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21 novembre 2016 1 21 /11 /novembre /2016 16:51

Le pape exhorte les plus pauvres à être artisans de paix

 

Jubilé des personnes en grande précarité à Rome du 11 au 13 Novembre

 

Merci à Christian et Robert. Merci à vous tous. D’être venus ici, nous rencontrer, de me rencontrer, de prier pour moi. Comme l’a dit le Cardinal [Barbarin], vos mains sur ma tête me donnent la force de poursuivre ma mission, dans la prière de l’imposition des mains. Merci beaucoup. J’ai pris note de quelques paroles des deux témoignages ; et après les avoir données, il y aura ensuite des gestes.

 

Robert a dit qu’en tant qu’êtres humains nous ne sommes pas différents des grands de ce monde. Nous avons nos passions et nos rêves que nous cherchons à poursuivre pas à pas. La passion et le rêve : deux mots qui peuvent aider. La passion qui parfois nous fait souffrir, nous tend des pièges, internes et externes ; la passion de la maladie… Les mille passions. Mais aussi se passionner soi même pour aller de l’avant la bonne passion et cette passion nous amène à rêver.

 

Selon moi, un homme ou une femme sont pauvres, mais d’une pauvreté différente de la vôtre, quand cette homme ou cette femme perdent la capacité de rêver, perdent la capacité de développer une passion. Ne vous arrêtez pas de rêver ! Le rêve d’un pauvre, d’un de ceux qui n’ont pas de toit, quel sera t-il ? Je ne sais pas, mais rêvez. Vous rêviez de pouvoir un jour venir à Rome, et le rêve s’est réalisé. Rêvez qu’on peut changer le monde, et ceci est une graine qui naît dans votre cœur.

 

Un de ceux qui ont parlé au début Etienne Villemain se rappelait d’une de mes paroles que j’utilise souvent : la pauvreté est au cœur de l’Évangile. Seul celui qui sent qu’il lui manque quelque chose, regarde vers le haut et rêve ; celui qui a tout ne peut pas rêver ! Les gens, les simples, suivaient Jésus parce qu’ils rêvaient qu’Il les guériraient, leur ferait du bien et ils le suivaient et Lui les libérait. Des hommes et des femmes avec des passions et des rêves. Ceci est la première chose que je voulais vous dire. Enseignez à nous tous, qui avons un toit, de la nourriture et des médicaments, enseignez-nous à ne pas être satisfaits. Avec vos rêves, enseignez-nous à rêver, enseignez-nous à rêver à partir de l’Évangile, là où vous êtes, au cœur de l’Évangile.

 

Une deuxième parole, qui n’a pas été dite, mais qui était dans l’état d’esprit de ceux qui ont parlé et dans le vôtre, qui est venue dans mon cœur, quand Robert a dit dans sa langue : [en français] « Et la vie devient si belle ! » Qu’est-ce que cela veut dire ? Que la vie devient belle pour nous, que nous réussissons à la trouver belle même dans les pires situations dans lesquelles vous vivez. Ceci signifie dignité : c’est le mot qui m’est venu. La capacité de trouver la beauté jusque dans les choses les plus tristes et les plus douloureuses, seul un homme ou une femme qui a la dignité peut l’avoir. Pauvres oui, misérables non ! Cette dignité qu’eut Jésus, qui est né pauvre, qui a vécu pauvre ; la même dignité qu’a la Parole de l’Évangile ; la même dignité qu’a un homme ou une femme qui vit de son travail. Pauvres oui, dominés non ! Exploités non !

 

Je sais que bien des fois vous avez rencontré des personnes qui voulaient exploiter votre pauvreté, qui voulaient l’utiliser ; mais je sais aussi que ce sentiment de voir que la vie est belle, ce sentiment, cette dignité vous a empêché de devenir esclaves. Pauvre oui, esclaves non ! La pauvreté est au cœur de l’Évangile, pour être vécue. L’esclavage n’est pas là dans l’Évangile pour être vécu, mais pour être libéré !

 

Robert disait que pour chacun d’entre vous, la vie, parfois, très souvent, se fait difficile. Il a dit dans sa langue : [en français] « pour beaucoup d’autres, la vie a été beaucoup plus difficile que pour moi même ». Pour beaucoup d’autres nous voyons que la vie a été plus difficile que pour moi même ; nous trouvons toujours quelqu’un de plus pauvre que nous. Cela aussi donne la dignité : savoir être solidaires, savoir s’aider, savoir donner la main à qui est en train de souffrir plus que moi. La capacité d’être solidaire est un des fruits que nous donne la pauvreté. Quand il y a beaucoup de richesses, on oublie d’être solidaire, parce qu’on s’est habitué au fait qu’on ne manque de rien ! Quand la pauvreté te porte parfois à souffrir, elle te rend solidaire et te fait tendre la main à celui qui vit dans une situation plus difficile que la tienne. Merci pour cet exemple que vous donnez. Enseignez la solidarité au monde !

L’insistance du témoignage de Christian sur le mot « paix » m’a interpellé. Une phrase qui ici parlait de sa paix intérieure : [en frança is] « J’ai trouvé la paix du Christ que j’ai cherchée ». …. Ensuite il parle de la paix et de la joie qu’il a trouvées quand il a commencé à faire partie de la chorale de Nantes. Et à la fin, il m’a adressé un appel. Il m’a dit : [en français] « vous qui connaissez le problème de la paix dans le monde, je Vous demande de continuer votre action en faveur de la paix ». La plus grande pauvreté, c’est la guerre. Et la pauvreté qui détruit. Écouter cela de la bouche d’un homme qui a souffert de la pauvreté matérielle, pauvreté de santé, c’est un appel à travailler pour la paix. La paix qui pour nous chrétiens a commencé dans une étable d’une famille marginalisée ; la paix que Dieu veut pour chacun de ses enfants. Et vous, en partant de votre pauvreté, de votre situation, vous êtes, vous pouvez être constructeurs de paix. Les guerres se font entre riches, pour avoir plus, posséder plus de territoire, plus de pouvoir, plus d’argent… C’est très triste quand on arrive à se faire la guerre entre pauvres, parce que c’est une chose rare : les pauvres sont, par leur propre pauvreté, plus enclins à être artisans de paix. Faites la paix ! Créez la paix ! Donnez des exemples de paix ! Nous avons besoin de paix dans le monde. Nous avons besoin de la paix dans l’Église ; toutes les Églises ont besoin de paix ; toutes les religions ont besoin de croître dans la paix, parce que toutes les religions sont messagères de paix ; mais elles doivent cependant croître dans la paix. Aidez chacun dans sa propre religion. Cette paix qui vient de la souffrance, du cœur, cherchant cette harmonie qui te donne la dignité.

 

Je vous remercie d’être venus me voir. Je vous remercie pour les témoignages. Je vous demande de m’excuser si j’ai pu parfois offenser avec mes paroles ou pour ne pas avoir dit les choses que j’aurais dû dire. Je vous demande pardon au nom des chrétiens qui ne lisent pas les Évangiles en y trouvant la pauvreté au centre. Je vous demande pardon pour toutes les fois où nous chrétiens, devant une personne pauvre ou une situation de pauvreté, nous regardons de l’autre côté. Pardon. Votre pardon pour les hommes et les femmes d’Église qui ne veulent pas vous regarder ou n’ont pas voulu vous regarder, c’est de l’eau bénite pour nous ; c’est le grand nettoyage pour nous ; c’est nous aider à croire à nouveau que le cœur de l’Évangile c’est la pauvreté comme grand message, et que nous les catholiques, les chrétiens, tous nous devons former une Église pauvre pour les pauvres ; et que chaque homme et chaque femme, quelle que soit sa religion, doit voir en chaque pauvre le message de Dieu qui se fait proche et se fait pauvre pour nous accompagner dans la vie.

 

Que Dieu bénisse chacun d’entre vous. Je veux faire une prière pour vous, maintenant. Vous restez assis, comme vous l’êtes, et je ferai la prière.

 

Dieu, Père de nous tous, de chacun de tes fils, je te demande de nous donner la force, de nous donner la joie, de nous enseigner à regarder de l’avant, de nous enseigner à être solidaires parce que nous sommes frères et de nous aider à défendre notre dignité.

 

Tu es le Père de chacun d’entre nous. Bénis nous, ô Père. Amen.

Fête du Christ Roi

1 ère lecture (2 S 5, 1-3) Psaume (Ps 121,1-7) 2 ème lecture (Col 1,12-20) Evangile (Lc 23,35-43)

 

Les lectures de cette fête sont apparemment disparates, les unes par rapport aux autres. Il est question de la royauté terrestre de David, ancêtre du Christ. Saint Paul chante, en quelques mots, la plénitude du Fils, icône du Dieu invisible, créateur, subsistance de tout être, tête de l’Eglise, réconciliation. L’Evangile nous relate ce qui entoure le moment unique de notre salut, “la paix par le sang de la croix.” Il est un fil conducteur que la liturgie nous révèle ainsi : l’œuvre souveraine du Christ, c’est la réconciliation, comme David réconcilia les tribus du Peuple de Dieu. C’est l’ouverture du Royaume à tous ceux qui, d’une manière ou d’une autre, reçoivent la grâce du Christ et y répondent.

 

Comme nous voyons les tribus venir autour de David pour être l’artisan d’un unique royaume, saint Luc nous présente ceux qui viennent au pied de la croix et, parmi eux, ceux qui appartiennent au Peuple de Dieu, pharisiens, scribes, docteurs de la Loi.

 

L’évangéliste de la miséricorde évite de le “charger” :”Il restait là à regarder”. Les chefs religieux ricanent et les soldats païens se moquent, désignant Jésus par des mots qui ont un sens pour eux : “Messie” pour les Juifs, “Roi” pour les Romains. Et les deux condamnés à mort qui entourent le Christ nous éclairent et sont bien de notre race. Il en est qui rejettent parce qu’ils attendent tout de Dieu. Les soldats disaient “Sauve-toi toi-même”, le malfaiteur reprend “Sauve-toi toi-même” en ajoutant “Et nous avec”. L’autre confesse sa faute, et se place dans la vérité qui est “la crainte de Dieu”. Il prononce des paroles inattendues “quand tu viendras inaugurer ton règne, ton pouvoir.” Et Jésus, la Sauveur, lui ouvre le Paradis.

 

La liturgie chaldéenne exprime magnifiquement cela dans l’office du Vendredi-Saint. Devant l’autel, un ange est là qui en barre l’accès comme au jardin du paradis (en grec ce mot signifie jardin de verdure, planté d’arbres merveilleux, à l’ombre desquels se trouve la fraîcheur.). Du fond de l’église arrive le malfaiteur. L’ange refuse qu’il avance. Quand le bon larron, lui déclare : “C’est le malfaiteur qui était avec moi qui m’a dit d’entrer au paradis”, l’ange refuse d’abord, que vaut la parole d’un malfaiteur à une autre malfaiteur. Puis quand il entend parler de la croix, il abaisse sa lance :”Entre, ô bon larron, la porte est ouverte à ta race”.

 

Saint Luc rapporte les paroles du Christ, sans doute parce qu’elles ont été entendues par ces femmes qui se trouvaient là, attentives au message, accompagnant et servant le Seigneur depuis le début de sa vie publique. Le fait est affirmé et nulle explication n’est donnée sur le mécanisme de cette rédemption. “Pourquoi le sang du Christ ?” La foi porte sur les faits, car en eux réside le salut.

Quant à nous, notre attitude doit être celle que nous dicte la richesse divine que nous avons reçue par le Fils : “Rendez grâce à Dieu le Père !”

1ère lecture : « Ils donnèrent l’onction à David pour le faire roi sur Israël »

Lecture du deuxième livre de Samuel

En ces jours-là, toutes les tribus d’Israël vinrent trouver David à Hébron et lui dirent : « Vois ! Nous sommes de tes os et de ta chair. Dans le passé déjà, quand Saül était notre roi, c’est toi qui menais Israël en campagne et le ramenais, et le Seigneur t’a dit : ‘Tu seras le berger d’Israël mon peuple, tu seras le chef d’Israël.’ » Ainsi, tous les anciens d’Israël vinrent trouver le roi à Hébron. Le roi David fit alliance avec eux, à Hébron, devant le Seigneur. Ils donnèrent l’onction à David pour le faire roi sur Israël. Parole du Seigneur.

 

Psaume :

 

R/ Dans la joie, nous irons à la maison du Seigneur.

Quelle joie quand on m’a dit : « Nous irons à la maison du Seigneur ! » Maintenant notre marche prend fin devant tes portes, Jérusalem ! Jérusalem, te voici dans tes murs : ville où tout ensemble ne fait qu’un ! C’est là que montent les tribus, les tribus du Seigneur, là qu’Israël doit rendre grâce au nom du Seigneur. C’est là le siège du droit, le siège de la maison de David. Appelez le bonheur sur Jérusalem : « Paix à ceux qui t’aiment ! »

 

2ème lecture : « Dieu nous a placés dans le Royaume de son Fils bien-aimé »

 

Lecture de la lettre de saint Paul apôtre aux Colossiens

Frères, rendez grâce à Dieu le Père, qui vous a rendus capables d’avoir part à l’héritage des saints, dans la lumière. Nous arrachant au pouvoir des ténèbres, il nous a placés dans le Royaume de son Fils bien-aimé : en lui nous avons la rédemption, le pardon des péchés. Il est l’image du Dieu invisible, le premier-né, avant toute créature : en lui, tout fut créé, dans le ciel et sur la terre. Les êtres visibles et invisibles, Puissances, Principautés, Souverainetés, Dominations, tout est créé par lui et pour lui. Il est avant toute chose, et tout subsiste en lui. Il est aussi la tête du corps, la tête de l’Église : c’est lui le commencement, le premier-né d’entre les morts, afin qu’il ait en tout la primauté. Car Dieu a jugé bon qu’habite en lui toute plénitude et que tout, par le Christ, lui soit enfin réconcilié, faisant la paix par le sang de sa Croix, la paix pour tous les êtres sur la terre et dans le ciel. Parole du Seigneur.

 

Evangile : « Jésus, souviens-toi de moi quand tu viendras dans ton Royaume »

Acclamation : Alléluia. Alléluia. Béni soit celui qui vient au nom du Seigneur. Béni soit le Règne qui vient, celui de David notre père. Alléluia.

Évangile de Jésus-Christ selon saint Luc

En ce temps-, on venait de crucifier Jésus, et le peuple restait là à observer. Les chefs tournaient Jésus en dérision et disaient : « Il en a sauvé d’autres : qu’il se sauve lui-même, s’il est le Messie de Dieu, l’Élu ! » Les soldats aussi se moquaient de lui ; s’approchant, ils lui présentaient de la boisson vinaigrée, en disant : « Si tu es le roi des Juifs, sauve-toi toi-même ! » Il y avait aussi une inscription au-dessus de lui : « Celui-ci est le roi des Juifs. » L’un des malfaiteurs suspendus en croix l’injuriait : « N’es-tu pas le Christ ? Sauve-toi toi-même, et nous aussi ! » Mais l’autre lui fit de vifs reproches : « Tu ne crains donc pas Dieu ! Tu es pourtant un condamné, toi aussi ! Et puis, pour nous, c’est juste : après ce que nous avons fait, nous avons ce que nous méritons. Mais lui, il n’a rien fait de mal. » Et il disait : « Jésus, souviens-toi de moi quand tu viendras dans ton Royaume. » Jésus lui déclara : « Amen, je te le dis : aujourd’hui, avec moi, tu seras dans le Paradis. » Acclamons la Parole de Dieu.

CALENDRIER

 

  • Messe tous les jours à 9 h avec l’office des Laudes

  • Tous les samedis matin de 10 h 30 à 12 h 15 un prêtre se tient dans l’église Notre-Dame pour accueillir une démarche du sacrement de réconciliation

  • Adoration du Saint-Sacrement tous les samedis de 9 h 30 à 12 h à la crypte

 

 20 novembre : Journée nationale du Secours Catholique

Quête à la sortie de chaque messe

 

 

-Lundi 21 novembre : Présentation de la Vierge Marie, mémoire

-Mardi 22 novembre : Sainte Cécile

-Mercredi 23 novembre : De la férie

-Jeudi 24 novembre : Les martyrs du Vietnam

-Vendredi 25 novembre : De la férie

-Samedi 26 novembre : De la férie

 

 

Rendez-vous de la semaine

 

-Mardi 22 novembre à 20 h 30 à Villemomble : réunion des animateurs de la préparation au mariage

-Mercredi 23 novembre à 20 h 30 salle Pierre Lefeuvre : réunion de l’Equipe d’Animation Paroissiale

-Samedi 26 Novembre à 16 h salle Pierre Lefeuvre : réunion des parents de 3-7 ans demandant le baptême de leur enfant

 

 

 

Dimanche 27 Novembre à 12 h : rencontre des jeunes couples salle Pierre Lefeuvre

 

 

Nous vous attendons pour un temps de convivialité à partager le week-end du samedi 10 et dimanche 11 décembre au Marché de Noël de la paroisse où de nombreux stands vous attendent pour les fêtes de fin d’année. Nous lançons un appel aux bonnes volontés pour la confection de gâteaux et confitures maison à vendre à cette occasion. Vous pouvez aussi apporter des fruits et nous nous chargerons de la réalisation des confitures.

 

 

DIMANCHE 20 NOVEMBRE 2016 Christ, Roi de l’Univers, Solennité

1 ère lecture (2 S 5, 1-3) Psaume (Ps 121,1-7) 2 ème lecture (Col 1,12-20) Evangile (Lc 23,35-43)

 

DIMANCHE 27 NOVEMBRE 2016 Premier dimanche de l’Avent

1 ère lecture (Is 1,1-5) Psaume (PS 121,3-4ab,4cd,6-7,8-9) 2 ème lecture (Rm 13,11-14a) Evangile (Mt 24,37-44)

Messe anticipée : samedi à 18 h à Saint-Louis - Dimanche à 10 h 30 à Notre-Dame

Messe de 10 h 30 animée par les enfants de la catéchèse

QUETE POUR LES CHANTIERS DU CARDINAL

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