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28 février 2019 4 28 /02 /février /2019 18:52

Le Messager des mois de février / mars 2019 est en ligne

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Published by paroisse du Raincy - dans Le Messager en ligne
24 février 2019 7 24 /02 /février /2019 19:08

Les Béatitudes: « Jésus enseigne à discerner les situations »

« Ne pas rechercher le bonheur en suivant les marchands de fumée »

 

Chers frères et sœurs, bonjour !

 

L’évangile d’aujourd’hui (cf. Lc 6, 17-20-26) présente les Béatitudes dans la version de saint Luc. Le texte est articulé en quatre béatitudes et quatre avertissements formulés avec l’expression « malheur à vous ». Par ces paroles, fortes et incisives, Jésus ouvre nos yeux, nous fait voir avec son regard, au-delà des apparences, au-delà de la surface, et il nous enseigne à discerner les situations avec foi.

Jésus déclare bienheureux les pauvres, les affamés, les affligés, les persécutés ; et il avertit ceux qui sont riches, rassasiés, riant et acclamés par les gens. La raison de cette béatitude paradoxale réside dans le fait que Dieu est proche de ceux qui souffrent et qu’il intervient pour les libérer de leur esclavage ; Jésus voit cela, il voit déjà la béatitude au-delà de la réalité négative. Et de même, le « malheur à vous », adressé à ceux qui aujourd’hui vivent bien, sert à « les réveiller » de la dangereuse illusion de l’égoïsme et à les ouvrir à la logique de l’amour, tant qu’ils en ont encore le temps.

La page de l’Évangile d’aujourd’hui nous invite donc à réfléchir au sens profond du fait d’avoir la foi, qui consiste à faire totalement confiance au Seigneur. Il s’agit de briser les idoles mondaines pour ouvrir son cœur au Dieu vivant et vrai. Lui seul peut donner à notre existence cette plénitude tant désirée et pourtant difficile à atteindre. En effet, même de nos jours, nombreux sont ceux qui se présentent comme des distributeurs de bonheur : ils promettent le succès en peu de temps, de grands profits à portée de main, des solutions magiques à tous les problèmes, et ainsi de suite. Et là, c’est facile de glisser sans s’en rendre compte dans le péché contre le premier commandement : l’idolâtrie, remplacer Dieu par une idole. L’idolâtrie et les idoles ressemblent à des choses d’autrefois, mais en réalité elles le sont de tous les temps ! Elles décrivent certaines attitudes contemporaines mieux que de beaucoup d’analyses sociologiques.

C’est pourquoi Jésus ouvre nos yeux à la réalité. Nous sommes appelés au bonheur, à être bienheureux, et nous le devenons à partir du moment où nous nous plaçons du côté de Dieu, de son royaume, du côté de ce qui n’est pas éphémère mais dure pour la vie éternelle. Nous sommes heureux si nous reconnaissons « nécessiteux » devant Dieu – et c’est très important : « Seigneur, j’ai besoin de toi » – et si, comme Lui et avec Lui, nous sommes proches des pauvres, des affligés et des affamés. Nous aussi nous le sommes devant Dieu : nous sommes pauvres, affligés, nous sommes affamés devant Dieu. Nous devenons capables de joie chaque fois que, possédant les biens de ce monde, nous ne les transformons pas en idoles auxquelles vendre notre âme, mais que nous sommes capables de les partager avec nos frères. Aujourd’hui, la liturgie nous invite une nouvelle fois à nous interroger là-dessus et à faire la vérité dans notre cœur.

Les Béatitudes de Jésus sont un message décisif, qui nous pousse à ne pas placer notre confiance dans des choses matérielles et passagères, à ne pas rechercher le bonheur en suivant les marchands de fumée – qui sont si souvent des marchands de mort -, les professionnels de l’illusion. Il ne faut pas les suivre, parce qu’ils sont incapables de nous donner l’espérance. Le Seigneur nous aide à ouvrir les yeux, à acquérir un regard plus pénétrant sur la réalité, à guérir de la myopie chronique que l’esprit du monde nous transmet. Par sa Parole paradoxale, il nous secoue et nous fait reconnaître ce qui nous enrichit vraiment, nous rassasie, nous donne joie et dignité. En bref, ce qui donne vraiment du sens et de la plénitude à nos vies.

Que la Vierge Marie nous aide à écouter cet évangile l’esprit et le cœur ouverts, afin qu’il porte des fruits dans notre vie et que nous devenions des témoins du bonheur qui ne déçoit pas, celui de Dieu ne déçoit jamais.

UN AMOUR SANS LIMITE

Une fois de plus, il faut nous rappeler que saint Luc est disciple de saint Paul et que, des années durant, il l’a entendu exprimer ce qu’il rappelle aujourd’hui aux Corinthiens.

 

Les béatitudes sont à lire selon la “nouvelle nature humaine”, selon l’homme nouveau que nous sommes ”icône de celui qui vient du ciel” (1 Cor. 15. 49) “Vous serez les fils du Dieu Très-Haut, soyez miséricordieux autant que le Père est miséricordieux.”

 

Du faire, on passe à l’être. Certes, ce travail de conversion ne sera jamais achevé. Nous connaissons nos limites et nos humaines faiblesses, mais en donnant “une mesure bien pleine, bien tassée”, nous donnons à notre vie et à nos frères la mesure dont Dieu se sert pour nous. Le geste qui prend le récipient entre ses mains, et le secoue fermement pour que le grain se tasse à chaque choc, est celui-là même de Dieu à notre égard. Il nous paraît parfois dur et brutal ; il est la condition pour que la mesure soit pleine et totale.

 

“Pardonnez et vous serez pardonnés, donnez et vous recevrez…”

 

Les deux prières de la liturgie, au début et en conclusion de la messe de ce dimanche sont d’une grande richesse par-delà la simplicité toute romaine des mots : “Nous t’en prions, Dieu tout-Puissant, donne-nous de recueillir tous les fruits de salut dont ces mystères sont déjà la promesse et le gage.” (Prière après la communion).

 

Cette eucharistie vécue est en effet un gage venant de Dieu, à nous d’en recueillir tous, tous les fruits… en “conformant à Ta volonté nos paroles et nos actes dans une inlassable recherche des biens spirituels.” (Prière d’ouverture de la messe)

Dimanche 24 février 2019  - Lectures de la messe

 

Première lecture (1 S 26, 2.7-9.12-13.22-23)

En ces jours-là, Saül se mit en route, il descendit vers le désert de Zif avec trois mille hommes, l’élite d’Israël, pour y traquer David. David et Abishaï arrivèrent de nuit, près de la troupe. Or, Saül était couché, endormi, au milieu du camp, sa lance plantée en terre près de sa tête ; Abner et ses hommes étaient couchés autour de lui. Alors Abishaï dit à David : « Aujourd’hui Dieu a livré ton ennemi entre tes mains. Laisse-moi donc le clouer à terre avec sa propre lance, d’un seul coup, et je n’aurai pas à m’y reprendre à deux fois. » Mais David dit à Abishaï : « Ne le tue pas ! Qui pourrait demeurer impuni après avoir porté la main sur celui qui a reçu l’onction du Seigneur ? » David prit la lance et la gourde d’eau qui étaient près de la tête de Saül, et ils s’en allèrent. Personne ne vit rien, personne ne le sut, personne ne s’éveilla : ils dormaient tous, car le Seigneur avait fait tomber sur eux un sommeil mystérieux. David passa sur l’autre versant de la montagne et s’arrêta sur le sommet, au loin, à bonne distance. Il appela Saül et lui cria : « Voici la lance du roi. Qu’un jeune garçon traverse et vienne la prendre ! Le Seigneur rendra à chacun selon sa justice et sa fidélité. Aujourd’hui, le Seigneur t’avait livré entre mes mains, mais je n’ai pas voulu porter la main sur le messie du Seigneur. » – Parole du Seigneur.  

 

Psaume (Ps 102 (103), 1-2, 3-4, 8.10, 12-13)

Bénis le Seigneur, ô mon âme, bénis son nom très saint, tout mon être ! Bénis le Seigneur, ô mon âme, n’oublie aucun de ses bienfaits ! Car il pardonne toutes tes offenses et te guérit de toute maladie ; il réclame ta vie à la tombe et te couronne d’amour et de tendresse. Le Seigneur est tendresse et pitié, lent à la colère et plein d’amour ; il n’agit pas envers nous selon nos fautes, ne nous rend pas selon nos offenses. Aussi loin qu’est l’orient de l’occident, il met loin de nous nos péchés ; comme la tendresse du père pour ses fils, la tendresse du Seigneur pour qui le craint ! 

 

Deuxième lecture (1 Co 15, 45-49)

Frères, l’Écriture dit : Le premier homme, Adam, devint un être vivant ; le dernier Adam – le Christ – est devenu l’être spirituel qui donne la vie. Ce qui vient d’abord, ce n’est pas le spirituel, mais le physique ; ensuite seulement vient le spirituel. Pétri d’argile, le premier homme vient de la terre ; le deuxième homme, lui, vient du ciel. Comme Adam est fait d’argile, ainsi les hommes sont faits d’argile ; comme le Christ est du ciel, ainsi les hommes seront du ciel. Et de même que nous aurons été à l’image de celui qui est fait d’argile, de même nous serons à l’image de celui qui vient du ciel. – Parole du Seigneur. 

 

Évangile (Lc 6, 27-38)

En ce temps-là, Jésus déclarait à ses disciples : « Je vous le dis, à vous qui m’écoutez : Aimez vos ennemis, faites du bien à ceux qui vous haïssent. Souhaitez du bien à ceux qui vous maudissent, priez pour ceux qui vous calomnient. À celui qui te frappe sur une joue, présente l’autre joue. À celui qui te prend ton manteau, ne refuse pas ta tunique. Donne à quiconque te demande, et à qui prend ton bien, ne le réclame pas. Ce que vous voulez que les autres fassent pour vous, faites-le aussi pour eux. Si vous aimez ceux qui vous aiment, quelle reconnaissance méritez-vous ? Même les pécheurs aiment ceux qui les aiment. Si vous faites du bien à ceux qui vous en font, quelle reconnaissance méritez-vous ? Même les pécheurs en font autant. Si vous prêtez à ceux dont vous espérez recevoir en retour, quelle reconnaissance méritez-vous ? Même les pécheurs prêtent aux pécheurs pour qu’on leur rende l’équivalent. Au contraire, aimez vos ennemis, faites du bien et prêtez sans rien espérer en retour. Alors votre récompense sera grande, et vous serez les fils du Très-Haut, car lui, il est bon pour les ingrats et les méchants. Soyez miséricordieux comme votre Père est miséricordieux. Ne jugez pas, et vous ne serez pas jugés ; ne condamnez pas, et vous ne serez pas condamnés. Pardonnez, et vous serez pardonnés. Donnez, et l’on vous donnera : c’est une mesure bien pleine, tassée, secouée, débordante, qui sera versée dans le pan de votre vêtement ; car la mesure dont vous vous servez pour les autres servira de mesure aussi pour vous. » – Acclamons la Parole de Dieu. 

 

CALENDRIER

 

DIMANCHE 24 Février 2019 – 7ème dimanche du temps ordinaire

1ère lecture (1 S 26,2.7-9.12-13.22.23) Psaume (102,1-4.8.10.12-13) lecture (1 Co 15,45-49)

Evangile (Lc 6,27-38)

 

 

Messes de la semaine   Messe tous les jours à 9 h

 

Samedi messe à 9 h - adoration du Saint-Sacrement et confessions de 10 h à 12 h

Tous les dimanches à 17 h dans la crypte de l’église Notre-Dame : récitation du chapelet

DIMANCHE 3 Mars 2019 – 8ème dimanche du temps ordinaire

1ère lecture (Si 27,4-7) Psaume (91,2-3.13-16) lecture (1 Co 15,54-58) Evangile (Lc 6,39-45)

Messe anticipée le samedi à 18 h à Saint-Louis-Dimanche à 10 h 30 messe à Notre Dame

 

 

Mercredi 6 Mars : Mercredi des Cendres - Entrée en Carême pour les chrétiens

 

Messe à 9 h à l’église Saint-Louis et à 19 h 30 à l’église Notre-Dame

 

Un carton est mis à votre disposition à l’entrée de l’église Notre-Dame devant le présentoir des cierges pour accueillir les rameaux de l’année dernière, Merci de les déposer avant le Mardi 5 Mars.

 

Lundi 11 Mars à 19 h 30 salle L’Agora, 1 allée Nicolas Carnot : Grand débat citoyen en présence du Maire du Raincy et des responsables religieux de la Ville

 

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18 février 2019 1 18 /02 /février /2019 15:04
Grand débat national

Paris, le 11 décembre 2018

 

APPEL DU CONSEIL PERMANENT DE LA CEF

 

APPEL AUX CATHOLIQUES DE FRANCE ET À NOS CONCITOYENS

 

À l’heure où nous écrivons, notre pays n’est pas encore sorti de la crise dite « des gilets jaunes » : crise révélatrice d’un malaise très profond et très ancien, qui engendre une grave défiance envers les responsables politiques.

 

Il serait à coup sûr très dommageable que cette situation délétère se prolonge. Mais chacun sent, plus ou moins confusément, que la sortie de crise sera difficile car les enjeux sont tout autres que conjoncturels : il en va de notre capacité collective d’espérer et de bâtir l’avenir. Comme nous l’écrivions il y a deux ans, « il faudrait être sourds ou aveugles pour ne pas nous rendre compte de la lassitude, des frustrations, parfois des peurs et même de la colère, intensifiées par les attentats et les agressions, qui habitent une part importante des habitants de notre pays, et qui expriment ainsi des attentes et de profonds désirs de changements. Il faudrait être indifférents et insensibles pour ne pas être touchés par les situations de précarité et d’exclusion que vivent beaucoup sur le territoire national » 1.

 

Nous constatons que notre démocratie manque de lieux d’échange et de réflexion qui pourraient permettre l’émergence à une large échelle de suggestions positives élaborées ensemble. L’affaiblissement de nombreux partis politiques et un recul significatif de l’engagement syndical contribuent à ce déficit. Où nos concitoyens trouveront-ils des lieux appropriés pour ce travail si urgent ?

 

L’Église catholique dispose d’un maillage de milliers de paroisses, réparties sur l’ensemble de notre territoire et riches de la présence de multiples mouvements, aumôneries et associations de fidèles. Lieu de prière, en particulier liturgique, la paroisse est aussi par nature et par vocation la « maison de famille fraternelle et accueillante » 2 pour tous et la « famille de Dieu, fraternité qui n’a qu’une âme » 3. À ce moment de notre histoire, nous pouvons le montrer et apporter notre contribution pour aider notre société tout entière à surmonter la crise qu’elle traverse. Sans se substituer aux politiques, l’Église offre un espace pour faire grandir la fraternité.

 

1 Conseil permanent de la Conférence des évêques de France, Dans un monde qui change retrouver le sens du politique, coédition Bayard-Cerf-Mame 2016, p. 12.

2 S. Jean-Paul II, Exhortation apostolique Christifideles laici, 1988, n° 26.

3 Vatican II, Constitution dogmatique sur l’Église Lumen Gentium, n° 28.

                                                                                                                                                                                                                     

Notre proposition

 

Nous sommes à quelques jours de Noël, mais dès maintenant il est possible d’entreprendre une réflexion qui pourra se poursuivre tout le temps nécessaire, en lien avec tout ce qui se déroulera sur le territoire. C’est maintenant que nos concitoyens ont besoin de débattre entre eux et de disposer de lieux pour le faire.

C’est pourquoi nous vous proposons, dans les semaines à venir, de susciter partout où ce sera possible des groupes d’échanges et de propositions en invitant très largement d’autres personnes, partageant ou non notre foi, qui peuvent être intéressées d’y participer et d’y apporter leurs idées.

 

Pour ce travail, à titre de pistes de réflexion, nous vous suggérons les cinq questions suivantes :

 

1/ Quelles sont selon vous, en essayant de les hiérarchiser, les causes principales du malaise actuel et des formes violentes qu’il a prises ?

 

2/ Qu’est-ce qui pourrait permettre aux citoyens dans notre démocratie de se sentir davantage partie prenante des décisions politiques ?

 

3/ Quels sont les lieux ou les corps intermédiaires qui favoriseraient cette participation ?

 

4/ Quel « bien commun » recherché ensemble pourrait fédérer nos concitoyens et les tourner vers l’avenir ?

 

5/ Quelles raisons d’espérer souhaitez-vous transmettre à vos enfants et petits-enfants ?

 

Nous vous suggérons de transmettre vos réponses à vos élus. Votre évêque lui aussi sera heureux d’en être informé.

 

 

Le Conseil permanent de la Conférence des évêques de France

Grand débat national

GRAND DEBAT DE TOUS LES RAINCÉENS en présence de

Monsieur Jean-Michel GENESTIER, Maire du Raincy

Du Pasteur Serge WÜTHRICH

Du Rabbin Moshe LEWIN,

Du Père Frédéric BENOIST

Le lundi 11 mars à 19 h 30, salle de l’Agora, 1 Allée Nicolas Carnot,

93340 LE RAINCY

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18 février 2019 1 18 /02 /février /2019 14:55

Le plus grand miracle

Retrouver l’espoir face aux échecs

 Paroles du pape François avant l’angélus

Chers frères et sœurs, bonjour !

 

L’Evangile d’aujourd’hui (cf. Lc 5,1-11) nous propose, dans le récit de Luc, l’appel de saint Pierre. Son nom – nous le savons – était Simon, et il était pêcheur. Jésus, sur la rive du lac de Galilée, le voit alors qu’il rangeait ses filets, avec d’autres pécheurs. Il le trouve fatigué et déçu, parce cette nuit-là ils n’avaient rien pêché. Et Jésus le surprend par un geste imprévu : il monte dans sa barque et lui demande de s’éloigner un peu du rivage parce qu’il veut parler à la foule de là-bas – il y avait beaucoup de monde. Ainsi Jésus s’assied dans la barque de Simon et enseigne à la foule rassemblée sur la rive. Mais ses paroles ouvrent à nouveau la confiance dans le cœur de Simon. Alors Jésus, avec une autre “manœuvre” surprenante, lui dit : « Avance au large, et jetez vos filets pour la pêche. » (v. 4).

 

Simon répond avec une objection : « Maître, nous avons peiné toute la nuit sans rien prendre ». Et, comme expert pêcheur, il aurait pu ajouter : “Si nous n’avons rien pris de nuit, nous prendrons encore moins de jour”. Au contraire, inspiré par la présence de Jésus et éclairé par sa Parole, il dit: «…mais, sur ta parole, je vais jeter les filets» (v. 5). C’est la réponse de la foi, que nous aussi sommes appelés à donner ; c’est l’attitude de disponibilité que le Seigneur demande à tous ses disciples, surtout à ceux qui ont des missions de responsabilité dans l’Eglise. Et l’obéissance confiante de Pierre engendre un résultat prodigieux : « Et l’ayant fait, ils capturèrent une telle quantité de poissons » (v. 6).

 

Il s’agit d’une pêche miraculeuse, signe de la puissance de la parole de Jésus : quand nous nous mettons avec générosité à son service, Il accomplit en nous de grandes choses. Il agit ainsi avec chacun de nous : il nous demande de l’accueillir sur la barque de notre vie, pour repartir avec Lui et sillonner une nouvelle mer, qui se révèle chargée de surprises. Son invitation à sortir dans la haute mer de l’humanité de notre temps, pour être témoins de bonté et de miséricorde, donne un sens nouveau à notre existence, qui risque souvent de s’aplatir sur elle-même. Parfois nous pouvons rester surpris et titubant face à l’appel que nous adresse le divin Maître, et nous sommes tentés de refuser en raison de notre insuffisance. Pierre aussi, après cette pêche incroyable, dit à Jésus : « Éloigne-toi de moi, Seigneur, car je suis un homme pécheur. » (v. 8) Cette humble prière est belle : “ Éloigne-toi de moi, Seigneur, car je suis un homme pécheur.”. Mais il le dit à genoux devant Celui qu’il reconnaît désormais comme “Seigneur”. Et Jésus l’encourage en disant : « Sois sans crainte, désormais ce sont des hommes que tu prendras » (v. 10), car Dieu, si nous lui faisons confiance, nous libère de notre péché et nous ouvre un nouvel horizon : collaborer à sa mission.

 

Le plus grand miracle accompli par Jésus pour Simon et les autres pêcheurs déçus et fatigués, n’est pas tant le filet rempli de poissons, que le fait de les avoir aidés à ne pas devenir victimes de la déception et du découragement face aux échecs. Il les a ouverts à devenir annonciateurs et témoins de sa parole et du règne de Dieu. Et la réponse des disciples a été prompte et totale : « ils ramenèrent les barques au rivage et, laissant tout, ils le suivirent » (v. 11). Que la Sainte Vierge, modèle de prompte adhésion à la volonté de Dieu, nous aide à sentir la fascination de l’appel du Seigneur, et nous rende disponibles à collaborer avec Lui pour répandre partout sa parole de salut.

 

UN RENVERSEMENT DES VALEURS

 

Les béatitudes ne sont ni une condamnation des riches, ni une assurance de la réalisation immédiate d’un bonheur matérialisé. C’est un renversement des valeurs admises. Jésus ne donne ni recettes ni solutions précises. La seule, c’est de vivre l’idéal du christianisme, c’est-à-dire vivre de Lui. Car toute la trame de ces béatitudes, en fait, c’est l’amour, la charité et non point dans des circonstances ordinaires. C’est une charité sans borne, bonté, compassion, indulgence, parce qu’elle est détachée des biens terrestres.

Heureux les pauvres …C’est donc une invitation très forte à voir les réalités que nous vivons d’une autre manière. C’est aussi un appel à modifier notre comportement. Nous vivons dans l’illusion d’un bonheur apparent, mais qui est fondamentalement faux. La richesse des biens matériels est-elle essentielle à la paix intérieure, à la réalisation de notre personnalité selon les perspectives de ce que nous sommes en tant qu’êtres créés par Dieu. Les disciples étaient venus pour entendre Jésus. Jésus s’adresse d’abord à eux, et donc à nous qui voulons être ses disciples. La pauvreté, selon la tradition des sages de l’Inde, est une libération si elle est vécue comme telle. D’ailleurs plusieurs théologiens chrétiens de l’Inde se sont opposés à une théologie de la libération occidentale en ce sens. Il y a certes beaucoup à nuancer les affirmations des uns comme des autres. Il n’en reste pas moins que seul le partage apporte la paix. Quand on cherche la cause la plus profonde de tout bonheur, on ne la trouve ni dans l’argent, ni dans le luxe, ni dans le profit, ni dans la domination, ni dans la jouissance.

Chez des gens heureux, on trouve toujours à la base une forte intériorité, une joie spontanée pour les petites choses, une absence de toute envie insensée, une grande simplicité.

Heureux, vous qui êtes affamés, qui souffrez non du manque de pain, mais du manque de justice et de paix. Ceux qui veulent réaliser la paix dans une volonté de partage qui est issue de l’amour et la génère à son tour quand elle rejoint l’amour que Dieu nous porte. Il est Père. Nous devons le vivre comme les frères d’un même père.

Heureux, non pas ceux qui nivellent les difficultés, mais qui résistent à toutes les puissances de division et de haines qui sont à l’œuvre dans le monde. Heureux ceux qui n’ont pas peur de se ridiculiser pour sauvegarder l’unité et qui deviennent des sources de réconciliation et d’apaisement au cœur des inévitables tensions.

Heureux ceux qui pleurent, ceux qui sont capables de pleurer et de se réjouir avec leurs frères. Ceux qui ne connaissent pas la sécheresse de l’indifférence et qui, avant de parler, savent poser sur tout être un regard d’amour. Ceux qui n’ont pas honte de consoler et qui s’ouvrent aux cris de leurs frères parce qu’ils ont leur cœur pour unique mesure. Ceux qui, révoltés par la douleur du monde, gardent l’espérance au cœur de la souffrance.                                Jacques Fournier Cef

 

 

Dimanche 17 février 2019 - Lectures de la messe

 

Première lecture (Jr 17, 5-8)

Ainsi parle le Seigneur : Maudit soit l’homme qui met sa foi dans un mortel, qui s’appuie sur un être de chair, tandis que son cœur se détourne du Seigneur. Il sera comme un buisson sur une terre désolée, il ne verra pas venir le bonheur. Il aura pour demeure les lieux arides du désert, une terre salée, inhabitable. Béni soit l’homme qui met sa foi dans le Seigneur, dont le Seigneur est la confiance. Il sera comme un arbre, planté près des eaux, qui pousse, vers le courant, ses racines. Il ne craint pas quand vient la chaleur : son feuillage reste vert. L’année de la sécheresse, il est sans inquiétude : il ne manque pas de porter du fruit. – Parole du Seigneur.

 

Psaume (Ps 1, 1-2, 3, 4.6)

Heureux est l’homme qui n’entre pas au conseil des méchants, qui ne suit pas le chemin des pécheurs, ne siège pas avec ceux qui ricanent, mais se plaît dans la loi du Seigneur et murmure sa loi jour et nuit ! Il est comme un arbre planté près d’un ruisseau, qui donne du fruit en son temps, et jamais son feuillage ne meurt ; tout ce qu’il entreprend réussira. Tel n’est pas le sort des méchants. Mais ils sont comme la paille balayée par le vent. Le Seigneur connaît le chemin des justes, mais le chemin des méchants se perdra. 

 

Deuxième lecture (1 Co 15, 12.16-20)

Frères, nous proclamons que le Christ est ressuscité d’entre les morts ; alors, comment certains d’entre vous peuvent-ils affirmer qu’il n’y a pas de résurrection des morts ? Car si les morts ne ressuscitent pas, le Christ non plus n’est pas ressuscité. Et si le Christ n’est pas ressuscité, votre foi est sans valeur, vous êtes encore sous l’emprise de vos péchés ; et donc, ceux qui se sont endormis dans le Christ sont perdus. Si nous avons mis notre espoir dans le Christ pour cette vie seulement, nous sommes les plus à plaindre de tous les hommes. Mais non ! le Christ est ressuscité d’entre les morts, lui, premier ressuscité parmi ceux qui se sont endormis. – Parole du Seigneur. 

 

Évangile (Lc 6, 17.20-26)

En ce temps-là, Jésus descendit de la montagne avec les Douze et s’arrêta sur un terrain plat. Il y avait là un grand nombre de ses disciples, et une grande multitude de gens venus de toute la Judée, de Jérusalem, et du littoral de Tyr et de Sidon. Et Jésus, levant les yeux sur ses disciples, déclara : « Heureux, vous les pauvres, car le royaume de Dieu est à vous. Heureux, vous qui avez faim maintenant, car vous serez rassasiés. Heureux, vous qui pleurez maintenant, car vous rirez. Heureux êtes-vous quand les hommes vous haïssent et vous excluent, quand ils insultent et rejettent votre nom comme méprisable, à cause du Fils de l’homme. Ce jour-là, réjouissez-vous, tressaillez de joie, car alors votre récompense est grande dans le ciel ; c’est ainsi, en effet, que leurs pères traitaient les prophètes. Mais quel malheur pour vous, les riches, car vous avez votre consolation ! Quel malheur pour vous qui êtes repus maintenant, car vous aurez faim ! Quel malheur pour vous qui riez maintenant, car vous serez dans le deuil et vous pleurerez ! Quel malheur pour vous lorsque tous les hommes disent du bien de vous ! C’est ainsi, en effet, que leurs pères traitaient les faux prophètes. » – Acclamons la Parole de Dieu.

CALENDRIER

 

DIMANCHE 17 Février 2019 – 6ème dimanche du temps ordinaire

1ère lecture (Jr 17,5-8) Psaume (Ps 1,1-4.6) lecture (1 Co 15,12.16-20) Evangile (Lc 6,17.20-26)

 

 

 

Messes de la semaine   Messe tous les jours de la semaine à 9 h, sauf mercredi et jeudi

 

Samedi messe à 9 h - adoration du Saint-Sacrement et confessions de 10 h à 12 h

Tous les dimanches à 17 h dans la crypte de l’église Notre-Dame : récitation du chapelet

 

Rendez-vous de la semaine

 

Mardi 19 Février de 20 h 30 à 22 h 30 et Samedi 23 Février de 10 h à 12 h, à la Maison diocésaine,6 avenue Pasteur à Bondy : Formation autour de l’Exhortation du Pape François « Amoris Laetitia » : la vocation au mariage

 

- Mercredi 20 Février à 14 h salle Pierre Lefeuvre : réunion du groupe MCR

- Mercredi 20 Février à 20 h 30 salle Pierre Lefeuvre : rencontre des fiancés du Raincy et de Villemomble

- Jeudi 21 Février toute la journée : rencontre du Conseil presbytéral

- Samedi 23 Février à 14 h 30 salle Pierre Lefeuvre : réunion des catéchumènes des adultes du diocèse animé par le Service Diocésain de la Pastorale Familiale

 

DIMANCHE 24 Février 2019 – 7me dimanche du temps ordinaire

1ère lecture (1 S 26,2.7-9.12-13.22.23) Psaume (102,1-4.8.10.12-13) lecture (1 Co 15,45-49)

Evangile (Lc 6,27-38)

Messe anticipée le samedi à 18 h à Saint-Louis-Dimanche à 10 h 30 messe à Notre Dame

L'Eglise Saint-Louis de Villemomble a mis en place depuis quelques années,  une adoration perpétuelle du Saint Sacrement (du dimanche 19 h au vendredi 19 h). Chaque adorateur s’engage pour une heure par semaine (hors vacances scolaires) et il reste quelques créneaux disponibles : Mercredi de 18 h à 19 h et de 23 h à 24 h et la nuit du mercredi au jeudi de 2 h à 5 h. L’ouverture de l’Eglise se fait au moyen d’un digicode. Si vous êtes intéressé merci de contacter Claire Fouché au 06 28 35 48 73

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9 février 2019 6 09 /02 /février /2019 19:22

 

On demande des prophètes « courageux et persévérants » 

 

« Accueillir intérieurement la volonté du Père »

 

Paroles du pape François avant l’angélus

 

Chers frères et sœurs, bonjour !

Dimanche dernier, la liturgie nous a proposé l’épisode de la synagogue de Nazareth, où Jésus lit un passage du prophète Isaïe et révèle à la fin que ces paroles sont accomplies « aujourd’hui » en Lui. Jésus se présente comme celui sur qui repose l’Esprit du Seigneur, qui l’a consacré et qui l’a envoyé pour remplir la mission de salut pour l’humanité. L’évangile d’aujourd’hui (cf. Lc 4,21-30) est la suite de ce récit et nous montre la stupéfaction de ses concitoyens en voyant que l’un de leurs villages, « le fils de Joseph » (v. 22), prétend être le Christ, l’envoyé du Père.

Jésus, par sa capacité à pénétrer les esprits et les cœurs, comprend immédiatement ce que pensent ses compatriotes. Ils estiment qu’étant l’un d’entre eux, il doit prouver cet étrange « prétention » en faisant des miracles ici, à Nazareth, comme il l’a fait dans les villages voisins (cf. v. 23). Mais Jésus ne veut pas et ne peut pas accepter cette logique, car elle ne correspond pas au plan de Dieu : Dieu veut la foi, eux, ils veulent des miracles, des signes ; Dieu veut sauver tout le monde et ils veulent un Messie à leur avantage. Et pour expliquer la logique de Dieu, Jésus donne l’exemple de deux grands prophètes anciens : Elie et Elisée, que Dieu avait envoyé guérir et sauver des personnes non juives, d’autres peuples, mais qui avaient confiance en sa parole.

Face à cette invitation à ouvrir leurs cœurs à la gratuité et à l’universalité du salut, les citoyens de Nazareth se rebellent et ils adoptent même une attitude agressive qui dégénère au point qu’ils se levèrent et le chassèrent de la ville et qu’ils le conduisirent au bord de la montagne […], le précipiter » (v. 29). L’admiration du premier moment s’est changée en agression, en rébellion contre Lui.

Cet évangile nous montre que le ministère public de Jésus commence par un refus et par une menace de mort, paradoxalement justement de la part de ses concitoyens. En vivant la mission confiée par le Père, Jésus est bien conscient qu’il doit affronter la fatigue, le rejet, la persécution et l’échec. Un prix que la prophétie authentique est appelée à payer, hier comme aujourd’hui. Mais le dur rejet ne décourage pas Jésus et n’arrête pas le chemin et la fécondité de son action prophétique. Il a poursuivi sa route (cf. v. 30), confiant dans l’amour du Père.

Même aujourd’hui, le monde a besoin de voir dans les disciples du Seigneur des prophètes, c’est-à-dire des personnes courageuses et persévérantes dans leur réponse à leur vocation chrétienne. Des personnes qui suivent les motions du Saint-Esprit, qui les envoie proclamer l’espérance et le salut aux pauvres et aux exclus ; des personnes qui suivent la logique de la foi et non du « miraculisme » ; des personnes dédiées au service de tous, sans privilèges ni exclusions. En bref, des personnes qui s’ouvrent pour accueillir intérieurement la volonté du Père et qui s’engagent à en témoigner fidèlement auprès des autres.

Prions la Très Sainte Vierge Marie pour que nous puissions grandir et marcher avec la même ardeur apostolique pour le Royaume de Dieu qui a animé la mission de Jésus.

Le péché obstacle à la réponse à l’appel de Dieu ?

La lecture de saint Luc en ce dimanche offre un récit complexe, réunissant plusieurs éléments : – Jésus prêchant à la foule la parole de Dieu. – La pêche miraculeuse.– La vocation de Simon à une pêche d’hommes et non plus de poissons, son métier.– La décision de Simon, Jacques et Jean : ils se mettent à suivre Jésus.

 

La séquence adoptée par saint Luc est sans doute destinée à montrer comment un familier devient un disciple et un apôtre. Jésus fait accomplir à Pierre ce parcours en lui adressant trois appels : – L’appel à mettre sa barque à sa disposition et à s’éloigner “un peu” du rivage. L’appel à jeter les filets, “au large”, malgré l’échec de la nuit précédente.– L’appel à une tâche évoquée en mots énigmatiques : prendre des hommes au filet. Pourquoi ? Comment ? Rien n’est précisé. Mais Pierre, ainsi que les deux autres, comprennent qu’à partir de cette heure, ils n’ont rien d’autre à faire que de suivre Jésus.

 

En travers de cet élan de l’appel et de la foi survient un obstacle. Celui du péché, ou plus exactement, celui de la conscience de notre péché. Notre indignité, parfois, nous paraît telle que nous doutons même de la miséricorde infinie de Dieu, au point d’avoir peur de face à face que nous vivons déjà avec Lui et que nous vivrons éternellement. La liturgie nous propose un parallèle entre la réaction de saint Pierre et celle du prophète Isaïe.  Isaïe : ” Malheur à moi ! je suis perdu car je suis un homme aux lèvres impures.” (Isaïe 6.5) Saint Pierre, devant le miracle, change de “situation”…”Seigneur, éloigne-toi de moi, je suis un homme pécheur.” L’heure d’avant, quand il acquiesçait à l’ordre de Jésus, il l’appelait “Maître”. Il est une question qui traverse tout l’Ancien Testament : comment voir Dieu sans mourir si grande est la distance qui nous sépare de lui. Le plus souvent l’Ecriture affirme que l’homme ne peut voir Dieu. Quand Moïse lui demande : ”Fais-moi voir ta gloire”, le Seigneur répond : ”Tu ne peux pas voir ma face, car l’homme ne saurait me voir et vivre.” (Exode 33. 18 à 20) Pourtant Dieu ne veut pas être étranger à son serviteur. Il se fera voir de Moïse, mais de dos.

La vision de Dieu suppose une familiarité que le péché a rompue. L’homme est ainsi en proie à une contradiction : le désir de voir Dieu demeure en lui, mais il échouerait ou

rejoindrait inexorablement la mort. Toutefois les traditions prophétiques de l’Ancien Testament attestent une possible rencontre. “Moïse monta, ainsi qu’Aaron, Madav et Avihou, et soixante-dix des Anciens d’Israël. Ils virent le Dieu d’Israël… Ils contemplèrent Dieu, mangèrent et burent” (Exode 24. 9 à 11) Et c’est bien ainsi que les disciples et les apôtres vécurent avec Jésus de Nazareth, trois années durant. Dieu lui-même s’est manifesté au sein de notre monde pécheur par son Fils incarné : ”Et le Verbe s’est fait chair et nous avons vu sa gloire.” (Jean 1. 14) L’initiative du salut vient de Dieu. Notre foi n’est ni une imagination ni l’épiphénomène de nos désirs. Les Corinthiens se l’entendent dire par saint Paul. “Ce que je suis, je le suis par la grâce de Dieu.” Les apôtres eux-mêmes ont vécu avec le Seigneur : ” Ce que nous avons vu de nos yeux, ce que nous avons contemplé, ce que nos mains ont touché du Verbe de vie, nous vous l’annonçons.” (1ère lettre de Jean 1. 1 et 2) Grande est leur familiarité avec leur Seigneur et maître. Saint Pierre le secouera par les épaules pour le réveiller lors de la tempête sur le lac. Saint Pierre, encore lui, lui reproche de monter à Jérusalem pour se faire arrêter et condamner. “Ce que nos mains ont touché du Verbe de Vie.” …  Il est si proche.

 

Il nous est également possible de vivre cette familiarité. Ce n’est pas en dressant des barrières rituelles que nous vivrons la Vérité qu’il nous apporte. Le père de l’enfant prodigue n’a pu admettre de le recevoir à genoux, il l’a pris dans ses bras. Ces barrières rituelles sont parfois même ridicules, comme refuser de recevoir le Corps du Christ dans nos mains… « Ce que nos mains ont touché du Verbe de Vie. C’est avec de telles barrières qu’on en arrive à vivre un christianisme moralisateur jusqu’à être vidé du sens de notre intimité en Dieu par Jésus-Christ. C’est le Christ qui est l’essentiel, car s’il est devenu l’un des nôtres, c’est pour être proche de nous et, nous, proches de lui. « Le Verbe s’est fait chair et il a habité parmi nous. »

             

 

Dimanche 10 février 2019 - Lectures de la messe

 

Première lecture (Is 6, 1-2a.3-8)

 

L’année de la mort du roi Ozias, je vis le Seigneur qui siégeait sur un trône très élevé ; les pans de son manteau remplissaient le Temple. Des séraphins se tenaient au-dessus de lui. Ils se criaient l’un à l’autre : « Saint ! Saint ! Saint, le Seigneur de l’univers ! Toute la terre est remplie de sa gloire. » Les pivots des portes se mirent à trembler à la voix de celui qui criait, et le Temple se remplissait de fumée. Je dis alors : « Malheur à moi ! je suis perdu, car je suis un homme aux lèvres impures, j’habite au milieu d’un peuple aux lèvres impures : et mes yeux ont vu le Roi, le Seigneur de l’univers ! » L’un des séraphins vola vers moi, tenant un charbon brûlant qu’il avait pris avec des pinces sur l’autel. Il l’approcha de ma bouche et dit : « Ceci a touché tes lèvres, et maintenant ta faute est enlevée, ton péché est pardonné. » J’entendis alors la voix du Seigneur qui disait : « Qui enverrai-je ? qui sera notre messager ? » Et j’ai répondu : « Me voici : envoie-moi ! » – Parole du Seigneur. 

 

Deuxième lecture (1 Co 15, 3-8.11)

 

Frères, avant tout, je vous ai transmis ceci, que j’ai moi-même reçu : le Christ est mort pour nos péchés conformément aux Écritures, et il fut mis au tombeau ; il est ressuscité le troisième jour conformément aux Écritures, il est apparu à Pierre, puis aux Douze ; ensuite il est apparu à plus de cinq cents frères à la fois – la plupart sont encore vivants, et quelques-uns sont endormis dans la mort –, ensuite il est apparu à Jacques, puis à tous les Apôtres. Et en tout dernier lieu, il est même apparu à l’avorton que je suis. Bref, qu’il s’agisse de moi ou des autres, voilà ce que nous proclamons, voilà ce que vous croyez. – Parole du Seigneur. 

 

Évangile (Lc 5, 1-11)

 

En ce temps-là, la foule se pressait autour de Jésus pour écouter la parole de Dieu, tandis qu’il se tenait au bord du lac de Génésareth. Il vit deux barques qui se trouvaient au bord du lac ; les pêcheurs en étaient descendus et lavaient leurs filets. Jésus monta dans une des barques qui appartenait à Simon, et lui demanda de s’écarter un peu du rivage. Puis il s’assit et, de la barque, il enseignait les foules. Quand il eut fini de parler, il dit à Simon : « Avance au large, et jetez vos filets pour la pêche. » Simon lui répondit : « Maître, nous avons peiné toute la nuit sans rien prendre ; mais, sur ta parole, je vais jeter les filets. » Et l’ayant fait, ils capturèrent une telle quantité de poissons que leurs filets allaient se déchirer. Ils firent signe à leurs compagnons de l’autre barque de venir les aider. Ceux-ci vinrent, et ils remplirent les deux barques, à tel point qu’elles enfonçaient. à cette vue, Simon-Pierre tomba aux genoux de Jésus, en disant : « Éloigne-toi de moi, Seigneur, car je suis un homme pécheur. » En effet, un grand effroi l’avait saisi, lui et tous ceux qui étaient avec lui, devant la quantité de poissons qu’ils avaient pêchés ; et de même Jacques et Jean, fils de Zébédée, les associés de Simon. Jésus dit à Simon : « Sois sans crainte, désormais ce sont des hommes que tu prendras. » Alors ils ramenèrent les barques au rivage et, laissant tout, ils le suivirent. – Acclamons la Parole de Dieu. 

CALENDRIER

 

DIMANCHE 10 Février 2019 – 5ème dimanche du temps ordinaire

1ère lecture (Is 6,1-2a.3-8) Psaume (Ps 137,1-5.7-8) 2ème lecture (1 Co 15,1-11) Evangile (Lc 5, 1-11)

Quête impérée pour les Aumôneries des Hôpitaux

 

 

 

Messes de la semaine   Messe tous les jours de la semaine à 9 h

 

Samedi messe à 9 h - adoration du Saint-Sacrement et confessions de 10 h à 12 h

Tous les dimanches à 17 h dans la crypte de l’église Notre-Dame : récitation du chapelet

 

Rendez-vous de la semaine

 

- Lundi 11 Février à 20 h 30 au presbytère : Réunion du Conseil des Affaires Economiques de la paroisse

- Mercredi 13 Février à 17 h salle Pierre Lefeuvre : rencontre des lycéens qui préparent le sacrement de la confirmation

- Mercredi 13 Février à 20 h 30 salle Pierre Lefeuvre : rencontre des fiancés du Raincy et de Villemomble

- Mercredi 13 Février à 20 h 30 au presbytère : rencontre des Entrepreneurs Dirigeants Chrétiens (équipe locale)

- Jeudi 14 Février à 20 h 30 au presbytère : réunion de l’Equipe d’Animation Paroissiale

- Jeudi 14 Février à 20 h 30 salle Pierre Lefeuvre : réunion du groupe biblique œcuménique

- Vendredi 15 Février à 20 h 30 salle Pierre Lefeuvre : réunion du catéchuménat des adultes

 

Samedi 16 Février à 15 h 45 salle Pierre Lefeuvre : Ecole de la parole : prier et méditer

en groupe un texte de la Parole de Dieu

 

- Samedi 16 Février à 18 h 30 salle Pierre Lefeuvre : réunion des 4ème-3 ème

 

DIMANCHE 17 Février 2019 – 6ème dimanche du temps ordinaire

1ère lecture (Jr 17,5-8) Psaume (Ps 1,1-4.6) lecture (1 Co 15,12.16-20) Evangile (Lc 6,17.20-26)

Messe anticipée le samedi à 18 h à Saint-Louis-Dimanche à 10 h 30 messe à Notre Dame

 

- Dimanche 17 Février à 16 h à la Crypte de l’église Notre-Dame : conférence par Stéphanie VIAL

Thème : « La construction d’une église au Moyen Age »

 

- Dimanche 17 Février : rencontre des confirmands portugais avec notre Evêque Pascal Delannoy

 

- Dimanche 17 Février à 12 h salle Pierre Lefeuvre : repas des fiancés du Raincy et Villemomble

 

- Dimanche 17 Février : sortie des servants d’autel à la rue du Bac

Feuille de semaine du 10 février 2019

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Published by paroisse du Raincy - dans Feuilles de semaine
1 février 2019 5 01 /02 /février /2019 19:26

Homélie du pape François à la messe de clôture des JMJ à Panama

27 Janvier 2019

« Tous, dans la synagogue, avaient les yeux fixés sur lui. Alors il se mit à leur dire : Aujourd’hui s’accomplit ce passage de l’Écriture que vous venez d’entendre » (Lc 4, 20-21).
L’Evangile nous présente ainsi le commencement de la mission publique de Jésus. Cela a lieu dans la synagogue qui l’a vu grandir, il est entouré de connaissances et de voisins et peut-être même quelques-uns des catéchistes de son enfance qui lui ont enseigné la loi. Un moment important de la vie du Maître, où l’enfant qui s’est formé et a grandi au sein de cette communauté, se lève et prend la parole pour annoncer et mettre en œuvre le rêve de Dieu. Une parole proclamée jusque-là seulement comme une promesse d’avenir, mais qui, dans la bouche de Jésus seul peut être dite au présent, devenant réalité : « Aujourd’hui s’accomplit ».

Jésus révèle l’heure de Dieu qui sort à notre rencontre pour nous appeler à prendre part à son heure de « porter la Bonne Nouvelle aux pauvres, annoncer aux captifs leur libération, et aux aveugles qu’ils retrouveront la vue, remettre en liberté les opprimés, annoncer une année favorable accordée par le Seigneur » (Lc 4, 18-19). C’est l’heure de Dieu qui, avec Jésus, se rend présent, se fait visage, chair, amour de miséricorde qui n’attend pas de situations idéales ou parfaites pour sa manifestation, ni n’accepte d’excuses pour sa réalisation. Lui, il est le temps de Dieu qui rend juste et approprié chaque situation et chaque espace. En Jésus, l’avenir promis commence et prend vie.

Quand ? Maintenant. Mais tous ceux qui, là, l’écoutaient ne se sont pas sentis invités ni convoqués. Tous les habitants de Nazareth n’étaient pas prêts à croire en quelqu’un qu’ils connaissaient et avaient vu grandir et qui les invitait à mettre en œuvre un rêve tant espéré. Même, « ils se disaient : « N’est-ce pas là le fils de Joseph ? » (Lc 4, 22). Il peut se passer aussi la même chose pour nous. Nous ne croyons pas toujours que Dieu peut être si concret et si quotidien, si proche et si réel, et encore moins qu’il se rend si présent et agissant à travers une personne connue, comme peut l’être un voisin, un ami, un parent. Nous ne croyons pas toujours que le Seigneur peut nous inviter à travailler et à nous salir les mains avec lui pour son royaume, de manière si simple mais si forte. Il en coûte d’accepter que « l’amour divin devient concret et presque tangible dans l’histoire avec tous ses événements amers et glorieux » (Benoît XVI, Audience générale, 28 septembre 2005). Les fois sont nombreuses où nous nous comportons comme les habitants de Nazareth et préférons un Dieu à distance : beau, bon, généreux, mais à distance et qui ne gêne pas. Car un Dieu proche et quotidien, ami et frère, nous demande de tirer les enseignements en termes de proximité, de vie quotidienne et surtout de fraternité. Il n’a pas voulu se manifester de manière angélique ou spectaculaire, mais il a voulu nous offrir un visage fraternel, amical, concret, familier. Dieu est réel parce que l’amour est réel, Dieu est concret parce que l’amour est concret. Et, justement, ce « caractère concret de l’amour constitue l’un des éléments essentiels de la vie des chrétiens » (Benoît XVI, Homélie, 1er mars 2006)   

Nous pouvons aussi courir les mêmes risques que les habitants de Nazareth, quand, dans nos communautés, l’Evangile veut se faire vie concrète et que nous commençons à dire “mais ces garçons-là ne sont pas enfants de Marie, José, ils ne sont pas les frères de… ceux-là ne sont pas les jeunes que nous aidons à grandir… Lui là-bas, n’est-il pas celui qui cassait toujours les vitres avec sa balle”. Et ce qui est né pour être prophétie et annonce du Royaume de Dieu finit enchaîné et appauvri. Vouloir enchaîner la parole de Dieu est chose quotidienne. Et même vous, chers jeunes, il peut vous arriver la même chose chaque fois que vous pensez que votre mission, votre vocation, que même votre vie est une promesse seulement pour l’avenir et n’a rien à voir avec votre présent. Comme si être jeune était synonyme de salle d’attente de celui qui attend son heure. Et dans l’”entre-temps” nous vous inventons ou vous vous inventez un avenir hygiéniquement bien emballé et sans conséquences, bien armé et garanti, tout “bien assuré”. C’est la “fiction” de la joie. De cette manière nous vous “tranquillisons” et nous vous endormons, pour que vous ne fassiez pas de bruit, pour que vous ne vous demandiez pas ni ne demandiez, pour que vous ne vous remettiez pas en question ni ne remettiez en question ; et dans cet ”entre-temps”, vos rêves perdent de la hauteur, commencent à s’assoupir et deviennent des “rêvasseries” au raz du sol, mesquines et tristes (cf. Homélie du Dimanche des Rameaux, 25 mars 2018), seulement parce que nous considérons ou vous considérez que ce n’est pas encore votre heure ; qu’il y a assez de jeunes à s’impliquer, à rêver et à travailler à demain.

L’un des fruits du Synode passé a été la richesse de pouvoir nous rencontrer et surtout de nous écouter. La richesse de l’écoute entre générations, la richesse de l’échange et la valeur de reconnaître que nous avons besoin les uns des autres, que nous devons faire des efforts pour favoriser les canaux et les espaces où s’impliquer pour rêver et travailler à demain, dès aujourd’hui. Mais pas de manière isolée, ensemble, en créant un espace commun. Un espace qui ne s’offre ni ne se gagne à la loterie, mais un espace pour lequel vous devez aussi vous battre.

Parce que, chers jeunes, vous n’êtes pas l’avenir mais l’heure de Dieu. Il vous convoque et vous appelle dans vos communautés et vos villes à aller à la recherche de vos grands-parents, de vos aînés ; à vous lever et, à prendre la parole avec eux et à réaliser le rêve que le Seigneur a rêvé pour vous.

Pas demain, mais maintenant, parce que là où se trouve votre trésor sera aussi votre cœur (cf. Mt 6, 21) ; ce qui vous fait tomber amoureux atteindra non seulement votre imagination mais aussi affectera tout. Ce sera ce qui vous fera lever le matin et vous poussera dans les moments de lassitude, ce qui brisera le cœur et ce qui vous remplira d’étonnement, de joie et de gratitude.

Sentez que vous avez une mission et tombez-en amoureux, cela décidera tout (cf. Pedro Arrupe, S.J., Nada es más práctico). Nous pourrons tout avoir, mais s’il manque la passion de l’amour, tout manquera. Laissons le Seigneur nous aimer !

Pour Jésus il n’y a pas d’entre-temps”, mais un amour de miséricorde qui désire faire son nid et conquérir le cœur. Il veut être notre trésor parce qu’il n’est pas un ”entre-temps” dans la vie ou une mode passagère, il est amour de don qui invite à se donner. Il est amour concret, proche, réel ; il est joie festive qui naît en choisissant et en prenant part à la pêche miraculeuse de l’espérance et de la charité, de la solidarité et de la fraternité face à tant de regards paralysés et paralysants, à cause des craintes et de l’exclusion, de la spéculation et de la manipulation.

Chers frères, le Seigneur et sa mission ne sont pas un ”entre-temps” dans notre vie, une chose passagère. Ils sont notre vie !

Tous ces jours-ci, le qu’il en soit ainsi de Marie a été murmuré de manière spéciale comme une musique de fond. Non seulement elle a cru en Dieu et en ses promesses comme une chose possible, elle a cru en Dieu et a osé dire “oui” pour participer à cette heure du Seigneur ? Elle a senti qu’elle avait une mission, elle est tombée amoureuse et cela a décidé de tout.

Comme cela est arrivé dans la synagogue de Nazareth, le Seigneur, au milieu de nous, ses amis et ses connaissances, se lève à nouveau pour prendre le livre et nous dire : « Aujourd’hui s’accomplit ce passage de l’Écriture que vous venez d’entendre » (Lc 4, 21). Voulez-vous vivre la réalisation de son amour ? Que votre “oui” continue d’être la porte d’entrée, pour que l’Esprit Saint offre une nouvelle Pentecôte au monde et à l’Eglise.

LA PERSPECTIVE DE LUC

Pour présenter le ministère de Jésus, chaque évangéliste suit un plan qui lui est propre et, pour chacun, il le commence par l’un ou l’autre des événements qui seront significatifs de la Bonne Nouvelle qu’annonce Jésus.

Saint Matthieu commence par la proclamation du Royaume, en paroles et en actes : les Béatitudes et le sermon sur la montagne, à l’instar de la proclamation de la Loi au Sinaï. Saint Marc montre, en une journée passée à Capharnaüm, les différents aspects du ministère de Jésus. Le récit de saint Jean s’ouvre par une semaine inaugurale qui s’achève le jour de Cana où les disciples voient la gloire de Jésus. Par le récit des faits qui se sont déroulés à la synagogue de Nazareth, saint Luc laisse présager le refus du Peuple à l’égard de Jésus et le transfert hors d’Israël, ou plutôt l’élargissement, du salut que le Christ apporte aux hommes.

Il est à noter que la venue de Jésus à la synagogue de Nazareth n’est séparée de la Tentation que par deux versets laconiques : ” Alors Jésus, avec la puissance de l’Esprit, revint en Galilée et sa renommée se répandit dans toute la région. Il enseignait dans leurs synagogues et tous disaient sa gloire” (Luc 2. 15). Dimanche dernier, nous avons lu la première partie de ce récit. Dans le cadre de la prière, le jour du Sabbat, il reçoit le livre d’Isaïe pour faire la lecture et y trouve le passage où il est écrit : ” L’Esprit du Seigneur est sur moi.” Jésus proclame – et c’est là que commence la lecture de ce quatrième dimanche – : ” Cette parole de l’Ecriture que vous venez d’entendre, c’est aujourd’hui qu’elle s’accomplit.” Cette proclamation provoque des réactions qui vont progressivement se modifier. “Tous lui rendaient témoignage.” (Verset 22) Le premier mouvement est favorable. Ils reconnaissent qu’il prononce des paroles de grâce. Saint Luc l’avait noté. N’est-il pas le fils de Marie “pleine de grâce” ? Son enfance n’a-t-elle pas été une croissance sans obstacle de la grâce en Lui (Luc 2. 52). Puis, quelques doutes s’inscrivent dans leurs réactions: ”  Ils s’étonnaient des paroles de la grâce qui sortaient de sa bouche.” (V. 22)

 

En quelques phrases, nous passons de l’approbation unanime au rejet, allant jusqu’au désir de meurtre. De la manière dont est rédigé le récit de l’événement, on ne peut s’empêcher de trouver la conduite de Jésus provocatrice. En fait, il veut clarifier les pensées et les doutes de ses auditeurs. Après un élan initial, les habitants de Nazareth perdent leur enthousiasme admiratif au nom d’un certain réalisme. Comment le fils de Joseph peut-il se dire marqué par l’onction de l’Esprit-Saint ? Et le ton monte. Pour qui se prend-il ? C’est un prétentieux délirant, un fou ou un imposteur. Même les proches de Jésus veulent s’emparer de lui, car ils disaient : ”Il a perdu la tête.” (Marc 3. 21)

Cette question traversera tout l’Evangile. Elle est venue jusqu’à nous. Pour beaucoup de nos contemporains, les vérités essentielles de la Foi et de la Bonne Nouvelle sont déconcertantes, voire provocantes. « L’Eglise, pour qui se prend-elle ? ». Elle devrait mieux adapter sa doctrine et sa pensée, pour être en phase avec la religiosité d’avenir. Il est utile de lire saint Luc à la lumière des passages parallèles des deux autres synoptiques. Le scepticisme et l’absence de foi des habitants de Nazareth s’y expriment plus nettement chez saint Matthieu (Mt. 13. 53 à 58) et chez saint Marc (Mc. 6. 1 à 6). Il leur donne une autre perspective qui est toute paulinienne. L’Evangile porté par Jésus a échoué dans sa patrie ; il devra être annoncé ailleurs.

Ce constat commande le plan de toute l’œuvre de saint Luc, Actes des Apôtres y compris. Il commence avec l’annonce à Zacharie dans le Temple de Jérusalem. Il en est ainsi dans l’Evangile de l’enfance. Les pauvres (les bergers) et les païens (les mages) reconnaissent, les puissants refusent (Hérode et sa cour). Et cela s’achève avec l’arrivée de Paul à Rome, au centre de l’empire païen. (Actes 28. 14) Là aussi Isaïe est cité, là aussi il y a contradiction. “Les uns furent convaincus et d’autres refusaient de croire.” (Actes 28. 24)

Il nous faut, nous aussi, assumer le fait que la pensée de Dieu ne fera jamais l’unanimité. Mais ce n’est pas une raison pour nous replier dans une « forteresse de certitudes ». La plus grande connaissance de Dieu passe d’abord et toujours par la charité. (1ère Corinthiens 4. 13)

Jacques Fournier Cef

Dimanche 3 Février 2019 - Lectures de la messe

 

Première lecture (Jr 1, 4-5.17-19)

Au temps de Josias, la parole du Seigneur me fut adressée : « Avant même de te façonner dans le sein de ta mère, je te connaissais ; avant que tu viennes au jour, je t’ai consacré; je fais de toi un prophète pour les nations. Toi, mets ta ceinture autour des reins et lève-toi, tu diras contre eux tout ce que je t’ordonnerai. Ne tremble pas devant eux, sinon c’est moi qui te ferai trembler devant eux. Moi, je fais de toi aujourd’hui une ville fortifiée, une colonne de fer, un rempart de bronze, pour faire face à tout le pays, aux rois de Juda et à ses princes, à ses prêtres et à tout le peuple du pays. Ils te combattront, mais ils ne pourront rien contre toi, car je suis avec toi pour te délivrer – oracle du Seigneur. » – Parole du Seigneur. 

 

Psaume (Ps 70 (71), 1-2, 3, 5-6ab,15ab.17)

En toi, Seigneur, j’ai mon refuge : garde-moi d’être humilié pour toujours. Dans ta justice, défends-moi, libère-moi, tends l’oreille vers moi, et sauve-moi. Sois le rocher qui m’accueille, toujours accessible ; tu as résolu de me sauver : ma forteresse et mon roc, c’est toi ! Seigneur mon Dieu, tu es mon espérance, mon appui dès ma jeunesse. Toi, mon soutien dès avant ma naissance, tu m’as choisi dès le ventre de ma mère. Ma bouche annonce tout le jour tes actes de justice et de salut. Mon Dieu, tu m’as instruit dès ma jeunesse, jusqu’à présent, j’ai proclamé tes merveilles. 

 

Deuxième lecture (1 Co 12, 31 – 13, 13)

 

Frères, recherchez avec ardeur les dons les plus grands. Et maintenant, je vais vous indiquer le chemin par excellence. J’aurais beau parler toutes les langues des hommes et des anges, si je n’ai pas la charité, s’il me manque l’amour, je ne suis qu’un cuivre qui résonne, une cymbale retentissante. J’aurais beau être prophète, avoir toute la science des mystères et toute la connaissance de Dieu, j’aurais beau avoir toute la foi jusqu’à transporter les montagnes, s’il me manque l’amour, je ne suis rien. J’aurais beau distribuer toute ma fortune aux affamés, j’aurais beau me faire brûler vif, s’il me manque l’amour, cela ne me sert à rien. L’amour prend patience ; l’amour rend service; l’amour ne jalouse pas ; il ne se vante pas, ne se gonfle pas d’orgueil ; il ne fait rien d’inconvenant ; il ne cherche pas son intérêt ; il ne s’emporte pas ; il n’entretient pas de rancune ; il ne se réjouit pas de ce qui est injuste, mais il trouve sa joie dans ce qui est vrai ; il supporte tout, il fait confiance en tout, il espère tout, il endure tout. L’amour ne passera jamais. Les prophéties seront dépassées, le don des langues cessera, la connaissance actuelle sera dépassée. En effet, notre connaissance est partielle, nos prophéties sont partielles. Quand viendra l’achèvement, ce qui est partiel sera dépassé. Quand j’étais petit enfant, je parlais comme un enfant, je pensais comme un enfant, je raisonnais comme un enfant. Maintenant que je suis un homme, j’ai dépassé ce qui était propre à l’enfant. Nous voyons actuellement de manière confuse, comme dans un miroir ; ce jour-là, nous verrons face à face. Actuellement, ma connaissance est partielle ; ce jour-là, je connaîtrai parfaitement, comme j’ai été connu. Ce qui demeure aujourd’hui, c’est la foi, l’espérance et la charité ; mais la plus grande des trois, c’est la charité. – Parole du Seigneur.

Calendrier

 

DIMANCHE 3 Février 2019 – 4ème dimanche du temps ordinaire

1ère lecture (Jr 1,1.4-5.17-19) Psaume (Ps 70,5-8.15.17.19) 2ème lecture (1 Co 12,31 à 13,13)

Evangile (Lc 4,21-30)

 

 

Messes de la semaine   Pas de messe lundi, mardi, mercredi, jeudi et vendredi mais office de la liturgie des heures

Messe samedi à 9 h adoration du Saint-Sacrement et confessions

Tous les dimanches à 17 h dans la crypte de l’église Notre-Dame : récitation du chapelet

 

Rendez-vous de la semaine

 

Le père Frédéric Benoist est absent jusqu’au vendredi 8 Février dans l’après midi

- Mardi 5 Février à 9 h salle Pierre Lefeuvre : Mise sous plis du denier « Campagne 2019 ». N’hésitez pas à nous rejoindre !

- Mardi 5 Février à 14 h salle Pierre Lefeuvre : goûter des anciens des Equipes Saint-Vincent

-Vendredi 8 Février à 20h30 salle Pierre Lefeuvre : réunion de tous les catéchistes de la paroisse

 

           

            Samedi 16 Février soirée de la Saint-Valentin à 20 h 30

               à Blanche de Castille (2 Place du Général de Gaulle,

                                              93250 Villemomble)

 

Pour tous les couples mariés, fiancés ou en union libre.

Inscription indispensable au plus tard le 11 février auprès de la

Paroisse Saint-Louis de Villemomble, 18 Place de la République

Tél. : 01 45 28 71 81 – adresse mail : psl.villemomble@orange.fr

Prix par couple 40,00 € dîner comprenant entrée,

plat, dessert, café, ½ bouteille de vin/couple et

une coupe de champagne.

 

Tracts disponibles au fond

de l’église

 

DIMANCHE 10 Février 2019 – 5ème dimanche du temps ordinaire

1ère lecture (Is 6,1-2a.3-8) Psaume (Ps 137,1-5.7-8) 2ème lecture (1 Co 15,1-11) Evangile (Lc 5, 1-11)

Messe anticipée le samedi à 18 h à Saint-Louis-Dimanche à 10 h 30 messe à Notre Dame

Célébration du baptême de Etienne DALLE et Jeanne FICCA

Quête impérée pour les Aumôneries des Hôpitaux

 

 

 

 

 

 

Feuille de semaine du 3 février 2019

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31 janvier 2019 4 31 /01 /janvier /2019 19:48

« Dans l’angoisse, allons à Marie et disons : Nous n’avons plus de vin »

 

« La recommandation de la Mère de Jésus, programme de vie du chrétien »

 

Chers frères et sœurs, bonjour !

 

Dimanche dernier, avec la fête du Baptême du Seigneur, nous avons commencé le chemin du temps liturgique dit « ordinaire »: le temps pour suivre Jésus dans sa vie publique, dans la mission pour laquelle le Père l’a envoyé dans le monde. Dans l’évangile d’aujourd’hui (cf. Jn 2, 1-11), nous trouvons le récit du premier des miracles de Jésus, que l’évangéliste Jean appelle des « signes », parce que Jésus ne les a pas faits pour susciter l’émerveillement, mais pour révéler l’amour du Père. Le premier de ces signes prodigieux a lieu dans le village de Cana, en Galilée, lors d’une fête de mariage. Ce n’est pas un hasard si, au début de la vie publique de Jésus, il y a une cérémonie nuptiale, car en Lui Dieu a épousé l’humanité : c’est la bonne nouvelle, même si ceux qui l’ont invité ne savent pas encore qu’à leur table est assis le Fils de Dieu et que le véritable époux c’est Lui. En effet, tout le mystère du signe de Cana est fondé sur la présence de cet époux divin qui commence à se révéler. Jésus se manifeste comme l’époux du peuple de Dieu, annoncé par les prophètes, et nous révèle la profondeur de la relation qui nous unit à Lui : c’est une nouvelle Alliance d’amour.

Dans le contexte de l’Alliance, la signification du symbole du vin, qui est au centre de ce miracle, est parfaitement comprise. Au moment où la fête est à son apogée, le vin est fini ; la Vierge Marie le remarque et dit à Jésus : « Ils n’ont plus de vin » (v. 3). Parce que continuer la fête avec de l’eau ne serait pas un bon signe ! Les Écritures, en particulier les prophètes, indiquaient que le vin était un élément typique du festin messianique (cf. Am 9,13-14 ; Jl 2,24 ; Is 25,6). L’eau est nécessaire pour vivre, mais le vin exprime l’abondance du banquet et la joie de la fête. Une fête sans vin ? Je ne sais… En transformant en vin l’eau des jarres utilisées « pour la purification rituelle des Juifs » (v. 6), Jésus fait un signe éloquent : il transforme la Loi de Moïse en Evangile, porteur de joie.

Et puis regardons Marie : les paroles que Marie adresse aux serviteurs viennent couronner le cadre sponsal de Cana : « Tout ce qu’il vous dira, faites-le » (v. 5). Aujourd’hui aussi la Vierge nous dit à tous : « Tout ce qu’il vous dira, faites-le ». Ces mots sont un héritage précieux que notre Mère nous a laissé. Et effectivement, à Cana, les serviteurs obéissent. « Jésus leur dit : Remplissez d’eau ces jarres. Et ils les remplirent à ras bord. Il leur dit encore : Maintenant, prenez et portez-en à celui qui dirige le banquet. Et ils lui en apportèrent « (versets 7-8). Dans ces noces, une Nouvelle Alliance est vraiment stipulée et une nouvelle mission est confiée aux serviteurs du Seigneur, c’est-à-dire à toute l’Église : « Tout ce qu’il vous dira, faites-le ». Servir le Seigneur signifie écouter et mettre sa parole en pratique. C’est la recommandation simple et essentielle de la Mère de Jésus, c’est le programme de vie du chrétien.

Je voudrais souligner une expérience que beaucoup d’entre nous avons faite dans notre vie. Lorsque nous sommes dans des situations difficiles, quand surgissent des problèmes que nous ne savons pas comment résoudre, lorsque nous sentons si souvent de l’anxiété et de l’angoisse, lorsque la joie manque, allons à Marie et disons : « Nous n’avons plus de vin. Le vin est fini : regarde comment je suis, regarde mon cœur, regarde mon âme ». Et elle ira voir Jésus pour lui dire : « Regarde celui-là, regarde celle-là ». Et puis, elle reviendra vers nous et elle nous dira : « Tout ce qu’il vous dira faites-le ». Pour chacun de nous, puiser à la jarre équivaut à faire confiance à la Parole et aux sacrements pour faire l’expérience de la grâce de Dieu dans notre vie. Alors nous aussi, comme le maître de la table qui a goûté l’eau transformée en vin, nous pouvons nous exclamer : « Tu as gardé le bon vin jusqu’à présent » (v. 10). Jésus nous surprend toujours. Parlons à la Mère pour qu’elle parle à son Fils, et Il nous surprendra. Que la Sainte Vierge nous aide à suivre son invitation : « Tout ce qu’il vous dira, faites-le », afin que nous puissions nous ouvrir pleinement à Jésus, en reconnaissant dans la vie quotidienne les signes de sa présence vivifiante.

LA LITURGIE DE NAZARETH

Le début de l’évangile selon saint Luc explique ses motivations.  L’épisode de Nazareth situe les paroles de Jésus dans ce cadre, avec une insistance particulière sur la puissance de l’Esprit qui est en œuvre.

Le livre ancien que le Christ reçoit pour faire la lecture du prophète Isaïe a été écrit pour être lu à l’office synagogal. Il a été écrit jadis. Et Jésus le referme. Le livre neuf que saint Luc vient d’écrire est destiné lui aussi à être “lu” dans l’Église, par ceux qui sont devenus les serviteurs de la Parole. Luc ne veut ni réaliser une œuvre littéraire, ni rédiger une histoire chronologique, même si les premiers chapitres comportent des repères qui attestent cet aspect de l’œuvre. Sa visée est d’affermir la foi. Saint Jean dira de même au terme de son évangile. Il a écrit “pour que vous croyiez que Jésus est le Christ, le Fils de Dieu, et pour que, en croyant, vous ayez la vie en son nom.” (Jean 20. 31)

Les premiers versets de saint Luc nous donnent les signes distinctifs des apôtres et de ceux qu’ils associent à leur tâche. Quand il faudra remplacer Judas, Pierre cherchera parmi ceux qui les “ont accompagnés durant tout le temps où le Seigneur Jésus a marché à leur tête” (Actes 1. 21), parce que la tâche de l’apôtre est d’être le témoin de la Résurrection et le messager de la Parole. Les premiers chapitres des Actes nous montrent d’ailleurs les apôtres prêchant, enseignant, expliquant, appelant à la conversion. (Actes 4. 29 à 31)

C’est à sa manière ce que saint Paul rappelle aux Corinthiens, chacun, selon sa vocation spécifique annonce l’Évangile. Pour lui comme pour les rédacteurs des quatre évangiles, les écrits ne sont pas des “outils” de propagande, mais plutôt des soutiens de la catéchèse. C’est ce terme qui est utilisé ici : “catéchètes”, non pas avec la précision technique qu’il a maintenant, mais au sens “tu as reçu”. (Luc. 1. 4), la transmission présente d’un enseignement. Dans le prologue des Actes, saint Luc dira : “ce que Jésus a commencé à faire et à enseigner”, “poïev kai didaskeiv”. (Actes 1. 1)

L’Évangile n’est pas d’abord dans l’écriture, mais dans “l’agir” de Dieu qui ressuscite Jésus comme Christ et Seigneur et, par Lui, nous donne l’Esprit-Saint. Certes cet agir de Dieu s’est inscrit dans l’histoire. Mais il n’appartient pas qu’au seul passé. Cet agir est présentement. Quand la Parole est annoncée et que les sacrements sont célébrés, l’Esprit nous communique aujourd’hui la vie du Christ, la vie du Fils, la vie de fils. Quand l’Ecriture est lue, plus encore quand elle est proclamée en Eglise, les événements de la vie de Jésus prennent pour nous leur pleine actualité. Ils sont actuels. Ils s’accomplissent pour nous qui sommes son corps. (Saint Paul aux Corinthiens)

Jésus le dit à Nazareth. Après avoir replié le rouleau du prophète de l’Ancien Testament, nous pouvons entendre en vérité la Parole du Christ dans le Nouveau Testament. “Cette parole de l’Écriture que vous venez d’entendre, c’est aujourd’hui qu’elle s’accomplit.” (Luc 1. 21)

Dimanche 27 janvier 2019 - Lectures de la messe

 

Première lecture (Ne 8, 2-4a.5-6.8-10)

En ces jours-là, le prêtre Esdras apporta le livre de la Loi en présence de l’assemblée, composée des hommes, des femmes, et de tous les enfants en âge de comprendre. C’était le premier jour du septième mois. Esdras, tourné vers la place de la porte des Eaux, fit la lecture dans le livre, depuis le lever du jour jusqu’à midi, en présence des hommes, des femmes, et de tous les enfants en âge de comprendre : tout le peuple écoutait la lecture de la Loi. Le scribe Esdras se tenait sur une tribune de bois, construite tout exprès. Esdras ouvrit le livre ; tout le peuple le voyait, car il dominait l’assemblée. Quand il ouvrit le livre, tout le monde se mit debout. Alors Esdras bénit le Seigneur, le Dieu très grand, et tout le peuple, levant les mains, répondit : « Amen ! Amen ! » Puis ils s’inclinèrent et se prosternèrent devant le Seigneur, le visage contre terre. Esdras lisait un passage dans le livre de la loi de Dieu, puis les Lévites traduisaient, donnaient le sens, et l’on pouvait comprendre. Néhémie le gouverneur, Esdras qui était prêtre et scribe, et les Lévites qui donnaient les explications, dirent à tout le peuple : « Ce jour est consacré au Seigneur votre Dieu! Ne prenez pas le deuil, ne pleurez pas ! » Car ils pleuraient tous en entendant les paroles de la Loi. Esdras leur dit encore : « Allez, mangez des viandes savoureuses, buvez des boissons aromatisées, et envoyez une part à celui qui n’a rien de prêt. Car ce jour est consacré à notre Dieu! Ne vous affligez pas : la joie du Seigneur est votre rempart ! » – Parole du Seigneur. 

 

Psaume (Ps 18 (19), 8, 9, 10, 15)

La loi du Seigneur est parfaite, qui redonne vie ; la charte du Seigneur est sûre, qui rend sages les simples. Les préceptes du Seigneur sont droits, ils réjouissent le cœur ; le commandement du Seigneur est limpide, il clarifie le regard. La crainte qu’il inspire est pure, elle est là pour toujours; les décisions du Seigneur sont justes et vraiment équitables. Accueille les paroles de ma bouche, le murmure de mon cœur ; qu’ils parviennent devant toi, Seigneur, mon rocher, mon défenseur !

 

Deuxième lecture (1 Co 12, 12-30)

Frères, prenons une comparaison : notre corps ne fait qu’un, il a pourtant plusieurs membres ; et tous les membres, malgré leur nombre, ne forment qu’un seul corps. Il en est ainsi pour le Christ. C’est dans un unique Esprit, en effet, que nous tous, Juifs ou païens, esclaves ou hommes libres, nous avons été baptisés pour former un seul corps. Tous, nous avons été désaltérés par un unique Esprit. Le corps humain se compose non pas d’un seul, mais de plusieurs membres. Le pied aurait beau dire : « Je ne suis pas la main, donc je ne fais pas partie du corps », il fait cependant partie du corps. L’oreille aurait beau dire : « Je ne suis pas l’œil, donc je ne fais pas partie du corps », elle fait cependant partie du corps. Si, dans le corps, il n’y avait que les yeux, comment pourrait-on entendre ? S’il n’y avait que les oreilles, comment pourrait-on sentir les odeurs ? Mais, dans le corps, Dieu a disposé les différents membres comme il l’a voulu. S’il n’y avait en tout qu’un seul membre, comment cela ferait-il un corps ? En fait, il y a plusieurs membres, et un seul corps. L’œil ne peut pas dire à la main : « Je n’ai pas besoin de toi » ; la tête ne peut pas dire aux pieds: « Je n’ai pas besoin de vous ». Bien plus, les parties du corps qui paraissent les plus délicates sont indispensables. Et celles qui passent pour moins honorables, ce sont elles que nous traitons avec plus d’honneur ; celles qui sont moins décentes, nous les traitons plus décemment ; pour celles qui sont décentes, ce n’est pas nécessaire. Mais en organisant le corps, Dieu a accordé plus d’honneur à ce qui en est dépourvu. Il a voulu ainsi qu’il n’y ait pas de division dans le corps, mais que les différents membres aient tous le souci les uns des autres. Si un seul membre souffre, tous les membres partagent sa souffrance ; si un membre est à l’honneur, tous partagent sa joie. Or, vous êtes corps du Christ et, chacun pour votre part, vous êtes membres de ce corps. Parmi ceux que Dieu a placés ainsi dans l’Église, il y a premièrement des apôtres, deuxièmement des prophètes, troisièmement ceux qui sont chargés d’enseigner ; ensuite, il y a les miracles, puis les dons de guérison, d’assistance, de gouvernement, le don de parler diverses langues mystérieuses. Tout le monde évidemment n’est pas apôtre, tout le monde n’est pas prophète, ni chargé d’enseigner ; tout le monde n’a pas à faire des miracles, à guérir, à dire des paroles mystérieuses, ou à les interpréter. – Parole du Seigneur.

 

CALENDRIER

 

DIMANCHE 27 Janvier 2019 – 3ème dimanche du temps ordinaire

1ère lecture (Ne 8,2-4a.5-6.8-10) Psaume (Ps 18B,8-10.15) 2ème lecture (1 Co 12,12-30)

Evangile (Lc 1,1-4 et 4,14-21)

 

 

Messes de la semaine   Pas de messe lundi et jeudi

Tous les dimanches à 17 h dans la crypte de l’église Notre-Dame : récitation du chapelet

 

Rendez-vous de la semaine

 

-Lundi 28 Janvier toute la journée : le père Frédéric BENOIST participera à la journée des délégués diocésains de la pastorale familiale à la Conférences des Evêques

-Lundi 28 Janvier à 18 h 30 à l’Hôtel de Ville : cérémonie des vœux de Monsieur le maire aux responsables religieux de la ville

-Mardi 29 Janvier à 10 h au presbytère : réunion des prêtres de l’unité pastorale de Gagny- Le Raincy – Villemomble

-Mardi 29 Janvier à 20 h 30 salle Pierre Lefeuvre : réunion des équipes liturgiques

-Mercredi 30 Janvier à 20 h 30 salle Pierre Lefeuvre : Rencontre des fiancés du Raincy et Villemomble

Jeudi 31 Janvier le matin : intervention interreligieuse des membres de l’UDPP à lÉcole Blanche de Castille auprès des élèves de Première

-Jeudi 31 Janvier à 20 h 30 : soirée interreligieuse à la synagogue Henri SCHILLI, 19 Allée Chatrian au Raincy – soirée 1 : Tu ne te feras pas d’idoles ! ou l’histoire du « veau d’or »

-Vendredi 1er Février à 20 h 30 salle Pierre Lefeuvre : Réunion des parents de l’École Saint-Louis dont les enfants préparent la Première Communion

-Samedi 2 Février à 14 h salle Pierre Lefeuvre : Assemblée Générale de l’Association RESTAURER

DIMANCHE 3 Février 2019 – 4ème dimanche du temps ordinaire

1ère lecture (Jr 1,1.4-5.17-19) Psaume (Ps 70,5-8.15.17.19) 2ème lecture (1 Co 12,31 à 13,13)

Evangile (Lc 4,21-30)

Messe anticipée le samedi à 18 h à Notre-Dame 

Dimanche à 10 h 30 messe à Notre-Dame 

Notre-Dame

 

 

Dimanche 3 Février à l’issue de la messe, salle Pierre Lefeuvre : Assemblée paroissiale

 de 12 h à 16 h 30 « Une église missionnaire qui permette à chacun

de faire la rencontre et l’expérience de l’Évangile »

 

Travaux dans l’église Saint-Louis

 

Du Lundi 21 janvier au Lundi 4 Février, l’église Saint-Louis sera fermée en raison de travaux de remise en conformité de l’électricité de l’église et de la réfection de l’éclairage.

 

Ces travaux sont entrepris par les services de la municipalité

 

Par conséquent : les messes de 18 h du Samedi 26 Janvier et du Samedi 2 Février seront célébrées à la crypte de l’église Notre-Dame.

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21 janvier 2019 1 21 /01 /janvier /2019 17:54

Témoigner non pas selon nos projets humains, mais selon le style de Dieu

 

Chers frères et sœurs, bonjour !

 

Aujourd’hui, au terme du Temps liturgique de Noël, nous célébrons la fête du Baptême du Seigneur. La Liturgie nous appelle à connaître plus pleinement Jésus dont, il y a peu, nous avons célébré la naissance ; et pour cela l’Evangile (cf. Lc 3,15-16.21-22) illustre deux éléments importants : la relation de Jésus avec le peuple et la relation de Jésus avec le Père.

Dans le récit du baptême, conféré par Jean le Baptiste à Jésus dans les eaux du Jourdain, nous voyons avant tout le rôle du peuple. Jésus est au milieu du peuple. (Le peuple) n’est pas seulement en arrière-plan de la scène, mais c’est une composante essentielle de l’événement. Avant de s’immerger dans l’eau, Jésus s’“immerge” dans la foule, il s’unit à elle en assumant pleinement la condition humaine, en partageant tout, excepté le péché.

Dans sa sainteté divine, pleine de grâce et de miséricorde, le Fils de Dieu s’est fait chair pour prendre sur soi et enlever le péché du monde : prendre nos misères, notre condition humaine. C’est pourquoi aujourd’hui aussi c’est une épiphanie, car en allant se faire baptiser par Jean, au milieu des gens pénitents de son peuple, Jésus manifeste la logique et le sens de sa mission.

En s’unissant au peuple qui demande à Jean le Baptême de conversion, Jésus en partage aussi son désir profond de renouveau intérieur. Et l’Esprit Saint qui descend sur Lui « sous une apparence corporelle, comme une colombe » (v. 22) est le signe qu’avec Jésus commence un nouveau monde, une “nouvelle création” dont font partie tous ceux qui accueillent le Christ dans leur vie. A chacun de nous aussi, qui sommes nés à nouveau avec Jésus dans le Baptême, sont adressées ces paroles du Père : « Toi, tu es mon Fils bien-aimé ; en toi, je trouve ma joie. » (v. 22). Cet amour du Père, que nous avons reçu au jour de notre Baptême, est une flamme qui a été allumée dans notre cœur, et qui demande d’être alimentée par la prière et la charité.

Le premier élément était Jésus au milieu du peuple, qui s’immerge dans le peuple. Le second élément souligné par l’évangéliste Luc est qu’après l’immersion dans le peuple et dans les eaux du Jourdain, Jésus s’“immerge” dans la prière, c’est-à-dire dans la communion avec le Père. Le baptême est le commencement de la vie publique de Jésus, de sa mission dans le monde comme envoyé du Père pour manifester sa bonté et son amour pour les hommes. Cette mission est accomplie en union constante et parfaite avec le Père et avec l’Esprit Saint. La mission de l’Eglise aussi, et celle de chacun de nous, pour être fidèle et fructueuse, est appelée à “se greffer” sur celle de Jésus. Il s’agit de régénérer continuellement l’évangélisation et l’apostolat dans la prière, pour rendre un témoignage chrétien clair, pas selon nos projets humains, mais selon le plan et le style de Dieu.

Chers frères et sœurs, la fête du Baptême du Seigneur est une occasion propice pour renouveler avec gratitude et conviction les promesses de notre Baptême, en nous employant à vivre quotidiennement en cohérence avec lui. Il est très important également, comme je vous l’ai dit à plusieurs reprises, de connaître la date de votre Baptême. Je pourrais demander : “Qui parmi vous connaît la date de son Baptême ?”. Pas tous, assurément. Si quelqu’un parmi vous ne la connaît pas, en rentrant chez lui, qu’il la demande à ses parents, à ses grands-parents, à ses oncles et tantes, à son parrain et sa marraine, aux amis de la famille… Qu’il demande : “A quelle date ai-je été baptisé, ai-je été baptisée ?”. Et puis ne l’oubliez pas : que ce soit une date préservée dans votre cœur, pour la célébrer chaque année.

Que Jésus, qui nous a sauvés non pas par nos mérites mais pour mettre en œuvre la bonté immense du Père, nous rende miséricordieux envers tous. Que la Vierge Marie, Mère de Miséricorde, soit notre guide et notre modèle.

L’HEURE OU LE FILS EST GLORIFIE

Si Jésus accomplit un pareil signe, c’est que l’heure approche. Cana est l’inauguration des signes qui manifestent cette proximité de “l’Heure”… “mon Heure”. Il témoigna ainsi de sa transcendance au moment même où il témoigne de la délicatesse de son amour pour les hommes qui ira jusqu’au don total de sa vie « Ceci est mon Corps livré pour vous, ceci est la coupe de mon sang versé pour vous. »

Dans l’évangile de saint Jean, tout le ministère de Jésus se situe entre deux repas : celui de Cana et celui de la Cène. Il en est beaucoup d’autres. Relevons d’abord la rencontre avec la Samaritaine, qui n’appartient pas au Peuple de la Révélation. Jésus ne mangé pas, mais l’eau du puits de Jacob devient signe de la source jaillissant en vie éternelle. La multiplication des pains prendra signification avec le discours du Pain de Vie dans la synagogue. Lorsqu’il donnera le pain et le vin de l’Alliance nouvelle, il parlera longuement avec ses apôtres car ce repas du Jeudi-Saint se prolonge par-delà la mort du Seigneur, jusqu’au banquet éternel.

Au Cénacle, pour les noces de l’Alliance éternelle, la purification et la profusion de la délicatesse divine ne vient pas des cuves de pierre. La purification, c’est le geste du lavement des pieds. Et le rapport entre ce dernier signe et l’Heure de la Passion est affirmé avec insistance par saint Jean au début du chapitre 13 : « Avant la fête de la Pâque, Jésus sachant que son Heure était venue de passer de ce monde à son Père, ayant aimé les siens qui étaient dans le monde, les aima jusqu’à la fin. Au cours d’un repas …»

Ces deux repas s’interprètent et s’éclairent mutuellement. La nouvelle Alliance, Jésus la conclura dans sa vie donnée, dans son sang versé. Et nous reconnaissons la formule « instituante » de l’Eucharistie.

Dimanche 20 janvier 2019 - Lectures de la messe

 

Première lecture (Is 62, 1-5)

Pour la cause de Sion, je ne me tairai pas, et pour Jérusalem, je n’aurai de cesse que sa justice ne paraisse dans la clarté, et son salut comme une torche qui brûle. Et les nations verront ta justice ; tous les rois verront ta gloire. On te nommera d’un nom nouveau que la bouche du Seigneur dictera. Tu seras une couronne brillante dans la main du Seigneur, un diadème royal entre les doigts de ton Dieu. On ne te dira plus : « Délaissée ! » À ton pays, nul ne dira : « Désolation ! » Toi, tu seras appelée « Ma Préférence », cette terre se nommera « L’Épousée ». Car le Seigneur t’a préférée, et cette terre deviendra « L’Épousée ». Comme un jeune homme épouse une vierge, ton Bâtisseur t’épousera. Comme la jeune mariée fait la joie de son mari, tu seras la joie de ton Dieu. – Parole du Seigneur.

 

Psaume (Ps 95 (96), 1-2a, 2b-3, 7-8a, 9a.10ac)

Chantez au Seigneur un chant nouveau, chantez au Seigneur, terre entière, chantez au Seigneur et bénissez son nom ! De jour en jour, proclamez son salut, racontez à tous les peuples sa gloire, à toutes les nations ses merveilles ! Rendez au Seigneur, familles des peuples, rendez au Seigneur, la gloire et la puissance, rendez au Seigneur la gloire de son nom. Adorez le Seigneur, éblouissant de sainteté. Allez dire aux nations : Le Seigneur est roi ! Il gouverne les peuples avec droiture. 

 

Deuxième lecture (1 Co 12, 4-11)

Frères, les dons de la grâce sont variés, mais c’est le même Esprit. Les services sont variés, mais c’est le même Seigneur. Les activités sont variées, mais c’est le même Dieu qui agit en tout et en tous. À chacun est donnée la manifestation de l’Esprit en vue du bien. À celui-ci est donnée, par l’Esprit, une parole de sagesse ; à un autre, une parole de connaissance, selon le même Esprit ; un autre reçoit, dans le même Esprit, un don de foi ; un autre encore, dans l’unique Esprit, des dons de guérison ; à un autre est donné d’opérer des miracles, à un autre de prophétiser, à un autre de discerner les inspirations ; à l’un, de parler diverses langues mystérieuses ; à l’autre, de les interpréter. Mais celui qui agit en tout cela, c’est l’unique et même Esprit : il distribue ses dons, comme il le veut, à chacun en particulier. – Parole du Seigneur. 

 

Évangile (Jn 2, 1-11)

En ce temps-là, il y eut un mariage à Cana de Galilée. La mère de Jésus était là. Jésus aussi avait été invité au mariage avec ses disciples. Or, on manqua de vin. La mère de Jésus lui dit : « Ils n’ont pas de vin. » Jésus lui répond : « Femme, que me veux-tu ? Mon heure n’est pas encore venue. » Sa mère dit à ceux qui servaient : « Tout ce qu’il vous dira, faites-le. » Or, il y avait là six jarres de pierre pour les purifications rituelles des Juifs ; chacune contenait deux à trois mesures, (c’est-à-dire environ cent litres). Jésus dit à ceux qui servaient : « Remplissez d’eau les jarres. » Et ils les remplirent jusqu’au bord. Il leur dit : « Maintenant, puisez, et portez-en au maître du repas. » Ils lui en portèrent. Et celui-ci goûta l’eau changée en vin. Il ne savait pas d’où venait ce vin, mais ceux qui servaient le savaient bien, eux qui avaient puisé l’eau. Alors le maître du repas appelle le marié et lui dit : « Tout le monde sert le bon vin en premier et, lorsque les gens ont bien bu, on apporte le moins bon. Mais toi, tu as gardé le bon vin jusqu’à maintenant. » Tel fut le commencement des signes que Jésus accomplit. C’était à Cana de Galilée. Il manifesta sa gloire, et ses disciples crurent en lui. – Acclamons la Parole de Dieu. 

CALENDRIER

 

DIMANCHE 20 Janvier 2019 – 2ème dimanche du temps ordinaire

1ère lecture (Is 62,1-5) Psaume (Ps 95,1-3.7-10) 2ème lecture (1 Co 12,4-11) Evangile (Jn 2,1-11)

Messe anticipée le samedi à 18 h à Saint-Louis –Dimanche à 10 h 30 messe à Notre-Dame

Quête impérée pour les Séminaires

 

 

Messes de la semaine   Messe à 9 h tous les jours sauf lundi 21 janvier

 

Rendez-vous de la semaine

 

-Mardi 22 Janvier à 18 h : conseil pastoral de l’école Saint-Louis Sainte-Clotilde

 

Mardi 22 Janvier à 20 h 30 et Samedi 26 Janvier à 10 h à la Maison diocésaine,

6 avenue Pasteur, 93140 Bondy :

Première formation autour de l’Exhortation du Pape François sur nos familles

 

-Mercredi 23 Janvier à 20 h 30 salle Pierre Lefeuvre : réunion des fiancés du Raincy et de Villemomble

-Jeudi 24 Janvier à 20 h 30 au presbytère : rencontre des Entrepreneurs et Dirigeants Chrétiens

-Vendredi 25 Janvier à 14 h 30 salle Pierre Lefeuvre : réunion du groupe biblique paroissiale

-Vendredi 25 Janvier à 14 h 30 au presbytère : comité de rédaction du Messager

-Vendredi 25 Janvier à 14 h 30 salle Pierre Lefeuvre : Assemblée Générale des Equipes Saint-Vincent

 

Vendredi 25 Janvier à 20 h 30 au Temple protestant, 17 Allée de l’Ermitage, Le Raincy :

Célébration œcuménique

 

-Samedi 26 Janvier à 15h 45 salle Pierre Lefeuvre : Ecole de la Parole

 

DIMANCHE 27 Janvier 2019 – 3ème dimanche du temps ordinaire

1ère lecture (Ne 8,2-4a.5-6.8-10) Psaume (Ps 18B,8-10-15) 2ème lecture (1 Co 12,12-30)

Evangile (Lc 1,1-4 et 4,14-21)

Messe anticipée le samedi à 18 h à Saint-Louis –Dimanche à 10 h 30 messe à

Notre-Dame

 

 

Dimanche 27 Janvier au cours de la messe : Eveil à la foi pour les 3-7 ans, présentation des fiancés de l’année, présentation et accueil des nouveau catéchumènes adultes.

 

Travaux dans l’église Saint-Louis

 

Du Lundi 21 janvier au Lundi 4 Février, l’église Saint-Louis sera fermée en raison de travaux de remise en conformité de l’électricité de l’église et de la réfection de l’éclairage.

 

Ces travaux sont entrepris par les services de la municipalité

 

Par conséquent : les messes de 18 h du Samedi 26 Janvier et du Samedi 2 Février seront célébrées à la crypte de l’église Notre-Dame.

 

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14 janvier 2019 1 14 /01 /janvier /2019 18:54

HOMÉLIE DU IVE SIÈCLE POUR L'ÉPIPHANIE

 

L'eau et l'Esprit

Jésus est venu vers Jean et a été baptisé par lui dans le Jourdain. Quels événements incroyables merveilleux ! Le fleuve sans limites qui réjouit la ville de Dieu, comment est-il lavé dans un peu d’eau ? La source incompréhensible qui fait jaillir la vie pour tous les hommes et qui n’a pas de fin a été recouverte par des eaux misérables et passagères ! Celui qui est présent partout, qui n’est absent de nulle part, celui qui est incompréhensible aux anges et invisible aux hommes, vient au baptême parce qu’il l’a bien voulu. ~ Et voilà que les cieux s’ouvrirent pour lui et qu’une voix disait : Celui-ci est mon Fils bien-aimé en qui j’ai toute ma joie. Le Bien-aimé engendre l’amour, et la Lumière immatérielle engendre la lumière inaccessible. ~ Cet homme est celui qu’on appelle le fils de Joseph, et il est « mon fils unique » selon l’essence divine : Celui-ci est mon Fils bien-aimé. Il a faim, et il nourrit des milliers hommes ; il peine, et il donne le repos à ceux qui peinent ; il n’a pas où reposer la tête, et il porte tout dans sa main ; il souffre, et il remédie aux souffrances ; il est souffleté, et il donne la liberté au monde ; son côté est transpercé, et il restaure le côté d’Adam. Mais, je vous en prie, écoutez-moi attentivement : je veux remonter à la source de la vie et contempler la source d’où jaillissent les guérisons. Le Père de l’immortalité a envoyé dans le monde son Fils immortel, son Verbe. Celui-ci est venu vers l’homme pour le laver dans l’eau et l’Esprit. Il le fait renaître pour rendre incorruptibles son âme et son corps ; il a éveillé en nous son souffle de vie, il nous a revêtus d’une armure incorruptible. Si donc l’homme est devenu immortel, il deviendra Dieu aussi. Et s’il devient Dieu par l’eau et l’Esprit Saint après avoir reçu la nouvelle naissance par le baptême, il sera aussi cohéritier du Christ dans la résurrection des morts. Je proclame donc : « Venez, toutes les tribus des nations vers le bain de l’immortalité ! » ~ Cette eau, unie à l’Esprit, est celle qui arrose le Paradis, qui féconde la terre, qui fait pousser les plantes et engendre les vivants. Pour tout dire en un mot, elle engendre l’homme à la vie en le faisant renaître, elle en qui le Christ a été baptisé, elle sur qui l’Esprit est descendu sous la forme d’une colombe. ~ Celui qui se plonge avec foi dans ce bain de la nouvelle naissance se sépare du démon et s’unit au Christ. Il renonce à l’ennemi et confesse que le Christ est Dieu. Il rejette l’esclavage et revêt la condition de fils adoptif. Il sort du bain, brillant comme le soleil, rayonnant de justice. Mais surtout il en remonte fils de Dieu et cohéritier du Christ. À celui-ci, gloire et puissance, en même temps qu’à l’Esprit très saint, bon et vivifiant, maintenant et toujours, et pour les siècles des siècles. Amen.

Le ciel s’ouvrit et l’Esprit Saint descendit sur Jésus

Avec la célébration du baptême de Jésus le cycle de Noël se termine et commence le cycle de « l’année ordinaire ». Luc nous présente Jésus «en prière» qui se prépare à recevoir l’Esprit Saint et fait de l’événement une catéchèse pour les chrétiens de tous les temps.

Des quatre évangélistes, Luc est toujours celui qui souligne le plus les prières de Jésus. Dans l’épisode du baptême, il est le seul à mentionner que c’est au moment où il priait que le ciel s’ouvrit. L’Esprit Saint est descendu sur lui et le Père l’a reconnu comme « son fils bien-aimé ».

Jésus arrive seul devant Jean-Baptiste, s’étant fait accompagner par l’Esprit de Dieu qu’il priait. Il est donc encore un inconnu dans la foule, mais non pas auprès de Dieu. Comme au jour de la Visitation, au sein de sa mère, il est reconnu par celui qui lui ouvre le chemin. C’est encore Jean-Baptiste qui entend la voix de l’Esprit de Dieu qui couvre de son ombre l’envoyé de Dieu et lui révèle que Jésus sera à son tour le chemin.

Le fils de Marie et le cousin, fils d’Elisabeth, est bien celui qui est le Chemin, la Vérité et la Vie.

Celui qui entre dans l’eau du Jourdain n’est pas qu’un homme ordinaire. Il est l’Incarnation et la plénitude de l’amour et de tout ce qui est joie et « plaisir » de Dieu.

 

Il nous faut alors relire côte à côte Marc 1-9, Mt 3-13, Luc 3-21 et Jean 1-24.

Dimanche 13 janvier 2019

- Lectures de la messe

 

Première lecture (Is 40, 1-5.9-11)

Consolez, consolez mon peuple, – dit votre Dieu – parlez au cœur de Jérusalem. Proclamez que son service est accompli, que son crime est expié, qu’elle a reçu de la main du Seigneur le double pour toutes ses fautes. Une voix proclame : « Dans le désert, préparez le chemin du Seigneur ; tracez droit, dans les terres arides, une route pour notre Dieu. Que tout ravin soit comblé, toute montagne et toute colline abaissées ! que les escarpements se changent en plaine, et les sommets, en large vallée ! Alors se révélera la gloire du Seigneur, et tout être de chair verra que la bouche du Seigneur a parlé. » Monte sur une haute montagne, toi qui portes la bonne nouvelle à Sion. Élève la voix avec force, toi qui portes la bonne nouvelle à Jérusalem. Élève la voix, ne crains pas. Dis aux villes de Juda : « Voici votre Dieu ! » Voici le Seigneur Dieu ! Il vient avec puissance ; son bras lui soumet tout. Voici le fruit de son travail avec lui, et devant lui, son ouvrage. Comme un berger, il fait paître son troupeau : son bras rassemble les agneaux, il les porte sur son cœur, il mène les brebis qui allaitent. – Parole du Seigneur. 

 

Psaume (Ps 103 (104), 1c-3a, 3bc-4, 24-25, 27-28, 29-30)

Revêtu de magnificence, tu as pour manteau la lumière ! Comme une tenture, tu déploies les cieux, tu élèves dans leurs eaux tes demeures. Des nuées, tu te fais un char, tu t’avances sur les ailes du vent ; tu prends les vents pour messagers, pour serviteurs, les flammes des éclairs. Quelle profusion dans tes œuvres, Seigneur ! Tout cela, ta sagesse l’a fait ; la terre s’emplit de tes biens. Voici l’immensité de la mer, son grouillement innombrable d’animaux grands et petits. Tous, ils comptent sur toi pour recevoir leur nourriture au temps voulu. Tu donnes : eux, ils ramassent ; tu ouvres la main : ils sont comblés. Tu caches ton visage : ils s’épouvantent ; tu reprends leur souffle, ils expirent et retournent à leur poussière. Tu envoies ton souffle : ils sont créés ; tu renouvelles la face de la terre. 

 

Deuxième lecture (Tt 2, 11-14 ; 3, 4-7)

Bien-aimé, la grâce de Dieu s’est manifestée pour le salut de tous les hommes. Elle nous apprend à renoncer à l’impiété et aux convoitises de ce monde, et à vivre dans le temps présent de manière raisonnable, avec justice et piété, attendant que se réalise la bienheureuse espérance : la manifestation de la gloire de notre grand Dieu et Sauveur, Jésus Christ. Car il s’est donné pour nous afin de nous racheter de toutes nos fautes, et de nous purifier pour faire de nous son peuple, un peuple ardent à faire le bien. Lorsque Dieu, notre Sauveur, a manifesté sa bonté et son amour pour les hommes, il nous a sauvés, non pas à cause de la justice de nos propres actes, mais par sa miséricorde. Par le bain du baptême, il nous a fait renaître et nous a renouvelés dans l’Esprit Saint. Cet Esprit, Dieu l’a répandu sur nous en abondance, par Jésus-Christ notre Sauveur, afin que, rendus justes par sa grâce, nous devenions en espérance héritiers de la vie éternelle. – Parole du Seigneur. 

 

Évangile (Lc 3, 15-16.21-22)

En ce temps-là, le peuple venu auprès de Jean le Baptiste était en attente, et tous se demandaient en eux-mêmes si Jean n’était pas le Christ. Jean s’adressa alors à tous : « Moi, je vous baptise avec de l’eau ; mais il vient, celui qui est plus fort que moi. Je ne suis pas digne de dénouer la courroie de ses sandales. Lui vous baptisera dans l’Esprit Saint et le feu. » Comme tout le peuple se faisait baptiser et qu’après avoir été baptisé lui aussi, Jésus priait, le ciel s’ouvrit. L’Esprit Saint, sous une apparence corporelle, comme une colombe, descendit sur Jésus, et il y eut une voix venant du ciel : « Toi, tu es mon Fils bien-aimé ; en toi, je trouve ma joie. » – Acclamons la Parole de Dieu. 

CALENDRIER

 

 

Messes de la semaine   Messe à 9 h tous les jours

 

 

Rendez-vous de la semaine

 

-Lundi 14 Janvier à 20 h 30 au presbytère : réunion de travail autour du projet de restauration du clocher

 

-Mardi 15 Janvier : participation à la cérémonie des vœux de Monsieur GENESTIER, Maire du Raincy

 

-Mercredi 16 Janvier à 17 h salle Pierre Lefeuvre : rencontre des lycéens qui préparent la Confirmation

 

-Jeudi 17 Janvier à 20 h 30 au presbytère : réunion de l’Equipe Paroissiale d’Animation

 

-Vendredi 18 Janvier à 20 h 30 salle Pierre Lefeuvre : soirée des catéchumènes adultes

 

-Samedi 19 Janvier à 18 h 30 salle Pierre Lefeuvre : réunion des collégiens de 4ème-3ème

 

-Samedi 19 Janvier à 19 h salle Pierre Lefeuvre : réunion des lycéens

 

DIMANCHE 20 Janvier 2019 – 2ème dimanche du temps ordinaire

1ère lecture (Is 62,1-5) Cant (Ps 95,1-3.7-10) 2ème lecture (1 Co 12,4-11) Evangile (Jn 2,1-11)

Messe anticipée le samedi à 18 h à Saint-Louis –Dimanche à 10 h 30 messe à Notre-Dame

Quête impérée pour les Séminaires

 

Travaux dans l’église Saint-Louis

 

Du Lundi 21 janvier au Lundi 4 Février, l’église Saint-Louis sera fermée en raison de travaux de remise en conformité de l’électricité de l’église et de la réfection de l’éclairage.

 

Ces travaux sont entrepris par les services de la municipalité

 

Par conséquent : les messes de 18 h du Samedi 27 Janvier et du Samedi 2 Février seront célébrées à la crypte de l’église Notre-Dame.

 

 

A partir du 13 janvier et tous les dimanches à 17 h, nous sommes tous invités à prier le Rosaire à la Crypte (sauf événements exceptionnels à l’église   Notre-Dame, concerts…). Cf affichage à l’entrée de l’église.

 

 

Dimanche 27 janvier à 14 h 30 Salles Pierre Lefeuvre : Loto d’œuvres d’art organisé au profit de la restauration du clocher de ND du Raincy.

Les lots sont des aquarelles, gravures eau-forte, peintures généreusement offertes par des artistes ou des donateurs. Cartons à 10, 30 et 50 €.

 

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5 janvier 2019 6 05 /01 /janvier /2019 18:04

Chers frères et sœurs, bonjour !

 

Nous célébrons aujourd’hui la fête de la Sainte Famille et la liturgie nous invite à réfléchir sur l’expérience de Marie, de Joseph et de Jésus, unis par un amour immense et animés d’une grande confiance en Dieu. Le passage de l’Évangile d’aujourd’hui (cf. Lc 2,41-52)) raconte le voyage de la famille de Nazareth à Jérusalem pour la fête de la Pâque. Mais lors du voyage du retour, les parents se rendent compte que leur fils de douze ans n’est pas dans la caravane. Après trois jours de recherche et de peur, ils le trouvent dans le Temple, assis parmi les docteurs, désireux de discuter avec eux. À la vue de leur Fils, Marie et Joseph « furent stupéfiés » (v. 48) et la Mère exprima leur appréhension en disant : « Ton père et moi, nous te cherchions, angoissés » (ibid.).

 

La stupeur – ils « furent stupéfaits » – et l’angoisse – « ton père et moi, angoissés » – sont les deux éléments sur lesquels je voudrais attirer votre attention : stupeur et angoisse. Dans la famille de Nazareth, la stupeur n’a jamais manqué, pas même à un moment aussi dramatique que celui de la perte de Jésus : c’est la capacité d’être stupéfait devant la manifestation graduelle du Fils de Dieu, c’est la même stupeur qui frappe également les docteurs du Temple, qui l’admirent « pour son intelligence et ses réponses » (v. 47). Mais qu’est-ce que la stupeur, qu’est-ce que rester stupéfait ? Être saisi de stupeur et s’émerveiller c’est le contraire de tout prendre pour acquis, c’est le contraire d’interpréter la réalité qui nous entoure et les événements de l’histoire uniquement selon nos critères. Et une personne qui fait cela ne sait pas ce que c’est que de s’émerveiller, d’être saisi de stupeur. Être saisi de stupeur, c’est s’ouvrir aux autres, comprendre les raisons des autres : cette attitude est importante pour la guérison des relations compromises entre les personnes et c’est indispensable aussi pour la guérison des blessures ouvertes au sein de la famille. Quand il y a des problèmes dans les familles, on considère pour acquis que nous avons raison et nous fermons la porte aux autres. Au contraire, il faut penser « mais qu’est-ce que cette personne a de bon ? », et s’émerveiller de ce « bon ». Et cela aide l’unité de la famille. Si vous avez des problèmes en famille, pensez aux choses bonnes qu’a ce parent avec lequel vous avez des difficultés, et émerveillez-vous de cela. Et cela aidera à guérir les blessures de famille.

 

Le deuxième élément que je voudrais saisir de l’Évangile c’est l’angoisse dont Marie et Joseph ont fait l’expérience quand ils ne réussissaient pas à trouver Jésus : cette angoisse manifeste la centralité de Jésus dans la Sainte Famille. La Vierge et son époux avaient accueilli ce Fils, ils le gardaient et le voyaient grandir en âge, en sagesse et en grâce au milieu d’eux, mais surtout, il grandissait dans leurs cœurs ; et, peu à peu, leur affection pour lui et leur compréhension grandissait. Voilà pourquoi la famille de Nazareth est sainte : parce qu’elle était centrée sur Jésus, toutes les attentions et sollicitudes de Marie et de Joseph étaient tournées vers lui. Cette angoisse qu’ils ont ressentie pendant les trois jours de la perte de Jésus devrait également être notre angoisse lorsque nous sommes loin de lui. Nous devrions nous sentir angoissés lorsque pendant plus de trois jours nous oublions Jésus, sans prier, sans lire l’Evangile, sans ressentir le besoin de sa présence et son amitié consolante. Et si souvent il se passe des jours sans que je ne me souvienne de Jésus. Mais ce n’est pas beau cela, pas beau du tout. Nous devrions ressentir de l’angoisse quand cela arrive. Marie et Joseph l’ont cherché et ils l’ont trouvé dans le Temple alors qu’il enseignait : nous aussi, c’est surtout dans la maison de Dieu que nous pouvons rencontrer le Divin Maître et accueillir son message de salut.

 

Dans la célébration eucharistique, nous faisons une expérience vivante du Christ ; Il nous parle, il nous offre sa parole, Il nous éclaire, éclaire notre chemin, nous donne son Corps dans l’Eucharistie, dont nous puisons la vigueur pour affronter les difficultés de chaque jour. Et aujourd’hui, rentrons à la maison avec ces deux mots : stupeur et angoisse. Est-ce que je sais éprouver de la stupeur quand je vois les choses bonnes des autres, et ainsi résoudre les problèmes familiaux ? Est-ce que je ressens de l’angoisse lorsque je m’éloigne de Jésus ? Prions pour toutes les familles du monde, en particulier celles dans lesquelles, pour diverses raisons, il y a un manque de paix et d’harmonie. Et confions-les à la protection de la Sainte Famille de Nazareth.

 

Pape François Angelus du 30 Décembre 2018

LES ASTRES AU SERVICE DE DIEU

Les théologiens bibliques ont une vision toute fonctionnelle des astres, même de ceux qui sont apparemment les plus grands, le soleil et la lune, comme nous le lisons dès le premier chapitre du livre de la Genèse.

 

Les astres sont clairement intégrés à la création qui est l’œuvre de Dieu, mais qui ne peut être Dieu lui-même. Ils peuvent sans danger symboliser ce qui vient d’au-delà du monde créé, c’est-à-dire : celui qui vient : le Messie. Le prophète Malachie le dit en parlant du Messie :”Pour vous qui craignez mon nom, le soleil de justice brillera avec le salut dans ses rayons.” (Malachie 3. 20)

 

Zacharie, le père de Jean le Baptiste, reconnaît et professe que ces événements sont commencés : ” Grâce à elle, (la bonté de Dieu) nous a visités l’astre levant venu d’en-haut.” (Luc 1. 78-79) L’astre d’en-haut ne saurait tarder à nous visiter pour illuminer ceux qui dorment dans les ténèbres de la mort.

 

Les mages dont parle saint Matthieu ne se situent pas dans un contexte astrologique. Ils sont dans le contexte biblique. L’expression qu’ils emploient est précise parce que personnalisée : ”Nous avons vu se lever son étoile.” (Matthieu 2. 2) et les scribes interprètent bien ainsi leurs paroles.

 

D’une certaine manière, ces mages païens prennent le relais d’un autre païen, Balaam au temps de la conquête de la Terre Promise : ”Je vois, mais non pour maintenant ; je l’aperçois, mais non de près : un astre de Jacob devient chef, un sceptre se lève, issu d’Israël”. (Livre des Nombres 24. 16 et 17)

 

Notre époque et nous-mêmes aussi pourraient s’enfermer dans ces messages astrologiques, ou du moins, fort éloignés de la révélation de Dieu aux hommes. Les mages nous enseignent que c’est dans la Parole de Dieu qu’ils ont reçu la signification de l’étoile. Au milieu des divagations de la pensée de notre temps, regardons cette étoile, la Parole de Dieu, pour que sa faible lumière nous conduise à Celui qui est la lumière du monde.

Dimanche 6 Janvier 2019 - Lectures de la messe

 

Première lecture (Is 60, 1-6)

Debout, Jérusalem, resplendis ! Elle est venue, ta lumière, et la gloire du Seigneur s’est levée sur toi. Voici que les ténèbres couvrent la terre, et la nuée obscure couvre les peuples. Mais sur toi se lève le Seigneur, sur toi sa gloire apparaît. Les nations marcheront vers ta lumière, et les rois, vers la clarté de ton aurore. Lève les yeux alentour, et regarde : tous, ils se rassemblent, ils viennent vers toi ; tes fils reviennent de loin, et tes filles sont portées sur la hanche. Alors tu verras, tu seras radieuse, ton cœur frémira et se dilatera. Les trésors d’au-delà des mers afflueront vers toi, vers toi viendront les richesses des nations. En grand nombre, des chameaux t’envahiront, de jeunes chameaux de Madiane et d’Épha. Tous les gens de Saba viendront, apportant l’or et l’encens ; ils annonceront les exploits du Seigneur. – Parole du Seigneur. 

 

Psaume (Ps 71 (72), 1-2, 7-8, 10-11, 12-13)

Dieu, donne au roi tes pouvoirs, à ce fils de roi ta justice. Qu’il gouverne ton peuple avec justice, qu’il fasse droit aux malheureux ! En ces jours-là, fleurira la justice, grande paix jusqu’à la fin des lunes ! Qu’il domine de la mer à la mer, et du Fleuve jusqu’au bout de la terre ! Les rois de Tarsis et des Îles apporteront des présents. Les rois de Saba et de Seba feront leur offrande. Tous les rois se prosterneront devant lui, tous les pays le serviront. Il délivrera le pauvre qui appelle et le malheureux sans recours. Il aura souci du faible et du pauvre, du pauvre dont il sauve la vie. 

 

Deuxième lecture (Ep 3, 2-3a.5-6)

Frères, vous avez appris, je pense, en quoi consiste la grâce que Dieu m’a donnée pour vous : par révélation, il m’a fait connaître le mystère. Ce mystère n’avait pas été porté à la connaissance des hommes des générations passées, comme il a été révélé maintenant à ses saints Apôtres et aux prophètes, dans l’Esprit. Ce mystère, c’est que toutes les nations sont associées au même héritage, au même corps, au partage de la même promesse, dans le Christ Jésus, par l’annonce de l’Évangile. – Parole du Seigneur. 

 

Évangile (Mt 2, 1-12)

Jésus était né à Bethléem en Judée, au temps du roi Hérode le Grand. Or, voici que des mages venus d’Orient arrivèrent à Jérusalem et demandèrent : « Où est le roi des Juifs qui vient de naître ? Nous avons vu son étoile à l’orient et nous sommes venus nous prosterner devant lui. » En apprenant cela, le roi Hérode fut bouleversé, et tout Jérusalem avec lui. Il réunit tous les grands prêtres et les scribes du peuple, pour leur demander où devait naître le Christ. Ils lui répondirent : « À Bethléem en Judée, car voici ce qui est écrit par le prophète : Et toi, Bethléem, terre de Juda, tu n’es certes pas le dernier parmi les chefs-lieux de Juda, car de toi sortira un chef, qui sera le berger de mon peuple Israël. » Alors Hérode convoqua les mages en secret pour leur faire préciser à quelle date l’étoile était apparue ; puis il les envoya à Bethléem, en leur disant : « Allez-vous renseigner avec précision sur l’enfant. Et quand vous l’aurez trouvé, venez me l’annoncer pour que j’aille, moi aussi, me prosterner devant lui. » Après avoir entendu le roi, ils partirent. Et voici que l’étoile qu’ils avaient vue à l’orient les précédait, jusqu’à ce qu’elle vienne s’arrêter au-dessus de l’endroit où se trouvait l’enfant. Quand ils virent l’étoile, ils se réjouirent d’une très grande joie. Ils entrèrent dans la maison, ils virent l’enfant avec Marie sa mère ; et, tombant à ses pieds, ils se prosternèrent devant lui. Ils ouvrirent leurs coffrets, et lui offrirent leurs présents : de l’or, de l’encens et de la myrrhe. Mais, avertis en songe de ne pas retourner chez Hérode, ils regagnèrent leur pays par un autre chemin. – Acclamons la Parole de Dieu. 

 

CALENDRIER

 

DIMANCHE 6 Janvier 2019 – EPIPHANIE DU SEIGNEUR, Solennité

1ère lecture (Is 60,1-6) Psaume. (Ps 71,1-2.7-8.10-13) 2ème lecture  (Ep 3,2-3a.5-6) Evangile (Mt 2,1-12)

 

 

Messes de la semaine   Messe à 9 h tous les jours

 

Rendez-vous de la semaine

 

-Mercredi 9 Janvier à 20 h 30 au presbytère : réunion de l’équipe du service diocésain de la pastorale familiale

-Jeudi 10 Janvier à 10 h au presbytère : rencontre des prêtres de l’unité pastorale de Gagny-Le Raincy-Villemomble

-Jeudi 10 Janvier à 19 h 30 au presbytère : réunion à propos de la question de l’évacuation des eaux de l’église ND

-Jeudi 10 Janvier à 20 h 30 salle Pierre Lefeuvre : réunion du groupe biblique œcuménique animé par le passeur Serge Wüthrich

-Vendredi 11 Janvier à 10 h 30 salle Pierre Lefeuvre : réunion du groupe biblique paroissiale animée par Myriam de La Marnière

-Samedi 12 Janvier à 14 h 30 salle Pierre Lefeuvre : réunion des parents des enfants de l’Eveil à la Foi demandant le baptême pour leur enfant.

DIMANCHE 13 Janvier 2019 – BAPTEME DU SEIGNEUR, Fête

1ère lecture (Is 40,1-5.9-11) Cant (Ps 103,1-4.24.25.27-30) 2ème lecture (Tt 2,11-14 et 3,4-7)

Evangile (Lc 3,15-16.21-22)

Messe anticipée le samedi à 18 h à Saint-Louis –Dimanche à 10 h 30 messe à Notre-Dame

 

        Dimanche 13 Janvier à 12 h salle Pierre Lefeuvre

Repas partagé avec les pèlerins de retour

du voyage de Rome et d’Assise

 

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