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30 octobre 2017 1 30 /10 /octobre /2017 17:41

Le calendrier des 3 soirées inter-religieuses organisées par l'UDPP 93 et programmées de novembre 2017 à avril 2018 est disponible en ligne.

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26 octobre 2017 4 26 /10 /octobre /2017 19:47

Les religions ont un rôle irremplaçable pour construire la paix (traduction complète)

 

18 Octobre 2017 - Discours du pape François

 

Chers amis,

 

Je vous souhaite cordialement la bienvenue et je vous remercie de votre visite. Je remercie le cardinal Tauran de sa présentation. La paix est un devoir urgent dans le monde d’aujourd’hui aussi alors que tant de populations sont déchirées par la guerre et les violences. La paix est à la fois un don de Dieu et une conquête humaine. Pour cela, les croyants de toutes les religions sont appelés à demander la paix et à intercéder pour elle. Et tous les hommes de bonne volonté, spécialement ceux chargés de responsabilités, sont appelés à travailler pour elle, avec le cœur, l’esprit, et les mains, oui, parce que la paix se construit de façon « artisanale ».

 

Dans ce travail, la paix et la justice se construisent ensemble. Dans la construction de la paix, les religions, avec leurs ressources spirituelles et morales ont un rôle particulier et irremplaçable. Elles ne peuvent pas avoir une attitude neutre, et encore moins ambiguë par rapport à la paix. Qui commet la violence ou la justifie au nom de la religion offense Dieu gravement, lui qui est paix et source de la paix et a laissé dans l’être humain un reflet de sa sagesse, de sa puissance et de sa beauté.

 

J’exprime mon estime et ma gratitude pour l’action de “Religions for Peace” : vous rendez un précieux service à la religion et à la paix. Par nature, les religions sont destinées à promouvoir la paix, par la justice, la fraternité, le désarmement, le soin de la création. Il faut un effort commun des religions pour promouvoir l’écologie intégrale. La Bible nous aide en cela et nous ramenant au regard du Créateur qui “vit que tout ce qu’il avait fait, et voilà, c’était très bon” (Gn 1,31).

 

Les religions disposent des ressources pour faire progresser ensemble une alliance morale qui promeuve le respect de la dignité de la personne humaine et le soin de la création. Grâce à Dieu, nous avons tellement de bons exemples, dans différentes régions du monde, de la force de la coopération interreligieuse pour s’opposer aux conflits violents, faire progresser le développement durable, protéger la terre. Continuons dans cette voie ! Ayons confiance dans l’aide du Tout-Puissant et dans la bonne volonté des croyants et de tant d’autres personnes.

 

Que Dieu vous bénisse et rende fécond votre engagement pour la paix.

 

3 soirées interreligieuses sur nos récits fondateurs organisées : la première Jeudi 16 Novembre à 20 h 30 salle Pierre Lefeuvre : Projet de Dieu, projet des hommes : Rechercher le bonheur avec ou sans Dieu

Quel est le plus grand commandement

1 ère lecture (Ex 22,20-26) Psaume (Ps 17, 2-4.20.47.51) 2 ème lecture (1Th 1,5c-10) Evangile (Mt 22,34-40)

 

« Jésus lui répondit : « Tu aimeras le Seigneur ton Dieu de tout ton cœur, de toute ton âme et de tout ton esprit. Voilà le grand, le premier commandement. Jésus invite à « aimer Dieu de tout son corps, de toute son âme et tout son esprit. » A vrai dire, l’amour de Dieu ne peut aller valablement sans « aimer son prochain comme soi-même. » Un amour de Dieu qui ne débouche pas en un amour sincère des hommes n’atteint pas sa véritable dimension. Quelque chose du rapport au réel ne se vit pas dans l’homme si nous ne nous risquons pas dans une parole vraie. Un amour du frère qui se couperait de l’amour de Dieu ne tiendra pas la distance respectueuse pour que cet amour puisse croître pour lui. Suivre Jésus demande cette double et radicale ouverture à Dieu le Père et à nos frères en humanité. Il nous faudra toute une vie pour concilier ces deux amours. La réponse de Jésus est vraiment claire. Le premier commandement est celui de l’Amour : “Tu aimeras le Seigneur ton Dieu de tout ton cœur, de toute ton âme et de tout ton esprit. Le second lui est semblable : « Tu aimeras ton prochain comme toi-même. » Nous devenons progressivement conscients du lien qui existe entre l’amour de Dieu et l’amour que nous nous portons à nous même, l’amour nous portons aux autres ! L’amour du prochain comme l’amour que nous avons pour nous-mêmes prend sa source dans l’amour que nous recevons de Dieu.

"Et le second lui est semblable : Tu aimeras ton prochain comme toi-même. De ces deux commandements dépend toute la Loi, ainsi que les Prophètes. » Les nombreuses difficultés que nous éprouvons dans l’amour trouvent leur origine dans le regard négatif que nous portons sur nous-mêmes et que nous projetons inconsciemment sur les autres. Notre douleur de ne pas aimer et de ne pas être aimé provient souvent du regard négatif de notre entourage. Nous n’avons pas toujours été aimés avec un grand respect. Nous nous sommes alors construits dans une « vision » pessimiste de nous mêmes. L’amour que nous recevons de Dieu et de notre entourage va déterminer l’amour que nous portons à Dieu et au prochain. Jésus donne toujours un acte d’amitié et d’amour en vérité. La vérité de son être n’est pas une vérité qui condamne, mais une vérité qui ouvre le débat. Que Jésus nous aide à tenir fermement dans la vérité les situations de conflit dans lesquels nous nous trouvons. L’amour que Dieu nous donne manifeste nourrit et renforce les relations d’amour que nous nous portons les uns aux autres. Nous aimer dans l’amour que Dieu nous porte : "Là ou il n’y a pas d’amour, mettez de l’amour et vous récolterez de l’amour," dit Jean de la Croix.

Dimanche 29 octobre 2017 - 30ème dimanche du Temps Ordinaire

 

Lectures de la messe

 

Première lecture (Ex 22, 20-26)

Ainsi parle le Seigneur : « Tu n’exploiteras pas l’immigré, tu ne l’opprimeras pas, car vous étiez vous-mêmes des immigrés au pays d’Égypte. Vous n’accablerez pas la veuve et l’orphelin. Si tu les accables et qu’ils crient vers moi, j’écouterai leur cri. Ma colère s’enflammera et je vous ferai périr par l’épée : vos femmes deviendront veuves, et vos fils, orphelins. Si tu prêtes de l’argent à quelqu’un de mon peuple, à un pauvre parmi tes frères, tu n’agiras pas envers lui comme un usurier : tu ne lui imposeras pas d’intérêts. Si tu prends en gage le manteau de ton prochain, tu le lui rendras avant le coucher du soleil. C’est tout ce qu’il a pour se couvrir ; c’est le manteau dont il s’enveloppe, la seule couverture qu’il ait pour dormir. S’il crie vers moi, je l’écouterai, car moi, je suis compatissant ! » Parole du Seigneur.

 

Psaume (Ps 17 (18), 2-3, 4.20, 47.51ab)

Je t’aime, Seigneur, ma force : Seigneur, mon roc, ma forteresse, Dieu mon libérateur, le rocher qui m’abrite, mon bouclier, mon fort, mon arme de victoire ! Louange à Dieu ! Quand je fais appel au Seigneur, je suis sauvé de tous mes ennemis. Lui m’a dégagé, mis au large, il m’a libéré, car il m’aime. Vive le Seigneur ! Béni soit mon Rocher ! Qu’il triomphe, le Dieu de ma victoire ! Il donne à son roi de grandes victoires, il se montre fidèle à son messie.

 

Deuxième lecture (1 Th 1, 5c-10)

Frères, vous savez comment nous nous sommes comportés chez vous pour votre bien. Et vous-mêmes, en fait, vous nous avez imités, nous et le Seigneur, en accueillant la Parole au milieu de bien des épreuves, avec la joie de l’Esprit Saint. Ainsi vous êtes devenus un modèle pour tous les croyants de Macédoine et de Grèce. Et ce n’est pas seulement en Macédoine et en Grèce qu’à partir de chez vous la parole du Seigneur a retenti, mais la nouvelle de votre foi en Dieu s’est si bien répandue partout que nous n’avons pas besoin d’en parler. En effet, les gens racontent, à notre sujet, l’accueil que nous avons reçu chez vous ; ils disent comment vous vous êtes convertis à Dieu en vous détournant des idoles, afin de servir le Dieu vivant et véritable, et afin d’attendre des cieux son Fils qu’il a ressuscité d’entre les morts, Jésus, qui nous délivre de la colère qui vient. Parole du Seigneur.

 

Évangile (Mt 22, 34-40)

En ce temps-là, les pharisiens, apprenant que Jésus avait fermé la bouche aux sadducéens, se réunirent, et l’un d’entre eux, un docteur de la Loi, posa une question à Jésus pour le mettre à l’épreuve : « Maître, dans la Loi, quel est le grand commandement ? » Jésus lui répondit : « Tu aimeras le Seigneur ton Dieu de tout ton cœur, de toute ton âme et de tout ton esprit. Voilà le grand, le premier commandement. Et le second lui est semblable : Tu aimeras ton prochain comme toi-même. De ces deux commandements dépend toute la Loi, ainsi que les Prophètes. » Acclamons la Parole de Dieu.

CALENDRIER

Le passage à l'heure d'hiver se fera dans la nuit du samedi 28 au dimanche 29 octobre. A 3 h du matin il faudra reculer d’une heure. Il sera alors 2 heures.

Messes de la semaine

 

-Lundi 30 octobre : De la férie : messe à 9 h à la crypte de l’église Notre-Dame

-Mardi 31 octobre : De la férie : messe à 9 h

 

Fêtes de la Toussaint

 

Solennité de la Toussaint :

Messe à 10 h 30 en l’église Notre-Dame

Bénédiction des tombes aux cimetières Le mercredi 1 er Novembre de 14 h 30 à 17 h

Commémoration des fidèles défunts Messe à 18 h à l’église Notre-Dame le Mercredi 1 er Novembre

Messe à 9 h à la crypte le jeudi 2 Novembre

 

-Vendredi 3 novembre : De la férie : pas de messe à 9 h

-Samedi 4 novembre : Saint Charles Borromée : pas de messe à 9 h

 

 

Une nouvelle traduction du Notre Père : “Ne nous laisse pas entrer en tentation”

 

A partir du dimanche 3 Décembre, premier dimanche de l’Avent, nous sommes invités à changer la prière du Notre Père : Nous remplaçons la phrase « ne nous soumets pas à la tentation » par : « Ne nous laisse pas entrer en tentation »

A noter : Samedi 11 novembre à 20 h 30 en l’église Notre-Dame du Raincy : Concert dirigé par Nicolas KRAUZE avec l’Orchestre de Chambre Nouvelle Europe organisé par le Centre culturel de la ville dans le cadre du mois George SAND

 

  • - Week-end du 11 et 12 novembre à l’église Notre-Dame : Exposition de peintures et installation exceptionnelle d’une œuvre monumentale de l’artiste multidisciplinaire Frédérico ALAGNA dit Fra DELRICO 017 | 20:3

  • - Dimanche 12 novembre à 16 h : dans le cadre de la restauration du clocher : Concert lyrique

DIMANCHE 29 Octobre 2017 30 è dimanche du temps ordinaire

1 ère lecture (Ex 22,20-26) Psaume (Ps 17, 2-4.20.47.51)

2 ème lecture (1Th 1,5c-10)

DIMANCHE 5 novembre 2017 31 ème dimanche du temps ordinaire

1 ère lecture (Ml 1,14b) Psaume (Ps 130,1-3) 2 ème lecture (1Th 2,7b-9.13) Evangile (Mt 23,1-12)

Messe anticipée le samedi à 18 h à Saint-Louis -Dimanche à 10 h 30 messe à Notre-Dame

 

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22 octobre 2017 7 22 /10 /octobre /2017 19:01

Sans amour, la vie chrétienne devient « une morale impossible »

 

Homélie du pape François pour la canonisation de 35 bienheureux (Texte intégral - 15 Octobre 2017)

 

La parabole que nous avons entendue nous parle du Royaume de Dieu comme d’une fête de noces (cf. Mt 22, 1-14). Le protagoniste est le fils du roi, l’époux, dans lequel il est facile d’entrevoir Jésus. Dans la parabole, cependant, on ne parle jamais de l’épouse, mais des nombreux invités, désirés et attendus: ce sont eux qui revêtent l’habit nuptial. Ces invités, cest nous, nous tous, parce qu’avec chacun de nous le Seigneur désire «célébrer les noces». Les noces inaugurent la communion de toute la vie: c’est tout ce que Dieu désire avec chacun de nous. Alors, notre relation avec lui ne peut être seulement celle des sujets dévoués avec le roi, des serviteurs fidèles avec le patron ou des écoliers appliqués avec le maître, mais c’est surtout celle de l’épouse aimée avec l’époux. En d’autres termes, le Seigneur nous désire, nous cherche et nous invite, et il ne se contente pas que nous accomplissions bien nos devoirs et observions ses lois, mais il veut avec nous une véritable communion de vie, une relation faite de dialogue, de confiance et de pardon.

 

Voilà la vie chrétienne, une histoire d’amour avec Dieu, où le Seigneur prend gratuitement l’initiative et où aucun de nous ne peut revendiquer l’exclusivité de l’invitation : personne n’est privilégié par rapport aux autres, mais chacun est privilégié devant Dieu. De cet amour gratuit, tendre et privilégié naît et renaît toujours la vie chrétienne. Nous pouvons nous demander si, au moins une fois par jour, nous confessons au Seigneur notre amour pour Lui; si nous nous souvenons, parmi tant de paroles, de lui dire chaque jour: “Je t’aime Seigneur. Tu es ma vie”. Parce que, si l’amour se perd, la vie chrétienne devient stérile, devient un corps sans âme, une morale impossible, un ensemble de principes et de lois à faire cadrer sans un pourquoi. Au contraire, le Dieu de la vie attend une réponse de vie, le Seigneur de l’amour attend une réponse d’amour. S’adressant à une Église, dans le livre de l’Apocalypse, il fait un reproche précis: «Tu as abandonné ton premier amour» (2, 4). Voilà le danger: une vie chrétienne de routine, où on se contente de la “normalité”, sans élan, sans enthousiasme, et avec la mémoire courte. Ravivons au contraire la mémoire du premier amour : nous sommes les bien-aimés, nous sommes les invités aux noces, et notre vie est un don, parce que chaque jour est l’occasion magnifique de répondre à l’invitation.

 

Mais l’Évangile nous met en garde: l’invitation peut être refusée. Beaucoup d’invités ont dit non, parce qu’ils étaient pris par leurs intérêts: «ils n’en tinrent aucun compte et s’en allèrent, l’un à son champ l’autre à son commerce», dit le texte (Mt 22, 5). Une parole revient: cest vrai ; est la clé pour comprendre le motif du refus. Les invités, en effet, ne pensaient pas que les noces soient tristes ou ennuyeuses, mais simplement «ils n’en tinrent aucun compte»: ils étaient détournés par leurs intérêts, ils préféraient avoir quelque chose plutôt que de se mettre en jeu, comme l’amour le demande. Voilà comment se prennent les distances avec l’amour, non par méchanceté, mais parce qu’on préfère ce qui est à soi : les sécurités, l’auto-affirmation, les commodités…

Il nous offre la seule liberté possible, celle de choisir en notre âme et conscience, ce qui va dans le sens d’une plus grande humanisation des rapports sociaux. “César” n’a pas l’exclusivité du domaine humain et matérielle et “Dieu” celui du domaine spirituel. L’homme est à l’image et à la ressemblance de Dieu. Le vieux fonds religieux des pharisiens avait bien dit en affirmant :”Tu enseignes le vrai chemin de Dieu.”Sa réponse ne dissocie pas les deux domaines, César et Dieu, elle les unit en donnant priorité à Dieu. Rendre à César ce qui est à César, c’est en définitive accepter l’incarnation, c’est accepter la réalité humaine, c’est accepter le chemin qui nous permet, dans un juste comportement vis-à-vis de “César” de pouvoir rendre à Dieu ce qui est à Dieu, c’est-à-dire la totalité de l’homme.

U DELA D’UNE EFFIGIE

 

1 ère lecture (Is 45,1.4-6a) Psaume (Ps 95,1.3-5.7-10) 2 ème lecture (1th 1,1-5b) Evangile (Mt 22,15-21)

 

Une pièce de monnaie, comme un billet de banque, est un programme par ce qui y est présenté, l’annonce d’une politique, l’illustration d’un passé dans lequel on veut enraciner le présent. Même si c’est de moins en moins perceptible au travers de nos cartes de crédit, par exemple, les rapports d’argent traduisent notre situation :”Je consulte votre banque” nous dit le distributeur anonyme. Par les liens sociaux qu’ils établissent, ils traduisent aussi des types de relation entre les hommes. L’argent permet d’acheter un objet, d’occuper un logement, de recevoir le fruit de son travail. Il sert aussi bien à couvrir le nécessaire qu’à accaparer une place et une domination. “ L’argent a le parfum de la domination ou du service, il sent la sueur et parfois même le sang. Il est toujours plus que sa matérialité, et l’Evangile l’a bien compris. Vous ne pouvez servir Dieu et l’argent (Matthieu 6. 24) L’évangile de ce dimanche ne concerne pas l’argent pris isolément, il porte sur sa signification.” (Mgr Albert Rouet) Payer ou non l’impôt, c’était rester à la surface des choses. Il nous faut aller plus loin que l’effigie, lire au-delà de l’inscription, découvrir quelle réalité elles expriment, quelle est la hiérarchie des valeurs.

Comme pour toute chose et toute situation humaines, une vérité plus profonde nous attend au-delà de tous les signes terrestres. Les pharisiens le savaient bien et c’est pourquoi ils posent cette question à Jésus. En demandant une pièce d’argent, Jésus leur rappelle qu’ils l’utilisent couramment, sauf dans les offrandes versées au Temple. Sur cette pièce, il y a, gravée, l’effigie de l’empereur. Or un vrai juif refuse la représentation en images, non seulement de Dieu qui est transcendance, mais aussi d’un homme, et spécialement d’un empereur qui se prend pour un dieu. La seule image de Dieu, selon la parole divine du livre de la Genèse, c’est l’homme vivant :”Faisons l’homme à notre image et à notre ressemblance”. (Genèse 1. 26) Cette pièce doit être rendue à son propriétaire. “Rendez à César…” Cela ne signifie pas l’autonomie du domaine politique par rapport au domaine religieux. La politique en effet est un des lieux concrets d’exercice de la charité. La loi morale doit s’y manifester de plein droit, car c’est l’un des moyens par lesquels, en aimant ses frères, le chrétien manifeste son amour de Dieu.

Il y a un lien entre ces deux domaines, puisqu’on ne peut servir Dieu en dehors des médiations humaines. La relation ne signifie pas la confusion et toute sacralisation du pouvoir politique est idolâtre. Ce qui intéresse Jésus, c’est “Dieu seul”. Il faut rendre à Dieu ce qui lui appartient, à savoir l’homme. Jésus n’esquive donc pas une question délicate. Il ouvre une perspective nouvelle dans une vision étriquée du politique.

Alors on s’étend sur les fauteuils des gains, des plaisirs, de quelque hobby qui rend un peu joyeux mais ainsi on vieillit vite et mal, parce qu’on vieillit à l’intérieur : quand le cœur ne se dilate pas, il se ferme. Et quand tout dépend du ‘moi’ de ce qui me va, de ce qui me sert, de ce que je veux on devient également rigides et méchants, on réagit de mauvaise manière pour un rien, comme les invités de l’Évangile, qui arrivent à insulter et même à tuer (cf. v. 6) tous ceux qui portaient l’invitation, seulement parce qu’ils les incommodaient.

 

Alors l’Évangile nous demande de quel côté être: du côté du moi ou du côté de Dieu ? Parce que Dieu est le contraire de l’égoïsme, de l’auto-référentialité. Lui nous dit l’Évangile devant les refus continuels qu’il reçoit, devant les fermetures des regards de ses invités, continue, ne renvoie pas la fête. Il ne se résigne pas, mais il continue d’inviter. Devant les “non”, il ne claque pas la porte, mais il inclut encore davantage. Devant les injustices subies, Dieu répond par un amour encore plus grand. Nous, quand nous sommes blessés par des torts et des refus, nous éprouvons souvent de l’insatisfaction et de la rancœur. Alors qu’il souffre à cause de nos “non”, Dieu continue au contraire de relancer, il continue de préparer le bien même pour celui qui fait le mal. Parce qu’ainsi fait l’amour; parce que seulement ainsi il vainc le mal. Aujourd’hui, ce Dieu, qui ne perd jamais l’espérance, nous entraîne à faire comme lui, à vivre selon l’amour véritable, à dépasser la résignation et les caprices de notre moi susceptible et paresseux.

 

Il y a un dernier aspect que l’Évangile souligne: le vêtement des invités est indispensable. Il ne suffit pas en effet de répondre une fois à l’invitation, de dire “oui” et puis c’est tout, mais il faut revêtir l’habit, il faut l’habitude de vivre l’amour chaque jour. Parce qu’on ne peut dire: “Seigneur, Seigneur” sans vivre et mettre en pratique la volonté de Dieu (cf. Mt 7, 21). Nous avons besoin de nous revêtir chaque jour de son amour, de renouveler chaque jour le choix de Dieu. Les Saints canonisés aujourd’hui, les nombreux Martyrs, surtout, indiquent cette voie. Ils n’ont pas dit “oui” à l’amour en paroles et pour un moment, mais par leur vie et jusqu’au bout. Leur habit quotidien a été l’amour de Jésus, cet amour fou qui nous a aimés jusqu’au bout, qui a laissé son pardon et son vêtement à ceux qui le crucifiaient. Nous aussi, nous avons reçu dans le baptême le vêtement blanc, l’habit nuptial de Dieu. Demandons-lui, par l’intercession de ces saints, nos frères et sœurs, la grâce de choisir et d’endosser cet habit chaque jour et de le maintenir propre. Comment faire ? Par-dessus tout en allant recevoir sans peur le pardon du Seigneur : c’est le pas décisif pour entrer dans la salle de noces afin de célébrer la fête de l’amour avec Lui.

Dimanche 22 octobre 2017 - 29ème dimanche du Temps Ordinaire

 

Lectures de la messe

 

Première lecture (Is 45, 1.4-6)

Ainsi parle le Seigneur à son messie, à Cyrus, qu’il a pris par la main pour lui soumettre les nations et désarmer les rois, pour lui ouvrir les portes à deux battants, car aucune porte ne restera fermée : « À cause de mon serviteur Jacob, d’Israël mon élu, je t’ai appelé par ton nom, je t’ai donné un titre, alors que tu ne me connaissais pas. Je suis le Seigneur, il n’en est pas d’autre : hors moi, pas de Dieu. Je t’ai rendu puissant, alors que tu ne me connaissais pas, pour que l’on sache, de l’orient à l’occident, qu’il n’y a rien en dehors de moi. Je suis le Seigneur, il n’en est pas d’autre. » Parole du Seigneur.

 

Psaume (Ps 95 (96), 1.3, 4-5, 7-8, 9-10ac)

Chantez au Seigneur un chant nouveau, chantez au Seigneur, terre entière, racontez à tous les peuples sa gloire, à toutes les nations ses merveilles ! Il est grand, le Seigneur, hautement loué, redoutable au-dessus de tous les dieux : néant, tous les dieux des nations ! Lui, le Seigneur, a fait les cieux. Rendez au Seigneur, familles des peuples, rendez au Seigneur la gloire et la puissance, rendez au Seigneur la gloire de son nom. Apportez votre offrande, entrez dans ses parvis. Adorez le Seigneur, éblouissant de sainteté : tremblez devant lui, terre entière. Allez dire aux nations : « Le Seigneur est roi ! » Il gouverne les peuples avec droiture.

 

Deuxième lecture (1 Th 1, 1-5b)

Paul, Silvain et Timothée, à l’Église de Thessalonique qui est en Dieu le Père et dans le Seigneur Jésus-Christ. À vous, la grâce et la paix. À tout moment, nous rendons grâce à Dieu au sujet de vous tous, en faisant mémoire de vous dans nos prières. Sans cesse, nous nous souvenons que votre foi est active, que votre charité se donne de la peine, que votre espérance tient bon en notre Seigneur Jésus Christ, en présence de Dieu notre Père. Nous le savons, frères bien-aimés de Dieu, vous avez été choisis par lui. En effet, notre annonce de l’Évangile n’a pas été, chez vous, simple parole, mais puissance, action de l’Esprit Saint, pleine certitude. Parole du Seigneur.

 

Évangile (Mt 22, 15-21)

En ce temps-là, les pharisiens allèrent tenir conseil pour prendre Jésus au piège en le faisant parler. Ils lui envoient leurs disciples, accompagnés des partisans d’Hérode : « Maître, lui disent-ils, nous le savons : tu es toujours vrai et tu enseignes le chemin de Dieu en vérité ; tu ne te laisses influencer par personne, car ce n’est pas selon l’apparence que tu considères les gens. Alors, donne-nous ton avis : Est-il permis, oui ou non, de payer l’impôt à César, l’empereur ? » Connaissant leur perversité, Jésus dit : « Hypocrites ! Pourquoi voulez-vous me mettre à l’épreuve ? Montrez-moi la monnaie de l’impôt. » Ils lui présentèrent une pièce d’un denier. Il leur dit : « Cette effigie et cette inscription, de qui sont-elles ? » Ils répondirent : « De César. » Alors il leur dit : « Rendez donc à César ce qui est à César, et à Dieu ce qui est à Dieu. » Acclamons la Parole de Dieu.

CALENDRIER

 

Messes de la semaine

 

-Lundi 23 octobre : De la férie : messe à 9 h à la crypte de l’église Notre-Dame

-Mardi 24 octobre : De la férie : messe à 9 h

-Mercredi 25 octobre : De la férie : pas de messe à 9 h

-Jeudi 26 octobre : De la férie : pas de messe à 9 h

-Vendredi 27 octobre : De la férie : pas de messe à 9 h

-Samedi 28 octobre : Saint Simon et saint Jude : messe à 9 h suivi d’un temps d’adoration du Saint-Sacrement. Un prêtre est à disposition de 10 à 12 h pour le Sacrement de Réconciliation

 

Une nouvelle traduction du Notre Père : “Ne nous laisse pas entrer en tentation”

 

A partir du dimanche 3 Décembre, premier dimanche de l’Avent, nous sommes invités à changer la prière du Notre Père : Nous remplaçons la phrase « ne nous soumets pas à la tentation » par : « Ne nous laisse pas entrer en tentation »

 

Du 23 au 31 Octobre, le père Frédéric Benoist est en pèlerinage en Terre Sainte avec 38 paroissiens du Raincy et de Villemomble. Le groupe est envoyé au cours de la messe du dimanche 22 Octobre à 10 h 30. Il est porteur des intentions de prière de la communauté.

 

 

Fêtes de la Toussaint

 

Solennité de la Toussaint :

Messe à 10 h 30 en l’église Notre-Dame

Bénédiction des tombes aux cimetières : Le mercredi 1 er Novembre de 14 h 30 à 17 h

Commémoration des fidèles défunts : Messe à 18 h à l’église Notre-Dame le Mercredi 1 er Novembre

Messe à 9 h à la crypte le jeudi 2 Novembre


 

 

A noter : Samedi 11 novembre à 20 h 30 en l’église Notre-Dame du Raincy :

Concert dirigé par Nicolas KRAUZE avec l’Orchestre de Chambre Nouvelle Europe organisé par le Centre culturel de la ville dans le cadre du mois George SAND

 

  • - Week-end du 11 et 12 novembre à l’église Notre-Dame : Exposition de peintures et installation exceptionnelle d’une œuvre monumentale de l’artiste multidisciplinaire Frédérico ALAGNA dit Fra DELRICO 017 | 20:3

  • - Dimanche 12 novembre à 16h : dans le cadre de la restauration du clocher Concert lyrique

DIMANCHE 22 Octobre 2017 29 ème dimanche du temps ordinaire

1 ère lecture (Is 45,1.4-6a) Psaume (Ps 95,1.3-5.7-10) 2 ème lecture (1th 1,1-5b) Evangile (Mt 22,15-21)

DIMANCHE 29 Octobre 2017 30 ème dimanche du temps ordinaire

1 ère lecture (Ex 22,20-26) Psaume (Ps 17, 2-4.20.47.51) 2 ème lecture (1Th 1,5c-10) Evangile (Mt 22,34-40)

Messe anticipée le samedi à 18 h à Saint-Louis -Dimanche à 10 h 30 messe à Notre-Dame

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21 octobre 2017 6 21 /10 /octobre /2017 19:34

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14 octobre 2017 6 14 /10 /octobre /2017 14:42

Angélus : «Apporter le vin nouveau de la miséricorde du Seigneur»

Angélus 08/10/2017,

Paroles du pape François avant l’angélus

 

Chers frères et sœurs, bonjour!

 

La liturgie de ce dimanche nous propose la parabole des vignerons auxquels le propriétaire confie la vigne qu’il a plantée et puis il s’en va (cf. Mt 21,33-43). C’est ainsi que la loyauté de ces vignerons est mise à l’épreuve : la vigne leur est confiée, ils doivent la garder, la faire fructifier et remettre la récolte au propriétaire. Une fois arrivé le temps de la vendange, le propriétaire envoie ses serviteurs recueillir les fruits. Mais les vignerons adoptent une attitude possessive : ils ne se considèrent pas comme de simples gérants, mais comme des propriétaires et ils refusent de remettre la récolte. Ils maltraitent les serviteurs au point de les tuer. Le propriétaire se démontre patient avec eux : il envoie d’autres serviteurs, plus nombreux que les premiers, mais le résultat est le même. A la fin, avec patience, il décide d’envoyer son propre fils, mais ces vignerons, prisonniers de leur comportement possessif, tuent aussi le fils, en pensant qu’ainsi ils auraient eu l’héritage. Ce récit illustre de façon allégorique ces reproches que les prophètes avaient faits à propos de l’histoire d’Israël. C’est une histoire qui nous appartient : on y parle de l’alliance que Dieu a voulu établir avec l’humanité et à laquelle il nous a appelés nous aussi à participer. Mais, cette histoire d’alliance, comme toute histoire d’amour connaît ses moments positifs, mais elle est marquée par des trahisons et des refus.

Pour faire comprendre comment Dieu répond aux refus opposés à son amour et à sa proposition d’alliance, le passage évangélique place sur les lèvres du propriétaire de la vigne une question : « Donc, quand viendra le propriétaire de la vigne, que fera-t-il aux paysans ? » (v. 40). Cette question souligne que la déception de Dieu face au comportement mauvais des hommes n’est pas le dernier mot ! Voilà la grande nouveauté du christianisme : un Dieu qui, même déçu par nos erreurs et par nos péchés, ne manque pas de parole, ne se ferme pas, et surtout ne se venge pas !

Frères et sœurs, Dieu ne se venge pas! Dieu aime, il ne se venge pas, il nous attend pour nous pardonner, nous embrasser. Par les « pierres rejetées » c’est le Christ la première pierre que les constructeurs ont rejeté -, par les situations de faiblesse et de péché, Dieu continue à mettre en circulation « le vin nouveau » de sa vigne, c’est-à-dire la miséricorde. Voilà le vin nouveau de la vigne du Seigneur: la miséricorde. Il n’y a qu’un obstacle face à la volonté tenace et tendre de Dieu : notre arrogance et notre présomption, qui devient parfois aussi de la violence ! Face à ces attitudes et là où l’on ne porte pas de fruit, la Parole de Dieu conserve toute sa force de reproche et d’avertissement : « Le Royaume de Dieu vous sera enlevé pour être donné à une nation qui lui fera porter ses fruits» (v. 43). L’urgence de répondre avec des fruits de bien à l’appel du Seigneur qui nous appelle à devenir sa vigne, nous aide à comprendre ce qu’il y a de nouveau et d’original dans le christianisme. Il n’est pas tant une somme de préceptes et de normes morales, mais il est avant tout une proposition d’amour que Dieu, par Jésus, a faite et continue de faire à l’humanité. C’est une invitation à entrer dans cette histoire d’amour, en devenant une vigne vivace et ouverte, riche en fruits et en espérance pour tous. Une vigne fermée peut devenir sauvage et produire des raisins sauvages. Nous sommes appelés à sortir de la vigne pour nous mettre au service de nos frères qui ne sont pas avec nous, pour nous secouer mutuellement et nous encourager , pour nous rappeler que nous devons être la vigne du Seigneur dans tous les milieux, même les plus lointains et les plus défavorisés.

Chers frères et sœurs, invoquons l’intercession de la Vierge Marie pour qu’elle nous aide à être partout, spécialement dans les périphéries de la société, la vigne que le Seigneur a plantée pour le bien de tous et à apporter le vin nouveau de la miséricorde du Seigneur.

UNE INVITATION UNIVERSELLE

1 ère lecture (Is 25,6-10a) Psaume (Ps 22,1-6) 2 ème lecture (Ph 4,12-14.19-20) Evangile (Mt 22,1-14)

 

C’est encore une parabole sur le Royaume qui nous est proposée aujourd’hui. On y retrouve les mêmes thèmes fondamentaux que dans les précédentes lues tous ces derniers dimanches.

Ces premiers invités avaient toutes les raisons d’être conviés à la noce, mais ils refusent de répondre à l’invitation du roi. Ils invoquent des raisons ou des prétextes, peu importe. A leurs yeux, ils avaient tous d’autres occupations plus intéressantes. Le festin est celui des “noces de l’Agneau” pour reprendre l’expression de l’Apocalypse (19. 7 et 9) qui d’ailleurs utilise le même terme grec :”Gamos”, qui va plus loin que la signification de simple fête.

Puisqu’ils refusent de s’y rendre, d’autres sont invités à partager la joie des deux familles pour l’union de ces jeunes. A l’inverse des premiers, ces invités de dernière heure n’ont aucun mérite pour être conviés ainsi. Ils n’ont que la chance de s’être trouvés là, désœuvrés, sur le chemin des serviteurs. Ce sont des gens de toutes sortes auxquels personne ne prête attention d’habitude. Qu’espéraient-ils vraiment dans leur désœuvrement ? Pouvaient-ils un instant s’attendre à cela ?

Isaïe nous donne une première réponse. En tout homme vit une espérance car en tout homme il y a l’attente d’un infini. “Voici notre Dieu ! En lui, nous espérions, il nous a sauvés.” (Isaïe 25) … “Par toute la terre, il effacera l’humiliation de son peuple. C’est lui qui l’a promis.” Mais ce peuple n’est plus le peuple de la première Alliance qui n’a pas répondu. C’est le peuple innombrable de la Nouvelle Alliance.

Pour Dieu, cette invitation universelle ne suppose aucune condition préalable, pas même celle d’être de ceux qui sont en relation avec le roi qui invite ses amis, ses égaux, ses ministres. “Tu prépares la table pour moi…”, pour d’autres, pour tous. (psaume 22)

La situation est inimaginable si l’on se réfère à nos manières d’agir habituelles. Nous avons du mal à croire que Dieu puisse donner le salut à tous et gratuitement. Nous qui sommes souvent dans la crainte pour tout faire afin d’obtenir “notre” salut, qui vivons dans l’inquiétude de ne pas le mériter. C’est pourtant la bonne nouvelle de l’Evangile : Dieu appelle par amour et donne gratuitement.

Dimanche 15 octobre 2017 - 28ème dimanche du Temps Ordinaire

 

Première lecture (Is 25, 6-10a)

Le Seigneur de l’univers préparera pour tous les peuples, sur sa montagne, un festin de viandes grasses et de vins capiteux, un festin de viandes succulentes et de vins décantés. Sur cette montagne, il fera disparaître le voile de deuil qui enveloppe tous les peuples et le linceul qui couvre toutes les nations. Il fera disparaître la mort pour toujours. Le Seigneur Dieu essuiera les larmes sur tous les visages, et par toute la terre il effacera l’humiliation de son peuple. Le Seigneur a parlé. Et ce jour-, on dira : « Voici notre Dieu, en lui nous espérions, et il nous a sauvés ; c’est lui le Seigneur, en lui nous espérions ; exultons, réjouissons-nous : il nous a sauvés ! » Car la main du Seigneur reposera sur cette montagne. Parole du Seigneur.

 

Psaume (Ps 22 (23), 1-2ab, 2c-3, 4, 5, 6)

Le Seigneur est mon berger : je ne manque de rien. Sur des prés d’herbe fraîche, il me fait reposer. Il me mène vers les eaux tranquilles et me fait revivre ; il me conduit par le juste chemin pour l’honneur de son nom. Si je traverse les ravins de la mort, je ne crains aucun mal, car tu es avec moi, ton bâton me guide et me rassure. Tu prépares la table pour moi devant mes ennemis ; tu répands le parfum sur ma tête, ma coupe est débordante. Grâce et bonheur m’accompagnent tous les jours de ma vie ; j’habiterai la maison du Seigneur pour la durée de mes jours.

 

Deuxième lecture (Ph 4, 12-14.19-20)

Frères, je sais vivre de peu, je sais aussi être dans l’abondance. J’ai été formé à tout et pour tout : à être rassasié et à souffrir la faim, à être dans l’abondance et dans les privations. Je peux tout en celui qui me donne la force. Cependant, vous avez bien fait de vous montrer solidaires quand j’étais dans la gêne. Et mon Dieu comblera tous vos besoins selon sa richesse, magnifiquement, dans le Christ Jésus. Gloire à Dieu notre Père pour les siècles des siècles. Amen. Parole du Seigneur.

 

Évangile (Mt 22, 1-14)

En ce temps-là, Jésus se mit de nouveau à parler aux grands prêtres et aux pharisiens, et il leur dit en paraboles : « Le royaume des Cieux est comparable à un roi qui célébra les noces de son fils. Il envoya ses serviteurs appeler à la noce les invités, mais ceux-ci ne voulaient pas venir. Il envoya encore d’autres serviteurs dire aux invités : ‘Voilà : j’ai préparé mon banquet, mes bœufs et mes bêtes grasses sont égorgés ; tout est prêt : venez à la noce.’ Mais ils n’en tinrent aucun compte et s’en allèrent, l’un à son champ, l’autre à son commerce ; les autres empoignèrent les serviteurs, les maltraitèrent et les tuèrent. Le roi se mit en colère, il envoya ses troupes, fit périr les meurtriers et incendia leur ville. Alors il dit à ses serviteurs : ‘Le repas de noce est prêt, mais les invités n’en étaient pas dignes. Allez donc aux croisées des chemins : tous ceux que vous trouverez, invitez-les à la noce.’ Les serviteurs allèrent sur les chemins, rassemblèrent tous ceux qu’ils trouvèrent, les mauvais comme les bons, et la salle de noce fut remplie de convives. Le roi entra pour examiner les convives, et là il vit un homme qui ne portait pas le vêtement de noce. Il lui dit : ‘Mon ami, comment es-tu entré ici, sans avoir le vêtement de noce ?’ L’autre garda le silence. Alors le roi dit aux serviteurs : ‘Jetez-le, pieds et poings liés, dans les ténèbres du dehors ; là, il y aura des pleurs et des grincements de dents.’ Car beaucoup sont appelés, mais peu sont élus. » Acclamons la Parole de Dieu.

CALENDRIER

 

Messes de la semaine

 

-Lundi 16 octobre : De la férie : pas de messe à 9 h

-Mardi 17 octobre : Saint Ignace : messe à 9 h messe à la crypte de l’église Notre-Dame

-Mercredi 18 octobre : Saint Luc : pas de messe à 9 h

-Jeudi 19 octobre : De la férie : messe à 9 h

-Vendredi 20 octobre : De la férie : messe à 9 h

-Samedi 21 octobre : De la férie : messe à 9 h suivi d’un temps d’adoration du Saint-Sacrement. Un prêtre est à disposition de 10 à 12 h pour le Sacrement de Réconciliation

 

Rendez-vous de la semaine

 

Mardi et Mercredi : session des curés et prêtres modérateurs du diocèse avec notre évêque Pascal Delannoy. Le père Frédéric Benoist est absent ces deux jours.

 

-Mercredi 18 octobre à 14 h 30 salle Pierre Lefeuvre : réunion du groupe MCR

-Mercredi 18 Octobre à 20 h 30 salle Pierre Lefeuvre : réunion des équipes liturgiques

-Jeudi 19 Octobre à 20 h 30 salle Pierre Lefeuvre : réunion de l’Equipe d’animation paroissiale

-Vendredi 20 Octobre à 14 h 30 : réunion du comité de rédaction du journal le Messager

-Vendredi 20 octobre à 14 h 30 salle Pierre Lefeuvre : réunion des Equipes Saint-Vincent

-Samedi 21 Octobre à 14 h 30 salle Pierre Lefeuvre : rencontre des catéchumènes adultes dans l’église. Visite de l’église.

 

 

APPEL A BENEVOLE

 

La paroisse recherche un bénévole ayant du temps en journée (idéalement un retraité) pour assurer en lien avec le conseil économique le suivi des sites paroissiaux (église, presbytère, salle Pierre Lefeuvre) ainsi que les aumôneries :

- visites périodiques et repérage d'anomalies,

- accompagnement des intervenants techniques (réparations, maintenance, contrôles)

Si vous êtes intéressés et motivés, merci de contacter le Père Frédéric Benoist.

 

DIMANCHE 15 Octobre 2017 28 ème dimanche du temps ordinaire

1 ère lecture (Is 25,6-10a) Psaume (Ps 22,1-6) 2 ème lecture (Ph 4,12-14.19-20) Evangile (Mt 22,1-14)

DIMANCHE 22 Octobre 2017 29 ème dimanche du temps ordinaire

1 ère lecture (Is 45,1.4-6a) Psaume (Ps 95,1.3-5.7-10) 2 ème lecture (1th 1,1-5b) Evangile (Mt 22,15-21)

Messe anticipée le samedi à 18 h -Dimanche à 10 h 30 messe à Notre-Dame

 Quête impérée Journée Mondiale pour les Missions                                                                             

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Published by paroisse du Raincy - dans Feuilles de semaine
9 octobre 2017 1 09 /10 /octobre /2017 18:34

Mouvement Chrétien des Retraités : rentrée 2017

 

Pour vaincre la solitude

Avoir la force de supporter

La souffrance, l’incertitude.

Rien de mieux que l’amitié

Je vous assure vous la trouverez

Entre nous, parmi nous

Les chrétiens retraités.

Nous essayons aussi d’approfondir notre foi

D’être présents dans nos quartiers

On peut toujours faire quelque chose

Un accueil, un sourire, offrir une rose

Partager dans l’amitié

Une simple tasse de café.

L’âge ne fait pas d’arrêt

Pour le Christ, nous restons prêts

Même 80 ans n’y font rien

Pour aimer nous le savons bien

Ensemble au MCR, c’est plus facile

Pour les autres de rester utiles.

Gardons confiance

Le cœur plein d’espérance

Car le cœur ne vieillit pas

La vraie retraite on la prendra

Quand Dieu nous appellera

 

 

Nhésitez pas à nous rejoindre une fois par mois pour réfléchir, écouter, dialoguer, partager nos joies, nos peines, nos questions et donner du sens à nos vies à la lumière de la Parole de Dieu.

Nos réunions ont lieu de 14 h 30 à 16 h 30

le 3 ème mercredi du mois,

salle Pierre Lefeuvre, 4 Allée de Verdun, 93340 LE RAINCY.

Contact Madame Denise RONSSIN au 06 13 10 25 92

 

Notre prochaine rencontre aura lieu le 18 octobre

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Published by paroisse du Raincy - dans Actualité des Mouvements
9 octobre 2017 1 09 /10 /octobre /2017 18:21

Homélie du pape François lors de sa visite à Bologne le Dimanche 1 er Octobre

 

Je célèbre avec vous le premier Dimanche de la Parole: la Parole de Dieu fait brûler le cœur (cf. Lc 24,32), parce qu’elle nous fait nous sentir aimés et consolés par le Seigneur. La Vierge de Saint Luc, évangéliste, peut nous aider elle aussi à comprendre la tendresse maternelle de la Parole qui est « vivante » mais néanmoins « coupante », comme dans l’évangile d’aujourd’hui : en effet celle-ci pénètre l’âme (cf. Hé 4,12) et fait sortir au grand jour les secrets et les contradictions du cœur. Aujourd’hui elle nous provoque avec la parabole des deux fils qui, à la demande du père d’aller dans sa vigne, répondent: le premier non, puis y va ; le second oui, mais n’y va pas. Mais il y a une grande différence entre le premier fils, qui est paresseux, et le second, qui est hypocrite. Essayons d’imaginer ce qui s’est passé en eux. Dans le cœur du premier, après le non, résonnait encore l’invitation du père ; dans celui du second fils, au contraire, malgré le oui, la voix du père était ensevelie. Le souvenir du père a sorti le premier fils de la paresse, alors que le second qui connaissait pourtant le bien, a démenti « le dire » par « l’agir ». Il était en effet devenu imperméable à la voix de Dieu et de la conscience, et avait accepté sans problème une double vie. Jésus, avec cette parabole, met deux routes devant nous auxquelles nous en faisons l’expérience nous ne sommes pas toujours prêts à dire oui par la parole et par le geste, parce que nous sommes pécheurs. Mais nous pouvons choisir d’être des pécheurs en marche, qui restent à l’écoute du Seigneur et quand ils tombent se repentissent et se relèvent, comme le premier fils ; ou alors des pécheurs assis, prêts à toujours se justifier et uniquement en parole et comme bon lui semble.

Cette parabole, Jésus l’adressa à des chefs religieux de l’époque, qui ressemblaient au fils qui menait à la double vie, alors que les gens ordinaires se comportaient souvent comme l’autre fils. Ces chefs savaient et expliquaient tout de manière formelle et irréprochable, en vrais Intellectuels de la religion. Mais ils n’avaient pas l’humilité d’écouter, le courage de s’interroger, la force de se repentir. Et Jésus est très sévère : il dit même que les publicains les précèdent dans le Royaume de Dieu. Son reproche est fort, car les publicains étaient des corrompus qui trahissaient la patrie. Quel était le problème de ces chefs ? Ils ne se trompaient pas dans quelque chose, mais dans la manière de vivre et de penser devant Dieu: en paroles et avec les autres, ils étaient les gardiens inflexibles des traditions humaines, incapables de comprendre que la vie selon Dieu est en marche et demande l’humilité de s’ouvrir, de se repentir et de recommencer.

 

Qu’est-ce que cela nous dit ? Qu’il n’existe pas de vie chrétienne faite sur pièces, construite scientifiquement, où il suffit de suivre certains diktats pour apaiser sa conscience: la vie chrétienne est l’humble cheminement d’une conscience jamais rigide et toujours en rapport avec Dieu, qui sait se repentir et s’en remettre à Lui dans ses pauvretés, sans jamais partir du principe qu’elle se suffit à elle-même. De cette façon, on surmonte les éditions revues et actualisées de ce vieux mal dénoncé par Jésus dans la parabole : L’hypocrisie, la double vie, le cléricalisme couplé de légalisme, le détachement des gens. Le mot clef est : se repentir.

Le repentir permet de ne pas se raidir, de transformer les non à Dieu en oui, et les oui au péché en non par amour du Seigneur. La volonté du Père, qui chaque jour parle délicatement à notre conscience, ne s’accomplit que sous la forme du repentir et de la conversion continue. En définitive, chacun a deux chemins devant lui : être des pécheurs repentis ou des pécheurs hypocrites. Mais ce qui compte ce ne sont pas les raisonnements qui justifient et tentent de sauver les apparences, mais un cœur qui avance avec le Seigneur, qui lutte chaque jour, se repent et revient vers Lui. Car le Seigneur cherche des purs de coeur, non des purs « de l’extérieur ».

 

Nous voyons alors, chers frères et sœurs, que la Parole de Dieu creuse en profondeur, « discerne les sentiments et les pensées du cœur » (4,12). Mais c’est une parole également actuelle: la parabole nous renvoie aussi aux relations, pas toujours facile, entre les pères et leurs enfants. Aujourd’hui, à la vitesse ou tout change d’une génération à l’autre, on sent beaucoup plus fort le besoin d’autonomie, de se détacher du passé, parfois jusqu’à la rébellion. Mais après les fermetures et les longs silences de part d’autre, il est bien de récupérer la rencontre. Même si les conflits nous habitent encore, ceux-ci peuvent stimuler un nouvel équilibre. En famille, comme dans l’Eglise et dans la société: ne jamais renoncer à la rencontre, au dialogue, à chercher de nouveaux chemins pour marcher ensemble.

 

Dans le cheminement de l’Eglise arrive souvent cette question: où aller, comment avancer ? Je voudrais vous laisser, pour conclure cette journée, trois points de référence, trois « P ». Le premier est la Parole, qui est la boussole pour marcher avec humilité, pour ne pas perdre la route de Dieu et tomber dans la mondanité. Le deuxième est le Pain, le pain eucharistique, car tout part de l’Eucharistie. C’est dans l’eucharistie que l’on rencontre l’Eglise: pas dans les bavardages et dans les faits divers, mais ici, dans le Corps du Christ partagé avec des gens pécheurs et dans le besoin, mais qui se sentent aimés et désirent alors aimer.

 

C’est de là qu’on part et là qu’on se retrouve à chaque fois, c’est le début de notre « être » Eglise auquel nous ne saurions renoncer. Le Congrès eucharistique le proclame « à haute voix » : l’Eglise se rassemble ainsi, naît et vit autour de l’eucharistie, avec Jésus présent et vivant à adorer, recevoir et donner chaque jour. Enfin, le troisième « P »: les pauvres. Encore aujourd’hui, hélas, tant de personnes manquent du nécessaire. Mais il y a aussi beaucoup de personnes en manque d’affection, des personnes seules, des pauvres de Dieu. En eux tous nous trouvons Jésus, parce que Jésus sur terre a suivi le chemin de la pauvreté, de l’anéantissement, comme dit saint Paul dans la seconde lecture : « Jésus s’est anéanti, prenant la condition de serviteur » (Phi 2,7).

 

De l’Eucharistie aux pauvres, allons à la rencontre de Jésus. Vous avez reproduit l’inscription que le cardinal Lercaro aimait voir sur l’autel: « Si nous partageons le pain du ciel, comment ne pas partager le pain terrestre ? ». Rappelons-le toujours, ça nous fera du bien. La Parole, le Pain, les pauvres: demandons la grâce de ne jamais oublier ces aliments de base qui soutiennent notre cheminement.

ENTRER DANS LE PROJET DE DIEU

1 ère lecture (Is 5,1-7) Psaume (Ps 79,9-10.13-16a.19-20) 2 ème lecture (Ph 4,6-9) Evangile (Mt 21,33-43)

 

En arrière-plan du récit de ce dimanche, nous trouvons l’initiative de Dieu, sur deux plans : l’appel et le soin de la vigne. Il se choisit un peuple. Il lui fait confiance et lui offre de vivre dans son Royaume, la vigne. C’est bien un appel à travailler en relation avec lui.

La culture de la vigne implique des soins particuliers pour qu’elle puisse produire son fruit, c’est-à-dire le raisin et, par la suite, le vin qui est signe de joie et de prospérité, toujours selon la tradition biblique. Dieu prend soin de son peuple avec amour afin qu’il produise son fruit, c’est-à-dire, la vie en plénitude dans la justice et l’amour.

La vigne produit son fruit, car à l’amour prévenant de Dieu à l’égard de son peuple, doit correspondre la réponse de l’homme qui l’exprime par sa fidélité à la Loi. Cette réponse doit “s’ajuster” à l’amour de Dieu qui a eu cette initiative de nous aimer.

Le drame du Peuple choisi fut son refus d’entrer dans ce projet, malgré tous les appels à la conversion. A ces appels sans cesse renouvelés par les prophètes, ce peuple hésite tergiverse et parfois même choisit l’inverse.

« J’aime ta loi, Seigneur. » (psaume 119) « L’amour de Dieu, à jamais je le chante. » (psaume 89.2) Et, dans le même temps : »Ils avaient oublié ses hauts faits, ses merveilles qu’il leur donne de voir. » (psaume 77.11) Alors, quand vient l’heure du repentir, ce peuple en appelle à la miséricorde de Dieu. « Dieu tu sais ma folie. Mes offenses sont à nu devant toi. » (psaume 68.6)

Ce peuple le sait : Dieu ne désespère jamais des hommes, car l’amour ne désespère jamais. (1 Corinthiens 13. 4 et ss) Son amour est plus fort que le péché des hommes. Il envoie son propre Fils qui sera livré à la violence des hommes, qui assumera même l’extrême de l’opposition à l’amour pour en faire une offrande à son Père pour le salut du monde, offert et donné. Lui, le seul Juste pour reprendre les termes des prophètes, sera mis à mort, serviteur souffrant. (Isaïe ch. 50 et suivants)

L’histoire humaine aurait pu s’achever dans l’absurdité de cette mort sur la Croix. Elle est l’aube d’une résurrection.

Car rien n’arrête Dieu. Par sa mort, Jésus détruit la force du mal. Par sa résurrection, il révèle à l’homme que la puissance de l’amour, et elle seule, détruit la violence. “La pierre rejetée des bâtisseurs devient la pierre d’angle” qui va permettre de restaurer le temple de Dieu. La vigne devient le Royaume de la Nouvelle Alliance, car le Royaume n’est pas détruit, il est désormais donné à d’autres vignerons “qui en remettront le produit en temps voulu.”

Dimanche 8 octobre 2017 - 27ème dimanche du Temps Ordinaire - Lectures de la messe

 

Première lecture (Is 5, 1-7)

 

Je veux chanter pour mon ami le chant du bien-aimé à sa vigne. Mon ami avait une vigne sur un coteau fertile. Il en retourna la terre, en retira les pierres, pour y mettre un plant de qualité. Au milieu, il bâtit une tour de garde et creusa aussi un pressoir. Il en attendait de beaux raisins, mais elle en donna de mauvais. Et maintenant, habitants de Jérusalem, hommes de Juda, soyez donc juges entre moi et ma vigne ! Pouvais-je faire pour ma vigne plus que je n’ai fait ? J’attendais de beaux raisins, pourquoi en a-t-elle donné de mauvais ? Eh bien, je vais vous apprendre ce que je ferai de ma vigne : enlever sa clôture pour qu’elle soit dévorée par les animaux, ouvrir une brèche dans son mur pour qu’elle soit piétinée. J’en ferai une pente désolée ; elle ne sera ni taillée ni sarclée, il y poussera des épines et des ronces ; j’interdirai aux nuages d’y faire tomber la pluie. La vigne du Seigneur de l’univers, c’est la maison d’Israël. Le plant qu’il chérissait, ce sont les hommes de Juda. Il en attendait le droit, et voici le crime ; il en attendait la justice, et voici les cris. Parole du Seigneur.

 

Psaume (Ps 79 (80), 9-12, 13-14, 15-16a, 19-20)

 

La vigne que tu as prise à l’Égypte, tu la replantes en chassant des nations. Elle étendait ses sarments jusqu’à la mer, et ses rejets, jusqu’au Fleuve. Pourquoi as-tu percé sa clôture ? Tous les passants y grappillent en chemin ; le sanglier des forêts la ravage et les bêtes des champs la broutent. Dieu de l’univers, reviens ! Du haut des cieux, regarde et vois : visite cette vigne, protège-la, celle qu’a plantée ta main puissante. Jamais plus nous n’irons loin de toi : fais-nous vivre et invoquer ton nom ! Seigneur, Dieu de l’univers, fais-nous revenir ; que ton visage s’éclaire, et nous serons sauvés.

 

Deuxième lecture (Ph 4, 6-9)

 

Frères, ne soyez inquiets de rien, mais, en toute circonstance, priez et suppliez, tout en rendant grâce, pour faire connaître à Dieu vos demandes. Et la paix de Dieu, qui dépasse tout ce qu’on peut concevoir, gardera vos cœurs et vos pensées dans le Christ Jésus. Enfin, mes frères, tout ce qui est vrai et noble, tout ce qui est juste et pur, tout ce qui est digne d’être aimé et honoré, tout ce qui s’appelle vertu et qui mérite des éloges, tout cela, prenez-le en compte. Ce que vous avez appris et reçu, ce que vous avez vu et entendu de moi, mettez-le en pratique. Et le Dieu de la paix sera avec vous. Parole du Seigneur.

 

Évangile (Mt 21, 33-43)

 

En ce temps-là, Jésus disait aux grands prêtres et aux anciens du peuple : « Écoutez cette parabole : Un homme était propriétaire d’un domaine ; il planta une vigne, l’entoura d’une clôture, y creusa un pressoir et bâtit une tour de garde. Puis il loua cette vigne à des vignerons, et partit en voyage. Quand arriva le temps des fruits, il envoya ses serviteurs auprès des vignerons pour se faire remettre le produit de sa vigne. Mais les vignerons se saisirent des serviteurs, frappèrent l’un, tuèrent l’autre, lapidèrent le troisième. De nouveau, le propriétaire envoya d’autres serviteurs plus nombreux que les premiers ; mais on les traita de la même façon. Finalement, il leur envoya son fils, en se disant : ‘Ils respecteront mon fils.’ Mais, voyant le fils, les vignerons se dirent entre eux : ‘Voici l’héritier : venez ! tuons-le, nous aurons son héritage !’ Ils se saisirent de lui, le jetèrent hors de la vigne et le tuèrent. Eh bien ! quand le maître de la vigne viendra, que fera-t-il à ces vignerons ? » On lui répond : « Ces misérables, il les fera périr misérablement. Il louera la vigne à d’autres vignerons, qui lui en remettront le produit en temps voulu. » Jésus leur dit : « N’avez-vous jamais lu dans les Écritures : La pierre qu’ont rejetée les bâtisseurs est devenue la pierre d’angle : c’est là l’œuvre du Seigneur, la merveille devant nos yeux ! Aussi, je vous le dis : Le royaume de Dieu vous sera enlevé pour être donné à une nation qui lui fera produire ses fruits. » Acclamons la Parole de Dieu.

CALENDRIER

 

Messes de la semaine

 

-Lundi 9 octobre : saint Denis : messe à 9 h messe à la crypte de l’église Notre-Dame

-Mardi 10 octobre : De la férie : messe à 9 h

-Mercredi 11 octobre : De la férie : messe à 9 h

-Jeudi 12 octobre : De la férie : messe à 9 h

-Vendredi 13 octobre : De la férie : pas de messe à 9 h

-Samedi 14 octobre : De la férie : messe à 9 h suivi d’un temps d’adoration du Saint-Sacrement. Un prêtre est à disposition de 10 à 12 h pour le Sacrement de Réconciliation

 

Rendez-vous de la semaine

 

-Lundi 9 octobre à 20 h 30 au presbytère : réunion du Conseil pour les Affaires Economiques de la paroisse

-Mardi 10 octobre à 14 h 30 salle Pierre Lefeuvre : goûter des Equipes Saint-Vincent

-Mardi 10 octobre à 20 h salle Pierre Lefeuvre : réunion d’organisation du marché de Noël de la paroisse

-Mercredi 11 octobre à 17 h salle Pierre Lefeuvre : Mercredi 11 Octobre à 17 h puis à 19 h salle Pierre Lefeuvre : rencontre du père Eugène Doussal, vicaire général, avec les confirmands lycéens puis adultes.

 

Jeudi 12 octobre à 12 h 45 rassemblement du groupe MCR sur le parvis de l’église pour un départ en car à la Basilique cathédrale de Saint-Denis

 

Vendredi 13 Octobre de 9 h à 17 h Conseil presbytéral (le père Frédéric Benoist est absent ce jour)

 

-Vendredi 13 octobre à 15 h salle Pierre Lefeuvre : réunion des personnes de l’accueil paroissial au presbytère

-Vendredi 13 octobre à 20 h 30 salle Pierre Lefeuvre : rencontre des catéchumènes adultes

 

Samedi 14 Octobre de 16 h à 18 h salle Pierre Lefeuvre :

Première rencontre de l’Ecole de la Parole

 

-Samedi 14 Octobre à 18 h 30 salle Pierre Lefeuvre : réunion Aumônerie du Collège 4 ème-3ème

 

Dimanche 15 Octobre à 12 h salle Pierre Lefeuvre :

Premier repas partagé : se retrouver amicalement après la messe au lieu de rentrer parfois seul(e) chez soi. Chacun apporte un plat, une boisson, et tout est mis en commun.

 

 

DIMANCHE 8 Octobre 2017 27 ème dimanche du temps ordinaire

1 ère lecture (Is 5,1-7) Psaume (Ps 79,9-10.13-16a.19-20) 2 ème lecture (Ph 4,6-9) Evangile (Mt 21,33-43)

 

 

DIMANCHE 15 Octobre 2017 28 ème dimanche du temps ordinaire

1 ère lecture (Is 25,6-10a) Psaume (Ps 22,1-6) 2 ème lecture (Ph 4,12-14.19-20) Evangile (Mt 22,1-14)

Messe anticipée le samedi à 18 h -Dimanche à 10 h 30 messe à Notre-Dame

 

MCR, Mouvement Chrétien des Retraités

Pour vaincre la solitude

Avoir la force de supporter

La souffrance, l’incertitude.

Rien de mieux que l’amitié

Je vous assure vous la trouverez

Entre nous, parmi nous

Les chrétiens retraités.

Nous essayons aussi d’approfondir notre foi

D’être présents dans nos quartiers

On peut toujours faire quelque chose

Un accueil, un sourire, offrir une rose

Partager dans l’amitié

Une simple tasse de café.

L’âge ne fait pas d’arrêt

Pour le Christ, nous restons prêts

Même 80 ans n’y font rien

Pour aimer nous le savons bien

Ensemble au MCR, c’est plus facile

Pour les autres de rester utiles.

Gardons confiance

Le cœur plein d’espérance

Car le cœur ne vieillit pas

La vraie retraite on la prendra

Quand Dieu nous appellera

 

 

Nhésitez pas à nous rejoindre une fois par mois pour réfléchir, écouter, dialoguer, partager nos joies, nos peines, nos questions et donner du sens à nos vies à la lumière de la Parole de Dieu.

Nos réunions ont lieu de 14 h 30 à 16 h 30

le 3 ème mercredi du mois,

salle Pierre Lefeuvre, 4 Allée de Verdun, 93340 LE RAINCY.

Contact Madame Denise RONSSIN au 06 13 10 25 92

 

Notre prochaine rencontre aura lieu le 18 octobre

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2 octobre 2017 1 02 /10 /octobre /2017 18:44

Angélus: la logique de l’amour du Père, gratuit et généreux

 

Commentaire de la parabole de la Onzième heure

 

Paroles du pape François le 24 Septembre place saint Pïerre

 

Chers frères et sœurs, bonjour!

Dans la page évangélique d’aujourd’hui (Mt 20, 16-16), on trouve la parabole des ouvriers appelés chaque jour, que Jésus raconte pour communiquer deux aspects du Royaume de Dieu: le premier, que Dieu veut appeler tout le monde à travailler pour son Royaume; le second, qu’à la fin il veut donner à tous la même récompense, c’est-à-dire le salut, la vie éternelle.

 

Le maître d’une vigne, qui représente Dieu, sort à l’aube et embauche un groupe de travailleurs, se mettant d’accord avec eux sur le salaire d’un denier pour la journée, c’était un salaire juste. Ensuite, il sort également les heures suivantes ce jour-là il sort cinq fois -, jusque tard dans l’après-midi, pour embaucher d’autres travailleurs qu’il voit sans travail. À la fin de la journée, le maître ordonne qu’on donne un denier à chacun, même à ceux qui ont travaillé quelques heures. Naturellement, les travailleurs embauchés en premier se plaignent, parce qu’ils se voient payés de la même manière que ceux qui ont moins travaillé. Mais le maître leur rappelle qu’ils ont reçu ce qui avait été convenu; ensuite, s’il veut être généreux avec les autres, ils ne doivent pas être envieux.

 

En réalité, cette «injustice» entre guillemets du maître sert à provoquer, chez ceux qui écoutent la parabole, un saut de qualité, car ici, Jésus ne veut pas parler du problème du travail et du salaire juste, mais du Royaume de Dieu! Et le message est le suivant: dans le Royaume de Dieu, il n’y a pas de chômeur, tous sont appelés à faire leur part; et pour tous à la fin, il y aura la récompense qui vient de la justice divine pas humaine, heureusement pour nous! c’est-à-dire le salut que Jésus-Christ a acquis pour nous par sa mort et sa résurrection. Un salut qui n’est pas mérité, mais donné, le salut est gratuit, de sorte que « les derniers seront les premiers et les premiers, les derniers » (Mt 20.16).

 

Par cette parabole, Jésus veut ouvrir nos cœurs à la logique de l’amour du Père, qui est gratuit et généreux. Il s’agit de se laisser émerveiller et fasciner par des « pensées » et des « voies » de Dieu qui, comme le rappelle le prophète Isaïe, ne sont pas nos pensées et ne sont pas nos voies (cf. Is 55, 8). Les pensées humaines sont souvent marquées par des égoïsmes et par des intérêts personnels, et nos sentiers étroits et tortueux ne sont pas comparables aux voies larges et droites du Seigneur. Il use de miséricorde, ne pas oublier cela, il use de miséricorde, il pardonne largement, est plein de générosité et de bonté qu’il répand sur chacun de nous, ouvre à tous les territoires sans fin de son amour et de sa grâce, qui seuls peuvent donner au cœur humain la plénitude de la joie.

 

Jésus veut nous faire contempler le regard de ce maître: le regard par lequel il voit chacun des travailleurs qui attendent du travail, et il les appelle à aller à sa vigne. C’est un regard plein d’attention, de bienveillance; c’est un regard qui appelle, qui invite à se lever, à se mettre en marche, parce qu’il veut la vie pour chacun de nous, il veut une vie pleine, engagée, sauvée du vide et de l’inertie. Dieu qui n’exclut personne et veut que chacun atteigne sa plénitude. Voilà l’amour de notre Dieu, de notre Dieu qui est Père.

Que la Très Sainte Vierge Marie nous aide à accueillir dans notre vie la logique de l’amour qui nous libère de la présomption de mériter la récompense de Dieu et du jugement négatif sur les autres.

IL EST TOUJOURS TEMPS DE SE CONVERTIR

1 ère lecture (Ez 18,25-28) Psaume (Ps 24,4-9) 2 ème lecture (Ph 2,1-11) Evangile (Mt 21,28-32)

 

Plus préoccupés de nous-mêmes, peu préoccupés souvent de nos frères, et parfois même de Dieu, il nous est demandé de refuser ce comportement. Car ce ne sont pas ceux qui disent “Seigneur, Seigneur !” qui sont agréables à Dieu, mais ceux qui font la volonté du Père. Ces paroles que le Christ a proclamées (Matthieu 7. 21), il les redit d’une autre manière dans la parabole des deux fils. Par elle, Jésus voulait ouvrir les yeux des juifs pour leur faire comprendre que leur enfermement dans leur fausse justice et dans leurs certitudes, est un refus du Royaume de Dieu. Ils croient dire “oui” à Dieu. En fait, ils le refusent. N’en est-il pas ainsi de nous-mêmes parfois, … souvent.

Mais il est toujours temps de se convertir. Par contre si les Juifs demeurent figés dans leur obstination, ils s’excluront du Royaume :”Le Royaume de Dieu vous sera retiré pour être confié à un peuple qui lui fera produire ses fruits.” (Matthieu 21. 43) Et comme exemple de conversion, Jésus propose les situations extrêmes : les publicains et les prostituées. Dans un premier temps, ils ont dit “non” au Royaume et à l’Alliance par leur incapacité ou leur manque de goût d’en suivre les exigences, mais ils restent suffisamment disponibles pour accueillir les signes de Dieu. Alors ils se mettent en route vers le Royaume. Peu à peu, ils apprennent à dire “oui”. Et nous, apprenons-nous aussi à dire “oui” … « Je ne veux pas … Pris de remords, il y alla. » (Matthieu 21. 29)

Il est clair que le “oui” dit à Dieu ne se réalise pas du jour au lendemain. Il est l’objet d’un apprentissage, d’un cheminement, d’une conversion, d’une ascèse. En avertissant ses auditeurs du danger d’illusion sur leur propre justice et de l’hypocrisie à se comparer à ceux dont le comportement serait moins honorable, Jésus nous met, nous aussi, en garde contre les risques d’illusion et d’hypocrisie. Il nous convient mieux de nous ranger plutôt dans la catégorie des pécheurs. Il ne s’agit pas pour autant de se considérer comme les plus misérables des pécheurs ou les plus indignes du Royaume de Dieu, par goût morbide de la culpabilité ou de la fausse modestie. Se culpabiliser, c’est se replier sur soi. Se reconnaître pécheur, c’est se situer humblement devant Dieu. C’est une attitude positive parce que c’est se confier en sa miséricorde, en attendre le pardon et rendre possible l’ouverture d’un chemin de salut dans une relation où Dieu, par son Amour, par sa tendresse comme dit le psaume, restaure sa dignité de fils à son enfant égaré (Voir aussi la parabole de l’enfant prodigue au moment où son père le reçoit.)

Dimanche 1er octobre 2017 - 26ème dimanche du Temps Ordinaire

 

Lectures de la messe

 

Première lecture (Ez 18, 25-28)

 

Ainsi parle le Seigneur : « Vous dites : ‘La conduite du Seigneur n’est pas la bonne’. Écoutez donc, fils d’Israël : est-ce ma conduite qui n’est pas la bonne ? N’est-ce pas plutôt la vôtre ? Si le juste se détourne de sa justice, commet le mal, et meurt dans cet état, c’est à cause de son mal qu’il mourra. Si le méchant se détourne de sa méchanceté pour pratiquer le droit et la justice, il sauvera sa vie. Il a ouvert les yeux et s’est détourné de ses crimes. C’est certain, il vivra, il ne mourra pas. » Parole du Seigneur.

 

Psaume (Ps 24 (25), 4-5ab, 6-7, 8-9)

 

Seigneur, enseigne-moi tes voies, fais-moi connaître ta route. Dirige-moi par ta vérité, enseigne-moi, car tu es le Dieu qui me sauve. Rappelle-toi, Seigneur, ta tendresse, ton amour qui est de toujours. Oublie les révoltes, les péchés de ma jeunesse ; dans ton amour, ne m’oublie pas. Il est droit, il est bon, le Seigneur, lui qui montre aux pécheurs le chemin. Sa justice dirige les humbles, il enseigne aux humbles son chemin.

 

Deuxième lecture (Ph 2, 1-11)

 

Frères, s’il est vrai que, dans le Christ, on se réconforte les uns les autres, si l’on s’encourage avec amour, si l’on est en communion dans l’Esprit, si l’on a de la tendresse et de la compassion, alors, pour que ma joie soit complète, ayez les mêmes dispositions, le même amour, les mêmes sentiments ; recherchez l’unité. Ne soyez jamais intrigants ni vaniteux, mais ayez assez d’humilité pour estimer les autres supérieurs à vous-mêmes. Que chacun de vous ne soit pas préoccupé de ses propres intérêts ; pensez aussi à ceux des autres. Ayez en vous les dispositions qui sont dans le Christ Jésus : ayant la condition de Dieu, il ne retint pas jalousement le rang qui l’égalait à Dieu. Mais il s’est anéanti, prenant la condition de serviteur, devenant semblable aux hommes. Reconnu homme à son aspect, il s’est abaissé, devenant obéissant jusqu’à la mort, et la mort de la croix. C’est pourquoi Dieu l’a exalté : il l’a doté du Nom qui est au-dessus de tout nom, afin qu’au nom de Jésus tout genou fléchisse au ciel, sur terre et aux enfers, et que toute langue proclame : « Jésus-Christ est Seigneur » à la gloire de Dieu le Père. Parole du Seigneur.

 

CALENDRIER

 

Messes de la semaine

-Lundi 2 octobre : Saint-Anges gardiens à 9 h messe à la crypte de l’église Notre-Dame

-Mardi 3 octobre : de la férie : messe à 9 h

-Mercredi 4 octobre : Saint François d’Assise : pas de messe à 9 h

-Jeudi 5 octobre : de la férie : messe à 9 h

-Vendredi 6 octobre : De la férie : messe à 9 h

-Samedi 7 octobre : Notre-Dame du Rosaire : pas de messe à 9 h ni de temps d’adoration du Saint-Sacrement

 

Rendez-vous de la semaine

 

Jeudi 5 Octobre à 11 h à l’Éché de Saint-Denis : Rencontre des prêtres jubilaires avec Monseigneur Pascal Delannoy

-Jeudi 5 octobre à 20 h 30 salle Pierre Lefeuvre : Groupe biblique œcuménique : Conférence par Antoine Nouis, pasteur et théologien sur le thème « Ce que nous apportent nos racines juives dans la lecture des écritures »

-Vendredi 6 octobre à 20 h 30 salle Pierre Lefeuvre : réunion des parents de la catéchèse des 6èmes et 5èmes

-Samedi 7 Octobre à 10 h 30 dans l’église : messe de rentrée de l’école Saint-Louis Sainte- Clotilde (pas de messe à 9 h ni de temps d’adoration du Saint-Sacrement ce jour)

-Samedi 7 octobre à 14 h 30 salle Pierre Lefeuvre : réunion des équipes de préparation au mariage sur le diocèse

-Samedi 7 Octobre à 19 h salle Pierre Lefeuvre : rentrée du groupe des lycéens de la paroisse (messe à 18 h à Saint-Louis)

 

 

Dimanche 8 Octobre : Fête de Saint-Denis à la Basilique cathédrale de Saint-Denis :

16 h 30 : Messe solennelle présidée par Monseigneur Pascal Delannoy et envoi en mission des personnes en responsabilité

 

DIMANCHE 1 er Octobre 2017 26 ème dimanche du temps ordinaire

1 ère lecture (Ez 18,25-28) Psaume (Ps 24,4-9) 2 ème lecture (Ph 2,1-11) Evangile (Mt 21,28-32)

 

DIMANCHE 8 Octobre 2017 27 ème dimanche du temps ordinaire

1 ère lecture (Is 5,1-7) Psaume (Ps 79,9-10.13-16a.19-20) 2 ème lecture (Ph 4,6-9) Evangile (Mt 21,33-43)

Messe anticipée le samedi à 18 h -Dimanche à 10 h 30 messe à Notre-Dame

au cours de la messe paroissiale de 10 h 30 : envoi en mission des catéchistes et animateurs

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28 septembre 2017 4 28 /09 /septembre /2017 17:08

« S’ouvrir à la possibilité de pardonner »

Angélus Du 17/09/2017

Chers frères et sœurs bonjour !

 

Le passage évangélique de ce dimanche (cf. Mt 18,21-35) nous offre un enseignement sur le pardon, qui ne nie pas le tort subi mais reconnaît que l’être humain, créé à l’image de Dieu, est toujours plus grand que le mal qu’il commet. Saint Pierre demande à Jésus: “Si mon frère commet des fautes contre moi, combien de fois devrai-je lui pardonner? Jusqu’à sept foi?” (v.21). Il semble à Pierre que ce soit déjà le maximum que de pardonner sept fois à une même personne; et peut-être nous-semble-t-il à nous déjà beaucoup de le faire deux fois. Mais Jésus répond: “Je ne te dis pas jusqu’à sept fois, mais jusqu’à 70 fois sept” (v;22), ce qui revient à dire toujours : tu dois pardonner toujours. Et il le confirme en racontant la parabole du roi miséricordieux et du serviteur sans pitié, dans laquelle il montre l’incohérence de celui qui d’abord a été pardonné et se refuse ensuite de pardonner.

Le roi de la parabole est un homme généreux qui, pris de compassion, remet une dette énorme “dix mille talents” : énorme à un serviteur qui le supplie. Mais ce même serviteur, dès qu’il rencontre un autre serviteur comme lui qui lui doit cent deniers c’est-à-dire beaucoup moins se comporte sans pitié, en le faisant jeter en prison. Le comportement incohérent de ce serviteur c’est aussi le nôtre lorsque nous refusons le pardon à nos frères. Alors que le roi de la parabole est l’image de Dieu qui nous aime d’un amour si riche en miséricorde qu’il nous accueille, nous aime, et nous pardonne continuellement.

Depuis notre baptême, Dieu nous a pardonné, en nous remettant une dette insolvable: le péché originel. Puis, avec une miséricorde sans limite, Il nous pardonne toutes les fautes dès que nous montrons seulement un petit signe de repentir. Dieu est ainsi : miséricordieux. Lorsque nous sommes tentés de fermer notre cœur à qui nous a offensé, et nous présente des excuses, rappelons-nous les paroles du Père céleste au serviteur sans pitié: “Je t’ai remis toute cette dette parce que tu m’en as prié. Ne devais-tu pas toi aussi avoir pitié de ton compagnon, comme j’avais eu pitié de toi ?” (vv. 32-33). Qui a fait l’expérience de la joie, de la paix et de la liberté intérieure qui vient du fait d’être pardonné peut s’ouvrir à la possibilité de pardonner à son tour.

Dans la prière du Notre Père, Jésus a voulu insérer le même enseignement que celui de cette parabole. Il a mis en relation directe le pardon que nous demandons à Dieu avec le pardon que nous devons accorder à nos frères: “Remets-nous nos dettes comme nous les remettons aussi à nos débiteurs” (Mt 6,12). Le pardon de Dieu est le signe de son amour débordant pour chacun de nous; c’est l’amour qui nous laisse libres de nous éloigner, comme le fils prodigue, mais qui attend chaque jour notre retour; c’est l’amour entreprenant du berger pour la brebis perdue; c’est la tendresse qui accueille tout pécheur qui frappe à sa porte. Le Père céleste notre Père est plein, plein, d’amour et il veut nous l’offrir, mais il ne peut pas le faire si nous fermons notre cœur à l’amour des autres.

Que la Vierge Marie nous aide à être toujours plus conscients de la gratuité et de la grandeur du pardon reçu de Dieu, pour devenir miséricordieux comme lui, Père bon, lent à la colère et grand dans l’amour.

ALLEZ A MA VIGNE

1 ère lecture (Is 55,6-9) Psaume (Ps 144,2-3.8-9.17-18) 2 ème lecture (Ph 1,20c-24.27a) Evangile (Mt 20,1-16a)

 

Nous ouvrons aujourd’hui le cycle des trois paraboles de Jésus sur la vigne. En ce dimanche 22 septembre, les ouvriers qui vont travailler à la vigne. Le dimanche 29 septembre, les deux fils qui ont une réponse différente, et , le dimanche 6 octobre, les ouvriers qui veulent la posséder en tuant le fils. La vigne a une signification profonde dans toute la Bible. Elle est le symbole de l’Alliance entre Dieu et son peuple. (Isaïe 5. 1 à 7 Jérémie 2. 21, Ezéchiel 15.4) « Allez à ma vigne » que Jésus répète en ces trois paraboles, ne signifie venez travailler pour le Royaume, cela veut dire : »Entrez dans l’Alliance », Venez partager l’Alliance avec moi, selon le sens de cette tradition biblique constante. En l’évoquant d’ailleurs, le Cantique des Cantiques parle de cette vigne avec des mots inouïs de tendresse : » Lève-toi, ma belle, ma bien-aimée, l’hiver est passé, la vigne en fleur exhale son parfum. » (Cantique 2. 10). Jésus s’est défini lui-même en disant: » Je suis la vigne ». (Jean 15. 1 à 5) Etre invité à la vigne du Seigneur, à s’y rendre, à y partager l’œuvre de Dieu, c’est exprimer ainsi que nous sommes destinés à profiter, tôt ou tard, de l’intimité de Dieu, pour vivre avec lui : « Allez à ma vigne », signifie la même chose que « Entre dans la joie de ton maître. » (Matthieu 25. 21). Pour découvrir et apprécier « la pointe » d’une parabole, il faut prendre les paroles de Jésus dans le sens qu’il veut nous faire entendre. Ici, les premiers mots sont clairs : « Le Royaume des cieux est comparable à un maître… » C’est donc à partir de ce maître qui, d’heure en heure appelle des ouvriers à y travailler, que nous pouvons saisir la logique, sa pensée et sa volonté qu’il nous fait entendre à chacun des moments cette journée. Jésus ne nous donne pas une leçon de morale sociale, mais le parcours de l’inlassable amour de Dieu pour tout homme, pour tous les hommes. Il y a même une insistance significative : » dès le point du jour… vers neuf heures, … vers midi,…vers trois heures … jusqu’à cinq heures du soir. » Dieu appelle sans cesse, à toute heure, à tout âge. Il n’est jamais trop tard pour entrer dans le Royaume des cieux. Tous ceux qui n’ont pas encore découvert l’Amour de Dieu, demeurent ses invités, en permanence. Quoi qu’ils en pensent et quelle que soit leur situation présente. Nous ne pouvons donc jamais désespérer de notre Salut éternel et de celui de ceux dont nous portons la responsabilité. Dieu les appelle comme il nous appelle. C’est la Grâce de Dieu qui est à l’œuvre et nous l’oublions facilement en pensant que nous sommes les uniques évangélisateurs. Jésus ne se contente pas de nous raconter cette parabole comme une espérance. Il l’a vécue réellement, en invitant à entrer, à la dernière minute avant sa mort, le criminel crucifié à côté de lui, sur la croix. Il est vraiment l’invité de la dernière heure et il en fut le premier à entrer dans ce Royaume ». Aujourd’hui même, tu seras avec moi dans le paradis. » Ce qu’il a dit au terme de cette parabole « Les derniers seront les premiers. » se réalise chaque jour désormais comme au jour du salut sur la croix. Il n’y aura jamais un exclu dans le cœur de Dieu.

Dimanche 24 septembre 2017 - 25ème dimanche du Temps Ordinaire

 

Première lecture (Is 55, 6-9)

 

Cherchez le Seigneur tant qu’il se laisse trouver ; invoquez-le tant qu’il est proche. Que le méchant abandonne son chemin, et l’homme perfide, ses pensées ! Qu’il revienne vers le Seigneur qui lui montrera sa miséricorde, vers notre Dieu qui est riche en pardon. Car mes pensées ne sont pas vos pensées, et vos chemins ne sont pas mes chemins, oracle du Seigneur. Autant le ciel est élevé au-dessus de la terre, autant mes chemins sont élevés au-dessus de vos chemins, et mes pensées, au-dessus de vos pensées. Parole du Seigneur.

 

Psaume (Ps 144 (145), 2-3, 8-9, 17-18)

 

Chaque jour je te bénirai, je louerai ton nom toujours et à jamais. Il est grand, le Seigneur, hautement loué ; à sa grandeur, il n’est pas de limite. Le Seigneur est tendresse et pitié, lent à la colère et plein d’amour ; la bonté du Seigneur est pour tous, sa tendresse, pour toutes ses œuvres. Le Seigneur est juste en toutes ses voies, fidèle en tout ce qu’il fait. Il est proche de tous ceux qui l’invoquent, de tous ceux qui l’invoquent en vérité.

 

Deuxième lecture (Ph 1, 20c-24.27a)

 

Frères, soit que je vive, soit que je meure, le Christ sera glorifié dans mon corps. En effet, pour moi, vivre c’est le Christ, et mourir est un avantage. Mais si, en vivant en ce monde, j’arrive à faire un travail utile, je ne sais plus comment choisir. Je me sens pris entre les deux : je désire partir pour être avec le Christ, car c’est bien préférable ; mais, à cause de vous, demeurer en ce monde est encore plus nécessaire. Quant à vous, ayez un comportement digne de l’Évangile du Christ. Parole du Seigneur.

 

Évangile (Mt 20, 1-16)

 

En ce temps-là, Jésus disait cette parabole à ses disciples : « Le royaume des Cieux est comparable au maître d’un domaine qui sortit dès le matin afin d’embaucher des ouvriers pour sa vigne. Il se mit d’accord avec eux sur le salaire de la journée : un denier, c’est-à-dire une pièce d’argent, et il les envoya à sa vigne. Sorti vers neuf heures, il en vit d’autres qui étaient là, sur la place, sans rien faire. Et à ceux-là, il dit : ‘Allez à ma vigne, vous aussi, et je vous donnerai ce qui est juste.’ Ils y allèrent. Il sortit de nouveau vers midi, puis vers trois heures, et fit de même. Vers cinq heures, il sortit encore, en trouva d’autres qui étaient là et leur dit : ‘Pourquoi êtes-vous restés là, toute la journée, sans rien faire ?’ Ils lui répondirent : ‘Parce que personne ne nous a embauchés.’ Il leur dit : ‘Allez à ma vigne, vous aussi.’ Le soir venu, le maître de la vigne dit à son intendant : ‘Appelle les ouvriers et distribue le salaire, en commençant par les derniers pour finir par les premiers.’ Ceux qui avaient commencé à cinq heures s’avancèrent et reçurent chacun une pièce d’un denier. Quand vint le tour des premiers, ils pensaient recevoir davantage, mais ils reçurent, eux aussi, chacun une pièce d’un denier. En la recevant, ils récriminaient contre le maître du domaine : ‘Ceux-là, les derniers venus, n’ont fait qu’une heure, et tu les traites à l’égal de nous, qui avons enduré le poids du jour et la chaleur !’ Mais le maître répondit à l’un d’entre eux : ‘Mon ami, je ne suis pas injuste envers toi. N’as-tu pas été d’accord avec moi pour un denier ? Prends ce qui te revient, et va-t-en. Je veux donner au dernier venu autant qu’à toi : n’ai-je pas le droit de faire ce que je veux de mes biens ? Ou alors ton regard est-il mauvais parce que moi, je suis bon ?’ C’est ainsi que les derniers seront premiers, et les premiers seront derniers. » Acclamons la Parole de Dieu.

CALENDRIER

 

Tous les samedis matin un prêtre se tient dans l’église de 10 h à 12 h pour la célébration du sacrement de la réconciliation

 

Messes de la semaine

 

-Lundi 25 septembre : de la férie à 9 h messe à la crypte de l’église Notre-Dame

-Mardi 26 septembre : de la férie : messe à 9 h

-Mercredi 27 septembre : Saint Vincent de Paul : messe à 9 h

-Jeudi 28 septembre : de la férie : messe à 9 h

-Vendredi 29 septembre : Saint Michel, Gabriel et Raphaël : messe à 9 h

-Samedi 30 septembre : Saint Jérôme : messe à 9 h suivie de l’exposition du Saint-Sacrement

 

Rendez-vous de la semaine

 

Lundi 25 Septembre toute la journée : le père Frédéric Benoist participe à une journée de formation « des pasteurs selon mon cœur »

 

-Mardi 26 septembre à 14 h salle Pierre Lefeuvre : goûter des ainés des Equipes Saint-Vincent de Paul

-Mardi 26 septembre à 20 h 30 salle Pierre Lefeuvre : réunion du groupe biblique paroissial : les récits fondateurs de la Bible.

-Mercredi 27 septembre à 14 h 30 salle Pierre Lefeuvre : réunion du MCR

-Mercredi 27 septembre à 20 h 30 salle Pierre Lefeuvre : rencontre des catéchumènes adultes

-Jeudi 28 septembre à 20 h 30 salle Pierre Lefeuvre : rencontre des animateurs de la préparation au mariage de la paroisse

-Vendredi 29 septembre à 20 30 salle Pierre Lefeuvre : réunion des parents de la catéchèse du CE2 au CM2

 

Samedi 30 septembre de 10 h à 12 h au presbytère, 40 Allée du Jardin anglais : Inscription et réinscription de la catéchèse, de l’éveil à la foi (3-7 ans) aux Aumôneries des Lycées

 

-Samedi 30 Septembre à 14 h 30 salle Pierre Lefeuvre : réunion des pèlerins en Terre Sainte

 

Dimanche 8 Octobre : Fête de Saint-Denis à 16 h 30 messe solennelle à la Basilique cathédrale de Saint-Denis

 

DIMANCHE 24 septembre 2017 25 ème dimanche du temps ordinaire

1 ère lecture (Is 55,6-9) Psaume (Ps 144,2-3.8-9.17-18) 2 ème lecture (Ph 1,20c-24.27a)

Evangile (Mt 20,1-16a)

 

 

DIMANCHE 1 er Octobre 2017 26 ème dimanche du temps ordinaire

1 ère lecture (Ez 18,25-28) Psaume (Ps 24,4-9) 2 ème lecture (Ph 2,1-11)

Evangile (Mt 21,28-32)

Messe anticipée le samedi à 18 h -Dimanche à 10 h 30 messe à Notre-Dame

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18 septembre 2017 1 18 /09 /septembre /2017 15:14

Colombie : défendre la dignité des marginalisés

 

Chers frères et sœurs,

 

Peu avant de rentrer dans cette église où sont conservées les reliques de saint Pierre Claver, j’ai béni les premières pierres de deux institutions destinées à offrir de l’assistance à des personnes dans de graves besoins et j’ai visité la maison de Madame Lorenza, où elle accueille chaque jour beaucoup de nos frères et sœurs pour leur donner de la nourriture et de l’affection. Ces rencontres m’ont fait beaucoup de bien, parce que là, on peut voir comment l’amour de Dieu se rend concret, se rend quotidien. Tous ensembles, nous prierons l’Angelus, en nous souvenant de l’Incarnation du Verbe. Et nous pensons à Marie, qui a conçu Jésus et lui a donné naissance. Nous la contemplons ce matin sous l’invocation de Notre Dame de Chiquinquirá. Comme vous le savez, pendant longtemps, cette image a été abandonnée ; elle a perdu ses couleurs, elle était restée abîmée et trouée. Elle était traitée comme un morceau de vieux sac, utilisée sans aucun respect jusqu’à ce qu’on finisse par la jeter.

C’est alors qu’une femme simple, la première dévote de la Vierge de Chiquinquirá qui, selon la tradition s’appelait María Ramos, a vu en cette toile quelque chose de différent. Elle a eu le courage et la foi de placer cette image floue et détériorée en un lieu en vue, lui redonnant sa dignité perdue. Elle a su trouver et honorer Marie, qui tenait son Enfant dans les bras, précisément dans ce qui pour les autres était méprisable et inutile. Ainsi, elle s’est faite le modèle de tous ceux qui, de diverses manières, cherchent à récupérer la dignité du frère abattu par la souffrance des blessures de la vie, de ceux qui ne se résignent pas et travaillent pour leur construire un logement digne, pour satisfaire leurs besoins urgents et, surtout, qui prient avec persévérance pour qu’ils puissent retrouver la splendeur d’enfants de Dieu qui leur a été arrachée.

Le Seigneur nous enseigne à travers l’exemple des humbles et de ceux qui ne comptent pas. Oui il a concédé à María Ramos, une femme modeste, la grâce d’accueillir l’image de la Vierge dans la pauvreté de cette toile abîmée, oui il a accordé à Isabel, une femme indigène, et à son fils Miguel, le privilège d’être les premiers à voir ce tableau de la Vierge transformé et restauré. Ils ont été les premiers à regarder avec des yeux simples ce morceau de toile totalement nouveau et à y voir la splendeur de la lumière divine qui transforme et renouvelle toute chose. Ce sont les pauvres, les humbles, qui contemplent la présence de Dieu ; c’est à eux que se révèle le mystère de l’amour de Dieu avec le plus de clarté. Eux, les pauvres et les personnes simples, ont été les premiers à voir la Vierge de Chiquinquirá et sont devenus ses missionnaires, des annonciateurs de la beauté et de la sainteté de la Vierge. Et dans cette église, nous prierons Marie, qui s’est désignée elle-même comme ‘‘l’esclave du Seigneur’’, et saint Pierre Claver l’‘‘esclave des noirs pour toujours’’, comme il s’est fait appeler dès le jour de sa profession solennelle. Il attendait les navires qui arrivaient de l’Afrique au principal marché d’esclaves du Nouveau Monde. Bien des fois, il les attendait uniquement avec des gestes évangélisateurs, en raison de l’impossibilité de communiquer avec eux, à cause de la différence de langues. Cependant, Pierre Claver savait que le langage de la charité et de la miséricorde était compris par tous. De fait, la charité aide à comprendre la vérité et la vérité réclame des gestes de charité. Quand il éprouvait de la répugnance envers eux, il baisait leurs plaies.

Austère et rempli de charité jusqu’à l’héroïsme, après avoir soulagé la solitude de centaines de milliers de personnes, il a passé les quatre dernières années de sa vie, malade et dans sa cellule, dans un état épouvantable d’abandon.

Effectivement, saint Pierre Claver a témoigné admirablement de la responsabilité et de l’intérêt que chacun d’entre nous doit avoir pour ses frères. Pour les autres, ce saint a été accusé injustement d’être indiscret par son zèle et a dû affronter de dures critiques ainsi qu’une opposition persistante de la part de ceux qui craignaient que son ministère n’entrave le commerce lucratif d’esclaves. Cependant aujourd’hui, en Colombie et dans le monde, des millions de personnes sont vendues comme esclaves, ou bien mendient un peu d’humanité, un moment de tendresse, prennent la mer ou la route, parce qu’elles ont tout perdu, à commencer par leur dignité et leurs propres droits. Notre Dame de Chiquinquirá et Pierre Claver nous invitent à travailler pour la dignité de tous nos frères, spécialement pour les pauvres et pour les personnes marginalisées par la société, pour ceux qui subissent la violence et la traite. Tous, ils ont leur dignité et sont une image vivante de Dieu. Nous avons tous été créés à l’image et à la ressemblance de Dieu, et la Vierge nous tient tous dans ses bras comme des enfants chéris. Adressons, à présent, notre prière à la Vierge Mère, pour qu’elle nous fasse découvrir, dans chacun des hommes et des femmes de notre temps, le visage de Dieu.

JUSQU’OU PEUT ALLER LE PARDON ?

1 ère lecture (Si 27,30-28,7) Psaume (Ps 102,1-4.9-12) 2 ème lecture (Rm 14,7-9) Evangile (Mt 18,21-35)

 

A première vue, la règle fondamentale du pardon paraît simple : il faut toujours pardonner, il faut tout pardonner, il n’y a pas de limite au pardon. C’est la réponse de Jésus à la question de Pierre. Mais au travers d’un « fait divers », il va en expliquer le pourquoi et nous conduire à ce qui est son attitude fondamentale de Sauveur à l’égard de chacun d’entre nous. Comme nous, Pierre désire savoir jusqu’où l’on peut aller raisonnablement dans le pardon pour être digne d’un vrai comportement de disciple de Jésus. Comme nous, Pierre demande le montant de la créance qu’il peut accorder au débiteur qui a accumulé une dette en l’offensant.

 

Jésus va inverser les rôles. Avant de se considérer comme créancier, le disciple doit d’abord se considérer comme le débiteur redevable d’une dette inimaginable, vis-à-vis de Dieu. Dieu ne cesse jamais d’être pardon parce qu’il n’est que tendresse et amour,. « Il nous couronne d’amour et de tendresse », chantons-nous dans le psaume de ce dimanche. Ainsi pardonné, le débiteur retrouve la liberté et la vie.

 

La parabole se poursuit. Comment, après une telle remise de dette, oser se montrer soi-même créancier impitoyable envers le modeste débiteur qu’est le frère qui nous offense ? La clé de la compréhension n’est pas seulement de l’ordre de la réflexion intellectuelle ou du simple bon sens. Elle est de l’ordre de la foi. La parabole n’est qu’une image. La réalité se situe au niveau même de la relation avec Dieu.

 

Si le pardon est si difficile entre frères, c’est que nous ne mesurons pas l’ampleur du pardon de Dieu à notre égard. Au fond, nous ne prêtons guère attention au fait que Dieu nous pardonne. Sinon, aurions-nous autant de difficulté à discerner le péché dans notre vie? Trop peu nombreux sont les chrétiens, qui ont conscience d’être des pécheurs pardonnés. Trop nombreux sont les chrétiens qui confondent sens du péché et culpabilité et qui ainsi vivent mal leur relation à Dieu. On est coupable devant un juge dont on attend une condamnation. On est pécheur devant Dieu dont on sait que l’on obtiendra toujours le pardon, parce qu’il est tendresse, et que la tendresse ne condamne pas. Si l’on considère Dieu comme un juge qui nous condamne lorsque nous l’offensons, il est vraisemblable que nous serons nous-mêmes des juges qui condamnent les coupables qui nous ont offensés. Au contraire, si nous considérons Dieu comme tendresse, amour et pardon des pécheurs que nous sommes, comment ne pas être nous-mêmes les acteurs d’un amour qui relève, pardonne, rend à la vie et libère ?

Dimanche 17 septembre 2017 - 24ème dimanche du Temps Ordinaire

Première lecture (Si 27, 30 28, 7)

Rancune et colère, voilà des choses abominables où le pécheur est passé maître. Celui qui se venge éprouvera la vengeance du Seigneur ; celui-ci tiendra un compte rigoureux de ses péchés. Pardonne à ton prochain le tort qu’il t’a fait ; alors, à ta prière, tes péchés seront remis. Si un homme nourrit de la colère contre un autre homme, comment peut-il demander à Dieu la guérison ? S’il n’a pas de pitié pour un homme, son semblable, comment peut-il supplier pour ses péchés à lui ? Lui qui est un pauvre mortel, il garde rancune ; qui donc lui pardonnera ses péchés ? Pense à ton sort final et renonce à toute haine, pense à ton déclin et à ta mort, et demeure fidèle aux commandements. Pense aux commandements et ne garde pas de rancune envers le prochain, pense à l’Alliance du Très-Haut et sois indulgent pour qui ne sait pas. Parole du Seigneur.

 

Psaume (Ps 102 (103), 1-2, 3-4, 9-10, 11-12)

Bénis le Seigneur, ô mon âme, bénis son nom très saint, tout mon être ! Bénis le Seigneur, ô mon âme, n’oublie aucun de ses bienfaits ! Car il pardonne toutes tes offenses et te guérit de toute maladie ; il réclame ta vie à la tombe et te couronne d’amour et de tendresse. Il n’est pas pour toujours en procès, ne maintient pas sans fin ses reproches ; il n’agit pas envers nous selon nos fautes, ne nous rend pas selon nos offenses. Comme le ciel domine la terre, fort est son amour pour qui le craint ; aussi loin qu’est l’orient de l’occident, il met loin de nous nos péchés.

 

Deuxième lecture (Rm 14, 7-9)

Frères, aucun d’entre nous ne vit pour soi-même, et aucun ne meurt pour soi-même : si nous vivons, nous vivons pour le Seigneur ; si nous mourons, nous mourons pour le Seigneur. Ainsi, dans notre vie comme dans notre mort, nous appartenons au Seigneur. Car, si le Christ a connu la mort, puis la vie, c’est pour devenir le Seigneur et des morts et des vivants. Parole du Seigneur.

 

Évangile (Mt 18, 21-35)

En ce temps-là, Pierre s’approcha de Jésus pour lui demander : « Seigneur, lorsque mon frère commettra des fautes contre moi, combien de fois dois-je lui pardonner ? Jusqu’à sept fois ? » Jésus lui répondit : « Je ne te dis pas jusqu’à sept fois, mais jusqu’à 70 fois sept fois. Ainsi, le royaume des Cieux est comparable à un roi qui voulut régler ses comptes avec ses serviteurs. Il commençait, quand on lui amena quelqu’un qui lui devait dix mille talents (c’est-à-dire soixante millions de pièces d’argent). Comme cet homme n’avait pas de quoi rembourser, le maître ordonna de le vendre, avec sa femme, ses enfants et tous ses biens, en remboursement de sa dette. Alors, tombant à ses pieds, le serviteur demeurait prosterné et disait : ‘Prends patience envers moi, et je te rembourserai tout.’ Saisi de compassion, le maître de ce serviteur le laissa partir et lui remit sa dette. Mais, en sortant, ce serviteur trouva un de ses compagnons qui lui devait cent pièces d’argent. Il se jeta sur lui pour l’étrangler, en disant : ‘Rembourse ta dette !’ Alors, tombant à ses pieds, son compagnon le suppliait : ‘Prends patience envers moi, et je te rembourserai.’ Mais l’autre refusa et le fit jeter en prison jusqu’à ce qu’il ait remboursé ce qu’il devait. Ses compagnons, voyant cela, furent profondément attristés et allèrent raconter à leur maître tout ce qui s’était passé. Alors celui-ci le fit appeler et lui dit : ‘Serviteur mauvais ! je t’avais remis toute cette dette parce que tu m’avais supplié. Ne devais-tu pas, à ton tour, avoir pitié de ton compagnon, comme moi-même j’avais eu pitié de toi ?’ Dans sa colère, son maître le livra aux bourreaux jusqu’à ce qu’il eût remboursé tout ce qu’il devait. C’est ainsi que mon Père du ciel vous traitera, si chacun de vous ne pardonne pas à son frère du fond du cœur. » Acclamons la Parole de Dieu.

 

Calendrier

 

Tous les samedis matin un prêtre se tient dans l’église de 10 h à 12 h pour la célébration du sacrement de la réconciliation

DIMANCHE 17 septembre 2017 24 ème dimanche du temps ordinaire

1 ère lecture (Si 27,30-28,7) Psaume (Ps 102,1-4.9-12) 2 ème lecture (Rm 14,7-9) Evangile (Mt 18,21-35)

DIMANCHE 24 septembre 2017 25 ème dimanche du temps ordinaire

1 ère lecture (Is 55,6-9) Psaume (Ps 144,2-3.8-9.17-18) 2 ème lecture (Ph 1,20c-24.27a)

Evangile (Mt 20,1-16a)

Messe anticipée le samedi à 18 h -Dimanche à 10 h 30 messe à Notre-Dame

Intervention des Equipes Saint-Vincent au cours des messes

Quête impérée Equipes Saint-Vincent

 

Messes de la semaine

 

-Lundi 18 septembre : de la férie à 9 h messe à la crypte de l’église Notre-Dame

-Mardi 19 septembre : de la férie : messe à 9 h

-Mercredi 20 septembre : Les martyrs de Corée : pas de messe à 9 h mais Office des Laudes

-Jeudi 21 septembre : Saint-Matthieu : pas de messe à 9 h mais Office des Laudes

-Vendredi 22 septembre : De la férie : messe à 9 h

-Samedi 23 septembre : Saint Pio de Pietrelcina : messe à 9 h suivie de l’exposition du Saint-Sacrement

 

Rendez-vous de la semaine

 

-Mercredi 20 septembre 20 h 30 salle Pierre Lefeuvre rencontre des accompagnateurs de l’Eveil à la foi

 

Samedi 23 et Dimanche 24 Septembre :

Week-end à l’Abbaye de la Pierre-qui-Vire

pour les catéchumènes adultes

 

Collecte de l’ERAC les 22-23 et 24 septembre

au Monoprix, Franprix Le Raincy et Carrefour Market de Livry-Gargan

 

- Avec l’accord de notre Evêque, Pascal Delannoy, sous proposition du Service interdiocésain d’accueil des prêtres étrangers en mission d’étude, dirigé par Monseigneur Rambaud (diocèse de Paris), nous accueillons sur les paroisses de Villemomble et du Raincy, le père Modeste MAGNANOU. Il résidera au presbytère de Saint-Louis de Villemomble. Originaire du diocèse de Korhogo-Côte d’Ivoire, il est né en 1982, a été ordonné en 2014. Il vient faire une Licence de Droit canonique. Bienvenue au père Modeste, que le Seigneur l’accompagne et le fortifie dans sa mission d’étude qui lui est confiée.

 

- Le père Frédéric Benoist, bien conscient du « malaise » semé la semaine dernière, lors de son homélie , à propos du départ du père Ignace, est prêt à rencontrer, sur rendez-vous, celles et ceux qui le souhaitent. Tél : 01 43 81 14 98 auprès du secrétariat de la paroisse.

A noter : Reprise des réunions du groupe biblique avec Myriam de la Marnierre

le Mardi 26 septembre à 20 h 30 à la salle Pierre Lefeuvre

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Published by paroisse du Raincy - dans Feuilles de semaine

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