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29 février 2016 1 29 /02 /février /2016 08:19

Le pape François déplore les carences de la préparation au mariage qu’il évoque lors de la conférence de presse dans l’avion Ciudad Juarez-Rome (17-18 février)

Anne Thompson (NBC News) — Comment une Église qui affirme être « miséricordieuse » peut-elle pardonner plus facilement un assassin plutôt que quelqu’un qui divorce et se remarie ?

Pape François — Cette question me plaît ! Deux synodes ont parlé de la famille, et le pape en a parlé toute l’année dans les catéchèses du mercredi. Et la question est vraie, elle me plaît, parce que vous l’avez posée plastiquement bien. Dans le document post-synodal qui sortira – peut-être avant Pâques –, dans un des chapitres, (parce qu’il y en a beaucoup), on reprend tout ce que le Synode a dit sur les conflits et sur les familles blessées, et la pastorale des familles blessées… C’est une des préoccupations. De même, la préparation pour le mariage en est une autre. Réalisez que, pour devenir prêtre, il y a huit ans d’études, de préparation, et ensuite, après un certain temps, si tu n’y arrives pas, tu demandes une dispense et tu t’en vas, et tout est réglé. En revanche, pour un sacrement qui est pour toute la vie, trois ou quatre conférences… La préparation au mariage est très, très importante, parce que je crois que c’est une chose que l’Église, dans la pastorale commune – au moins dans mon pays, en Amérique du Sud – n’a pas beaucoup su évaluer. Par exemple, dans ma patrie – maintenant moins, mais il y a quelques années, il existait une habitude de… on parlait de « casamiento de apuro » : se marier en vitesse parce qu’il va y avoir un enfant. Et pour couvrir socialement l’honneur de la famille… Ils n’étaient pas libres, là, et très souvent ces mariages sont nuls. Et, comme évêque, j’ai interdit aux prêtres de faire cela, quand il y avait ce [problème]. Que l’enfant arrive, qu’ils continuent comme fiancés, et quand ils se sentent prêts à le faire pour toute la vie, qu’ils avancent. Mais il y a une carence [dans la préparation] au mariage. Ensuite, un autre chapitre très intéressant : l’éducation des enfants. Les victimes des problèmes familiaux ce sont les enfants. Mais ils sont aussi victimes des problèmes familiaux que ni le mari ni la femme n’ont voulus : par exemple, la nécessité de travailler. Quand le papa n’a pas de temps libre pour parler avec ses enfants, quand la maman n’a pas de temps libre pour parler avec ses enfants… quand je confesse un couple qui a des enfants, des époux, je dis : « Combien d’enfants avez-vous ? » Et certains sont inquiets parce qu’ils disent : « Le prêtre va me demander pourquoi je n’en ai pas plus… » Et je dis : « Je vais vous poser une seconde question : est-ce que vous jouez avec vos enfants ? » ; et la majorité, presque tous, disent : « Mais Père, je n’ai pas le temps : je travaille toute la journée ! » Et les enfants sont victimes d’un problème social qui blesse la famille. C’est un problème… J’aime votre question. Et un troisième point intéressant dans la rencontre avec les familles, à Tuxtla – il y avait un couple de personnes mariées une seconde fois, intégrées dans la pastorale de l’Église ; et le mot-clé que le Synode a employé, et je le reprendrai, est « intégrer dans la vie de l’Église » les familles blessées, les familles de personnes remariées, et tout cela. Mais n’oubliez pas, les enfants au centre ! Ils sont les premières victimes, des blessures comme des conditions de pauvreté, de travail, etc.

Anne Thompson (NBC News) — Cela signifie-t-il qu’ils pourront recevoir la communion ?

Pape François — C’est une chose… c’est le point d’arrivée. Intégrer dans l’Église ne signifie pas « recevoir la communion » ; parce que je connais des catholiques remariés qui vont à l’église une fois par an, deux fois : « Mais, je veux recevoir la communion ! », comme si la communion était une distinction honorifique ! C’est un travail d’intégration… toutes les portes sont ouvertes. Mais on ne peut pas dire : désormais « ils peuvent recevoir la communion ». Ce serait une blessure aussi pour les époux, pour le couple, parce que cela ne leur fera pas effectuer cette route d’intégration. Et ces deux-là étaient heureux ! Et ils ont eu une très belle expression : « Nous ne recevons pas la communion eucharistique, mais nous la vivons lors de la visite à l’hôpital, dans ce service, dans cet autre… » Leur intégration en est restée là. S’il y a quelque chose en plus, le Seigneur le leur dira, mais… c’est un chemin, c’est une route…

Le Père et ses fils

1 ère lecture (Jos 5,9a.10-12) Psaume (Ps 33,2-7) 2 ème lecture (2 Co 5,17-21) Evangile (Lc 15,1-3.11-32)

Le père (le Père) apparaît d'abord comme celui qui laisse libre son fils, y compris libre de le quitter et de faire des bêtises, "en menant une vie de désordre". Dieu ne fait pas notre salut sans notre libre accord, il a trop de respect pour nous. Il nous laisse même libres de gaspiller les dons qu'il nous a faits, cet "héritage" que le fils cadet revendique alors qu'il n'a rien fait pour le gagner. On retrouve aussi l'image vue dans les dimanches précédents d'un Dieu qui donne largement, qui fait généreusement sans cesse "le partage de ses biens".

Puis le père est celui qui attend, qui guette, comme la mère de Tobie dans le Livre du même nom (allez voir au chap.11, v. 5-6) le père de notre parabole est quelque peu une mère, il en a les "entrailles" (le sens exact de "il fut pris de pitié" est : "il eut les entrailles remuées"). Il espère et attend le retour de son fils : sans cela, comment l'aurait-il aperçu, "alors qu'il était encore loin" ? Car son amour paternel n'a jamais faibli. Ensuite, il "courut se jeter à son cou et le couvrit de baisers" - attitude complètement incongrue pour un père de l'Antiquité (et d'aujourd'hui ?). Pas un mot de reproche, mais cet accueil grandiose ! Enfin, il sort pour supplier son aîné d'entrer - toujours aussi peu conforme à la dignité d'un paterfamilias oriental ! Il aime son aîné autant que son cadet, et la jalousie lui fait mal, son bonheur serait l'affection mutuelle de ses fils. Le génie littéraire de Jésus dans la création des paraboles, et celui des évangélistes, éclatent dans le détail des appellations : - le père à ses serviteurs : "...mon fils que voilà..." et à son fils aîné : "ton frère... mon enfant" : indéfectible amour paternel et désir de susciter la fraternité entre ses enfants. - le domestique au fils aîné : "ton frère...ton père ... son fils... " : il entre dans cette relation familiale comme dans une évidence, sans jugement, invitant le fils aîné à faire de même - le cadet : "chez mon père... Père, j'ai péché..." : quel que soit son éloignement physique et sa rébellion contre l'autorité paternelle, il est resté en relation filiale, même quand il affirme le contraire. Il est même un peu paradoxal : "Père,... je ne mérite pas d'être appelée ton fils..." - "mais tu es mon père" ! Il est parti, il regrette, il revient, mais il n'a jamais coupé au fond de lui son lien avec son père. - le fils aîné, lui, justement, ne dit pas : "Père" - peut-être parce qu'en fait il s'est toujours comporté en serviteur et non en fils : "Il y a tant d'années que je suis à ton service sans avoir désobéi à tes ordres..." Etait-ce bien le désir du père que son fils jamais, ne lui demande rien, ou ne lui prenne rien, comme quelqu'un qui ne serait pas sûr de son amour ? C'est lui, le fils aîné, qui se comporte comme un des ouvriers du père, sans avoir vu, dans sa relation de soumission servile, que, comme le lui dit son père : "tout ce qui est à moi est à toi." Du coup, coupé de cette relation d'amour, il est jaloux et repousse son frère avec cette appellation coupante : "ton fils..." et non "mon frère".

1ère lecture : L’arrivée du peuple de Dieu en Terre Promise et la célébration de la Pâque (Jos 5, 9a.10-12)

Lecture du livre de Josué

En ces jours-là, le Seigneur dit à Josué : « Aujourd'hui, j'ai enlevé de vous le déshonneur de l'Égypte. » Les fils d’Israël campèrent à Guilgal et célébrèrent la Pâque le quatorzième jour du mois, vers le soir, dans la plaine de Jéricho. Le lendemain de la Pâque, en ce jour même, ils mangèrent les produits de cette terre : des pains sans levain et des épis grillés. À partir de ce jour, la manne cessa de tomber, puisqu’ils mangeaient des produits de la terre. Il n’y avait plus de manne pour les fils d’Israël, qui mangèrent cette année-là ce qu’ils récoltèrent sur la terre de Canaan. – Parole du Seigneur.

Psaume : Ps 33 (34), 2-3, 4-5, 6-7

R/ Goûtez et voyez comme est bon le Seigneur ! (cf. Ps 33, 9a)

Je bénirai le Seigneur en tout temps, sa louange sans cesse à mes lèvres. Je me glorifierai dans le Seigneur : que les pauvres m’entendent et soient en fête ! Magnifiez avec moi le Seigneur, exaltons tous ensemble son nom. Je cherche le Seigneur, il me répond : de toutes mes frayeurs, il me délivre. Qui regarde vers lui resplendira, sans ombre ni trouble au visage. Un pauvre crie ; le Seigneur entend : il le sauve de toutes ses angoisses.

2ème lecture : « Dieu nous a réconciliés avec lui par le Christ » (2 Co 5, 17-21)

Lecture de la deuxième lettre de saint Paul apôtre aux Corinthiens

Frères, si quelqu’un est dans le Christ, il est une créature nouvelle. Le monde ancien s’en est allé, un monde nouveau est déjà né. Tout cela vient de Dieu : il nous a réconciliés avec lui par le Christ, et il nous a donné le ministère de la réconciliation. Car c’est bien Dieu qui, dans le Christ, réconciliait le monde avec lui : il n’a pas tenu compte des fautes, et il a déposé en nous la parole de la réconciliation. Nous sommes donc les ambassadeurs du Christ, et par nous c’est Dieu lui-même qui lance un appel : nous le demandons au nom du Christ, laissez-vous réconcilier avec Dieu. Celui qui n’a pas connu le péché, Dieu l’a pour nous identifié au péché, afin qu’en lui nous devenions justes de la justice même de Dieu. – Parole du Seigneur.

Evangile : « Ton frère que voilà était mort, et il est revenu à la vie » (Lc 15, 1-3.11-32)

Acclamation : Gloire et louange à toi, Seigneur Jésus. Je me lèverai, j’irai vers mon père, et je lui dirai : Père, j’ai péché contre le ciel et envers toi.

Gloire et louange à toi, Seigneur Jésus. (Lc 15, 18)

Évangile de Jésus Christ selon saint Luc

En ce temps-là, les publicains et les pécheurs venaient tous à Jésus pour l’écouter. Les pharisiens et les scribes récriminaient contre lui : « Cet homme fait bon accueil aux pécheurs, et il mange avec eux ! » Alors Jésus leur dit cette parabole : « Un homme avait deux fils. Le plus jeune dit à son père : ‘Père, donne-moi la part de fortune qui me revient.’ Et le père leur partagea ses biens. Peu de jours après, le plus jeune rassembla tout ce qu’il avait, et partit pour un pays lointain où il dilapida sa fortune en menant une vie de désordre. Il avait tout dépensé, quand une grande famine survint dans ce pays, et il commença à se trouver dans le besoin. Il alla s’engager auprès d’un habitant de ce pays, qui l’envoya dans ses champs garder les porcs. Il aurait bien voulu se remplir le ventre avec les gousses que mangeaient les porcs, mais personne ne lui donnait rien. Alors il rentra en lui-même et se dit : ‘Combien d’ouvriers de mon père ont du pain en abondance, et moi, ici, je meurs de faim ! Je me lèverai, j’irai vers mon père, et je lui dirai : Père, j’ai péché contre le ciel et envers toi. Je ne suis plus digne d’être appelé ton fils. Traite-moi comme l’un de tes ouvriers.’ Il se leva et s’en alla vers son père. Comme il était encore loin, son père l’aperçut et fut saisi de compassion ; il courut se jeter à son cou et le couvrit de baisers. Le fils lui dit : ‘Père, j’ai péché contre le ciel et envers toi. Je ne suis plus digne d’être appelé ton fils.’ Mais le père dit à ses serviteurs : ‘Vite, apportez le plus beau vêtement pour l’habiller, mettez-lui une bague au doigt et des sandales aux pieds, allez chercher le veau gras, tuez-le, mangeons et festoyons, car mon fils que voilà était mort, et il est revenu à la vie ; il était perdu, et il est retrouvé.’ Et ils commencèrent à festoyer. Or le fils aîné était aux champs. Quand il revint et fut près de la maison, il entendit la musique et les danses. Appelant un des serviteurs, il s’informa de ce qui se passait. Celui-ci répondit : ‘Ton frère est arrivé, et ton père a tué le veau gras, parce qu’il a retrouvé ton frère en bonne santé.’ Alors le fils aîné se mit en colère, et il refusait d’entrer. Son père sortit le supplier. Mais il répliqua à son père : ‘Il y a tant d’années que je suis à ton service sans avoir jamais transgressé tes ordres, et jamais tu ne m’as donné un chevreau pour festoyer avec mes amis. Mais, quand ton fils que voilà est revenu après avoir dévoré ton bien avec des prostituées, tu as fait tuer pour lui le veau gras !’ Le père répondit : ‘Toi, mon enfant, tu es toujours avec moi, et tout ce qui est à moi est à toi. Il fallait festoyer et se réjouir ; car ton frère que voilà était mort, et il est revenu à la vie ; il était perdu, et il est retrouvé ! » – Acclamons la Parole de Dieu.

CALENDRIER

  • Messe tous les jours à 9 h avec l’office des Laudes

  • Tous les samedis matin de 10 h à 12 h un prêtre se tient dans l’église Notre-Dame pour accueillir une démarche du sacrement de réconciliation

  • Adoration du Saint-Sacrement tous les samedis de 9 h 30 à 12 h à la crypte

-Lundi 7 mars : de la férie et saintes Perpétue et Félicité

-Mardi 8 mars : de la férie et saint Jean de Dieu

-Mercredi 9 mars : de la férie et sainte Françoise Romaine

-Jeudi 10 mars : de la férie

-Vendredi 11 mars : de la férie

-Samedi 12 mars : de la férie

LES RENDEZ-VOUS DE LA SEMAINE

-Lundi 7 mars à 20 h 30 au presbytère : réunion du Conseil Paroissial pour les Affaires Economiques

-Mardi 8 mars à 20 h 30 salle Pierre Lefeuvre : réunion de parents pour les enfants qui préparent leur première communion avec l’école Sainte-Clotilde

-Mercredi 9 mars à 20 h 30 salle Pierre Lefeuvre : réunion du groupe Tibériade. Catéchèse pour adultes ouverte à tous

Jeudi 10 mars : En raison de la nomination du père Frédéric Benoist au Conseil presbytéral,

le groupe Biblique du Jeudi 10 Mars à 17 h est annulé

-Jeudi 10 Mars à 20 h 30 salle Pierre Lefeuvre : rencontre des fiancés du Raincy et de Villemomble

-Vendredi 11 mars à 14 h 30 au presbytère : Réunion du comité de rédaction du Journal le Messager

Vendredi 11 Mars à 19 h : Chemin de Croix dans l’église suivi du partage du bol de riz à 20 h salle Pierre Lefeuvre. Collecte au profit de l’ERAC qui apporte un soutien alimentaire aux plus démunis.

-Samedi 12 mars dans l’église Notre-Dame Journée du Pardon

Des prêtres seront dans l’église de 10 h 30 à 12 h et de 14 h à 17 h

-Samedi 12 Mars : soirée avec les lycéens. Messe à 18 h en l’église Saint-Louis ; réunion à la salle Pierre Lefeuvre vers 19 h 30

  • - Dimanche 13 Mars à 10 h : 2 e étape de baptême des enfants de la catéchèse ;

DIMANCHE 6 mars 2016 – 4ème dimanche de Carême

1 ère lecture (Jos 5,9a.10-12) Psaume (Ps 33,2-7) 2 ème lecture (2 Co 5,17-21) Evangile (Lc 15,1-3.11-32)

DIMANCHE 13 mars 2016 – 5ème dimanche de Carême

1 ère lecture (Is 43, 16-21) Psaume (Ps 125,1-6) 2 ème lecture (Ph 3,8-14) Evangile (Jn 8,1-11)

Messe anticipée : samedi à 18 h à Saint-Louis et à 10 h à Notre-Dame

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paroisse du Raincy - dans Feuilles de semaine
29 février 2016 1 29 /02 /février /2016 08:12

Extrait de l’homélie du pape François lors de la visite des familles à Tuxtla Gutierrez Mexique) le 15 Février dernier

Parce qu’il ne sait pas faire autrement. Dieu notre Père ne sait pas faire autrement que de nous aimer et de nous donner de l’enthousiasme, de nous encourager, de nous pousser de l’avant, il ne sait pas faire autrement, parce que son nom est amour, son nom est don, son nom est don de soi, son nom est miséricorde. Il nous l’a manifesté avec force et clarté en Jésus, son Fils qui a tout donné jusqu’à l’extrême pour rendre possible le Royaume de Dieu. Un Royaume qui nous invite à entrer dans cette nouvelle logique, qui suscite une dynamique capable d’ouvrir les cieux, capable d’ouvrir nos cœurs, nos esprits, nos mains et de nous stimuler par de nouveaux horizons. Un Royaume qui sait ce qu’est la famille, qui sait ce qu’est la vie partagée.

Certes, vivre en famille n’est pas toujours facile, bien des fois c’est douloureux et fatiguant mais, comme je l’ai dit plus d’une fois de l’Église - je crois qu’on peut l’appliquer à la famille - : je préfère une famille blessée qui essaie tous les jours de vivre l’amour, à une famille et à une société malades de l’enfermement ou de la facilité de la peur d’aimer. Je préfère une famille qui essaie sans cesse de recommencer, à une famille et une société narcissistes et obnubilées par le luxe et le confort.

La vie matrimoniale doit se renouveler tous les jours. Et comme je l’ai dit auparavant, je préfère des familles ridées, avec des blessures, avec des cicatrices mais qui continuent d’aller de l’avant, parce que ces blessures, ces cicatrices, ces rides sont le fruit de la fidélité d’un amour qui ne leur pas été toujours facile. L’amour n’est pas facile, il n’est pas facile, non, mais c’est la plus belle chose qu’un homme et une femme puissent donner l’un à l’autre, le vrai amour, pour toute la vie.

Extrait de l’homélie du pape François à la messe du 14 Février à Ecatepec (Mexique)

Le Carême est un temps pour ajuster les sens, ouvrir les yeux devant tant d’injustices qui portent atteinte directement au rêve et au projet de Dieu. C’est un temps pour démasquer ces trois grandes formes de tentations qui brisent, divisent l’image que Dieu a voulu former. Les trois tentations du Christ… Trois tentations du chrétien qui essayent de détruire la vérité à laquelle nous avons été appelés. Trois tentations qui cherchent à dégrader et à nous dégrader. Jusqu’à quel point sommes-nous conscients de ces tentations dans notre personne, en nous-mêmes ? Jusqu’à quel point sommes-nous habitués à un style de vie qui pense que dans la richesse, dans la vanité et dans l’orgueil se trouvent la source et la force de la vie ? Jusqu’à quel point croyons-nous que l’attention à l’autre, notre souci et occupation pour le pain, pour le nom et pour la dignité des autres sont source de joie et d’espérance ?

ECOUTE L’AVEU DE NOS FAIBLESSES

1 ère lecture (Ex 3,1-8a.10.13-15) Psaume (Ps 102, 1-4.6-8.11) 2 ème lecture (1Co 10, 1-6.10-12) Evangile (Lc 13,1-9)

A la parole de Dieu au buisson qui brûle sans tomber en cendres (signe de la permanence de Dieu, de son incorruptibilité, de son éternité), Moïse répondit :”Qui suis-je, Seigneur, pour aller rencontrer le Pharaon ?” Le Seigneur nous donne sa réponse qui est celle de la foi qui nous est demandée :” Je serai avec toi.” (Genèse 3. 11 et 12) Saint Paul met en garde les Corinthiens :” Celui qui se croit solide, qu’il fasse attention à ne pas tomber.” (1 Cor. 12) Si notre confiance ne repose que sur nos seules forces, nous avons toute chance qu’elles n’arrivent pas à nous apporter les solutions. Ce n’est pas nous qui pouvons décider des événements à venir qui interviendront par-delà nos souhaits et nos désirs. Nous sommes souvent incapables de tenir seuls devant eux. Et Jésus rappelle à ses auditeurs qu’ils ne sont pas meilleurs que les autres :”Pensez-vous que ces Galiléens étaient de plus grands pécheurs que tous les autres Galiléens. ?” Luc 13. 2) Ce que le Christ nous demande, c’est d’avoir l’humble et réaliste conscience que nous sommes pécheurs. C’est de reconnaître cette vérité et le dire : « nous commettons le péché. »

Pour cela il est nécessaire de relire l’histoire de nos pères dans la foi afin de tirer de leur expérience comment ils ont vécu avec Dieu et en Dieu, c’est-à-dire sa tendresse et son exigence :

Sa tendresse :”J’ai entendu ses cris… je connais ses souffrances… je suis descendu pour le délivrer.” (Genèse 3. 7 et 8) Mais Dieu n’agit jamais sans la libre collaboration de l’homme. Il lui faut l’action de Moïse, jointe à la sienne : “Je t’envoie chez Pharaon; tu feras sortir d’Egypte mon peuple.” (Genèse 3. 10) Si nous lisons ainsi le passé pour en tirer un profit présent, nous ne serons pas pris au dépourvu :”Ces événements étaient destinés à nous servir d’exemple.” (Corinthiens 10. 11) Le grec de saint Luc est plus précis : ces événements sont “typiques” pour nous. “Typicos”, caractéristiques de ce qui nous arrive à nous aussi. Et le Christ exprime la tendresse de Dieu par la conclusion de la parabole du figuier stérile : “Laisse-le encore cette année… peut-être donnera-t-il du fruit à l’avenir ? (Luc 13. 9) Dieu est patient.

Son exigence. Patient mais exigeant. Jésus le rappelle à ses auditeurs à l’occasion de deux événements d’actualité, comme il leur rappelle ce que Dieu attend d’eux. Ces événements les concernent par ce qu’ils signifient pour eux. Ils n’ont pas à les interpréter pour les autres. Il leur dit en effet, ils sont pécheurs à vos yeux. En fait, Pas plus que vous. Ne jugez pas. Vous avez à faire pénitence, ou plus exactement, à retourner votre conduite dans un tout autre sens. Là encore saint Luc est précis. Il emploie le verbe “metanoieiv”, que nous traduisons par “convertissez-vous.” Entendons-le même si c’est d’une manière imagée, au sens des skieurs. “Faire une conversion”, c’est déplacer le sens de ses skis, en faire un retournement, pour prendre une direction tout à fait différente.

“JE SUIS” Moïse, seul dans le désert, observe un curieux phénomène. Il s’avance et vient voir de plus près ce buisson étonnant qui est en flamme, sans tomber en cendres. C’est à ce moment qu’il entend cet impératif qui l’arrête:” N’approche pas.” S’il ne peut pas voir, il peut, par contre, entendre, parler et répondre. Nous assistons alors à un dialogue serré entre lui et Dieu, un dialogue de confiance, celle de la foi qui a déjà accepté la mission, mais demande comment il pourra l’expliquer et l’accomplir. Il n’hésite pas à demander : “Dis-moi comment t’appeler.” Ce qui est la clef de toute communication et de toute connaissance Et Dieu répond à cette demande : “Je suis celui qui est.” En fait, il faudrait traduire d’une autre manière ce terme hébreu de la Bible, même si ce n’est pas une expression française courante :”Je suis : Le “étant.”, un participe présent. Faisons un peu de grammaire. La caractéristique du verbe au participe présent, c’est qu’il est présent aussi bien au passé, qu’au futur, qu’au conditionnel. « Etant là, j’ai fait. Etant là, je peux faire. Etant là, je ferai. » Etant là, je pourrais faire. Nous participons présentement, quel que soit le moment que l’on évoque. Dieu n’est pas l’être vivant d’un moment ou d’un instant. Il est l’Eternel Présent et agissant : Le Dieu de nos pères est avec nous et pour toujours. Il est celui qui est, qui était et qui vient.

1ère lecture : « Celui qui m’a envoyé vers vous, c’est : Je-suis » (Ex 3, 1-8a.10.13-15)

Lecture du livre de l’Exode

En ces jours-là, Moïse était berger du troupeau de son beau-père Jéthro, prêtre de Madiane. Il mena le troupeau au-delà du désert et parvint à la montagne de Dieu, à l’Horeb. L’ange du Seigneur lui apparut dans la flamme d’un buisson en feu. Moïse regarda : le buisson brûlait sans se consumer. Moïse se dit alors : « Je vais faire un détour pour voir cette chose extraordinaire : pourquoi le buisson ne se consume-t-il pas ? » Le Seigneur vit qu’il avait fait un détour pour voir, et Dieu l’appela du milieu du buisson : « Moïse ! Moïse ! » Il dit : « Me voici ! » Dieu dit alors : « N’approche pas d’ici ! Retire les sandales de tes pieds, car le lieu où tu te tiens est une terre sainte ! » Et il déclara : « Je suis le Dieu de ton père, le Dieu d’Abraham, le Dieu d’Isaac, le Dieu de Jacob. » Moïse se voila le visage car il craignait de porter son regard sur Dieu. Le Seigneur dit : « J’ai vu, oui, j’ai vu la misère de mon peuple qui est en Égypte, et j’ai entendu ses cris sous les coups des surveillants. Oui, je connais ses souffrances. Je suis descendu pour le délivrer de la main des Égyptiens et le faire monter de ce pays vers un beau et vaste pays, vers un pays, ruisselant de lait et de miel. Maintenant donc, va ! Je t’envoie chez Pharaon : tu feras sortir d’Égypte mon peuple, les fils d’Israël. » Moïse répondit à Dieu : « J’irai donc trouver les fils d’Israël, et je leur dirai : ‘Le Dieu de vos pères m’a envoyé vers vous.’ Ils vont me demander quel est son nom ; que leur répondrai-je ? » Dieu dit à Moïse : « Je suis qui je suis. Tu parleras ainsi aux fils d’Israël : ‘Celui qui m’a envoyé vers vous, c’est : Je-suis’. » Dieu dit encore à Moïse : « Tu parleras ainsi aux fils d’Israël : ‘Celui qui m’a envoyé vers vous, c’est Le Seigneur, le Dieu de vos pères, le Dieu d’Abraham, le Dieu d’Isaac, le Dieu de Jacob’. C’est là mon nom pour toujours, c’est par lui que vous ferez mémoire de moi, d’âge en d’âge. » – Parole du Seigneur.

Psaume : Ps 102 (103), 1-2, 3-4, 6-7, 8.11

R/ Le Seigneur est tendresse et pitié.(Ps 102, 8a)

Bénis le Seigneur, ô mon âme, bénis son nom très saint, tout mon être ! Bénis le Seigneur, ô mon âme, n’oublie aucun de ses bienfaits ! Car il pardonne toutes tes offenses et te guérit de toute maladie ; il réclame ta vie à la tombe et te couronne d’amour et de tendresse. Le Seigneur fait œuvre de justice, il défend le droit des opprimés. Il révèle ses desseins à Moïse, aux enfants d’Israël ses hauts faits. Le Seigneur est tendresse et pitié, lent à la colère et plein d’amour ; Comme le ciel domine la terre, fort est son amour pour qui le craint.

2ème lecture : La vie de Moïse avec le peuple au désert, l’Écriture l’a racontée pour nous avertir (1 Co 10, 1-6.10-12)

Lecture de la première lettre de saint Paul Apôtre aux Corinthiens

Frères, je ne voudrais pas vous laisser ignorer que, lors de la sortie d’Égypte, nos pères étaient tous sous la protection de la nuée, et que tous ont passé à travers la mer. Tous, ils ont été unis à Moïse par un baptême dans la nuée et dans la mer ; tous, ils ont mangé la même nourriture spirituelle ; tous, ils ont bu la même boisson spirituelle ; car ils buvaient à un rocher spirituel qui les suivait, et ce rocher, c’était le Christ. Cependant, la plupart n’ont pas su plaire à Dieu : leurs ossements, en effet, jonchèrent le désert. Ces événements devaient nous servir d’exemple, pour nous empêcher de désirer ce qui est mal comme l’ont fait ces gens-là. Cessez de récriminer comme l’ont fait certains d’entre eux : ils ont été exterminés. Ce qui leur est arrivé devait servir d’exemple, et l’Écriture l’a raconté pour nous avertir, nous qui nous trouvons à la fin des temps. Ainsi donc, celui qui se croit solide, qu’il fasse attention à ne pas tomber. – Parole du Seigneur.

Evangile : « Si vous ne vous convertissez pas, vous périrez tous de même » (Lc 13, 1-9)

Acclamation : Gloire au Christ, Sagesse éternelle du Dieu vivant. Gloire à toi, Seigneur. Convertissez-vous, dit le Seigneur, car le royaume des Cieux est tout proche. Gloire au Christ, Sagesse éternelle du Dieu vivant. Gloire à toi, Seigneur. (Mt 4, 17)

Évangile de Jésus Christ selon saint Luc

Un jour, des gens rapportèrent à Jésus l’affaire des Galiléens que Pilate avait fait massacrer, mêlant leur sang à celui des sacrifices qu’ils offraient. Jésus leur répondit « Pensez-vous que ces Galiléens étaient de plus grands pécheurs que tous les autres Galiléens, pour avoir subi un tel sort ? Eh bien, je vous dis : pas du tout ! Mais si vous ne vous convertissez pas, vous périrez tous de même. Et ces dix-huit personnes tuées par la chute de la tour de Siloé, pensez-vous qu’elles étaient plus coupables que tous les autres habitants de Jérusalem ? Eh bien, je vous dis : pas du tout ! Mais si vous ne vous convertissez pas, vous périrez tous de même. » Jésus disait encore cette parabole : « Quelqu’un avait un figuier planté dans sa vigne. Il vint chercher du fruit sur ce figuier, et n’en trouva pas. Il dit alors à son vigneron : ‘Voilà trois ans que je viens chercher du fruit sur ce figuier, et je n’en trouve pas. Coupe-le. À quoi bon le laisser épuiser le sol ?’ Mais le vigneron lui répondit : ‘Maître, laisse-le encore cette année, le temps que je bêche autour pour y mettre du fumier. Peut-être donnera-t-il du fruit à l’avenir. Sinon, tu le couperas.’ » – Acclamons la Parole de Dieu.

CALENDRIER

  • Messe tous les jours à 9 h avec l’office des Laudes

  • Tous les samedis matin de 10 h à 12 h un prêtre se tient dans l’église Notre-Dame pour accueillir une démarche du sacrement de réconciliation

  • Adoration du Saint-Sacrement tous les samedis de 9 h 30 à 12 h à la crypte

-Lundi 29 février : de la férie

-Mardi 1 er mars : de la férie

-Mercredi 2 mars : de la férie

-Jeudi 3 mars : de la férie

-Vendredi 4 mars : Saint Casimir

-Samedi 5 mars : de la férie

LES GRANDS RENDEZ-VOUS DU CAREME POUR NOTRE PAROISSE

Tous les samedis matins, nous pouvons prendre un temps de prière de contemplation et d’adoration dans la crypte de l’église Notre-Dame de 9 h 30 à 12 h au cours de l’adoration du Saint-Sacrement.

Un prêtre se tient à votre disposition de 10 h à 12 h pour vous écouter, dialoguer, célébrer le sacrement de la réconciliation (il se trouve dans l’église ou à la crypte).

Vendredi 11 Mars à 19h : chemin de croix célébré dans l’église Notre-Dame suivi d’un partage du bol de riz (salle Pierre Lefeuvre) dons au profit de l’ERAC, association locale dont le but est d’apporter une aide alimentaire aux plus démunis.

Samedi 12 Mars de 10 h 30 à 12 h et de 14 h à 17 h dans l’église Notre-Dame : Journée du pardon. Célébration du sacrement de la réconciliation grâce à la présence de prêtres dans l’église.

DIMANCHE 28 février 2016 – 3ème dimanche de Carême

1 ère lecture (Ex 3,1-8a.10.13-15) Psaume (Ps 102, 1-4.6-8.11) 2 ème lecture (1Co 10, 1-6.10-12) Evangile (Lc 13,1-9)

DIMANCHE 6 mars 2016 – 4ème dimanche de Carême

1 ère lecture (Jos 5,9a.10-12) Psaume (Ps 33,2-7) 2 ème lecture (2 Co 5,17-21) Evangile (Lc 15,1-3.11-32)

Messe anticipée : samedi à 18 h à Saint-Louis et à 10 h à Notre-Dame

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paroisse du Raincy - dans Feuilles de semaine
23 février 2016 2 23 /02 /février /2016 19:58

Nous allons accueillir une famille de chrétiens de Syrie...

À l’automne 2015, suite à l’exode massif en Europe de réfugiés syriens et irakiens, chassés de leur pays par la guerre et en situation de grande précarité, les paroisses catholiques et protestantes du Raincy créèrent un collectif, ouvert à tous, dans le projet d’accueillir une famille de réfugiés. Celui-ci a reçu le soutien et le concours de la mairie du Raincy qui a décidé de mettre temporairement à disposition un logement dans l’enceinte de l’ancien collège Corot. Après avoir pris contact avec l’Oeuvre d’Orient, les responsables du collectif ont rencontré au mois de janvier de cette année une famille syrienne chrétienne composée d’un couple et de leurs deux enfants (4 et 7 ans) ainsi que du frère du mari. Pour pouvoir les accueillir dans les meilleures conditions, nous faisons appel à votre solidarité et à votre générosité. Si vous le désirez, vous pouvez nous aider de diverses manières, en proposant :

1) du matériel, pour équiper l’appartement (voir la liste ci-jointe) ;

2) du temps, pour aider dans les démarches administratives ou les divers déplacements ;

3) de l’argent, en faisant un chèque à l’ordre de l’« Entraide Protestante du Raincy » (objet : projet d’accueil de réfugiés);

4) votre enthousiasme pour préparer une fête de bienvenue !

Pour toute information ou renseignement, veuillez contacter

Maithé Cordonnier (06 07 88 09 36)

mtcordonnier@orange.fr

Merci d’avance !

Nous recherchons encore...

Pour les chambres :

• lit pour 1 personne : sommier + matelas

• 1 ou 2 commodes et une penderie (en bois ou plastique)

Pour la cuisine :

• 1 cuisinière ou plaque plus four (plutôt électriques) un micro-onde

• 1 petite table de cuisine et 2 chaises

Pour la salle à manger :

• 5 chaises • 1 TV

Pour la salle de bains :

• 1 étendoir • du matériel pour le ménage + 1 aspirateur

LA TRANSFIGURATION

1 ère lecture (Gn 15,5-12.17-18) Psaume (Ps 26,1.7-9.13-14) 2 ème lecture (Ph 3,17-4,1) Evangile (Lc 9,28b-36)

Une semaine avant la Transfiguration, selon saint Luc, Pierre avait confessé sa foi en la divinité de Jésus : » Tu es le Messie de Dieu. » (Luc 9. 20) Jésus leur parla, à ce même moment, de sa passion, de sa mort et de sa résurrection. Il invite Jacques, Pierre et Jean à prier, c’est-à-dire, à partager avec lui ces moments d’intense intimité avec son Père, ce dialogue qu’ils n’auront pas le courage de partager au Jardin des Oliviers au moment de l’agonie. Jacques sera le premier à mourir pour le Christ. Pierre vient de confesser sa foi en la divinité et Jean sera le témoin de la gloire divine et de la lumière de Dieu : »Nous avons vu le Verbe venu dans la chair, la Parole, le Logos de Dieu. » Le premier chapitre de l’évangile de saint Jean est à relire dans ce contexte de la Transfiguration.

Jésus, lumière de Dieu. Le visage du Christ leur manifeste la splendeur naturelle de la gloire divine, qu’il possède en lui-même et qu’il garde en son incarnation, même si cette gloire divine est cachée sous le voile de la chair. En Lui, la divinité s’est unie sans confusion avec la nature humaine. Il leur manifeste ainsi, au sommet de la montagne, non pas un spectacle nouveau le concernant, mais la manifestation, éclatante en Lui à ce moment, de la divinisation de la nature humaine, (y compris le corps, « le visage ») et de son union avec la splendeur divine.

Totalement homme, pleinement Dieu. Quand resplendit une gloire sur le visage de Moïse au Sinaï, elle venait de l’extérieur (Livre de l’Exode 34. 29) Au Thabor, c’est le visage du Christ qui est source de lumière, source de la vie divine rendue accessible à l’homme et qui se répand aussi sur ses vêtements, c’est-à-dire sur le monde extérieur à lui-même et sur les produits de l’activité et de la civilisation humaines. Saint Jean l’exprime dans les premiers versets de son évangile : » La Parole de Dieu était la lumière véritable qui illumine tout homme venant dans le monde… nous avons contemplé sa gloire comme étant celle du fils unique d’auprès du Père, pleine de grâce et de vérité. » (Jean 1. 9 et 14) « Dans ta lumière, nous verrons la lumière », chante le psaume 35 au verset 10. Quand le brasier fumant et la torche enflammée passèrent entre les quartiers d’animaux qu’Abraham avait disposés (Genèse 15. 18), il y avait des ténèbres épaisses. « Dieu, personne ne l’a jamais vu. Le fils unique, Dieu dans le sein du Père, l’a fait connaître. » (Jean 1. 18)

Vers la Terre Promise. Aux côtés du Seigneur se trouvent Moïse et Elie, la Loi et le Prophètes, les deux sommets de l’Ancien Testament. Il nous faut lire le texte de saint Luc dans le grec lui-même, il est d’une toute autre signification. Ils sont dans la lumière. « Etant apparus en gloire, ils s’entretiennent avec lui de son exode (« exodos » chez saint Luc) qui allait s’accomplir à Jérusalem. » (Luc 9. 31) c’est-à-dire sa Passion, sa mort et sa résurrection, comme il s’en était entretenue, une semaine auparavant avec ses disciples, en même temps qu’il leur avait parlé de sa gloire (Luc 9. 26). Au Thabor, saint Pierre, ravi de la contemplation de ce qui est la lumière divine, voudrait se contenter de la jouissance terrestre de la lumière. Jésus le détourne de ce désir trop humain. Saint Luc dira de Pierre : »Il ne savait pas ce qu’il disait. » Il est « à côté de la plaque » pour utiliser une expression courante. Nous dirons en mieux, il est à côté de la réalité essentielle qu’ils vivent en cet instant.

1ère lecture : Le Seigneur conclut une alliance avec Abraham, le croyant (Gn 15, 5-12.17-18)

Lecture du livre de la Genèse

En ces jours-là, le Seigneur parlait à Abraham dans une vision. Il le fit sortir et lui dit : « Regarde le ciel, et compte les étoiles, si tu le peux... » Et il déclara : « Telle sera ta descendance ! » Abram eut foi dans le Seigneur et le Seigneur estima qu’il était juste. Puis il dit : « Je suis le Seigneur, qui t’ai fait sortir d’Our en Chaldée pour te donner ce pays en héritage. » Abram répondit : « Seigneur mon Dieu, comment vais-je savoir que je l’ai en héritage ? » Le Seigneur lui dit : « Prends-moi une génisse de trois ans, une chèvre de trois ans, un bélier de trois ans, une tourterelle et une jeune colombe. » Abram prit tous ces animaux, les partagea en deux, et plaça chaque moitié en face de l’autre ; mais il ne partagea pas les oiseaux. Comme les rapaces descendaient sur les cadavres, Abram les chassa. Au coucher du soleil, un sommeil mystérieux tomba sur Abram, une sombre et profonde frayeur tomba sur lui. Après le coucher du soleil, il y eut des ténèbres épaisses. Alors un brasier fumant et une torche enflammée passèrent entre les morceaux d’animaux. Ce jour-là, le Seigneur conclut une alliance avec Abram en ces termes : « À ta descendance je donne le pays que voici, depuis le Torrent d'Égypte jusqu'au Grand Fleuve, l'Euphrate. » – Parole du Seigneur.

Psaume : Ps 26 (27), 1, 7-8, 9abcd, 13-14

R/ Le Seigneur est ma lumière et mon salut. (Ps 26, 1a)

Le Seigneur est ma lumière et mon salut ; de qui aurais-je crainte ? Le Seigneur est le rempart de ma vie ; devant qui tremblerais-je ? Écoute, Seigneur, je t’appelle ! Pitié ! Réponds-moi ! Mon cœur m’a redit ta parole : « Cherchez ma face. » C’est ta face, Seigneur, que je cherche : ne me cache pas ta face. N’écarte pas ton serviteur avec colère : tu restes mon secours. J’en suis sûr, je verrai les bontés du Seigneur sur la terre des vivants. « Espère le Seigneur, sois fort et prends courage ; espère le Seigneur. »

2ème lecture : « Le Christ transformera nos pauvres corps à l’image de son corps glorieux » (Ph 3, 17 – 4, 1)

Lecture de la lettre de saint Paul Apôtre aux Philippiens

Frères, ensemble imitez-moi, et regardez bien ceux qui se conduisent selon l’exemple que nous vous donnons. Car je vous l’ai souvent dit, et maintenant je le redis en pleurant : beaucoup de gens se conduisent en ennemis de la croix du Christ. Ils vont à leur perte. Leur dieu, c’est leur ventre, et ils mettent leur gloire dans ce qui fait leur honte ; ils ne pensent qu’aux choses de la terre. Mais nous, nous avons notre citoyenneté dans les cieux, d’où nous attendons comme sauveur le Seigneur Jésus Christ, lui qui transformera nos pauvres corps à l’image de son corps glorieux, avec la puissance active qui le rend même capable de tout mettre sous son pouvoir. Ainsi, mes frères bien-aimés pour qui j’ai tant d’affection, vous, ma joie et ma couronne, tenez bon dans le Seigneur, mes bien-aimés. – Parole du Seigneur.

CALENDRIER

  • Messe tous les jours à 9 h avec l’office des Laudes

  • Tous les samedis matin de 10 h à 12 h un prêtre se tient dans l’église Notre-Dame pour accueillir une démarche du sacrement de réconciliation

  • Adoration du Saint-Sacrement tous les samedis de 9 h 30 à 12 h à la crypte

-Lundi 22 février : Chaire de Saint Pierre, fête

-Mardi 23 février : Saint Polycarpe

-Mercredi 24 février : de la férie

-Jeudi 25 février : de la férie

-Vendredi 26 février: de la férie

-Samedi 27 février : de la férie

LES GRANDS RENDEZ-VOUS DU CAREME POUR NOTRE PAROISSE

Tous les samedis matins, nous pouvons prendre un temps de prière de contemplation et d’adoration dans la crypte de l’église Notre-Dame de 9 h 30 à 12 h au cours de l’adoration du Saint-Sacrement.

Un prêtre se tient à votre disposition de 10 h à 12 h pour vous écouter, dialoguer, célébrer le sacrement de la réconciliation (il se trouve dans l’église ou à la crypte).

Vendredi 11 Mars à 19h : chemin de croix célébré dans l’église Notre-Dame suivi d’un partage du bol de riz (salle Pierre Lefeuvre) dons au profit de l’ERAC, association locale dont le but est d’apporter une aide alimentaire aux plus démunis.

Samedi 12 Mars de 10 h 30 à 12 h et de 14 h à 17 h dans l’église Notre-Dame : Journée du pardon. Célébration du sacrement de la réconciliation grâce à la présence de prêtres dans l’église.

Avec l’Eglise de France soutenons les étudiants en Irak : des tracts avec enveloppes sont à notre disposition dans l’église pour soutenir cette initiative de l’Oeuvre d’Orient, pour aider des jeunes chrétiens en Irak à poursuivre leurs études.

Ce sera aussi l’objet de la collecte de Carême de notre paroisse cette année.

(Quêtes à la fin de la messe des Rameaux).

DIMANCHE 21 février 2016 – 2ème dimanche de Carême

1 ère lecture (Gn 15,5-12.17-18) Psaume (Ps 26,1.7-9.13-14) 2 ème lecture (Ph 3,17-4,1) Evangile (Lc 9,28b-36)

DIMANCHE 28 février 2016 – 3ème dimanche de Carême

1 ère lecture (Ex 3,1-8a.10.13-15 Psaume (Ps 102, 1-4.6-8.11) 2 ème lecture (1Co 10, 1-6.10-12) Evangile (Lc 13,1-9)

Messe anticipée : samedi à 18 h à Saint-Louis et à 10 h à Notre-Dame

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paroisse du Raincy - dans Feuilles de semaine
15 février 2016 1 15 /02 /février /2016 22:08

Le pape François et le patriarche de Moscou Cyrille : « une rencontre pleine d’espérance »

par le Père GOUGAUD

Une rencontre dans la continuité des liens fraternels déjà établis

Les séparations entre catholiques et orthodoxes durent depuis des siècles alors que le mouvement œcuménique est tout récent. Il lui faut donc le temps pour se construire progressivement. Le dialogue œcuménique entre catholiques et orthodoxes a débuté par les échanges entre Rome et Constantinople. Il s’inscrit dans le lien fraternel entre les deux Apôtres Pierre et André, premiers évêques de ces villes selon la tradition chrétienne. Aujourd’hui, sans renier les liens privilégiés entre Pierre et André, le Pape manifeste son désir de renforcer l’œcuménisme avec l’orthodoxie en rencontrant le patriarche de Moscou. Cette rencontre est le signe des très bonnes relations fraternelles entre Rome et Constantinople. Le patriarche Bartholoméos s’en est d’ailleurs félicité.

À cet effet, si la déclaration commune ne semble pas d’une grande densité œcuménique, le simple fait de la rencontre est important. Cette rencontre a été préparée pendant de longues années. Elle intensifiera les relations œcuméniques entre les Églises. Elle permettra d’intensifier la connaissance mutuelle, la collaboration commune dans le domaine de la charité et du soutien aux chrétiens persécutés dans le monde.

La place du patriarcat de Moscou parmi les orthodoxes

Le monde orthodoxe n’est pas univoque. Dans la perspective orthodoxe, l’Église est une par nature puisqu’elle est le corps historique et terrestre du Christ en ce temps. Et le Christ n’est pas divisé mais uni. Cependant, l’existence de nombreuses Églises autocéphales est la forme historique de l’Église, la mieux adaptée à l’accomplissement de sa mission.

Cette Église russe orthodoxe reste cependant marquée par la longue période du communisme athée. Aujourd’hui, elle est confrontée à la fois aux problématiques de la tentation matérialiste des sociétés occidentales et aussi à la tentation d’un nationalisme autocentrée et isolationniste. Le patriarche Bartholoméos a convoqué un Concile pan-orthodoxe. Il se tiendra à la Pentecôte de cette année 2016. Cette rencontre entre François et Cyrille intervient avant ce Concile. À cet effet, le Concile répond à de réelles motivations pastorales pour l’orthodoxie. En rencontrant le patriarche Cyrille, le pape François souligne la nécessité pour tous les chrétiens de se rapprocher au sein d’une mondialisation de plus en plus sécularisée pour affirmer la place insubstituable de la vie spirituelle.

Favoriser le dialogue œcuménique entre orthodoxe et catholique

Il y a une proximité très importante, théologique, ecclésiologique, éthique entre l’Église catholique et l’Église orthodoxe. Le Pape François a une sollicitude pour toutes les Églises et les communautés chrétiennes. De par sa mission, il souhaite entretenir des liens privilégiés avec tous les fidèles du Christ.

Dans le but de favoriser le dialogue œcuménique, il veut rencontrer les différents responsables de l’Église orthodoxe.

Le Saint-Père entend prendre acte de la conception que l’Église orthodoxe a d’elle-même. Pour le Pape François, il s’agit de prolonger l’œcuménisme catholique-orthodoxe en impliquant davantage l’Eglise orthodoxe russe.

Une rencontre pleine d’espérance

Nous nous réjouissons comme catholiques de cette rencontre qui permet au pape d’exercer sa mission de présider à la communion de toutes les Églises Christ !

Nous voyons aussi comment le dialogue œcuménique vient fortifier les liens d’unité des Églises en leur propre sein.

Il faut se réjouir de cette rencontre : c’est une action de l’Esprit Saint ! Nous sommes ainsi renouvelés dans nos efforts pour la pleine communion et l’unité visible de tous les chrétiens.

UN ITINERAIRE QUI EST LE NOTRE

1 ère lecture (Dt 26,4-10) Psaume (Ps 90,1-2.10-15) 2 ème lecture (Rm 10,8-13) Evangile (Lc 4,1-13)

Chaque année, la liturgie du Carême trace un itinéraire en des étapes pédagogiques qui sont, ou devraient être, les étapes de notre progression spirituelle dans la lumière pascale.

La lecture de l’Ancien Testament nous propose les étapes de nos pères dans la foi, qu’ils s’appellent Abraham ou Moïse, ou les anonymes quittant l’Egypte pour recevoir la révélation du Sinaï et pour entrer en Terre Promise, ou les inconnus brisés sur le chemin de l’exil et confiants dans la promesse d’un retour. Les Evangiles des deux premiers dimanches sont consacrés, l’un à la Tentation, l’autre à la Transfiguration. L’humanité de Jésus, soumise comme la nôtre à la tentation et sur le Thabor, la transparence fugitive de sa véritable personnalité « humano-divine ». La tentation, ce chemin que nous devons suivre et assumer. La Transfiguration, le terme de notre cheminement et notre divinisation. Par cette juxtaposition, l’Eglise nous incite à vivre ce temps dans la vie du Christ pour recevoir de lui, par sa croix et sa résurrection, la plénitude de notre être qui a été définitivement réalisée par la grâce et la lumière de notre baptême.

Ce qui nous conduit, dès le premier jour, à vivre le carême dans la lumière pascale.

Les trois autres dimanches ont des insistances différentes selon les années du cycle liturgique. Les épîtres et les psaumes se rapprochent selon les dimanches, soit de la lecture de l’Ancien Testament, soit de la lecture de l’Evangile. Par ces choix, l’Eglise veut initier les fidèles aux sacrements du salut. Le Carême est, pour les catéchumènes le temps de l’ultime préparation de la Nuit pascale où ils seront régénérés en Christ, et, pour les baptisés, celui de retrouver toutes neuves la force et la fraîcheur de leur baptême.

1ère lecture : La profession de foi du peuple élu (Dt 26, 4-10)

Lecture du livre du Deutéronome

Moïse disait au peuple : Lorsque tu présenteras les prémices de tes récoltes, le prêtre recevra de tes mains la corbeille et la déposera devant l’autel du Seigneur ton Dieu. Tu prononceras ces paroles devant le Seigneur ton Dieu : « Mon père était un Araméen nomade, qui descendit en Égypte : il y vécut en immigré avec son petit clan. C’est là qu’il est devenu une grande nation, puissante et nombreuse. Les Égyptiens nous ont maltraités, et réduits à la pauvreté ; ils nous ont imposé un dur esclavage. Nous avons crié vers le Seigneur, le Dieu de nos pères. Il a entendu notre voix, il a vu que nous étions dans la misère, la peine et l’oppression. Le Seigneur nous a fait sortir d’Égypte à main forte et à bras étendu, par des actions terrifiantes, des signes et des prodiges. Il nous a conduits dans ce lieu et nous a donné ce pays, un pays ruisselant de lait et de miel. Et maintenant voici que j’apporte les prémices des fruits du sol que tu m’as donné, Seigneur. » – Parole du Seigneur.

Psaume : Ps 90 (91), 1-2, 10-11, 12-13, 14-15ab

R/ Sois avec moi, Seigneur, dans mon épreuve. (cf. Ps 90, 15)

Quand je me tiens sous l’abri du Très-Haut et repose à l’ombre du Puissant, je dis au Seigneur : « Mon refuge, mon rempart, mon Dieu, dont je suis sûr ! » Le malheur ne pourra te toucher, ni le danger, approcher de ta demeure : il donne mission à ses anges de te garder sur tous tes chemins. Ils te porteront sur leurs mains pour que ton pied ne heurte les pierres ; tu marcheras sur la vipère et le scorpion, tu écraseras le lion et le Dragon. « Puisqu’il s’attache à moi, je le délivre ; je le défends, car il connaît mon nom. Il m’appelle, et moi, je lui réponds ; je suis avec lui dans son épreuve. »

2ème lecture : La profession de foi en Jésus-Christ (Rm 10, 8-13)

Lecture de la lettre de saint Paul Apôtre aux Romains

Frères,

que dit l’Écriture ? Tout près de toi est la Parole, elle est dans ta bouche et dans ton cœur. Cette Parole, c’est le message de la foi que nous proclamons. En effet, si de ta bouche, tu affirmes que Jésus est Seigneur, si, dans ton cœur, tu crois que Dieu l’a ressuscité d’entre les morts, alors tu seras sauvé. Car c’est avec le cœur que l’on croit pour devenir juste, c’est avec la bouche que l’on affirme sa foi pour parvenir au salut. En effet, l’Écriture dit : Quiconque met en lui sa foi ne connaîtra pas la honte. Ainsi, entre les Juifs et les païens, il n’y a pas de différence : tous ont le même Seigneur, généreux envers tous ceux qui l’invoquent. En effet, quiconque invoquera le nom du Seigneur sera sauvé. – Parole du Seigneur.

Evangile : « Dans l’Esprit, il fut conduit à travers le désert où il fut tenté » (Lc 4, 1-13)

Acclamation : Ta Parole, Seigneur, est vérité, et ta loi, délivrance. L’homme ne vit pas seulement de pain, mais de toute parole qui sort de la bouche de Dieu. Ta Parole, Seigneur, est vérité, et ta loi, délivrance (Mt 4, 4b)

Évangile de Jésus-Christ selon saint Luc

En ce temps-là, après son baptême, Jésus, rempli d’Esprit Saint, quitta les bords du Jourdain ; dans l’Esprit, il fut conduit à travers le désert où, pendant quarante jours, il fut tenté par le diable. Il ne mangea rien durant ces jours-là, et, quand ce temps fut écoulé, il eut faim. Le diable lui dit alors : « Si tu es Fils de Dieu, ordonne à cette pierre de devenir du pain. » Jésus répondit « Il est écrit : L’homme ne vit pas seulement de pain. » Alors le diable l’emmena plus haut et lui montra en un instant tous les royaumes de la terre. Il lui dit : « Je te donnerai tout ce pouvoir et la gloire de ces royaumes, car cela m’a été remis et je le donne à qui je veux. Toi donc, si tu te prosternes devant moi, tu auras tout cela. » Jésus lui répondit : « Il est écrit : C’est devant le Seigneur ton Dieu que tu te prosterneras, à lui seul tu rendras un culte. » Puis le diable le conduisit à Jérusalem, il le plaça au sommet du Temple et lui dit : « Si tu es Fils de Dieu, d’ici jette-toi en bas ; car il est écrit : Il donnera pour toi, à ses anges, l’ordre de te garder ; et encore : Ils te porteront sur leurs mains, de peur que ton pied ne heurte une pierre. » Jésus lui fit cette réponse : « Il est dit : Tu ne mettras pas à l’épreuve le Seigneur ton Dieu. » Ayant ainsi épuisé toutes les formes de tentations, le diable s’éloigna de Jésus jusqu’au moment fixé. – Acclamons la Parole de Dieu.

CALENDRIER

  • Messe tous les jours à 9 h avec l’office des Laudes

  • Tous les samedis matin de 10 h à 12 h un prêtre se tient dans l’église Notre-Dame pour accueillir une démarche du sacrement de réconciliation

  • Adoration du Saint-Sacrement tous les samedis de 9 h 30 à 12 h à la crypte

-Lundi 15 février : de la férie

-Mardi 16 février : de la férie

-Mercredi 17 février : de la férie

-Jeudi 18 février : de la férie

-Vendredi 19 février: de la férie

-Samedi 20 février : de la férie

Rendez-vous de la semaine

-Mardi 16 Février à 20 h 30 salle Pierre Lefeuvre : réunion de l’Equipe d’Animation Paroissiale

-Mercredi 17 Février à 17 h salle Pierre Lefeuvre : réunion de préparation à la confirmation pour les lycéens

-Mercredi 17 Février à 20 h 30 salle Pierre Lefeuvre : Réunion du groupe Tibériade catéchèse pour adultes ouverte à tous

-Jeudi 18 Février à 20 h 30 salle Pierre Lefeuvre: rencontre des fiancés de Villemomble et du Raincy

-Vendredi 19 Février à 14 h salle Pierre Lefeuvre : réunion des équipes Saint-Vincent

A noter pour le temps de Carême :

  • - Dimanche 21 février : collecte pour aider les jeunes étudiants chrétiens d’IRAK dans leurs études

  • - Vendredi 11 mars à 19 h : Chemin de Croix dans l’église suivi du bol de riz à la salle Pierre Lefeuvre au profit de l’ERAC

  • - Samedi 12 mars : Journée du Pardon.

Des prêtres seront présents dans l’église de 10 h à 12 h et de 14 h à 17 h.

DIMANCHE 14 février 2016 – 1er dimanche de Carême

1 ère lecture (Dt 26,4-10) Psaume (Ps 90,1-2.10-15) 2 ème lecture (Rm 10,8-13) Evangile (Lc 4,1-13)

DIMANCHE 21 février 2016 – 2ème dimanche de Carême

1 ère lecture (Gn 15,5-12.17-18) Psaume (Ps 26,1.7-9.13-14) 2 ème lecture (Ph 3,17-4,1) Evangile (Lc 9,28b-36)

Messe anticipée : samedi à 18 h à Saint-Louis et à 10 h à Notre-Dame

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paroisse du Raincy - dans Feuilles de semaine
8 février 2016 1 08 /02 /février /2016 16:21

Audience jubilaire du pape Samedi 30 Janvier 2016

Chers frères et sœurs,

Nous entrons jour après jour dans le cœur de l’année sainte de la miséricorde. Avec sa grâce, le Seigneur guide nos pas alors que nous franchissons la porte sainte et il vient à notre rencontre pour rester toujours avec nous, malgré nos manquements et nos contradictions. Ne nous lassons jamais de sentir le besoin de son pardon, car quand nous sommes faibles sa proximité nous rend forts et nous permet de vivre notre foi avec une plus grande joie.

Je voudrais vous indiquer aujourd’hui le lien étroit qui existe entre la miséricorde et la mission. Comme le rappelait saint Jean-Paul II : « L’Église vit d’une vie authentique lorsqu’elle professe et proclame la miséricorde, et lorsqu’elle conduit les hommes aux sources de la miséricorde du Sauveur » (Enc. Dives in misericordia, n. 13). En tant que chrétiens, nous avons la responsabilité d’être missionnaires de l’Évangile. Quand nous recevons une belle nouvelle, ou quand nous vivons une belle expérience, il est naturel que nous ressentions l’exigence de la communiquer également aux autres. Nous sentons que nous ne pouvons pas retenir la joie qui nous a été donnée : nous voulons la diffuser. La joie suscitée est telle qu’elle nous pousse à la communiquer.

Et ce devrait être la même chose lorsque nous rencontrons le Seigneur: la joie de cette rencontre, de sa miséricorde, communiquer la miséricorde du Seigneur. D’ailleurs, le signe concret que nous avons vraiment rencontré Jésus est la joie que nous éprouvons en le communiquant également aux autres. Et cela n’est pas « faire du prosélytisme », cela est faire un don : je te donne ce qui me procure de la joie. En lisant l’Évangile, nous voyons que cela a été l’expérience des premiers disciples : après la première rencontre avec Jésus, André est immédiatement allé le dire à son frère Pierre (cf. Jn 1, 40-42), et Philippe fit la même chose avec Nathanaël (cf. Jn 1, 45-46). Rencontrer Jésus revient à rencontrer son amour. Cet amour nous transforme et nous rend capables de transmettre aux autres la force qu’il nous donne. D’une certaine façon, nous pourrions dire que depuis le jour du Baptême est donné à chacun un nouveau nom qui s’ajoute à celui que leur donne déjà leur maman et leur papa, et ce nom est « Christophe » : nous sommes tous des « Christophe ». Qu’est-ce que cela veut dire ? « Porteurs du Christ ». C’est le nom de notre attitude, une attitude de porteurs de la joie du Christ, de la miséricorde du Christ. Chaque chrétien est un « Christophe », c’est-à-dire un porteur du Christ !

La miséricorde que nous recevons du Père ne nous est pas donnée comme un réconfort privé, mais fait de nous des instruments afin que les autres aussi puissent recevoir le même don. Il existe une merveilleuse circularité entre la miséricorde et la mission. Vivre de miséricorde nous rend missionnaires de la miséricorde, et être des missionnaires nous permet de grandir toujours plus dans la miséricorde de Dieu. Prenons donc au sérieux notre condition de chrétiens et engageons-nous à vivre en croyants, car ce n’est qu’ainsi que l’Évangile peut toucher le cœur des personnes et l’ouvrir pour recevoir la grâce de l’amour, pour recevoir cette grande miséricorde de Dieu qui accueille tout le monde.

L’APPEL

1 ère lecture (Is 6,1-2a.3-8) Psaume (Ps 137,1-5.7-8) 2 ème lecture (1 Co 15, 1-11) Evangile (Lc 5, 1-11)

La lecture de saint Luc en ce dimanche offre un récit complexe, réunissant plusieurs éléments : – Jésus prêchant à la foule la parole de Dieu. – La pêche miraculeuse.– La vocation de Simon à une pêche d’hommes et non plus de poissons, son métier. – La décision de Simon, Jacques et Jean : ils se mettent à suivre Jésus. La séquence adoptée par saint Luc est sans doute destinée à montrer comment un familier devient un disciple et un apôtre. Jésus fait accomplir à Pierre ce parcours en lui adressant trois appels : – L’appel à mettre sa barque à sa disposition et à s’éloigner “un peu” du rivage. – L’appel à jeter les filets, “au large”, malgré l’échec de la nuit précédente. – L’appel à une tâche évoquée en mots énigmatiques : prendre des hommes au filet. Pourquoi ? Comment ? Rien n’est précisé. Mais Pierre, ainsi que les deux autres, comprennent qu’à partir de cette heure, ils n’ont rien d’autre à faire que de suivre Jésus. En travers de cet élan de l’appel et de la foi survient un obstacle. Celui du péché, ou plus exactement, celui de la conscience de notre péché. Notre indignité, parfois, nous paraît telle que nous doutons même de la miséricorde infinie de Dieu, au point d’avoir peur de face à face que nous vivons déjà avec Lui et que nous vivrons éternellement. La liturgie nous propose un parallèle entre la réaction de saint Pierre et celle du prophète Isaïe. Isaïe :”Malheur à moi ! je suis perdu car je suis un homme aux lèvres impures.” (Isaïe 6.5) Saint Pierre, devant le miracle, change de “situation”…”Seigneur, éloigne-toi de moi, je suis un homme pécheur.” L’heure d’avant, quand il acquiesçait à l’ordre de Jésus, il l’appelait “Maître”. Il est une question qui traverse tout l’Ancien Testament : comment voir Dieu sans mourir si grande est la distance qui nous sépare de lui. Le plus souvent l’Ecriture affirme que l’homme ne peut voir Dieu. Quand Moïse lui demande :”Fais-moi voir ta gloire”, le Seigneur répond :”Tu ne peux pas voir ma face, car l’homme ne saurait me voir et vivre.” (Exode 33. 18 à 20) Pourtant Dieu ne veut pas être étranger à son serviteur. Il se fera voir de Moïse, mais de dos. La vision de Dieu suppose une familiarité que le péché a rompue. L’homme est ainsi en proie à une contradiction : le désir de voir Dieu demeure en lui, mais il échouerait ou rejoindrait inexorablement la mort. Toutefois les traditions prophétiques de l’Ancien Testament attestent une possible rencontre. “Moïse monta, ainsi qu’Aaron, Madav et Avihou, et soixante-dix des Anciens d’Israël. Ils virent le Dieu d’Israël… Ils contemplèrent Dieu, mangèrent et burent” (Exode 24. 9 à 11) Et c’est bien ainsi que les disciples et les apôtres vécurent avec Jésus de Nazareth, trois années durant. Dieu lui-même s’est manifesté au sein de notre monde pécheur par son Fils incarné :”Et le Verbe s’est fait chair et nous avons vu sa gloire.” (Jean 1. 14) L’initiative du salut vient de Dieu. Notre foi n’est ni une imagination ni l’épiphénomène de nos désirs. Les Corinthiens se l’entendent dire par saint Paul. “Ce que je suis, je le suis par la grâce de Dieu.”

1ère lecture : « Me voici : envoie-moi ! » (Is 6, 1-2a.3-8)

Lecture du livre du prophète Isaïe

L’année de la mort du roi Ozias, je vis le Seigneur qui siégeait sur un trône très élevé ; les pans de son manteau remplissaient le Temple. Des séraphins se tenaient au-dessus de lui. Ils se criaient l’un à l’autre : « Saint ! Saint ! Saint, le Seigneur de l’univers ! Toute la terre est remplie de sa gloire. » Les pivots des portes se mirent à trembler à la voix de celui qui criait, et le Temple se remplissait de fumée. Je dis alors « Malheur à moi ! je suis perdu, car je suis un homme aux lèvres impures, j’habite au milieu d’un peuple aux lèvres impures : et mes yeux ont vu le Roi, le Seigneur de l’univers ! » L’un des séraphins vola vers moi, tenant un charbon brûlant qu’il avait pris avec des pinces sur l’autel. Il l’approcha de ma bouche et dit : « Ceci a touché tes lèvres, et maintenant ta faute est enlevée, ton péché est pardonné. » J’entendis alors la voix du Seigneur qui disait : « Qui enverrai-je ? qui sera notre messager ? » Et j’ai répondu : « Me voici : envoie-moi ! » – Parole du Seigneur.

Psaume : Ps 137 (138), 1-2a, 2bc-3, 4-5, 7c-8

R/ Je te chante, Seigneur, en présence des anges. (cf. Ps 137, 1c)

De tout mon cœur, Seigneur, je te rends grâce : tu as entendu les paroles de ma bouche. Je te chante en présence des anges, vers ton temple sacré, je me prosterne. Je rends grâce à ton nom pour ton amour et ta vérité, car tu élèves, au-dessus de tout, ton nom et ta parole. Le jour où tu répondis à mon appel, tu fis grandir en mon âme la force. Tous les rois de la terre te rendent grâce quand ils entendent les paroles de ta bouche. Ils chantent les chemins du Seigneur : « Qu’elle est grande, la gloire du Seigneur ! » Ta droite me rend vainqueur. Le Seigneur fait tout pour moi ! Seigneur, éternel est ton amour : n’arrête pas l’œuvre de tes mains.

2ème lecture : « Voilà ce que nous proclamons, voilà ce que vous croyez » (1 Co 15, 1-11)

Lecture de la première lettre de saint Paul Apôtre aux Corinthiens

Frères, je vous rappelle la Bonne Nouvelle que je vous ai annoncée ; cet Évangile, vous l’avez reçu ; c’est en lui que vous tenez bon, c’est par lui que vous serez sauvés si vous le gardez tel que je vous l’ai annoncé ; autrement, c’est pour rien que vous êtes devenus croyants. Avant tout, je vous ai transmis ceci, que j’ai moi-même reçu : le Christ est mort pour nos péchés conformément aux Écritures, et il fut mis au tombeau ; il est ressuscité le troisième jour conformément aux Écritures, il est apparu à Pierre, puis aux Douze ; ensuite il est apparu à plus de cinq cents frères à la fois – la plupart sont encore vivants, et quelques-uns sont endormis dans la mort –, ensuite il est apparu à Jacques, puis à tous les Apôtres. Et en tout dernier lieu, il est même apparu à l’avorton que je suis. Car moi, je suis le plus petit des Apôtres, je ne suis pas digne d’être appelé Apôtre, puisque j’ai persécuté l’Église de Dieu. Mais ce que je suis, je le suis par la grâce de Dieu, et sa grâce, venant en moi, n’a pas été stérile. Je me suis donné de la peine plus que tous les autres ; à vrai dire, ce n’est pas moi, c’est la grâce de Dieu avec moi. Bref, qu’il s’agisse de moi ou des autres, voilà ce que nous proclamons, voilà ce que vous croyez. – Parole du Seigneur.

CALENDRIER

  • Messe tous les jours à 9 h avec l’office des Laudes

  • Tous les samedis matin de 10 h 30 à 12 h 15 un prêtre se tient dans l’église Notre-Dame pour accueillir une démarche du sacrement de réconciliation

  • Adoration du Saint-Sacrement tous les samedis de 9 h 30 à 12 h à la crypte

Lundi 8 février : de la férie

-Mardi 9 février : de la férie

-Mercredi 10 février : Cendres

-Jeudi 11 février : Jeudi après les Cendres

-Vendredi 12 février: Vendredi après les Cendres

-Samedi 13 février : Samedi après les Cendres

Rendez-vous de la semaine

-Lundi 8 Février à 20 h 30 salle Pierre Lefeuvre : réunion des accompagnateurs du catéchuménat adulte

Mardi 9 Février à 20 h 30 salle Pierre Lefeuvre : Parcours biblique animée par Madame Myriam de La Marnière. Se plonger dans le patrimoine spirituel de la Bible

Mercredi 10 Février : Mercredi des Cendres, entrée en Carême

Messe à 9 h à Saint-Louis et à 19 h 30 à Notre-Dame

-Jeudi 11 février à 17 h salle Pierre Lefeuvre : groupe biblique paroissial sur saint Luc

-Jeudi 11 février à 20 h 30 salle Pierre Lefeuvre : rencontre des fiancés de Villemomble et du Raincy

-Vendredi 12 Février à 20 h 30 salle Pierre Lefeuvre : réunion des catéchumènes adultes et leurs accompagnateurs

-Dimanche 14 Février à 11 h 15 à la crypte Notre dame : célébration de l’éveil à la foi pour les 3-7 ans et leurs parents

-Dimanche 14 février à 11 h 30 salle Pierre Lefeuvre : lancement des Journées Mondiales de la Jeunesse avec les 18-30 ans de la paroisse

DIMANCHE 7 février 2016 – 5 ème dimanche du temps ordinaire

1 ère lecture (Is 6,1-2a.3-8) Psaume (Ps 137,1-5.7-8) 2 ème lecture (1 Co 15, 1-11) Evangile (Lc 5, 1-11)

LANCEMENT CAMPAGNE DENIER 2016

DIMANCHE 14 février 2016 – 1er dimanche de Carême

1 ère lecture (Dt 26,4-10) Psaume (Ps 90,1-2.10-15) 2 ème lecture (Rm 10,8-13) Evangile (Lc 4,1-13)

Messe anticipée : samedi à 18 h à Saint-Louis et à 10 h à Notre-Dame

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29 janvier 2016 5 29 /01 /janvier /2016 22:03

Le ministère de Jésus dans l’Evangile de Luc

Pour présenter le ministère de Jésus, chaque évangéliste suit un plan qui lui est propre et, pour chacun, il le commence par l’un ou l’autre des événements qui seront significatifs de la Bonne Nouvelle qu’annonce Jésus. Saint Matthieu commence par la proclamation du Royaume, en paroles et en actes : les Béatitudes et le sermon sur la montagne, à l’instar de la proclamation de la Loi au Sinaï. Saint Marc montre, en une journée passée à Capharnaüm, les différents aspects du ministère de Jésus. Le récit de saint Jean s’ouvre par une semaine inaugurale qui s’achève le jour de Cana où les disciples voient la gloire de Jésus. Saint Luc, par le récit des faits qui se sont déroulés à la synagogue de Nazareth, laisse présager le refus du Peuple à l’égard de Jésus et le transfert hors d’Israël, ou plutôt l’élargissement hors d’Israël, du salut que le Christ apporte aux hommes.

Il est à noter que la venue de Jésus à la synagogue de Nazareth n’est séparée de la Tentation que par deux versets laconiques :” Alors Jésus, avec la puissance de l’Esprit, revint en Galilée et sa renommée se répandit dans toute la région. Il enseignait dans leurs synagogues et tous disaient sa gloire” (Luc 2. 15).

Dimanche dernier, nous avons lu la première partie de ce récit. Dans le cadre de la prière, le jour du Sabbat, il reçoit le livre d’Isaïe pour faire la lecture et y trouve le passage où il est écrit :” L’Esprit du Seigneur est sur moi.” Jésus proclame – et c’est là que commence la lecture de ce quatrième dimanche – :” Cette parole de l’Ecriture que vous venez d’entendre, c’est aujourd’hui qu’elle s’accomplit.” Cette proclamation provoque des réactions qui vont progressivement se modifier. “ Tous lui rendaient témoignage.” (verset 22) Le premier mouvement est favorable. Ils reconnaissent qu’il prononce des paroles de grâce. Saint Luc l’avait noté. N’est-il pas le fils de Marie “pleine de grâce” ? Son enfance n’a-t-elle pas été une croissance sans obstacle de la grâce en Lui. (Luc 2. 52) Puis, quelques doutes s’inscrivent dans leurs réactions :” Ils s’étonnaient des paroles de la grâce qui sortaient de sa bouche.” (v. 22) En quelques phrases, nous passons de l’approbation unanime au rejet, allant jusqu’au désir de meurtre. Après un élan initial, les habitants de Nazareth perdent leur enthousiasme admiratif au nom d’un certain réalisme. Comment le fils de Joseph peut-il se dire marqué par l’onction de l’Esprit-Saint ? Cette question traversera tout l’Evangile. Elle est venue jusqu’à nous. Pour beaucoup de nos contemporains, les vérités essentielles de la Foi et de la Bonne Nouvelle sont déconcertantes, voire provocantes. « L’Eglise, pour qui se prend-elle ? »…Elle devrait mieux adapter sa doctrine et sa pensée, pour être en phase avec la religiosité de notre époque.

Ce constat commande le plan de toute l’oeuvre de saint Luc, Actes des Apôtres y compris. Il commence avec l’annonce à Zacharie dans le Temple de Jérusalem. Il en est ainsi dans l’Evangile de l’enfance. Les pauvres (les bergers) et les païens (les mages) reconnaissent, les puissants refusent (Hérode et sa cour). Et cela s’achève avec l’arrivée de Paul à Rome, au centre de l’empire païen. (Actes 28. 14) Là aussi Isaïe est cité, là aussi, il y a contradiction. “Les uns furent convaincus et d’autres refusaient de croire.” (Actes 28. 24). Il nous faut, nous aussi, assumer le fait que la pensée de Dieu ne fera jamais l’unanimité. Mais ce n’est pas une raison pour nous replier dans une « forteresse de certitudes ». La plus grande connaissance de Dieu passe d’abord et toujours par la charité. (1ère Corinthiens 4. 13)

Reconnaître que l’Etat islamique est coupable de génocide

Les massacres et l’exode forcé des minorités religieuses se poursuivent en Irak

Le 3 février 2016, le Parlement européen va débattre du « Massacre systématique des minorités religieuses par le groupe « État islamique » ». A cette occasion, des parlementaires vont demander au Parlement et à l’Union européenne de reconnaître que les crimes commis par « l’Etat islamique » sont constitutifs d’un « génocide ». Néanmoins, lors d’un récent débat sur ce texte, le Haut Représentant de l’Union européenne pour les affaires étrangères, Fréderica Mogherini, a refusé d’employer la qualification de génocide.

Le génocide a pourtant une définition précise en droit international. Il s’agit de crimes « commis dans l’intention de détruire, en tout ou en partie, un groupe national, ethnique, racial ou religieux ». C’est l’intention spécifique de détruire un groupe en tout ou partie qui distingue le crime de génocide du crime contre l’humanité. Il est évident que c’est bien d’un génocide dont sont victimes les Chrétiens et les Yézidis iraquiens.

Ce n’est pas seulement le Pape François qui dénonce ce génocide, mais aussi le Président du Congrès Juif Mondial, Ronald S. Lauder, ou encore l’ancien procureur de la Cour pénale internationale, Luis Moreno-Ocampo. Un récent rapport du Commissaire aux droits de l’homme des Nations Unies a détaillé les atrocités commises par « l’Etat islamique ». La France et les institutions européennes n’ont pourtant pas encore eu le courage de qualifier ces crimes de génocide.

Le droit international prévoit que sont punissables non seulement l’exécution en tant que telle de ce crime, mais aussi « l’entente en vue de commettre le génocide, l’incitation directe et publique, la tentative et la complicité ». Ainsi, tout individu, organisation ou État, où qu’ils se trouvent – y compris en Europe, dès lors qu’ils incitent publiquement à ces crimes ou en sont les complices, devraient aussi être poursuivis pénalement pour crime de génocide.

La reconnaissance d’un génocide impose aux États et à la communauté internationale l’obligation d’agir, pour prévenir le génocide autant que possible, pour défendre les communautés attaquées et pour juger et punir les responsables. Reconnaître le génocide, est donc la première étape fondamentale pour obtenir l’action de la communauté internationale.

Quelques gouvernements et parlements européens ont déjà reconnu ce génocide ; il est temps que la France et les institutions européennes le reconnaissent aussi.

Une pétition en ce sens a été initiée par le Centre Européen pour le Droit et la Justice, une organisation non gouvernementale accréditée auprès des Nations Unies.

1ère Lecture : Livre du prophète Jérémie (Jr 1, 4-5.17-19)

Au temps de Josias, la parole du Seigneur me fut adressée : « Avant même de te façonner dans le sein de ta mère, je te connaissais ; avant que tu viennes au jour, je t’ai consacré ; je fais de toi un prophète pour les nations. Toi, mets ta ceinture autour des reins et lève-toi, tu diras contre eux tout ce que je t’ordonnerai. Ne tremble pas devant eux, sinon c’est moi qui te ferai trembler devant eux. Moi, je fais de toi aujourd’hui une ville fortifiée, une colonne de fer, un rempart de bronze, pour faire face à tout le pays, aux rois de Juda et à ses princes, à ses prêtres et à tout le peuple du pays. Ils te combattront, mais ils ne pourront rien contre toi, car je suis avec toi pour te délivrer – oracle du Seigneur. »


Psaume : Ps 70 (71) R/ Sans fin, je proclamerai ta justice et ton salut.

En toi, Seigneur, j’ai mon refuge : garde-moi d’être humilié pour toujours. Dans ta justice, défends-moi, libère-moi, tends l’oreille vers moi, et sauve-moi. Sois le rocher qui m’accueille, toujours accessible ; tu as résolu de me sauver : ma forteresse et mon roc, c’est toi ! Seigneur mon Dieu, tu es mon espérance, mon appui dès ma jeunesse. Toi, mon soutien dès avant ma naissance, tu m’as choisi dès le ventre de ma mère. Ma bouche annonce tout le jour tes actes de justice et de salut. Mon Dieu, tu m’as instruit dès ma jeunesse, jusqu’à présent, j’ai proclamé tes merveilles.

2ème lecture : 1ère lettre de St Paul Apôtre aux Corinthiens (1 Co 12, 31 – 13, 13)

Frères, recherchez avec ardeur les dons les plus grands. Et maintenant, je vais vous indiquer le chemin par excellence. J’aurais beau parler toutes les langues des hommes et des anges, si je n’ai pas la charité, s’il me manque l’amour, je ne suis qu’un cuivre qui résonne, une cymbale retentissante. J’aurais beau être prophète, avoir toute la science des mystères et toute la connaissance de Dieu, j’aurais beau avoir toute la foi jusqu’à transporter les montagnes, s’il me manque l’amour, je ne suis rien. J’aurais beau distribuer toute ma fortune aux affamés, j’aurais beau me faire brûler vif, s’il me manque l’amour, cela ne me sert à rien. L’amour prend patience ; l’amour rend service ; l’amour ne jalouse pas ; il ne se vante pas, ne se gonfle pas d’orgueil ; il ne fait rien d’inconvenant ; il ne cherche pas son intérêt ; il ne s’emporte pas ; il n’entretient pas de rancune ; il ne se réjouit pas de ce qui est injuste, mais il trouve sa joie dans ce qui est vrai ; il supporte tout, il fait confiance en tout, il espère tout, il endure tout. L’amour ne passera jamais. Les prophéties seront dépassées, le don des langues cessera, la connaissance actuelle sera dépassée. En effet, notre connaissance est partielle, nos prophéties sont partielles. Quand viendra l’achèvement, ce qui est partiel sera dépassé. Quand j’étais petit enfant, je parlais comme un enfant, je pensais comme un enfant, je raisonnais comme un enfant. Maintenant que je suis un homme, j’ai dépassé ce qui était propre à l’enfant. Nous voyons actuellement de manière confuse, comme dans un miroir ; ce jour-là, nous verrons face à face. Actuellement, ma connaissance est partielle ; ce jour-là, je connaîtrai parfaitement, comme j’ai été connu. Ce qui demeure aujourd’hui, c’est la foi, l’espérance et la charité ; mais la plus grande des trois, c’est la charité.


Évangile de Jésus Christ selon saint Luc (Lc 4, 21-30)

En ce temps-là, dans la synagogue de Nazareth, après la lecture du livre d’Isaïe, Jésus déclara : « Aujourd’hui s’accomplit ce passage de l’Écriture que vous venez d’entendre »Tous lui rendaient témoignage et s’étonnaient des paroles de grâce qui sortaient de sa bouche. Ils se disaient : « N’est-ce pas là le fils de Joseph ? » Mais il leur dit : « Sûrement vous allez me citer le dicton : ‘Médecin, guéris-toi toi-même, et me dire : Nous avons appris tout ce qui s’est passé à Capharnaüm : fais donc de même ici dans ton lieu l’origine ! » Puis il ajouta : « Amen, je vous le dis : aucun prophète ne trouve un accueil favorable dans son pays. En vérité, je vous le dis : Au temps du prophète Élie, lorsque pendant trois ans et demi le ciel retint la pluie, et qu’une grande famine se produisit sur toute la terre, il y avait beaucoup de veuves en Israël ; pourtant Élie ne fut envoyé vers aucune d’entre elles, mais bien dans la ville de Sarepta, au pays de Sidon, chez une veuve étrangère. Au temps du prophète Élisée, il y avait beaucoup de lépreux en Israël ; et aucun d’eux n’a été purifié, mais bien Naaman le Syrien. » À ces mots, dans la synagogue, tous devinrent furieux. Ils se levèrent, poussèrent Jésus hors de la ville, et le menèrent jusqu’à un escarpement de la colline où leur ville est construite, pour le précipiter en bas. Mais lui, passant au milieu d’eux, allait son chemin.

CALENDRIER

  • Messe tous les jours à 9 h avec l’office des Laudes
  • Tous les samedis matin de 10 h 30 à 12 h 15 un prêtre se tient dans l’église Notre-Dame pour accueillir une démarche du sacrement de réconciliation
  • Adoration du Saint-Sacrement tous les samedis de 9 h 30 à 12 h à la crypte

Lundi 1er février de la férie

Mardi 2 février Fête de la Présentation du Seigneur au Temple

Mercredi 3 février de la férie

Jeudi 4 février de la férie

Vendredi 5 février Sainte Agathe

Samedi 6 février Les Martyrs du Japon : saint Paul Miki et ses compagnons

RENDEZ VOUS de la SEMAINE

Lundi 1er février : Bon anniversaire au Père Ignace qui a 50 ans aujourd’hui !

Mardi 2 février

  • 9 h à l’église Notre-Dame : messe d’intention pour le Père Claude BOUCHER qui aurait eu 82 ans.
  • 14 h Salle Pierre Lefeuvre : goûter des anciens des Equipes Saint-Vincent.

Jeudi 4 février

  • 20 h 30 à 22 h Salle Pierre Lefeuvre : rencontre des fiancés de Villemomble et du Raincy
  • 20h30 à 22 h au Temple du Raincy : Groupe biblique œcuménique.

Vendredi 5 février

  • 20h30 à la Maison Diocésaine 4 av. Pasteur à Bondy : Conférence du Père Alain Thomasset (sj) : Qu’est-ce que nous apporte le Synode des familles ?

Samedi 6 février

  • 18h à 22h Salle Pierre Lefeuvre : rencontre des lycéens.

Dimanche 7 février

  • 10h à Notre-Dame : messe animée par les enfants de la catéchèse, présentation des fiancés à la communauté.
  • 12h Salle Pierre Lefeuvre : repas des fiancés du secteur.

A NOTER

  • Mardi 9 février à 20 h 30 salle Pierre Lefeuvre : parcours biblique animé par Myriam de la Marnière.
  • Les réunions du Groupe Biblique œcuménique des jeudis 4 février et 10 mars ont lieu au temple protestant 17 allée de l’Ermitage au Raincy.
  • Mercredi 10 février : Mercredi des Cendres et entrée en Carême : messe à 9h à Saint-Louis et 19h30 à Notre-Dame.
  • Dimanche 14 février à 11h30 Salle Pierre Lefeuvre : Lancement des Journées Mondiales de la Jeunesse (JMJ) sur la paroisse pour les jeunes de 18 à 25 ans.

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28 janvier 2016 4 28 /01 /janvier /2016 20:19

Paroles du pape François lors de l’Angélus du Dimanche 17 Janvier

Avant la prière mariale, le Pape François a évoqué l’Evangile du jour qui raconte le premier miracle de Jésus, la transformation de l’eau en vin au cours de noces à Cana. « Les miracles sont donc des signes extraordinaires qui accompagnent la prédication de la Bonne Nouvelle et qui ont pour but de susciter ou renforcer la foi en Jésus. Dans le miracle accompli à Cana, nous pouvons entrevoir un acte de bienfaisance de la part de Jésus envers les époux, un signe de la bénédiction de Dieu sur le mariage. L’amour entre l’homme et la femme est donc une bonne route pour vivre l’Evangile, c’est-à-dire pour s’engager avec joie sur la route de la sainteté. Mais le miracle de Cana ne concerne pas seulement les époux. Toute personne est appelée à rencontrer le Seigneur dans sa vie. La foi chrétienne est un don que nous recevons avec le baptême et qui nous permet de rencontrer Dieu. La foi traverse les temps de joie et de douleur, de lumière et d’obscurité, comme dans toute expérience authentique d’amour. Le récit des noces de Cana nous invite à redécouvrir que Jésus ne se présente pas à nous comme un juge prêt à condamner nos fautes, ni comme un commandant qui nous impose de suivre aveuglément ses ordres. Il se manifeste comme le Sauveur de l’humanité, comme un frère, comme notre grand frère, Fils du Père…comme celui qui répond aux attentes et aux promesses de joie qui habitent dans le coeur de chacun de nous ».

« Est-ce vraiment ainsi que je connais le Seigneur?, a demandé le Pape. Est-ce que je le sens proche de moi, de ma vie?… Il s’agit de se rendre compte que Jésus nous cherche et nous invite à faire de la place dans l’intimité de notre coeur. Sur ce chemin de foi avec lui, nous ne sommes pas seuls, nous avons reçu le don du sang du Christ. Les grandes amphores de pierre que Jésus fait remplir d’eau pour la transformer en vin sont le signe du passage de l’ancienne à la nouvelle alliance. A la place de l’eau utilisée pour la purification rituelle, nous avons reçu le sang de Jésus, versé de façon sacramentelle dans l’Eucharistie et de façon sanglante dans la Passion et sur la Croix. Les sacrements qui jaillissent du mystère pascal, diffusent en nous une force surnaturelle et nous permettent de goûter à la miséricorde infinie de Dieu. Que la Vierge Marie, modèle de méditation des paroles et des gestes du Seigneur, nous aide à redécouvrir avec foi la beauté et la richesse de l’Eucharistie et des autres sacrements, qui rendent présent l’amour fidèle de Dieu pour nous. Nous pourrons ainsi aimer toujours plus le Seigneur Jésus, notre époux, et aller à sa rencontre avec les lampes allumées de notre foi joyeuse, devenant ainsi ses témoins dans le monde ».

LA LITURGIE DE LA PAROLE du temps de NEHEMIE à la liturgie avec le CHRIST

1 ère lecture (Is 62,1-5) Psaume (Ps 95,1-3.7-10) 2 ème lecture (Co 12,4-11) Evangile (Jn 2,1-11)

Le livre de Néhémie nous place dans un des moments “fondateurs” du judaïsme. Néhémie est un laïc juif, échanson à la cour du roi de Perse au temps de l’exil. Il obtient une première mission officielle pour se rendre à Jérusalem. Nommé gouverneur de la région de Juda, il relève les murs de la ville, veille à la justice sociale entre les habitants et organise son repeuplement par le retour des exilés. Dix ans plus tard, si l’on accepte une certaine chronologie, il revient et procède avec autorité au rétablissement du sabbat, au respect des lévites, à la réglementation cultuelle. Et c’est là que se situe l’épisode que la liturgie de ce dimanche relate. Au terme d’un travail dont Esdras est la cheville ouvrière, les traditions orales sont recueillies et transmises par écrit pour qu’elles ne se perdent pas comme ce fut le risque au cours de l’exil.

Esdras est “un scribe versé dans la Loi de Moïse” (Esdras 7. 1 à 5), “interprète des commandements de Yahvé et de ses lois concernant Israël” (Esdras 7. 10 et 11). Il était d’ailleurs secrétaire pour les affaires juives à la cour du roi de Perse. La lecture solennelle de la Loi qu’il introduit dans la communauté, prend le relais des “ Tables de la Loi” qui ont été détruites. Pendant l’exil, les Juifs dispersés se sont regroupés non plus au Temple, centre de leur ancien petit royaume, mais dans des synagogues pour rester fidèles à la Parole de Dieu reçue au Sinaï et transmise par Moïse et ses successeurs.

Le fait de lire selon un certain rituel confère au Livre de la Parole de Dieu une valeur symbolique. Le Livre de l’Exode et le Livre des Nombres rattachaient toute la constitution du Peuple d’Israël à la révélation sur le Sinaï. Esdras constitue le Peuple Juif également autour de la Parole de Dieu, non pas nouvelle, mais permanente. Comme Moïse a présenté les tables du Décalogue, nous retrouvons ici une présentation du Livre, une mise en valeur du lecteur, un accueil préalable par la prière qui est bénédiction du Seigneur et enfin une attitude spirituelle et corporelle (“amen”, debout, prosterné) du peuple qui écoute et ratifie.

Le début de l’évangile selon saint Luc explique ses motivations. L’épisode de Nazareth situe les paroles de Jésus dans ce cadre, avec une insistance particulière sur la puissance de l’Esprit qui est en œuvre. Le livre ancien que le Christ reçoit pour faire la lecture du prophète Isaïe a été écrit pour être lu à l’office synagogal. Il a été écrit jadis. Et Jésus le referme. Le livre neuf que saint Luc vient d’écrire est destiné lui aussi à être “lu” dans l’Eglise, par ceux qui sont devenus les serviteurs de la Parole. Luc ne veut ni réaliser une œuvre littéraire, ni rédiger une histoire chronologique, même si les premiers chapitres comportent des repères qui attestent cet aspect de l’œuvre. Sa visée est d’affermir la foi.

1ère lecture : « Tout le peuple écoutait la lecture de la Loi »(Ne 8, 2-4a.5-6.8-10)

Lecture du livre de Néhémie

En ces jours-là, le prêtre Esdras apporta le livre de la Loi en présence de l’assemblée, composée des hommes, des femmes, et de tous les enfants en âge de comprendre. C’était le premier jour du septième mois. Esdras, tourné vers la place de la porte des Eaux, fit la lecture dans le livre, depuis le lever du jour jusqu’à midi, en présence des hommes, des femmes, et de tous les enfants en âge de comprendre : tout le peuple écoutait la lecture de la Loi. Le scribe Esdras se tenait sur une tribune de bois, construite tout exprès. Esdras ouvrit le livre ; tout le peuple le voyait, car il dominait l’assemblée. Quand il ouvrit le livre, tout le monde se mit debout. Alors Esdras bénit le Seigneur, le Dieu très grand, et tout le peuple, levant les mains, répondit : « Amen ! Amen ! » Puis ils s’inclinèrent et se prosternèrent devant le Seigneur, le visage contre terre. Esdras lisait un passage dans le livre de la loi de Dieu, puis les Lévites traduisaient, donnaient le sens, et l’on pouvait comprendre. Néhémie le gouverneur, Esdras qui était prêtre et scribe, et les Lévites qui donnaient les explications, dirent à tout le peuple : « Ce jour est consacré au Seigneur votre Dieu ! Ne prenez pas le deuil, ne pleurez pas ! » Car ils pleuraient tous en entendant les paroles de la Loi. Esdras leur dit encore : « Allez, mangez des viandes savoureuses, buvez des boissons aromatisées, et envoyez une part à celui qui n’a rien de prêt. Car ce jour est consacré à notre Dieu ! Ne vous affligez pas : la joie du Seigneur est votre rempart ! » – Parole du Seigneur.

Psaume : Ps 18 (19), 8, 9, 10, 15

R/ Tes paroles, Seigneur, sont esprit et elles sont vie. (cf. Jn 6, 63c)

La loi du Seigneur est parfaite, qui redonne vie ; la charte du Seigneur est sûre, qui rend sages les simples. Les préceptes du Seigneur sont droits, ils réjouissent le cœur ; le commandement du Seigneur est limpide, il clarifie le regard. La crainte qu’il inspire est pure, elle est là pour toujours ; les décisions du Seigneur sont justes et vraiment équitables. Accueille les paroles de ma bouche, le murmure de mon cœur ; qu’ils parviennent devant toi, Seigneur, mon rocher, mon défenseur !

2ème lecture : « Vous êtes corps du Christ et, chacun pour votre part, vous êtes membres de ce corps » (1 Co 12, 12-30)

Lecture de la première lettre de saint Paul Apôtre aux Corinthiens

Frères, prenons une comparaison : notre corps ne fait qu’un, il a pourtant plusieurs membres ; et tous les membres, malgré leur nombre, ne forment qu’un seul corps. Il en est ainsi pour le Christ. C’est dans un unique Esprit, en effet, que nous tous, Juifs ou païens, esclaves ou hommes libres, nous avons été baptisés pour former un seul corps. Tous, nous avons été désaltérés par un unique Esprit. Le corps humain se compose non pas d’un seul, mais de plusieurs membres. Le pied aurait beau dire : « Je ne suis pas la main, donc je ne fais pas partie du corps », il fait cependant partie du corps. L’oreille aurait beau dire : « Je ne suis pas l’œil, donc je ne fais pas partie du corps », elle fait cependant partie du corps. Si, dans le corps, il n’y avait que les yeux, comment pourrait-on entendre ? S’il n’y avait que les oreilles, comment pourrait-on sentir les odeurs ? Mais, dans le corps, Dieu a disposé les différents membres comme il l’a voulu. S’il n’y avait en tout qu’un seul membre, comment cela ferait-il un corps ? En fait, il y a plusieurs membres, et un seul corps. L’œil ne peut pas dire à la main : « Je n’ai pas besoin de toi » ; la tête ne peut pas dire aux pieds : « Je n’ai pas besoin de vous ». Bien plus, les parties du corps qui paraissent les plus délicates sont indispensables. Et celles qui passent pour moins honorables, ce sont elles que nous traitons avec plus d’honneur ; celles qui sont moins décentes, nous les traitons plus décemment ; pour celles qui sont décentes, ce n’est pas nécessaire. Mais en organisant le corps, Dieu a accordé plus d’honneur à ce qui en est dépourvu. Il a voulu ainsi qu’il n’y ait pas de division dans le corps, mais que les différents membres aient tous le souci les uns des autres. Si un seul membre souffre, tous les membres partagent sa souffrance ; si un membre est à l’honneur, tous partagent sa joie. Or, vous êtes corps du Christ et, chacun pour votre part, vous êtes membres de ce corps. Parmi ceux que Dieu a placés ainsi dans l’Église, il y a premièrement des apôtres, deuxièmement des prophètes, troisièmement ceux qui ont charge d’enseigner ; ensuite, il y a les miracles, puis les dons de guérison, d’assistance, de gouvernement, le don de parler diverses langues mystérieuses. Tout le monde évidemment n’est pas apôtre, tout le monde n’est pas prophète, ni chargé d’enseigner ; tout le monde n’a pas à faire des miracles, à guérir, à dire des paroles mystérieuses, ou à les interpréter. – Parole du Seigneur.

CALENDRIER

  • Messe tous les jours à 9 h avec l’office des Laudes

  • Tous les samedis matin de 10 h 30 à 12 h 15 un prêtre se tient dans l’église Notre-Dame pour accueillir une démarche du sacrement de réconciliation

  • Adoration du Saint-Sacrement tous les samedis de 9 h 30 à 12 h à la crypte

-Lundi 25 janvier : Conversion de saint Paul, Apôtre, fête

-Mardi 26 janvier : Saints Timothée et Tite, compagnons de saint Paul, mémoire

-Mercredi 27 janvier: de la férie

-Jeudi 28 janvier : Saint Thomas d’Aquin, prêtre

-Vendredi 29 janvier: de la férie

-Samedi 30 janvier : de la férie

Rendez-vous de la semaine

Du 24 au 26 Janvier, le père Frédéric Benoist est en session à l’abbaye d’Ourscamp avec notre évêque.

-Mercredi 27 Janvier à 17 h salle Pierre Lefeuvre : Rencontre de préparation à la confirmation

-Mercredi 27 Janvier à 20 h 30 au presbytère : Conseil d’administration de l’association la Raincéenne

-Jeudi 28 Janvier à 20 h 30 au presbytère : réunion du Conseil pour les Affaires Economiques

-Vendredi 29 Janvier à 20 h 30 salle Pierre Lefeuvre : rencontre des catéchistes

-Samedi 30 Janvier de 14 h 30 à 17 h 30 salle Pierre Lefeuvre, réunion sur la communication dans nos paroisses

-Samedi 30 Janvier à 18 h salle Pierre Lefeuvre : rencontre des jeunes lycéens désireux de partir au FRAT de Lourdes

-Dimanche 31 Janvier à 13 h salle Pierre Lefeuvre : couscous interreligieux pour les jeunes de 17-25 ans

Le mardi 2 février : Fête de la Présentation du Seigneur au Temple. Le Père Claude BOUCHER aurait eu 82 ans. Une messe en son intention aura lieu à 9 h dans l’église

A noter : Prochaine session de préparation au mariage :

  • - Jeudi 4 février de 20 h 30 à 22 h

salle Pierre Lefeuvre, 4 Allée de Verdun

DIMANCHE 24 JANVIER 2016 – 3 ème dimanche du temps ordinaire

1 ère lecture (Ne 8,2-4a.5-6.8-10) Psaume (Ps 18,8-10.15) 2 ème lecture (1 Co 12,12-30) Evangile (Lc 1,1-4 et 4,14-21)

DIMANCHE 31 JANVIER 2016 – 4 ème dimanche du temps ordinaire

1 ère lecture (Jr 1,4-5.17-19) Psaume (Ps 70,1-3.5-6.15.17) 2 ème lecture (Co 12,31-13,13) Evangile (Lc 4,21-30)

Messe anticipée : samedi à 18 h à Saint-Louis et à 10 h à Notre-Dame

QUETE POUR LES AUMONERIES DES HOPITAUX

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paroisse du Raincy - dans Feuilles de semaine
18 janvier 2016 1 18 /01 /janvier /2016 16:13

Extraits du discours du pape François aux diplomates 11 Janvier 2016

(…) Chaque expérience religieuse authentiquement vécue ne peut que promouvoir la paix. Noël, que nous venons de célébrer et où nous avons contemplé la naissance d’un enfant sans défense, « appelé : Conseiller merveilleux, Dieu-fort, Père-à-jamais, Prince-de-la-Paix » (cf. Is 9, 5), nous le rappelle. Le mystère de l’Incarnation nous montre le vrai visage de Dieu, pour qui puissance ne signifie pas force et destruction, mais bien amour ; justice ne signifie pas vengeance, mais bien miséricorde. C’est dans cette perspective que j’ai voulu proclamer le Jubilé extraordinaire de la Miséricorde, inauguré exceptionnellement à Bangui au cours de mon voyage apostolique au Kenya, en Ouganda et en République Centrafricaine. Dans un pays longuement éprouvé par la faim, la pauvreté et les conflits, où la violence fratricide des dernières années a laissé des blessures profondes dans les âmes, déchirant la communauté nationale et engendrant misère matérielle et morale, l’ouverture de la Porte Sainte de la Cathédrale de Bangui a voulu être un signe d’encouragement à élever le regard, à reprendre la route et à retrouver les raisons du dialogue. Là où l’on a abusé du nom de Dieu pour commettre l’injustice, j’ai voulu rappeler, avec la communauté musulmane de la République Centrafricaine, que « celui qui dit croire en Dieu doit être aussi un homme, une femme de paix » et donc de miséricorde, puisqu’on ne peut jamais tuer au nom de Dieu. Seule une forme idéologique et déviée de la religion peut penser rendre justice au nom du Tout-Puissant, en massacrant délibérément des personnes sans défense, comme cela est arrivé dans les attentats terroristes sanglants des mois derniers en Afrique, en Europe et au Moyen-Orient.

La miséricorde a été comme le “fil conducteur” qui a guidé mes voyages apostoliques déjà au cours de l’année passée. Je me réfère surtout à la visite à Sarajevo, ville profondément blessée par la guerre dans les Balkans et capitale d’un pays, la Bosnie Herzégovine, qui revêt une signification spéciale pour l’Europe et pour le monde entier. Un tel carrefour de cultures, nations et religions s’efforce, avec des résultats positifs, de construire toujours de nouveaux ponts, de valoriser ce qui unit et de regarder les différences comme des opportunités de croissance dans le respect de tous. Cela est possible grâce au dialogue patient et confiant, qui sait faire siennes les valeurs de la culture de chacun et accueillir le bien provenant des expériences d’autrui.

Ma pensée va ensuite au voyage en Bolivie, en Équateur et au Paraguay, où j’ai rencontré des peuples qui ne se rendent pas face aux difficultés et affrontent avec courage, détermination et esprit de fraternité les nombreux défis qui les tourmentent, à commencer par la pauvreté diffuse et les inégalités sociales. Au cours du voyage à Cuba et aux États-Unis d’Amérique, j’ai pu embrasser deux pays qui ont été longuement divisés et qui ont décidé d’écrire une nouvelle page de l’histoire, en entreprenant un chemin de rapprochement et de réconciliation.

À Philadelphie, à l’occasion de la Rencontre mondiale des familles, comme aussi au cours du voyage au Sri Lanka et aux Philippines et avec le récent Synode des Évêques, j’ai rappelé l’importance de la famille, qui est la première et la plus importante école de miséricorde, où l’on apprend à découvrir le visage affectueux de Dieu et où notre humanité grandit et se développe. Malheureusement, nous connaissons les nombreux défis que la famille doit affronter en ce temps, où elle est « menacée par les efforts croissants de certains pour redéfinir l’institution-même du mariage à travers le relativisme, la culture de l’éphémère et un manque d’ouverture à la vie ». Il y a aujourd’hui une peur diffuse face au caractère définitif que la famille exige et en font les frais surtout les plus jeunes, souvent fragiles et désorientés, et les personnes âgées qui finissent par être oubliées et abandonnées. Au contraire, « de la fraternité vécue en famille, naît (…) la solidarité dans la société », qui nous porte à être responsables les uns des autres. Cela est possible seulement si dans nos maisons, de même que dans nos sociétés, nous ne laissons pas se sédimenter les peines et les ressentiments, mais donnons place au dialogue, qui est le meilleur antidote à l’individualisme si largement répandu dans la culture de notre temps.

LE BANQUET DE NOCES

1 ère lecture (Is 62,1-5) Psaume (Ps 95,1-3.7-10) 2 ème lecture (Co 12,4-11) Evangile (Jn 2,1-11)

La liturgie de ce dimanche nous donne une des clefs pour l’interprétation des noces de Cana en nous faisant lire ce passage d’Isaïe, qui nous parle de l’insertion de la divinité en notre humanité, pour un partage réciproque, selon les paroles de l’offertoire qui est intégré dans un autre repas, le repas eucharistique.

Dans les dernières lignes de ce texte, Isaïe présente Dieu comme l’époux heureux de Jérusalem et, au-delà de Jérusalem, de tout le pays. Il est à noter que ce Dieu n’est pas un Dieu lointain et froid, c’est un Dieu qui vit la joie de la proximité des hommes. Et cela nous devons nous le rappeler souvent.

L’Eglise, en choisissant ce texte du prophète Isaïe, nous dit que, par-delà le banquet de Cana, le vrai banquet auquel Jésus participe, ce sont les épousailles de Dieu et de l’humanité, la Nouvelle Alliance. A celle-ci, l’eau de la purification ne suffit plus. Les cuves de pierre sont bien utiles, mais elles prennent une autre destination.

Pour le banquet des temps nouveaux, il faut du vin. Certes il peut devenir cause de dépravation, mais par nature il est plutôt signe de prospérité et de joie. “Le vin réjouit le cœur de l’homme”, (Livre de l’Ecclésiastique 32.6) C’est un vin nouveau qui fait craquer les vieilles outres et est meilleur que ce qui a été donné de boire auparavant comme le constate le responsable du repas de Cana.

Saint Jean nous en fournit la raison :”La Loi fut donnée par l’intermédiaire de Moïse. La grâce et la vérité nous sont venues par Jésus-Christ.” (Jean 1. 17) La grâce nous est donnée à chacun de nous. A chacun de nous de découvrir la vérité réelle et telle que nous l’apporte le Christ.

1ère lecture : « Comme la jeune mariée fait la joie de son mari » (Is 62, 1-5)

Lecture du livre du prophète Isaïe

Pour la cause de Sion, je ne me tairai pas, et pour Jérusalem, je n’aurai de cesse que sa justice ne paraisse dans la clarté, et son salut comme une torche qui brûle. Et les nations verront ta justice ; tous les rois verront ta gloire. On te nommera d’un nom nouveau que la bouche du Seigneur dictera. Tu seras une couronne brillante dans la main du Seigneur, un diadème royal entre les doigts de ton Dieu. On ne te dira plus : « Délaissée ! » À ton pays, nul ne dira : « Désolation ! » Toi, tu seras appelée « Ma Préférence », cette terre se nommera « L’Épousée ». Car le Seigneur t’a préférée, et cette terre deviendra « L’Épousée ». Comme un jeune homme épouse une vierge, ton Bâtisseur t’épousera. Comme la jeune mariée fait la joie de son mari, tu seras la joie de ton Dieu. – Parole du Seigneur.

Psaume : Ps 95 (96), 1-2a, 2b-3, 7-8a, 9a.10ac

R/ Racontez à tous les peuples les merveilles du Seigneur ! (Ps 95, 3)

Chantez au Seigneur un chant nouveau, chantez au Seigneur, terre entière, chantez au Seigneur et bénissez son nom ! De jour en jour, proclamez son salut, racontez à tous les peuples sa gloire, à toutes les nations ses merveilles ! Rendez au Seigneur, familles des peuples, rendez au Seigneur, la gloire et la puissance, rendez au Seigneur la gloire de son nom. Adorez le Seigneur, éblouissant de sainteté. Allez dire aux nations : Le Seigneur est roi ! Il gouverne les peuples avec droiture.

2ème lecture : « L’unique et même Esprit distribue ses dons, comme il le veut, à chacun en particulier » (1 Co 12, 4-11)

Lecture de la première lettre de saint Paul Apôtre aux Corinthiens

Frères, les dons de la grâce sont variés, mais c’est le même Esprit. Les services sont variés, mais c’est le même Seigneur. Les activités sont variées, mais c’est le même Dieu qui agit en tout et en tous. À chacun est donnée la manifestation de l’Esprit en vue du bien. À celui-ci est donnée, par l’Esprit, une parole de sagesse ; à un autre, une parole de connaissance, selon le même Esprit ; un autre reçoit, dans le même Esprit, un don de foi ; un autre encore, dans l’unique Esprit, des dons de guérison ; à un autre est donné d’opérer des miracles, à un autre de prophétiser, à un autre de discerner les inspirations ; à l’un, de parler diverses langues mystérieuses ; à l’autre, de les interpréter. Mais celui qui agit en tout cela, c’est l’unique et même Esprit : il distribue ses dons, comme il le veut, à chacun en particulier. – Parole du Seigneur.

Evangile : « Tel fut le commencement des signes que Jésus accomplit. C’était à Cana de Galilée » (Jn 2, 1-11)

Acclamation : Alléluia. Alléluia. Dieu nous a appelés par l’Évangile à entrer en possession de la gloire de notre Seigneur Jésus Christ. Alléluia. (cf. 2 Th 2, 14)

Évangile de Jésus Christ selon saint Jean

En ce temps-là, il y eut un mariage à Cana de Galilée. La mère de Jésus était là. Jésus aussi avait été invité au mariage avec ses disciples. Or, on manqua de vin. La mère de Jésus lui dit : « Ils n’ont pas de vin. » Jésus lui répond : « Femme, que me veux-tu ? Mon heure n’est pas encore venue. » Sa mère dit à ceux qui servaient : « Tout ce qu’il vous dira, faites-le. » Or, il y avait là six jarres de pierre pour les purifications rituelles des Juifs ; chacune contenait deux à trois mesures, (c’est-à-dire environ cent litres). Jésus dit à ceux qui servaient : « Remplissez d’eau les jarres. » Et ils les remplirent jusqu’au bord. Il leur dit : « Maintenant, puisez, et portez-en au maître du repas. » Ils lui en portèrent. Et celui-ci goûta l’eau changée en vin. Il ne savait pas d’où venait ce vin, mais ceux qui servaient le savaient bien, eux qui avaient puisé l’eau. Alors le maître du repas appelle le marié et lui dit : « Tout le monde sert le bon vin en premier et, lorsque les gens ont bien bu, on apporte le moins bon. Mais toi, tu as gardé le bon vin jusqu’à maintenant. » Tel fut le commencement des signes que Jésus accomplit. C’était à Cana de Galilée. Il manifesta sa gloire, et ses disciples crurent en lui. – Acclamons la Parole de Dieu.

CALENDRIER

  • Messe tous les jours à 9 h avec l’office des Laudes

  • Tous les samedis matin de 10 h 30 à 12 h 15 un prêtre se tient dans l’église Notre-Dame pour accueillir une démarche du sacrement de réconciliation

  • Adoration du Saint-Sacrement tous les samedis de 9 h 30 à 12 h à la crypte

-Lundi 18 janvier : de la férie

-Mardi 19 janvier : de la férie

-Mercredi 20 janvier: de la férie

-Jeudi 21 janvier : Sainte Agnès

-Vendredi 22 janvier: de la férie

-Samedi 23 janvier : de la férie

Rendez-vous de la semaine

-Mercredi 20 Janvier à 14 h 30 salle Pierre Lefeuvre : Réunion du groupe MCR (D. RONSSIN)

-Jeudi 21 Janvier toute la journée : intervention des membres de l’UDPP auprès des classes de 1ère de l’Ecole Sainte-Clotilde

Jeudi 21 Janvier à 20h30 salle Pierre Lefeuvre : réunion du groupe Tibériade catéchèse pour adultes (réunion initialement prévue le Mercredi 20)

-Vendredi 22 Janvier à 14 h salle Pierre Lefeuvre : Assemblée Générale des Equipes Saint-

Vincent

-Vendredi 22 Janvier à 14 h 30 au presbytère : réunion du comité de rédaction du Messager

- Dimanche 24 janvier : Journée des lycéens chez les Petites Sœurs des Pauvres à Saint-Denis

A noter du 18 au 25 Janvier :

Semaine de prière pour l’Unité chrétienne :

Dans le cadre de la semaine de prière pour l’unité des chrétiens :

Vendredi 22 janvier à 20 h au Temple du Raincy, 17 Allée del’Ermitage, 93340 LE RAINCY

Veillée de prière œcuménique

DIMANCHE 17 JANVIER 2016 – 2 ème dimanche du temps ordinaire

1 ère lecture (Is 62,1-5) Psaume (Ps 95,1-3.7-10) 2 ème lecture (Co 12,4-11) Evangile (Jn 2,1-11)

Messe anticipée : samedi à 18 h à Saint-Louis et à 10 h à Notre-Dame

QUETE IMPEREE POUR LES SEMINAIRES

DIMANCHE 24 JANVIER 2016 – 3 ème dimanche du temps ordinaire

1 ère lecture (Ne 8,2-4a.5-6.8-10) Psaume (Ps 18,8-10.15) 2 ème lecture (1 Co 12,12-30) Evangile (Lc 1,1-4 et 4,14-21)

Messe anticipée : samedi à 18 h à Saint-Louis et à 10 h à Notre-Dame

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paroisse du Raincy - dans Feuilles de semaine
14 janvier 2016 4 14 /01 /janvier /2016 19:39

Homélie du Saint-Père ce mercredi 6 janvier 2016, Noël orthodoxe – Epiphanie du Seigneur

Les paroles du Prophète Isaïe – adressées à la ville sainte de Jérusalem – nous appellent à sortir, sortir de nos fermetures, sortir de nous-mêmes, et à reconnaître la splendeur de la lumière qui illumine notre existence : « Debout, Jérusalem, resplendis ! Elle est venue ta lumière, et la gloire du Seigneur s’est levée sur toi » (60,1). “Ta lumière”, c’est la gloire du Seigneur. L’Église ne doit pas croire qu’elle brille de sa propre lumière. Elle ne le peut pas. Saint Ambroise le rappelle dans une belle expression, en utilisant la lune comme métaphore de l’Église : « L’Église est véritablement comme la lune: […] elle brille non pas de sa propre lumière, mais de celle du Christ. Elle tire sa splendeur du Soleil de justice, de sorte que l’on peut dire : “Ce n’est plus moi qui vit mais le Christ qui vit en moi” » (Exameron, IV, 8, 32). Le Christ est la vraie lumière qui éclaire ; et dans la mesure où l’Église demeure ancrée en lui, dans la mesure où l’Eglise se laisse éclairer par lui, elle parvient à éclairer la vie des personnes et des peuples. C’est pourquoi les saints Pères reconnaissaient dans l’Église le “mysterium lunae”. Nous avons besoin de cette lumière qui vient d’en haut pour correspondre de manière cohérente à la vocation que nous avons reçue. Annoncer l’Évangile du Christ n’est pas un choix que nous pourrions faire parmi tant d’autres, ce n’est pas non plus une profession. Pour l’Église, être missionnaire ne signifie pas faire du prosélytisme. Pour l’Église, être missionnaire revient à exprimer sa nature même : être illuminée par Dieu et réfléchir sa lumière. Ceci est son service. Il n’y a pas d’autre voie. La mission est sa vocation : faire resplendir la lumière du Christ est son service. Combien de personnes attendent de nous cet engagement missionnaire, parce qu’elles ont besoin du Christ, elles ont besoin de connaître le visage du Père.

Les Mages, dont parle l’Évangile de Matthieu, sont un témoignage vivant du fait que les semences de vérité sont présentes partout, parce qu’elles sont un don du créateur qui appelle chacun à le reconnaître comme Père bon et fidèle. Les Mages représentent les hommes de partout dans le monde, qui sont accueillis dans la maison de Dieu. Devant Jésus il n’existe plus aucune division de race, de langue ni de culture : dans cet Enfant, toute l’humanité trouve son unité. Et l’Église a la tâche de reconnaître et de faire apparaître de manière plus claire le désir de Dieu que chacun porte en soi. Voici le service de l’Eglise forte de la lumière qu’elle reflète : faire émerger le désir de Dieu que chacun porte en soi. Comme les Mages beaucoup de personnes, aussi de nos jours, vivent avec le “cœur inquiet” qui continue à interroger sans trouver de réponses certaines. Elles sont encore à la recherche de l’Étoile qui indique la route vers Bethléem. Combien d’étoiles il y a dans le ciel ! Et pourtant, les Mages en ont suivi une autre, nouvelle, qui brillait pour eux beaucoup plus. Ils avaient scruté longtemps le grand livre du ciel pour trouver une réponse à leurs interrogations, ils avaient le cœur inquiet et finalement la lumière était apparue. Cette étoile les a changés. Elle leur a fait oublier leurs intérêts quotidiens, et ils se sont mis tout de suite en chemin. Ils ont écouté une voix qui, de l’intérieur, les poussait à suivre cette lumière _ la voix de l’Esprit Sainte qui travaille au sein de chaque personne; et elle les a guidés jusqu’à ce qu’ils trouvent le roi des juifs dans une pauvre maison de Bethléem.

Tout cela est un enseignement pour nous. Aujourd’hui, répéter la question des Mages nous fera du bien : « Où est le roi des juifs qui vient de naître ? Nous avons vu son étoile à l’Orient et nous sommes venus nous prosterner devant lui » (Mt 2, 2). Nous sommes sollicités, surtout à une époque comme la nôtre, à nous mettre à la recherche des signes que Dieu offre, sachant qu’ils demandent notre engagement pour les déchiffrer, et comprendre ainsi sa volonté. Nous sommes interpellés à aller à Bethléem pour trouver l’Enfant et sa Mère. Suivons la lumière que Dieu nous offre ! L’hymne du bréviaire poétiquement nous dit que les Mages « lumen requirunt lumine » cette petite lumière. La lumière qui émane du visage du Christ, plein de miséricorde et de fidélité. Et, une fois arrivés devant lui, adorons-le de tout notre cœur, et présentons-lui nos dons : notre liberté, notre intelligence, notre amour. La vraie sagesse se cache dans le visage de cet Enfant. C’est là, dans la simplicité de Bethléem, que se trouve résumée la vie de l’Église. C’est là la source de cette lumière, qui attire à elle toute personne dans le monde, et oriente le chemin des peuples sur la voie de la paix.

UNE NOUVELLE PÉRIODE DE L’HUMANITÉ

1 ère lecture (Is 40,1-5.9-11) Psaume (Ps 103,1-4.24.25.27-30) 2 ème lecture (Tt 2,11-14 et 3,4-7)

Evangile (Lc 3,15-16.21-22)

Après la révélation de notre Dieu dans l’histoire des mages de l’Orient, que nous a donné de vivre l’Épiphanie, vient celle du baptême de Jésus sur l’identité du Christ et de sa mission. Jésus est celui qui rétablit le contact entre Dieu et nous. Le ciel s’ouvre de nouveau et le Père fait entendre sa voix. C’est le début d’une nouvelle période dans l’histoire de l’humanité. Comme ce fut le cas dans le texte de la création (Genèse 1, 2) l’Esprit Saint descend et inaugure un temps nouveau, une création nouvelle.

À plusieurs reprises dans l’Ancien Testament, à cause des péchés du peuple de Dieu, les prophètes avaient affirmé que le ciel était fermé, que la relation avec Dieu était interrompue. Au baptême de Jésus, qui demande le pardon au nom de toute l’humanité, l’alliance du premier matin de la Création est rétablie sur nos autels et le ciel s’ouvre de nouveau. « Puissions-nous être unis à l’humanité de celui qui a pris notre humanité. »

Comme sur les bords du Jourdain, non seulement Jésus rétablit le contact avec Dieu, mais il pose un geste de solidarité profonde avec chacune et chacun d’entre nous. Il prend place dans la file des pécheurs et pécheresses qui veulent se convertir. Ainsi il est notre frère qui partage notre condition humaine, avec toutes ses joies et toutes ses souffrances. Cette révélation d’un Dieu solidaire fait suite à celle de la naissance de Jésus à Bethléem, où l’évangéliste nous présente le petit enfant comme l’Emmanuel, le Dieu-avec-nous. Nous reconnaissons ici la grande tendresse de Dieu. Le Seigneur prendra place à la table des pécheurs, il partagera nos joies et nos misères. Dans le texte du baptême de Jésus, saint Luc nous invite à réfléchir sur notre propre baptême. Nous avons été baptisés au moment où notre famille était en prière. Le ciel s’est ouvert et l’Esprit Saint est descendu sur chacun et chacune d’entre nous.

L’eau de notre baptême est beaucoup plus une source de fécondité qu’un rituel de purification ou que l’eau du Jourdain. Elle nous donne une nouvelle vie, une vie en abondance : «Je vous aspergerai d’une eau pure…, je vous donnerai un coeur nouveau et mettrai en vous un esprit nouveau», disait le prophète Ézéchiel. (Ez 36, 25-26). Au cours de notre existence, il y a souvent des nouveaux départs : la fin des études, la première carrière, le jour du mariage, la naissance d’un enfant. Il nous faut assumer chaque nouvelle étape de notre vie, comme le réalisera le Fils de Dieu incarné parmi nous. Il faut assumer notre baptême, comme le dit saint Paul, afin «d’éviter de laisser éteindre l’Esprit», (1Thessaloniciens 5,19).

Le Seigneur devient notre Emmanuel, le Dieu-avec-nous. Il prend place dans la longue lignée des pécheurs que nous sommes. Il est solidaire, malgré nos faiblesses et nos péchés. «Jésus vit l’Esprit de Dieu descendre sur lui comme une colombe». Dans le poème de la création (Genèse 1, 2), l’Esprit de Dieu plane sur les eaux. Mais la colombe est revenue quand cessa le déluge et, que la vie jaillissait à nouveau. Sous l’apparence d’une colombe, l’Esprit de Dieu couvre les eaux du Jourdain. Il s’agit d’une nouvelle création partagée avec Dieu, par Jésus. «Celui-ci est mon fils bien-aimé : en lui j’ai mis tout mon amour».

1ère lecture : « La gloire du Seigneur se révélera, et tout être de chair verra » (Is 40, 1-5.9-11)

Lecture du livre du prophète Isaïe

Consolez, consolez mon peuple,– dit votre Dieu – parlez au cœur de Jérusalem. Proclamez que son service est accompli, que son crime est expié, qu’elle a reçu de la main du Seigneur le double pour toutes ses fautes. Une voix proclame : « Dans le désert, préparez le chemin du Seigneur; tracez droit, dans les terres arides, une route pour notre Dieu. Que tout ravin soit comblé, toute montagne et toute colline abaissées ! que les escarpements se changent en plaine, et les sommets, en large vallée ! Alors se révélera la gloire du Seigneur, et tout être de chair verra que la bouche du Seigneur a parlé. » Monte sur une haute montagne, toi qui portes la bonne nouvelle à Sion. Élève la voix avec force, toi qui portes la bonne nouvelle à Jérusalem. Élève la voix, ne crains pas. Dis aux villes de Juda : « Voici votre Dieu ! » Voici le Seigneur Dieu ! Il vient avec puissance ; son bras lui soumet tout. Voici le fruit de son travail avec lui, et devant lui, son ouvrage. Comme un berger, il fait paître son troupeau : son bras rassemble les agneaux, il les porte sur son cœur, il mène les brebis qui allaitent. – Parole du Seigneur.

Psaume : Ps 103 (104), 1c-3a, 3bc-4, 24-25, 27-28, 29-30

R/ Bénis le Seigneur, ô mon âme ; Seigneur mon Dieu, tu es si grand ! (Ps 103, 1)

Revêtu de magnificence, tu as pour manteau la lumière ! Comme une tenture, tu déploies les cieux, tu élèves dans leurs eaux tes demeures. Des nuées, tu te fais un char, tu t’avances sur les ailes du vent ; tu prends les vents pour messagers, pour serviteurs, les flammes des éclairs. Quelle profusion dans tes œuvres, Seigneur ! Tout cela, ta sagesse l’a fait ; la terre s’emplit de tes biens. Voici l’immensité de la mer, son grouillement innombrable d’animaux grands et petits. Tous, ils comptent sur toi pour recevoir leur nourriture au temps voulu. Tu donnes : eux, ils ramassent ; tu ouvres la main : ils sont comblés. Tu caches ton visage : ils s’épouvantent ; tu reprends leur souffle, ils expirent et retournent à leur poussière. Tu envoies ton souffle : ils sont créés ; tu renouvelles la face de la terre.

2ème lecture : « Par le bain du baptême, Dieu nous a fait renaître et nous a renouvelés dans l’Esprit Saint » (Tt 2, 11-14 ; 3, 4-7)

Lecture de la lettre de saint Paul apôtre à Tite

Bien-aimé, la grâce de Dieu s’est manifestée pour le salut de tous les hommes. Elle nous apprend à renoncer à l’impiété et aux convoitises de ce monde, et à vivre dans le temps présent de manière raisonnable, avec justice et piété, attendant que se réalise la bienheureuse espérance : la manifestation de la gloire de notre grand Dieu et Sauveur, Jésus Christ. Car il s’est donné pour nous afin de nous racheter de toutes nos fautes, et de nous purifier pour faire de nous son peuple, un peuple ardent à faire le bien. Lorsque Dieu, notre Sauveur, a manifesté sa bonté et son amour pour les hommes, il nous a sauvés, non pas à cause de la justice de nos propres actes, mais par sa miséricorde. Par le bain du baptême, il nous a fait renaître et nous a renouvelés dans l’Esprit Saint. Cet Esprit, Dieu l’a répandu sur nous en abondance, par Jésus Christ notre Sauveur, afin que, rendus justes par sa grâce, nous devenions en espérance héritiers de la vie éternelle. – Parole du Seigneur.

Evangile : « Comme Jésus priait, après avoir été baptisé, le ciel s’ouvrit » (Lc 3, 15-16.21-22)

Acclamation : Alléluia. Alléluia. Voici venir un plus fort que moi, proclame Jean Baptiste ; c’est lui qui vous baptisera dans l’Esprit Saint et le feu. Alléluia. (cf. Lc 3, 16)

Évangile de Jésus Christ selon saint Luc

En ce temps-là, le peuple venu auprès de Jean le Baptiste était en attente, et tous se demandaient en eux-mêmes si Jean n’était pas le Christ. Jean s’adressa alors à tous : « Moi, je vous baptise avec de l’eau ; mais il vient, celui qui est plus fort que moi. Je ne suis pas digne de dénouer la courroie de ses sandales. Lui vous baptisera dans l’Esprit Saint et le feu. » Comme tout le peuple se faisait baptiser et qu’après avoir été baptisé lui aussi, Jésus priait, le ciel s’ouvrit. L’Esprit Saint, sous une apparence corporelle, comme une colombe, descendit sur Jésus, et il y eut une voix venant du ciel : « Toi, tu es mon Fils bien-aimé ; en toi, je trouve ma joie. » – Acclamons la Parole de Dieu.

CALENDRIER

  • Messe tous les jours à 9 h avec l’office des Laudes

  • Tous les samedis matin de 10 h 30 à 12 h 15 un prêtre se tient dans l’église Notre-Dame pour accueillir une démarche du sacrement de réconciliation

  • Adoration du Saint-Sacrement tous les samedis de 9 h 30 à 12 h à la crypte

Lundi 11 janvier : de la férie

-Mardi 12 janvier : de la férie

-Mercredi 13 janvier: de la férie

-Jeudi 14 janvier : de la férie

-Vendredi 15 janvier: de la férie

-Samedi 16 janvier : de la férie

Rendez-vous de la semaine

-Mercredi 13 Janvier à 20 h 30 à Montfermeil : soirée de l’UDPP

-Jeudi 14 Janvier à 17 h salle Pierre Lefeuvre : réunion du groupe biblique paroissial

-Jeudi 14 Janvier à 20 h 30 salle Pierre Lefeuvre : réunion de l’Equipe d’Animation Paroissiale

-Vendredi 15 Janvier à 20 h 30 salle Pierre Lefeuvre : réunion des catéchumènes adultes

Le père Frédéric Benoist vous présente ses meilleurs vœux pour l’année 2016. En ce Jubilé de la Miséricorde, en ce jubilé des 50 ans du diocèse de Saint-Denis, que notre communauté rayonne de la joie d’annoncer l’Evangile et chemine humblement à la suite du Seigneur

Nous sommes tous invités à la célébration des vœux, à la proclamation des résultats du Marché de Noël et au partage de la galette le Samedi 16 Janvier à 15 h 30 salle Pierre Lefeuvre (merci de vous inscrire au préalable avec les bulletins dans l’église).

DIMANCHE 10 JANVIER 2016 – BAPTEME DU SEIGNEUR, fête

1 ère lecture (Is 40,1-5.9-11) Psaume (Ps 103,1-4.24.25.27-30) 2 ème lecture (Tt 2,11-14 et 3,4-7)

Evangile (Lc 3,15-16.21-22)

DIMANCHE 17 JANVIER 2016 – 2 ème dimanche du temps ordinaire

1 ère lecture (Is 62,1-5) Psaume (Ps 95,1-3.7-10) 2 ème lecture (Co 12,4-11) Evangile (Jn 2,1-11)

Messe anticipée : samedi à 18 h à Saint-Louis et à 10 h à Notre-Dame

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paroisse du Raincy - dans Feuilles de semaine
29 décembre 2015 2 29 /12 /décembre /2015 14:01

Message de Noël du pape François

Chers frères et sœurs, joyeux Noël !

Christ est né pour nous, exultons en ce jour de notre salut !

Ouvrons nos cœurs pour recevoir la grâce de ce jour, qu’il est lui-même: Jésus est le “ jour ”lumineux qui est apparu à l’horizon de l’humanité. Jour de miséricorde, dans lequel Dieu le Père a révélé à l’humanité son immense tendresse. Jour de lumière qui dissipe les ténèbres de la peur et de l’angoisse. Jour de paix, où il devient possible de se rencontrer, de dialoguer, et surtout de se réconcilier. Jour de joie: une «grande joie» pour les petits et les humbles, et pour tout le peuple (cf. Lc 2, 10).

En ce jour, de la Vierge Marie, est né Jésus, le Sauveur. La crèche nous fait voir le «signe» que Dieu nous a donné: «un nouveau-né emmailloté et couché dans une mangeoire» (Lc 2, 12). Comme les bergers de Bethléem, nous aussi allons voir ce signe, cet événement qui se renouvelle dans l’Église chaque année. Noël est un événement qui se renouvelle dans chaque famille, dans chaque paroisse, dans chaque communauté qui accueille l’amour de Dieu incarné en Jésus Christ. Comme Marie, l’Église montre à tous le «signe» de Dieu: l’Enfant qu’elle a porté dans son sein et a enfanté, mais qui est le Fils du Très-Haut, parce que «il vient de l’Esprit Saint» (Mt 1, 20). C’est pourquoi il est le Sauveur, parce qu’il est l’Agneau de Dieu qui prend sur lui le péché du monde (cf. Jn 1, 29). Avec les bergers, prosternons-nous devant l’Agneau, adorons la Bonté de Dieu faite chair, et laissons des larmes de repentir remplir nos yeux et laver notre cœur. Nous en avons tous besoin.

Lui seul, Lui seul peut nous sauver. Seule la Miséricorde de Dieu peut libérer l’humanité de nombreuses de formes de mal, aux visages monstrueux, que l’égoïsme engendre en elle. La grâce de Dieu peut convertir les cœurs et ouvrir des voies de sortie de situations humainement insolubles.

Là où naît Dieu, naît l’espérance: Lui apporte l’espérance. Là où naît Dieu, naît la paix. Et là où naît la paix, il n’y a plus de place pour la haine et pour la guerre. Pourtant même là où est venu au monde le Fils de Dieu fait chair, des tensions et des violences continuent et la paix reste à don à invoquer et à construire. Qu’Israéliens et Palestiniens puissent reprendre un dialogue direct et arriver à une entente qui permette aux deux peuples de vivre en harmonie, dépassant un conflit qui les a longuement opposés, avec de graves répercussions sur toute la région.

Au Seigneur, nous demandons que l’entente intervenue au sein des Nations Unies parvienne le plus tôt possible à faire taire le vacarme des armes en Syrie et à remédier à la très grave situation humanitaire de la population épuisée. Il est aussi urgent que l’accord sur la Libye obtienne le soutien de tous, afin que soient dépassées les graves divisions et les violences qui affligent le pays. Que l’attention de la Communauté internationale soit unanimement dirigée à faire cesser les atrocités qui, aussi bien dans ces pays qu’en Irak, au Yémen et dans l’Afrique subsaharienne, fauchent encore de nombreuses victimes, causent d’effroyables souffrances et n’épargnent pas non plus le patrimoine historique et culturel de peuples entiers.

Ma pensée va aussi à tous ceux qui ont été touchés par d’atroces actions terroristes, particulièrement par les récents attentats survenus sous les cieux d’Égypte, à Beyrouth, Paris, Bamako et Tunis.

À nos frères, persécutés dans de nombreuses parties du monde à cause de la foi, que l’Enfant-Jésus donne consolation et force. Ce sont nos martyrs d’aujourd’hui.

Nous demandons paix et concorde pour les chères populations de la République démocratique du Congo, du Burundi et du Sud Soudan afin que, par le dialogue, se renforce l’engagement commun pour l’édification de sociétés civiles animées d’un esprit sincère de réconciliation et de compréhension réciproque.

Que Noël apporte aussi une paix véritable à l’Ukraine, offre soulagement à ceux qui subissent les conséquences du conflit et inspire la volonté de porter à leur achèvement les accords pris, pour rétablir la concorde dans le pays tout entier.

Que la joie de ce jour illumine les efforts du peuple colombien pour que, animé par l’espérance, il continue avec ardeur à poursuivre la paix désirée.

Là où naît Dieu, naît l’espérance; et là où naît l’espérance, les personnes retrouvent la dignité. Pourtant, encore aujourd’hui de nombreux hommes et femmes sont privés de leur dignité humaine et, comme l’Enfant-Jésus, souffrent du froid, de la pauvreté et du refus des hommes. Que notre proximité rejoigne aujourd’hui ceux qui sont le plus sans défense, surtout les enfants-soldats, les femmes qui subissent des violences, les victimes de la traite des personnes et du narcotrafic.

Que notre réconfort ne manque pas à tous ceux qui fuient la misère ou la guerre, voyageant dans des conditions trop souvent inhumaines et risquant souvent leur vie. Que soient récompensés avec d’abondantes bénédictions tous ceux qui, simples personnes et États, s’emploient avec générosité à secourir et à accueillir les nombreux migrants et réfugiés, les aidant à construire un avenir digne pour eux et pour leurs proches et à s’intégrer à l’intérieur des sociétés qui les reçoivent.

En ce jour de fête, que le Seigneur redonne espérance à tous ceux qui n’ont pas de travail –et ils sont nombreux -, et soutienne l’engagement de tous ceux qui ont des responsabilités publiques dans le domaine politique et économique pour qu’ils mettent tout en œuvre afin de poursuivre le bien commun et protéger la dignité de toute vie humaine.

Là où naît Dieu, fleurit la miséricorde. Elle est le don le plus précieux que Dieu nous fait, particulièrement en cette année jubilaire, durant laquelle nous sommes appelés à découvrir la tendresse que Notre Père céleste a envers chacun de nous. Que le Seigneur donne particulièrement aux détenus d’expérimenter son amour miséricordieux qui soigne les blessures et vainc le mal.

Et ainsi aujourd’hui ensemble, exultons dans le jour de notre salut. En contemplant la crèche, fixons notre regard sur les bras ouverts de Jésus qui nous montrent l’étreinte miséricordieuse de Dieu, tandis que nous écoutons les vagissements de l’Enfant qui nous susurre: «À cause de mes frères et de mes proches, je dirai: “ Paix sur toi! ”»

AU SERVICE DE DIEU

1 ère lecture (Mi 5,1-4a) Psaume (Ps 79,2-3.15-16.18-19) 2 ème lecture (He 10,5-10) Evangile (Lc 1,39-45)

Les théologiens bibliques ont une vision toute fonctionnelle des astres, même de ceux qui sont apparemment les plus grands, le soleil et la lune, comme nous le lisons dès le premier chapitre du livre de la Genèse.

Les astres sont clairement intégrés à la création qui est l’oeuvre de Dieu, mais qui ne peut être Dieu lui-même. Ils peuvent sans danger symboliser ce qui vient d’au-delà du monde créé, c’est- à-dire : celui qui vient : le Messie. Le prophète Malachie le dit en parlant du Messie :”Pour vous qui craignez mon nom, le soleil de justice brillera avec le salut dans ses rayons.” (Malachie 3. 20)

Zacharie, le père de Jean le Baptiste, reconnaît et professe que ces événements sont commencés :” Grâce à elle, (la bonté de Dieu) nous a visités l’astre levant venu d’en-haut.” (Luc 1. 78-79) L’astre d’en-haut ne saurait tarder à nous visiter pour illuminer ceux qui dorment dans les ténèbres de la mort.

Les mages dont parle saint Matthieu ne se situent pas dans un contexte astrologique. Ils sont dans le contexte biblique. L’expression qu’ils emploient est précise parce que personnalisée :”Nous avons vu se lever son étoile.” (Matthieu 2. 2) et les scribes interprètent bien ainsi leurs paroles.

D’une certaine manière, ces mages païens prennent le relais d’un autre païen, Balaam au temps de la conquête de la Terre Promise :”Je vois, mais non pour maintenant; je l’aperçois, mais non de près : un astre de Jacob devient chef, un sceptre se lève, issu d’Israël”. (Livre des Nombres 24. 16 et 17)

Notre époque et nous-mêmes aussi pourraient s’enfermer dans ces messages astrologiques, ou du moins, fort éloignés de la révélation de Dieu aux hommes. Les mages nous enseignent que c’est dans la Parole de Dieu qu’ils ont reçu la signification de l’étoile. Au milieu des divagations de la pensée de notre temps, regardons cette étoile, la Parole de Dieu, pour que sa faible lumière nous conduise à Celui qui est la lumière du monde.

1ère lecture : « La gloire du Seigneur s’est levée sur toi » (Is 60, 1-6)

Lecture du livre du prophète Isaïe

Debout, Jérusalem, resplendis ! Elle est venue, ta lumière, et la gloire du Seigneur s’est levée sur toi. Voici que les ténèbres couvrent la terre, et la nuée obscure couvre les peuples. Mais sur toi se lève le Seigneur, sur toi sa gloire apparaît. Les nations marcheront vers ta lumière, et les rois, vers la clarté de ton aurore. Lève les yeux alentour, et regarde : tous, ils se rassemblent, ils viennent vers toi ; tes fils reviennent de loin, et tes filles sont portées sur la hanche. Alors tu verras, tu seras radieuse, ton cœur frémira et se dilatera. Les trésors d’au-delà des mers afflueront vers toi, vers toi viendront les richesses des nations. En grand nombre, des chameaux t’envahiront, de jeunes chameaux de Madiane et d’Épha. Tous les gens de Saba viendront, apportant l’or et l’encens ; ils annonceront les exploits du Seigneur. – Parole du Seigneur.

Psaume : Ps 71 (72), 1-2, 7-8, 10-11, 12-13

R/ Toutes les nations, Seigneur, se prosterneront devant toi. (cf. Ps 71,11)

Dieu, donne au roi tes pouvoirs, à ce fils de roi ta justice. Qu’il gouverne ton peuple avec justice, qu’il fasse droit aux malheureux ! En ces jours-là, fleurira la justice, grande paix jusqu’à la fin des lunes ! Qu’il domine de la mer à la mer, et du Fleuve jusqu’au bout de la terre ! Les rois de Tarsis et des Îles apporteront des présents. Les rois de Saba et de Seba feront leur offrande. Tous les rois se prosterneront devant lui, tous les pays le serviront. Il délivrera le pauvre qui appelle et le malheureux sans recours. Il aura souci du faible et du pauvre, du pauvre dont il sauve la vie.

2ème lecture : « Il est maintenant révélé que les nations sont associées au même héritage, au partage de la même promesse » (Ep 3, 2-3a.5-6)

Lecture de la lettre de saint Paul apôtre aux Éphésiens

Frères, vous avez appris, je pense, en quoi consiste la grâce que Dieu m’a donnée pour vous : par révélation, il m’a fait connaître le mystère. Ce mystère n’avait pas été porté à la connaissance des hommes des générations passées, comme il a été révélé maintenant à ses saints Apôtres et aux prophètes, dans l’Esprit. Ce mystère, c’est que toutes les nations sont associées au même héritage, au même corps, au partage de la même promesse, dans le Christ Jésus, par l’annonce de l’Évangile. – Parole du Seigneur.

Evangile : Nous sommes venus d’Orient adorer le roi (Mt 2, 1-12)

Acclamation : Alléluia. Alléluia. Nous avons vu son étoile à l’orient, et nous sommes venus adorer le Seigneur. Alléluia. (cf. Mt 2, 2)

Évangile de Jésus Christ selon saint Matthieu

Jésus était né à Bethléem en Judée, au temps du roi Hérode le Grand. Or, voici que des mages venus d’Orient arrivèrent à Jérusalem et demandèrent : « Où est le roi des Juifs qui vient de naître ? Nous avons vu son étoile à l’orient et nous sommes venus nous prosterner devant lui. » En apprenant cela, le roi Hérode fut bouleversé, et tout Jérusalem avec lui. Il réunit tous les grands prêtres et les scribes du peuple, pour leur demander où devait naître le Christ. Ils lui répondirent : « À Bethléem en Judée, car voici ce qui est écrit par le prophète : Et toi, Bethléem, terre de Juda, tu n’es certes pas le dernier parmi les chefs-lieux de Juda, car de toi sortira un chef, qui sera le berger de mon peuple Israël. » Alors Hérode convoqua les mages en secret pour leur faire préciser à quelle date l’étoile était apparue ; puis il les envoya à Bethléem, en leur disant : « Allez vous renseigner avec précision sur l’enfant. Et quand vous l’aurez trouvé, venez me l’annoncer pour que j’aille, moi aussi, me prosterner devant lui. » Après avoir entendu le roi, ils partirent. Et voici que l’étoile qu’ils avaient vue à l’orient les précédait, jusqu’à ce qu’elle vienne s’arrêter au-dessus de l’endroit où se trouvait l’enfant. Quand ils virent l’étoile, ils se réjouirent d’une très grande joie. Ils entrèrent dans la maison, ils virent l’enfant avec Marie sa mère ; et, tombant à ses pieds, ils se prosternèrent devant lui. Ils ouvrirent leurs coffrets, et lui offrirent leurs présents : de l’or, de l’encens et de la myrrhe. Mais, avertis en songe de ne pas retourner chez Hérode, ils regagnèrent leur pays par un autre chemin. – Acclamons la Parole de Dieu.

CALENDRIER

  • Messe tous les jours à 9 h avec l’office des Laudes

  • Tous les samedis matin de 10 h 30 à 12 h 15 un prêtre se tient dans l’église Notre-Dame pour accueillir une démarche du sacrement de réconciliation

  • Adoration du Saint-Sacrement tous les samedis de 9 h 30 à 12 h à la crypte

-Lundi 4 janvier : Saint-Denis

-Mardi 5 janvier : de la férie

-Mercredi 6 janvier : de la férie

-Jeudi 7 janvier : de la férie

-Vendredi 8 janvier : de la férie

-Samedi 9 janvier : de la férie

Rendez-vous de la semaine

-Jeudi 7 Janvier à 20 h 30 salle Pierre Lefeuvre : réunion des parents de la catéchèse de CM1

-Jeudi 7 Janvier à 20 h 30 salle Pierre Lefeuvre : réunion du groupe biblique œcuménique

-Vendredi 8 janvier à 14 h 30 au presbytère : réunion du comité de rédaction du Messager

-Vendredi 8 Janvier à 20 h 30 salle Pierre Lefeuvre : réunion des parents de la catéchèse de CM2

-Samedi 9 Janvier : sortie du groupe des lycéens et visite de la Cathédrale de Saint -Denis

-Samedi 9 janvier à 18 h salle Pierre Lefeuvre : réunion du groupe des 4 èmes-3 èmes

-Dimanche 10 Janvier : messe en présence des enfants de la catéchèse de Cm1 et de CM2

Le père Frédéric Benoist vous présente ses meilleurs vœux pour l’année 2016. En ce Jubilé de la Miséricorde, en ce jubilé des 50 ans du diocèse de Saint-Denis, que notre communauté rayonne de la joie d’annoncer l’Evangile et chemine humblement à la suite du Seigneur.

Nous sommes tous invités à la célébration des vœux, à la proclamation des résultats du Marché de Noël et au partage de la galette le Samedi 16 Janvier à 15 h 30 salle Pierre Lefeuvre (merci de vous inscrire au préalable avec les bulletins dans l’église).

DIMANCHE 3 JANVIER 2016 – EPIPHANIE DU SEIGNEUR

1 ère lecture (Is 60,1-6) Psaume (Ps 71,1-2.7-8.10-13) 2 ème lecture (Ep 3,2-3a.5-6) Evangile (Mt 2,1-12)

QUETE POUR LES EGLISES D’AFRIQUE

DIMANCHE 10 JANVIER 2016 – BAPTEME DU SEIGNEUR, fête

1 ère lecture (Is 40,1-5.9-11) Psaume (Ps 103,1-4.24.25.27-30) 2 ème lecture (Tt 2,11-14 et 3,4-7)

Evangile (Lc 3,15-16.21-22)

Messe anticipée : samedi à 18 h à Saint-Louis et à 10 h à Notre-Dame

Célébration du baptême de Tristan MARTINS

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