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29 février 2016 1 29 /02 /février /2016 08:19

Le pape François déplore les carences de la préparation au mariage qu’il évoque lors de la conférence de presse dans l’avion Ciudad Juarez-Rome (17-18 février)

Anne Thompson (NBC News) — Comment une Église qui affirme être « miséricordieuse » peut-elle pardonner plus facilement un assassin plutôt que quelqu’un qui divorce et se remarie ?

Pape François — Cette question me plaît ! Deux synodes ont parlé de la famille, et le pape en a parlé toute l’année dans les catéchèses du mercredi. Et la question est vraie, elle me plaît, parce que vous l’avez posée plastiquement bien. Dans le document post-synodal qui sortira – peut-être avant Pâques –, dans un des chapitres, (parce qu’il y en a beaucoup), on reprend tout ce que le Synode a dit sur les conflits et sur les familles blessées, et la pastorale des familles blessées… C’est une des préoccupations. De même, la préparation pour le mariage en est une autre. Réalisez que, pour devenir prêtre, il y a huit ans d’études, de préparation, et ensuite, après un certain temps, si tu n’y arrives pas, tu demandes une dispense et tu t’en vas, et tout est réglé. En revanche, pour un sacrement qui est pour toute la vie, trois ou quatre conférences… La préparation au mariage est très, très importante, parce que je crois que c’est une chose que l’Église, dans la pastorale commune – au moins dans mon pays, en Amérique du Sud – n’a pas beaucoup su évaluer. Par exemple, dans ma patrie – maintenant moins, mais il y a quelques années, il existait une habitude de… on parlait de « casamiento de apuro » : se marier en vitesse parce qu’il va y avoir un enfant. Et pour couvrir socialement l’honneur de la famille… Ils n’étaient pas libres, là, et très souvent ces mariages sont nuls. Et, comme évêque, j’ai interdit aux prêtres de faire cela, quand il y avait ce [problème]. Que l’enfant arrive, qu’ils continuent comme fiancés, et quand ils se sentent prêts à le faire pour toute la vie, qu’ils avancent. Mais il y a une carence [dans la préparation] au mariage. Ensuite, un autre chapitre très intéressant : l’éducation des enfants. Les victimes des problèmes familiaux ce sont les enfants. Mais ils sont aussi victimes des problèmes familiaux que ni le mari ni la femme n’ont voulus : par exemple, la nécessité de travailler. Quand le papa n’a pas de temps libre pour parler avec ses enfants, quand la maman n’a pas de temps libre pour parler avec ses enfants… quand je confesse un couple qui a des enfants, des époux, je dis : « Combien d’enfants avez-vous ? » Et certains sont inquiets parce qu’ils disent : « Le prêtre va me demander pourquoi je n’en ai pas plus… » Et je dis : « Je vais vous poser une seconde question : est-ce que vous jouez avec vos enfants ? » ; et la majorité, presque tous, disent : « Mais Père, je n’ai pas le temps : je travaille toute la journée ! » Et les enfants sont victimes d’un problème social qui blesse la famille. C’est un problème… J’aime votre question. Et un troisième point intéressant dans la rencontre avec les familles, à Tuxtla – il y avait un couple de personnes mariées une seconde fois, intégrées dans la pastorale de l’Église ; et le mot-clé que le Synode a employé, et je le reprendrai, est « intégrer dans la vie de l’Église » les familles blessées, les familles de personnes remariées, et tout cela. Mais n’oubliez pas, les enfants au centre ! Ils sont les premières victimes, des blessures comme des conditions de pauvreté, de travail, etc.

Anne Thompson (NBC News) — Cela signifie-t-il qu’ils pourront recevoir la communion ?

Pape François — C’est une chose… c’est le point d’arrivée. Intégrer dans l’Église ne signifie pas « recevoir la communion » ; parce que je connais des catholiques remariés qui vont à l’église une fois par an, deux fois : « Mais, je veux recevoir la communion ! », comme si la communion était une distinction honorifique ! C’est un travail d’intégration… toutes les portes sont ouvertes. Mais on ne peut pas dire : désormais « ils peuvent recevoir la communion ». Ce serait une blessure aussi pour les époux, pour le couple, parce que cela ne leur fera pas effectuer cette route d’intégration. Et ces deux-là étaient heureux ! Et ils ont eu une très belle expression : « Nous ne recevons pas la communion eucharistique, mais nous la vivons lors de la visite à l’hôpital, dans ce service, dans cet autre… » Leur intégration en est restée là. S’il y a quelque chose en plus, le Seigneur le leur dira, mais… c’est un chemin, c’est une route…

Le Père et ses fils

1 ère lecture (Jos 5,9a.10-12) Psaume (Ps 33,2-7) 2 ème lecture (2 Co 5,17-21) Evangile (Lc 15,1-3.11-32)

Le père (le Père) apparaît d'abord comme celui qui laisse libre son fils, y compris libre de le quitter et de faire des bêtises, "en menant une vie de désordre". Dieu ne fait pas notre salut sans notre libre accord, il a trop de respect pour nous. Il nous laisse même libres de gaspiller les dons qu'il nous a faits, cet "héritage" que le fils cadet revendique alors qu'il n'a rien fait pour le gagner. On retrouve aussi l'image vue dans les dimanches précédents d'un Dieu qui donne largement, qui fait généreusement sans cesse "le partage de ses biens".

Puis le père est celui qui attend, qui guette, comme la mère de Tobie dans le Livre du même nom (allez voir au chap.11, v. 5-6) le père de notre parabole est quelque peu une mère, il en a les "entrailles" (le sens exact de "il fut pris de pitié" est : "il eut les entrailles remuées"). Il espère et attend le retour de son fils : sans cela, comment l'aurait-il aperçu, "alors qu'il était encore loin" ? Car son amour paternel n'a jamais faibli. Ensuite, il "courut se jeter à son cou et le couvrit de baisers" - attitude complètement incongrue pour un père de l'Antiquité (et d'aujourd'hui ?). Pas un mot de reproche, mais cet accueil grandiose ! Enfin, il sort pour supplier son aîné d'entrer - toujours aussi peu conforme à la dignité d'un paterfamilias oriental ! Il aime son aîné autant que son cadet, et la jalousie lui fait mal, son bonheur serait l'affection mutuelle de ses fils. Le génie littéraire de Jésus dans la création des paraboles, et celui des évangélistes, éclatent dans le détail des appellations : - le père à ses serviteurs : "...mon fils que voilà..." et à son fils aîné : "ton frère... mon enfant" : indéfectible amour paternel et désir de susciter la fraternité entre ses enfants. - le domestique au fils aîné : "ton frère...ton père ... son fils... " : il entre dans cette relation familiale comme dans une évidence, sans jugement, invitant le fils aîné à faire de même - le cadet : "chez mon père... Père, j'ai péché..." : quel que soit son éloignement physique et sa rébellion contre l'autorité paternelle, il est resté en relation filiale, même quand il affirme le contraire. Il est même un peu paradoxal : "Père,... je ne mérite pas d'être appelée ton fils..." - "mais tu es mon père" ! Il est parti, il regrette, il revient, mais il n'a jamais coupé au fond de lui son lien avec son père. - le fils aîné, lui, justement, ne dit pas : "Père" - peut-être parce qu'en fait il s'est toujours comporté en serviteur et non en fils : "Il y a tant d'années que je suis à ton service sans avoir désobéi à tes ordres..." Etait-ce bien le désir du père que son fils jamais, ne lui demande rien, ou ne lui prenne rien, comme quelqu'un qui ne serait pas sûr de son amour ? C'est lui, le fils aîné, qui se comporte comme un des ouvriers du père, sans avoir vu, dans sa relation de soumission servile, que, comme le lui dit son père : "tout ce qui est à moi est à toi." Du coup, coupé de cette relation d'amour, il est jaloux et repousse son frère avec cette appellation coupante : "ton fils..." et non "mon frère".

1ère lecture : L’arrivée du peuple de Dieu en Terre Promise et la célébration de la Pâque (Jos 5, 9a.10-12)

Lecture du livre de Josué

En ces jours-là, le Seigneur dit à Josué : « Aujourd'hui, j'ai enlevé de vous le déshonneur de l'Égypte. » Les fils d’Israël campèrent à Guilgal et célébrèrent la Pâque le quatorzième jour du mois, vers le soir, dans la plaine de Jéricho. Le lendemain de la Pâque, en ce jour même, ils mangèrent les produits de cette terre : des pains sans levain et des épis grillés. À partir de ce jour, la manne cessa de tomber, puisqu’ils mangeaient des produits de la terre. Il n’y avait plus de manne pour les fils d’Israël, qui mangèrent cette année-là ce qu’ils récoltèrent sur la terre de Canaan. – Parole du Seigneur.

Psaume : Ps 33 (34), 2-3, 4-5, 6-7

R/ Goûtez et voyez comme est bon le Seigneur ! (cf. Ps 33, 9a)

Je bénirai le Seigneur en tout temps, sa louange sans cesse à mes lèvres. Je me glorifierai dans le Seigneur : que les pauvres m’entendent et soient en fête ! Magnifiez avec moi le Seigneur, exaltons tous ensemble son nom. Je cherche le Seigneur, il me répond : de toutes mes frayeurs, il me délivre. Qui regarde vers lui resplendira, sans ombre ni trouble au visage. Un pauvre crie ; le Seigneur entend : il le sauve de toutes ses angoisses.

2ème lecture : « Dieu nous a réconciliés avec lui par le Christ » (2 Co 5, 17-21)

Lecture de la deuxième lettre de saint Paul apôtre aux Corinthiens

Frères, si quelqu’un est dans le Christ, il est une créature nouvelle. Le monde ancien s’en est allé, un monde nouveau est déjà né. Tout cela vient de Dieu : il nous a réconciliés avec lui par le Christ, et il nous a donné le ministère de la réconciliation. Car c’est bien Dieu qui, dans le Christ, réconciliait le monde avec lui : il n’a pas tenu compte des fautes, et il a déposé en nous la parole de la réconciliation. Nous sommes donc les ambassadeurs du Christ, et par nous c’est Dieu lui-même qui lance un appel : nous le demandons au nom du Christ, laissez-vous réconcilier avec Dieu. Celui qui n’a pas connu le péché, Dieu l’a pour nous identifié au péché, afin qu’en lui nous devenions justes de la justice même de Dieu. – Parole du Seigneur.

Evangile : « Ton frère que voilà était mort, et il est revenu à la vie » (Lc 15, 1-3.11-32)

Acclamation : Gloire et louange à toi, Seigneur Jésus. Je me lèverai, j’irai vers mon père, et je lui dirai : Père, j’ai péché contre le ciel et envers toi.

Gloire et louange à toi, Seigneur Jésus. (Lc 15, 18)

Évangile de Jésus Christ selon saint Luc

En ce temps-là, les publicains et les pécheurs venaient tous à Jésus pour l’écouter. Les pharisiens et les scribes récriminaient contre lui : « Cet homme fait bon accueil aux pécheurs, et il mange avec eux ! » Alors Jésus leur dit cette parabole : « Un homme avait deux fils. Le plus jeune dit à son père : ‘Père, donne-moi la part de fortune qui me revient.’ Et le père leur partagea ses biens. Peu de jours après, le plus jeune rassembla tout ce qu’il avait, et partit pour un pays lointain où il dilapida sa fortune en menant une vie de désordre. Il avait tout dépensé, quand une grande famine survint dans ce pays, et il commença à se trouver dans le besoin. Il alla s’engager auprès d’un habitant de ce pays, qui l’envoya dans ses champs garder les porcs. Il aurait bien voulu se remplir le ventre avec les gousses que mangeaient les porcs, mais personne ne lui donnait rien. Alors il rentra en lui-même et se dit : ‘Combien d’ouvriers de mon père ont du pain en abondance, et moi, ici, je meurs de faim ! Je me lèverai, j’irai vers mon père, et je lui dirai : Père, j’ai péché contre le ciel et envers toi. Je ne suis plus digne d’être appelé ton fils. Traite-moi comme l’un de tes ouvriers.’ Il se leva et s’en alla vers son père. Comme il était encore loin, son père l’aperçut et fut saisi de compassion ; il courut se jeter à son cou et le couvrit de baisers. Le fils lui dit : ‘Père, j’ai péché contre le ciel et envers toi. Je ne suis plus digne d’être appelé ton fils.’ Mais le père dit à ses serviteurs : ‘Vite, apportez le plus beau vêtement pour l’habiller, mettez-lui une bague au doigt et des sandales aux pieds, allez chercher le veau gras, tuez-le, mangeons et festoyons, car mon fils que voilà était mort, et il est revenu à la vie ; il était perdu, et il est retrouvé.’ Et ils commencèrent à festoyer. Or le fils aîné était aux champs. Quand il revint et fut près de la maison, il entendit la musique et les danses. Appelant un des serviteurs, il s’informa de ce qui se passait. Celui-ci répondit : ‘Ton frère est arrivé, et ton père a tué le veau gras, parce qu’il a retrouvé ton frère en bonne santé.’ Alors le fils aîné se mit en colère, et il refusait d’entrer. Son père sortit le supplier. Mais il répliqua à son père : ‘Il y a tant d’années que je suis à ton service sans avoir jamais transgressé tes ordres, et jamais tu ne m’as donné un chevreau pour festoyer avec mes amis. Mais, quand ton fils que voilà est revenu après avoir dévoré ton bien avec des prostituées, tu as fait tuer pour lui le veau gras !’ Le père répondit : ‘Toi, mon enfant, tu es toujours avec moi, et tout ce qui est à moi est à toi. Il fallait festoyer et se réjouir ; car ton frère que voilà était mort, et il est revenu à la vie ; il était perdu, et il est retrouvé ! » – Acclamons la Parole de Dieu.

CALENDRIER

  • Messe tous les jours à 9 h avec l’office des Laudes

  • Tous les samedis matin de 10 h à 12 h un prêtre se tient dans l’église Notre-Dame pour accueillir une démarche du sacrement de réconciliation

  • Adoration du Saint-Sacrement tous les samedis de 9 h 30 à 12 h à la crypte

-Lundi 7 mars : de la férie et saintes Perpétue et Félicité

-Mardi 8 mars : de la férie et saint Jean de Dieu

-Mercredi 9 mars : de la férie et sainte Françoise Romaine

-Jeudi 10 mars : de la férie

-Vendredi 11 mars : de la férie

-Samedi 12 mars : de la férie

LES RENDEZ-VOUS DE LA SEMAINE

-Lundi 7 mars à 20 h 30 au presbytère : réunion du Conseil Paroissial pour les Affaires Economiques

-Mardi 8 mars à 20 h 30 salle Pierre Lefeuvre : réunion de parents pour les enfants qui préparent leur première communion avec l’école Sainte-Clotilde

-Mercredi 9 mars à 20 h 30 salle Pierre Lefeuvre : réunion du groupe Tibériade. Catéchèse pour adultes ouverte à tous

Jeudi 10 mars : En raison de la nomination du père Frédéric Benoist au Conseil presbytéral,

le groupe Biblique du Jeudi 10 Mars à 17 h est annulé

-Jeudi 10 Mars à 20 h 30 salle Pierre Lefeuvre : rencontre des fiancés du Raincy et de Villemomble

-Vendredi 11 mars à 14 h 30 au presbytère : Réunion du comité de rédaction du Journal le Messager

Vendredi 11 Mars à 19 h : Chemin de Croix dans l’église suivi du partage du bol de riz à 20 h salle Pierre Lefeuvre. Collecte au profit de l’ERAC qui apporte un soutien alimentaire aux plus démunis.

-Samedi 12 mars dans l’église Notre-Dame Journée du Pardon

Des prêtres seront dans l’église de 10 h 30 à 12 h et de 14 h à 17 h

-Samedi 12 Mars : soirée avec les lycéens. Messe à 18 h en l’église Saint-Louis ; réunion à la salle Pierre Lefeuvre vers 19 h 30

  • - Dimanche 13 Mars à 10 h : 2 e étape de baptême des enfants de la catéchèse ;

DIMANCHE 6 mars 2016 – 4ème dimanche de Carême

1 ère lecture (Jos 5,9a.10-12) Psaume (Ps 33,2-7) 2 ème lecture (2 Co 5,17-21) Evangile (Lc 15,1-3.11-32)

DIMANCHE 13 mars 2016 – 5ème dimanche de Carême

1 ère lecture (Is 43, 16-21) Psaume (Ps 125,1-6) 2 ème lecture (Ph 3,8-14) Evangile (Jn 8,1-11)

Messe anticipée : samedi à 18 h à Saint-Louis et à 10 h à Notre-Dame

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