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24 avril 2017 1 24 /04 /avril /2017 22:39

Message de Pâques du pape François

 

Chers frères et sœurs, Bonne fête de Pâques !

 

Aujourd’hui, dans le monde entier, l’Église renouvelle l’annonce pleine d’étonnement des premiers disciples: «Jésus est ressuscité!»- «Il est vraiment ressuscité, comme il l’avait dit!» L’antique fête de Pâques, mémorial de la libération du peuple hébreu de l’esclavage, atteint ici son accomplissement: par sa résurrection, Jésus Christ nous a libérés de l’esclavage du péché et de la mort et nous a ouvert le passage vers la vie éternelle. Nous tous, quand nous nous laissons dominer par le péché, nous perdons la bonne route et nous allons errant comme des brebis égarées. Mais Dieu même, notre Pasteur, est venu nous chercher, et pour nous sauver, il s’est abaissé jusqu’à l’humiliation de la croix. Et aujourd’hui, nous pouvons proclamer: «Il est ressuscité le bon Pasteur qui pour son troupeau est allé à la rencontre de la mort, alléluia!» (Missel Romain, IV° dimanche de Pâques, Antienne de la communion).

A travers les temps, le Pasteur ressuscité ne se lasse pas de nous chercher, nous ses frères égarés dans les déserts du monde. Et par les signes de la Passion les blessures de son amour miséricordieux il nous attire sur son chemin, le chemin de la vie. Aujourd’hui aussi, Il prend sur ses épaules beaucoup de nos frères et sœurs opprimés par le mal sous ses différentes formes. Le Pasteur Ressuscité va chercher celui qui est égaré dans les labyrinthes de la solitude et de la marginalisation; il va à sa rencontre à travers des frères et des sœurs qui savent s’approcher avec respect et tendresse et faire entendre à ces personnes sa voix, une voix jamais oubliée, qui les rappelle à l’amitié avec Dieu. Il prend en charge tous ceux qui sont victimes des anciens et des nouveaux esclavages: travaux inhumains, trafics illicites, exploitation et discrimination, graves dépendances. Il prend en charge les enfants et les adolescents qui sont privés de leur insouciance pour être exploités; et qui a le cœur blessé par les violences subies à l’intérieur des murs de sa propre maison.

Le Pasteur Ressuscité se fait compagnon de route de tous ceux qui sont contraints de laisser leur terre à cause de conflits armés, d’attaques terroristes, de famines, de régimes oppressifs. A ces migrants forcés, il fait rencontrer des frères sous tous les cieux, pour partager le pain et l’espérance sur le chemin commun. Dans les histoires complexes et parfois dramatiques des peuples, que le Seigneur Ressuscité guide les pas de qui cherche la justice et la paix; et qu’il donne aux responsables des Nations le courage d’éviter l’expansion des conflits et d’arrêter le trafic des armes.

En ces temps, de façon particulière, qu’il soutienne les efforts de tous ceux qui s’emploient activement à apporter soulagement et réconfort à la population civile en Syrie, victime d’une guerre qui ne cesse pas de semer horreur et mort. Qu’il donne la paix à tout le Moyen Orient, à commencer par la Terre sainte, comme aussi en Irak et au Yémen. Que la proximité du Bon Pasteur ne manque pas aux populations du Sud Soudan, du Soudan, de la Somalie et de la République Démocratique du Congo, qui souffrent de conflits qui se perpétuent, aggravés par la très sérieuse famine qui frappe certaines régions de l’Afrique. Que Jésus ressuscité soutienne les efforts de tous ceux qui, spécialement en Amérique latine, s’engagent à garantir le bien commun des sociétés, parfois marquées de tensions politiques et sociales qui dans certains cas aboutissent à la violence. Qu’on puisse construire des ponts de dialogue, en persévérant dans la lutte contre la plaie de la corruption et dans la recherche de solutions valables et pacifiques aux controverses, pour le progrès et la consolidation des institutions démocratiques, dans le plein respect de l’Etat de droit. Que le Bon pasteur aide l’Ukraine, encore affligée par un conflit sanglant, à retrouver la concorde et accompagne les initiatives en vue d’adoucir les drames de tous ceux qui en souffrent des conséquences. Que le Seigneur ressuscité, qui ne cesse pas de combler le continent européen de sa bénédiction, donne espérance à tous ceux qui traversent des moments de crise et de difficultés, spécialement en raison du grave manque de travail surtout pour les jeunes. Chers frères et sœurs, cette année comme chrétiens de toute confession, nous célébrons ensemble la Pâque. Ainsi, d’une seule voix dans chaque partie de la terre résonne l’annonce la plus belle: «Le Seigneur est vraiment ressuscité, comme il l’avait dit ! ». Il a vaincu les ténèbres du péché et de la mort, qu’il donne la paix à notre temps

REUNIS AU CENACLE, IL EST LA AU MILIEU D’EUX

1 ère lecture (Ac 2,42-47) Psaume (Ps 117,1.4.13-14.19.21-25) 2 ème lecture (1 P 1,3-9) Evangile (Jn 20,19-31)

 

La journée de Pâques que les apôtres viennent de vivre, a été faite de bouleversements depuis le matin. Des femmes sont venues leur dire que le tombeau est vide. Pierre l’a constaté et Jean croit déjà à la résurrection. Une discussion est née dans le groupe qui met à jour les divergences d’interprétation qui les divisent. Le départ des deux disciples vers Emmaüs le prouve. Ceux-là n’ont pu accepter les dires de ces femmes. Ils ne croiront les dires de Pierre et de Jean que s’ils en font la preuve. Leur espérance est déçue, car aucune preuve n’est venue durant toute la journée. Les autres s’enferment pour éviter les importuns, dont ils ont peur sans doute. Mais saint Jean souligne ce détail afin de montrer aussi que le Christ, qui les rejoint au soir du premier jour de la semaine, use désormais de son pouvoir d’une façon surnaturelle. Durant les trois années de sa vie publique, il n’en a jamais usé ainsi avec eux, sauf au sommet du Thabor, pour quelques-uns et pour quelques instants. Ce soir, ils sont ensemble parce qu’ils ne peuvent se séparer après trois années partagées avec Jésus de Nazareth, trois années intenses. Ils viennent aussi de vivre trois journées bouleversantes et ils ont besoin de reprendre les paroles de Jean, de Pierre et de Marie Madeleine pour les accorder avec les enseignements reçus sur les routes de Palestine : « Je suis la Résurrection et la Vie. » et tant d’autres paroles entendues qui ne sont pas seulement des rumeurs d’illusions. Jésus se trouve soudain au milieu d’eux. Nous pouvons certes donner une signification mystique à cette venue, toutes portes closes. Ils ne l’attendaient pas. Ainsi pénètre-t-il dans nos vies, même si elles se ferment parfois à sa grâce. « Lorsque vous serez réunis, deux ou trois en mon nom, je serai au milieu de vous » (Matthieu 18. 20) Ce soir, il n’est pas une présence mystique, mais une réalité humaine et divine tout à la fois. Il a conservé sur son corps ressuscité la trace des blessures et, sans mettre en avant le mérite de ses souffrances, il donne aux apôtres le témoignage qu’il est en plénitude. Il ne leur rappelle pas des souvenirs. La petite communauté apostolique l’a peut-être fait durant cette journée où elle est repliée sur elle-même au risque de ne plus vivre que d’espoirs déçus et même de se disperser, comme cela vient de commencer avec Cléophas et son compagnon qui marchent vers Emmaüs. Il leur démontre l’identité de l’homme qu’ils connaissent depuis trois ans avec l’homme ressuscité qu’il est devant eux. S’il est là au milieu d’eux, c’est pour l’avenir de l’Évangile, c’est pour les entraîner à sa suite. Ils seront les témoins et les envoyés. Par cette deuxième transmission de sa paix, il leur confirme immédiatement qu’ils doivent aussi la transmettre aux autres. Remettre les péchés, c’est donner la vie spirituelle à qui l’a perdue ou à qui l’a amoindrie. Il leur en avait parlé, au soir du Jeudi Saint. Trois jours après, en ce soir de Pâques, il insiste sur son action en eux et parmi les hommes. L’Esprit Saint est latent en eux et la Pentecôte rendra manifeste cette présence par sa venue. De même pour nous. L’Esprit peut reposer en nous sans que nous ayons conscience de sa force en nous. Il nous faudra toujours renouveler cette grâce de la Pentecôte. En rappelant qu’il est le Christ souffrant, qu’il est le Christ uni à son Père qui l’a envoyé, le Christ dont l’action sera poursuivie et amplifiée par l’Esprit, Jésus relie, dans la pensée et la foi de ses apôtres, tout ce qu’il leur avait dit et ce dont il a témoigné avec eux. Ils ne reconnaissent pas ainsi seulement l’ami avec qui ils ont tant partagé, ils reconnaissent le Fils de Dieu, le Seigneur. Et c’est ainsi d’ailleurs qu’ils en témoigneront auprès de Thomas : »Nous avons vu le Seigneur. » Avec toute la force qu’une telle appellation peut avoir dans la foi religieuse des vrais Juifs croyants.

 

 

Dimanche 23 avril 2017 - 2ème Dimanche de Pâques Solennité du Seigneur

 

Première lecture (Ac 2, 42-47)

Les frères étaient assidus à l’enseignement des Apôtres et à la communion fraternelle, à la fraction du pain et aux prières. La crainte de Dieu était dans tous les cœurs à la vue des nombreux prodiges et signes accomplis par les Apôtres. Tous les croyants vivaient ensemble, et ils avaient tout en commun ; ils vendaient leurs biens et leurs possessions, et ils en partageaient le produit entre tous en fonction des besoins de chacun. Chaque jour, d’un même cœur, ils fréquentaient assidûment le Temple, ils rompaient le pain dans les maisons, ils prenaient leurs repas avec allégresse et simplicité de cœur ; ils louaient Dieu et avaient la faveur du peuple tout entier. Chaque jour, le Seigneur leur adjoignait ceux qui allaient être sauvés. Parole du Seigneur.

 

Psaume (Ps 117 (118), 2-4, 13-15b, 22-24)

Oui, que le dise Israël : Éternel est son amour ! Que le dise la maison d’Aaron : Éternel est son amour ! Qu’ils le disent, ceux qui craignent le Seigneur : Éternel est son amour ! On m’a poussé, bousculé pour m’abattre ; mais le Seigneur m’a défendu. Ma force et mon chant, c’est le Seigneur ; il est pour moi le salut. Clameurs de joie et de victoire sous les tentes des justes. La pierre qu’ont rejetée les bâtisseurs est devenue la pierre d’angle ; c’est là l’œuvre du Seigneur, la merveille devant nos yeux. Voici le jour que fit le Seigneur, qu’il soit pour nous jour de fête et de joie !

 

Deuxième lecture (1 P 1, 3-9)

Béni soit Dieu, le Père de notre Seigneur Jésus-Christ : dans sa grande miséricorde, il nous a fait renaître pour une vivante espérance grâce à la résurrection de Jésus-Christ d’entre les morts, pour un héritage qui ne connaîtra ni corruption, ni souillure, ni flétrissure. Cet héritage vous est réservé dans les cieux, à vous que la puissance de Dieu garde par la foi, pour un salut prêt à se révéler dans les derniers temps. Aussi vous exultez de joie, même s’il faut que vous soyez affligés, pour un peu de temps encore, par toutes sortes d’épreuves ; elles vérifieront la valeur de votre foi qui a bien plus de prix que l’or cet or voué à disparaître et pourtant vérifié par le feu , afin que votre foi reçoive louange, gloire et honneur quand se révélera Jésus Christ. Lui, vous l’aimez sans l’avoir vu ; en lui, sans le voir encore, vous mettez votre foi, vous exultez d’une joie inexprimable et remplie de gloire, car vous allez obtenir le salut des âmes qui est l’aboutissement de votre foi. Parole du Seigneur.

 

Évangile (Jn 20, 19-31)

C’était après la mort de Jésus. Le soir venu, en ce premier jour de la semaine, alors que les portes du lieu où se trouvaient les disciples étaient verrouillées par crainte des Juifs, Jésus vint, et il était là au milieu d’eux. Il leur dit : « La paix soit avec vous ! » Après cette parole, il leur montra ses mains et son côté. Les disciples furent remplis de joie en voyant le Seigneur. Jésus leur dit de nouveau : « La paix soit avec vous ! De même que le Père m’a envoyé, moi aussi, je vous envoie. » Ayant ainsi parlé, il souffla sur eux et il leur dit : « Recevez l’Esprit Saint. À qui vous remettrez ses péchés, ils seront remis ; à qui vous maintiendrez ses péchés, ils seront maintenus. » Or, l’un des Douze, Thomas, appelé Didyme (c’est-à-dire Jumeau), n’était pas avec eux quand Jésus était venu. Les autres disciples lui disaient : « Nous avons vu le Seigneur ! » Mais il leur déclara : « Si je ne vois pas dans ses mains la marque des clous, si je ne mets pas mon doigt dans la marque des clous, si je ne mets pas la main dans son côté, non, je ne croirai pas ! » Huit jours plus tard, les disciples se trouvaient de nouveau dans la maison, et Thomas était avec eux. Jésus vient, alors que les portes étaient verrouillées, et il était là au milieu d’eux. Il dit : « La paix soit avec vous ! » Puis il dit à Thomas : « Avance ton doigt ici, et vois mes mains ; avance ta main, et mets-la dans mon côté : cesse d’être incrédule, sois croyant. » Alors Thomas lui dit : « Mon Seigneur et mon Dieu ! » Jésus lui dit : « Parce que tu m’as vu, tu crois. Heureux ceux qui croient sans avoir vu. » Il y a encore beaucoup d’autres signes que Jésus a faits en présence des disciples et qui ne sont pas écrits dans ce livre. Mais ceux-là ont été écrits pour que vous croyiez que Jésus est le Christ, le Fils de Dieu, et pour qu’en croyant, vous ayez la vie en son nom. Acclamons la Parole de Dieu.

CALENDRIER

 

  • Messe tous les jours à 9 h avec l’office des Laudes

  • Tous les samedis matin de 10 h 30 à 12 h 15 un prêtre se tient dans l’église Notre-Dame pour accueillir une démarche du sacrement de réconciliation

  • Adoration du Saint-Sacrement tous les samedis de 9 h 30 à 12 h à la crypte

 

Rendez-vous de la semaine

 

- Lundi 24 Avril à 20 h 30 au presbytère : réunion du conseil des affaires économiques de la paroisse

- Mardi 25 avril à 10 h salle Pierre Lefeuvre : réunion des comités de rédactions des journaux paroissiaux du secteur.

-Mardi 25 Avril à 20 h au presbytère : réunion avec les animateurs du groupe des lycéens.

- Mercredi 26 avril à 17 h salle Pierre Lefeuvre : réunion des lycéens qui préparent la confirmation

-Mercredi 26 Avril à 20 h 30 salle Pierre Lefeuvre : réunion du groupe biblique de la paroisse

- Jeudi 27 avril

- Vendredi 28 avril à 9 h 30 au presbytère : réunion du comité de rédaction du Messager

 

 

Du samedi 29 Avril au Lundi 1 er Mai :

Week-end en Abbaye pour les chrétiens en responsabilité sur la paroisse

 

Du 1 er Mai au 3 Mai : récollection des prêtres de moins de 60 ans avec notre évêque à l’Abbaye de Jouarre. (Le père Frédéric Benoist absent ces deux jours)

 

 

A Noter : 4 ème édition de la Nuit des Cathédrales

avec un programme spirituel et culturel varié le Samedi 13 mai de 17 h à 22 h 30 en la Basilique Cathédrale de Saint-Denis

 

DIMANCHE 23 avril 2017 2 ème dimanche de Pâques- Solennité du Seigneur

1 ère lecture (Ac 2,42-47) Psaume (Ps 117,1.4.13-14.19.21-25) 2 ème lecture (1 P 1,3-9)

Evangile (Jn 20,19-31)

 

DIMANCHE 30 avril 2017 3 ème dimanche de Pâques

1 ère lecture (Ac 2,14.22b-33) Psaume (Ps 15,1-2a.5.7-10.2b.11) 2 ème lecture (1 P 1,17-21)

Evangile (Lc 24,13-35)

Messe anticipée le samedi à 18 h à Saint-Louis

Dimanche à 10 h 30 messe à Notre-Dame animée par les Scouts et Guides de France

 

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paroisse du Raincy - dans Feuilles de semaine
14 avril 2017 5 14 /04 /avril /2017 20:28

Le Dimanche des Rameaux : l’entrée dans la semaine Sainte

(Pape François)

 

Au centre de cette célébration, qui apparaît si festive, il y a la parole que nous avons entendue dans l’hymne de la Lettre aux Philippiens : « Il s’est abaissé » (2, 8). L’abaissement de Jésus.

Cette parole nous révèle le style de Dieu et, en conséquence, ce que doit être celui du chrétien : l’humilité. Un style qui ne finira jamais de nous surprendre et de nous mettre en crise : on ne s’habitue jamais à un Dieu humble !

S’abaisser est avant tout le style de Dieu : Dieu s’abaisse pour marcher avec son peuple, pour supporter ses infidélités. On le voit bien en lisant l’histoire de l’Exode : quel abaissement pour le Seigneur que d’écouter tous ces murmures, ces lamentations ! Ils étaient dirigés contre Moïse, mais au fond, ils allaient contre Lui, leur Père, qui les avait fait sortir de la condition d’esclavage et les guidait sur le chemin à travers le désert jusqu’à la terre de la liberté.

En cette Semaine, la Semaine Sainte, qui nous conduit à Pâques, nous irons sur ce chemin de l’abaissement de Jésus. Et seulement ainsi, elle sera “sainte” aussi pour nous ! Nous entendrons le mépris des chefs de son peuple et leurs tromperies pour le faire tomber. Nous assisterons à la trahison de Judas, un des Douze, qui le vendra pour trente deniers. Nous verrons le Seigneur arrêté et emmené comme un malfaiteur ; abandonné des disciples ; traîné devant le sanhédrin, condamné à mort, battu et outragé. Nous entendrons que Pierre, le “roc” des disciples, le reniera par trois fois. Nous entendrons les cris de la foule, incitée par les chefs, qui demande que Barabbas soit libre, et que lui soit crucifié. Nous le verrons raillé par les soldats, couvert d’un manteau de pourpre, couronné d’épines. Et puis, le long de la Via Dolorosa et sous la croix, nous entendrons les insultes des gens et des chefs, qui se moquent de son être de Roi et de Fils de Dieu. C’est le chemin de Dieu, le chemin de l’humilité. C’est la route de Jésus, il n’y en a pas d’autre. Et il n’existe pas d’humilité sans humiliation. En parcourant jusqu’au bout cette route, le Fils de Dieu a assumé la “condition de serviteur” (cf. Ph 2, 7). En effet, humilité veut dire aussi service, veut dire laisser de la place à Dieu se dépouillant de soi-même, “se vidant”, comme dit l’Écriture (v. 7). Cela se vider est l’humiliation la plus grande.

Il y a un autre chemin, contraire au chemin du Christ : la mondanité. La mondanité nous offre le chemin de la vanité, de l’orgueil, du succès… C’est l’autre chemin. Le malin l’a proposé aussi à Jésus, durant les quarante jours dans le désert. Mais Jésus l’a repoussé sans hésitations. Et avec lui, seulement avec sa grâce, avec son aide, nous aussi nous pouvons vaincre cette tentation de la vanité, de la mondanité, non seulement dans les grandes occasions, mais dans les circonstances ordinaires de la vie. Ce qui nous aide et nous réconforte en cela, c’est l’exemple de beaucoup d’hommes et de femmes qui, dans le silence et de façon cachée, chaque jour renoncent à eux-mêmes pour servir les autres : un parent malade, un ancien seul, une personne avec un handicap, un sans-abri… Pensons aussi à l’abaissement de tous ceux qui, en raison de leur comportement fidèle à l’Évangile, sont discriminés et paient de leur personne. Et pensons à nos frères et sœurs persécutés parce que chrétiens, les martyrs d’aujourd’hui il y en a beaucoup : ils ne renient pas Jésus et supportent avec dignité des insultes et des outrages. Ils le suivent sur son chemin. Nous pouvons parler en vérité d’“une nuée de témoins” : les martyrs d’aujourd’hui (cf. He 12, 1).

Durant cette Semaine, nous aussi, mettons-nous résolument avec eux sur cette route de l’humilité, avec beaucoup d’amour pour Lui, notre Seigneur et Sauveur. Ce sera l’amour qui nous guidera et nous donnera la force. Et là où il est, Lui, nous serons nous aussi (cf. Jn 12, 26).

NOUS VIVONS D’UNE VIE NOUVELLE

1 ère lecture (Ac 10,34 a.37-43) Psaume (Ps 117,1-4.16-17.22-23) 2 ème lecture (Col 3,1-4) Evangile (Jn 20, 1-9)

 

Voici près de deux mille ans, la lumière de la Vie Nouvelle a jailli d’un tombeau. Désormais, et pour toujours dans cet aujourd’hui qui est le nôtre, toutes choses sont remplies de cette lumière, le Ciel, la Terre et les Enfers. Mais la voyons-nous ? Cette vie nous est donnée au jour de notre baptême, ce jour « où nous avons été ensevelis avec le Christ dans sa mort, afin que, comme le Christ est ressuscité des morts, nous vivions nous aussi dans une vie nouvelle. » (Romains 6. 4)

A Pâques, nous célébrons la Résurrection du Christ comme quelque chose qui est arrivé et qui nous arrive encore. Car chacun d’entre nous a reçu le don de cette vie nouvelle, la faculté de l’accueillir, la grâce d’en vivre. C’est un don qui change radicalement notre attitude envers toutes choses, y compris la mort. Certes un jour, elle viendra nous prendre dans notre vie terrestre pour nous entraîner dans la vie divine. Mais là réside aussi toute notre foi. Par sa propre mort, le Christ a changé la nature même de la mort. Il en a fait un passage, une pâque, dans le Royaume de Dieu. Il a transformé en une victoire suprême, ce qui est une tragédie, la mort.

Nous vivons souvent comme si cet événement unique n’avait que peu de signification pour nous. C’est notre faiblesse, alors que nous sommes appelés à vivre de foi, d’espérance et éternellement, de charité, d’amour. Immergés dans nos préoccupations journalières, nous succombons à cause de cet oubli. Et notre vie en devient mesquine, enténébrée, dépourvue de sens, nous conduisant vers un but sans signification. Ce n’est pas en oubliant la mort que nous rendrons notre vie agréable. Car, dans ce cas, elle devient absurde dans son inévitable, si nous vivons comme si le Christ n’était jamais venu nous entraîner dans sa vie par-delà cette mort. Or le sens de la vie est bien par-delà cette mort. Mais si nous prenons conscience de cette réalité pascale dans l’immédiat de nos journées, nous ouvrons une porte sur la splendeur du Royaume, sur l’avant-goût de la joie éternelle qui nous attend dans la plénitude de la vie.

Toute la liturgie de l’Eglise est « ordonnée » autour de Pâques. Et non pas en une accumulation de dévotions. Les temps liturgiques nous conduisent dans un voyage, un pèlerinage qui est progressivement la fin de ce qui est vieux et périmé, en étant un passage constant de ce monde à notre Père. « Que ton Esprit fasse de nous des hommes nouveaux pour que nous ressuscitions avec le Christ dans la lumière de la vie. » (prière pascale après la communion)

Messe du jour de Pâques

Première lecture (Ac 10, 34a.37-43)

En ces jours-là, quand Pierre arriva à Césarée chez un centurion de l’armée romaine, il prit la parole et dit : « Vous savez ce qui s’est passé à travers tout le pays des Juifs, depuis les commencements en Galilée, après le baptême proclamé par Jean : Jésus de Nazareth, Dieu lui a donné l’onction d’Esprit Saint et de puissance. Là où il passait, il faisait le bien et guérissait tous ceux qui étaient sous le pouvoir du diable, car Dieu était avec lui. Et nous, nous sommes témoins de tout ce qu’il a fait dans le pays des Juifs et à Jérusalem. Celui qu’ils ont supprimé en le suspendant au bois du supplice, Dieu l’a ressuscité le troisième jour. Il lui a donné de se manifester, non pas à tout le peuple, mais à des témoins que Dieu avait choisis d’avance, à nous qui avons mangé et bu avec lui après sa résurrection d’entre les morts. Dieu nous a chargés d’annoncer au peuple et de témoigner que lui-même l’a établi Juge des vivants et des morts. C’est à Jésus que tous les prophètes rendent ce témoignage : Quiconque croit en lui reçoit par son nom le pardon de ses péchés. » Parole du Seigneur.

Psaume (Ps 117 (118), 1.2, 16-17, 22-23)

Rendez grâce au Seigneur : Il est bon ! Éternel est son amour ! Oui, que le dise Israël : Éternel est son amour ! Le bras du Seigneur se lève, le bras du Seigneur est fort ! Non, je ne mourrai pas, je vivrai, pour annoncer les actions du Seigneur. La pierre qu’ont rejetée les bâtisseurs est devenue la pierre d’angle : c’est là l’œuvre du Seigneur, la merveille devant nos yeux.

Deuxième lecture (Col 3, 1-4)

Frères, si vous êtes ressuscités avec le Christ, recherchez les réalités d’en haut : c’est là qu’est le Christ, assis à la droite de Dieu. Pensez aux réalités d’en haut, non à celles de la terre. En effet, vous êtes passés par la mort, et votre vie reste cachée avec le Christ en Dieu. Quand paraîtra le Christ, votre vie, alors vous aussi, vous paraîtrez avec lui dans la gloire. Parole du Seigneur.

Séquence ()

À la Victime pascale, chrétiens, offrez le sacrifice de louange. L’Agneau a racheté les brebis ; le Christ innocent a réconcilié l’homme pécheur avec le Père. La mort et la vie s’affrontèrent en un duel prodigieux. Le Maître de la vie mourut ; vivant, il règne. « Dis-nous, Marie Madeleine, qu’as-tu vu en chemin ? » « J’ai vu le sépulcre du Christ vivant, j’ai vu la gloire du Ressuscité. J’ai vu les anges ses témoins, le suaire et les vêtements. Le Christ, mon espérance, est ressuscité ! Il vous précédera en Galilée. » Nous le savons : le Christ est vraiment ressuscité des morts. Roi victorieux, prends-nous tous en pitié ! Amen.

Évangile (Jn 20, 1-9)

Le premier jour de la semaine, Marie Madeleine se rend au tombeau de grand matin ; c’était encore les ténèbres. Elle s’aperçoit que la pierre a été enlevée du tombeau. Elle court donc trouver Simon-Pierre et l’autre disciple, celui que Jésus aimait, et elle leur dit : « On a enlevé le Seigneur de son tombeau, et nous ne savons pas où on l’a déposé. » Pierre partit donc avec l’autre disciple pour se rendre au tombeau. Ils couraient tous les deux ensembles, mais l’autre disciple courut plus vite que Pierre et arriva le premier au tombeau. En se penchant, il s’aperçoit que les linges sont posés à plat ; cependant il n’entre pas. Simon-Pierre, qui le suivait, arrive à son tour. Il entre dans le tombeau ; il aperçoit les linges, posés à plat, ainsi que le suaire qui avait entouré la tête de Jésus, non pas posé avec les linges, mais roulé à part à sa place. C’est alors qu’entra l’autre disciple, lui qui était arrivé le premier au tombeau. Il vit, et il crut. Jusque-là, en effet, les disciples n’avaient pas compris que, selon l’Écriture, il fallait que Jésus ressuscite d’entre les morts. Acclamons la Parole de Dieu.

 

CALENDRIER

 

  • Messe tous les jours à 9 h avec l’office des Laudes

  • Tous les samedis matin de 10 h 30 à 12 h 15 un prêtre se tient dans l’église Notre-Dame pour accueillir une démarche du sacrement de réconciliation

  • Adoration du Saint-Sacrement tous les samedis de 9 h 30 à 12 h à la crypte

 

 

 

 

 

 

Rendez-vous de la semaine

 

- Lundi 17 Avril - Lundi de l’Octave de Pâques : messe à 10 h 30 dans l’église

- Mardi 18 avril : Pas de messe à 9 h

- Mercredi 19 Avril: Office des Laudes dans la crypte à 9 h

- Mercredi 19 avril à 14 h 30 salle Pierre Lefeuvre : réunion du groupe MCR

- Jeudi 20 avril : Pas de messe à 9 h

- Jeudi 20 avril à 20 h 30 salle Pierre Lefeuvre : réunion du groupe biblique œcuménique

 

Jeudi 20 Avril à 20 h 30 : Concert en la Basilique Cathédrale de Saint-Denis :

Le Messie de Haendel par le Chœur symphonique Charles Münch et son orchestre, au profit du mobilier liturgique contemporain : autel et ambon. A cette occasion, vous découvrirez l'ambon (pupitre de la Parole), élément du mobilier installé ce lundi 10 avril dans le chœur de la basilique cathédrale. L’œuvre réalisée par l’artiste Vladimir ZBYNOVSKY «pierre et verre pour un chœur de lumière» éclairera les origines de l’édifice et s’inscrira dans l’histoire de la Basilique Cathédrale pour l’éternité.

Venez nombreux - Participation : 20,00 €

 

- Vendredi 21 avril à 8 h 30 en l’église Notre-Dame : messe avec les collégiens et lycéens du groupe scolaire de Sainte-Clotilde

- Vendredi 21 avril à 14 h 30 : réunion des Equipes Saint-Vincent

-Vendredi 21 avril salle à 20 h 30 Pierre Lefeuvre : réunion du catéchuménat des adultes

-Samedi 22 avril à 9 h à l’église Notre-Dame : messe suivie de l’exposition du Saint Sacrement.

-Samedi 22 Avril à 16 h dans l’église: réunion des servants d’autel

-Samedi 22 Avril à 18 h 30 salle Pierre Lefeuvre : réunion des 4 èmes-3 èmes

-Samedi 22 avril à 19 h : réunion des lycéens

 

 

DIMANCHE 16 avril 2017 Dimanche de Pâques Résurrection du Seigneur

1 ère lecture (Ac 10,34 a.37-43) Psaume (Ps 117,1-4.16-17.22-23) 2 ème lecture (Col 3,1-4)

Evangile (Jn 20, 1-9)

 

DIMANCHE 23 avril 2017 2 ème dimanche de Pâques

1 ère lecture (Ac 2,42-47) Psaume (Ps 117,1.4.13-14.19.21-25) 2 ème lecture (1 P 1,3-9)

Evangile (Jn 20,19-31)

Messe anticipée le samedi à 18 h à Saint-Louis -Dimanche à 10 h 30 messe à Notre-Dame

Au cours de la messe de samedi soir : étape liturgique pour les confirmands adultes

 

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paroisse du Raincy - dans Feuilles de semaine
14 avril 2017 5 14 /04 /avril /2017 20:22

dimanche 9 avril 2017 - Dimanche des Rameaux et de la Passion du Seigneur

 

Lectures de la messe :

 

Entrée messianique (Mt 21, 1-11)

Jésus et ses disciples, approchant de Jérusalem, arrivèrent en vue de Bethphagé, sur les pentes du mont des Oliviers. Alors Jésus envoya deux disciples en leur disant : « Allez au village qui est en face de vous ; vous trouverez aussitôt une ânesse attachée et son petit avec elle. Détachez-les et amenez-les-moi. Et si l’on vous dit quelque chose, vous répondrez : ‘Le Seigneur en a besoin’. Et aussitôt on les laissera partir. » Cela est arrivé pour que soit accomplie la parole prononcée par le prophète : Dites à la fille de Sion : Voici ton roi qui vient vers toi, plein de douceur, monté sur une ânesse et un petit âne, le petit d’une bête de somme. Les disciples partirent et firent ce que Jésus leur avait ordonné. Ils amenèrent l’ânesse et son petit, disposèrent sur eux leurs manteaux, et Jésus s’assit dessus. Dans la foule, la plupart étendirent leurs manteaux sur le chemin ; d’autres coupaient des branches aux arbres et en jonchaient la route. Les foules qui marchaient devant Jésus et celles qui suivaient criaient : « Hosanna au fils de David ! Béni soit celui qui vient au nom du Seigneur ! Hosanna au plus haut des cieux ! » Comme Jésus entrait à Jérusalem, toute la ville fut en proie à l’agitation, et disait : « Qui est cet homme ? » Et les foules répondaient : « C’est le prophète Jésus, de Nazareth en Galilée. » Acclamons la Parole de Dieu.

 

Première lecture (Is 50, 4-7)

Le Seigneur mon Dieu m’a donné le langage des disciples, pour que je puisse, d’une parole, soutenir celui qui est épuisé. Chaque matin, il éveille, il éveille mon oreille pour qu’en disciple, j’écoute. Le Seigneur mon Dieu m’a ouvert l’oreille, et moi, je ne me suis pas révolté, je ne me suis pas dérobé. J’ai présenté mon dos à ceux qui me frappaient, et mes joues à ceux qui m’arrachaient la barbe. Je n’ai pas caché ma face devant les outrages et les crachats. Le Seigneur mon Dieu vient à mon secours ; c’est pourquoi je ne suis pas atteint par les outrages, c’est pourquoi j’ai rendu ma face dure comme pierre : je sais que je ne serai pas confondu. Parole du Seigneur.

 

Psaume (Ps 21 (22), 8-9, 17-18a, 19-20, 22c-24a)

Tous ceux qui me voient me bafouent, ils ricanent et hochent la tête : « Il comptait sur le Seigneur : qu’il le délivre ! Qu’il le sauve, puisqu’il est son ami ! » Oui, des chiens me cernent, une bande de vauriens m’entoure. Ils me percent les mains et les pieds ; je peux compter tous mes os. Ils partagent entre eux mes habits et tirent au sort mon vêtement. Mais toi, Seigneur, ne sois pas loin : ô ma force, viens vite à mon aide ! Tu m’as répondu ! Et je proclame ton nom devant mes frères, je te loue en pleine assemblée. Vous qui le craignez, louez le Seigneur.

 

Deuxième lecture (Ph 2, 6-11)

Le Christ Jésus, ayant la condition de Dieu, ne retint pas jalousement le rang qui l’égalait à Dieu. Mais il s’est anéanti, prenant la condition de serviteur, devenant semblable aux hommes. Reconnu homme à son aspect, il s’est abaissé, devenant obéissant jusqu’à la mort, et la mort de la croix. C’est pourquoi Dieu l’a exalté : il l’a doté du Nom qui est au-dessus de tout nom, afin qu’au nom de Jésus tout genou fléchisse au ciel, sur terre et aux enfers, et que toute langue proclame : « Jésus-Christ est Seigneur » à la gloire de Dieu le Père. Parole du Seigneur.

 

Le Dimanche des Rameaux : l’entrée dans la semaine Sainte

(Pape François)

 

Au centre de cette célébration, qui apparaît si festive, il y a la parole que nous avons entendue dans l’hymne de la Lettre aux Philippiens : « Il s’est abaissé » (2, 8). L’abaissement de Jésus.

Cette parole nous révèle le style de Dieu et, en conséquence, ce que doit être celui du chrétien : l’humilité. Un style qui ne finira jamais de nous surprendre et de nous mettre en crise : on ne s’habitue jamais à un Dieu humble !

S’abaisser est avant tout le style de Dieu : Dieu s’abaisse pour marcher avec son peuple, pour supporter ses infidélités. On le voit bien en lisant l’histoire de l’Exode : quel abaissement pour le Seigneur que d’écouter tous ces murmures, ces lamentations ! Ils étaient dirigés contre Moïse, mais au fond, ils allaient contre Lui, leur Père, qui les avait fait sortir de la condition d’esclavage et les guidait sur le chemin à travers le désert jusqu’à la terre de la liberté.

En cette Semaine, la Semaine Sainte, qui nous conduit à Pâques, nous irons sur ce chemin de l’abaissement de Jésus. Et seulement ainsi, elle sera “sainte” aussi pour nous ! Nous entendrons le mépris des chefs de son peuple et leurs tromperies pour le faire tomber. Nous assisterons à la trahison de Judas, un des Douze, qui le vendra pour trente deniers. Nous verrons le Seigneur arrêté et emmené comme un malfaiteur ; abandonné des disciples ; traîné devant le sanhédrin, condamné à mort, battu et outragé. Nous entendrons que Pierre, le “roc” des disciples, le reniera par trois fois. Nous entendrons les cris de la foule, incitée par les chefs, qui demande que Barabbas soit libre, et que lui soit crucifié. Nous le verrons raillé par les soldats, couvert d’un manteau de pourpre, couronné d’épines. Et puis, le long de la Via Dolorosa et sous la croix, nous entendrons les insultes des gens et des chefs, qui se moquent de son être de Roi et de Fils de Dieu. C’est le chemin de Dieu, le chemin de l’humilité. C’est la route de Jésus, il n’y en a pas d’autre. Et il n’existe pas d’humilité sans humiliation. En parcourant jusqu’au bout cette route, le Fils de Dieu a assumé la “condition de serviteur” (cf. Ph 2, 7). En effet, humilité veut dire aussi service, veut dire laisser de la place à Dieu se dépouillant de soi-même, “se vidant”, comme dit l’Écriture (v. 7). Cela se vider est l’humiliation la plus grande.

Il y a un autre chemin, contraire au chemin du Christ : la mondanité. La mondanité nous offre le chemin de la vanité, de l’orgueil, du succès… C’est l’autre chemin. Le malin l’a proposé aussi à Jésus, durant les quarante jours dans le désert. Mais Jésus l’a repoussé sans hésitations. Et avec lui, seulement avec sa grâce, avec son aide, nous aussi nous pouvons vaincre cette tentation de la vanité, de la mondanité, non seulement dans les grandes occasions, mais dans les circonstances ordinaires de la vie. Ce qui nous aide et nous réconforte en cela, c’est l’exemple de beaucoup d’hommes et de femmes qui, dans le silence et de façon cachée, chaque jour renoncent à eux-mêmes pour servir les autres : un parent malade, un ancien seul, une personne avec un handicap, un sans-abri… Pensons aussi à l’abaissement de tous ceux qui, en raison de leur comportement fidèle à l’Évangile, sont discriminés et paient de leur personne. Et pensons à nos frères et sœurs persécutés parce que chrétiens, les martyrs d’aujourd’hui il y en a beaucoup : ils ne renient pas Jésus et supportent avec dignité des insultes et des outrages. Ils le suivent sur son chemin. Nous pouvons parler en vérité d’“une nuée de témoins” : les martyrs d’aujourd’hui (cf. He 12, 1).

Durant cette Semaine, nous aussi, mettons-nous résolument avec eux sur cette route de l’humilité, avec beaucoup d’amour pour Lui, notre Seigneur et Sauveur. Ce sera l’amour qui nous guidera et nous donnera la force. Et là où il est, Lui, nous serons nous aussi (cf. Jn 12, 26).

L’Entrée à JERUSALEM, le début du CHEMIN DE CROIX

du CHRIST

Entrée messianique (Mt 21, 1-11) 1 ère lecture (Is 50,4-7) Psaume (Ps 21,8-9.17-20.22-24)

2 ème lecture (Ph 2,6-11)

 

L’entrée à Jérusalem marque l’entrée dans le mystère pascal que, durant toute cette semaine, nous vivrons sous l’un ou l’autre de ses aspects. Ce serait une erreur que de vouloir nous approcher de l’un sans y inclure les autres.

La Résurrection est intimement liée à l’offrande et la mort du Christ Jésus, notre sauveur. Dans le langage traditionnel de l’Eglise, le mot « Pâques » ne désigne pas seulement le dimanche de la Résurrection, mais aussi le mystère eucharistique. Il nous le dit lui-même : « J’ai désiré manger cette Pâque avec vous. » (Luc 22. 15). C’est le mystère de la croix et celui du tombeau vide. Tout cet ensemble est la transposition chrétienne de ce que les Juifs appelaient « la Pâque », c’est-à-dire, le passage. Ce passage débute au repas de l’agneau immolé, se continue par la traversée de la Mer jusqu’à l’arrivée sur l’autre rive, celle de la liberté et de l’espérance. Durant une semaine, ce mystère va marquer la liturgie quotidienne jusqu’au jour de joie de la Résurrection.

Jésus la veut toute simple, sur un animal symbole d’humilité et de douceur. C’est également l’accomplissement de la prophétie de Zacharie (Zac. 9.9) : « Voici que ton roi s’avance vers toi, il est juste et victorieux. » Cette victoire devra traverser l’épreuve de l’humiliation et du sacrifice. Par contre, la foule qui vient de Galilée et de plus loin sans doute, pour la fête de la Pâque, se réjouit avec exubérance. Mais elle ne semble pas réaliser, pas plus que les Pharisiens d’ailleurs, qu’elle est en train de vivre l’entrée messianique, annoncée par les Prophètes. Les pharisiens, quelques-uns précise saint Luc, peuvent critiquer l’enthousiasme de la foule. Jésus l’accepte puisqu’il vient du cœur, même s’il est éphémère. Nous aussi, nous devons « recevoir » Jésus-Christ et assumer sa volonté, parce qu’elle est celle de celui qui vient au nom du Seigneur. Il vient. Il reviendra dans sa gloire. Aujourd’hui il ne demande aucun royaume visible, il ne veut régner que sur nous-mêmes.

Le texte que l’Eglise a tiré de saint Paul aux Philippiens est une des plus belles pages de la christologie : »Il était en égalité avec Dieu. » (Philippiens 2. 6) et il n’a pas gardé cela comme la possession d’une proie. C’est même l’inverse. Il s’est abaissé, jusqu’à devenir la proie des hommes, parce qu’il a vécu en tous points semblable à eux, en égalité avec eux. (Philippiens 2. 7). Puisqu’il était devenu semblable aux hommes et reconnu comme tel dans son comportement, Jésus en assume et accepte toute la réalité. Jusqu’à celle de subir la souffrance inhérente à la condition humaine qui est une créature limitée dans ses potentialités, limitée dans le temps, limitée dans son bonheur. Assumant toute l’humanité, « obéissant jusqu’à la mort », sauf le péché, il en assume aussi toute la gloire de l’homme qui est de rejoindre Dieu. Comme il est de la condition même de Dieu, il partage toute la gloire de l’homme et toute la gloire de Dieu, et nous la fait partager.

CALENDRIER

 

  • Messe tous les jours à 9 h avec l’office des Laudes

  • Tous les samedis matin de 10 h 30 à 12 h 15 un prêtre se tient dans l’église Notre-Dame pour accueillir une démarche du sacrement de réconciliation

  • Adoration du Saint-Sacrement tous les samedis de 9 h 30 à 12 h à la crypte

 

Rendez-vous de la semaine

 

- Mardi 11 avril : pas de messe à la crypte à 9 h

- Mardi 11 avril à 19 h en la Basilique cathédrale de Saint-Denis : messe christmale

- Jeudi 13 avril à 12 h salle Pierre Lefeuvre : déjeuner avec l’Evêque et les prêtres du secteur

 

OFFICES DE LA SEMAINE SAINTE

 

- Jeudi 13 avril : Jeudi Saint : Messe à 20 h 30 à l’église Notre-Dame

- Vendredi 14 avril : Vendredi Saint :

- Chemin de Croix à 15 h à l’église Notre-Dame.

- Office de la Passion à 20 h 30 à Notre-Dame

- Samedi 15 avril : Vigile Pascale à 21 h 30 à l’église Notre-Dame

Célébration de 7 baptêmes d'adultes

 

-Dimanche 16 Avril : Dimanche de Pâques : Célébration œcuménique à 9 h au Temple protestant. Messe à 9 h à l’église Saint-Louis et à 10 h 30 à Notre-Dame

 

DIMANCHE 9 avril 2017 Dimanche des Rameaux et la Passion

Entrée messianique (Mt 21, 1-11) 1 ère lecture (Is 50,4-7) Psaume (Ps 21,8-9.17-20.22-24)

2 ème lecture (Ph 2,6-11)

 

DIMANCHE 16 avril 2017 Dimanche de Pâques Résurrection du Seigneur

1 ère lecture (Ac 10,34 a.37-43) Psaume (Ps 117,1-4.16-17.22-23) 2 ème lecture (Col 3,1-4) Evangile (Jn 20, 1-9 )

Baptême de Tony NOVO et Roxanne PIERRE

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paroisse du Raincy - dans Feuilles de semaine
3 avril 2017 1 03 /04 /avril /2017 17:48

MARIE, MARTHE, Les JUIFS, JESUS

1 ère lecture (Ez 37,12-14) Psaume (Ps 129,1-8) 2 ème lecture (Rm 8,8-11) Evangile (Jn 11,1-45)

 

Lorsqu’elle apprend l’arrivée du Christ, elle reste à la maison, à l’inverse de Marthe qui part à sa rencontre. Elle ne se décidera que sur l’appel discret de Marthe. « Le Maître est là. Il t’appelle, il te demande. » C’est Jésus qui l’invite et qui l’attend. C’est bien lui le maître. Si nous voulons rencontrer Jésus et partager sa vie, il ne faut pas le chercher au travers de nos seules attentes personnelles et selon nos points de vue, mais le rejoindre pour lui-même, en entendant et en décryptant les signes qu’il nous donne comme un appel. Dès qu’elle entendit cette attente, Marie se lève en hâte et va vers lui. De nombreux juifs étaient venus entourer. Marthe ne peut être entourée, elle va et elle vient. Elle n’a pas besoin d’être consolée, elle parle et s’agite. Quand elle a rejoint Jésus, Marie lui a exprimé sa foi en lui disant qu’elle était son espérance et sa souffrance de cette absence et elle reprend la même réaction que Marthe : « Si tu avais été là… » Elle accompagne le Maître au tombeau. Elle pleure. Jésus, bouleversé par cette émotion, qu’il partage à son tour. Avec Marthe, il est obligé de « discuter ». En Marie, il rejoint l’essentiel de l’événement. A toutes deux il peut alors demander : « Où l’avez-vous déposé ? »

La foi de Marthe n’entend pas le sens des paroles et de l’attente du Seigneur, qui lui dit : « Je suis la Résurrection ». Elle n’entend pas. La résurrection, elle ne la conçoit que par rapport à une loi générale, dans le futur, même pour son frère, « au dernier jour ». Jésus rectifie cette conception : « Ne t’ai-je pas dit ? » : La vie est liée à la présence personnelle de Jésus. Il ne parle pas de la vie biologique, mais de cette vie qui est : »une chose mystérieuse, annoncera saint Paul aux Corinthiens. Ce qui est mortel revêt l’immortalité, ce qui est semé en terre est un corps humain. Ce qui ressuscite est un corps spirituel » (1 Corinthiens 15. 44 et suivants). Marthe progresse dans son adhésion au Christ. Elle a confiance en lui : »Je sais que Dieu t’accordera ce que tu lui demanderas, tout ce que tu lui demanderas. » Jésus lui répond : »Crois-tu que je suis la résurrection et la vie ? » Si elle ne réalise pas tout ce que cela signifie, cependant elle le reconnaît déjà comme Messie, comme Fils de Dieu venant dans le monde.

Mais elle est encore à moitié convaincue. Jésus devra le lui rappeler : » Ne te l’ai-je pas dit ? Si tu crois, tu verras la gloire de Dieu. » Nous sommes bien comme elle. Nous avons nos doutes et nos limites, et Jésus les dépasse. Par le moyen des événements et des rencontres « signifiantes », par tout notre vécu, Jésus fait enlever la pierre qui nous enferme dans notre propre nuit, dans notre solitude intérieure. « Ils enlevèrent la pierre » ( Jean 11. 41).

Sa démarche n’est pas similaire à celle que nous demande le psychologue dans ses consultations avec nous. Pour Jésus, c’est une démarche vers lui « Crois-tu que je suis … »

La résurrection de Lazare est entourée d’une grande tendresse et d’une grande amitié. « Celui que tu aimes », est-il dit à Jésus. » De nombreux juifs qui étaient venus entourer Marie » « Les juifs venus avec elle pleuraient aussi. » « Voyez comme ils l’aimaient ! » Ces Pharisiens sont bien différents de ceux qui accablent Jésus, même si quelques-uns peuvent s’étonner qu’il n’ait pas empêché Lazare de mourir. Ils le pensent comme le disent Marthe et Marie. En cela, il n’y a aucune hostilité. Ils croient en Jésus. (Jean 11. 45).

A la veille des jours de la Passion, où tant de haine va se manifester, ce moment de Béthanie est une halte paisible, parce qu’elle est vécue en une humanité où peut se réaliser la gloire de Dieu : « Pour cette foule qui est autour de moi, afin qu’ils croient que tu m’as envoyé » (Jean 11. 42).

En effet, la résurrection de Lazare est une merveilleuse illustration d’une foi déjà christologique. Elle nous montre comment, dans la personne de Jésus la nature humaine et la nature divine s’unissent sans se confondre. D’une certaine façon, l’Incarnation devient tangible et prend tout son sens. Il est l’ami, l’homme qui pleure, en même temps qu’il est la Résurrection et la vie, parce que Dieu est amour ! Pour nous aussi, la résurrection est un fait présent parce qu’en nous il est la Vie, « par son Esprit qui vit en nous » (Romains 8. 11). « Je mettrai en vous mon esprit et vous vivrez » (Ezéchiel 37. 14). Cette rencontre de Béthanie, nous conduit au cœur du mystère de la résurrection du Christ, triomphalement célébrée au matin de Pâques. Nous ne pouvons approcher l’un des aspects du mystère du Christ sans y inclure les autres. Le Vendredi-Saint et le dimanche de Pâques forment un même et unique mystère pascal.

 

dimanche 2 avril 2017

5ème Dimanche de Carême

 

Lectures de la messe

 

Première lecture (Ez 37, 12-14)

 

Ainsi parle le Seigneur Dieu : Je vais ouvrir vos tombeaux et je vous en ferai remonter, ô mon peuple, et je vous ramènerai sur la terre d’Israël. Vous saurez que Je suis le Seigneur, quand j’ouvrirai vos tombeaux et vous en ferai remonter, ô mon peuple ! Je mettrai en vous mon esprit, et vous vivrez ; je vous donnerai le repos sur votre terre. Alors vous saurez que Je suis le Seigneur : j’ai parlé et je le ferai oracle du Seigneur. Parole du Seigneur.

 

Deuxième lecture (Rm 8, 8-11)

 

Frères, ceux qui sont sous l’emprise de la chair ne peuvent pas plaire à Dieu. Or, vous, vous n’êtes pas sous l’emprise de la chair, mais sous celle de l’Esprit, puisque l’Esprit de Dieu habite en vous. Celui qui n’a pas l’Esprit du Christ ne lui appartient pas. Mais si le Christ est en vous, le corps, il est vrai, reste marqué par la mort à cause du péché, mais l’Esprit vous fait vivre, puisque vous êtes devenus des justes. Et si l’Esprit de celui qui a ressuscité Jésus d’entre les morts habite en vous, celui qui a ressuscité Jésus, le Christ, d’entre les morts donnera aussi la vie à vos corps mortels par son Esprit qui habite en vous. Parole du Seigneur.

Psaume (Ps 129 (130), 1-2, 3-4, 5-6ab, 7bc-8)

 

Des profondeurs je crie vers toi, Seigneur, Seigneur, écoute mon appel ! Que ton oreille se fasse attentive au cri de ma prière ! Si tu retiens les fautes, Seigneur, Seigneur, qui subsistera ? Mais près de toi se trouve le pardon pour que l’homme te craigne. J’espère le Seigneur de toute mon âme ; je l’espère, et j’attends sa parole. Mon âme attend le Seigneur plus qu’un veilleur ne guette l’aurore. Oui, près du Seigneur, est l’amour ; près de lui, abonde le rachat. C’est lui qui rachètera Israël de toutes ses fautes.

 

Évangile (Jn 11, 3-7.17.20-27.33b-45)

 

En ce temps-là, Marthe et Marie, les deux sœurs de Lazare, envoyèrent dire à Jésus : « Seigneur, celui que tu aimes est malade. » En apprenant cela, Jésus dit : « Cette maladie ne conduit pas à la mort, elle est pour la gloire de Dieu, afin que par elle le Fils de Dieu soit glorifié. » Jésus aimait Marthe et sa sœur, ainsi que Lazare. Quand il apprit que celui-ci était malade, il demeura deux jours encore à l’endroit où il se trouvait. Puis, après cela, il dit aux disciples : « Revenons en Judée. » À son arrivée, Jésus trouva Lazare au tombeau depuis quatre jours déjà. Lorsque Marthe apprit l’arrivée de Jésus, elle partit à sa rencontre, tandis que Marie restait assise à la maison. Marthe dit à Jésus : « Seigneur, si tu avais été ici, mon frère ne serait pas mort. Mais maintenant encore, je le sais, tout ce que tu demanderas à Dieu, Dieu te l’accordera. » Jésus lui dit : « Ton frère ressuscitera. » Marthe reprit : « Je sais qu’il ressuscitera à la résurrection, au dernier jour. » Jésus lui dit : « Moi, je suis la résurrection et la vie. Celui qui croit en moi, même s’il meurt, vivra ; quiconque vit et croit en moi ne mourra jamais. Crois-tu cela ? » Elle répondit : « Oui, Seigneur, je le crois : tu es le Christ, le Fils de Dieu, tu es celui qui vient dans le monde. » Jésus, en son esprit, fut saisi d’émotion, il fut bouleversé, et il demanda : « Où l’avez-vous déposé ? » Ils lui répondirent : « Seigneur, viens, et vois. » Alors Jésus se mit à pleurer. Les Juifs disaient : « Voyez comme il l’aimait ! » Mais certains d’entre eux dirent : « Lui qui a ouvert les yeux de l’aveugle, ne pouvait-il pas empêcher Lazare de mourir ? » Jésus, repris par l’émotion, arriva au tombeau. C’était une grotte fermée par une pierre. Jésus dit : « Enlevez la pierre. » Marthe, la sœur du défunt, lui dit : « Seigneur, il sent déjà ; c’est le quatrième jour qu’il est là. » Alors Jésus dit à Marthe : « Ne te l’ai-je pas dit ? Si tu crois, tu verras la gloire de Dieu. » On enleva donc la pierre. Alors Jésus leva les yeux au ciel et dit : « Père, je te rends grâce parce que tu m’as exaucé. Je le savais bien, moi, que tu m’exauces toujours ; mais je le dis à cause de la foule qui m’entoure, afin qu’ils croient que c’est toi qui m’as envoyé. » Après cela, il cria d’une voix forte : « Lazare, viens dehors ! » Et le mort sortit, les pieds et les mains liés par des bandelettes, le visage enveloppé d’un suaire. Jésus leur dit : « Déliez-le, et laissez-le aller.

CALENDRIER

 

  • Messe tous les jours à 9 h avec l’office des Laudes

  • Tous les samedis matin de 10 h 30 à 12 h 15 un prêtre se tient dans l’église Notre-Dame pour accueillir une démarche du sacrement de réconciliation

  • Adoration du Saint-Sacrement tous les samedis de 9 h 30 à 12 h à la crypte

 

Rendez-vous de la semaine

 

- Mardi 4 avril à 14 h salle Pierre Lefeuvre : Goûter des équipes Saint-Vincent

- Jeudi 6 avril à 20 h 30 salle Pierre Lefeuvre : réunion du groupe biblique œcuménique

 

 

OFFICES DE LA SEMAINE SAINTE

 

-Samedi 8 avril 2017 à 18 h à l’église Notre-Dame : Messe anticipée

des Rameaux

- Dimanche 9 avril : Dimanche des Rameaux : Messe à 9 h à l’église Saint-Louis et 10 h 30 à l’église Notre-Dame

- Jeudi 13 avril : Jeudi Saint : Messe à 20 h 30 à l’église Notre-Dame

- Vendredi 14 avril : Vendredi Saint :

- Chemin de Croix à 15 h à l’église Notre-Dame.

- Office de la Passion à 20 h 30 à Notre-Dame

 

- Samedi 15 avril : Vigile Pascale à 21 h 30 à l’église Notre-Dame

- Dimanche 16 Avril : Dimanche de Pâques : Célébration œcuménique à 9 h au Temple protestant. Messe 9 h à l’église Saint-Louis et à 10 h 30 à Notre-Dame

DIMANCHE 2 avril 2017 5 ème dimanche de Carême

1 ère lecture (Ez 37,12-14) Psaume (Ps 129,1-8) 2 ème lecture (Rm 8,8-11) Evangile (Jn 11,1-45)

 

DIMANCHE 9 avril 2017 Dimanche des Rameaux et de la Passion

1 ère lecture (Is 50,4-7) Psaume (Ps 21,8-9.17-20.22-24) 2 ème lecture (Ph 2,6-11) Evangile (Mt 26,14-27,66)

Messe anticipée le samedi à 18 h à Saint-Louis -Dimanche à 10 h 30 messe à Notre-Dame

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paroisse du Raincy - dans Feuilles de semaine
28 mars 2017 2 28 /03 /mars /2017 19:57

L’AVEUGLE-NE

 

 

1 ère lecture (1 S 16,1b.6-7.10-13a) Psaume (Ps 22,1-6) 2 ème lecture (Ep 5, 8-14) Evangile (Jn 9,1-41)

 

 

Après avoir reçu cette boue opaque de Jésus, c’est à la piscine que l’aveugle-né est devenu voyant. Nous aussi, quand Dieu nous laisse dans nos ténèbres humaines ou dans nos « nuits spirituelles » il nous demande d’aller vers sa grâce qui est « source jaillissante en vie éternelle » comme le dira Saint Jean de la Croix.

 

L’aveugle-né est un brave homme qui est pris dans le tourbillon de ce que nous appellerons aujourd’hui des interviews. Il ne se trouble pas, mais, dans le même temps, il ne cherche pas tout de suite à retrouver son bienfaiteur.

 

Il ne manque pas d’humour dans ses réparties. Il a le bon sens d’une foi faite tout d’une pièce. « Si cet homme-là ne venait pas de Dieu, il ne pourrait rien faire. » Dans sa nuit, il a pris le temps d’entendre ce qui se disait ou se faisait et ce qu’aucune image ne venait altérer. Dans son isolement, il a appris ce qu’était le mépris envers lui, il était « l’aveugle, né dans le péché ». Il avait souvent crié en vain, même s’il a connu des gens généreux, une famille, des amis. Mais il était d’un autre monde. Quand, après son expulsion, Jésus vient le trouver, au terme de toutes ces allées et venues d’interrogatoire, l’aveugle est prêt à lui donner sa foi, car lorsqu’il se prosterne aux pieds de Jésus, il a parcouru tout un itinéraire spirituel depuis la piscine de Siloé.

 

C’est durant ce tourbillon de questions de pharisiens qu’il a reconnu progressivement et confessé que cet homme qui a mis de la boue sur ses yeux, est un prophète, puis un homme de Dieu, puis un homme qui honore Dieu et fait sa volonté, enfin un homme qui vient de Dieu, ce qui le conduit à confesser sa foi en Celui qui est la lumière du monde. Et c’est l’ultime étape : »Je crois, Seigneur ! » quand il se trouve face à Jésus. A ce moment, le Seigneur enchaîne devant ceux qui sont là et surtout devant les apôtres : « Je suis venu pour une remise en question », une décision, précise l’un des sens grecs du terme « crima ».(Jean 9. 39)

 

L’aveugle s’est remis en question; nous aussi nous avons, tous et toujours, à remettre en question notre manière de penser et d’agir si nous voulons voir clair et rester dans la lumière, si voulons vivre l’instant ou les moments de nos vies qui nous mettent pleinement face au Seigneur, pour nous remettre en question.

Dimanche 26 mars 2017 - 4ème Dimanche de Carême, de Lætare

 

Lectures de la messe

 

Première lecture (1 S 16, 1b.6-7.10-13a)

 

En ces jours-là, le Seigneur dit à Samuel : « Prends une corne que tu rempliras d’huile, et pars ! Je t’envoie auprès de Jessé de Bethléem, car j’ai vu parmi ses fils mon roi. » Lorsqu’ils arrivèrent et que Samuel aperçut Éliab, il se dit : « Sûrement, c’est lui le messie, lui qui recevra l’onction du Seigneur ! » Mais le Seigneur dit à Samuel : « Ne considère pas son apparence ni sa haute taille, car je l’ai écarté. Dieu ne regarde pas comme les hommes : les hommes regardent l’apparence, mais le Seigneur regarde le cœur. » Jessé présenta ainsi à Samuel ses sept fils, et Samuel lui dit : « Le Seigneur n’a choisi aucun de ceux-là. » Alors Samuel dit à Jessé : « N’as-tu pas d’autres garçons ? » Jessé répondit : « Il reste encore le plus jeune, il est en train de garder le troupeau. » Alors Samuel dit à Jessé : « Envoie-le chercher : nous ne nous mettrons pas à table tant qu’il ne sera pas arrivé. » Jessé le fit donc venir : le garçon était roux, il avait de beaux yeux, il était beau. Le Seigneur dit alors : « Lève-toi, donne-lui l’onction : c’est lui ! » Samuel prit la corne pleine d’huile, et lui donna l’onction au milieu de ses frères. L’Esprit du Seigneur s’empara de David à partir de ce jour-là. Parole du Seigneur.

 

Psaume (Ps 22 (23), 1-2ab, 2c-3, 4, 5, 6)

 

Le Seigneur est mon berger : je ne manque de rien. Sur des prés d’herbe fraîche, il me fait reposer. Il me mène vers les eaux tranquilles et me fait revivre ; il me conduit par le juste chemin pour l’honneur de son nom. Si je traverse les ravins de la mort, je ne crains aucun mal, car tu es avec moi : ton bâton me guide et me rassure. Tu prépares la table pour moi devant mes ennemis ; tu répands le parfum sur ma tête, ma coupe est débordante. Grâce et bonheur m’accompagnent tous les jours de ma vie ; j’habiterai la maison du Seigneur pour la durée de mes jours.

 

Deuxième lecture (Ep 5, 8-14)

 

Frères, autrefois, vous étiez ténèbres; maintenant, dans le Seigneur, vous êtes lumière ; conduisez-vous comme des enfants de lumière or la lumière a pour fruit tout ce qui est bonté, justice et vérité et sachez reconnaître ce qui est capable de plaire au Seigneur. Ne prenez aucune part aux activités des ténèbres, elles ne produisent rien de bon ; démasquez-les plutôt. Ce que ces gens-là font en cachette, on a honte même d’en parler. Mais tout ce qui est démasqué est rendu manifeste par la lumière, et tout ce qui devient manifeste est lumière. C’est pourquoi l’on dit : Réveille-toi, ô toi qui dors, relève-toi d’entre les morts, et le Christ t’illuminera. Parole du Seigneur.

Évangile (Jn 9, 1.6-9.13-17.34-38)

 

En ce temps-là, en sortant du Temple, Jésus vit sur son passage un homme aveugle de naissance. Il cracha à terre et, avec la salive, il fit de la boue ; puis il appliqua la boue sur les yeux de l’aveugle, et lui dit : « Va te laver à la piscine de Siloé » ce nom se traduit : Envoyé. L’aveugle y alla donc, et il se lava ; quand il revint, il voyait. Ses voisins, et ceux qui l’avaient observé auparavant car il était mendiant dirent alors : « N’est-ce pas celui qui se tenait là pour mendier ? » Les uns disaient : « C’est lui. » Les autres disaient : « Pas du tout, c’est quelqu’un qui lui ressemble. » Mais lui disait : « C’est bien moi. » On l’amène aux pharisiens, lui, l’ancien aveugle. Or, c’était un jour de sabbat que Jésus avait fait de la boue et lui avait ouvert les yeux. À leur tour, les pharisiens lui demandaient comment il pouvait voir. Il leur répondit : « Il m’a mis de la boue sur les yeux, je me suis lavé, et je vois. » Parmi les pharisiens, certains disaient : « Cet homme-là n’est pas de Dieu, puisqu’il n’observe pas le repos du sabbat. » D’autres disaient : « Comment un homme pécheur peut-il accomplir des signes pareils ? » Ainsi donc ils étaient divisés. Alors ils s’adressent de nouveau à l’aveugle : « Et toi, que dis-tu de lui, puisqu’il t’a ouvert les yeux ? » Il dit : « C’est un prophète. » Ils répliquèrent : « Tu es tout entier dans le péché depuis ta naissance, et tu nous fais la leçon ? » Et ils le jetèrent dehors. Jésus apprit qu’ils l’avaient jeté dehors. Il le retrouva et lui dit : « Crois-tu au Fils de l’homme ? » Il répondit : « Et qui est-il, Seigneur, pour que je croie en lui ? » Jésus lui dit : « Tu le vois, et c’est lui qui te parle. » Il dit : « Je crois, Seigneur ! » Et il se prosterna devant lui. Acclamons la Parole de Dieu.

 

 

 

 

 

 

 

 

 

CALENDRIER

 

  • Messe tous les jours à 9 h avec l’office des Laudes

  • Tous les samedis matin de 10 h 30 à 12 h 15 un prêtre se tient dans l’église Notre-Dame pour accueillir une démarche du sacrement de réconciliation

  • Adoration du Saint-Sacrement tous les samedis de 9 h 30 à 12 h à la crypte

 

Jeudi 20 avril à 20h30, Basilique de Saint-Denis : Le Messie par le Choeur Symphonique Charles Münch et l'Orchestre des Amis du Choeur Charles Münch , concert donné en partenariat avec la Ville de Saint-Denis au profit des Amis de la Basilique Cathédrale Saint-Denis.

Participation : 20 €

 

 

 

Rendez-vous de la semaine

 

- Mardi 28 Mars à 18 h au presbytère : réunion des équipes de préparation aux funérailles

- Mardi 28 mars à 20 h 30 salle Pierre Lefeuvre : rencontre avec les catéchumènes adultes qui seront baptisés la nuit de Pâques

-Mercredi 29 Mars : Pas de messe à 9 h

-Mercredi 29 Mars à 19 h dans l’église Notre-Dame : Messe d’intention pour la France et pour toutes nos intentions de Carême

-Mercredi 29 Mars à 20 h 30 salle Pierre Lefeuvre : réunion du comité de pilotage du projet de restauration du clocher de l’église Notre Dame

- Jeudi 30 Mars à 20 h dans l’église : rencontre de répétition de la confirmation pour les jeunes de la communauté portugaise

-Samedi 1 er Avril à 18 h 30 dans l’église Notre Dame : Célébration du sacrement de la confirmation pour les jeunes de la communauté portugaise présidée par notre évêque, Monseigneur Pascal Delannoy

 

 

Dimanche des Rameaux et de la Passion

 

Messes :

 

Samedi 8 Avril à 18 h à l’église

Notre-Dame

Dimanche 9 Avril à 9 h à l’église

Saint-Louis

et à 10 h 30 à l’église Notre-Dame

 

 

 

DIMANCHE 26 mars 2017 4 ème dimanche de Carême

1 ère lecture (1 S 16,1b.6-7.10-13a) Psaume (Ps 22,1-6) 2 ème lecture (Ep 5, 8-14) Evangile (Jn 9,1-41)

Quête impérée pour l’Institut Catholique

 

DIMANCHE 2 avril 2017 5 ème dimanche de Carême

1 ère lecture (Ez 37,12-14) Psaume (Ps 129,1-8) 2 ème lecture (Rm 8,8-11) Evangile (Jn 11,1-45)

Messe anticipée le samedi à 18 h à Saint-Louis -Dimanche à 10 h 30 messe à Notre-Dame

Au cours de la messe 3 e scrutin pour les catéchumènes adultes

qui seront baptisés la nuit de Pâques

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20 mars 2017 1 20 /03 /mars /2017 17:32

La croix n’est pas « un bibelot » mais « un rappel de l’amour »

de Jésus

 

Angélus Du 12 Mars 2017

 

Chers frères et sœurs, bonjour !

 

L’Evangile de ce deuxième dimanche de carême nous présente le récit de la Transfiguration de Jésus (cf. Mt 17,1-9). Il emmena à l’écart trois des apôtres, Pierre, Jacques et Jean, Il monta avec eux sur une haute montagne, et là advint ce phénomène singulier : le visage de Jésus « devint brillant comme le soleil, et ses vêtements, blancs comme la lumière » (v. 2). De cette façon le Seigneur fait resplendir dans sa personne cette gloire divine que l’on pouvait toucher par la foi dans sa prédication et dans ses gestes miraculeux. Et la transfiguration s’accompagne, sur la montagne, de l’apparition de Moïse et d’Elie, « qui s’entretenaient avec lui » (v. 3). La “luminosité” qui caractérise cet événement extraordinaire en symbolise le but : éclairer les esprits et les cœurs des disciples afin qu’ils puissent comprendre clairement qui est leur Maître. C’est une étincelle de lumière qui s’ouvre soudain sur le mystère de Jésus et éclaire toute sa personne et toute son histoire.

 

Désormais engagé résolument vers Jérusalem, où il devra subir la condamnation à mort par crucifixion, Jésus veut préparer les siens à ce scandale, le scandale de la croix, trop fort pour leur foi et, en même temps, annoncer à l’avance sa résurrection, en se manifestant comme le Messie, le Fils de Dieu. Et Jésus les prépare pour ce moment triste et (porteur) de tant de souffrance. En effet, Jésus se montrait un Messie différent des attentes, de ce qu’ils imaginaient sur le Messie, sur comment serait le Messie : non pas un roi puissant et glorieux, mais un serviteur humble et désarmé ; non pas un seigneur de grande richesse, signe de bénédiction, mais un homme pauvre qui n’a pas où reposer sa tête ; non pas un patriarche avec une descendance nombreuse, mais un célibataire sans maison et sans nid. C’est vraiment une révélation de Dieu inversée, et le signe le plus déconcertant de ce renversement scandaleux est la croix. Mais c’est à travers la croix que Jésus parviendra à la glorieuse résurrection, qui sera définitive, non comme cette transfiguration qui a duré un moment, un instant. Jésus transfiguré sur le mont Tabor a voulu montrer sa gloire à ses disciples, non pas pour leur éviter de passer par la croix, mais pour indiquer où conduit la croix. Qui meurt avec le Christ, avec le Christ ressuscitera. La croix est la porte de la résurrection. Qui lutte avec Lui, avec Lui triomphera. C’est le message d’espérance que la croix de Jésus contient, exhortant à la force dans notre existence. La Croix chrétienne n’est pas un bibelot de la maison ou un ornement à porter, mais la croix chrétienne est un rappel de l’amour avec lequel Jésus s’est sacrifié pour sauver l’humanité du mal et du péché. En ce temps de carême, contemplons avec dévotion l’image du crucifix : Jésus en croix. Il est le symbole de la foi chrétienne, il est l’emblème de Jésus, mort et ressuscité pour nous. Faisons en sorte que la Croix marque les étapes de notre itinéraire de carême pour comprendre toujours plus la gravité du péché et la valeur du sacrifice avec lequel le Rédempteur nous a tous sauvés.

 

La Vierge Sainte a su contempler la gloire de Jésus cachée dans son humanité. Qu’elle nous aide à demeurer avec Lui dans la prière silencieuse, à nous laisser éclairer par sa présence, pour porter dans notre cœur, à travers les nuits les plus obscures, un reflet de sa gloire

Jésus et la Samaritaine

 

 

1 ère lecture (Ex 17,3-7) Psaume (Ps 94,1-2.6-9) 2 ème lecture (Rm 5,1-2.5-8) Evangile (Jn 4,5-42)

 

 

Jésus s’est arrêté, fatigué. Saint Jean aime à noter souvent la nature humaine de Jésus. Mais il remarque qu’il est assis sur la margelle de la source, et non à même le sol, appuyé sur le puits, non pas dans une position de repos. Il s’est assis là où l’eau une fois puisée, le seau est posé. Il est assis en position de service.

 

Et quand arrive cette femme Samaritaine, il lui demande d’abord un service : »Donne-moi à boire ». Un service qui est aussi un geste de bonté, car, dans le cœur de la Samaritaine, il y a une grande bonté même si elle ne veut pas paraître ce qu’elle est vraiment.

 

Il ne discute pas avec elle sur les mérites réciproques des Samaritains et des Juifs de Judée. Il ne fait nulle théologie et refuse la controverse qui aurait fait dévier la réalité profonde de son message. Il va au cœur de la question fondamentale : »Si tu savais le don de Dieu… » Si tu savais par qui peut venir ce don de Dieu. La controverse est en effet inutile : le privilège de Jérusalem a cessé et cette montagne de Samarie n’a plus de signification. Le don de Dieu est « esprit et vérité », et c’est ce qu’il attend de ceux qui l’adorent. L’universalité est en Dieu qui ne dépend ni des lieux, ni des langues, ni des nations.

 

Tout cela, elle le sait puisqu’elle enchaîne en parlant du Messie « qui fera connaître toutes choses. » Mais l’affirmation de Jésus « Je le suis », ne peut pas encore la convaincre. C’est trop tôt dans sa démarche personnelle et spirituelle. Elle l’a seulement interrogée : »Ne serait-il pas le Messie ? » C’est qu’elle est encore enfermée dans ses problèmes personnels : »Il m’a dit ce que j’ai fait ! »

 

Nous-mêmes, nous sommes bien comme la Samaritaine quand Jésus nous parle, quand il nous ouvre un avenir insoupçonné…. Il est difficile à prendre le tournant décisif qu’il nous demande d’opérer pour nous situer dans la vérité. Il en est ainsi pour nos frères quand nous voulons les « évangéliser ». Laissons à chacun le temps de la maturation intérieure à la lumière de la grâce. Ne bousculons pas non plus la grâce de Dieu. Craignons que notre parole, ou plutôt nos paroles, ne court-circuitent ce cheminement intérieur.

Lecture du livre de l’Exode (Ex 17, 3-7)

 

En ces jours-là, dans le désert, le peuple, manquant d’eau, souffrit de la soif. Il récrimina contre Moïse et dit : « Pourquoi nous as-tu fait monter d’Égypte ? Était-ce pour nous faire mourir de soif avec nos fils et nos troupeaux ? » Moïse cria vers le Seigneur : « Que vais-je faire de ce peuple ? Encore un peu, et ils me lapideront ! » Le Seigneur dit à Moïse : « Passe devant le peuple, emmène avec toi plusieurs des anciens d’Israël, prends en main le bâton avec lequel tu as frappé le Nil, et va ! Moi, je serai là, devant toi, sur le rocher du mont Horeb. Tu frapperas le rocher, il en sortira de l’eau, et le peuple boira ! » Et Moïse fit ainsi sous les yeux des anciens d’Israël. Il donna à ce lieu le nom de Massa (c’est-à-dire : Épreuve) et Mériba (c’est-à-dire : Querelle), parce que les fils d’Israël avaient cherché querelle au Seigneur, et parce qu’ils l’avaient mis à l’épreuve, en disant : « Le Seigneur est-il au milieu de nous, oui ou non ? »

 

Psaume (Ps 94 (95), 1-2, 6-7ab, 7d-8a.9)

 

Venez, crions de joie pour le Seigneur, acclamons notre Rocher, notre salut ! Allons jusqu’à lui en rendant grâce, par nos hymnes de fête acclamons-le ! Entrez, inclinez-vous, prosternez-vous, adorons le Seigneur qui nous a faits. Oui, il est notre Dieu ; nous sommes le peuple qu’il conduit. Aujourd’hui écouterez-vous sa parole ? « Ne fermez pas votre cœur comme au désert, où vos pères m’ont tenté et provoqué, et pourtant ils avaient vu mon exploit. »

 

Lecture de la lettre de saint Paul aux Romains (Rm 5, 1-2.5-8)

 

Frères, nous qui sommes devenus justes par la foi, nous voici en paix avec Dieu par notre Seigneur Jésus- Christ, lui qui nous a donné, par la foi, l’accès à cette grâce dans laquelle nous sommes établis ; et nous mettons notre fierté dans l’espérance d’avoir part à la gloire de Dieu. Et l’espérance ne déçoit pas, puisque l’amour de Dieu a été répandu dans nos cœurs par l’Esprit Saint qui nous a été donné. Alors que nous n’étions encore capables de rien, le Christ, au temps fixé par Dieu, est mort pour les impies que nous étions. Accepter de mourir pour un homme juste, c’est déjà difficile ; peut-être quelqu’un s’exposerait-il à mourir pour un homme de bien. Or, la preuve que Dieu nous aime, c’est que le Christ est mort pour nous, alors que nous étions encore pécheurs.

 

Évangile de Jésus selon saint Jean (Jn 4, 5-42)

 

En ce temps-là, Jésus arriva à une ville de Samarie, appelée Sykar, près du terrain que Jacob avait donné à son fils Joseph. Là se trouvait le puits de Jacob. Jésus, fatigué par la route, s’était donc assis près de la source. C’était la sixième heure, environ midi. Arrive une femme de Samarie, qui venait puiser de l’eau. Jésus lui dit : « Donne-moi à boire. » En effet, ses disciples étaient partis à la ville pour acheter des provisions. La Samaritaine lui dit : « Comment ! Toi, un Juif, tu me demandes à boire, à moi, une Samaritaine ? » En effet, les Juifs ne fréquentent pas les Samaritains. Jésus lui répondit : « Si tu savais le don de Dieu et qui est celui qui te dit : ‘Donne-moi à boire’, c’est toi qui lui aurais demandé, et il t’aurait donné de l’eau vive. » Elle lui dit : « Seigneur, tu n’as rien pour puiser, et le puits est profond. D’où as-tu donc cette eau vive ? Serais-tu plus grand que notre père Jacob qui nous a donné ce puits, et qui en a bu lui-même, avec ses fils et ses bêtes ? » Jésus lui répondit : « Quiconque boit de cette eau aura de nouveau soif ; mais celui qui boira de l’eau que moi je lui donnerai n’aura plus jamais soif ; et l’eau que je lui donnerai deviendra en lui une source d’eau jaillissant pour la vie éternelle. » La femme lui dit : « Seigneur, donne-moi de cette eau, que je n’aie plus soif, et que je n’aie plus à venir ici pour puiser. » Jésus lui dit : « Va, appelle ton mari, et reviens. » La femme répliqua : « Je n’ai pas de mari. » Jésus reprit : « Tu as raison de dire que tu n’as pas de mari : des maris, tu en as eu cinq, et celui que tu as maintenant n’est pas ton mari ; là, tu dis vrai. » La femme lui dit : « Seigneur, je vois que tu es un prophète !... Eh bien ! Nos pères ont adoré sur la montagne qui est là, et vous, les Juifs, vous dites que le lieu où il faut adorer est à Jérusalem. » Jésus lui dit : « Femme, crois-moi : l’heure vient où vous n’irez plus ni sur cette montagne ni à Jérusalem pour adorer le Père. Vous, vous adorez ce que vous ne connaissez pas ; nous, nous adorons ce que nous connaissons, car le salut vient des Juifs. Mais l’heure vient et c’est maintenant où les vrais adorateurs adoreront le Père en esprit et vérité : tels sont les adorateurs que recherche le Père. Dieu est esprit, et ceux qui l’adorent, c’est en esprit et vérité qu’ils doivent l’adorer. » La femme lui dit : « Je sais qu’il vient, le Messie, celui qu’on appelle Christ.

CALENDRIER

 

  • Messe tous les jours à 9 h avec l’office des Laudes

  • Tous les samedis matin de 10 h 30 à 12 h 15 un prêtre se tient dans l’église Notre-Dame pour accueillir une démarche du sacrement de réconciliation

  • Adoration du Saint-Sacrement tous les samedis de 9 h 30 à 12 h à la crypte

 

 

 

 

 

Rendez-vous de la semaine

 

-Lundi 20 mars à 20 h 30 salle Pierre Lefeuvre : rencontre des catéchistes pour préparer la retraite de communion et des professions de foi

- Mardi 21 mars intervention des membres de l’UDPP auprès des classes de Première du groupe scolaire Saint-Louis Sainte Clotilde - pas de messe à 9 h

Mardi 21 Mars à 20 h 30 salle Pierre Lefeuvre : Réunion de préparation des offices de la Semaine Sainte

-Mercredi 22 mars à 17 h salle Pierre Lefeuvre : rencontre des confirmands

-Mercredi 22 Mars à 20 h 30 salle Pierre Lefeuvre : rencontre avec les membres de la communauté portugaise

-Vendredi 24 mars à 9 h 30 au presbytère : Réunion du Comité de rédaction du Messager

 

Vendredi 24 mars à 19 h :

Chemin de Croix à l’église Notre-Dame

 

Vendredi 24 mars à 20 h :

salle Pierre Lefeuvre : bol de riz au profit de l’association raincéenne Honduras croissance, qui réalise des projets humanitaires au Honduras en Amérique Centrale, au profit des populations défavorisées du milieu rural : construction d’écoles, de bibliothèques, de systèmes d’eau potable et d’assainissement.

 

 

Samedi 25 et dimanche 26 Mars :

week-end des « pasteurs selon mon cœur », le père Frédéric Benoist est absent

 

A noter : Concert le Jeudi 20 Avril à 20 h 30 à la Basilique de Saint-Denis

  • - Le Messie de Haendel par le Chœur symphonique Charles Münch et Orchestre des Amis du Chœurs Charles Münch

pour le financement d’une œuvre d’art qui prendra place dans le chœur rénové par l’État.

Participation : 20,00 €

  • - Chèque à l’ordre de ABCSD 16 Boulevard Jules Guesde 93200 Saint-Denis.

  • - Paiement en ligne : https://.apayer.fr/ABCSD ou sur place le soir même

 

 

DIMANCHE 19 mars 2017 3 ème dimanche de Carême

1 ère lecture (Ex 17,3-7) Psaume (Ps 94,1-2.6-9) 2 ème lecture (Rm 5,1-2.5-8) Evangile (Jn 4,5-42)

 

DIMANCHE 26 mars 2017 4 ème dimanche de Carême

1 ère lecture (1 S 16,1b.6-7.10-13a) Psaume (Ps 22,1-6) 2 ème lecture (Ep 5, 8-14)

Evangile (Jn 9,1-41)

Messe anticipée le samedi à 18 h à Saint-Louis -Dimanche à

10 h 30 messe à Notre-Dame. Au cours de la messe 2ème scrutin pour les 7 futurs baptisés de Pâques

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13 mars 2017 1 13 /03 /mars /2017 11:41

«Et si nous traitions la Bible comme notre téléphone portable?» (traduction complète) de l’Angelus du 5 Mars

Défi de carême lancé par le pape François

Chers frères et sœurs, bonjour !

En ce premier dimanche de carême, l’Evangile nous met sur le chemin vers Pâques, en montrant Jésus qui demeure quarante jours au désert, soumis aux tentations du diable (cf. Mt 4,1-11).

Cet épisode se situe à un moment précis de la vie de Jésus : immédiatement après son baptême au Jourdain, et avant son ministère public. Il vient tout juste de recevoir l’investiture solennelle : l’Esprit de Dieu est descendu sur Lui, le Père du Ciel l’a déclaré son « Fils bien-aimé » (Mt 3,17). Désormais, Jésus est prêt à commencer sa mission, et puisqu’elle a un ennemi déclaré, c’est-à-dire Satan : Lui, l’affronte immédiatement, « corps à corps ». Le diable s’appuie justement sur le titre de « Fils de Dieu » pour éloigner Jésus de l’accomplissement : « Si tu es le Fils de Dieu », répète-t-il (vv. 3.6), et il lui propose de faire des gestes miraculeux de faire le « mage » comme de transformer les pierres en main, pour apaiser sa faim, et se jeter du mur du Temple en se faisant sauver par les anges. Ces deux tentations sont suivies d’une troisième : l’adorer lui, le diable, pour avoir le pouvoir sur le monde (cf. v. 9). Par cette triple tentation, Satan veut détourner Jésus de la voie de l’obéissance et de l’humiliation parce qu’il sait qu’ainsi, sur ce chemin, le mal sera vaincu et le porter sur le faux raccourci du succès et de la gloire. Mais les flèches empoisonnées du diable sont “parées” par Jésus grâce au bouclier de la Parole de Dieu (vv. 4.7.10) qui exprime la volonté du Père. Jésus ne prononce aucune parole propre : il répond uniquement par la Parole de Dieu ? Et ainsi le Fils, plein de la force de l’Esprit Saint, sort victorieux du désert.

Pendant les quarante jours du carême, en tant que chrétiens, nous sommes invités à suivre les traces de Jésus et à affronter le combat spirituel contre le Malin par la force de la Parole de Dieu. Pas par notre parole, c’est inutile. La Parole de Dieu : elle, elle a la force pour vaincre Satan. Il faut donc se familiariser avec la Bible : la lire souvent, la méditer, l’assimiler. La Bible contient la Parole de Dieu, qui est toujours actuelle et efficace. Quelqu’un a dit : qu’est-ce qui se passerait si nous traitions la Bible comme nous traitons notre téléphone portable ? Si nous la portions toujours avec nous ou au moins le petit Evangile de poche : qu’est-ce qui se passerait ? Si nous revenions en arrière quand nous l’oublions. Tu oublies ton téléphone portable : « Oh je ne l’ai pas, je retourne le chercher. » Si nous l’ouvrions plusieurs fois par jour. Si nous lisions les messages de Dieu contenus dans la Bible comme nous lisons les messages du portable, qu’est-ce qui se passerait ? La comparaison est clairement paradoxale, mais fait réfléchir. En effet, si nous avions la Parole de Dieu toujours dans le cœur, aucune tentation ne pourrait nous éloigner de Dieu et aucun obstacle ne pourrait nous faire dévier de la route du bien. Nous saurions vaincre les suggestions quotidiennes du mal qui est en nous et en dehors de nous. Nous nous trouverions davantage capables de vivre une vie ressuscitée selon l’Esprit, en accueillant et en aimant nos frères, spécialement les plus faibles et les plus nécessiteux, et aussi nos ennemis.

Que la Vierge Marie, icône parfaite de l’obéissance à Dieu et de la confiance inconditionnelle dans sa volonté, nous soutienne sur le chemin du carême, afin que nous nous mettions à l’écoute docile de la Parole de Dieu pour réaliser une vraie conversion du cœur.

REJOINDRE LA PÂQUE DU SEIGNEUR

 

1 ère lecture (Gn 12,1-4a) Psaume (Ps 32,4-5.18-20.22) 2 ème lecture (2 Rm 1,8b-10 ) Evangile (Mt 17,1-9)

 

Dans sa marche vers Pâques et Jérusalem, Jésus gravit cette montagne de Galilée. Saint Matthieu et saint Marc nous précisent : « Une haute montagne », ce qui n’est pas sans rappeler celle de l’Horeb au Sinaï où Dieu parla à son peuple.

 

Au Sinaï, Moïse ne pouvait regarder en face la lumière de Dieu, que les apôtres ont pu voir un instant, au Thabor, sans en mourir, au travers de Jésus-Christ, en Jésus-Christ.. La tradition chrétienne, dès les premiers temps, l’a identifiée au mont Thabor.

 

Les nombreux sanctuaires, qui ne sont plus que ruines aujourd’hui, nous le disent. C’est la plus haute montagne de Galilée, toute autre que la montagne sainte de Jérusalem. C’est aussi un endroit merveilleux d’où l’on découvre la vallée fertile d’Esdrelon vers la mer et, de l’autre côté, la Terre Sainte, jusqu’au lac de Tibériade.

 

Jésus emmène donc Pierre, Jacques et Jean, à l’écart, selon une expression de l’Evangile, qui signifie à la fois moment de repos, moment d’intimité avec ses disciples et surtout un moment d’unité avec son Père. Et c’est là que la lumière jaillit de tout l’être humain de Jésus. Nous devons également relier cette montagne à l’évocation d’une autre, celle du Calvaire, où Jésus a vécu les ténèbres pour apporter aux hommes la lumière du salut.

 

Si la liturgie de l’Eglise nous fait lire cet épisode chaque deuxième dimanche du Carême, selon les récits de Matthieu, Marc et Luc, c’est que la Transfiguration donne tout son sens à notre démarche vers Pâques, qui est celle de notre « intégration » dans la vie divine par le Christ ressuscité. Le Christ est plénitude de Dieu, « lumière née de la lumière », qu’il unit à sa nature humaine, à son corps même, dans le mystère de son union à la splendeur divine. C’est ce à quoi il nous propose de participer, à notre tour, puisque la grâce de notre baptême et des sacrements réalise en nous cette divinisation.

 

Pendant ces quarante jours, nous sommes « guidés par l’Esprit » (1er dimanche de Carême). En ce dimanche, nous avons à gravir, avec lui, la montagne, qui, demain, sera celle du Calvaire. Aujourd’hui, il nous demande de nous laisser englober dans la nuée lumineuse, comme elle qui couvrit les trois apôtres de son ombre, de son obscurité. La lumière qu’est le Christ est aussi dans l’obscurité de son humanité avant d’être révélée dans la lumière du matin de Pâques. » Ne parlez de cette vision à personne, avant que le Fils de l’homme soit ressuscité d’entre les morts » (Matthieu 17. 9).

dimanche 12 mars 2017 - 2ème Dimanche de Carême

 

Lectures de la messe

 

Première lecture (Gn 12, 1-4a)

En ces jours-là, le Seigneur dit à Abram : « Quitte ton pays, ta parenté et la maison de ton père, et va vers le pays que je te montrerai. Je ferai de toi une grande nation, je te bénirai, je rendrai grand ton nom, et tu deviendras une bénédiction. Je bénirai ceux qui te béniront ; celui qui te maudira, je le réprouverai. En toi seront bénies toutes les familles de la terre. » Abram s’en alla, comme le Seigneur le lui avait dit, et Loth s’en alla avec lui. Parole du Seigneur.

 

Psaume (Ps 32 (33), 4-5, 18-19, 20.22)

 

Oui, elle est droite, la parole du Seigneur ; il est fidèle en tout ce qu’il fait. Il aime le bon droit et la justice ; la terre est remplie de son amour. Dieu veille sur ceux qui le craignent, qui mettent leur espoir en son amour, pour les délivrer de la mort, les garder en vie aux jours de famine. Nous attendons notre vie du Seigneur : il est pour nous un appui, un bouclier. Que ton amour, Seigneur, soit sur nous comme notre espoir est en toi !

 

Deuxième lecture (2 Tm 1, 8b-10)

 

Fils bien-aimé, avec la force de Dieu, prends ta part des souffrances liées à l’annonce de l’Évangile. Car Dieu nous a sauvés, il nous a appelés à une vocation sainte, non pas à cause de nos propres actes, mais à cause de son projet à lui et de sa grâce. Cette grâce nous avait été donnée dans le Christ Jésus avant tous les siècles, et maintenant elle est devenue visible, car notre Sauveur, le Christ Jésus, s’est manifesté : il a détruit la mort, et il a fait resplendir la vie et l’immortalité par l’annonce de l’Évangile. Parole du Seigneur.

 

Évangile (Mt 17, 1-9)

 

En ce temps-là, Jésus prit avec lui Pierre, Jacques et Jean son frère, et il les emmena à l’écart, sur une haute montagne. Il fut transfiguré devant eux ; son visage devint brillant comme le soleil, et ses vêtements, blancs comme la lumière. Voici que leur apparurent Moïse et Élie, qui s’entretenaient avec lui. Pierre alors prit la parole et dit à Jésus : « Seigneur, il est bon que nous soyons ici ! Si tu le veux, je vais dresser ici trois tentes, une pour toi, une pour Moïse, et une pour Élie. » Il parlait encore, lorsqu’une nuée lumineuse les couvrit de son ombre, et voici que, de la nuée, une voix disait : « Celui-ci est mon Fils bien-aimé, en qui je trouve ma joie : écoutez-le ! » Quand ils entendirent cela, les disciples tombèrent face contre terre et furent saisis d’une grande crainte. Jésus s’approcha, les toucha et leur dit : « Relevez-vous et soyez sans crainte ! » Levant les yeux, ils ne virent plus personne, sinon lui, Jésus, seul. En descendant de la montagne, Jésus leur donna cet ordre : « Ne parlez de cette vision à personne, avant que le Fils de l’homme soit ressuscité d’entre les morts. » Acclamons la Parole de Dieu.

CALENDRIER

 

  • Messe tous les jours à 9 h avec l’office des Laudes

  • Tous les samedis matin de 10 h 30 à 12 h 15 un prêtre se tient dans l’église Notre-Dame pour accueillir une démarche du sacrement de réconciliation

  • Adoration du Saint-Sacrement tous les samedis de 9 h 30 à 12 h à la crypte

 

 

Rendez-vous de la semaine

 

-Mercredi 15 mars à 14 h 30 salle Pierre Lefeuvre : réunion du MCR

- Mercredi 15 mars à 20 h 30 salle Pierre Lefeuvre : rencontre des fiancés des paroisses de Villemomble et du Raincy

 

Jeudi 16 Mars à 20 h 30 à l’Agora, 1 allée Nicolas Carnot : Table ronde interreligieuse organisée par l’UDPP sur le thème : le politique et la religion, quelle articulation ?

 

-Vendredi 17 mars à 14 h 30 salle Pierre Lefeuvre : rencontre des Equipes Saint-Vincent

-Vendredi 17 mars à 20 h 30 salle Pierre Lefeuvre : réunion des catéchumènes adultes

- Samedi 18 Mars de 10 h à 12 h dans l’église. Célébration de la réconciliation et d’adoration du Saint-Sacrement en présence des enfants de la catéchèse, animée par le groupe Alégria.

Samedi 18 Mars à 14 h 30 salle Pierre Lefeuvre : réunion diocésaine de toutes les personnes engagées dans la préparation au mariage dans les paroisses. Après-midi organisée par le Service diocésain de la Pastorale familiale

-Samedi 18 Mars à 18 h 30 salle Pierre Lefeuvre : rencontre des 4èmes-3èmes

-Samedi 18 Mars à 19 h salle Pierre Lefeuvre : rencontre des lycéens

 

 

Rendez-vous du Carême

 

Vendredi 24 Mars à 20 h salle Pierre Lefeuvre : Soirée bol de riz

Inscription préalable nécessaire

 

 

  • - A 19 h à l’église Notre-Dame : Chemin de Croix dans l’église

 

  • - 20 h salle Pierre Lefeuvre : bol de riz partagé au profit de l’association « Honduras Croissance »

 

 

 

DIMANCHE 12 mars 2017 2 ème dimanche de Carême

1 ère lecture (Gn 12,1-4a) Psaume (Ps 32,4-5.18-20.22) 2 ème lecture (2 Rm 1,8b-10 ) Evangile (Mt 17,1-9)

Quête pour les Prêtres âgés

DIMANCHE 19 mars 2017 3 ème dimanche de Carême

1 ère lecture (Ex 17,3-7) Psaume (Ps 94,1-2.6-9) 2 ème lecture (Rm 5,1-2.5-8) Evangile (Jn 4,5-42)

Messe anticipée le samedi à 18 h à Saint-Louis -Dimanche à 10 h 30 messe à Notre-Dame

Au cours de la messe 1 er scrutin pour les 7 futurs baptisés de Pâques

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paroisse du Raincy - dans Feuilles de semaine
5 mars 2017 7 05 /03 /mars /2017 18:53

Le Carême, un temps pour dire « non » à l’asphyxie et à la pollution de l’esprit (homélie intégrale du pape François lors du Mercredi des Cendres

« Revenez à moi de tout votre cœur, […] revenez au Seigneur votre Dieu » (Jl 2, 12.13): c’est le cri par lequel le prophète Joël s’adresse au peuple au nom du Seigneur; personne ne pouvait se sentir exclu: « Rassemblez les anciens, réunissez petits enfants et nourrissons; […] le jeune époux […] et la jeune mariée » (v. 16). Tout le peuple fidèle est convoqué pour se mettre en chemin et adorer son Dieu, « car il est tendre et miséricordieux, lent à la colère et plein d’amour » (v. 13).

 

Nous voulons nous aussi nous faire l’écho de cet appel, nous voulons revenir au cœur miséricordieux du Père. En ce temps de grâce que nous commençons aujourd’hui, fixons une fois encore notre regard sur sa miséricorde. Le Carême est un chemin: il nous conduit à la victoire de la miséricorde sur tout ce qui cherche à nous écraser ou à nous réduire à quelque chose qui ne convient pas à la dignité des fils de Dieu. Le Carême est la route de l’esclavage à la liberté, de la souffrance à la joie, de la mort à la vie. Le geste des cendres par lequel nous nous mettons en chemin nous rappelle notre condition d’origine: nous avons été tirés de la terre, nous sommes faits de poussière. Oui, mais poussière dans les mains amoureuses de Dieu qui souffle son Esprit de vie sur chacun de nous et veut continuer à le faire; il veut continuer à nous donner ce souffle de vie qui nous sauve des autres types de souffle: l’asphyxie étouffante provoquée par nos égoïsmes, asphyxie étouffante générée par des ambitions mesquines et des indifférences silencieuses; asphyxie qui étouffe l’esprit, réduit l’horizon et anesthésie les battements du cœur. Le souffle de la vie de Dieu nous sauve de cette asphyxie qui éteint notre foi, refroidit notre charité et détruit notre espérance. Vivre le Carême c’est désirer ardemment ce souffle de vie que notre Père ne cesse de nous offrir dans la fange de notre histoire.

 

Le souffle de la vie de Dieu nous libère de cette asphyxie dont, souvent nous ne sommes pas conscients, et que nous sommes même habitués à «normaliser», même si ses effets se font sentir; cela nous semble «normal» car nous sommes habitués à respirer un air où l’espérance est raréfiée, un air de tristesse et de résignation, un air étouffant de panique et d’hostilité.

 

Le Carême est le temps pour dire non. Non à l’asphyxie de l’esprit par la pollution causée par l’indifférence, par la négligence à penser que la vie de l’autre ne me regarde pas, par toute tentative de banaliser la vie, spécialement celle de ceux qui portent dans leur chair le poids de tant de superficialité. Le Carême veut dire non à la pollution intoxicante des paroles vides et qui n’ont pas de sens, de la critique grossière et rapide, des analyses simplistes qui ne réussissent pas à embrasser la complexité des problèmes humains, spécialement les problèmes de tous ceux qui souffrent le plus. Le Carême est le temps pour dire non; non à l’asphyxie d’une prière qui nous tranquillise la conscience, d’une aumône qui nous rend satisfaits, d’un jeûne qui nous fait nous sentir bien. Le Carême est le temps pour dire non à l’asphyxie qui naît des intimismes qui excluent, qui veulent arriver à Dieu en esquivant les plaies du Christ présentes dans les plaies des frères: ces spiritualités qui réduisent la foi à une culture de ghetto et d’exclusion.

 

Le Carême est le temps de la mémoire, c’est le temps pour penser et nous demander: qu’en serait-il de nous si Dieu nous avait fermé la porte ? Qu’en serait-il de nous sans sa miséricorde qui ne s’est pas lassée de pardonner et qui nous a toujours donné l’occasion de recommencer à nouveau ? Le Carême est le temps pour nous demander: où serions-nous sans l’aide de tant de visages silencieux qui, de mille manières, nous ont tendu la main et qui, par des gestes très concrets, nous ont redonné l’espérance et nous ont aidé à recommencer ?

 

Le Carême est le temps pour recommencer à respirer, c’est le temps pour ouvrir le cœur au souffle de l’Unique capable de transformer notre poussière en humanité. Il n’est pas le temps pour déchirer nos vêtements face au mal qui nous entoure, mais plutôt pour faire de la place dans notre vie à tout le bien que nous pouvons faire, nous dépouillant de tout ce qui nous isole, nous ferme et nous paralyse. Le Carême est le temps de la compassion pour dire avec le psalmiste: «Rends-moi la joie d’être sauvé, que l’esprit généreux me soutienne », pour que par notre vie nous proclamions ta louange (cf. Ps 51, 14), et pour que notre poussière par la force de ton souffle de vie se transforme en «poussière aimée».

UN TEMPS DE RESURRECTION

 

1 ère lecture (Gn 2,7-9 et 3,1-7) Psaume (Ps 50,3-6.12-14.17) 2 ème lecture (Rm 5,12-19) Evangile (Mt 4,1-11)

 

 

«… Pour célébrer d’un cœur pur le mystère pascal … pour parvenir à la fin à la Pâque éternelle.» Le Carême n’est pas une sorte de Ramadan. Il n’est pas seulement un temps de maîtrise de soi pour mieux correspondre à la volonté de Dieu. Il est essentiellement la montée de l’Eglise vers la Pâque de son Seigneur, le Christ Jésus.

 

Il s’inscrit dans le temps de l’Alliance. Il est le temps durant lequel, année après année, nous faisons « sauter les verrous » que sont nos fautes et nos faiblesses acceptées. Il est le temps où nous approfondissons notre alliance avec Lui, alliance que nous renouvellerons dans la nuit pascale, avec ceux qui, catéchumènes, vont la réaliser dans les eaux du baptême, dans le sang versé par le Christ, dans sa résurrection de Fils de Dieu qui nous entraîne avec lui dans sa filiation divine.

 

Le Carême se vit avec le Christ, par le Christ et en Lui, le Christ qui monte à Jérusalem avec ses apôtres et son Eglise. Le Christ qui leur dévoile, comme à nous, progressivement et, malgré leurs incompréhensions, qu’il est tout à la fois le crucifié et le ressuscité. Par le Carême, il nous invite à prendre de la hauteur et à regarder la trajectoire totale de notre vie. D’où venons-nous, où allons-nous ? Et pour cela quel chemin prendre ?

 

Dès le premier jour de ce temps de grâce, nous avons à choisir entre ces deux paroles, l’une : » Vous serez comme des dieux, vous ne mourrez pas.» Et l’autre :« Tu n’adoreras que Dieu seul »

 

C’est en Dieu seul qu’est la Vie. Cela ne signifie donc pas une mort totale de nous-mêmes, mais à l’inverse, la mort de ce qui contrarie la plénitude de la Vie en nous, la vie divine, notre divinisation En Christ, la mort n’a jamais le dernier mot. Et il nous le dit en chaque Carême. A cause de nos lenteurs, de nos retours en arrière, nous reprenons, nous recommençons chaque année, cette longue marche avec, au terme, la résurrection. C’est un chemin austère puisqu’il passe par la croix, mais c’est un chemin illuminé par la perspective du dernier mot de Dieu qui est toujours « Aujourd’hui, je t’ai engendré… tu es mon Fils bien-aimé. »

 

Chaque Evangile du Carême scande cette marche vers la lumière. La Transfiguration qui nous donne d’entrevoir la lumière divine, la Samaritaine qui voit clair sur elle-même, l’aveugle-qui voit celui qui est la lumière du monde, Lazare qui ressuscite et qui retrouve la Vie en sortant de la nuit du tombeau.

 

 

 

 

Première lecture (Gn 2, 7-9 ; 3, 1-7a)

 

Le Seigneur Dieu modela l’homme avec la poussière tirée du sol ; il insuffla dans ses narines le souffle de vie, et l’homme devint un être vivant. Le Seigneur Dieu planta un jardin en Éden, à l’orient, et y plaça l’homme qu’il avait modelé. Le Seigneur Dieu fit pousser du sol toutes sortes d’arbres à l’aspect désirable et aux fruits savoureux ; il y avait aussi l’arbre de vie au milieu du jardin, et l’arbre de la connaissance du bien et du mal. Or le serpent était le plus rusé de tous les animaux des champs que le Seigneur Dieu avait faits. Il dit à la femme : « Alors, Dieu vous a vraiment dit : ‘Vous ne mangerez d’aucun arbre du jardin’ ? » La femme répondit au serpent : « Nous mangeons les fruits des arbres du jardin. Mais, pour le fruit de l’arbre qui est au milieu du jardin, Dieu a dit : ‘Vous n’en mangerez pas, vous n’y toucherez pas, sinon vous mourrez.’ » Le serpent dit à la femme : « Pas du tout ! Vous ne mourrez pas ! Mais Dieu sait que, le jour où vous en mangerez, vos yeux s’ouvriront, et vous serez comme des dieux, connaissant le bien et le mal. » La femme s’aperçut que le fruit de l’arbre devait être savoureux, qu’il était agréable à regarder et qu’il était désirable, cet arbre, puisqu’il donnait l’intelligence. Elle prit de son fruit, et en mangea. Elle en donna aussi à son mari, et il en mangea. Alors leurs yeux à tous deux s’ouvrirent et ils se rendirent compte qu’ils étaient nus. Parole du Seigneur.

 

Psaume (Ps 50 (51), 3-4, 5-6ab, 12-13, 14.17)

 

Pitié pour moi, mon Dieu, dans ton amour, selon ta grande miséricorde, efface mon péché. Lave-moi tout entier de ma faute, purifie-moi de mon offense. Oui, je connais mon péché, ma faute est toujours devant moi. Contre toi, et toi seul, j’ai péché, ce qui est mal à tes yeux, je l’ai fait. Crée en moi un cœur pur, ô mon Dieu, renouvelle et raffermis au fond de moi mon esprit. Ne me chasse pas loin de ta face, ne me reprends pas ton esprit saint. Rends-moi la joie d’être sauvé ; que l’esprit généreux me soutienne. Seigneur, ouvre mes lèvres, et ma bouche annoncera ta louange.

 

Deuxième lecture (Rm 5, 12-19)

 

Frères, nous savons que par un seul homme, le péché est entré dans le monde, et que par le péché est venue la mort ; et ainsi, la mort est passée en tous les hommes, étant donné que tous ont péché. Avant la loi de Moïse, le péché était déjà dans le monde, mais le péché ne peut être imputé à personne tant qu’il n’y a pas de loi. Pourtant, depuis Adam jusqu’à Moïse, la mort a établi son règne, même sur ceux qui n’avaient pas péché par une transgression semblable à celle d’Adam. Or, Adam préfigure celui qui devait venir. Mais il n’en va pas du don gratuit comme de la faute. En effet, si la mort a frappé la multitude par la faute d’un seul, combien plus la grâce de Dieu s’est-elle répandue en abondance sur la multitude, cette grâce qui est donnée en un seul homme, Jésus Christ. Le don de Dieu et les conséquences du péché d’un seul n’ont pas la même mesure non plus : d’une part, en effet, pour la faute d’un seul, le jugement a conduit à la condamnation ; d’autre part, pour une multitude de fautes, le don gratuit de Dieu conduit à la justification. Si, en effet, à cause d’un seul homme, par la faute d’un seul, la mort a établi son règne, combien plus, à cause de Jésus-Christ et de lui seul, régneront-ils dans la vie, ceux qui reçoivent en abondance le don de la grâce qui les rend justes. Bref, de même que la faute commise par un seul a conduit tous les hommes à la condamnation, de même l’accomplissement de la justice par un seul a conduit tous les hommes à la justification qui donne la vie. En effet, de même que par la désobéissance d’un seul être humain la multitude a été rendue pécheresse, de même par l’obéissance d’un seul la multitude sera-t-elle rendue juste. Parole du Seigneur.

 

Évangile (Mt 4, 1-11)

 

En ce temps-là, Jésus fut conduit au désert par l’Esprit pour être tenté par le diable. Après avoir jeûné quarante jours et quarante nuits, il eut faim. Le tentateur s’approcha et lui dit : « Si tu es Fils de Dieu, ordonne que ces pierres deviennent des pains. » Mais Jésus répondit : « Il est écrit : L’homme ne vit pas seulement de pain, mais de toute parole qui sort de la bouche de Dieu. » Alors le diable l’emmène à la Ville sainte, le place au sommet du Temple et lui dit : « Si tu es Fils de Dieu, jette-toi en bas ; car il est écrit : Il donnera pour toi des ordres à ses anges, et : Ils te porteront sur leurs mains, de peur que ton pied ne heurte une pierre. » Jésus lui déclara : « Il est encore écrit : Tu ne mettras pas à l’épreuve le Seigneur ton Dieu. » Le diable l’emmène encore sur une très haute montagne et lui montre tous les royaumes du monde et leur gloire. Il lui dit : « Tout cela, je te le donnerai, si, tombant à mes pieds, tu te prosternes devant moi. » Alors, Jésus lui dit : « Arrière, Satan ! car il est écrit : C’est le Seigneur ton Dieu que tu adoreras, à lui seul tu rendras un culte. » Alors le diable le quitte. Et voici que des anges s’approchèrent, et ils le servaient. Acclamons la Parole de Dieu.

CALENDRIER

 

  • Messe tous les jours à 9 h avec l’office des Laudes

  • Tous les samedis matin de 10 h 30 à 12 h 15 un prêtre se tient dans l’église Notre-Dame pour accueillir une démarche du sacrement de réconciliation

  • Adoration du Saint-Sacrement tous les samedis de 9 h 30 à 12 h à la crypte

 

 

 

 

 

 

Rendez-vous de la semaine

 

-Lundi 6 Mars à 20 h 30 au presbytère : réunion du conseil économique pour les affaires économiques de la paroisse

-Mardi 7 mars à 20 h 30 salle Pierre Lefeuvre : réunion du groupe biblique paroissial

-Mercredi 8 mars à 20 h 30 salle Pierre Lefeuvre : rencontre des fiancés des paroisses de Villemomble et du Raincy

 

 

-Mercredi 8 mars à 20 h 30 Concert en l’église Notre-Dame dans le cadre du festival des voix mêlées : messe Nelson de HAYDN

 

-Jeudi 9 Mars : réunion des curés des trois paroisses, le Raincy, Villemomble et Gagny

suivi du repas de tous les prêtres du secteur

-Jeudi 9 Mars à 20 h 30 salle Pierre Lefeuvre : réunion des accompagnateurs au catéchuménat des adultes

-Jeudi 9 mars à 20 h 30 salle Pierre Lefeuvre : réunion du groupe biblique œcuménique

-Samedi 11 Mars à 14 h 30 salle Pierre Lefeuvre : Assemblée Générale de l’Association RESTAURER

Samedi 11 Mars à 18h : soirée œcuménique entre lycéens au Temple Protestant

 

 

  • - Dimanche 12 Mars à 12h : repas des fiancés du Raincy et de Villemomble

suivi d’un temps de catéchèse

 

Nous souhaitons insérer de nouveaux chants dans le carnet rouge paroissial. Mais 200 carnets sur les 600 achetés initialement ont disparu. Si certains ont été volés, beaucoup d’autres ont été emportés par erreur. Si c’est votre cas, merci de le rapporter rapidement à l’église !

 

 

 

DIMANCHE 5 mars 2017 1 er dimanche de Carême

1 ère lecture (Gn 2,7-9 et 3,1-7) Psaume (Ps 50,3-6.12-14.17) 2 ème lecture (Rm 5,12-19) Evangile (Mt 4,1-11)

Messe anticipée le samedi à 18 h à Saint-Louis -Dimanche à 10 h 30 messe à Notre-Dame

Messe anticipée le samedi à 18 h à Saint-Louis -Dimanche à 10 h 30 messe à Notre-Dame

 

DIMANCHE 12 mars 2017 2 ème dimanche de Carême

1 ère lecture (Gn 12,1-4a) Psaume (Ps 32,4-5.18-20.22) 2 ème lecture (2 Rm 1,8b-10 ) Evangile (Mt 17,1-9)

Messe anticipée le samedi à 18 h à Saint-Louis -Dimanche à 10 h 30 messe à Notre-Dame

Quête pour les Prêtres âgés

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paroisse du Raincy - dans Feuilles de semaine
24 février 2017 5 24 /02 /février /2017 19:21

Aimer ses ennemis et rompre la chaîne du mal (traduction complète)

 

Paroles du pape à l’angélus, du 19 Février

 

Chers frères et sœurs, bonjour !

 

Dans l’Evangile de ce dimanche (Mt 5,38-48) une des pages qui expriment le mieux la “révolution” chrétienne -, Jésus montre le chemin de la vraie justice par la loi de l’amour qui dépasse celle du talion, qui dit « œil pour œil dent pour dent ». Cette règle antique imposait d’infliger aux transgresseurs des peines équivalentes aux dommages infligés : la mort à qui avait tué, l’amputation à qui avait blessé quelqu’un, et ainsi de suite.

 

Jésus ne demande pas à ses disciples de subir le mal, au contraire, il demande de réagir, mais pas par un autre mal, par le bien. Ce n’est que comme cela que l’on rompt la chaîne du mal : un mal apporte un autre mal, un autre, un autre mal… On rompt cette chaîne du mal et les choses changent vraiment. En effet, le mal c’est un « vide », un vide de bien, et on ne peut pas remplir un vide par un autre vide, mais seulement par un « plein » c’est-à-dire par le bien. Les représailles ne conduisent jamais à la résolution des conflits. « Tu m’as fait cela, moi je vais te le faire » : cela ne résout jamais un conflit, et ce n’est pas non plus chrétien.

 

Pour Jésus, le refus de la violence peut comporter aussi le renoncement à un droit légitime, et il en donne certains exemples : tendre l’autre joue, céder son vêtement ou son argent, accepter d’autres sacrifices (cf. vv. 39-42). Mais ce renoncement ne signifie pas que les exigences de la justice sont ignorées ou contredites: non, au contraire, l’amour chrétien qui se manifeste d’une façon spéciale dans la miséricorde, représente une réalisation supérieure de la justice. Ce que Jésus veut nous enseigner, c’est la distinction nette que nous devons faire entre la justice et la vengeance. Distinguer justice et vengeance. La vengeance n’est jamais juste. Il nous est permis de demander justice, il est de notre devoir de pratiquer la justice. En revanche il nous est interdit de nous venger ou de fomenter la vengeance, quelle qu’elle soit, parce qu’elle est l’expression de la haine et de la violence.

 

Jésus ne veut pas proposer un nouvel ordre civil, mais plutôt le commandement de l’amour du prochain, qui comprend aussi l’amour des ennemis : « Aimez vos ennemis et priez pour ceux qui vous persécutent » (v. 44). Et ce n’est pas facile. Cette parole ne doit pas être comprise comme une approbation du mal accompli par l’ennemi, mais comme une invitation à une perspective supérieure, une perspective magnanime, semblable à cette du Père céleste qui dit Jésus « fait lever son soleil sur les méchants et sur les bons, et fait pleuvoir sur les justes et sur les injustes » (v. 45). En effet, l’ennemi aussi est une personne humaine, créée en tant que telle à l’image de Dieu, même si actuellement cette image est obscurcie par une conduite indigne.

 

Lorsque nous parlons « d’ennemis », nous ne devons pas penser à je ne sais quelles personnes différentes et loin de nous. Nous parlons aussi de nous-mêmes, qui pouvons entrer en conflit avec notre prochain, parfois avec notre famille. Combien d’inimitiés dans les familles, combien ! Pensons à cela. Les ennemis ce sont aussi ceux qui parlent mal de nous, qui nous calomnient et qui nous font des torts. Et ce n’est pas facile à digérer. Nous sommes appelés à répondre à tous ceux-là par le bien, qui a aussi ses stratégies, inspirées par l’amour.

 

Que le Vierge Marie nous aide à suivre Jésus sur ce chemin exigeant, qui exalte vraiment la dignité humaine et nous fait vivre en enfants de notre Père qui est dans les cieux.

 

Qu’elle nous aide à pratiquer la patience, le dialogue, le pardon, et à être ainsi des artisans de communion, des artisans de fraternité, dans notre vie quotidienne, sur tout dans notre famille.

RICHESSE ET PAUVRETÉ

 

1 ère lecture (Is 49,14-15) Psaume (Ps 61,2-3.8.9) 2 ème lecture (1 Co 4,1-5) Evangile (Mt 6,24-34)

 

Le Christ n’a jamais vécu avec son Père au moyen de compromis savants et successifs. Il a tout donné de son humanité. « Je connais tes œuvres : tu n’es ni froid ni bouillant. Plût à Dieu que tu fusses froid ou bouillant! Mais parce que tu es tiède et que tu n’es ni froid ni bouillant, je te vomirai de ma bouche. Apocalypse III, 16.

 

« Heureux les pauvres de cœur! » (Mt 5,2). C’est en écho à la première béatitude qu’il faut comprendre la portée de l’évangile de ce dimanche, aussi bien dans notre vie personnelle que dans la vie des nations entre elles. Bien des problèmes connaîtraient un début d’une solution si les réunions des G 8, G 12 ou G 20, si les Forum Mondiaux ne se repliaient pas sur leurs richesses abandonnant les plus pauvres hors de leurs conférences.

 

Comme nous passons sur le trottoir de nos villes devant le pauvre qui s’est assis à la porte du Supermarché ou non loin du distributeur de la banque. Une manœuvre, peut-être. Non, le rappel d’une réalité.

 

Pour chacun de nous, le Royaume est là, tout proche, déjà mystérieusement et ce n’est pas une utopie que d’opter pour Dieu sans compromis, le servir sans partage, s’en remettre à lui avec une confiance totale dans son dessein de salut, telle est l’exigence primordiale.

 

Nul ne peut servir deux maîtres, nul ne peut servir Dieu et l’Argent! Ces paroles du Christ sont à comprendre dans la plénitude de leur signification. L’argent résume tout ce que nous cherchons à posséder, à retenir en une possession qui devient un asservissement !

 

Ne devrait-on pas quitter les choses avant qu’elles ne nous quittent? Nous construisons tant de remparts pour assurer les prétentions de notre personnalité… mais peu nombreux sont ceux qui ont choisi cette liberté et cette ouverture à Dieu par la donation de leurs triples vœux religieux. Les richesses, matérielles, sociales, intellectuelles, spirituelles, quelles qu’elles soient. Dieu les a mis à notre disposition. Elles ne sont pas à rejeter, elles sont là pour bâtir un monde à la mesure de Dieu, et des hommes, un monde à explorer, un univers à découvrir, parfois péniblement, avec Dieu, la main dans la main.

 

Vivre dans la confiance et dans cette espérance au sein de l’universelle insécurité, échanger les mille soucis de la vie contre l’unique souci de construire le Royaume et sa justice, tel est le pari qu’il a confié à l’homme au premier jour (Genèse. Ch. 1) Est-ce le nôtre ?

 

 

PREMIÈRE LECTURE « MOI, JE NE TOUBLIERAI PAS » (IS 49, 14-15)

Lecture du livre du prophète Isaïe

Jérusalem disait : « Le Seigneur m’a abandonnée, mon Seigneur m’a oubliée. » Une femme peut-elle oublier son nourrisson, ne plus avoir de tendresse pour le fils de ses entrailles ? Même si elle l’oubliait, moi, je ne t’oublierai pas, dit le Seigneur. Parole du Seigneur.

PSAUME (PS 61 (62), 2-3, 8, 9)

R/ EN DIEU SEUL, LE REPOS DE MON AME (PS 61, 2A)

Je n’ai de repos qu’en Dieu seul, mon salut vient de lui. Lui seul est mon rocher, mon salut, ma citadelle : je suis inébranlable.

Mon salut et ma gloire se trouvent près de Dieu. Chez Dieu, mon refuge, mon rocher imprenable ! Comptez sur lui en tous temps, vous, le peuple. Devant lui épanchez votre cœur : Dieu est pour nous un refuge.

 

DEUXIÈME LECTURE « Le Seigneur rendra manifestes les intentions des cœurs » (1 Co 4, 1-5)

Lecture de la première lettre de saint Paul apôtre aux Corinthiens

Frères, que l’on nous regarde comme des auxiliaires du Christ et des intendants des mystères de Dieu. Or, tout ce que l’on demande aux intendants, c’est d’être trouvés dignes de confiance. Pour ma part, je me soucie fort peu d’être soumis à votre jugement, ou à celui d’une autorité humaine ; d’ailleurs, je ne me juge même pas moi-même. Ma conscience ne me reproche rien, mais ce n’est pas pour cela que je suis juste : celui qui me soumet au jugement, c’est le Seigneur. Ainsi, ne portez pas de jugement prématuré, mais attendez la venue du Seigneur, car il mettra en lumière ce qui est caché dans les ténèbres, et il rendra manifestes les intentions des cœurs. Alors, la louange qui revient à chacun lui sera donnée par Dieu. Parole du Seigneur.

ÉVANGILE « NE VOUS FAITES PAS DE SOUCI POUR DEMAIN » (MT 6, 24-34)

Alléluia. Alléluia. Elle est vivante, énergique, la parole de Dieu ; elle juge des intentions et des pensées du cœur. Alléluia. (cf. He 4, 12)

Évangile de Jésus Christ selon saint Matthieu

En ce temps-là, Jésus disait à ses disciples : « Nul ne peut servir deux maîtres : ou bien il haïra l’un et aimera l’autre, ou bien il s’attachera à l’un et méprisera l’autre. Vous ne pouvez pas servir à la fois Dieu et l’Argent.

 

C’est pourquoi je vous dis : Ne vous souciez pas, pour votre vie, de ce que vous mangerez, ni, pour votre corps, de quoi vous le vêtirez. La vie ne vaut-elle pas plus que la nourriture, et le corps plus que les vêtements ? Regardez les oiseaux du ciel : ils ne font ni semailles ni moisson, ils n’amassent pas dans des greniers, et votre Père céleste les nourrit. Vous-mêmes, ne valez-vous pas beaucoup plus qu’eux ? Qui d’entre vous, en se faisant du souci, peut ajouter une coudée à la longueur de sa vie ? Et au sujet des vêtements, pourquoi se faire tant de souci ? Observez comment poussent les lis des champs : ils ne travaillent pas, ils ne filent pas. Or je vous dis que Salomon lui-même, dans toute sa gloire, n’était pas habillé comme l’un d’entre eux. Si Dieu donne un tel vêtement à l’herbe des champs, qui est là aujourd’hui, et qui demain sera jetée au feu, ne fera-t-il pas bien davantage pour vous, hommes de peu de foi ? Ne vous faites donc pas tant de souci ; ne dites pas : ‘Qu’allons-nous manger ? Ou bien : ‘Qu’allons-nous boire ? Ou encore : ‘Avec quoi nous habiller ? Tout cela, les païens le recherchent. Mais votre Père céleste sait que vous en avez besoin. Cherchez d’abord le royaume de Dieu et sa justice, et tout cela vous sera donné par surcroît. Ne vous faites pas de souci pour demain : demain aura souci de lui-même ; à chaque jour suffit sa peine. » Acclamons la Parole de Dieu.

CALENDRIER

 

  • Messe tous les jours à 9 h avec l’office des Laudes

  • Tous les samedis matin de 10 h 30 à 12 h 15 un prêtre se tient dans l’église Notre-Dame pour accueillir une démarche du sacrement de réconciliation

  • Adoration du Saint-Sacrement tous les samedis de 9 h 30 à 12 h à la crypte

 

 

Rendez-vous de la semaine

 

Lundi 27 et Mardi 28, le père Frédéric Benoist est à la formation « les pasteurs selon mon cœur » à Paris

 

Mercredi 1er Mars : mercredi des cendres - Entrée en Carême

Journée de jeûne

 

-Messe à 8 h 30 à la crypte Notre-Dame avec les enfants du collège de lécole Sainte-Clotilde

-Messe à 9 h en l’église Saint-Louis

-Messe à 19 h 30 en l’église Notre-Dame

 

-Jeudi 2 mars à 20 h 30 salle Pierre Lefeuvre : réunion de l’Equipe d’Animation Paroissiale

-Vendredi 3 mars Vendredi 3 Mars à 20 h 30 au presbytère : réunion de l’équipe diocésaine de la pastorale familiale

-Samedi 4 Mars à 11 h salle Pierre Lefeuvre : rencontre des distributeurs du journal le Messager

- Samedi 4 mars à 14 h salle Pierre Lefeuvre : Réunion de l’ACAT

 

 

  • - Dimanche 5 mars de 10 h à 18 h rencontre des jeunes de la communauté portugaise qui préparent la confirmation

 

A noter : dans le cadre du festival des voix mêlées - Concert le Mercredi 8 Mars à 20 h 30 en l’église Notre- Dame : Nelson messe de HAYDN

 

L’enveloppe du denier de l’Eglise va arriver dans votre boîte aux lettres. Un grand Merci d’en faire bon usage. Cette période de l’année est difficile pour la trésorerie de la paroisse

Les dons au Denier sont déductibles de l’impôt sur le revenu à hauteur de 66 % du montant du don, dans la limite de 20 % du revenu imposable. Ainsi, un don de 100,00 ne coûte réellement que 34,00 €.

 

DIMANCHE 26 FEVRIER 2017 8 ème dimanche du temps ordinaire

1 ère lecture (Is 49,14-15) Psaume (Ps 61,2-3.8.9) 2 ème lecture (1 Co 4,1-5) Evangile (Mt 6,24-34)

Messe anticipée le samedi à 18 h à Saint-Louis -Dimanche à 10 h 30 messe à Notre-Dame

 

DIMANCHE 5 mars 2017 1 er dimanche de Carême

1 ère lecture (Gn 2,7-9 et 3,1-7) Psaume (Ps 50,3-6.12-14.17) 2 ème lecture (Rm 5,12-19) Evangile (Mt 4,1-11)

Messe anticipée le samedi à 18 h à Saint-Louis -Dimanche à 10 h 30 messe à Notre-Dame

Fête des grand-mères

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paroisse du Raincy - dans Feuilles de semaine
19 février 2017 7 19 /02 /février /2017 16:38

Paroles du pape lors de l’angélus du 12 Février 2016

La liturgie du jour nous présente un autre extrait du Discours de la montagne, que nous trouvons dans l’Evangile de Matthieu (cf. 5,17-37). Dans ce passage, Jésus veut aider ses auditeurs à accomplir une relecture de la loi mosaïque. Ce qui a été dit dans l’ancienne alliance était vrai, mais ce n’était pas tout : Jésus est venu pour accomplir et pour promulguer de façon définitive la loi de Dieu, jusqu’au dernier iota (cf. v. 18). Il en manifeste les finalités originaires et en accomplit les aspects authentiques, et il fait tout cela à travers sa prédication et plus encore par l’offrande de lui-même sur la croix. Ainsi Jésus enseigne comment faire pleinement la volonté de Dieu et il utilise cette parole : avec une “justice supérieure” par rapport à celle des scribes et des pharisiens (cf. v. 20).

Une justice animée par l’amour, par la charité, par la miséricorde, et ainsi capable de réaliser la substance des commandements, en évitant le risque du formalisme. Le formalisme : ceci je peux, cela je ne peux pas ; jusqu’à là je peux, jusqu’à là je ne peux pas… Non : (il faut) plus, plus. En particulier, dans l’Evangile d’aujourd’hui Jésus examine trois aspects : l’homicide, l’adultère et le serment.

Concernant le commandement “ne pas tuer”, Il affirme qu’il est violé non seulement par l’homicide effectif, mais aussi par des comportements qui offensent la dignité de la personne humaine, y compris les paroles injurieuses (cf. v. 22). Certes, ils n’ont pas la même gravité et la même culpabilité que le meurtre, mais ils se placent dans la même ligne, parce qu’ils en sont les prémisses et révèlent la même malveillance. Jésus nous invite à ne pas établir un classement des offenses, mais à les considérer toutes nocives, en tant que mues par l’intention de faire du mal au prochain. Et Jésus donne un exemple. Insulter : nous avons l’habitude d’insulter, comme de dire ‘bonjour’. Et c’est sur la même ligne que le meurtre. Celui qui insulte son frère, tue son frère dans son cœur. S’il vous plaît, n’insultez pas ! Nous ne gagnons rien…

Un autre accomplissement est apporté à la loi matrimoniale. L’adultère était considéré comme une violation du droit de propriété de l’homme sur la femme. Jésus en revanche va à la racine du mal. Comme on arrive à l’homicide à travers les injures et les offenses, ainsi on atteint l’adultère à travers les intentions de possession vis-à-vis d’une femme qui n’est pas sa femme. L’adultère, comme le vol, la corruption et tous les autres péchés, sont d’abord conçus au plus intime de nous-mêmes et une fois qu’on a fait le mauvais choix dans son cœur, le comportement concret se met en œuvre. Et Jésus dit : celui qui regarde une femme qui n’est pas sa femme avec esprit de possession est un adultère dans son cœur, il a commencé le chemin vers l’adultère. Pensons un peu à cela : aux mauvaises pensées qui viennent dans ce domaine.

Jésus, ensuite, dit à ses disciples de ne pas prêter serment, en tant que le serment est signe de l’insécurité et de la duplicité avec lesquels se déroulent les relations humaines. On instrumentalise l’autorité de Dieu pour donner une garantie à nos affaires humaines. Nous sommes plutôt appelés à instaurer entre nous, dans nos familles et dans nos communautés un climat de limpidité et de confiance réciproque, afin de pouvoir être considéré comme sincères sans avoir à recourir à des interventions supérieures pour que l’on croie en nous. La méfiance et la suspicion réciproque menacent toujours la sérénité ! Que la Vierge Marie, femme de l’écoute docile et de l’obéissance joyeuse, nous aide à adhérer toujours plus à l’Evangile, pour être chrétiens non pas “de façade”, mais de substance ! Et c’est possible avec la grâce de l’Esprit-Saint, qui nous permet de tout faire avec amour et ainsi d’accomplir pleinement la volonté de Dieu.

CE QUE NOUS SOMMES

1 ère lecture (Lv 19,1-2.17-18) Psaume (Ps 102,1-48.10.12.13) 2 ème lecture (Co 3,16-23) Evangile (Mt 5,38-48)

 

 

A la suite des Béatitudes, les évangélistes nous disent quelle transposition le Christ en fait dans la vie quotidienne et en particulier dans les difficultés et les oppositions que nous rencontrons.

L’amour des ennemis, par exemple en ce dimanche, ne vient pas de notre indulgence compréhensive. Il a pour fondement le fait que, divinisés par la grâce de Dieu, nous devons la réaliser comme le Christ l’a vécue.

La conduite que le Christ attend devenir celle de ses disciples nous conduit sur le chemin des exigences de la véritable sagesse.

Certes nous sommes de la même « pâte » humaine que l’adversaire qui nous attaque ou nous fait procès. Et cette similitude nous donne déjà le devoir d’une certaine compréhension, d’une certaine indulgence, dans nos comportements comme dans nos réactions. Ce que nous attendons des autres, eux sont aussi en droit de l’attendre de nous. Nous sommes comme eux et dans certaines situations nous avons agi comme eux.

Mais dans la pensée de Dieu, c’est davantage ou plutôt c’est tout autre. « Soyez parfaits …Soyez comme moi … imitez-moi, » non pas comme un modèle extérieur à vous-mêmes qui influencerait votre comportement. Mais » Soyez saint … soyez tendresse et pitié … parce que l’Esprit de Dieu habite en vous. »

7ème dimanche du Temps Ordinaire

 

Lectures de la messe

 

Première lecture (Lv 19,1-2.17-18)

 

Le Seigneur parla à Moïse et dit : « Parle à toute l’assemblée des fils d’Israël. Tu leur diras : Soyez saints, car moi, le Seigneur votre Dieu, je suis saint. Tu ne haïras pas ton frère dans ton cœur. Mais tu devras réprimander ton compatriote, et tu ne toléreras pas la faute qui est en lui. Tu ne te vengeras pas. Tu ne garderas pas de rancune contre les fils de ton peuple. Tu aimeras ton prochain comme toi-même. Je suis le Seigneur. » Parole du Seigneur.

 

Psaume (Ps 102,1-48.10.12.13)

 

Bénis le Seigneur, ô mon âme, bénis son nom très saint, tout mon être ! Bénis le Seigneur, ô mon âme, n’oublie aucun de ses bienfaits ! Car il pardonne toutes tes offenses et te guérit de toute maladie ; il réclame ta vie à la tombe et te couronne d’amour et de tendresse. Le Seigneur est tendresse et pitié, lent à la colère et plein d’amour ; il n’agit pas envers nous selon nos fautes, ne nous rend pas selon nos offenses. Aussi loin qu’est l’orient de l’occident, il met loin de nous nos péchés ; comme la tendresse du père pour ses fils, la tendresse du Seigneur pour qui le craint !

 

Deuxième lecture (Co 3,16-23)

 

Frères, ne savez-vous pas que vous êtes un sanctuaire de Dieu, et que l’Esprit de Dieu habite en vous ? Si quelqu’un détruit le sanctuaire de Dieu, cet homme, Dieu le détruira, car le sanctuaire de Dieu est saint, et ce sanctuaire, c’est vous. Que personne ne s’y trompe : si quelqu’un parmi vous pense être un sage à la manière d’ici-bas, qu’il devienne fou pour devenir sage. Car la sagesse de ce monde est folie devant Dieu. Il est écrit en effet : C’est lui qui prend les sages au piège de leur propre habileté. Il est écrit encore : Le Seigneur le sait : les raisonnements des sages n’ont aucune valeur ! Ainsi, il ne faut pas mettre sa fierté en tel ou tel homme. Car tout vous appartient, que ce soit Paul, Apollos, Pierre, le monde, la vie, la mort, le présent, l’avenir : tout est à vous, mais vous, vous êtes au Christ, et le Christ est à Dieu. Parole du Seigneur.

 

Évangile (Mt 5,38-48)

 

En ce temps-là, Jésus disait à ses disciples : « Vous avez appris qu’il a été dit : Œil pour œil, et dent pour dent. Eh bien ! Moi, je vous dis de ne pas riposter au méchant ; mais si quelqu’un te gifle sur la joue droite, tends-lui encore l’autre. Et si quelqu’un veut te poursuivre en justice et prendre ta tunique, laisse-lui encore ton manteau. Et si quelqu’un te réquisitionne pour faire mille pas, fais-en deux mille avec lui. À qui te demande, donne ; à qui veut t’emprunter, ne tourne pas le dos ! Vous avez appris qu’il a été dit : Tu aimeras ton prochain et tu haïras ton ennemi. Eh bien ! Moi, je vous dis : Aimez vos ennemis, et priez pour ceux qui vous persécutent, afin d’être vraiment les fils de votre Père qui est aux cieux ; car il fait lever son soleil sur les méchants et sur les bons, il fait tomber la pluie sur les justes et sur les injustes. effet, si vous aimez ceux qui vous aiment, quelle récompense méritez-vous ? Les publicains eux-mêmes n’en font-ils pas autant ? Et si vous ne saluez que vos frères, que faites-vous d’extraordinaire ? Les païens eux-mêmes n’en font-ils pas autant ? Vous donc, vous serez parfaits comme votre Père céleste est parfait. » Acclamons la Parole de Dieu.

CALENDRIER

 

Rendez-vous de la semaine

-Mercredi 22 Février à 17 h salle Pierre Lefeuvre : réunion de préparation à la confirmation avec les lycéens

-Mercredi 22 février à 20 h 30 salle Pierre Lefeuvre : réunion de préparation au mariage des fiancés du Raincy et de Villemomble

-Jeudi 23 février à 20 h 30 salle Pierre Lefeuvre : rencontre des catéchumènes adultes et de leurs accompagnateurs

 

Samedi 25 Février de 14 h 30 à 17 h 30 salle Pierre Lefeuvre :

Conférence et catéchèse sur la Miséricorde de Dieu

- La pensée du pape François

- L’année de la Miséricorde, et après ?

  • Catéchèse faite par le père Frédéric Benoist

 

-Samedi 25 Février à 18 h 30 salle Pierre Lefeuvre ; rencontre des 4 ème-3 ème

-Samedi 25 Février à 19 h à Montfermeil : rencontre des lycéens de la paroisse avec le père David KRUPA

-Dimanche 26 Février : repas des jeunes adultes de la paroisse

 

25-26 FÉVRIER : LANCEMENT DE LA NOUVELLE CAMPAGNE D'APPEL AU DENIER DE L'EGLISE

Comme 1ère ressource, le Denier de l'Eglise permet à l'Eglise de Saint-Denis de disposer des moyens nécessaires à sa mission

 

 

DIMANCHE 19 FEVRIER 2017 7 ème dimanche du temps ordinaire

1 ère lecture (Lv 19,1-2.17-