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18 septembre 2017 1 18 /09 /septembre /2017 15:14

Colombie : défendre la dignité des marginalisés

 

Chers frères et sœurs,

 

Peu avant de rentrer dans cette église où sont conservées les reliques de saint Pierre Claver, j’ai béni les premières pierres de deux institutions destinées à offrir de l’assistance à des personnes dans de graves besoins et j’ai visité la maison de Madame Lorenza, où elle accueille chaque jour beaucoup de nos frères et sœurs pour leur donner de la nourriture et de l’affection. Ces rencontres m’ont fait beaucoup de bien, parce que là, on peut voir comment l’amour de Dieu se rend concret, se rend quotidien. Tous ensembles, nous prierons l’Angelus, en nous souvenant de l’Incarnation du Verbe. Et nous pensons à Marie, qui a conçu Jésus et lui a donné naissance. Nous la contemplons ce matin sous l’invocation de Notre Dame de Chiquinquirá. Comme vous le savez, pendant longtemps, cette image a été abandonnée ; elle a perdu ses couleurs, elle était restée abîmée et trouée. Elle était traitée comme un morceau de vieux sac, utilisée sans aucun respect jusqu’à ce qu’on finisse par la jeter.

C’est alors qu’une femme simple, la première dévote de la Vierge de Chiquinquirá qui, selon la tradition s’appelait María Ramos, a vu en cette toile quelque chose de différent. Elle a eu le courage et la foi de placer cette image floue et détériorée en un lieu en vue, lui redonnant sa dignité perdue. Elle a su trouver et honorer Marie, qui tenait son Enfant dans les bras, précisément dans ce qui pour les autres était méprisable et inutile. Ainsi, elle s’est faite le modèle de tous ceux qui, de diverses manières, cherchent à récupérer la dignité du frère abattu par la souffrance des blessures de la vie, de ceux qui ne se résignent pas et travaillent pour leur construire un logement digne, pour satisfaire leurs besoins urgents et, surtout, qui prient avec persévérance pour qu’ils puissent retrouver la splendeur d’enfants de Dieu qui leur a été arrachée.

Le Seigneur nous enseigne à travers l’exemple des humbles et de ceux qui ne comptent pas. Oui il a concédé à María Ramos, une femme modeste, la grâce d’accueillir l’image de la Vierge dans la pauvreté de cette toile abîmée, oui il a accordé à Isabel, une femme indigène, et à son fils Miguel, le privilège d’être les premiers à voir ce tableau de la Vierge transformé et restauré. Ils ont été les premiers à regarder avec des yeux simples ce morceau de toile totalement nouveau et à y voir la splendeur de la lumière divine qui transforme et renouvelle toute chose. Ce sont les pauvres, les humbles, qui contemplent la présence de Dieu ; c’est à eux que se révèle le mystère de l’amour de Dieu avec le plus de clarté. Eux, les pauvres et les personnes simples, ont été les premiers à voir la Vierge de Chiquinquirá et sont devenus ses missionnaires, des annonciateurs de la beauté et de la sainteté de la Vierge. Et dans cette église, nous prierons Marie, qui s’est désignée elle-même comme ‘‘l’esclave du Seigneur’’, et saint Pierre Claver l’‘‘esclave des noirs pour toujours’’, comme il s’est fait appeler dès le jour de sa profession solennelle. Il attendait les navires qui arrivaient de l’Afrique au principal marché d’esclaves du Nouveau Monde. Bien des fois, il les attendait uniquement avec des gestes évangélisateurs, en raison de l’impossibilité de communiquer avec eux, à cause de la différence de langues. Cependant, Pierre Claver savait que le langage de la charité et de la miséricorde était compris par tous. De fait, la charité aide à comprendre la vérité et la vérité réclame des gestes de charité. Quand il éprouvait de la répugnance envers eux, il baisait leurs plaies.

Austère et rempli de charité jusqu’à l’héroïsme, après avoir soulagé la solitude de centaines de milliers de personnes, il a passé les quatre dernières années de sa vie, malade et dans sa cellule, dans un état épouvantable d’abandon.

Effectivement, saint Pierre Claver a témoigné admirablement de la responsabilité et de l’intérêt que chacun d’entre nous doit avoir pour ses frères. Pour les autres, ce saint a été accusé injustement d’être indiscret par son zèle et a dû affronter de dures critiques ainsi qu’une opposition persistante de la part de ceux qui craignaient que son ministère n’entrave le commerce lucratif d’esclaves. Cependant aujourd’hui, en Colombie et dans le monde, des millions de personnes sont vendues comme esclaves, ou bien mendient un peu d’humanité, un moment de tendresse, prennent la mer ou la route, parce qu’elles ont tout perdu, à commencer par leur dignité et leurs propres droits. Notre Dame de Chiquinquirá et Pierre Claver nous invitent à travailler pour la dignité de tous nos frères, spécialement pour les pauvres et pour les personnes marginalisées par la société, pour ceux qui subissent la violence et la traite. Tous, ils ont leur dignité et sont une image vivante de Dieu. Nous avons tous été créés à l’image et à la ressemblance de Dieu, et la Vierge nous tient tous dans ses bras comme des enfants chéris. Adressons, à présent, notre prière à la Vierge Mère, pour qu’elle nous fasse découvrir, dans chacun des hommes et des femmes de notre temps, le visage de Dieu.

JUSQU’OU PEUT ALLER LE PARDON ?

1 ère lecture (Si 27,30-28,7) Psaume (Ps 102,1-4.9-12) 2 ème lecture (Rm 14,7-9) Evangile (Mt 18,21-35)

 

A première vue, la règle fondamentale du pardon paraît simple : il faut toujours pardonner, il faut tout pardonner, il n’y a pas de limite au pardon. C’est la réponse de Jésus à la question de Pierre. Mais au travers d’un « fait divers », il va en expliquer le pourquoi et nous conduire à ce qui est son attitude fondamentale de Sauveur à l’égard de chacun d’entre nous. Comme nous, Pierre désire savoir jusqu’où l’on peut aller raisonnablement dans le pardon pour être digne d’un vrai comportement de disciple de Jésus. Comme nous, Pierre demande le montant de la créance qu’il peut accorder au débiteur qui a accumulé une dette en l’offensant.

 

Jésus va inverser les rôles. Avant de se considérer comme créancier, le disciple doit d’abord se considérer comme le débiteur redevable d’une dette inimaginable, vis-à-vis de Dieu. Dieu ne cesse jamais d’être pardon parce qu’il n’est que tendresse et amour,. « Il nous couronne d’amour et de tendresse », chantons-nous dans le psaume de ce dimanche. Ainsi pardonné, le débiteur retrouve la liberté et la vie.

 

La parabole se poursuit. Comment, après une telle remise de dette, oser se montrer soi-même créancier impitoyable envers le modeste débiteur qu’est le frère qui nous offense ? La clé de la compréhension n’est pas seulement de l’ordre de la réflexion intellectuelle ou du simple bon sens. Elle est de l’ordre de la foi. La parabole n’est qu’une image. La réalité se situe au niveau même de la relation avec Dieu.

 

Si le pardon est si difficile entre frères, c’est que nous ne mesurons pas l’ampleur du pardon de Dieu à notre égard. Au fond, nous ne prêtons guère attention au fait que Dieu nous pardonne. Sinon, aurions-nous autant de difficulté à discerner le péché dans notre vie? Trop peu nombreux sont les chrétiens, qui ont conscience d’être des pécheurs pardonnés. Trop nombreux sont les chrétiens qui confondent sens du péché et culpabilité et qui ainsi vivent mal leur relation à Dieu. On est coupable devant un juge dont on attend une condamnation. On est pécheur devant Dieu dont on sait que l’on obtiendra toujours le pardon, parce qu’il est tendresse, et que la tendresse ne condamne pas. Si l’on considère Dieu comme un juge qui nous condamne lorsque nous l’offensons, il est vraisemblable que nous serons nous-mêmes des juges qui condamnent les coupables qui nous ont offensés. Au contraire, si nous considérons Dieu comme tendresse, amour et pardon des pécheurs que nous sommes, comment ne pas être nous-mêmes les acteurs d’un amour qui relève, pardonne, rend à la vie et libère ?

Dimanche 17 septembre 2017 - 24ème dimanche du Temps Ordinaire

Première lecture (Si 27, 30 28, 7)

Rancune et colère, voilà des choses abominables où le pécheur est passé maître. Celui qui se venge éprouvera la vengeance du Seigneur ; celui-ci tiendra un compte rigoureux de ses péchés. Pardonne à ton prochain le tort qu’il t’a fait ; alors, à ta prière, tes péchés seront remis. Si un homme nourrit de la colère contre un autre homme, comment peut-il demander à Dieu la guérison ? S’il n’a pas de pitié pour un homme, son semblable, comment peut-il supplier pour ses péchés à lui ? Lui qui est un pauvre mortel, il garde rancune ; qui donc lui pardonnera ses péchés ? Pense à ton sort final et renonce à toute haine, pense à ton déclin et à ta mort, et demeure fidèle aux commandements. Pense aux commandements et ne garde pas de rancune envers le prochain, pense à l’Alliance du Très-Haut et sois indulgent pour qui ne sait pas. Parole du Seigneur.

 

Psaume (Ps 102 (103), 1-2, 3-4, 9-10, 11-12)

Bénis le Seigneur, ô mon âme, bénis son nom très saint, tout mon être ! Bénis le Seigneur, ô mon âme, n’oublie aucun de ses bienfaits ! Car il pardonne toutes tes offenses et te guérit de toute maladie ; il réclame ta vie à la tombe et te couronne d’amour et de tendresse. Il n’est pas pour toujours en procès, ne maintient pas sans fin ses reproches ; il n’agit pas envers nous selon nos fautes, ne nous rend pas selon nos offenses. Comme le ciel domine la terre, fort est son amour pour qui le craint ; aussi loin qu’est l’orient de l’occident, il met loin de nous nos péchés.

 

Deuxième lecture (Rm 14, 7-9)

Frères, aucun d’entre nous ne vit pour soi-même, et aucun ne meurt pour soi-même : si nous vivons, nous vivons pour le Seigneur ; si nous mourons, nous mourons pour le Seigneur. Ainsi, dans notre vie comme dans notre mort, nous appartenons au Seigneur. Car, si le Christ a connu la mort, puis la vie, c’est pour devenir le Seigneur et des morts et des vivants. Parole du Seigneur.

 

Évangile (Mt 18, 21-35)

En ce temps-là, Pierre s’approcha de Jésus pour lui demander : « Seigneur, lorsque mon frère commettra des fautes contre moi, combien de fois dois-je lui pardonner ? Jusqu’à sept fois ? » Jésus lui répondit : « Je ne te dis pas jusqu’à sept fois, mais jusqu’à 70 fois sept fois. Ainsi, le royaume des Cieux est comparable à un roi qui voulut régler ses comptes avec ses serviteurs. Il commençait, quand on lui amena quelqu’un qui lui devait dix mille talents (c’est-à-dire soixante millions de pièces d’argent). Comme cet homme n’avait pas de quoi rembourser, le maître ordonna de le vendre, avec sa femme, ses enfants et tous ses biens, en remboursement de sa dette. Alors, tombant à ses pieds, le serviteur demeurait prosterné et disait : ‘Prends patience envers moi, et je te rembourserai tout.’ Saisi de compassion, le maître de ce serviteur le laissa partir et lui remit sa dette. Mais, en sortant, ce serviteur trouva un de ses compagnons qui lui devait cent pièces d’argent. Il se jeta sur lui pour l’étrangler, en disant : ‘Rembourse ta dette !’ Alors, tombant à ses pieds, son compagnon le suppliait : ‘Prends patience envers moi, et je te rembourserai.’ Mais l’autre refusa et le fit jeter en prison jusqu’à ce qu’il ait remboursé ce qu’il devait. Ses compagnons, voyant cela, furent profondément attristés et allèrent raconter à leur maître tout ce qui s’était passé. Alors celui-ci le fit appeler et lui dit : ‘Serviteur mauvais ! je t’avais remis toute cette dette parce que tu m’avais supplié. Ne devais-tu pas, à ton tour, avoir pitié de ton compagnon, comme moi-même j’avais eu pitié de toi ?’ Dans sa colère, son maître le livra aux bourreaux jusqu’à ce qu’il eût remboursé tout ce qu’il devait. C’est ainsi que mon Père du ciel vous traitera, si chacun de vous ne pardonne pas à son frère du fond du cœur. » Acclamons la Parole de Dieu.

 

Calendrier

 

Tous les samedis matin un prêtre se tient dans l’église de 10 h à 12 h pour la célébration du sacrement de la réconciliation

DIMANCHE 17 septembre 2017 24 ème dimanche du temps ordinaire

1 ère lecture (Si 27,30-28,7) Psaume (Ps 102,1-4.9-12) 2 ème lecture (Rm 14,7-9) Evangile (Mt 18,21-35)

DIMANCHE 24 septembre 2017 25 ème dimanche du temps ordinaire

1 ère lecture (Is 55,6-9) Psaume (Ps 144,2-3.8-9.17-18) 2 ème lecture (Ph 1,20c-24.27a)

Evangile (Mt 20,1-16a)

Messe anticipée le samedi à 18 h -Dimanche à 10 h 30 messe à Notre-Dame

Intervention des Equipes Saint-Vincent au cours des messes

Quête impérée Equipes Saint-Vincent

 

Messes de la semaine

 

-Lundi 18 septembre : de la férie à 9 h messe à la crypte de l’église Notre-Dame

-Mardi 19 septembre : de la férie : messe à 9 h

-Mercredi 20 septembre : Les martyrs de Corée : pas de messe à 9 h mais Office des Laudes

-Jeudi 21 septembre : Saint-Matthieu : pas de messe à 9 h mais Office des Laudes

-Vendredi 22 septembre : De la férie : messe à 9 h

-Samedi 23 septembre : Saint Pio de Pietrelcina : messe à 9 h suivie de l’exposition du Saint-Sacrement

 

Rendez-vous de la semaine

 

-Mercredi 20 septembre 20 h 30 salle Pierre Lefeuvre rencontre des accompagnateurs de l’Eveil à la foi

 

Samedi 23 et Dimanche 24 Septembre :

Week-end à l’Abbaye de la Pierre-qui-Vire

pour les catéchumènes adultes

 

Collecte de l’ERAC les 22-23 et 24 septembre

au Monoprix, Franprix Le Raincy et Carrefour Market de Livry-Gargan

 

- Avec l’accord de notre Evêque, Pascal Delannoy, sous proposition du Service interdiocésain d’accueil des prêtres étrangers en mission d’étude, dirigé par Monseigneur Rambaud (diocèse de Paris), nous accueillons sur les paroisses de Villemomble et du Raincy, le père Modeste MAGNANOU. Il résidera au presbytère de Saint-Louis de Villemomble. Originaire du diocèse de Korhogo-Côte d’Ivoire, il est né en 1982, a été ordonné en 2014. Il vient faire une Licence de Droit canonique. Bienvenue au père Modeste, que le Seigneur l’accompagne et le fortifie dans sa mission d’étude qui lui est confiée.

 

- Le père Frédéric Benoist, bien conscient du « malaise » semé la semaine dernière, lors de son homélie , à propos du départ du père Ignace, est prêt à rencontrer, sur rendez-vous, celles et ceux qui le souhaitent. Tél : 01 43 81 14 98 auprès du secrétariat de la paroisse.

A noter : Reprise des réunions du groupe biblique avec Myriam de la Marnierre

le Mardi 26 septembre à 20 h 30 à la salle Pierre Lefeuvre

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paroisse du Raincy - dans Feuilles de semaine
11 septembre 2017 1 11 /09 /septembre /2017 19:43

La « règle d’or » de la nature humaine

Paroles du pape avant l’angélus (Traduction intégrale)

 

Chers frères et sœurs, bonjour !

Le passage de l’Evangile du jour (cf. Mt 16,21-27) est la suite de celui de dimanche dernier, dans lequel ressortait la profession de foi de Pierre, “roc” sur lequel Jésus veut construire son Eglise. Aujourd’hui, dans un contraste criant, Matthieu nous montre la réaction du même Pierre quand Jésus révèle à ses disciples qu’à Jérusalem il devra souffrir, être tué et ressusciter (cf. v. 21). Pierre prend le Maître à l’écart et le réprimande parce que cela lui dit-il ne peut pas lui arriver à Lui, au Christ. Mais Jésus, à son tour, réprimande Pierre avec des paroles dures : « Passe derrière moi, Satan ! Tu es pour moi une occasion de chute : tes pensées ne sont pas celles de Dieu, mais celles des hommes. » (v. 23). Un moment avant, l’apôtre était béni du Père, parce qu’il avait reçu cette révélation du Père ; il était une « pierre » solide sur laquelle Jésus pouvait construire sa communauté, et aussitôt après il devient un obstacle, une pierre, mais pas pour construire, une pierre d’achoppement sur le chemin du Messie. Jésus sait bien que Pierre et les autres ont encore beaucoup de chemin à faire pour devenir ses apôtres !

A ce point, le Maître s’adresse à tous ceux qui le suivaient, en leur présentant avec clarté la voie à parcourir : « Si quelqu’un veut marcher à ma suite, qu’il renonce à lui-même, qu’il prenne sa croix et qu’il me suive. » (v. 24). Toujours, aujourd’hui encore, la tentation est de vouloir suivre un Christ sans croix, ou plutôt, d’enseigner à Dieu la voie juste. Comme Pierre : non, non, Seigneur, pas ça… cela n’arrivera pas. Mais Jésus nous rappelle que sa voie est la voie de l’amour, et il n’y a pas de véritable amour sans le sacrifice de soi. Nous sommes appelés à ne pas nous laisser absorber par la vision de ce monde, mais à être toujours plus conscients de la nécessité et de la peine pour nous chrétiens d’avancer à contre-courant et en côte.

Jésus complète sa proposition avec des paroles qui expriment une grande sagesse toujours valide, parce qu’elles défient la mentalité et les comportements egocentriques. Il exhorte : « Celui qui veut sauver sa vie la perdra, mais qui perd sa vie à cause de moi la gardera. » (v. 25). Dans ce paradoxe, est contenue la règle d’or que Dieu a inscrite dans la nature humaine créée en Christ : la règle que seul l’amour donne sens et bonheur à la vie. Dépenser ses talents, ses énergies et son temps seulement pour se sauver, se protéger et se réaliser soi-même, conduit en réalité à se perdre, c’est-à-dire à une existence triste et stérile. Si au contraire nous vivons pour le Seigneur et fondons notre vie sur l’amour, comme l’a fait Jésus, nous pourrons savourer la joie authentique et notre vie ne sera pas stérile, elle sera féconde.

Dans la célébration de l’Eucharistie, nous revivons le mystère de la croix ; non seulement nous rappelons, mais nous accomplissons le mémorial du Sacrifice rédempteur, où le Fils de Dieu se perd complètement Lui-même pour se recevoir de nouveau du Père et ainsi nous retrouver, nous qui étions perdus, avec toutes les créatures. Chaque fois que nous participons à la Sainte Messe, l’amour du Christ crucifié et ressuscité se communique à nous comme nourriture et boisson, pour que nous puissions Le suivre sur le chemin de chaque jour, dans le service concret des frères.

Que la Très Sainte Vierge Marie, qui a suivi Jésus jusqu’au Calvaire, nous accompagne nous aussi et nous aide à ne pas avoir peur de la croix, mais avec Jésus crucifié, pas une croix sans Jésus : la croix avec Jésus, qui est la croix de souffrir par amour de Dieu et des frères, parce que cette souffrance, par la grâce du Christ, est féconde de résurrection.

DANS L’EGLISE DU CHRIST

1 ère lecture (Ez 33,7-9) Psaume (Ps 94,1-2.6-9) 2 ème lecture (Rm 13,8-10) Evangile (Mt 18,15-20)

 

Saint Matthieu développe les paroles de Jésus sur les relations fraternelles et sur le pardon dans le cadre d’une communauté où chacun veut et doit vivre avec son frère, « réunis au nom de Jésus. » Il ne s’agit donc pas d’une simple relation sociale dans le cadre de la vie de tous les jours.

Cette correction fraternelle a ses origines dans la loi qui régissait le Peuple de Dieu. On en trouve déjà un écho dans le livre du Lévitique (Lévitique 19. 17) : « Tu n’auras pas de haine, tu ne te vengeras pas, tu aimeras ton prochain. ». Et tous les exégètes ont remarqué le parallèle entre ce texte de l’Evangile et la Règle de la communauté de Qumram où l’on retrouve ces trois niveaux de l’admonestation patiente, faite de respect et d’amour mutuel. (Romains 1. 8).

Les « redresseurs de torts », qui n’ont de cesse de débusquer les « brebis galeuses » n’ont pas à trouver là un argument pour exclure les coupables impénitents. La patience doit dépasser « soixante-dix fois sept fois ». A l’inverse, d’autres n’ont pas à être scandalisés de ce qu’une communauté doive se séparer d’un de ses membres qui la fragilise, voire la délite, parce qu’il refuse d’en partager les exigences, et ce, après de multiples et patientes tentatives pour maintenir l’unité de vie.

Saint Matthieu reprend les paroles du Christ afin de les poser comme une sorte de règle pour la communauté ecclésiale, s’appuyant sur la tradition biblique éclairée par le message de Jésus qui se vit au cœur de cette communauté : « Quand deux ou trois sont réunis en son nom, je serai au milieu d’eux » … et non pas pour s’entendre « dire seulement : Seigneur, Seigneur, mais pour réaliser la volonté de mon Père qui est aux cieux. »

Dimanche 10 septembre 2017 - 23ème dimanche du Temps Ordinaire

 

Lectures de la messe

 

Première lecture (Ez 33, 7-9)

 

La parole du Seigneur me fut adressée : « Fils d’homme, je fais de toi un guetteur pour la maison d’Israël. Lorsque tu entendras une parole de ma bouche, tu les avertiras de ma part. Si je dis au méchant : ‘Tu vas mourir’, et que tu ne l’avertisses pas, si tu ne lui dis pas d’abandonner sa conduite mauvaise, lui, le méchant, mourra de son péché, mais à toi, je demanderai compte de son sang. Au contraire, si tu avertis le méchant d’abandonner sa conduite, et qu’il ne s’en détourne pas, lui mourra de son péché, mais toi, tu auras sauvé ta vie. » Parole du Seigneur.

 

Psaume (Ps 94 (95), 1-2, 6-7ab, 7d-8a.9)

 

Venez, crions de joie pour le Seigneur, acclamons notre Rocher, notre salut ! Allons jusqu’à lui en rendant grâce, par nos hymnes de fête acclamons-le ! Entrez, inclinez-vous, prosternez-vous, adorons le Seigneur qui nous a faits. Oui, il est notre Dieu ; nous sommes le peuple qu’il conduit. Aujourd’hui écouterez-vous sa parole ? « Ne fermez pas votre cœur comme au désert, où vos pères m’ont tenté et provoqué, et pourtant ils avaient vu mon exploit. »

 

Deuxième lecture (Rm 13, 8-10)

 

Frères, n’ayez de dette envers personne, sauf celle de l’amour mutuel, car celui qui aime les autres a pleinement accompli la Loi. La Loi dit : Tu ne commettras pas d’adultère, tu ne commettras pas de meurtre, tu ne commettras pas de vol, tu ne convoiteras pas. Ces commandements et tous les autres se résument dans cette parole : Tu aimeras ton prochain comme toi-même. L’amour ne fait rien de mal au prochain. Donc, le plein accomplissement de la Loi, c’est l’amour. Parole du Seigneur.

 

Évangile (Mt 18, 15-20)

 

En ce temps-là, Jésus disait à ses disciples : « Si ton frère a commis un péché contre toi, va lui faire des reproches seul à seul. S’il t’écoute, tu as gagné ton frère. S’il ne t’écoute pas, prends en plus avec toi une ou deux personnes afin que toute l’affaire soit réglée sur la parole de deux ou trois témoins. S’il refuse de les écouter, dis-le à l’assemblée de l’Église ; s’il refuse encore d’écouter l’Église, considère-le comme un païen et un publicain. Amen, je vous le dis : tout ce que vous aurez lié sur la terre sera lié dans le ciel, et tout ce que vous aurez délié sur la terre sera délié dans le ciel. Et pareillement, amen, je vous le dis, si deux d’entre vous sur la terre se mettent d’accord pour demander quoi que ce soit, ils l’obtiendront de mon Père qui est aux cieux. En effet, quand deux ou trois sont réunis en mon nom, je suis là, au milieu d’eux. » Acclamons la Parole de Dieu.

CALENDRIER

 

 

Messes de la semaine

 

-Lundi 11 septembre : de la férie à 9 h messe à la crypte de l’église Notre-Dame

-Mardi 12 septembre : de la férie : messe à 9 h

-Mercredi 13 septembre : Saint-Jean Chrysostome : messe à 9 h

-Jeudi 14 septembre : La Croix glorieuse, fête : messe à 9 h

-Vendredi 15 septembre : Notre-Dame des Douleurs : messe à 9 h

-Samedi 16 septembre : Saint Corneille : messe à 9 h suivie de l’exposition du Saint-Sacrement

 

Rendez-vous de la semaine

 

-Vendredi 15 Septembre à 10 h : réunion à propos de l’aménagement du bureau d’accueil au fond de l’église

-Vendredi 15 Septembre à 15 h 30 au presbytère : rencontre interreligieuse des membres de l’UDPP

-Vendredi 15 Septembre à 20 h 30 au presbytère : réunion du service diocésain de la pastorale familiale

Samedi 16 Septembre salle Pierre Lefeuvre de 10 h à 12 h et de 15 h à 17 h 30 :

Journée d’inscription de réinscription de la catéchèse, de l’éveil à la foi (3-7 ans)

aux Aumôneries des Lycées

 

-Samedi 16 Septembre de 14 h 30 à 18 h : Pèlerinage à Notre-Dame des Anges

-Samedi 16 et Dimanche 17 septembre : Journées du Patrimoine

DIMANCHE 17 septembre 2017 24 ème dimanche du temps ordinaire

1 ère lecture (Si 27,30-28,7) Psaume (Ps 102,1-4.9-12) 2 ème lecture (Rm 14,7-9) Evangile (Mt 18,21-35)

Messe anticipée le samedi à 18 h -Dimanche à 10 h 30 messe à Notre-Dame

 

 

Dimanche 17 Septembre : au cours de la messe : « célébration de bénédiction des cartables » manière de confier au Seigneur l’année scolaire de tous nos enfants et leurs enseignants.

 

Des nouvelles du père Hugues qui est rentré en Centre-Afrique :

« J'ai fait un bon voyage en dépit des deux correspondances à Casablanca et à Douala. Mes parents se portent à merveille et j'ai repris mes activités au Grand Séminaire Saint Marc. Cette année, en plus des cours que j'aurai à dispenser, le conseil des formateurs m'a confié la direction des études du cycle de philosophie. Je compte sur votre prière pour bien assumer cette responsabilité. La rentrée académique aura lieu le 21 de ce mois et les cours débuteront le 02 octobre. Je vous assure de ma prière confiante ».

 

Solidarité auprès des habitants des Antilles après la catastrophe provoquée par l’ouragan Irma : Une collecte est organisée à la fin de chacune des messes de ce pour faire un don auprès de la Croix Rouge française : chèque à l’ordre de « Urgence Caraïbes » envoyer votre don à la Croix Rouge Française : 98 rue Didot, 75694 Paris Cedex 1

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paroisse du Raincy - dans Feuilles de semaine
3 septembre 2017 7 03 /09 /septembre /2017 21:52

Chaque petite pierre a sa place dans l’Eglise (traduction complète)

Pierre, «centre visible de communion»

 

Chers frères et sœurs bonjour !

L’Evangile de ce dimanche (Mt 16,13-20) nous rapporte un passage clef du chemin de Jésus avec ses disciples: le moment où il veut vérifier à quel point se trouve leur foi en Lui. Auparavant, il veut savoir ce que les gens pensent de Lui. Et les gens pensent que Jésus est un prophète, ce qui est vrai, mais ils ne saisissent pas le centre de sa personne ni de sa mission. Ensuite, il pose à ses disciples la question qui lui est le plus à cœur, c’est-à-dire qu’il leur demande directement: “Mais vous, qui dites-vous que je suis ?” (v.15). Par ce “mais”, Jésus distingue nettement les Apôtres de la foule, ce qui revient à dire : mais vous, qui êtes avec moi tous les jours, et qui me connaissez de près, qu’est-ce que vous avez saisi de plus ? Le Maître attend des siens une réponse élevée et différente de celles de l’opinion publique. Et, en effet, une réponse de ce type jaillit du cœur de Simon appelé Pierre : “Tu es le Christ, le Fils du Dieu vivant” (v.16). Simon Pierre retrouve avec sur les lèvres des paroles plus grandes que lui, des paroles qui ne viennent pas de ses capacités naturelles. Il n’avait peut-être pas fait l’école élémentaire et il est capable de dire ces paroles, plus fortes que lui ! Mais elles sont inspirées par le Père céleste (cf. v. 17), qui révèle au premier des Douze la vraie identité de Jésus: Il est le Messie, le Fils envoyé par Dieu pour sauver l’humanité. Grâce à cette réponse, Jésus comprend que, grâce à la foi donnée par le Père, il y a un fondement solide sur lequel il peut construire sa communauté, son Eglise. C’est pourquoi il dit à Simon: “Tu es Pierre c’est-à-dire pierre, roc et sur cette pierre je bâtirai mon Eglise (v. 18).

Aujourd’hui, avec nous aussi, Jésus veut continuer à construire son Eglise, cette maison avec des fondements solides mais où les fissures ne manquent pas et qui a continuellement besoin d’être réparée, comme au temps de saint François d’Assise. Certes, nous ne nous percevons pas comme des rocs, mais seulement comme de petites pierres. Cependant pas une petite pierre est inutile, au contraire, entre les mains de Jésus, elle devient précieuse, parce qu’Il la prend, la regarde avec une grande tendresse, la travaille par son Esprit, et la place au bon endroit, auquel il a pensé depuis toujours, et où elle peut être utile à toute la construction. Et nous tous, bien que petits, nous devenons des “pierres vivantes” parce que quand Jésus prend sa pierre dans sa main, il la fait sienne, la rend vivante, pleine de vie, pleine d’Esprit Saint, pleine de vie de son amour, et c’est ainsi que nous avons une place et une mission dans l’Eglise : elle est une communauté de vie, faite de tant de pierres, toutes différentes, qui forment un unique édifice, sous le signe de la fraternité et de la communion.

De plus, l’Evangile d’aujourd’hui nous rappelle que Jésus a aussi voulu pour son Eglise un centre visible de communion, dans Pierre il n’est pas non plus une grande pierre, c’est une petite pierre, mais prise par Jésus elle devient centre de communion -, dans Pierre et dans ceux qui lui auraient succédé dans la même responsabilité primatiale, qui, depuis les origines, ont été identifiés avec les évêques de Rome, la ville où Pierre et Paul ont rendu leur témoignage par le sang. Confions-nous à Marie, Reine des Apôtres, Mère de l’Eglise. Elle se trouvait au Cénacle, à côté de Pierre, quand l’Esprit est descendu sur les Apôtres et les a poussés à sortir, à annoncer à tous que Jésus est le Seigneur. Aujourd’hui, que notre Mère nous soutienne et nous accompagne de son intercession, afin que nous réalisions pleinement cette unité et cette communion pour lesquelles le Christ et les Apôtres ont prié et ont donné leur vie.

LE REFUS DE LA CROIX

1 ère lecture (Jr 20,7-9) Psaume (Ps 62,2-6.8-9) 2 ème lecture (Rm 12,1-2) Evangile (Mt 16,21-27)

 

Les guérisons miraculeuses de Jésus avaient attiré des foules de plus en plus enthousiastes jusqu’au jour de ce miracle de la multiplication des pains et de l’annonce de ce qu’était véritablement le Pain de Vie. Le succès leur avait donné l’idée de le reconnaître comme Messie et de le proclamer roi. Quand Jésus voulut les faire accéder à un niveau de foi supérieur en leur proposant « un pain de Vie éternelle, venu du ciel. », cette réussite tourne à la catastrophe : les foules cessèrent de le suivre. Les apôtres eux-mêmes sont ébranlés. Même s’ils attendaient eux aussi le Royaume dès maintenant, le Christ pouvait espérer être suivi jusqu’au bout par son petit groupe des Douze, au moins par Pierre qui venait de lui faire, au nom des autres, une si belle profession de foi. Or quand il leur annonce qu’il est décidé de monter à Jérusalem pour y subir sa Passion, y souffrir, y être tué et ressusciter, il rencontre une telle incompréhension qu’ils ne sont plus des disciples inconditionnels.

Car il est dur de suivre Dieu dans ses pensées quand elles nous entraînent au-delà de ce que sommes disposés d’accepter. « Pierre, le prenant à part, se mit à lui faire de vifs reproches. » Il a la discrétion de ne pas appeler à la rescousse les autres. Il peut bien lui parler à cœur ouvert puisqu’il a reçu la confiance de Jésus : »Dieu t’en garde, Seigneur ! Cela ne t’arrivera pas. ! » Sous-entendu, « Tu es le Fils du Dieu vivant. » C’est avec tout son bon cœur généreux que Pierre essaie d’encourager Jésus à éviter la Croix et la mort. Qu’il reste en Galilée, province écartée, loin de Jérusalem. Par cette proposition, Pierre, d’une certaine façon, rejoignait celle du Tentateur qui, au début de la vie publique, avait suggéré à Jésus un messianisme plus facile et sans souffrance : » Les anges te protégeront de peur que ton pied ne heurte une pierre. (Matthieu 4.16) Et voilà que Pierre heurte le Seigneur dans sa marche vers Jérusalem. Jésus avait choisi un autre messianisme, celui du « Serviteur souffrant » dont parlait Isaïe : « C’étaient nos souffrances qu’il portait. C’est par nos péchés qu’il était broyé… Il intercédait pour les pécheurs. » (Isaïe 53. 3 et 12).

D’une certaine manière, le messianisme proposé par Pierre résonne comme l’écho de celui qu’avait proposé Satan lors de la tentation au désert. Jésus explose en un cri d’horreur : » Arrière, Satan ! Tes pensées ne sont pas celles de Dieu, mais celles des hommes ! » Personne ne pourra empêcher Jésus de sauver le monde au prix du sang versé et de sa croix rédemptrice car « il n’y a pas de plus grand amour que de donner sa vie pour ceux qu’on aime ». Plus tard, dans la nuit de Gethsémani, Jésus fera rengainer son épée au même pauvre Pierre, en lui disant : » Comment pourrais-je refuser la coupe que le Père m’a donné à boire ? » (Jean 18. 11). « Passe derrière moi ! » dit-il à Pierre. C’est-à-dire, marche à ma suite, prend ta croix et cesse ainsi d’être un obstacle devant moi. Le Christ lui offre son chemin de croix qui est un chemin d’amour. Il nous l’offre à nous aussi, car, comme Pierre, il nous faut entendre la totalité du message, la Passion et la Résurrection.

Dimanche 3 septembre 2017 - 22ème dimanche du Temps Ordinaire

 

Lectures de la messe

 

Première lecture (Jr 20, 7-9)

Seigneur, tu m’as séduit, et j’ai été séduit ; tu m’as saisi, et tu as réussi. À longueur de journée je suis exposé à la raillerie, tout le monde se moque de moi. Chaque fois que j’ai à dire la parole, je dois crier, je dois proclamer : « Violence et dévastation ! » À longueur de journée, la parole du Seigneur attire sur moi l’insulte et la moquerie. Je me disais : « Je ne penserai plus à lui, je ne parlerai plus en son nom. » Mais elle était comme un feu brûlant dans mon cœur, elle était enfermée dans mes os. Je m’épuisais à la maîtriser, sans y réussir. Parole du Seigneur.

 

Psaume (Ps 62 (63), 2, 3-4, 5-6, 8-9)

Dieu, tu es mon Dieu, je te cherche dès l’aube : mon âme a soif de toi ; après toi languit ma chair, terre aride, altérée, sans eau. Je t’ai contemplé au sanctuaire, j’ai vu ta force et ta gloire. Ton amour vaut mieux que la vie : tu seras la louange de mes lèvres ! Toute ma vie je vais te bénir, lever les mains en invoquant ton nom. Comme par un festin je serai rassasié ; la joie sur les lèvres, je dirai ta louange. Oui, tu es venu à mon secours : je crie de joie à l’ombre de tes ailes. Mon âme s’attache à toi, ta main droite me soutient.

 

Deuxième lecture (Rm 12, 1-2)

Je vous exhorte, frères, par la tendresse de Dieu, à lui présenter votre corps votre personne tout entière , en sacrifice vivant, saint, capable de plaire à Dieu : c’est là, pour vous, la juste manière de lui rendre un culte. Ne prenez pas pour modèle le monde présent, mais transformez-vous en renouvelant votre façon de penser pour discerner quelle est la volonté de Dieu : ce qui est bon, ce qui est capable de lui plaire, ce qui est parfait. Parole du Seigneur.

 

Évangile (Mt 16, 21-27)

En ce temps-là, Jésus commença à montrer à ses disciples qu’il lui fallait partir pour Jérusalem, souffrir beaucoup de la part des anciens, des grands prêtres et des scribes, être tué, et le troisième jour ressusciter. Pierre, le prenant à part, se mit à lui faire de vifs reproches : « Dieu t’en garde, Seigneur ! cela ne t’arrivera pas. » Mais lui, se retournant, dit à Pierre : « Passe derrière moi, Satan ! Tu es pour moi une occasion de chute : tes pensées ne sont pas celles de Dieu, mais celles des hommes. » Alors Jésus dit à ses disciples : « Si quelqu’un veut marcher à ma suite, qu’il renonce à lui-même, qu’il prenne sa croix et qu’il me suive. Car celui qui veut sauver sa vie la perdra, mais qui perd sa vie à cause de moi la gardera. Quel avantage, en effet, un homme aura-t-il à gagner le monde entier, si c’est au prix de sa vie ? Et que pourra-t-il donner en échange de sa vie ? Car le Fils de l’homme va venir avec ses anges dans la gloire de son Père ; alors il rendra à chacun selon sa conduite. » Acclamons la Parole de Dieu.

CALENDRIER

 

 

Messes de la semaine

 

-Lundi 4 septembre : de la férie à 9 h messe à la crypte de l’église Notre-Dame

-Mardi 5 septembre : de la férie : messe à 9 h

-Mercredi 6 septembre : de la férie : messe à 9 h

-Jeudi 7 septembre : de la férie : messe à 9 h

-Vendredi 8 septembre : Nativité de la Vierge Marie, fête : messe à 9 h

-Samedi 9 septembre : de la férie : messe à 9 h à la crypte suivie de l’exposition du Saint-Sacrement

 

Rendez-vous de la semaine

 

-Lundi 4 septembre à 20 h à la salle Pierre Lefeuvre : réunion du bureau de l’association « Restaurer »

Jeudi 7 Septembre à 14 h 30 salle Pierre Lefeuvre : réunion à propos du projet de restauration du clocher de l’église Notre-Dame

Jeudi 7 Septembre à 20 h 30 salle Pierre Lefeuvre : réunion de l’Equipe d’Animation Paroissiale

 

Samedi 9 Septembre toute la journée : Forum des associations à l’Espace Raymond Mège. Notre paroisse ainsi que d’autres mouvements et associations chrétiennes en lien avec la paroisse sont présents de 10 h à 18 h

 

A noter :

 

Samedi 16 Septembre de 10 h à 12 h et de 15 h à 17 h 30 salle Pierre Lefeuvre, 4 Allée de Verdun : Journée d’inscription et de réinscription de la catéchèse paroissiale

de l’Eveil à la foi (3-7 ans) aux Lycéens

 

  • - Samedi 16 Septembre de 14 h 30 à 18 h : Pèlerinage à Notre Dame des Anges

 

  • - Dimanche 17 Septembre : au cours de la messe : « célébration de bénédiction des cartables » manière de confier au Seigneur l’année scolaire de tous nos enfants et des enseignants.

 

  • - Samedi 16 et Dimanche 17 septembre : Journées du Patrimoine

 

 

DIMANCHE 3 septembre 2017 22 ème dimanche du temps ordinaire

1 ère lecture (Jr 20,7-9) Psaume (Ps 62,2-6.8-9) 2 ème lecture (Rm 12,1-2)

Evangile (Mt 16,21-27)

 

 

DIMANCHE 10 septembre 2017 23 ème dimanche du temps ordinaire

1 ère lecture (Ez 33,7-9) Psaume (Ps 94,1-2.6-9) 2 ème lecture (Rm 13,8-10)

Evangile (Mt 18,15-20)

Messe anticipée le samedi à 18 h -Dimanche à 10 h 30 messe à Notre-Dame

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paroisse du Raincy - dans Feuilles de semaine
10 juillet 2017 1 10 /07 /juillet /2017 16:46

Feuille d’annonces pour l’été 2017

 

Prière « S’enrichir cet été »

Oui, j'espère être riche de rencontres afin de m'ouvrir au monde, être ainsi un pèlerin de l'amitié.

 

Remplis mes jours, Seigneur, de plénitude,

en cherchant la bienveillance et l'authenticité.

 

Oui, je souhaite embellir ce temps, loin de mon quotidien

si j'ai la chance de pouvoir partir,

ou chez moi en faisant basculer l'habituel vers la surprise.

 

Accorde-moi de n'être jamais ni blasé ni désabusé

et d'accueillir ce qui m'est donné.

 

Oui, je désire un cœur qui sait s'enchanter,

se réchauffer au soleil de l'amitié

en n'oubliant pas mon frère oublié.

 

Embellis ma vie de mille choses extraordinaires

à force d'être ordinaires.

 

Oui, rends-moi riche de ce temps et de cet espace nouveau

 

en portant un regard pétillant sur la beauté du monde.

 

Donne-moi le repos, la halte qui ressource

et un rythme intérieur plus calme

qui m'invite

à Te donner du temps.

Marie-Pierre MAILLOU

L’église Notre-Dame est ouverte tous les jours de 8 h à 19 h

 

Horaires de messes durant tout l’été :

  • - en semaine : tous les matins à 9 h à la crypte Notre-Dame (sauf les 14/07 et 15/08)

  • - Le dimanche : messe anticipée du samedi soir à 18 h à l’église Saint-Louis, messe du jour à 10 h 30 à l’église Notre-Dame

 

Exposition et Adoration du Saint-Sacrement : tous les samedis matin de 9 h à 12 h à la crypte de l’église Notre-Dame

 

Pour vivre le sacrement de la réconciliation : un prêtre est dans l’église Notre- Dame tous les samedis de 10 h 30 à 12 h ou sur rendez-vous

 

LES RENDEZ-VOUS DE L’ÉTÉ

 

Vendredi 14 Juillet : messe à 10 h 30 à la crypte de l’église Notre-Dame

 

Mardi 15 Août : Solennité de l’Assomption de la Vierge Marie : messe à 10 h 30 à Notre-Dame

 

LES RENDEZ-VOUS DE LA RENTRÉE

 

- Dimanche 27 Août à 10 h 30 : messe de la « Saint-Fiacre ».

- Du Dimanche 27 au Mardi 29 Août : retraite des confirmands lycéens à l’Abbaye de la Pierre-Qui-Vire

-Dimanche 3 septembre à 10 h 30 : messe d’au revoir du père Ignace

-Samedi 9 septembre : Forum des Associations à l’Espace Raymond MEGE, 72 Allée du Jardin anglais - notre paroisse sera présente de 10 h à 18 h

-Samedi 16 Septembre : de 14 h 30 à 18 h 30 Pèlerinage à Notre-Dame des Anges

 

Samedi 16 Septembre de 10 h à 12 h et de 15 h à 17 h 30 : Journée d’inscription et de réinscription pour tous les enfants et jeunes en catéchèse (de 3 à 18 ans)

Dimanche 17 Septembre à 10 h 30 à l’église Notre-Dame : messe de rentrée

et bénédiction des cartables des enfants

 

Pour rencontrer un prêtre durant l’été : Le Père Hugues EBINGUI KOLONGO est joignable au 06 68 68 67 73

 

Pour des rendez-vous en septembre : Père Frédéric Benoist : 06 11 15 85 52

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paroisse du Raincy - dans Feuilles de semaine
1 juillet 2017 6 01 /07 /juillet /2017 11:38

Commentaire de l’évangile du dimanche 25 Juin

par le pape François

 

Chers frères et sœurs, bonjour !

Dans l’Evangile d’aujourd’hui (cf. Mt 10, 26-33), après avoir appelé et envoyé ses disciples en mission, le Seigneur les instruit et il les prépare à affronter les épreuves et les persécutions qu’ils rencontreront.

Partir en mission, ce n’est pas faire du tourisme, et Jésus avertit les siens : « Vous rencontrerez des persécutions ». Il les exhorte ainsi : « N’ayez pas peur des hommes, parce qu’il n’y a rien de caché qui ne sera révélé […]. Ce que je vous dis dans les ténèbres dites-le, vous, dans la lumière […]. Et n’ayez pas peur de ceux qui tuent le corps, mais n’ont pas le pouvoir de tuer l’âme » (vv. 26-28). Ils ne peuvent tuer que le corps, ils n’ont pas le pouvoir de tuer l’âme : de ceux-là, n’ayez pas peur. L’envoi en mission par Jésus ne garantit pas aux disciples le succès, de même que cela ne les met pas à l’abri des échecs ni des souffrances. Ils doivent tenir compte de la possibilité du refus comme de la persécution. Cela fait un peu peur, mais c’est la vérité. Le disciple est appelé à conformer sa vie au Christ qui a été persécuté par les hommes, a connu le refus, l’abandon et la mort sur la croix. Il n’y a pas de mission chrétienne à l’enseigne de la tranquillité ! Les difficultés et les tribulations font partie de l’œuvre d’évangélisation, et nous sommes appelés à trouver l’occasion de vérifier l’authenticité de notre foi et de notre relation à Jésus. Nous devons considérer ces difficultés comme la possibilité d’être encore plus des missionnaires et de grandir dans cette confiance en Dieu, notre Père, qui n’abandonne pas ses enfants à l’heure de la tempête.

Dans les difficultés du témoignage chrétien dans le monde, nous ne sommes jamais oubliés, mais toujours assistés par la sollicitude attentionnée du Père. C’est pourquoi dans l’Evangile d’aujourd’hui, Jésus rassure ses disciples par trois fois en disant : « N’ayez pas peur ! » De nos jours aussi, frères et sœurs, la persécution contre les chrétiens est présente. Nous prions pour nos frères et sœurs qui sont persécutés et nous louons Dieu, parce qu’en dépit de cela ils continuent à témoigner de leur foi avec courage et avec fidélité.

Que leur exemple nous aide à ne pas hésiter à prendre position pour le Christ, en lui rendant témoignage courageusement dans les situations de chaque jour, y compris dans des contextes apparemment tranquilles.

L’absence d’hostilité ou de tribulations peut en effet être une forme d’épreuve. Le Seigneur nous envoie aussi à notre époque non seulement comme « des brebis au milieu des loups », mais comme des sentinelles au milieu de gens qui ne veulent pas être éveillés de leur torpeur mondaine, qui ignore les paroles de Vérité de l’Evangile, en se construisant leurs propres vérités éphémères. Et si nous allons ou si nous vivons dans ces contextes et que nous disons les Paroles de l’Evangile, cela dérange et on nous regarde de travers. Mais en tout cela, le Seigneur continue de nous dire, comme il le disait aux disciples de son temps : « N’ayez pas peur ! » N’oublions pas cette parole : quand nous avons quelque tribulation, quelque persécution, quelque chose qui nous fait souffrir, écoutons toujours la voix de Jésus dans notre cœur : « N’ayez pas peur ! N’aie pas peur, avance ! Je suis avec toi! » N’ayez pas peur de qui vous ridiculise et vous maltraite, et n’ayez pas peur de qui vous ignore ou « devant » vous honore mais « derrière » combat l’Evangile. Il y en a tant qui, devant, nous font des sourires et, derrière, combattent l’Evangile. Nous en connaissons tous. Jésus ne nous laisse pas seuls parce que nous sommes précieux pour lui. C’est pour cela qu’il ne nous laisse pas seuls: chacun de nous est précieux pour Jésus, et Lui nous accompagne. Que la Vierge Marie, modèle d’adhésion humble et courageuse à la Parole de Dieu, nous aide à comprendre que dans le témoignage de la foi ce ne sont pas les succès qui comptent mais la fidélité, la fidélité au Christ, reconnaissant en toute circonstance, même les plus problématiques, le don inestimable d’être ses disciples missionnaires.

Accueillir Dieu en accueillant les autres

1 ère lecture (2 R 4,8-1114-16a) Psaume (Ps 88,2-3.16-19) 2 ème lecture (Rm 6,3b-4.8-11)

Evangile (Mt 10,37-42)

 

La langue française est intéressante quand elle parle de l’hôte. Le mot “hôte” désigne à la fois celui qui accueille et celui qui est accueilli. C’est dire que l’hospitalité crée nécessairement une relation d’échange entre deux personnes. Recevoir quelqu’un chez soi, c’est s’enrichir de sa présence. Etre reçu, c’est quitter sa condition d’étranger et entrer en partage avec une famille ou la communauté d’accueil.

 

Le sens profond de la signification de l’hospitalité, en tant que relation d’échange mutuel, s’exprime à travers les rites sociaux. Qui osera venir chez un ami, invité par lui, sans lui apporter un cadeau, si minime soit-il ? Les échanges de cadeaux expriment cette dimension de manière symbolique. Mais on constate parfois, avec une certaine tristesse, que les sociétés dites “développées” ont normalisé ces rites, au point qu’ils en ont perdu toute signification, au point même d’en être dénaturés.

 

L’accueil de Dieu et l’accueil des autres se vivent d’une même manière. L’accueil de Dieu et l’accueil des autres se vivent dans une même démarche. L’une engendre l’autre. La démarche spirituelle ne peut se détacher de la démarche humaine. La démarche humaine conduit à la démarche spirituelle. L’amour engendre l’amour. Il faut perdre en donnant pour recevoir. C’est la chance unique d’échapper à l’hypocrisie qui consisterait à aimer Dieu sans aimer les siens, c’est-à-dire, sans aimer nos frères.

 

La démarche spirituelle rejoint la démarche humaine. Il faut perdre en donnant pour recevoir. C’est la chance unique d’échapper à l’hypocrisie qui consisterait à aimer Dieu sans aimer les siens, c’est-à-dire, sans aimer nos frères.

 

Il n’en reste pas moins que cette conviction acquise nous avons à la mettre en œuvre au jour le jour, dans la complexité de notre vie personnelle et collective. C’est pourtant le seul chemin de la vie pour Dieu en Jésus-Christ.

Dimanche 2 juillet 2017 - 13ème dimanche du Temps Ordinaire -Lectures de la messe

 

Première lecture (2 R 4, 8-11.14-16a)

 

Un jour, le prophète Élisée passait à Sunam ; une femme riche de ce pays insista pour qu’il vienne manger chez elle. Depuis, chaque fois qu’il passait par là, il allait manger chez elle. Elle dit à son mari : « Écoute, je sais que celui qui s’arrête toujours chez nous est un saint homme de Dieu. Faisons-lui une petite chambre sur la terrasse ; nous y mettrons un lit, une table, un siège et une lampe, et quand il viendra chez nous, il pourra s’y retirer. » Le jour où il revint, il se retira dans cette chambre pour y coucher. Puis il dit à son serviteur : « Que peut-on faire pour cette femme ? » Le serviteur répondit : « Hélas, elle n’a pas de fils, et son mari est âgé. » Élisée lui dit : « Appelle-la. » Le serviteur l’appela et elle se présenta à la porte. Élisée lui dit : « À cette même époque, au temps fixé pour la naissance, tu tiendras un fils dans tes bras. » Parole du Seigneur.

 

Psaume (Ps 88 (89), 2-3, 16-17, 18-19)

 

L’amour du Seigneur, sans fin je le chante ; ta fidélité, je l’annonce d’âge en âge. Je le dis : C’est un amour bâti pour toujours ; ta fidélité est plus stable que les cieux. Heureux le peuple qui connaît l’ovation ! Seigneur, il marche à la lumière de ta face ; tout le jour, à ton nom il danse de joie, fier de ton juste pouvoir. Tu es sa force éclatante ; ta grâce accroît notre vigueur. Oui, notre roi est au Seigneur ; notre bouclier, au Dieu saint d’Israël.

 

Deuxième lecture (Rm 6, 3-4.8-11)

 

Frères, ne le savez-vous pas ? Nous tous qui par le baptême avons été unis au Christ Jésus, c’est à sa mort que nous avons été unis par le baptême. Si donc, par le baptême qui nous unit à sa mort, nous avons été mis au tombeau avec lui, c’est pour que nous menions une vie nouvelle, nous aussi, comme le Christ qui, par la toute-puissance du Père, est ressuscité d’entre les morts. Et si nous sommes passés par la mort avec le Christ, nous croyons que nous vivrons aussi avec lui. Nous le savons en effet : ressuscité d’entre les morts, le Christ ne meurt plus ; la mort n’a plus de pouvoir sur lui. Car lui qui est mort, c'est au péché qu'il est mort une fois pour toutes ; lui qui est vivant, c'est pour Dieu qu'il est vivant. De même, vous aussi, pensez que vous êtes morts au péché, mais vivants pour Dieu en Jésus-Christ. Parole du Seigneur.

 

Évangile (Mt 10, 37-42)

 

En ce temps-là, Jésus disait à ses Apôtres : « Celui qui aime son père ou sa mère plus que moi n’est pas digne de moi ; celui qui aime son fils ou sa fille plus que moi n’est pas digne de moi ; celui qui ne prend pas sa croix et ne me suit pas n’est pas digne de moi. Qui a trouvé sa vie la perdra ; qui a perdu sa vie à cause de moi la gardera. Qui vous accueille m’accueille ; et qui m’accueille accueille Celui qui m’a envoyé. Qui accueille un prophète en sa qualité de prophète recevra une récompense de prophète ; qui accueille un homme juste en sa qualité de juste recevra une récompense de juste. Et celui qui donnera à boire, même un simple verre d’eau fraîche, à l’un de ces petits en sa qualité de disciple, amen, je vous le dis : non, il ne perdra pas sa récompense. » Acclamons la Parole de Dieu.

CALENDRIER

 

Messes de la semaine

 

-Lundi 3 juillet à 9 h messe à la crypte de l’église Notre-Dame

-Mardi 4 juillet à 9 h messe

-Mercredi 5 juillet à 9 h messe

-Jeudi 6 juillet : messe à 9 h à la crypte

-Vendredi 7 juillet : messe à 9 h à la crypte

-Samedi 8 Juillet: messe à 9 h à la crypte suivie de l’exposition du Saint-Sacrement

 

Rendez-vous de la semaine

 

-Lundi 3 Juillet à 15h au presbytère : comité de rédaction du Messager

-Vendredi 7 Juillet à 16h au presbytère : rencontre interreligieuse de l’UDPP

 

MERCI

Le père Frédéric Benoist, très touché de toutes les marques et gestes de sympathie à l’occasion de la fête du jubilé de ses 25 ans de sacerdoce, remercie sincèrement et chaleureusement tous les paroissiens et les assure de sa profonde communion et fidélité.

 

La messe d’au revoir du père Ignace sera célébrée le :

Dimanche 3 Septembre à 10 h 30.

Elle se poursuivra par un apéritif et un repas partagé

 

 

DIMANCHE 2 juillet 2017 13 ème dimanche du temps ordinaire

1 ère lecture (2 R 4,8-1114-16a) Psaume (Ps 88,2-3.16-19) 2 ème lecture (Rm 6,3b-4.8-11)

Evangile (Mt 10,37-42)

Messe anticipée le samedi à 18 h -Dimanche à 10 h 30 messe à Notre-Dame

 

DIMANCHE 9 juillet 2017 13 ème dimanche du temps ordinaire

1 ère lecture (ZA 9,9-10) Psaume (Ps 144,1-2.8-11.13-14) 2 ème lecture (Rm 8.911-13)

Evangile (Mt 11, 25-30)

Messe anticipée le samedi à 18 h -Dimanche à 10 h 30 messe à Notre-Dame

 

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paroisse du Raincy - dans Feuilles de semaine
23 juin 2017 5 23 /06 /juin /2017 19:18

Pape François : Accueillir Jésus à la place du “moi”

(angélus du 18 Juin)

 

Chers frères et sœurs, bonjour !

 

En Italie et dans beaucoup d’autres pays on célèbre ce dimanche la fête du Corps et du Sang du Christ on emploie souvent le nom latin : Corpus Domini ou Corpus Christi. Chaque dimanche la communauté ecclésiale se rassemble autour de l’Eucharistie, sacrement institué par Jésus dans la Dernière Cène. Cependant, chaque année nous avons la joie de célébrer la fête dédiée à ce Mystère central de la foi, pour exprimer en plénitude notre adoration au Christ qui se donne comme nourriture et boisson de salut.

L’extrait évangélique du jour, tiré de saint Jean, est une partie du discours sur le “pain de vie” (cf. 6,51-58). Jésus affirme : « Moi, je suis le pain vivant, qui est descendu du ciel. […] Le pain que je donnerai, c’est ma chair, donnée pour la vie du monde. » (v. 51). Il veut dire que le Père l’a envoyé dans le monde comme nourriture de vie éternelle, et que pour cela Il sacrifiera Lui-même, sa chair. En effet Jésus, sur la croix, a donné son corps et a versé son sang. Le Fils de l’homme crucifié est le véritable Agneau pascal, qui fait sortir de l’esclavage du péché et soutient sur le chemin vers la terre promise. L’Eucharistie est sacrement de sa chair donnée pour faire vivre le monde ; celui qui se nourrit de cet aliment demeure en Jésus et vit par Lui. Assimiler Jésus signifie être en Lui, devenir enfant dans le Fils.

Dans l’Eucharistie Jésus, comme il le fit avec les disciples d’Emmaüs, nous accompagne, pèlerins dans l’histoire, pour nourrir en nous la foi, l’espérance et la charité ; pour nous réconforter dans les épreuves ; pour nous soutenir dans l’engagement pour la justice et la paix. Cette présence solidaire du Fils de Dieu est partout : dans les villes et dans les campagnes, au Nord et au Sud du monde, dans les pays de tradition chrétienne et dans ceux de première évangélisation. Et dans l’Eucharistie Il s’offre lui-même comme force spirituelle pour nous aider à mettre en pratique son commandement nous aimer comme Il nous a aimé , en construisant des communautés accueillantes et ouvertes aux besoins de tous, spécialement des personnes plus fragiles, pauvres et nécessiteuses.

Nous nourrir de Jésus Eucharistie signifie aussi nous abandonner à Lui avec confiance et nous laisser conduire par Lui. Il s’agit d’accueillir Jésus à la place du “moi”. De cette façon l’amour gratuit reçu du Christ dans la Communion eucharistique, avec l’œuvre de l’Esprit Saint nourrit notre amour pour Dieu et pour les frères et les sœurs que nous rencontrons sur le chemin de tous les jours. Nourris du Corps du Christ, nous devenons toujours plus intimement et concrètement le Corps mystique du Christ. L’apôtre Paul nous le rappelle : « La coupe de bénédiction que nous bénissons, n’est-elle pas communion au sang du Christ ? Le pain que nous rompons, n’est-il pas communion au corps du Christ ? Puisqu’il y a un seul pain, la multitude que nous sommes est un seul corps, car nous avons tous part à un seul pain. » (1 Cor 10,16-17).

Que la Vierge Marie, qui a été toujours unie à Jésus Pain de vie, nous aide à redécouvrir la beauté de l’Eucharistie, à nous en nourrir avec foi, pour vivre en communion avec Dieu et avec les frères.

MISSION DE TEMOIGNAGE

1 ère lecture (Jr 20,10-13) Psaume (Ps 68,8.10.14.30-31.33.34) 2 ème lecture (Rm 5,12-15)

Evangile (Mt 10,26-33)

 

Nous savons bien qu’à travers ses apôtres, c’est à l’Eglise et donc à nous que ces paroles s’adressent aujourd’hui. Selon les paroles même de la liturgie baptismale, notre baptême nous constitue prophètes, c’est-à-dire “témoins” de Jésus-Christ. Le disciple n’est pas un porte-parole étranger au message qu’il annonce. Il appartient à ce message et il doit supporter les risques d’un témoignage dont il partage la responsabilité. ‘Enfant de Dieu et de l’Église » selon la doctrine baptismale.

Si la Parole vient effectivement d’un Autre, cette Parole nous traverse et vient nous habiter avant que nous ne La transmettions à notre tour à d’autres. Le témoin de l’Evangile ne peut être que le reflet de la relation qu’il entretient lui-même avec Dieu par le Christ-Jésus. Notre témoignage doit être l’expression de l’Esprit-Saint qui a investi tout notre être et qui le fait vivre. Nous avons à vivre de Jésus-Christ et c’est notre vie qui, alors, sera le premier discours que nous adressons à nos frères. C’est une mission exigeante qui implique l’engagement total. Celui qui reniera sera renié à son tour devant le Père qui est aux cieux. (Matthieu 10.33)

Comme les apôtres, les chrétiens font l’expérience de l’opposition et de la persécution, même si celles-ci prennent des formes plus subtiles. « Un chrétien souffre pour la justice quand, en échange de sa fidélité au Christ, il fait l’expérience des humiliations et des outrages, de la dérision dans son propre milieu de vie, incompris parfois même par les personnes qui lui sont les plus chères. Quand on s’expose à être contredit, quand on risque l’impopularité. Il y a le martyre du corps et celui de l’esprit, le martyre de notre vocation et celui de notre mission.” (Jean Paul II). Lorsque nous acceptons d’annoncer le Christ et d’en témoigner par notre vie, nous acceptons aussi le risque des incompréhensions et des oppositions.

Aussi, il n’est pas rare que certains de nous perdent cœur et renoncent à leur vocation prophétique, non par volonté délibérée mais par découragement. C’est que nous n’avons pas encore entendu et accueilli pleinement pour notre propre compte le risque de cette Parole, qui nous dérange nous-mêmes comme elle dérange ceux qui la reçoivent de nous. Jésus nous invite à la confiance “Ne cherchez pas avec inquiétude comment parler ou que dire. Ce que vous aurez à dire vous sera donné sur le moment.” (Matthieu 10. 19) Si nous vivons de lui, notre foi nous fait savoir que sa présence en notre vie est la force et la source de cette confiance, et sa présence se traduit également par celle de l’Esprit-Saint comme il enseigné à ses apôtres quelques heures avant sa mort, au soir du Jeudi-Saint.

Deux épisodes de la vie de saint Pierre nous éclairent. Au soir de l’arrestation de Jésus, il renie son maître parce qu’il en reste à ses propres forces. Après la venue de l’Esprit-Saint, avec saint Jean, il ose déclarer au Sanhédrin :”Nous ne pouvons pas taire ce que nous avons vu et entendu.” (Actes 4. 30) C’est bien cela ce que nous avons vécu parce que nous l’avons accueilli. Cette Parole peut rendre notre cœur brûlant, et comme pour les disciples d’Emmaüs, elle nous donnera de reconnaître le Christ vivant en nous et nous fera de vrais témoins.

Dimanche 25 juin 2017 12ème dimanche du Temps Ordinaire - Lectures de la messe

 

Première lecture (Jr 20, 10-13)

 

Moi Jérémie, j’entends les calomnies de la foule : « Dénoncez-le ! Allons le dénoncer, celui-là, l’Épouvante-de-tous-côtés. » Tous mes amis guettent mes faux pas, ils disent : « Peut-être se laissera-t-il séduire... Nous réussirons, et nous prendrons sur lui notre revanche ! » Mais le Seigneur est avec moi, tel un guerrier redoutable : mes persécuteurs trébucheront, ils ne réussiront pas. Leur défaite les couvrira de honte, d’une confusion éternelle, inoubliable. Seigneur de l’univers, toi qui scrutes l’homme juste, toi qui vois les reins et les cœurs, fais-moi voir la revanche que tu leur infligeras, car c’est à toi que j’ai remis ma cause. Chantez le Seigneur, louez le Seigneur : il a délivré le malheureux de la main des méchants. Parole du Seigneur.

 

Psaume (Ps 68 (69), 8- 10, 14.17, 33-35)

C’est pour toi que j’endure l’insulte, que la honte me couvre le visage : je suis un étranger pour mes frères, un inconnu pour les fils de ma mère. L’amour de ta maison m’a perdu ; on t’insulte, et l’insulte retombe sur moi. Et moi, je te prie, Seigneur : c’est l’heure de ta grâce ; dans ton grand amour, Dieu, réponds-moi, par ta vérité sauve-moi. Réponds-moi, Seigneur, car il est bon, ton amour ; dans ta grande tendresse, regarde-moi. Les pauvres l’ont vu, ils sont en fête : « Vie et joie, à vous qui cherchez Dieu ! » Car le Seigneur écoute les humbles, il n’oublie pas les siens emprisonnés. Que le ciel et la terre le célèbrent, les mers et tout leur peuplement !

 

Deuxième lecture (Rm 5, 12-15)

Frères, nous savons que par un seul homme, le péché est entré dans le monde, et que par le péché est venue la mort ; et ainsi, la mort est passée en tous les hommes, étant donné que tous ont péché. Avant la loi de Moïse, le péché était déjà dans le monde, mais le péché ne peut être imputé à personne tant qu’il n’y a pas de loi. Pourtant, depuis Adam jusqu’à Moïse, la mort a établi son règne, même sur ceux qui n’avaient pas péché par une transgression semblable à celle d’Adam. Or, Adam préfigure celui qui devait venir. Mais il n'en va pas du don gratuit comme de la faute. En effet, si la mort a frappé la multitude par la faute d’un seul, combien plus la grâce de Dieu s’est-elle répandue en abondance sur la multitude, cette grâce qui est donnée en un seul homme, Jésus Christ. Parole du Seigneur.

 

Évangile (Mt 10, 26-33)

En ce temps-là, Jésus disait à ses Apôtres : « Ne craignez pas les hommes ; rien n’est voilé qui ne sera dévoilé, rien n’est caché qui ne sera connu. Ce que je vous dis dans les ténèbres, dites-le en pleine lumière ; ce que vous entendez au creux de l’oreille, proclamez-le sur les toits. Ne craignez pas ceux qui tuent le corps sans pouvoir tuer l’âme ; craignez plutôt celui qui peut faire périr dans la géhenne l’âme aussi bien que le corps. Deux moineaux ne sont-ils pas vendus pour un sou ? Or, pas un seul ne tombe à terre sans que votre Père le veuille. Quant à vous, même les cheveux de votre tête sont tous comptés. Soyez donc sans crainte : vous valez bien plus qu’une multitude de moineaux. Quiconque se déclarera pour moi devant les hommes, moi aussi je me déclarerai pour lui devant mon Père qui est aux cieux. Mais celui qui me reniera devant les hommes, moi aussi je le renierai devant mon Père qui est aux cieux.» Acclamons la Parole de Dieu.

CALENDRIER

 

Dimanche 25 juin à 17 heures en l’église Notre-Dame

 

Concert orgue et 2 violons

 

 

Œuvres de Jean-Sébastien BACH, Heinrich BIBER, Arcangelo CORELLI et Félix MENDELSSOHN

 

Clotilde et Jean-Baptiste AMADE, violons

Jacques AMADE, orgue

Entrée libre

 

Les Vêpres seront célébrées à l’issue du concert

 

Messes de la semaine

 

-Lundi 26 juin à 9 h messe à la crypte de l’église Notre-Dame

-mardi 27 et mercredi 28 pas de messe à 9 h

-Jeudi 29 juin : messe à 9 h à la crypte

-Vendredi 30 juin : messe à 9 h à la crypte

-Samedi 1 er Juillet: messe à 9 h à la crypte suivie de l’exposition du Saint-Sacrement

 

 

Rendez-vous de la semaine

 

-Vendredi 30 Juin à 20 h salle Pierre Lefeuvre : Repas et bilan avec tous les catéchistes de la paroisse

 

La messe d’au revoir du père Ignace sera célébrée le :

Dimanche 3 Septembre à 10 h 30.

Elle se poursuivra par un apéritif et un repas partagé

 

 

 

DIMANCHE 25 juin 2017 12 ème dimanche du temps ordinaire

1 ère lecture (Jr 20,10-13) Psaume (Ps 68,8.10.14.30-31.33.34) 2 ème lecture (Rm 5,12-15)

Evangile (Mt 10,26-33)

 

DIMANCHE 2 juillet 2017 13 ème dimanche du temps ordinaire

1 ère lecture (2 R 4,8-1114-16a) Psaume (Ps 88,2-3.16-19) 2 ème lecture (Rm 6,3b-4.8-11)

Evangile (Mt 10,37-42)

Messe anticipée le samedi à 18 h -Dimanche à 10 h 30 messe à Notre-Dame

 

Durant tout l’é les horaires de messes ne changent pas :

  • - en semaine tous les matins à 9 h à la crypte de l’église Notre Dame,

  • - le samedi messe à 18 h à Saint-Louis (messe anticipée du dimanche),

  • - le dimanche à 10 h 30 à l’église Notre-Dame.

 

 

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23 juin 2017 5 23 /06 /juin /2017 19:10

La Sainte Trinité fait rayonner «une lumière nouvelle sur la terre»

Paroles du pape avant l’angélus du 11 juin 2017 (traduction complète)

 

Chers frères et sœurs bonjour !

 

Les lectures bibliques de ce dimanche, fête de la Très Sainte Trinité, nous aident à entrer dans le mystère de l’identité de Dieu.

La seconde lecture présente les vœux que saint Paul adresse à la communauté de Corinthe : « Que la grâce du Seigneur Jésus-Christ, l’amour de Dieu, et la communion de l’Esprit Saint soient avec vous tous » (2 Co 13,13). Cette « bénédiction » de l’apôtre est le fruit de son expérience personnelle de l’amour de Dieu, cet amour que le Christ ressuscité lui a révélé, qui a transformé sa vie et l’a « poussé » à apporter l’Evangile aux gentils. A partir ce cette expérience de grâce, Paul peut exhorter les chrétiens par ces paroles : « Soyez joyeux, tendez à la perfection, encouragez-vous mutuellement, […] vivez en paix » (v. 11). La communauté chrétienne, malgré toutes les limites humaines, peut devenir un reflet de la communion de la Trinité, de sa bonté, et de sa beauté. Mais cela, comme Paul lui-même en témoigne, passe nécessairement par l’expérience de la miséricorde de Dieu, de son pardon.

C’est ce qui arrive aux juifs sur le chemin de l’Exode. Quand le peuple a rompu l’Alliance, Dieu s’est présenté à Moïse dans la nuée pour renouveler le pacte, en proclamant son nom et sa signification : « Le Seigneur, Dieu miséricordieux et de compassion, lent à la colère et riche en amour et en fidélité » (Ex 34,6). Ce nom exprime que Dieu n’est pas lointain ni fermé en lui-même, mais qu’il est Vie qui veut se communiquer, qu’il est ouverture, qu’il est Amour qui rachète l’homme de son infidélité, parce qu’il s’offre à nous pour combler nos limites et nos manques, pour pardonner nos erreurs, pour nous ramener sur la voie de la justice et de la vérité.

Cette révélation de Dieu est arrivée à son accomplissement dans le Nouveau Testament grâce à la parole du Christ et à sa mission de salut. Jésus nous a manifesté le visage de Dieu, Un dans la substance et Trine dans les personnes. Dieu est tout entier et uniquement Amour, dans une relation subsistante qui crée, rachète et sanctifie toute chose : Père, Fils et Esprit Saint. L’Evangile d’aujourd’hui « met en scène » Nicodème, qui, tout en occupant un poste important dans la communauté religieuse et civile de l’époque, n’a pas cessé de chercher Dieu. Et voilà qu’il a perçu l’écho de la voix de celui-ci en Jésus. Au cours du dialogue nocturne avec le Nazaréen, Nicodème comprend finalement qu’il est déjà cherché et attendu par Dieu, qu’il est aimé de lui personnellement.

Dieu, toujours, nous cherche en premier, nous attend en premier, nous aime en premier. C’est comme la fleur de l’amandier. Le prophète dit: « Elle fleurit en premier » (cf. Jer 1, 11-12). Jésus lui parle en effet ainsi : « Dieu a tant aimé le monde qu’il lui a donné son Fils unique, afin que quiconque croit en lui ne se perde pas, mais obtienne la vie éternelle » (Jn 3, 16). Qu’est-ce que cette vie éternelle ? C’est l’amour démesuré et gratuit du Père que Jésus a donné sur la croix, offrant sa vie pour notre salut. Cet amour, par l’action de l’Esprit Saint, a fait rayonner une lumière nouvelle sur la terre et dans tout cœur humain qui l’accueille, une lumière qui révèle les angles sombres, les duretés qui nous empêchent de porter les bons fruits de la charité et de la miséricorde. Que la Vierge Marie nous aide à entrer toujours davantage, avec tout notre être, dans la communion trinitaire, pour vivre et témoigner de l’amour qui donne un sens à notre existence.

Solennité du Corps et du Sang du Christ

1 ère lecture (Dt 8,2-3.14b-16a) Psaume (Ps 147,12-15.19-20 2 ème lecture (1 Co 10,16-17) Evangile (Jn 6,51-58)

 

Dans le cycle liturgique de cette année, les trois lectures et le psaume orientent la méditation du fidèle vers la dimension sacrificielle de l’Eucharistie, sans supprimer les autres dimensions de ce mystère : fraction du pain, repas communautaire, présence réelle, communion. Ces dimensions sont reprises dans les deux autres cycles liturgiques. Les textes de saint Thomas d’Aquin sont les mêmes chaque année et nous font ainsi pénétrer au cœur du mystère.

Ce qui est souligné cette année, c’est que l’Eucharistie est un sacrifice de louange et d’action de grâces comme l’étaient les sacrifices de l’Ancienne Alliance, parce qu’elle est un sacrifice de réconciliation dans le sang de l’Agneau offert et immolé, un sacrifice de l’Alliance entre Dieu et son Peuple.

Par elle-même, la mort n’est pas rédemptrice. C’est notre attitude devant la mort qui peut le devenir. Dieu veut arracher son Serviteur à la mort. C’est le Serviteur qui, par son offrande, la fait devenir expiation et glorification. (Isaïe 53. 10) C’est ce qu’exprime par ailleurs la première prière eucharistique : « Nous t’offrons, ou ils t’offrent pour tous les leurs, ce sacrifice de louange, pour leur propre rédemption, pour le salut qu’ils espèrent. Et ils te rendent cet hommage, à toi, Dieu éternel, vivant et vrai. »

La Lettre aux Hébreux développe ce thème du sacrifice de réparation de l’Ancien Testament, évoquant la célébration particulièrement solennelle du « Jour de l’Expiation » (Le Yom Kippour) « Le sang du Christ fait bien davantage. » Il est le grand-prêtre de l’Alliance nouvelle. « Le Christ ressuscité ne meurt plus.»

Le Christ nous donne la vie, comme le Père nous donne la vie que Jésus a offerte pour nous et qui est désormais victorieuse de la mort. Le Christ donne l’ordre de célébrer ce mémorial jusqu’au jour du Royaume de Dieu, car cette victoire n’est pas celle que d’un jour. « De même que le Christ ressuscité est présent, bien que nos yeux ne voient que du pain, de même toute l’Eglise est concernée par l’eucharistie, même si nous ne sommes que quelques-uns. L’Eglise catholique toute entière, celle du temps présent et celle de tous les temps, dans une communion des « saints » qui dépasse toute frontière. » (Jacques Perrier)

Ceux qui participent à l’eucharistie, unis au Christ, dans l’Eglise par le prêtre, offrent à Dieu l’acte sauveur par excellence, la Croix et la Résurrection. Ils s’y associent eux-mêmes, ils y associent la « multitude » pour laquelle le sang de l’Alliance a été versé.

Dimanche 18 juin 2017 Le Saint-Sacrement Solennité du Seigneur

 

Lectures de la messe

 

Première lecture (Dt 8, 2-3.14b-16a)

 

Moïse disait au peuple d’Israël : « Souviens-toi de la longue marche que tu as faite pendant quarante années dans le désert ; le Seigneur ton Dieu te l’a imposée pour te faire passer par la pauvreté ; il voulait t’éprouver et savoir ce que tu as dans le cœur : allais-tu garder ses commandements, oui ou non ? Il t’a fait passer par la pauvreté, il t’a fait sentir la faim, et il t’a donné à manger la manne cette nourriture que ni toi ni tes pères n’aviez connue pour que tu saches que l’homme ne vit pas seulement de pain, mais de tout ce qui vient de la bouche du Seigneur. N’oublie pas le Seigneur ton Dieu qui t’a fait sortir du pays d’Égypte, de la maison d’esclavage. C’est lui qui t’a fait traverser ce désert, vaste et terrifiant, pays des serpents brûlants et des scorpions, pays de la sécheresse et de la soif. C’est lui qui, pour toi, a fait jaillir l’eau de la roche la plus dure. C’est lui qui, dans le désert, t’a donné la manne cette nourriture inconnue de tes pères. » Parole du Seigneur.

 

Psaume (Ps 147 (147 B), 12-13, 14-15, 19-20)

 

Glorifie le Seigneur, Jérusalem ! Célèbre ton Dieu, ô Sion ! Il a consolidé les barres de tes portes, dans tes murs il a béni tes enfants. Il fait régner la paix à tes frontières, et d’un pain de froment te rassasie. Il envoie sa parole sur la terre : rapide, son verbe la parcourt. Il révèle sa parole à Jacob, ses volontés et ses lois à Israël. Pas un peuple qu’il ait ainsi traité ; nul autre n’a connu ses volontés.

 

Deuxième lecture (1 Co 10, 16-17)

 

Frères, la coupe de bénédiction que nous bénissons, n’est-elle pas communion au sang du Christ ? Le pain que nous rompons, n’est-il pas communion au corps du Christ ? Puisqu’il y a un seul pain, la multitude que nous sommes est un seul corps, car nous avons tous part à un seul pain. Parole du Seigneur.

Évangile (Jn 6, 51-58)

En ce temps-là, Jésus disait aux foules des Juifs : « Moi, je suis le pain vivant, qui est descendu du ciel : si quelqu’un mange de ce pain, il vivra éternellement. Le pain que je donnerai, c’est ma chair, donnée pour la vie du monde. » Les Juifs se querellaient entre eux : « Comment celui-là peut-il nous donner sa chair à manger ? » Jésus leur dit alors : « Amen, amen, je vous le dis : si vous ne mangez pas la chair du Fils de l’homme, et si vous ne buvez pas son sang, vous n’avez pas la vie en vous. Celui qui mange ma chair et boit mon sang a la vie éternelle ; et moi, je le ressusciterai au dernier jour. En effet, ma chair est la vraie nourriture, et mon sang est la vraie boisson. Celui qui mange ma chair et boit mon sang demeure en moi, et moi, je demeure en lui. De même que le Père, qui est vivant, m’a envoyé, et que moi je vis par le Père, de même celui qui me mange, lui aussi vivra par moi. Tel est le pain qui est descendu du ciel : il n’est pas comme celui que les pères ont mangé. Eux, ils sont morts ; celui qui mange ce pain vivra éternellement. » Acclamons la Parole de Dieu.

CALENDRIER

 

 

Messes de la semaine

 

-Lundi 19 juin à 9 h messe à la crypte de l’église Notre-Dame

-Mardi 20 juin messe à 9 h à la crypte

-Mercredi 21 juin messe à 9 h à la crypte

-Jeudi 22 juin messe à 9 h à la crypte

-Vendredi 23 juin : messe à 9 h à la crypte

-Samedi 24 juin : messe à 9 h à la crypte suivie de l’exposition du Saint-Sacrement

 

 

Rendez-vous de la semaine

 

-Lundi 19 juin à 20 h au presbytère : rencontre des animateurs collège et lycée de la paroisse

-Mardi 20 Juin à 20 h 30 au presbytère : rencontre des animateurs de l’éveil à la foi et de l’équipe de préparation au baptême

-Mercredi 21 juin à 14 h 30 salle Pierre Lefeuvre : réunion du MCR

-Jeudi 22 Juin à 12 h : rencontre des prêtres du secteur

-Jeudi 22 Juin à 20 h : Bilan et repas de l’Equipe d’Animation Paroissiale

-Jeudi 22 Juin à 20 h 30 au presbytère : réunion de l’équipe diocésaine de la pastorale familiale

 

Samedi 24 Juin : à partir de 10 h kermesse de l’école Saint-Louis. Messe sur place

à 10 h 30

 

Pas de messe anticipée du dimanche le Samedi 24 Juin à 18 h

à l’église Saint-Louis

 

Dimanche 25 Juin : Fête du jubilé du père Frédéric Benoist, à 10 h 30 messe suivie d’un l’apéritif sur le parvis de l’église. Pour les inscrits cocktail déjeunatoire à la salle Pierre Lefeuvre au 4 allée de Verdun (date limite dinscription mardi 20 juin).

A 17 h en l’église Notre-Dame Concert orgue et violon.

DIMANCHE 18 juin 2017 SAINT SACREMENT DU CORPS ET DU SANG DU CHRIST, Solennité

1 ère lecture (Dt 8,2-3.14b-16a) Psaume (Ps 147,12-15.19-20 2 ème lecture (1 Co 10,16-17)

Evangile (Jn 6,51-58)

 

 

DIMANCHE 25 juin 2017 12 ème dimanche du temps ordinaire

1 ère lecture (Jr 20,10-13) Psaume (Ps 68,8.10.14.30-31.33.34) 2 ème lecture (Rm 5,12-15)

Evangile (Mt 10,26-33)

Pas de messe anticipée ce samedi à 18 h à Saint-Louis

Dimanche à 10 h 30 messe à Notre-Dame

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13 juin 2017 2 13 /06 /juin /2017 20:36

Dimanche 11 Juin 2017 : Fête de la Trinité

 

Professions de foi des jeunes de 5ème de la paroisse

 

Homélie du père Frédéric Benoist, curé de la paroisse.

 

Avez-vous déjà utilisé une boussole ? Celle-ci nous montre une direction à suivre, à garder, pour ne pas se perdre, pour ne pas perdre le nord… tenir le cap.

ET si nous disions, le chrétien lui aussi dispose d’une boussole ? … La boussole du chrétien, c’est de suivre le Christ crucifié : non pas un dieu désincarné, mais Dieu fait chair, qui porte sur lui les plaies de nos frères (Pape François)

 

En plus de vos professions de foi, chers jeunes, nous célébrons aujourd’hui la fête de la Trinité : Un Dieu trois fois saint pour guider et orienter notre vie. Permettez-moi alors d’identifier la fête de la Trinité aux trois boussoles de la vie pour un chrétien (dans le désordre…) : l’homme (mais aussi le Verbe fait chair), Dieu (le Père) et le chemin (le souffle de l’Esprit).

 

La réalité de l’homme est celle de choisir entre le bien et le mal : «Dieu nous a fait libres, le choix est le nôtre »… Pas facile de faire des choix cohérents et dans la durée aujourd’hui. Le monde est difficile, la société n’est pas simple, sa cohésion est fragile. Mon choix de vie, mon comportement n’est pas simplement le fruit de « mon choix », il doit s’harmoniser avec celui des autres et respecter celui des autres, comme les autres doivent respecter ce que je suis. Ce n’est pas facile. Cela peut engendrer bien des tensions et bien des violences et nous le constatons souvent, hélas.

 

Laissez-moi vous dire que dans une telle vie, une telle société passionnante mais difficile, être croyant est une force. Comment vous dire déjà que si vous voulez réussir dans la vie plus tard, vos choix vous ne devrez pas les faire seul. Quand on est seul, on ne choisit pas vraiment, on ne s’engage pas vraiment, on navigue à vue et à court terme, or la boussole de la vie ce n’est pas cela. Je grandis dans la vie, si je m’engage, si je m’engage dans la durée, avec les autres et pour les autres. Etre croyant c’est mettre sa foi en Dieu. Que dit Dieu ? Une boussole de la civilisation humaine qu’est la Bible me dit : «Dieu ne nous laisse pas seul», il nous indique la voie du bien avec les Commandements. Il nous montre un chemin de vie, il est la vie. De plus, le Dieu en qui nous mettons notre foi, il s’est fait homme, notre humanité s’en trouve alors transformée ?

 

Ensuite, il y a la réalité de Dieu. La réalité de Dieu est Dieu fait Christ, pour nous. Pour nous sauver. Et quand nous nous éloignons de cela, de cette réalité, et que nous nous éloignons de la Croix du Christ, de la vérité des plaies du Seigneur, nous nous éloignons aussi de l’amour, de la charité de Dieu, du salut», et nous allons sur une conception idéologique et lointaine de Dieu. Nous avons parfois du mal à croire en Dieu. Croyez-vous sincèrement que pour les disciples il était facile de croire ? Ils ont eu beaucoup de difficulté de comprendre la voie de la croix de Jésus». Comment Dieu pouvait-il se dire dans l’abaissement de la croix, comment Jésus pouvait-il se révéler ainsi comme Fils de Dieu ? Parce que «Dieu a pris toute la réalité humaine, excepté le péché. Il n’y a pas Dieu sans Christ. Un dieu sans le Christ, désincarné, est un dieu non réel » (Pape François)

 

Nous sommes dans une société agnostique : chers enfants vous êtes aujourd’hui un peu agnostiques, à savoir vous ne savez pas vraiment si Dieu existe, vous voudriez des preuves… La question de l’agnostique de bonne volonté est de dire : mais comment je peux… ? Comment je peux réussir ma vie ? Comment je peux être heureux, comment je peux aimer comme savoir si je peux aimer toute la vie ? …

 

Pour moi, croyant en Jésus-Christ, prêtre, la question est plutôt : comment le Christ peut en moi réaliser tout ce que je veux ? Ou plus exactement comment puis-je accepter jour après jour de m’abandonner au Christ ? Est-ce que je peux et est-ce que je veux m’abandonner à Dieu ? Etre croyant c’est ouvrir son cœur son être à une force, une présence en soi de Dieu. Elle ne se voit pas toujours mais elle se sent. On l’oublie parfois, souvent, mais elle revient si on veut bien faire silence et écouter.

 

 

Le problème, c’est comment le Christ peut-il être Dieu ? Je ne peux pas comprendre cela me dit l’agnostique… Comment le Christ est-il Dieu… ? Pour moi croyant ce n’est pas d’abord une question, c’est une révélation de Jésus lui-même : J’ose dire, pour moi, ceci n’est pas un problème. Le problème aurait plutôt été que Dieu ne se soit pas fait Christ. Ceci est la réalité de Dieu : Dieu fait Christ, Dieu fait chair, et ceci est le fondement des œuvres de miséricorde et de pardon, ce pardon dont j’ai tant besoin, car seul je n’y arrive pas. Tout seul je ne peux pas vraiment aimer, tout seul je n’arrive pas vraiment à pardonner et quand je suis seul je deviens triste malheureux désorienté… Il y a aujourd’hui dans notre société beaucoup de gens seuls désorientés qui se sentent abandonnés. Certains me diront « c’est leur choix »…. Le croyant ose dire : Les plaies de nos frères sont les plaies du Christ, ce sont les plaies de Dieu, parce que Dieu s’est fait Christ (…) Nous ne pouvons pas vivre vraiment une vie sans prendre conscience de cette réalité : quand pour un être humain l’impossible de surmonter des épreuves arrive, Dieu vient me dire : « Rien n’est impossible à Dieu ». La seconde réalité. Nous devons nous convertir, non pas à un Dieu abstrait, mais au Dieu concret qui s’est fait Christ. Et cela exige alors de poser un regard vrai sur l’homme, sur nos contemporains et sur les fragilités de notre humanité. Dieu est venu les épouser, Dieu est venu les prendre sur lui, Venons à lui, déposons nos fardeaux, C’est le sens de la croix. Non pas le supplice de l’époque, mais le signe absolu de l’amour de Dieu révélé qui nous supplie de venir à Lui.

 

Enfin, il y a la troisième réalité, celle du chemin. Jésus dit : «Si quelqu’un veut venir derrière moi, qu’il se renie lui-même, qu’il prenne sa croix chaque jour, et qu’il me suive.» «La réalité du chemin est celle du Christ : suivre le Christ, faire la volonté du Père, comme Lui, prendre les croix de chaque jour et se renier soi-même pour suivre le Christ. Ne pas faire simplement ce que « moi je veux », mais ce que veut Jésus, suivre Jésus. Difficile ? Exigeant ? Perte de ma liberté ? Et Lui, me dit que c’est cela la vraie vie : « Je suis le chemin, la vérité et la vie » dit le Seigneur. Ainsi parle en l’homme Jésus, le souffle de Dieu, le souffle de l’Esprit. L’Esprit Saint est le chemin.

 

Il y a bientôt 25 ans j’ai été ordonné prêtre. Sur le faire-part de mon ordination, j’ai repris cette phrase de l’évangile de saint Jean : La vie éternelle c’est qu’il te connaisse toi le vrai Dieu et celui que tu as envoyé Jésus-Christ (Jn 17,3). 25 ans après, cette phrase est pour moi toujours et peut -être encore plus d’actualité. J’ai envie de vous la dédier chers jeunes, parce que Dieu l'a gravée secrètement dans mon cœur le jour où, dans cette église, à votre âge, j’ai fait ma profession de foi. C’était en Juin 1976, je sais le siècle dernier, le millénaire dernier même. Je sais je suis un vieux pour vous, je me répète souvent devant vous. Mais je vous le redis, la vie éternelle c’est que vous le connaissiez Lui, le vrai Dieu et celui qu’il a envoyé Jésus Le Christ. Qu’il vous donne cette grâce ce souffle de l’Esprit. Que cette boussole de la vie ne vous abandonne jamais.

 

Ah oui, vous attendiez peut être un grand traité pour expliquer la Trinité ??? D’autres l’ont si bien fait… Retenons la triple boussole du Chrétien : dans l’ordre cette fois, Dieu, L’homme (le Fils, le chemin (le souffle de l’Esprit).

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11 juin 2017 7 11 /06 /juin /2017 22:04

Homélie du pape François en la solennité de la Pentecôte

Se conclut aujourd’hui le temps de Pâques, cinquante jours qui, de la Résurrection de Jésus à la Pentecôte, sont marqués de manière spéciale par la présence de l’Esprit Saint. C’est lui, en effet, le Don pascal par excellence. C’est l’Esprit créateur, qui réalise toujours des choses nouvelles. Deux nouveautés nous sont montrées dans les Lectures d’aujourd’hui: dans la première, l’Esprit fait des disciples un peuple nouveau; dans l’Évangile, il crée dans les disciples un cœur nouveau.

Un peuple nouveau. Le jour de Pentecôte, l’Esprit est descendu du ciel, sous forme de «langues qu’on aurait dites de feu, qui se partageaient, et il s’en posa sur chacun […]. Tous furent remplis d’Esprit Saint: ils se mirent à parler en d’autres langues» (Ac 2, 3-4). La Parole de Dieu décrit ainsi l’action de l’Esprit, qui se pose d’abord sur chacun et ensuite met tous en communication. Il fait à chacun un don et réunit tous dans l’unité. En d’autres termes, le même Esprit crée la diversité et l’unité et, ainsi, façonne un peuple nouveau, diversifié et uni: l’Église universelle. D’abord, avec imagination et de manière imprévisible, il crée la diversité; à chaque époque, en effet, il fait fleurir des charismes nouveaux et variés. Ensuite, le même Esprit réalise l’unité: il relie, réunit, recompose l’harmonie: «Par sa présence et son action, il réunit dans l’unité les esprits qui sont distincts les uns des autres et séparés» (Cyrille d’Alexandrie, Commentaire sur l’évangile de Jean, XI, 11). En sorte qu’il y ait l’unité vraie, celle selon Dieu, qui n’est pas uniformité, mais unité dans la différence.

Pour réaliser cela, il convient de nous aider à éviter deux tentations récurrentes. La première, c’est celle de chercher la diversité sans l’unité. Cela arrive quand on veut se distinguer, quand on crée des coalitions et des partis, quand on se raidit sur des positions qui excluent, quand on s’enferme dans des particularismes propres, jugeant peut-être qu’on est meilleur ou qu’on a toujours raison. Ce sont les soi-disant ‘‘gardiens de la vérité’’. Alors, on choisit la partie, non le tout, l’appartenance à ceci ou à cela avant l’appartenance à l’Église; on devient des ‘‘supporters’’ qui prennent parti plutôt que des frères et sœurs dans le même Esprit; des chrétiens ‘‘de droite ou de gauche’’ avant d’être de Jésus; des gardiens inflexibles du passé ou des avant-gardistes de l’avenir avant d’être des enfants humbles et reconnaissants de l’Église. Ainsi, il y a la diversité sans l’unité. La tentation opposée est en revanche celle de chercher l’unité sans la diversité. Cependant, ainsi, l’unité devient uniformité, obligation de faire tout ensemble et tout pareil, de penser tous toujours de la même manière. De cette façon, l’unité finit par être homologation et il n’y a plus de liberté. Mais, dit saint Paul, «là où l’Esprit du Seigneur est présent, là est la liberté» (2 Co 3, 17)

Notre prière à l’Esprit Saint, c’est alors de demander la grâce d’accueillir son unité, un regard qui embrasse et aime, au-delà des préférences personnelles, son Église, notre Église; de prendre en charge l’unité de tous, de mettre fin aux bavardages qui sèment la division et aux envies qui empoisonnent, car être des hommes et des femmes d’Église signifie être des hommes et des femmes de communion; c’est de demander également un cœur qui sente l’Église notre mère et notre maison: la maison accueillante et ouverte, où on partage la joie multiforme de l’Esprit Saint.

Et venons-en à la seconde nouveauté: un cœur nouveau. Jésus Ressuscité, en apparaissant pour la première fois aux siens, dit: «Recevez l’Esprit Saint. À qui vous remettrez ses péchés, ils seront remis» (Jn 20, 22-23). Jésus ne condamne pas les siens, qui l’avaient abandonné et renié durant la passion, mais il leur donne l’Esprit du pardon. L’Esprit est le premier don du Ressuscité et il est donné avant tout pour pardonner les péchés. Voilà le commencement de l’Église, voilà la colle qui nous maintient ensemble, le ciment qui unit les briques de la maison: le pardon. Car, le pardon est le don à la puissance n, c’est le plus grand amour, celui qui garde uni malgré tout, qui empêche de s’effondrer, qui renforce et consolide. Le pardon libère le cœur et permet de recommencer: le pardon donne l’espérance; sans pardon l’Église ne s’édifie pas.

L’Esprit du pardon, qui résout tout dans la concorde, nous pousse à refuser d’autres voies: celles hâtives de celui qui juge, celles sans issue de celui qui ferme toutes les portes, celles à sens unique de celui qui critique les autres. L’Esprit nous exhorte, au contraire, à parcourir la voie à double sens du pardon reçu et du pardon donné, de la miséricorde divine qui se fait amour du prochain, de la charité comme «unique critère selon lequel tout doit être fait ou ne pas être fait, changé ou pas changé» (Isaac de l’Étoile, Discours 31). Demandons la grâce de rendre toujours plus beau le visage de notre Mère l’Église en nous renouvelant par le pardon et en nous corrigeant nous-mêmes: ce n’est qu’alors que nous pourrons corriger les autres dans la charité.

Demandons-le à l’Esprit Saint, feu d’amour qui brûle dans l’Église et en nous, même si souvent nous le couvrons de la cendre de nos péchés: ‘‘Esprit de Dieu, Seigneur qui te trouves dans mon cœur et dans le cœur de l’Église, toi qui conduis l’Église, façonne-la dans la diversité, viens! Pour vivre, nous avons besoin de Toi comme de l’eau: descends encore sur nous et enseigne-nous l’unité, renouvelle nos cœurs et enseigne-nous à aimer comme tu nous aimes, à pardonner comme tu nous pardonnes ! Amen’’.

 

 

PAR DELA NOS PAROLES HUMAINES

 

1 ère lecture (Ex 34, 4b-6.8-9) Psaume (Ct : Dn 3,52-56) 2 ème lecture (2 Co 13,11-13) Evangile (3,16-18)

 

Les mots humains ne pourront jamais dire ni exprimer l’Etre Unique en Trois Personnes. A travers tout l’Evangile et au travers la prédication de Jésus à ses apôtres, nous est clairement découverte cette unité, que les apôtres vont dire au monde.

L’Esprit-Saint ne parle pas de Lui. Il est écoute et perception du Fils. Il est celui qui dit Dieu comme le Christ nous l’a dit. Quant au Fils, il ne parle pas de lui-même. Il parle de son Père et de l’amour qui les unit. Il est l’envoyé du Père pour qu’à notre tour, sauvés par Lui, nous puissions dire avec confiance : « Notre Père qui es aux cieux. » Et c’est ainsi qu’il est accueil et médiateur du Père.

Enfin le Père se livre au Fils de telle sorte que tout ce que possède le Père, il le remet au Fils pour le constituer en son être de Fils. Il est don. « La vie éternelle, c’est qu’ils Te connaissent. Toi le seul véritable Dieu et ton envoyé Jésus-Christ. » (Jean 17. 3)

« L’Esprit de vérité ne parlera pas de lui-même, mais tout ce qu’il entendra, il le dira, nous révèle Jésus. Il me glorifiera, car c’est de mon bien qu’il prendra pour vous en faire part. Tout ce qu’a le Père est à moi. Voilà pourquoi je vous dis : C’est de mon bien qu’il prendra. » (Jean 16. 13 à 15).

dimanche 11 juin 2017 - Sainte Trinité Solennité du Seigneur

 

Lectures de la messe

 

Première lecture (Ex 34, 4b-6.8-9)

 

En ces jours-là, Moïse se leva de bon matin, et il gravit la montagne du Sinaï comme le Seigneur le lui avait ordonné. Il emportait les deux tables de pierre. Le Seigneur descendit dans la nuée et vint se placer là, auprès de Moïse. Il proclama son nom qui est : LE SEIGNEUR. Il passa devant Moïse et proclama : « LE SEIGNEUR, LE SEIGNEUR, Dieu tendre et miséricordieux, lent à la colère, plein d’amour et de vérité. » Aussitôt Moïse s’inclina jusqu’à terre et se prosterna. Il dit : « S’il est vrai, mon Seigneur, que j’ai trouvé grâce à tes yeux, daigne marcher au milieu de nous. Oui, c’est un peuple à la nuque raide ; mais tu pardonneras nos fautes et nos péchés, et tu feras de nous ton héritage. » Parole du Seigneur.

 

Cantique (Dn 3, 52, 53, 54, 55, 56)

 

Béni sois-tu, Seigneur, Dieu de nos pères : R/ Béni soit le nom très saint de ta gloire : R/ Béni sois-tu dans ton saint temple de gloire : R/ Béni sois-tu sur le trône de ton règne : R/ Béni sois-tu, toi qui sondes les abîmes : R/ Toi qui sièges au-dessus des Kéroubim : R/ Béni sois-tu au firmament, dans le ciel, R/

 

Deuxième lecture (2 Co 13, 11-13)

 

Frères, soyez dans la joie, cherchez la perfection, encouragez-vous, soyez d’accord entre vous, vivez en paix, et le Dieu d’amour et de paix sera avec vous. Saluez-vous les uns les autres par un baiser de paix. Tous les fidèles vous saluent. Que la grâce du Seigneur Jésus-Christ, l’amour de Dieu et la communion du Saint-Esprit soient avec vous tous. Parole du Seigneur.

 

Évangile (Jn 3, 16-18)

 

Dieu a tellement aimé le monde qu’il a donné son Fils unique, afin que quiconque croit en lui ne se perde pas, mais obtienne la vie éternelle. Car Dieu a envoyé son Fils dans le monde, non pas pour juger le monde, mais pour que, par lui, le monde soit sauvé. Celui qui croit en lui échappe au Jugement ; celui qui ne croit pas est déjà jugé, du fait qu’il n’a pas cru au nom du Fils unique de Dieu. Acclamons la Parole de Dieu.

CALENDRIER

 

A 17 h Concert en l’église Notre-Dame par l’ensemble vocal Onelli de Livry-Gargan sous la Direction de Lyonnel Cloarec : Musique sacrée d’ici et d’ailleurs, d’hier et d’aujourd’hui. Entrée libre - Infos : onelli. fr

 

Messes de la semaine

 

-Lundi 12 juin à 9 h messe à la crypte de l’église Notre-Dame

-Mardi 13 juin messe à 9 h à la crypte

-Mercredi 14 juin messe à 9 h à la crypte

-Jeudi 15 juin messe à 9 h à la crypte

-Vendredi 16 juin : messe à 9 h à la crypte

-Samedi 17 juin : messe à 9 h à la crypte

 

 

Rendez-vous de la semaine

 

-Lundi 12 juin à 20 h 30 au presbytère : réunion de Conseil des Affaires économiques de la paroisse

-Mercredi 14 juin à 17 h salle Pierre Lefeuvre : rencontre des lycéens qui préparent la confirmation

-Jeudi 15 Juin à 20 h 3 0 au presbytère : réunion de l’équipe diocésaine de la pastorale familiale

-Samedi 17 Juin à 18 h 30 salle pierre Lefeuvre : rencontre des 4 èmes-3 emes

 

 

 

Dimanche 25 Juin : jubilé des 25 ans de sacerdoce du père Frédéric Benoist – 21 juin 1992 – 25 juin 2017

10 h 30 : messe suivie d’un apéritif sur le parvis de l’église et d’un cocktail déjeunatoire dans les salles paroissiales Pierre Lefeuvre (inscription nécessaire avant le 15 Juin) cf. tracts.

17 h Concert dans l’église.

Pas de messe le samedi 24 juin à 18 h à l’église Saint-Louis

 

 

 

DIMANCHE 11 juin 2017 Sainte Trinité, Solennité

1 ère lecture (Ex 34, 4b-6.8-9) Psaume (Ct : Dn 3,52-56) 2 ème lecture (2 Co 13,11-13) Evangile (3,16-18)

Messe anticipée le samedi à 18 h à Saint-Louis Dimanche à 10 h 30 messe à Notre-Dame

 

 

DIMANCHE 18 juin 2017 SAINT SACREMENT DU CORPS ET DU SANG DU CHRIST, Solennité

1 ère lecture (Dt 8,2-3.14b-16a) Psaume (Ps 147,12-15.19-20 2 ème lecture (1 Co 10,16-17)

Evangile (Jn 6,51-58)

Messe anticipée le samedi à 18 h -Dimanche à 10 h 30 messe à Notre-Dame

 

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paroisse du Raincy - dans Feuilles de semaine
5 juin 2017 1 05 /06 /juin /2017 18:34

« Je ne vous laisserai pas orphelins » (Jn 14, 18)

 

1 ère lecture (AC 2,1-11) Psaume (Ps 103,1.24.29-31.34) 2 ème lecture (1 Co 12,3b-7.12-13) Evangile (Jn 20,19-23)

 

La mission de Jésus, culminant dans le don de l’Esprit Saint, avait ce but essentiel : rétablir notre relation avec le Père, abîmée par le péché ; nous arracher à la condition d’orphelins et nous rendre celle de fils.

 

L’apôtre Paul, écrivant aux chrétiens de Rome, dit : « Tous ceux qui se laissent conduire par l’Esprit de Dieu, ceux-là sont fils de Dieu. Vous n’avez pas reçu un esprit qui fait de vous des esclaves et vous ramène à la peur ; mais vous avez reçu un Esprit qui fait de vous des fils ; et c’est en lui que nous crions “Abba ! ”, c’est-à-dire : Père ! » (Rm 8, 14-15). Voilà la relation renouée : la paternité de Dieu se rétablit en nous grâce à l’œuvre rédemptrice du Christ et au don de l’Esprit Saint.

 

L’Esprit est donné par le Père et nous conduit au Père. Toute l’œuvre du salut est une œuvre de « -génération », dans laquelle la paternité de Dieu, au moyen du don du Fils et de l’Esprit, nous libère de l’état d’orphelins dans lequel nous sommes tombés. À notre époque aussi nous rencontrons différents signes de notre condition d’orphelins : cette solitude intérieure que nous éprouvons même au milieu de la foule et qui parfois peut devenir tristesse existentielle ; cette prétendue autonomie par rapport à Dieu qui s’accompagne d’une certaine nostalgie de sa proximité ; cet analphabétisme spirituel diffus à cause duquel nous nous retrouvons dans l’incapacité de prier ; cette difficulté à percevoir comme vraie et réelle la vie éternelle, comme plénitude de communion qui germe ici-bas et s’épanouit au-delà de la mort ; cette difficulté pour reconnaître l’autre comme frère, en tant que fils du même Père ; et d’autres signes semblables.

 

À tout cela s’oppose la condition de fils, qui est notre vocation originaire, elle est ce pour quoi nous sommes faits, notre plus profond ADN, mais qui a été abimé et qui, pour être restauré, a demandé le sacrifice du Fils Unique. Du don immense d’amour qu’est la mort de Jésus sur la croix, a jailli pour toute l’humanité, comme une immense cascade de grâce, l’effusion de l’Esprit saint.

Celui qui s’immerge avec foi dans ce mystère de régénération renaît à la plénitude de la vie filiale. L’Esprit, comme affirme encore saint Paul, fait que nous appartenons au Christ. « Celui qui n’a pas l’Esprit du Christ ne lui appartient pas » (Rm 8, 9). Et en consolidant notre relation d’appartenance au Seigneur Jésus, l’Esprit nous fait entrer dans une nouvelle dynamique de fraternité.

 

Par le Frère universel qui est Jésus, nous pouvons nous mettre en relation avec les autres d’une manière nouvelle, non plus comme des orphelins, mais comme des fils du même Père, bon et miséricordieux. Et cela change tout ! Nous pouvons nous regarder comme des frères, et nos différences ne font que multiplier la joie et l’émerveillement d’appartenir à cette unique paternité et fraternité. Pape François

Dimanche 4 juin 2017 - Pentecôte Solennité du Seigneur- MESSE DU JOUR

 

Première lecture (Ac 2, 1-11)

 

Quand arriva le jour de la Pentecôte, au terme des cinquante jours après Pâques, ils se trouvaient réunis tous ensemble. Soudain un bruit survint du ciel comme un violent coup de vent : la maison où ils étaient assis en fut remplie tout entière. Alors leur apparurent des langues qu’on aurait dites de feu, qui se partageaient, et il s’en posa une sur chacun d’eux. Tous furent remplis d’Esprit Saint : ils se mirent à parler en d’autres langues, et chacun s’exprimait selon le don de l’Esprit. Or, il y avait, résidant à Jérusalem, des Juifs religieux, venant de toutes les nations sous le ciel. Lorsque ceux-ci entendirent la voix qui retentissait, ils se rassemblèrent en foule. Ils étaient en pleine confusion parce que chacun d’eux entendait dans son propre dialecte ceux qui parlaient. Dans la stupéfaction et l’émerveillement, ils disaient : « Ces gens qui parlent ne sont-ils pas tous Galiléens ? Comment se fait-il que chacun de nous les entende dans son propre dialecte, sa langue maternelle ? Parthes, Mèdes et Élamites, habitants de la Mésopotamie, de la Judée et de la Cappadoce, de la province du Pont et de celle d’Asie, de la Phrygie et de la Pamphylie, de l’Égypte et des contrées de Libye proches de Cyrène, Romains de passage, Juifs de naissance et convertis, Crétois et Arabes, tous nous les entendons parler dans nos langues des merveilles de Dieu. » Parole du Seigneur.

 

Psaume (Ps 103 (104), 1ab.24ac, 29bc-30, 31.34)

 

Bénis le Seigneur, ô mon âme ; Seigneur mon Dieu, tu es si grand ! Quelle profusion dans tes œuvres, Seigneur ! la terre s’emplit de tes biens. Tu reprends leur souffle, ils expirent et retournent à leur poussière. Tu envoies ton souffle : ils sont créés ; tu renouvelles la face de la terre. Gloire au Seigneur à tout jamais ! Que Dieu se réjouisse en ses œuvres ! Que mon poème lui soit agréable ; moi, je me réjouis dans le Seigneur.

 

Deuxième lecture (1 Co 12, 3b-7.12-13)

 

Frères, personne n’est capable de dire : « Jésus est Seigneur » sinon dans l’Esprit Saint. Les dons de la grâce sont variés, mais c’est le même Esprit. Les services sont variés, mais c’est le même Seigneur. Les activités sont variées, mais c’est le même Dieu qui agit en tout et en tous. À chacun est donnée la manifestation de l’Esprit en vue du bien. Prenons une comparaison : le corps ne fait qu’un, il a pourtant plusieurs membres ; et tous les membres, malgré leur nombre, ne forment qu’un seul corps. Il en est ainsi pour le Christ. C’est dans un unique Esprit, en effet, que nous tous, Juifs ou païens, esclaves ou hommes libres, nous avons été baptisés pour former un seul corps. Tous, nous avons été désaltérés par un unique Esprit. Parole du Seigneur.

 

Évangile (Jn 20, 19-23)

 

C’était après la mort de Jésus ; le soir venu, en ce premier jour de la semaine, alors que les portes du lieu où se trouvaient les disciples étaient verrouillées par crainte des Juifs, Jésus vint, et il était là au milieu d’eux. Il leur dit : « La paix soit avec vous ! » Après cette parole, il leur montra ses mains et son côté. Les disciples furent remplis de joie en voyant le Seigneur. Jésus leur dit de nouveau : « La paix soit avec vous ! De même que le Père m’a envoyé, moi aussi, je vous envoie. » Ayant ainsi parlé, il souffla sur eux et il leur dit : « Recevez l’Esprit Saint. À qui vous remettrez ses péchés, ils seront remis ; à qui vous maintiendrez ses péchés, ils seront maintenus. » Acclamons la Parole de Dieu.

CALENDRIER

 

 

Messes de la semaine

 

-Lundi 5 juin à 9 h messe à la crypte de l’église Notre-Dame

-Mardi 6 juin pas de messe à 9 h

-Mercredi 7 juin pas de messe à 9 h

-Jeudi 8 juin à 9 h messe à la crypte

-Vendredi 9 juin : messe à 9 h à la crypte

-Samedi 10 juin : pas de messe à 9 h ni d’exposition du Saint-Sacrement

 

 

Rendez-vous de la semaine

 

-Mardi 6 juin à 14 h goûter des anciens des Equipes Saint-Vincent

 

-Jeudi 8 Juin à 20 h dans l’église : répétition de la célébration des professions de foi de la communauté portugaise

 

-Jeudi 8 Juin à 20 h 30 salle Pierre Lefeuvre : Assemblée Générale de l’association la Raincéenne

 

-Jeudi 8 juin à 20 h 30 salle Pierre Lefeuvre : réunion du groupe biblique œcuménique

 

-Samedi 10 Juin à 10 h 30 en l’église Notre-Dame : célébration des communions et professions de foi des enfants de l’école saint Louis sainte Clotilde 

 

-Samedi 10 Juin à 14 h 30 dans l’église : répétition des professions de foi des jeunes de 5 e de la paroisse

 

-Samedi 10 Juin à 16 h réunion de préparation au baptême dans l’église

 

-Samedi 10 Juin à 18 h : célébration des professions de foi de la communauté portugaise

 

-Samedi 10 Juin à 19 h salle Pierre Lefeuvre : rencontre des lycéens

 

 

DIMANCHE 4 juin 2017 Pentecôte, Solennité

1 ère lecture (AC 2,1-11) Psaume (Ps 103,1.24.29-31.34) 2 ème lecture (1 Co 12,3b-7.12-13)

Evangile (Jn 20,19-23)

 

 

DIMANCHE 11 juin 2017 Sainte Trinité, Solennité

1 ère lecture (Ex 34, 4b-6.8-9) Psaume (Ct : Dn 3,52-56) 2 ème lecture (2 Co 13,11-13) Evangile (3,16-18)

Messe anticipée le samedi à 18 h à Saint-Louis Dimanche à 10 h 30 messe à Notre-Dame

Célébration des Professions de Foi des enfants de la catéchèse paroissiale 

 

 

Dimanche 11 juin à 17 h Concert en l’église Notre-Dame par l’ensemble vocal Onelli de Livry-Gargan sous la Direction de Lyonnel Cloarec : Musique sacrée d’ici et d’ailleurs, d’hier et d’aujourd’hui. Entrée libre

Infos : onelli. fr

 

 

Dimanche 25 Juin : jubilé des 25 ans de sacerdoce du père Frédéric Benoist 21 juin 1992 25 juin 2017

10 h 30 : messe suivie d’un apéritif sur le parvis de l’église et d’un cocktail déjeunatoire dans les salles paroissiales Pierre Lefeuvre (inscription nécessaire avant le 15 Juin) 

16 h Concert dans l’église.

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