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11 novembre 2016 5 11 /11 /novembre /2016 12:57

Paroles du pape à l’angélus du 6 Novembre

Chers frères et sœurs, bonjour !

 

A peu de jours de distance de la solennité de la Toussaint et de la Commémoration des fidèles défunts, la Liturgie de ce dimanche nous invite encore à réfléchir sur le mystère de la résurrection des morts. L’Evangile (cf. Lc 20,27-38) présente Jésus confronté à quelques sadducéens, qui ne croyaient pas dans la résurrection et concevaient la relation à Dieu uniquement dans la dimension de la vie terrestre. Et donc, pour ridiculiser la résurrection et mettre Jésus en difficulté, ils lui soumettent un cas paradoxal et absurde : une femme qui a eu sept maris, tous frères entre eux, et qui sont morts l’un après l’autre. Et voici la question malicieuse adressée à Jésus : cette femme, à la résurrection, de qui sera-t-elle l’épouse (v. 33) ?

 

Jésus ne tombe pas dans le piège et confirme la vérité de la résurrection, en expliquant que l’existence après la mort sera différente de l’existence sur la terre. Il fait comprendre à ses interlocuteurs qu’il n’est pas possible d’appliquer les catégories de ce monde aux réalités de l’au-delà qui sont plus grandes que ce que nous voyons en cette vie. Il dit en effet : « Les enfants de ce monde prennent femme et mari. Mais ceux qui ont été jugés dignes d’avoir part au monde à venir et à la résurrection d’entre les morts ne prennent ni femme ni mari » (vv. 34-35). Avec ces paroles, Jésus entend expliquer qu’en ce monde nous vivons de réalités provisoires, qui finissent ; en revanche dans l’au-delà, après la résurrection, nous n’aurons plus la mort comme horizon et nous vivrons tout, également les liens humains, dans la dimension de Dieu, de façon transfigurée. Le mariage aussi, signe et instrument de l’amour de Dieu en ce monde, resplendira transformé par la pleine lumière dans la glorieuse communion des saints au Paradis.

 

Les “enfants de Dieu et enfants de la résurrection” ne sont pas quelques privilégiés, mais ce sont tous les hommes et toutes les femmes, car le salut apporté par Jésus est pour chacun de nous. Et la vie des ressuscités sera semblable à celle des anges (cf. v. 36), c’est-à-dire toute immergée dans la lumière de Dieu, toute dédiée à sa louange, dans une éternité pleine de joie et de paix. Mais attention ! La résurrection n’est pas seulement le fait de ressusciter après la mort, mais c’est un nouveau genre de vie que nous expérimentons déjà dans l’aujourd’hui; c’est la victoire sur le néant que déjà nous pouvons savourer à l’avance. La résurrection est le fondement de la foi et de l’espérance chrétienne ! S’il n’y avait la référence au Paradis et à la vie éternelle, le christianisme se réduirait à une éthique, à une philosophie de vie. Au contraire le message de la foi chrétienne vient du ciel, il est révélé par Dieu et va au-delà de ce monde. Croire à la résurrection est essentiel, afin que chacun de nos actes d’amour chrétien ne soit pas éphémère ni une fin en soi, mais devienne une graine destinée à éclore dans le jardin de Dieu, et à produire des fruits de vie éternelle.

 

Que la Vierge Marie, reine du ciel et de la terre, nous confirme dans l’espérance de la résurrection et nous aide à faire fructifier par de bonnes œuvres la parole de son Fils semée dans nos cœurs.

LE JOUR DU SEIGNEUR

 

1 ère lecture (Ml 3,19-20a) Psaume (Ps 97,5-9) 2 ème lecture (2 Th 3,7-12) Evangile (Lc 21,5-19)

 

A partir de ce dimanche et jusqu’au premier dimanche de l’Avent, les passages de l’Evangile, y compris ceux que nous lisons en semaine d’ailleurs, concernent l’achèvement de l’Histoire. Plus que l’attente du Messie, le véritable commencement de l’Histoire est la venue du Seigneur parmi les hommes, et son achèvement de l’Histoire est le retour du Christ à la « fin des jours ».

La première lecture de la liturgie de la Parole est tirée du livre de Malachie, qui est le dernier dans le classement habituel de l’Ancien Testament, est très court. Plusieurs passages en ont été repris soit par Jean le Baptiste, soit par le Seigneur Jésus lui-même.

Il fut écrit un peu moins de 500 ans avant Jésus-Christ. Le peuple d’Israël est revenu de son exil à Babylone et le temps a été reconstruit. Ce devrait être la joie. En fait, c’est l’échec. La grande masse du peuple ne s’est pas convertie. Beaucoup de prêtres sont indignes de leur charge. Les fidèles s’interrogent alors et ils sont tentés de dire comme les mécréants : »Inutile de servir Dieu. » (Mal. 3. 14)

Dieu répond par son prophète en affirmant qu’il prépare le jour où, enfin, l’on verra clair : » Alors, vous verrez à nouveau la différence entre le juste et le méchant, entre celui qui sert Dieu et celui qui ne le sert pas. » (3. 18) La clarté et la chaleur de ce jour seront une fournaise ardente pour les arrogants qui brûleront comme de la paille. (Mal. 3. 19 et Luc 3. 17) Ceux qui respectent Dieu seront, au contraire, guéris par son rayonnement. (Mal 3. 20)

Saint Jean le Baptiste emploie cette image de la paille (Luc 3. 17). Elle se retrouve également chez saint Paul quand le feu du jugement prouvera ce que vaut l’oeuvre de chacun (1 Cor. 3. 13).

L’image que Malachie emploie pour le Jour du Seigneur, « une fournaise ». « Ce feu ne laissera ni racine ni branche » a été aussi employée par le Précurseur « Tout arbre qui ne produit pas de bons fruits va être coupé et jeté au feu. » (Luc 3. 9)

A l’opposé, ce Jour du Seigneur verra se lever le soleil de justice, sa lumière et sa chaleur bienfaisante sur ceux qui craignent le nom de Dieu, qui l’adorent et le servent. Zacharie, dans son action de grâce, salue la visite « de l’astre levant venu d’en haut » (Luc 1. 78).

Au début de son Evangile, l’apôtre saint Jean parle de cette lumière qui est le Verbe de Dieu. Toutes ces images n’évoquent pas la toute proche fin des temps, sur un ton de catastrophe comme certains le répètent encore de nos jours. C’est le contraire. Les temps messianiques sont commencés et il ne faut pas se tromper d’avenir.

Les chrétiens ne sont pas dans une attente intemporelle comme l’étaient et le sont encore les Juifs. Ils ne sont pas en fuite vers une éternité qui s’annonce dans le malheur.

Nous croyons que l’Eternel est déjà venu dans le temps, depuis que le Verbe de Dieu s’est fait chair (Jean 1. 14) et qu’il reviendra un jour dans la Gloire.

1ère lecture : « Pour vous, le Soleil de justice se lèvera »

 

Lecture du livre du prophète Malachie

 

Voici que vient le jour du Seigneur, brûlant comme la fournaise. Tous les arrogants, tous ceux qui commettent l’impiété, seront de la paille. Le jour qui vient les consumera, dit le Seigneur de l’univers , il ne leur laissera ni racine ni branche. Mais pour vous qui craignez mon nom, le Soleil de justice se lèvera : il apportera la guérison dans son rayonnement. Parole du Seigneur.

 

Psaume :

R/ Il vient, le Seigneur, gouverner les peuples avec droiture.

Jouez pour le Seigneur sur la cithare, sur la cithare et tous les instruments ; au son de la trompette et du cor, acclamez votre roi, le Seigneur ! Que résonnent la mer et sa richesse, le monde et tous ses habitants ; que les fleuves battent des mains, que les montagnes chantent leur joie. Acclamez le Seigneur, car il vient pour gouverner la terre, pour gouverner le monde avec justice et les peuples avec droiture !

 

2ème lecture : « Si quelqu’un ne veut pas travailler, qu’il ne mange pas non plus »

 

Lecture de la deuxième lettre de saint Paul apôtre aux Thessaloniciens

 

Frères, vous savez bien, vous, ce qu’il faut faire pour nous imiter. Nous n’avons pas vécu parmi vous de façon désordonnée ; et le pain que nous avons mangé, nous ne l’avons pas reçu gratuitement. Au contraire, dans la peine et la fatigue, nuit et jour, nous avons travaillé pour n’être à la charge d’aucun d’entre vous. Bien sûr, nous avons le droit d’être à charge, mais nous avons voulu être pour vous un modèle à imiter. Et quand nous étions chez vous, nous vous donnions cet ordre : si quelqu’un ne veut pas travailler, qu’il ne mange pas non plus. Or, nous apprenons que certains d’entre vous mènent une vie déréglée, affairés sans rien faire. À ceux-là, nous adressons dans le Seigneur Jésus-Christ cet ordre et cet appel : qu’ils travaillent dans le calme pour manger le pain qu’ils auront gagné. Parole du Seigneur.

 

Evangile : « C’est par votre persévérance que vous garderez votre vie »

 

Acclamation : Alléluia. Alléluia.

Redressez-vous et relevez la tête, car votre rédemption approche. Alléluia.

 

Évangile de Jésus-Christ selon saint Luc

 

En ce temps-là, comme certains disciples de Jésus parlaient du Temple, des belles pierres et des ex-voto qui le décoraient, Jésus leur déclara : « Ce que vous contemplez, des jours viendront où il n’en restera pas pierre sur pierre : tout sera détruit. » Ils lui demandèrent : « Maître, quand cela arrivera-t-il ? Et quel sera le signe que cela est sur le point d’arriver ? » Jésus répondit : « Prenez garde de ne pas vous laisser égarer, car beaucoup viendront sous mon nom, et diront : ‘C’est moi’, ou encore : ‘Le moment est tout proche.’ Ne marchez pas derrière eux ! Quand vous entendrez parler de guerres et de désordres, ne soyez pas terrifiés : il faut que cela arrive d’abord, mais ce ne sera pas aussitôt la fin. » Alors Jésus ajouta : « On se dressera nation contre nation, royaume contre royaume. Il y aura de grands tremblements de terre et, en divers lieux, des famines et des épidémies ; des phénomènes effrayants surviendront, et de grands signes venus du ciel. Mais avant tout cela, on portera la main sur vous et l’on vous persécutera ; on vous livrera aux synagogues et aux prisons, on vous fera comparaître devant des rois et des gouverneurs, à cause de mon nom. Cela vous amènera à rendre témoignage. Mettez-vous donc dans l’esprit que vous n’avez pas à vous préoccuper de votre défense. C’est moi qui vous donnerai un langage et une sagesse à laquelle tous vos adversaires ne pourront ni résister ni s’opposer. Vous serez livrés même par vos parents, vos frères, votre famille et vos amis, et ils feront mettre à mort certains d’entre vous. Vous serez détestés de tous, à cause de mon nom. Mais pas un cheveu de votre tête ne sera perdu. C’est par votre persévérance que vous garderez votre vie. » Acclamons la Parole de Dieu.

CALENDRIER

 

  • Messe tous les jours à 9 h avec l’office des Laudes

  • Tous les samedis matin de 10 h 30 à 12 h 15 un prêtre se tient dans l’église Notre-Dame pour accueillir une démarche du sacrement de réconciliation

  • Adoration du Saint-Sacrement tous les samedis de 9 h 30 à 12 h à la crypte

 

 

-Lundi 14 novembre : De la férie

-Mardi 15 novembre : De la férie

-Mercredi 16 novembre : De la férie

-Jeudi 17 novembre : Sainte Elisabeth de Hongrie

-Vendredi 18 novembre : De la férie

-Samedi 19 novembre : De la férie

 

 

Rendez-vous de la semaine

 

-Mercredi 16 novembre à 14 h 30 salle Pierre Lefeuvre : réunion du MCR

-Mercredi 16 novembre à 20 h 30 salle Pierre Lefeuvre : groupe biblique de la paroisse

-Jeudi 17 novembre à 10 h 30 au presbytère : rencontre des prêtres du secteur

Jeudi 17 Novembre à 20 h salle Pierre Lefeuvre : réunion de préparation du Marché de Noël

Vendredi 18 novembre à 10 h salle Pierre Lefeuvre : réunion des comités de rédaction des journaux paroissiaux du secteur

-Vendredi 18 novembre à 14 h 30 salle Pierre Lefeuvre : Réunion des Equipes Saint-Vincent

-Vendredi 18 Novembre à 20 h 30 salle Pierre Lefeuvre : rencontre des catéchistes de la paroisse

-Samedi 19 Novembre à 16 h dans l’église Notre-Dame : réunion des servants d’autel

Samedi 19 Novembre à 19 h salle Pierre Lefeuvre : rencontre des lycéens

 

 

 

 

 

Dimanche 20 Novembre : messe animée par les collégiens et les lycéens.

Présentation des nouveaux catéchumènes adultes. Clôture de l’Année Sainte de la Miséricorde

Collecte nationale du Secours catholique

 

Nous vous attendons pour un temps de convivialité à partager le week-end du samedi 10 et dimanche 11 décembre au Marché de Noël de la paroisse où de nombreux stands vous attendent pour les fêtes de fin d’année. Nous lançons un appel aux bonnes volontés pour la confection de gâteaux maison à vendre à cette occasion

 

 

 

DIMANCHE 13 NOVEMBRE 2016 33 ème dimanche du temps ordinaire

1 ère lecture (Ml 3,19-20a) Psaume (Ps 97,5-9) 2 ème lecture (2 Th 3,7-12) Evangile (Lc 21,5-19)

 

DIMANCHE 20 NOVEMBRE 2016 Christ, Roi de l’Univers, Solennité

1 ère lecture (2 S 5, 1-3) Psaume (Ps 121,1-7) 2 ème lecture (Col 1,12-20) Evangile (Lc 23,35-43)

Messe anticipée : samedi à 18 h à Saint-Louis - Dimanche à 10 h 30 à Notre-Dame

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paroisse du Raincy - dans Feuilles de semaine
7 novembre 2016 1 07 /11 /novembre /2016 19:58

DECLARATION CONJOINTE du pape François et de l’évêque Luthérien Munib Younan à l’occasion de la commémoration commune Catholique-Luthérienne de la Réforme en Suède Lund, 31 octobre 2016

 

«Demeurez en moi, comme moi en vous. De même que le sarment ne peut pas porter de fruit par lui-même s’il ne demeure pas sur la vigne, de même vous non plus, si vous ne demeurez pas en moi» (Jn 15, 4).

 

D’un cœur reconnaissant : Par cette Déclaration Conjointe, nous exprimons notre joyeuse gratitude à Dieu pour ce moment de prière commune dans la Cathédrale de Lund, alors que nous commençons l’année commémorative du cinquième centenaire de la Réforme. Cinquante années d’un dialogue œcuménique soutenu et fructueux entre Catholiques et Luthériens nous ont aidés à surmonter beaucoup de différences et ont approfondi notre compréhension et notre confiance réciproques. En même temps, nous nous sommes rapprochés les uns des autres à travers le service commun à nos prochains souvent dans des circonstances de souffrance et de persécution. Grâce au dialogue et au témoignage partagé, nous ne sommes plus des étrangers les uns pour les autres. Plutôt, nous avons appris que ce qui nous unit est plus grand que ce qui nous divise.

 

Du conflit à la communion : Alors que nous sommes profondément reconnaissants pour les dons spirituels et théologiques reçus à travers la Réforme, nous confessons aussi et déplorons devant le Christ que Luthériens et Catholiques ont blessé l’unité visible de l’Église. Des différences théologiques ont été accompagnées de préjudices et de conflits, et la religion a été instrumentalisée à des fins politiques. Notre foi commune en Jésus-Christ et notre baptême réclament de nous une conversion quotidienne par laquelle nous rejetons les désaccords et les conflits historiques qui empêchent le ministère de la réconciliation. Tandis que le passé ne peut pas être changé, le souvenir et la manière de se souvenir peuvent être transformés. Nous prions pour la guérison de nos blessures et des mémoires qui assombrissent notre regard les uns sur les autres. Nous rejetons catégoriquement toute haine et toute violence, passées et présentes, surtout celles qui s’expriment au nom de la religion. Aujourd’hui, nous entendons Dieu nous demander de mettre de côté tout conflit. Nous reconnaissons que nous sommes libérés par la grâce pour cheminer vers la communion à laquelle Dieu continue de nous appeler tous.

 

Notre engagement pour le témoignage commun Tandis que nous surmontons ces épisodes de l’histoire qui pèsent sur nous, nous nous engageons à témoigner ensemble de la grâce miséricordieuse de Dieu, rendue visible dans le Christ crucifié et ressuscité. Conscients que la manière dont nous vivons les relations façonne notre témoignage de l’Évangile, nous nous engageons pour d’ultérieurs progrès dans la communion enracinée dans le baptême, alors que nous cherchons à lever les obstacles persistants qui nous empêchent d’atteindre la pleine unité. Le Christ désire que nous soyons un, de façon que le monde puisse croire (cf. Jn 17, 21).

 

Beaucoup de membres de nos communautés aspirent à recevoir l’Eucharistie à une même table, comme expression concrète de la pleine unité. Nous faisons l’expérience de la souffrance de ceux qui partagent leur vie tout entière, mais ne peuvent pas partager la présence rédemptrice de Dieu à la table eucharistique

Nous reconnaissons notre responsabilité pastorale commune pour répondre à la soif et à la faim spirituelles de nos fidèles d’être un dans le Christ. Nous désirons ardemment que cette blessure dans le Corps du Christ soit guérie. C’est l’objectif de nos efforts œcuméniques, que nous voulons faire progresser, y compris en renouvelant notre engagement pour le dialogue théologique.

 

Nous prions Dieu afin que les Catholiques et les Luthériens soient capables de témoigner ensemble de l’Évangile de Jésus-Christ, invitant l’humanité à écouter et à recevoir la bonne nouvelle de l’action rédemptrice de Dieu. Nous demandons à Dieu inspiration, encouragement et force, en sorte que nous puissions rester ensemble pour servir, en défendant la dignité et les droits humains, surtout ceux des pauvres, travaillant pour la justice, et rejetant toutes les formes de violence. Dieu nous demande d’être proches de ceux qui aspirent à la dignité, à la justice, à la paix et à la réconciliation. Aujourd’hui, de manière particulière, nous élevons nos voix pour la fin de la violence et de l’extrémisme qui touchent de si nombreux pays et communautés, et d’innombrables sœurs et frères dans le Christ. Nous exhortons les Luthériens et les Catholiques à travailler ensemble pour accueillir les étrangers, pour aider ceux qui sont forcés à fuir à cause de la guerre et de la persécution, et pour défendre les droits des réfugiés et de ceux qui cherchent l’asile.

 

Plus que jamais, nous réalisons que notre service commun dans le monde doit s’étendre à la création de Dieu qui souffre de l’exploitation et des conséquences d’une cupidité insatiable. Nous reconnaissons le droit des générations futures à jouir du monde de Dieu dans toutes ses potentialités et dans toute sa beauté. Nous prions pour un changement des cœurs et des esprits qui conduisent à prendre soin de la création, avec amour et responsabilité.

 

Un dans le Christ : À cette heureuse occasion, nous exprimons notre gratitude à nos frères et sœurs représentant les diverses Communions et Communautés Chrétiennes Mondiales qui sont présentes et se joignent à nous dans la prière. Tandis que nous renouvelons notre engagement à marcher du conflit vers la communion, nous le faisons en tant que membres du même Corps du Christ, auquel nous sommes incorporés par le baptême. Nous invitons nos partenaires œcuméniques à nous rappeler nos engagements et à nous encourager. Nous leur demandons de continuer de prier pour nous, de cheminer avec nous, pour nous soutenir dans l’observance des engagements enracinés dans la prière que nous formulons aujourd’hui.

 

Appel aux Catholiques et aux Luthériens du monde entier : Nous lançons un appel à toutes les paroisses et à toutes les communautés luthériennes et catholiques pour qu’elles soient audacieuses et créatives, joyeuses et pleines d’espérance dans leur engagement à poursuivre la grande aventure devant nous. Au lieu des conflits du passé, le don de Dieu de l’unité entre nous devrait guider notre coopération et approfondir notre solidarité. En nous rapprochant dans la foi au Christ, en priant ensemble, en nous écoutant les uns les autres, en vivant l’amour du Christ dans nos relations, nous, Catholiques et Luthériens, nous nous ouvrons nous-mêmes à la puissance du Dieu Trinitaire. Enracinés dans le Christ et en témoignant de lui, nous renouvelons notre détermination à être des hérauts fidèles de

IL EST LE DIEU DES VIVANTS

1 ère lecture (2 M 7,1-2.9-14 Psaume (Ps 16, 1.3.5-6.8.15) 2 ème lecture (2 Th 2,16) Evangile (Lc 20,27-38)

 

En entendant les paroles de Jésus que saint Luc nous transmet, et que nous avons méditées dimanche dernier (« La gloire de Dieu, c’est l’homme vivant »-Psaume 144), nous entendons les nombreux passages où saint Paul affirme que nous sommes les héritiers et les cohéritiers du Christ. « Ils sont fils de Dieu, en étant héritiers de la résurrection. » (Luc 20. 36)

 

Les sadducéens ne croyaient pas à la résurrection, parce qu’ils constituaient un milieu très conservateur et très traditionaliste en matière religieuse (et sociale d’ailleurs). La résurrection avait émergé trop récemment dans la foi juive pour qu’ils puissent l’admettre.

 

Ce n’était pas clairement dit dans les Livres de la Loi, les cinq premiers livres de l’Ecriture, sur lesquels ils fondent toute leur conviction. Jésus va répondre à leur objection de deux manières :

 

1 en montrant que le monde de la résurrection n’est pas purement et simplement, le prolongement du nôtre. Il est autre tout en le prolongeant.

 

Saint Paul dira « Semé corps animal, il ressuscite corps spirituel (1 Corinthiens 15. 44) Les impossibilités et les limites de notre monde, marqué par le temps, ne valent plus dans le monde transfiguré de l’éternité. Les arguties des sept mariages n’y valent rien.

 

2 en se référant à Moïse, le personnage central de la Loi sur lequel ils s’appuient. Lors de la révélation au buisson ardent dans le désert, au moment même où il révèle sa pérennité (« Je suis »), Dieu s’était présenté comme étant dans l’aujourd’hui (« Je suis ») de cette révélation, le Dieu d’Abraham, d’Isaac et de Jacob.

 

Dans le processus de la Révélation, les patriarches ne sont donc pas seulement des jalons du passé. Ils sont dans l’aujourd’hui de Dieu, par Dieu et pour Dieu. Ils sont des vivants qui ressusciteront au Dernier Jour. « Tous vivent en effet pour lui » (Luc 20. 38) Et ce « pour » n’est à prendre dans le sens de « à son profit, à son service », mais « à ses yeux, dans sa pensée ».

1ère lecture : « Le Roi du monde nous ressuscitera pour une vie éternelle »

 

Lecture du deuxième livre des Martyrs d’Israël

 

En ces jours-là, sept frères avaient été arrêtés avec leur mère. À coups de fouet et de nerf de bœuf, le roi Antiocos voulut les contraindre à manger du porc, viande interdite. L’un d’eux se fit leur porte-parole et déclara : « Que cherches-tu à savoir de nous ? Nous sommes prêts à mourir plutôt que de transgresser les lois de nos pères. » Le deuxième frère lui dit, au moment de rendre le dernier soupir : « Tu es un scélérat, toi qui nous arraches à cette vie présente, mais puisque nous mourons par fidélité à ses lois, le Roi du monde nous ressuscitera pour une vie éternelle. » Après cela, le troisième fut mis à la torture. Il tendit la langue aussitôt qu’on le lui ordonna et il présenta les mains avec intrépidité, en déclarant avec noblesse : « C’est du Ciel que je tiens ces membres, mais à cause de ses lois je les méprise, et c’est par lui que j’espère les retrouver. » Le roi et sa suite furent frappés de la grandeur d’âme de ce jeune homme qui comptait pour rien les souffrances. Lorsque celui-ci fut mort, le quatrième frère fut soumis aux mêmes sévices. Sur le point d’expirer, il parla ainsi : « Mieux vaut mourir par la main des hommes, quand on attend la résurrection promise par Dieu, tandis que toi, tu ne connaîtras pas la résurrection pour la vie. » Parole du Seigneur.

 

Psaume : R/ Au réveil, je me rassasierai de ton visage, Seigneur.

Seigneur, écoute la justice ! Entends ma plainte, accueille ma prière. Tu sondes mon cœur, tu me visites la nuit, tu m’éprouves, sans rien trouver. J’ai tenu mes pas sur tes traces, jamais mon pied n’a trébuché. Je t’appelle, toi, le Dieu qui répond : écoute-moi, entends ce que je dis. Garde-moi comme la prunelle de l’œil ; à l’ombre de tes ailes, cache-moi, Et moi, par ta justice, je verrai ta face : au réveil, je me rassasierai de ton visage.

 

2ème lecture : « Que le Seigneur vous affermisse « en tout ce que vous pouvez faire et dire de bien »

 

Lecture de la deuxième lettre de saint Paul apôtre aux Thessaloniciens

 

Frères,

que notre Seigneur Jésus-Christ lui-même, et Dieu notre Père qui nous a aimés et nous a pour toujours donné réconfort et bonne espérance par sa grâce, réconfortent vos cœurs et les affermissent en tout ce que vous pouvez faire et dire de bien. Priez aussi pour nous, frères, afin que la parole du Seigneur poursuive sa course, et que, partout, on lui rende gloire comme chez vous. Priez pour que nous échappions aux gens pervers et mauvais, car tout le monde n’a pas la foi. Le Seigneur, lui, est fidèle : il vous affermira et vous protégera du Mal. Et, dans le Seigneur, nous avons toute confiance en vous : vous faites et continuerez à faire ce que nous vous ordonnons. Que le Seigneur conduise vos cœurs dans l’amour de Dieu et l’endurance du Christ. Parole du Seigneur.

 

Evangile : « Il n’est pas le Dieu des morts, mais des vivants »

 

Acclamation : Alléluia. Alléluia. Jésus Christ, le premier-né d’entre les morts, à lui, la gloire et la souveraineté pour les siècles des siècles. Alléluia.

 

Évangile de Jésus-Christ selon saint Luc

 

En ce temps-là, quelques sadducéens ceux qui soutiennent qu’il n’y a pas de résurrection s’approchèrent de Jésus et l’interrogèrent : « Maître, Moïse nous a prescrit : Si un homme a un frère qui meurt en laissant une épouse mais pas d’enfant, il doit épouser la veuve pour susciter une descendance à son frère. Or, il y avait sept frères : le premier se maria et mourut sans enfant ; de même le deuxième, puis le troisième épousèrent la veuve, et ainsi tous les sept : ils moururent sans laisser d’enfants. Finalement la femme mourut aussi. Eh bien, à la résurrection, cette femme-là, duquel d’entre eux sera-t-elle l’épouse, puisque les sept l’ont eue pour épouse ? » Jésus leur répondit : « Les enfants de ce monde prennent femme et mari. Mais ceux qui ont été jugés dignes d’avoir part au monde à venir et à la résurrection d’entre les morts ne prennent ni femme ni mari, car ils ne peuvent plus mourir : ils sont semblables aux anges, ils sont enfants de Dieu et enfants de la résurrection. Que les morts ressuscitent, Moïse lui-même le fait comprendre dans le récit du buisson ardent, quand il appelle le Seigneur le Dieu d’Abraham, Dieu d’Isaac, Dieu de Jacob. Il n’est pas le Dieu des morts, mais des vivants. Tous, en effet, vivent pour lui. » Acclamons la Parole de Dieu.

CALENDRIER

 

  • Messe tous les jours à 9 h avec l’office des Laudes

  • Tous les samedis matin de 10 h 30 à 12 h 15 un prêtre se tient dans l’église Notre-Dame pour accueillir une démarche du sacrement de réconciliation

  • Adoration du Saint-Sacrement tous les samedis de 9 h 30 à 12 h à la crypte

 

Rendez-vous de la semaine

 

Message aux diocésains

 

Frères et Sœurs dans le Christ,

 

Comme chaque année, à pareille époque, les évêques de France se réuniront à Lourdes du 03 au 09 novembre. Au cours de cette assemblée, nous répondrons à la demande du pape François d’instituer une journée de prière et de pénitence pour les victimes d’abus sexuels commis sur des mineurs par des membres de l’Eglise.

 

Nous avons retenu le lundi 07 novembre pour manifester tout particulièrement, par la prière et la pénitence, notre compassion avec les victimes de ces actes extrêmement graves. En fin de matinée, une messe sera célébrée pour le pardon des péchés. Elle sera suivie d’un temps de jeûne et d’adoration. Cette journée s’achèvera par un temps de prière où nous confierons à Dieu la souffrance des victimes tout en lui demandant la grâce qu’elles puissent trouver le soutien nécessaire sur leur chemin de reconstruction.

 

J’invite chacun d’entre vous, seul ou en groupe, à participer à cette démarche des évêques par un temps de prière et/ou de jeûne. En vous remerciant de vous associer ainsi à cette journée, je vous assure de ma prière à toutes vos intentions auprès de Notre-Dame de Lourdes.

 

+ Pascal Delannoy

Évêque de Saint-Denis-en-France

Le 28 octobre 2016

 

-> Messe d’intention Lundi 7 Novembre à 9 h à la crypte

 

-Mardi 8 novembre à 20 h 30 salle Pierre Lefeuvre : réunion de préparation de la liturgie de Noël

-Mercredi 9 novembre à 20 h 30 salle Pierre Lefeuvre : réunion de parents de la catéchèse de CM1

-Jeudi 10 novembre à 20h30 salle Pierre Lefeuvre : réunion du groupe biblique œcuménique

-Jeudi 10 novembre à 20 h 30 au presbytère : réunion du Conseil Paroissial pour les Affaires Economiques

-Vendredi 11 novembre à 9 h dans l’église : messe en présence des associations d’anciens combattants

 

DIMANCHE 6 NOVEMBRE 2016 32 ème dimanche du temps ordinaire

1 ère lecture (2 M 7,1-2.9-14 Psaume (Ps 16, 1.3.5-6.8.15) 2 ème lecture (2 Th 2,16) Evangile (Lc 20,27-38)

 

DIMANCHE 13 NOVEMBRE 2016 33 ème dimanche du temps ordinaire

1 ère lecture (Ml 3,19-20a Psaume (Ps 97,5-9) 2 ème lecture (2 Th 3,7-12) Evangile (Lc 21,5-19)

Messe anticipée : samedi à 18 h à Saint-Louis - Dimanche à 10 h 30 à Notre-Dame

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paroisse du Raincy - dans Feuilles de semaine
7 novembre 2016 1 07 /11 /novembre /2016 19:52

« IL NOUS FAUT UN NOUVEAU PROJET COMMUN »

 

Interview de Mgr Pascal Delannoy, évêque de Saint-Denis, vice-président du conseil permanent de la Conférence des évêques de France à l'occasion de la publication du livre « Dans un monde qui change, retrouver le sens du politique » par les évêques de France.

 

Paris Notre-Dame Les évêques de France viennent de publier un livre intitulé Dans un monde qui change, retrouver le sens du politique. Pourquoi cette prise de parole à quelques mois de l’élection présidentielle ?

Mgr Pascal Delannoy Nous avons pris la parole car nous sommes préoccupés par la situation de notre pays. Nous sommes frappés par les sentiments de lassitude, de frustration, de déception qu’expriment nos concitoyens vis-à-vis du politique, dans une société de plus en plus fragmentée. Tout cela nous invite à réagir, certes avant les élections, mais ce texte est d’abord une réflexion de fond, qui pourra se poursuivre après les élections.

Paris Notre-Dame Qu’est-ce qui vous inquiète ?

Mgr Pascal Delannoy D’abord, cette montée de l’individualisme au détriment d’un « nous » collectif. Nous posons donc la question de la refondation d’un contrat social pour notre société. Autrement dit, quel projet de société permettra aux individus de se retrouver pour vivre ensemble de manière harmonieuse ? L’ancien contrat social, qui avait été élaboré dans une période de plein emploi, avec, notamment, un phénomène migratoire moindre, a disparu. Il nous faut un nouveau projet commun.

Paris Notre-Dame. Qui porte la responsabilité de cet échec ? Les gouvernements successifs de notre pays ?

 

Mgr Pascal Delannoy Nous avons le sentiment que l’action politique est aujourd’hui trop centrée sur la gestion des droits individuels. Or, nous croyons que la politique, ou plus exactement le politique, doit permettre de redéfinir le sens que nous voulons donner à notre société. Qu’est-ce qui nous fait vivre ? Qu’est-ce qui nous fait agir ? C’est la raison pour laquelle nous invitons nos concitoyens à réfléchir sur la différence entre la politique à savoir, la mise en œuvre d’un projet commun.

Paris Notre-Dame Vous appelez les Français et notamment les jeunes à s’engager en politique ?

 

Mgr Pascal Delannoy L’engagement politique est important et la réflexion politique concerne chaque citoyen. Pour cela, il nous faut retrouver la place de la parole. Nous sommes dans une société où la parole est discréditée, à cause des promesses non tenues, des mensonges, de la corruption. Nous ne savons plus résoudre un conflit ou nos divergences d’opinions par le dialogue, tout passe par la violence ou la contestation. Il faut que la parole et le dialogue retrouvent toute leur place. Et ce dialogue, nous le soulignons dans le document, doit déboucher sur le compromis. Le compromis n’étant pas la démission de l’une ou l’autre des parties, mais la recherche d’une troisième voie.

 

Paris Notre-Dame Ce dialogue, vous appelez les catholiques à l’engager avec ceux qui ne pensent pas comme eux ?

 

Mgr Pascal Delannoy Oui, c’est essentiel. Il ne faut pas s’enfermer dans des schémas du passé ou rêver de revenir à ce que l’on a connu il y a trente ou cinquante ans. Nous sommes appelés à vivre quelque chose de nouveau, dans un contexte différent que l’on songe simplement à la question de la mondialisation, qui entraîne un brassage des peuples et des cultures.

 

Propos recueillis par Priscilia de Selve, pour Paris Notre-Dame du 20/10/2016



 

LA GRACE DE NOTRE DIEU

 

1 ère lecture (Sg 11,23-12,2) Psaume (Ps 144,1-2.8-11.13-14) 2 ème lecture (2 Th 1,11-2,2) Evangile (Lc 19,1-10)

 

La venue de Jésus dans la maison de Zachée peut être commentée selon divers points de vue :

le curieux qui veut savoir qui est celui qui attire les foules et qui est lui aussi attiré par cet appel direct de Jésus, un appel différent de celui qu’ont entendu les apôtres : « Venez et voyez… » A l’inverse : « Il faut que j’aille demeurer chez toi. »

le publicain qui aime l’argent au point que, comme la plupart d’entre eux, il s’est enrichi sans doute en faisant le tort aux administrés qui devaient payer l’impôt par son intermédiaire. Et ce publicain se sent réintroduit dans un autre monde. Il est respecté, aimé par celui qui l’appelle, alors que tous le juge comme un pécheur. L’évangéliste souligne en effet que ce n’étaient pas seulement les pharisiens qui méprisaient Zachée, il insiste au verset 7 sur « tous récriminaient. »

Jésus réactive sa joie de vivre en lui proposant simplement de l’accueillir et Zachée n’est pas dupe. Il a peut-être entendu que le Christ avait appelé « bienheureux », les pauvres de cœur. C’est désormais aux pauvres qu’il consacrera sa fortune.

Mais il y a aussi, dans le texte de saint Luc, comme une atmosphère de joie amicale : « Descends vite … il reçut Jésus avec joie. » Et cette joie détermine une grande générosité de la part de celui qui amassait se fortune. Bien sûr, il veut réparer les torts. En plus il donnera aux pauvres la moitié de ses biens. « Il y a plus de joie à donner qu’à recevoir », a dit le Christ.

 

 

 

 

 

 

1ère lecture : « Tu as pitié de tous les hommes, parce que tu aimes tout ce qui existe »

Lecture du livre de la Sagesse

Seigneur, le monde entier est devant toi comme un rien sur la balance, comme la goutte de rosée matinale qui descend sur la terre. Pourtant, tu as pitié de tous les hommes, parce que tu peux tout. Tu fermes les yeux sur leurs péchés, pour qu’ils se convertissent. Tu aimes en effet tout ce qui existe, tu n’as de répulsion envers aucune de tes œuvres ; si tu avais haï quoi que ce soit, tu ne l’aurais pas créé. Comment aurait-il subsisté, si tu ne l’avais pas voulu ? Comment serait-il resté vivant, si tu ne l’avais pas appelé ? En fait, tu épargnes tous les êtres, parce qu’ils sont à toi, Maître qui aimes les vivants, toi dont le souffle impérissable les anime tous. Ceux qui tombent, tu les reprends peu à peu, tu les avertis, tu leur rappelles en quoi ils pèchent, pour qu’ils se détournent du mal et croient en toi, Seigneur. Parole du Seigneur.

 

Psaume :

R/ Mon Dieu, mon Roi, je bénirai ton nom toujours et à jamais !

Je t’exalterai, mon Dieu, mon Roi, je bénirai ton nom toujours et à jamais ! Chaque jour je te bénirai, je louerai ton nom toujours et à jamais. Le Seigneur est tendresse et pitié, lent à la colère et plein d’amour ; la bonté du Seigneur est pour tous, sa tendresse, pour toutes ses œuvres. Que tes œuvres, Seigneur, te rendent grâce et que tes fidèles te bénissent ! Ils diront la gloire de ton règne, ils parleront de tes exploits. Le Seigneur est vrai en tout ce qu’il dit, fidèle en tout ce qu’il fait. Le Seigneur soutient tous ceux qui tombent, il redresse tous les accablés.

 

2ème lecture : « Le nom de notre Seigneur Jésus sera glorifié en vous, et vous en lui »

Lecture de la deuxième lettre de saint Paul apôtre aux Thessaloniciens

Frères, nous prions pour vous à tout moment afin que notre Dieu vous trouve dignes de l’appel qu’il vous a adressé ; par sa puissance, qu’il vous donne d’accomplir tout le bien que vous désirez, et qu’il rende active votre foi. Ainsi, le nom de notre Seigneur Jésus sera glorifié en vous, et vous en lui, selon la grâce de notre Dieu et du Seigneur Jésus Christ. Frères, nous avons une demande à vous faire à propos de la venue de notre Seigneur Jésus Christ et de notre rassemblement auprès de lui : si l'on nous attribue une inspiration, une parole ou une lettre prétendant que le jour du Seigneur est arrivé, n'allez pas aussitôt perdre la tête, ne vous laissez pas effrayer. » Parole du Seigneur.

 

Evangile : « Le Fils de l’homme est venu chercher et sauver ce qui était perdu »

Acclamation : Alléluia. Alléluia. Dieu a tellement aimé le monde qu’il a donné son Fils unique, afin que ceux qui croient en lui aient la vie éternelle. Alléluia.

 

Évangile de Jésus Christ selon saint Luc

En ce temps-là, entré dans la ville de Jéricho, Jésus la traversait. Or, il y avait un homme du nom de Zachée ; il était le chef des collecteurs d’impôts, et c’était quelqu’un de riche. Il cherchait à voir qui était Jésus, mais il ne le pouvait pas à cause de la foule, car il était de petite taille. Il courut donc en avant et grimpa sur un sycomore pour voir Jésus qui allait passer par là. Arrivé à cet endroit, Jésus leva les yeux et lui dit : « Zachée, descends vite : aujourd’hui il faut que j’aille demeurer dans ta maison. » Vite, il descendit et reçut Jésus avec joie. Voyant cela, tous récriminaient : « Il est allé loger chez un homme qui est un pécheur. » Zachée, debout, s’adressa au Seigneur : « Voici, Seigneur : je fais don aux pauvres de la moitié de mes biens, et si j’ai fait du tort à quelqu’un, je vais lui rendre quatre fois plus. » Alors Jésus dit à son sujet : « Aujourd’hui, le salut est arrivé pour cette maison, car lui aussi est un fils d’Abraham. En effet, le Fils de l’homme est venu chercher et sauver ce qui était perdu. » Acclamons la Parole de Dieu.

 

CALENDRIER

 

  • Messe tous les jours à 9 h avec l’office des Laudes

  • Tous les samedis matin de 10 h 30 à 12 h 15 un prêtre se tient dans l’église Notre-Dame pour accueillir une démarche du sacrement de réconciliation

  • Adoration du Saint-Sacrement tous les samedis de 9 h 30 à 12 h à la crypte

 

Lundi 31 octobre : De la férie

-Mardi 1 er novembre : Tous les Saints, Solennité

-Mercredi 2 novembre : Commémoration de tous les fidèles défunts

-Jeudi 3 novembre : De la férie

-Vendredi 4 novembre : Saint Charles Borromée

-Samedi 5 novembre : De la férie

Rendez-vous de la semaine

 

Fêtes de la Toussaint :

 

Mardi 1 er Novembre : Fête de la Toussaint : Messe en l’église Notre-Dame à 10 h 30

Mardi 1 er Novembre de 14h30 à 17 h 30 : bénédiction des tombes aux cimetières de la ville et prière auprès de nos défunts. Dépose d’une gerbe sur la tombe des prêtres du Raincy

 

 

-Mercredi 2 novembre à 19 h 30 à l’église Notre-Dame : messe pour les fidèles défunts

-Vendredi 4 novembre à 20 h 30 salle Pierre Lefeuvre : Rencontre des catéchumènes adultes et de leurs accompagnateurs

-Samedi 5 novembre à 17 h salle Pierre Lefeuvre : répétition de chants pour les collégiens et les lycéens qui animeront la messe du 20/11

-Samedi 5 Novembre à 18 h 30 salle Pierre Lefeuvre ; réunion des 4 èmes-3 èmes

 

 

DIMANCHE 30 OCTOBRE 2016 31 ème dimanche du temps ordinaire

1 ère lecture (Sg 11,23-12,2) Psaume (Ps 144,1-2.8-11.13-14) 2 ème lecture (2 Th 1,11-2,2)

Evangile (Lc 19,1-10)

 

DIMANCHE 6 NOVEMBRE 2016 32 ème dimanche du temps ordinaire

1 ère lecture (2 M 7,1-2.9-14 Psaume (Ps 16, 1.3.5-6.8.15) 2 ème lecture (2 Th 2,16) Evangile (Lc 20,27-38)

Messe anticipée : samedi à 18 h à Saint-Louis - Dimanche à 10 h 30 à Notre-Dame

Dimanche 6 Novembre à 10 h 30 messe animée par les enfants de la catéchèse

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paroisse du Raincy - dans Feuilles de semaine
20 octobre 2016 4 20 /10 /octobre /2016 19:49

Les personnes âgées appelées à « témoigner des valeurs qui comptent vraiment »

Discours du pape François

Chers frères et sœurs, bonjour!

Je me réjouis de vivre avec vous cette journée de réflexion et de prière, qui s’inscrit dans le cadre de la Fête des Grands-parents. Je vous salue tous avec affection, à commencer par les présidents des associations que je remercie pour leurs paroles. Je félicite tous ceux qui ont dû affronter difficultés et désagréments pour ne pas manquer ce rendez-vous; mais je suis également proche de toutes les personnes âgées, seules ou malades, qui n’ont pu venir, mais sont présentes parmi nous spirituellement.

L’Eglise regarde les personnes âgées avec affection, reconnaissance et grande estime. Celles-ci constituent une partie essentielle de la communauté chrétienne et de la société. Je ne sais pas si vous avez bien entendu: les personnes âgées sont une partie essentielle de la communauté chrétienne et de la société. Elles représentent en particulier les racines et la mémoire d’un peuple. Vous êtes une présence importante, car votre expérience constitue un précieux trésor, indispensable pour regarder l’avenir avec espérance et responsabilité. Votre maturité et votre sagesse, accumulées au fil des années, peuvent aider les plus jeunes, en les soutenant sur le chemin de leur croissance et lorsqu’ils commencent à s’ouvrir à l’avenir, lorsqu’ils cherchent leur voie. Les personnes âgées, en effet, témoignent que, même dans les pires épreuves, il ne faut jamais perdre confiance en Dieu et en un avenir meilleur. Elles sont comme des arbres qui continuent à donner du fruit : malgré le poids des années, elles peuvent apporter une grande contribution à la société en lui apportant de riches valeurs et affirmant la culture de la vie.

Les personnes âgées qui mettent généreusement leur temps et les talents que Dieu leur a offerts au profit des autres ne sont pas rares. Je pense à tous ceux qui se rendent disponibles dans les paroisses pour un service vraiment précieux : certains s’occupent du décor de la maison du Seigneur, d’autres comme les catéchistes, les animateurs de la liturgie, témoignent la charité. Et que dire de leur rôle au sein de la famille? Que de grands-parents s’occupent de leurs petits-enfants, transmettant avec grande simplicité aux tous petits l’expérience de leur vie, les valeurs spirituelles et culturelles d’une communauté et d’un peuple! Dans les pays qui ont subi une grave persécution religieuse, ce sont les grands-parents qui ont transmis la foi aux nouvelles générations, conduisant les enfants au baptême dans un dur contexte de clandestinité.

Dans un monde, comme celui d’aujourd’hui, où la force et l’apparence sont souvent idéalisées, vous avez la mission de témoigner les valeurs qui comptent vraiment, ne meurent jamais, car inscrites dans le cœur de tout être humain et garanties par la Parole de Dieu. Justement parce que vous êtes comme on dit « des personnes du troisième âge », vous… ou plutôt nous car j’en fais partie , nous sommes appelés à œuvrer au développement d’une culture de la vie, témoignant que chaque étape de la vie est un don de Dieu, qui a sa propre beauté, son importance, malgré toutes les fragilités qui peuvent la marquer. Face à tant de personnes âgées qui, dans les limites de leurs possibilités, continuent à se prodiguer pour leur prochain, il y en a beaucoup qui cohabitent avec la maladie, ont une mobilité réduite et besoin d’assistance. Je remercie aujourd’hui le Seigneur pour les nombreuses personnes et structures qui s’occupent tous les jours de servir ces personnes, de favoriser des contextes humains adéquats ou chacune d’elle peut vivre dignement cette étape importante de la vie.

 

 Les instituts qui accueillent les personnes âgées sont appelés à être des lieux d’humanité et d’attention aimante, où les plus faibles ne sont pas oubliés, négligés, mais visités, rappelés et soignés comme de grands frères et sœurs. Une manière d’exprimer notre reconnaissance à tous ceux qui ont tant donné à la communauté et qui sont ses racines.

Les institutions et les différentes structures sociales peuvent encore faire beaucoup pour aider les personnes âgées à exprimer au mieux leurs capacités, pour faciliter leur participation active, et veiller à ce que leur dignité humaine soit toujours respectée et valorisée. Pour ce faire, il est important de s’opposer à la culture néfaste du rejet, qui marginalise les personnes âgées, les considérant des êtres « improductifs ». Responsables publiques, structures culturelles, éducatives et religieuses, ainsi que tous les hommes de bonne volonté, sont appelés à s’engager pour construire une société de plus en plus accueillante et inclusive.

Cette histoire de « rejet » est vraiment très moche! Une de mes grands-mères m’avait raconté l’histoire d’une famille où le grand-père, qui habitait avec eux [enfants et petits-enfants], commença à devenir malade, de plus en plus malade …, et à table il ne mangeait pas bien, faisait tomber un peu de nourriture. Un jour le père décida de ne plus faire manger le grand-père à table avec eux, mais dans la cuisine, et a fabriqué une petite table pour lui. Comme ça la famille mangeait sans le grand-père. Quelques jours plus tard, à son retour du travail, il trouva un de ses enfants en train de jouer avec du bois, des clous et un marteau … « Mais que fais-tu? » [Lui demanda son papa]. L’enfant répondit: « je fabrique une table » « Mais pourquoi? » « Pour toi. Pour quand tu deviendras vieux ». Les enfants naturellement sont très attachés aux grands-parents et ils comprennent des choses que seuls les grands-parents peuvent expliquer à travers leur vie et par leur attitude. Cette culture du rejet dit: « Tu es vieux, dehors ! ». Tu es vieux, oui, mais tu as tant de choses à nous dire, à nous raconter, sur l’Histoire, la culture, la vie, les valeurs … Ne laissons pas progresser cette culture du rejet, qu’il y ait toujours une culture inclusive. Il est important aussi de favoriser les liens entre générations. L’avenir d’un peuple exige que les jeunes et les anciens se rencontrent : les jeunes sont la vitalité d’un peuple en marche et les anciens renforcent cette vitalité par la mémoire et la sagesse. Et parlez avec vos petits-enfants, parlez avec eux. Faites qu’ils vous posent des questions. Leur particularité est différente de la nôtre, ils font d’autres choses, aiment d’autres musiques…, mais ils ont besoin des anciens, de ce dialogue continu. Pour leur donner de la sagesse aussi. J’aime bien lire l’histoire du jour où Joseph et Marie amenèrent l’Enfant Jésus au temple. L’enfant avait 40 jours. Là, ils trouvèrent deux grands-parents, Siméon et Anne, qui représentaient la sagesse du peuple; ils louaient Dieu pour que cette sagesse passe à cet Enfant. Ce sont des « vieux », « des grands-parents » qui accueillent Jésus au temple, pas le prêtre: le prêtre, c’est après. Lisez-vous aussi, dans l’évangile de Luc, c’est très beau!

Chers grands-parents, merci pour l’exemple d’amour, de dévouement et de sagesse que vous apportez. Continuez avec courage de témoigner ces valeurs! Que votre sourire et le bel éclat qui illumine vos yeux ne manquent jamais à la société: que la société puisse les voir! Je vous accompagne de mes prières, et vous aussi n’oubliez pas de prier pour moi. Et maintenant sur vous, sur vos bonnes intentions et bons projets, j’invoque la bénédiction du Seigneur. Maintenant prions la grand-mère de Jésus, Sainte Anne, qui est la grand-mère de Jésus, et faisons-le en silence, un instant. Que chacun demande à sainte Anne de nous enseigner à être de bons et sages grands-parents.

 

 

 

SANS SE DECOURAGER

1 ère lecture (Si 35,12-14.16-18) Psaume (Ps 33,2-3.16.18.19.23) 2 ème lecture (2 Tm 24,6-8.16-18) Evangile (Lc 18,9-14)

 

Deux attitudes nous sont possibles en parcourant les textes de ce dimanche : Nous préoccuper de nous-mêmes, avec humilité, en observant ce que nous sommes et ce que nous faisons, et en rendant grâce à Dieu non de nos réalisations, mais de son attention à notre égard. En étant attentif au risque de ne plus contempler le Christ en plénitude, mais nous-mêmes. Ou bien tourner nos regards vers le Christ, ce qui est plus encourageant que de se contempler avec notre péché d’une manière moralisante.

La réponse se trouve dans les lectures de ce jour : Ben Sirac : « Il écoute la prière de l’opprimé. » Le psaume 33 : “Le pauvre a crié, Dieu l’écoute et le sauve.” Saint Paul qui a une confiance totale en la justice de Celui qu’il a servi et dont il a témoigné devant le tribunal de Rome. La parabole du publicain qui, saisi par la sainteté de Dieu, en appelle à sa miséricorde et au salut. Ces quatre personnes, en qui nous pouvons nous identifier, sont mises devant nos yeux : Avec Ben Sirac, qui ne se sent écouté par personne. Le psalmiste qui a le cœur brisé et l’esprit abattu. Saint Paul, abandonné même par les siens, Le publicain, indigne de regarder vers le ciel. Mais tous les quatre prient sans se décourager. Le pauvre inconsolable persévère dans sa supplication. Saint Paul garde une confiance sereine et paisible. Le publicain implore pitié. Et tous quatre sont entendus de Dieu qui trouve chacun disposé “à le servir de tout son cœur” (Ben Sirac), « à le bénir » (psaume) “désirant avec amour la manifestation de sa gloire”. (Saint Paul) Car selon la parole de l’Ecriture que chante l’Alleluia :”L’homme regarde à l’apparence, mais Dieu regarde au cœur.” (1 Samuel 16. 7)

Nous sommes souvent déconcertés par le temps qui reste sans réponse en apparence. Nos frères aussi s’impatientent qui s’attendent à une prière exaucée sans délai. Il est alors difficile de leur en parler avec des mots humains comme il est tout autant difficile, pour nous, de nous laisser conduire par le Christ jusqu’à ce détachement que représente l’abandon total à la bonté de Dieu. Non pas seulement l’abandon à sa volonté, mais l’abandon à son amour.

Maintenant, si nous relisons et méditons la parabole du pharisien et du publicain à la lumière de Ben Sirac, nous percevrons quelle doit être la réalité de notre conversion. Ses exigences ne peuvent s’estimer quantitativement au terme d’une addition. La justice, au sens biblique du terme, signifie en effet l’ajustement de nous-mêmes, de notre volonté et de notre comportement, à Dieu lui-même. Et cela ne peut se réaliser que dans le Christ-Jésus, qui unit notre humanité à sa divinité. C’est en cela qu’il pleinement le Juste. Etre juste ne provient pas seulement du fait que soyons attentifs et « intègres » sur tous les commandements de Dieu, ni même du fait d’accumuler des pratiques morales et charitables.

Le pharisien s’en prévalait. Il croyait prier. En fait il ne célébrait que lui-même. Il ne célébrait pas les dons de Dieu. Trop satisfait de ses propres réussites. Ce subtil orgueil détruisait en lui toute justice alors qu’il s’estimait en relation avec la volonté de Dieu. Mais était-il vraiment en relation avec la bonté, avec l’amour de Dieu à son égard et à l’égard de ses frères ? Le publicain, saisi par la sainteté de Dieu, aurait voulu disparaître comme saint Pierre après la pêche miraculeuse : « Eloigne-toi de moi, Seigneur, je ne suis qu’un pécheur. » (Luc. 5. 8) Il mesurait la distance entre lui et le Seigneur Trois-Fois-Saint. Il se croyait très éloigné de la justice de Dieu, et en restait à distance. En fait, c’est lui qui était le plus proche, car il implorait l’essentiel de Dieu, c’est-à-dire sa miséricorde et son amour infini.

 

”Le Seigneur me remettra sa récompense, disait saint Paul, comme à tous ceux qui auront désiré avec amour sa manifestation dans la gloire.” Le pharisien ne manifestait que sa gloriole personnelle, bien fragile et bien minime en regard de l’immensité de l’amour de Dieu.

 

 

 

 

1ère lecture : « La prière du pauvre traverse les nuées »

 

Lecture du livre de Ben Sira le Sage

 

Le Seigneur est un juge qui se montre impartial envers les personnes. Il ne défavorise pas le pauvre, il écoute la prière de l’opprimé. Il ne méprise pas la supplication de l’orphelin, ni la plainte répétée de la veuve. Celui dont le service est agréable à Dieu sera bien accueilli, sa supplication parviendra jusqu’au ciel. La prière du pauvre traverse les nuées ; tant qu’elle n’a pas atteint son but, il demeure inconsolable. Il persévère tant que le Très-Haut n’a pas jeté les yeux sur lui, ni prononcé la sentence en faveur des justes et rendu justice. Parole du Seigneur.

 

Psaume :

R/ Un pauvre crie ; le Seigneur entend.

 

Je bénirai le Seigneur en tout temps, sa louange sans cesse à mes lèvres. Je me glorifierai dans le Seigneur : que les pauvres m’entendent et soient en fête ! Le Seigneur regarde les justes, il écoute, attentif à leurs cris. Le Seigneur entend ceux qui l’appellent : de toutes leurs angoisses, il les délivre. Il est proche du cœur brisé, il sauve l’esprit abattu. Le Seigneur rachètera ses serviteurs : pas de châtiment pour qui trouve en lui son refuge.

 

2ème lecture : « Je n’ai plus qu’à recevoir la couronne de la justice »

 

Lecture de la deuxième lettre de saint Paul apôtre à Timothée

Bien-aimé,

je suis déjà offert en sacrifice, le moment de mon départ est venu. J’ai mené le bon combat, j’ai achevé ma course, j’ai gardé la foi. Je n’ai plus qu’à recevoir la couronne de la justice : le Seigneur, le juste juge, me la remettra en ce jour-là, et non seulement à moi, mais aussi à tous ceux qui auront désiré avec amour sa Manifestation glorieuse. La première fois que j’ai présenté ma défense, personne ne m’a soutenu : tous m’ont abandonné. Que cela ne soit pas retenu contre eux. Le Seigneur, lui, m’a assisté. Il m’a rempli de force pour que, par moi, la proclamation de l’Évangile s’accomplisse jusqu’au bout et que toutes les nations l’entendent. J’ai été arraché à la gueule du lion ; le Seigneur m’arrachera encore à tout ce qu’on fait pour me nuire. Il me sauvera et me fera entrer dans son Royaume céleste. À lui la gloire pour les siècles des siècles. Amen. Parole du Seigneur.

 

Evangile : « Le publicain redescendit dans sa maison ; c’est lui qui était devenu juste, plutôt que le pharisien »

 

Acclamation : Alléluia. Alléluia. Dans le Christ, Dieu réconciliait le monde avec lui : il a mis dans notre bouche la parole de la réconciliation. Alléluia.

 

Évangile de Jésus-Christ selon saint Luc

 

En ce temps-là, à l’adresse de certains qui étaient convaincus d’être justes et qui méprisaient les autres, Jésus dit la parabole que voici : « Deux hommes montèrent au Temple pour prier. L’un était pharisien, et l’autre, publicain (c’est-à-dire un collecteur d’impôts). Le pharisien se tenait debout et priait en lui-même : ‘Mon Dieu, je te rends grâce parce que je ne suis pas comme les autres hommes ils sont voleurs, injustes, adultères , ou encore comme ce publicain. Je jeûne deux fois par semaine et je verse le dixième de tout ce que je gagne.’ Le publicain, lui, se tenait à distance et n’osait même pas lever les yeux vers le ciel ; mais il se frappait la poitrine, en disant : ‘Mon Dieu, montre-toi favorable au pécheur que je suis !’ Je vous le déclare : quand ce dernier redescendit dans sa maison, c’est lui qui était devenu un homme juste, plutôt que l’autre. Qui s’élève sera abaissé ; qui s’abaisse sera élevé. » Acclamons la Parole de Dieu.

 

 

 

CALENDRIER

 

  • Messe tous les jours à 9 h avec l’office des Laudes

  • Tous les samedis matin de 10 h 30 à 12 h 15 un prêtre se tient dans l’église Notre-Dame pour accueillir une démarche du sacrement de réconciliation

  • Adoration du Saint-Sacrement tous les samedis de 9 h 30 à 12 h à la crypte

 

 

 

- Lundi 24 octobre : De la férie

-Mardi 25 octobre : De la férie

-Mercredi 26 octobre : De la férie

-Jeudi 27 octobre : De la férie

-Vendredi 28 octobre : St Simon et st Jude

-Samedi 29 octobre : De la férie

 

 

 

 

Le passage à l'heure d'hiver se fera dans la nuit du samedi 29 au dimanche 30 octobre.

A 3 h du matin il faudra reculer d’une heure. Il sera alors 2 heures.

 

 

 

 

Rendez-vous de la semaine de la Toussaint

 

 

 

 

Fêtes de la Toussaint :

 

Mardi 1 er Novembre : Fête de la Toussaint : Messe en l’église Notre-Dame à 10 h 30 

Mardi 1 er Novembre de 14 h 30 à 17 h 30 : bénédiction des tombes aux cimetières de la ville et prière auprès de nos défunts. Dépose d’une gerbe sur la tombe des prêtres du Raincy

Mercredi 2 Novembre : messe pour les fidèles défunts à 19 h 30 à Notre- Dame

 

 

DIMANCHE 23 OCTOBRE 2016 30 ème dimanche du temps ordinaire

1 ère lecture (Si 35,12-14.16-18) Psaume (Ps 33,2-3.16.18.19.23) 2 ème lecture (2 Tm 24,6-8.16-18)

Evangile (Lc 18,9-14)

Messe anticipée : samedi à 18 h à Saint-Louis - Dimanche à 10 h 30 à Notre-Dame

DIMANCHE 30 OCTOBRE 2016 31 ème dimanche du temps ordinaire

1 ère lecture (Sg 11,23-12,2) Psaume (Ps 144,1-2.8-11.13-14) 2

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paroisse du Raincy - dans Feuilles de semaine
14 octobre 2016 5 14 /10 /octobre /2016 22:04

« Dans un monde qui change, retrouver le sens du politique » : Introduction

Si nous parlons aujourd’hui, c’est parce que nous aimons notre pays, et que nous sommes préoccupés par sa situation. Il ne s’agit pas pour nous d’alimenter la morosité par de sombres constats ; mais, en regardant les choses en face, d’apporter résolument notre pierre, notre réflexion, au débat que notre pays se doit d’avoir.

 

Nous ne sommes pas des spécialistes de la politique, mais nous partageons la vie de nos concitoyens. Nous les écoutons et les voyons vivre. Et ce qui touche la vie de l’homme est au cœur de la vie de l’Eglise. Comme le dit le Concile Vatican II : « les joies et les espoirs, les tristesses et les angoisses des hommes de ce temps, des pauvres surtout et de tous ceux qui souffrent, sont aussi les joies et les espoirs, les tristesses et les angoisses des disciples du Christ, et il n’est rien de vraiment humain qui ne trouve écho dans leur cœur » [1].

 

Or, il faudrait être sourds ou aveugles pour ne pas nous rendre compte de la lassitude, des frustrations, parfois des peurs et même de la colère, intensifiés par les attentats et les agressions, qui habitent une part importante des habitants de notre pays, et qui expriment ainsi des attentes et de profonds désirs de changements. Il faudrait être indifférents et insensibles pour ne pas être touchés par les situations de précarité et d’exclusion que vivent beaucoup sur le territoire national. Ces cinquante dernières années, notre pays a énormément changé : économiquement, culturellement, socialement, religieusement… Il a connu en un laps de temps très court une profonde mutation qui n’est pas encore terminée. Les évolutions et les transformations ont créé de l’incertitude dans la société. Les références et les modalités de la vie ensemble ont bougé. Ce qui semblait enraciné et stable est devenu relatif et mouvant. Plus largement, c’est le monde tout entier qui a connu de très grands changements, et notre pays, dans l’Europe, donne le sentiment d’avoir du mal à se retrouver sur une vision partagée de l’avenir et ainsi imaginer son futur. L’affirmation sans cesse répétée du déclin de la France finit par éroder les dynamismes personnels et collectifs et, loin de contribuer à une prise de conscience risque surtout d’ajouter un peu plus à la morosité ambiante.

 

Pourquoi prendre la parole ? Tout simplement, parce que les catholiques, citoyens à part entière, qui vivent eux aussi ces transformations au milieu de leurs contemporains, ne peuvent se désintéresser de ce qui touche à la vie en société, la dignité et l’avenir de l’homme. Si dans la tradition judéo-chrétienne, Dieu appelle tout homme par son nom, ce n’est jamais en tant qu’individu isolé, mais c’est toujours comme membre d’un peuple et pour l’ensemble de ce peuple auquel il est renvoyé. L’espérance chrétienne n’est donc pas seulement individuelle, elle est aussi collective. Ce n’est pas la première fois que les évêques de France, d’une manière ou d’une autre, veulent contribuer à la réflexion citoyenne. Ce fut par exemple le cas dans les années 70 avec un document important intitulé : « Pour une pratique chrétienne de la politique » [2]. Près de vingt-ans ans plus tard, elle a de nouveau pris la parole dans un contexte différent (suite page 5)

 

 

 

LA PRIERE et LA FIDELITE A LA PAROLE DE DIEU

1 ère lecture (Ex 17,8-13) Psaume (Ps 120,1-8) 2 ème lecture (2 Tm 3,14-4,2) Evangile (Lc 18,1-8)

 

Les bras de Moïse, sans cesse levés grâce à Aaron et Hour, marquent la volonté de permanence de cette prière qui soutient Josué, car, selon que le chante le psaume 120 : »Il ne dort pas, ne sommeille pas, le gardien d’Israël. Ce que Jésus confirme après la parabole de cette femme insistante et persévérante. Il faut prier sans cesse et sans se décourager. Les silences de Dieu ne peuvent être interprétés comme la non-existence de son attention et de son amour à notre égard. En cela, il nous faut reprendre le texte grec, une fois de plus. Jésus dit que Dieu patiente avec eux et non pas « attend ». Il prend son temps. Au moment où il prévoit et annonce le reniement de Pierre, Jésus dit : »Simon, j’ai prié pour toi afin que ta foi ne sombre pas. » Cela ne l’a pas préservé du triple reniement, mais sa foi réelle et profonde n’a pas défailli, comme le prouve, quelques jours, plus tard le triple aveu d’amour au bord du lac (Jean 21. 15). Sur la croix, « Jésus a prié et supplié Celui qui pouvait le sauver de la mort » (Hébreux 5.7) lorsqu’il a crié « Pourquoi m’as-tu abandonné ? » (Matthieu 27. 46) Il a prié tout le psaume 21 dont nous entendons les premiers versets, et il nous dit alors aussi le salut de la Résurrection. « Mon âme vivra pour lui ! »

 

Les prêtres, les religieux, les religieuses et de nombreux laïcs méditeront ce mystère du sens de la prière au travers des textes de saint Augustin que citent leur bréviaire ou «la prière du temps présent», en particulier le lundi et le mardi de cette 29ème semaine. La prière n’est pas un simple bavardage : »Il veut que notre désir s’excite par la prière. » Elle devient alors une préparation à l’accueil : »Nous serons d’autant plus capables de le recevoir que nous le désirons avec plus d’ardeur. » Cette prière insistante exprime notre foi, ranime notre espérance, vivifie notre charité. Elle doit être « l’activité insistante et religieuse du cœur » (Saint Augustin, lundi). « Que le cœur de l’homme de l’homme en prière les forme (les prières) pour voir clair en lui. » (Saint Augustin, mardi)

 

Parmi toutes les recommandations adressées par saint Paul à Timothée, nous avons déjà découvert les dimanches précédents des phrases qui doivent être conservées dans notre mémoire et notre cœur en lisant le texte d’aujourd’hui « Réveille en toi le don de Dieu que tu as reçu quand je t’ai imposé les mains » « Tu es le dépositaire de l’Evangile. Garde-le dans toute sa pureté grâce à l’Esprit-Saint qui habite en nous. » « On n’enchaîne pas la Parole de Dieu. » Comment rester fidèle à l’enseignement de la foi ? Comment conserver le dépôt ? Comment ne pas substituer notre sagesse humaine à la révélation divine ? Paul répond qu’il est indispensable de se référer sans cesse à l’Ecriture et de la proclamer, même si cela ne semble pas le moment favorable, en grec « eukairos (opportun, favorable) » et « akairos (même si ce n’est pas le moment favorable). La traduction française « à contretemps » est trop brutale, d’autant que ces reproches, selon le conseil de saint Paul, doivent s’accompagner d’encouragements, avec une grande patience et avec le souci d’instruire et non pas de détruire l’interlocuteur. (2 Timothée 4. 1 et 2)

 

 

 

 

1ère lecture : « Quand Moïse tenait la main levée, Israël était le plus fort »

 

Lecture du livre de l’Exode

En ces jours-là, le peuple d’Israël marchait à travers le désert. Les Amalécites survinrent et attaquèrent Israël à Rephidim. Moïse dit alors à Josué : « Choisis des hommes, et va combattre les Amalécites. Moi, demain, je me tiendrai sur le sommet de la colline, le bâton de Dieu à la main. » Josué fit ce que Moïse avait dit : il mena le combat contre les Amalécites. Moïse, Aaron et Hour étaient montés au sommet de la colline. Quand Moïse tenait la main levée, Israël était le plus fort. Quand il la laissait retomber, Amalec était le plus fort. Mais les mains de Moïse s’alourdissaient ; on prit une pierre, on la plaça derrière lui, et il s’assit dessus. Aaron et Hour lui soutenaient les mains, l’un d’un côté, l’autre de l’autre. Ainsi les mains de Moïse restèrent fermes jusqu’au coucher du soleil. Et Josué triompha des Amalécites au fil de l’épée. Parole du Seigneur.

 

Psaume :

 

R/ Le secours me viendra du Seigneur qui a fait le ciel et la terre.

 

Je lève les yeux vers les montagnes : d’où le secours me viendra-t-il ? Le secours me viendra du Seigneur qui a fait le ciel et la terre. Qu’il empêche ton pied de glisser, qu’il ne dorme pas, ton gardien. Non, il ne dort pas, ne sommeille pas, le gardien d’Israël. Le Seigneur, ton gardien, le Seigneur, ton ombrage, se tient près de toi. Le soleil, pendant le jour, ne pourra te frapper, ni la lune, durant la nuit. Le Seigneur te gardera de tout mal, il gardera ta vie. Le Seigneur te gardera, au départ et au retour, maintenant, à jamais.

 

2ème lecture : « Grâce à l’Écriture, l’homme de Dieu sera accompli, équipé pour faire toute sorte de bien »

 

Lecture de la deuxième lettre de saint Paul apôtre à Timothée

Bien-aimé, demeure ferme dans ce que tu as appris : de cela tu as acquis la certitude, sachant bien de qui tu l’as appris. Depuis ton plus jeune âge, tu connais les Saintes Écritures : elles ont le pouvoir de te communiquer la sagesse, en vue du salut par la foi que nous avons en Jésus-Christ. Toute l’Écriture est inspirée par Dieu ; elle est utile pour enseigner, dénoncer le mal, redresser, éduquer dans la justice ; grâce à elle, l’homme de Dieu sera accompli, équipé pour faire toute sorte de bien. Devant Dieu, et devant le Christ Jésus qui va juger les vivants et les morts, je t’en conjure, au nom de sa Manifestation et de son Règne : proclame la Parole, interviens à temps et à contretemps, dénonce le mal, fais des reproches, encourage, toujours avec patience et souci d’instruire. Parole du Seigneur.

 

Evangile : « Dieu fera justice à ses élus qui crient vers lui »

 

Acclamation : Alléluia. Alléluia. Elle est vivante, énergique, la parole de Dieu ; elle juge des intentions et des pensées du cœur. Alléluia.

 

 

Évangile de Jésus-Christ selon saint Luc

En ce temps-là, Jésus disait à ses disciples une parabole sur la nécessité pour eux de toujours prier sans se décourager : « Il y avait dans une ville un juge qui ne craignait pas Dieu et ne respectait pas les hommes. Dans cette même ville, il y avait une veuve qui venait lui demander : ‘Rends-moi justice contre mon adversaire.’ Longtemps il refusa ; puis il se dit : ‘Même si je ne crains pas Dieu et ne respecte personne, comme cette veuve commence à m’ennuyer, je vais lui rendre justice pour qu’elle ne vienne plus sans cesse m’assommer.’ » Le Seigneur ajouta : « Écoutez bien ce que dit ce juge dépourvu de justice ! Et Dieu ne ferait pas justice à ses élus, qui crient vers lui jour et nuit ? Les fait-il attendre ? Je vous le déclare : bien vite, il leur fera justice. Cependant, le Fils de l’homme, quand il viendra, trouvera-t-il la foi sur la terre ? » Acclamons la Parole de Dieu.

 

 

 

 

CALENDRIER

 

  • Messe tous les jours à 9 h avec l’office des Laudes

  • Tous les samedis matin de 10 h 30 à 12 h 15 un prêtre se tient dans l’église Notre-Dame pour accueillir une démarche du sacrement de réconciliation

  • Adoration du Saint-Sacrement tous les samedis de 9 h 30 à 12 h à la crypte

 

Ce dimanche 16 octobre, à 10h30, à l'Eglise Notre-Dame du Raincy, 10 lycéens et 4 adultes recevront de notre Evêque, Pascal Delannoy,  le sacrement de la Confirmation.

- Lundi 17 octobre : Saint Ignace

-Mardi 18 octobre : Saint Luc

-Mercredi 19 octobre : De la férie

-Jeudi 20 octobre : De la férie

-Vendredi 21 octobre : De la férie

-Samedi 22 octobre : De la férie

 

Rendez-vous de la semaine

 

-Lundi 17 Octobre à 20 h 30 au presbytère : réunion de l’équipe diocésaine de la pastorale familiale

-Mardi 18 octobre à 10 h salle Pierre Lefeuvre : Réunion des comités de rédaction des journaux paroissiaux de Secteur

-Mardi 18 Octobre à 12 h au presbytère : réunion du comité de pilotage du prochain pèlerinage en Terre sainte (Octobre 2017)

- Mercredi 19 octobre à 12 h 30 au presbytère : rencontre des accompagnateurs des familles dans le deuil

- Mercredi 19 octobre à 14 h 30 salle Pierre Lefeuvre : réunion du groupe MCR

-Mercredi 19 Octobre à 20 h 30 salle P. Lefeuvre : réunion des parents de la catéchèse de CM1

 

Jeudi 20 Octobre : toute la journée, à la maison diocésaine

rencontre du Conseil presbytéral

 

-Jeudi 20 Octobre à 20 h 30 salle Pierre Lefeuvre : réunion de l’Equipe d’Animation Paroissiale

-Vendredi 21 octobre à 14 h 30 salle Pierre Lefeuvre : réunion des Equipes Saint-Vincent

 

Fêtes de la Toussaint : Mardi 1 er Novembre : Fête de la Toussaint : messe en l’église Notre-Dame à 10 h 30 

Mardi 1er Novembre de 14 h 30 à 17 h 30 : bénédiction des tombes aux cimetières de la ville et prière auprès de nos défunts.

Dépose d’une gerbe sur la tombe des prêtres du Raincy

Mercredi 2 Novembre : messe pour les fidèles défunts à 19 h 30 à Notre- Dame

 

 

DIMANCHE 16 OCTOBRE 2016 29 ème dimanche du temps ordinaire

1 ère lecture (Ex 17,8-13) Psaume (Ps 120,1-8) 2 ème lecture (2 Tm 3,14-4,2 ) Evangile (Lc 18,1-8)

 

DIMANCHE 23 OCTOBRE 2016 30 ème dimanche du temps ordinaire

1 ère lecture (Si 35,12-14.16-18) Psaume (Ps 33,2-3.16.18.19.23) 2 ème lecture (2 Tm 24,6-8.16-18)

Evangile (Lc 18,9-14)

Messe anticipée : samedi à 18 h à Saint-Louis - Dimanche à 10 h 30 à Notre-Dame

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12 octobre 2016 3 12 /10 /octobre /2016 19:36

Extrait de l’homélie de Monseigneur Dominique Lebrun à l’occasion de la réouverture de l’Eglise de Saint-Etienne-du-Rouvray :

A vous d’en être les témoins (Lc 24, 48).

Frères et sœurs, je vous propose d’accueillir cette petite phrase comme un trésor. C’est l’une des plus belles paroles de Jésus ressuscité, une parole qui fait confiance, une parole sur laquelle le Père Jacques Hamel a donné sa vie : A vous d’en être les témoins ! C’est une parole de confiance et, comme toute parole de confiance, une parole d’amour : c’est à vous de jouer, c’est à toi de jouer… c’est à vous de jouer pas n’importe comment, mais comme mes témoins, dit Jésus.

Cela fait deux mille ans que la croix est dressée, que la lumière est allumée, celle à laquelle croient les chrétiens à la Résurrection, et sont transmises par des témoins. Les assassins du Père Jacques ont arraché une croix ; ils ont brisé un grand cierge de Pâques. Mais ils n’ont pas pu arracher du cœur du Père Jacques sa vie donnée ; Ils n’ont pas pu briser son espérance qui, la veille, me dit-on, rayonnait plus que d’habitude. Ils ont arraché une croix en métal ; ils en ont dressé une autre dans nos cœurs, plus réelle, plus douloureuse, plus forte : la mort de votre prêtre, la mort de votre frère, la mort de votre oncle, la mort de votre ami, la mort de votre témoin. Ils ont brisé un cierge en cire ; ils ont alors allumé une lumière plus forte, plus profonde dans notre cœur ! Nous sommes ici pour en témoigner ! Pour les disciples de Jésus il n’y a pas de mort sans espérance de résurrection, sans résurrection : « Ainsi est-il écrit », dit Jésus, « que le Christ souffrirait, qu’il ressusciterait d’entre les morts le troisième jour ».

Les témoins, qui sont-ils aujourd’hui ? Ce sont bien sûr vous, sœur Danielle, sœur Huguette, sœur Hélène, Jeannine et Guy Coponet ; les témoins ce sont aussi les forces d’intervention, les responsables de la vie publique, les secours. Merci à eux pour leur témoignage. Les témoins ce sont vous les Stéphanais, ce sont vous les paroissiens dont le père Jacques était si proche. C’est toi qui as été marié et est revenu à la messe à Pâques dernier. C’est toi qui as fait baptiser ton enfant et qui avait promis de revenir. C’est toi à qui le Père Jacques a parlé de Jésus en faisant un dessin au tableau de la salle paroissiale. C’est toi qui l’as rencontré dans l’école Jeanne d’Arc. C’est toi qui aides à l’église fidèlement ou dans les activités paroissiales. C’est toi, son frère dans le sacerdoce qui le retrouvait chaque mois … c’est toi et bien d’autres croyants ou incroyants qui sont les témoins. Les témoins, ce sont vous tous si vous le voulez bien. Ne sommes-nous déjà que trop témoins des croix du monde, celles des pays exploités et bombardés, celles des familles déchirées, celles de jeunes ni aimés ni éduqués ; celles d’enfants envoyés à la guerre ; celles des chômeurs longue durée, celles de migrants rejetés ? Les témoins, ce sont nous tous, si nous le voulons bien.

Et comment ne pas vouloir qu’à la croix succède la lumière, qu’à ces croix succèdent des résurrections, qu’à l’offense succède le pardon, qu’à la souffrance succède la joie, qu’à la haine succède l’amour ? Comment ne pas vouloir qu’à la suspicion entre communautés succèdent le respect et l’amitié ? Comment ne pas vouloir tout simplement qu’à la guerre succède la paix ? « A vous d’en être les témoins » vous dit Jésus, comme une parole d’or, une parole d’amour. Comment être témoins ? Comment ne pas être résigné devant ces croix ? Comment ne pas être passifs ou simplement apeurés ? « Ainsi est-il écrit… continue la phrase de Jésus « que la conversion serait proclamée à toutes les nations pour le pardon des péchés ».

La conversion, c’est la grâce que je demande au Seigneur pour moi et pour vous. La conversion est l’âme du témoin ! Si j’ose dire, la seule arme du témoin. Se convertir pour devenir un témoin authentique de l’amour. La conversion, ce n’est pas changer de religion comme on change d’idée ou de bulletin de vote, cherchant sa sécurité au détriment des autres. La conversion c’est risquer, risquer l’accueil de l’amour de Dieu, qui nous emmène loin, qui éclaire mon intelligence et change mon cœur, qui les fait passer des idées noires à la lumière de l’amour, un amour proclamé à toutes les nations. La conversion, c’est être touché par Dieu qui me pardonne, moi pécheur, un parmi les habitants de toutes les nations, mais que, Dieu le Père prend dans ses bras et me dit avec douceur : tu es mon enfant, en sachant qu’ainsi il me fait frère ou sœur de tous ses autres enfants du monde. Devenir témoin, c’est croire en ce pardon donné pas seulement à moi, pas seulement à ceux qui prient comme moi, mais à toutes les nations : pour Dieu le Père, il n’y a pas de limite, vous êtes tous ses enfants. (…)

LES LÉPREUX DE L ‘EVANGILE et LE SAMARITAIN

1 ère lecture (2 R 5,14-17) Psaume (Ps 97, 1-4a.6b) 2 ème lecture (2 Tm 2,8-13 ) Evangile (Lc 17,11-19)

La façon dont s’effectue le miracle des lépreux peut nous surprendre. Ordinairement, Jésus se contente de commander directement au malade, au pécheur ou au mort et celui-ci est guéri, pardonné ou ressuscité. Or ici, contrairement à son habitude, Jésus renvoie à l’autorité religieuse traditionnelle. La lèpre, cette maladie qui détruit l’être même, apparaît comme le symbole par excellence du péché. Ainsi en avait-il été pour Myryam dans le livre des Nombres 12. 10. La guérison est entourée de tout un rituel de réintroduction dans le peuple saint, réintroduction confiée aux prêtres (Lévitique 13. 14). Mais, dans le même temps, il souligne que tout ce rituel est inutile et dépassé : Jésus agit par son propre pouvoir. C’est “en cours de route” que les dix sont guéris et non par la rencontre des prêtres de l’Ancienne Alliance.

Le Samaritain, seul, revient à Jésus. Qu’a-t-il à faire à Jérusalem d’ailleurs ? Ce n’est pas sa Cité. C’est dans le retournement que consiste la conversion. Retournement et retour du prodigue, retournement et retour du Samaritain, retournement et retour des disciples d’Emmaüs.

Jésus connaît le fossé profond qui sépare Juifs et Samaritains. Ce fossé date de la chute de Samarie, de la colonisation païenne et du retour d’exil. Toutes circonstances propres à jeter le doute sur la fidélité des Samaritains, à l’égard de la pureté ethnique et religieuse comparée à celle que les Juifs fidèles ont conservée ou pensent avoir conservée. Le Samaritain est un “étranger”. Jésus le sait bien, lui qui avait été repoussé lors de ses montées précédentes vers Jérusalem (Luc 9) Un Samaritain, en un sens, est pire qu’un « païen » : c’est un hérétique, un déviant. Il ne risque pas de croire que c’est l’institution sacerdotale d’Israël qui lui a procuré le salut puisque c’est justement le sacerdoce de Jérusalem qui a suspecté et tenu en lisière ses ancêtres.

Par le Christ et dans le Christ, le samaritain reconnaît la vraie source du salut.

1ère lecture : « Naaman retourna chez l’homme de Dieu et déclara : Il n’y a pas d’autre Dieu que celui d’Israël »

Lecture du deuxième livre des Rois

En ces jours-là, le général syrien Naaman, qui était lépreux, descendit jusqu’au Jourdain et s’y plongea sept fois, pour obéir à la parole d’Élisée, l’homme de Dieu ; alors sa chair redevint semblable à celle d’un petit enfant : il était purifié ! Il retourna chez l’homme de Dieu avec toute son escorte ; il entra, se présenta devant lui et déclara : « Désormais, je le sais : il n’y a pas d’autre Dieu, sur toute la terre, que celui d’Israël ! Je t’en prie, accepte un présent de ton serviteur. » Mais Élisée répondit : « Par la vie du Seigneur que je sers, je n’accepterai rien. » Naaman le pressa d’accepter, mais il refusa. Naaman dit alors : « Puisque c’est ainsi, permets que ton serviteur emporte de la terre de ce pays autant que deux mulets peuvent en transporter, car je ne veux plus offrir ni holocauste ni sacrifice à d’autres dieux qu’au Seigneur Dieu d’Israël. » – Parole du Seigneur.

Psaume :

R/ Le Seigneur a fait connaître sa victoire et révélé sa justice aux nations.

Chantez au Seigneur un chant nouveau, car il a fait des merveilles ; par son bras très saint, par sa main puissante, il s’est assuré la victoire. Le Seigneur a fait connaître sa victoire et révélé sa justice aux nations ; il s’est rappelé sa fidélité, son amour, en faveur de la maison d’Israël. La terre tout entière a vu la victoire de notre Dieu. Acclamez le Seigneur, terre entière, sonnez, chantez, jouez !

2ème lecture : « Si nous supportons l’épreuve, avec lui nous régnerons »

Lecture de la deuxième lettre de saint Paul apôtre à Timothée

Bien-aimé,

Souviens-toi de Jésus Christ, ressuscité d’entre les morts, le descendant de David : voilà mon évangile. C’est pour lui que j’endure la souffrance, jusqu’à être enchaîné comme un malfaiteur. Mais on n’enchaîne pas la parole de Dieu ! C’est pourquoi je supporte tout pour ceux que Dieu a choisis, afin qu’ils obtiennent, eux aussi, le salut qui est dans le Christ Jésus, avec la gloire éternelle. Voici une parole digne de foi : Si nous sommes morts avec lui, avec lui nous vivrons. Si nous supportons l’épreuve, avec lui nous régnerons. Si nous le rejetons, lui aussi nous rejettera. Si nous manquons de foi, lui reste fidèle à sa parole, car il ne peut se rejeter lui-même. – Parole du Seigneur.

Evangile : « Il ne s’est trouvé parmi eux que cet étranger pour revenir sur ses pas et rendre gloire à Dieu ! »

Acclamation : Alléluia. Alléluia. Rendez grâce à Dieu en toute circonstance : c’est la volonté de Dieu à votre égard dans le Christ Jésus. Alléluia.

Évangile de Jésus Christ selon saint Luc

En ce temps-là, Jésus, marchant vers Jérusalem, traversait la région située entre la Samarie et la Galilée. Comme il entrait dans un village, dix lépreux vinrent à sa rencontre. Ils s’arrêtèrent à distance et lui crièrent : « Jésus, maître, prends pitié de nous. » À cette vue, Jésus leur dit : « Allez vous montrer aux prêtres. » En cours de route, ils furent purifiés. L’un d’eux, voyant qu’il était guéri, revint sur ses pas, en glorifiant Dieu à pleine voix. Il se jeta face contre terre aux pieds de Jésus en lui rendant grâce. Or, c’était un Samaritain. Alors Jésus prit la parole en disant : « Tous les dix n’ont-ils pas été purifiés ? Les neuf autres, où sont-ils ? Il ne s’est trouvé parmi eux que cet étranger pour revenir sur ses pas et rendre gloire à Dieu ! » Jésus lui dit : « Relève-toi et va : ta foi t’a sauvé. » – Acclamons la Parole de Dieu.

CALENDRIER

  • Messe tous les jours à 9 h avec l’office des Laudes

  • Tous les samedis matin de 10 h 30 à 12 h 15 un prêtre se tient dans l’église Notre-Dame pour accueillir une démarche du sacrement de réconciliation

  • Adoration du Saint-Sacrement tous les samedis de 9 h 30 à 12 h à la crypte

- Lundi 10 octobre : De la férie

-Mardi 11 octobre : De la férie

-Mercredi 12 octobre : De la férie

-Jeudi 13 octobre : De la férie

-Vendredi 14 octobre : De la férie

-Samedi 15 octobre : Sainte Thérèse d’Avila

Rendez-vous de la semaine

-Mardi 11 octobre à 20 h 30 salle Pierre Lefeuvre : réunion du groupe biblique paroissial : L’alliance avec Abraham, la vocation d’Abraham

Mercredi 12 et Jeudi 13 Octobre à Loisy : session de travail des curés de paroisse avec notre évêque (le père Frédéric Benoist sera absent)

- Jeudi 13 octobre à 20 h 30 salle Pierre Lefeuvre : réunion du groupe biblique œcuménique accompagné par Serge Wuthrich, pasteur protestant du Raincy

-Jeudi 13 octobre à 20 h 30 salle Pierre Lefeuvre : réunion des parents de la catéchèse de 6 ème

-Vendredi 14 octobre à 14 h 30 salle Pierre Lefeuvre : réunion des Equipes Saint-Vincent

-Vendredi 14 Octobre à 15 h salle Pierre Lefeuvre : réunion des personnes de l’accueil paroissial au presbytère

-Vendredi 14 octobre à 20 h 30 salle P. Lefeuvre : réunion des parents de la catéchèse de 5 ème

Au cours de la messe de dimanche 16 Octobre : célébration du sacrement de la confirmation pour 10 lycéens et 4 adultes. Messe présidée par Monseigneur Pascal Delannoy

Dimanche 16 Célébration des 3-7ans à 11 h 45 dans la crypte

Dimanche 16 Octobre à 14 h salle Pierre Lefeuvre :

les Scouts et Guides de France nous invitent à la rétroprojection de leurs différents camps d’été

DIMANCHE 9 OCTOBRE 2016 – 28 ème dimanche du temps ordinaire

1 ère lecture (2 R 5,14-17) Psaume (Ps 97, 1-4a.6b) 2 ème lecture (2 Tm 2,8-13 ) Evangile (Lc 17,11-19)

DIMANCHE 16 OCTOBRE 2016 – 29 ème dimanche du temps ordinaire

Journée de la mission universelle de l’Église

1 ère lecture (Ex 17,8-13) Psaume (Ps 120,1-8) 2 ème lecture (2 Tm 3,14-4,2 ) Evangile (Lc 18,1-8)

Messe anticipée : samedi à 18 h à Saint-Louis - Dimanche à 10 h 30 à Notre-Dame

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5 octobre 2016 3 05 /10 /octobre /2016 21:05

Intervention de Mgr Dominique Lebrun, archevêque de Rouen, à Assise

Après l’assassinat du Père Jacques Hamel, le 26 juillet 2016, Mgr Dominique Lebrun, archevêque de Rouen, a pris la parole sur les relations avec les musulmans. Il était invité par la Communauté Sant’Egidio au 30ème anniversaire de la rencontre d’Assise (Italie).

La Providence me conduit à Assise quelques semaines après l’assassinat du Père Jacques Hamel, à la fin de la messe, par deux jeunes hommes se réclamant de leur foi musulmane. Oui, l’esprit d’Assise est bien présent, et il porte du fruit un peu partout ! Mais voilà que le mystère du Mal semble nous submerger et venir troubler ce chemin.Ici, je voudrais demander la grâce de continuer le chemin du dialogue, un dialogue qui soit plus fort et plus vrai, plus intérieur. Je demande quatre grâces :

1. Je demande à Dieu, par l’intercession de st François et du père Jacques Hamel, la grâce du pardon. Pardonner les assassins ? Ce n’est pas si difficile de pardonner deux assassins, mais ceux qui les commanditent, les encouragent, les approuvent, cela est plus rude. Que la Parole de Jésus s’accomplisse : « Père, pardonne-leur, ils ne savent pas ce qu’ils font » (Lc 23;34).

2. Lorsque des responsables de DAECH sont tués par des bombardements, quelle est ma pensée : ils ont ce qu’ils méritent ? Ouf, en voilà quelques-uns d’éliminés ? Ou bien que va-t-il se passer pour eux en paraissant devant Dieu ? Suis-je capable de prier pour leur salut, de les aimer ? Je demande la grâce de les aimer comme des frères, c’est à dire de désirer les retrouver dans le Royaume des Cieux. Que la Parole de Jésus nous stimule : « Moi, je vous dis : aimez vos ennemis » (Mt 5;44).

3. Le Père Jacques appartient à la lignée des martyrs. Il est bienheureux, dit le Pape François. Il n’est pas encore béatifié. Je reçois des lettres qui le demandent. Certaines m’incitent à demander la dispense de 5 ans. Je demande la grâce que la reconnaissance du martyr ne soit pas une bannière levée pour combattre et condamner ; mais la joie de rendre grâce pour le don d’un prêtre qui a donné sa vie comme le Christ. Que la Parole de Jésus m’habite : « Dieu a envoyé son Fils unique… non pas pour juger le monde, mais pour que par Lui, le monde soit sauvé » (Jn 3;17).

4. Enfin, je demande la grâce d’un dialogue en vérité avec mes amis musulmans. Des questions se posent sur notre possible cohabitation. Dans la vie sociale et familiale, tout est-il compatible entre nos religions. J’aimerais aussi interroger avec un infini respect ce qu’ils appellent leur soumission à un Dieu qui est au-dessus de l’humanité. Ce qu’ils perçoivent de Dieu n’est-il pas d’un tel absolu que toute réalité, même la vie humaine, n’aurait guère d’importance en comparaison? Je voudrais, en même temps, témoigner de ma foi en Dieu qui s’est fait homme en Jésus : il est entré dans l’humanité, et ainsi dans ses limites. Quel beau mystère qui élève l’homme à la dignité divine et qui, en même temps, se mêle à son histoire chaotique.

Je demande ces grâces, non sans remercier déjà pour celles reçues depuis l’offrande de la vie du Père Jacques Hamel. Qu’il suffise de souligner la visite rendue par de nombreux musulmans à nos assemblées dominicales le dimanche 31 juillet. C’était bien une famille rendant visite à une famille en deuil, et cela est bon. Nous sommes de la même famille humaine, promis donc à la même famille divine. Par Jésus le Christ.

HABACUC, le prophète

1 ère lecture (Ha 1,2-3 et 2,2-4) Psaume (Ps 94,1-2.6-9) 2 ème lecture (1 Tm 1,6-8.13-14) Evangile (Lc 17,5-10)

Habacuc est l’un de ceux que l’on appelle “les douze petits prophètes” dont nous recevons les oracles comme parole inspirée. Leur ministère s’étend du 8ème siècle (Amos, Osée) jusqu’au 5ème siècle (Malachie, Abdias, Joël). C’est dire que toute leur activité s’est déployée dans une succession de crises graves, qui s’appellent :

– La chute du Royaume du Nord et de sa capitale, Samarie. (721 av. J.C.) – Les assauts répétés des Assyriens puis des Babyloniens contre le Royaume du Sud (Juda) et finalement la chûte de Jérusalem. (Juin 587 av. J.C.) – Les déportations et l’exil. (587-538 av. J.C.) – Les difficiles retours en Terre Promise tôt ou tard.

Dans ces situations, les prophètes sont envoyés par Dieu au Peuple pour lui révéler la juste interprétation des événements, pour le provoquer à la conversion et, malgré tout, l’inviter à garder l’espérance. Mais le prophète, s’il transmet la Parole de Dieu à l’homme, émet aussi vers Dieu la plainte de l’homme, sa question, son angoisse, son indignation. Le prophète est médiateur. Moïse l’était déjà. Jésus le sera en plénitude.

Nous avons à être convaincus que la question est tout autant la nôtre aujourd’hui : comment se fait-il que Dieu soit si lointain, apparemment insensible au sort de son peuple, inactif devant l’injustice ? Cela est si contraire à ce que Dieu nous a fait connaître de lui ! Ou que nous croyons devoir être sa démarche envers nous.

La réponse de Dieu est en termes de promesse. Dieu veut que la foi porte sur Celui qui promet et non sur un délai que nous voudrions cerner et calculer humainement. En ce sens, Nostradamus n’est pas un prophète. Jésus dira :”Quant au jour ou à l’heure, nul ne les connaît, ni les anges, ni le Fils. Personne sinon le Père.” (Marc 13. 32)

C’est pourquoi le prophète oppose finalement l’insolent au juste. L’insolent, c’est le conquérant. Le Chaldéen aujourd’hui, un autre demain. Parce qu’il réussit, il semble avoir la bénédiction de Dieu. En fait, il court tôt ou tard à sa ruine. Le juste, lui vit et vivra par sa fidélité, une foi vécue quoi qu’il en coûte. Les déconvenues du moment ne le mettent pas à bas. Il croit et il espère en la fidélité de Dieu qui fonde la sienne. La dernière phrase de ce passage aura une grande fortune dans le christianisme naissant, particulièrement chez saint Paul, en ces temps où les persécutions ébranlent l’Eglise, et cela pour de longs siècles.

1ère lecture : « Le juste vivra par sa fidélité »

Lecture du livre du prophète Habacuc

Combien de temps, Seigneur, vais-je appeler, sans que tu entendes ? crier vers toi : « Violence ! », sans que tu sauves ? Pourquoi me fais-tu voir le mal et regarder la misère ? Devant moi, pillage et violence ; dispute et discorde se déchaînent. Alors le Seigneur me répondit : Tu vas mettre par écrit une vision, clairement, sur des tablettes, pour qu’on puisse la lire couramment. Car c’est encore une vision pour le temps fixé ; elle tendra vers son accomplissement, et ne décevra pas. Si elle paraît tarder, attends-la : elle viendra certainement, sans retard. Celui qui est insolent n’a pas l’âme droite, mais le juste vivra par sa fidélité. – Parole du Seigneur.

Psaume :

R/ Aujourd’hui, ne fermez pas votre cœur, mais écoutez la voix du Seigneur !

Venez, crions de joie pour le Seigneur, acclamons notre Rocher, notre salut ! Allons jusqu’à lui en rendant grâce, par nos hymnes de fête acclamons-le ! Entrez, inclinez-vous, prosternez-vous, adorons le Seigneur qui nous a faits. Oui, il est notre Dieu ; nous sommes le peuple qu’il conduit. Aujourd’hui écouterez-vous sa parole ? « Ne fermez pas votre cœur comme au désert, où vos pères m’ont tenté et provoqué, et pourtant ils avaient vu mon exploit. »

2ème lecture : « N’aie pas honte de rendre témoignage à notre Seigneur »

Lecture de la deuxième lettre de saint Paul apôtre à Timothée

Bien-aimé,

je te le rappelle, ravive le don gratuit de Dieu ce don qui est en toi depuis que je t’ai imposé les mains, car ce n’est pas un esprit de peur que Dieu nous a donné, mais un esprit de force, d’amour et de pondération. N’aie donc pas honte de rendre témoignage à notre Seigneur, et n’aie pas honte de moi, qui suis son prisonnier ; mais, avec la force de Dieu, prends ta part des souffrances liées à l’annonce de l’Évangile. Tiens-toi au modèle donné par les paroles solides que tu m’as entendu prononcer dans la foi et dans l’amour qui est dans le Christ Jésus. Garde le dépôt de la foi dans toute sa beauté, avec l’aide de l’Esprit Saint qui habite en nous. – Parole du Seigneur.

Evangile : « Si vous aviez de la foi ! »

Acclamation : Alléluia. Alléluia. La parole du Seigneur demeure pour toujours ; c’est la bonne nouvelle qui vous a été annoncée. Alléluia.

Évangile de Jésus-Christ selon saint Luc

En ce temps-là, les Apôtres dirent au Seigneur : « Augmente en nous la foi ! » Le Seigneur répondit : « Si vous aviez de la foi, gros comme une graine de moutarde, vous auriez dit à l’arbre que voici : ‘Déracine-toi et va te planter dans la mer’, et il vous aurait obéi. Lequel d’entre vous, quand son serviteur aura labouré ou gardé les bêtes, lui dira à son retour des champs : ‘Viens vite prendre place à table’ ? Ne lui dira-t-il pas plutôt : ‘Prépare-moi à dîner, mets-toi en tenue pour me servir, le temps que je mange et boive. Ensuite tu mangeras et boiras à ton tour’ ? Va-t-il être reconnaissant envers ce serviteur d’avoir exécuté ses ordres ? De même vous aussi, quand vous aurez exécuté tout ce qui vous a été ordonné, dites : ‘Nous sommes de simples serviteurs : nous n’avons fait que notre devoir’ » – Acclamons la Parole de Dieu.

CALENDRIER

  • Messe tous les jours à 9 h avec l’office des Laudes

  • Tous les samedis matin de 10 h 30 à 12 h 15 un prêtre se tient dans l’église Notre-Dame pour accueillir une démarche du sacrement de réconciliation

  • Adoration du Saint-Sacrement tous les samedis de 9 h 30 à 12 h à la crypte

Rendez-vous de la semaine

-Mardi 4 octobre à 14 h salle Pierre Lefeuvre : goûter des anciens des Equipes Saint-Vincent

-Mercredi 5 octobre à 17 h salle Pierre Lefeuvre : rencontre des confirmands lycéens

-Vendredi 7 octobre à 20 h 30 salle P. Lefeuvre : réunion des parents de la catéchèse de CE2

-Samedi 8 Octobre à 10 h 30 salle Pierre Lefeuvre : rentrée de la catéchèse des 5 èmes

-Samedi 8 Octobre à 18 h salle Pierre Lefeuvre : rentrée du groupe des 4 e-3 e

-Samedi 8 Octobre à 19 h salle Pierre Lefeuvre : rentrée du groupe des lycéens

Vendredi 7 au Dimanche 9 Octobre : Fête des 50 ans de notre diocèse

Vendredi 7 octobre à Montmartre :

18 h Accueil à la Crypte du martyrium de saint Denis (11 rue Yvonne Le Tac 75018 Paris)

19 h Pique-nique (35 rue du Chevalier de la Barre - derrière la basilique)

20 h 30 Enseignement pour introduire à la nuit d’adoration (35 rue du Chevalier de la Barre - derrière la basilique)

21h 30 Office des Complies dans la basilique

22 h Messe suivie d’une nuit d’adoration (inscription en paroisse)

À la cathédrale Saint-Denis :

18 h Inauguration de l’exposition photos par notre évêque et présentation du livre réalisé à l’occasion du Jubilé des 50 ans du diocèse

Samedi 8 octobre à Montmartre (Sacré-Cœur) :

8 h Office du matin - Laudes

9 h Chemin de la Miséricorde dans la basilique

10 h Messe présidée par notre évêque

Dimanche 9 octobre : À la basilique cathédrale Saint-Denis :

11 h 30 Prière et bénédiction par notre évêque de la nouvelle statue de saint Denis

12 h 15 Repas partagé à St Jean Baptiste de La Salle (42 Bd Marcel Sembat, St-Denis)

15 h 30 Messe solennelle du Jubilé à la cathédrale

DIMANCHE 2 OCTOBRE 2016 – 27 ème dimanche du temps ordinaire

1 ère lecture (Ha 1,2-3 et 2,2-4) Psaume (Ps 94,1-2.6-9) 2 ème lecture (1 Tm 1,6-8.13-14) Evangile (Lc 17,5-10)

DIMANCHE 9 OCTOBRE 2016 – 28 ème dimanche du temps ordinaire

1 ère lecture (2 R 5,14-17) Psaume (Ps 97, 1-4a.6b) 2 ème lecture (2 Tm 2,8-13 ) Evangile (Lc 17,11-19)

Messe anticipée : samedi à 18 h à Saint-Louis - Dimanche à 10 h 30 à Notre-Dame

Messe d’envoi des catéchistes, remise des parcours aux enfants

apéritif à la fin de la messe

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25 septembre 2016 7 25 /09 /septembre /2016 19:10

Syrie, « sauver Alep ! »

Témoignage de Tamar Mikalli, jeune femme syrienne qui vient d’Alep, lors de la rencontre interreligieuse d’Assise le 20 Septembre 2016

Je viens d’Alep, la ville martyre en Syrie.

Alep, quand je prononce ce nom, j’ai le cœur serré; je pense à là où je suis née, où j’ai grandi et où je me suis mariée.

Tous mes amis musulmans et chrétiens me reviennent à l’esprit. Maintenant on parle des différences entre chrétiens et musulmans, mais avant la guerre il n’y avait pas de différences. Chacun d’entre nous pratiquait sa religion dans une terre qui formait une mosaïque composée de différentes cultures, langues et religions.

Puis la guerre a éclaté, je n’ai pas encore bien compris pourquoi. Des missiles ont commencé à pleuvoir en démolissant les maisons. J’entends encore les cris d’un père, d’une mère ou les cris des enfants qui cherchent leurs parents.

Quand de lourds bombardements étaient proches de chez nous, nous restions avec nos voisins en partageant le pain et l’eau, les biens les plus précieux qui manquent pendant la guerre, nous nous encouragions mutuellement et nous priions. La prière : notre seul soutien, nous répétions toujours la parole de Jésus qui dit : « Venez à moi, vous tous qui peinez sous le poids du fardeau, et moi, je vous procurerai le repos ».

Nous avons résisté pendant trois ans dans l’espoir que la guerre finisse, nous avons vécu dans la misère, puis la maison de ma famille a été bombardée, et à la fin nous avons décidé de quitter la Syrie et nous sommes arrivés au Liban. Nous sommes devenus des réfugiés comme d’autres milliers de syriens. Nous avons dû tout quitter, mes parents âgés sont partis avec moi, je ne serais jamais partie sans eux. C’est le deuxième exode qu’accomplissent nos familles en 100 ans.

Nous sommes restés pendant deux ans au Liban et puis nous avons connu des anges qui nous ont parlé des couloirs humanitaires et de la possibilité de vivre en paix. Maintenant je vis en Toscane et j’essaye de m’intégrer dans ce beau pays, l’Italie, où je suis arrivée depuis quatre mois.

Je voudrais remercier tous ceux qui ont travaillé pour notre bien, pour nous avoir redonné le sourire que nous avions perdu à cause de la guerre.

À vous tous, hommes de religions et à vous, Sainteté, au nom du peuple syrien, nous demandons une prière pour que la paix et l’amour reviennent vite en Syrie et partout dans le monde.

LA CONFESSION DE FOI DU CHRIST

1 ère lecture (Am 6,1a.4-7) Psaume (Ps 145,5-10) 2 ème lecture (1 Tm 6,11-16) Evangile (Lc 16,19-31)

Que le nouveau chrétien, et tout autant que le chrétien de longue date, ait à confesser sa foi au Christ, et cela publiquement, est normal. Mais ce qui peut nous surprendre dans la lettre de saint Paul à Timothée lue aujourd’hui, c’est qu’il parle de foi “confessée par le Christ Jésus, devant Ponce Pilate.” Le Christ apparaît ainsi, non seulement comme celui en qui nous croyons à l’égal du Père et de l’Esprit, mais celui par qui nous croyons. La foi est un combat pour rejoindre Dieu malgré le péché et les ténèbres, par-delà le doute et la mort. Mais c’est un “beau” combat : comme est “belle” la confession de foi.

C’est aussi un combat qu’il nous faut mener jusqu’au bout. Le texte grec caractérise ce combat par le terme : “agonie”. Nous sommes ainsi renvoyés à la Passion du Christ. Lui-même a confessé la foi dans la forme suprême du témoignage, terme que saint Paul utilise également en l’appelant : «martyre. » Cela rejoint le texte de dimanche dernier. Dans ce combat, nous serions nécessairement vaincus dans ce combat si le Christ ne nous donnait pas son Esprit. Sans l’Esprit, c’est le reniement de saint Pierre qui est inévitable. Comme le dira d’un seul mot l’épître aux Hébreux, le Christ est le “grand-prêtre” de notre profession de foi. Par l’offrande de sa vie et son exaltation glorieuse, il déchire le voile et ouvre à l’homme exilé le sanctuaire céleste (pour rester dans la symbolique de la lettre aux Hébreux.)

Ecrivant à Timothée, saint Paul lui donne donc mille conseils et lui prodigue mille encouragements en ce sens. Mais il ne s’agit pas de s’installer dans le temps présent. La perspective, c’est la vie éternelle. Timothée y a été appelé, mais il l’obtiendra, pleine et entière, quand se manifestera dans la gloire celui qui est appelé “Notre Seigneur Jésus-Christ”, titre plénier que Jésus reçoit en particulier dans la prière liturgique de l’Eglise. Cet achèvement de l’histoire est désigné dans le Nouveau Testament, tantôt par le mot “parousie” (présence) tantôt par le mot “épiphanie” (manifestation, comme ici, tantôt par les deux termes combinés (2 Thessaloniciens 2. 8). Elle se produira “au temps fixé”, comme le Christ a rendu témoignage “au temps fixé” selon le texte lu dimanche dernier. De même que cet événement s’est produit “ un jour sous Ponce Pilate” de même l’achèvement viendra, mais la date appartient à Dieu qui demeure pour nous le Transcendant comme le chante liturgiquement la fin du passage de ce dimanche (1 Tim. 6. 15 et 16) Le délai n’est donc pas calculable aujourd’hui, mais l’espérance de l’ultime “épiphanie” est inébranlable, même si aujourd’hui elle n’est qu’en espérance.


1ère lecture : « La bande des vautrés n’existera plus »

Lecture du livre du prophète Amos

Ainsi parle le Seigneur de l’univers : Malheur à ceux qui vivent bien tranquilles dans Sion, et à ceux qui se croient en sécurité sur la montagne de Samarie. Couchés sur des lits d’ivoire, vautrés sur leurs divans, ils mangent les agneaux du troupeau, les veaux les plus tendres de l’étable ; ils improvisent au son de la harpe, ils inventent, comme David, des instruments de musique ; ils boivent le vin à même les amphores, ils se frottent avec des parfums de luxe, mais ils ne se tourmentent guère du désastre d’Israël ! C’est pourquoi maintenant ils vont être déportés, ils seront les premiers des déportés ; et la bande des vautrés n’existera plus. – Parole du Seigneur.

Psaume :

R/ Chante, ô mon âme, la louange du Seigneur ! ou : Alléluia !

Le Seigneur garde à jamais sa fidélité, il fait justice aux opprimés ; aux affamés, il donne le pain ; le Seigneur délie les enchaînés. Le Seigneur ouvre les yeux des aveugles, le Seigneur redresse les accablés, le Seigneur aime les justes, le Seigneur protège l’étranger. Il soutient la veuve et l’orphelin, il égare les pas du méchant. D’âge en âge, le Seigneur régnera : ton Dieu, ô Sion, pour toujours !

2ème lecture : « Garde le commandement jusqu’à la Manifestation du Seigneur »

Lecture de la première lettre de saint Paul apôtre à Timothée

Toi, homme de Dieu, recherche la justice, la piété, la foi, la charité, la persévérance et la douceur. Mène le bon combat, celui de la foi, empare-toi de la vie éternelle ! C’est à elle que tu as été appelé, c’est pour elle que tu as prononcé ta belle profession de foi devant de nombreux témoins. Et maintenant, en présence de Dieu qui donne vie à tous les êtres, et en présence du Christ Jésus qui a témoigné devant Ponce Pilate par une belle affirmation, voici ce que je t’ordonne : garde le commandement du Seigneur, en demeurant sans tache, irréprochable jusqu’à la Manifestation de notre Seigneur Jésus Christ. Celui qui le fera paraître aux temps fixés, c’est Dieu, Souverain unique et bienheureux, Roi des rois et Seigneur des seigneurs, lui seul possède l’immortalité, habite une lumière inaccessible ; aucun homme ne l’a jamais vu, et nul ne peut le voir. À lui, honneur et puissance éternelle. Amen. – Parole du Seigneur.

Evangile : « Tu as reçu le bonheur, et Lazare, le malheur. Maintenant, lui, il trouve ici la consolation, et toi, la souffrance »

Acclamation : Alléluia. Alléluia. Jésus Christ s’est fait pauvre, lui qui était riche, pour que vous deveniez riches par sa pauvreté. Alléluia.

Évangile de Jésus Christ selon saint Luc

En ce temps-là, Jésus disait aux pharisiens : « Il y avait un homme riche, vêtu de pourpre et de lin fin, qui faisait chaque jour des festins somptueux. Devant son portail gisait un pauvre nommé Lazare, qui était couvert d’ulcères. Il aurait bien voulu se rassasier de ce qui tombait de la table du riche ; mais les chiens, eux, venaient lécher ses ulcères. Or le pauvre mourut, et les anges l’emportèrent auprès d’Abraham. Le riche mourut aussi, et on l’enterra. Au séjour des morts, il était en proie à la torture ; levant les yeux, il vit Abraham de loin et Lazare tout près de lui. Alors il cria : ‘Père Abraham, prends pitié de moi et envoie Lazare tremper le bout de son doigt dans l’eau pour me rafraîchir la langue, car je souffre terriblement dans cette fournaise. – Mon enfant, répondit Abraham, rappelle-toi : tu as reçu le bonheur pendant ta vie, et Lazare, le malheur pendant la sienne. Maintenant, lui, il trouve ici la consolation, et toi, la souffrance. Et en plus de tout cela, un grand abîme a été établi entre vous et nous, pour que ceux qui voudraient passer vers vous ne le puissent pas, et que, de là-bas non plus, on ne traverse pas vers nous.’ Le riche répliqua : ‘Eh bien ! père, je te prie d’envoyer Lazare dans la maison de mon père. En effet, j’ai cinq frères : qu’il leur porte son témoignage, de peur qu’eux aussi ne viennent dans ce lieu de torture !’ Abraham lui dit : ‘Ils ont Moïse et les Prophètes : qu’ils les écoutent ! – Non, père Abraham, dit-il, mais si quelqu’un de chez les morts vient les trouver, ils se convertiront.’ Abraham répondit : ‘S’ils n’écoutent pas Moïse ni les Prophètes, quelqu’un pourra bien ressusciter d’entre les morts : ils ne seront pas convaincus.’ » – Acclamons la Parole de Dieu.

CALENDRIER

  • Messe tous les jours à 9 h avec l’office des Laudes

  • Tous les samedis matin de 10 h 30 à 12 h 15 un prêtre se tient dans l’église Notre-Dame pour accueillir une démarche du sacrement de réconciliation

  • Adoration du Saint-Sacrement tous les samedis de 9 h 30 à 12 h à la crypte

- Lundi 26 septembre : De la férie

-Mardi 27 septembre : Saint-Vincent de Paul

-Mercredi 28 septembre : De la férie

-Jeudi 29 septembre : Saint-Michel, Gabriel et Raphaël

-Vendredi 30 septembre : Saint Jérôme

-Samedi 01 er octobre : Sainte Thérèse de l’Enfant Jésus

Rendez-vous de la semaine

-Jeudi 29 Septembre à 20 h 30 au presbytère : réunion du Conseil Paroissial pour les Affaires Economiques

-Vendredi 30 septembre à 20 h 30 salle Pierre Lefeuvre : rentrée du groupe des catéchumènes adultes

Dimanche 2 Octobre de 12 h à 16 h salle Pierre Lefeuvre :

rencontre des jeunes couples après le mariage

Repas partagé et thème de discussion

  • - Dimanche 25 Septembre et Samedi 1 er Octobre :

quête des Equipes Saint-Vincent sur la paroisse

  • - Samedi 8 Octobre –Dimanche 9 Octobre : fête de la Saint Denis-

  • 50 ans de notre diocèse

DIMANCHE 25 SEPTEMBRE 2015 – 26 ème dimanche du temps ordinaire

1 ère lecture (Am 6,1a.4-7) Psaume (Ps 145,5-10) 2 ème lecture (1 Tm 6,11-16) Evangile (Lc 16,19-31)

DIMANCHE 2 OCTOBRE 2015 – 27 ème dimanche du temps ordinaire

1 ère lecture (Ha 1,2-3 et 2,2-4) Psaume (Ps 94,1-2.6-9) 2 ème lecture (1 Tm 1,6-8.13-14) Evangile (Lc 17,5-10)

Messe anticipée : samedi à 18 h à Saint-Louis - Dimanche à 10 h 30 à Notre-Dame

Samedi 1 er octobre QUETE EN FAVEUR DES EQUIPES SAINT-VINCENT

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20 septembre 2016 2 20 /09 /septembre /2016 20:20

Messe célébrée par le pape François en mémoire du

père Jacques Hamel le 14 Septembre 2016

Dans son homélie, le pape a invité à prier le père Hamel pour avoir le même courage que lui : « Que lui, du Ciel – parce que nous devons le prier, c’est un martyr! Et les martyrs sont des bienheureux, nous devons le prier – nous donne la douceur, la fraternité, la paix, et aussi le courage de dire la vérité : tuer au Nom de Dieu c’est satanique. »

Le pape a souligné la « lucidité » du père Hamel au moment de sa mort, invitant à demander le même « courage »: « Le père Jacques Hamel a été égorgé sur la croix, justement alors qu’il célébrait le sacrifice de l’amour du Christ. Un homme bon, doux, de fraternité, qui cherchait toujours à faire la paix, a été assassiné comme s’il était un criminel. Voilà le fil satanique de la persécution. Mais il y a une chose, chez cet homme qui a accepté son martyre, là, il y a une chose qui me fait beaucoup réfléchir: en ce moment difficile qu’il vivait, au milieu aussi de cette tragédie qu’il voyait venir – cet homme bon, doux, qui faisait la fraternité -: il n’a pas perdu la lucidité pour accuser et dire clairement le nom de l’assassin. Et il a dit clairement: « Va-t-en Satan! » Il a donné sa vie pour nous, il a donné sa vie pour ne pas renier Jésus. Il a donné sa vie dans le sacrifice même de Jésus sur l’autel. Et de là il a accusé l’auteur de la persécution: « Va-t-en Satan! » Et que cet exemple de courage, mais aussi le martyre de sa propre vie, de se vider de soi-même pour aider les autres, faire la fraternité entre les hommes, nous aide à aller de l’avant sans peur.»

Et voici le vœu du pape François pour les religions du monde, qu’il va rencontrer à Assise, le 20 septembre : « Les chrétiens qui aujourd’hui souffrent – que ce soit en prison, par la mort ou les tortures -, pour ne pas renier Jésus-Christ, font voir justement la cruauté de cette persécution. Cette cruauté qui demande l’apostasie est, disons le mot : satanique. Comme ce serait bien que toutes les confessions religieuses disent : « Tuer au nom de Dieu c’est satanique » ! »

« L’Eglise célèbre aujourd’hui la fête de la Croix de Jésus-Christ, avait dit le pape au début de son homélie en commentant les lectures du jour. Dans la croix de Jésus-Christ, nous comprenons pleinement le mystère du Christ. Ce mystère d’anéantissement, de proximité pour nous. Lui, « étant de condition de Dieu, dit Paul, n’a pas retenu comme un privilège d’être comme Dieu, mais il s’est vidé de lui-même, assumant la condition de serviteur, en devenant semblable aux hommes. A son aspect reconnu comme un homme, il s’est humilié lui-même, en devenant obéissant jusqu’à la mort et à la mort sur la croix » (Ph 2, 6-8). Voilà le mystère du Christ. C’est un mystère qui se fait martyre pour le salut des hommes. Et à partir de ce mystère du Christ, commence toute l’histoire du martyre chrétien depuis les premiers siècles jusqu’à aujourd’hui. (…) Les premiers chrétiens ont confessé le Christ en payant de leur vie, a poursuivi le pape. Aux premiers chrétiens, on a proposé l’apostasie, c’est-à-dire : « Dites que notre dieu est le vrai et non le vôtre. Faites un sacrifice à notre dieu ou à nos dieux ». Et quand ils ne le faisaient pas, quand ils refusaient l’apostasie, ils étaient tués. Cette histoire se répète jusqu’à aujourd’hui. Et aujourd’hui il y a dans l’Eglise plus de martyrs chrétiens qu’aux premiers temps. Aujourd’hui, il y a des chrétiens assassinés, torturés, emprisonnés, égorgés parce qu’ils ne renient pas Jésus-Christ. Dans cette histoire, nous en arrivons à notre père Jacques. Il fait partie de cette chaîne de martyrs ! »

LE SALUT POUR TOUS LES HOMMES

1 ère lecture (Am 8,4-7) Psaume (Ps 112,1-2.5-8) 2 ème lecture (1 Tm 2,1-8) Evangile (Lc 16,1-13)

Timothée était originaire de la Turquie actuelle. Son père était païen et sa mère, de famille juive. Elle avait déjà reçu la foi chrétienne par sa propre mère. Avec ce disciple de saint Paul, nous sommes déjà loin dans le cercle originaire du christianisme comme l’étaient les disciples galiléens et même Paul, né à Tarse, mais vivant à Jérusalem. Nous sommes déjà dans une famille chrétienne à la deuxième génération. La famille de Timothée est témoin de la rapidité avec laquelle le Christianisme a poussé certaines pointes hors de son fief natal : sa rencontre avec Paul date des années 49-52. Désormais, il sera le compagnon ou l’envoyé le plus fidèle de saint Paul, qui en parle souvent dans ses lettres. Il signera même six épîtres en collaboration avec lui : 2è aux Corinthiens (1. 1) – aux Philippiens (1. 1) – aux Colossiens (1. 1) – 1ère aux Thessaloniciens (1. 1) – 2ème aux Thessaloniciens (1. 1) – à Philémon (1.) Il recevra lui-même deux lettres de saint Paul, sans doute peu de temps avant le martyre de l’Apôtre en 67.

Cette expression revient à trois reprises dans ce chapitre 2 : » Prier pour tous les hommes. » – Dieu veut que tous les hommes soient sauvés ». – « Le Christ-Jésus s’est donné en rançon pour tous les hommes. » Cette répétition est en elle-même révélatrice. Elle signifie que le salut ne peut se replier sur un petit nombre. Cette deuxième génération chrétienne révèle à ces disciples une nouvelle révélation indépendante de celle du judaïsme. Tout passe par le Christ et non pas par la loi. Jésus rend la complète.(Matthieu 5 . 14 à 17). L’autre expression : »Il s’est donné lui-même en rançon. » est tout autant significative. Cette phrase est une des plus claires du Nouveau Testament sur la valeur rédemptrice de la mort de Jésus. Elle rejoint ses propres paroles sur le Fils de l’Homme venu « pour servir et donner sa vie en rançon pour la multitude » (Matthieu 20. 28) et au soir de la Cène : »Le sang répandu pour la multitude, en rémission des péchés. » (Matthieu 26. 28).

Ces deux paroles du Christ sont reprises lors de chaque Eucharistie. Les théologiens, au cours des siècles et surtout de nos jours, s’interrogeront à maintes reprises sur la question du « mystère du salut des nations », mystère qui découle de cette affirmation : Comment la mort du Christ Jésus donnée en rançon a valeur de salut pour tous les hommes. La réponse est dans la présence de Timothée près de Paul. Elle réside dans le fait que le Christ Jésus a assumé en lui, non pas une seule humanité, mais toute l’Humanité, comme il assumait toute la Divinité. Les Pères grecs du 4ème au 6ème siècles en ont fait la base de leur développement de la christologie. Les paroles de l’offertoire le disent : »Puissions-nous être unis à la Divinité de celui qui a pris notre Humanité. » Non pas celle de tel ou tel, mais de tous les hommes, c’est-à-dire tout l’Homme. Elles préludent donc bien aux paroles consécratoires qui sont celles-là même du Christ lors de la première Eucharistie.

1ère lecture : Contre ceux qui « achètent le faible pour un peu d’argent »

Lecture du livre du prophète Amos

Écoutez ceci, vous qui écrasez le malheureux pour anéantir les humbles du pays, car vous dites : « Quand donc la fête de la nouvelle lune sera-t-elle passée, pour que nous puissions vendre notre blé ? Quand donc le sabbat sera-t-il fini, pour que nous puissions écouler notre froment ? Nous allons diminuer les mesures, augmenter les prix et fausser les balances. Nous pourrons acheter le faible pour un peu d’argent, le malheureux pour une paire de sandales. Nous vendrons jusqu’aux déchets du froment ! » Le Seigneur le jure par la Fierté de Jacob : Non, jamais je n’oublierai aucun de leurs méfaits. – Parole du Seigneur.

Psaume :

R/ Louez le nom du Seigneur : de la poussière il relève le faible. ou : Alléluia !

Louez, serviteurs du Seigneur, louez le nom du Seigneur ! Béni soit le nom du Seigneur, maintenant et pour les siècles des siècles ! Qui est semblable au Seigneur notre Dieu ? Lui, il siège là-haut. Mais il abaisse son regard vers le ciel et vers la terre. De la poussière il relève le faible, il retire le pauvre de la cendre pour qu’il siège parmi les princes, parmi les princes de son peuple.

2ème lecture : « J’encourage à faire des prières pour tous les hommes à Dieu qui veut que tous les hommes soient sauvés »

Lecture de la première lettre de saint Paul apôtre à Timothée

Bien-aimé,

j’encourage, avant tout, à faire des demandes, des prières, des intercessions et des actions de grâce pour tous les hommes, pour les chefs d’État et tous ceux qui exercent l’autorité, afin que nous puissions mener notre vie dans la tranquillité et le calme, en toute piété et dignité. Cette prière est bonne et agréable à Dieu notre Sauveur, car il veut que tous les hommes soient sauvés et parviennent à la pleine connaissance de la vérité. En effet, il n’y a qu’un seul Dieu, il n’y a aussi qu’un seul médiateur entre Dieu et les hommes : un homme, le Christ Jésus, qui s’est donné lui-même en rançon pour tous. Aux temps fixés, il a rendu ce témoignage, pour lequel j’ai reçu la charge de messager et d’apôtre – je dis vrai, je ne mens pas – moi qui enseigne aux nations la foi et la vérité. Je voudrais donc qu’en tout lieu les hommes prient en élevant les mains, saintement, sans colère ni dispute. – Parole du Seigneur.

Evangile : « Vous ne pouvez pas servir à la fois Dieu et l’argent »

Acclamation : Alléluia. Alléluia. Jésus Christ s’est fait pauvre, lui qui était riche, pour que vous deveniez riches par sa pauvreté. Alléluia.

Évangile de Jésus Christ selon saint Luc

En ce temps-là, Jésus disait à ses disciples : « Un homme riche avait un gérant qui lui fut dénoncé comme dilapidant ses biens. Il le convoqua et lui dit : ‘Qu’est-ce que j’apprends à ton sujet ? Rends-moi les comptes de ta gestion, car tu ne peux plus être mon gérant.’ Le gérant se dit en lui-même : ‘Que vais-je faire, puisque mon maître me retire la gestion ? Travailler la terre ? Je n’en ai pas la force. Mendier ? J’aurais honte. Je sais ce que je vais faire, pour qu’une fois renvoyé de ma gérance, des gens m’accueillent chez eux.’ Il fit alors venir, un par un, ceux qui avaient des dettes envers son maître. Il demanda au premier : ‘Combien dois-tu à mon maître ?’ Il répondit : ‘Cent barils d’huile.’ Le gérant lui dit : ‘Voici ton reçu ; vite, assieds-toi et écris cinquante.’ Puis il demanda à un autre : ‘Et toi, combien dois-tu ?’ Il répondit : ‘Cent sacs de blé.’ Le gérant lui dit : ‘Voici ton reçu, écris 80’. Le maître fit l’éloge de ce gérant malhonnête car il avait agi avec habileté ; en effet, les fils de ce monde sont plus habiles entre eux que les fils de la lumière. Eh bien moi, je vous le dis : Faites-vous des amis avec l’argent malhonnête, afin que, le jour où il ne sera plus là, ces amis vous accueillent dans les demeures éternelles. Celui qui est digne de confiance dans la moindre chose est digne de confiance aussi dans une grande. Celui qui est malhonnête dans la moindre chose est malhonnête aussi dans une grande. Si donc vous n’avez pas été dignes de confiance pour l’argent malhonnête, qui vous confiera le bien véritable ? Et si, pour ce qui est à autrui, vous n’avez pas été dignes de confiance, ce qui vous revient, qui vous le donnera ? Aucun domestique ne peut servir deux maîtres : ou bien il haïra l’un et aimera l’autre, ou bien il s’attachera à l’un et méprisera l’autre. Vous ne pouvez pas servir à la fois Dieu et l’argent. » – Acclamons la Parole de Dieu.

CALENDRIER

  • Messe tous les jours à 9 h avec l’office des Laudes

  • Tous les samedis matin de 10 h 30 à 12 h 15 un prêtre se tient dans l’église Notre-Dame pour accueillir une démarche du sacrement de réconciliation

- Lundi 19 septembre : De la férie

-Mardi 20 septembre : Les martyrs de Corée

-Mercredi 21 septembre : Saint-Matthieu

-Jeudi 22 septembre : De la férie

-Vendredi 23 septembre : Saint Pio de Pietrelcina

-Samedi 24 septembre : De la férie

Rendez-vous de la semaine

-Mercredi 21 septembre à 14 h 30 salle Pierre Lefeuvre : Réunion du MCR

-Mercredi 21 Septembre à 17 h salle Pierre Lefeuvre : rencontre des lycéens confirmands avec notre Evêque, Monseigneur Pascal Delannoy

-Mercredi 21 Septembre à 19 h salle Pierre Lefeuvre : rencontre et repas avec les confirmands adultes et l’Evêque

-Vendredi 23 septembre à 20 h 30 salle Pierre Lefeuvre : réunion des parents de la catéchèse de CM2

-Samedi 24 septembre de 10 h à l’église Notre-Dame : messe de rentrée de l’école Saint-Louis Sainte-Clotilde

-Samedi 24 septembre de 10 h à 12 h au presbytère : inscription et réinscription de la catéchèse (de l’éveil à la foi au lycée)

Samedi 24 à 14 h 30- 17 h 30 : dans le cadre du jubilé de notre diocèse et de l’année sainte de la Miséricorde notre paroisse est en pèlerinage dans notre cathédrale de Saint-Denis - Départ à 13 h 30 de la gare du Raincy ou rendez-vous dans la cathédrale à 14 h 30

-Visite commentée de la Cathédrale passage de « la porte sainte » -Messe - Retour au Raincy pour 18 h 30 environ

Messes supprimées le Samedi 24 Septembre à Notre-Dame et St-Louis. Pas dAdoration du Saint-Sacrement ce jour-

Collecte de produits alimentaires organisée par l’E.R.A.C.

sous le label de la Banque alimentaire :

du vendredi 23 septembre après-midi, samedi 24 septembre

et dimanche 25 septembre matin

en sortie des magasins Monoprix et Franprix au Raincy et Carrefour Market de Livry-Gargan

DIMANCHE 18 SEPTEMBRE 2015 – 25 ème dimanche du temps ordinaire

1 ère lecture (Am 8,4-7) Psaume (Ps 112,1-2.5-8) 2 ème lecture (1 Tm 2,1-8) Evangile (Lc 16,1-13)

DIMANCHE 25 SEPTEMBRE 2015 – 26 ème dimanche du temps ordinaire

1 ère lecture (Am 6,1a.4-7) Psaume (Ps 145,5-10) 2 ème lecture (1 Tm 6,11-16) Evangile (Lc 16,19-31)

Messe à 10 h 30 à Notre-Dame

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paroisse du Raincy - dans Feuilles de semaine
13 septembre 2016 2 13 /09 /septembre /2016 16:22

Extrait de l’homélie du pape François prononcée lors de la célébration de canonisation de sœur Teresa

« Qui peut comprendre les volontés du Seigneur ? » (Sg 9, 13)

Cette interrogation du livre de la Sagesse, que nous avons écoutée dans la première lecture, nous présente notre vie comme un mystère, dont la clef d’interprétation n’est pas en notre possession. Les protagonistes de l’histoire sont toujours deux : Dieu d’une part et les hommes de l’autre. Nous avons la tâche de percevoir l’appel de Dieu et, ensuite, d’accueillir sa volonté. Mais pour l’accueillir sans hésitation, demandons-nous : quelle est la volonté de Dieu ?

Dans le même passage du livre de la Sagesse, nous trouvons la réponse : « C’est ainsi que les hommes ont appris ce qui te plaît » (v. 18). Pour authentifier l’appel de Dieu, nous devons nous demander et comprendre ce qui lui plaît. Bien souvent, les prophètes annoncent ce qui plaît au Seigneur. Leur message trouve une admirable synthèse dans l’expression : « C’est la miséricorde que je veux et non des sacrifices » (Os 6, 6 ; Mt 9, 13). Toute œuvre de miséricorde plaît à Dieu, parce que dans le frère que nous aidons nous reconnaissons le visage de Dieu que personne ne peut voir (cf. Jn 1, 18). Et chaque fois que nous nous penchons sur les besoins de nos frères, nous donnons à manger et à boire à Jésus ; nous vêtons, nous soutenons et nous visitons le Fils de Dieu (cf. Mt 25, 40). En somme, nous touchons la chair du Christ.

Nous sommes donc appelés à traduire dans le concret ce que nous invoquons dans la prière et professons dans la foi. Il n’y a pas d’alternative à la charité : ceux qui se mettent au service de leurs frères, même sans le savoir, sont ceux qui aiment Dieu (cf. 1Jn 3, 16-18 ; Jc 2, 14-18). La vie chrétienne, cependant, n’est pas une simple aide qui est fournie dans le temps du besoin. S’il en était ainsi, ce serait certes un beau sentiment de solidarité humaine qui suscite un bénéfice immédiat, mais qui serait stérile, parce que sans racines. L’engagement que le Seigneur demande, au contraire, est l’engagement d’une vocation à la charité par laquelle tout disciple du Christ met sa propre vie à son service, pour grandir chaque jour dans l’amour.

QUI SOMMES-NOUS ?

1 ère lecture (Ex 32,7-11.13-14) Psaume (Ps 50,3-4.12-13.17.19) 2 ème lecture (1 Tm 1,12-17) Evangile (Lc 15,1-32)

La parabole du père et de ses deux fils, que nous connaissons bien, nous concerne. Sommes-nous l’enfant prodigue ? sommes-nous le frère aîné ? Car notre vie, ma vie, est proche de la leur, soit l’une, soit l’autre.

En fait, l’aîné s’est tout autant éloigné de son père. Il est resté sur place, c‘est tout. Il se juge comme un serviteur et non point partenaire intime d’une famille. D’ailleurs le reproche qu’il fait à son père en dit long en ce domaine : »Ton fils que voilà ! »

Mais le père l’invite lui aussi à retrouver et à rejoindre l’amour qui est au cœur de la famille : »Toi, mon enfant … ton frère … tout ce qui est à moi est à toi. » Celui que j’avais perdu est ton frère et mon fils. Il doit être tout autant au cœur de ton amour, de ta joie, de ton accueil. Ouvre-lui les bras, toi aussi. Je suis votre père à tous deux.

Dieu est fidèle qui recrée sans cesse ceux qu’il aime. Nous qui sommes en quête de l’absolu de la vie, nous nous égarons dans des impasses. Et comme il est difficile de revenir en arrière sur le chemin pour y retrouver la vie que nous avons perdue ! Parce qu’il est le refus de vivre une attitude de fidélité aimante, le péché ferme trop souvent le cœur de l’homme.

Dieu, lui, garde son cœur ouvert à l’amour. « Le Christ m’a pardonné. Ce que je faisais, c’était par ignorance. Je n’avais pas la foi. Mais la grâce de Notre Seigneur a été plus forte, avec la foi et l’amour dans le Christ Jésus. » (saint Paul à Timothée 1. 14)

1ère lecture : « Le Seigneur renonça au mal qu’il avait voulu faire »

Lecture du livre de l’Exode

En ces jours-là, le Seigneur parla à Moïse : « Va, descends, car ton peuple s’est corrompu, lui que tu as fait monter du pays d’Égypte. Ils n’auront pas mis longtemps à s’écarter du chemin que je leur avais ordonné de suivre ! Ils se sont fait un veau en métal fondu et se sont prosternés devant lui. Ils lui ont offert des sacrifices en proclamant : ‘Israël, voici tes dieux, qui t’ont fait monter du pays d’Égypte.’ »

Le Seigneur dit encore à Moïse : « Je vois que ce peuple est un peuple à la nuque raide. Maintenant, laisse-moi faire ; ma colère va s’enflammer contre eux et je vais les exterminer ! Mais, de toi, je ferai une grande nation. » Moïse apaisa le visage du Seigneur son Dieu en disant : « Pourquoi, Seigneur, ta colère s’enflammerait-elle contre ton peuple, que tu as fait sortir du pays d’Égypte par ta grande force et ta main puissante ? Souviens-toi de tes serviteurs, Abraham, Isaac et Israël, à qui tu as juré par toi-même : ‘Je multiplierai votre descendance comme les étoiles du ciel ; je donnerai, comme je l’ai dit, tout ce pays à vos descendants, et il sera pour toujours leur héritage.’ » Le Seigneur renonça au mal qu’il avait voulu faire à son peuple. – Parole du Seigneur.

Psaume : R/ Oui, je me lèverai, et j’irai vers mon Père.

Pitié pour moi, mon Dieu, dans ton amour, selon ta grande miséricorde, efface mon péché. Lave-moi tout entier de ma faute, purifie-moi de mon offense. Crée en moi un cœur pur, ô mon Dieu, renouvelle et raffermis au fond de moi mon esprit. Ne me chasse pas loin de ta face, ne me reprends pas ton esprit saint. Seigneur, ouvre mes lèvres, et ma bouche annoncera ta louange. Le sacrifice qui plaît à Dieu, c’est un esprit brisé ; tu ne repousses pas, ô mon Dieu, un cœur brisé et broyé.

Evangile : « Il y aura de la joie dans le ciel pour un seul pécheur qui se convertit »

Acclamation : Alléluia. Alléluia. Dans le Christ, Dieu réconciliait le monde avec lui : il a mis dans notre bouche la parole de la réconciliation. Alléluia.

Évangile de Jésus Christ selon saint Luc

En ce temps-là, les publicains et les pécheurs venaient tous à Jésus pour l’écouter. Les pharisiens et les scribes récriminaient contre lui : « Cet homme fait bon accueil aux pécheurs, et il mange avec eux ! » Alors Jésus leur dit cette parabole : « Si l’un de vous a cent brebis et qu’il en perd une, n’abandonne-t-il pas les 99 autres dans le désert pour aller chercher celle qui est perdue, jusqu’à ce qu’il la retrouve ? Quand il l’a retrouvée, il la prend sur ses épaules, tout joyeux, et, de retour chez lui, il rassemble ses amis et ses voisins pour leur dire : ‘Réjouissez-vous avec moi, car j’ai retrouvé ma brebis, celle qui était perdue !’ Je vous le dis : C’est ainsi qu’il y aura de la joie dans le ciel pour un seul pécheur qui se convertit, plus que pour 99 justes qui n’ont pas besoin de conversion. Ou encore, si une femme a dix pièces d’argent et qu’elle en perd une, ne va-t-elle pas allumer une lampe, balayer la maison, et chercher avec soin jusqu’à ce qu’elle la retrouve ? Quand elle l’a retrouvée, elle rassemble ses amies et ses voisines pour leur dire : ‘Réjouissez-vous avec moi, car j’ai retrouvé la pièce d’argent que j’avais perdue !’ Ainsi je vous le dis : Il y a de la joie devant les anges de Dieu pour un seul pécheur qui se convertit. » Jésus dit encore : « Un homme avait deux fils. Le plus jeune dit à son père : ‘Père, donne-moi la part de fortune qui me revient.’ Et le père leur partagea ses biens. Peu de jours après, le plus jeune rassembla tout ce qu’il avait, et partit pour un pays lointain où il dilapida sa fortune en menant une vie de désordre. Il avait tout dépensé, quand une grande famine survint dans ce pays, et il commença à se trouver dans le besoin. Il alla s’engager auprès d’un habitant de ce pays, qui l’envoya dans ses champs garder les porcs. Il aurait bien voulu se remplir le ventre avec les gousses que mangeaient les porcs, mais personne ne lui donnait rien. Alors il rentra en lui-même et se dit : ‘Combien d’ouvriers de mon père ont du pain en abondance, et moi, ici, je meurs de faim ! Je me lèverai, j’irai vers mon père, et je lui dirai : Père, j’ai péché contre le ciel et envers toi. Je ne suis plus digne d’être appelé ton fils. Traite-moi comme l’un de tes ouvriers.’ Il se leva et s’en alla vers son père. Comme il était encore loin, son père l’aperçut et fut saisi de compassion ; il courut se jeter à son cou et le couvrit de baisers. Le fils lui dit : ‘Père, j’ai péché contre le ciel et envers toi. Je ne suis plus digne d’être appelé ton fils.’ Mais le père dit à ses serviteurs : ‘Vite, apportez le plus beau vêtement pour l’habiller, mettez-lui une bague au doigt et des sandales aux pieds, allez chercher le veau gras, tuez-le, mangeons et festoyons, car mon fils que voilà était mort, et il est revenu à la vie ; il était perdu, et il est retrouvé.’ Et ils commencèrent à festoyer. Or le fils aîné était aux champs. Quand il revint et fut près de la maison, il entendit la musique et les danses. Appelant un des serviteurs, il s’informa de ce qui se passait. Celui-ci répondit : ‘Ton frère est arrivé, et ton père a tué le veau gras, parce qu’il a retrouvé ton frère en bonne santé.’ Alors le fils aîné se mit en colère, et il refusait d’entrer. Son père sortit le supplier. Mais il répliqua à son père : ‘Il y a tant d’années que je suis à ton service sans avoir jamais transgressé tes ordres, et jamais tu ne m’as donné un chevreau pour festoyer avec mes amis. Mais, quand ton fils que voilà est revenu après avoir dévoré ton bien avec des prostituées, tu as fait tuer pour lui le veau gras !’ Le père répondit : ‘Toi, mon enfant, tu es toujours avec moi, et tout ce qui est à moi est à toi. Il fallait festoyer et se réjouir ; car ton frère que voilà était mort, et il est revenu à la vie ; il était perdu, et il est retrouvé ! » – Acclamons la Parole de Dieu.

CALENDRIER

  • Messe tous les jours à 9 h avec l’office des Laudes

  • Tous les samedis matin de 10 h 30 à 12 h 15 un prêtre se tient dans l’église Notre-Dame pour accueillir une démarche du sacrement de réconciliation

  • Adoration du Saint-Sacrement tous les samedis de 9 h 30 à 12 h à la crypte

- Lundi 12 septembre : De la férie

-Mardi 13 septembre : Saint-Jean Chrysostome

-Mercredi 14 septembre : La Croix glorieuse, fête

-Jeudi 15 septembre : Notre-Dame des Douleurs, mémoire

-Vendredi 16 septembre : Saint Corneille

-Samedi 17 septembre : De la férie

Rendez-vous de la semaine

-Jeudi 15 septembre à 20 h 30 salle Pierre Lefeuvre : réunion de l’équipe d’animation paroissiale

-Vendredi 16 septembre à 14 h 30 : réunion des Equipe Saint-Vincent

-Samedi 17 septembre de 10 h à 12 h au presbytère : inscription et réinscription de la catéchèse (de l’éveil à la foi au lycée) (ainsi que le samedi 24)

-Samedi 17 septembre à 14 h en l’église Notre-Dame :

Célébration du mariage de Nancy VEERAPEN et Julien FERREIRA

Journées du patrimoine Samedi 17 et Dimanche 18 Septembre

Découverte des vitraux de la "Sainte Chapelle du béton armé"

83, avenue de la Résistance 93340 Le Raincy

visite guidée le Samedi 17 Septembre 2016 de 16 h

à 17 h 30 – gratuit - sans inscription

Découverte de l'architecture de la "Sainte-Chapelle du béton armé"

83, avenue de la Résistance- 93340 Le Raincy

visite guidée le Dimanche 18 Septembre 2016

Horaires de 16 h à 17 h 30 – gratuit - sans inscription

Visites libres samedi 17 et dimanche 18 Septembre 2016 de 15 h 00 à 18 h 00

Vous serez accueillis par les bénévoles de l'association RESTAURER

Notre-Dame du Raincy

Samedi 24 à 14 h 30- 17 h 30 : dans le cadre du jubilé de notre diocèse et de l’année sainte de la Miséricorde notre paroisse est en pèlerinage dans notre cathédrale de Saint-Denis

-Départ à 13 h 30 de la gare du Raincy

-Visite commentée de la Cathédrale passage

de « la porte sainte »

-Messe

-Retour au Raincy pour 18 h 30 environ

Pas de messe à l’église Saint-Louis le Samedi 24 Septembre à 18 h

-Dimanche 25 Septembre quête en faveur des équipes Saint-Vincent-de-Paul

- Samedi 8 Octobre et Dimanche 9 Octobre : grande fête des 50 ans du diocèse (tracts au fond de l’église)

-Dimanche 9 Octobre : messe de rentrée et d’envoi en mission

des catéchistes

DIMANCHE 11 SEPTEMBRE 2015 – 24 ème dimanche du temps ordinaire

1 ère lecture (Ex 32,7-11.13-14) Psaume (Ps 50,3-4.12-13.17.19) 2 ème lecture (1 Tm 1,12-17) Evangile (Lc 15,1-32)

DIMANCHE 18 SEPTEMBRE 2015 – 25 ème dimanche du temps ordinaire

1 ère lecture (Am 8,4-7) Psaume (Ps 112,1-2.5-8) 2 ème lecture (1 Tm 2,1-8) Evangile (Lc 16,1-13)

Messe anticipée : samedi à 18 h à Saint-Louis et à 10 h 30 à Notre-Dame

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