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27 novembre 2016 7 27 /11 /novembre /2016 18:35

L’Année de la miséricorde, une « respiration » pour l’Eglise : Réflexion de Mgr Fisichella dans L’Osservatore Romano

 

L’Année sainte de la miséricorde « a permis aux chrétiens de prendre une grande respiration », affirme Mgr Rino Fisichella deux jours après sa clôture, le 22 novembre 2016. Dans un entretien à L’Osservatore Romano, le président du Conseil pontifical pour la promotion de la nouvelle évangélisation fait aussi une mise au point sur la mesure du pape accordant à tous les prêtres la faculté d’absoudre l’avortement.

« N’oublions pas que l’Église est souvent apparue plus comme une ‘marâtre’ que comme une mère, fait observer Mgr Fisichella. Et elle est plus apparue avec en main le Code de droit canonique qu’avec l’Évangile ». C’est pourquoi le Jubilé accueilli « comme un vent de printemps », « a permis aux chrétiens de prendre une grande respiration » L’archevêque évoque la Lettre apostolique de conclusion de l’année, Misericordia et misera : « Le pape insiste beaucoup sur le caractère social de la miséricorde. (…) Il y a des points très intéressants dans lesquels le pape offre des exemples sur la façon d’interpréter les œuvres de miséricorde corporelle et spirituelle. Il explique ce que veut dire aujourd’hui vêtir ceux qui sont nus et explique que la nudité est, de fait, un manque de dignité ». « Les chrétiens ont la tâche de construire une ville fiable, ajoute-t-il. Les œuvres de charité, c’est cela : la contribution que les chrétiens donnent, pour que la ville soit vivable et fiable ».

 

De toutes les périphéries existentielles

 

Parmi les nouveautés du document du pape, outre l’initiative l’institutionnalisation des « Vingt-quatre heures pour le Seigneur » et la « fête de la Parole de Dieu », Mgr Fisichella évoque l’introduction de la « Journée mondiale des pauvres » : « Aujourd’hui, fait-il observer, nous pensons que les seuls pauvres sont ceux qui sont dans la rue. Alors que le concept des pauvres dans l’Écriture sainte et dans notre histoire est multiple. Les pauvres sont, en un mot, ces périphéries existentielles dont parle le pape ». La Journée a donc pour but de « rappeler à l’Église qu’au moins pendant un jour les yeux de tous doivent être sur les pauvres ». Mgr Fisichella évoque aussi les vendredis de la miséricorde, où le pape accomplissait un signe jubilaire une fois par mois : « Le pape est allé à la recherche des personnes qui, aujourd’hui, représentent les nouveaux pauvres. (…) Son affabilité et sa proximité envers tous sans distinction sont un des signes du jubilé que je porte en moi ». Avec Misericordia et misera, « le pape François nous fournit beaucoup de suggestions pour une vie pastorale qui soit le plus possible active et tournée vers la lumière de la miséricorde ». En ce sens « la lettre apostolique est un engagement concret pour l’Église et pour tous les chrétiens à se retrousser les manches pour assumer un style de vie plus évangélique ».

 

La joie du fils qui rentre à la maison

 

Mgr Fisichella revient longuement sur la mesure du pape accordant à tous les prêtres la faculté d’absoudre du péché d’avortement : « cela frappe profondément même l’opinion publique, parce qu’ici, nous touchons du doigt ce que signifie réellement la gravité du péché, à savoir mettre fin à une vie humaine (…). Le pape redit de toute sa force qu’il s’agit d’un péché grave. Toutefois, même le péché le plus grave ne peut pas et ne doit pas ôter la possibilité de la réconciliation avec Dieu ». Par cette décision, « le pape est en pleine continuité avec l’enseignement de ses prédécesseurs et dans la pleine tradition de la doctrine de l’Église », affirme-t-il : « Une personne qui veut confesser le péché d’avortement et qui va voir un prêtre vient déjà d’un long cheminement qui l’a portée à reconnaître le mal accompli, mais surtout à exprimer la souffrance qu’elle porte en elle. C’est comme si le pape voulait rendre, par la caresse de Dieu, la joie d’avoir retrouvé une personne qui a fait une erreur, le fils qui retourne à la maison ». « N’oublions pas, précise Mgr Fisichella, que ce ne sont pas seulement les femmes qui commettent ce péché (…). Les médecins, les proches, les infirmiers, ceux qui les conseillent, sont tous impliqués dans ce péché, mais ils peuvent tous également être embrassés par la miséricorde de Dieu s’ils reviennent à lui repentis et surtout s’ils sont capables de reconnaître le mal objectif réalisé ».

 

 

 

1 ère lecture (Is 1,1-5) Psaume (Ps 121,3-4ab,4cd,6-7,8-9) 2 ème lecture (Rm 13,11-14a) Evangile (Mt 24,37-44)

 

 

Veillez, c’est le temps de l’Avent, reviennent à notre pensée les oracles du prophète Isaïe qui annoncent une ère nouvelle: « de leurs épées, ils forgeront des socs de charrues. » « le loup habitera avec l’agneau. » « alors s’ouvriront les yeux des aveugles. » Car cela aujourd’hui ne nous renvoie ni à une vision féerique ni à une part de rêve qui serait une fausse espérance. La culture de notre temps se veut beaucoup plus réaliste que ces affirmations du prophète. Le féerique que l’on voit sur les écrans de TV, n’est qu’une imagination. Noël, de nos jours, ne chante plus guère l’espérance. C’est parfois un grand rendez-vous du clinquant, enrobé de sensiblerie. Les vitrines de nos magasins en sont parfois le reflet. L’Eglise est-elle à côté de son siècle ? Nous berce-t-elle d’illusions en nous donnant à entendre des prophéties de bonheur quand meurent de froid des sans-logis, quand on voit tant de conflits et de guerres partout dans le monde ? Si nous lisons, sur le fond, le message que l’Eglise nous donne à vivre, nous serons vite convaincus qu’elle ne rêve pas en nous faisant entendre Isaïe. Car il est aussi des lieux et des hommes qui vivent l’amour de Dieu, qui forgent des charrues avec les épées, où le loup demeure en paix avec l’agneau, où les yeux s’ouvrent à la lumière.

« Montons vers la montagne du Seigneur… il nous enseignera ses chemins et nous suivrons ses sentiers. » Montons vers le Seigneur » en cette attente des jours nouveaux. Jérusalem est la fondation de la paix ! C’est ce que signifie ce nom géographique, Jérusalem qui devrait être une terre de paix…. Nous avons commencé de chanter le psaume 121 dimanche dernier pour la fête du Christ Roi, descendant de David, qui avait fixé à Jérusalem sa capitale pour en faire « la fondation de la paix. » Le psaume 121 est l’un des chants des pèlerins qui sont montés sur la montagne sainte pour rendre grâce. 

 

Car, dans la perspective biblique, Jérusalem n’est pas une capitale comme les autres. Elle n’a pas été faite pour dominer, mais pour unir le royaume du nord (Israël) et le royaume du sud (Juda). Ce qui en fait le prix, c’est le temple, « la maison du Seigneur notre Dieu », le Dieu de l’Alliance dont l’arche se trouve au cœur de la Cité. Jérusalem est tout à la fois une direction de marche pour le pèlerin, un symbole d’unité entre les habitants et les pèlerins, une ouverture sur le Tout-Autre auquel on rend grâce, une exigence par le droit qui découle de la Loi qui y est conservée. « Ville où tout ensemble ne fait qu’un. C’est là que montent les tribus du Seigneur. C’est là qu’Israël doit rendre grâce au nom du Seigneur. C’est là le siège du droit, le siège de la maison de David. » Le Christ Jésus est là tout entier. Il est plus que Jérusalem et le Temple. Il est alliance divine et unité des hommes, eucharistie et joie, paix et justice miséricordieuse.

 

La prophétie d’Isaïe comme le psaume élargissent l’horizon. Les nations (c’est-à-dire les païens) affluent elles aussi. « Il sera le juge des nations, l’arbitre de la multitude des peuples. » Dès ce premier dimanche du temps de l’Avent, l’Eglise nous met dans la perspective de l’Epiphanie (Isaïe 60 : »Les nations marcheront vers la lumière. ») L’Eglise réaffirme donc, dès le début du nouveau cycle liturgique, ce qui lui tient à cœur et qui l’anime dans sa marche au long des temps : la paix pour tous les hommes, au-delà de ses limites actuelles. Et l’Eglise, comme Isaïe, n’entend pas dissoudre l’originalité de la Révélation en un universalisme monotone. Le Pape François nous rappelle que l’Evangile doit s’incruster et s’épanouir en chaque culture et devenir ainsi l’artisan de l’unité dans cette diversité d’Asie, d’Afrique ou d’Amérique.

 

Est-il alors absurde d’espérer que les nations marchent « à la lumière du Seigneur » alors que grandissent l’athéisme pratique ou le fanatisme tout humain ? Quelle est la lumière du Seigneur qui doit éclairer tout homme en ce monde (Jean 1. 9) ? C’est le Seigneur lui-même ! il est proche ! il vient ! L’Avent nous le dit. Ce temps doit être pour chacun de nous un moment de reprise spirituelle, une espérance ardente dans le Christ, car Dieu se refuse à désespérer de l’homme. Cette reprise permet tout ensemble un recentrement sur le Christ qui accomplit les promesses et la vocation du peuple de Dieu, en même temps qu’un élargissement qui se vit dans les familles et toutes les familles, car le Dieu en son Fils, le Christ est venu pour le monde.

1ère lecture : Le Seigneur rassemble toutes les nations dans la paix éternelle du royaume de Dieu

 

Lecture du livre du prophète Isaïe

Parole d’Isaïe, ce qu’il a vu au sujet de Juda et de Jérusalem. Il arrivera dans les derniers jours que la montagne de la maison du Seigneur se tiendra plus haut que les monts, s’élèvera au-dessus des collines. Vers elle afflueront toutes les nations et viendront des peuples nombreux. Ils diront : « Venez ! Montons à la montagne du Seigneur, à la maison du Dieu de Jacob ! Qu’il nous enseigne ses chemins, et nous irons par ses sentiers. » Oui, la loi sortira de Sion, et de Jérusalem, la parole du Seigneur. Il sera juge entre les nations et l’arbitre de peuples nombreux. De leurs épées, ils forgeront des socs, et de leurs lances, des faucilles. Jamais nation contre nation ne lèvera l’épée ; ils n’apprendront plus la guerre. Venez, maison de Jacob ! Marchons à la lumière du Seigneur. Parole du Seigneur.

 

Psaume :

R/ Dans la joie, nous irons à la maison du Seigneur.

Quelle joie quand on m’a dit : « Nous irons à la maison du Seigneur ! » Maintenant notre marche prend fin devant tes portes, Jérusalem !

 

Jérusalem, te voici dans tes murs : ville où tout ensemble ne fait qu’un ! C’est là que montent les tribus, les tribus du Seigneur. C’est là qu’Israël doit rendre grâce au nom du Seigneur. C’est là le siège du droit, le siège de la maison de David. Appelez le bonheur sur Jérusalem : « Paix à ceux qui t’aiment ! Que la paix règne dans tes murs, le bonheur dans tes palais ! » À cause de mes frères et de mes proches, je dirai : « Paix sur toi ! » À cause de la maison du Seigneur notre Dieu, je désire ton bien.

 

2ème lecture : « Le salut est plus près de nous »

Lecture de la lettre de saint Paul Apôtre aux Romains

Frères, vous le savez : c’est le moment, l’heure est déjà venue de sortir de votre sommeil. Car le salut est plus près de nous maintenant qu’à l’époque où nous sommes devenus croyants. La nuit est bientôt finie, le jour est tout proche. Rejetons les œuvres des ténèbres, revêtons-nous des armes de la lumière. Conduisons-nous honnêtement, comme on le fait en plein jour, sans orgies ni beuveries, sans luxure ni débauches, sans rivalité ni jalousie, mais revêtez-vous du Seigneur Jésus Christ. Parole du Seigneur.

 

 

Evangile : Veillez pour être prêts

Acclamation : Alléluia. Alléluia. Fais-nous voir, Seigneur, ton amour, et donne-nous ton salut. Alléluia.

 

Évangile de Jésus-Christ selon saint Matthieu

 

En ce temps-là, Jésus disait à ses disciples : « Comme il en fut aux jours de Noé, ainsi en sera-t-il lors de la venue du Fils de l’homme. En ces jours-là, avant le déluge, on mangeait et on buvait, on prenait femme et on prenait mari, jusqu’au jour où Noé entra dans l’arche ; les gens ne se sont doutés de rien, jusqu’à ce que survienne le déluge qui les a tous engloutis : telle sera aussi la venue du Fils de l’homme. Alors deux hommes seront aux champs : l’un sera pris, l’autre laissé. Deux femmes seront au moulin en train de moudre : l’une sera prise, l’autre laissée. Veillez donc, car vous ne savez pas quel jour votre Seigneur vient. Comprenez-le bien : si le maître de maison avait su à quelle heure de la nuit le voleur viendrait, il aurait veillé et n’aurait pas laissé percer le mur de sa maison. Tenez-vous donc prêts, vous aussi : c’est à l’heure où vous n’y penserez pas que le Fils de l’homme viendra. » Acclamons la Parole de 

CALENDRIER

 

  • Messe tous les jours à 9 h avec l’office des Laudes

  • Tous les samedis matin de 10 h 30 à 12 h 15 un prêtre se tient dans l’église Notre-Dame pour accueillir une démarche du sacrement de réconciliation

  • Adoration du Saint-Sacrement tous les samedis de 9 h 30 à 12 h à la crypte

 

Rendez-vous de la semaine

 

-Jeudi 1 er décembre à 20 h : réunion de l’équipe de préparation aux baptêmes des petits enfants

-Vendredi 2 décembre à 20 h 30 : réunion des catéchumènes adultes

-Vendredi 2 Décembre à 20 h 30 salle Pierre Lefeuvre : rencontre des catéchumènes adultes et de leurs accompagnateurs

Samedi 3 Décembre de 10 h à 12 h en l’église Notre-Dame : célébration de réconciliation des enfants de la catéchèse de CM2-6 ème 5 ème

 

Nous vous attendons pour un temps de convivialité à partager le week-end du samedi 10 et dimanche 11 décembre au Marché de Noël de la paroisse où de nombreux stands vous attendent pour les fêtes de fin d’année. Nous lançons un appel aux bonnes volontés pour la confection de gâteaux et confitures maison à vendre à cette occasion. Vous pouvez aussi apporter des fruits et nous nous chargerons de la réalisation des confitures.

 

Marché de Noël protestant au Temple du Raincy, 17 allée de l’Ermitage - Le Raincy le Dimanche 27 novembre 2016 de 11 h 30 à 17 h 30 - Cadeaux de Noël Librairie- Pâtisseries - Confitures - Brocante- couronnes de l’Avent - Plats cuisinés - Bijoux - Vin chaud - crêpes - Déjeuner à 12 h 30 - Salon de thé - Grand Loto à 15 h

 

DIMANCHE 27 NOVEMBRE 2016 Premier dimanche de l’Avent

1 ère lecture (Is 1,1-5) Psaume (Ps 121,3-4ab,4cd,6-7,8-9) 2 ème lecture (Rm 13,11-14a) Evangile (Mt 24,37-44)

 

DIMANCHE 4 DECEMBRE 2016 Deuxième dimanche de l’Avent

1 ère lecture (Is 11, 1-10) Psaume (Ps 71, 2.7-8.12-13.17) 2 ème lecture (Rm 15, 4-9) Evangile (Mt 3,1-12)

Messe anticipée : samedi à 18 h à Saint-Louis - Dimanche à 10 h 30 à Notre-Dame

 

 

Signets Noël 2016

 

Vous vous demandez à quoi peut servir ce morceau de papier distribué à l’entrée de l’église ?

Durant toute la période de l’Avent, nous vous proposons de préparer la venue du Seigneur en vous faisant tous participer, grands et petits, au caté comme à la maison, à la réalisation d’un petit signet qui sera distribué à chaque participant lors des différents offices de Noël, en souvenir de ce beau jour de fête.

Il vous suffit donc, selon vos envies et vos talents, d’inscrire sur ce signet une parole d’espérance, un mot, un dessin symbole de joie et de paix ou tout simplement de réaliser une jolie décoration et de déposer vos « œuvres »( !) dans l’urne située à l’entrée de l’église.

Pour que tout le monde puisse repartir avec un signet, il faut en prévoir au moins 1500 ! Alors n’hésitez pas à en confectionner plusieurs !

Merci beaucoup à tous !

L’équipe liturgique chargée des offices de Noël

 

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