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29 janvier 2016 5 29 /01 /janvier /2016 22:03

Le ministère de Jésus dans l’Evangile de Luc

Pour présenter le ministère de Jésus, chaque évangéliste suit un plan qui lui est propre et, pour chacun, il le commence par l’un ou l’autre des événements qui seront significatifs de la Bonne Nouvelle qu’annonce Jésus. Saint Matthieu commence par la proclamation du Royaume, en paroles et en actes : les Béatitudes et le sermon sur la montagne, à l’instar de la proclamation de la Loi au Sinaï. Saint Marc montre, en une journée passée à Capharnaüm, les différents aspects du ministère de Jésus. Le récit de saint Jean s’ouvre par une semaine inaugurale qui s’achève le jour de Cana où les disciples voient la gloire de Jésus. Saint Luc, par le récit des faits qui se sont déroulés à la synagogue de Nazareth, laisse présager le refus du Peuple à l’égard de Jésus et le transfert hors d’Israël, ou plutôt l’élargissement hors d’Israël, du salut que le Christ apporte aux hommes.

Il est à noter que la venue de Jésus à la synagogue de Nazareth n’est séparée de la Tentation que par deux versets laconiques :” Alors Jésus, avec la puissance de l’Esprit, revint en Galilée et sa renommée se répandit dans toute la région. Il enseignait dans leurs synagogues et tous disaient sa gloire” (Luc 2. 15).

Dimanche dernier, nous avons lu la première partie de ce récit. Dans le cadre de la prière, le jour du Sabbat, il reçoit le livre d’Isaïe pour faire la lecture et y trouve le passage où il est écrit :” L’Esprit du Seigneur est sur moi.” Jésus proclame – et c’est là que commence la lecture de ce quatrième dimanche – :” Cette parole de l’Ecriture que vous venez d’entendre, c’est aujourd’hui qu’elle s’accomplit.” Cette proclamation provoque des réactions qui vont progressivement se modifier. “ Tous lui rendaient témoignage.” (verset 22) Le premier mouvement est favorable. Ils reconnaissent qu’il prononce des paroles de grâce. Saint Luc l’avait noté. N’est-il pas le fils de Marie “pleine de grâce” ? Son enfance n’a-t-elle pas été une croissance sans obstacle de la grâce en Lui. (Luc 2. 52) Puis, quelques doutes s’inscrivent dans leurs réactions :” Ils s’étonnaient des paroles de la grâce qui sortaient de sa bouche.” (v. 22) En quelques phrases, nous passons de l’approbation unanime au rejet, allant jusqu’au désir de meurtre. Après un élan initial, les habitants de Nazareth perdent leur enthousiasme admiratif au nom d’un certain réalisme. Comment le fils de Joseph peut-il se dire marqué par l’onction de l’Esprit-Saint ? Cette question traversera tout l’Evangile. Elle est venue jusqu’à nous. Pour beaucoup de nos contemporains, les vérités essentielles de la Foi et de la Bonne Nouvelle sont déconcertantes, voire provocantes. « L’Eglise, pour qui se prend-elle ? »…Elle devrait mieux adapter sa doctrine et sa pensée, pour être en phase avec la religiosité de notre époque.

Ce constat commande le plan de toute l’oeuvre de saint Luc, Actes des Apôtres y compris. Il commence avec l’annonce à Zacharie dans le Temple de Jérusalem. Il en est ainsi dans l’Evangile de l’enfance. Les pauvres (les bergers) et les païens (les mages) reconnaissent, les puissants refusent (Hérode et sa cour). Et cela s’achève avec l’arrivée de Paul à Rome, au centre de l’empire païen. (Actes 28. 14) Là aussi Isaïe est cité, là aussi, il y a contradiction. “Les uns furent convaincus et d’autres refusaient de croire.” (Actes 28. 24). Il nous faut, nous aussi, assumer le fait que la pensée de Dieu ne fera jamais l’unanimité. Mais ce n’est pas une raison pour nous replier dans une « forteresse de certitudes ». La plus grande connaissance de Dieu passe d’abord et toujours par la charité. (1ère Corinthiens 4. 13)

Reconnaître que l’Etat islamique est coupable de génocide

Les massacres et l’exode forcé des minorités religieuses se poursuivent en Irak

Le 3 février 2016, le Parlement européen va débattre du « Massacre systématique des minorités religieuses par le groupe « État islamique » ». A cette occasion, des parlementaires vont demander au Parlement et à l’Union européenne de reconnaître que les crimes commis par « l’Etat islamique » sont constitutifs d’un « génocide ». Néanmoins, lors d’un récent débat sur ce texte, le Haut Représentant de l’Union européenne pour les affaires étrangères, Fréderica Mogherini, a refusé d’employer la qualification de génocide.

Le génocide a pourtant une définition précise en droit international. Il s’agit de crimes « commis dans l’intention de détruire, en tout ou en partie, un groupe national, ethnique, racial ou religieux ». C’est l’intention spécifique de détruire un groupe en tout ou partie qui distingue le crime de génocide du crime contre l’humanité. Il est évident que c’est bien d’un génocide dont sont victimes les Chrétiens et les Yézidis iraquiens.

Ce n’est pas seulement le Pape François qui dénonce ce génocide, mais aussi le Président du Congrès Juif Mondial, Ronald S. Lauder, ou encore l’ancien procureur de la Cour pénale internationale, Luis Moreno-Ocampo. Un récent rapport du Commissaire aux droits de l’homme des Nations Unies a détaillé les atrocités commises par « l’Etat islamique ». La France et les institutions européennes n’ont pourtant pas encore eu le courage de qualifier ces crimes de génocide.

Le droit international prévoit que sont punissables non seulement l’exécution en tant que telle de ce crime, mais aussi « l’entente en vue de commettre le génocide, l’incitation directe et publique, la tentative et la complicité ». Ainsi, tout individu, organisation ou État, où qu’ils se trouvent – y compris en Europe, dès lors qu’ils incitent publiquement à ces crimes ou en sont les complices, devraient aussi être poursuivis pénalement pour crime de génocide.

La reconnaissance d’un génocide impose aux États et à la communauté internationale l’obligation d’agir, pour prévenir le génocide autant que possible, pour défendre les communautés attaquées et pour juger et punir les responsables. Reconnaître le génocide, est donc la première étape fondamentale pour obtenir l’action de la communauté internationale.

Quelques gouvernements et parlements européens ont déjà reconnu ce génocide ; il est temps que la France et les institutions européennes le reconnaissent aussi.

Une pétition en ce sens a été initiée par le Centre Européen pour le Droit et la Justice, une organisation non gouvernementale accréditée auprès des Nations Unies.

1ère Lecture : Livre du prophète Jérémie (Jr 1, 4-5.17-19)

Au temps de Josias, la parole du Seigneur me fut adressée : « Avant même de te façonner dans le sein de ta mère, je te connaissais ; avant que tu viennes au jour, je t’ai consacré ; je fais de toi un prophète pour les nations. Toi, mets ta ceinture autour des reins et lève-toi, tu diras contre eux tout ce que je t’ordonnerai. Ne tremble pas devant eux, sinon c’est moi qui te ferai trembler devant eux. Moi, je fais de toi aujourd’hui une ville fortifiée, une colonne de fer, un rempart de bronze, pour faire face à tout le pays, aux rois de Juda et à ses princes, à ses prêtres et à tout le peuple du pays. Ils te combattront, mais ils ne pourront rien contre toi, car je suis avec toi pour te délivrer – oracle du Seigneur. »


Psaume : Ps 70 (71) R/ Sans fin, je proclamerai ta justice et ton salut.

En toi, Seigneur, j’ai mon refuge : garde-moi d’être humilié pour toujours. Dans ta justice, défends-moi, libère-moi, tends l’oreille vers moi, et sauve-moi. Sois le rocher qui m’accueille, toujours accessible ; tu as résolu de me sauver : ma forteresse et mon roc, c’est toi ! Seigneur mon Dieu, tu es mon espérance, mon appui dès ma jeunesse. Toi, mon soutien dès avant ma naissance, tu m’as choisi dès le ventre de ma mère. Ma bouche annonce tout le jour tes actes de justice et de salut. Mon Dieu, tu m’as instruit dès ma jeunesse, jusqu’à présent, j’ai proclamé tes merveilles.

2ème lecture : 1ère lettre de St Paul Apôtre aux Corinthiens (1 Co 12, 31 – 13, 13)

Frères, recherchez avec ardeur les dons les plus grands. Et maintenant, je vais vous indiquer le chemin par excellence. J’aurais beau parler toutes les langues des hommes et des anges, si je n’ai pas la charité, s’il me manque l’amour, je ne suis qu’un cuivre qui résonne, une cymbale retentissante. J’aurais beau être prophète, avoir toute la science des mystères et toute la connaissance de Dieu, j’aurais beau avoir toute la foi jusqu’à transporter les montagnes, s’il me manque l’amour, je ne suis rien. J’aurais beau distribuer toute ma fortune aux affamés, j’aurais beau me faire brûler vif, s’il me manque l’amour, cela ne me sert à rien. L’amour prend patience ; l’amour rend service ; l’amour ne jalouse pas ; il ne se vante pas, ne se gonfle pas d’orgueil ; il ne fait rien d’inconvenant ; il ne cherche pas son intérêt ; il ne s’emporte pas ; il n’entretient pas de rancune ; il ne se réjouit pas de ce qui est injuste, mais il trouve sa joie dans ce qui est vrai ; il supporte tout, il fait confiance en tout, il espère tout, il endure tout. L’amour ne passera jamais. Les prophéties seront dépassées, le don des langues cessera, la connaissance actuelle sera dépassée. En effet, notre connaissance est partielle, nos prophéties sont partielles. Quand viendra l’achèvement, ce qui est partiel sera dépassé. Quand j’étais petit enfant, je parlais comme un enfant, je pensais comme un enfant, je raisonnais comme un enfant. Maintenant que je suis un homme, j’ai dépassé ce qui était propre à l’enfant. Nous voyons actuellement de manière confuse, comme dans un miroir ; ce jour-là, nous verrons face à face. Actuellement, ma connaissance est partielle ; ce jour-là, je connaîtrai parfaitement, comme j’ai été connu. Ce qui demeure aujourd’hui, c’est la foi, l’espérance et la charité ; mais la plus grande des trois, c’est la charité.


Évangile de Jésus Christ selon saint Luc (Lc 4, 21-30)

En ce temps-là, dans la synagogue de Nazareth, après la lecture du livre d’Isaïe, Jésus déclara : « Aujourd’hui s’accomplit ce passage de l’Écriture que vous venez d’entendre »Tous lui rendaient témoignage et s’étonnaient des paroles de grâce qui sortaient de sa bouche. Ils se disaient : « N’est-ce pas là le fils de Joseph ? » Mais il leur dit : « Sûrement vous allez me citer le dicton : ‘Médecin, guéris-toi toi-même, et me dire : Nous avons appris tout ce qui s’est passé à Capharnaüm : fais donc de même ici dans ton lieu l’origine ! » Puis il ajouta : « Amen, je vous le dis : aucun prophète ne trouve un accueil favorable dans son pays. En vérité, je vous le dis : Au temps du prophète Élie, lorsque pendant trois ans et demi le ciel retint la pluie, et qu’une grande famine se produisit sur toute la terre, il y avait beaucoup de veuves en Israël ; pourtant Élie ne fut envoyé vers aucune d’entre elles, mais bien dans la ville de Sarepta, au pays de Sidon, chez une veuve étrangère. Au temps du prophète Élisée, il y avait beaucoup de lépreux en Israël ; et aucun d’eux n’a été purifié, mais bien Naaman le Syrien. » À ces mots, dans la synagogue, tous devinrent furieux. Ils se levèrent, poussèrent Jésus hors de la ville, et le menèrent jusqu’à un escarpement de la colline où leur ville est construite, pour le précipiter en bas. Mais lui, passant au milieu d’eux, allait son chemin.

CALENDRIER

  • Messe tous les jours à 9 h avec l’office des Laudes
  • Tous les samedis matin de 10 h 30 à 12 h 15 un prêtre se tient dans l’église Notre-Dame pour accueillir une démarche du sacrement de réconciliation
  • Adoration du Saint-Sacrement tous les samedis de 9 h 30 à 12 h à la crypte

Lundi 1er février de la férie

Mardi 2 février Fête de la Présentation du Seigneur au Temple

Mercredi 3 février de la férie

Jeudi 4 février de la férie

Vendredi 5 février Sainte Agathe

Samedi 6 février Les Martyrs du Japon : saint Paul Miki et ses compagnons

RENDEZ VOUS de la SEMAINE

Lundi 1er février : Bon anniversaire au Père Ignace qui a 50 ans aujourd’hui !

Mardi 2 février

  • 9 h à l’église Notre-Dame : messe d’intention pour le Père Claude BOUCHER qui aurait eu 82 ans.
  • 14 h Salle Pierre Lefeuvre : goûter des anciens des Equipes Saint-Vincent.

Jeudi 4 février

  • 20 h 30 à 22 h Salle Pierre Lefeuvre : rencontre des fiancés de Villemomble et du Raincy
  • 20h30 à 22 h au Temple du Raincy : Groupe biblique œcuménique.

Vendredi 5 février

  • 20h30 à la Maison Diocésaine 4 av. Pasteur à Bondy : Conférence du Père Alain Thomasset (sj) : Qu’est-ce que nous apporte le Synode des familles ?

Samedi 6 février

  • 18h à 22h Salle Pierre Lefeuvre : rencontre des lycéens.

Dimanche 7 février

  • 10h à Notre-Dame : messe animée par les enfants de la catéchèse, présentation des fiancés à la communauté.
  • 12h Salle Pierre Lefeuvre : repas des fiancés du secteur.

A NOTER

  • Mardi 9 février à 20 h 30 salle Pierre Lefeuvre : parcours biblique animé par Myriam de la Marnière.
  • Les réunions du Groupe Biblique œcuménique des jeudis 4 février et 10 mars ont lieu au temple protestant 17 allée de l’Ermitage au Raincy.
  • Mercredi 10 février : Mercredi des Cendres et entrée en Carême : messe à 9h à Saint-Louis et 19h30 à Notre-Dame.
  • Dimanche 14 février à 11h30 Salle Pierre Lefeuvre : Lancement des Journées Mondiales de la Jeunesse (JMJ) sur la paroisse pour les jeunes de 18 à 25 ans.

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