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13 octobre 2014 1 13 /10 /octobre /2014 22:18

Le travail synodal, un service ecclésial qui doit être pleinement évangélisateur

Nous sommes réunis au nom du Seigneur pour servir le peuple de Dieu par la tenue de cette Assemblée extraordinaire du synode des évêques. Le pape François nous a convoqués pour effectuer un travail ecclésial et nous le commençons en louant le Seigneur par la prière des psaumes.

Ce matin, l’apôtre Paul, dans le passage de la seconde lettre aux Corinthiens que nous avons entendu, nous fait des recommandations qui donnent l’esprit et montre le style de notre travail pendant ces journées d’assemblée synodale.

Lors de ses adieux, dans la seconde lettre aux Corinthiens, l’apôtre reverse de nouveau tout son cœur sur les fidèles de cette Église en les exhortant à vivre entre eux la fraternité propre aux chrétiens, avec la paix et l’unité entre eux qui en découle (cf. 1 Cor 1, 10-17). Et saint Jean Chrysostome prédit quel en sera le résultat : « si vous êtes unis d'esprit, si vous vivez en paix, Dieu sera avec vous ; car c'est le Dieu d'amour et de paix, ce sont là les biens qui le réjouissent et qui lui plaisent. Par là aussi vous aurez la- paix qui vient de son amour; par là, vous serez délivrés de tous les maux » (Homélie sur 2 Corinthiens, 30).

Notre travail synodal est un service ecclésial et doit être pleinement évangélisateur parce que, comme nous le rappelait Paul VI, l’Église existe pour évangéliser. Nous partageons la joie de l’Évangile et la joie d’évangéliser, ainsi que l’explique le pape François dans l’exhortation apostolique Evangelii gaudium. C’est la joie que nous souhaite l’apôtre : soyez joyeux. Jésus nous a fait connaître tout ce qu’il a entendu de son Père (Jn 15,15) et c’est la raison la plus profonde de notre joie. Le Seigneur lui-même nous dit : « Je vous ai dit cela pour que ma joie soit en vous, et que votre joie soit parfaite » (Jn 15,11). Et c’est aussi la joie de communiquer ce que Jésus nous a dit, afin que les autres aient une joie parfaite. Le pape affirme que c’est « la joie douce et réconfortante d’évangéliser » (EG 9).

La joie est une caractéristique essentielle d’une vie vraiment chrétienne : la joie qui jaillit de la foi en Dieu qui nous a pardonné et qui est toujours disposé à nous pardonner si nous ne nous lassons pas de nous réfugier dans sa miséricorde et de lui demander pardon pour nos péchés, faiblesses et omissions.

Retrouvons et faisons grandir notre ferveur dans l’évangélisation « même lorsque c’est dans les larmes qu’il faut semer. Que le monde de notre temps qui cherche, tantôt dans l’angoisse, tantôt dans l’espérance, puisse recevoir la Bonne Nouvelle, non d’évangélisateurs tristes et découragés, impatients ou anxieux, mais de ministres de l’Évangile dont la vie rayonne de ferveur, qui ont les premiers reçu en eux la joie du Christ » (Paul VI, Evangelii Nuntiandi, 75, cité dans Evangelii Gaudium, 10).

Le pape nous a convoqués pour réfléchir, dialoguer et débattre sur les défis de la famille dans le contexte de l’évangélisation. Pour réaliser cette tâche, l’apôtre Paul nous demande de nous exhorter à demander à l’Esprit de nous éclairer dans ce travail synodal pour le bien des couples et des familles, parce que, comme nous le dit le concile Vatican II, « le bien-être de l’individu et de la société humaine et chrétienne est strictement lié à la prospérité de la communauté conjugale et familiale » (Gaudium et Spes, 47).

Paul nous recommande de garder les mêmes sentiments dans nos contributions et dans le dialogue, de garder les mêmes sentiments, les mêmes convictions joyeuses et reconnaissantes d’être membres de l’Église une et unique en Jésus-Christ, et qui s’étend de l’Orient à l’Occident. Que nous puissions avoir les sentiments du Bon Pasteur qui prend soin des quatre-vingt-dix-neuf brebis et qui va à la recherche de la brebis perdue, conscients du fait qu’aujourd’hui, sous diverses latitudes de l’Église, le nombre s’inverse et que nous puissions avoir aussi les sentiments du Bon Samaritain qui regarde le blessé, s’approche de lui pour l’aider, lui offrant ce dont il a besoin à ce moment-là pour retrouver la santé. Le conseil que nous donne l’apôtre Paul de « vivre en paix » est toujours utile. Nous parlerons de la beauté de la famille que Dieu a créée et que le Christ a élevée en en faisant un sacrement, et nous garderons présentes à l’esprit les familles qui n’ont pas réussi à vivre la beauté de cette communauté intime de vie et d’amour dans leur mariage. Comme de bons pasteurs et de bons Samaritains, nous ferons tout en suivant cette recommandation paulinienne que le Dieu de l’amour et de la paix soit avec nous et bénisse notre travail synodal pour pouvoir offrir au pape François nos conseils d’amour et de paix afin de l’aider dans son ministère de successeur de Pierre, pour le bien de toute l’Église de Jésus-Christ. Cardinal Luis Martinez Sistach, archevêque de Barcelone

UNE INVITATION UNIVERSELLE

1 ère lecture (Is 25,6-9) Psaume (Ps 22, 1-6) 2 ème lecture (Ph 4, 12-14. 19-20) Evangile (Mt 22, 1-14)

Ce dimanche, c’est encore avec « une parabole sur le Royaume » que Jésus nous interpelle. On y retrouve les mêmes thèmes fondamentaux que dans les précédentes lues tous ces derniers dimanches depuis la mi-septembre.

Les premiers invités avaient toutes les raisons d’être conviés à la noce (référence au peuple choisi, à Israël qui vit et connaît la Loi de Dieu transmise de génération en génération par les prophètes) mais ils refusent de répondre à l’invitation du roi. Ils invoquent des raisons ou des prétextes, peu importe. A leurs yeux, ils avaient tous d’autres occupations plus intéressantes. Comme quoi, aujourd’hui, nous n’avons rien inventé dans nos refus de venir au repas des noces de l’Agneau… Le festin est, en effet, celui des “noces de l’Agneau” pour reprendre l’expression de l’Apocalypse (19. 7 et 9) Puisqu’ils refusent de s’y rendre, d’autres sont invités à partager la joie des noces.

A l’inverse des premiers, ces invités de dernière heure n’ont aucun mérite pour être conviés ainsi. Ils n’ont que la chance de s’être trouvés là, désoeuvrés, sur le chemin des serviteurs envoyé par le maître. Ce sont des gens de toutes sortes auxquels personne ne prête attention d’habitude. Sont-ils alors dignes de la noce ? Sont-ils prêts à répondre à l’invitation ?

Ecoutons alors Isaïe nous enseigner (première lecture). Il nous fait comprendre qu’en tout homme vit une espérance car en tout homme il y a l’attente d’un infini. “Voici notre Dieu ! En lui, nous espérions, il nous a sauvés.” (Isaïe 25) … “Par toute la terre, il effacera l’humiliation de son peuple. C’est lui qui l’a promis.” Mais ce peuple n’est plus le peuple de la première Alliance qui, elle, n’a pas répondu. C’est le peuple innombrable de la Nouvelle Alliance. Et C’est aujourd’hui le peuple de nos villes et de nos cités. Il nous faut entendre et discerner, aujourd’hui, en tout homme une quête spirituelle. Pour Dieu, cette invitation universelle ne suppose aucune condition préalable, pas même celle d’être de ceux qui sont en relation avec le roi qui invite ses amis, ses égaux, ses ministres. Alors aujourd’hui, il faut sans doute faire tomber des barrières qui laissent à penser que beaucoup ne sont pas invités aux noces de l’Agneau. Pas toujours simples de chercher les affamés de Dieu de l’aujourd’hui. Et pourtant c’est bien à cela que chaque baptisé est appelé.

Père Frédéric Benoist

1ère lecture : Le festin messianique

Lecture du livre d'Isaïe

Ce jour-là, le Seigneur, Dieu de l'univers, préparera pour tous les peuples, sur sa montagne, un festin de viandes grasses et de vins capiteux, un festin de viandes succulentes et de vins décantés. Il enlèvera le voile de deuil qui enveloppait tous les peuples et le linceul qui couvrait toutes les nations. Il détruira la mort pour toujours. Le Seigneur essuiera les larmes sur tous les visages, et par toute la terre il effacera l'humiliation de son peuple ; c'est lui qui l'a promis. Et ce jour-là, on dira : « Voici notre Dieu, en lui nous espérions, et il nous a sauvés ; c'est lui le Seigneur, en lui nous espérions ; exultons, réjouissons-nous : il nous a sauvés ! »

Psaume :

R/ Près de toi, Seigneur, sans fin nous vivrons.

Le Seigneur est mon berger : je ne manque de rien. Sur des prés d'herbe fraîche, il me fait reposer. Il me mène vers les eaux tranquilles et me fait revivre ; il me conduit par le juste chemin pour l'honneur de son nom. Si je traverse les ravins de la mort, je ne crains aucun mal, car tu es avec moi : ton bâton me guide et me rassure. Tu prépares la table pour moi devant mes ennemis ; tu répands le parfum sur ma tête, ma coupe est débordante. Grâce et bonheur m'accompagnent tous les jours de ma vie ; j'habiterai la maison du Seigneur pour la durée de mes jours.

2ème lecture : La vraie richesse dans le Christ

Lecture de la lettre de saint Paul Apôtre aux Philippiens

Frères, je sais vivre de peu, je sais aussi avoir tout ce qu'il me faut. Être rassasié et avoir faim, avoir tout ce qu'il me faut et manquer de tout, j'ai appris cela de toutes les façons. Je peux tout supporter avec celui qui me donne la force. Cependant, vous avez bien fait de m'aider tous ensemble quand j'étais dans la gêne. Et mon Dieu subviendra magnifiquement à tous vos besoins selon sa richesse, dans le Christ Jésus. Gloire à Dieu notre Père pour les siècles des siècles. Amen.

Evangile : Parabole des invités au festin (brève : 1-10)

Acclamation : Alléluia. Alléluia. Voici la Pâque du Seigneur au milieu de son peuple. Heureux les invités au festin du Royaume ! Alléluia.

Évangile de Jésus Christ selon saint Matthieu

Jésus disait en paraboles : « Le Royaume des cieux est comparable à un roi qui célébrait les noces de son fils. Il envoya ses serviteurs pour appeler à la noce les invités, mais ceux-ci ne voulaient pas venir. Il envoya encore d'autres serviteurs dire aux invités : 'Voilà : mon repas est prêt, mes bœufs et mes bêtes grasses sont égorgés ; tout est prêt : venez au repas de noce.' Mais ils n'en tinrent aucun compte et s'en allèrent, l'un à son champ, l'autre à son commerce ; les autres empoignèrent les serviteurs, les maltraitèrent et les tuèrent. Le roi se mit en colère, il envoya ses troupes, fit périr les meurtriers et brûla leur ville. Alors il dit à ses serviteurs : 'Le repas de noce est prêt, mais les invités n'en étaient pas dignes. Allez donc aux croisées des chemins : tous ceux que vous rencontrerez, invitez-les au repas de noce.' Les serviteurs allèrent sur les chemins, rassemblèrent tous ceux qu'ils rencontrèrent, les mauvais comme les bons, et la salle de noce fut remplie de convives. Le roi entra pour voir les convives. Il vit un homme qui ne portait pas le vêtement de noce, et lui dit : 'Mon ami, comment es-tu entré ici, sans avoir le vêtement de noce ?' L'autre garda le silence. Alors le roi dit aux serviteurs : 'Jetez-le, pieds et poings liés, dehors dans les ténèbres ; là il y aura des pleurs et des grincements de dents.' Certes, la multitude des hommes est appelée, mais les élus sont peu nombreux. »

CALENDRIER

  • Messe tous les jours à 9 h avec l’office des Laudes
  • Tous les samedis matin de 10 h 30 à 12 h 15 un prêtre se tient dans l’église Notre-Dame pour accueillir une démarche du sacrement de réconciliation
  • Adoration du Saint-Sacrement tous les samedis de 9 h 30 à 12 h à la crypte

DIMANCHE 12 octobre 2014 – 28 ème Dimanche du temps ordinaire

1 ère lecture (Is 25,6-9) Psaume (Ps 22, 1-6) 2 ème lecture (Ph 4, 12-14. 19-20) Evangile (Mt 22, 1-14)

  • Lundi 13 octobre : De la Férie
  • Mardi 14 octobre : De la Férie
  • A 14 h salle Pierre Lefeuvre : goûter des anciens des Equipes Saint-Vincent

Mardi 14 Octobre à 20 h 30 à l’espace Raymond Mège, 72 allée du jardin Anglais : soirée interreligieuse et temps de prière pour la paix

  • Mercredi 15 octobre : Sainte Thérèse d’Avila
  • De 17 h à 19 h salle Pierre Lefeuvre : première rencontre des jeunes lycéens qui veulent se préparer à la confirmation
  • Jeudi 16 octobre : De la Férie
  • A 20 h 30 salle Pierre Lefeuvre : Assemblée Générale de l’Association « la Raincéenne »
  • Vendredi 17 octobre : Saint Ignace
  • Samedi 18 octobre : Saint Luc

DIMANCHE 19 octobre 2014 – 28 ème Dimanche du temps ordinaire

1 ère lecture (Is 45,1.4-6a) Psaume (Ps 95,1.3-5.7-10) 2 ème lecture (Th 1,1-5b) Evangile (Mt 22,15-21)

Messe anticipée : samedi à 18 h 30

Messe à 9 h à Saint-Louis et à 10 h 30 à Notre-Dame

QUETE IMPEREE : JOURNEE MONDIALE POUR LES MISSIONS

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