Overblog Suivre ce blog
Administration Créer mon blog
13 décembre 2016 2 13 /12 /décembre /2016 20:07

Paroles du pape lors de l’angélus du Dimanche 4 Décembre

 

Chers frères et sœurs, bonjour !

 

Dans l’Evangile de ce deuxième dimanche de l’Avent résonne l’invitation de Jean le Baptiste : « Convertissez-vous, car le royaume des Cieux est tout proche » (Mt 3,2). Avec ces paroles Jésus commencera sa mission en Galilée (cf. Mt 4,17); et ce sera aussi l’annonce que devront porter les disciples dans leur première expérience missionnaire (cf. Mt 10,7). L’évangéliste Matthieu veut ainsi présenter Jean comme celui qui prépare la route au Christ qui vient, et les disciples comme les continuateurs de la prédication de Jésus. Il s’agit de la même annonce joyeuse : le Royaume de Dieu arrive, ou plutôt il est proche, il est au milieu de nous ! Cette parole est très importante : le Royaume de Dieu est au milieu de vous, dit Jésus. Et Jean annonce ce que Jésus dira ensuite : le Royaume de Dieu est venu, il est arrivé, il est au milieu de vous. C’est le message central de toute mission chrétienne. Quand un missionnaire ou un chrétien va annoncer Jésus, il ne va pas faire du prosélytisme comme s’il était un supporter qui cherche plus d’adhérents pour son équipe, non. Il va simplement annoncer : le Royaume de Dieu est au milieu de vous. Et ainsi le missionnaire prépare le chemin pour Jésus qui rencontre son peuple.

 

Mais qu’est-ce que ce royaume de Dieu, ce royaume des cieux ? ce sont des synonymes. Nous pensons tout de suite à quelque chose qui concerne l’au-delà : la vie éternelle. Certes, le royaume de Dieu s’étendra sans fin au-delà de la vie terrestre, mais la belle nouvelle que Jésus nous apporte et que Jean anticipe est que nous ne devons pas attendre le royaume de Dieu dans le futur : il s’est approché, d’une certaine façon il est déjà présent et nous pouvons dès maintenant faire l’expérience de sa puissance spirituelle. Le royaume de Dieu est au milieu de vous, dira Jésus. Dieu vient établir sa seigneurie dans notre histoire, dans l’aujourd’hui de tous les jours, dans notre vie ; et là où elle est accueillie avec foi et humilité germent l’amour, la joie et la paix.

 

La condition pour entrer et faire partie de ce royaume est d’accomplir un changement dans notre vie, c’est-à-dire de nous convertir. Nous convertir tous les jours, un pas en avant tous les jours. Il s’agit de laisser les chemins, faciles mais trompeurs, des idoles de ce monde : le succès à tout prix, le pouvoir au détriment des plus faibles, la soif de richesses, le plaisir à n’importe quel prix. Et d’ouvrir au contraire le chemin au Seigneur qui vient : Il n’enlève pas notre liberté, mais nous donne le vrai bonheur. Avec la naissance de Jésus à Bethléem, c’est Dieu lui-même qui fait sa demeure au milieu de nous pour nous libérer de l’égoïsme, du péché et de la corruption, et de ces attitudes qui sont du diable : chercher le succès à tout prix, chercher le pouvoir au détriment des plus faibles, avoir soif de richesses, et chercher le plaisir à n’importe quel prix.

 

Noël est un jour de grande joie aussi extérieure, mais c’est surtout un événement religieux pour lequel une préparation spirituelle est nécessaire. En ce temps de l’Avent, laissons-nous conduire par l’exhortation du Baptiste : « Préparez le chemin du Seigneur, rendez droits ses sentiers ! », nous dit-il (v. 3). Nous préparons le chemin du Seigneur et nous rendons droits ses sentiers, quand nous examinons notre conscience, quand nous scrutons nos attitudes, pour chasser ces attitudes peccamineuses que j’ai mentionnées, qui ne sont pas de Dieu : le succès à tout prix, le pouvoir au détriment des plus faibles, la soif de richesses, le plaisir à n’importe quel prix.

 

Que la Vierge Marie nous aide à nous préparer à la rencontre avec cet Amour-toujours-plus-grand, celui que porte Jésus qui dans la nuit de Noël s’est fait tout petit, comme un grain tombé en terre. Et Jésus est cette semence, cette semence du Royaume de Dieu.

JEAN-BAPTISTE ET JESUS

 

1 ère lecture (Is 35, 1-6a.10) Psaume (Ps 145, 7, 8, 9ab.10a) 2 ème lecture (Jc 5, 7-10) Evangile (Mt 11, 2-11)

 

Comme dimanche dernier, la liturgie nous présente la figure de Jean-Baptiste et, en contraste et simultanément, celle de Jésus. Voilà huit jours, Jean-Baptiste lui-même opposait le baptême qu’il était capable de donner (« un baptême d’eau en vue de la conversion des péchés ») et le baptême qui viendra par Jésus : « Un baptême dans l’Esprit-Saint et le feu. »

Dans l’évangile de ce jour, nous voyons, Jean emprisonné par Hérode, coupé de tout, dans une forteresse du désert et les échos qui lui parviennent de l’action de Jésus, le laissent désemparé. Il avait prêché le jour du Seigneur celui où Dieu sauvera son peuple. Or ce jour semble tarder. Jésus ne se comporte pas comme lui, Jean, l’avait envisagé et le présentait : »Il a sa pelle à vanner à la main. Il va nettoyer son aire et recueillir son blé. » (Matthieu 3. 12)

Les premières démarches de Jésus ne correspondent pas à l’attente du précurseur. Jésus accueille. Il ne rejette pas celui qui n’observe pas la volonté de Dieu. « il ne nettoie pas son aire. »Alors Jean envoie ses disciples se renseigner auprès de Jésus qu’il avait, au moment du baptême, identifié avec l’Agneau de Dieu dont parlait Isaïe. Jésus lui fait répondre : » Le salut du monde avance chaque fois que le mal recule : mal physique ou ignorance de l’Evangile, de la Bonne Nouvelle. » La réponse est sans ambiguïté.

Nous aussi nous sommes déconcertés par certaines réponses divines jusqu’au travers de son Eglise. Cette réponse de Jésus est faite d’un ensemble de citations du prophète Isaïe qui expriment les signes traditionnels de l’avènement du salut, signes que Jésus reprendra d’ailleurs dans la synagogue de Nazareth (Luc 4. 18 à 20) : « les aveugles voient, les boiteux marchent …. »

Après avoir répondu à Jean-Baptiste par l’intermédiaire de ses messagers, Jésus se tourne vers la foule pour situer le Précurseur par rapport au message dont il était le porteur. Jean est bien le messager que Dieu envoie selon le prophète Malachie (3. 1). Jésus introduit cependant une modification essentielle et significative. Chez le prophète, Dieu dit : »J’envoie mon messager en avant de moi. » A la foule, Jésus cite comme parole de Dieu : »J’envoie mon messager en avant de toi. » La foule présente avait bien entendu la question de Jean : »Es-tu celui qui doit venir ? » Elle entend la réponse. Jésus s’y affirme comme l’incarnation de Dieu lui-même. Le « Moi » de Dieu devient « Toi », le Christ.

1ère lecture : « Dieu vient lui-même et va vous sauver »

 

Lecture du livre du prophète Isaïe

Le désert et la terre de la soif, qu’ils se réjouissent ! Le pays aride, qu’il exulte et fleurisse comme la rose, qu’il se couvre de fleurs des champs, qu’il exulte et crie de joie ! La gloire du Liban lui est donnée, la splendeur du Carmel et du Sarone. On verra la gloire du Seigneur, la splendeur de notre Dieu. Fortifiez les mains défaillantes, affermissez les genoux qui fléchissent, dites aux gens qui s’affolent : « Soyez forts, ne craignez pas. Voici votre Dieu : c’est la vengeance qui vient, la revanche de Dieu. Il vient lui-même et va vous sauver. » Alors se dessilleront les yeux des aveugles, et s’ouvriront les oreilles des sourds. Alors le boiteux bondira comme un cerf, et la bouche du muet criera de joie. Ceux qu’a libérés le Seigneur reviennent, ils entrent dans Sion avec des cris de fête, couronnés de l’éternelle joie. Allégresse et joie les rejoindront, douleur et plainte s’enfuient. Parole du Seigneur.

 

Psaume :

R/ Viens, Seigneur, et sauve-nous ! ou : Alléluia !

 

Le Seigneur fait justice aux opprimés, aux affamés, il donne le pain, le Seigneur délie les enchaînés. Le Seigneur ouvre les yeux des aveugles, le Seigneur redresse les accablés, le Seigneur aime les justes. Le Seigneur protège l’étranger, il soutient la veuve et l’orphelin. D’âge en âge, le Seigneur régnera.

 

2ème lecture : « Tenez ferme vos cœurs car la venue du Seigneur est proche »

 

Lecture de la lettre de saint Jacques

Frères, en attendant la venue du Seigneur, prenez patience. Voyez le cultivateur : il attend les fruits précieux de la terre avec patience, jusqu’à ce qu’il ait fait la récolte précoce et la récolte tardive. Prenez patience, vous aussi, et tenez ferme car la venue du Seigneur est proche. Frères, ne gémissez pas les uns contre les autres, ainsi vous ne serez pas jugés. Voyez : le Juge est à notre porte. Frères, prenez pour modèles d’endurance et de patience les prophètes qui ont parlé au nom du Seigneur. Parole du Seigneur.

 

Evangile : « Es-tu celui qui doit venir, ou devons-nous en attendre un autre ? »

 

Acclamation : Alléluia. Alléluia. L’Esprit du Seigneur est sur moi : il m’a envoyé porter la Bonne Nouvelle aux pauvres. Alléluia.

 

Évangile de Jésus-Christ selon saint Matthieu

 

En ce temps-là, Jean le Baptiste entendit parler, dans sa prison, des œuvres réalisées par le Christ. Il lui envoya ses disciples et, par eux, lui demanda : « Es-tu celui qui doit venir, ou devons-nous en attendre un autre ? » Jésus leur répondit : « Allez annoncer à Jean ce que vous entendez et voyez : Les aveugles retrouvent la vue, et les boiteux marchent, les lépreux sont purifiés, et les sourds entendent, les morts ressuscitent, et les pauvres reçoivent la Bonne Nouvelle. Heureux celui pour qui je ne suis pas une occasion de chute ! » Tandis que les envoyés de Jean s’en allaient, Jésus se mit à dire aux foules à propos de Jean : « Qu’êtes-vous allés regarder au désert ? un roseau agité par le vent ? Alors, qu’êtes-vous donc allés voir ? un homme habillé de façon raffinée ? Mais ceux qui portent de tels vêtements vivent dans les palais des rois. Alors, qu’êtes-vous allés voir ? Un prophète ? Oui, je vous le dis, et bien plus qu’un prophète. C’est de lui qu’il est écrit : Voici que j’envoie mon messager en avant de toi, pour préparer le chemin devant toi. Amen, je vous le dis : Parmi ceux qui sont nés d’une femme, personne ne s’est levé de plus grand que Jean le Baptiste ; et cependant le plus petit dans le royaume des Cieux est plus grand que lui. » Acclamons la Parole de Dieu.

CALENDRIER

 

  • Messe tous les jours à 9 h avec l’office des Laudes

  • Tous les samedis matin de 10 h 30 à 12 h 15 un prêtre se tient dans l’église Notre-Dame pour accueillir une démarche du sacrement de réconciliation

  • Adoration du Saint-Sacrement tous les samedis de 9 h 30 à 12 h à la crypte

 

 

Rendez-vous de la semaine

 

-Mercredi 14 décembre à 14 h 30 salle Pierre Lefeuvre : réunion du groupe MCR

-Mercredi 14 Décembre à 20 h 30 salle Pierre Lefeuvre : rencontre avec le Conseil Paroissial de la communauté portugaise du Raincy

-Jeudi 15 Décembre à 10 h dans l’église : célébration de Noël des enfants du primaire de l’école Saint- Louis

-Jeudi 15 Décembre à 12 h : repas des prêtres du secteur

-Jeudi 15 Décembre à 14 h salle Pierre Lefeuvre : réunion des comités de rédaction des trois journaux du secteur le Raincy-Villemomble-Gagny

-Jeudi 15 Décembre à 20 h 30 salle Pierre Lefeuvre : réunion des parents des enfants de la catéchèse de CM2

-Vendredi 16 Décembre à 8 h 30 dans l’église : messe collège et lycée du groupe scolaire Sainte-Clotilde (pas de messe à 9 h dans la crypte)

-Vendredi 16 Décembre à 14 h 30 salle Pierre Lefeuvre : réunion des Equipes Saint-Vincent

 

 

 

-Dimanche 18 Décembre à 11 h 45 sur le parvis de l’église Notre dame : Déclaration des responsables des communautés juive et chrétienne du Raincy : « accueillons la lumière et l’espérance de Dieu. » Message des responsables religieux à notre ville

-Dimanche 18 Décembre à 12 h30 : repas partagé des communautés catholique et protestante

-Dimanche 18 Décembre à 15 h dans l’église : accueillons la lumière de paix de Béthléem : célébration oecuménique

 

 

Signets Noël 2016

Vous vous demandez à quoi peut servir ce morceau de papier distribué à l’entrée de l’église ? Durant toute la période de l’Avent, nous vous proposons de préparer la venue du Seigneur en vous faisant tous participer, grands et petits, au caté comme à la maison, à la réalisation d’un petit signet qui sera distribué à chaque participant lors des différents offices de Noël, en souvenir de ce beau jour de fête. Il vous suffit donc, selon vos envies et vos talents, d’inscrire sur ce signet une parole d’espérance, un mot, un dessin symbole de joie et de paix ou tout simplement de réaliser une jolie décoration et de déposer vos « œuvres »( !) dans l’urne située à l’entrée de l’église.

Pour que tout le monde puisse repartir avec un signet, il faut en prévoir au moins 1500 ! Alors n’hésitez pas à en confectionner plusieurs ! Merci beaucoup à tous !

 

L’équipe liturgique chargée des offices de Noël

 

DIMANCHE 11 DECEMBRE 2016 Troisième dimanche de l’Avent

1 ère lecture (Is 35, 1-6a.10) Psaume (Ps 145, 7, 8, 9ab.10a) 2 ème lecture (Jc 5, 7-10) Evangile (Mt 11, 2-11)

 

DIMANCHE 18 DECEMBRE 2016 Quatrième dimanche de l’Avent

1 ère lecture (Is 7,10-16) Psaume (Ps 23,1-6) 2 ème lecture (Rm 1,1-7) Evangile (Mt 1,18-24)

Messe anticipée : samedi à 18 h à Saint-Louis - Dimanche à 10 h 30 à Notre-Dame

 

Repost 0
paroisse du Raincy - dans Feuilles de semaine
4 décembre 2016 7 04 /12 /décembre /2016 22:08

Les trois attitudes de l’Avent, par le pape François

Au lendemain de l’entrée en Avent, le pape a donné trois attitudes pour se préparer à rencontrer le Seigneur, lors de sa messe matinale le 28 novembre 2016. En la chapelle de la Maison Sainte-Marthe au Vatican, il a fait observer qu’il ne suffisait pas de réciter le Credo par cœur pour avoir la foi.

L’Avent est « un temps pour marcher et aller à la rencontre du Seigneur, un temps pour ne pas rester immobiles », a expliqué le pape dans son homélie rapportée par Radio Vatican. Il a donné trois attitudes pour préparer son cœur à rencontrer le Seigneur : « vigilants dans la prière, actifs dans la charité et jubilants dans la louange ».

Et de préciser que la charité fraternelle n’est « pas seulement donner l’aumône » mais aussi « supporter les personnes qui m’ennuient, supporter à la maison les enfants quand ils font trop de bruit, ou le mari ou la femme quand il y a des difficultés, ou la belle-mère… ».

Le pape a aussi insisté sur « la grande surprise » du Seigneur qui « ne reste pas immobile », qui « me cherche, avant que j’aie commencé à le chercher ». Dieu « nous a cherchés en premier (…). Nous faisons un pas et lui en fait dix ». « Notre Dieu est le Dieu des surprises, a-t-il poursuivi, le Dieu qui nous cherche, qui nous attend, et il nous demande seulement le petit pas de la bonne volonté ». Il s’agit d’avoir « la volonté de le rencontrer ».

Citant Benoît XVI, le pape François a rappelé que « la foi n’est pas une théorie, une philosophie, une idée, c’est une rencontre (…) avec Jésus ». Celui qui n’a pas « rencontré sa miséricorde » peut « réciter le Credo par cœur, mais ne pas avoir la foi ». Ainsi « les docteurs de la loi savaient tout de la dogmatique à cette époque, tout de la morale à cette époque, mais ils n’avaient pas la foi, parce que leur cœur s’était éloigné de Dieu ».

L’ESPRIT DE DIEU REPOSE SUR MOI

 

1 ère lecture (Is 1,1-5) Psaume (Ps 121,3-4ab,4cd,6-7,8-9) 2 ème lecture (Rm 13,11-14a) Evangile (Mt 24,37-44)

 

Le Seigneur Dieu fait partager à son Messie, la plénitude de ce qu’Il est. L’Esprit du Seigneur est toute une « description théologique » de Dieu lui-même qui est sagesse, discernement, force, connaissance. C’est également la mise en relation du « comportement » de Dieu avec le nôtre : « Il ne juge pas selon les apparences, » mais en vérité; il est fidélité et amour pour les pauvres. La conversion qui nous est demandée doit être ouverture à nos frères « comme le Christ nous a accueillis pour la gloire de Dieu. » (Romains 15. 7) Bien plus, puisque la miséricorde de Dieu est universelle et dépasse le peuple des baptisés; notre ouverture à nos frères doit être tout autant universelle : »Les nations peuvent lui rendre gloire. » (Romains 15. 9). Au seuil de sa vie publique, à Nazareth, le Seigneur Jésus affirme : « L’Esprit de Dieu repose sur moi » (Luc 5. 16 et ss) Il est venu « pour la gloire de Dieu et le salut du monde. » Il est d’ailleurs significatif que Jésus affirme, dans ce même discours à Nazareth, l’universalité de sa mission, en évoquant la guérison de Naaman le Syrien. (Luc. 4. 27)

 

Un autre axe de réflexion ressort des lectures choisies pour ce dimanche : la réconciliation et la conversion. Ce sont les fruits des temps messianiques. Réconciliation de la nature. Même l’antique serpent du livre de la Genèse (Gen. 3. 1) ne sera plus porteur de mort : »Le nourrisson s’amusera sur le nid du cobra ; sur le trou de la vipère, l’enfant étendra la main. » (Isaïe 11. 8) Réconciliation ethnique également, puisqu’autour du descendant de David, toutes les nations pourront se rassembler. « Les nations le chercheront. » (Isaïe 11. 10) La réconciliation par laquelle le Christ nous a accueillis pour la gloire de Dieu, doit être pour nous une exigence de nous réconcilier avec tous les hommes : » Accueillez vous donc les uns les autres. »

 

Tous ces biens messianiques ne nous seront donnés que si « la connaissance du Seigneur remplit le pays. » (Isaïe 11. 9) Saint Paul le rappelle aux Romains : »Les Livres saints ont été écrits pour nous instruire. » (Romains 15. 4) et ils nous conduisent à cette connaissance.

 

 

1ère lecture : « Il jugera les petits avec justice »

Lecture du livre du prophète Isaïe

En ce jour-là, un rameau sortira de la souche de Jessé, père de David, un rejeton jaillira de ses racines. Sur lui reposera l’esprit du Seigneur : esprit de sagesse et de discernement, esprit de conseil et de force, esprit de connaissance et de crainte du Seigneur qui lui inspirera la crainte du Seigneur. Il ne jugera pas sur l’apparence ; il ne se prononcera pas sur des rumeurs. Il jugera les petits avec justice ; avec droiture, il se prononcera en faveur des humbles du pays. Du bâton de sa parole, il frappera le pays ; du souffle de ses lèvres, il fera mourir le méchant. La justice est la ceinture de ses hanches ; la fidélité est la ceinture de ses reins. Le loup habitera avec l’agneau, le léopard se couchera près du chevreau, le veau et le lionceau seront nourris ensemble, un petit garçon les conduira. La vache et l’ourse auront même pâture, leurs petits auront même gîte. Le lion, comme le bœuf, mangera du fourrage. Le nourrisson s’amusera sur le nid du cobra ; sur le trou de la vipère, l’enfant étendra la main. Il n’y aura plus de mal ni de corruption sur toute ma montagne sainte ; car la connaissance du Seigneur remplira le pays comme les eaux recouvrent le fond de la mer. Ce jour-là, la racine de Jessé sera dressée comme un étendard pour les peuples, les nations la chercheront, et la gloire sera sa demeure. Parole du Seigneur.

 

Psaume :

R/ En ces jours-là, fleurira la justice, grande paix jusqu’à la fin des temps.

 

Dieu, donne au roi tes pouvoirs, à ce fils de roi ta justice. Qu’il gouverne ton peuple avec justice, qu’il fasse droit aux malheureux ! En ces jours-là, fleurira la justice,. grande paix jusqu’à la fin des lunes ! Qu’il domine de la mer à la mer, et du Fleuve jusqu’au bout de la terre ! Il délivrera le pauvre qui appelle et le malheureux sans recours. Il aura souci du faible et du pauvre, du pauvre dont il sauve la vie. Que son nom dure toujours ; sous le soleil, que subsiste son nom ! En lui, que soient bénies toutes les familles de la terre ; que tous les pays le disent bienheureux !

 

2ème lecture : Le Christ sauve tous les hommes

Lecture de la lettre de saint Paul Apôtre aux Romains

Frères, tout ce qui a été écrit à l'avance dans les livres saints l’a été pour nous instruire, afin que, grâce à la persévérance et au réconfort des Écritures, nous ayons l’espérance. Que le Dieu de la persévérance et du réconfort vous donne d’être d’accord les uns avec les autres selon le Christ Jésus. Ainsi, d’un même cœur, d’une seule voix, vous rendrez gloire à Dieu, le Père de notre Seigneur Jésus Christ. Accueillez-vous donc les uns les autres, comme le Christ vous a accueillis pour la gloire de Dieu. Car je vous le déclare : le Christ s’est fait le serviteur des Juifs, en raison de la fidélité de Dieu, pour réaliser les promesses faites à nos pères ; quant aux nations, c'est en raison de sa miséricorde qu'elles rendent gloire à Dieu, comme le dit l’Écriture : C’est pourquoi je proclamerai ta louange parmi les nations, je chanterai ton nom. Parole du Seigneur.


 

 

 

Evangile : « Convertissez-vous, car le royaume des Cieux est tout proche »

 

Acclamation : Alléluia. Alléluia. Préparez le chemin du Seigneur, rendez droits ses sentiers : tout être vivant verra le salut de Dieu. Alléluia.

Évangile de Jésus Christ selon saint Matthieu

En ces jours-là, paraît Jean le Baptiste, qui proclame dans le désert de Judée : « Convertissez-vous, car le royaume des Cieux est tout proche. » Jean est celui que désignait la parole prononcée par le prophète Isaïe : Voix de celui qui crie dans le désert : Préparez le chemin du Seigneur, rendez droits ses sentiers. Lui, Jean, portait un vêtement de poils de chameau, et une ceinture de cuir autour des reins ; il avait pour nourriture des sauterelles et du miel sauvage. Alors Jérusalem, toute la Judée et toute la région du Jourdain se rendaient auprès de lui, et ils étaient baptisés par lui dans le Jourdain en reconnaissant leurs péchés. Voyant beaucoup de pharisiens et de sadducéens se présenter à son baptême, il leur dit : « Engeance de vipères ! Qui vous a appris à fuir la colère qui vient ? Produisez donc un fruit digne de la conversion. N’allez pas dire en vous-mêmes : Nous avons Abraham pour père’ ; car, je vous le dis : des pierres que voici, Dieu peut faire surgir des enfants à Abraham. Déjà la cognée se trouve à la racine des arbres : tout arbre qui ne produit pas de bons fruits va être coupé et jeté au feu. Moi, je vous baptise dans l’eau, en vue de la conversion. Mais celui qui vient derrière moi est plus fort que moi, et je ne suis pas digne de lui retirer ses sandales. Lui vous baptisera dans l’Esprit Saint et le feu. Il tient dans sa main la pelle à vanner, il va nettoyer son aire à battre le blé, et il amassera son grain dans le grenier ; quant à la paille, il la brûlera au feu qui ne s’éteint pas. » Acclamons la Parole de Dieu.

CALENDRIER

 

  • Messe tous les jours à 9 h avec l’office des Laudes

  • Tous les samedis matin de 10 h 30 à 12 h 15 un prêtre se tient dans l’église Notre-Dame pour accueillir une démarche du sacrement de réconciliation

  • Adoration du Saint-Sacrement tous les samedis de 9 h 30 à 12 h à la crypte

 

Rendez-vous de la semaine

Le père Frédéric Benoist, en formation, est absent Lundi et Mardi.

 

-Mardi 6 décembre à 14 h salle Pierre Lefeuvre : goûter des anciens des Equipes Saint-Vincent

-Mercredi 7 décembre à 17 h salle Pierre Lefeuvre : réunion de préparation à la confirmation pour les lycéens

-Mercredi 7 décembre à 20 h 30 salle Pierre Lefeuvre: réunion du groupe biblique paroissial

-Jeudi 8 décembre à 20 h 30 salle Pierre Lefeuvre : réunion des parents de la catéchèse de CM1

-Jeudi 8 décembre à 20 h 30 salle Pierre Lefeuvre : réunion du groupe biblique œcuménique

-Vendredi 9 Décembre à 9 h 30 au presbytère : réunion du comité de rédaction du Messager

 

Vendredi 9 Décembre à 20 h 30 à la maison diocésaine, 6 avenue Pasteur à Bondy : Conférence de notre évêque Monseigneur Pascal Delannoy sur le document du conseil permanent de la conférence des évêques de France :

Se signaler au presbytère pour un désir de covoiturage

 

-Samedi 10 Décembre à 20 h 30 en l’église Notre-Dame : Concert par le New Gospel Family

 

 

Signets Noël 2016

Vous vous demandez à quoi peut servir ce morceau de papier distribué à l’entrée de l’église ? Durant toute la période de l’Avent, nous vous proposons de préparer la venue du Seigneur en vous faisant tous participer, grands et petits, au caté comme à la maison, à la réalisation d’un petit signet qui sera distribué à chaque participant lors des différents offices de Noël, en souvenir de ce beau jour de fête. Il vous suffit donc, selon vos envies et vos talents, d’inscrire sur ce signet une parole d’espérance, un mot, un dessin symbole de joie et de paix ou tout simplement de réaliser une jolie décoration et de déposer vos « œuvres »( !) dans l’urne située à l’entrée de l’église.

Pour que tout le monde puisse repartir avec un signet, il faut en prévoir au moins 1500 ! Alors n’hésitez pas à en confectionner plusieurs ! Merci beaucoup à tous !

 

L’équipe liturgique chargée des offices de Noël

 

 

DIMANCHE 4 DECEMBRE 2016 Deuxième dimanche de l’Avent

1 ère lecture (Is 11, 1-10) Psaume (Ps 71, 2.7-8.12-13.17) 2 ème lecture (Rm 15, 4-9) Evangile (Mt 3,1-12)

 

DIMANCHE 11 DECEMBRE 2016 Troisième dimanche de l’Avent

1 ère lecture (Is 35, 1-6a.10) Psaume (Ps 145, 7, 8, 9ab.10a) 2 ème lecture (Jc 5, 7-10) Evangile (Mt 11, 2-11)

Messe anticipée : samedi à 18 h à Saint-Louis - Dimanche à 10 h 30 à Notre-Dame

Repost 0
paroisse du Raincy - dans Feuilles de semaine
27 novembre 2016 7 27 /11 /novembre /2016 18:35

L’Année de la miséricorde, une « respiration » pour l’Eglise : Réflexion de Mgr Fisichella dans L’Osservatore Romano

 

L’Année sainte de la miséricorde « a permis aux chrétiens de prendre une grande respiration », affirme Mgr Rino Fisichella deux jours après sa clôture, le 22 novembre 2016. Dans un entretien à L’Osservatore Romano, le président du Conseil pontifical pour la promotion de la nouvelle évangélisation fait aussi une mise au point sur la mesure du pape accordant à tous les prêtres la faculté d’absoudre l’avortement.

« N’oublions pas que l’Église est souvent apparue plus comme une ‘marâtre’ que comme une mère, fait observer Mgr Fisichella. Et elle est plus apparue avec en main le Code de droit canonique qu’avec l’Évangile ». C’est pourquoi le Jubilé accueilli « comme un vent de printemps », « a permis aux chrétiens de prendre une grande respiration » L’archevêque évoque la Lettre apostolique de conclusion de l’année, Misericordia et misera : « Le pape insiste beaucoup sur le caractère social de la miséricorde. (…) Il y a des points très intéressants dans lesquels le pape offre des exemples sur la façon d’interpréter les œuvres de miséricorde corporelle et spirituelle. Il explique ce que veut dire aujourd’hui vêtir ceux qui sont nus et explique que la nudité est, de fait, un manque de dignité ». « Les chrétiens ont la tâche de construire une ville fiable, ajoute-t-il. Les œuvres de charité, c’est cela : la contribution que les chrétiens donnent, pour que la ville soit vivable et fiable ».

 

De toutes les périphéries existentielles

 

Parmi les nouveautés du document du pape, outre l’initiative l’institutionnalisation des « Vingt-quatre heures pour le Seigneur » et la « fête de la Parole de Dieu », Mgr Fisichella évoque l’introduction de la « Journée mondiale des pauvres » : « Aujourd’hui, fait-il observer, nous pensons que les seuls pauvres sont ceux qui sont dans la rue. Alors que le concept des pauvres dans l’Écriture sainte et dans notre histoire est multiple. Les pauvres sont, en un mot, ces périphéries existentielles dont parle le pape ». La Journée a donc pour but de « rappeler à l’Église qu’au moins pendant un jour les yeux de tous doivent être sur les pauvres ». Mgr Fisichella évoque aussi les vendredis de la miséricorde, où le pape accomplissait un signe jubilaire une fois par mois : « Le pape est allé à la recherche des personnes qui, aujourd’hui, représentent les nouveaux pauvres. (…) Son affabilité et sa proximité envers tous sans distinction sont un des signes du jubilé que je porte en moi ». Avec Misericordia et misera, « le pape François nous fournit beaucoup de suggestions pour une vie pastorale qui soit le plus possible active et tournée vers la lumière de la miséricorde ». En ce sens « la lettre apostolique est un engagement concret pour l’Église et pour tous les chrétiens à se retrousser les manches pour assumer un style de vie plus évangélique ».

 

La joie du fils qui rentre à la maison

 

Mgr Fisichella revient longuement sur la mesure du pape accordant à tous les prêtres la faculté d’absoudre du péché d’avortement : « cela frappe profondément même l’opinion publique, parce qu’ici, nous touchons du doigt ce que signifie réellement la gravité du péché, à savoir mettre fin à une vie humaine (…). Le pape redit de toute sa force qu’il s’agit d’un péché grave. Toutefois, même le péché le plus grave ne peut pas et ne doit pas ôter la possibilité de la réconciliation avec Dieu ». Par cette décision, « le pape est en pleine continuité avec l’enseignement de ses prédécesseurs et dans la pleine tradition de la doctrine de l’Église », affirme-t-il : « Une personne qui veut confesser le péché d’avortement et qui va voir un prêtre vient déjà d’un long cheminement qui l’a portée à reconnaître le mal accompli, mais surtout à exprimer la souffrance qu’elle porte en elle. C’est comme si le pape voulait rendre, par la caresse de Dieu, la joie d’avoir retrouvé une personne qui a fait une erreur, le fils qui retourne à la maison ». « N’oublions pas, précise Mgr Fisichella, que ce ne sont pas seulement les femmes qui commettent ce péché (…). Les médecins, les proches, les infirmiers, ceux qui les conseillent, sont tous impliqués dans ce péché, mais ils peuvent tous également être embrassés par la miséricorde de Dieu s’ils reviennent à lui repentis et surtout s’ils sont capables de reconnaître le mal objectif réalisé ».

 

 

 

1 ère lecture (Is 1,1-5) Psaume (Ps 121,3-4ab,4cd,6-7,8-9) 2 ème lecture (Rm 13,11-14a) Evangile (Mt 24,37-44)

 

 

Veillez, c’est le temps de l’Avent, reviennent à notre pensée les oracles du prophète Isaïe qui annoncent une ère nouvelle: « de leurs épées, ils forgeront des socs de charrues. » « le loup habitera avec l’agneau. » « alors s’ouvriront les yeux des aveugles. » Car cela aujourd’hui ne nous renvoie ni à une vision féerique ni à une part de rêve qui serait une fausse espérance. La culture de notre temps se veut beaucoup plus réaliste que ces affirmations du prophète. Le féerique que l’on voit sur les écrans de TV, n’est qu’une imagination. Noël, de nos jours, ne chante plus guère l’espérance. C’est parfois un grand rendez-vous du clinquant, enrobé de sensiblerie. Les vitrines de nos magasins en sont parfois le reflet. L’Eglise est-elle à côté de son siècle ? Nous berce-t-elle d’illusions en nous donnant à entendre des prophéties de bonheur quand meurent de froid des sans-logis, quand on voit tant de conflits et de guerres partout dans le monde ? Si nous lisons, sur le fond, le message que l’Eglise nous donne à vivre, nous serons vite convaincus qu’elle ne rêve pas en nous faisant entendre Isaïe. Car il est aussi des lieux et des hommes qui vivent l’amour de Dieu, qui forgent des charrues avec les épées, où le loup demeure en paix avec l’agneau, où les yeux s’ouvrent à la lumière.

« Montons vers la montagne du Seigneur… il nous enseignera ses chemins et nous suivrons ses sentiers. » Montons vers le Seigneur » en cette attente des jours nouveaux. Jérusalem est la fondation de la paix ! C’est ce que signifie ce nom géographique, Jérusalem qui devrait être une terre de paix…. Nous avons commencé de chanter le psaume 121 dimanche dernier pour la fête du Christ Roi, descendant de David, qui avait fixé à Jérusalem sa capitale pour en faire « la fondation de la paix. » Le psaume 121 est l’un des chants des pèlerins qui sont montés sur la montagne sainte pour rendre grâce. 

 

Car, dans la perspective biblique, Jérusalem n’est pas une capitale comme les autres. Elle n’a pas été faite pour dominer, mais pour unir le royaume du nord (Israël) et le royaume du sud (Juda). Ce qui en fait le prix, c’est le temple, « la maison du Seigneur notre Dieu », le Dieu de l’Alliance dont l’arche se trouve au cœur de la Cité. Jérusalem est tout à la fois une direction de marche pour le pèlerin, un symbole d’unité entre les habitants et les pèlerins, une ouverture sur le Tout-Autre auquel on rend grâce, une exigence par le droit qui découle de la Loi qui y est conservée. « Ville où tout ensemble ne fait qu’un. C’est là que montent les tribus du Seigneur. C’est là qu’Israël doit rendre grâce au nom du Seigneur. C’est là le siège du droit, le siège de la maison de David. » Le Christ Jésus est là tout entier. Il est plus que Jérusalem et le Temple. Il est alliance divine et unité des hommes, eucharistie et joie, paix et justice miséricordieuse.

 

La prophétie d’Isaïe comme le psaume élargissent l’horizon. Les nations (c’est-à-dire les païens) affluent elles aussi. « Il sera le juge des nations, l’arbitre de la multitude des peuples. » Dès ce premier dimanche du temps de l’Avent, l’Eglise nous met dans la perspective de l’Epiphanie (Isaïe 60 : »Les nations marcheront vers la lumière. ») L’Eglise réaffirme donc, dès le début du nouveau cycle liturgique, ce qui lui tient à cœur et qui l’anime dans sa marche au long des temps : la paix pour tous les hommes, au-delà de ses limites actuelles. Et l’Eglise, comme Isaïe, n’entend pas dissoudre l’originalité de la Révélation en un universalisme monotone. Le Pape François nous rappelle que l’Evangile doit s’incruster et s’épanouir en chaque culture et devenir ainsi l’artisan de l’unité dans cette diversité d’Asie, d’Afrique ou d’Amérique.

 

Est-il alors absurde d’espérer que les nations marchent « à la lumière du Seigneur » alors que grandissent l’athéisme pratique ou le fanatisme tout humain ? Quelle est la lumière du Seigneur qui doit éclairer tout homme en ce monde (Jean 1. 9) ? C’est le Seigneur lui-même ! il est proche ! il vient ! L’Avent nous le dit. Ce temps doit être pour chacun de nous un moment de reprise spirituelle, une espérance ardente dans le Christ, car Dieu se refuse à désespérer de l’homme. Cette reprise permet tout ensemble un recentrement sur le Christ qui accomplit les promesses et la vocation du peuple de Dieu, en même temps qu’un élargissement qui se vit dans les familles et toutes les familles, car le Dieu en son Fils, le Christ est venu pour le monde.

1ère lecture : Le Seigneur rassemble toutes les nations dans la paix éternelle du royaume de Dieu

 

Lecture du livre du prophète Isaïe

Parole d’Isaïe, ce qu’il a vu au sujet de Juda et de Jérusalem. Il arrivera dans les derniers jours que la montagne de la maison du Seigneur se tiendra plus haut que les monts, s’élèvera au-dessus des collines. Vers elle afflueront toutes les nations et viendront des peuples nombreux. Ils diront : « Venez ! Montons à la montagne du Seigneur, à la maison du Dieu de Jacob ! Qu’il nous enseigne ses chemins, et nous irons par ses sentiers. » Oui, la loi sortira de Sion, et de Jérusalem, la parole du Seigneur. Il sera juge entre les nations et l’arbitre de peuples nombreux. De leurs épées, ils forgeront des socs, et de leurs lances, des faucilles. Jamais nation contre nation ne lèvera l’épée ; ils n’apprendront plus la guerre. Venez, maison de Jacob ! Marchons à la lumière du Seigneur. Parole du Seigneur.

 

Psaume :

R/ Dans la joie, nous irons à la maison du Seigneur.

Quelle joie quand on m’a dit : « Nous irons à la maison du Seigneur ! » Maintenant notre marche prend fin devant tes portes, Jérusalem !

 

Jérusalem, te voici dans tes murs : ville où tout ensemble ne fait qu’un ! C’est là que montent les tribus, les tribus du Seigneur. C’est là qu’Israël doit rendre grâce au nom du Seigneur. C’est là le siège du droit, le siège de la maison de David. Appelez le bonheur sur Jérusalem : « Paix à ceux qui t’aiment ! Que la paix règne dans tes murs, le bonheur dans tes palais ! » À cause de mes frères et de mes proches, je dirai : « Paix sur toi ! » À cause de la maison du Seigneur notre Dieu, je désire ton bien.

 

2ème lecture : « Le salut est plus près de nous »

Lecture de la lettre de saint Paul Apôtre aux Romains

Frères, vous le savez : c’est le moment, l’heure est déjà venue de sortir de votre sommeil. Car le salut est plus près de nous maintenant qu’à l’époque où nous sommes devenus croyants. La nuit est bientôt finie, le jour est tout proche. Rejetons les œuvres des ténèbres, revêtons-nous des armes de la lumière. Conduisons-nous honnêtement, comme on le fait en plein jour, sans orgies ni beuveries, sans luxure ni débauches, sans rivalité ni jalousie, mais revêtez-vous du Seigneur Jésus Christ. Parole du Seigneur.

 

 

Evangile : Veillez pour être prêts

Acclamation : Alléluia. Alléluia. Fais-nous voir, Seigneur, ton amour, et donne-nous ton salut. Alléluia.

 

Évangile de Jésus-Christ selon saint Matthieu

 

En ce temps-là, Jésus disait à ses disciples : « Comme il en fut aux jours de Noé, ainsi en sera-t-il lors de la venue du Fils de l’homme. En ces jours-là, avant le déluge, on mangeait et on buvait, on prenait femme et on prenait mari, jusqu’au jour où Noé entra dans l’arche ; les gens ne se sont doutés de rien, jusqu’à ce que survienne le déluge qui les a tous engloutis : telle sera aussi la venue du Fils de l’homme. Alors deux hommes seront aux champs : l’un sera pris, l’autre laissé. Deux femmes seront au moulin en train de moudre : l’une sera prise, l’autre laissée. Veillez donc, car vous ne savez pas quel jour votre Seigneur vient. Comprenez-le bien : si le maître de maison avait su à quelle heure de la nuit le voleur viendrait, il aurait veillé et n’aurait pas laissé percer le mur de sa maison. Tenez-vous donc prêts, vous aussi : c’est à l’heure où vous n’y penserez pas que le Fils de l’homme viendra. » Acclamons la Parole de 

CALENDRIER

 

  • Messe tous les jours à 9 h avec l’office des Laudes

  • Tous les samedis matin de 10 h 30 à 12 h 15 un prêtre se tient dans l’église Notre-Dame pour accueillir une démarche du sacrement de réconciliation

  • Adoration du Saint-Sacrement tous les samedis de 9 h 30 à 12 h à la crypte

 

Rendez-vous de la semaine

 

-Jeudi 1 er décembre à 20 h : réunion de l’équipe de préparation aux baptêmes des petits enfants

-Vendredi 2 décembre à 20 h 30 : réunion des catéchumènes adultes

-Vendredi 2 Décembre à 20 h 30 salle Pierre Lefeuvre : rencontre des catéchumènes adultes et de leurs accompagnateurs

Samedi 3 Décembre de 10 h à 12 h en l’église Notre-Dame : célébration de réconciliation des enfants de la catéchèse de CM2-6 ème 5 ème

 

Nous vous attendons pour un temps de convivialité à partager le week-end du samedi 10 et dimanche 11 décembre au Marché de Noël de la paroisse où de nombreux stands vous attendent pour les fêtes de fin d’année. Nous lançons un appel aux bonnes volontés pour la confection de gâteaux et confitures maison à vendre à cette occasion. Vous pouvez aussi apporter des fruits et nous nous chargerons de la réalisation des confitures.

 

Marché de Noël protestant au Temple du Raincy, 17 allée de l’Ermitage - Le Raincy le Dimanche 27 novembre 2016 de 11 h 30 à 17 h 30 - Cadeaux de Noël Librairie- Pâtisseries - Confitures - Brocante- couronnes de l’Avent - Plats cuisinés - Bijoux - Vin chaud - crêpes - Déjeuner à 12 h 30 - Salon de thé - Grand Loto à 15 h

 

DIMANCHE 27 NOVEMBRE 2016 Premier dimanche de l’Avent

1 ère lecture (Is 1,1-5) Psaume (Ps 121,3-4ab,4cd,6-7,8-9) 2 ème lecture (Rm 13,11-14a) Evangile (Mt 24,37-44)

 

DIMANCHE 4 DECEMBRE 2016 Deuxième dimanche de l’Avent

1 ère lecture (Is 11, 1-10) Psaume (Ps 71, 2.7-8.12-13.17) 2 ème lecture (Rm 15, 4-9) Evangile (Mt 3,1-12)

Messe anticipée : samedi à 18 h à Saint-Louis - Dimanche à 10 h 30 à Notre-Dame

 

 

Signets Noël 2016

 

Vous vous demandez à quoi peut servir ce morceau de papier distribué à l’entrée de l’église ?

Durant toute la période de l’Avent, nous vous proposons de préparer la venue du Seigneur en vous faisant tous participer, grands et petits, au caté comme à la maison, à la réalisation d’un petit signet qui sera distribué à chaque participant lors des différents offices de Noël, en souvenir de ce beau jour de fête.

Il vous suffit donc, selon vos envies et vos talents, d’inscrire sur ce signet une parole d’espérance, un mot, un dessin symbole de joie et de paix ou tout simplement de réaliser une jolie décoration et de déposer vos « œuvres »( !) dans l’urne située à l’entrée de l’église.

Pour que tout le monde puisse repartir avec un signet, il faut en prévoir au moins 1500 ! Alors n’hésitez pas à en confectionner plusieurs !

Merci beaucoup à tous !

L’équipe liturgique chargée des offices de Noël

 

Repost 0
paroisse du Raincy - dans Feuilles de semaine
21 novembre 2016 1 21 /11 /novembre /2016 16:51

Le pape exhorte les plus pauvres à être artisans de paix

 

Jubilé des personnes en grande précarité à Rome du 11 au 13 Novembre

 

Merci à Christian et Robert. Merci à vous tous. D’être venus ici, nous rencontrer, de me rencontrer, de prier pour moi. Comme l’a dit le Cardinal [Barbarin], vos mains sur ma tête me donnent la force de poursuivre ma mission, dans la prière de l’imposition des mains. Merci beaucoup. J’ai pris note de quelques paroles des deux témoignages ; et après les avoir données, il y aura ensuite des gestes.

 

Robert a dit qu’en tant qu’êtres humains nous ne sommes pas différents des grands de ce monde. Nous avons nos passions et nos rêves que nous cherchons à poursuivre pas à pas. La passion et le rêve : deux mots qui peuvent aider. La passion qui parfois nous fait souffrir, nous tend des pièges, internes et externes ; la passion de la maladie… Les mille passions. Mais aussi se passionner soi même pour aller de l’avant la bonne passion et cette passion nous amène à rêver.

 

Selon moi, un homme ou une femme sont pauvres, mais d’une pauvreté différente de la vôtre, quand cette homme ou cette femme perdent la capacité de rêver, perdent la capacité de développer une passion. Ne vous arrêtez pas de rêver ! Le rêve d’un pauvre, d’un de ceux qui n’ont pas de toit, quel sera t-il ? Je ne sais pas, mais rêvez. Vous rêviez de pouvoir un jour venir à Rome, et le rêve s’est réalisé. Rêvez qu’on peut changer le monde, et ceci est une graine qui naît dans votre cœur.

 

Un de ceux qui ont parlé au début Etienne Villemain se rappelait d’une de mes paroles que j’utilise souvent : la pauvreté est au cœur de l’Évangile. Seul celui qui sent qu’il lui manque quelque chose, regarde vers le haut et rêve ; celui qui a tout ne peut pas rêver ! Les gens, les simples, suivaient Jésus parce qu’ils rêvaient qu’Il les guériraient, leur ferait du bien et ils le suivaient et Lui les libérait. Des hommes et des femmes avec des passions et des rêves. Ceci est la première chose que je voulais vous dire. Enseignez à nous tous, qui avons un toit, de la nourriture et des médicaments, enseignez-nous à ne pas être satisfaits. Avec vos rêves, enseignez-nous à rêver, enseignez-nous à rêver à partir de l’Évangile, là où vous êtes, au cœur de l’Évangile.

 

Une deuxième parole, qui n’a pas été dite, mais qui était dans l’état d’esprit de ceux qui ont parlé et dans le vôtre, qui est venue dans mon cœur, quand Robert a dit dans sa langue : [en français] « Et la vie devient si belle ! » Qu’est-ce que cela veut dire ? Que la vie devient belle pour nous, que nous réussissons à la trouver belle même dans les pires situations dans lesquelles vous vivez. Ceci signifie dignité : c’est le mot qui m’est venu. La capacité de trouver la beauté jusque dans les choses les plus tristes et les plus douloureuses, seul un homme ou une femme qui a la dignité peut l’avoir. Pauvres oui, misérables non ! Cette dignité qu’eut Jésus, qui est né pauvre, qui a vécu pauvre ; la même dignité qu’a la Parole de l’Évangile ; la même dignité qu’a un homme ou une femme qui vit de son travail. Pauvres oui, dominés non ! Exploités non !

 

Je sais que bien des fois vous avez rencontré des personnes qui voulaient exploiter votre pauvreté, qui voulaient l’utiliser ; mais je sais aussi que ce sentiment de voir que la vie est belle, ce sentiment, cette dignité vous a empêché de devenir esclaves. Pauvre oui, esclaves non ! La pauvreté est au cœur de l’Évangile, pour être vécue. L’esclavage n’est pas là dans l’Évangile pour être vécu, mais pour être libéré !

 

Robert disait que pour chacun d’entre vous, la vie, parfois, très souvent, se fait difficile. Il a dit dans sa langue : [en français] « pour beaucoup d’autres, la vie a été beaucoup plus difficile que pour moi même ». Pour beaucoup d’autres nous voyons que la vie a été plus difficile que pour moi même ; nous trouvons toujours quelqu’un de plus pauvre que nous. Cela aussi donne la dignité : savoir être solidaires, savoir s’aider, savoir donner la main à qui est en train de souffrir plus que moi. La capacité d’être solidaire est un des fruits que nous donne la pauvreté. Quand il y a beaucoup de richesses, on oublie d’être solidaire, parce qu’on s’est habitué au fait qu’on ne manque de rien ! Quand la pauvreté te porte parfois à souffrir, elle te rend solidaire et te fait tendre la main à celui qui vit dans une situation plus difficile que la tienne. Merci pour cet exemple que vous donnez. Enseignez la solidarité au monde !

L’insistance du témoignage de Christian sur le mot « paix » m’a interpellé. Une phrase qui ici parlait de sa paix intérieure : [en frança is] « J’ai trouvé la paix du Christ que j’ai cherchée ». …. Ensuite il parle de la paix et de la joie qu’il a trouvées quand il a commencé à faire partie de la chorale de Nantes. Et à la fin, il m’a adressé un appel. Il m’a dit : [en français] « vous qui connaissez le problème de la paix dans le monde, je Vous demande de continuer votre action en faveur de la paix ». La plus grande pauvreté, c’est la guerre. Et la pauvreté qui détruit. Écouter cela de la bouche d’un homme qui a souffert de la pauvreté matérielle, pauvreté de santé, c’est un appel à travailler pour la paix. La paix qui pour nous chrétiens a commencé dans une étable d’une famille marginalisée ; la paix que Dieu veut pour chacun de ses enfants. Et vous, en partant de votre pauvreté, de votre situation, vous êtes, vous pouvez être constructeurs de paix. Les guerres se font entre riches, pour avoir plus, posséder plus de territoire, plus de pouvoir, plus d’argent… C’est très triste quand on arrive à se faire la guerre entre pauvres, parce que c’est une chose rare : les pauvres sont, par leur propre pauvreté, plus enclins à être artisans de paix. Faites la paix ! Créez la paix ! Donnez des exemples de paix ! Nous avons besoin de paix dans le monde. Nous avons besoin de la paix dans l’Église ; toutes les Églises ont besoin de paix ; toutes les religions ont besoin de croître dans la paix, parce que toutes les religions sont messagères de paix ; mais elles doivent cependant croître dans la paix. Aidez chacun dans sa propre religion. Cette paix qui vient de la souffrance, du cœur, cherchant cette harmonie qui te donne la dignité.

 

Je vous remercie d’être venus me voir. Je vous remercie pour les témoignages. Je vous demande de m’excuser si j’ai pu parfois offenser avec mes paroles ou pour ne pas avoir dit les choses que j’aurais dû dire. Je vous demande pardon au nom des chrétiens qui ne lisent pas les Évangiles en y trouvant la pauvreté au centre. Je vous demande pardon pour toutes les fois où nous chrétiens, devant une personne pauvre ou une situation de pauvreté, nous regardons de l’autre côté. Pardon. Votre pardon pour les hommes et les femmes d’Église qui ne veulent pas vous regarder ou n’ont pas voulu vous regarder, c’est de l’eau bénite pour nous ; c’est le grand nettoyage pour nous ; c’est nous aider à croire à nouveau que le cœur de l’Évangile c’est la pauvreté comme grand message, et que nous les catholiques, les chrétiens, tous nous devons former une Église pauvre pour les pauvres ; et que chaque homme et chaque femme, quelle que soit sa religion, doit voir en chaque pauvre le message de Dieu qui se fait proche et se fait pauvre pour nous accompagner dans la vie.

 

Que Dieu bénisse chacun d’entre vous. Je veux faire une prière pour vous, maintenant. Vous restez assis, comme vous l’êtes, et je ferai la prière.

 

Dieu, Père de nous tous, de chacun de tes fils, je te demande de nous donner la force, de nous donner la joie, de nous enseigner à regarder de l’avant, de nous enseigner à être solidaires parce que nous sommes frères et de nous aider à défendre notre dignité.

 

Tu es le Père de chacun d’entre nous. Bénis nous, ô Père. Amen.

Fête du Christ Roi

1 ère lecture (2 S 5, 1-3) Psaume (Ps 121,1-7) 2 ème lecture (Col 1,12-20) Evangile (Lc 23,35-43)

 

Les lectures de cette fête sont apparemment disparates, les unes par rapport aux autres. Il est question de la royauté terrestre de David, ancêtre du Christ. Saint Paul chante, en quelques mots, la plénitude du Fils, icône du Dieu invisible, créateur, subsistance de tout être, tête de l’Eglise, réconciliation. L’Evangile nous relate ce qui entoure le moment unique de notre salut, “la paix par le sang de la croix.” Il est un fil conducteur que la liturgie nous révèle ainsi : l’œuvre souveraine du Christ, c’est la réconciliation, comme David réconcilia les tribus du Peuple de Dieu. C’est l’ouverture du Royaume à tous ceux qui, d’une manière ou d’une autre, reçoivent la grâce du Christ et y répondent.

 

Comme nous voyons les tribus venir autour de David pour être l’artisan d’un unique royaume, saint Luc nous présente ceux qui viennent au pied de la croix et, parmi eux, ceux qui appartiennent au Peuple de Dieu, pharisiens, scribes, docteurs de la Loi.

 

L’évangéliste de la miséricorde évite de le “charger” :”Il restait là à regarder”. Les chefs religieux ricanent et les soldats païens se moquent, désignant Jésus par des mots qui ont un sens pour eux : “Messie” pour les Juifs, “Roi” pour les Romains. Et les deux condamnés à mort qui entourent le Christ nous éclairent et sont bien de notre race. Il en est qui rejettent parce qu’ils attendent tout de Dieu. Les soldats disaient “Sauve-toi toi-même”, le malfaiteur reprend “Sauve-toi toi-même” en ajoutant “Et nous avec”. L’autre confesse sa faute, et se place dans la vérité qui est “la crainte de Dieu”. Il prononce des paroles inattendues “quand tu viendras inaugurer ton règne, ton pouvoir.” Et Jésus, la Sauveur, lui ouvre le Paradis.

 

La liturgie chaldéenne exprime magnifiquement cela dans l’office du Vendredi-Saint. Devant l’autel, un ange est là qui en barre l’accès comme au jardin du paradis (en grec ce mot signifie jardin de verdure, planté d’arbres merveilleux, à l’ombre desquels se trouve la fraîcheur.). Du fond de l’église arrive le malfaiteur. L’ange refuse qu’il avance. Quand le bon larron, lui déclare : “C’est le malfaiteur qui était avec moi qui m’a dit d’entrer au paradis”, l’ange refuse d’abord, que vaut la parole d’un malfaiteur à une autre malfaiteur. Puis quand il entend parler de la croix, il abaisse sa lance :”Entre, ô bon larron, la porte est ouverte à ta race”.

 

Saint Luc rapporte les paroles du Christ, sans doute parce qu’elles ont été entendues par ces femmes qui se trouvaient là, attentives au message, accompagnant et servant le Seigneur depuis le début de sa vie publique. Le fait est affirmé et nulle explication n’est donnée sur le mécanisme de cette rédemption. “Pourquoi le sang du Christ ?” La foi porte sur les faits, car en eux réside le salut.

Quant à nous, notre attitude doit être celle que nous dicte la richesse divine que nous avons reçue par le Fils : “Rendez grâce à Dieu le Père !”

1ère lecture : « Ils donnèrent l’onction à David pour le faire roi sur Israël »

Lecture du deuxième livre de Samuel

En ces jours-là, toutes les tribus d’Israël vinrent trouver David à Hébron et lui dirent : « Vois ! Nous sommes de tes os et de ta chair. Dans le passé déjà, quand Saül était notre roi, c’est toi qui menais Israël en campagne et le ramenais, et le Seigneur t’a dit : ‘Tu seras le berger d’Israël mon peuple, tu seras le chef d’Israël.’ » Ainsi, tous les anciens d’Israël vinrent trouver le roi à Hébron. Le roi David fit alliance avec eux, à Hébron, devant le Seigneur. Ils donnèrent l’onction à David pour le faire roi sur Israël. Parole du Seigneur.

 

Psaume :

 

R/ Dans la joie, nous irons à la maison du Seigneur.

Quelle joie quand on m’a dit : « Nous irons à la maison du Seigneur ! » Maintenant notre marche prend fin devant tes portes, Jérusalem ! Jérusalem, te voici dans tes murs : ville où tout ensemble ne fait qu’un ! C’est là que montent les tribus, les tribus du Seigneur, là qu’Israël doit rendre grâce au nom du Seigneur. C’est là le siège du droit, le siège de la maison de David. Appelez le bonheur sur Jérusalem : « Paix à ceux qui t’aiment ! »

 

2ème lecture : « Dieu nous a placés dans le Royaume de son Fils bien-aimé »

 

Lecture de la lettre de saint Paul apôtre aux Colossiens

Frères, rendez grâce à Dieu le Père, qui vous a rendus capables d’avoir part à l’héritage des saints, dans la lumière. Nous arrachant au pouvoir des ténèbres, il nous a placés dans le Royaume de son Fils bien-aimé : en lui nous avons la rédemption, le pardon des péchés. Il est l’image du Dieu invisible, le premier-né, avant toute créature : en lui, tout fut créé, dans le ciel et sur la terre. Les êtres visibles et invisibles, Puissances, Principautés, Souverainetés, Dominations, tout est créé par lui et pour lui. Il est avant toute chose, et tout subsiste en lui. Il est aussi la tête du corps, la tête de l’Église : c’est lui le commencement, le premier-né d’entre les morts, afin qu’il ait en tout la primauté. Car Dieu a jugé bon qu’habite en lui toute plénitude et que tout, par le Christ, lui soit enfin réconcilié, faisant la paix par le sang de sa Croix, la paix pour tous les êtres sur la terre et dans le ciel. Parole du Seigneur.

 

Evangile : « Jésus, souviens-toi de moi quand tu viendras dans ton Royaume »

Acclamation : Alléluia. Alléluia. Béni soit celui qui vient au nom du Seigneur. Béni soit le Règne qui vient, celui de David notre père. Alléluia.

Évangile de Jésus-Christ selon saint Luc

En ce temps-, on venait de crucifier Jésus, et le peuple restait là à observer. Les chefs tournaient Jésus en dérision et disaient : « Il en a sauvé d’autres : qu’il se sauve lui-même, s’il est le Messie de Dieu, l’Élu ! » Les soldats aussi se moquaient de lui ; s’approchant, ils lui présentaient de la boisson vinaigrée, en disant : « Si tu es le roi des Juifs, sauve-toi toi-même ! » Il y avait aussi une inscription au-dessus de lui : « Celui-ci est le roi des Juifs. » L’un des malfaiteurs suspendus en croix l’injuriait : « N’es-tu pas le Christ ? Sauve-toi toi-même, et nous aussi ! » Mais l’autre lui fit de vifs reproches : « Tu ne crains donc pas Dieu ! Tu es pourtant un condamné, toi aussi ! Et puis, pour nous, c’est juste : après ce que nous avons fait, nous avons ce que nous méritons. Mais lui, il n’a rien fait de mal. » Et il disait : « Jésus, souviens-toi de moi quand tu viendras dans ton Royaume. » Jésus lui déclara : « Amen, je te le dis : aujourd’hui, avec moi, tu seras dans le Paradis. » Acclamons la Parole de Dieu.

CALENDRIER

 

  • Messe tous les jours à 9 h avec l’office des Laudes

  • Tous les samedis matin de 10 h 30 à 12 h 15 un prêtre se tient dans l’église Notre-Dame pour accueillir une démarche du sacrement de réconciliation

  • Adoration du Saint-Sacrement tous les samedis de 9 h 30 à 12 h à la crypte

 

 20 novembre : Journée nationale du Secours Catholique

Quête à la sortie de chaque messe

 

 

-Lundi 21 novembre : Présentation de la Vierge Marie, mémoire

-Mardi 22 novembre : Sainte Cécile

-Mercredi 23 novembre : De la férie

-Jeudi 24 novembre : Les martyrs du Vietnam

-Vendredi 25 novembre : De la férie

-Samedi 26 novembre : De la férie

 

 

Rendez-vous de la semaine

 

-Mardi 22 novembre à 20 h 30 à Villemomble : réunion des animateurs de la préparation au mariage

-Mercredi 23 novembre à 20 h 30 salle Pierre Lefeuvre : réunion de l’Equipe d’Animation Paroissiale

-Samedi 26 Novembre à 16 h salle Pierre Lefeuvre : réunion des parents de 3-7 ans demandant le baptême de leur enfant

 

 

 

Dimanche 27 Novembre à 12 h : rencontre des jeunes couples salle Pierre Lefeuvre

 

 

Nous vous attendons pour un temps de convivialité à partager le week-end du samedi 10 et dimanche 11 décembre au Marché de Noël de la paroisse où de nombreux stands vous attendent pour les fêtes de fin d’année. Nous lançons un appel aux bonnes volontés pour la confection de gâteaux et confitures maison à vendre à cette occasion. Vous pouvez aussi apporter des fruits et nous nous chargerons de la réalisation des confitures.

 

 

DIMANCHE 20 NOVEMBRE 2016 Christ, Roi de l’Univers, Solennité

1 ère lecture (2 S 5, 1-3) Psaume (Ps 121,1-7) 2 ème lecture (Col 1,12-20) Evangile (Lc 23,35-43)

 

DIMANCHE 27 NOVEMBRE 2016 Premier dimanche de l’Avent

1 ère lecture (Is 1,1-5) Psaume (PS 121,3-4ab,4cd,6-7,8-9) 2 ème lecture (Rm 13,11-14a) Evangile (Mt 24,37-44)

Messe anticipée : samedi à 18 h à Saint-Louis - Dimanche à 10 h 30 à Notre-Dame

Messe de 10 h 30 animée par les enfants de la catéchèse

QUETE POUR LES CHANTIERS DU CARDINAL

Repost 0
paroisse du Raincy - dans Feuilles de semaine
11 novembre 2016 5 11 /11 /novembre /2016 12:57

Paroles du pape à l’angélus du 6 Novembre

Chers frères et sœurs, bonjour !

 

A peu de jours de distance de la solennité de la Toussaint et de la Commémoration des fidèles défunts, la Liturgie de ce dimanche nous invite encore à réfléchir sur le mystère de la résurrection des morts. L’Evangile (cf. Lc 20,27-38) présente Jésus confronté à quelques sadducéens, qui ne croyaient pas dans la résurrection et concevaient la relation à Dieu uniquement dans la dimension de la vie terrestre. Et donc, pour ridiculiser la résurrection et mettre Jésus en difficulté, ils lui soumettent un cas paradoxal et absurde : une femme qui a eu sept maris, tous frères entre eux, et qui sont morts l’un après l’autre. Et voici la question malicieuse adressée à Jésus : cette femme, à la résurrection, de qui sera-t-elle l’épouse (v. 33) ?

 

Jésus ne tombe pas dans le piège et confirme la vérité de la résurrection, en expliquant que l’existence après la mort sera différente de l’existence sur la terre. Il fait comprendre à ses interlocuteurs qu’il n’est pas possible d’appliquer les catégories de ce monde aux réalités de l’au-delà qui sont plus grandes que ce que nous voyons en cette vie. Il dit en effet : « Les enfants de ce monde prennent femme et mari. Mais ceux qui ont été jugés dignes d’avoir part au monde à venir et à la résurrection d’entre les morts ne prennent ni femme ni mari » (vv. 34-35). Avec ces paroles, Jésus entend expliquer qu’en ce monde nous vivons de réalités provisoires, qui finissent ; en revanche dans l’au-delà, après la résurrection, nous n’aurons plus la mort comme horizon et nous vivrons tout, également les liens humains, dans la dimension de Dieu, de façon transfigurée. Le mariage aussi, signe et instrument de l’amour de Dieu en ce monde, resplendira transformé par la pleine lumière dans la glorieuse communion des saints au Paradis.

 

Les “enfants de Dieu et enfants de la résurrection” ne sont pas quelques privilégiés, mais ce sont tous les hommes et toutes les femmes, car le salut apporté par Jésus est pour chacun de nous. Et la vie des ressuscités sera semblable à celle des anges (cf. v. 36), c’est-à-dire toute immergée dans la lumière de Dieu, toute dédiée à sa louange, dans une éternité pleine de joie et de paix. Mais attention ! La résurrection n’est pas seulement le fait de ressusciter après la mort, mais c’est un nouveau genre de vie que nous expérimentons déjà dans l’aujourd’hui; c’est la victoire sur le néant que déjà nous pouvons savourer à l’avance. La résurrection est le fondement de la foi et de l’espérance chrétienne ! S’il n’y avait la référence au Paradis et à la vie éternelle, le christianisme se réduirait à une éthique, à une philosophie de vie. Au contraire le message de la foi chrétienne vient du ciel, il est révélé par Dieu et va au-delà de ce monde. Croire à la résurrection est essentiel, afin que chacun de nos actes d’amour chrétien ne soit pas éphémère ni une fin en soi, mais devienne une graine destinée à éclore dans le jardin de Dieu, et à produire des fruits de vie éternelle.

 

Que la Vierge Marie, reine du ciel et de la terre, nous confirme dans l’espérance de la résurrection et nous aide à faire fructifier par de bonnes œuvres la parole de son Fils semée dans nos cœurs.

LE JOUR DU SEIGNEUR

 

1 ère lecture (Ml 3,19-20a) Psaume (Ps 97,5-9) 2 ème lecture (2 Th 3,7-12) Evangile (Lc 21,5-19)

 

A partir de ce dimanche et jusqu’au premier dimanche de l’Avent, les passages de l’Evangile, y compris ceux que nous lisons en semaine d’ailleurs, concernent l’achèvement de l’Histoire. Plus que l’attente du Messie, le véritable commencement de l’Histoire est la venue du Seigneur parmi les hommes, et son achèvement de l’Histoire est le retour du Christ à la « fin des jours ».

La première lecture de la liturgie de la Parole est tirée du livre de Malachie, qui est le dernier dans le classement habituel de l’Ancien Testament, est très court. Plusieurs passages en ont été repris soit par Jean le Baptiste, soit par le Seigneur Jésus lui-même.

Il fut écrit un peu moins de 500 ans avant Jésus-Christ. Le peuple d’Israël est revenu de son exil à Babylone et le temps a été reconstruit. Ce devrait être la joie. En fait, c’est l’échec. La grande masse du peuple ne s’est pas convertie. Beaucoup de prêtres sont indignes de leur charge. Les fidèles s’interrogent alors et ils sont tentés de dire comme les mécréants : »Inutile de servir Dieu. » (Mal. 3. 14)

Dieu répond par son prophète en affirmant qu’il prépare le jour où, enfin, l’on verra clair : » Alors, vous verrez à nouveau la différence entre le juste et le méchant, entre celui qui sert Dieu et celui qui ne le sert pas. » (3. 18) La clarté et la chaleur de ce jour seront une fournaise ardente pour les arrogants qui brûleront comme de la paille. (Mal. 3. 19 et Luc 3. 17) Ceux qui respectent Dieu seront, au contraire, guéris par son rayonnement. (Mal 3. 20)

Saint Jean le Baptiste emploie cette image de la paille (Luc 3. 17). Elle se retrouve également chez saint Paul quand le feu du jugement prouvera ce que vaut l’oeuvre de chacun (1 Cor. 3. 13).

L’image que Malachie emploie pour le Jour du Seigneur, « une fournaise ». « Ce feu ne laissera ni racine ni branche » a été aussi employée par le Précurseur « Tout arbre qui ne produit pas de bons fruits va être coupé et jeté au feu. » (Luc 3. 9)

A l’opposé, ce Jour du Seigneur verra se lever le soleil de justice, sa lumière et sa chaleur bienfaisante sur ceux qui craignent le nom de Dieu, qui l’adorent et le servent. Zacharie, dans son action de grâce, salue la visite « de l’astre levant venu d’en haut » (Luc 1. 78).

Au début de son Evangile, l’apôtre saint Jean parle de cette lumière qui est le Verbe de Dieu. Toutes ces images n’évoquent pas la toute proche fin des temps, sur un ton de catastrophe comme certains le répètent encore de nos jours. C’est le contraire. Les temps messianiques sont commencés et il ne faut pas se tromper d’avenir.

Les chrétiens ne sont pas dans une attente intemporelle comme l’étaient et le sont encore les Juifs. Ils ne sont pas en fuite vers une éternité qui s’annonce dans le malheur.

Nous croyons que l’Eternel est déjà venu dans le temps, depuis que le Verbe de Dieu s’est fait chair (Jean 1. 14) et qu’il reviendra un jour dans la Gloire.

1ère lecture : « Pour vous, le Soleil de justice se lèvera »

 

Lecture du livre du prophète Malachie

 

Voici que vient le jour du Seigneur, brûlant comme la fournaise. Tous les arrogants, tous ceux qui commettent l’impiété, seront de la paille. Le jour qui vient les consumera, dit le Seigneur de l’univers , il ne leur laissera ni racine ni branche. Mais pour vous qui craignez mon nom, le Soleil de justice se lèvera : il apportera la guérison dans son rayonnement. Parole du Seigneur.

 

Psaume :

R/ Il vient, le Seigneur, gouverner les peuples avec droiture.

Jouez pour le Seigneur sur la cithare, sur la cithare et tous les instruments ; au son de la trompette et du cor, acclamez votre roi, le Seigneur ! Que résonnent la mer et sa richesse, le monde et tous ses habitants ; que les fleuves battent des mains, que les montagnes chantent leur joie. Acclamez le Seigneur, car il vient pour gouverner la terre, pour gouverner le monde avec justice et les peuples avec droiture !

 

2ème lecture : « Si quelqu’un ne veut pas travailler, qu’il ne mange pas non plus »

 

Lecture de la deuxième lettre de saint Paul apôtre aux Thessaloniciens

 

Frères, vous savez bien, vous, ce qu’il faut faire pour nous imiter. Nous n’avons pas vécu parmi vous de façon désordonnée ; et le pain que nous avons mangé, nous ne l’avons pas reçu gratuitement. Au contraire, dans la peine et la fatigue, nuit et jour, nous avons travaillé pour n’être à la charge d’aucun d’entre vous. Bien sûr, nous avons le droit d’être à charge, mais nous avons voulu être pour vous un modèle à imiter. Et quand nous étions chez vous, nous vous donnions cet ordre : si quelqu’un ne veut pas travailler, qu’il ne mange pas non plus. Or, nous apprenons que certains d’entre vous mènent une vie déréglée, affairés sans rien faire. À ceux-là, nous adressons dans le Seigneur Jésus-Christ cet ordre et cet appel : qu’ils travaillent dans le calme pour manger le pain qu’ils auront gagné. Parole du Seigneur.

 

Evangile : « C’est par votre persévérance que vous garderez votre vie »

 

Acclamation : Alléluia. Alléluia.

Redressez-vous et relevez la tête, car votre rédemption approche. Alléluia.

 

Évangile de Jésus-Christ selon saint Luc

 

En ce temps-là, comme certains disciples de Jésus parlaient du Temple, des belles pierres et des ex-voto qui le décoraient, Jésus leur déclara : « Ce que vous contemplez, des jours viendront où il n’en restera pas pierre sur pierre : tout sera détruit. » Ils lui demandèrent : « Maître, quand cela arrivera-t-il ? Et quel sera le signe que cela est sur le point d’arriver ? » Jésus répondit : « Prenez garde de ne pas vous laisser égarer, car beaucoup viendront sous mon nom, et diront : ‘C’est moi’, ou encore : ‘Le moment est tout proche.’ Ne marchez pas derrière eux ! Quand vous entendrez parler de guerres et de désordres, ne soyez pas terrifiés : il faut que cela arrive d’abord, mais ce ne sera pas aussitôt la fin. » Alors Jésus ajouta : « On se dressera nation contre nation, royaume contre royaume. Il y aura de grands tremblements de terre et, en divers lieux, des famines et des épidémies ; des phénomènes effrayants surviendront, et de grands signes venus du ciel. Mais avant tout cela, on portera la main sur vous et l’on vous persécutera ; on vous livrera aux synagogues et aux prisons, on vous fera comparaître devant des rois et des gouverneurs, à cause de mon nom. Cela vous amènera à rendre témoignage. Mettez-vous donc dans l’esprit que vous n’avez pas à vous préoccuper de votre défense. C’est moi qui vous donnerai un langage et une sagesse à laquelle tous vos adversaires ne pourront ni résister ni s’opposer. Vous serez livrés même par vos parents, vos frères, votre famille et vos amis, et ils feront mettre à mort certains d’entre vous. Vous serez détestés de tous, à cause de mon nom. Mais pas un cheveu de votre tête ne sera perdu. C’est par votre persévérance que vous garderez votre vie. » Acclamons la Parole de Dieu.

CALENDRIER

 

  • Messe tous les jours à 9 h avec l’office des Laudes

  • Tous les samedis matin de 10 h 30 à 12 h 15 un prêtre se tient dans l’église Notre-Dame pour accueillir une démarche du sacrement de réconciliation

  • Adoration du Saint-Sacrement tous les samedis de 9 h 30 à 12 h à la crypte

 

 

-Lundi 14 novembre : De la férie

-Mardi 15 novembre : De la férie

-Mercredi 16 novembre : De la férie

-Jeudi 17 novembre : Sainte Elisabeth de Hongrie

-Vendredi 18 novembre : De la férie

-Samedi 19 novembre : De la férie

 

 

Rendez-vous de la semaine

 

-Mercredi 16 novembre à 14 h 30 salle Pierre Lefeuvre : réunion du MCR

-Mercredi 16 novembre à 20 h 30 salle Pierre Lefeuvre : groupe biblique de la paroisse

-Jeudi 17 novembre à 10 h 30 au presbytère : rencontre des prêtres du secteur

Jeudi 17 Novembre à 20 h salle Pierre Lefeuvre : réunion de préparation du Marché de Noël

Vendredi 18 novembre à 10 h salle Pierre Lefeuvre : réunion des comités de rédaction des journaux paroissiaux du secteur

-Vendredi 18 novembre à 14 h 30 salle Pierre Lefeuvre : Réunion des Equipes Saint-Vincent

-Vendredi 18 Novembre à 20 h 30 salle Pierre Lefeuvre : rencontre des catéchistes de la paroisse

-Samedi 19 Novembre à 16 h dans l’église Notre-Dame : réunion des servants d’autel

Samedi 19 Novembre à 19 h salle Pierre Lefeuvre : rencontre des lycéens

 

 

 

 

 

Dimanche 20 Novembre : messe animée par les collégiens et les lycéens.

Présentation des nouveaux catéchumènes adultes. Clôture de l’Année Sainte de la Miséricorde

Collecte nationale du Secours catholique

 

Nous vous attendons pour un temps de convivialité à partager le week-end du samedi 10 et dimanche 11 décembre au Marché de Noël de la paroisse où de nombreux stands vous attendent pour les fêtes de fin d’année. Nous lançons un appel aux bonnes volontés pour la confection de gâteaux maison à vendre à cette occasion

 

 

 

DIMANCHE 13 NOVEMBRE 2016 33 ème dimanche du temps ordinaire

1 ère lecture (Ml 3,19-20a) Psaume (Ps 97,5-9) 2 ème lecture (2 Th 3,7-12) Evangile (Lc 21,5-19)

 

DIMANCHE 20 NOVEMBRE 2016 Christ, Roi de l’Univers, Solennité

1 ère lecture (2 S 5, 1-3) Psaume (Ps 121,1-7) 2 ème lecture (Col 1,12-20) Evangile (Lc 23,35-43)

Messe anticipée : samedi à 18 h à Saint-Louis - Dimanche à 10 h 30 à Notre-Dame

Repost 0
paroisse du Raincy - dans Feuilles de semaine
7 novembre 2016 1 07 /11 /novembre /2016 19:58

DECLARATION CONJOINTE du pape François et de l’évêque Luthérien Munib Younan à l’occasion de la commémoration commune Catholique-Luthérienne de la Réforme en Suède Lund, 31 octobre 2016

 

«Demeurez en moi, comme moi en vous. De même que le sarment ne peut pas porter de fruit par lui-même s’il ne demeure pas sur la vigne, de même vous non plus, si vous ne demeurez pas en moi» (Jn 15, 4).

 

D’un cœur reconnaissant : Par cette Déclaration Conjointe, nous exprimons notre joyeuse gratitude à Dieu pour ce moment de prière commune dans la Cathédrale de Lund, alors que nous commençons l’année commémorative du cinquième centenaire de la Réforme. Cinquante années d’un dialogue œcuménique soutenu et fructueux entre Catholiques et Luthériens nous ont aidés à surmonter beaucoup de différences et ont approfondi notre compréhension et notre confiance réciproques. En même temps, nous nous sommes rapprochés les uns des autres à travers le service commun à nos prochains souvent dans des circonstances de souffrance et de persécution. Grâce au dialogue et au témoignage partagé, nous ne sommes plus des étrangers les uns pour les autres. Plutôt, nous avons appris que ce qui nous unit est plus grand que ce qui nous divise.

 

Du conflit à la communion : Alors que nous sommes profondément reconnaissants pour les dons spirituels et théologiques reçus à travers la Réforme, nous confessons aussi et déplorons devant le Christ que Luthériens et Catholiques ont blessé l’unité visible de l’Église. Des différences théologiques ont été accompagnées de préjudices et de conflits, et la religion a été instrumentalisée à des fins politiques. Notre foi commune en Jésus-Christ et notre baptême réclament de nous une conversion quotidienne par laquelle nous rejetons les désaccords et les conflits historiques qui empêchent le ministère de la réconciliation. Tandis que le passé ne peut pas être changé, le souvenir et la manière de se souvenir peuvent être transformés. Nous prions pour la guérison de nos blessures et des mémoires qui assombrissent notre regard les uns sur les autres. Nous rejetons catégoriquement toute haine et toute violence, passées et présentes, surtout celles qui s’expriment au nom de la religion. Aujourd’hui, nous entendons Dieu nous demander de mettre de côté tout conflit. Nous reconnaissons que nous sommes libérés par la grâce pour cheminer vers la communion à laquelle Dieu continue de nous appeler tous.

 

Notre engagement pour le témoignage commun Tandis que nous surmontons ces épisodes de l’histoire qui pèsent sur nous, nous nous engageons à témoigner ensemble de la grâce miséricordieuse de Dieu, rendue visible dans le Christ crucifié et ressuscité. Conscients que la manière dont nous vivons les relations façonne notre témoignage de l’Évangile, nous nous engageons pour d’ultérieurs progrès dans la communion enracinée dans le baptême, alors que nous cherchons à lever les obstacles persistants qui nous empêchent d’atteindre la pleine unité. Le Christ désire que nous soyons un, de façon que le monde puisse croire (cf. Jn 17, 21).

 

Beaucoup de membres de nos communautés aspirent à recevoir l’Eucharistie à une même table, comme expression concrète de la pleine unité. Nous faisons l’expérience de la souffrance de ceux qui partagent leur vie tout entière, mais ne peuvent pas partager la présence rédemptrice de Dieu à la table eucharistique

Nous reconnaissons notre responsabilité pastorale commune pour répondre à la soif et à la faim spirituelles de nos fidèles d’être un dans le Christ. Nous désirons ardemment que cette blessure dans le Corps du Christ soit guérie. C’est l’objectif de nos efforts œcuméniques, que nous voulons faire progresser, y compris en renouvelant notre engagement pour le dialogue théologique.

 

Nous prions Dieu afin que les Catholiques et les Luthériens soient capables de témoigner ensemble de l’Évangile de Jésus-Christ, invitant l’humanité à écouter et à recevoir la bonne nouvelle de l’action rédemptrice de Dieu. Nous demandons à Dieu inspiration, encouragement et force, en sorte que nous puissions rester ensemble pour servir, en défendant la dignité et les droits humains, surtout ceux des pauvres, travaillant pour la justice, et rejetant toutes les formes de violence. Dieu nous demande d’être proches de ceux qui aspirent à la dignité, à la justice, à la paix et à la réconciliation. Aujourd’hui, de manière particulière, nous élevons nos voix pour la fin de la violence et de l’extrémisme qui touchent de si nombreux pays et communautés, et d’innombrables sœurs et frères dans le Christ. Nous exhortons les Luthériens et les Catholiques à travailler ensemble pour accueillir les étrangers, pour aider ceux qui sont forcés à fuir à cause de la guerre et de la persécution, et pour défendre les droits des réfugiés et de ceux qui cherchent l’asile.

 

Plus que jamais, nous réalisons que notre service commun dans le monde doit s’étendre à la création de Dieu qui souffre de l’exploitation et des conséquences d’une cupidité insatiable. Nous reconnaissons le droit des générations futures à jouir du monde de Dieu dans toutes ses potentialités et dans toute sa beauté. Nous prions pour un changement des cœurs et des esprits qui conduisent à prendre soin de la création, avec amour et responsabilité.

 

Un dans le Christ : À cette heureuse occasion, nous exprimons notre gratitude à nos frères et sœurs représentant les diverses Communions et Communautés Chrétiennes Mondiales qui sont présentes et se joignent à nous dans la prière. Tandis que nous renouvelons notre engagement à marcher du conflit vers la communion, nous le faisons en tant que membres du même Corps du Christ, auquel nous sommes incorporés par le baptême. Nous invitons nos partenaires œcuméniques à nous rappeler nos engagements et à nous encourager. Nous leur demandons de continuer de prier pour nous, de cheminer avec nous, pour nous soutenir dans l’observance des engagements enracinés dans la prière que nous formulons aujourd’hui.

 

Appel aux Catholiques et aux Luthériens du monde entier : Nous lançons un appel à toutes les paroisses et à toutes les communautés luthériennes et catholiques pour qu’elles soient audacieuses et créatives, joyeuses et pleines d’espérance dans leur engagement à poursuivre la grande aventure devant nous. Au lieu des conflits du passé, le don de Dieu de l’unité entre nous devrait guider notre coopération et approfondir notre solidarité. En nous rapprochant dans la foi au Christ, en priant ensemble, en nous écoutant les uns les autres, en vivant l’amour du Christ dans nos relations, nous, Catholiques et Luthériens, nous nous ouvrons nous-mêmes à la puissance du Dieu Trinitaire. Enracinés dans le Christ et en témoignant de lui, nous renouvelons notre détermination à être des hérauts fidèles de

IL EST LE DIEU DES VIVANTS

1 ère lecture (2 M 7,1-2.9-14 Psaume (Ps 16, 1.3.5-6.8.15) 2 ème lecture (2 Th 2,16) Evangile (Lc 20,27-38)

 

En entendant les paroles de Jésus que saint Luc nous transmet, et que nous avons méditées dimanche dernier (« La gloire de Dieu, c’est l’homme vivant »-Psaume 144), nous entendons les nombreux passages où saint Paul affirme que nous sommes les héritiers et les cohéritiers du Christ. « Ils sont fils de Dieu, en étant héritiers de la résurrection. » (Luc 20. 36)

 

Les sadducéens ne croyaient pas à la résurrection, parce qu’ils constituaient un milieu très conservateur et très traditionaliste en matière religieuse (et sociale d’ailleurs). La résurrection avait émergé trop récemment dans la foi juive pour qu’ils puissent l’admettre.

 

Ce n’était pas clairement dit dans les Livres de la Loi, les cinq premiers livres de l’Ecriture, sur lesquels ils fondent toute leur conviction. Jésus va répondre à leur objection de deux manières :

 

1 en montrant que le monde de la résurrection n’est pas purement et simplement, le prolongement du nôtre. Il est autre tout en le prolongeant.

 

Saint Paul dira « Semé corps animal, il ressuscite corps spirituel (1 Corinthiens 15. 44) Les impossibilités et les limites de notre monde, marqué par le temps, ne valent plus dans le monde transfiguré de l’éternité. Les arguties des sept mariages n’y valent rien.

 

2 en se référant à Moïse, le personnage central de la Loi sur lequel ils s’appuient. Lors de la révélation au buisson ardent dans le désert, au moment même où il révèle sa pérennité (« Je suis »), Dieu s’était présenté comme étant dans l’aujourd’hui (« Je suis ») de cette révélation, le Dieu d’Abraham, d’Isaac et de Jacob.

 

Dans le processus de la Révélation, les patriarches ne sont donc pas seulement des jalons du passé. Ils sont dans l’aujourd’hui de Dieu, par Dieu et pour Dieu. Ils sont des vivants qui ressusciteront au Dernier Jour. « Tous vivent en effet pour lui » (Luc 20. 38) Et ce « pour » n’est à prendre dans le sens de « à son profit, à son service », mais « à ses yeux, dans sa pensée ».

1ère lecture : « Le Roi du monde nous ressuscitera pour une vie éternelle »

 

Lecture du deuxième livre des Martyrs d’Israël

 

En ces jours-là, sept frères avaient été arrêtés avec leur mère. À coups de fouet et de nerf de bœuf, le roi Antiocos voulut les contraindre à manger du porc, viande interdite. L’un d’eux se fit leur porte-parole et déclara : « Que cherches-tu à savoir de nous ? Nous sommes prêts à mourir plutôt que de transgresser les lois de nos pères. » Le deuxième frère lui dit, au moment de rendre le dernier soupir : « Tu es un scélérat, toi qui nous arraches à cette vie présente, mais puisque nous mourons par fidélité à ses lois, le Roi du monde nous ressuscitera pour une vie éternelle. » Après cela, le troisième fut mis à la torture. Il tendit la langue aussitôt qu’on le lui ordonna et il présenta les mains avec intrépidité, en déclarant avec noblesse : « C’est du Ciel que je tiens ces membres, mais à cause de ses lois je les méprise, et c’est par lui que j’espère les retrouver. » Le roi et sa suite furent frappés de la grandeur d’âme de ce jeune homme qui comptait pour rien les souffrances. Lorsque celui-ci fut mort, le quatrième frère fut soumis aux mêmes sévices. Sur le point d’expirer, il parla ainsi : « Mieux vaut mourir par la main des hommes, quand on attend la résurrection promise par Dieu, tandis que toi, tu ne connaîtras pas la résurrection pour la vie. » Parole du Seigneur.

 

Psaume : R/ Au réveil, je me rassasierai de ton visage, Seigneur.

Seigneur, écoute la justice ! Entends ma plainte, accueille ma prière. Tu sondes mon cœur, tu me visites la nuit, tu m’éprouves, sans rien trouver. J’ai tenu mes pas sur tes traces, jamais mon pied n’a trébuché. Je t’appelle, toi, le Dieu qui répond : écoute-moi, entends ce que je dis. Garde-moi comme la prunelle de l’œil ; à l’ombre de tes ailes, cache-moi, Et moi, par ta justice, je verrai ta face : au réveil, je me rassasierai de ton visage.

 

2ème lecture : « Que le Seigneur vous affermisse « en tout ce que vous pouvez faire et dire de bien »

 

Lecture de la deuxième lettre de saint Paul apôtre aux Thessaloniciens

 

Frères,

que notre Seigneur Jésus-Christ lui-même, et Dieu notre Père qui nous a aimés et nous a pour toujours donné réconfort et bonne espérance par sa grâce, réconfortent vos cœurs et les affermissent en tout ce que vous pouvez faire et dire de bien. Priez aussi pour nous, frères, afin que la parole du Seigneur poursuive sa course, et que, partout, on lui rende gloire comme chez vous. Priez pour que nous échappions aux gens pervers et mauvais, car tout le monde n’a pas la foi. Le Seigneur, lui, est fidèle : il vous affermira et vous protégera du Mal. Et, dans le Seigneur, nous avons toute confiance en vous : vous faites et continuerez à faire ce que nous vous ordonnons. Que le Seigneur conduise vos cœurs dans l’amour de Dieu et l’endurance du Christ. Parole du Seigneur.

 

Evangile : « Il n’est pas le Dieu des morts, mais des vivants »

 

Acclamation : Alléluia. Alléluia. Jésus Christ, le premier-né d’entre les morts, à lui, la gloire et la souveraineté pour les siècles des siècles. Alléluia.

 

Évangile de Jésus-Christ selon saint Luc

 

En ce temps-là, quelques sadducéens ceux qui soutiennent qu’il n’y a pas de résurrection s’approchèrent de Jésus et l’interrogèrent : « Maître, Moïse nous a prescrit : Si un homme a un frère qui meurt en laissant une épouse mais pas d’enfant, il doit épouser la veuve pour susciter une descendance à son frère. Or, il y avait sept frères : le premier se maria et mourut sans enfant ; de même le deuxième, puis le troisième épousèrent la veuve, et ainsi tous les sept : ils moururent sans laisser d’enfants. Finalement la femme mourut aussi. Eh bien, à la résurrection, cette femme-là, duquel d’entre eux sera-t-elle l’épouse, puisque les sept l’ont eue pour épouse ? » Jésus leur répondit : « Les enfants de ce monde prennent femme et mari. Mais ceux qui ont été jugés dignes d’avoir part au monde à venir et à la résurrection d’entre les morts ne prennent ni femme ni mari, car ils ne peuvent plus mourir : ils sont semblables aux anges, ils sont enfants de Dieu et enfants de la résurrection. Que les morts ressuscitent, Moïse lui-même le fait comprendre dans le récit du buisson ardent, quand il appelle le Seigneur le Dieu d’Abraham, Dieu d’Isaac, Dieu de Jacob. Il n’est pas le Dieu des morts, mais des vivants. Tous, en effet, vivent pour lui. » Acclamons la Parole de Dieu.

CALENDRIER

 

  • Messe tous les jours à 9 h avec l’office des Laudes

  • Tous les samedis matin de 10 h 30 à 12 h 15 un prêtre se tient dans l’église Notre-Dame pour accueillir une démarche du sacrement de réconciliation

  • Adoration du Saint-Sacrement tous les samedis de 9 h 30 à 12 h à la crypte

 

Rendez-vous de la semaine

 

Message aux diocésains

 

Frères et Sœurs dans le Christ,

 

Comme chaque année, à pareille époque, les évêques de France se réuniront à Lourdes du 03 au 09 novembre. Au cours de cette assemblée, nous répondrons à la demande du pape François d’instituer une journée de prière et de pénitence pour les victimes d’abus sexuels commis sur des mineurs par des membres de l’Eglise.

 

Nous avons retenu le lundi 07 novembre pour manifester tout particulièrement, par la prière et la pénitence, notre compassion avec les victimes de ces actes extrêmement graves. En fin de matinée, une messe sera célébrée pour le pardon des péchés. Elle sera suivie d’un temps de jeûne et d’adoration. Cette journée s’achèvera par un temps de prière où nous confierons à Dieu la souffrance des victimes tout en lui demandant la grâce qu’elles puissent trouver le soutien nécessaire sur leur chemin de reconstruction.

 

J’invite chacun d’entre vous, seul ou en groupe, à participer à cette démarche des évêques par un temps de prière et/ou de jeûne. En vous remerciant de vous associer ainsi à cette journée, je vous assure de ma prière à toutes vos intentions auprès de Notre-Dame de Lourdes.

 

+ Pascal Delannoy

Évêque de Saint-Denis-en-France

Le 28 octobre 2016

 

-> Messe d’intention Lundi 7 Novembre à 9 h à la crypte

 

-Mardi 8 novembre à 20 h 30 salle Pierre Lefeuvre : réunion de préparation de la liturgie de Noël

-Mercredi 9 novembre à 20 h 30 salle Pierre Lefeuvre : réunion de parents de la catéchèse de CM1

-Jeudi 10 novembre à 20h30 salle Pierre Lefeuvre : réunion du groupe biblique œcuménique

-Jeudi 10 novembre à 20 h 30 au presbytère : réunion du Conseil Paroissial pour les Affaires Economiques

-Vendredi 11 novembre à 9 h dans l’église : messe en présence des associations d’anciens combattants

 

DIMANCHE 6 NOVEMBRE 2016 32 ème dimanche du temps ordinaire

1 ère lecture (2 M 7,1-2.9-14 Psaume (Ps 16, 1.3.5-6.8.15) 2 ème lecture (2 Th 2,16) Evangile (Lc 20,27-38)

 

DIMANCHE 13 NOVEMBRE 2016 33 ème dimanche du temps ordinaire

1 ère lecture (Ml 3,19-20a Psaume (Ps 97,5-9) 2 ème lecture (2 Th 3,7-12) Evangile (Lc 21,5-19)

Messe anticipée : samedi à 18 h à Saint-Louis - Dimanche à 10 h 30 à Notre-Dame

Repost 0
paroisse du Raincy - dans Feuilles de semaine
7 novembre 2016 1 07 /11 /novembre /2016 19:52

« IL NOUS FAUT UN NOUVEAU PROJET COMMUN »

 

Interview de Mgr Pascal Delannoy, évêque de Saint-Denis, vice-président du conseil permanent de la Conférence des évêques de France à l'occasion de la publication du livre « Dans un monde qui change, retrouver le sens du politique » par les évêques de France.

 

Paris Notre-Dame Les évêques de France viennent de publier un livre intitulé Dans un monde qui change, retrouver le sens du politique. Pourquoi cette prise de parole à quelques mois de l’élection présidentielle ?

Mgr Pascal Delannoy Nous avons pris la parole car nous sommes préoccupés par la situation de notre pays. Nous sommes frappés par les sentiments de lassitude, de frustration, de déception qu’expriment nos concitoyens vis-à-vis du politique, dans une société de plus en plus fragmentée. Tout cela nous invite à réagir, certes avant les élections, mais ce texte est d’abord une réflexion de fond, qui pourra se poursuivre après les élections.

Paris Notre-Dame Qu’est-ce qui vous inquiète ?

Mgr Pascal Delannoy D’abord, cette montée de l’individualisme au détriment d’un « nous » collectif. Nous posons donc la question de la refondation d’un contrat social pour notre société. Autrement dit, quel projet de société permettra aux individus de se retrouver pour vivre ensemble de manière harmonieuse ? L’ancien contrat social, qui avait été élaboré dans une période de plein emploi, avec, notamment, un phénomène migratoire moindre, a disparu. Il nous faut un nouveau projet commun.

Paris Notre-Dame. Qui porte la responsabilité de cet échec ? Les gouvernements successifs de notre pays ?

 

Mgr Pascal Delannoy Nous avons le sentiment que l’action politique est aujourd’hui trop centrée sur la gestion des droits individuels. Or, nous croyons que la politique, ou plus exactement le politique, doit permettre de redéfinir le sens que nous voulons donner à notre société. Qu’est-ce qui nous fait vivre ? Qu’est-ce qui nous fait agir ? C’est la raison pour laquelle nous invitons nos concitoyens à réfléchir sur la différence entre la politique à savoir, la mise en œuvre d’un projet commun.

Paris Notre-Dame Vous appelez les Français et notamment les jeunes à s’engager en politique ?

 

Mgr Pascal Delannoy L’engagement politique est important et la réflexion politique concerne chaque citoyen. Pour cela, il nous faut retrouver la place de la parole. Nous sommes dans une société où la parole est discréditée, à cause des promesses non tenues, des mensonges, de la corruption. Nous ne savons plus résoudre un conflit ou nos divergences d’opinions par le dialogue, tout passe par la violence ou la contestation. Il faut que la parole et le dialogue retrouvent toute leur place. Et ce dialogue, nous le soulignons dans le document, doit déboucher sur le compromis. Le compromis n’étant pas la démission de l’une ou l’autre des parties, mais la recherche d’une troisième voie.

 

Paris Notre-Dame Ce dialogue, vous appelez les catholiques à l’engager avec ceux qui ne pensent pas comme eux ?

 

Mgr Pascal Delannoy Oui, c’est essentiel. Il ne faut pas s’enfermer dans des schémas du passé ou rêver de revenir à ce que l’on a connu il y a trente ou cinquante ans. Nous sommes appelés à vivre quelque chose de nouveau, dans un contexte différent que l’on songe simplement à la question de la mondialisation, qui entraîne un brassage des peuples et des cultures.

 

Propos recueillis par Priscilia de Selve, pour Paris Notre-Dame du 20/10/2016



 

LA GRACE DE NOTRE DIEU

 

1 ère lecture (Sg 11,23-12,2) Psaume (Ps 144,1-2.8-11.13-14) 2 ème lecture (2 Th 1,11-2,2) Evangile (Lc 19,1-10)

 

La venue de Jésus dans la maison de Zachée peut être commentée selon divers points de vue :

le curieux qui veut savoir qui est celui qui attire les foules et qui est lui aussi attiré par cet appel direct de Jésus, un appel différent de celui qu’ont entendu les apôtres : « Venez et voyez… » A l’inverse : « Il faut que j’aille demeurer chez toi. »

le publicain qui aime l’argent au point que, comme la plupart d’entre eux, il s’est enrichi sans doute en faisant le tort aux administrés qui devaient payer l’impôt par son intermédiaire. Et ce publicain se sent réintroduit dans un autre monde. Il est respecté, aimé par celui qui l’appelle, alors que tous le juge comme un pécheur. L’évangéliste souligne en effet que ce n’étaient pas seulement les pharisiens qui méprisaient Zachée, il insiste au verset 7 sur « tous récriminaient. »

Jésus réactive sa joie de vivre en lui proposant simplement de l’accueillir et Zachée n’est pas dupe. Il a peut-être entendu que le Christ avait appelé « bienheureux », les pauvres de cœur. C’est désormais aux pauvres qu’il consacrera sa fortune.

Mais il y a aussi, dans le texte de saint Luc, comme une atmosphère de joie amicale : « Descends vite … il reçut Jésus avec joie. » Et cette joie détermine une grande générosité de la part de celui qui amassait se fortune. Bien sûr, il veut réparer les torts. En plus il donnera aux pauvres la moitié de ses biens. « Il y a plus de joie à donner qu’à recevoir », a dit le Christ.

 

 

 

 

 

 

1ère lecture : « Tu as pitié de tous les hommes, parce que tu aimes tout ce qui existe »

Lecture du livre de la Sagesse

Seigneur, le monde entier est devant toi comme un rien sur la balance, comme la goutte de rosée matinale qui descend sur la terre. Pourtant, tu as pitié de tous les hommes, parce que tu peux tout. Tu fermes les yeux sur leurs péchés, pour qu’ils se convertissent. Tu aimes en effet tout ce qui existe, tu n’as de répulsion envers aucune de tes œuvres ; si tu avais haï quoi que ce soit, tu ne l’aurais pas créé. Comment aurait-il subsisté, si tu ne l’avais pas voulu ? Comment serait-il resté vivant, si tu ne l’avais pas appelé ? En fait, tu épargnes tous les êtres, parce qu’ils sont à toi, Maître qui aimes les vivants, toi dont le souffle impérissable les anime tous. Ceux qui tombent, tu les reprends peu à peu, tu les avertis, tu leur rappelles en quoi ils pèchent, pour qu’ils se détournent du mal et croient en toi, Seigneur. Parole du Seigneur.

 

Psaume :

R/ Mon Dieu, mon Roi, je bénirai ton nom toujours et à jamais !

Je t’exalterai, mon Dieu, mon Roi, je bénirai ton nom toujours et à jamais ! Chaque jour je te bénirai, je louerai ton nom toujours et à jamais. Le Seigneur est tendresse et pitié, lent à la colère et plein d’amour ; la bonté du Seigneur est pour tous, sa tendresse, pour toutes ses œuvres. Que tes œuvres, Seigneur, te rendent grâce et que tes fidèles te bénissent ! Ils diront la gloire de ton règne, ils parleront de tes exploits. Le Seigneur est vrai en tout ce qu’il dit, fidèle en tout ce qu’il fait. Le Seigneur soutient tous ceux qui tombent, il redresse tous les accablés.

 

2ème lecture : « Le nom de notre Seigneur Jésus sera glorifié en vous, et vous en lui »

Lecture de la deuxième lettre de saint Paul apôtre aux Thessaloniciens

Frères, nous prions pour vous à tout moment afin que notre Dieu vous trouve dignes de l’appel qu’il vous a adressé ; par sa puissance, qu’il vous donne d’accomplir tout le bien que vous désirez, et qu’il rende active votre foi. Ainsi, le nom de notre Seigneur Jésus sera glorifié en vous, et vous en lui, selon la grâce de notre Dieu et du Seigneur Jésus Christ. Frères, nous avons une demande à vous faire à propos de la venue de notre Seigneur Jésus Christ et de notre rassemblement auprès de lui : si l'on nous attribue une inspiration, une parole ou une lettre prétendant que le jour du Seigneur est arrivé, n'allez pas aussitôt perdre la tête, ne vous laissez pas effrayer. » Parole du Seigneur.

 

Evangile : « Le Fils de l’homme est venu chercher et sauver ce qui était perdu »

Acclamation : Alléluia. Alléluia. Dieu a tellement aimé le monde qu’il a donné son Fils unique, afin que ceux qui croient en lui aient la vie éternelle. Alléluia.

 

Évangile de Jésus Christ selon saint Luc

En ce temps-là, entré dans la ville de Jéricho, Jésus la traversait. Or, il y avait un homme du nom de Zachée ; il était le chef des collecteurs d’impôts, et c’était quelqu’un de riche. Il cherchait à voir qui était Jésus, mais il ne le pouvait pas à cause de la foule, car il était de petite taille. Il courut donc en avant et grimpa sur un sycomore pour voir Jésus qui allait passer par là. Arrivé à cet endroit, Jésus leva les yeux et lui dit : « Zachée, descends vite : aujourd’hui il faut que j’aille demeurer dans ta maison. » Vite, il descendit et reçut Jésus avec joie. Voyant cela, tous récriminaient : « Il est allé loger chez un homme qui est un pécheur. » Zachée, debout, s’adressa au Seigneur : « Voici, Seigneur : je fais don aux pauvres de la moitié de mes biens, et si j’ai fait du tort à quelqu’un, je vais lui rendre quatre fois plus. » Alors Jésus dit à son sujet : « Aujourd’hui, le salut est arrivé pour cette maison, car lui aussi est un fils d’Abraham. En effet, le Fils de l’homme est venu chercher et sauver ce qui était perdu. » Acclamons la Parole de Dieu.

 

CALENDRIER

 

  • Messe tous les jours à 9 h avec l’office des Laudes

  • Tous les samedis matin de 10 h 30 à 12 h 15 un prêtre se tient dans l’église Notre-Dame pour accueillir une démarche du sacrement de réconciliation

  • Adoration du Saint-Sacrement tous les samedis de 9 h 30 à 12 h à la crypte

 

Lundi 31 octobre : De la férie

-Mardi 1 er novembre : Tous les Saints, Solennité

-Mercredi 2 novembre : Commémoration de tous les fidèles défunts

-Jeudi 3 novembre : De la férie

-Vendredi 4 novembre : Saint Charles Borromée

-Samedi 5 novembre : De la férie

Rendez-vous de la semaine

 

Fêtes de la Toussaint :

 

Mardi 1 er Novembre : Fête de la Toussaint : Messe en l’église Notre-Dame à 10 h 30

Mardi 1 er Novembre de 14h30 à 17 h 30 : bénédiction des tombes aux cimetières de la ville et prière auprès de nos défunts. Dépose d’une gerbe sur la tombe des prêtres du Raincy

 

 

-Mercredi 2 novembre à 19 h 30 à l’église Notre-Dame : messe pour les fidèles défunts

-Vendredi 4 novembre à 20 h 30 salle Pierre Lefeuvre : Rencontre des catéchumènes adultes et de leurs accompagnateurs

-Samedi 5 novembre à 17 h salle Pierre Lefeuvre : répétition de chants pour les collégiens et les lycéens qui animeront la messe du 20/11

-Samedi 5 Novembre à 18 h 30 salle Pierre Lefeuvre ; réunion des 4 èmes-3 èmes

 

 

DIMANCHE 30 OCTOBRE 2016 31 ème dimanche du temps ordinaire

1 ère lecture (Sg 11,23-12,2) Psaume (Ps 144,1-2.8-11.13-14) 2 ème lecture (2 Th 1,11-2,2)

Evangile (Lc 19,1-10)

 

DIMANCHE 6 NOVEMBRE 2016 32 ème dimanche du temps ordinaire

1 ère lecture (2 M 7,1-2.9-14 Psaume (Ps 16, 1.3.5-6.8.15) 2 ème lecture (2 Th 2,16) Evangile (Lc 20,27-38)

Messe anticipée : samedi à 18 h à Saint-Louis - Dimanche à 10 h 30 à Notre-Dame

Dimanche 6 Novembre à 10 h 30 messe animée par les enfants de la catéchèse

Repost 0
paroisse du Raincy - dans Feuilles de semaine
20 octobre 2016 4 20 /10 /octobre /2016 19:49

Les personnes âgées appelées à « témoigner des valeurs qui comptent vraiment »

Discours du pape François

Chers frères et sœurs, bonjour!

Je me réjouis de vivre avec vous cette journée de réflexion et de prière, qui s’inscrit dans le cadre de la Fête des Grands-parents. Je vous salue tous avec affection, à commencer par les présidents des associations que je remercie pour leurs paroles. Je félicite tous ceux qui ont dû affronter difficultés et désagréments pour ne pas manquer ce rendez-vous; mais je suis également proche de toutes les personnes âgées, seules ou malades, qui n’ont pu venir, mais sont présentes parmi nous spirituellement.

L’Eglise regarde les personnes âgées avec affection, reconnaissance et grande estime. Celles-ci constituent une partie essentielle de la communauté chrétienne et de la société. Je ne sais pas si vous avez bien entendu: les personnes âgées sont une partie essentielle de la communauté chrétienne et de la société. Elles représentent en particulier les racines et la mémoire d’un peuple. Vous êtes une présence importante, car votre expérience constitue un précieux trésor, indispensable pour regarder l’avenir avec espérance et responsabilité. Votre maturité et votre sagesse, accumulées au fil des années, peuvent aider les plus jeunes, en les soutenant sur le chemin de leur croissance et lorsqu’ils commencent à s’ouvrir à l’avenir, lorsqu’ils cherchent leur voie. Les personnes âgées, en effet, témoignent que, même dans les pires épreuves, il ne faut jamais perdre confiance en Dieu et en un avenir meilleur. Elles sont comme des arbres qui continuent à donner du fruit : malgré le poids des années, elles peuvent apporter une grande contribution à la société en lui apportant de riches valeurs et affirmant la culture de la vie.

Les personnes âgées qui mettent généreusement leur temps et les talents que Dieu leur a offerts au profit des autres ne sont pas rares. Je pense à tous ceux qui se rendent disponibles dans les paroisses pour un service vraiment précieux : certains s’occupent du décor de la maison du Seigneur, d’autres comme les catéchistes, les animateurs de la liturgie, témoignent la charité. Et que dire de leur rôle au sein de la famille? Que de grands-parents s’occupent de leurs petits-enfants, transmettant avec grande simplicité aux tous petits l’expérience de leur vie, les valeurs spirituelles et culturelles d’une communauté et d’un peuple! Dans les pays qui ont subi une grave persécution religieuse, ce sont les grands-parents qui ont transmis la foi aux nouvelles générations, conduisant les enfants au baptême dans un dur contexte de clandestinité.

Dans un monde, comme celui d’aujourd’hui, où la force et l’apparence sont souvent idéalisées, vous avez la mission de témoigner les valeurs qui comptent vraiment, ne meurent jamais, car inscrites dans le cœur de tout être humain et garanties par la Parole de Dieu. Justement parce que vous êtes comme on dit « des personnes du troisième âge », vous… ou plutôt nous car j’en fais partie , nous sommes appelés à œuvrer au développement d’une culture de la vie, témoignant que chaque étape de la vie est un don de Dieu, qui a sa propre beauté, son importance, malgré toutes les fragilités qui peuvent la marquer. Face à tant de personnes âgées qui, dans les limites de leurs possibilités, continuent à se prodiguer pour leur prochain, il y en a beaucoup qui cohabitent avec la maladie, ont une mobilité réduite et besoin d’assistance. Je remercie aujourd’hui le Seigneur pour les nombreuses personnes et structures qui s’occupent tous les jours de servir ces personnes, de favoriser des contextes humains adéquats ou chacune d’elle peut vivre dignement cette étape importante de la vie.

 

 Les instituts qui accueillent les personnes âgées sont appelés à être des lieux d’humanité et d’attention aimante, où les plus faibles ne sont pas oubliés, négligés, mais visités, rappelés et soignés comme de grands frères et sœurs. Une manière d’exprimer notre reconnaissance à tous ceux qui ont tant donné à la communauté et qui sont ses racines.

Les institutions et les différentes structures sociales peuvent encore faire beaucoup pour aider les personnes âgées à exprimer au mieux leurs capacités, pour faciliter leur participation active, et veiller à ce que leur dignité humaine soit toujours respectée et valorisée. Pour ce faire, il est important de s’opposer à la culture néfaste du rejet, qui marginalise les personnes âgées, les considérant des êtres « improductifs ». Responsables publiques, structures culturelles, éducatives et religieuses, ainsi que tous les hommes de bonne volonté, sont appelés à s’engager pour construire une société de plus en plus accueillante et inclusive.

Cette histoire de « rejet » est vraiment très moche! Une de mes grands-mères m’avait raconté l’histoire d’une famille où le grand-père, qui habitait avec eux [enfants et petits-enfants], commença à devenir malade, de plus en plus malade …, et à table il ne mangeait pas bien, faisait tomber un peu de nourriture. Un jour le père décida de ne plus faire manger le grand-père à table avec eux, mais dans la cuisine, et a fabriqué une petite table pour lui. Comme ça la famille mangeait sans le grand-père. Quelques jours plus tard, à son retour du travail, il trouva un de ses enfants en train de jouer avec du bois, des clous et un marteau … « Mais que fais-tu? » [Lui demanda son papa]. L’enfant répondit: « je fabrique une table » « Mais pourquoi? » « Pour toi. Pour quand tu deviendras vieux ». Les enfants naturellement sont très attachés aux grands-parents et ils comprennent des choses que seuls les grands-parents peuvent expliquer à travers leur vie et par leur attitude. Cette culture du rejet dit: « Tu es vieux, dehors ! ». Tu es vieux, oui, mais tu as tant de choses à nous dire, à nous raconter, sur l’Histoire, la culture, la vie, les valeurs … Ne laissons pas progresser cette culture du rejet, qu’il y ait toujours une culture inclusive. Il est important aussi de favoriser les liens entre générations. L’avenir d’un peuple exige que les jeunes et les anciens se rencontrent : les jeunes sont la vitalité d’un peuple en marche et les anciens renforcent cette vitalité par la mémoire et la sagesse. Et parlez avec vos petits-enfants, parlez avec eux. Faites qu’ils vous posent des questions. Leur particularité est différente de la nôtre, ils font d’autres choses, aiment d’autres musiques…, mais ils ont besoin des anciens, de ce dialogue continu. Pour leur donner de la sagesse aussi. J’aime bien lire l’histoire du jour où Joseph et Marie amenèrent l’Enfant Jésus au temple. L’enfant avait 40 jours. Là, ils trouvèrent deux grands-parents, Siméon et Anne, qui représentaient la sagesse du peuple; ils louaient Dieu pour que cette sagesse passe à cet Enfant. Ce sont des « vieux », « des grands-parents » qui accueillent Jésus au temple, pas le prêtre: le prêtre, c’est après. Lisez-vous aussi, dans l’évangile de Luc, c’est très beau!

Chers grands-parents, merci pour l’exemple d’amour, de dévouement et de sagesse que vous apportez. Continuez avec courage de témoigner ces valeurs! Que votre sourire et le bel éclat qui illumine vos yeux ne manquent jamais à la société: que la société puisse les voir! Je vous accompagne de mes prières, et vous aussi n’oubliez pas de prier pour moi. Et maintenant sur vous, sur vos bonnes intentions et bons projets, j’invoque la bénédiction du Seigneur. Maintenant prions la grand-mère de Jésus, Sainte Anne, qui est la grand-mère de Jésus, et faisons-le en silence, un instant. Que chacun demande à sainte Anne de nous enseigner à être de bons et sages grands-parents.

 

 

 

SANS SE DECOURAGER

1 ère lecture (Si 35,12-14.16-18) Psaume (Ps 33,2-3.16.18.19.23) 2 ème lecture (2 Tm 24,6-8.16-18) Evangile (Lc 18,9-14)

 

Deux attitudes nous sont possibles en parcourant les textes de ce dimanche : Nous préoccuper de nous-mêmes, avec humilité, en observant ce que nous sommes et ce que nous faisons, et en rendant grâce à Dieu non de nos réalisations, mais de son attention à notre égard. En étant attentif au risque de ne plus contempler le Christ en plénitude, mais nous-mêmes. Ou bien tourner nos regards vers le Christ, ce qui est plus encourageant que de se contempler avec notre péché d’une manière moralisante.

La réponse se trouve dans les lectures de ce jour : Ben Sirac : « Il écoute la prière de l’opprimé. » Le psaume 33 : “Le pauvre a crié, Dieu l’écoute et le sauve.” Saint Paul qui a une confiance totale en la justice de Celui qu’il a servi et dont il a témoigné devant le tribunal de Rome. La parabole du publicain qui, saisi par la sainteté de Dieu, en appelle à sa miséricorde et au salut. Ces quatre personnes, en qui nous pouvons nous identifier, sont mises devant nos yeux : Avec Ben Sirac, qui ne se sent écouté par personne. Le psalmiste qui a le cœur brisé et l’esprit abattu. Saint Paul, abandonné même par les siens, Le publicain, indigne de regarder vers le ciel. Mais tous les quatre prient sans se décourager. Le pauvre inconsolable persévère dans sa supplication. Saint Paul garde une confiance sereine et paisible. Le publicain implore pitié. Et tous quatre sont entendus de Dieu qui trouve chacun disposé “à le servir de tout son cœur” (Ben Sirac), « à le bénir » (psaume) “désirant avec amour la manifestation de sa gloire”. (Saint Paul) Car selon la parole de l’Ecriture que chante l’Alleluia :”L’homme regarde à l’apparence, mais Dieu regarde au cœur.” (1 Samuel 16. 7)

Nous sommes souvent déconcertés par le temps qui reste sans réponse en apparence. Nos frères aussi s’impatientent qui s’attendent à une prière exaucée sans délai. Il est alors difficile de leur en parler avec des mots humains comme il est tout autant difficile, pour nous, de nous laisser conduire par le Christ jusqu’à ce détachement que représente l’abandon total à la bonté de Dieu. Non pas seulement l’abandon à sa volonté, mais l’abandon à son amour.

Maintenant, si nous relisons et méditons la parabole du pharisien et du publicain à la lumière de Ben Sirac, nous percevrons quelle doit être la réalité de notre conversion. Ses exigences ne peuvent s’estimer quantitativement au terme d’une addition. La justice, au sens biblique du terme, signifie en effet l’ajustement de nous-mêmes, de notre volonté et de notre comportement, à Dieu lui-même. Et cela ne peut se réaliser que dans le Christ-Jésus, qui unit notre humanité à sa divinité. C’est en cela qu’il pleinement le Juste. Etre juste ne provient pas seulement du fait que soyons attentifs et « intègres » sur tous les commandements de Dieu, ni même du fait d’accumuler des pratiques morales et charitables.

Le pharisien s’en prévalait. Il croyait prier. En fait il ne célébrait que lui-même. Il ne célébrait pas les dons de Dieu. Trop satisfait de ses propres réussites. Ce subtil orgueil détruisait en lui toute justice alors qu’il s’estimait en relation avec la volonté de Dieu. Mais était-il vraiment en relation avec la bonté, avec l’amour de Dieu à son égard et à l’égard de ses frères ? Le publicain, saisi par la sainteté de Dieu, aurait voulu disparaître comme saint Pierre après la pêche miraculeuse : « Eloigne-toi de moi, Seigneur, je ne suis qu’un pécheur. » (Luc. 5. 8) Il mesurait la distance entre lui et le Seigneur Trois-Fois-Saint. Il se croyait très éloigné de la justice de Dieu, et en restait à distance. En fait, c’est lui qui était le plus proche, car il implorait l’essentiel de Dieu, c’est-à-dire sa miséricorde et son amour infini.

 

”Le Seigneur me remettra sa récompense, disait saint Paul, comme à tous ceux qui auront désiré avec amour sa manifestation dans la gloire.” Le pharisien ne manifestait que sa gloriole personnelle, bien fragile et bien minime en regard de l’immensité de l’amour de Dieu.

 

 

 

 

1ère lecture : « La prière du pauvre traverse les nuées »

 

Lecture du livre de Ben Sira le Sage

 

Le Seigneur est un juge qui se montre impartial envers les personnes. Il ne défavorise pas le pauvre, il écoute la prière de l’opprimé. Il ne méprise pas la supplication de l’orphelin, ni la plainte répétée de la veuve. Celui dont le service est agréable à Dieu sera bien accueilli, sa supplication parviendra jusqu’au ciel. La prière du pauvre traverse les nuées ; tant qu’elle n’a pas atteint son but, il demeure inconsolable. Il persévère tant que le Très-Haut n’a pas jeté les yeux sur lui, ni prononcé la sentence en faveur des justes et rendu justice. Parole du Seigneur.

 

Psaume :

R/ Un pauvre crie ; le Seigneur entend.

 

Je bénirai le Seigneur en tout temps, sa louange sans cesse à mes lèvres. Je me glorifierai dans le Seigneur : que les pauvres m’entendent et soient en fête ! Le Seigneur regarde les justes, il écoute, attentif à leurs cris. Le Seigneur entend ceux qui l’appellent : de toutes leurs angoisses, il les délivre. Il est proche du cœur brisé, il sauve l’esprit abattu. Le Seigneur rachètera ses serviteurs : pas de châtiment pour qui trouve en lui son refuge.

 

2ème lecture : « Je n’ai plus qu’à recevoir la couronne de la justice »

 

Lecture de la deuxième lettre de saint Paul apôtre à Timothée

Bien-aimé,

je suis déjà offert en sacrifice, le moment de mon départ est venu. J’ai mené le bon combat, j’ai achevé ma course, j’ai gardé la foi. Je n’ai plus qu’à recevoir la couronne de la justice : le Seigneur, le juste juge, me la remettra en ce jour-là, et non seulement à moi, mais aussi à tous ceux qui auront désiré avec amour sa Manifestation glorieuse. La première fois que j’ai présenté ma défense, personne ne m’a soutenu : tous m’ont abandonné. Que cela ne soit pas retenu contre eux. Le Seigneur, lui, m’a assisté. Il m’a rempli de force pour que, par moi, la proclamation de l’Évangile s’accomplisse jusqu’au bout et que toutes les nations l’entendent. J’ai été arraché à la gueule du lion ; le Seigneur m’arrachera encore à tout ce qu’on fait pour me nuire. Il me sauvera et me fera entrer dans son Royaume céleste. À lui la gloire pour les siècles des siècles. Amen. Parole du Seigneur.

 

Evangile : « Le publicain redescendit dans sa maison ; c’est lui qui était devenu juste, plutôt que le pharisien »

 

Acclamation : Alléluia. Alléluia. Dans le Christ, Dieu réconciliait le monde avec lui : il a mis dans notre bouche la parole de la réconciliation. Alléluia.

 

Évangile de Jésus-Christ selon saint Luc

 

En ce temps-là, à l’adresse de certains qui étaient convaincus d’être justes et qui méprisaient les autres, Jésus dit la parabole que voici : « Deux hommes montèrent au Temple pour prier. L’un était pharisien, et l’autre, publicain (c’est-à-dire un collecteur d’impôts). Le pharisien se tenait debout et priait en lui-même : ‘Mon Dieu, je te rends grâce parce que je ne suis pas comme les autres hommes ils sont voleurs, injustes, adultères , ou encore comme ce publicain. Je jeûne deux fois par semaine et je verse le dixième de tout ce que je gagne.’ Le publicain, lui, se tenait à distance et n’osait même pas lever les yeux vers le ciel ; mais il se frappait la poitrine, en disant : ‘Mon Dieu, montre-toi favorable au pécheur que je suis !’ Je vous le déclare : quand ce dernier redescendit dans sa maison, c’est lui qui était devenu un homme juste, plutôt que l’autre. Qui s’élève sera abaissé ; qui s’abaisse sera élevé. » Acclamons la Parole de Dieu.

 

 

 

CALENDRIER

 

  • Messe tous les jours à 9 h avec l’office des Laudes

  • Tous les samedis matin de 10 h 30 à 12 h 15 un prêtre se tient dans l’église Notre-Dame pour accueillir une démarche du sacrement de réconciliation

  • Adoration du Saint-Sacrement tous les samedis de 9 h 30 à 12 h à la crypte

 

 

 

- Lundi 24 octobre : De la férie

-Mardi 25 octobre : De la férie

-Mercredi 26 octobre : De la férie

-Jeudi 27 octobre : De la férie

-Vendredi 28 octobre : St Simon et st Jude

-Samedi 29 octobre : De la férie

 

 

 

 

Le passage à l'heure d'hiver se fera dans la nuit du samedi 29 au dimanche 30 octobre.

A 3 h du matin il faudra reculer d’une heure. Il sera alors 2 heures.

 

 

 

 

Rendez-vous de la semaine de la Toussaint

 

 

 

 

Fêtes de la Toussaint :

 

Mardi 1 er Novembre : Fête de la Toussaint : Messe en l’église Notre-Dame à 10 h 30 

Mardi 1 er Novembre de 14 h 30 à 17 h 30 : bénédiction des tombes aux cimetières de la ville et prière auprès de nos défunts. Dépose d’une gerbe sur la tombe des prêtres du Raincy

Mercredi 2 Novembre : messe pour les fidèles défunts à 19 h 30 à Notre- Dame

 

 

DIMANCHE 23 OCTOBRE 2016 30 ème dimanche du temps ordinaire

1 ère lecture (Si 35,12-14.16-18) Psaume (Ps 33,2-3.16.18.19.23) 2 ème lecture (2 Tm 24,6-8.16-18)

Evangile (Lc 18,9-14)

Messe anticipée : samedi à 18 h à Saint-Louis - Dimanche à 10 h 30 à Notre-Dame

DIMANCHE 30 OCTOBRE 2016 31 ème dimanche du temps ordinaire

1 ère lecture (Sg 11,23-12,2) Psaume (Ps 144,1-2.8-11.13-14) 2

Repost 0
paroisse du Raincy - dans Feuilles de semaine
14 octobre 2016 5 14 /10 /octobre /2016 22:04

« Dans un monde qui change, retrouver le sens du politique » : Introduction

Si nous parlons aujourd’hui, c’est parce que nous aimons notre pays, et que nous sommes préoccupés par sa situation. Il ne s’agit pas pour nous d’alimenter la morosité par de sombres constats ; mais, en regardant les choses en face, d’apporter résolument notre pierre, notre réflexion, au débat que notre pays se doit d’avoir.

 

Nous ne sommes pas des spécialistes de la politique, mais nous partageons la vie de nos concitoyens. Nous les écoutons et les voyons vivre. Et ce qui touche la vie de l’homme est au cœur de la vie de l’Eglise. Comme le dit le Concile Vatican II : « les joies et les espoirs, les tristesses et les angoisses des hommes de ce temps, des pauvres surtout et de tous ceux qui souffrent, sont aussi les joies et les espoirs, les tristesses et les angoisses des disciples du Christ, et il n’est rien de vraiment humain qui ne trouve écho dans leur cœur » [1].

 

Or, il faudrait être sourds ou aveugles pour ne pas nous rendre compte de la lassitude, des frustrations, parfois des peurs et même de la colère, intensifiés par les attentats et les agressions, qui habitent une part importante des habitants de notre pays, et qui expriment ainsi des attentes et de profonds désirs de changements. Il faudrait être indifférents et insensibles pour ne pas être touchés par les situations de précarité et d’exclusion que vivent beaucoup sur le territoire national. Ces cinquante dernières années, notre pays a énormément changé : économiquement, culturellement, socialement, religieusement… Il a connu en un laps de temps très court une profonde mutation qui n’est pas encore terminée. Les évolutions et les transformations ont créé de l’incertitude dans la société. Les références et les modalités de la vie ensemble ont bougé. Ce qui semblait enraciné et stable est devenu relatif et mouvant. Plus largement, c’est le monde tout entier qui a connu de très grands changements, et notre pays, dans l’Europe, donne le sentiment d’avoir du mal à se retrouver sur une vision partagée de l’avenir et ainsi imaginer son futur. L’affirmation sans cesse répétée du <