immense, que nul ne pouvait dénombrer, une foule de toutes nations, tribus, peuples et langues. Ils se tenaient debout devant le Trône et devant l’Agneau, vêtus de robes blanches, avec des palmes à la main. L’un des Anciens me dit : « Ceux-là viennent de la grande épreuve ; ils ont lavé leurs robes, ils les ont blanchies par le sang de l’Agneau. C’est pourquoi ils sont devant le trône de Dieu, et le servent, jour et nuit, dans son sanctuaire. Celui qui siège sur le Trône établira sa demeure chez eux. Ils n’auront plus faim, ils n’auront plus soif, ni le soleil ni la chaleur ne les accablera, puisque l’Agneau qui se tient au milieu du Trône sera leur pasteur pour les conduire aux sources des eaux de la vie. Et Dieu essuiera toute larme de leurs yeux. » – Parole du Seigneur. 

 

Évangile (Jn 10, 27-30)

 

En ce temps-là, Jésus déclara : « Mes brebis écoutent ma voix ; moi, je les connais, et elles me suivent. Je leur donne la vie éternelle : jamais elles ne périront, et personne ne les arrachera de ma main. Mon Père, qui me les a données, est plus grand que tout, et personne ne peut les arracher de la main du Père. Le Père et moi, nous sommes UN. » – Acclamons la Parole de Dieu. 

CALENDRIER

 

 

Dimanche 12 Mai 2019 – 4ème Dimanche de Pâques

1ère lecture (Ac 13,14.43-52) Psaume (99,1-3.5) lecture (Ap 7,9.14b-17) Evangile (Jn 10,27-30)

 

 

Messes de la semaine

 

Messe à 9 h tous les jours, sauf vendredi

-Samedi adoration du Saint-Sacrement et confessions de 10 h à 12 h

Tous les dimanches à 17 h dans la crypte de l’église Notre-Dame : prière du chapelet

Permanence d’accueil le Jeudi de 17 h à 19 h et le samedi de 16 h à 18 h dans l’église

 

Rendez-vous de la semaine

 

-Mardi 14 mai à 10 h 30 au presbytère : rencontre de prêtres de l’unité Pastorale de Gagny- Le Raincy- Villemomble

-Mardi 14 mai à 20 h 30 salle Pierre Lefeuvre : rencontre des parents des jeunes qui se préparent à la Confirmation

-Mercredi 15 Mai à 17 h salle Pierre Lefeuvre : rencontre des jeunes confirmands

-Mercredi 15 Mai à 20 h 30 au presbytère : rencontre de l’équipe des Entrepreneurs et Dirigeants Chrétiens

-Jeudi 16 mai à 20 h 30 au presbytère : réunion de l’Equipe d’Animation Paroissiale

-Vendredi 17 Mai à 14 h salle Pierre Lefeuvre : Réunion des Equipes Saint-Vincent

 

Vendredi 17 Mai : rencontre des curés de paroisse avec notre Évêque Pascal Delannoy,

toute la journée

 

-Samedi 18 et Dimanche 19 Mai : retraite à BELLEU des enfants de la Première communion et de la Profession de foi. Week-end de fin d’année des Scouts et Guides de France. Week-end des Guides d’Europe.

-Samedi 18 Mai à 9 h 30 dans l’église : rencontre des parents de 3-7 ans et de la catéchèse qui font baptiser leurs enfants

 

 

Dimanche 19 Mai 2019 – 5ème Dimanche de Pâques

1ère lecture (Ac 14,21b-27) Psaume (144,8-13) lecture (Ap 21,1-5a) Evangile (Jn 13,31-33a.34-35)

Messe anticipée le samedi à 18 h à Saint-Louis-Dimanche à 10 h 30 messe à Notre-Dame

Quête impérée pour la Journée Mondiale des Vocations

 

 

 

 

« Réparons l’Eglise » :

 

un questionnaire est proposé

à tous les paroissiens.

Notre réponse est importante

Paroisse Notre-Dame du Raincy

Sacrement des malades

 

 

 

Prière Litanique :

 

Seigneur écoute-nous, Seigneur exauce-nous !

 

Imposition des mains :

 

Jésus le Christ, lumière intérieure,

Ne laisse pas mes ténèbres me parler.

Jésus le Christ, lumière intérieure,

Donne-moi d’accueillir ton amour.

 

Onction :

 

En toi j’ai mis ma confiance

Ô Dieu très saint,

Toi seul es mon espérance,

Et mon soutien ;

C’est pourquoi je ne crains rien

J’ai foi en toi ô Dieu très saint,

C’est pourquoi je ne crains rien

J’ai foi en toi ô Dieu très saint.

 

 

Dimanche 12 mai 2019

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30 avril 2019 2 30 /04 /avril /2019 10:30

Paroles du pape François le Dimanche 28 Avril 2019

 

Chers frères et sœurs, bonjour !

 

L’Evangile d’aujourd’hui (cf. Jn 20,19-31) raconte que le jour de Pâques, Jésus apparaît à ses disciples au Cénacle, le soir, en apportant trois dons : la paix, la joie, la mission apostolique.

 

Ses premières paroles sont : « La paix soit avec vous ! » (v. 21). Le Ressuscité apporte la paix authentique, car par son sacrifice sur la croix, il a réalisé la réconciliation entre Dieu et l’humanité et il a vaincu le péché et la mort. C’est la paix. Ses disciples avaient d’abord besoin de cette paix, parce qu’après l’arrestation et la condamnation à mort du Maître, ils étaient tombés dans l’égarement et dans la peur. Jésus se présente vivant au milieu d’eux et, montrant ses plaies – Jésus a voulu conserver ses plaies –, dans son corps glorieux, il donne la paix comme fruit de sa victoire. Mais ce soir-là l’apôtre Thomas n’était pas présent. Informé de cet événement extraordinaire, incrédule devant le témoignage des autres Apôtres, il prétend vérifier en personne la vérité de ce qu’ils affirment. Huit jours plus tard, c’est-à-dire comme aujourd’hui, l’apparition se répète : Jésus vient à la rencontre de l’incrédulité de Thomas, en l’invitant à toucher ses plaies. Elles constituent la source de la paix, parce qu’elles sont le signe de l’amour immense de Jésus qui a vaincu les forces hostiles à l’homme, le péché, la mort. Il l’invite à toucher ses plaies. C’est un enseignement pour nous, comme si Jésus nous disait à tous : “Si tu n’es pas en paix, touche mes plaies”.

 

Toucher les plaies de Jésus, qui sont les nombreux problèmes, difficultés, persécutions, maladies, dont souffrent tant de personnes. Tu n’es pas en paix ? Va, va visiter quelqu’un qui est le symbole de la plaie de Jésus. Touche la plaie de Jésus. De cette plaie jaillit la miséricorde. C’est pour cela qu’aujourd’hui c’est le dimanche de la miséricorde. Un saint disait que le corps de Jésus crucifié est comme un sac de miséricorde, qui parvient à tous à travers ses plaies. Nous avons tous besoin de la miséricorde, nous le savons. Approchons-nous de Jésus et touchons ses plaies dans nos frères qui souffrent. Les plaies de Jésus sont un trésor : d’elles, sort la miséricorde. Soyons courageux et touchons les plaies de Jésus. Par ces plaies, il se tient devant le Père, il les montre au Père, comme s’il disait : “Père, c’est le prix, ces plaies sont ce que j’ai payé pour mes frères”. Par ses plaies, Jésus intercède devant le Père. Il nous donne la miséricorde si nous nous approchons, et il intercède pour nous. N’oubliez pas les plaies de Jésus.

 

Le deuxième don que Jésus apporte aux disciples est la joie. L’évangéliste rapporte que « les disciples furent remplis de joie en voyant le Seigneur. » (v.20). Et il y a aussi un verset, dans la version de Luc, qui dit qu’ils ne pouvaient pas croire à leur joie. Nous aussi peut-être, quand il s’est passé quelque chose d’incroyable, de beau, nous avons envie de dire : “Je ne peux pas y croire, ce n’est pas vrai !”. Les disciples étaient comme cela, ils ne pouvaient pas croire à leur joie. C’est la joie que nous apporte Jésus. Si tu es triste, si tu n’es pas en paix, regarde Jésus crucifié, regarde Jésus ressuscité, regarde ses plaies et prends cette joie. Et puis, au-delà de la paix et de la joie, Jésus apporte aussi aux disciples la mission. Il leur dit : « De même que le Père m’a envoyé, moi aussi, je vous envoie. » (v.21). La résurrection de Jésus est le commencement d’un dynamisme nouveau d’amour, capable de transformer le monde par la présence de l’Esprit Saint.

 

En ce deuxième dimanche de Pâques, nous sommes invités à nous approcher du Christ avec foi, en ouvrant notre cœur à la paix, à la joie et à la mission. Mais n’oublions pas les plaies de Jésus, parce que d’elles sortent la paix, la joie et la force pour la mission. Confions cette prière à l’intercession maternelle de la Vierge Marie, reine du ciel et de la terre.

 

L’APOCALYPSE DE SAINT JEAN : LA CERTITUDE DE L’ESPERANCE

Comme durant tout le temps pascal de cette année, la deuxième lecture est empruntée au livre de “l’Apocalypse” dont le titre n’est autre que le premier mot de ce livre qui clôt la révélation du Nouveau Testament.

Il ne signifie pas “catastrophe”, selon l’expression usuelle quand on parle d’une inondation, d’un krach boursier ou d’une explosion nucléaire. Le terme grec, volontairement employé par l’auteur, veut dire “révélation”. Ce qui était « couvert » est découvert, ce qui était caché devient manifeste. Selon une autre expression grecque toute proche : ”le crypté” est percée à jour. Les mots qui suivent l’indiquent d’ailleurs “Apocalypse de Jésus-Christ.”

Si le langage courant a « dévoyé » ce message parce que la révélation du Christ porte essentiellement sur la victoire du Ressuscité, aujourd’hui encore attaqué par les forces du mal et dont le triomphe ultime s’accompagnera de la disparition du vieux monde, tout entaché de péché. S’il y a catastrophe, c’est pour le mal et non pas pour le bien suprême que Dieu nous apporte en Jésus-Christ.

Cette disparition est parfois violente, car le mal s’acharne et s’agrippe. Ainsi, au moment de la Pâque du Seigneur et pour contraindre Pharaon de laisser partir le peuple d’Israël vers la liberté, il fallut dix plaies. Pour l’Apocalypse, il s’agit de dire par quels tourments passera le monde avant que s’instaure la Jérusalem céleste, le royaume même de la liberté.

Le livre ne serait pas une “bonne nouvelle” s’il ne provoquait que l’angoisse devant ce qui reste à vivre dans l’avenir. Son but est de donner espérance et assurance, de montrer à la communauté chrétienne persécutée et plongée dans un monde qui ne cesse pas d’être dur et violent, que l’issue ne fait pas de doute

Nous l’avons entendu dimanche dernier : ”Sois sans crainte. Je suis le premier et le dernier, je suis le vivant. J’étais mort, mais me voici vivant pour les siècles des siècles. Je détiens les clés de la mort.” (Apocalypse 1. 9). Dès aujourd’hui, nous sommes au-delà du moment décisif de l’histoire. Le Christ est ressuscité. Et comme la résurrection de Jésus est le triomphe de l’Innocent sur les ténèbres, elle est la victoire du Vivant à la poursuite duquel les forces du Mal s’épuisent en vain.

Jacques Fournier Cef

 

 

 

 

Dimanche 5 mai 2019 - Lectures de la messe

 

Première lecture (Ac 5, 27b-32.40b-41)

 

En ces jours-là, les Apôtres comparaissaient devant le Conseil suprême. Le grand prêtre les interrogea : « Nous vous avions formellement interdit d’enseigner au nom de celui-là, et voilà que vous remplissez Jérusalem de votre enseignement. Vous voulez donc faire retomber sur nous le sang de cet homme ! » En réponse, Pierre et les Apôtres déclarèrent : « Il faut obéir à Dieu plutôt qu’aux hommes. Le Dieu de nos pères a ressuscité Jésus, que vous aviez exécuté en le suspendant au bois du supplice. C’est lui que Dieu, par sa main droite, a élevé, en faisant de lui le Prince et le Sauveur, pour accorder à Israël la conversion et le pardon des péchés. Quant à nous, nous sommes les témoins de tout cela, avec l’Esprit Saint, que Dieu a donné à ceux qui lui obéissent. » Après avoir fait fouetter les Apôtres, ils leur interdirent de parler au nom de Jésus, puis ils les relâchèrent. Quant à eux, quittant le Conseil suprême, ils repartaient tout joyeux d’avoir été jugés dignes de subir des humiliations pour le nom de Jésus. – Parole du Seigneur. 

 

Psaume (Ps 29 (30), 3-4, 5-6ab, 6cd.12, 13)

 

Quand j’ai crié vers toi, Seigneur, mon Dieu, tu m’as guéri ; Seigneur, tu m’as fait remonter de l’abîme et revivre quand je descendais à la fosse. Fêtez le Seigneur, vous, ses fidèles, rendez grâce en rappelant son nom très saint. Sa colère ne dure qu’un instant, sa bonté, toute la vie. Avec le soir, viennent les larmes, mais au matin, les cris de joie ! Tu as changé mon deuil en une danse, mes habits funèbres en parure de joie ! Que mon cœur ne se taise pas, qu’il soit en fête pour toi ; et que sans fin, Seigneur, mon Dieu, je te rende grâce ! 

 

Deuxième lecture (Ap 5, 11-14)

 

Moi, Jean, j’ai vu : et j’entendis la voix d’une multitude d’anges qui entouraient le Trône, les Vivants et les Anciens ; ils étaient des myriades de myriades, par milliers de milliers. Ils disaient d’une voix forte : « Il est digne, l’Agneau immolé, de recevoir puissance et richesse, sagesse et force, honneur, gloire et louange. » Toute créature dans le ciel et sur la terre, sous la terre et sur la mer, et tous les êtres qui s’y trouvent, je les entendis proclamer : « À celui qui siège sur le Trône, et à l’Agneau, la louange et l’honneur, la gloire et la souveraineté pour les siècles des siècles. » Et les quatre Vivants disaient : « Amen ! » ; et les Anciens, se jetant devant le Trône, se prosternèrent. – Parole du Seigneur. 

 

Évangile (Jn 21, 1-19)

 

En ce temps-là, Jésus se manifesta encore aux disciples sur le bord de la mer de Tibériade, et voici comment. Il y avait là, ensemble, Simon-Pierre, avec Thomas, appelé Didyme (c’est-à-dire Jumeau), Nathanaël, de Cana de Galilée, les fils de Zébédée, et deux autres de ses disciples. Simon-Pierre leur dit : « Je m’en vais à la pêche. » Ils lui répondent : « Nous aussi, nous allons avec toi. » Ils partirent et montèrent dans la barque ; or, cette nuit-là, ils ne prirent rien. Au lever du jour, Jésus se tenait sur le rivage, mais les disciples ne savaient pas que c’était lui. Jésus leur dit : « Les enfants, auriez-vous quelque chose à manger ? » Ils lui répondirent : « Non. » Il leur dit : « Jetez le filet à droite de la barque, et vous trouverez. » Ils jetèrent donc le filet, et cette fois ils n’arrivaient pas à le tirer, tellement il y avait de poissons. Alors, le disciple que Jésus aimait dit à Pierre : « C’est le Seigneur ! »

Quand Simon-Pierre entendit que c’était le Seigneur, il passa un vêtement, car il n’avait rien sur lui, et il se jeta à l’eau. Les autres disciples arrivèrent en barque, traînant le filet plein de poissons ; la terre n’était qu’à une centaine de mètres. Une fois descendus à terre, ils aperçoivent, disposé là, un feu de braise avec du poisson posé dessus, et du pain. Jésus leur dit : « Apportez donc de ces poissons que vous venez de prendre. » Simon-Pierre remonta et tira jusqu’à terre le filet plein de gros poissons : il y en avait cent cinquante-trois. Et, malgré cette quantité, le filet ne s’était pas déchiré. Jésus leur dit alors : « Venez manger. » Aucun des disciples n’osait lui demander : « Qui es-tu ? ». Ils savaient que c’était le Seigneur. Jésus s’approche ; il prend le pain et le leur donne ; et de même pour le poisson. C’était la troisième fois que Jésus ressuscité d’entre les morts se manifestait à ses disciples. Quand ils eurent mangé, Jésus dit à Simon-Pierre : « Simon, fils de Jean, m’aimes-tu vraiment, plus que ceux-ci ? » Il lui répond : « Oui, Seigneur ! Toi, tu le sais : je t’aime. » Jésus lui dit : « Sois le berger de mes agneaux. » Il lui dit une deuxième fois : « Simon, fils de Jean, m’aimes-tu vraiment ? » Il lui répond : « Oui, Seigneur ! Toi, tu le sais : je t’aime. » Jésus lui dit : « Sois le pasteur de mes brebis. » Il lui dit, pour la troisième fois : « Simon, fils de Jean, m’aimes-tu ? » Pierre fut peiné parce que, la troisième fois, Jésus lui demandait : « M’aimes-tu ? » Il lui répond : « Seigneur, toi, tu sais tout : tu sais bien que je t’aime. » Jésus lui dit : « Sois le berger de mes brebis. Amen, amen, je te le dis : quand tu étais jeune, tu mettais ta ceinture toi-même pour aller là où tu voulais ; quand tu seras vieux, tu étendras les mains, et c’est un autre qui te mettra ta ceinture, pour t’emmener là où tu ne voudrais pas aller. » Jésus disait cela pour signifier par quel genre de mort Pierre rendrait gloire à Dieu. Sur ces mots, il lui dit : « Suis-moi. » – Acclamons la Parole de Dieu.

CALENDRIER

 

 

Dimanche 5 Mai 2019 – 3ème Dimanche de Pâques

1ère lecture (Ac 5,27b-32.40b-41) Psaume (29,3-6.12-13) lecture (Ap 5,11-14) Evangile (Jn 21,1-19)

 

 

Messes de la semaine Messe à 9 h tous les jours y compris le 8 Mai sauf vendredi matin

-Samedi adoration du Saint-Sacrement et confessions de 10 h à 12 h

Tous les dimanches à 17 h dans la crypte de l’église Notre-Dame : prière du chapelet

Permanence d’accueil le Jeudi de 17 h à 19 h et le samedi de 16 h à 18 h dans l’église

 

Rendez-vous de la semaine

 

-Lundi 6 mai à 20 h salle Pierre Lefeuvre : assemblée générale de l’Association La Raincéenne

-Mardi 7 mai à 12 h 30 au presbytère : déjeuner des curés de l’unité pastorale de Gagny, le Raincy, Villemomble avec le pasteur Serge Wüthrich

-Jeudi 9 mai à 20 h 30 salle Pierre Lefeuvre : réunion des parents des enfants qui préparent la première communion et la profession de foi.

-Jeudi 9 mai à 20 h 30 salle Pierre Lefeuvre : réunion du groupe biblique œcuménique

 

 

Dimanche 12 Mai 2019 – 4ème Dimanche de Pâques

1ère lecture (Ac 13,14.43-52) Psaume (99,1-3.5) lecture (Ap 7,9.14b-17) Evangile (Jn 10,27-30)

Messe anticipée le samedi à 18 h à Saint-Louis-Dimanche à 10 h 30 messe à Notre-Dame

 

Dimanche 12 Mai au cours de la messe de 10 h 30 célébration du sacrement des malades suivi d’un repas partagé (chacun apporte de quoi partager). Venons nombreux. Tout dernier délai d’inscription pour le Sacrement des malades : le 8 Mai.

 

Collecte de Carême 2019 : soutien du projet du père Victorin Yékou au Benin : collectes les 11 et 12 Mai 2019

 

Dimanche 12 Mai à 16 h à l’église Notre-Dame : visite commentée de l’église organisée par l’association Restaurer

 

Vendredi 10 Mai de 9 h à 14 h à la Maison diocésaine : rencontre des services diocésains

 avec notre Évêque

 

-Vendredi 10 mai à 20 h 30 salle Pierre Lefeuvre : réunion des catéchumènes adultes et de leurs accompagnateurs

Samedi 11 Mai : Journée des jeunes de la catéchèse de 6ème à LISIEUX

-Samedi 11 mai à 18 h 30 salle Pierre Lefeuvre : rencontre des lycéens

 

Samedi 11 mai : 16h30 - 22h Nuit des Cathédrales

Basilique Cathédrale de Saint-Denis

 

 

Quête pour la Journée Mondiale de Prière pour les Vocations est reportée au week-end des 18 et 19 Mai

 

 

« Réparons l’Eglise » :

 

Un questionnaire est proposé

à tous les paroissiens.

Notre réponse est importante

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26 avril 2019 5 26 /04 /avril /2019 18:57

Paroles du pape François avant le Regina Caeli

 

Chers frères et sœurs, bonjour !

Aujourd’hui et tout au long de cette semaine, la joie pascale de la résurrection de Jésus, dont nous avons commémoré l’événement admirable hier, se poursuit dans la liturgie, même dans la vie. Au cours de la veillée pascale, les paroles prononcées par les anges près du tombeau vide du Christ ont retenti. Aux femmes qui étaient allées au sépulcre à l’aube le premier jour après le sabbat, ils dirent : « Pourquoi cherchez-vous parmi les morts celui qui est en vie ? Il n’est pas ici, il est ressuscité « (Lc 24,5-6).

 

La résurrection du Christ constitue l’événement le plus bouleversant de l’histoire de l’humanité. Elle témoigne de la victoire de l’amour de Dieu sur le péché et la mort et donne à notre espoir de vie un fondement aussi solide que le roc. Ce qui était humainement impensable est arrivé : « Jésus de Nazareth […] Dieu l’a ressuscité, le libérant des douleurs de la mort » (Actes 2,22.24).

 

En ce Lundi de « l’Ange », la liturgie, par l’évangile de Matthieu (cf. 28, 8-15), nous ramène au tombeau vide de Jésus, cela nous fera du bien d’aller en pensée au tombeau vide de Jésus. Les femmes remplies de peur et de joie, partent en hâte pour aller annoncer aux disciples que le tombeau est vide ; et à ce moment-là Jésus apparaît devant elles. Elles « se sont approchées et elles ont embrassé ses pieds et l’ont adoré » (v. 9). Elles l’ont touché : ce n’était pas un fantôme, c’était Jésus, vivant, en chair, c’était lui. Jésus chasse la peur de leur cœur et les encourage encore plus à annoncer ce qui s’est passé à leurs frères. Tous les évangiles soulignent le rôle des femmes, Marie de Magdala et les autres, en tant que premiers témoins de la résurrection. Les hommes, effrayés, étaient enfermés au Cénacle. Pierre et Jean, avertis par Madeleine, font seulement une sortie rapide au cours de laquelle ils trouvent le tombeau ouvert et vide. Mais ce sont les femmes qui ont rencontré le Ressuscité les premières et qui ont annoncé qu’il était vivant.

 

Aujourd’hui, chers frères et sœurs, les paroles de Jésus adressées aux femmes résonnent aussi pour nous : « N’ayez pas peur ; allez annoncer … » (v. 10). Après les rites du Triduum de Pâques, qui nous ont fait revivre le mystère de la mort et de la résurrection de notre Seigneur, nous le contemplons maintenant avec les yeux de la foi, ressuscité et vivant. Nous aussi nous sommes appelés à le rencontrer personnellement et à devenir ses annonceurs et ses témoins. Avec l’antique Séquence liturgique de Pâques, nous répétons ces jours-ci : « Le Christ, mon espérance, est ressuscité ! » Et en lui, nous aussi sommes ressuscités, passant de la mort à la vie, de l’esclavage du péché à la liberté de l’amour. Laissons-nous donc rejoindre par le message consolateur de Pâques pour qu’il nous enveloppe de sa lumière glorieuse qui dissipe les ténèbres de la peur et de la tristesse.

 

Jésus ressuscité marche à nos côtés. Il se manifeste à ceux qui l’invoquent et qui l’aiment. Avant tout dans la prière, mais aussi dans les joies simples vécues avec foi et gratitude. Nous pouvons aussi le sentir présent en partageant des moments de cordialité, d’accueil, d’amitié, de contemplation de la nature.

 

Que ce jour de fête, pendant lequel c’est la coutume de profiter d’un peu de temps libre et de gratuité, nous aide à faire l’expérience de la présence de Jésus. Demandons à la Vierge Marie de pouvoir puiser à pleine main la paix et la sérénité, dons du Ressuscité, pour les partager avec nos frères, spécialement avec qui a davantage besoin de réconfort et d’espérance.

LE VIVANT QUI DONNE LA VIE

La vision de Jean dans le texte de l’Apocalypse que nous lisons n’est ni un délire ni une autosuggestion. Elle est consolidée par l’affirmation d’un Vivant”. Je suis le Premier et le Dernier, je suis le Vivant. J’étais mort mais me voici vivant pour les siècles des siècles.” (Apocalypse 1. 17 et 18)

Les apôtres et les frères ont fait cette expérience, dès le jour même de la Résurrection du Seigneur quand il leur transmet son souffle, c’est-à-dire sa vie. Il a vaincu la mort. Il leur en témoigne non seulement par sa présence, mais aussi par ses mains et son côté qui ont été marqués par cette mort sur la croix. Il leur transmet le pouvoir de vaincre ce pourquoi il a offert sa vie, ce qui l’a conduit à la mort, et ce qu’il a vaincu, c’est-à-dire le péché. Lorsqu’il était avec eux, il leur disait : ”Venez et voyez.” Désormais, à eux qui l’ont suivi et à tous ceux qui le suivent, il demande une autre attitude : “Croyez”. Saint Thomas ne se souvient pas de ce qu’il avait entendu quatre jours avant la Résurrection de la bouche même du Seigneur  :”Je ne prie pas seulement pour eux, mais aussi pour ceux qui, grâce à leur parole, croiront en moi.” (Jean 17. 20)

 “Heureux ceux qui croient sans avoir vu… » La réponse de Thomas doit être aussi la nôtre : « Mon Seigneur et mon Dieu !” Et ce n’est pas une simple connaissance qui nous est demandée, c’est une vie qui nous est donnée :”afin que vous croyiez que Jésus est le Messie, le Fils de Dieu et afin que par votre foi vous ayez la vie en son nom.” (Jean 20. 31). “Je suis le Vivant” dit-il dans l’Apocalypse. La liturgie nous le fait dire : “Augmente en nous ta grâce pour que nous comprenions toujours mieux quel baptême nous a purifiés, quel Esprit nous a fait renaître et quel sang nous a rachetés. (Prière d’ouverture de la messe) … “Que le mystère pascal accueilli dans cette communion ne cesse jamais d’agir en nos cœurs.” (Prière après la communion).

Première lecture (Ac 5, 12-16)

À Jérusalem, par les mains des Apôtres, beaucoup de signes et de prodiges s’accomplissaient dans le peuple. Tous les croyants, d’un même cœur, se tenaient sous le portique de Salomon. Personne d’autre n’osait se joindre à eux ; cependant tout le peuple faisait leur éloge ; de plus en plus, des foules d’hommes et de femmes, en devenant croyants, s’attachaient au Seigneur. On allait jusqu’à sortir les malades sur les places, en les mettant sur des civières et des brancards : ainsi, au passage de Pierre, son ombre couvrirait l’un ou l’autre. La foule accourait aussi des villes voisines de Jérusalem, en amenant des gens malades ou tourmentés par des esprits impurs. Et tous étaient guéris. – Parole du Seigneur. 

 

Psaume (Ps 117 (118), 2-4, 22-24, 25-27a)

Oui, que le dise Israël : Éternel est son amour ! Oui, que le dise la maison d’Aaron : Éternel est son amour ! Qu’ils le disent, ceux qui craignent le Seigneur : Éternel est son amour ! La pierre qu’ont rejetée les bâtisseurs est devenue la pierre d’angle : c’est là l’œuvre du Seigneur, la merveille devant nos yeux. Voici le jour que fit le Seigneur, qu’il soit pour nous jour de fête et de joie ! Donne, Seigneur, donne le salut ! Donne, Seigneur, donne la victoire ! Béni soit au nom du Seigneur celui qui vient ! De la maison du Seigneur, nous vous bénissons ! Dieu, le Seigneur, nous illumine. 

 

Deuxième lecture (Ap 1, 9-11a.12-13.17-19)

Moi, Jean, votre frère, partageant avec vous la détresse, la royauté et la persévérance en Jésus, je me trouvai dans l’île de Patmos à cause de la parole de Dieu et du témoignage de Jésus. Je fus saisi en esprit, le jour du Seigneur, et j’entendis derrière moi une voix forte, pareille au son d’une trompette. Elle disait : « Ce que tu vois, écris-le dans un livre et envoie-le aux sept Églises : à Éphèse, Smyrne, Pergame, Thyatire, Sardes, Philadelphie et Laodicée. » Je me retournai pour regarder quelle était cette voix qui me parlait. M’étant retourné, j’ai vu sept chandeliers d’or, et au milieu des chandeliers un être qui semblait un Fils d’homme, revêtu d’une longue tunique, une ceinture d’or à hauteur de poitrine. Quand je le vis, je tombai à ses pieds comme mort, mais il posa sur moi sa main droite, en disant : « Ne crains pas. Moi, je suis le Premier et le Dernier, le Vivant : j’étais mort, et me voilà vivant pour les siècles des siècles ; je détiens les clés de la mort et du séjour des morts. Écris donc ce que tu as vu, ce qui est, ce qui va ensuite advenir. » – Parole du Seigneur. 

 

Évangile (Jn 20, 19-31)

C’était après la mort de Jésus. Le soir venu, en ce premier jour de la semaine, alors que les portes du lieu où se trouvaient les disciples étaient verrouillées par crainte des Juifs, Jésus vint, et il était là au milieu d’eux. Il leur dit : « La paix soit avec vous ! » Après cette parole, il leur montra ses mains et son côté. Les disciples furent remplis de joie en voyant le Seigneur. Jésus leur dit de nouveau : « La paix soit avec vous ! De même que le Père m’a envoyé, moi aussi, je vous envoie. » Ayant ainsi parlé, il souffla sur eux et il leur dit : « Recevez l’Esprit Saint. À qui vous remettrez ses péchés, ils seront remis ; à qui vous maintiendrez ses péchés, ils seront maintenus. » Or, l’un des Douze, Thomas, appelé Didyme (c’est-à-dire Jumeau), n’était pas avec eux quand Jésus était venu. Les autres disciples lui disaient : « Nous avons vu le Seigneur ! » Mais il leur déclara : « Si je ne vois pas dans ses mains la marque des clous, si je ne mets pas mon doigt dans la marque des clous, si je ne mets pas la main dans son côté, non, je ne croirai pas ! » Huit jours plus tard, les disciples se trouvaient de nouveau dans la maison, et Thomas était avec eux. Jésus vient, alors que les portes étaient verrouillées, et il était là au milieu d’eux. Il dit : « La paix soit avec vous ! » Puis il dit à Thomas : « Avance ton doigt ici, et vois mes mains ; avance ta main, et mets-la dans mon côté : cesse d’être incrédule, sois croyant. » Alors Thomas lui dit : « Mon Seigneur et mon Dieu ! » Jésus lui dit : « Parce que tu m’as vu, tu crois. Heureux ceux qui croient sans avoir vu. » Il y a encore beaucoup d’autres signes que Jésus a faits en présence des disciples et qui ne sont pas écrits dans ce livre. Mais ceux-là ont été écrits pour que vous croyiez que Jésus est le Christ, le Fils de Dieu, et pour qu’en croyant, vous ayez la vie en son nom. – Acclamons la Parole de Dieu. 

CALENDRIER

 

 

Dimanche 28 Avril 2019 – 2ème Dimanche de Pâques, Dimanche de la Miséricorde divine

1ère lecture (Ac 5,12-16) Psaume (117,1-4.22-27) lecture (Ap 1,9-11a.12-13.17-19) Evangile (Jn 20,19-31)

 

 

Rendez-vous de la semaine

 

Tous les autres jours de la semaine messe à 9 h

-Samedi adoration du Saint-Sacrement et confessions de 10 h à 12 h

Tous les dimanches à 17 h dans la crypte de l’église Notre-Dame : prière du chapelet

 

 

Dimanche 5 Mai 2019 – 3ème Dimanche de Pâques

1ère lecture (Ac 5,27b-32.40b-41) Psaume (29,3-6.12-13) lecture (Ap 5,11-14) Evangile (Jn 21,1-19)

Messe anticipée le samedi à 18 h à Saint-Louis-Dimanche à 10 h 30 messe à Notre-Dame

 

 

 

 

Il est encore temps de s’inscrire à la catéchèse sur le sens du sacrement des malades qui aura lieu à l’église Notre-Dame le :

 

Samedi 4 Mai de 10 h à 12 h

 

Demander pour soi-même ou proposer à une personne de notre entourage le sacrement des malades. Vivre le service évangélique des malades en portant la communion

 

N ‘hésitons pas à nous signaler, nous inscrire.

Feuillets d’inscription au fond de l’église

Célébration le Dimanche 12 Mai à 10 h 30 dans l’église Notre-Dame

 

Collecte de Carême 2019 : soutien du projet du père Victorin Yékou au Benin : collectes les 11 et 12 Mai 2019

 

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20 avril 2019 6 20 /04 /avril /2019 19:57

Message du pape François à Monseigneur Aupetit et à tous les français

Suite à l’incendie qui a ravagé une grande partie de la cathédrale Notre-Dame, je m’associe à votre tristesse, ainsi qu’à celle des fidèles de votre diocèse, des habitants de Paris et de tous les Français. En ces Jours Saints où nous faisons mémoire de la passion de Jésus, de sa mort et de sa résurrection, je vous assure de ma proximité spirituelle et de ma prière.

Cette catastrophe a gravement endommagé un édifice historique. Mais j’ai conscience qu’elle a aussi affecté un symbole national cher au cœur des Parisiens et des Français dans la diversité de leurs convictions. Car Notre-Dame est le joyau architectural d’une mémoire collective, le lieu de rassemblement pour nombre de grands évènements, le témoin de la foi et de la prière des catholiques au sein de la cité.

En saluant le courage et le travail des pompiers qui sont intervenus pour circonscrire l’incendie, je forme le vœu que la cathédrale Notre-Dame puisse redevenir, grâce aux travaux de reconstruction et à la mobilisation de tous, ce bel écrin au cœur de la cité, signe de la foi de ceux qui l’ont édifié, église-mère de votre diocèse, patrimoine architectural et spirituel de Paris, de la France et de l’humanité.

Avec cette espérance, je vous accorde de grand cœur la bénédiction apostolique, ainsi qu’aux Évêques de France et aux fidèles de votre diocèse, et j’appelle la bénédiction de Dieu sur les habitants de Paris et sur tous les Français.

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20 avril 2019 6 20 /04 /avril /2019 19:51

CHRIST EST RESSUSCITÉ

Dans l’évangile de cette nuit lumineuse de la Vigile pascale, nous rencontrons d’abord les femmes qui se rendent au tombeau de Jésus avec les aromates pour oindre son corps (cf. Lc 24,1-3). Elles viennent pour accomplir un geste de compassion, d’affection, d’amour, un geste traditionnel envers une chère personne défunte, comme nous le faisons, nous aussi. Elles avaient suivi Jésus, l’avaient écouté, s’étaient senties comprises dans leur dignité et l’avaient accompagné jusqu’à la fin, sur le Calvaire, et au moment de la déposition de la croix. Nous pouvons imaginer leurs sentiments tandis qu’elles vont au tombeau : une certaine tristesse, le chagrin parce que Jésus les avait quittées, il était mort, son histoire était terminée. Maintenant on revenait à la vie d’avant. Cependant en ces femmes persistait l’amour, et c’est l’amour envers Jésus qui les avait poussées à se rendre au tombeau. Mais, à ce moment-là, il se passe quelque chose de totalement inattendu, de nouveau, qui bouleverse leur cœur et leurs programmes et bouleversera leur vie : elles voient la pierre enlevée du tombeau, elles s’approchent, et ne trouvent pas le corps du Seigneur. C’est un fait qui les laisse hésitantes, perplexes, pleines de questions : « Que s’est-il passé ? », « Quel sens tout cela a-t-il ? » (cf. Lc 24,4). Cela ne nous arrive-t-il pas peut-être aussi à nous quand quelque chose de vraiment nouveau arrive dans la succession quotidienne des faits ? Nous nous arrêtons, nous ne comprenons pas, nous ne savons pas comment l’affronter. La nouveauté souvent nous fait peur, mais aussi la nouveauté que Dieu nous apporte, la nouveauté que Dieu nous demande. Nous sommes comme les Apôtres de l’Évangile : nous préférons souvent garder nos sécurités, nous arrêter sur une tombe, à une pensée pour un défunt, qui à la fin vit seulement dans le souvenir de l’histoire comme les grands personnages du passé. Nous avons peur des surprises de Dieu. Chers frères et sœurs, dans notre vie nous avons peur des surprises de Dieu ! Il nous surprend toujours ! Le Seigneur est ainsi.

Frères et sœurs, ne nous fermons pas à la nouveauté que Dieu veut apporter dans notre vie ! Ne sommes-nous pas souvent fatigués, déçus, tristes, ne sentons-nous pas le poids de nos péchés, ne pensons-nous pas que nous n’y arriverons pas ? Ne nous replions pas sur nous-mêmes, ne perdons pas confiance, ne nous résignons jamais : il n’y a pas de situations que Dieu ne puisse changer, il n’y a aucun péché qu’il ne puisse pardonner si nous nous ouvrons à Lui.

. Mais revenons à l’Évangile, aux femmes et faisons un pas en avant. Elles trouvent la tombe vide, le corps de Jésus n’y est pas, quelque chose de nouveau est arrivé, mais tout cela ne dit encore rien de clair : cela suscite des interrogations, laisse perplexe, sans offrir de réponse. Et voici deux hommes en vêtement éclatant, qui disent : « Pourquoi cherchez-vous le Vivant parmi les morts ? Il n’est pas ici, il est ressuscité » (Lc 24,5-6). Ce qui était un simple geste, un fait, accompli bien sûr par amour – le fait de se rendre au tombeau –se transforme maintenant en évènement, en un fait qui change vraiment la vie. Rien ne demeure plus comme avant, non seulement dans la vie de ces femmes, mais aussi dans notre vie et dans l’histoire de notre humanité. Jésus n’est pas un mort, il est ressuscité, il est le Vivant ! Il n’est pas seulement revenu à la vie, mais il est la vie même, parce qu’il est le Fils de Dieu, qu’il est le Vivant (cf. Nb 14, 21-28, Dt 5,26, Jon 3,10). Jésus n’est plus dans le passé, mais il vit dans le présent et est projeté vers l’avenir, Jésus est l’« aujourd’hui » éternel de Dieu. Ainsi la nouveauté de Dieu se présente aux yeux des femmes, des disciples, de nous tous : la victoire sur le péché, sur le mal, sur la mort, sur tout ce qui pèse sur la vie et lui donne un visage moins humain. Et c’est un message qui est adressé à moi, à toi chère sœur et à toi cher frère. Combien de fois avons-nous besoin de ce que l’Amour nous dise : pourquoi cherchez-vous parmi les morts Celui qui est vivant ? Les problèmes, les préoccupations de tous les jours nous poussent à nous replier sur nous-mêmes, dans la tristesse, dans l’amertume… et là, c’est la mort. Ne cherchons pas là Celui qui est vivant ! Accepte alors que Jésus Ressuscité entre dans ta vie, accueille-le comme ami, avec confiance : Lui est la vie ! Si jusqu’à présent tu as été loin de Lui, fais un petit pas : il t’accueillera à bras ouverts. Si tu es indifférent, accepte de risquer : tu ne seras pas déçu. S’il te semble difficile de le suivre, n’aies pas peur, fais-lui confiance, sois sûr que Lui, il est proche de toi, il est avec toi et te donnera la paix que tu cherches et la force pour vivre comme Lui le veut.

3. Il y a un dernier élément tout simple que je voudrais souligner dans l’Évangile de cette lumineuse Vigile pascale. Les femmes découvrent la nouveauté de Dieu : Jésus est ressuscité, il est le Vivant ! Mais devant le tombeau vide et les deux hommes en vêtement éclatant, leur première réaction est une réaction de crainte : « elles baissaient le visage vers le sol » ? note saint Luc ?, elles n’avaient pas non plus le courage de regarder. Mais quand elles entendent l’annonce de la Résurrection, elles l’accueillent avec foi. Et les deux hommes en vêtement éclatant introduisent un verbe fondamental : rappelez-vous. « Rappelez-vous ce qu’il vous a dit quand il était encore en Galilée… Et elles se rappelèrent ses paroles » (Lc 24,6.8). C’est donc l’invitation à faire mémoire de la rencontre avec Jésus, de ses paroles, de ses gestes, de sa vie ; et c’est vraiment le fait de se souvenir avec amour de l’expérience avec le Maître qui conduit les femmes à dépasser toute peur et à porter l’annonce de la Résurrection aux Apôtres et à tous les autres (cf. Lc 24,9). Faire mémoire de ce que Dieu a fait et fait pour moi, pour nous, faire mémoire du chemin parcouru ; et cela ouvre le cœur à l’espérance pour l’avenir. Apprenons à faire mémoire de ce que Dieu a fait dans notre vie.

En cette Nuit de lumière, invoquant l’intercession de la Vierge Marie, qui gardait chaque évènement dans son cœur (cf. Lc 2, 19.51), demandons que le Seigneur nous rende participants de sa Résurrection : qu’il nous ouvre à sa nouveauté qui transforme, aux surprises de Dieu qui sont si belles ; qu’il fasse de nous des hommes et des femmes capables de faire mémoire de ce qu’il accomplit dans notre histoire personnelle et dans celle du monde ; qu’il nous rende capables de le reconnaître comme le Vivant, vivant et agissant au milieu de nous ; qu’il nous enseigne chaque jour, chers frères et sœurs à ne pas chercher parmi les morts Celui qui est vivant. Amen.

MESSE DU JOUR DE PÂQUES

 

Première lecture (Ac 10, 34a.37-43)

 

En ces jours-là, quand Pierre arriva à Césarée chez un centurion de l’armée romaine, il prit la parole et dit : « Vous savez ce qui s’est passé à travers tout le pays des Juifs, depuis les commencements en Galilée, après le baptême proclamé par Jean : Jésus de Nazareth, Dieu lui a donné l’onction d’Esprit Saint et de puissance. Là où il passait, il faisait le bien et guérissait tous ceux qui étaient sous le pouvoir du diable, car Dieu était avec lui. Et nous, nous sommes témoins de tout ce qu’il a fait dans le pays des Juifs et à Jérusalem. Celui qu’ils ont supprimé en le suspendant au bois du supplice, Dieu l’a ressuscité le troisième jour. Il lui a donné de se manifester, non pas à tout le peuple, mais à des témoins que Dieu avait choisis d’avance, à nous qui avons mangé et bu avec lui après sa résurrection d’entre les morts. Dieu nous a chargés d’annoncer au peuple et de témoigner que lui-même l’a établi Juge des vivants et des morts. C’est à Jésus que tous les prophètes rendent ce témoignage : Quiconque croit en lui reçoit par son nom le pardon de ses péchés. » – Parole du Seigneur. 

 

Psaume (Ps 117 (118), 1.2, 16-17, 22-23)

 

Rendez grâce au Seigneur : Il est bon ! Éternel est son amour ! Oui, que le dise Israël : Éternel est son amour ! Le bras du Seigneur se lève, le bras du Seigneur est fort ! Non, je ne mourrai pas, je vivrai, pour annoncer les actions du Seigneur. La pierre qu’ont rejetée les bâtisseurs est devenue la pierre d’angle : c’est là l’œuvre du Seigneur, la merveille devant nos yeux. 

 

Deuxième lecture (Col 3, 1-4)

 

Frères, si vous êtes ressuscités avec le Christ, recherchez les réalités d’en haut : c’est là qu’est le Christ, assis à la droite de Dieu. Pensez aux réalités d’en haut, non à celles de la terre. En effet, vous êtes passés par la mort, et votre vie reste cachée avec le Christ en Dieu. Quand paraîtra le Christ, votre vie, alors vous aussi, vous paraîtrez avec lui dans la gloire. – Parole du Seigneur.

 

Séquence ()

 

À la Victime pascale, chrétiens, offrez le sacrifice de louange. L’Agneau a racheté les brebis ; le Christ innocent a réconcilié l’homme pécheur avec le Père. La mort et la vie s’affrontèrent en un duel prodigieux. Le Maître de la vie mourut ; vivant, il règne. « Dis-nous, Marie Madeleine, qu’as-tu vu en chemin ? » « J’ai vu le sépulcre du Christ vivant, j’ai vu la gloire du Ressuscité. J’ai vu les anges ses témoins, le suaire et les vêtements. Le Christ, mon espérance, est ressuscité ! Il vous précédera en Galilée. » Nous le savons : le Christ est vraiment ressuscité des morts. Roi victorieux, prends-nous tous en pitié ! Amen. 

 

Évangile (Jn 20, 1-9)

 

Le premier jour de la semaine, Marie Madeleine se rend au tombeau de grand matin ; c’était encore les ténèbres. Elle s’aperçoit que la pierre a été enlevée du tombeau. Elle court donc trouver Simon-Pierre et l’autre disciple, celui que Jésus aimait, et elle leur dit : « On a enlevé le Seigneur de son tombeau, et nous ne savons pas où on l’a déposé. » Pierre partit donc avec l’autre disciple pour se rendre au tombeau. Ils couraient tous les deux ensemble, mais l’autre disciple courut plus vite que Pierre et arriva le premier au tombeau. En se penchant, il s’aperçoit que les linges sont posés à plat ; cependant il n’entre pas. Simon-Pierre, qui le suivait, arrive à son tour. Il entre dans le tombeau ; il aperçoit les linges, posés à plat, ainsi que le suaire qui avait entouré la tête de Jésus, non pas posé avec les linges, mais roulé à part à sa place. C’est alors qu’entra l’autre disciple, lui qui était arrivé le premier au tombeau. Il vit, et il crut. Jusque-là, en effet, les disciples n’avaient pas compris que, selon l’Écriture, il fallait que Jésus ressuscite d’entre les morts. – Acclamons la Parole de Dieu.

CALENDRIER

 

 

Dimanche 21 Avril 2019 – Dimanche Saint jour de Pâques, Résurrection du Seigneur

1ère lecture (Ac 10,34a.37-43) Psaume (117,1-2.16-17.22.23) lecture (Col 3,1-4) Evangile (Jn 20,1-9)

 

 

Rendez-vous de la semaine

 

-Lundi 22 Avril – Lundi de Pâques : messe à 10 h 30 dans la crypte

Tous les autres jours de la semaine messe à 9 h

-Samedi adoration du Saint-Sacrement et confessions de 10 h à 12 h

Tous les dimanches à 17 h dans la crypte de l’église Notre-Dame : récitation du chapelet

Le père Frédéric BENOIST, étant absent, n’assurera pas la permanence d’accueil dans l’église le jeudi 25 avril

 

 

Dimanche 28 Avril 2019 – 2ème Dimanche de Pâques, Dimanche de la Miséricorde divine

1ère lecture (Ac 5,12-16) Psaume (117,1-4.22-27) lecture (Ap 1,9-11a.12-13.17-19) Evangile (Jn 20,19-31)

Messe anticipée le samedi à 18 h à Saint-Louis-Dimanche à 10 h 30 messe à Notre-Dame

 

 

Pour aider à la reconstruction de la cathédrale Notre-Dame de Paris, nous pouvons faire un don :

 

-en ligne sur le site : http://www.fondation-patrimoine.org

 

-par chèque à l'ordre de la "Fondation du patrimoine - Sauvons Notre Dame" à Fondation du patrimoine - Délégation Île-de-France
153 bis avenue Charles De Gaulle - 92200 Neuilly sur Seine

 

 

 

« Réparons l’Eglise » :

 

un questionnaire est proposé

à tous les paroissiens.

Notre réponse est importante

A ne pas oublier :

 

Demander pour soi-même ou proposer à une personne de notre entourage le sacrement des malades Vivre le service évangélique des malades en portant la communion

 

N ‘hésitons pas à nous signaler, nous inscrire.

Feuillets d’inscription au fond de l’église

Célébration le Dimanche 12 Mai à 10 h 30 dans l’église Notre-Dame

 

 

 

 

Voyage en Terre Sainte du 23 au 31 Octobre :

Inscrivons-nous !

Programmes disponibles au fond de l’église

 

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15 avril 2019 1 15 /04 /avril /2019 19:26
Collecte de Carême 2019 soutien du projet du père Victorin Yékou au Benin : collectes les 11 et 12 Mai 2019
Collecte de Carême 2019 soutien du projet du père Victorin Yékou au Benin : collectes les 11 et 12 Mai 2019

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Published by paroisse du Raincy - dans Solidarité

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