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5 mars 2017 7 05 /03 /mars /2017 18:53

Le Carême, un temps pour dire « non » à l’asphyxie et à la pollution de l’esprit (homélie intégrale du pape François lors du Mercredi des Cendres

« Revenez à moi de tout votre cœur, […] revenez au Seigneur votre Dieu » (Jl 2, 12.13): c’est le cri par lequel le prophète Joël s’adresse au peuple au nom du Seigneur; personne ne pouvait se sentir exclu: « Rassemblez les anciens, réunissez petits enfants et nourrissons; […] le jeune époux […] et la jeune mariée » (v. 16). Tout le peuple fidèle est convoqué pour se mettre en chemin et adorer son Dieu, « car il est tendre et miséricordieux, lent à la colère et plein d’amour » (v. 13).

 

Nous voulons nous aussi nous faire l’écho de cet appel, nous voulons revenir au cœur miséricordieux du Père. En ce temps de grâce que nous commençons aujourd’hui, fixons une fois encore notre regard sur sa miséricorde. Le Carême est un chemin: il nous conduit à la victoire de la miséricorde sur tout ce qui cherche à nous écraser ou à nous réduire à quelque chose qui ne convient pas à la dignité des fils de Dieu. Le Carême est la route de l’esclavage à la liberté, de la souffrance à la joie, de la mort à la vie. Le geste des cendres par lequel nous nous mettons en chemin nous rappelle notre condition d’origine: nous avons été tirés de la terre, nous sommes faits de poussière. Oui, mais poussière dans les mains amoureuses de Dieu qui souffle son Esprit de vie sur chacun de nous et veut continuer à le faire; il veut continuer à nous donner ce souffle de vie qui nous sauve des autres types de souffle: l’asphyxie étouffante provoquée par nos égoïsmes, asphyxie étouffante générée par des ambitions mesquines et des indifférences silencieuses; asphyxie qui étouffe l’esprit, réduit l’horizon et anesthésie les battements du cœur. Le souffle de la vie de Dieu nous sauve de cette asphyxie qui éteint notre foi, refroidit notre charité et détruit notre espérance. Vivre le Carême c’est désirer ardemment ce souffle de vie que notre Père ne cesse de nous offrir dans la fange de notre histoire.

 

Le souffle de la vie de Dieu nous libère de cette asphyxie dont, souvent nous ne sommes pas conscients, et que nous sommes même habitués à «normaliser», même si ses effets se font sentir; cela nous semble «normal» car nous sommes habitués à respirer un air où l’espérance est raréfiée, un air de tristesse et de résignation, un air étouffant de panique et d’hostilité.

 

Le Carême est le temps pour dire non. Non à l’asphyxie de l’esprit par la pollution causée par l’indifférence, par la négligence à penser que la vie de l’autre ne me regarde pas, par toute tentative de banaliser la vie, spécialement celle de ceux qui portent dans leur chair le poids de tant de superficialité. Le Carême veut dire non à la pollution intoxicante des paroles vides et qui n’ont pas de sens, de la critique grossière et rapide, des analyses simplistes qui ne réussissent pas à embrasser la complexité des problèmes humains, spécialement les problèmes de tous ceux qui souffrent le plus. Le Carême est le temps pour dire non; non à l’asphyxie d’une prière qui nous tranquillise la conscience, d’une aumône qui nous rend satisfaits, d’un jeûne qui nous fait nous sentir bien. Le Carême est le temps pour dire non à l’asphyxie qui naît des intimismes qui excluent, qui veulent arriver à Dieu en esquivant les plaies du Christ présentes dans les plaies des frères: ces spiritualités qui réduisent la foi à une culture de ghetto et d’exclusion.

 

Le Carême est le temps de la mémoire, c’est le temps pour penser et nous demander: qu’en serait-il de nous si Dieu nous avait fermé la porte ? Qu’en serait-il de nous sans sa miséricorde qui ne s’est pas lassée de pardonner et qui nous a toujours donné l’occasion de recommencer à nouveau ? Le Carême est le temps pour nous demander: où serions-nous sans l’aide de tant de visages silencieux qui, de mille manières, nous ont tendu la main et qui, par des gestes très concrets, nous ont redonné l’espérance et nous ont aidé à recommencer ?

 

Le Carême est le temps pour recommencer à respirer, c’est le temps pour ouvrir le cœur au souffle de l’Unique capable de transformer notre poussière en humanité. Il n’est pas le temps pour déchirer nos vêtements face au mal qui nous entoure, mais plutôt pour faire de la place dans notre vie à tout le bien que nous pouvons faire, nous dépouillant de tout ce qui nous isole, nous ferme et nous paralyse. Le Carême est le temps de la compassion pour dire avec le psalmiste: «Rends-moi la joie d’être sauvé, que l’esprit généreux me soutienne », pour que par notre vie nous proclamions ta louange (cf. Ps 51, 14), et pour que notre poussière par la force de ton souffle de vie se transforme en «poussière aimée».

UN TEMPS DE RESURRECTION

 

1 ère lecture (Gn 2,7-9 et 3,1-7) Psaume (Ps 50,3-6.12-14.17) 2 ème lecture (Rm 5,12-19) Evangile (Mt 4,1-11)

 

 

«… Pour célébrer d’un cœur pur le mystère pascal … pour parvenir à la fin à la Pâque éternelle.» Le Carême n’est pas une sorte de Ramadan. Il n’est pas seulement un temps de maîtrise de soi pour mieux correspondre à la volonté de Dieu. Il est essentiellement la montée de l’Eglise vers la Pâque de son Seigneur, le Christ Jésus.

 

Il s’inscrit dans le temps de l’Alliance. Il est le temps durant lequel, année après année, nous faisons « sauter les verrous » que sont nos fautes et nos faiblesses acceptées. Il est le temps où nous approfondissons notre alliance avec Lui, alliance que nous renouvellerons dans la nuit pascale, avec ceux qui, catéchumènes, vont la réaliser dans les eaux du baptême, dans le sang versé par le Christ, dans sa résurrection de Fils de Dieu qui nous entraîne avec lui dans sa filiation divine.

 

Le Carême se vit avec le Christ, par le Christ et en Lui, le Christ qui monte à Jérusalem avec ses apôtres et son Eglise. Le Christ qui leur dévoile, comme à nous, progressivement et, malgré leurs incompréhensions, qu’il est tout à la fois le crucifié et le ressuscité. Par le Carême, il nous invite à prendre de la hauteur et à regarder la trajectoire totale de notre vie. D’où venons-nous, où allons-nous ? Et pour cela quel chemin prendre ?

 

Dès le premier jour de ce temps de grâce, nous avons à choisir entre ces deux paroles, l’une : » Vous serez comme des dieux, vous ne mourrez pas.» Et l’autre :« Tu n’adoreras que Dieu seul »

 

C’est en Dieu seul qu’est la Vie. Cela ne signifie donc pas une mort totale de nous-mêmes, mais à l’inverse, la mort de ce qui contrarie la plénitude de la Vie en nous, la vie divine, notre divinisation En Christ, la mort n’a jamais le dernier mot. Et il nous le dit en chaque Carême. A cause de nos lenteurs, de nos retours en arrière, nous reprenons, nous recommençons chaque année, cette longue marche avec, au terme, la résurrection. C’est un chemin austère puisqu’il passe par la croix, mais c’est un chemin illuminé par la perspective du dernier mot de Dieu qui est toujours « Aujourd’hui, je t’ai engendré… tu es mon Fils bien-aimé. »

 

Chaque Evangile du Carême scande cette marche vers la lumière. La Transfiguration qui nous donne d’entrevoir la lumière divine, la Samaritaine qui voit clair sur elle-même, l’aveugle-qui voit celui qui est la lumière du monde, Lazare qui ressuscite et qui retrouve la Vie en sortant de la nuit du tombeau.

 

 

 

 

Première lecture (Gn 2, 7-9 ; 3, 1-7a)

 

Le Seigneur Dieu modela l’homme avec la poussière tirée du sol ; il insuffla dans ses narines le souffle de vie, et l’homme devint un être vivant. Le Seigneur Dieu planta un jardin en Éden, à l’orient, et y plaça l’homme qu’il avait modelé. Le Seigneur Dieu fit pousser du sol toutes sortes d’arbres à l’aspect désirable et aux fruits savoureux ; il y avait aussi l’arbre de vie au milieu du jardin, et l’arbre de la connaissance du bien et du mal. Or le serpent était le plus rusé de tous les animaux des champs que le Seigneur Dieu avait faits. Il dit à la femme : « Alors, Dieu vous a vraiment dit : ‘Vous ne mangerez d’aucun arbre du jardin’ ? » La femme répondit au serpent : « Nous mangeons les fruits des arbres du jardin. Mais, pour le fruit de l’arbre qui est au milieu du jardin, Dieu a dit : ‘Vous n’en mangerez pas, vous n’y toucherez pas, sinon vous mourrez.’ » Le serpent dit à la femme : « Pas du tout ! Vous ne mourrez pas ! Mais Dieu sait que, le jour où vous en mangerez, vos yeux s’ouvriront, et vous serez comme des dieux, connaissant le bien et le mal. » La femme s’aperçut que le fruit de l’arbre devait être savoureux, qu’il était agréable à regarder et qu’il était désirable, cet arbre, puisqu’il donnait l’intelligence. Elle prit de son fruit, et en mangea. Elle en donna aussi à son mari, et il en mangea. Alors leurs yeux à tous deux s’ouvrirent et ils se rendirent compte qu’ils étaient nus. Parole du Seigneur.

 

Psaume (Ps 50 (51), 3-4, 5-6ab, 12-13, 14.17)

 

Pitié pour moi, mon Dieu, dans ton amour, selon ta grande miséricorde, efface mon péché. Lave-moi tout entier de ma faute, purifie-moi de mon offense. Oui, je connais mon péché, ma faute est toujours devant moi. Contre toi, et toi seul, j’ai péché, ce qui est mal à tes yeux, je l’ai fait. Crée en moi un cœur pur, ô mon Dieu, renouvelle et raffermis au fond de moi mon esprit. Ne me chasse pas loin de ta face, ne me reprends pas ton esprit saint. Rends-moi la joie d’être sauvé ; que l’esprit généreux me soutienne. Seigneur, ouvre mes lèvres, et ma bouche annoncera ta louange.

 

Deuxième lecture (Rm 5, 12-19)

 

Frères, nous savons que par un seul homme, le péché est entré dans le monde, et que par le péché est venue la mort ; et ainsi, la mort est passée en tous les hommes, étant donné que tous ont péché. Avant la loi de Moïse, le péché était déjà dans le monde, mais le péché ne peut être imputé à personne tant qu’il n’y a pas de loi. Pourtant, depuis Adam jusqu’à Moïse, la mort a établi son règne, même sur ceux qui n’avaient pas péché par une transgression semblable à celle d’Adam. Or, Adam préfigure celui qui devait venir. Mais il n’en va pas du don gratuit comme de la faute. En effet, si la mort a frappé la multitude par la faute d’un seul, combien plus la grâce de Dieu s’est-elle répandue en abondance sur la multitude, cette grâce qui est donnée en un seul homme, Jésus Christ. Le don de Dieu et les conséquences du péché d’un seul n’ont pas la même mesure non plus : d’une part, en effet, pour la faute d’un seul, le jugement a conduit à la condamnation ; d’autre part, pour une multitude de fautes, le don gratuit de Dieu conduit à la justification. Si, en effet, à cause d’un seul homme, par la faute d’un seul, la mort a établi son règne, combien plus, à cause de Jésus-Christ et de lui seul, régneront-ils dans la vie, ceux qui reçoivent en abondance le don de la grâce qui les rend justes. Bref, de même que la faute commise par un seul a conduit tous les hommes à la condamnation, de même l’accomplissement de la justice par un seul a conduit tous les hommes à la justification qui donne la vie. En effet, de même que par la désobéissance d’un seul être humain la multitude a été rendue pécheresse, de même par l’obéissance d’un seul la multitude sera-t-elle rendue juste. Parole du Seigneur.

 

Évangile (Mt 4, 1-11)

 

En ce temps-là, Jésus fut conduit au désert par l’Esprit pour être tenté par le diable. Après avoir jeûné quarante jours et quarante nuits, il eut faim. Le tentateur s’approcha et lui dit : « Si tu es Fils de Dieu, ordonne que ces pierres deviennent des pains. » Mais Jésus répondit : « Il est écrit : L’homme ne vit pas seulement de pain, mais de toute parole qui sort de la bouche de Dieu. » Alors le diable l’emmène à la Ville sainte, le place au sommet du Temple et lui dit : « Si tu es Fils de Dieu, jette-toi en bas ; car il est écrit : Il donnera pour toi des ordres à ses anges, et : Ils te porteront sur leurs mains, de peur que ton pied ne heurte une pierre. » Jésus lui déclara : « Il est encore écrit : Tu ne mettras pas à l’épreuve le Seigneur ton Dieu. » Le diable l’emmène encore sur une très haute montagne et lui montre tous les royaumes du monde et leur gloire. Il lui dit : « Tout cela, je te le donnerai, si, tombant à mes pieds, tu te prosternes devant moi. » Alors, Jésus lui dit : « Arrière, Satan ! car il est écrit : C’est le Seigneur ton Dieu que tu adoreras, à lui seul tu rendras un culte. » Alors le diable le quitte. Et voici que des anges s’approchèrent, et ils le servaient. Acclamons la Parole de Dieu.

CALENDRIER

 

  • Messe tous les jours à 9 h avec l’office des Laudes

  • Tous les samedis matin de 10 h 30 à 12 h 15 un prêtre se tient dans l’église Notre-Dame pour accueillir une démarche du sacrement de réconciliation

  • Adoration du Saint-Sacrement tous les samedis de 9 h 30 à 12 h à la crypte

 

 

 

 

 

 

Rendez-vous de la semaine

 

-Lundi 6 Mars à 20 h 30 au presbytère : réunion du conseil économique pour les affaires économiques de la paroisse

-Mardi 7 mars à 20 h 30 salle Pierre Lefeuvre : réunion du groupe biblique paroissial

-Mercredi 8 mars à 20 h 30 salle Pierre Lefeuvre : rencontre des fiancés des paroisses de Villemomble et du Raincy

 

 

-Mercredi 8 mars à 20 h 30 Concert en l’église Notre-Dame dans le cadre du festival des voix mêlées : messe Nelson de HAYDN

 

-Jeudi 9 Mars : réunion des curés des trois paroisses, le Raincy, Villemomble et Gagny

suivi du repas de tous les prêtres du secteur

-Jeudi 9 Mars à 20 h 30 salle Pierre Lefeuvre : réunion des accompagnateurs au catéchuménat des adultes

-Jeudi 9 mars à 20 h 30 salle Pierre Lefeuvre : réunion du groupe biblique œcuménique

-Samedi 11 Mars à 14 h 30 salle Pierre Lefeuvre : Assemblée Générale de l’Association RESTAURER

Samedi 11 Mars à 18h : soirée œcuménique entre lycéens au Temple Protestant

 

 

  • - Dimanche 12 Mars à 12h : repas des fiancés du Raincy et de Villemomble

suivi d’un temps de catéchèse

 

Nous souhaitons insérer de nouveaux chants dans le carnet rouge paroissial. Mais 200 carnets sur les 600 achetés initialement ont disparu. Si certains ont été volés, beaucoup d’autres ont été emportés par erreur. Si c’est votre cas, merci de le rapporter rapidement à l’église !

 

 

 

DIMANCHE 5 mars 2017 1 er dimanche de Carême

1 ère lecture (Gn 2,7-9 et 3,1-7) Psaume (Ps 50,3-6.12-14.17) 2 ème lecture (Rm 5,12-19) Evangile (Mt 4,1-11)

Messe anticipée le samedi à 18 h à Saint-Louis -Dimanche à 10 h 30 messe à Notre-Dame

Messe anticipée le samedi à 18 h à Saint-Louis -Dimanche à 10 h 30 messe à Notre-Dame

 

DIMANCHE 12 mars 2017 2 ème dimanche de Carême

1 ère lecture (Gn 12,1-4a) Psaume (Ps 32,4-5.18-20.22) 2 ème lecture (2 Rm 1,8b-10 ) Evangile (Mt 17,1-9)

Messe anticipée le samedi à 18 h à Saint-Louis -Dimanche à 10 h 30 messe à Notre-Dame

Quête pour les Prêtres âgés

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paroisse du Raincy - dans Feuilles de semaine
24 février 2017 5 24 /02 /février /2017 19:21

Aimer ses ennemis et rompre la chaîne du mal (traduction complète)

 

Paroles du pape à l’angélus, du 19 Février

 

Chers frères et sœurs, bonjour !

 

Dans l’Evangile de ce dimanche (Mt 5,38-48) une des pages qui expriment le mieux la “révolution” chrétienne -, Jésus montre le chemin de la vraie justice par la loi de l’amour qui dépasse celle du talion, qui dit « œil pour œil dent pour dent ». Cette règle antique imposait d’infliger aux transgresseurs des peines équivalentes aux dommages infligés : la mort à qui avait tué, l’amputation à qui avait blessé quelqu’un, et ainsi de suite.

 

Jésus ne demande pas à ses disciples de subir le mal, au contraire, il demande de réagir, mais pas par un autre mal, par le bien. Ce n’est que comme cela que l’on rompt la chaîne du mal : un mal apporte un autre mal, un autre, un autre mal… On rompt cette chaîne du mal et les choses changent vraiment. En effet, le mal c’est un « vide », un vide de bien, et on ne peut pas remplir un vide par un autre vide, mais seulement par un « plein » c’est-à-dire par le bien. Les représailles ne conduisent jamais à la résolution des conflits. « Tu m’as fait cela, moi je vais te le faire » : cela ne résout jamais un conflit, et ce n’est pas non plus chrétien.

 

Pour Jésus, le refus de la violence peut comporter aussi le renoncement à un droit légitime, et il en donne certains exemples : tendre l’autre joue, céder son vêtement ou son argent, accepter d’autres sacrifices (cf. vv. 39-42). Mais ce renoncement ne signifie pas que les exigences de la justice sont ignorées ou contredites: non, au contraire, l’amour chrétien qui se manifeste d’une façon spéciale dans la miséricorde, représente une réalisation supérieure de la justice. Ce que Jésus veut nous enseigner, c’est la distinction nette que nous devons faire entre la justice et la vengeance. Distinguer justice et vengeance. La vengeance n’est jamais juste. Il nous est permis de demander justice, il est de notre devoir de pratiquer la justice. En revanche il nous est interdit de nous venger ou de fomenter la vengeance, quelle qu’elle soit, parce qu’elle est l’expression de la haine et de la violence.

 

Jésus ne veut pas proposer un nouvel ordre civil, mais plutôt le commandement de l’amour du prochain, qui comprend aussi l’amour des ennemis : « Aimez vos ennemis et priez pour ceux qui vous persécutent » (v. 44). Et ce n’est pas facile. Cette parole ne doit pas être comprise comme une approbation du mal accompli par l’ennemi, mais comme une invitation à une perspective supérieure, une perspective magnanime, semblable à cette du Père céleste qui dit Jésus « fait lever son soleil sur les méchants et sur les bons, et fait pleuvoir sur les justes et sur les injustes » (v. 45). En effet, l’ennemi aussi est une personne humaine, créée en tant que telle à l’image de Dieu, même si actuellement cette image est obscurcie par une conduite indigne.

 

Lorsque nous parlons « d’ennemis », nous ne devons pas penser à je ne sais quelles personnes différentes et loin de nous. Nous parlons aussi de nous-mêmes, qui pouvons entrer en conflit avec notre prochain, parfois avec notre famille. Combien d’inimitiés dans les familles, combien ! Pensons à cela. Les ennemis ce sont aussi ceux qui parlent mal de nous, qui nous calomnient et qui nous font des torts. Et ce n’est pas facile à digérer. Nous sommes appelés à répondre à tous ceux-là par le bien, qui a aussi ses stratégies, inspirées par l’amour.

 

Que le Vierge Marie nous aide à suivre Jésus sur ce chemin exigeant, qui exalte vraiment la dignité humaine et nous fait vivre en enfants de notre Père qui est dans les cieux.

 

Qu’elle nous aide à pratiquer la patience, le dialogue, le pardon, et à être ainsi des artisans de communion, des artisans de fraternité, dans notre vie quotidienne, sur tout dans notre famille.

RICHESSE ET PAUVRETÉ

 

1 ère lecture (Is 49,14-15) Psaume (Ps 61,2-3.8.9) 2 ème lecture (1 Co 4,1-5) Evangile (Mt 6,24-34)

 

Le Christ n’a jamais vécu avec son Père au moyen de compromis savants et successifs. Il a tout donné de son humanité. « Je connais tes œuvres : tu n’es ni froid ni bouillant. Plût à Dieu que tu fusses froid ou bouillant! Mais parce que tu es tiède et que tu n’es ni froid ni bouillant, je te vomirai de ma bouche. Apocalypse III, 16.

 

« Heureux les pauvres de cœur! » (Mt 5,2). C’est en écho à la première béatitude qu’il faut comprendre la portée de l’évangile de ce dimanche, aussi bien dans notre vie personnelle que dans la vie des nations entre elles. Bien des problèmes connaîtraient un début d’une solution si les réunions des G 8, G 12 ou G 20, si les Forum Mondiaux ne se repliaient pas sur leurs richesses abandonnant les plus pauvres hors de leurs conférences.

 

Comme nous passons sur le trottoir de nos villes devant le pauvre qui s’est assis à la porte du Supermarché ou non loin du distributeur de la banque. Une manœuvre, peut-être. Non, le rappel d’une réalité.

 

Pour chacun de nous, le Royaume est là, tout proche, déjà mystérieusement et ce n’est pas une utopie que d’opter pour Dieu sans compromis, le servir sans partage, s’en remettre à lui avec une confiance totale dans son dessein de salut, telle est l’exigence primordiale.

 

Nul ne peut servir deux maîtres, nul ne peut servir Dieu et l’Argent! Ces paroles du Christ sont à comprendre dans la plénitude de leur signification. L’argent résume tout ce que nous cherchons à posséder, à retenir en une possession qui devient un asservissement !

 

Ne devrait-on pas quitter les choses avant qu’elles ne nous quittent? Nous construisons tant de remparts pour assurer les prétentions de notre personnalité… mais peu nombreux sont ceux qui ont choisi cette liberté et cette ouverture à Dieu par la donation de leurs triples vœux religieux. Les richesses, matérielles, sociales, intellectuelles, spirituelles, quelles qu’elles soient. Dieu les a mis à notre disposition. Elles ne sont pas à rejeter, elles sont là pour bâtir un monde à la mesure de Dieu, et des hommes, un monde à explorer, un univers à découvrir, parfois péniblement, avec Dieu, la main dans la main.

 

Vivre dans la confiance et dans cette espérance au sein de l’universelle insécurité, échanger les mille soucis de la vie contre l’unique souci de construire le Royaume et sa justice, tel est le pari qu’il a confié à l’homme au premier jour (Genèse. Ch. 1) Est-ce le nôtre ?

 

 

PREMIÈRE LECTURE « MOI, JE NE TOUBLIERAI PAS » (IS 49, 14-15)

Lecture du livre du prophète Isaïe

Jérusalem disait : « Le Seigneur m’a abandonnée, mon Seigneur m’a oubliée. » Une femme peut-elle oublier son nourrisson, ne plus avoir de tendresse pour le fils de ses entrailles ? Même si elle l’oubliait, moi, je ne t’oublierai pas, dit le Seigneur. Parole du Seigneur.

PSAUME (PS 61 (62), 2-3, 8, 9)

R/ EN DIEU SEUL, LE REPOS DE MON AME (PS 61, 2A)

Je n’ai de repos qu’en Dieu seul, mon salut vient de lui. Lui seul est mon rocher, mon salut, ma citadelle : je suis inébranlable.

Mon salut et ma gloire se trouvent près de Dieu. Chez Dieu, mon refuge, mon rocher imprenable ! Comptez sur lui en tous temps, vous, le peuple. Devant lui épanchez votre cœur : Dieu est pour nous un refuge.

 

DEUXIÈME LECTURE « Le Seigneur rendra manifestes les intentions des cœurs » (1 Co 4, 1-5)

Lecture de la première lettre de saint Paul apôtre aux Corinthiens

Frères, que l’on nous regarde comme des auxiliaires du Christ et des intendants des mystères de Dieu. Or, tout ce que l’on demande aux intendants, c’est d’être trouvés dignes de confiance. Pour ma part, je me soucie fort peu d’être soumis à votre jugement, ou à celui d’une autorité humaine ; d’ailleurs, je ne me juge même pas moi-même. Ma conscience ne me reproche rien, mais ce n’est pas pour cela que je suis juste : celui qui me soumet au jugement, c’est le Seigneur. Ainsi, ne portez pas de jugement prématuré, mais attendez la venue du Seigneur, car il mettra en lumière ce qui est caché dans les ténèbres, et il rendra manifestes les intentions des cœurs. Alors, la louange qui revient à chacun lui sera donnée par Dieu. Parole du Seigneur.

ÉVANGILE « NE VOUS FAITES PAS DE SOUCI POUR DEMAIN » (MT 6, 24-34)

Alléluia. Alléluia. Elle est vivante, énergique, la parole de Dieu ; elle juge des intentions et des pensées du cœur. Alléluia. (cf. He 4, 12)

Évangile de Jésus Christ selon saint Matthieu

En ce temps-là, Jésus disait à ses disciples : « Nul ne peut servir deux maîtres : ou bien il haïra l’un et aimera l’autre, ou bien il s’attachera à l’un et méprisera l’autre. Vous ne pouvez pas servir à la fois Dieu et l’Argent.

 

C’est pourquoi je vous dis : Ne vous souciez pas, pour votre vie, de ce que vous mangerez, ni, pour votre corps, de quoi vous le vêtirez. La vie ne vaut-elle pas plus que la nourriture, et le corps plus que les vêtements ? Regardez les oiseaux du ciel : ils ne font ni semailles ni moisson, ils n’amassent pas dans des greniers, et votre Père céleste les nourrit. Vous-mêmes, ne valez-vous pas beaucoup plus qu’eux ? Qui d’entre vous, en se faisant du souci, peut ajouter une coudée à la longueur de sa vie ? Et au sujet des vêtements, pourquoi se faire tant de souci ? Observez comment poussent les lis des champs : ils ne travaillent pas, ils ne filent pas. Or je vous dis que Salomon lui-même, dans toute sa gloire, n’était pas habillé comme l’un d’entre eux. Si Dieu donne un tel vêtement à l’herbe des champs, qui est là aujourd’hui, et qui demain sera jetée au feu, ne fera-t-il pas bien davantage pour vous, hommes de peu de foi ? Ne vous faites donc pas tant de souci ; ne dites pas : ‘Qu’allons-nous manger ? Ou bien : ‘Qu’allons-nous boire ? Ou encore : ‘Avec quoi nous habiller ? Tout cela, les païens le recherchent. Mais votre Père céleste sait que vous en avez besoin. Cherchez d’abord le royaume de Dieu et sa justice, et tout cela vous sera donné par surcroît. Ne vous faites pas de souci pour demain : demain aura souci de lui-même ; à chaque jour suffit sa peine. » Acclamons la Parole de Dieu.

CALENDRIER

 

  • Messe tous les jours à 9 h avec l’office des Laudes

  • Tous les samedis matin de 10 h 30 à 12 h 15 un prêtre se tient dans l’église Notre-Dame pour accueillir une démarche du sacrement de réconciliation

  • Adoration du Saint-Sacrement tous les samedis de 9 h 30 à 12 h à la crypte

 

 

Rendez-vous de la semaine

 

Lundi 27 et Mardi 28, le père Frédéric Benoist est à la formation « les pasteurs selon mon cœur » à Paris

 

Mercredi 1er Mars : mercredi des cendres - Entrée en Carême

Journée de jeûne

 

-Messe à 8 h 30 à la crypte Notre-Dame avec les enfants du collège de lécole Sainte-Clotilde

-Messe à 9 h en l’église Saint-Louis

-Messe à 19 h 30 en l’église Notre-Dame

 

-Jeudi 2 mars à 20 h 30 salle Pierre Lefeuvre : réunion de l’Equipe d’Animation Paroissiale

-Vendredi 3 mars Vendredi 3 Mars à 20 h 30 au presbytère : réunion de l’équipe diocésaine de la pastorale familiale

-Samedi 4 Mars à 11 h salle Pierre Lefeuvre : rencontre des distributeurs du journal le Messager

- Samedi 4 mars à 14 h salle Pierre Lefeuvre : Réunion de l’ACAT

 

 

  • - Dimanche 5 mars de 10 h à 18 h rencontre des jeunes de la communauté portugaise qui préparent la confirmation

 

A noter : dans le cadre du festival des voix mêlées - Concert le Mercredi 8 Mars à 20 h 30 en l’église Notre- Dame : Nelson messe de HAYDN

 

L’enveloppe du denier de l’Eglise va arriver dans votre boîte aux lettres. Un grand Merci d’en faire bon usage. Cette période de l’année est difficile pour la trésorerie de la paroisse

Les dons au Denier sont déductibles de l’impôt sur le revenu à hauteur de 66 % du montant du don, dans la limite de 20 % du revenu imposable. Ainsi, un don de 100,00 ne coûte réellement que 34,00 €.

 

DIMANCHE 26 FEVRIER 2017 8 ème dimanche du temps ordinaire

1 ère lecture (Is 49,14-15) Psaume (Ps 61,2-3.8.9) 2 ème lecture (1 Co 4,1-5) Evangile (Mt 6,24-34)

Messe anticipée le samedi à 18 h à Saint-Louis -Dimanche à 10 h 30 messe à Notre-Dame

 

DIMANCHE 5 mars 2017 1 er dimanche de Carême

1 ère lecture (Gn 2,7-9 et 3,1-7) Psaume (Ps 50,3-6.12-14.17) 2 ème lecture (Rm 5,12-19) Evangile (Mt 4,1-11)

Messe anticipée le samedi à 18 h à Saint-Louis -Dimanche à 10 h 30 messe à Notre-Dame

Fête des grand-mères

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paroisse du Raincy - dans Feuilles de semaine
19 février 2017 7 19 /02 /février /2017 16:38

Paroles du pape lors de l’angélus du 12 Février 2016

La liturgie du jour nous présente un autre extrait du Discours de la montagne, que nous trouvons dans l’Evangile de Matthieu (cf. 5,17-37). Dans ce passage, Jésus veut aider ses auditeurs à accomplir une relecture de la loi mosaïque. Ce qui a été dit dans l’ancienne alliance était vrai, mais ce n’était pas tout : Jésus est venu pour accomplir et pour promulguer de façon définitive la loi de Dieu, jusqu’au dernier iota (cf. v. 18). Il en manifeste les finalités originaires et en accomplit les aspects authentiques, et il fait tout cela à travers sa prédication et plus encore par l’offrande de lui-même sur la croix. Ainsi Jésus enseigne comment faire pleinement la volonté de Dieu et il utilise cette parole : avec une “justice supérieure” par rapport à celle des scribes et des pharisiens (cf. v. 20).

Une justice animée par l’amour, par la charité, par la miséricorde, et ainsi capable de réaliser la substance des commandements, en évitant le risque du formalisme. Le formalisme : ceci je peux, cela je ne peux pas ; jusqu’à là je peux, jusqu’à là je ne peux pas… Non : (il faut) plus, plus. En particulier, dans l’Evangile d’aujourd’hui Jésus examine trois aspects : l’homicide, l’adultère et le serment.

Concernant le commandement “ne pas tuer”, Il affirme qu’il est violé non seulement par l’homicide effectif, mais aussi par des comportements qui offensent la dignité de la personne humaine, y compris les paroles injurieuses (cf. v. 22). Certes, ils n’ont pas la même gravité et la même culpabilité que le meurtre, mais ils se placent dans la même ligne, parce qu’ils en sont les prémisses et révèlent la même malveillance. Jésus nous invite à ne pas établir un classement des offenses, mais à les considérer toutes nocives, en tant que mues par l’intention de faire du mal au prochain. Et Jésus donne un exemple. Insulter : nous avons l’habitude d’insulter, comme de dire ‘bonjour’. Et c’est sur la même ligne que le meurtre. Celui qui insulte son frère, tue son frère dans son cœur. S’il vous plaît, n’insultez pas ! Nous ne gagnons rien…

Un autre accomplissement est apporté à la loi matrimoniale. L’adultère était considéré comme une violation du droit de propriété de l’homme sur la femme. Jésus en revanche va à la racine du mal. Comme on arrive à l’homicide à travers les injures et les offenses, ainsi on atteint l’adultère à travers les intentions de possession vis-à-vis d’une femme qui n’est pas sa femme. L’adultère, comme le vol, la corruption et tous les autres péchés, sont d’abord conçus au plus intime de nous-mêmes et une fois qu’on a fait le mauvais choix dans son cœur, le comportement concret se met en œuvre. Et Jésus dit : celui qui regarde une femme qui n’est pas sa femme avec esprit de possession est un adultère dans son cœur, il a commencé le chemin vers l’adultère. Pensons un peu à cela : aux mauvaises pensées qui viennent dans ce domaine.

Jésus, ensuite, dit à ses disciples de ne pas prêter serment, en tant que le serment est signe de l’insécurité et de la duplicité avec lesquels se déroulent les relations humaines. On instrumentalise l’autorité de Dieu pour donner une garantie à nos affaires humaines. Nous sommes plutôt appelés à instaurer entre nous, dans nos familles et dans nos communautés un climat de limpidité et de confiance réciproque, afin de pouvoir être considéré comme sincères sans avoir à recourir à des interventions supérieures pour que l’on croie en nous. La méfiance et la suspicion réciproque menacent toujours la sérénité ! Que la Vierge Marie, femme de l’écoute docile et de l’obéissance joyeuse, nous aide à adhérer toujours plus à l’Evangile, pour être chrétiens non pas “de façade”, mais de substance ! Et c’est possible avec la grâce de l’Esprit-Saint, qui nous permet de tout faire avec amour et ainsi d’accomplir pleinement la volonté de Dieu.

CE QUE NOUS SOMMES

1 ère lecture (Lv 19,1-2.17-18) Psaume (Ps 102,1-48.10.12.13) 2 ème lecture (Co 3,16-23) Evangile (Mt 5,38-48)

 

 

A la suite des Béatitudes, les évangélistes nous disent quelle transposition le Christ en fait dans la vie quotidienne et en particulier dans les difficultés et les oppositions que nous rencontrons.

L’amour des ennemis, par exemple en ce dimanche, ne vient pas de notre indulgence compréhensive. Il a pour fondement le fait que, divinisés par la grâce de Dieu, nous devons la réaliser comme le Christ l’a vécue.

La conduite que le Christ attend devenir celle de ses disciples nous conduit sur le chemin des exigences de la véritable sagesse.

Certes nous sommes de la même « pâte » humaine que l’adversaire qui nous attaque ou nous fait procès. Et cette similitude nous donne déjà le devoir d’une certaine compréhension, d’une certaine indulgence, dans nos comportements comme dans nos réactions. Ce que nous attendons des autres, eux sont aussi en droit de l’attendre de nous. Nous sommes comme eux et dans certaines situations nous avons agi comme eux.

Mais dans la pensée de Dieu, c’est davantage ou plutôt c’est tout autre. « Soyez parfaits …Soyez comme moi … imitez-moi, » non pas comme un modèle extérieur à vous-mêmes qui influencerait votre comportement. Mais » Soyez saint … soyez tendresse et pitié … parce que l’Esprit de Dieu habite en vous. »

7ème dimanche du Temps Ordinaire

 

Lectures de la messe

 

Première lecture (Lv 19,1-2.17-18)

 

Le Seigneur parla à Moïse et dit : « Parle à toute l’assemblée des fils d’Israël. Tu leur diras : Soyez saints, car moi, le Seigneur votre Dieu, je suis saint. Tu ne haïras pas ton frère dans ton cœur. Mais tu devras réprimander ton compatriote, et tu ne toléreras pas la faute qui est en lui. Tu ne te vengeras pas. Tu ne garderas pas de rancune contre les fils de ton peuple. Tu aimeras ton prochain comme toi-même. Je suis le Seigneur. » Parole du Seigneur.

 

Psaume (Ps 102,1-48.10.12.13)

 

Bénis le Seigneur, ô mon âme, bénis son nom très saint, tout mon être ! Bénis le Seigneur, ô mon âme, n’oublie aucun de ses bienfaits ! Car il pardonne toutes tes offenses et te guérit de toute maladie ; il réclame ta vie à la tombe et te couronne d’amour et de tendresse. Le Seigneur est tendresse et pitié, lent à la colère et plein d’amour ; il n’agit pas envers nous selon nos fautes, ne nous rend pas selon nos offenses. Aussi loin qu’est l’orient de l’occident, il met loin de nous nos péchés ; comme la tendresse du père pour ses fils, la tendresse du Seigneur pour qui le craint !

 

Deuxième lecture (Co 3,16-23)

 

Frères, ne savez-vous pas que vous êtes un sanctuaire de Dieu, et que l’Esprit de Dieu habite en vous ? Si quelqu’un détruit le sanctuaire de Dieu, cet homme, Dieu le détruira, car le sanctuaire de Dieu est saint, et ce sanctuaire, c’est vous. Que personne ne s’y trompe : si quelqu’un parmi vous pense être un sage à la manière d’ici-bas, qu’il devienne fou pour devenir sage. Car la sagesse de ce monde est folie devant Dieu. Il est écrit en effet : C’est lui qui prend les sages au piège de leur propre habileté. Il est écrit encore : Le Seigneur le sait : les raisonnements des sages n’ont aucune valeur ! Ainsi, il ne faut pas mettre sa fierté en tel ou tel homme. Car tout vous appartient, que ce soit Paul, Apollos, Pierre, le monde, la vie, la mort, le présent, l’avenir : tout est à vous, mais vous, vous êtes au Christ, et le Christ est à Dieu. Parole du Seigneur.

 

Évangile (Mt 5,38-48)

 

En ce temps-là, Jésus disait à ses disciples : « Vous avez appris qu’il a été dit : Œil pour œil, et dent pour dent. Eh bien ! Moi, je vous dis de ne pas riposter au méchant ; mais si quelqu’un te gifle sur la joue droite, tends-lui encore l’autre. Et si quelqu’un veut te poursuivre en justice et prendre ta tunique, laisse-lui encore ton manteau. Et si quelqu’un te réquisitionne pour faire mille pas, fais-en deux mille avec lui. À qui te demande, donne ; à qui veut t’emprunter, ne tourne pas le dos ! Vous avez appris qu’il a été dit : Tu aimeras ton prochain et tu haïras ton ennemi. Eh bien ! Moi, je vous dis : Aimez vos ennemis, et priez pour ceux qui vous persécutent, afin d’être vraiment les fils de votre Père qui est aux cieux ; car il fait lever son soleil sur les méchants et sur les bons, il fait tomber la pluie sur les justes et sur les injustes. effet, si vous aimez ceux qui vous aiment, quelle récompense méritez-vous ? Les publicains eux-mêmes n’en font-ils pas autant ? Et si vous ne saluez que vos frères, que faites-vous d’extraordinaire ? Les païens eux-mêmes n’en font-ils pas autant ? Vous donc, vous serez parfaits comme votre Père céleste est parfait. » Acclamons la Parole de Dieu.

CALENDRIER

 

Rendez-vous de la semaine

-Mercredi 22 Février à 17 h salle Pierre Lefeuvre : réunion de préparation à la confirmation avec les lycéens

-Mercredi 22 février à 20 h 30 salle Pierre Lefeuvre : réunion de préparation au mariage des fiancés du Raincy et de Villemomble

-Jeudi 23 février à 20 h 30 salle Pierre Lefeuvre : rencontre des catéchumènes adultes et de leurs accompagnateurs

 

Samedi 25 Février de 14 h 30 à 17 h 30 salle Pierre Lefeuvre :

Conférence et catéchèse sur la Miséricorde de Dieu

- La pensée du pape François

- L’année de la Miséricorde, et après ?

  • Catéchèse faite par le père Frédéric Benoist

 

-Samedi 25 Février à 18 h 30 salle Pierre Lefeuvre ; rencontre des 4 ème-3 ème

-Samedi 25 Février à 19 h à Montfermeil : rencontre des lycéens de la paroisse avec le père David KRUPA

-Dimanche 26 Février : repas des jeunes adultes de la paroisse

 

25-26 FÉVRIER : LANCEMENT DE LA NOUVELLE CAMPAGNE D'APPEL AU DENIER DE L'EGLISE

Comme 1ère ressource, le Denier de l'Eglise permet à l'Eglise de Saint-Denis de disposer des moyens nécessaires à sa mission

 

 

DIMANCHE 19 FEVRIER 2017 7 ème dimanche du temps ordinaire

1 ère lecture (Lv 19,1-2.17-18) Psaume (Ps 102,1-48.10.12.13) 2 ème lecture (Co 3,16-23) Evangile (Mt 5,38-48)

 

DIMANCHE 26 FEVRIER 2017 8 ème dimanche du temps ordinaire

1 ère lecture (Is 49,14-15) Psaume (Ps 61,2-3.8.9) 2 ème lecture (1 Co 4,1-5) Evangile (Mt 6,24-34)

Messe anticipée le samedi à 18 h à Saint-Louis -Dimanche à 10 h 30 messe à Notre-Dame

 

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paroisse du Raincy - dans Feuilles de semaine
15 février 2017 3 15 /02 /février /2017 21:32

Message reçu du père Hugues de Centrafrique

lu lors de l’homélie du 5 Février

 

(…) Du 23 au 26 Décembre 2016, je suis allé en brousse chez un confrère, à 138 Km de Bangui pour la célébration de la nativité du Seigneur. Le 24 à 18 h, ma première célébration, à la lumière d'une lampe torche, eut lieu à Potopoto, un village qui a été brûlé par les rebelles en 2013; l'arrivée de notre délégation était saluée par des cris de joie. Les chrétiens des villages environnants n'ont pas hésité à faire plusieurs kilomètres de route à pied pour cette célébration. A 22 h 00, j'ai présidé la messe de la nuit à la paroisse pendant que mon confrère célébrait dans un autre village. La nuit a été courte puisque tout le village a dansé au clair de la lune jusqu'au petit matin : on n'était pas pressé. J'admire ces compatriotes qui restent dignes dans leur précarité et garde en mémoire leur grande humanité.

C'est maintenant la première semaine des examens du premier semestre au grand séminaire Saint Marc; je me réjouis de l'expérience acquise par le biais des trois cours dispensés durant ce semestre. Celle-ci me permettra d'assurer ceux (5 cours) de ce second semestre. Je découvre mon ministère de formateur ; il est exigeant en ce sens qu'il nécessite une présence au séminaire ainsi qu'un esprit d'union et de collaboration au sein du conseil des formateurs afin de réaliser le programme de formation. J'apprends à donner le témoignage d'une vie évangélique en m'abandonnant entre les mains du Seigneur le premier inspirateur et le modèle de tout formateur. Ce ministère est aussi une grâce puisqu'il nous invite sans cesse à la conversion pour le bien de ces étudiants que nous accompagnons ; nous comptons sur ta prière confiante pour former des prêtres selon le cœur de Dieu.

Le changement de cadre et d'activités, pendant le remplacement d'été au Raincy, me permettra de me ressourcer en vue de la prochaine année académique. Je t'assure de ma prière toute fraternelle. Que le Seigneur bénisse la communauté du Raincy ainsi que toute la France ! Bien à toi. Père Hugues EBENGUI KOLONGO

 

Paroles du pape François lors de l’Angelus du Dimanche 5 Février 2017

 

Au cours de ces dimanches la liturgie propose ce que l’on appelle « le Sermon sur la montagne », de l’Evangile de Matthieu. Après avoir présenté les Béatitudes dimanche dernier, aujourd’hui il met l’accent sur les paroles de Jésus décrivant la mission de ses disciples dans le monde (cf. Mt 5,13-16). Il utilise les métaphores du sel et de la lumière et ses paroles s’adressent aux disciples de toutes les époques, donc à nous aussi.

Jésus nous invite à être un reflet de sa lumière, à travers le témoignage des œuvres bonnes. Et il dit: «Ainsi, que votre lumière brille devant les hommes, afin qu’ils voient vos œuvres bonnes et qu’ils glorifient votre Père qui est dans les cieux» (Mt 5,16).

Ces paroles soulignent que nous sommes reconnus comme de véritables disciples de Celui qui est la Lumière du monde, non pas par nos paroles, mais par nos œuvres. En effet, c’est avant tout notre comportement dans le bien ou dans le mal qui laisse une marque dans les autres. Nous avons donc un devoir et une responsabilité du fait du don reçu: la lumière de la foi, qui est en nous par le Christ et par l’action du Saint-Esprit, nous ne devons pas la garder comme si elle était notre propriété. Au contraire, nous sommes appelés à la faire briller dans le monde, à la donner à d’autres grâce à nos œuvres bonnes. Et combien le monde a besoin de la lumière de l’Evangile qui transforme, guérit et garantit le salut à ceux qui l’acceptent! Cette lumière, nous devons l’apporter par nos œuvres bonnes. La lumière de notre foi, en se donnant, ne s’éteint pas, mais se renforce. Elle peut au contraire disparaître, si on ne la nourrit pas par l’amour et par les œuvres de charité.

Rechercher, Découvrir et traduire dans nos vies

la sagesse de Dieu

 

1 ère lecture (Si 15,15-20) Psaume (Ps 118,1-2.4-5.17-18.33-34) 2 ème lecture (Co 2,6-10) Evangile (Mt 5,17-37)

 

C’est dans le cœur de l’homme que se joue sa fidélité à Dieu et son ouverture aux autres. Et c’est que nous avons à assumer et traduire la pensée de Dieu que nous découvrons dans le « vécu » de Jésus-Christ.

Sur les bords du Jourdain, André et Philippe recherchaient quel était celui dont les prophètes avaient parlé. Ils ne voulaient pas en rester au simple commentaire des scribes ni même ceux plus élaborés des docteurs de la Loi. Ils avaient quitté le monde clos de Jérusalem où ces doctes personnes jasaient sur des textes, que des scribes transcrivaient en même temps qu’ils les explicitaient par de savants commentaires. Ils ne voulaient pas en rester là. Ils voulaient voir clair. Ben Sirac avait dit : » Étends la main. Regarde et choisis. » Sur les bords du Jourdain, André et Philippe ont découvert une voix qui se faisait entendre. Elle était l’écho de celle des prophètes. Elle ne proclamait pas une sagesse de ce monde. Elle voulait, humblement, proclamer la pensée de Dieu qu’il avait découvert. Jean-Baptiste était venu pour rendre témoignage à la lumière, celle qui venait dans ce monde pour illuminer les hommes. (St Jean. 1. 3 et 4)

Mais la sagesse est un mystère de Dieu. « Ce que personne n’avait vu de ses yeux ni entendu de ses oreilles. »

 

Les grandes discussions que nous pouvons avoir en nous-mêmes comme avec nos proches, seront toujours partielles et bien souvent partiales si elles n’en restent qu’à une discussion sur le rituel de nos gestes sociaux ou moralisateurs. Les profondeurs du mystère ne peuvent se mesurer. La morale naturelle ne contredit pas la pensée de Dieu, mais elle n’est pas toute la pensée de Dieu que Jésus nous a révélée.

 

Et qui peut atteindre cette pensée s’il n’y a pas un immense amour, un amour attentif à accomplir toute la loi, dans un comportement intérieurement vécu, plus radical aussi d’ailleurs parce que Jésus appelle chacun de nous à se dépasser lui-même comme à dépasser la lettre, pour mener une vie de foi authentique.

 

C’est d’abord la loi de Dieu qui doit être la nôtre, que nous avons à connaître, que nous avons à faire connaître, que nous avons à traduire dans nos gestes quotidiens pour Dieu, comme pour nos frères. « Ouvre mes yeux que je contemple les merveilles de ta Loi »… et pas seulement la lettre.

« N’en restez pas là… moi je vous dis…». La Loi est sans doute une merveille, mais elle doit être vécue comme le Christ l’a vécue. Car pour lui, tout se joue désormais au niveau du cœur humain qui doit être à l’image et à la ressemblance du cœur de Dieu.

Première lecture (Si 15,15-20)

 

Si tu le veux, tu peux observer les commandements, il dépend de ton choix de rester fidèle. Le Seigneur a mis devant toi l’eau et le feu : étends la main vers ce que tu préfères. La vie et la mort sont proposées aux hommes, l’une ou l’autre leur est donnée selon leur choix. Car la sagesse du Seigneur est grande, fort est son pouvoir, et il voit tout. Ses regards sont tournés vers ceux qui le craignent, il connaît toutes les actions des hommes. Il n’a commandé à personne d’être impie, il n’a donné à personne la permission de pécher. Parole du Seigneur.

 

Psaume (Ps 118,1-2.4-5.17-18.33-34)

 

Heureux les hommes intègres dans leurs voies qui marchent suivant la loi du Seigneur ! Heureux ceux qui gardent ses exigences, ils le cherchent de tout cœur ! Toi, tu promulgues des préceptes à observer entièrement. Puissent mes voies s’affermir à observer tes commandements ! Sois bon pour ton serviteur, et je vivrai, j’observerai ta parole. Ouvre mes yeux, que je contemple les merveilles de ta loi. Enseigne-moi, Seigneur, le chemin de tes ordres ; à les garder, j’aurai ma récompense. Montre-moi comment garder ta loi, que je l’observe de tout cœur.

 

Deuxième lecture (Co 2,6-10)

 

Frères, c’est bien de sagesse que nous parlons devant ceux qui sont adultes dans la foi, mais ce n’est pas la sagesse de ce monde, la sagesse de ceux qui dirigent ce monde et qui vont à leur destruction. Au contraire, ce dont nous parlons, c’est de la sagesse du mystère de Dieu, sagesse tenue cachée, établie par lui dès avant les siècles, pour nous donner la gloire. Aucun de ceux qui dirigent ce monde ne l’a connue, car, s’ils l’avaient connue, ils n’auraient jamais crucifié le Seigneur de gloire. Mais ce que nous proclamons, c’est, comme dit l’Écriture : ce que l’œil n’a pas vu, ce que l’oreille n’a pas entendu, ce qui n’est pas venu à l’esprit de l’homme, ce que Dieu a préparé pour ceux dont il est aimé. Et c’est à nous que Dieu, par l’Esprit, en a fait la révélation. Car l’Esprit scrute le fond de toutes choses, même les profondeurs de Dieu. Parole du Seigneur.

 

Évangile (Mt 5,17-37)

 

En ce temps-là, Jésus disait à ses disciples : « Ne pensez pas que je sois venu abolir la Loi ou les Prophètes : je ne suis pas venu abolir, mais accomplir. Amen, je vous le dis : Avant que le ciel et la terre disparaissent, pas un seul iota, pas un seul trait ne disparaîtra de la Loi jusqu’à ce que tout se réalise. Donc, celui qui rejettera un seul de ces plus petits commandements, et qui enseignera aux hommes à faire ainsi, sera déclaré le plus petit dans le royaume des Cieux. Mais celui qui les observera et les enseignera, celui-là sera déclaré grand dans le royaume des Cieux. Je vous le dis en effet : Si votre justice ne surpasse pas celle des scribes et des pharisiens, vous n’entrerez pas dans le royaume des Cieux. Vous avez appris qu’il a été dit aux anciens : Tu ne commettras pas de meurtre, et si quelqu’un commet un meurtre, il devra passer en jugement. Eh bien! Moi, je vous dis : Tout homme qui se met en colère contre son frère devra passer en jugement. Si quelqu’un insulte son frère, il devra passer devant le tribunal. Si quelqu’un le traite de fou, il sera passible de la géhenne de feu. Donc, lorsque tu vas présenter ton offrande à l’autel, si, là, tu te souviens que ton frère a quelque chose contre toi, laisse ton offrande, là, devant l’autel, va d’abord te réconcilier avec ton frère, et ensuite viens présenter ton offrande. Mets-toi vite d’accord avec ton adversaire pendant que tu es en chemin avec lui, pour éviter que ton adversaire ne te livre au juge, le juge au garde, et qu’on ne te jette en prison. Amen, je te le dis : tu n’en sortiras pas avant d’avoir payé jusqu’au dernier sou. Vous avez appris qu’il a été dit : Tu ne commettras pas d’adultère. Eh bien ! Moi, je vous dis : Tout homme qui regarde une femme avec convoitise a déjà commis l’adultère avec elle dans son cœur. Si ton œil droit entraîne ta chute, arrache-le et jette-le loin de toi, car mieux vaut pour toi perdre un de tes membres que d’avoir ton corps tout entier jeté dans la géhenne. Et si ta main droite entraîne ta chute, coupe-la et jette-la loin de toi, car mieux vaut pour toi perdre un de tes membres que d’avoir ton corps tout entier qui s’en aille dans la géhenne. Il a été dit également : Si quelqu’un renvoie sa femme, qu’il lui donne un acte de répudiation. Eh bien ! Moi, je vous dis : Tout homme qui renvoie sa femme, sauf en cas d’union illégitime, la pousse à l’adultère ; et si quelqu’un épouse une femme renvoyée, il est adultère. Vous avez encore appris qu’il a été dit aux anciens : Tu ne manqueras pas à tes serments, mais tu t’acquitteras de tes serments envers le Seigneur. Eh bien ! Moi, je vous dis de ne pas jurer du tout, ni par le ciel, car c’est le trône de Dieu, ni par la terre, car elle est son marchepied, ni par Jérusalem, car elle est la Ville du grand Roi. Et ne jure pas non plus sur ta tête, parce que tu ne peux pas rendre un seul de tes cheveux blanc ou noir. Que votre parole soit ‘oui’, si c’est ‘oui’, ‘non’, si c’est ‘non’. Ce qui est en plus vient du Mauvais. » Acclamons la Parole de Dieu.

CALENDRIER

 

  • Messe tous les jours à 9 h avec l’office des Laudes

  • Tous les samedis matin de 10 h 30 à 12 h 15 un prêtre se tient dans l’église Notre-Dame pour accueillir une démarche du sacrement de réconciliation

  • Adoration du Saint-Sacrement tous les samedis de 9 h 30 à 12 h à la crypte

 

 

 

 

Rendez-vous de la semaine

-Mercredi 15 février à 14 h 30 salle Pierre Lefeuvre : Réunion du MCR

-Vendredi 17 février à 14 h 30 salle Pierre Lefeuvre : Réunion des Equipes Saint-Vincent

 

Nous souhaitons insérer de nouveaux chants dans le carnet rouge paroissial. Mais 200 carnets sur les 600 achetés initialement ont disparu. Si certains ont été volés, beaucoup d’autres ont été emportés par erreur. Si c’est votre cas, merci de le rapporter rapidement à l’église !

 

25-26 FÉVRIER : LANCEMENT DE LA NOUVELLE CAMPAGNE D'APPEL AU DENIER DE L'EGLISE

Comme 1ère ressource, le Denier de l'Eglise permet à l'Eglise de Saint-Denis de disposer des moyens nécessaires à sa mission

 

 

 

Samedi 25 Février de 14 h 30 à 17 h 30 salle Pierre Lefeuvre :

Conférence et catéchèse sur la Miséricorde de Dieu

- La pensée du pape François

-L’année de la Miséricorde, et après ?

 

  • Catéchèse faite par le père Frédéric Benoist

 

DIMANCHE 12 FEVRIER 2017 6 ème dimanche du temps ordinaire

1 ère lecture (Si 15,15-20) Psaume (Ps 118,1-2.4-5.17-18.33-34) 2 ème lecture (Co 2,6-10) Evangile (Mt 5,17-37)

 

DIMANCHE 19 FEVRIER 2017 6 ème dimanche du temps ordinaire

1 ère lecture (Lv 19,1-2.17-18) Psaume (Ps 102,1-48.10.12.13) 2 ème lecture (Co 3,16-23) Evangile (Mt 5,38-48)

Messe anticipée le samedi à 18 h à Saint-Louis -Dimanche à 10 h 30 messe à Notre-Dame

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paroisse du Raincy - dans Feuilles de semaine
7 février 2017 2 07 /02 /février /2017 22:39

S’il y avait « plus de pauvres de cœurs », il y aurait « moins de divisions »

dans les communautés

 

Parole du pape François lors de l’Angelus du 29 Janvier 2017

 

Chers frères et sœurs, bonjour !

 

La liturgie de ce dimanche nous fait méditer sur les Béatitudes (cf. Mt 5,1-12a), qui ouvrent le grand discours dit “de la montagne”, la “magna charta” du Nouveau Testament. Jésus manifeste la volonté de Dieu de conduire les hommes au bonheur. Ce message était déjà présent dans la prédication des prophètes : Dieu est proche des pauvres et des opprimés et les libère de ceux qui les maltraitent. Mais dans sa prédication Jésus suit un chemin particulier : il commence avec le terme « bienheureux », c’est-à-dire heureux ; il poursuit avec l’indication de la condition pour être bienheureux ; et il conclut en faisant une promesse. Le motif de la béatitude, c’est-à-dire du bonheur, ne réside pas dans la condition requise « pauvres de cœur », « ceux qui pleurent », « ceux qui ont faim et soif de justice », « persécutés »… mais dans la promesse qui la suit, à accueillir avec foi comme don de Dieu. On part de la condition difficile, pour s’ouvrir au don de Dieu et accéder au monde nouveau, le « règne » annoncé par Jésus. Ce n’est pas un mécanisme automatique, mais un chemin de vie à la suite du Seigneur, sur lequel la réalité de malaise et d’affliction est vue dans une perspective nouvelle et expérimentée selon la conversion qui se met en œuvre. On n’est pas bienheureux si on n’est pas converti, en mesure d’apprécier et de vivre les dons de Dieu.

Je m’arrête sur la première béatitude : « Heureux les pauvres de cœur, car le royaume des Cieux est à eux» (v. 4). Le pauvre en esprit est celui qui a assumé les sentiments et l’attitude de ces pauvres qui dans leur condition ne se révoltent pas, mais savent être humbles, dociles, disponibles à la grâce de Dieu. Le bonheur des pauvres des pauvres de cœur a une double dimension : vis-à-vis des biens et vis-à-vis de Dieu. Concernant les biens, les biens matériels, cette pauvreté de cœur est sobriété: pas nécessairement renoncement, mais capacité de goûter l’essentiel, de partage ; capacité de renouveler chaque jour l’étonnement pour la bonté des choses, sans s’appesantir dans l’opacité de la consommation vorace. Plus je possède, plus j’en veux ; plus je possède, plus j’en veux : c’est la consommation vorace. Et cela tue l’âme. Et l’homme ou la femme qui font cela, qui ont cette attitude, “plus j’ai, plus je veux”, ne sont pas heureux et n’atteindront pas le bonheur. A l’égard de Dieu, elle est louange et reconnaissance que le monde est bénédiction et qu’à son origine il y a l’amour créateur du Père. Mais c’est aussi ouverture à Lui, docilité à sa seigneurie : c’est Lui, le Seigneur, c’est Lui le Grand, ce n’est pas moi qui suis grand parce que j’ai beaucoup de choses ! C’est Lui : Lui qui a voulu le monde pour tous les hommes et qui l’a voulu pour que les hommes soient heureux.

Le pauvre de cœur est le chrétien qui ne compte pas sur lui-même, sur les richesses matérielles, qui ne s’entête pas dans ses opinions, mais écoute avec respect et se remet volontiers aux décisions d’autrui. Si dans nos communautés il y avait plus de pauvres de cœurs, il y aurait moins de divisions, de conflits et de polémiques ! L’humilité, comme la charité, est une vertu essentielle pour la coexistence dans les communautés chrétiennes. Les pauvres, en ce sens évangélique, ressortent comme ceux qui gardent la destination du Royaume des cieux éveillée, en faisant entrevoir qu’il est déjà en germe dans la communauté fraternelle, qui privilégie le partage sur la possession. Je voudrais souligner cela : privilégier le partage sur la possession. Avoir toujours le cœur et les mains ouverts (le pape fait le geste), pas fermés (il fait le geste). Quand le cœur est fermé (geste), c’est un cœur étroit : il ne sait pas non plus comment aimer. Quand le cœur est ouvert (geste), il marche sur le chemin de l’amour.

Que la Vierge Marie, modèle et première des pauvres de cœur parce que totalement docile à la volonté du Seigneur, nous aide à nous abandonner à Dieu, riche en miséricorde, afin qu’il nous comble de ses dons, spécialement par l’abondance de son pardon.

LA SUITE DES BEATITUDES

1 ère lecture (Is 58,7-10) Psaume (Ps 111,1.4-9) 2 ème lecture (Co 2,1-5) Evangile (Mt 5,13-16)

 

 

L’Evangile d’aujourd’hui est la suite immédiate des béatitudes. Jésus y affirme qu’ils sont « le sel de la terre et la lumière du monde. » quand ils vivent cet idéal : « Heureux les pauvres, les doux, les purs, les artisans de paix, les miséricordieux. »

Il nous faut entendre cela dans le contexte de l’époque si l’on veut avoir une plus grande compréhension du message et de la manière dont il sera reçu par les auditeurs du Christ. A son époque, il n’y avait ni congélateur, ni réfrigérateur. Dans la majorité des cas, c’était le sel qui permettait la conservation des aliments. Pour fertiliser les terres cultivables, il n’y avait pas d’engrais, et bien souvent on employait le sel. La lumière n’était pas celle des tubes fluo ou des lampes à forte luminosité. C’étaient des torches, des flambeaux, des lampes à huile.

Le sel peut s’affadir, il n’est plus bon à rien. Ne soyez ni fades, ni ternes. C’est comme s’il ajoutait: « Lorsque vous serez découragés et que votre patience perdra de sa vigueur, rappelez-vous bien que vous êtes le sel de la terre et la lumière du monde. Bâtir le Royaume sera long et exigeant. Si minime soit la quantité de sel, elle ne doit pas être totalement absente. Si faible soit notre luminosité, elle doit être placée sur le lampadaire.

Ni le sel ni la lumière ne sont là comme une simple image ni comme un simple objectif à atteindre, c’est la nature même de notre comportement de disciples. C’est notre identité de disciples de Jésus qui est en jeu. Car nos doutes, nos hésitations, notre repliement sur nous-mêmes peuvent détériorer la mission qui est la nôtre et dont le Christ nous charge.

PREMIÈRE LECTURE « TA LUMIERE JAILLIRA COMME LAURORE » (IS 58, 7-10)

 

Ainsi parle le Seigneur : Partage ton pain avec celui qui a faim, accueille chez toi les pauvres sans abri, couvre celui que tu verras sans vêtement, ne te dérobe pas à ton semblable. Alors ta lumière jaillira comme l’aurore, et tes forces reviendront vite. Devant toi marchera ta justice, et la gloire du Seigneur fermera la marche. Alors, si tu appelles, le Seigneur répondra ; si tu cries, il dira : « Me voici. » Si tu fais disparaître de chez toi le joug, le geste accusateur, la parole malfaisante, si tu donnes à celui qui a faim ce que toi, tu désires, et si tu combles les désirs du malheureux, ta lumière se lèvera dans les ténèbres et ton obscurité sera lumière de midi. Parole du Seigneur.

 

PSAUME (PS 111 (112)1.4-5, 6-7, 8A.9)

 

R/ Lumière des cœurs droits, le juste s’est levé dans les ténèbres

ou : Alléluia ! (cf. Ps 111, 4)

 

Lumière des cœurs droits, il s’est levé dans les ténèbres, homme de justice, de tendresse et de pitié. L’homme de bien a pitié, il partage ; il mène ses affaires avec droiture. Cet homme jamais ne tombera ; toujours on fera mémoire du juste. Il ne craint pas l’annonce d’un malheur : le cœur ferme, il s’appuie sur le Seigneur. Son cœur est confiant, il ne craint pas. À pleines mains, il donne au pauvre ; à jamais se maintiendra sa justice, sa puissance grandira, et sa gloire !

 

DEUXIÈME LECTURE « JE SUIS VENU VOUS ANNONCER LE MYSTERE DU CHRIST CRUCIFIE » (1 CO 2, 1-5)

 

Lecture de la première lettre de saint Paul apôtre aux Corinthiens

Frères, quand je suis venu chez vous, je ne suis pas venu vous annoncer le mystère de Dieu avec le prestige du langage ou de la sagesse. Parmi vous, je n’ai rien voulu connaître d’autre que Jésus-Christ, ce Messie crucifié. Et c’est dans la faiblesse, craintif et tout tremblant, que je me suis présenté à vous. Mon langage, ma proclamation de l’Évangile, n’avaient rien d’un langage de sagesse qui veut convaincre ; mais c’est l’Esprit et sa puissance qui se manifestaient, pour que votre foi repose, non pas sur la sagesse des hommes, mais sur la puissance de Dieu. Parole du Seigneur.

 

ÉVANGILE « VOUS ETES LA LUMIERE DU MONDE » (MT 5, 13-16)

 

En ce temps-là, Jésus disait à ses disciples : « Vous êtes le sel de la terre. Mais si le sel devient fade, avec quoi sera-t-il salé ? Il ne vaut plus rien : on le jette dehors et il est piétiné par les gens. Vous êtes la lumière du monde. Une ville située sur une montagne ne peut être cachée. Et l’on n’allume pas une lampe pour la mettre sous le boisseau ; on la met sur le lampadaire, et elle brille pour tous ceux qui sont dans la maison. De même, que votre lumière brille devant les hommes : alors, voyant ce que vous faites de bien, ils rendront gloire à votre Père qui est aux cieux. » Acclamons la Parole de Dieu.

CALENDRIER

 

  • Messe tous les jours à 9 h avec l’office des Laudes

  • Tous les samedis matin de 10 h 30 à 12 h 15 un prêtre se tient dans l’église Notre-Dame pour accueillir une démarche du sacrement de réconciliation

  • Adoration du Saint-Sacrement tous les samedis de 9 h 30 à 12 h à la crypte

 

 

Rendez-vous de la semaine

 

-Mardi 7 février à 14 h salle Pierre Lefeuvre : goûter des anciens des Equipes Saint-Vincent

- Jeudi 9 février à 12 h salle Pierre Lefeuvre : rencontre des prêtres de secteur

 

 

Nous souhaitons insérer de nouveaux chants dans le carnet rouge paroissial. Mais 200 carnets sur les 600 achetés initialement ont disparu. Si certains ont été volés, beaucoup d’autres ont été emportés par erreur. Si c’est votre cas, merci de le rapporter rapidement à l’église !

 

25-26 FÉVRIER : LANCEMENT DE LA NOUVELLE CAMPAGNE D'APPEL AU DENIER DE L'EGLISE

 

Comme 1ère ressource, le Denier de l'Eglise permet à l'Eglise de Saint-Denis de disposer des moyens nécessaires à sa mission

Si vous êtes imposable, votre don vous permettra de bénéficier d’une réduction d’impôt égale à 66% du montant du don (dans la limite de 20% de vos revenus imposables).

 

DIMANCHE 5 FEVRIER 2017 5 ème dimanche du temps ordinaire

1 ère lecture (Is 58,7-10) Psaume (Ps 111,1.4-9) 2 ème lecture (Co 2,1-5) Evangile (Mt 5,13-16)

 

DIMANCHE 12 FEVRIER 2017 6 ème dimanche du temps ordinaire

1 ère lecture (Si 15,15-20) Psaume (Ps 118,1-2.4-5.17-18.33-34) 2 ème lecture (Co 2,6-10) Evangile (Mt 5,17-37)

Messe anticipée le samedi à 18 h à Saint-Louis -Dimanche à 10 h 30 messe à Notre-Dame

Quête Journée pour les aumôneries des hôpitaux

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paroisse du Raincy - dans Feuilles de semaine
30 janvier 2017 1 30 /01 /janvier /2017 22:18

Paroles du pape François à l’angélus du 22 Janvier

Chers frères et sœurs, bonjour !

 

La page évangélique d’aujourd’hui (cf. Mt 4,12-23) raconte le début de la prédication de Jésus en Galilée. Il quitte Nazareth, un village de montagne, et il s’établit à Capharnaüm, un centre important sur la rive du lac, habité en majeure partie par des païens, point de rencontre entre la Méditerranée et l’intérieur des terres de Mésopotamie. Ce choix indique que les destinataires de sa prédication ce ne sont pas seulement ses compatriotes, mais ceux qui arrivent dans la cosmopolite « Galilée des Nations » (v. 15; cf. Is 8,23), comme on l’appelait.

Vue depuis la capitale, Jérusalem, cette terre est géographiquement périphérique et religieusement impure parce qu’elle était pleine de païens, du fait du mélange avec ceux qui appartenaient à Israël. De la Galilée, on n’attendait certes pas de grandes choses pour l’histoire du salut. Au contraire, c’est justement de là de là, justement que se répand cette « lumière » sur laquelle nous avons médité les dimanches précédents: la lumière du Christ. Elle se répand justement à partir de la périphérie.

Le message de Jésus reprend celui de Jean-Baptiste, en annonçant le « Royaume des cieux » (v. 17). Ce royaume ne comporte pas l’instauration d’un nouveau pouvoir politique, mais l’accomplissement de l’Alliance entre Dieu et son peuple, qui inaugurera une époque de paix et de justice. Pour conclure ce pacte d’alliance avec Dieu, chacun est appelé à se convertir, en transformant sa façon de penser et de vivre. C’est important: se convertir, ce n’est pas seulement changer sa façon de vivre, mais aussi sa façon de penser. C’est une transformation de la pensée. Il ne s’agit pas de changer de vêtements, mais d’habitudes! Ce qui différencie Jésus de Jean-Baptiste, c’est le style et la méthode. Jésus choisit d’être un prophète itinérant. Il ne reste pas à attendre les gens, mais il va à leur rencontre. Jésus est toujours sur la route! Ses premières sorties missionnaires ont lieu le long de la rive du lac de Galilée, au contact de la foule, en particulier des pécheurs. Là, non seulement Jésus proclame la venue du Royaume de Dieu, mais il cherche des compagnons à associer à sa mission de salut.

C’est à cet endroit qu’il rencontre deux couples de frères: Simon et André, Jacques et Jean. Il les appelle en disant: « Suivez-moi et je ferai de vous des pêcheurs d’hommes » (v. 19). L’appel les rejoint en plein milieu de leurs activités quotidiennes: le Seigneur se révèle à nous non pas de façon extraordinaire ou éclatante, mais dans le quotidien de notre vie. C’est là que nous devons trouver le Seigneur, c’est là qu’il se révèle, qu’il fait ressentir son amour à notre coeur.

La réponse des quatre pêcheurs est immédiate et prompte: « Ils laissèrent immédiatement leurs filets et le suivirent » (v. 20). Nous savons en effet qu’ils avaient été des disciples de Jean Baptiste, et que, grâce à son témoignage, ils avaient déjà commencé à croire en Jésus comme le Messie (cf. Jn 1,35-42).

Nous, chrétiens d’aujourd’hui, nous avons la joie de proclamer et de témoigner notre foi parce qu’il y a eu cette première annonce, parce qu’il y a eu ces hommes humbles et courageux, qui ont répondu généreusement à l’appel de Jésus. Sur les rives du lac, sur une terre impensable, est née la première communauté des disciples du Christ. Que la conscience de ces débuts suscite en nous le désir d’apporter la parole, l’amour et la tendresse de Jésus-Christ à tous les contextes, même le plus ardu et le plus résistant. Apporter la Parole à toutes les périphéries! Tous les espaces de la vie humaine sont un terrain où jeter la semence de l’Evangile, afin qu’elle porte un fruit de salut.

Que la Vierge Marie nous aide, par son intercession maternelle, à répondre avec joie à l’appel de Jésus, à nous mettre au service du Royaume de Dieu.

EN L’INTIME DE CHACUN DE NOUS

1 ère lecture (So 2,3 et 3,12-13) Psaume (Ps 145,7-10) 2 ème lecture (Co 1,26-31) Evangile (Mt 5,1-12a)

 

Pour des millions d’êtres humains, les béatitudes sont une des pages les plus admirables de toute l’histoire de l’humanité. Mais en regard de la réalité de nos vies et des évidences les plus répandues, elle semble illustrer aussi le monde à l’envers.

 

Depuis des siècles, le sermon sur la montagne a fasciné des générations en rejoignant les fibres humaines les plus intimes de notre être. Tout ce qui vibre en nous d’aspirations et de désirs de générosité y est touché. Car ces béatitudes ne sont pas une leçon de morale ; elles sont d’abord la révélation des vraies valeurs, celles qui font la grandeur de l’homme.

 

Certes beaucoup de penseurs, dans d’autres religions qui n’ont pas connu le Christ, ont dit des choses analogues. Pour tous ceux-là, l’Evangile apporte une confirmation : il est facile de se tromper sur notre vérité profonde ; vous avez raison de dire que vous ne courez pas après la richesse, que vous cherchez la justice, que vous le croyez pas à la violence. Mais elles ajoutent une autre vision de la vie, celle d’une réalité qui n’est pas évidente parce qu’elle est paradoxale. Elles nous disent qu’en les vivants nous rejoignons l’amour qui nous fonde en Dieu. La logique des béatitudes, c’est Dieu et son Royaume et non pas seulement une paix sociale, une maîtrise de soi, une sagesse humaine qui nous détache de l’inutile. Les dernières lignes d’ailleurs sont tout autant un avertissement qu’une révélation : les violents ne supporteront pas ceux qui cherchent la paix. Les injustes se mobiliseront contre les justes. C’est l’avenir même du Christ qui est dit et c’est le sort des disciples qui se lancent dans l’aventure de Dieu. Nous avons à vivre ce qu’il a vécu.

 

Lorsque cet évangile nous est lu à la Toussaint, il apparaît dans une atmosphère d’achèvement: c’est la réussite définitive de l’œuvre du Seigneur. Aujourd’hui, il apparaît comme un commencement. C’est l’annonce du Royaume dans sa racine et dans son germe. En saint Luc, Jésus descend de la montagne après avoir passé la nuit en prière. Il s’adresse à ses disciples et à la foule réunis « dans la plaine ». En saint Matthieu, au contraire, Jésus gravit la montagne, où il s’adresse à la foule.

 

Dans les deux cas, il apparaît comme le nouveau Moïse, venu refaire l’unité du Peuple de Dieu. Il promulgue la loi du Royaume. Ses auditeurs y trouvent un message essentiel: il faut changer de vie, se convertir, voir les choses d’une autre manière, car le Royaume des cieux est au milieu de nous.

1ère lecture : « Je laisserai chez toi un peuple pauvre et petit » (So 2,3 et 3,12-13)

 

Lecture du livre du prophète Sophonie

Cherchez le Seigneur, vous tous, les humbles du pays, qui accomplissez sa loi. Cherchez la justice, cherchez l’humilité : peut-être serez-vous à l’abri au jour de la colère du Seigneur. Je laisserai chez toi un peuple pauvre et petit ; il prendra pour abri le nom du Seigneur. Ce reste d’Israël ne commettra plus d’injustice ; ils ne diront plus de mensonge ; dans leur bouche, plus de langage trompeur. Mais ils pourront paître et se reposer, nul ne viendra les effrayer. Parole du Seigneur.

 

Psaume : (Ps 145,7-10)

 

R/ Heureux les pauvres de cœur, car le royaume des Cieux est à eux ! ou : Alléluia !

 

Le Seigneur fait justice aux opprimés ; aux affamés, il donne le pain, le Seigneur délie les enchaînés. Le Seigneur ouvre les yeux des aveugles, le Seigneur redresse les accablés, le Seigneur aime les justes. Le Seigneur protège l’étranger, il soutient la veuve et l’orphelin, le Seigneur est ton Dieu pour toujours.

 

2ème lecture : « Ce qu’il y a de faible dans le monde, voilà ce que Dieu a choisi » (Co 1,26-31)

 

Lecture de la première lettre de saint Paul Apôtre aux Corinthiens

 

Frères,

v ous qui avez été appelés par Dieu, regardez bien : parmi vous, il n’y a pas beaucoup de sages aux yeux des hommes, ni de gens puissants ou de haute naissance. Au contraire, ce qu’il y a de fou dans le monde, voilà ce que Dieu a choisi, pour couvrir de confusion les sages ; ce qu’il y a de faible dans le monde, voilà ce que Dieu a choisi, pour couvrir de confusion ce qui est fort ; ce qui est d’origine modeste, méprisé dans le monde, ce qui n’est pas, voilà ce que Dieu a choisi, pour réduire à rien ce qui est ; ainsi aucun être de chair ne pourra s’enorgueillir devant Dieu. C’est grâce à Dieu, en effet, que vous êtes dans le Christ Jésus, lui qui est devenu pour nous sagesse venant de Dieu, justice, sanctification, rédemption. Ainsi, comme il est écrit : Celui qui veut être fier, qu’il mette sa fierté dans le Seigneur. Parole du Seigneur.

 

Evangile : « Heureux les pauvres de cœur » (Mt 5,1-12a)

Évangile de Jésus-Christ selon saint Matthieu

En ce temps-là, voyant les foules, Jésus gravit la montagne. Il s’assit, et ses disciples s’approchèrent de lui. Alors, ouvrant la bouche, il les enseignait. Il disait : « Heureux les pauvres de cœur, car le royaume des Cieux est à eux. Heureux ceux qui pleurent, car ils seront consolés. Heureux les doux, car ils recevront la terre en héritage. Heureux ceux qui ont faim et soif de la justice, car ils seront rassasiés. Heureux les miséricordieux, car ils obtiendront miséricorde. Heureux les cœurs purs, car ils verront Dieu. Heureux les artisans de paix, car ils seront appelés fils de Dieu. Heureux ceux qui sont persécutés pour la justice, car le royaume des Cieux est à eux. Heureux êtes-vous si l’on vous insulte, si l’on vous persécute et si l’on dit faussement toute sorte de mal contre vous, à cause de moi. Réjouissez-vous, soyez dans l’allégresse, car votre récompense est grande dans les cieux ! » Acclamons la Parole de Dieu.

CALENDRIER

 

  • Messe tous les jours à 9 h avec l’office des Laudes

  • Tous les samedis matin de 10 h 30 à 12 h 15 un prêtre se tient dans l’église Notre-Dame pour accueillir une démarche du sacrement de réconciliation

  • Adoration du Saint-Sacrement tous les samedis de 9 h 30 à 12 h à la crypte

 

 

-Lundi 30 janvier : De la férie

-Mardi 31 janvier : Saint Jean Bosco

-Mercredi 1 er vrier : De la férie

-Jeudi 2 février : Présentation du Seigneur

-Vendredi 3 février : De la férie

-Samedi 4 février : De la férie

 

Rendez-vous de la semaine

 

Lundi 30 Janvier toute la journée: réunion des délégués diocésains à la pastorale des familles à la Conférence des évêques à Paris. Le père Frédéric Benoist est absent.

 

-Lundi 30 janvier à 20 h 30 salle Pierre Lefeuvre : réunion des équipes liturgiques

-Mardi 31 janvier à 14 h 30 salle Pierre Lefeuvre : rencontre des comités de rédaction des journaux paroissiaux

-Mardi 31 janvier à 20 h 30 salle Pierre Lefeuvre : réunion du groupe biblique paroissial animé par Myriam de la Marnierre

-Mercredi 1 er février à 20 h 30 salle Pierre Lefeuvre : rencontre des fiancés du Raincy et de Villemomble

- Jeudi 2 février à 20 h 30 au Temple protestant,

17 allée de l’Ermitage, 93340 LE RAINCY : Réunion du groupe biblique œcuménique

- Jeudi 2 février à 20 h 30 salle Pierre Lefeuvre : rencontre des catéchumènes adultes et de leurs accompagnateurs

-Vendredi 3 février à 20 h 30 salle Pierre Lefeuvre : réunion de l’Equipe d’Animation Paroissiale

 

 

 

DIMANCHE 29 JANVIER 2017 4 ème dimanche du temps ordinaire

1 ère lecture (So 2,3 et 3,12-13) Psaume (Ps 145,7-10) 2 ème lecture (Co 1,26-31) Evangile (Mt 5,1-12a)

 

DIMANCHE 5 FEVRIER 2017 5 ème dimanche du temps ordinaire

1 ère lecture (Is 58,7-10) Psaume (Ps 111,1.4-9) 2 ème lecture (Co 2,1-5) Evangile (Mt 5,13-16)

Messe anticipée le samedi à 18 h à Saint-Louis -Dimanche à 10 h 30 messe à Notre-Dame

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23 janvier 2017 1 23 /01 /janvier /2017 11:21

Comme Jean le Baptiste, l’Eglise annonce « le Christ »

 

« Gare à l’Eglise qui s’annonce elle-même » (Traduction intégrale de l’angélus du 15 Janvier

 

Chers frères et sœurs, bonjour !

 

Au centre de l’Evangile d’aujourd’hui (Jn 1,29-34) il y a cette parole de Jean le Baptiste : « Voici l’Agneau de Dieu, qui enlève le péché du monde ! » (v. 29). Une parole accompagnée du regard et du geste de la main qui indiquent Jésus.

 

Imaginons la scène. Nous sommes sur la rive du fleuve du Jourdain. Jean est en train de baptiser ; il y a beaucoup de monde, hommes et femmes d’âges variés, venus là, au fleuve, pour recevoir le baptême des mains de cet homme qui pour beaucoup rappelait Elie, le grand prophète qui neuf siècles auparavant avait purifié les Israélites de l’idolâtrie et les avait reconduits à la vraie foi dans le Dieu de l’alliance, le Dieu d’Abraham, d’Isaac et de Jacob. Jean annonce que le règne de Dieu est proche, que le Messie va se manifester et qu’il faut se préparer, se convertir et se comporter avec justice ; et il se met à baptiser dans le Jourdain pour donner au peuple un moyen concret de pénitence (cf. Mt 3,1-6). Les gens venaient pour se repentir de leurs péchés, pour faire pénitence, pour recommencer leur vie. Lui il sait, Jean sait que le Messie, le Consacré du Seigneur est désormais proche, et que le signe pour le reconnaître sera que l’Esprit-Saint se posera sur Lui ; en effet Il apportera le vrai baptême, le baptême dans l’Esprit-Saint (cf. Jn 1,33).

 

Et voici que le moment arrive : Jésus se présente sur la rive du fleuve, au milieu du peuple, des pécheurs comme nous tous. C’est son premier acte public, la première chose qu’il fait quand il quitte la maison de Nazareth, à trente ans : il descend en Judée, il va au Jourdain et se fait baptiser par Jean. Nous savons ce qu’il se passe nous l’avons célébré dimanche dernier : l’Esprit-Saint descend sur Jésus comme sous la forme d’une colombe et la voix du Père le proclame Fils bien-aimé (cf. Mt 3,16-17). C’est le signe que Jean attendait. C’est Lui ! Jésus est le Messie. Jean est déconcerté, parce qu’il s’est manifesté d’une façon impensable : au milieu des pécheurs, baptisé comme eux, ou plutôt pour eux. Mais l’Esprit éclaire Jean et lui fait comprendre que c’est ainsi que s’accomplit la justice de Dieu, que s’accomplit son dessein de salut : Jésus est le Messie, le Roi d’Israël, non pas avec la puissance de ce monde, mais plutôt comme Agneau de Dieu, qui prend sur lui et enlève le péché du monde. Ainsi Jean le montre aux gens et à ses disciples. Parce que Jean avait un cercle de disciples nombreux, qui l’avaient choisi comme guide spirituel, et certains parmi eux devinrent les premiers disciples de Jésus. Nous connaissons bien leurs noms : Simon, appelé ensuite Pierre, son frère André, Jacques et son frère Jean. Tous pêcheurs ; tous Galiléens, comme Jésus.

 

Chers frères et sœurs, pourquoi nous sommes-nous arrêtés longuement sur cette scène ? Parce qu’elle est décisive ! Elle n’est pas une anecdote. Elle est un fait historique décisif ! Cette scène est décisive pour notre foi ; et elle est décisive aussi pour la mission de l’Eglise. L’Eglise, en tout temps, est appelée à faire ce que fit Jean le Baptiste, à indiquer Jésus aux gens en disant : « Voici l’Agneau de Dieu, qui enlève le péché du monde ! ». Il est l’unique Sauveur ! Il est le Seigneur, humble, parmi les pécheurs, mais c’est Lui, Lui : ce n’est pas un autre, puissant, qui vient ; non, non, c’est Lui!

 

Ce sont les paroles que nous les prêtres redisons chaque jour, durant la Messe, quand nous présentons au peuple le pain et le vin devenus le Corps et le Sang du Christ. Ce geste liturgique représente toute la mission de l’Eglise, qui ne s’annonce pas elle-même. Gare à l’Eglise qui s’annonce elle-même ; elle perd la boussole, elle ne sait pas où elle va ! L’Eglise annonce le Christ ; elle n’apporte pas elle-même, elle apporte le Christ. Car c’est Lui et seulement Lui qui sauve son peuple du péché, le libère et le conduit à la terre de la vraie liberté.

 

Que la Vierge Marie, Mère de l’Agneau de Dieu, nous aide à croire en Lui et à le suivre.

LE ROYAUME EST PROCHE

1 ère lecture (Is 8,23b-9,3) Psaume (Ps 26,1.4.13-14) 2 ème lecture (Co 1,10-13.17) Evangile (Mt 4,12-23)

 

La proximité du « Royaume de Dieu » était la raison même de la prédication de Jean-Baptiste et ce fut le thème de tous ses appels à la conversion (Matthieu 3. 2). Jésus se situe dans le prolongement du Précurseur en prenant la relève après l’arrestation de Jean. Cependant, il ne reste pas en Judée ; il gagne la Galilée. Ce n’est point par peur des Juifs, mais parce que cette contrée du nord est le lieu dont le prophète Isaïe a parlé comme étant celui-là même de l’ouverture de l’Alliance à toutes les nations : « au-delà du Jourdain, au carrefour des païens ». Saint Matthieu comme saint Luc le soulignent en reprenant Isaïe 8. 23 et suivants. L’Évangile dépasse le cercle du Peuple de Dieu. Il concerne tous les hommes, aujourd’hui tout autant qu’à l’époque de Jésus. Arrivé là, Jésus commence publiquement sa mission. En quelques versets, saint Matthieu présente tous les thèmes qui constituent le ministère de Jésus jusqu’à sa résurrection. Il appelle, il enseigne, il proclame, il guérit, il va dans tous les villages et vers tous les hommes. Quand il reviendra à Nazareth et qu’il ouvrira le rouleau du prophète (Luc 4. 16), ce seront encore des paroles d’Isaïe qui définiront sa mission prophétique. Merveilleuses paroles mais ses compatriotes ne peuvent les entendre, ce qui les conduit à le chasser. Le fils du charpentier pouvait-il être celui qui « proclame l’année où le Seigneur manifeste sa faveur ? » (Luc 4. 19)

Durant cette première période, la prédication de Jésus nous apparaît courte et percutante. Elle tient en deux phrases très brèves : « Convertissez-vous ! Le Royaume des cieux est proche ! » Ce que le Christ proclame, c’est la nécessité où se trouvent ses auditeurs de réviser de fond en comble leur manière de penser et de vivre pour que Dieu règne dans ce Royaume qui s’approche de nous. Prenez un autre chemin !

Il ne peut rester seul à le proclamer. Il propose à ceux qu’il rencontre au bord du lac, de venir avec lui et de partager sa mission. Ce sont des pêcheurs. Ils seront pêcheurs d’hommes. Il les appelle car les hommes ne sont pas une proie. Il ne s’agit pas de les capturer, mais au contraire de les libérer. Ils doivent se convertir et changer l’orientation de leur vie. Saint Jean traduira cela par l’expression : « venez et voyez » (Jean 1,39). Les premiers chrétiens ne centraient pas leur message évangélique sur la morale, mais sur la personne du Christ, qui est l’essentiel de la découverte de toute vie. Avec eux désormais, Jésus annonce la Bonne Nouvelle, il guérit, il pardonne. La Parole de Dieu, si elle est acceptée et assumée, devient pour tous une guérison, une libération des forces du mal, un message de paix et de joie. Le mal se transforme en béatitudes. Car ce n’est pas sans raison qu’après la longue énumération des possédés, des malades, des oppressés, des lunatiques, des paralysés, le sermon sur la montagne énumère le mal qui s’appelle l’argent, la violence, le mépris, la sexualité dépravée, l’injustice.

Ceux que le Seigneur appelle à sa suite, et nous en sommes, devront, à leur tour, transmettre ce message constitutif du Royaume qui est proclamé sur la montagne, qui est à proclamer aujourd’hui aux hommes qui marchent dans les ténèbres, au carrefour des païens.

1ère lecture : Dans la Galilée des nations le peuple a vu se lever une grande lumière (So 2,3 et 3,12-13)

 

Lecture du livre du prophète Isaïe

 

Dans un premier temps, le Seigneur a couvert de honte le pays de Zabulon et le pays de Nephtali ; mais ensuite, il a couvert de gloire la route de la mer, le pays au-delà du Jourdain, et la Galilée des nations. Le peuple qui marchait dans les ténèbres a vu se lever une grande lumière ; et sur les habitants du pays de l’ombre, une lumière a resplendi. Tu as prodigué la joie, tu as fait grandir l’allégresse : ils se réjouissent devant toi, comme on se réjouit de la moisson, comme on exulte au partage du butin. Car le joug qui pesait sur lui, la barre qui meurtrissait son épaule, le bâton du tyran, tu les as brisés comme au jour de Madiane. Parole du Seigneur.

 

Psaume : (Ps 26,1.4.13-14)

R/ Le Seigneur est ma lumière et mon salut.

 

Le Seigneur est ma lumière et mon salut ; de qui aurais-je craint ? Le Seigneur est le rempart de ma vie ; devant qui tremblerais-je ? J’ai demandé une chose au Seigneur, la seule que je cherche : habiter la maison du Seigneur tous les jours de ma vie, Mais j’en suis sûr, je verrai les bontés du Seigneur sur la terre des vivants. « Espère le Seigneur, sois fort et prends courage ; espère le Seigneur. »

 

2ème lecture : « Tenez tous le même langage ; qu’il n’y ait pas de division entre vous » (Co 1,10-13.17)

 

Lecture de la première lettre de saint Paul Apôtre aux Corinthiens

Frères, je vous exhorte au nom de notre Seigneur Jésus-Christ : ayez tous un même langage ; qu’il n’y ait pas de division entre vous, soyez en parfaite harmonie de pensées et d’opinions. Il m’a été rapporté à votre sujet, mes frères, par les gens de chez Chloé, qu’il y a entre vous des rivalités. Je m’explique. Chacun de vous prend parti en disant : « Moi, j’appartiens à Paul », ou bien : « Moi, j’appartiens à Apollos », ou bien : « Moi, j’appartiens à Pierre », ou bien : « Moi, j’appartiens au Christ ». Le Christ est-il donc divisé ? Est-ce Paul qui a été crucifié pour vous ? Est-ce au nom de Paul que vous avez été baptisés ? Le Christ, en effet, ne m’a pas envoyé pour baptiser, mais pour annoncer l’Évangile, et cela sans avoir recours au langage de la sagesse humaine, ce qui rendrait vaine la croix du Christ. Parole du Seigneur.

 

Evangile : Il vint habiter à Capharnaüm pour que soit accomplie la parole d’Isaïe (Mt 4,12-23)

 

Évangile de Jésus-Christ selon saint Matthieu

 

Quand Jésus apprit l’arrestation de Jean le Baptiste, il se retira en Galilée. Il quitta Nazareth et vint habiter à Capharnaüm, ville située au bord de la mer de Galilée, dans les territoires de Zabulon et de Nephtali. C’était pour que soit accomplie la parole prononcée par le prophète Isaïe : Pays de Zabulon et pays de Nephtali, route de la mer et pays au-delà du Jourdain, Galilée des nations ! Le peuple qui habitait dans les ténèbres a vu une grande lumière. Sur ceux qui habitaient dans le pays et l’ombre de la mort, une lumière s’est levée. À partir de ce moment, Jésus commença à proclamer : « Convertissez-vous, car le royaume des Cieux est tout proche. » Comme il marchait le long de la mer de Galilée, il vit deux frères, Simon, appelé Pierre, et son frère André, qui jetaient leurs filets dans la mer ; car c’étaient des pêcheurs. Jésus leur dit : « Venez à ma suite, et je vous ferai pêcheurs d’hommes. » Aussitôt, laissant leurs filets, ils le suivirent. De là, il avança et il vit deux autres frères, Jacques, fils de Zébédée, et son frère Jean, qui étaient dans la barque avec leur père, en train de réparer leurs filets. Il les appela. Aussitôt, laissant la barque et leur père, ils le suivirent. Jésus parcourait toute la Galilée ; il enseignait dans leurs synagogues, proclamait l’Évangile du Royaume, guérissait toute maladie et toute infirmité dans le peuple. Acclamons la Parole de Dieu.

CALENDRIER

 

  • Messe tous les jours à 9 h avec l’office des Laudes

  • Tous les samedis matin de 10 h 30 à 12 h 15 un prêtre se tient dans l’église Notre-Dame pour accueillir une démarche du sacrement de réconciliation

  • Adoration du Saint-Sacrement tous les samedis de 9 h 30 à 12 h à la crypte

 

 

-Lundi 23 janvier : De la férie

-Mardi 24 janvier : Saint François de Sales

-Mercredi 25 janvier : Conversion de Saint Paul

-Jeudi 26 janvier : Saints Timothée et Tite

-Vendredi 27 janvier : De la férie

-Samedi 28 janvier : Saint Thomas d’Aquin

 

Rendez-vous de la semaine

 

Le père Frédéric Benoist est en formation les 23 et 24 Janvier

 

-Mercredi 25 janvier à 20 h 30 salle Pierre Lefeuvre : rencontre des fiancés du Raincy et de Villemomble

-Vendredi 27 janvier pas de messe à 9 h à la crypte

 

 

-Vendredi 27 janvier à 14 h : Assemblée Générale des Equipes Saint-Vincent

-Vendredi 27 janvier à 20 h 30 au presbytère : rencontre de l’équipe diocésaine de la pastorale familiale

-Samedi 28 janvier de 9 h à 10 h 30 salle Pierre Lefeuvre : Réunion de préparation au baptême

-Samedi 28 janvier de 9 h 30 à 17 h salle Pierre Lefeuvre : rencontre des diacres du diocèse

 

 

 

 

Dimanche 29 Janvier 12 h

Salle Pierre Lefeuvre :

Repas avec les fiancés

du Raincy et de Villemomble

 

 

 

DIMANCHE 22 JANVIER 2017 3 ème dimanche du temps ordinaire

1 ère lecture (Is 8,23b-9,3) Psaume (Ps 26,1.4.13-14) 2 ème lecture (Co 1,10-13.17) Evangile (Mt 4,12-23)

DIMANCHE 29 JANVIER 2017 4 ème dimanche du temps ordinaire

1 ère lecture (So 2,3 et 3,12-13) Psaume (Ps 145,7-10) 2 ème lecture (Co 1,26-31) Evangile (Mt 5,1-12a)

Messe anticipée le samedi à 18 h à Saint-Louis -Dimanche à 10 h 30 messe à Notre-Dame

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16 janvier 2017 1 16 /01 /janvier /2017 11:16

18 au 25 janvier : Semaine de prière pour l’unité des chrétiens

Parole de réconciliation : « l’amour du Christ nous presse »

 

En cette année de commémoration des débuts de la Réforme, les Eglises d’Allemagne nous proposent, en cette semaine de prière pour l’unité des chrétiens, de méditer et prier à l’aide d’un extrait de la deuxième lettre de saint Paul aux Corinthiens sur le thème de la réconciliation. Changer à l’égard de l’autre, mettre en œuvre la parole de réconciliation entre nos Eglises et communautés ecclésiales, passer du conflit à la communion, sortir d’un esprit de controverse, telles sont les invitations pressantes qui nous sont lancées en cette année 2017.

 

Deuxième lettre de saint Paul aux Corinthiens 5,14-20

 

14 En effet, l’amour du Christ nous saisit quand nous pensons qu’un seul est mort pour tous, et qu’ainsi tous ont passé par la mort.

15 Car le Christ est mort pour tous, afin que les vivants n’aient plus leur vie centrée sur eux-mêmes, mais sur lui, qui est mort et ressuscité pour eux.

16 Désormais nous ne regardons plus personne d’une manière simplement humaine : si nous avons connu le Christ de cette manière, maintenant nous ne le connaissons plus ainsi.

17 Si donc quelqu’un est dans le Christ, il est une créature nouvelle. Le monde ancien s’en est allé, un monde nouveau est déjà né.

18 Tout cela vient de Dieu : il nous a réconciliés avec lui par le Christ, et il nous a donné le ministère de la réconciliation.

19 Car c’est bien Dieu qui, dans le Christ, réconciliait le monde avec lui : il n’a pas tenu compte des fautes, et il a déposé en nous la parole de la réconciliation.

20 Nous sommes donc les ambassadeurs du Christ, et par nous c’est Dieu lui-même qui lance un appel : nous le demandons au nom du Christ, laissez-vous réconcilier avec Dieu.

 

 

PRIERE OECUMENIQUE dans le cadre de la semaine de prière pour l’unité des Chrétiens, le vendredi 20 janvier à 20 h en l’Eglise Sainte Marie Mère de Dieu, 58 avenue Daniel Perdrigé, 93370 Montfermeil

« L Amour du Christ nous presse »

1 ère lecture (Is 49,3.5-6) Psaume (Ps 39,2.4.7-11) 2 ème lecture (Co 1,1-3) Evangile (Jn 1,29-34)

 

Le prophète Isaïe, en définissant la mission de l’Envoyé de Dieu, le situe par rapport à Israël, le Peuple de l’Alliance, et, dans le même temps, par rapport à tous les hommes, par-delà la Terre Promise, « jusqu’aux extrémités de la terre. »

« L’exigence de l’Eglise, c’est d’être, dans notre monde déchiré, un signe et un moyen de l’unité. Elle doit dépasser sa pluralité et unir les nations, les races et les classes. » (Ratzinger. La foi chrétienne, hier et aujourd’hui 1969) Cette Eglise ici, n’est pas entendue comme étant uniquement l’Eglise romaine, mais « l’Eglise, unité concrète de la foi commune attestée dans la parole et de la table commune de Jésus-Christ ». (Ratzinger id)

L’Eglise de Corinthe, dont il est question aujourd’hui, est partie constitutive de cette Eglise unique, « vous les fidèles qui êtes, par appel de Dieu, le peuple saint avec tous ceux qui, en tout lieu, invoquent le nom de Notre-Seigneur Jésus-Christ. » (1 Corinthiens 1. 2) La division existe entre les Eglises. Elle existe même au sein de chaque Eglise où les communautés s’isolent et se replient sur elles-mêmes, chacune attendant que l’autre partage son identité, sa manière d’être et de vivre dans la foi. Comment ces communautés qui ne se rejoignent même pas au sein de la même Eglise particulière, pourraient-elles devenir ferment d’unité de l’Eglise universelle.

Le Christ est l’Unique : Le Christ est avant tout communion. C’est dans ce sens que nous devons entendre son appel : « Qu’ils soient un. » « Il n’est pas venu sur terre pour créer une nouvelle religion mais pour susciter une nouvelle communauté d’amour en Dieu. » (Frère Roger Milan 1998). Personne avant Lui n’a donné autant de force à cette communion. « L’œcuménisme devrait sortir des querelles de mots pour se fonder sur un réalisme expérimental du salut. Nous devons essayer d’entrer dans le regard de l’autre pour découvrir tel aspect, pour nous inattendu ou négligé, du visage du Christ. Le visage défiguré du Crucifié, inépuisablement scruté par l’Occident, le visage transfiguré du Ressuscité, inépuisablement glorifié par l’Orient. Leur différence même manifeste l’immensité de l’amour de Dieu pour nous. » (Patriarche Bartholomeos I 1996)

Va d’abord te réconcilier : Cette parole du Christ ne peut ni ne doit être oubliée dans chaque démarche que les chrétiens initient pour vivre l’unité dans le Christ. « La vocation à se réconcilier entre chrétiens séparés s’appelle l’œcuménisme. L’œcuménisme s’immobilise quand il laisse se créer des voies parallèles qui, par ce fait même, ne peuvent se rejoindre et sur lesquelles finissent par s’user les forces vives de l’appel à la réconciliation. C’est comme si des trains cheminaient les uns à côté des autres. Ils s’arrêtent de temps en temps pour permettre une rencontre, puis chaque voyageur reprend son propre train. » (Frère Roger Milan 1998). Le pape Jean-Paul II, quand il évoque cette réconciliation, utilise l’expression, « dialogue de la conversion ». « Le dialogue de la conversion de toutes les communautés avec le Père, sans indulgence pour elles-mêmes, est la base de relations fraternelles bien différentes d’une entente cordiale ou d’une convivialité toute extérieure. Les liens de la koinonia (terme grec qui signifie communauté d’amitié et d’amour), les liens de la koinonia fraternelle se nouent devant Dieu et dans le Christ Jésus. » (Jean-Paul II Unum sint 1995). Retenons toujours ces deux termes.

1ère lecture : « Je ferai de toi la lumière des nations pour que mon salut parvienne jusqu’aux extrémités de la terre » (Is 49,3.5-6)

 

Lecture du livre du prophète Isaïe

Le Seigneur m’a dit : « Tu es mon serviteur, Israël, en toi je manifesterai ma splendeur. » Maintenant le Seigneur parle, lui qui m’a façonné dès le sein de ma mère pour que je sois son serviteur, que je lui ramène Jacob, que je lui rassemble Israël. Oui, j’ai de la valeur aux yeux du Seigneur, c’est mon Dieu qui est ma force. Et il dit : « C’est trop peu que tu sois mon serviteur pour relever les tribus de Jacob, ramener les rescapés d’Israël : je fais de toi la lumière des nations, pour que mon salut parvienne jusqu’aux extrémités de la terre. » Parole du Seigneur.

 

Psaume (Ps 39,2.4.7-11) :

 

R/ Me voici, Seigneur, je viens faire ta volonté.

 

D’un grand espoir j’espérais le Seigneur : il s’est penché vers moi, dans ma bouche il a mis un chant nouveau, une louange à notre Dieu.

 

Tu ne voulais ni offrande ni sacrifice, tu as ouvert mes oreilles ; tu ne demandais ni holocauste ni victime, alors j’ai dit : « Voici, je viens. »

 

Dans le livre, est écrit pour moi ce que tu veux que je fasse. Mon Dieu, voilà ce que j’aime : ta loi me tient aux entrailles. Vois, je ne retiens pas mes lèvres, Seigneur, tu le sais. J’ai dit ton amour et ta vérité à la grande assemblée.

 

2ème lecture : « À vous, la grâce et la paix, de la part de Dieu notre Père et du Seigneur Jésus-Christ » (Co 1,1-3)

 

Lecture de la première lettre de saint Paul Apôtre aux Corinthiens

 

Paul, appelé par la volonté de Dieu pour être apôtre du Christ Jésus, et Sosthène notre frère, à l’Église de Dieu qui est à Corinthe, à ceux qui ont été sanctifiés dans le Christ Jésus et sont appelés à être saints avec tous ceux qui, en tout lieu, invoquent le nom de notre Seigneur Jésus-Christ, leur Seigneur et le nôtre. À vous, la grâce et la paix, de la part de Dieu notre Père et du Seigneur Jésus-Christ. Parole du Seigneur.

 

Evangile : « Voici l’Agneau de Dieu, qui enlève le péché du monde » (Jn 1,29-34)

 

Évangile de Jésus-Christ selon saint Jean

En ce temps-là, voyant Jésus venir vers lui, Jean le Baptiste déclara : « Voici l’Agneau de Dieu, qui enlève le péché du monde ; c’est de lui que j’ai dit : L’homme qui vient derrière moi est passé devant moi, car avant moi il était. Et moi, je ne le connaissais pas ; mais, si je suis venu baptiser dans l’eau, c’est pour qu’il soit manifesté à Israël. » Alors Jean rendit ce témoignage : « J’ai vu l’Esprit descendre du ciel comme une colombe et il demeura sur lui. Et moi, je ne le connaissais pas, mais celui qui m’a envoyé baptiser dans l’eau m’a dit : ‘Celui sur qui tu verras l’Esprit descendre et demeurer, celui-là baptise dans l’Esprit Saint.’ Moi, j’ai vu, et je rends témoignage : c’est lui le Fils de Dieu. » Acclamons la Parole de Dieu.

CALENDRIER

 

  • Messe tous les jours à 9 h avec l’office des Laudes

  • Tous les samedis matin de 10 h 30 à 12 h 15 un prêtre se tient dans l’église Notre-Dame pour accueillir une démarche du sacrement de réconciliation

  • Adoration du Saint-Sacrement tous les samedis de 9 h 30 à 12 h à la crypte

 

 

 

 

 

 

Rendez-vous de la semaine

 

Du 18 au 25 janvier semaine de prière pour l’unité des chrétiens

 

 

Le mouvement des E.D.C. (entrepreneurs et dirigeants chrétiens) invite les dirigeants et entrepreneurs à une réunion d'information sur leur mouvement le jeudi 19 janvier à 19 h 30 à la salle paroissiale Pierre Lefeuvre 4, allée de Verdun 93340 Le RAINCY.

Témoins et acteurs, nous travaillons en équipe, en région, en mouvement à répondre à l'appel de l'Evangile dans nos relations et dans l'exercice de nos responsabilités.

Pourquoi ne pas envisager de créer une équipe E.D.C. sur le Raincy, celle-ci ayant déjà existé par le passé ? Venons nombreux, parlons-en autour de nous.

 

 

Vendredi 20 janvier à 20 h en l’Eglise Sainte Marie Mère de Dieu, 58 avenue Daniel Perdrigé, 93370 Montfermeil PRIERE OECUMENIQUE dans le cadre de la semaine de prière pour l’unité des Chrétiens

 

-Vendredi 20 janvier à 20 h 30 à la Maison diocésaine, 4 Avenue Pasteur à Bondy, 2ème soirée

« Politique et Société » sur le thème « La tentation des extrêmes »

 

-Samedi 21 janvier de 9 h à 12 h salle Pierre Lefeuvre : rencontre des équipes d’animation paroissiale du secteur avec notre Evêque

-Samedi 21 janvier à 18 h 30 au Temple protestant : rencontre œcuménique de jeunes lycéens

-Samedi 21 janvier de 19 h à 22 h salle Pierre Lefeuvre : rencontre des lycéens de la paroisse

 

 

 

 

 

 

 

 

Dimanche 22 janvier à 15 h salle Pierre Lefeuvre :

Cérémonie des vœux du père Frédéric Benoist,

curé de la paroisse. Partage de la galette

(inscription préalable jusqu’au Jeudi 19 janvier)

 

 

DIMANCHE 15 JANVIER 2017 2 ème dimanche du temps ordinaire

1 ère lecture (Is 49,3.5-6) Psaume (Ps 39,2.4.7-11) 2 ème lecture (Co 1,1-3) Evangile (Jn 1,29-34)

Quête pour les Séminaires

 

DIMANCHE 22 JANVIER 2017 3 ème dimanche du temps ordinaire

1 ère lecture (Is 8,23b-9,3) Psaume (Ps 26,1.4.13-14) 2 ème lecture (Co 1,10-13.17) Evangile (Mt 4,12-23)

Messe anticipée le samedi à 18 h à Saint-Louis -Dimanche à 10 h 30 messe à Notre-Dame

Au cours de la messe étape vers le baptême des catéchumènes adultes

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16 janvier 2017 1 16 /01 /janvier /2017 11:12

Paroles du pape après l’angélus du 1 er Janvier 2017

 

Chers frères et sœurs bonne année !

 

Et l’année sera bonne dans la mesure où chacun de nous, avec l’aide de Dieu, cherchera à faire le bien jour après jour. Ainsi se construit la paix, en disant “non” avec les faits à la haine et à la violence et “oui” à la fraternité et à la réconciliation. Il y a 50 ans, le bienheureux pape Paul VI commença à célébrer en cette date la Journée mondiale de la Paix, pour renforcer l’engagement commun de construire un monde pacifique et fraternel. Dans le Message de cette année j’ai proposé d’adopter la non-violence comme style pour une politique de paix.

 

Malheureusement, la violence a encore frappé en cette nuit de vœux et d’espérance. Affligé, j’exprime ma proximité au peuple turc, je prie pour les nombreuses victimes et pour les blessés et pour toute la Nation en deuil, et je demande au Seigneur de soutenir tous les hommes de bonne volonté qui retroussent courageusement leurs manches pour affronter la plaie du terrorisme et cette trace de sang qui enveloppe le monde d’une ombre de peur et de désarroi.

 

Je désire remercier le président de la République italienne pour les vœux qu’il a m’a adressés hier soir, durant son Message à la Nation. Je les retourne de tout cœur, invoquant la bénédiction du Seigneur sur le peuple italien afin que, par une contribution responsable et solidaire avec tous, il puisse regarder l’avenir avec confiance et espérance.

 

Je vous salue, vous tous ici présents, les familles, les associations, les groupes de jeunes, en souhaitant une nouvelle année heureuse et sereine. J’exprime ma reconnaissance pour les nombreuses initiatives de prière et d’engagement pour la paix qui se déroulent dans tous les coins du monde. Je rappelle en particulier la marche nationale d’hier soir à Bologne, promue par la CEI, Caritas, l’Action catholique et Pax Christi, avec le soutien du diocèse et de la commune de Bologne.

 

Je salue les participants à la manifestation « Paix sur toute la terre » (“Pace in tutte le terre”), promue par la Communauté de Sant’Egidio. Merci pour votre présence et votre témoignage !

 

Et je souhaite à tous une année de paix dans la grâce du Seigneur et avec la protection maternelle de Marie, Mère de Dieu.

 

Bonne fête et, s’il vous plaît, n’oubliez pas de prier pour moi.

L’OUVERTURE A TOUTES LES NATIONS

1 ère lecture (Is 60,1-6) Psaume (Ps 71,1-2.7-8.10-13) 2 ème lecture (Ep 3,2-3a.5-6) Evangile (Mt 2,1-12)

 

Nous n’avons pas à réduire la visite des mages en une aimable scène folklorique ou allégorique permettant de mettre un peu de couleur dans les crèches que nous faisons. Le récit de saint Matthieu est un récit théologique. Le titre de Jésus, ce « roi des Juifs » que cherchent les mages venus d’au-delà des frontières du Peuple de Dieu, nous le retrouvons sur l’écriteau de la croix en un texte décidé par le païen Ponce Pilate. Saint Jean, en mentionnant cette inscription en trois langues, révèle que l’élévation de Jésus sur la croix dépasse le peuple juif et se rattache en même temps à toute la tradition prophétique qui fait advenir le salut pour toute la terre.

Pour éclairer la scène de l’Épiphanie, nous sommes accoutumés à lire la scène grandiose et rutilante que nous décrit le prophète Isaïe au chapitre 60. Au long du temps de l’Avent, dans la nuit et le jour même de Noël, nous avons lu ces oracles d’Isaïe qui annonçaient le relèvement d’Israël et la gloire de Jérusalem. Pour Isaïe, il n’est pas que le Peuple Juif qui soit intéressé à ce que Dieu accomplit en réaffirmant sa royauté sur son peuple. Tous les peuples, même païens sont concernés : « D’un bout à l’autre de la terre, toutes les nations païennes verront le salut de Dieu. » (Isaïe 52) Les mages sont des païens qui cherchent la vérité loyalement. Dans ce chapitre 60 d’Isaïe, les païens ont un rôle plus actif, puisqu’ils ne se contentent pas de voir. Ils marchent vers la lumière qu’ils ont aperçue. Ce sont des foules. Et non pas seulement des foules amies, mais aussi des ennemis comme Madian et Epha contre qui Israël a guerroyé bien des fois. Les mages s’approchent de la lumière du Verbe de Dieu (Jean ch. 1) sans être fils d’Israël.

Ce n’est pas rien de croire que la foi chrétienne se greffe sur l’histoire d’un peuple choisi par Dieu, à une époque et en un lieu donnés. Dans le même temps, c’est précisément parce que Jésus a des racines humaines qu’il n’est pas le messie d’un seul peuple mais qu’il est le sauveur de tous les hommes. Le salut en Jésus-Christ est universel dans son extension humaine, géographique et sociologique. Si l’on peut oser cette expression, il vit dans toute l’épaisseur de la réalité humaine. Rejoindre Jésus dans la plénitude de sa personne humano-divine, entraine pour nous, toute une conversion. Elle sera longue à réaliser car notre cheminement se fait à tâtons, et notre accueil du message divin se vit dans notre pauvreté et notre vulnérabilité.

Les Mages nous donnent une autre leçon. Ils ne se découragent pas quand l’étoile disparaît. Ils cherchent, mais d’une autre manière. Ils ne sont pas déconcertés quand ils doivent reprendre leur marche, par un autre chemin après l’avoir découvert. La véritable espérance ne peut résider qu’en Celui qui est venu vivre pleinement notre humanité, la partager pour nous faire partager sa divinité. L’espérance spiritualiste des courants religieux actuels est insuffisante si elle ne se fonde que sur des aperçus sociologiques, philosophiques ou psychologiques.

« Quand le Christ s’est manifesté dans notre nature mortelle, tu nous as recréé par la lumière éternelle de sa divinité. » (Préface de ce jour) « Daigne nous accorder, à nous qui te connaissons déjà par la foi, d’être conduits jusqu’à la claire vision de ta splendeur. » (Prière d’ouverture de ce jour). Mais nous ne pouvons nous détacher de tous les hommes, nos frères, « Tu as dévoilé dans le Christ le mystère de notre salut pour que tous les peuples en soient illuminés. » (Préface de ce jour)

1ère lecture : « La gloire du Seigneur s’est levée sur toi »

Lecture du livre du prophète Isaïe

 

Debout, Jérusalem, resplendis ! Elle est venue, ta lumière, et la gloire du Seigneur s’est levée sur toi. Voici que les ténèbres couvrent la terre, et la nuée obscure couvre les peuples. Mais sur toi se lève le Seigneur, sur toi sa gloire apparaît. Les nations marcheront vers ta lumière, et les rois, vers la clarté de ton aurore. Lève les yeux alentour, et regarde : tous, ils se rassemblent, ils viennent vers toi ; tes fils reviennent de loin, et tes filles sont portées sur la hanche. Alors tu verras, tu seras radieuse, ton cœur frémira et se dilatera. Les trésors d’au-delà des mers afflueront vers toi, vers toi viendront les richesses des nations. En grand nombre, des chameaux t’envahiront, de jeunes chameaux de Madiane et d’Épha. Tous les gens de Saba viendront, apportant l’or et l’encens ; ils annonceront les exploits du Seigneur. Parole du Seigneur.

 

Psaume :

R/ Toutes les nations, Seigneur, se prosterneront devant toi.

 

Dieu, donne au roi tes pouvoirs, à ce fils de roi ta justice. Qu’il gouverne ton peuple avec justice, qu’il fasse droit aux malheureux ! En ces jours-là, fleurira la justice, grande paix jusqu’à la fin des lunes ! Qu’il domine de la mer à la mer, et du Fleuve jusqu’au bout de la terre ! Les rois de Tarsis et des Îles apporteront des présents. Les rois de Saba et de Seba feront leur offrande. Tous les rois se prosterneront devant lui, tous les pays le serviront. Il délivrera le pauvre qui appelle et le malheureux sans recours. Il aura souci du faible et du pauvre, du pauvre dont il sauve la vie.

 

2ème lecture : « Il est maintenant révélé que les nations sont associées au même héritage, au partage de la même promesse »

 

Lecture de la lettre de saint Paul apôtre aux Éphésiens

 

Frères, vous avez appris, je pense, en quoi consiste la grâce que Dieu m’a donnée pour vous : par révélation, il m’a fait connaître le mystère. Ce mystère n’avait pas été porté à la connaissance des hommes des générations passées, comme il a été révélé maintenant à ses saints Apôtres et aux prophètes, dans l’Esprit. Ce mystère, c’est que toutes les nations sont associées au même héritage, au même corps, au partage de la même promesse, dans le Christ Jésus, par l’annonce de l’Évangile. Parole du Seigneur.

 

Evangile : Nous sommes venus d’Orient adorer le roi

 

Acclamation : Alléluia. Alléluia. Nous avons vu son étoile à l’orient, et nous sommes venus adorer le Seigneur. Alléluia.

 

Évangile de Jésus-Christ selon saint Matthieu

 

Jésus était né à Bethléem en Judée, au temps du roi Hérode le Grand. Or, voici que des mages venus d’Orient arrivèrent à Jérusalem et demandèrent : « Où est le roi des Juifs qui vient de naître ? Nous avons vu son étoile à l’orient et nous sommes venus nous prosterner devant lui. » En apprenant cela, le roi Hérode fut bouleversé, et tout Jérusalem avec lui. Il réunit tous les grands prêtres et les scribes du peuple, pour leur demander où devait naître le Christ. Ils lui répondirent : « À Bethléem en Judée, car voici ce qui est écrit par le prophète : Et toi, Bethléem, terre de Juda, tu n’es certes pas le dernier parmi les chefs-lieux de Juda, car de toi sortira un chef, qui sera le berger de mon peuple Israël. » Alors Hérode convoqua les mages en secret pour leur faire préciser à quelle date l’étoile était apparue ; puis il les envoya à Bethléem, en leur disant : « Allez vous renseigner avec précision sur l’enfant. Et quand vous l’aurez trouvé, venez me l’annoncer pour que j’aille, moi aussi, me prosterner devant lui. » Après avoir entendu le roi, ils partirent. Et voici que l’étoile qu’ils avaient vue à l’orient les précédait, jusqu’à ce qu’elle vienne s’arrêter au-dessus de l’endroit où se trouvait l’enfant. Quand ils virent l’étoile, ils se réjouirent d’une très grande joie. Ils entrèrent dans la maison, ils virent l’enfant avec Marie sa mère ; et, tombant à ses pieds, ils se prosternèrent devant lui. Ils ouvrirent leurs coffrets, et lui offrirent leurs présents : de l’or, de l’encens et de la myrrhe. Mais, avertis en songe de ne pas retourner chez Hérode, ils regagnèrent leur pays par un autre chemin. Acclamons la Parole de Dieu.

CALENDRIER

 

  • Messe tous les jours à 9 h avec l’office des Laudes

  • Tous les samedis matin de 10 h 30 à 12 h 15 un prêtre se tient dans l’église Notre-Dame pour accueillir une démarche du sacrement de réconciliation

  • Adoration du Saint-Sacrement tous les samedis de 9 h 30 à 12 h à la crypte

 

 

 

 

 

 

 

 

 

-Lundi 9 janvier :

Baptême du Seigneur, fête

-Mardi 10 janvier : De la férie

-Mercredi 11 janvier :

De la férie

-Jeudi 12 janvier :

De la férie

- Vendredi 13 janvier :

De la férie

-Samedi 14 janvier :

De la férie

 

 

Rendez-vous de la semaine

 

-Lundi 9 janvier à 18 h : réunion du conseil pastoral de l’école Sainte-Clotilde

-Mardi 10 janvier à 20 h 30 salle Pierre Lefeuvre : rencontre avec les membres de la communauté portugaise

-Mercredi 11 janvier à 17 h salle Pierre Lefeuvre : réunion de préparation à la confirmation pour les lycéens.

-Mercredi 11 Janvier à 20 h 30 salle Pierre Lefeuvre : réunion du groupe biblique paroissial

-Jeudi 12 janvier à 12 h : rencontre des prêtres du secteur

-Jeudi 12 Janvier à 20 h 30 salle Pierre Lefeuvre : réunion du groupe biblique œcuménique animé par le pasteur Serge Wüthrich

- Vendredi 13 janvier à 20h30 salle Pierre Lefeuvre : réunion des catéchistes de la paroisse

-Samedi 14 Janvier à 19 h salle Pierre Lefeuvre : rencontre des lycéens

-Dimanche 15 Janvier à 1 2h salle Pierre Lefeuvre : rencontre des jeunes couples

-Dimanche 15 Janvier à 12 h salle Pierre Lefeuvre : repas des scouts et guides de France

 

-Samedi 14 janvier

 

 

 

DIMANCHE 8 JANVIER 2017 EPIPHANIE DU SEIGNEUR

1 ère lecture (Is 60,1-6) Psaume (Ps 71,1-2.7-8.10-13) 2 ème lecture (Ep 3,2-3a.5-6) Evangile (Mt 2,1-12)

Quêtes pour les Eglises d’Afrique

DIMANCHE 15 JANVIER 2017 2 ème dimanche du temps ordinaire

1 ère lecture (Is 49,3.5-6) Psaume (Ps 39,2.4.7-11) 2 ème lecture (Co 1,1-3) Evangile (Jn 1,29-34)

Messe anticipée le samedi à 18 h à Saint-Louis -Dimanche à 10 h 30 messe à Notre-Dame

Quête pour les Séminaires

Le mouvement des E.D.C. (entrepreneurs et dirigeants chrétiens) invite les dirigeants et entrepreneurs à une réunion d'information sur leur mouvement le jeudi 19 janvier à 19 h 30 à la salle paroissiale Pierre Lefeuvre 4, allée de Verdun 93340 Le RAINCY.

Témoins et acteurs, nous travaillons en équipe, en région, en mouvement à répondre à l'appel de l'Evangile dans nos relations et dans l'exercice de nos responsabilités.

Pourquoi ne pas envisager de créer une équipe E.D.C. sur le Raincy, celle-ci ayant déjà existé par le passé ? Venons nombreux, parlons-en autour de nous.

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29 décembre 2016 4 29 /12 /décembre /2016 17:14

Paroles du pape François avant l’angélus du 26 Décembre,

fête du martyr d’Etienne

 

Chers frères et sœurs, bonjour !

 

La joie de Noël emplit nos cœurs aujourd’hui aussi, tandis que la liturgie nous fait célébrer le martyre de saint Etienne, le premier martyr, en nous invitant à recueillir le témoignage qu’il nous a laissé par son sacrifice. C’est justement le témoignage glorieux du martyre chrétien, souffert par amour de Jésus-Christ. Martyre qui continue à être présent dans l’histoire de l’Eglise, depuis Etienne jusqu’à nos jours.

L’Evangile d’aujourd’hui (cf. Mt 10,17-22) nous a parlé de ce témoignage. Jésus annonce à l’avance aux disciples le refus et la persécution qu’ils vont rencontrer : « Vous serez haïs de tous à cause de mon nom » (v. 22). Mais pourquoi le monde persécute-t-il les chrétiens ? Le monde hait les chrétiens pour la raison pour laquelle il a haï Jésus : parce qu’il a apporté la lumière de Dieu et que le monde préfère les ténèbres pour cacher ses œuvres mauvaises. Rappelons que Jésus lui-même, lors de la Dernière Cène, a prié le Père pour qu’il nous défende contre l’esprit mauvais mondain.

Il y a une opposition entre la mentalité de l’Evangile et celle du monde. Suivre Jésus veut dire suivre sa lumière, allumée dans la nuit de Bethléem, et abandonner les ténèbres du monde.