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16 septembre 2019 1 16 /09 /septembre /2019 13:18

La profondeur d’un regard sur la personne en société : dignité et fraternité

Vers une démarche nouvelle en bioéthique

Considérer l’enfant comme le fruit de l’amour durable d’un homme et d’une femme n’est pas devenu une option ; cela reste la norme éthique fondamentale qui doit encore configurer cette forme première de l’hospitalité qu’est la procréation. Sans nier ses difficultés, le lien conjugal stable demeure le milieu optimal pour la procréation et l’accueil d’un enfant. En effet, ce lien offre la pleine capacité d’hospitalité et le plein respect de la dignité des personnes, enfants et adultes.

 

Ces réflexions éthiques sur l’AMP ne sont pas déconnectées des autres problématiques sociales et politiques. Les manières d’organiser les liens de la procréation humaine rejaillissent sur toutes les relations sociales et politiques. Le droit ne fait pas qu’arbitrer des conflits, il institue des relations entre les personnes. Ces relations façonnent leur identité et doivent structurer les exigences propres à la fraternité. L’éthique relie indissociablement la dignité, source de droits, et la fraternité, source de reconnaissance mutuelle et de devoirs qui nous engagent tous à participer à la vie sociale et politique. Par égard pour la dignité des personnes et de la procréation, le droit ne peut pas contribuer à la marchandisation et à l’instrumentalisation de la procréation. Cela serait gravement contraire aux valeurs essentielles pour la vie de l’humanité et pour les relations tissées entre les êtres humains : la dignité, la liberté, l’égalité, l’hospitalité et la fraternité.

 

Il importe plus que jamais d’aborder l’ensemble des questions d’éthique biomédicale dans le cadre plus large d’une réflexion écologique qui relie la préoccupation des personnes à celle de l’environnement. Nous pouvons résister collectivement à la fascination des techniques et du marché qui s’en empare, en cultivant l’attention au mystère de la personne et à sa transcendance. N’est-ce pas la perception intuitive de ce mystère qui, dans les yeux des parents regardant avec amour leur enfant, éveille la joie, la gratitude, la sollicitude et une sorte de respect sacré devant ce qui les dépasse ?

 

Cette qualité du regard est un appel pour tous. Sans elle, les débats de bioéthique risquent de se réduire à des discussions techniques et financières, qui ne parviennent pas à s’ancrer dans la profondeur du mystère de la personne et de sa dignité. Les défis éthiques actuels nous invitent tous de façon instante à cette forme de considération et de contemplation qui s’affinent aussi dans le dialogue. Nous plaidons donc à nouveau pour le dialogue grâce auquel chacun s’engage à servir une vérité qui le dépasse comme elle dépasse chacun des interlocuteurs.

 

Conférence des évêques de France

 

Sur les tables au fond de l’église une synthèse plus détaillée de la déclaration des évêques de France est disponible

Le père et ses deux fils

La parabole du père et des deux fils dans l’évangile de Luc que nous lisons nous concerne. Sommes-nous l’enfant prodigue ? sommes-nous le frère aîné ? car notre vie, ma vie, est proche de la leur, soit l’une, soit l’autre.  En fait, l’aîné s’est tout autant éloigné de son père. Il est resté sur place, c‘est tout. Il se juge comme un serviteur et non point partenaire intime d’une famille. D’ailleurs le reproche qu’il fait à son père en dit long en ce domaine : » Ton fils que voilà ! »

 

Mais le père l’invite lui aussi à retrouver et à rejoindre l’amour qui est au cœur de la famille : « Toi, mon enfant … ton frère … tout ce qui est à moi est à toi. »  Celui que j’avais perdu est ton frère et mon fils. Il doit être tout autant au cœur de ton amour, de ta joie, de ton accueil. Ouvre-lui les bras, toi aussi. Je suis votre père à tous deux.   Dieu est fidèle qui recrée sans cesse ceux qu’il aime. Nous qui sommes en quête de l’absolu de la vie, nous nous égarons dans des impasses. Et comme il est difficile de revenir en arrière sur le chemin pour y retrouver la vie que nous avons perdue ! Parce qu’il est le refus de vivre une attitude de fidélité aimante, le péché ferme trop souvent le cœur de l’homme.

 

Dieu, lui, garde son cœur ouvert à l’amour. « Le Christ m’a pardonné. Ce que je faisais, c’était par ignorance. Je n’avais pas la foi. Mais la grâce de Notre-Seigneur a été plus forte, avec la foi et l’amour dans le Christ Jésus. » (saint Paul à Timothée 1. 14).

 

A la lumière de cette parabole, nous pouvons relire les paroles de Jésus au soir du Jeudi-Saint, comme il le dit à ses disciples : » Je vous ai dit tout cela en paraboles. » (Jean 16. 25) Elles sont proches de ce que dit et vit le père à ses deux fils : » Tout ce qui est à moi est à toi comme tout ce qui est à toi est à moi. » (Jean 17. 10) dit-il à son Père dans la prière qui précède son départ à Gethsémani, au moment même où il nous réconcilie par le don de sa vie. C’est ce que Jésus, le Fils de Dieu fait homme est venu nous dire en partageant notre vie afin que nous communions à la sienne.   « Je leur ai donné la gloire que tu m’as donnée pour qu’ils soient un comme nous sommes un, moi en eux comme toi en moi pour qu’ils parviennent à l’unité parfaite… tu les as aimés comme tu m’as aimé. » (Jean 17. 23)  « Dieu créateur et maître de toutes choses, regarde-nous, et pour que nous ressentions l’effet de ton amour, accorde-nous de te servir avec un coeur sans partage. » (Prière d’ouverture de la messe).

 

Première lecture (Ex 32, 7-11.13-14)

En ces jours-là, le Seigneur parla à Moïse : « Va, descends, car ton peuple s’est corrompu, lui que tu as fait monter du pays d’Égypte. Ils n’auront pas mis longtemps à s’écarter du chemin que je leur avais ordonné de suivre ! Ils se sont fait un veau en métal fondu et se sont prosternés devant lui. Ils lui ont offert des sacrifices en proclamant : ‘Israël, voici tes dieux, qui t’ont fait monter du pays d’Égypte.’ » Le Seigneur dit encore à Moïse : « Je vois que ce peuple est un peuple à la nuque raide. Maintenant, laisse-moi faire ; ma colère va s’enflammer contre eux et je vais les exterminer ! Mais, de toi, je ferai une grande nation. » Moïse apaisa le visage du Seigneur son Dieu en disant : « Pourquoi, Seigneur, ta colère s’enflammerait-elle contre ton peuple, que tu as fait sortir du pays d’Égypte par ta grande force et ta main puissante ? Souviens-toi de tes serviteurs, Abraham, Isaac et Israël, à qui tu as juré par toi-même : ‘Je multiplierai votre descendance comme les étoiles du ciel ; je donnerai, comme je l’ai dit, tout ce pays à vos descendants, et il sera pour toujours leur héritage.’ » Le Seigneur renonça au mal qu’il avait voulu faire à son peuple. – Parole du Seigneur. 

Psaume (Ps  50 (51), 3-4, 12-13, 17.19)

Pitié pour moi, mon Dieu, dans ton amour, selon ta grande miséricorde, efface mon péché. Lave-moi tout entier de ma faute, purifie-moi de mon offense. Crée en moi un cœur pur, ô mon Dieu, renouvelle et raffermis au fond de moi mon esprit. Ne me chasse pas loin de ta face, ne me reprends pas ton esprit saint. Seigneur, ouvre mes lèvres, et ma bouche annoncera ta louange. Le sacrifice qui plaît à Dieu, c’est un esprit brisé ; tu ne repousses pas, ô mon Dieu, un cœur brisé et broyé. 

Deuxième lecture (1 Tm 1, 12-17)

Bien-aimé, je suis plein de gratitude envers celui qui me donne la force, le Christ Jésus notre Seigneur, car il m’a estimé digne de confiance lorsqu’il m’a chargé du ministère, moi qui étais autrefois blasphémateur, persécuteur, violent. Mais il m’a été fait miséricorde, car j’avais agi par ignorance, n’ayant pas encore la foi ; la grâce de notre Seigneur a été encore plus abondante, avec la foi, et avec l’amour qui est dans le Christ Jésus. Voici une parole digne de foi, et qui mérite d’être accueillie sans réserve : le Christ Jésus est venu dans le monde pour sauver les pécheurs ; et moi, je suis le premier des pécheurs. Mais s’il m’a été fait miséricorde, c’est afin qu’en moi le premier, le Christ Jésus montre toute sa patience, pour donner un exemple à ceux qui devaient croire en lui, en vue de la vie éternelle. Au roi des siècles, au Dieu immortel, invisible et unique, honneur et gloire pour les siècles des siècles. Amen. – Parole du Seigneur. 

Évangile (Lc 15, 1-10)

En ce temps-là, les publicains et les pécheurs venaient tous à Jésus pour l’écouter. Les pharisiens et les scribes récriminaient contre lui : « Cet homme fait bon accueil aux pécheurs, et il mange avec eux ! » Alors Jésus leur dit cette parabole : « Si l’un de vous a cent brebis et qu’il en perd une, n’abandonne-t-il pas les 99 autres dans le désert pour aller chercher celle qui est perdue, jusqu’à ce qu’il la retrouve ? Quand il l’a retrouvée, il la prend sur ses épaules, tout joyeux, et, de retour chez lui, il rassemble ses amis et ses voisins pour leur dire : ‘Réjouissez-vous avec moi, car j’ai retrouvé ma brebis, celle qui était perdue !’ Je vous le dis : C’est ainsi qu’il y aura de la joie dans le ciel pour un seul pécheur qui se convertit, plus que pour 99 justes qui n’ont pas besoin de conversion. Ou encore, si une femme a dix pièces d’argent et qu’elle en perd une, ne va-t-elle pas allumer une lampe, balayer la maison, et chercher avec soin jusqu’à ce qu’elle la retrouve ? Quand elle l’a retrouvée, elle rassemble ses amies et ses voisines pour leur dire : ‘Réjouissez-vous avec moi, car j’ai retrouvé la pièce d’argent que j’avais perdue !’ Ainsi je vous le dis : Il y a de la joie devant les anges de Dieu pour un seul pécheur qui se convertit. » – Acclamons la Parole de Dieu.

CALENDRIER

 

Dimanche 15 septembre 2019 – 24ème dimanche du temps ordinaire

1ère lecture (Ex 32,7-11.13-14) Psaume (Ps 50,3-4.12-13.17.19) lecture (Tm 1,12-17) Evangile (Lc  15,1-10)

                                   

Messes de la semaine  Messe tous les matins à 9 h

-Samedi adoration du Saint-Sacrement et confessions de 10 h à 12 h

Permanence d’accueil le Jeudi de 17 h à 19 h, vendredi et samedi de 16 h à 18 h dans l’église.

Rendez-vous de la semaine

 

-Mercredi 18 Septembre à 20 h 30 au presbytère : rencontre de l’équipe diocésaine de la pastorale familiale

- Vendredi 20 et Samedi 21 septembre : l’Ecole de la Parole est supprimée

-Vendredi 20 septembre à 14 h salle Pierre Lefeuvre : Réunion des Equipes Saint-Vincent

 

 

 

-Samedi 21 septembre de 10 h à 12 h au presbytère, 40 Allée du Jardin Anglais : inscriptions et réinscriptions de la catéchèse (de l’Eveil à la foi, dès 3 ans à l’aumônerie des lycéens)

Samedi 21 septembre à 16 h en l’église Saint André de Montreuil : ordination diaconale en vue du ministère presbytéral de Rémy Pignal (Église Saint-André :

36 rue Robespierre, 93100 Montreuil. Métro ligne 9 Robespierre)

 

Samedi 21 et dimanche 22 septembre

Journées du Patrimoine : Accueil des visiteurs

de 15 h à 18 h – visites guidées à 15 h et à 16 h durée 1 h 30. Libre participation au profit de la restauration du clocher.

Infos : www.eglisenotredameleraincy.fr

 

 

 Dimanche 22 septembre 2019 – 25ème dimanche du temps ordinaire

1ère lecture (Am 8,4-7) Psaume (Ps 112,1-2.5-8) lecture (Tm 2,1-8) Evangile (Lc  16,1-13)

Pas de messe anticipée samedi 21 à 18 h à St-Louis-Dimanche à 10 h 30 messe à Notre-Dame

 

Dimanche 29 septembre à 16 h à l’église Notre-Dame :

                                                    Concert Chorales – Chœurs des Conservatoires de

Villemomble et du Pré-Saint-Gervais

Direction Alain LETAILLEUR

Tarifs – moins de 15 ans gratuit – Adultes : 12 €

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9 septembre 2019 1 09 /09 /septembre /2019 17:47

Fête du Saint-Sacrement : un « Amen » qui vienne du cœur

(Traduction complète de l’angelus du 23 Juin)

 

Chers frères et sœurs, bonjour !

 

Aujourd’hui, on célèbre en Italie et dans d’autres nations, la solennité du Corps et du Sang du Christ, Corpus Domini. L’Évangile présente l’épisode du miracle des pains (cf. Lc 9,11-17) qui se déroule sur les rives du lac de Galilée. Jésus va parler à des milliers de personnes et opérer des guérisons. Le soir venu, les disciples s’approchent du Seigneur et lui disent : « Renvoie la foule pour qu’elle aille dans les villages et la campagne environnante, se loger et trouver de la nourriture » (v. 12). Même les disciples étaient fatigués. En effet, ils se trouvaient dans un endroit isolé et pour acheter de la nourriture les gens auraient dû marcher et aller dans les villages. Et Jésus le voit et répond : « Donnez-leur à manger » (v. 13). Ces paroles provoquent l’étonnement des disciples. Ils ne comprenaient pas, ils se sont peut-être aussi mis en colère et ils ont répondu : « Nous n’avons que cinq pains et deux poissons, à moins d’aller nous-mêmes acheter de la nourriture pour tous ces gens » (ibid.).

Au lieu de cela, Jésus invite ses disciples à faire une véritable conversion de la logique du « chacun pour soi » à celle du partage, à partir du peu que la Providence met à notre disposition. Et il montre immédiatement qu’il sait ce qu’il veut faire. Il leur dit : « Faites-les s’asseoir par groupes de cinquante » (v. 14). Puis il prend dans ses mains les cinq pains et les deux poissons, il s’adresse au Père céleste et il prononce la prière de bénédiction. Puis il commence à rompre les pains, à partager les poissons et à les donner aux disciples, qui le distribuent à la foule. Et cette nourriture ne finit pas jusqu’à ce que tout le monde soit rassasié.

Ce miracle – très important, si bien qu’il a été raconté par tous les évangélistes – manifeste la puissance du Messie et, en même temps, sa compassion : Jésus a compassion des gens. Ce geste prodigieux reste non seulement un des grands signes de la vie publique de Jésus, mais anticipe ce qui sera ensuite, à la fin, le mémorial de son sacrifice, c’est-à-dire l’Eucharistie, le sacrement de son Corps et son Sang donnés pour le salut du monde.

L’Eucharistie est la synthèse de toute l’existence de Jésus, qui a été un unique un acte d’amour du Père et de ses frères. Là aussi, comme dans le miracle de la multiplication des pains, Jésus prit le pain entre ses mains, éleva sa prière de bénédiction vers le Père, rompit le pain et le donna aux disciples ; et il a fait la même chose avec la coupe du vin. Mais à ce moment-là, à la veille de sa Passion, il a voulu laisser dans ce geste le Testament l’Alliance nouvelle et éternelle, mémorial perpétuel de sa Pâque de mort et de résurrection.

Chaque année, la fête du Corpus Domini nous invite à renouveler l’émerveillement et la joie de ce don merveilleux du Seigneur, qu’est l’Eucharistie. Accueillons-le avec gratitude, pas de manière passive et habitudinaire. Nous ne devons pas nous habituer à l’Eucharistie ni aller communier comme par habitude : non ! Chaque fois que nous nous approchons de l’autel pour recevoir l’Eucharistie, nous devons véritablement renouveler notre « Amen » au Corps du Christ. Quand le prêtre nous dit « le Corps du Christ », nous disons « Amen » : mais que ce soit un « Amen » qui vienne du cœur, convaincu. C’est Jésus, c’est Jésus qui m’a sauvé, c’est Jésus qui vient me donner la force de vivre. C’est Jésus, Jésus vivant. Mais nous ne devons pas nous y habituer : à chaque fois, comme s’il s’agissait de la première communion.

Une expression de la foi eucharistique du saint peuple de Dieu sont les processions du Saint-Sacrement qui ont lieu partout dans l’Église catholique en cette solennité. Ce soir, dans le quartier de Casal Bertone à Rome, je célébrerai moi aussi la messe, qui sera suivie par une procession. J’invite tout le monde à y participer, même spirituellement, à la radio et à la télévision. Que la Vierge Marie nous aide à suivre avec foi et amour Jésus que nous adorons dans l’Eucharistie.

Dans notre fragilité… l’appel à la sagesse

Relisons et méditons la première lecture et le Psaume de ce dimanche

Les psaumes sont une prière et un appel d’espérance. Ils commencent donc par un regard vers Dieu, ne serait-ce que par une invocation comme c’est le cas dans le psaume le plus douloureux : « Mon Dieu, pourquoi m’as-tu abandonné ? » (Psaume 21/22). Ici, Dieu est reconnu dans son éternité qui se laisse entre-apercevoir, par-delà sa « colère » dans l’œuvre de création et dans sa fidélité dont témoigne l’histoire du peuple d’Israël: » D’âge en âge, de toujours à toujours. » C’est ainsi que nous pouvons pénétrer sa Sagesse (verset.12), son amour (verset 14), sa joie (verset 15).  Mais l’homme est fragile et précaire (verset 3). Ce n’est pas une plainte qu’il exprime, c’est presqu’un désarroi comme nous les connaissons. Même si sa manière d’agir (ou ce que l’on croit être sa manière d’agir) est déconcertante à ce point pour l’homme, Dieu est vivant, Dieu est présent.  Ce qui pourrait conduire à la révolte devient motif pour demander la grâce. Nous sommes affectés par le péché et, pour cette raison, nous ne pouvons que susciter la colère de Dieu. Et pourtant, même si nos œuvres sont mauvaises, Dieu peut nous manifester son amour et sa douceur. (Versets 14 à 17).

La Sagesse nous apprendra la mesure de nos jours et de ce que nous sommes. C’est pourquoi cette demande de la Sagesse est constante dans l’Ecriture. Moïse la demande pour gouverner le peuple à la nuque raide. Salomon la demande solennellement (I Rois 3) ce qui lui fera attribuer la paternité littéraire des écrits bibliques de sagesse.  Mais le don de Dieu qui est demandé ne se limite pas à faire comprendre à l’homme son sort pour qu’il l’accepte sagement. Avec humilité, le psalmiste invite Dieu à revenir vers celui qui le prie. En fait, c’est le retour de Dieu, ressenti près de nous qui est l’essentiel de ce psaume.  Par le don de la Sagesse, quelque chose de la solidité de Dieu va venir en l’homme et même en ses œuvres. Là où il n’y avait place que pour la colère, viendra l’amour et la joie. Là où il n’y avait place que pour la fureur viendra la douceur. Dieu se ravise (Verset 13).

Lectures de la messe

Première lecture (Sg 9, 13-18)

 

Quel homme peut découvrir les intentions de Dieu ? Qui peut comprendre les volontés du Seigneur ? Les réflexions des mortels sont incertaines, et nos pensées, instables ; car un corps périssable appesantit notre âme, et cette enveloppe d’argile alourdit notre esprit aux mille pensées. Nous avons peine à nous représenter ce qui est sur terre, et nous trouvons avec effort ce qui est à notre portée ; ce qui est dans les cieux, qui donc l’a découvert ? Et qui aurait connu ta volonté, si tu n’avais pas donné la Sagesse et envoyé d’en haut ton Esprit Saint ? C’est ainsi que les sentiers des habitants de la terre sont devenus droits ; c’est ainsi que les hommes ont appris ce qui te plaît et, par la Sagesse, ont été sauvés. – Parole du Seigneur. 

 

Psaume (Ps 89 (90), 3-4, 5-6, 12-13, 14.17abc)

Tu fais retourner l’homme à la poussière ; tu as dit : « Retournez, fils d’Adam ! » À tes yeux, mille ans sont comme hier, c’est un jour qui s’en va, une heure dans la nuit. Tu les as balayés : ce n’est qu’un songe ; dès le matin, c’est une herbe changeante : elle fleurit le matin, elle change ; le soir, elle est fanée, desséchée. Apprends-nous la vraie mesure de nos jours : que nos cœurs pénètrent la sagesse. Reviens, Seigneur, pourquoi tarder ? Ravise-toi par égard pour tes serviteurs. Rassasie-nous de ton amour au matin, que nous passions nos jours dans la joie et les chants. Que vienne sur nous la douceur du Seigneur notre Dieu ! Consolide pour nous l’ouvrage de nos mains. 

 

Deuxième lecture (Phm 9b-10.12-17)

Bien-aimé, moi, Paul, tel que je suis, un vieil homme et, qui plus est, prisonnier maintenant à cause du Christ Jésus, j’ai quelque chose à te demander pour Onésime, mon enfant à qui, en prison, j’ai donné la vie dans le Christ. Je te le renvoie, lui qui est comme mon cœur. Je l’aurais volontiers gardé auprès de moi, pour qu’il me rende des services en ton nom, à moi qui suis en prison à cause de l’Évangile. Mais je n’ai rien voulu faire sans ton accord, pour que tu accomplisses ce qui est bien, non par contrainte mais volontiers. S’il a été éloigné de toi pendant quelque temps, c’est peut-être pour que tu le retrouves définitivement, non plus comme un esclave, mais, mieux qu’un esclave, comme un frère bien-aimé : il l’est vraiment pour moi, combien plus le sera-t-il pour toi, aussi bien humainement que dans le Seigneur. Si donc tu estimes que je suis en communion avec toi, accueille-le comme si c’était moi. – Parole du Seigneur. 

 

Évangile (Lc 14, 25-33)

En ce temps-là, de grandes foules faisaient route avec Jésus ; il se retourna et leur dit : « Si quelqu’un vient à moi sans me préférer à son père, sa mère, sa femme, ses enfants, ses frères et sœurs, et même à sa propre vie, il ne peut pas être mon disciple. Celui qui ne porte pas sa croix pour marcher à ma suite ne peut pas être mon disciple. Quel est celui d’entre vous qui, voulant bâtir une tour, ne commence par s’asseoir pour calculer la dépense et voir s’il a de quoi aller jusqu’au bout ? Car, si jamais il pose les fondations et n’est pas capable d’achever, tous ceux qui le verront vont se moquer de lui : ‘Voilà un homme qui a commencé à bâtir et n’a pas été capable d’achever !’ Et quel est le roi qui, partant en guerre contre un autre roi, ne commence par s’asseoir pour voir s’il peut, avec dix mille hommes, affronter l’autre qui marche contre lui avec vingt mille ? S’il ne le peut pas, il envoie, pendant que l’autre est encore loin, une délégation pour demander les conditions de paix. Ainsi donc, celui d’entre vous qui ne renonce pas à tout ce qui lui appartient ne peut pas être mon disciple. » – Acclamons la Parole de Dieu. 

 

CALENDRIER

 

Dimanche 8 septembre 2019 – 23ème dimanche du temps ordinaire

1ère lecture (Sg 9,13-18) Psaume (Ps 89,3-6.12-14.17) lecture (Phm 9b-10.12-17) Evangile (Lc  14,25-33)

                                   

Messes de la semaine  Messe tous les matins à 9 h

-Samedi adoration du Saint-Sacrement et confessions de 10 h à 12 h

Permanence d’accueil le Jeudi de 17 h à 19 h, vendredi et samedi de 16 h à 18 h dans l’église.

Rendez-vous de la semaine

 

- Lundi 9 Septembre à 20 h au presbytère : Conseil paroissial pour les affaires économiques

-Mardi 10 Septembre à 20 h au presbytère : Réunion de l’Equipe d’animation paroissiale

 

 

 

-Samedi 14 Septembre de 10 h à 17 h, sans interruption : salle Pierre Lefeuvre : inscriptions et réinscriptions de la catéchèse (de l’Eveil à la foi, dès 3 ans à l’aumônerie des lycéens)

-Samedi 14 Septembre à 18 h salle Pierre Lefeuvre : rencontre des confirmands (jeunes et adultes) avec notre Évêque Pascal Delannoy

 

Dimanche 15 septembre 2019 – 24ème dimanche du temps ordinaire

1ère lecture (Ex 32,7-11.13-14) Psaume (Ps 50,3-4.12-13.17.19) lecture (Tm 1,12-17) Evangile (Lc  15,1-32)

Messe anticipée le samedi à 18 h à Saint-Louis-Dimanche à 10 h 30 messe à Notre-Dame

                     

Dimanche 15 Septembre : rentrée paroissiale, Bénédiction des cartables des enfants.

Messe suivie d’un apéritif. Accueil des nouveaux arrivants.

 

A L’occasion du 150ème anniversaire de notre ville, un spectacle sera organisé Place des Fêtes (à côté de l’église Saint-Louis) les Vendredi 20 et Samedi 21 Septembre. Par conséquent,  la messe du samedi 21 Septembre à 18 h ne sera pas célébrée. Merci de votre compréhension.

 

 

Samedi 21 Septembre à 16 h en l’église Saint André de Montreuil, 36 rue Robespierre (Métro : Robespierre Ligne 9) : ordination diaconale en vue du ministère presbytéral de Rémy PIGNALl, séminariste du diocèse.

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Published by paroisse du Raincy - dans Feuilles de semaine
22 juillet 2019 1 22 /07 /juillet /2019 18:40

Le Messager des mois de juin, juillet, août 2019 est disponible en ligne

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5 juillet 2019 5 05 /07 /juillet /2019 21:41

QUELQUES DATES POUR LA RENTREE

 

Samedi 7 Septembre : Salon des associations de 10 h à 18 h à l’espace Raymond Mège. Notre paroisse tiendra un stand ainsi que d’autres associations chrétiennes et caritatives présentes au sein de la communauté

 

Dimanche 8 Septembre : pèlerinage à Notre-Dame des Anges

 

Samedi 14 Septembre de 10 h à 12 h et de 15 h à 17 h 30 salle Pierre Lefeuvre : inscriptions et réinscriptions de la catéchèse (de l’Eveil à la foi, dès 3 ans à l’aumônerie des lycéens)

 

Dimanche 15 Septembre : messe d’action de grâce pour la rentrée et bénédiction des cartables

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Published by paroisse du Raincy - dans A noter dans nos agendas
5 juillet 2019 5 05 /07 /juillet /2019 21:37

Feuille d’annonces de l’été 2019

 

C’est le temps de l’été, le temps des vacances pour beaucoup. Je veux commencer par adresser un message à toutes celles et tous ceux qui ne partiront pas cet été : Je vous confie une mission de prière, pour notre paroisse, pour nos familles, pour nos enfants. Dès Septembre nous reprendrons des activités, notamment avec la catéchèse. Priez aussi pour nos catéchistes…

Profitons tous de cet été pour lire et relire la Parole de Dieu, un évangile, une lettre de Paul ou de Jean…Cet Evangile est la source de notre foi, cette Parole nous révèle sans cesse la volonté qu’a Dieu et son Fils de nous rejoindre, de nous saisir de leur amour.

Pensons aussi à l’Eglise durant cet été, pas simplement notre paroisse, mais l’Eglise universelle. Je voudrais vous inviter à profiter de ce temps pour « revisiter l’Église », afin, bien sûr, de l’aimer davantage. Revisiter l’Eglise commencera par visiter des églises. Cathédrales, églises paroissiales, chapelles de pardon, basiliques des grands pèlerinages, églises monastiques, chacune a son histoire, son architecture, son ambiance spirituelle, toujours à découvrir et à approfondir. Toutes sont une image de l’Église. Quand nous entrons dans une église, pouvons-nous imaginer les milliers ou les myriades de fidèles qui y sont entrés avant nous pour déposer une prière, confier leurs amours, présenter un enfant au baptême ou un défunt à la prière de l’Église, pour se taire un moment ou pour participer à la messe ? Avant d’être visiteurs, puissions-nous être d’abord pèlerins et entrer ainsi en communion avec tous ceux qui nous y ont précédés. Avec eux, depuis 20 siècles, nous sommes l’unique Eglise du Christ, et c’est un mystère qui nous dépasse. Aimer l’Église en vacances, c’est encore découvrir qu’il y a des communautés chrétiennes autour de ces monuments. Que nous soyons en vacances dans une grande station où les églises peuvent être bien pleines le dimanche, ou dans les lieux où les assemblées sont plus restreintes, il y a toujours une communauté chrétienne qui vit et qui prie là, tout au long de l’année. Ces paroissiens semblent parfois s’eacer devant la foule des vacanciers, mais ce sont bien eux qui tiennent la maison, avec leurs forces et leurs faiblesses. Ils sont autant que nous l’Église, comment leur serons-nous attentifs ? Et si nous sommes à proximité d’un monastère, comment allons-nous profiter des temps spirituels que moines ou moniales nous proposent, avec leurs traditions spirituelles et liturgiques propres ? Et si nous sommes à l’étranger, allons-nous chercher la messe qui nous accueillera ? La langue ne nous sera peut-être pas familière, les façons de célébrer pourront nous étonner. Mais nous savons comment la messe se déploie, alors nous ne serons jamais perdus, et nous aimerons encore plus l’Eglise dans sa dimension catholique c’est-à-dire universelle. Nul doute qu’il n’y ait encore des trésors de foi à découvrir, à contempler et à aimer. Bonnes vacances !

MESSES DURANT  L'ETE

 

En semaine : tous les jours à 9 h dans la crypte de l’église Notre-Dame

 

Le dimanche : messe anticipée du dimanche, le samedi soir à 18 h en l’église Saint-Louis (Place des fêtes)

Messe du dimanche à 10 h 30 en l’église Notre-Dame

 

Tous les samedis matin de 9 h 30 à 12 h : exposition de Saint Sacrement dans la crypte de Notre-Dame

Tous les dimanches à 17 h : récit du chapelet dans la crypte de Notre Dame

 

Pour rencontrer un prêtre :

En Juillet le père Joachim NJOKU reçoit dans l’église le samedi matin (confessions) de 10 h à 12 h et le jeudi de 17 h à 19 h ou sur rendez-vous au 07 66 10 59 23

 

En Août le Père Modeste MEGNANOU reçoit le samedi matin de 10 h à 12 h dans l’église et sur rendez-vous au 07 52 12 18 61

 

Pour joindre le père Frédéric BENOIST (curé de la paroisse) : 06 11 15 85 52

 

QUELQUES RENDEZ-VOUS DE L'ETE  

 

Vendredi 15 Août : Assomption de Marie : messe à 10 h 30 en l’église Notre- Dame

Travaux dans l’église Notre-Dame :

 

Des travaux de sondage du clocher se dérouleront au mois de Juillet et nécessiteront le stockage d’une nacelle sur le parvis.

Les jours de travaux : Les portes de l’église Notre-Dame seront fermées de 8 h à 17 h du lundi au vendredi inclus. L’église sera accessible de 17 h à 19 h.

L’accès à l’église se fera par la grille de droite, pour l’accès à la crypte et à l’église.

Le Samedi et le dimanche l’église sera ouverte de

8 h à 19 h sans interruption.

Merci de bien respecter les consignes de sécurité et de ne pas stationner sur le parvis pendant les travaux.

QUELQUES DATES POUR LA RENTREE

 

Samedi 7 Septembre : Salon des associations de 10 h à 18 h à l’espace Raymond Mège. Notre paroisse tiendra un stand ainsi que d’autres associations chrétiennes et caritatives présentes au sein de la communauté

 

Dimanche 8 Septembre : pèlerinage à Notre-Dame des Anges

 

Samedi 14 Septembre de 10 h à 12 h et de 15 h à 17 h 30 salle Pierre Lefeuvre : inscriptions et réinscriptions de la catéchèse (de l’Eveil à la foi, dès 3 ans à l’aumônerie des lycéens)

 

Dimanche 15 Septembre : messe d’action de grâce pour la rentrée et bénédiction des cartables

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3 juillet 2019 3 03 /07 /juillet /2019 22:08

Fête du Saint-Sacrement : un « Amen » qui vienne du cœur

(Traduction complète de l’angelus du 23 Juin)

 

Chers frères et sœurs, bonjour !

 

Aujourd’hui, on célèbre en Italie et dans d’autres nations, la solennité du Corps et du Sang du Christ, Corpus Domini. L’Évangile présente l’épisode du miracle des pains (cf. Lc 9,11-17) qui se déroule sur les rives du lac de Galilée. Jésus va parler à des milliers de personnes et opérer des guérisons. Le soir venu, les disciples s’approchent du Seigneur et lui disent : « Renvoie la foule pour qu’elle aille dans les villages et la campagne environnante, se loger et trouver de la nourriture » (v. 12). Même les disciples étaient fatigués. En effet, ils se trouvaient dans un endroit isolé et pour acheter de la nourriture les gens auraient dû marcher et aller dans les villages. Et Jésus le voit et répond : « Donnez-leur à manger » (v. 13). Ces paroles provoquent l’étonnement des disciples. Ils ne comprenaient pas, ils se sont peut-être aussi mis en colère et ils ont répondu : « Nous n’avons que cinq pains et deux poissons, à moins d’aller nous-mêmes acheter de la nourriture pour tous ces gens » (ibid.).

Au lieu de cela, Jésus invite ses disciples à faire une véritable conversion de la logique du « chacun pour soi » à celle du partage, à partir du peu que la Providence met à notre disposition. Et il montre immédiatement qu’il sait ce qu’il veut faire. Il leur dit : « Faites-les s’asseoir par groupes de cinquante » (v. 14). Puis il prend dans ses mains les cinq pains et les deux poissons, il s’adresse au Père céleste et il prononce la prière de bénédiction. Puis il commence à rompre les pains, à partager les poissons et à les donner aux disciples, qui le distribuent à la foule. Et cette nourriture ne finit pas jusqu’à ce que tout le monde soit rassasié.

Ce miracle – très important, si bien qu’il a été raconté par tous les évangélistes – manifeste la puissance du Messie et, en même temps, sa compassion : Jésus a compassion des gens. Ce geste prodigieux reste non seulement un des grands signes de la vie publique de Jésus, mais anticipe ce qui sera ensuite, à la fin, le mémorial de son sacrifice, c’est-à-dire l’Eucharistie, le sacrement de son Corps et son Sang donnés pour le salut de monde.

L’Eucharistie est la synthèse de toute l’existence de Jésus, qui a été un unique un acte d’amour du Père et de ses frères. Là aussi, comme dans le miracle de la multiplication des pains, Jésus prit le pain entre ses mains, éleva sa prière de bénédiction vers le Père, rompit le pain et le donna aux disciples ; et il a fait la même chose avec la coupe du vin. Mais à ce moment-là, à la veille de sa Passion, il a voulu laisser dans ce geste le Testament l’Alliance nouvelle et éternelle, mémorial perpétuel de sa Pâque de mort et de résurrection.

Chaque année, la fête du Corpus Domini nous invite à renouveler l’émerveillement et la joie de ce don merveilleux du Seigneur, qu’est l’Eucharistie. Accueillons-le avec gratitude, pas de manière passive et habitudinaire. Nous ne devons pas nous habituer à l’Eucharistie ni aller communier comme par habitude : non ! Chaque fois que nous nous approchons de l’autel pour recevoir l’Eucharistie, nous devons véritablement renouveler notre « Amen » au Corps du Christ. Quand le prêtre nous dit « le Corps du Christ », nous disons « Amen » : mais que ce soit un « Amen » qui vienne du cœur, convaincu. C’est Jésus, c’est Jésus qui m’a sauvé, c’est Jésus qui vient me donner la force de vivre. C’est Jésus, Jésus vivant. Mais nous ne devons pas nous y habituer : à chaque fois, comme s’il s’agissait de la première communion.

Une expression de la foi eucharistique du saint peuple de Dieu sont les processions du Saint-Sacrement qui ont lieu partout dans l’Église catholique en cette solennité. Ce soir, dans le quartier de Casal Bertone à Rome, je célébrerai moi aussi la messe, qui sera suivie par une procession. J’invite tout le monde à y participer, même spirituellement, à la radio et à la télévision. Que la Vierge Marie nous aide à suivre avec foi et amour Jésus que nous adorons dans l’Eucharistie.

TE SUIVRE OU TU IRAS

Il nous avait dit « Celui qui veut garder sa vie, la perdra… » Aujourd’hui il demande tout. « Ne regarde pas en arrière ! »

Tout de même, sa demande paraît inhumaine car il est tout naturel et dans la droite ligne de ce que l’on doit donner à sa famille quand on la quitte : « Embrasser son père et sa mère. ». Quoi de plus naturel et de plus significatif de la reconnaissance du lien qui nous attache à eux que de donner à son père le dernier geste d’amour au moment où la mort nous l’enlève. Car c’est un geste d’amitié et d’amour que de dire un dernier au revoir à tous ceux avec qui nous avons partagé tant d’amitié et tant d’amour.

 

« Te suivre où tu iras » …

 

Le suivre sur un chemin qui nous conduit au plus total renoncement : » Pas même une pierre pour reposer sa tête ! »

 

Dieu nous déroute toujours. Peut-être parce que nous ne sommes pas sur sa route et que notre regard se retourne sur d’autres horizons que les siens. Il nous déroutera jusqu’au jour où nous serons sur son chemin. Il en fut ainsi au jour de la Transfiguration quand Jésus reconduit les trois apôtres sur le chemin de sa vie terrestre qui passe par sa croix et sa mort. (Marc 9. 12)

Quand Jésus monte à Jérusalem et annonce à ses disciples qu’elle sera sa passion et sa résurrection, Pierre veut l’arrêter et lui faire rebrousser chemin : « Arrière, Satan », lui répond Jésus. Pierre veut en rester au stade présent que les apôtres vivent avec Jésus et non pour partager l’aventure de Dieu. (Marc 8. 33 et ss.)

Quand les disciples d’Emmaüs quittent Jérusalem pour revenir à leur passé, puisque l’espérance de l’avenir ne se réalise pas comme ils l’avaient imaginé, le Christ se met à côté de leur déception, prend le pas avec eux, et petit à petit, leur découvre ce qu’est son cheminement vers le Père, par sa parole et son geste eucharistique de la fraction du pain. Ils reprendront la route pascale : » Il fallait que le Christ souffrît pour entrer dans sa gloire. » (Luc 24. 25 et ss.)

Il est déroutant parce qu’il nous entraîne ailleurs et autrement que ce que nous en avons jugé. C’est ainsi que nous trouverons le chemin de la liberté.

C’est ainsi dans tout amour humain, dans l’amour qu’échangent les deux époux et les parents vis-à-vis de leurs enfants. La paix que l’on y goûte, la joie que l’on y ressent, jaillissent toujours d’un don de soi que l’on fait sans réserve pour l’autre.

C’est encore plus vrai dans l’amour avec Dieu. Il y a plus qu’un regard partagé, qu’une volonté qui se livre. Il y a une communion qui nous conduit à l’intime de Dieu » le royaume de Dieu. »

 

Lectures de la messe

 

Première lecture (1 R 19, 16b.19-21)

En ces jours-là, le Seigneur avait dit au prophète Élie : « Tu consacreras Élisée, fils de Shafath, comme prophète pour te succéder. » Élie s’en alla. Il trouva Élisée, fils de Shafath, en train de labourer. Il avait à labourer douze arpents, et il en était au douzième. Élie passa près de lui et jeta vers lui son manteau. Alors Élisée quitta ses bœufs, courut derrière Élie, et lui dit : « Laisse-moi embrasser mon père et ma mère, puis je te suivrai. » Élie répondit : « Va-t’en, retourne là-bas ! Je n’ai rien fait. » Alors Élisée s’en retourna ; mais il prit la paire de bœufs pour les immoler, les fit cuire avec le bois de l’attelage, et les donna à manger aux gens. Puis il se leva, partit à la suite d’Élie et se mit à son service. – Parole du Seigneur. 

 

Psaume (Ps 15 (16), 1.2a.5, 7-8, 9-10, 2b.11)

Garde-moi, mon Dieu : j’ai fait de toi mon refuge. J’ai dit au Seigneur : « Tu es mon Dieu ! Seigneur, mon partage et ma coupe : de toi dépend mon sort. » Je bénis le Seigneur qui me conseille : même la nuit mon cœur m’avertit. Je garde le Seigneur devant moi sans relâche ; il est à ma droite : je suis inébranlable. Mon cœur exulte, mon âme est en fête, ma chair elle-même repose en confiance : tu ne peux m’abandonner à la mort ni laisser ton ami voir la corruption. Je n’ai pas d’autre bonheur que toi. Tu m’apprends le chemin de la vie : devant ta face, débordement de joie ! À ta droite, éternité de délices ! 

 

Deuxième lecture (Ga 5, 1.13-18)

Frères, c’est pour que nous soyons libres que le Christ nous a libérés. Alors tenez bon, ne vous mettez pas de nouveau sous le joug de l’esclavage. Vous, frères, vous avez été appelés à la liberté. Mais que cette liberté ne soit pas un prétexte pour votre égoïsme ; au contraire, mettez-vous, par amour, au service les uns des autres. Car toute la Loi est accomplie dans l’unique parole que voici : Tu aimeras ton prochain comme toi-même. Mais si vous vous mordez et vous dévorez les uns les autres, prenez garde : vous allez vous détruire les uns les autres. Je vous le dis : marchez sous la conduite de l’Esprit Saint, et vous ne risquerez pas de satisfaire les convoitises de la chair. Car les tendances de la chair s’opposent à l’Esprit, et les tendances de l’Esprit s’opposent à la chair. En effet, il y a là un affrontement qui vous empêche de faire tout ce que vous voudriez. Mais si vous vous laissez conduire par l’Esprit, vous n’êtes pas soumis à la Loi. – Parole du Seigneur. 

 

Évangile (Lc 9, 51-62)

Comme s’accomplissait le temps où il allait être enlevé au ciel, Jésus, le visage déterminé, prit la route de Jérusalem. Il envoya, en avant de lui, des messagers ; ceux-ci se mirent en route et entrèrent dans un village de Samaritains pour préparer sa venue. Mais on refusa de le recevoir, parce qu’il se dirigeait vers Jérusalem. Voyant cela, les disciples Jacques et Jean dirent : « Seigneur, veux-tu que nous ordonnions qu’un feu tombe du ciel et les détruise ? » Mais Jésus, se retournant, les réprimanda. Puis ils partirent pour un autre village. En cours de route, un homme dit à Jésus : « Je te suivrai partout où tu iras. » Jésus lui déclara : « Les renards ont des terriers, les oiseaux du ciel ont des nids ; mais le Fils de l’homme n’a pas d’endroit où reposer la tête. » Il dit à un autre : « Suis-moi. » L’homme répondit : « Seigneur, permets-moi d’aller d’abord enterrer mon père. » Mais Jésus répliqua : « Laisse les morts enterrer leurs morts. Toi, pars, et annonce le règne de Dieu. » Un autre encore lui dit : « Je te suivrai, Seigneur ; mais laisse-moi d’abord faire mes adieux aux gens de ma maison. » Jésus lui répondit : « Quiconque met la main à la charrue, puis regarde en arrière, n’est pas fait pour le royaume de Dieu. » – Acclamons la Parole de Dieu. 

CALENDRIER

 

Dimanche 30 Juin 2019 – 13ème dimanche du temps ordinaire

 1ère lecture (1 R 19,16b.19-21) Psaume (15,1 ;2a.5.7-10.2b.11) lecture (Ga 5,1.13-18) Evangile (Lc  9,51-62)

Messe anticipée le samedi à 18 h à Saint-Louis-Dimanche à 10 h 30 messe à Notre-Dame

                                                

                                        

Messes de la semaine

Messe à 9 h tous les jours sauf jeudi 4 juillet

-Samedi adoration du Saint-Sacrement et confessions de 10 h à 12 h

Tous les dimanches à 17 h dans la crypte de l’église Notre-Dame : prière du chapelet

Rendez-vous de la semaine

 

Lundi 1er Juillet à 20 h : rencontre avec l’équipe de direction et l’équipe pastorale

de l’École Saint-Louis Sainte-Clotilde

 

 

Dimanche 7 Juillet – 14ème dimanche du temps ordinaire

1ère lecture (Is 66, 10-14c) Psaume ( 65,1-7.16.20) lecture (Ga 6,14-18) Evangile (Lc  10,1-12.17-20)

Messe anticipée le samedi à 18 h à Saint-Louis-Dimanche à 10 h 30 messe à Notre-Dame

                      

 

 

 

 

Lancement de la deuxième édition de la Mission Patrimoine : la billetterie est ouverte pour le prochain Super Loto du Patrimoine du 14 juillet 2019

 

 La sauvegarde du patrimoine est un effort collectif.

Ensemble, sauvons notre patrimoine !

 

 

 

Les travaux de sondage du clocher débuteront du 8 au 19 juillet et nécessiteront le stockage d’une nacelle sur le parvis.

Pour des raisons de sécurité les portes de l’église seront fermées du lundi au vendredi de 8 h à 17 h. Un accès est prévu par le portail de droite.

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24 juin 2019 1 24 /06 /juin /2019 08:49

Du premier livre de saint Hilaire de Poitiers sur la Trinité

Que pourrions-nous penser de Dieu si la mort de l’homme abolissait en lui tout sentiment et si elle mettait fin à une vie épuisée ? La raison m’assurait qu’il serait indigne de Dieu d’engager l’homme dans une vie capable de réflexion et de sagesse, sans lui laisser d’autre issue qu’un déclin inévitable et une mort éternelle. Dieu n’aurait-il amené l’homme du néant à l’être que pour le replonger dans le néant ? L’acte créateur de Dieu donne naissance à ce qui n’existait pas, mais peut-il enlever la vie à ce qui a commencé d’exister ? Mon esprit s’épuisait dans ces réflexions, tremblant pour lui-même et pour son corps. Il proclamait sa foi en Dieu avec ferveur et constance, mais il était anxieux de son sort et de celui du corps où il demeurait, et qui périrait avec lui. Je pris alors connaissance, après la Loi et les Prophètes, de la doctrine de l’Évangile et des apôtres. Je compris que ceux qui reçoivent le Verbe incarné avec foi ont pouvoir de devenir enfants de Dieu. Ils ne sont pas nés de la chair et du sang, ni d’une volonté charnelle, ni d’une volonté d’homme : ils sont nés de Dieu.

 

Mon esprit troublé et anxieux trouva dans l’Évangile plus d’espérance qu’il n’attendait. Je commençai à pénétrer la connaissance du Dieu Père. Une intuition naturelle m’avait fait pressentir l’éternité, l’infinitude et la beauté du Créateur. Maintenant, je sais que ces qualités sont également l’apanage du Dieu Fils Unique. Ma foi ne court plus après divers dieux, car elle a découvert un Dieu né de Dieu. Mon esprit ne conclut pas à une diversité de nature en ce Dieu né de Dieu, car celui-ci est plein de grâce et de vérité. Mon esprit n’imagine pas davantage une antériorité ou une postériorité en ce Dieu né de Dieu, car celui-ci était au commencement auprès de Dieu. Je compris aussi que la foi en cette connaissance salutaire était très rare, mais qu’elle incluait la récompense suprême, car il est venu chez les siens, et les siens ne l’ont pas reçu. Mais tous ceux qui l’ont reçu, ceux qui croient en son nom, il leur a donné de pouvoir devenir enfants de Dieu, non par une naissance charnelle, mais par la foi. Être fils de Dieu est l’effet non d’une nécessité, mais de la seule puissance de Dieu.

 

Le don que Dieu nous fait d’être ses fils est proposé à chacun d’entre nous, il ne provient pas de la médiation naturelle des parents, mais de la volonté qui trouve ainsi sa récompense. Ce pouvoir risquait d’embarrasser une foi faible et vacillante, car le désir s’exaspère, mais l’espoir s’affaiblit. Aussi le Verbe s’est-il fait chair, pour que la chair puisse s’élever vers Dieu. Pour que le Verbe fait chair soit à la fois Verbe de Dieu, et chair de notre chair, il a habité parmi nous. Pouvoir habiter est le fait de la divinité, puisque seul Dieu demeure ; “parmi nous” indique l’humanité, puisqu’il s’est fait chair de notre chair. En daignant assumer notre chair, le Verbe ne s’est pas appauvri de sa nature, car il est le Fils unique du Père, plein de grâce et de vérité. Le Verbe a conservé toute la perfection de sa nature, en assumant la réalité de la nôtre.

 

Mon âme accueillit dans la joie la révélation de ce grand mystère, car la chair me rapprochait de Dieu. Et la foi m’appelait à une nouvelle naissance. Je pouvais obtenir la régénération d’en-haut, et je reconnus alors la sollicitude de mon Père et Créateur. J’eus la certitude de ne pouvoir retourner au néant après avoir été tiré du néant à l’être. Cette connaissance dépasse les limites de l’intelligence humaine, car la raison commune est incapable de sonder les desseins de Dieu : elle connaît seulement ce qui lui ressemble, ou ce qu’elle peut saisir par ses propres moyens. En effet, les merveilles que Dieu accomplit par sa puissance éternelle ne peuvent s’apprécier par la raison, mais par une foi infinie. Mon esprit ne pouvait plus rejeter le Dieu qui au commencement était avec Dieu, ni le Verbe fait chair qui a habité parmi nous, sous prétexte d’une impossibilité de le comprendre, car je me suis souvenu que mon esprit pouvait comprendre s’il adhérait par la foi.

Dieu dans nos mains, Dieu sur nos chemins

Bien qu’elle soit mystérieuse, cette figure biblique de Melchisedech ne peut nous laisser indifférent, aujourd’hui encore. Ce roi de Salem apparaît et disparaît sans aucun autre commentaire. Or si brève soit-elle, cette mention contient de nombreux traits significatifs. Il est roi et prêtre en même temps. Il adore le Dieu Très-Haut sans connaître le Nom révélé. Il offre le pain et le vin et prononce une double bénédiction, celle d’Abraham par Dieu et de Dieu pour Abraham. Enfin il professe que Dieu qui est à l’origine de la terre et du ciel porte une attention toute particulière sur Abraham. L’Eglise y a toujours vu plus que ne le chante le psaume. « Tu es prêtre à jamais selon l’ordre de Melchisédech. » Par-delà cette figure prophétique, elle y voit la préfiguration de l’Eucharistie du Seigneur.

 

Abraham était sur le chemin du retour, revenant d’une expédition, quand il rencontre Melchisédech. Il est venu nous rencontrer sur nos chemins, ce Christ dont nous fêtons aujourd’hui la présence réelle par-delà des réalités bien fragiles et périssables, celles du pain et du vin. Il est venu façonner une terre de tendresse pour nous apporter la Bonne Nouvelle de l’amour que Dieu nous porte. Il est venu nous ouvrir à un autre horizon que celui de notre quotidien, nous éclairer de cette lumière qui donne la vie à toute créature quand sa chaleur fait s’éclore la fleur qui jaillit du bourgeon. Mais les hommes ne l’ont point reconnu, ne l’ont point entendu, ne l’ont point compris…. Ils n’ont pas de panneaux solaires pour en recevoir et y emmagasiner l’énergie. En chaque Eucharistie, il nous envoie son Esprit qui nous transforme et transforme la matière issue “de la terre et du travail des hommes.” L’Esprit de Dieu reposait sur les eaux, selon la parole du premier chapitre du livre de la Genèse. « Toi qui donnes la vie, toi qui sanctifies par ton Fils, Jésus-Christ notre Seigneur, avec la puissance de l’Esprit-Saint. »(Prière eucharistique N°3) L’Eglise invoque l’Esprit Saint de Dieu pour qu’il repose sur le pain et le vin afin qu’ils soient, aujourd’hui, consacrés au Corps et au Sang de Jésus, le Christ, Notre-Seigneur, car le sacrifice plénier du Christ n’est pas un fait du passé. Il est offrande permanente. “Regarde, Seigneur, le sacrifice de ton Eglise et daigne y reconnaître le sacrifice de ton Fils”. (Prière eucharistique N° 3) Il n’est plus possible de dissocier le Fils de sa mort et de sa résurrection.

 

En l’offertoire de chaque messe, nous lui apportons notre bonheur d’exister et nos douleurs et nos angoisses, nos lourdeurs terrestres et nos cri d’espérance en la vie. Par-delà l’écorce, il transfigure notre réalité.

Il nous ouvre à l’immensité ultime de notre humanité charnelle et nous fait percevoir l’aspect réel des êtres et des choses “Comme cette eau se mêle au vin pour le sacrement de l’Alliance, puissions-nous être unis à la divinité de celui qui a pris notre humanité. La liturgie n’est pas une cérémonie rituelle, elle est geste du Dieu qui existe éternellement et qui nous fait parvenir progressivement à la dimension qui est la sienne et qu’il fait devenir nôtre. “Faisant ici mémoire de la mort et de la résurrection de ton Fils, nous t’offrons, Seigneur, le pain de la vie et la coupe du salut.”

 

Nous ne sommes plus seuls, isolés, ou réunis seulement entre nos frères autour de la table eucharistique. Rassemblés dans le Christ, “ en Lui, par Lui et avec Lui,” nous osons lui demander la grandeur ultime qui est la nôtre :”Humblement, nous te demandons qu’en ayant part au corps et au sang du Christ, nous soyons rassemblés par l’Esprit Saint en un seul corps.” La prière eucharistique N° 3 va même plus loin que la prière eucharistique N°2 : ” Que l’Esprit-Saint fasse de nous une éternelle offrande à ta gloire.” Nous les hommes mortels, devenir une éternelle offrande à ta gloire ? hommes et femmes si faibles et souillés, si prudents et feu de paille, hommes d’espérance en attente d’épanouissement. Il n’y qu’une unique et totale offrande à la gloire de Dieu, c’est l’offrande de son Fils sur notre terre, sur les chemins de Palestine, sur la Croix, dans la gloire de la Résurrection. Et nous osons dire : “Fais de nous une éternelle offrande à ta gloire !” parce que nous osons dire : « Notre Père. » après avoir dit « En Lui, par Lui, tout honneur et toute gloire ! » Le Corps vient en nos mains ouvertes. Ce pain est peu de choses pour un regard humain. Que la foi nous donne chaque fois d’en être émerveillés car la splendeur de Dieu vient en nos mains. Jacques Fournier Cef

Dimanche 23 juin 2019 - Le Saint Sacrement

 

Lectures de la messe

 

 Première lecture (Gn 14, 18-20)

 

En ces jours-là, Melkisédek, roi de Salem, fit apporter du pain et du vin : il était prêtre du Dieu très-haut. Il bénit Abram en disant : « Béni soit Abram par le Dieu très-haut, qui a fait le ciel et la terre ; et béni soit le Dieu très-haut, qui a livré tes ennemis entre tes mains. » Et Abram lui donna le dixième de tout ce qu’il avait pris. – Parole du Seigneur. 

 

Psaume (Ps 109 (110), 1, 2, 3, 4)

 

Oracle du Seigneur à mon seigneur : « Siège à ma droite, et je ferai de tes ennemis le marchepied de ton trône. » De Sion, le Seigneur te présente le sceptre de ta force : « Domine jusqu’au cœur de l’ennemi. » Le jour où paraît ta puissance, tu es prince, éblouissant de sainteté : « Comme la rosée qui naît de l’aurore, je t’ai engendré. » Le Seigneur l’a juré dans un serment irrévocable : « Tu es prêtre à jamais selon l’ordre du roi Melkisédek. » 

 

Deuxième lecture (1 Co 11, 23-26)

 

Frères j’ai moi-même reçu ce qui vient du Seigneur, et je vous l’ai transmis : la nuit où il était livré, le Seigneur Jésus prit du pain, puis, ayant rendu grâce, il le rompit, et dit : « Ceci est mon corps, qui est pour vous. Faites cela en mémoire de moi. » Après le repas, il fit de même avec la coupe, en disant : « Cette coupe est la nouvelle Alliance en mon sang. Chaque fois que vous en boirez, faites cela en mémoire de moi. » Ainsi donc, chaque fois que vous mangez ce pain et que vous buvez cette coupe, vous proclamez la mort du Seigneur, jusqu’à ce qu’il vienne. – Parole du Seigneur. 

 

 

Évangile (Lc  9, 11b-17)

 

En ce temps-là, Jésus parlait aux foules du règne de Dieu, et guérissait ceux qui en avaient besoin. Le jour commençait à baisser. Alors les Douze s’approchèrent de lui et lui dirent : « Renvoie cette foule : qu’ils aillent dans les villages et les campagnes des environs afin d’y loger et de trouver des vivres ; ici nous sommes dans un endroit désert. » Mais il leur dit : « Donnez-leur vous-mêmes à manger. » Ils répondirent : « Nous n’avons pas plus de cinq pains et deux poissons. À moins peut-être d’aller nous-mêmes acheter de la nourriture pour tout ce peuple. » Il y avait environ cinq mille hommes. Jésus dit à ses disciples : « Faites-les asseoir par groupes de cinquante environ. » Ils exécutèrent cette demande et firent asseoir tout le monde. Jésus prit les cinq pains et les deux poissons, et, levant les yeux au ciel, il prononça la bénédiction sur eux, les rompit et les donna à ses disciples pour qu’ils les distribuent à la foule. Ils mangèrent et ils furent tous rassasiés ; puis on ramassa les morceaux qui leur restaient : cela faisait douze paniers. – Acclamons la Parole de Dieu. 

 

CALENDRIER

 

Dimanche 23 Juin 2019 – SAINT SACREMENT DU CORPS ET DU SANG DU CHRIST

1ère lecture (Gn 14,18-20) Psaume (109,1-4) lecture (1 Co 11,23-26) Evangile (Lc  9,11b-17)

Messe anticipée le samedi à 18 h à Saint-Louis-Dimanche à 10 h 30 messe à Notre-Dame

                                                 Quête impérée les Prêtres âgés

                                        

 

Messes de la semaine   Messe à 9 h tous les jours sauf jeudi.

-Samedi adoration du Saint-Sacrement et confessions de 10 h à 12 h

Tous les dimanches à 17 h dans la crypte de l’église Notre-Dame : prière du chapelet

Permanence d’accueil le Jeudi de 17 h à 19 h, vendredi et samedi de 16 h à 18 h dans l’église.

Rendez-vous de la semaine

 

-Jeudi 27 Juin à 20 h salle Pierre Lefeuvre : repas et bilan de l’année avec l’Equipe d’Animation Paroissiale

-Vendredi 28 Juin à 20 h salle Pierre Lefeuvre : repas de fin d’année des catéchumènes adultes et des accompagnateurs

 

 

Samedi 29 Juin sur la place des fêtes à côté de l’église Saint-Louis :  les Scouts et Guides de France nous invitent au Feu de la saint Jean de 19 h à 22 h.  Bénédiction du feu, repas, danse Venons nombreux

 

 

 

Dimanche 30 Juin 2019 – 13ème dimanche du temps ordinaire

1ère lecture (1 R 19,16b.19-21) Psaume (15,1 ;2a.5.7-10.2b.11) lecture (Ga 5,1.13-18) Evangile (Lc  9,51-62)

Messe anticipée le samedi à 18 h à Saint-Louis-Dimanche à 10 h 30 messe à Notre-Dame

                      

                                       

 

Dimanche 30 Juin à 14 h 30 au Temple protestant :

Cérémonie d’au revoir du pasteur Serge Wüthrich

 

Dimanche 30 Juin 2019 à 16 h à l’Église Notre-Dame du Raincy :

Concert Chorale « A Mass for Peace, The Armed man » de

Karl Jenkins organisé par la Ville du Raincy

Chœur du Conservatoire du Raincy, Direction Lionel Cloarec.

Piano : Wei-Cheng Wang - Soprano : Vanessa Le Moëllic 

Ténor : Thierry Varest - Alto : Frédérique Phalipaud Koebel

          Entrée libre

 

 

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16 juin 2019 7 16 /06 /juin /2019 12:39
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Félicitations, votre église est sélectionnée !

 

 

 

Madame, Monsieur,

 

C’est avec un grand plaisir que nous vous annonçons que votre église

          est sélectionnée dans le cadre de la Mission patrimoine !

 

Celle-ci profitera d’une visibilité unique sur le site internet www.missionbern.fr

et d’un financement exceptionnel afin d’assurer une partie de ses                                                travaux de rénovation (Loto du patrimoine).

 

      Les recettes issues des jeux seront connues à l’automne 2019.

  C’est donc à cette date que le montant de l’aide accordée vous sera

                  communiqué, en fonction des recettes collectées.

    Dès aujourd’hui, vous pouvez mobiliser les dons du grand public,

                              avec la Fondation du patrimoine.

 

  La sauvegarde du patrimoine est un effort collectif.

Ensemble, sauvons notre patrimoine !

 

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16 juin 2019 7 16 /06 /juin /2019 12:33

Pentecôte : plus que de pilule et d’émotion, « nous avons surtout besoin de l’Esprit », affirme le pape. Un christianisme sans l’Esprit est un moralisme sans joie

 

La Pentecôte arriva, pour les disciples, après cinquante jours incertains. D’un part, Jésus était Ressuscité, pleins de joie ils l’avaient vu et écouté, et ils avaient aussi mangé avec Lui. D’autre part, ils n’avaient pas encore surmonté les doutes et les peurs : ils demeuraient enfermés (cf. Jn 20, 19.26), avec peu de perspectives, incapables d’annoncer le Vivant. Puis arrive l’Esprit Saint et les préoccupations disparaissent : maintenant les Apôtres ne craignent plus, même devant celui qui les arrête ; ils étaient tout d’abord préoccupés de sauver leur vie, maintenant ils n’ont plus peur de mourir ; avant, ils étaient enfermés dans le Cénacle, maintenant ils annoncent à tous les peuples. Jusqu’à l’Ascension de Jésus, ils attendaient le Règne de Dieu pour eux (cf. Ac 1, 6), maintenant ils sont impatients d’atteindre des confins inconnus. Avant, ils n’avaient presque jamais parlé en public et lorsqu’ils l’avaient fait, ils avaient souvent dit du n’importe quoi, comme Pierre qui avait renié Jésus ; maintenant ils parlent avec franc-parler à tous. L’histoire des disciples, qui semblait toucher à sa fin, est donc renouvelée par la jeunesse de l’Esprit : ces jeunes, qui, en proie à l’incertitude, croyaient être arrivés, ont été transformés par une joie qui les a fait renaître. L’Esprit Saint a fait cela. L’Esprit n’est pas, comme cela pourrait sembler être, une chose abstraite ; c’est la Personne la plus concrète, la plus proche, celle qui nous change la vie. Comment fait-il ? Regardons les Apôtres. L’Esprit ne leur a pas rendu les choses plus faciles, il n’a pas fait des miracles spectaculaires, il n’a pas écarté les problèmes et les opposants, mais l’Esprit a apporté dans la vie des disciples une harmonie qui manquait, la sienne, parce qu’Il est harmonie.

 

Harmonie à l’intérieur de l’homme. A l’intérieur, dans le cœur, les disciples avaient besoin d’être changés. Leur histoire nous dit que même voir le Ressuscité ne suffit pas, si on ne L’accueille pas dans le cœur. Il ne suffit pas de savoir que le Ressuscité est vivant si on ne vit pas comme des Ressuscités. Et c’est l’Esprit qui fait vivre et revivre Jésus en nous, qui nous ressuscite intérieurement. Pour cela, Jésus, rencontrant les siens, répète : « La paix soit avec vous ! » (Jn 20, 19.21) et il donne l’Esprit. La paix ne consiste pas à résoudre les problèmes de l’extérieur – Dieu n’enlève pas aux siens les tribulations et les persécutions – mais à recevoir l’Esprit Saint. En cela consiste la paix, cette paix donnée aux Apôtres, cette paix qui ne libère pas des problèmes mais dans les problèmes, est offerte à chacun de nous. C’est une paix qui rend le cœur semblable à la mer profonde qui est toujours tranquille même lorsque, en superficie, les vagues s’agitent. C’est une harmonie si profonde qu’elle peut même transformer les persécutions en béatitudes. Combien de fois, au contraire, nous demeurons en superficie ! Au lieu de chercher l’Esprit, nous tentons de nous en sortir, pensant que tout ira mieux si tel malheur passe, si je ne vois plus telle personne, si telle situation s’améliore. Mais cela c’est demeurer en superficie : passé un problème, un autre arrivera et l’inquiétude reviendra. Ce n’est pas en prenant les distances de celui qui ne pense comme nous que nous serons sereins, ce n’est en résolvant les problèmes du moment que nous serons en paix. Le tournant est la paix de Jésus, l’harmonie de l’Esprit.

 

Aujourd’hui, dans la hâte que notre temps nous impose, il semble que l’harmonie soit mise de côté : tiraillés de mille parts, nous risquons d’exploser, sollicités par une nervosité continuelle qui nous fait réagir négativement à tout. Et on cherche la solution rapide, une pilule après l’autre pour aller de l’avant, une émotion après l’autre pour se sentir vivants. Mais nous avons surtout besoin de l’Esprit : c’est lui qui met de l’ordre dans la frénésie. Il est paix dans l’inquiétude, confiance dans le découragement, joie dans la tristesse, jeunesse dans la vieillesse, courage dans l’épreuve. C’est Celui qui, entre les courants tempétueux de la vie, fixe l’ancre de l’espérance. C’est l’Esprit qui, comme le dit aujourd’hui Saint Paul, nous interdit de retomber dans la peur parce qu’il nous fait nous sentir fils aimés (cf. Rm 8, 15). C’est le Consolateur qui nous transmet la tendresse de Dieu. Sans l’Esprit, la vie chrétienne est effilochée, privée de l’amour qui unit tout. Sans l’Esprit, Jésus demeure un personnage du passé, avec l’Esprit il est une personne vivante aujourd’hui ; sans l’Esprit, l’Écriture est lettre morte, avec l’Esprit elle est Parole de vie. Un christianisme sans l’Esprit est un moralisme sans joie ; avec l’Esprit il est vie.        

L’Esprit Saint n’apporte pas seulement l’harmonie au-dedans, mais aussi au dehors, entre les hommes. Il nous fait Église, il assemble des parties différentes en un unique édifice harmonieux. Saint Paul l’explique bien, lui qui, en parlant de l’Église, répète souvent une parole, “variée” : « les dons de la grâce sont variés, les services sont variés, les activités sont variées » (1 Co 12, 4-6). Nous sommes différents dans la variété des qualités et des dons. L’Esprit les distribue avec fantaisie, sans aplatir, sans homologuer. Et, à partir de cette diversité, il construit l’unité. Il fait ainsi depuis la création parce qu’il est spécialiste dans la transformation du chaos en cosmos, dans la mise en harmonie. Il est spécialiste dans la création des diversités, des richesses ; chacun la sienne, différente. Lui, il est le créateur de cette diversité et, en même temps, il est Celui qui harmonise, qui donne l’harmonie et donne unité à la diversité. Lui seul peut faire ces deux choses.

Aujourd’hui dans le monde, les discordances sont devenues des véritables divisions : il y a celui qui a trop et il y a celui qui n’a rien, il y a celui qui cherche à vivre cent ans et celui qui ne peut pas naître. A l’ère des ordinateurs on reste à distance : plus “social” mais moins sociaux. Nous avons besoin de l’Esprit d’unité qui nous régénère comme Église, comme Peuple de Dieu et comme humanité entière. Qui nous régénère. Il y a toujours la tentation de construire des “nids” : de se réunir autour de son propre groupe, de ses propres préférences, le semblable avec le semblable, allergiques à toute contamination. Et du nid à la secte, il n’y a qu’un pas, même dans l’Eglise. Que de fois on définit sa propre identité contre quelqu’un ou contre quelque chose ! L’Esprit Saint, au contraire, relie les distances, unit les lointains, ramène les égarés. Il fusionne des tonalités différentes en une unique harmonie parce qu’il voit tout d’abord le bien, il regarde l’homme avant ses erreurs, les personnes avant leurs actions. L’Esprit modèle l’Église, modèle le monde comme des lieux de fils et de frères. Fils et frères : des substantifs qui viennent avant tout autre adjectif. C’est la mode d’adjectiver, malheureusement d’insulter aussi. Nous pouvons dire que nous vivons une culture de l’adjectif qui oublie le substantif des choses ; et aussi dans une culture de l’insulte, qui est la première réponse à une opinion que je ne partage pas. Puis nous nous rendons compte que cela fait mal à celui qui est insulté, mais aussi à celui qui insulte. En rendant le mal pour le mal, en passant de victime à bourreau, on ne vit pas bien. Celui qui vit selon l’Esprit, au contraire, apporte la paix là où il y a la discorde, la concorde là où il y a le conflit. Les hommes spirituels rendent le bien pour le mal, répondent à l’arrogance par la douceur, à la méchanceté par la bonté, au vacarme par le silence, aux bavardages par la prière, au défaitisme par le sourire.

Pour être spirituels, pour goûter l’harmonie de l’Esprit, il faut mettre son regard devant le nôtre. Alors, les choses changent : avec l’Esprit, l’Église est le Peuple saint de Dieu, la mission la contagion de la joie, non pas le prosélytisme, les autres des frères et des sœurs aimés du même Père. Mais sans l’Esprit, l’Église est une organisation, la mission une propagande, la communion un effort. Et de nombreuses Eglises font des actions programmatiques en ce sens de plans pastoraux, de discussions sur toutes choses. Il semble que ce soit cette route pour nous unir, mais celle-ci n’est pas la route de l’Esprit, c’est la route de la division. L’Esprit est le besoin premier et ultime de l’Église (cf. S. Paul VI, Audience générale, 29 novembre 1972). Il « vient là où il est aimé, là où il est invité, là où il est attendu » (S. Bonaventure, Sermon pour le IVème Dimanche après Pâques). Frères et sœurs, prions-le chaque jour. Esprit Saint, harmonie de Dieu, Toi qui transformes la peur en confiance et la fermeture en don, viens en nous. Donne-nous la joie de la résurrection, l’éternelle jeunesse du cœur. Esprit Saint, notre harmonie, Toi qui fais de nous un seul corps, remplis l’Église et le monde de ta paix. Esprit Saint, rends-nous artisans de concorde, semeurs de bien, apôtres d’espérance.

AUPRES DE DIEU, LA SAGESSE

 

 

Il ne faut pas chercher dans l’Ancien Testament d’affirmation claire du mystère trinitaire. L’affirmation viendra en même temps que la capacité donnée de communier à la vie du Père et du Fils et l’Esprit Saint, c’est-à-dire en même temps que le baptême. Certes l’Ecriture, dans l’Ancien Testament, parle d’Esprit, de Parole et de Sagesse de Dieu. Dieu, l’Unique, est simultanément perçu comme communication dans la proximité d’un être vivant, générateur de vie et plein d’amour. Il en est ainsi dans le texte du livre des Proverbes lorsqu’il parle du rapport entre la Sagesse et Dieu lui-même. Ce ne sont pas les rapports entre Dieu et l’homme comme au moment de la révélation du Sinaï. C’est un autre temps de cette relation. Les mots qui l’expriment sont multiples et, pour nous, inégalement appropriés : “Le Seigneur m’a fait – avant les siècles, j’ai été fondée – avant les collines, je fus enfantée – j’étais à ses côtés comme un maître d’œuvre.”

Ce texte sera fortement controversé au moment de la crise arienne, dans les premiers temps de l’Eglise. Alors que les chrétiens se posent cette question : qui est vraiment le Christ ? Elle sera tranchée en 325 par le concile de Nicée et déterminera une formulation dogmatique recueillie dans le Symbole de foi que nous disons à la Messe : “Je crois en un seul Seigneur, Jésus-Christ, le Fils unique de Dieu, né du Père avant tous les siècles : il est Dieu né de Dieu, Lumière née de la Lumière, vrai Dieu né du vrai Dieu. Engendré non pas créé, de même nature que le Père et par Lui tout a été fait.” Entre le texte des Proverbes et la “définition” de Nicée, le Prologue de saint Jean est un maillon essentiel. Pour lui, il est clair que le Verbe, la Parole qui l’expression de Dieu, n’est pas une créature de Dieu, puisque par Lui tout a été fait. Il mérite lui-même le nom de Dieu et est impliqué dans l’œuvre de la création. Il est généré, engendré, en Dieu lui-même.

Mais le point de contact le plus remarquable entre le livre des Proverbes et le Prologue de saint Jean (chapitre 1 à 18) est la venue de la Sagesse parmi les hommes. A notre surprise, nous voyons l’auteur inspiré du livre des Proverbes se servir des mêmes termes pour décrire le rapport entre la Sagesse et Dieu d’une part, entre la Sagesse et les hommes d’autre part : “A ses côtés, je trouvais mes délices jour après jour, jouant devant Lui.” – “Jouant sur toute la terre, trouvant mes délices avec les fils des hommes.”  Un des traits les plus curieux que nous donne la liturgie de cette fête de la Trinité, c’est que l’exaltation de Dieu est en même temps l’éloge le plus inattendu de l’homme : la Sagesse de Dieu trouve en l’homme sa compagnie “délicieuse”. Parce que le Christ est le « résumé » même de tout homme. Dieu lui-même, dont le Nom est si grand, couronne l’homme de gloire et d’honneur. Ce que nous dit le psaume de ce dimanche “Qu’est-ce que l’homme pour que tu penses à lui ?” Tout cela est sous-jacent au Prologue de saint Jean quand il dit : ” Il est venu chez lui et les siens ne l’ont pas reçu. Le Verbe s’est fait chair et il a demeuré parmi nous. Nous avons vu sa gloire, gloire qu’il tient de son Père comme fils unique, plein de grâce et de vérité.” (Jean 1. 11 à 14). Jacques Fournier Cef.

Dimanche 16 juin 2019 - Sainte Trinité, Solennité

 

Lectures de la messe

 

Première lecture (Pr 8, 22-31)

 

Écoutez ce que déclare la Sagesse de Dieu : « Le Seigneur m’a faite pour lui, principe de son action, première de ses œuvres, depuis toujours. Avant les siècles j’ai été formée, dès le commencement, avant l’apparition de la terre. Quand les abîmes n’existaient pas encore, je fus enfantée, quand n’étaient pas les sources jaillissantes. Avant que les montagnes ne soient fixées, avant les collines, je fus enfantée, avant que le Seigneur n’ait fait la terre et l’espace, les éléments primitifs du monde. Quand il établissait les cieux, j’étais là, quand il traçait l’horizon à la surface de l’abîme, qu’il amassait les nuages dans les hauteurs et maîtrisait les sources de l’abîme, quand il imposait à la mer ses limites, si bien que les eaux ne peuvent enfreindre son ordre, quand il établissait les fondements de la terre. Et moi, je grandissais à ses côtés. Je faisais ses délices jour après jour, jouant devant lui à tout moment, jouant dans l’univers, sur sa terre, et trouvant mes délices avec les fils des hommes. » – Parole du Seigneur. 

 

Psaume (Ps  8, 4-5, 6-7, 8-9)

À voir ton ciel, ouvrage de tes doigts, la lune et les étoiles que tu fixas, qu’est-ce que l’homme pour que tu penses à lui, le fils d’un homme, que tu en prennes souci ? Tu l’as voulu un peu moindre qu’un dieu, le couronnant de gloire et d’honneur ; tu l’établis sur les œuvres de tes mains, tu mets toute chose à ses pieds. Les troupeaux de bœufs et de brebis, et même les bêtes sauvages, les oiseaux du ciel et les poissons de la mer, tout ce qui va son chemin dans les eaux. 

 

Deuxième lecture (Rm 5, 1-5)

Frères, nous qui sommes devenus justes par la foi, nous voici en paix avec Dieu par notre Seigneur Jésus-Christ, lui qui nous a donné, par la foi, l’accès à cette grâce dans laquelle nous sommes établis ; et nous mettons notre fierté dans l’espérance d’avoir part à la gloire de Dieu. Bien plus, nous mettons notre fierté dans la détresse elle-même, puisque la détresse, nous le savons, produit la persévérance ; la persévérance produit la vertu éprouvée ; la vertu éprouvée produit l’espérance ; et l’espérance ne déçoit pas, puisque l’amour de Dieu a été répandu dans nos cœurs par l’Esprit Saint qui nous a été donné. – Parole du Seigneur. 

 

Évangile (Jn 16, 12-15)

En ce temps-là, Jésus disait à ses disciples : « J’ai encore beaucoup de choses à vous dire, mais pour l’instant vous ne pouvez pas les porter. Quand il viendra, lui, l’Esprit de vérité, il vous conduira dans la vérité tout entière. En effet, ce qu’il dira ne viendra pas de lui-même : mais ce qu’il aura entendu, il le dira ; et ce qui va venir, il vous le fera connaître. Lui me glorifiera, car il recevra ce qui vient de moi pour vous le faire connaître. Tout ce que possède le Père est à moi ; voilà pourquoi je vous ai dit : L’Esprit reçoit ce qui vient de moi pour vous le faire connaître. » – Acclamons la Parole de Dieu. 

CALENDRIER

 

 

Dimanche 16 Juin 2019 – Sainte Trinité, solennité

1ère lecture (Pr 8,22-31) Psaume (8,4-9) lecture (Rm 5,1-5) Evangile (Jn 16,12-15)

                                        

 

 

Messes de la semaine

 

Messe à 9 h tous les jours, sauf jeudi

-Samedi adoration du Saint-Sacrement et confessions de 10 h à 12 h

Tous les dimanches à 17 h dans la crypte de l’église Notre-Dame : prière du chapelet

Permanence d’accueil le Jeudi de 17 h à 19 h, vendredi et samedi de 16 h à 18 h dans l’église.

Rendez-vous de la semaine

 

-Lundi 17 juin à 20 h : rendez-vous avec les responsables du catéchuménat des adultes

-Mardi 18 Juin à 12 h : rencontre avec les animateurs de 4ème-3ème

-Mercredi 19 Juin à 20 h 30 au presbytère : rencontre des entrepreneurs et dirigeants chrétiens 

-Jeudi 20 Juin à 11 h à la maison diocésaine rencontre de tous les services diocésains

-Jeudi 20 Juin à 20 h dans l’église : répétition des professions de foi de la communauté portugaise

-Vendredi 21 Juin à 14 h salle Pierre Lefeuvre : réunion des Equipes Saint-Vincent

-Vendredi 21 juin à 20 h 30 : rencontre avec le pasteur protestant

-Samedi 22 Juin à 9 h salle Pierre Lefeuvre : réunion de préparation des baptêmes

-Samedi 22 juin à 10 h 30 : messe de la kermesse de l’école Saint-Louis

-Samedi 22 juin à 12 h salle Pierre Lefeuvre : repas partagé avec les familles des enfants de la catéchèse de CM2 et de 6ème

-Samedi 22 juin à 15 h à l’église Notre-Dame : célébration de baptêmes 

-Samedi 22 juin à 18 h en l’église Notre-Dame : Profession de Foi des enfants de la communauté portugaise

-Samedi 22 Juin à 18 h 30 salle Pierre Lefeuvre : rencontre des 4ème-3ème

 

 

Dimanche 23 Juin 2019 – SAINT SACREMENT DU CORPS ET DU SANG DU CHRIST

1ère lecture (Gn 14,18-20) Psaume (109,1-4) lecture (1 Co 11,23-26) Evangile (Lc  9,11b-17)

Messe anticipée le samedi à 18 h à Saint-Louis-Dimanche à 10 h 30 messe à Notre-Dame

                                                 Quête impérée les Prêtres âgés

 

 

Dimanche 23 Juin au cours de la messe paroissiale célébration de l’Éveil à la Foi des 3-7 ans suivie d’un apéritif avec les parents.

 

Dimanche 23 Juin à 16 h : Visite commentée de l’église par les membres de l’association Restaurer.

 

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9 juin 2019 7 09 /06 /juin /2019 21:29

Voyage en Roumanie : le pape encourage à se mélanger, se rencontrer, s’entraider

Messe à Sumuleu-Ciuc (Homélie intégrale) le 2 juin 2019

Avec joie et reconnaissance à Dieu, je me trouve aujourd’hui avec vous, chers frères et sœurs, dans ce cher Sanctuaire marial, riche d’histoire et de foi, où, en tant qu’enfants, nous venons rencontrer notre Mère et nous reconnaître comme frères. Les sanctuaires, lieux quasi “sacramentels” d’une Église hôpital de campagne, gardent la mémoire du peuple fidèle qui, au milieu de ses épreuves, ne se lasse pas de chercher la source d’eau vive où rafraîchir son espérance. Ce sont des lieux de fête et de célébration, de larmes et de demandes. Nous venons aux pieds de la Mère, sans beaucoup de paroles, pour nous laisser regarder par elle et pour qu’avec son regard, elle nous mène à Celui qui est le Chemin, la Vérité et la Vie (Jn 14, 6). Nous ne le faisons pas de n’importe quelle manière, nous sommes des pèlerins. Ici, chaque année, le samedi de Pentecôte, vous vous rendez en pèlerinage pour honorer le vœu de vos aïeux et pour fortifier votre foi en Dieu et votre dévotion à la Vierge, représentée par cette statue monumentale en bois. Ce pèlerinage annuel appartient à l’héritage de la Transsylvanie, mais il honore en même temps les traditions religieuses roumaines et hongroises ; y participent aussi des fidèles d’autres confessions et il est un symbole de dialogue, d’unité et de fraternité, un appel à retrouver les témoignages d’une foi devenue vie et d’une vie qui s’est faite espérance. Partir en pèlerinage, c’est savoir

 

nous venons comme peuple dans notre maison. Et savoir que nous avons conscience d’être un peuple. Un peuple dont les mille visages, cultures, langues et traditions sont la richesse ; le saint Peuple fidèle de Dieu qui est en pèlerinage avec Marie, chantant la miséricorde du Seigneur. Si, à Cana en Galilée, Marie a intercédé auprès de Jésus pour qu’il accomplisse le premier miracle, dans chaque sanctuaire, elle veille et intercède non seulement auprès de son Fils mais aussi auprès de chacun de nous pour que nous ne nous laissions pas voler la fraternité par les voix et les blessures qui nourrissent la division et le cloisonnement. Les vicissitudes complexes et tristes du passé ne doivent pas être oubliées ou niées, mais elles ne peuvent pas constituer non plus un obstacle ou un argument pour empêcher une coexistence fraternelle désirée. Partir en pèlerinage signifie se sentir appelés et poussés à marcher ensemble, en demandant au Seigneur la grâce de transformer les rancœurs et les méfiances anciennes et actuelles en de nouvelles opportunités de communion ; c’est se désinstaller de nos sécurités et de notre confort à la recherche d’une nouvelle terre que le Seigneur veut nous donner. Partir en pèlerinage, c’est le défi de découvrir et de transmettre l’esprit du vivre ensemble, de ne pas avoir peur de nous mélanger, de nous rencontrer et de nous aider. Partir en pèlerinage, c’est participer à cette marée un peu chaotique qui peut se transformer en une véritable expérience de fraternité, en une caravane toujours solidaire pour bâtir l’histoire (cf. Exhort. ap. Evangelii gaudium, n.87). Partir en pèlerinage, c’est regarder non pas tant ce qui aurait pu être (et n’a pas été) mais tout ce qui nous attend et que nous ne pouvons pas reporter davantage. C’est croire au Seigneur qui vient et qui est au milieu de nous, promouvant et encourageant la solidarité, la fraternité, le désir du bien, de vérité et de justice (cf. ibid., n.71). C’est s’engager à lutter pour que ceux qui hier étaient demeurés en arrière deviennent les protagonistes de demain, et pour que les protagonistes d’aujourd’hui ne soient pas laissés en arrière demain. Et cela, chers frères et sœurs, requiert le travail artisanal de tisser ensemble l’avenir.

C’est pourquoi nous sommes ici pour dire ensemble : Mère enseigne-nous à bâtir l’avenir. Le pèlerinage dans ce sanctuaire tourne notre regard vers Marie et vers le mystère de l’élection de Dieu. Elle, une jeune fille de Nazareth, petite localité de Galilée, à la périphérie de l’empire romain et aussi à la périphérie d’Israël, a été capable par son ‘oui’ d’engager la révolution de la tendresse (cf. ibid., n.88). Le mystère de l’élection de Dieu qui pose son regard sur le faible pour confondre les forts, nous pousse et nous encourage nous aussi à dire “oui”, comme elle, comme Marie, afin de parcourir les chemins de la réconciliation. Chers frères et sœurs, n’oublions pas : Celui qui risque, le Seigneur ne le déçoit pas. Marchons et marchons ensemble – risquons – en laissant l’Évangile être le levain capable de tout imprégner et de donner à nos peuples la joie du salut, dans l’unité et la fraternité.

 

 

“L’Esprit-Saint remplit l’univers.”

(Sagesse 1. 7)

La célébration de la descente de l’Esprit de Dieu sur ces hommes rassemblés au Cénacle de Jérusalem nous conduit au cœur même du mystère de la transcendance divine qui pénètre notre être de l’essentiel vital de la Trinité, l’Amour.

La lettre de saint Paul aux Romains le dit d’une manière toute simple :”L’Esprit est votre vie.” Mais nous ne vivons pas cette réalité individuellement. Nous la vivons dans une communauté, une communion qui est l’Eglise de même que la vie de l’Esprit de Dieu est communion trinitaire qui réalise l’unité du Père, du Fils et de l’Esprit.

Une réalité qui donc est personnelle parce qu’elle est communion. Là encore le texte d’origine est significatif. Saint Paul ne dit pas “enfant” au sens de parenté : “Enfant de Dieu”. Il n’utilise pas le terme grec “païs” “enfant”, mais le terme “tekna” qui a pour sens de “créé par”, “rejeton produit par”. C’est une adoption, parce que nous ne sommes pas Dieu lui-même, qui devient dans le même temps une filiation qui fait de nous des “fils” participant de l’intégralité de la vie de Dieu dans ce mystère inexplicable de notre divinisation. “C’est un Esprit qui fait de vous des fils.” Et saint Paul nous établit au rang même du Christ, le Fils de Dieu fait homme. Les fils des hommes qui peuvent dire à Dieu, nous sommes plus qu’un fils adoptif, nous sommes “tekna” de Dieu. Dans ce texte d’ailleurs il nous faut peser tous les mots. L’Apôtre parle du “corps” qui est mortel, de la chair qui signifie l’unité corps-esprit qui est la nôtre et qui peut devenir vie à condition d’être sous l’emprise de l’Esprit de Dieu.

MESSE DU JOUR

 

 

Première lecture (Ac 2, 1-11)

 

Quand arriva le jour de la Pentecôte, au terme des cinquante jours après Pâques, ils se trouvaient réunis tous ensemble. Soudain un bruit survint du ciel comme un violent coup de vent : la maison où ils étaient assis en fut remplie tout entière. Alors leur apparurent des langues qu’on aurait dites de feu, qui se partageaient, et il s’en posa une sur chacun d’eux. Tous furent remplis d’Esprit Saint : ils se mirent à parler en d’autres langues, et chacun s’exprimait selon le don de l’Esprit. Or, il y avait, résidant à Jérusalem, des Juifs religieux, venant de toutes les nations sous le ciel. Lorsque ceux-ci entendirent la voix qui retentissait, ils se rassemblèrent en foule. Ils étaient en pleine confusion parce que chacun d’eux entendait dans son propre dialecte ceux qui parlaient. Dans la stupéfaction et l’émerveillement, ils disaient : « Ces gens qui parlent ne sont-ils pas tous Galiléens ? Comment se fait-il que chacun de nous les entende dans son propre dialecte, sa langue maternelle ? Parthes, Mèdes et Élamites, habitants de la Mésopotamie, de la Judée et de la Cappadoce, de la province du Pont et de celle d’Asie, de la Phrygie et de la Pamphylie, de l’Égypte et des contrées de Libye proches de Cyrène, Romains de passage, Juifs de naissance et convertis, Crétois et Arabes, tous nous les entendons parler dans nos langues des merveilles de Dieu. » – Parole du Seigneur. 

 

Psaume (Ps 103 (104), 1ab.24ac, 29bc-30, 31.34)

 

Bénis le Seigneur, ô mon âme ; Seigneur mon Dieu, tu es si grand ! Quelle profusion dans tes œuvres, Seigneur ! la terre s’emplit de tes biens. Tu reprends leur souffle, ils expirent et retournent à leur poussière. Tu envoies ton souffle : ils sont créés ; tu renouvelles la face de la terre. Gloire au Seigneur à tout jamais ! Que Dieu se réjouisse en ses œuvres ! Que mon poème lui soit agréable ; moi, je me réjouis dans le Seigneur. 

 

Deuxième lecture (Rm 8, 8-17)

 

Frères, ceux qui sont sous l’emprise de la chair ne peuvent pas plaire à Dieu. Or, vous, vous n’êtes pas sous l’emprise de la chair, mais sous celle de l’Esprit, puisque l’Esprit de Dieu habite en vous. Celui qui n’a pas l’Esprit du Christ ne lui appartient pas. Mais si le Christ est en vous, le corps, il est vrai, reste marqué par la mort à cause du péché, mais l’Esprit vous fait vivre, puisque vous êtes devenus des justes. Et si l’Esprit de celui qui a ressuscité Jésus d’entre les morts habite en vous, celui qui a ressuscité Jésus, le Christ, d’entre les morts donnera aussi la vie à vos corps mortels par son Esprit qui habite en vous. Ainsi donc, frères, nous avons une dette, mais elle n’est pas envers la chair pour devoir vivre selon la chair. Car si vous vivez selon la chair, vous allez mourir ; mais si, par l’Esprit, vous tuez les agissements de l’homme pécheur, vous vivrez. En effet, tous ceux qui se laissent conduire par l’Esprit de Dieu, ceux-là sont fils de Dieu. Vous n’avez pas reçu un esprit qui fait de vous des esclaves et vous ramène à la peur ; mais vous avez reçu un Esprit qui fait de vous des fils ; et c’est en lui que nous crions « Abba ! », c’est-à-dire : Père ! C’est donc l’Esprit Saint lui-même qui atteste à notre esprit que nous sommes enfants de Dieu. Puisque nous sommes ses enfants, nous sommes aussi ses héritiers : héritiers de Dieu, héritiers avec le Christ, si du moins nous souffrons avec lui pour être avec lui dans la gloire. – Parole du Seigneur. 

Séquence ()

 

Viens, Esprit Saint, en nos cœurs et envoie du haut du ciel un rayon de ta lumière. Viens en nous, père des pauvres, viens, dispensateur des dons, viens, lumière de nos cœurs. Consolateur souverain, hôte très doux de nos âmes, adoucissante fraîcheur. Dans le labeur, le repos ; dans la fièvre, la fraîcheur ; dans les pleurs, le réconfort. Ô lumière bienheureuse, viens remplir jusqu’à l’intime le cœur de tous tes fidèles. Sans ta puissance divine, il n’est rien en aucun homme, rien qui ne soit perverti. Lave ce qui est souillé, baigne ce qui est aride, guéris ce qui est blessé. Assouplis ce qui est raide, réchauffe ce qui est froid, rends droit ce qui est faussé. À tous ceux qui ont la foi et qui en toi se confient donne tes sept dons sacrés. Donne mérite et vertu, donne le salut final, donne la joie éternelle. Amen 

 

 

 

Évangile (Jn 14, 15-16.23b-26)

 

En ce temps-là, Jésus disait à ses disciples : « Si vous m’aimez, vous garderez mes commandements. Moi, je prierai le Père, et il vous donnera un autre Défenseur qui sera pour toujours avec vous. Si quelqu’un m’aime, il gardera ma parole ; mon Père l’aimera, nous viendrons vers lui et, chez lui, nous nous ferons une demeure. Celui qui ne m’aime pas ne garde pas mes paroles. Or, la parole que vous entendez n’est pas de moi : elle est du Père, qui m’a envoyé. Je vous parle ainsi, tant que je demeure avec vous ; mais le Défenseur, l’Esprit Saint que le Père enverra en mon nom, lui, vous enseignera tout, et il vous fera souvenir de tout ce que je vous ai dit. » – Acclamons la Parole de Dieu. 

CALENDRIER

 

 

Dimanche 9 Juin 2019 – Pentecôte, solennité

1ère lecture (Ac 2,1-11) Psaume (103,1.24.29-31.34) lecture (Rm 8,8-17) Evangile (Jn 14,15-16.23b-26)

 

 

 

Messes de la semaine

 

Messe à 9 h tous les jours

-Samedi adoration du Saint-Sacrement et confessions de 10 h à 12 h

Tous les dimanches à 17 h dans la crypte de l’église Notre-Dame : prière du chapelet

Permanence d’accueil le Jeudi de 17 h à 19 h et samedi de 16 h à 18 h dans l’église.

Pas d’accueil le vendredi 14 juin.

 

Rendez-vous de la semaine

 

-Mardi 11 juin à 14 h 30 au presbytère : réunion du comité de rédaction du Messager

-Mardi 11 Juin à 18 h 30 salle Pierre Lefeuvre : rencontre avec l’équipe d’accompagnement du groupe « Divorcés Et en Église 93 » : chrétiens séparés, divorcés, divorcés remariés et conjoints de divorcés du Diocèse

-Mercredi 12 Juin à 17 h salle Pierre Lefeuvre : rencontre des confirmands

-Mercredi 12 Juin à 20 h 30 au presbytère : rencontre du service diocésain de la pastorale familiale

-Jeudi 13 juin à 20 h 30 salle Pierre Lefeuvre : réunion du groupe biblique œcuménique

 

Samedi 15 et Dimanche 16 Juin :

Week-end en l’Abbaye de la Pierre-qui-Vire pour les catéchumènes adultes

 

 

Dimanche 16 Juin 2019 – Sainte Trinité, solennité

1ère lecture (Pr 8,22-31) Psaume (8,4-9) lecture (Rm 5,1-5) Evangile (Jn 16,12-15)

Messe anticipée le samedi à 18 h à Saint-Louis-Dimanche à 10 h 30 messe à Notre-Dame

 

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Published by paroisse du Raincy - dans Feuilles de semaine

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