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28 mars 2017 2 28 /03 /mars /2017 19:57

L’AVEUGLE-NE

 

 

1 ère lecture (1 S 16,1b.6-7.10-13a) Psaume (Ps 22,1-6) 2 ème lecture (Ep 5, 8-14) Evangile (Jn 9,1-41)

 

 

Après avoir reçu cette boue opaque de Jésus, c’est à la piscine que l’aveugle-né est devenu voyant. Nous aussi, quand Dieu nous laisse dans nos ténèbres humaines ou dans nos « nuits spirituelles » il nous demande d’aller vers sa grâce qui est « source jaillissante en vie éternelle » comme le dira Saint Jean de la Croix.

 

L’aveugle-né est un brave homme qui est pris dans le tourbillon de ce que nous appellerons aujourd’hui des interviews. Il ne se trouble pas, mais, dans le même temps, il ne cherche pas tout de suite à retrouver son bienfaiteur.

 

Il ne manque pas d’humour dans ses réparties. Il a le bon sens d’une foi faite tout d’une pièce. « Si cet homme-là ne venait pas de Dieu, il ne pourrait rien faire. » Dans sa nuit, il a pris le temps d’entendre ce qui se disait ou se faisait et ce qu’aucune image ne venait altérer. Dans son isolement, il a appris ce qu’était le mépris envers lui, il était « l’aveugle, né dans le péché ». Il avait souvent crié en vain, même s’il a connu des gens généreux, une famille, des amis. Mais il était d’un autre monde. Quand, après son expulsion, Jésus vient le trouver, au terme de toutes ces allées et venues d’interrogatoire, l’aveugle est prêt à lui donner sa foi, car lorsqu’il se prosterne aux pieds de Jésus, il a parcouru tout un itinéraire spirituel depuis la piscine de Siloé.

 

C’est durant ce tourbillon de questions de pharisiens qu’il a reconnu progressivement et confessé que cet homme qui a mis de la boue sur ses yeux, est un prophète, puis un homme de Dieu, puis un homme qui honore Dieu et fait sa volonté, enfin un homme qui vient de Dieu, ce qui le conduit à confesser sa foi en Celui qui est la lumière du monde. Et c’est l’ultime étape : »Je crois, Seigneur ! » quand il se trouve face à Jésus. A ce moment, le Seigneur enchaîne devant ceux qui sont là et surtout devant les apôtres : « Je suis venu pour une remise en question », une décision, précise l’un des sens grecs du terme « crima ».(Jean 9. 39)

 

L’aveugle s’est remis en question; nous aussi nous avons, tous et toujours, à remettre en question notre manière de penser et d’agir si nous voulons voir clair et rester dans la lumière, si voulons vivre l’instant ou les moments de nos vies qui nous mettent pleinement face au Seigneur, pour nous remettre en question.

Dimanche 26 mars 2017 - 4ème Dimanche de Carême, de Lætare

 

Lectures de la messe

 

Première lecture (1 S 16, 1b.6-7.10-13a)

 

En ces jours-là, le Seigneur dit à Samuel : « Prends une corne que tu rempliras d’huile, et pars ! Je t’envoie auprès de Jessé de Bethléem, car j’ai vu parmi ses fils mon roi. » Lorsqu’ils arrivèrent et que Samuel aperçut Éliab, il se dit : « Sûrement, c’est lui le messie, lui qui recevra l’onction du Seigneur ! » Mais le Seigneur dit à Samuel : « Ne considère pas son apparence ni sa haute taille, car je l’ai écarté. Dieu ne regarde pas comme les hommes : les hommes regardent l’apparence, mais le Seigneur regarde le cœur. » Jessé présenta ainsi à Samuel ses sept fils, et Samuel lui dit : « Le Seigneur n’a choisi aucun de ceux-là. » Alors Samuel dit à Jessé : « N’as-tu pas d’autres garçons ? » Jessé répondit : « Il reste encore le plus jeune, il est en train de garder le troupeau. » Alors Samuel dit à Jessé : « Envoie-le chercher : nous ne nous mettrons pas à table tant qu’il ne sera pas arrivé. » Jessé le fit donc venir : le garçon était roux, il avait de beaux yeux, il était beau. Le Seigneur dit alors : « Lève-toi, donne-lui l’onction : c’est lui ! » Samuel prit la corne pleine d’huile, et lui donna l’onction au milieu de ses frères. L’Esprit du Seigneur s’empara de David à partir de ce jour-là. Parole du Seigneur.

 

Psaume (Ps 22 (23), 1-2ab, 2c-3, 4, 5, 6)

 

Le Seigneur est mon berger : je ne manque de rien. Sur des prés d’herbe fraîche, il me fait reposer. Il me mène vers les eaux tranquilles et me fait revivre ; il me conduit par le juste chemin pour l’honneur de son nom. Si je traverse les ravins de la mort, je ne crains aucun mal, car tu es avec moi : ton bâton me guide et me rassure. Tu prépares la table pour moi devant mes ennemis ; tu répands le parfum sur ma tête, ma coupe est débordante. Grâce et bonheur m’accompagnent tous les jours de ma vie ; j’habiterai la maison du Seigneur pour la durée de mes jours.

 

Deuxième lecture (Ep 5, 8-14)

 

Frères, autrefois, vous étiez ténèbres; maintenant, dans le Seigneur, vous êtes lumière ; conduisez-vous comme des enfants de lumière or la lumière a pour fruit tout ce qui est bonté, justice et vérité et sachez reconnaître ce qui est capable de plaire au Seigneur. Ne prenez aucune part aux activités des ténèbres, elles ne produisent rien de bon ; démasquez-les plutôt. Ce que ces gens-là font en cachette, on a honte même d’en parler. Mais tout ce qui est démasqué est rendu manifeste par la lumière, et tout ce qui devient manifeste est lumière. C’est pourquoi l’on dit : Réveille-toi, ô toi qui dors, relève-toi d’entre les morts, et le Christ t’illuminera. Parole du Seigneur.

Évangile (Jn 9, 1.6-9.13-17.34-38)

 

En ce temps-là, en sortant du Temple, Jésus vit sur son passage un homme aveugle de naissance. Il cracha à terre et, avec la salive, il fit de la boue ; puis il appliqua la boue sur les yeux de l’aveugle, et lui dit : « Va te laver à la piscine de Siloé » ce nom se traduit : Envoyé. L’aveugle y alla donc, et il se lava ; quand il revint, il voyait. Ses voisins, et ceux qui l’avaient observé auparavant car il était mendiant dirent alors : « N’est-ce pas celui qui se tenait là pour mendier ? » Les uns disaient : « C’est lui. » Les autres disaient : « Pas du tout, c’est quelqu’un qui lui ressemble. » Mais lui disait : « C’est bien moi. » On l’amène aux pharisiens, lui, l’ancien aveugle. Or, c’était un jour de sabbat que Jésus avait fait de la boue et lui avait ouvert les yeux. À leur tour, les pharisiens lui demandaient comment il pouvait voir. Il leur répondit : « Il m’a mis de la boue sur les yeux, je me suis lavé, et je vois. » Parmi les pharisiens, certains disaient : « Cet homme-là n’est pas de Dieu, puisqu’il n’observe pas le repos du sabbat. » D’autres disaient : « Comment un homme pécheur peut-il accomplir des signes pareils ? » Ainsi donc ils étaient divisés. Alors ils s’adressent de nouveau à l’aveugle : « Et toi, que dis-tu de lui, puisqu’il t’a ouvert les yeux ? » Il dit : « C’est un prophète. » Ils répliquèrent : « Tu es tout entier dans le péché depuis ta naissance, et tu nous fais la leçon ? » Et ils le jetèrent dehors. Jésus apprit qu’ils l’avaient jeté dehors. Il le retrouva et lui dit : « Crois-tu au Fils de l’homme ? » Il répondit : « Et qui est-il, Seigneur, pour que je croie en lui ? » Jésus lui dit : « Tu le vois, et c’est lui qui te parle. » Il dit : « Je crois, Seigneur ! » Et il se prosterna devant lui. Acclamons la Parole de Dieu.

 

 

 

 

 

 

 

 

 

CALENDRIER

 

  • Messe tous les jours à 9 h avec l’office des Laudes

  • Tous les samedis matin de 10 h 30 à 12 h 15 un prêtre se tient dans l’église Notre-Dame pour accueillir une démarche du sacrement de réconciliation

  • Adoration du Saint-Sacrement tous les samedis de 9 h 30 à 12 h à la crypte

 

Jeudi 20 avril à 20h30, Basilique de Saint-Denis : Le Messie par le Choeur Symphonique Charles Münch et l'Orchestre des Amis du Choeur Charles Münch , concert donné en partenariat avec la Ville de Saint-Denis au profit des Amis de la Basilique Cathédrale Saint-Denis.

Participation : 20 €

 

 

 

Rendez-vous de la semaine

 

- Mardi 28 Mars à 18 h au presbytère : réunion des équipes de préparation aux funérailles

- Mardi 28 mars à 20 h 30 salle Pierre Lefeuvre : rencontre avec les catéchumènes adultes qui seront baptisés la nuit de Pâques

-Mercredi 29 Mars : Pas de messe à 9 h

-Mercredi 29 Mars à 19 h dans l’église Notre-Dame : Messe d’intention pour la France et pour toutes nos intentions de Carême

-Mercredi 29 Mars à 20 h 30 salle Pierre Lefeuvre : réunion du comité de pilotage du projet de restauration du clocher de l’église Notre Dame

- Jeudi 30 Mars à 20 h dans l’église : rencontre de répétition de la confirmation pour les jeunes de la communauté portugaise

-Samedi 1 er Avril à 18 h 30 dans l’église Notre Dame : Célébration du sacrement de la confirmation pour les jeunes de la communauté portugaise présidée par notre évêque, Monseigneur Pascal Delannoy

 

 

Dimanche des Rameaux et de la Passion

 

Messes :

 

Samedi 8 Avril à 18 h à l’église

Notre-Dame

Dimanche 9 Avril à 9 h à l’église

Saint-Louis

et à 10 h 30 à l’église Notre-Dame

 

 

 

DIMANCHE 26 mars 2017 4 ème dimanche de Carême

1 ère lecture (1 S 16,1b.6-7.10-13a) Psaume (Ps 22,1-6) 2 ème lecture (Ep 5, 8-14) Evangile (Jn 9,1-41)

Quête impérée pour l’Institut Catholique

 

DIMANCHE 2 avril 2017 5 ème dimanche de Carême

1 ère lecture (Ez 37,12-14) Psaume (Ps 129,1-8) 2 ème lecture (Rm 8,8-11) Evangile (Jn 11,1-45)

Messe anticipée le samedi à 18 h à Saint-Louis -Dimanche à 10 h 30 messe à Notre-Dame

Au cours de la messe 3 e scrutin pour les catéchumènes adultes

qui seront baptisés la nuit de Pâques

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paroisse du Raincy - dans Feuilles de semaine
20 mars 2017 1 20 /03 /mars /2017 17:32

La croix n’est pas « un bibelot » mais « un rappel de l’amour »

de Jésus

 

Angélus Du 12 Mars 2017

 

Chers frères et sœurs, bonjour !

 

L’Evangile de ce deuxième dimanche de carême nous présente le récit de la Transfiguration de Jésus (cf. Mt 17,1-9). Il emmena à l’écart trois des apôtres, Pierre, Jacques et Jean, Il monta avec eux sur une haute montagne, et là advint ce phénomène singulier : le visage de Jésus « devint brillant comme le soleil, et ses vêtements, blancs comme la lumière » (v. 2). De cette façon le Seigneur fait resplendir dans sa personne cette gloire divine que l’on pouvait toucher par la foi dans sa prédication et dans ses gestes miraculeux. Et la transfiguration s’accompagne, sur la montagne, de l’apparition de Moïse et d’Elie, « qui s’entretenaient avec lui » (v. 3). La “luminosité” qui caractérise cet événement extraordinaire en symbolise le but : éclairer les esprits et les cœurs des disciples afin qu’ils puissent comprendre clairement qui est leur Maître. C’est une étincelle de lumière qui s’ouvre soudain sur le mystère de Jésus et éclaire toute sa personne et toute son histoire.

 

Désormais engagé résolument vers Jérusalem, où il devra subir la condamnation à mort par crucifixion, Jésus veut préparer les siens à ce scandale, le scandale de la croix, trop fort pour leur foi et, en même temps, annoncer à l’avance sa résurrection, en se manifestant comme le Messie, le Fils de Dieu. Et Jésus les prépare pour ce moment triste et (porteur) de tant de souffrance. En effet, Jésus se montrait un Messie différent des attentes, de ce qu’ils imaginaient sur le Messie, sur comment serait le Messie : non pas un roi puissant et glorieux, mais un serviteur humble et désarmé ; non pas un seigneur de grande richesse, signe de bénédiction, mais un homme pauvre qui n’a pas où reposer sa tête ; non pas un patriarche avec une descendance nombreuse, mais un célibataire sans maison et sans nid. C’est vraiment une révélation de Dieu inversée, et le signe le plus déconcertant de ce renversement scandaleux est la croix. Mais c’est à travers la croix que Jésus parviendra à la glorieuse résurrection, qui sera définitive, non comme cette transfiguration qui a duré un moment, un instant. Jésus transfiguré sur le mont Tabor a voulu montrer sa gloire à ses disciples, non pas pour leur éviter de passer par la croix, mais pour indiquer où conduit la croix. Qui meurt avec le Christ, avec le Christ ressuscitera. La croix est la porte de la résurrection. Qui lutte avec Lui, avec Lui triomphera. C’est le message d’espérance que la croix de Jésus contient, exhortant à la force dans notre existence. La Croix chrétienne n’est pas un bibelot de la maison ou un ornement à porter, mais la croix chrétienne est un rappel de l’amour avec lequel Jésus s’est sacrifié pour sauver l’humanité du mal et du péché. En ce temps de carême, contemplons avec dévotion l’image du crucifix : Jésus en croix. Il est le symbole de la foi chrétienne, il est l’emblème de Jésus, mort et ressuscité pour nous. Faisons en sorte que la Croix marque les étapes de notre itinéraire de carême pour comprendre toujours plus la gravité du péché et la valeur du sacrifice avec lequel le Rédempteur nous a tous sauvés.

 

La Vierge Sainte a su contempler la gloire de Jésus cachée dans son humanité. Qu’elle nous aide à demeurer avec Lui dans la prière silencieuse, à nous laisser éclairer par sa présence, pour porter dans notre cœur, à travers les nuits les plus obscures, un reflet de sa gloire

Jésus et la Samaritaine

 

 

1 ère lecture (Ex 17,3-7) Psaume (Ps 94,1-2.6-9) 2 ème lecture (Rm 5,1-2.5-8) Evangile (Jn 4,5-42)

 

 

Jésus s’est arrêté, fatigué. Saint Jean aime à noter souvent la nature humaine de Jésus. Mais il remarque qu’il est assis sur la margelle de la source, et non à même le sol, appuyé sur le puits, non pas dans une position de repos. Il s’est assis là où l’eau une fois puisée, le seau est posé. Il est assis en position de service.

 

Et quand arrive cette femme Samaritaine, il lui demande d’abord un service : »Donne-moi à boire ». Un service qui est aussi un geste de bonté, car, dans le cœur de la Samaritaine, il y a une grande bonté même si elle ne veut pas paraître ce qu’elle est vraiment.

 

Il ne discute pas avec elle sur les mérites réciproques des Samaritains et des Juifs de Judée. Il ne fait nulle théologie et refuse la controverse qui aurait fait dévier la réalité profonde de son message. Il va au cœur de la question fondamentale : »Si tu savais le don de Dieu… » Si tu savais par qui peut venir ce don de Dieu. La controverse est en effet inutile : le privilège de Jérusalem a cessé et cette montagne de Samarie n’a plus de signification. Le don de Dieu est « esprit et vérité », et c’est ce qu’il attend de ceux qui l’adorent. L’universalité est en Dieu qui ne dépend ni des lieux, ni des langues, ni des nations.

 

Tout cela, elle le sait puisqu’elle enchaîne en parlant du Messie « qui fera connaître toutes choses. » Mais l’affirmation de Jésus « Je le suis », ne peut pas encore la convaincre. C’est trop tôt dans sa démarche personnelle et spirituelle. Elle l’a seulement interrogée : »Ne serait-il pas le Messie ? » C’est qu’elle est encore enfermée dans ses problèmes personnels : »Il m’a dit ce que j’ai fait ! »

 

Nous-mêmes, nous sommes bien comme la Samaritaine quand Jésus nous parle, quand il nous ouvre un avenir insoupçonné…. Il est difficile à prendre le tournant décisif qu’il nous demande d’opérer pour nous situer dans la vérité. Il en est ainsi pour nos frères quand nous voulons les « évangéliser ». Laissons à chacun le temps de la maturation intérieure à la lumière de la grâce. Ne bousculons pas non plus la grâce de Dieu. Craignons que notre parole, ou plutôt nos paroles, ne court-circuitent ce cheminement intérieur.

Lecture du livre de l’Exode (Ex 17, 3-7)

 

En ces jours-là, dans le désert, le peuple, manquant d’eau, souffrit de la soif. Il récrimina contre Moïse et dit : « Pourquoi nous as-tu fait monter d’Égypte ? Était-ce pour nous faire mourir de soif avec nos fils et nos troupeaux ? » Moïse cria vers le Seigneur : « Que vais-je faire de ce peuple ? Encore un peu, et ils me lapideront ! » Le Seigneur dit à Moïse : « Passe devant le peuple, emmène avec toi plusieurs des anciens d’Israël, prends en main le bâton avec lequel tu as frappé le Nil, et va ! Moi, je serai là, devant toi, sur le rocher du mont Horeb. Tu frapperas le rocher, il en sortira de l’eau, et le peuple boira ! » Et Moïse fit ainsi sous les yeux des anciens d’Israël. Il donna à ce lieu le nom de Massa (c’est-à-dire : Épreuve) et Mériba (c’est-à-dire : Querelle), parce que les fils d’Israël avaient cherché querelle au Seigneur, et parce qu’ils l’avaient mis à l’épreuve, en disant : « Le Seigneur est-il au milieu de nous, oui ou non ? »

 

Psaume (Ps 94 (95), 1-2, 6-7ab, 7d-8a.9)

 

Venez, crions de joie pour le Seigneur, acclamons notre Rocher, notre salut ! Allons jusqu’à lui en rendant grâce, par nos hymnes de fête acclamons-le ! Entrez, inclinez-vous, prosternez-vous, adorons le Seigneur qui nous a faits. Oui, il est notre Dieu ; nous sommes le peuple qu’il conduit. Aujourd’hui écouterez-vous sa parole ? « Ne fermez pas votre cœur comme au désert, où vos pères m’ont tenté et provoqué, et pourtant ils avaient vu mon exploit. »

 

Lecture de la lettre de saint Paul aux Romains (Rm 5, 1-2.5-8)

 

Frères, nous qui sommes devenus justes par la foi, nous voici en paix avec Dieu par notre Seigneur Jésus- Christ, lui qui nous a donné, par la foi, l’accès à cette grâce dans laquelle nous sommes établis ; et nous mettons notre fierté dans l’espérance d’avoir part à la gloire de Dieu. Et l’espérance ne déçoit pas, puisque l’amour de Dieu a été répandu dans nos cœurs par l’Esprit Saint qui nous a été donné. Alors que nous n’étions encore capables de rien, le Christ, au temps fixé par Dieu, est mort pour les impies que nous étions. Accepter de mourir pour un homme juste, c’est déjà difficile ; peut-être quelqu’un s’exposerait-il à mourir pour un homme de bien. Or, la preuve que Dieu nous aime, c’est que le Christ est mort pour nous, alors que nous étions encore pécheurs.

 

Évangile de Jésus selon saint Jean (Jn 4, 5-42)

 

En ce temps-là, Jésus arriva à une ville de Samarie, appelée Sykar, près du terrain que Jacob avait donné à son fils Joseph. Là se trouvait le puits de Jacob. Jésus, fatigué par la route, s’était donc assis près de la source. C’était la sixième heure, environ midi. Arrive une femme de Samarie, qui venait puiser de l’eau. Jésus lui dit : « Donne-moi à boire. » En effet, ses disciples étaient partis à la ville pour acheter des provisions. La Samaritaine lui dit : « Comment ! Toi, un Juif, tu me demandes à boire, à moi, une Samaritaine ? » En effet, les Juifs ne fréquentent pas les Samaritains. Jésus lui répondit : « Si tu savais le don de Dieu et qui est celui qui te dit : ‘Donne-moi à boire’, c’est toi qui lui aurais demandé, et il t’aurait donné de l’eau vive. » Elle lui dit : « Seigneur, tu n’as rien pour puiser, et le puits est profond. D’où as-tu donc cette eau vive ? Serais-tu plus grand que notre père Jacob qui nous a donné ce puits, et qui en a bu lui-même, avec ses fils et ses bêtes ? » Jésus lui répondit : « Quiconque boit de cette eau aura de nouveau soif ; mais celui qui boira de l’eau que moi je lui donnerai n’aura plus jamais soif ; et l’eau que je lui donnerai deviendra en lui une source d’eau jaillissant pour la vie éternelle. » La femme lui dit : « Seigneur, donne-moi de cette eau, que je n’aie plus soif, et que je n’aie plus à venir ici pour puiser. » Jésus lui dit : « Va, appelle ton mari, et reviens. » La femme répliqua : « Je n’ai pas de mari. » Jésus reprit : « Tu as raison de dire que tu n’as pas de mari : des maris, tu en as eu cinq, et celui que tu as maintenant n’est pas ton mari ; là, tu dis vrai. » La femme lui dit : « Seigneur, je vois que tu es un prophète !... Eh bien ! Nos pères ont adoré sur la montagne qui est là, et vous, les Juifs, vous dites que le lieu où il faut adorer est à Jérusalem. » Jésus lui dit : « Femme, crois-moi : l’heure vient où vous n’irez plus ni sur cette montagne ni à Jérusalem pour adorer le Père. Vous, vous adorez ce que vous ne connaissez pas ; nous, nous adorons ce que nous connaissons, car le salut vient des Juifs. Mais l’heure vient et c’est maintenant où les vrais adorateurs adoreront le Père en esprit et vérité : tels sont les adorateurs que recherche le Père. Dieu est esprit, et ceux qui l’adorent, c’est en esprit et vérité qu’ils doivent l’adorer. » La femme lui dit : « Je sais qu’il vient, le Messie, celui qu’on appelle Christ.

CALENDRIER

 

  • Messe tous les jours à 9 h avec l’office des Laudes

  • Tous les samedis matin de 10 h 30 à 12 h 15 un prêtre se tient dans l’église Notre-Dame pour accueillir une démarche du sacrement de réconciliation

  • Adoration du Saint-Sacrement tous les samedis de 9 h 30 à 12 h à la crypte

 

 

 

 

 

Rendez-vous de la semaine

 

-Lundi 20 mars à 20 h 30 salle Pierre Lefeuvre : rencontre des catéchistes pour préparer la retraite de communion et des professions de foi

- Mardi 21 mars intervention des membres de l’UDPP auprès des classes de Première du groupe scolaire Saint-Louis Sainte Clotilde - pas de messe à 9 h

Mardi 21 Mars à 20 h 30 salle Pierre Lefeuvre : Réunion de préparation des offices de la Semaine Sainte

-Mercredi 22 mars à 17 h salle Pierre Lefeuvre : rencontre des confirmands

-Mercredi 22 Mars à 20 h 30 salle Pierre Lefeuvre : rencontre avec les membres de la communauté portugaise

-Vendredi 24 mars à 9 h 30 au presbytère : Réunion du Comité de rédaction du Messager

 

Vendredi 24 mars à 19 h :

Chemin de Croix à l’église Notre-Dame

 

Vendredi 24 mars à 20 h :

salle Pierre Lefeuvre : bol de riz au profit de l’association raincéenne Honduras croissance, qui réalise des projets humanitaires au Honduras en Amérique Centrale, au profit des populations défavorisées du milieu rural : construction d’écoles, de bibliothèques, de systèmes d’eau potable et d’assainissement.

 

 

Samedi 25 et dimanche 26 Mars :

week-end des « pasteurs selon mon cœur », le père Frédéric Benoist est absent

 

A noter : Concert le Jeudi 20 Avril à 20 h 30 à la Basilique de Saint-Denis

  • - Le Messie de Haendel par le Chœur symphonique Charles Münch et Orchestre des Amis du Chœurs Charles Münch

pour le financement d’une œuvre d’art qui prendra place dans le chœur rénové par l’État.

Participation : 20,00 €

  • - Chèque à l’ordre de ABCSD 16 Boulevard Jules Guesde 93200 Saint-Denis.

  • - Paiement en ligne : https://.apayer.fr/ABCSD ou sur place le soir même

 

 

DIMANCHE 19 mars 2017 3 ème dimanche de Carême

1 ère lecture (Ex 17,3-7) Psaume (Ps 94,1-2.6-9) 2 ème lecture (Rm 5,1-2.5-8) Evangile (Jn 4,5-42)

 

DIMANCHE 26 mars 2017 4 ème dimanche de Carême

1 ère lecture (1 S 16,1b.6-7.10-13a) Psaume (Ps 22,1-6) 2 ème lecture (Ep 5, 8-14)

Evangile (Jn 9,1-41)

Messe anticipée le samedi à 18 h à Saint-Louis -Dimanche à

10 h 30 messe à Notre-Dame. Au cours de la messe 2ème scrutin pour les 7 futurs baptisés de Pâques

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paroisse du Raincy - dans Feuilles de semaine
13 mars 2017 1 13 /03 /mars /2017 11:41

«Et si nous traitions la Bible comme notre téléphone portable?» (traduction complète) de l’Angelus du 5 Mars

Défi de carême lancé par le pape François

Chers frères et sœurs, bonjour !

En ce premier dimanche de carême, l’Evangile nous met sur le chemin vers Pâques, en montrant Jésus qui demeure quarante jours au désert, soumis aux tentations du diable (cf. Mt 4,1-11).

Cet épisode se situe à un moment précis de la vie de Jésus : immédiatement après son baptême au Jourdain, et avant son ministère public. Il vient tout juste de recevoir l’investiture solennelle : l’Esprit de Dieu est descendu sur Lui, le Père du Ciel l’a déclaré son « Fils bien-aimé » (Mt 3,17). Désormais, Jésus est prêt à commencer sa mission, et puisqu’elle a un ennemi déclaré, c’est-à-dire Satan : Lui, l’affronte immédiatement, « corps à corps ». Le diable s’appuie justement sur le titre de « Fils de Dieu » pour éloigner Jésus de l’accomplissement : « Si tu es le Fils de Dieu », répète-t-il (vv. 3.6), et il lui propose de faire des gestes miraculeux de faire le « mage » comme de transformer les pierres en main, pour apaiser sa faim, et se jeter du mur du Temple en se faisant sauver par les anges. Ces deux tentations sont suivies d’une troisième : l’adorer lui, le diable, pour avoir le pouvoir sur le monde (cf. v. 9). Par cette triple tentation, Satan veut détourner Jésus de la voie de l’obéissance et de l’humiliation parce qu’il sait qu’ainsi, sur ce chemin, le mal sera vaincu et le porter sur le faux raccourci du succès et de la gloire. Mais les flèches empoisonnées du diable sont “parées” par Jésus grâce au bouclier de la Parole de Dieu (vv. 4.7.10) qui exprime la volonté du Père. Jésus ne prononce aucune parole propre : il répond uniquement par la Parole de Dieu ? Et ainsi le Fils, plein de la force de l’Esprit Saint, sort victorieux du désert.

Pendant les quarante jours du carême, en tant que chrétiens, nous sommes invités à suivre les traces de Jésus et à affronter le combat spirituel contre le Malin par la force de la Parole de Dieu. Pas par notre parole, c’est inutile. La Parole de Dieu : elle, elle a la force pour vaincre Satan. Il faut donc se familiariser avec la Bible : la lire souvent, la méditer, l’assimiler. La Bible contient la Parole de Dieu, qui est toujours actuelle et efficace. Quelqu’un a dit : qu’est-ce qui se passerait si nous traitions la Bible comme nous traitons notre téléphone portable ? Si nous la portions toujours avec nous ou au moins le petit Evangile de poche : qu’est-ce qui se passerait ? Si nous revenions en arrière quand nous l’oublions. Tu oublies ton téléphone portable : « Oh je ne l’ai pas, je retourne le chercher. » Si nous l’ouvrions plusieurs fois par jour. Si nous lisions les messages de Dieu contenus dans la Bible comme nous lisons les messages du portable, qu’est-ce qui se passerait ? La comparaison est clairement paradoxale, mais fait réfléchir. En effet, si nous avions la Parole de Dieu toujours dans le cœur, aucune tentation ne pourrait nous éloigner de Dieu et aucun obstacle ne pourrait nous faire dévier de la route du bien. Nous saurions vaincre les suggestions quotidiennes du mal qui est en nous et en dehors de nous. Nous nous trouverions davantage capables de vivre une vie ressuscitée selon l’Esprit, en accueillant et en aimant nos frères, spécialement les plus faibles et les plus nécessiteux, et aussi nos ennemis.

Que la Vierge Marie, icône parfaite de l’obéissance à Dieu et de la confiance inconditionnelle dans sa volonté, nous soutienne sur le chemin du carême, afin que nous nous mettions à l’écoute docile de la Parole de Dieu pour réaliser une vraie conversion du cœur.

REJOINDRE LA PÂQUE DU SEIGNEUR

 

1 ère lecture (Gn 12,1-4a) Psaume (Ps 32,4-5.18-20.22) 2 ème lecture (2 Rm 1,8b-10 ) Evangile (Mt 17,1-9)

 

Dans sa marche vers Pâques et Jérusalem, Jésus gravit cette montagne de Galilée. Saint Matthieu et saint Marc nous précisent : « Une haute montagne », ce qui n’est pas sans rappeler celle de l’Horeb au Sinaï où Dieu parla à son peuple.

 

Au Sinaï, Moïse ne pouvait regarder en face la lumière de Dieu, que les apôtres ont pu voir un instant, au Thabor, sans en mourir, au travers de Jésus-Christ, en Jésus-Christ.. La tradition chrétienne, dès les premiers temps, l’a identifiée au mont Thabor.

 

Les nombreux sanctuaires, qui ne sont plus que ruines aujourd’hui, nous le disent. C’est la plus haute montagne de Galilée, toute autre que la montagne sainte de Jérusalem. C’est aussi un endroit merveilleux d’où l’on découvre la vallée fertile d’Esdrelon vers la mer et, de l’autre côté, la Terre Sainte, jusqu’au lac de Tibériade.

 

Jésus emmène donc Pierre, Jacques et Jean, à l’écart, selon une expression de l’Evangile, qui signifie à la fois moment de repos, moment d’intimité avec ses disciples et surtout un moment d’unité avec son Père. Et c’est là que la lumière jaillit de tout l’être humain de Jésus. Nous devons également relier cette montagne à l’évocation d’une autre, celle du Calvaire, où Jésus a vécu les ténèbres pour apporter aux hommes la lumière du salut.

 

Si la liturgie de l’Eglise nous fait lire cet épisode chaque deuxième dimanche du Carême, selon les récits de Matthieu, Marc et Luc, c’est que la Transfiguration donne tout son sens à notre démarche vers Pâques, qui est celle de notre « intégration » dans la vie divine par le Christ ressuscité. Le Christ est plénitude de Dieu, « lumière née de la lumière », qu’il unit à sa nature humaine, à son corps même, dans le mystère de son union à la splendeur divine. C’est ce à quoi il nous propose de participer, à notre tour, puisque la grâce de notre baptême et des sacrements réalise en nous cette divinisation.

 

Pendant ces quarante jours, nous sommes « guidés par l’Esprit » (1er dimanche de Carême). En ce dimanche, nous avons à gravir, avec lui, la montagne, qui, demain, sera celle du Calvaire. Aujourd’hui, il nous demande de nous laisser englober dans la nuée lumineuse, comme elle qui couvrit les trois apôtres de son ombre, de son obscurité. La lumière qu’est le Christ est aussi dans l’obscurité de son humanité avant d’être révélée dans la lumière du matin de Pâques. » Ne parlez de cette vision à personne, avant que le Fils de l’homme soit ressuscité d’entre les morts » (Matthieu 17. 9).

dimanche 12 mars 2017 - 2ème Dimanche de Carême

 

Lectures de la messe

 

Première lecture (Gn 12, 1-4a)

En ces jours-là, le Seigneur dit à Abram : « Quitte ton pays, ta parenté et la maison de ton père, et va vers le pays que je te montrerai. Je ferai de toi une grande nation, je te bénirai, je rendrai grand ton nom, et tu deviendras une bénédiction. Je bénirai ceux qui te béniront ; celui qui te maudira, je le réprouverai. En toi seront bénies toutes les familles de la terre. » Abram s’en alla, comme le Seigneur le lui avait dit, et Loth s’en alla avec lui. Parole du Seigneur.

 

Psaume (Ps 32 (33), 4-5, 18-19, 20.22)

 

Oui, elle est droite, la parole du Seigneur ; il est fidèle en tout ce qu’il fait. Il aime le bon droit et la justice ; la terre est remplie de son amour. Dieu veille sur ceux qui le craignent, qui mettent leur espoir en son amour, pour les délivrer de la mort, les garder en vie aux jours de famine. Nous attendons notre vie du Seigneur : il est pour nous un appui, un bouclier. Que ton amour, Seigneur, soit sur nous comme notre espoir est en toi !

 

Deuxième lecture (2 Tm 1, 8b-10)

 

Fils bien-aimé, avec la force de Dieu, prends ta part des souffrances liées à l’annonce de l’Évangile. Car Dieu nous a sauvés, il nous a appelés à une vocation sainte, non pas à cause de nos propres actes, mais à cause de son projet à lui et de sa grâce. Cette grâce nous avait été donnée dans le Christ Jésus avant tous les siècles, et maintenant elle est devenue visible, car notre Sauveur, le Christ Jésus, s’est manifesté : il a détruit la mort, et il a fait resplendir la vie et l’immortalité par l’annonce de l’Évangile. Parole du Seigneur.

 

Évangile (Mt 17, 1-9)

 

En ce temps-là, Jésus prit avec lui Pierre, Jacques et Jean son frère, et il les emmena à l’écart, sur une haute montagne. Il fut transfiguré devant eux ; son visage devint brillant comme le soleil, et ses vêtements, blancs comme la lumière. Voici que leur apparurent Moïse et Élie, qui s’entretenaient avec lui. Pierre alors prit la parole et dit à Jésus : « Seigneur, il est bon que nous soyons ici ! Si tu le veux, je vais dresser ici trois tentes, une pour toi, une pour Moïse, et une pour Élie. » Il parlait encore, lorsqu’une nuée lumineuse les couvrit de son ombre, et voici que, de la nuée, une voix disait : « Celui-ci est mon Fils bien-aimé, en qui je trouve ma joie : écoutez-le ! » Quand ils entendirent cela, les disciples tombèrent face contre terre et furent saisis d’une grande crainte. Jésus s’approcha, les toucha et leur dit : « Relevez-vous et soyez sans crainte ! » Levant les yeux, ils ne virent plus personne, sinon lui, Jésus, seul. En descendant de la montagne, Jésus leur donna cet ordre : « Ne parlez de cette vision à personne, avant que le Fils de l’homme soit ressuscité d’entre les morts. » Acclamons la Parole de Dieu.

CALENDRIER

 

  • Messe tous les jours à 9 h avec l’office des Laudes

  • Tous les samedis matin de 10 h 30 à 12 h 15 un prêtre se tient dans l’église Notre-Dame pour accueillir une démarche du sacrement de réconciliation

  • Adoration du Saint-Sacrement tous les samedis de 9 h 30 à 12 h à la crypte

 

 

Rendez-vous de la semaine

 

-Mercredi 15 mars à 14 h 30 salle Pierre Lefeuvre : réunion du MCR

- Mercredi 15 mars à 20 h 30 salle Pierre Lefeuvre : rencontre des fiancés des paroisses de Villemomble et du Raincy

 

Jeudi 16 Mars à 20 h 30 à l’Agora, 1 allée Nicolas Carnot : Table ronde interreligieuse organisée par l’UDPP sur le thème : le politique et la religion, quelle articulation ?

 

-Vendredi 17 mars à 14 h 30 salle Pierre Lefeuvre : rencontre des Equipes Saint-Vincent

-Vendredi 17 mars à 20 h 30 salle Pierre Lefeuvre : réunion des catéchumènes adultes

- Samedi 18 Mars de 10 h à 12 h dans l’église. Célébration de la réconciliation et d’adoration du Saint-Sacrement en présence des enfants de la catéchèse, animée par le groupe Alégria.

Samedi 18 Mars à 14 h 30 salle Pierre Lefeuvre : réunion diocésaine de toutes les personnes engagées dans la préparation au mariage dans les paroisses. Après-midi organisée par le Service diocésain de la Pastorale familiale

-Samedi 18 Mars à 18 h 30 salle Pierre Lefeuvre : rencontre des 4èmes-3èmes

-Samedi 18 Mars à 19 h salle Pierre Lefeuvre : rencontre des lycéens

 

 

Rendez-vous du Carême

 

Vendredi 24 Mars à 20 h salle Pierre Lefeuvre : Soirée bol de riz

Inscription préalable nécessaire

 

 

  • - A 19 h à l’église Notre-Dame : Chemin de Croix dans l’église

 

  • - 20 h salle Pierre Lefeuvre : bol de riz partagé au profit de l’association « Honduras Croissance »

 

 

 

DIMANCHE 12 mars 2017 2 ème dimanche de Carême

1 ère lecture (Gn 12,1-4a) Psaume (Ps 32,4-5.18-20.22) 2 ème lecture (2 Rm 1,8b-10 ) Evangile (Mt 17,1-9)

Quête pour les Prêtres âgés

DIMANCHE 19 mars 2017 3 ème dimanche de Carême

1 ère lecture (Ex 17,3-7) Psaume (Ps 94,1-2.6-9) 2 ème lecture (Rm 5,1-2.5-8) Evangile (Jn 4,5-42)

Messe anticipée le samedi à 18 h à Saint-Louis -Dimanche à 10 h 30 messe à Notre-Dame

Au cours de la messe 1 er scrutin pour les 7 futurs baptisés de Pâques

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paroisse du Raincy - dans Feuilles de semaine
5 mars 2017 7 05 /03 /mars /2017 18:53

Le Carême, un temps pour dire « non » à l’asphyxie et à la pollution de l’esprit (homélie intégrale du pape François lors du Mercredi des Cendres

« Revenez à moi de tout votre cœur, […] revenez au Seigneur votre Dieu » (Jl 2, 12.13): c’est le cri par lequel le prophète Joël s’adresse au peuple au nom du Seigneur; personne ne pouvait se sentir exclu: « Rassemblez les anciens, réunissez petits enfants et nourrissons; […] le jeune époux […] et la jeune mariée » (v. 16). Tout le peuple fidèle est convoqué pour se mettre en chemin et adorer son Dieu, « car il est tendre et miséricordieux, lent à la colère et plein d’amour » (v. 13).

 

Nous voulons nous aussi nous faire l’écho de cet appel, nous voulons revenir au cœur miséricordieux du Père. En ce temps de grâce que nous commençons aujourd’hui, fixons une fois encore notre regard sur sa miséricorde. Le Carême est un chemin: il nous conduit à la victoire de la miséricorde sur tout ce qui cherche à nous écraser ou à nous réduire à quelque chose qui ne convient pas à la dignité des fils de Dieu. Le Carême est la route de l’esclavage à la liberté, de la souffrance à la joie, de la mort à la vie. Le geste des cendres par lequel nous nous mettons en chemin nous rappelle notre condition d’origine: nous avons été tirés de la terre, nous sommes faits de poussière. Oui, mais poussière dans les mains amoureuses de Dieu qui souffle son Esprit de vie sur chacun de nous et veut continuer à le faire; il veut continuer à nous donner ce souffle de vie qui nous sauve des autres types de souffle: l’asphyxie étouffante provoquée par nos égoïsmes, asphyxie étouffante générée par des ambitions mesquines et des indifférences silencieuses; asphyxie qui étouffe l’esprit, réduit l’horizon et anesthésie les battements du cœur. Le souffle de la vie de Dieu nous sauve de cette asphyxie qui éteint notre foi, refroidit notre charité et détruit notre espérance. Vivre le Carême c’est désirer ardemment ce souffle de vie que notre Père ne cesse de nous offrir dans la fange de notre histoire.

 

Le souffle de la vie de Dieu nous libère de cette asphyxie dont, souvent nous ne sommes pas conscients, et que nous sommes même habitués à «normaliser», même si ses effets se font sentir; cela nous semble «normal» car nous sommes habitués à respirer un air où l’espérance est raréfiée, un air de tristesse et de résignation, un air étouffant de panique et d’hostilité.

 

Le Carême est le temps pour dire non. Non à l’asphyxie de l’esprit par la pollution causée par l’indifférence, par la négligence à penser que la vie de l’autre ne me regarde pas, par toute tentative de banaliser la vie, spécialement celle de ceux qui portent dans leur chair le poids de tant de superficialité. Le Carême veut dire non à la pollution intoxicante des paroles vides et qui n’ont pas de sens, de la critique grossière et rapide, des analyses simplistes qui ne réussissent pas à embrasser la complexité des problèmes humains, spécialement les problèmes de tous ceux qui souffrent le plus. Le Carême est le temps pour dire non; non à l’asphyxie d’une prière qui nous tranquillise la conscience, d’une aumône qui nous rend satisfaits, d’un jeûne qui nous fait nous sentir bien. Le Carême est le temps pour dire non à l’asphyxie qui naît des intimismes qui excluent, qui veulent arriver à Dieu en esquivant les plaies du Christ présentes dans les plaies des frères: ces spiritualités qui réduisent la foi à une culture de ghetto et d’exclusion.

 

Le Carême est le temps de la mémoire, c’est le temps pour penser et nous demander: qu’en serait-il de nous si Dieu nous avait fermé la porte ? Qu’en serait-il de nous sans sa miséricorde qui ne s’est pas lassée de pardonner et qui nous a toujours donné l’occasion de recommencer à nouveau ? Le Carême est le temps pour nous demander: où serions-nous sans l’aide de tant de visages silencieux qui, de mille manières, nous ont tendu la main et qui, par des gestes très concrets, nous ont redonné l’espérance et nous ont aidé à recommencer ?

 

Le Carême est le temps pour recommencer à respirer, c’est le temps pour ouvrir le cœur au souffle de l’Unique capable de transformer notre poussière en humanité. Il n’est pas le temps pour déchirer nos vêtements face au mal qui nous entoure, mais plutôt pour faire de la place dans notre vie à tout le bien que nous pouvons faire, nous dépouillant de tout ce qui nous isole, nous ferme et nous paralyse. Le Carême est le temps de la compassion pour dire avec le psalmiste: «Rends-moi la joie d’être sauvé, que l’esprit généreux me soutienne », pour que par notre vie nous proclamions ta louange (cf. Ps 51, 14), et pour que notre poussière par la force de ton souffle de vie se transforme en «poussière aimée».

UN TEMPS DE RESURRECTION

 

1 ère lecture (Gn 2,7-9 et 3,1-7) Psaume (Ps 50,3-6.12-14.17) 2 ème lecture (Rm 5,12-19) Evangile (Mt 4,1-11)

 

 

«… Pour célébrer d’un cœur pur le mystère pascal … pour parvenir à la fin à la Pâque éternelle.» Le Carême n’est pas une sorte de Ramadan. Il n’est pas seulement un temps de maîtrise de soi pour mieux correspondre à la volonté de Dieu. Il est essentiellement la montée de l’Eglise vers la Pâque de son Seigneur, le Christ Jésus.

 

Il s’inscrit dans le temps de l’Alliance. Il est le temps durant lequel, année après année, nous faisons « sauter les verrous » que sont nos fautes et nos faiblesses acceptées. Il est le temps où nous approfondissons notre alliance avec Lui, alliance que nous renouvellerons dans la nuit pascale, avec ceux qui, catéchumènes, vont la réaliser dans les eaux du baptême, dans le sang versé par le Christ, dans sa résurrection de Fils de Dieu qui nous entraîne avec lui dans sa filiation divine.

 

Le Carême se vit avec le Christ, par le Christ et en Lui, le Christ qui monte à Jérusalem avec ses apôtres et son Eglise. Le Christ qui leur dévoile, comme à nous, progressivement et, malgré leurs incompréhensions, qu’il est tout à la fois le crucifié et le ressuscité. Par le Carême, il nous invite à prendre de la hauteur et à regarder la trajectoire totale de notre vie. D’où venons-nous, où allons-nous ? Et pour cela quel chemin prendre ?

 

Dès le premier jour de ce temps de grâce, nous avons à choisir entre ces deux paroles, l’une : » Vous serez comme des dieux, vous ne mourrez pas.» Et l’autre :« Tu n’adoreras que Dieu seul »

 

C’est en Dieu seul qu’est la Vie. Cela ne signifie donc pas une mort totale de nous-mêmes, mais à l’inverse, la mort de ce qui contrarie la plénitude de la Vie en nous, la vie divine, notre divinisation En Christ, la mort n’a jamais le dernier mot. Et il nous le dit en chaque Carême. A cause de nos lenteurs, de nos retours en arrière, nous reprenons, nous recommençons chaque année, cette longue marche avec, au terme, la résurrection. C’est un chemin austère puisqu’il passe par la croix, mais c’est un chemin illuminé par la perspective du dernier mot de Dieu qui est toujours « Aujourd’hui, je t’ai engendré… tu es mon Fils bien-aimé. »

 

Chaque Evangile du Carême scande cette marche vers la lumière. La Transfiguration qui nous donne d’entrevoir la lumière divine, la Samaritaine qui voit clair sur elle-même, l’aveugle-qui voit celui qui est la lumière du monde, Lazare qui ressuscite et qui retrouve la Vie en sortant de la nuit du tombeau.

 

 

 

 

Première lecture (Gn 2, 7-9 ; 3, 1-7a)

 

Le Seigneur Dieu modela l’homme avec la poussière tirée du sol ; il insuffla dans ses narines le souffle de vie, et l’homme devint un être vivant. Le Seigneur Dieu planta un jardin en Éden, à l’orient, et y plaça l’homme qu’il avait modelé. Le Seigneur Dieu fit pousser du sol toutes sortes d’arbres à l’aspect désirable et aux fruits savoureux ; il y avait aussi l’arbre de vie au milieu du jardin, et l’arbre de la connaissance du bien et du mal. Or le serpent était le plus rusé de tous les animaux des champs que le Seigneur Dieu avait faits. Il dit à la femme : « Alors, Dieu vous a vraiment dit : ‘Vous ne mangerez d’aucun arbre du jardin’ ? » La femme répondit au serpent : « Nous mangeons les fruits des arbres du jardin. Mais, pour le fruit de l’arbre qui est au milieu du jardin, Dieu a dit : ‘Vous n’en mangerez pas, vous n’y toucherez pas, sinon vous mourrez.’ » Le serpent dit à la femme : « Pas du tout ! Vous ne mourrez pas ! Mais Dieu sait que, le jour où vous en mangerez, vos yeux s’ouvriront, et vous serez comme des dieux, connaissant le bien et le mal. » La femme s’aperçut que le fruit de l’arbre devait être savoureux, qu’il était agréable à regarder et qu’il était désirable, cet arbre, puisqu’il donnait l’intelligence. Elle prit de son fruit, et en mangea. Elle en donna aussi à son mari, et il en mangea. Alors leurs yeux à tous deux s’ouvrirent et ils se rendirent compte qu’ils étaient nus. Parole du Seigneur.

 

Psaume (Ps 50 (51), 3-4, 5-6ab, 12-13, 14.17)

 

Pitié pour moi, mon Dieu, dans ton amour, selon ta grande miséricorde, efface mon péché. Lave-moi tout entier de ma faute, purifie-moi de mon offense. Oui, je connais mon péché, ma faute est toujours devant moi. Contre toi, et toi seul, j’ai péché, ce qui est mal à tes yeux, je l’ai fait. Crée en moi un cœur pur, ô mon Dieu, renouvelle et raffermis au fond de moi mon esprit. Ne me chasse pas loin de ta face, ne me reprends pas ton esprit saint. Rends-moi la joie d’être sauvé ; que l’esprit généreux me soutienne. Seigneur, ouvre mes lèvres, et ma bouche annoncera ta louange.

 

Deuxième lecture (Rm 5, 12-19)

 

Frères, nous savons que par un seul homme, le péché est entré dans le monde, et que par le péché est venue la mort ; et ainsi, la mort est passée en tous les hommes, étant donné que tous ont péché. Avant la loi de Moïse, le péché était déjà dans le monde, mais le péché ne peut être imputé à personne tant qu’il n’y a pas de loi. Pourtant, depuis Adam jusqu’à Moïse, la mort a établi son règne, même sur ceux qui n’avaient pas péché par une transgression semblable à celle d’Adam. Or, Adam préfigure celui qui devait venir. Mais il n’en va pas du don gratuit comme de la faute. En effet, si la mort a frappé la multitude par la faute d’un seul, combien plus la grâce de Dieu s’est-elle répandue en abondance sur la multitude, cette grâce qui est donnée en un seul homme, Jésus Christ. Le don de Dieu et les conséquences du péché d’un seul n’ont pas la même mesure non plus : d’une part, en effet, pour la faute d’un seul, le jugement a conduit à la condamnation ; d’autre part, pour une multitude de fautes, le don gratuit de Dieu conduit à la justification. Si, en effet, à cause d’un seul homme, par la faute d’un seul, la mort a établi son règne, combien plus, à cause de Jésus-Christ et de lui seul, régneront-ils dans la vie, ceux qui reçoivent en abondance le don de la grâce qui les rend justes. Bref, de même que la faute commise par un seul a conduit tous les hommes à la condamnation, de même l’accomplissement de la justice par un seul a conduit tous les hommes à la justification qui donne la vie. En effet, de même que par la désobéissance d’un seul être humain la multitude a été rendue pécheresse, de même par l’obéissance d’un seul la multitude sera-t-elle rendue juste. Parole du Seigneur.

 

Évangile (Mt 4, 1-11)

 

En ce temps-là, Jésus fut conduit au désert par l’Esprit pour être tenté par le diable. Après avoir jeûné quarante jours et quarante nuits, il eut faim. Le tentateur s’approcha et lui dit : « Si tu es Fils de Dieu, ordonne que ces pierres deviennent des pains. » Mais Jésus répondit : « Il est écrit : L’homme ne vit pas seulement de pain, mais de toute parole qui sort de la bouche de Dieu. » Alors le diable l’emmène à la Ville sainte, le place au sommet du Temple et lui dit : « Si tu es Fils de Dieu, jette-toi en bas ; car il est écrit : Il donnera pour toi des ordres à ses anges, et : Ils te porteront sur leurs mains, de peur que ton pied ne heurte une pierre. » Jésus lui déclara : « Il est encore écrit : Tu ne mettras pas à l’épreuve le Seigneur ton Dieu. » Le diable l’emmène encore sur une très haute montagne et lui montre tous les royaumes du monde et leur gloire. Il lui dit : « Tout cela, je te le donnerai, si, tombant à mes pieds, tu te prosternes devant moi. » Alors, Jésus lui dit : « Arrière, Satan ! car il est écrit : C’est le Seigneur ton Dieu que tu adoreras, à lui seul tu rendras un culte. » Alors le diable le quitte. Et voici que des anges s’approchèrent, et ils le servaient. Acclamons la Parole de Dieu.

CALENDRIER

 

  • Messe tous les jours à 9 h avec l’office des Laudes

  • Tous les samedis matin de 10 h 30 à 12 h 15 un prêtre se tient dans l’église Notre-Dame pour accueillir une démarche du sacrement de réconciliation

  • Adoration du Saint-Sacrement tous les samedis de 9 h 30 à 12 h à la crypte

 

 

 

 

 

 

Rendez-vous de la semaine

 

-Lundi 6 Mars à 20 h 30 au presbytère : réunion du conseil économique pour les affaires économiques de la paroisse

-Mardi 7 mars à 20 h 30 salle Pierre Lefeuvre : réunion du groupe biblique paroissial

-Mercredi 8 mars à 20 h 30 salle Pierre Lefeuvre : rencontre des fiancés des paroisses de Villemomble et du Raincy

 

 

-Mercredi 8 mars à 20 h 30 Concert en l’église Notre-Dame dans le cadre du festival des voix mêlées : messe Nelson de HAYDN

 

-Jeudi 9 Mars : réunion des curés des trois paroisses, le Raincy, Villemomble et Gagny

suivi du repas de tous les prêtres du secteur

-Jeudi 9 Mars à 20 h 30 salle Pierre Lefeuvre : réunion des accompagnateurs au catéchuménat des adultes

-Jeudi 9 mars à 20 h 30 salle Pierre Lefeuvre : réunion du groupe biblique œcuménique

-Samedi 11 Mars à 14 h 30 salle Pierre Lefeuvre : Assemblée Générale de l’Association RESTAURER

Samedi 11 Mars à 18h : soirée œcuménique entre lycéens au Temple Protestant

 

 

  • - Dimanche 12 Mars à 12h : repas des fiancés du Raincy et de Villemomble

suivi d’un temps de catéchèse

 

Nous souhaitons insérer de nouveaux chants dans le carnet rouge paroissial. Mais 200 carnets sur les 600 achetés initialement ont disparu. Si certains ont été volés, beaucoup d’autres ont été emportés par erreur. Si c’est votre cas, merci de le rapporter rapidement à l’église !

 

 

 

DIMANCHE 5 mars 2017 1 er dimanche de Carême

1 ère lecture (Gn 2,7-9 et 3,1-7) Psaume (Ps 50,3-6.12-14.17) 2 ème lecture (Rm 5,12-19) Evangile (Mt 4,1-11)

Messe anticipée le samedi à 18 h à Saint-Louis -Dimanche à 10 h 30 messe à Notre-Dame

Messe anticipée le samedi à 18 h à Saint-Louis -Dimanche à 10 h 30 messe à Notre-Dame

 

DIMANCHE 12 mars 2017 2 ème dimanche de Carême

1 ère lecture (Gn 12,1-4a) Psaume (Ps 32,4-5.18-20.22) 2 ème lecture (2 Rm 1,8b-10 ) Evangile (Mt 17,1-9)

Messe anticipée le samedi à 18 h à Saint-Louis -Dimanche à 10 h 30 messe à Notre-Dame

Quête pour les Prêtres âgés

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paroisse du Raincy - dans Feuilles de semaine
24 février 2017 5 24 /02 /février /2017 19:21

Aimer ses ennemis et rompre la chaîne du mal (traduction complète)

 

Paroles du pape à l’angélus, du 19 Février

 

Chers frères et sœurs, bonjour !

 

Dans l’Evangile de ce dimanche (Mt 5,38-48) une des pages qui expriment le mieux la “révolution” chrétienne -, Jésus montre le chemin de la vraie justice par la loi de l’amour qui dépasse celle du talion, qui dit « œil pour œil dent pour dent ». Cette règle antique imposait d’infliger aux transgresseurs des peines équivalentes aux dommages infligés : la mort à qui avait tué, l’amputation à qui avait blessé quelqu’un, et ainsi de suite.

 

Jésus ne demande pas à ses disciples de subir le mal, au contraire, il demande de réagir, mais pas par un autre mal, par le bien. Ce n’est que comme cela que l’on rompt la chaîne du mal : un mal apporte un autre mal, un autre, un autre mal… On rompt cette chaîne du mal et les choses changent vraiment. En effet, le mal c’est un « vide », un vide de bien, et on ne peut pas remplir un vide par un autre vide, mais seulement par un « plein » c’est-à-dire par le bien. Les représailles ne conduisent jamais à la résolution des conflits. « Tu m’as fait cela, moi je vais te le faire » : cela ne résout jamais un conflit, et ce n’est pas non plus chrétien.

 

Pour Jésus, le refus de la violence peut comporter aussi le renoncement à un droit légitime, et il en donne certains exemples : tendre l’autre joue, céder son vêtement ou son argent, accepter d’autres sacrifices (cf. vv. 39-42). Mais ce renoncement ne signifie pas que les exigences de la justice sont ignorées ou contredites: non, au contraire, l’amour chrétien qui se manifeste d’une façon spéciale dans la miséricorde, représente une réalisation supérieure de la justice. Ce que Jésus veut nous enseigner, c’est la distinction nette que nous devons faire entre la justice et la vengeance. Distinguer justice et vengeance. La vengeance n’est jamais juste. Il nous est permis de demander justice, il est de notre devoir de pratiquer la justice. En revanche il nous est interdit de nous venger ou de fomenter la vengeance, quelle qu’elle soit, parce qu’elle est l’expression de la haine et de la violence.

 

Jésus ne veut pas proposer un nouvel ordre civil, mais plutôt le commandement de l’amour du prochain, qui comprend aussi l’amour des ennemis : « Aimez vos ennemis et priez pour ceux qui vous persécutent » (v. 44). Et ce n’est pas facile. Cette parole ne doit pas être comprise comme une approbation du mal accompli par l’ennemi, mais comme une invitation à une perspective supérieure, une perspective magnanime, semblable à cette du Père céleste qui dit Jésus « fait lever son soleil sur les méchants et sur les bons, et fait pleuvoir sur les justes et sur les injustes » (v. 45). En effet, l’ennemi aussi est une personne humaine, créée en tant que telle à l’image de Dieu, même si actuellement cette image est obscurcie par une conduite indigne.

 

Lorsque nous parlons « d’ennemis », nous ne devons pas penser à je ne sais quelles personnes différentes et loin de nous. Nous parlons aussi de nous-mêmes, qui pouvons entrer en conflit avec notre prochain, parfois avec notre famille. Combien d’inimitiés dans les familles, combien ! Pensons à cela. Les ennemis ce sont aussi ceux qui parlent mal de nous, qui nous calomnient et qui nous font des torts. Et ce n’est pas facile à digérer. Nous sommes appelés à répondre à tous ceux-là par le bien, qui a aussi ses stratégies, inspirées par l’amour.

 

Que le Vierge Marie nous aide à suivre Jésus sur ce chemin exigeant, qui exalte vraiment la dignité humaine et nous fait vivre en enfants de notre Père qui est dans les cieux.

 

Qu’elle nous aide à pratiquer la patience, le dialogue, le pardon, et à être ainsi des artisans de communion, des artisans de fraternité, dans notre vie quotidienne, sur tout dans notre famille.

RICHESSE ET PAUVRETÉ

 

1 ère lecture (Is 49,14-15) Psaume (Ps 61,2-3.8.9) 2 ème lecture (1 Co 4,1-5) Evangile (Mt 6,24-34)

 

Le Christ n’a jamais vécu avec son Père au moyen de compromis savants et successifs. Il a tout donné de son humanité. « Je connais tes œuvres : tu n’es ni froid ni bouillant. Plût à Dieu que tu fusses froid ou bouillant! Mais parce que tu es tiède et que tu n’es ni froid ni bouillant, je te vomirai de ma bouche. Apocalypse III, 16.

 

« Heureux les pauvres de cœur! » (Mt 5,2). C’est en écho à la première béatitude qu’il faut comprendre la portée de l’évangile de ce dimanche, aussi bien dans notre vie personnelle que dans la vie des nations entre elles. Bien des problèmes connaîtraient un début d’une solution si les réunions des G 8, G 12 ou G 20, si les Forum Mondiaux ne se repliaient pas sur leurs richesses abandonnant les plus pauvres hors de leurs conférences.

 

Comme nous passons sur le trottoir de nos villes devant le pauvre qui s’est assis à la porte du Supermarché ou non loin du distributeur de la banque. Une manœuvre, peut-être. Non, le rappel d’une réalité.

 

Pour chacun de nous, le Royaume est là, tout proche, déjà mystérieusement et ce n’est pas une utopie que d’opter pour Dieu sans compromis, le servir sans partage, s’en remettre à lui avec une confiance totale dans son dessein de salut, telle est l’exigence primordiale.

 

Nul ne peut servir deux maîtres, nul ne peut servir Dieu et l’Argent! Ces paroles du Christ sont à comprendre dans la plénitude de leur signification. L’argent résume tout ce que nous cherchons à posséder, à retenir en une possession qui devient un asservissement !

 

Ne devrait-on pas quitter les choses avant qu’elles ne nous quittent? Nous construisons tant de remparts pour assurer les prétentions de notre personnalité… mais peu nombreux sont ceux qui ont choisi cette liberté et cette ouverture à Dieu par la donation de leurs triples vœux religieux. Les richesses, matérielles, sociales, intellectuelles, spirituelles, quelles qu’elles soient. Dieu les a mis à notre disposition. Elles ne sont pas à rejeter, elles sont là pour bâtir un monde à la mesure de Dieu, et des hommes, un monde à explorer, un univers à découvrir, parfois péniblement, avec Dieu, la main dans la main.

 

Vivre dans la confiance et dans cette espérance au sein de l’universelle insécurité, échanger les mille soucis de la vie contre l’unique souci de construire le Royaume et sa justice, tel est le pari qu’il a confié à l’homme au premier jour (Genèse. Ch. 1) Est-ce le nôtre ?

 

 

PREMIÈRE LECTURE « MOI, JE NE TOUBLIERAI PAS » (IS 49, 14-15)

Lecture du livre du prophète Isaïe

Jérusalem disait : « Le Seigneur m’a abandonnée, mon Seigneur m’a oubliée. » Une femme peut-elle oublier son nourrisson, ne plus avoir de tendresse pour le fils de ses entrailles ? Même si elle l’oubliait, moi, je ne t’oublierai pas, dit le Seigneur. Parole du Seigneur.

PSAUME (PS 61 (62), 2-3, 8, 9)

R/ EN DIEU SEUL, LE REPOS DE MON AME (PS 61, 2A)

Je n’ai de repos qu’en Dieu seul, mon salut vient de lui. Lui seul est mon rocher, mon salut, ma citadelle : je suis inébranlable.

Mon salut et ma gloire se trouvent près de Dieu. Chez Dieu, mon refuge, mon rocher imprenable ! Comptez sur lui en tous temps, vous, le peuple. Devant lui épanchez votre cœur : Dieu est pour nous un refuge.

 

DEUXIÈME LECTURE « Le Seigneur rendra manifestes les intentions des cœurs » (1 Co 4, 1-5)

Lecture de la première lettre de saint Paul apôtre aux Corinthiens

Frères, que l’on nous regarde comme des auxiliaires du Christ et des intendants des mystères de Dieu. Or, tout ce que l’on demande aux intendants, c’est d’être trouvés dignes de confiance. Pour ma part, je me soucie fort peu d’être soumis à votre jugement, ou à celui d’une autorité humaine ; d’ailleurs, je ne me juge même pas moi-même. Ma conscience ne me reproche rien, mais ce n’est pas pour cela que je suis juste : celui qui me soumet au jugement, c’est le Seigneur. Ainsi, ne portez pas de jugement prématuré, mais attendez la venue du Seigneur, car il mettra en lumière ce qui est caché dans les ténèbres, et il rendra manifestes les intentions des cœurs. Alors, la louange qui revient à chacun lui sera donnée par Dieu. Parole du Seigneur.

ÉVANGILE « NE VOUS FAITES PAS DE SOUCI POUR DEMAIN » (MT 6, 24-34)

Alléluia. Alléluia. Elle est vivante, énergique, la parole de Dieu ; elle juge des intentions et des pensées du cœur. Alléluia. (cf. He 4, 12)

Évangile de Jésus Christ selon saint Matthieu

En ce temps-là, Jésus disait à ses disciples : « Nul ne peut servir deux maîtres : ou bien il haïra l’un et aimera l’autre, ou bien il s’attachera à l’un et méprisera l’autre. Vous ne pouvez pas servir à la fois Dieu et l’Argent.

 

C’est pourquoi je vous dis : Ne vous souciez pas, pour votre vie, de ce que vous mangerez, ni, pour votre corps, de quoi vous le vêtirez. La vie ne vaut-elle pas plus que la nourriture, et le corps plus que les vêtements ? Regardez les oiseaux du ciel : ils ne font ni semailles ni moisson, ils n’amassent pas dans des greniers, et votre Père céleste les nourrit. Vous-mêmes, ne valez-vous pas beaucoup plus qu’eux ? Qui d’entre vous, en se faisant du souci, peut ajouter une coudée à la longueur de sa vie ? Et au sujet des vêtements, pourquoi se faire tant de souci ? Observez comment poussent les lis des champs : ils ne travaillent pas, ils ne filent pas. Or je vous dis que Salomon lui-même, dans toute sa gloire, n’était pas habillé comme l’un d’entre eux. Si Dieu donne un tel vêtement à l’herbe des champs, qui est là aujourd’hui, et qui demain sera jetée au feu, ne fera-t-il pas bien davantage pour vous, hommes de peu de foi ? Ne vous faites donc pas tant de souci ; ne dites pas : ‘Qu’allons-nous manger ? Ou bien : ‘Qu’allons-nous boire ? Ou encore : ‘Avec quoi nous habiller ? Tout cela, les païens le recherchent. Mais votre Père céleste sait que vous en avez besoin. Cherchez d’abord le royaume de Dieu et sa justice, et tout cela vous sera donné par surcroît. Ne vous faites pas de souci pour demain : demain aura souci de lui-même ; à chaque jour suffit sa peine. » Acclamons la Parole de Dieu.

CALENDRIER

 

  • Messe tous les jours à 9 h avec l’office des Laudes

  • Tous les samedis matin de 10 h 30 à 12 h 15 un prêtre se tient dans l’église Notre-Dame pour accueillir une démarche du sacrement de réconciliation

  • Adoration du Saint-Sacrement tous les samedis de 9 h 30 à 12 h à la crypte

 

 

Rendez-vous de la semaine

 

Lundi 27 et Mardi 28, le père Frédéric Benoist est à la formation « les pasteurs selon mon cœur » à Paris

 

Mercredi 1er Mars : mercredi des cendres - Entrée en Carême

Journée de jeûne

 

-Messe à 8 h 30 à la crypte Notre-Dame avec les enfants du collège de lécole Sainte-Clotilde

-Messe à 9 h en l’église Saint-Louis

-Messe à 19 h 30 en l’église Notre-Dame

 

-Jeudi 2 mars à 20 h 30 salle Pierre Lefeuvre : réunion de l’Equipe d’Animation Paroissiale

-Vendredi 3 mars Vendredi 3 Mars à 20 h 30 au presbytère : réunion de l’équipe diocésaine de la pastorale familiale

-Samedi 4 Mars à 11 h salle Pierre Lefeuvre : rencontre des distributeurs du journal le Messager

- Samedi 4 mars à 14 h salle Pierre Lefeuvre : Réunion de l’ACAT

 

 

  • - Dimanche 5 mars de 10 h à 18 h rencontre des jeunes de la communauté portugaise qui préparent la confirmation

 

A noter : dans le cadre du festival des voix mêlées - Concert le Mercredi 8 Mars à 20 h 30 en l’église Notre- Dame : Nelson messe de HAYDN

 

L’enveloppe du denier de l’Eglise va arriver dans votre boîte aux lettres. Un grand Merci d’en faire bon usage. Cette période de l’année est difficile pour la trésorerie de la paroisse

Les dons au Denier sont déductibles de l’impôt sur le revenu à hauteur de 66 % du montant du don, dans la limite de 20 % du revenu imposable. Ainsi, un don de 100,00 ne coûte réellement que 34,00 €.

 

DIMANCHE 26 FEVRIER 2017 8 ème dimanche du temps ordinaire

1 ère lecture (Is 49,14-15) Psaume (Ps 61,2-3.8.9) 2 ème lecture (1 Co 4,1-5) Evangile (Mt 6,24-34)

Messe anticipée le samedi à 18 h à Saint-Louis -Dimanche à 10 h 30 messe à Notre-Dame

 

DIMANCHE 5 mars 2017 1 er dimanche de Carême

1 ère lecture (Gn 2,7-9 et 3,1-7) Psaume (Ps 50,3-6.12-14.17) 2 ème lecture (Rm 5,12-19) Evangile (Mt 4,1-11)

Messe anticipée le samedi à 18 h à Saint-Louis -Dimanche à 10 h 30 messe à Notre-Dame

Fête des grand-mères

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paroisse du Raincy - dans Feuilles de semaine
19 février 2017 7 19 /02 /février /2017 16:38

Paroles du pape lors de l’angélus du 12 Février 2016

La liturgie du jour nous présente un autre extrait du Discours de la montagne, que nous trouvons dans l’Evangile de Matthieu (cf. 5,17-37). Dans ce passage, Jésus veut aider ses auditeurs à accomplir une relecture de la loi mosaïque. Ce qui a été dit dans l’ancienne alliance était vrai, mais ce n’était pas tout : Jésus est venu pour accomplir et pour promulguer de façon définitive la loi de Dieu, jusqu’au dernier iota (cf. v. 18). Il en manifeste les finalités originaires et en accomplit les aspects authentiques, et il fait tout cela à travers sa prédication et plus encore par l’offrande de lui-même sur la croix. Ainsi Jésus enseigne comment faire pleinement la volonté de Dieu et il utilise cette parole : avec une “justice supérieure” par rapport à celle des scribes et des pharisiens (cf. v. 20).

Une justice animée par l’amour, par la charité, par la miséricorde, et ainsi capable de réaliser la substance des commandements, en évitant le risque du formalisme. Le formalisme : ceci je peux, cela je ne peux pas ; jusqu’à là je peux, jusqu’à là je ne peux pas… Non : (il faut) plus, plus. En particulier, dans l’Evangile d’aujourd’hui Jésus examine trois aspects : l’homicide, l’adultère et le serment.

Concernant le commandement “ne pas tuer”, Il affirme qu’il est violé non seulement par l’homicide effectif, mais aussi par des comportements qui offensent la dignité de la personne humaine, y compris les paroles injurieuses (cf. v. 22). Certes, ils n’ont pas la même gravité et la même culpabilité que le meurtre, mais ils se placent dans la même ligne, parce qu’ils en sont les prémisses et révèlent la même malveillance. Jésus nous invite à ne pas établir un classement des offenses, mais à les considérer toutes nocives, en tant que mues par l’intention de faire du mal au prochain. Et Jésus donne un exemple. Insulter : nous avons l’habitude d’insulter, comme de dire ‘bonjour’. Et c’est sur la même ligne que le meurtre. Celui qui insulte son frère, tue son frère dans son cœur. S’il vous plaît, n’insultez pas ! Nous ne gagnons rien…

Un autre accomplissement est apporté à la loi matrimoniale. L’adultère était considéré comme une violation du droit de propriété de l’homme sur la femme. Jésus en revanche va à la racine du mal. Comme on arrive à l’homicide à travers les injures et les offenses, ainsi on atteint l’adultère à travers les intentions de possession vis-à-vis d’une femme qui n’est pas sa femme. L’adultère, comme le vol, la corruption et tous les autres péchés, sont d’abord conçus au plus intime de nous-mêmes et une fois qu’on a fait le mauvais choix dans son cœur, le comportement concret se met en œuvre. Et Jésus dit : celui qui regarde une femme qui n’est pas sa femme avec esprit de possession est un adultère dans son cœur, il a commencé le chemin vers l’adultère. Pensons un peu à cela : aux mauvaises pensées qui viennent dans ce domaine.

Jésus, ensuite, dit à ses disciples de ne pas prêter serment, en tant que le serment est signe de l’insécurité et de la duplicité avec lesquels se déroulent les relations humaines. On instrumentalise l’autorité de Dieu pour donner une garantie à nos affaires humaines. Nous sommes plutôt appelés à instaurer entre nous, dans nos familles et dans nos communautés un climat de limpidité et de confiance réciproque, afin de pouvoir être considéré comme sincères sans avoir à recourir à des interventions supérieures pour que l’on croie en nous. La méfiance et la suspicion réciproque menacent toujours la sérénité ! Que la Vierge Marie, femme de l’écoute docile et de l’obéissance joyeuse, nous aide à adhérer toujours plus à l’Evangile, pour être chrétiens non pas “de façade”, mais de substance ! Et c’est possible avec la grâce de l’Esprit-Saint, qui nous permet de tout faire avec amour et ainsi d’accomplir pleinement la volonté de Dieu.

CE QUE NOUS SOMMES

1 ère lecture (Lv 19,1-2.17-18) Psaume (Ps 102,1-48.10.12.13) 2 ème lecture (Co 3,16-23) Evangile (Mt 5,38-48)

 

 

A la suite des Béatitudes, les évangélistes nous disent quelle transposition le Christ en fait dans la vie quotidienne et en particulier dans les difficultés et les oppositions que nous rencontrons.

L’amour des ennemis, par exemple en ce dimanche, ne vient pas de notre indulgence compréhensive. Il a pour fondement le fait que, divinisés par la grâce de Dieu, nous devons la réaliser comme le Christ l’a vécue.

La conduite que le Christ attend devenir celle de ses disciples nous conduit sur le chemin des exigences de la véritable sagesse.

Certes nous sommes de la même « pâte » humaine que l’adversaire qui nous attaque ou nous fait procès. Et cette similitude nous donne déjà le devoir d’une certaine compréhension, d’une certaine indulgence, dans nos comportements comme dans nos réactions. Ce que nous attendons des autres, eux sont aussi en droit de l’attendre de nous. Nous sommes comme eux et dans certaines situations nous avons agi comme eux.

Mais dans la pensée de Dieu, c’est davantage ou plutôt c’est tout autre. « Soyez parfaits …Soyez comme moi … imitez-moi, » non pas comme un modèle extérieur à vous-mêmes qui influencerait votre comportement. Mais » Soyez saint … soyez tendresse et pitié … parce que l’Esprit de Dieu habite en vous. »

7ème dimanche du Temps Ordinaire

 

Lectures de la messe

 

Première lecture (Lv 19,1-2.17-18)

 

Le Seigneur parla à Moïse et dit : « Parle à toute l’assemblée des fils d’Israël. Tu leur diras : Soyez saints, car moi, le Seigneur votre Dieu, je suis saint. Tu ne haïras pas ton frère dans ton cœur. Mais tu devras réprimander ton compatriote, et tu ne toléreras pas la faute qui est en lui. Tu ne te vengeras pas. Tu ne garderas pas de rancune contre les fils de ton peuple. Tu aimeras ton prochain comme toi-même. Je suis le Seigneur. » Parole du Seigneur.

 

Psaume (Ps 102,1-48.10.12.13)

 

Bénis le Seigneur, ô mon âme, bénis son nom très saint, tout mon être ! Bénis le Seigneur, ô mon âme, n’oublie aucun de ses bienfaits ! Car il pardonne toutes tes offenses et te guérit de toute maladie ; il réclame ta vie à la tombe et te couronne d’amour et de tendresse. Le Seigneur est tendresse et pitié, lent à la colère et plein d’amour ; il n’agit pas envers nous selon nos fautes, ne nous rend pas selon nos offenses. Aussi loin qu’est l’orient de l’occident, il met loin de nous nos péchés ; comme la tendresse du père pour ses fils, la tendresse du Seigneur pour qui le craint !

 

Deuxième lecture (Co 3,16-23)

 

Frères, ne savez-vous pas que vous êtes un sanctuaire de Dieu, et que l’Esprit de Dieu habite en vous ? Si quelqu’un détruit le sanctuaire de Dieu, cet homme, Dieu le détruira, car le sanctuaire de Dieu est saint, et ce sanctuaire, c’est vous. Que personne ne s’y trompe : si quelqu’un parmi vous pense être un sage à la manière d’ici-bas, qu’il devienne fou pour devenir sage. Car la sagesse de ce monde est folie devant Dieu. Il est écrit en effet : C’est lui qui prend les sages au piège de leur propre habileté. Il est écrit encore : Le Seigneur le sait : les raisonnements des sages n’ont aucune valeur ! Ainsi, il ne faut pas mettre sa fierté en tel ou tel homme. Car tout vous appartient, que ce soit Paul, Apollos, Pierre, le monde, la vie, la mort, le présent, l’avenir : tout est à vous, mais vous, vous êtes au Christ, et le Christ est à Dieu. Parole du Seigneur.

 

Évangile (Mt 5,38-48)

 

En ce temps-là, Jésus disait à ses disciples : « Vous avez appris qu’il a été dit : Œil pour œil, et dent pour dent. Eh bien ! Moi, je vous dis de ne pas riposter au méchant ; mais si quelqu’un te gifle sur la joue droite, tends-lui encore l’autre. Et si quelqu’un veut te poursuivre en justice et prendre ta tunique, laisse-lui encore ton manteau. Et si quelqu’un te réquisitionne pour faire mille pas, fais-en deux mille avec lui. À qui te demande, donne ; à qui veut t’emprunter, ne tourne pas le dos ! Vous avez appris qu’il a été dit : Tu aimeras ton prochain et tu haïras ton ennemi. Eh bien ! Moi, je vous dis : Aimez vos ennemis, et priez pour ceux qui vous persécutent, afin d’être vraiment les fils de votre Père qui est aux cieux ; car il fait lever son soleil sur les méchants et sur les bons, il fait tomber la pluie sur les justes et sur les injustes. effet, si vous aimez ceux qui vous aiment, quelle récompense méritez-vous ? Les publicains eux-mêmes n’en font-ils pas autant ? Et si vous ne saluez que vos frères, que faites-vous d’extraordinaire ? Les païens eux-mêmes n’en font-ils pas autant ? Vous donc, vous serez parfaits comme votre Père céleste est parfait. » Acclamons la Parole de Dieu.

CALENDRIER

 

Rendez-vous de la semaine

-Mercredi 22 Février à 17 h salle Pierre Lefeuvre : réunion de préparation à la confirmation avec les lycéens

-Mercredi 22 février à 20 h 30 salle Pierre Lefeuvre : réunion de préparation au mariage des fiancés du Raincy et de Villemomble

-Jeudi 23 février à 20 h 30 salle Pierre Lefeuvre : rencontre des catéchumènes adultes et de leurs accompagnateurs

 

Samedi 25 Février de 14 h 30 à 17 h 30 salle Pierre Lefeuvre :

Conférence et catéchèse sur la Miséricorde de Dieu

- La pensée du pape François

- L’année de la Miséricorde, et après ?

  • Catéchèse faite par le père Frédéric Benoist

 

-Samedi 25 Février à 18 h 30 salle Pierre Lefeuvre ; rencontre des 4 ème-3 ème

-Samedi 25 Février à 19 h à Montfermeil : rencontre des lycéens de la paroisse avec le père David KRUPA

-Dimanche 26 Février : repas des jeunes adultes de la paroisse

 

25-26 FÉVRIER : LANCEMENT DE LA NOUVELLE CAMPAGNE D'APPEL AU DENIER DE L'EGLISE

Comme 1ère ressource, le Denier de l'Eglise permet à l'Eglise de Saint-Denis de disposer des moyens nécessaires à sa mission

 

 

DIMANCHE 19 FEVRIER 2017 7 ème dimanche du temps ordinaire

1 ère lecture (Lv 19,1-2.17-18) Psaume (Ps 102,1-48.10.12.13) 2 ème lecture (Co 3,16-23) Evangile (Mt 5,38-48)

 

DIMANCHE 26 FEVRIER 2017 8 ème dimanche du temps ordinaire

1 ère lecture (Is 49,14-15) Psaume (Ps 61,2-3.8.9) 2 ème lecture (1 Co 4,1-5) Evangile (Mt 6,24-34)

Messe anticipée le samedi à 18 h à Saint-Louis -Dimanche à 10 h 30 messe à Notre-Dame

 

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paroisse du Raincy - dans Feuilles de semaine
15 février 2017 3 15 /02 /février /2017 21:32

Message reçu du père Hugues de Centrafrique

lu lors de l’homélie du 5 Février

 

(…) Du 23 au 26 Décembre 2016, je suis allé en brousse chez un confrère, à 138 Km de Bangui pour la célébration de la nativité du Seigneur. Le 24 à 18 h, ma première célébration, à la lumière d'une lampe torche, eut lieu à Potopoto, un village qui a été brûlé par les rebelles en 2013; l'arrivée de notre délégation était saluée par des cris de joie. Les chrétiens des villages environnants n'ont pas hésité à faire plusieurs kilomètres de route à pied pour cette célébration. A 22 h 00, j'ai présidé la messe de la nuit à la paroisse pendant que mon confrère célébrait dans un autre village. La nuit a été courte puisque tout le village a dansé au clair de la lune jusqu'au petit matin : on n'était pas pressé. J'admire ces compatriotes qui restent dignes dans leur précarité et garde en mémoire leur grande humanité.

C'est maintenant la première semaine des examens du premier semestre au grand séminaire Saint Marc; je me réjouis de l'expérience acquise par le biais des trois cours dispensés durant ce semestre. Celle-ci me permettra d'assurer ceux (5 cours) de ce second semestre. Je découvre mon ministère de formateur ; il est exigeant en ce sens qu'il nécessite une présence au séminaire ainsi qu'un esprit d'union et de collaboration au sein du conseil des formateurs afin de réaliser le programme de formation. J'apprends à donner le témoignage d'une vie évangélique en m'abandonnant entre les mains du Seigneur le premier inspirateur et le modèle de tout formateur. Ce ministère est aussi une grâce puisqu'il nous invite sans cesse à la conversion pour le bien de ces étudiants que nous accompagnons ; nous comptons sur ta prière confiante pour former des prêtres selon le cœur de Dieu.

Le changement de cadre et d'activités, pendant le remplacement d'été au Raincy, me permettra de me ressourcer en vue de la prochaine année académique. Je t'assure de ma prière toute fraternelle. Que le Seigneur bénisse la communauté du Raincy ainsi que toute la France ! Bien à toi. Père Hugues EBENGUI KOLONGO

 

Paroles du pape François lors de l’Angelus du Dimanche 5 Février 2017

 

Au cours de ces dimanches la liturgie propose ce que l’on appelle « le Sermon sur la montagne », de l’Evangile de Matthieu. Après avoir présenté les Béatitudes dimanche dernier, aujourd’hui il met l’accent sur les paroles de Jésus décrivant la mission de ses disciples dans le monde (cf. Mt 5,13-16). Il utilise les métaphores du sel et de la lumière et ses paroles s’adressent aux disciples de toutes les époques, donc à nous aussi.

Jésus nous invite à être un reflet de sa lumière, à travers le témoignage des œuvres bonnes. Et il dit: «Ainsi, que votre lumière brille devant les hommes, afin qu’ils voient vos œuvres bonnes et qu’ils glorifient votre Père qui est dans les cieux» (Mt 5,16).

Ces paroles soulignent que nous sommes reconnus comme de véritables disciples de Celui qui est la Lumière du monde, non pas par nos paroles, mais par nos œuvres. En effet, c’est avant tout notre comportement dans le bien ou dans le mal qui laisse une marque dans les autres. Nous avons donc un devoir et une responsabilité du fait du don reçu: la lumière de la foi, qui est en nous par le Christ et par l’action du Saint-Esprit, nous ne devons pas la garder comme si elle était notre propriété. Au contraire, nous sommes appelés à la faire briller dans le monde, à la donner à d’autres grâce à nos œuvres bonnes. Et combien le monde a besoin de la lumière de l’Evangile qui transforme, guérit et garantit le salut à ceux qui l’acceptent! Cette lumière, nous devons l’apporter par nos œuvres bonnes. La lumière de notre foi, en se donnant, ne s’éteint pas, mais se renforce. Elle peut au contraire disparaître, si on ne la nourrit pas par l’amour et par les œuvres de charité.

Rechercher, Découvrir et traduire dans nos vies

la sagesse de Dieu

 

1 ère lecture (Si 15,15-20) Psaume (Ps 118,1-2.4-5.17-18.33-34) 2 ème lecture (Co 2,6-10) Evangile (Mt 5,17-37)

 

C’est dans le cœur de l’homme que se joue sa fidélité à Dieu et son ouverture aux autres. Et c’est que nous avons à assumer et traduire la pensée de Dieu que nous découvrons dans le « vécu » de Jésus-Christ.

Sur les bords du Jourdain, André et Philippe recherchaient quel était celui dont les prophètes avaient parlé. Ils ne voulaient pas en rester au simple commentaire des scribes ni même ceux plus élaborés des docteurs de la Loi. Ils avaient quitté le monde clos de Jérusalem où ces doctes personnes jasaient sur des textes, que des scribes transcrivaient en même temps qu’ils les explicitaient par de savants commentaires. Ils ne voulaient pas en rester là. Ils voulaient voir clair. Ben Sirac avait dit : » Étends la main. Regarde et choisis. » Sur les bords du Jourdain, André et Philippe ont découvert une voix qui se faisait entendre. Elle était l’écho de celle des prophètes. Elle ne proclamait pas une sagesse de ce monde. Elle voulait, humblement, proclamer la pensée de Dieu qu’il avait découvert. Jean-Baptiste était venu pour rendre témoignage à la lumière, celle qui venait dans ce monde pour illuminer les hommes. (St Jean. 1. 3 et 4)

Mais la sagesse est un mystère de Dieu. « Ce que personne n’avait vu de ses yeux ni entendu de ses oreilles. »

 

Les grandes discussions que nous pouvons avoir en nous-mêmes comme avec nos proches, seront toujours partielles et bien souvent partiales si elles n’en restent qu’à une discussion sur le rituel de nos gestes sociaux ou moralisateurs. Les profondeurs du mystère ne peuvent se mesurer. La morale naturelle ne contredit pas la pensée de Dieu, mais elle n’est pas toute la pensée de Dieu que Jésus nous a révélée.

 

Et qui peut atteindre cette pensée s’il n’y a pas un immense amour, un amour attentif à accomplir toute la loi, dans un comportement intérieurement vécu, plus radical aussi d’ailleurs parce que Jésus appelle chacun de nous à se dépasser lui-même comme à dépasser la lettre, pour mener une vie de foi authentique.

 

C’est d’abord la loi de Dieu qui doit être la nôtre, que nous avons à connaître, que nous avons à faire connaître, que nous avons à traduire dans nos gestes quotidiens pour Dieu, comme pour nos frères. « Ouvre mes yeux que je contemple les merveilles de ta Loi »… et pas seulement la lettre.

« N’en restez pas là… moi je vous dis…». La Loi est sans doute une merveille, mais elle doit être vécue comme le Christ l’a vécue. Car pour lui, tout se joue désormais au niveau du cœur humain qui doit être à l’image et à la ressemblance du cœur de Dieu.

Première lecture (Si 15,15-20)

 

Si tu le veux, tu peux observer les commandements, il dépend de ton choix de rester fidèle. Le Seigneur a mis devant toi l’eau et le feu : étends la main vers ce que tu préfères. La vie et la mort sont proposées aux hommes, l’une ou l’autre leur est donnée selon leur choix. Car la sagesse du Seigneur est grande, fort est son pouvoir, et il voit tout. Ses regards sont tournés vers ceux qui le craignent, il connaît toutes les actions des hommes. Il n’a commandé à personne d’être impie, il n’a donné à personne la permission de pécher. Parole du Seigneur.

 

Psaume (Ps 118,1-2.4-5.17-18.33-34)

 

Heureux les hommes intègres dans leurs voies qui marchent suivant la loi du Seigneur ! Heureux ceux qui gardent ses exigences, ils le cherchent de tout cœur ! Toi, tu promulgues des préceptes à observer entièrement. Puissent mes voies s’affermir à observer tes commandements ! Sois bon pour ton serviteur, et je vivrai, j’observerai ta parole. Ouvre mes yeux, que je contemple les merveilles de ta loi. Enseigne-moi, Seigneur, le chemin de tes ordres ; à les garder, j’aurai ma récompense. Montre-moi comment garder ta loi, que je l’observe de tout cœur.

 

Deuxième lecture (Co 2,6-10)

 

Frères, c’est bien de sagesse que nous parlons devant ceux qui sont adultes dans la foi, mais ce n’est pas la sagesse de ce monde, la sagesse de ceux qui dirigent ce monde et qui vont à leur destruction. Au contraire, ce dont nous parlons, c’est de la sagesse du mystère de Dieu, sagesse tenue cachée, établie par lui dès avant les siècles, pour nous donner la gloire. Aucun de ceux qui dirigent ce monde ne l’a connue, car, s’ils l’avaient connue, ils n’auraient jamais crucifié le Seigneur de gloire. Mais ce que nous proclamons, c’est, comme dit l’Écriture : ce que l’œil n’a pas vu, ce que l’oreille n’a pas entendu, ce qui n’est pas venu à l’esprit de l’homme, ce que Dieu a préparé pour ceux dont il est aimé. Et c’est à nous que Dieu, par l’Esprit, en a fait la révélation. Car l’Esprit scrute le fond de toutes choses, même les profondeurs de Dieu. Parole du Seigneur.

 

Évangile (Mt 5,17-37)

 

En ce temps-là, Jésus disait à ses disciples : « Ne pensez pas que je sois venu abolir la Loi ou les Prophètes : je ne suis pas venu abolir, mais accomplir. Amen, je vous le dis : Avant que le ciel et la terre disparaissent, pas un seul iota, pas un seul trait ne disparaîtra de la Loi jusqu’à ce que tout se réalise. Donc, celui qui rejettera un seul de ces plus petits commandements, et qui enseignera aux hommes à faire ainsi, sera déclaré le plus petit dans le royaume des Cieux. Mais celui qui les observera et les enseignera, celui-là sera déclaré grand dans le royaume des Cieux. Je vous le dis en effet : Si votre justice ne surpasse pas celle des scribes et des pharisiens, vous n’entrerez pas dans le royaume des Cieux. Vous avez appris qu’il a été dit aux anciens : Tu ne commettras pas de meurtre, et si quelqu’un commet un meurtre, il devra passer en jugement. Eh bien! Moi, je vous dis : Tout homme qui se met en colère contre son frère devra passer en jugement. Si quelqu’un insulte son frère, il devra passer devant le tribunal. Si quelqu’un le traite de fou, il sera passible de la géhenne de feu. Donc, lorsque tu vas présenter ton offrande à l’autel, si, là, tu te souviens que ton frère a quelque chose contre toi, laisse ton offrande, là, devant l’autel, va d’abord te réconcilier avec ton frère, et ensuite viens présenter ton offrande. Mets-toi vite d’accord avec ton adversaire pendant que tu es en chemin avec lui, pour éviter que ton adversaire ne te livre au juge, le juge au garde, et qu’on ne te jette en prison. Amen, je te le dis : tu n’en sortiras pas avant d’avoir payé jusqu’au dernier sou. Vous avez appris qu’il a été dit : Tu ne commettras pas d’adultère. Eh bien ! Moi, je vous dis : Tout homme qui regarde une femme avec convoitise a déjà commis l’adultère avec elle dans son cœur. Si ton œil droit entraîne ta chute, arrache-le et jette-le loin de toi, car mieux vaut pour toi perdre un de tes membres que d’avoir ton corps tout entier jeté dans la géhenne. Et si ta main droite entraîne ta chute, coupe-la et jette-la loin de toi, car mieux vaut pour toi perdre un de tes membres que d’avoir ton corps tout entier qui s’en aille dans la géhenne. Il a été dit également : Si quelqu’un renvoie sa femme, qu’il lui donne un acte de répudiation. Eh bien ! Moi, je vous dis : Tout homme qui renvoie sa femme, sauf en cas d’union illégitime, la pousse à l’adultère ; et si quelqu’un épouse une femme renvoyée, il est adultère. Vous avez encore appris qu’il a été dit aux anciens : Tu ne manqueras pas à tes serments, mais tu t’acquitteras de tes serments envers le Seigneur. Eh bien ! Moi, je vous dis de ne pas jurer du tout, ni par le ciel, car c’est le trône de Dieu, ni par la terre, car elle est son marchepied, ni par Jérusalem, car elle est la Ville du grand Roi. Et ne jure pas non plus sur ta tête, parce que tu ne peux pas rendre un seul de tes cheveux blanc ou noir. Que votre parole soit ‘oui’, si c’est ‘oui’, ‘non’, si c’est ‘non’. Ce qui est en plus vient du Mauvais. » Acclamons la Parole de Dieu.

CALENDRIER

 

  • Messe tous les jours à 9 h avec l’office des Laudes

  • Tous les samedis matin de 10 h 30 à 12 h 15 un prêtre se tient dans l’église Notre-Dame pour accueillir une démarche du sacrement de réconciliation

  • Adoration du Saint-Sacrement tous les samedis de 9 h 30 à 12 h à la crypte

 

 

 

 

Rendez-vous de la semaine

-Mercredi 15 février à 14 h 30 salle Pierre Lefeuvre : Réunion du MCR

-Vendredi 17 février à 14 h 30 salle Pierre Lefeuvre : Réunion des Equipes Saint-Vincent

 

Nous souhaitons insérer de nouveaux chants dans le carnet rouge paroissial. Mais 200 carnets sur les 600 achetés initialement ont disparu. Si certains ont été volés, beaucoup d’autres ont été emportés par erreur. Si c’est votre cas, merci de le rapporter rapidement à l’église !

 

25-26 FÉVRIER : LANCEMENT DE LA NOUVELLE CAMPAGNE D'APPEL AU DENIER DE L'EGLISE

Comme 1ère ressource, le Denier de l'Eglise permet à l'Eglise de Saint-Denis de disposer des moyens nécessaires à sa mission

 

 

 

Samedi 25 Février de 14 h 30 à 17 h 30 salle Pierre Lefeuvre :

Conférence et catéchèse sur la Miséricorde de Dieu

- La pensée du pape François

-L’année de la Miséricorde, et après ?

 

  • Catéchèse faite par le père Frédéric Benoist

 

DIMANCHE 12 FEVRIER 2017 6 ème dimanche du temps ordinaire

1 ère lecture (Si 15,15-20) Psaume (Ps 118,1-2.4-5.17-18.33-34) 2 ème lecture (Co 2,6-10) Evangile (Mt 5,17-37)

 

DIMANCHE 19 FEVRIER 2017 6 ème dimanche du temps ordinaire

1 ère lecture (Lv 19,1-2.17-18) Psaume (Ps 102,1-48.10.12.13) 2 ème lecture (Co 3,16-23) Evangile (Mt 5,38-48)

Messe anticipée le samedi à 18 h à Saint-Louis -Dimanche à 10 h 30 messe à Notre-Dame

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7 février 2017 2 07 /02 /février /2017 22:39

S’il y avait « plus de pauvres de cœurs », il y aurait « moins de divisions »

dans les communautés

 

Parole du pape François lors de l’Angelus du 29 Janvier 2017

 

Chers frères et sœurs, bonjour !

 

La liturgie de ce dimanche nous fait méditer sur les Béatitudes (cf. Mt 5,1-12a), qui ouvrent le grand discours dit “de la montagne”, la “magna charta” du Nouveau Testament. Jésus manifeste la volonté de Dieu de conduire les hommes au bonheur. Ce message était déjà présent dans la prédication des prophètes : Dieu est proche des pauvres et des opprimés et les libère de ceux qui les maltraitent. Mais dans sa prédication Jésus suit un chemin particulier : il commence avec le terme « bienheureux », c’est-à-dire heureux ; il poursuit avec l’indication de la condition pour être bienheureux ; et il conclut en faisant une promesse. Le motif de la béatitude, c’est-à-dire du bonheur, ne réside pas dans la condition requise « pauvres de cœur », « ceux qui pleurent », « ceux qui ont faim et soif de justice », « persécutés »… mais dans la promesse qui la suit, à accueillir avec foi comme don de Dieu. On part de la condition difficile, pour s’ouvrir au don de Dieu et accéder au monde nouveau, le « règne » annoncé par Jésus. Ce n’est pas un mécanisme automatique, mais un chemin de vie à la suite du Seigneur, sur lequel la réalité de malaise et d’affliction est vue dans une perspective nouvelle et expérimentée selon la conversion qui se met en œuvre. On n’est pas bienheureux si on n’est pas converti, en mesure d’apprécier et de vivre les dons de Dieu.

Je m’arrête sur la première béatitude : « Heureux les pauvres de cœur, car le royaume des Cieux est à eux» (v. 4). Le pauvre en esprit est celui qui a assumé les sentiments et l’attitude de ces pauvres qui dans leur condition ne se révoltent pas, mais savent être humbles, dociles, disponibles à la grâce de Dieu. Le bonheur des pauvres des pauvres de cœur a une double dimension : vis-à-vis des biens et vis-à-vis de Dieu. Concernant les biens, les biens matériels, cette pauvreté de cœur est sobriété: pas nécessairement renoncement, mais capacité de goûter l’essentiel, de partage ; capacité de renouveler chaque jour l’étonnement pour la bonté des choses, sans s’appesantir dans l’opacité de la consommation vorace. Plus je possède, plus j’en veux ; plus je possède, plus j’en veux : c’est la consommation vorace. Et cela tue l’âme. Et l’homme ou la femme qui font cela, qui ont cette attitude, “plus j’ai, plus je veux”, ne sont pas heureux et n’atteindront pas le bonheur. A l’égard de Dieu, elle est louange et reconnaissance que le monde est bénédiction et qu’à son origine il y a l’amour créateur du Père. Mais c’est aussi ouverture à Lui, docilité à sa seigneurie : c’est Lui, le Seigneur, c’est Lui le Grand, ce n’est pas moi qui suis grand parce que j’ai beaucoup de choses ! C’est Lui : Lui qui a voulu le monde pour tous les hommes et qui l’a voulu pour que les hommes soient heureux.

Le pauvre de cœur est le chrétien qui ne compte pas sur lui-même, sur les richesses matérielles, qui ne s’entête pas dans ses opinions, mais écoute avec respect et se remet volontiers aux décisions d’autrui. Si dans nos communautés il y avait plus de pauvres de cœurs, il y aurait moins de divisions, de conflits et de polémiques ! L’humilité, comme la charité, est une vertu essentielle pour la coexistence dans les communautés chrétiennes. Les pauvres, en ce sens évangélique, ressortent comme ceux qui gardent la destination du Royaume des cieux éveillée, en faisant entrevoir qu’il est déjà en germe dans la communauté fraternelle, qui privilégie le partage sur la possession. Je voudrais souligner cela : privilégier le partage sur la possession. Avoir toujours le cœur et les mains ouverts (le pape fait le geste), pas fermés (il fait le geste). Quand le cœur est fermé (geste), c’est un cœur étroit : il ne sait pas non plus comment aimer. Quand le cœur est ouvert (geste), il marche sur le chemin de l’amour.

Que la Vierge Marie, modèle et première des pauvres de cœur parce que totalement docile à la volonté du Seigneur, nous aide à nous abandonner à Dieu, riche en miséricorde, afin qu’il nous comble de ses dons, spécialement par l’abondance de son pardon.

LA SUITE DES BEATITUDES

1 ère lecture (Is 58,7-10) Psaume (Ps 111,1.4-9) 2 ème lecture (Co 2,1-5) Evangile (Mt 5,13-16)

 

 

L’Evangile d’aujourd’hui est la suite immédiate des béatitudes. Jésus y affirme qu’ils sont « le sel de la terre et la lumière du monde. » quand ils vivent cet idéal : « Heureux les pauvres, les doux, les purs, les artisans de paix, les miséricordieux. »

Il nous faut entendre cela dans le contexte de l’époque si l’on veut avoir une plus grande compréhension du message et de la manière dont il sera reçu par les auditeurs du Christ. A son époque, il n’y avait ni congélateur, ni réfrigérateur. Dans la majorité des cas, c’était le sel qui permettait la conservation des aliments. Pour fertiliser les terres cultivables, il n’y avait pas d’engrais, et bien souvent on employait le sel. La lumière n’était pas celle des tubes fluo ou des lampes à forte luminosité. C’étaient des torches, des flambeaux, des lampes à huile.

Le sel peut s’affadir, il n’est plus bon à rien. Ne soyez ni fades, ni ternes. C’est comme s’il ajoutait: « Lorsque vous serez découragés et que votre patience perdra de sa vigueur, rappelez-vous bien que vous êtes le sel de la terre et la lumière du monde. Bâtir le Royaume sera long et exigeant. Si minime soit la quantité de sel, elle ne doit pas être totalement absente. Si faible soit notre luminosité, elle doit être placée sur le lampadaire.

Ni le sel ni la lumière ne sont là comme une simple image ni comme un simple objectif à atteindre, c’est la nature même de notre comportement de disciples. C’est notre identité de disciples de Jésus qui est en jeu. Car nos doutes, nos hésitations, notre repliement sur nous-mêmes peuvent détériorer la mission qui est la nôtre et dont le Christ nous charge.

PREMIÈRE LECTURE « TA LUMIERE JAILLIRA COMME LAURORE » (IS 58, 7-10)

 

Ainsi parle le Seigneur : Partage ton pain avec celui qui a faim, accueille chez toi les pauvres sans abri, couvre celui que tu verras sans vêtement, ne te dérobe pas à ton semblable. Alors ta lumière jaillira comme l’aurore, et tes forces reviendront vite. Devant toi marchera ta justice, et la gloire du Seigneur fermera la marche. Alors, si tu appelles, le Seigneur répondra ; si tu cries, il dira : « Me voici. » Si tu fais disparaître de chez toi le joug, le geste accusateur, la parole malfaisante, si tu donnes à celui qui a faim ce que toi, tu désires, et si tu combles les désirs du malheureux, ta lumière se lèvera dans les ténèbres et ton obscurité sera lumière de midi. Parole du Seigneur.

 

PSAUME (PS 111 (112)1.4-5, 6-7, 8A.9)

 

R/ Lumière des cœurs droits, le juste s’est levé dans les ténèbres

ou : Alléluia ! (cf. Ps 111, 4)

 

Lumière des cœurs droits, il s’est levé dans les ténèbres, homme de justice, de tendresse et de pitié. L’homme de bien a pitié, il partage ; il mène ses affaires avec droiture. Cet homme jamais ne tombera ; toujours on fera mémoire du juste. Il ne craint pas l’annonce d’un malheur : le cœur ferme, il s’appuie sur le Seigneur. Son cœur est confiant, il ne craint pas. À pleines mains, il donne au pauvre ; à jamais se maintiendra sa justice, sa puissance grandira, et sa gloire !

 

DEUXIÈME LECTURE « JE SUIS VENU VOUS ANNONCER LE MYSTERE DU CHRIST CRUCIFIE » (1 CO 2, 1-5)

 

Lecture de la première lettre de saint Paul apôtre aux Corinthiens

Frères, quand je suis venu chez vous, je ne suis pas venu vous annoncer le mystère de Dieu avec le prestige du langage ou de la sagesse. Parmi vous, je n’ai rien voulu connaître d’autre que Jésus-Christ, ce Messie crucifié. Et c’est dans la faiblesse, craintif et tout tremblant, que je me suis présenté à vous. Mon langage, ma proclamation de l’Évangile, n’avaient rien d’un langage de sagesse qui veut convaincre ; mais c’est l’Esprit et sa puissance qui se manifestaient, pour que votre foi repose, non pas sur la sagesse des hommes, mais sur la puissance de Dieu. Parole du Seigneur.

 

ÉVANGILE « VOUS ETES LA LUMIERE DU MONDE » (MT 5, 13-16)

 

En ce temps-là, Jésus disait à ses disciples : « Vous êtes le sel de la terre. Mais si le sel devient fade, avec quoi sera-t-il salé ? Il ne vaut plus rien : on le jette dehors et il est piétiné par les gens. Vous êtes la lumière du monde. Une ville située sur une montagne ne peut être cachée. Et l’on n’allume pas une lampe pour la mettre sous le boisseau ; on la met sur le lampadaire, et elle brille pour tous ceux qui sont dans la maison. De même, que votre lumière brille devant les hommes : alors, voyant ce que vous faites de bien, ils rendront gloire à votre Père qui est aux cieux. » Acclamons la Parole de Dieu.

CALENDRIER

 

  • Messe tous les jours à 9 h avec l’office des Laudes

  • Tous les samedis matin de 10 h 30 à 12 h 15 un prêtre se tient dans l’église Notre-Dame pour accueillir une démarche du sacrement de réconciliation

  • Adoration du Saint-Sacrement tous les samedis de 9 h 30 à 12 h à la crypte

 

 

Rendez-vous de la semaine

 

-Mardi 7 février à 14 h salle Pierre Lefeuvre : goûter des anciens des Equipes Saint-Vincent

- Jeudi 9 février à 12 h salle Pierre Lefeuvre : rencontre des prêtres de secteur

 

 

Nous souhaitons insérer de nouveaux chants dans le carnet rouge paroissial. Mais 200 carnets sur les 600 achetés initialement ont disparu. Si certains ont été volés, beaucoup d’autres ont été emportés par erreur. Si c’est votre cas, merci de le rapporter rapidement à l’église !

 

25-26 FÉVRIER : LANCEMENT DE LA NOUVELLE CAMPAGNE D'APPEL AU DENIER DE L'EGLISE

 

Comme 1ère ressource, le Denier de l'Eglise permet à l'Eglise de Saint-Denis de disposer des moyens nécessaires à sa mission

Si vous êtes imposable, votre don vous permettra de bénéficier d’une réduction d’impôt égale à 66% du montant du don (dans la limite de 20% de vos revenus imposables).

 

DIMANCHE 5 FEVRIER 2017 5 ème dimanche du temps ordinaire

1 ère lecture (Is 58,7-10) Psaume (Ps 111,1.4-9) 2 ème lecture (Co 2,1-5) Evangile (Mt 5,13-16)

 

DIMANCHE 12 FEVRIER 2017 6 ème dimanche du temps ordinaire

1 ère lecture (Si 15,15-20) Psaume (Ps 118,1-2.4-5.17-18.33-34) 2 ème lecture (Co 2,6-10) Evangile (Mt 5,17-37)

Messe anticipée le samedi à 18 h à Saint-Louis -Dimanche à 10 h 30 messe à Notre-Dame

Quête Journée pour les aumôneries des hôpitaux

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30 janvier 2017 1 30 /01 /janvier /2017 22:18

Paroles du pape François à l’angélus du 22 Janvier

Chers frères et sœurs, bonjour !

 

La page évangélique d’aujourd’hui (cf. Mt 4,12-23) raconte le début de la prédication de Jésus en Galilée. Il quitte Nazareth, un village de montagne, et il s’établit à Capharnaüm, un centre important sur la rive du lac, habité en majeure partie par des païens, point de rencontre entre la Méditerranée et l’intérieur des terres de Mésopotamie. Ce choix indique que les destinataires de sa prédication ce ne sont pas seulement ses compatriotes, mais ceux qui arrivent dans la cosmopolite « Galilée des Nations » (v. 15; cf. Is 8,23), comme on l’appelait.

Vue depuis la capitale, Jérusalem, cette terre est géographiquement périphérique et religieusement impure parce qu’elle était pleine de païens, du fait du mélange avec ceux qui appartenaient à Israël. De la Galilée, on n’attendait certes pas de grandes choses pour l’histoire du salut. Au contraire, c’est justement de là de là, justement que se répand cette « lumière » sur laquelle nous avons médité les dimanches précédents: la lumière du Christ. Elle se répand justement à partir de la périphérie.

Le message de Jésus reprend celui de Jean-Baptiste, en annonçant le « Royaume des cieux » (v. 17). Ce royaume ne comporte pas l’instauration d’un nouveau pouvoir politique, mais l’accomplissement de l’Alliance entre Dieu et son peuple, qui inaugurera une époque de paix et de justice. Pour conclure ce pacte d’alliance avec Dieu, chacun est appelé à se convertir, en transformant sa façon de penser et de vivre. C’est important: se convertir, ce n’est pas seulement changer sa façon de vivre, mais aussi sa façon de penser. C’est une transformation de la pensée. Il ne s’agit pas de changer de vêtements, mais d’habitudes! Ce qui différencie Jésus de Jean-Baptiste, c’est le style et la méthode. Jésus choisit d’être un prophète itinérant. Il ne reste pas à attendre les gens, mais il va à leur rencontre. Jésus est toujours sur la route! Ses premières sorties missionnaires ont lieu le long de la rive du lac de Galilée, au contact de la foule, en particulier des pécheurs. Là, non seulement Jésus proclame la venue du Royaume de Dieu, mais il cherche des compagnons à associer à sa mission de salut.

C’est à cet endroit qu’il rencontre deux couples de frères: Simon et André, Jacques et Jean. Il les appelle en disant: « Suivez-moi et je ferai de vous des pêcheurs d’hommes » (v. 19). L’appel les rejoint en plein milieu de leurs activités quotidiennes: le Seigneur se révèle à nous non pas de façon extraordinaire ou éclatante, mais dans le quotidien de notre vie. C’est là que nous devons trouver le Seigneur, c’est là qu’il se révèle, qu’il fait ressentir son amour à notre coeur.

La réponse des quatre pêcheurs est immédiate et prompte: « Ils laissèrent immédiatement leurs filets et le suivirent » (v. 20). Nous savons en effet qu’ils avaient été des disciples de Jean Baptiste, et que, grâce à son témoignage, ils avaient déjà commencé à croire en Jésus comme le Messie (cf. Jn 1,35-42).

Nous, chrétiens d’aujourd’hui, nous avons la joie de proclamer et de témoigner notre foi parce qu’il y a eu cette première annonce, parce qu’il y a eu ces hommes humbles et courageux, qui ont répondu généreusement à l’appel de Jésus. Sur les rives du lac, sur une terre impensable, est née la première communauté des disciples du Christ. Que la conscience de ces débuts suscite en nous le désir d’apporter la parole, l’amour et la tendresse de Jésus-Christ à tous les contextes, même le plus ardu et le plus résistant. Apporter la Parole à toutes les périphéries! Tous les espaces de la vie humaine sont un terrain où jeter la semence de l’Evangile, afin qu’elle porte un fruit de salut.

Que la Vierge Marie nous aide, par son intercession maternelle, à répondre avec joie à l’appel de Jésus, à nous mettre au service du Royaume de Dieu.

EN L’INTIME DE CHACUN DE NOUS

1 ère lecture (So 2,3 et 3,12-13) Psaume (Ps 145,7-10) 2 ème lecture (Co 1,26-31) Evangile (Mt 5,1-12a)

 

Pour des millions d’êtres humains, les béatitudes sont une des pages les plus admirables de toute l’histoire de l’humanité. Mais en regard de la réalité de nos vies et des évidences les plus répandues, elle semble illustrer aussi le monde à l’envers.

 

Depuis des siècles, le sermon sur la montagne a fasciné des générations en rejoignant les fibres humaines les plus intimes de notre être. Tout ce qui vibre en nous d’aspirations et de désirs de générosité y est touché. Car ces béatitudes ne sont pas une leçon de morale ; elles sont d’abord la révélation des vraies valeurs, celles qui font la grandeur de l’homme.

 

Certes beaucoup de penseurs, dans d’autres religions qui n’ont pas connu le Christ, ont dit des choses analogues. Pour tous ceux-là, l’Evangile apporte une confirmation : il est facile de se tromper sur notre vérité profonde ; vous avez raison de dire que vous ne courez pas après la richesse, que vous cherchez la justice, que vous le croyez pas à la violence. Mais elles ajoutent une autre vision de la vie, celle d’une réalité qui n’est pas évidente parce qu’elle est paradoxale. Elles nous disent qu’en les vivants nous rejoignons l’amour qui nous fonde en Dieu. La logique des béatitudes, c’est Dieu et son Royaume et non pas seulement une paix sociale, une maîtrise de soi, une sagesse humaine qui nous détache de l’inutile. Les dernières lignes d’ailleurs sont tout autant un avertissement qu’une révélation : les violents ne supporteront pas ceux qui cherchent la paix. Les injustes se mobiliseront contre les justes. C’est l’avenir même du Christ qui est dit et c’est le sort des disciples qui se lancent dans l’aventure de Dieu. Nous avons à vivre ce qu’il a vécu.

 

Lorsque cet évangile nous est lu à la Toussaint, il apparaît dans une atmosphère d’achèvement: c’est la réussite définitive de l’œuvre du Seigneur. Aujourd’hui, il apparaît comme un commencement. C’est l’annonce du Royaume dans sa racine et dans son germe. En saint Luc, Jésus descend de la montagne après avoir passé la nuit en prière. Il s’adresse à ses disciples et à la foule réunis « dans la plaine ». En saint Matthieu, au contraire, Jésus gravit la montagne, où il s’adresse à la foule.

 

Dans les deux cas, il apparaît comme le nouveau Moïse, venu refaire l’unité du Peuple de Dieu. Il promulgue la loi du Royaume. Ses auditeurs y trouvent un message essentiel: il faut changer de vie, se convertir, voir les choses d’une autre manière, car le Royaume des cieux est au milieu de nous.

1ère lecture : « Je laisserai chez toi un peuple pauvre et petit » (So 2,3 et 3,12-13)

 

Lecture du livre du prophète Sophonie

Cherchez le Seigneur, vous tous, les humbles du pays, qui accomplissez sa loi. Cherchez la justice, cherchez l’humilité : peut-être serez-vous à l’abri au jour de la colère du Seigneur. Je laisserai chez toi un peuple pauvre et petit ; il prendra pour abri le nom du Seigneur. Ce reste d’Israël ne commettra plus d’injustice ; ils ne diront plus de mensonge ; dans leur bouche, plus de langage trompeur. Mais ils pourront paître et se reposer, nul ne viendra les effrayer. Parole du Seigneur.

 

Psaume : (Ps 145,7-10)

 

R/ Heureux les pauvres de cœur, car le royaume des Cieux est à eux ! ou : Alléluia !

 

Le Seigneur fait justice aux opprimés ; aux affamés, il donne le pain, le Seigneur délie les enchaînés. Le Seigneur ouvre les yeux des aveugles, le Seigneur redresse les accablés, le Seigneur aime les justes. Le Seigneur protège l’étranger, il soutient la veuve et l’orphelin, le Seigneur est ton Dieu pour toujours.

 

2ème lecture : « Ce qu’il y a de faible dans le monde, voilà ce que Dieu a choisi » (Co 1,26-31)

 

Lecture de la première lettre de saint Paul Apôtre aux Corinthiens

 

Frères,

v ous qui avez été appelés par Dieu, regardez bien : parmi vous, il n’y a pas beaucoup de sages aux yeux des hommes, ni de gens puissants ou de haute naissance. Au contraire, ce qu’il y a de fou dans le monde, voilà ce que Dieu a choisi, pour couvrir de confusion les sages ; ce qu’il y a de faible dans le monde, voilà ce que Dieu a choisi, pour couvrir de confusion ce qui est fort ; ce qui est d’origine modeste, méprisé dans le monde, ce qui n’est pas, voilà ce que Dieu a choisi, pour réduire à rien ce qui est ; ainsi aucun être de chair ne pourra s’enorgueillir devant Dieu. C’est grâce à Dieu, en effet, que vous êtes dans le Christ Jésus, lui qui est devenu pour nous sagesse venant de Dieu, justice, sanctification, rédemption. Ainsi, comme il est écrit : Celui qui veut être fier, qu’il mette sa fierté dans le Seigneur. Parole du Seigneur.

 

Evangile : « Heureux les pauvres de cœur » (Mt 5,1-12a)

Évangile de Jésus-Christ selon saint Matthieu

En ce temps-là, voyant les foules, Jésus gravit la montagne. Il s’assit, et ses disciples s’approchèrent de lui. Alors, ouvrant la bouche, il les enseignait. Il disait : « Heureux les pauvres de cœur, car le royaume des Cieux est à eux. Heureux ceux qui pleurent, car ils seront consolés. Heureux les doux, car ils recevront la terre en héritage. Heureux ceux qui ont faim et soif de la justice, car ils seront rassasiés. Heureux les miséricordieux, car ils obtiendront miséricorde. Heureux les cœurs purs, car ils verront Dieu. Heureux les artisans de paix, car ils seront appelés fils de Dieu. Heureux ceux qui sont persécutés pour la justice, car le royaume des Cieux est à eux. Heureux êtes-vous si l’on vous insulte, si l’on vous persécute et si l’on dit faussement toute sorte de mal contre vous, à cause de moi. Réjouissez-vous, soyez dans l’allégresse, car votre récompense est grande dans les cieux ! » Acclamons la Parole de Dieu.

CALENDRIER

 

  • Messe tous les jours à 9 h avec l’office des Laudes

  • Tous les samedis matin de 10 h 30 à 12 h 15 un prêtre se tient dans l’église Notre-Dame pour accueillir une démarche du sacrement de réconciliation

  • Adoration du Saint-Sacrement tous les samedis de 9 h 30 à 12 h à la crypte

 

 

-Lundi 30 janvier : De la férie

-Mardi 31 janvier : Saint Jean Bosco

-Mercredi 1 er vrier : De la férie

-Jeudi 2 février : Présentation du Seigneur

-Vendredi 3 février : De la férie

-Samedi 4 février : De la férie

 

Rendez-vous de la semaine

 

Lundi 30 Janvier toute la journée: réunion des délégués diocésains à la pastorale des familles à la Conférence des évêques à Paris. Le père Frédéric Benoist est absent.

 

-Lundi 30 janvier à 20 h 30 salle Pierre Lefeuvre : réunion des équipes liturgiques

-Mardi 31 janvier à 14 h 30 salle Pierre Lefeuvre : rencontre des comités de rédaction des journaux paroissiaux

-Mardi 31 janvier à 20 h 30 salle Pierre Lefeuvre : réunion du groupe biblique paroissial animé par Myriam de la Marnierre

-Mercredi 1 er février à 20 h 30 salle Pierre Lefeuvre : rencontre des fiancés du Raincy et de Villemomble

- Jeudi 2 février à 20 h 30 au Temple protestant,

17 allée de l’Ermitage, 93340 LE RAINCY : Réunion du groupe biblique œcuménique

- Jeudi 2 février à 20 h 30 salle Pierre Lefeuvre : rencontre des catéchumènes adultes et de leurs accompagnateurs

-Vendredi 3 février à 20 h 30 salle Pierre Lefeuvre : réunion de l’Equipe d’Animation Paroissiale

 

 

 

DIMANCHE 29 JANVIER 2017 4 ème dimanche du temps ordinaire

1 ère lecture (So 2,3 et 3,12-13) Psaume (Ps 145,7-10) 2 ème lecture (Co 1,26-31) Evangile (Mt 5,1-12a)

 

DIMANCHE 5 FEVRIER 2017 5 ème dimanche du temps ordinaire

1 ère lecture (Is 58,7-10) Psaume (Ps 111,1.4-9) 2 ème lecture (Co 2,1-5) Evangile (Mt 5,13-16)

Messe anticipée le samedi à 18 h à Saint-Louis -Dimanche à 10 h 30 messe à Notre-Dame

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paroisse du Raincy - dans Feuilles de semaine
23 janvier 2017 1 23 /01 /janvier /2017 11:21

Comme Jean le Baptiste, l’Eglise annonce « le Christ »

 

« Gare à l’Eglise qui s’annonce elle-même » (Traduction intégrale de l’angélus du 15 Janvier

 

Chers frères et sœurs, bonjour !

 

Au centre de l’Evangile d’aujourd’hui (Jn 1,29-34) il y a cette parole de Jean le Baptiste : « Voici l’Agneau de Dieu, qui enlève le péché du monde ! » (v. 29). Une parole accompagnée du regard et du geste de la main qui indiquent Jésus.

 

Imaginons la scène. Nous sommes sur la rive du fleuve du Jourdain. Jean est en train de baptiser ; il y a beaucoup de monde, hommes et femmes d’âges variés, venus là, au fleuve, pour recevoir le baptême des mains de cet homme qui pour beaucoup rappelait Elie, le grand prophète qui neuf siècles auparavant avait purifié les Israélites de l’idolâtrie et les avait reconduits à la vraie foi dans le Dieu de l’alliance, le Dieu d’Abraham, d’Isaac et de Jacob. Jean annonce que le règne de Dieu est proche, que le Messie va se manifester et qu’il faut se préparer, se convertir et se comporter avec justice ; et il se met à baptiser dans le Jourdain pour donner au peuple un moyen concret de pénitence (cf. Mt 3,1-6). Les gens venaient pour se repentir de leurs péchés, pour faire pénitence, pour recommencer leur vie. Lui il sait, Jean sait que le Messie, le Consacré du Seigneur est désormais proche, et que le signe pour le reconnaître sera que l’Esprit-Saint se posera sur Lui ; en effet Il apportera le vrai baptême, le baptême dans l’Esprit-Saint (cf. Jn 1,33).

 

Et voici que le moment arrive : Jésus se présente sur la rive du fleuve, au milieu du peuple, des pécheurs comme nous tous. C’est son premier acte public, la première chose qu’il fait quand il quitte la maison de Nazareth, à trente ans : il descend en Judée, il va au Jourdain et se fait baptiser par Jean. Nous savons ce qu’il se passe nous l’avons célébré dimanche dernier : l’Esprit-Saint descend sur Jésus comme sous la forme d’une colombe et la voix du Père le proclame Fils bien-aimé (cf. Mt 3,16-17). C’est le signe que Jean attendait. C’est Lui ! Jésus est le Messie. Jean est déconcerté, parce qu’il s’est manifesté d’une façon impensable : au milieu des pécheurs, baptisé comme eux, ou plutôt pour eux. Mais l’Esprit éclaire Jean et lui fait comprendre que c’est ainsi que s’accomplit la justice de Dieu, que s’accomplit son dessein de salut : Jésus est le Messie, le Roi d’Israël, non pas avec la puissance de ce monde, mais plutôt comme Agneau de Dieu, qui prend sur lui et enlève le péché du monde. Ainsi Jean le montre aux gens et à ses disciples. Parce que Jean avait un cercle de disciples nombreux, qui l’avaient choisi comme guide spirituel, et certains parmi eux devinrent les premiers disciples de Jésus. Nous connaissons bien leurs noms : Simon, appelé ensuite Pierre, son frère André, Jacques et son frère Jean. Tous pêcheurs ; tous Galiléens, comme Jésus.

 

Chers frères et sœurs, pourquoi nous sommes-nous arrêtés longuement sur cette scène ? Parce qu’elle est décisive ! Elle n’est pas une anecdote. Elle est un fait historique décisif ! Cette scène est décisive pour notre foi ; et elle est décisive aussi pour la mission de l’Eglise. L’Eglise, en tout temps, est appelée à faire ce que fit Jean le Baptiste, à indiquer Jésus aux gens en disant : « Voici l’Agneau de Dieu, qui enlève le péché du monde ! ». Il est l’unique Sauveur ! Il est le Seigneur, humble, parmi les pécheurs, mais c’est Lui, Lui : ce n’est pas un autre, puissant, qui vient ; non, non, c’est Lui!

 

Ce sont les paroles que nous les prêtres redisons chaque jour, durant la Messe, quand nous présentons au peuple le pain et le vin devenus le Corps et le Sang du Christ. Ce geste liturgique représente toute la mission de l’Eglise, qui ne s’annonce pas elle-même. Gare à l’Eglise qui s’annonce elle-même ; elle perd la boussole, elle ne sait pas où elle va ! L’Eglise annonce le Christ ; elle n’apporte pas elle-même, elle apporte le Christ. Car c’est Lui et seulement Lui qui sauve son peuple du péché, le libère et le conduit à la terre de la vraie liberté.

 

Que la Vierge Marie, Mère de l’Agneau de Dieu, nous aide à croire en Lui et à le suivre.

LE ROYAUME EST PROCHE

1 ère lecture (Is 8,23b-9,3) Psaume (Ps 26,1.4.13-14) 2 ème lecture (Co 1,10-13.17) Evangile (Mt 4,12-23)

 

La proximité du « Royaume de Dieu » était la raison même de la prédication de Jean-Baptiste et ce fut le thème de tous ses appels à la conversion (Matthieu 3. 2). Jésus se situe dans le prolongement du Précurseur en prenant la relève après l’arrestation de Jean. Cependant, il ne reste pas en Judée ; il gagne la Galilée. Ce n’est point par peur des Juifs, mais parce que cette contrée du nord est le lieu dont le prophète Isaïe a parlé comme étant celui-là même de l’ouverture de l’Alliance à toutes les nations : « au-delà du Jourdain, au carrefour des païens ». Saint Matthieu comme saint Luc le soulignent en reprenant Isaïe 8. 23 et suivants. L’Évangile dépasse le cercle du Peuple de Dieu. Il concerne tous les hommes, aujourd’hui tout autant qu’à l’époque de Jésus. Arrivé là, Jésus commence publiquement sa mission. En quelques versets, saint Matthieu présente tous les thèmes qui constituent le ministère de Jésus jusqu’à sa résurrection. Il appelle, il enseigne, il proclame, il guérit, il va dans tous les villages et vers tous les hommes. Quand il reviendra à Nazareth et qu’il ouvrira le rouleau du prophète (Luc 4. 16), ce seront encore des paroles d’Isaïe qui définiront sa mission prophétique. Merveilleuses paroles mais ses compatriotes ne peuvent les entendre, ce qui les conduit à le chasser. Le fils du charpentier pouvait-il être celui qui « proclame l’année où le Seigneur manifeste sa faveur ? » (Luc 4. 19)

Durant cette première période, la prédication de Jésus nous apparaît courte et percutante. Elle tient en deux phrases très brèves : « Convertissez-vous ! Le Royaume des cieux est proche ! » Ce que le Christ proclame, c’est la nécessité où se trouvent ses auditeurs de réviser de fond en comble leur manière de penser et de vivre pour que Dieu règne dans ce Royaume qui s’approche de nous. Prenez un autre chemin !

Il ne peut rester seul à le proclamer. Il propose à ceux qu’il rencontre au bord du lac, de venir avec lui et de partager sa mission. Ce sont des pêcheurs. Ils seront pêcheurs d’hommes. Il les appelle car les hommes ne sont pas une proie. Il ne s’agit pas de les capturer, mais au contraire de les libérer. Ils doivent se convertir et changer l’orientation de leur vie. Saint Jean traduira cela par l’expression : « venez et voyez » (Jean 1,39). Les premiers chrétiens ne centraient pas leur message évangélique sur la morale, mais sur la personne du Christ, qui est l’essentiel de la découverte de toute vie. Avec eux désormais, Jésus annonce la Bonne Nouvelle, il guérit, il pardonne. La Parole de Dieu, si elle est acceptée et assumée, devient pour tous une guérison, une libération des forces du mal, un message de paix et de joie. Le mal se transforme en béatitudes. Car ce n’est pas sans raison qu’après la longue énumération des possédés, des malades, des oppressés, des lunatiques, des paralysés, le sermon sur la montagne énumère le mal qui s’appelle l’argent, la violence, le mépris, la sexualité dépravée, l’injustice.

Ceux que le Seigneur appelle à sa suite, et nous en sommes, devront, à leur tour, transmettre ce message constitutif du Royaume qui est proclamé sur la montagne, qui est à proclamer aujourd’hui aux hommes qui marchent dans les ténèbres, au carrefour des païens.

1ère lecture : Dans la Galilée des nations le peuple a vu se lever une grande lumière (So 2,3 et 3,12-13)

 

Lecture du livre du prophète Isaïe

 

Dans un premier temps, le Seigneur a couvert de honte le pays de Zabulon et le pays de Nephtali ; mais ensuite, il a couvert de gloire la route de la mer, le pays au-delà du Jourdain, et la Galilée des nations. Le peuple qui marchait dans les ténèbres a vu se lever une grande lumière ; et sur les habitants du pays de l’ombre, une lumière a resplendi. Tu as prodigué la joie, tu as fait grandir l’allégresse : ils se réjouissent devant toi, comme on se réjouit de la moisson, comme on exulte au partage du butin. Car le joug qui pesait sur lui, la barre qui meurtrissait son épaule, le bâton du tyran, tu les as brisés comme au jour de Madiane. Parole du Seigneur.

 

Psaume : (Ps 26,1.4.13-14)

R/ Le Seigneur est ma lumière et mon salut.

 

Le Seigneur est ma lumière et mon salut ; de qui aurais-je craint ? Le Seigneur est le rempart de ma vie ; devant qui tremblerais-je ? J’ai demandé une chose au Seigneur, la seule que je cherche : habiter la maison du Seigneur tous les jours de ma vie, Mais j’en suis sûr, je verrai les bontés du Seigneur sur la terre des vivants. « Espère le Seigneur, sois fort et prends courage ; espère le Seigneur. »

 

2ème lecture : « Tenez tous le même langage ; qu’il n’y ait pas de division entre vous » (Co 1,10-13.17)

 

Lecture de la première lettre de saint Paul Apôtre aux Corinthiens

Frères, je vous exhorte au nom de notre Seigneur Jésus-Christ : ayez tous un même langage ; qu’il n’y ait pas de division entre vous, soyez en parfaite harmonie de pensées et d’opinions. Il m’a été rapporté à votre sujet, mes frères, par les gens de chez Chloé, qu’il y a entre vous des rivalités. Je m’explique. Chacun de vous prend parti en disant : « Moi, j’appartiens à Paul », ou bien : « Moi, j’appartiens à Apollos », ou bien : « Moi, j’appartiens à Pierre », ou bien : « Moi, j’appartiens au Christ ». Le Christ est-il donc divisé ? Est-ce Paul qui a été crucifié pour vous ? Est-ce au nom de Paul que vous avez été baptisés ? Le Christ, en effet, ne m’a pas envoyé pour baptiser, mais pour annoncer l’Évangile, et cela sans avoir recours au langage de la sagesse humaine, ce qui rendrait vaine la croix du Christ. Parole du Seigneur.

 

Evangile : Il vint habiter à Capharnaüm pour que soit accomplie la parole d’Isaïe (Mt 4,12-23)

 

Évangile de Jésus-Christ selon saint Matthieu

 

Quand Jésus apprit l’arrestation de Jean le Baptiste, il se retira en Galilée. Il quitta Nazareth et vint habiter à Capharnaüm, ville située au bord de la mer de Galilée, dans les territoires de Zabulon et de Nephtali. C’était pour que soit accomplie la parole prononcée par le prophète Isaïe : Pays de Zabulon et pays de Nephtali, route de la mer et pays au-delà du Jourdain, Galilée des nations ! Le peuple qui habitait dans les ténèbres a vu une grande lumière. Sur ceux qui habitaient dans le pa