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23 octobre 2011 7 23 /10 /octobre /2011 10:30

A Assise, un regard différent sur les religions  

 


Evêque de Créteil et Président du Conseil pour les relations interreligieuses, Mgr Michel Santier participera au 25ème anniversaire de la rencontre d'Assise (Italie), le 27 octobre 2011. Il rappelé le sens de l'événement et du dialogue interreligieux. 
 
Assise 1986. Pour Mgr Michel Santier, Evêque de Créteil et Président du Conseil pour les relations interreligieuses, la rencontre initiée par le pape Jean-Paul II en 1986 est « un événement en soi » et « une manifestation du dessein de Dieu sur l'humanité ». Jean-Paul II avait à coeur que la mission de l'Eglise dans la société et dans le monde soit d'être « au service de l'unité du genre humain », comme l'y invite le préambule du concile Vatican II. 
 
Le dialogue interreligieux. Le but du dialogue interreligieux est de « réaffirmer que l'expérience croyante fait partie intégrante de la personne humaine » et non pas de convertir l'autre ! Il n'a de sens que « si chacun est enraciné dans sa foi ». Il va de paire avec la défense des minorités chrétiennes, notamment dans les pays du Moyen-Orient. Dialogue interreligieux et souci des minorités chrétiennes sont des « engagements complémentaires » pour Mgr Santier qui souligne la nécessaire distinction entre « les extrémistes et les croyants ». Dans le contexte du récent « Printemps arabe », Assise pourra être le lieu d'une réaffirmation des principes de liberté religieuse et de liberté de conscience.  
 
Assise 2011. 25 ans plus tard, il s'agit toujours d'un pèlerinage pour la paix, ponctué de temps de prière. « La paix est une aspiration fondamentale de l'être humain. On ne peut pas être chrétien sans désirer la paix, pour tous, pour soi-même ». A Assise, les religions renouvelleront leur « désir de travailler ensemble pour la paix ».  
 
Dans la ville du Poverrello. Saint François (1182-1226) symbolise la pauvreté et le lien à la Création. En adoptant une attitude de frère dans sa rencontre avec le Sultan Malik al-Kamil en 1219, François nous invite à «vivre la fraternité» et nous renvoie «à la source de notre fraternité».  
 
Les non-croyants invités. Dans la dynamique du Parvis des Gentils, le pape Benoît XVI a élargi l'invitation aux non-croyants. Mgr Santier explique cette ouverture par l'importance que Benoît XVI accorde à « la place de la raison ». A travers leur témoignage commun à Assise, c'est « un regard différent sur les religions » qui sera proposé au monde. 
 
Programme d'Assise 2011 : « Pèlerins de la vérité, pèlerins de la paix »
Les délégations quitteront le Vatican en train avec le pape Benoît XVI, et le convoi ralentira à Terni, Spoleto et Foligno. A Assise, la première manifestation aura lieu en la Basilique Notre-Dame des anges pour commémorer les précédentes rencontres et approfondir le thème du jour. Après plusieurs interventions, Benoît XVI prendra la parole, et après un repas frugal les délégations gagneront en silence la Basilique de St-François, où elles renouvèleront leur engagement en faveur de la paix. 
En préparation à cette journée, le pape présidera la veille en la Basilique vaticane une veillée de prière. 
 
 
Le commandement de l’amour
    30ème dimanche du temps ordinaire 
 
1ère lecture (Ex 22,20-26) Psaume (17,2-4.20.47.51) 2ème lecture (1Th 1,5c-10) Evangile (Mt 22,34-40)
 
 
"Dans la loi, quel est le grand commandement ?" Voilà la question qui est posée à Jésus dans l'évangile de ce dimanche. C'était une question piège pour le coincer. Et pour cela, on vise son enseignement et son action. Ses adversaires l’accusent de ne pas respecter la loi religieuse, en particulier celle du Sabbat qui interdit toute activité. Il accueille les pécheurs, il touche les lépreux, il va vers les exclus. Il ne respecte donc pas la loi de Dieu transmise à  Moïse disent ses accusateurs.
 
La Bible, pourtant donne  la réponse depuis longtemps : "Tu aimeras le Seigneur ton Dieu de tout ton cœur" (Dt 3. 5). "Tu aimeras ton prochain comme toi-même" (Lv 19. 18). L'important c'est l'amour et non la loi pour la loi. C'est cela que Jésus vient nous rappeler d'une manière nouvelle. Ce qui fait la valeur d'une vie c'est l'amour que nous y mettons.  
 
Dans l'évangile, Jésus nous demande d'aimer Dieu et le prochain. Les deux vont ensemble. Ils ne peuvent aller l'un sans l'autre. C'est malhonnête d'aimer Dieu sans l'homme ou l'homme sans Dieu. "Celui qui dit j'aime Dieu et qui n'aime pas son frère, est un menteur". L'évangile est là pour nous rappeler que toute notre vie doit être entièrement tournée vers Dieu et vers les autres. En cette  dernière journée de prière pour les  missions, cet appel nous rejoint tous. Nous vivons dans un monde qui souffre des guerres, des attentats, des enlèvements. Les mauvaises nouvelles ne cessent de s'accumuler. C'est dans ce contexte que l'Eglise  que nous formons doit s'efforcer de rester fidèle au grand commandement de l'amour de Dieu et du prochain.   
     
Lecture du livre de l'Exode (Ex 22,20-26)
Quand Moïse transmettait au peuple les lois du Seigneur, il disait : « Tu ne maltraiteras point l'immigré qui réside chez toi, tu ne l'opprimeras point, car vous étiez vous-mêmes des immigrés en Égypte. Vous n'accablerez pas la veuve et l'orphelin. Si tu les accables et qu'ils crient vers moi, j'écouterai leur cri. Ma colère s'enflammera et je vous ferai périr par l'épée : vos femmes deviendront veuves, et vos fils, orphelins.   Si tu prêtes de l'argent à quelqu'un de mon peuple, à un pauvre parmi tes frères, tu n'agiras pas envers lui comme un usurier : tu ne lui imposeras pas d'intérêts. Si tu prends en gage le manteau de ton prochain, tu le lui rendras avant le coucher du soleil. C'est tout ce qu'il a pour se couvrir ; c'est le manteau dont il s'enveloppe, la seule couverture qu'il ait pour dormir. S'il crie vers moi, je l'écouterai, car moi, je suis compatissant ! » 
 
Psaume : 17, 2-3, 4.20, 47.51ab
 
R/ Je t'aime, Seigneur, Dieu qui me rends fort !
Je t'aime, Seigneur, ma force :  Seigneur, mon roc, ma forteresse,  Dieu mon libérateur, le rocher qui m'abrite,  mon bouclier, mon fort, mon arme de victoire !   Louange à Dieu ! Quand je fais appel au Seigneur,  je suis sauvé de tous mes ennemis.  Et lui m'a dégagé, mis au large,  il m'a libéré, car il m'aime.   Vive le Seigneur ! Béni soit mon Rocher !  Qu'il triomphe, le Dieu de ma victoire,  Il donne à son roi de grandes victoires,  il se montre fidèle à son messie pour toujours.  
 
Lecture de la première lettre de saint Paul Apôtre aux Thessaloniciens (1Th1, 5-10)
 
Frères,  vous savez comment nous nous sommes comportés chez vous pour votre bien. Et vous, vous avez commencé à nous imiter, nous et le Seigneur, en accueillant la Parole au milieu de bien des épreuves avec la joie de l'Esprit Saint. Ainsi vous êtes devenus un modèle pour tous les croyants de Macédoine et de toute la Grèce. Et ce n'est pas seulement en Macédoine et dans toute la Grèce qu'à partir de chez vous la parole du Seigneur a retenti, mais la nouvelle de votre foi en Dieu s'est si bien répandue partout que nous n'avons plus rien à en dire. En effet, quand les gens parlent de nous, ils racontent l'accueil que vous nous avez fait ; ils disent comment vous vous êtes convertis à Dieu en vous détournant des idoles, afin de servir le Dieu vivant et véritable, et afin d'attendre des cieux son Fils qu'il a ressuscité d'entre les morts, Jésus, qui nous délivre de la colère qui vient. 
 
Evangile de Jésus Christ selon saint Matthieu (Mt 22, 34-40)
 
Les pharisiens, apprenant que Jésus avait fermé la bouche aux sadducéens, se réunirent, et l'un d'entre eux, un docteur de la Loi, posa une question à Jésus pour le mettre à l'épreuve : « Maître, dans la Loi, quel est le grand commandement ? » Jésus lui répondit : « Tu aimeras le Seigneur ton Dieu de tout ton coeur, de toute ton âme et de tout ton esprit. Voilà le grand, le premier commandement. Et voici le second, qui lui est semblable : Tu aimeras ton prochain comme toi-même. Tout ce qu'il y a dans l'Écriture - dans la Loi et les Prophètes - dépend de ces deux commandements. » 
  
 
CALENDRIER
 
 Messe tous les jours à 9 h précédée de l’office des Laudes à 8h45
 Tous les samedis matin de 11 h à 12h15 un prêtre se tient dans l’église pour accueillir une démarche du sacrement de réconciliation 
 
A partir de lundi, les messes de semaine sont célébrées dans la crypte
 
- Lundi  24 octobre  : de la férie
- Mardi 25 octobre  : de la férie
- Mercredi 26 octobre  : de la férie
- Jeudi 27 octobre  : de la férie
- Vendredi 28 octobre  : Saint-Simon et Saint-Jude
- Samedi 29 octobre  : de la férie
Ø A 11h : Confessions dans l’église 


Dimanche 30 octobre de 15h à 19h à Bondy (esplanade de la mairie et église Saint-Pierre : Rassemblement Holydate : des concerts, des forums, des temps de prières animés… 
Plus d’infos sur www.holydate.fr
 
Dimanche 30 octobre – 31ème dimanche du temps ordinaire  
(1ère lecture (M1,14b-2,2b.8-10) Psaume (130,1-3) 2ème lecture (1Th 2,7b-9.13) Evangile (Mt 23,1-12)
Messe anticipée : samedi à 18 h 30 à Notre-Dame
Messe à 9h à Saint-Louis - Messe à 10h30 à Notre-Dame
 
 Mardi 1er novembre : Fête de la Toussaint :
A 10h30 messe en l’église Notre-Dame
De 14h30 à 17h30 : Bénédiction des tombes des familles qui le désirent dans les cimetières ancien et nouveau du Raincy
Mercredi 2 novembre : Commémoration des fidèles défunts
A 9h messe à Saint-Louis et à 19h30 à Notre-Dame.

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paroisse du Raincy - dans Feuilles de semaine
16 octobre 2011 7 16 /10 /octobre /2011 10:15

« La nouvelle évangélisation est déjà en marche ! » 
 
Déclaration des évêques du CCEE sur la nouvelle évangélisation (Conférences épiscopales d’Europe) 
 
(...) L'évangélisation est la manifestation de la vie et de la vitalité de l'Église. Elle ne doit pas être comprise comme une simple activité pastorale mais comme la manifestation de sa nature même et de sa mission. La Nouvelle Évangélisation s'adresse non seulement aux chrétiens qui se sont éloignés de la foi, mais à tous. Elle vise à annoncer le Christ, vrai Dieu et vrai homme, crucifié pour porter toute détresse humaine, ressuscité pour que nous ayons la vie. Tous les croyants, par leur baptême, sont appelés à y participer : les familles, les jeunes qui, en général, sont les plus ouverts à devenir missionnaires, mais aussi les paroisses, les mouvements et nouvelles communautés. La catéchèse et les écoles catholiques doivent aussi être et devenir toujours davantage lieux d'évangélisation. Les sacrements, enfin, sont des lieux privilégiés pour mettre en place cette Nouvelle Évangélisation. Il s'agit aussi de chercher des voies nouvelles pour l'évangélisation, comme par exemple, les nouvelles technologies, internet, les réseaux sociaux. Mais tout cela n'est possible que si, à l'exemple des chrétiens dans les Actes des apôtres, nous nous ouvrons d'une manière nouvelle à l'Esprit Saint : « Il n'y aura pas de nouvelle évangélisation sans nouvelle Pentecôte ! »
 
Le choix de l'Albanie, terre de martyrs, a été particulièrement significatif pour traiter du thème de la nouvelle évangélisation. Ce fut l'occasion pour tous les évêques présents de rappeler le témoignage missionnaire rendu par l'Église albanaise et aussi par toutes les Églises catholiques de rites orientaux sous les régimes communistes.
 
Mgr Rino Fisichella, président du Conseil Pontifical pour la Promotion de la Nouvelle Évangélisation, s'est adressé à l'assemblée. Il a signalé que beaucoup d'Européens ne savaient plus rien aujourd'hui sur le christianisme et que si le mot « crise » était beaucoup utilisé actuellement, il fallait aussi y voir une opportunité de croissance. Selon lui, « la Nouvelle Évangélisation est une chance qui nous est offerte pour lire et interpréter le moment historique actuel afin que l'activité ordinaire de l'Église devienne extraordinaire. Autrement dit, nous sommes appelés à vivre de manière extraordinaire l'événement ordinaire de la vie de l'Église qu'est l'évangélisation. » Il a conclu en rappelant l'initiative des « Missions Metropoli » qui vont se dérouler dans 12 grandes cités européennes pendant le prochain carême (...)
Appel du Pape à l'issue de l'audience du 12 Octobre sur la place saint Pierre
Je suis profondément attristé par les épisodes de violences qui ont été commis au Caire dimanche dernier. Je m’unis à la douleur des familles et à tout le peuple égyptien, déchiré par les tentatives de porter atteinte à la coexistence pacifique entre ses communautés. J’exhorte les fidèles à prier afin que cette société jouisse d’une paix véritable, basée sur la justice, sur le respect de la liberté et de la dignité de chaque citoyen. Je soutiens en outre les efforts des autorités civiles et religieuses égyptiennes, en faveur d’une société dans laquelle soient respectés les droits humains de tous et, en particulier, des minorités, au bénéfice de l’unité nationale.

 

 

 

Au-delà d'une effigie
    29ème dimanche du temps ordinaire
1ère lecture (Is 45,1.4-6a) Psaume (95,1.3-5.7-10) 2ème lecture (1Th 1,1-5b) Evangile (Mt 22,15-21) 
 
Comme pour toute chose et toute situation humaine une vérité plus profonde nous attend au-delà de tous les signes terrestres. Les pharisiens le savaient bien et c'est pourquoi ils posent cette question à Jésus. En demandant une pièce d'argent, Jésus leur rappelle qu'ils l'utilisent couramment, sauf dans les offrandes versées au Temple.
Sur cette pièce, il y a, gravée, l'effigie de l'empereur. Or un vrai juif refuse la représentation en images, non seulement de Dieu qui est transcendance, mais aussi d'un homme, et spécialement d'un empereur qui se prend pour un dieu. La seule image de Dieu, selon la parole divine du livre de la Genèse, c'est l'homme vivant :"Faisons l'homme à notre image et à notre ressemblance". (Genèse 1. 26) 
Cette pièce doit être rendue à son propriétaire. "Rendez à César..." Cela ne signifie pas l'autonomie du domaine politique par rapport au domaine religieux. La politique en effet est un des lieux concrets d'exercice de la charité. La loi morale doit s'y manifester de plein droit, car c'est l'un des moyens par lesquels, en aimant ses frères, le chrétien manifeste son amour de Dieu. Il y a un lien entre ces deux domaines, puisqu'on ne peut servir Dieu en dehors des médiations humaines. La relation ne signifie pas la confusion et toute sacralisation du pouvoir politique est idolâtre. Ce qui intéresse Jésus, c'est "Dieu seul". Il faut rendre à Dieu ce qui lui appartient, à savoir l'homme. Jésus n'esquive donc pas une question délicate. Il ouvre une perspective nouvelle dans une vision étriquée du politique. Il nous offre la seule liberté possible, celle de choisir en notre âme et conscience, ce qui va dans le sens d'une plus grande humanisation des rapports sociaux. "César" n'a pas l'exclusivité du domaine humain et matérielle et "Dieu" celui du domaine spirituel. L'homme est à l'image et à la ressemblance de Dieu. 
Le vieux fonds religieux des pharisiens avait bien dit en affirmant :"Tu enseignes le vrai chemin de Dieu ». Sa réponse ne dissocie pas les deux domaines, César et Dieu, elle les unit en donnant priorité à Dieu. Rendre à César ce qui est à César, c'est en définitive accepter l'incarnation, c'est accepter la réalité humaine, c'est accepter le chemin qui nous permet, dans un juste comportement vis-à-vis de "César" de pouvoir rendre à Dieu ce qui est à Dieu, c'est-à-dire la totalité de l'homme.

 

1ère lecture : Les empires sont dans la main de Dieu (Is 45, 1.4-6a)
Lecture du livre d'Isaïe
Parole du Seigneur au roi Cyrus, qu'il a consacré, qu'il a pris par la main, pour lui soumettre les nations et désarmer les rois, pour lui ouvrir les portes à deux battants, car aucune porte ne restera fermée :   « A cause de mon serviteur Jacob et d'Israël mon élu, je t'ai appelé par ton nom, je t'ai décerné un titre, alors que tu ne me connaissais pas.   Je suis le Seigneur, il n'y en a pas d'autre : en dehors de moi, il n'y a pas de Dieu. Je t'ai rendu puissant, alors que tu ne me connaissais pas, pour que l'on sache, de l'orient à l'occident, qu'il n'y a rien en dehors de moi. »


Psaume : 95, 1a.3, 4.5b, 7-8a, 9a.10ac
 
R/ Au Seigneur notre Dieu, tout honneur et toute gloire
Chantez au Seigneur un chant nouveau,  racontez à tous les peuples sa gloire,  à toutes les nations ses merveilles !   Il est grand, le Seigneur, hautement loué,  redoutable au-dessus de tous les dieux :  lui, le Seigneur, a fait les cieux.  Rendez au Seigneur, familles des peuples,  rendez au Seigneur la gloire et la puissance,  rendez au Seigneur la gloire de son nom.   Adorez le Seigneur, éblouissant de sainteté :  Allez dire aux nations : « Le Seigneur est roi ! »  Il gouverne les peuples avec droiture. 
 
2ème lecture : La foi, l'espérance et la charité de la communauté (1Th 1, 1-5b)
 
Commencement de la lettre de saint Paul apôtre aux Thessaloniciens
 
Nous, Paul, Silvain et Timothée, nous nous adressons à vous, l'Église de Thessalonique qui est en Dieu le Père et en Jésus Christ le Seigneur. Que la grâce et la paix soient avec vous.   A tout instant, nous rendons grâce à Dieu à cause de vous tous, en faisant mention de vous dans nos prières. Sans cesse, nous nous souvenons que votre foi est active, que votre charité se donne de la peine, que votre espérance tient bon en notre Seigneur Jésus Christ, en présence de Dieu notre Père. Nous le savons, frères bien-aimés de Dieu, vous avez été choisis par lui. En effet, notre annonce de l'Évangile chez vous n'a pas été simple parole, mais puissance, action de l'Esprit Saint, certitude absolue. 
 
Evangile : A César ce qui est à César, et à Dieu ce qui est à Dieu (Mt 22, 15-21) 
 
Acclamation : Alléluia. Alléluia. Rendez au Seigneur, vous les dieux, rendez au Seigneur gloire et puissance, rendez au Seigneur la gloire de son nom. Alléluia. (cf. Ps 28, 1-2)
 
Evangile de Jésus Christ selon saint Matthieu
Les pharisiens se concertèrent pour voir comment prendre en faute Jésus en le faisant parler. Ils lui envoient leurs disciples, accompagnés des partisans d'Hérode : « Maître, lui disent-ils, nous le savons : tu es toujours vrai et tu enseignes le vrai chemin de Dieu ; tu ne te laisses influencer par personne, car tu ne fais pas de différence entre les gens. Donne-nous ton avis : Est-il permis, oui ou non, de payer l'impôt à l'empereur ? »  Mais Jésus, connaissant leur perversité, riposta : « Hypocrites ! Pourquoi voulez-vous me mettre à l'épreuve ? Montrez-moi la monnaie de l'impôt. »  Ils lui présentèrent une pièce d'argent. Il leur dit : « Cette effigie et cette légende, de qui sont-elles ? - De l'empereur César », répondirent-ils.  Alors il leur dit : « Rendez donc à César ce qui est à César, et à Dieu ce qui est à Dieu. 

 

CALENDRIER
 
 Messe tous les jours à 9 h précédée de l’office des Laudes à 8h45
 Tous les samedis matin de 11 h à 12h15 un prêtre se tient dans l’église pour accueillir une démarche du sacrement de réconciliation
 
Du 16 au 23 octobre Semaine mondiale de la mission  
 
DIMANCHE 16 OCTOBRE A 16h30 : Concert à l’Eglise Notre-Dame à l’occasion des 25 ans     de l’Association RESTAURER

 


- Lundi  17 octobre  : Saint-Ignace 
 
- Mardi 18 octobre  : Saint-Luc
 
- Mercredi 19 octobre : de la férie 
 
- Jeudi 20 octobre : de la férie 
  
Ø Vendredi 21 octobre  : de la férie

 
- Samedi 22 octobre  : de la férie
Ø A 11h : Confessions dans l’église
 
Dimanche 23 octobre – 30ème dimanche du temps ordinaire
1ère lecture (Ex 22,20-26) Psaume (17,2-4.20.47.51) 2ème lecture (1Th 1,5c-10) Evangile (Mt 22,34-40)
Messe anticipée : samedi à 18 h 30 à Notre-Dame
Messe à 9h à Saint-Louis
Messe à 10h30 à Notre-Dame 
 
FETES DE LA TOUSSAINT :
Mardi 1er Novembre :  Messe à 10h30 à Notre-Dame
De 14h30 à 17h30 : Bénédiction des tombes au Cimetière
Mercredi 2 Novembre : 

*  Messe à 9h à Saint-Louis
*  Messe à 19h30 à Notre-Dame

 

 

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paroisse du Raincy - dans Feuilles de semaine
10 octobre 2011 1 10 /10 /octobre /2011 09:30

Déclaration à l'occasion des Présidentielles 2012
 
"Elections : un vote pour quelle société "
 
Le Cardinal André VINGT-TROIS, archevêque de Paris et Président de la Conférence des évêques de France, a présenté ce lundi 3 octobre un message du Conseil Permanent de la CEF en vue des élections présidentielles et législatives à venir.
Titré « Elections : un vote pour quelle société ? », ce texte situe l'échéance électorale dans le contexte d' «une crise globale (qui) touche les pays occidentaux depuis plusieurs dizaines d'années ». Sont abordées les transformations qui affectent différents domaines dont « le développement des techniques scientifiques », « la fin d'une certaine homogénéité culturelle de nos sociétés », et la montée d'un individualisme qui « finit par dissoudre la vie sociale dès lors que chacun juge toute chose en fonction de son propre intérêt».
 
Dans un appel à la confiance, et rappelant «la haute importance que l'Eglise, depuis ses origines reconnait à la fonction politique», les évêques invitent les catholiques à prendre part au vote «de la manière la plus sérieuse possible». Ils proposent des éléments de discernement pour examiner les projets des partis et des candidats sur différents points qui leur « semblent importants à prendre en compte en vue de ces élections » : la vie naissante, la famille, l'éducation, la jeunesse, les banlieues et les cités, l'environnement, l'économie et la justice, la coopération internationale et l'immigration, le handicap, la fin de vie, le patrimoine et la culture, l'Europe, la laïcité et la vie en société.
Pour aller plus loin, le Conseil Permanent de l'Episcopat propose quelques citations récentes du Pape et des évêques de France.
 
Ces six pages denses et profondes permettront de se situer dans le débat électoral, car « les catholiques n'entendent pas être des citoyens interdits de parole dans la société démocratique ». On aurait tort de considérer ce texte à la simple intention des catholiques. Il redit à toute une opinion publique et aux candidats que voter engage des véritables choix de société. 
 
 
Mgr Bernard Podvin
Porte-parole des évêques de France
Texte de la déclaration sur Cef.fr 
 
 
 L’invitation universelle aux noces
28ème dimanche du temps ordinaire
            1ère lecture (Is 25,6-9) Psaume (22,1-6) 2ème lecture (Ph 4,12-14.19-20) Evangile (Mt 22,1-14) 
 
C’est encore une parabole sur le Royaume qui nous est proposée aujourd’hui. On y retrouve les mêmes thèmes fondamentaux que dans les précédentes lues tous ces derniers dimanches. 
 Ces premiers invités avaient toutes les raisons d’être conviés à la noce, mais ils refusent de répondre à l’invitation du roi. Ils invoquent des raisons ou des prétextes, peu importe. A leurs yeux, ils avaient tous d’autres occupations plus intéressantes. 
Le festin est celui des “noces de l’Agneau” pour reprendre l’expression de l’Apocalypse (19. 7 et 9) qui d’ailleurs utilise le même terme grec :”Gamos”, qui va plus loin que la signification de simple fête. Puisqu’ils refusent de s’y rendre, d’autres sont invités à partager la joie des deux familles pour l’union de ces jeunes.
A l’inverse des premiers, ces invités de dernière heure n’ont aucun mérite pour être conviés ainsi. Ils n’ont que la chance de s’être trouvés là, désoeuvrés, sur le chemin des serviteurs. Ce sont des gens de toutes sortes auxquels personne ne prête attention d’habitude. Qu’espéraient-ils vraiment dans leur désoeuvrement ? Pouvaient-ils un instant s’attendre à cela ?
Isaïe nous donne une première réponse. En tout homme vit une espérance car en tout homme il y a l’attente d’un infini. “Voici notre Dieu ! En lui, nous espérions, il nous a sauvés.” (Isaïe 25) ... “Par toute la terre, il effacera l’humiliation de son peuple. C’est lui qui l’a promis.” 
Mais ce peuple n’est plus le peuple de la première Alliance qui n’a pas répondu. C’est le peuple innombrable de la Nouvelle Alliance. Pour Dieu, cette invitation universelle ne suppose aucune condition préalable, pas même celle d’être de ceux qui sont en relation avec le roi qui invite ses amis, ses égaux, ses ministres. “Tu prépares la table pour moi...”, pour d’autres, pour tous. (psaume 22)
La situation est inimaginable si l’on se réfère à nos manières d’agir habituelles. Nous avons du mal à croire que Dieu puisse donner le salut à tous et gratuitement. Nous qui sommes souvent dans la crainte pour tout faire afin d’obtenir “notre” salut, qui vivons dans l’inquiétude de ne pas le mériter. C’est pourtant la bonne nouvelle de l’Evangile : Dieu appelle par amour et donne gratuitement. Père Fournier (cef.) 
 
 
1ère lecture : Le festin messianique (Is 25, 6-9)
 
Lecture du livre d'Isaïe
Ce jour-là, le Seigneur, Dieu de l'univers, préparera pour tous les peuples, sur sa montagne, un festin de viandes grasses et de vins capiteux, un festin de viandes succulentes et de vins décantés. Il enlèvera le voile de deuil qui enveloppait tous les peuples et le linceul qui couvrait toutes les nations. Il détruira la mort pour toujours. Le Seigneur essuiera les larmes sur tous les visages, et par toute la terre il effacera l'humiliation de son peuple ; c'est lui qui l'a promis.  Et ce jour-là, on dira :« Voici notre Dieu, en lui nous espérions, et il nous a sauvés ; c'est lui le Seigneur, en lui nous espérions ; exultons, réjouissons-nous : il nous a sauvés ! »
 
Psaume : 22, 1-2ab, 2c-3, 4, 5, 6
 
R/ Près de toi, Seigneur, sans fin nous vivrons.
Le Seigneur est mon berger :  je ne manque de rien.  Sur des prés d'herbe fraîche,  il me fait reposer.   Il me mène vers les eaux tranquilles  et me fait revivre ;  il me conduit par le juste chemin  pour l'honneur de son nom.   Si je traverse les ravins de la mort,  je ne crains aucun mal,  car tu es avec moi :  ton bâton me guide et me rassure.   Tu prépares la table pour moi  devant mes ennemis ;  tu répands le parfum sur ma tête,  ma coupe est débordante.   Grâce et bonheur m'accompagnent  tous les jours de ma vie ;  j'habiterai la maison du Seigneur  pour la durée de mes jours. 
 
Evangile : Parabole des invités au festin (brève : 1-10) (Mt 22, 1-14)
Acclamation : Alléluia. Alléluia. Voici la Pâque du Seigneur au milieu de son peuple. Heureux les invités au festin du Royaume ! Alléluia. 
 
Evangile de Jésus Christ selon saint Matthieu
Jésus disait en paraboles : « Le Royaume des cieux est comparable à un roi qui célébrait les noces de son fils. Il envoya ses serviteurs pour appeler à la noce les invités, mais ceux-ci ne voulaient pas venir. Il envoya encore d'autres serviteurs dire aux invités : 'Voilà : mon repas est prêt, mes boeufs et mes bêtes grasses sont égorgés ; tout est prêt : venez au repas de noce.' Mais ils n'en tinrent aucun compte et s'en allèrent, l'un à son champ, l'autre à son commerce ; les autres empoignèrent les serviteurs, les maltraitèrent et les tuèrent. Le roi se mit en colère, il envoya ses troupes, fit périr les meurtriers et brûla leur ville. Alors il dit à ses serviteurs : 'Le repas de noce est prêt, mais les invités n'en étaient pas dignes. Allez donc aux croisées des chemins : tous ceux que vous rencontrerez, invitez-les au repas de noce.' Les serviteurs allèrent sur les chemins, rassemblèrent tous ceux qu'ils rencontrèrent, les mauvais comme les bons, et la salle de noce fut remplie de convives. Le roi entra pour voir les convives. Il vit un homme qui ne portait pas le vêtement de noce, et lui dit : 'Mon ami, comment es-tu entré ici, sans avoir le vêtement de noce ?' L'autre garda le silence. Alors le roi dit aux serviteurs : 'Jetez-le, pieds et poings liés, dehors dans les ténèbres ; là il y aura des pleurs et des grincements de dents.' Certes, la multitude des hommes est appelée, mais les élus sont peu nombreux. » 
 
CALENDRIER
 Messe tous les jours à 9 h précédée de l’office des Laudes à 8h45
 Tous les samedis matin de 11 h à 12h15 un prêtre se tient dans l’église pour accueillir une démarche du sacrement de réconciliation


Dimanche 9 Octobre : Fête de la Saint-Denis 
A 15 h : Exposition de réalisation de la catéchèse salle Saint-Denis en face de la cathédrale
A 17 h : Messe présidée par notre évêque à la cathédrale
- Lundi  10 octobre  : de la férie
- Mardi 11 octobre  : de la férie
- Mercredi 12 octobre : de la férie
- Jeudi 13 octobre : de la férie
Ø A 14h Rassemblement du MCR à la cathédrale de Saint-Denis et messe avec l’évêque à 14H30
Ø A 18h : Messe de l’enseignement catholique à la cathédrale de Saint-Denis 
- Samedi 15 octobre  : Sainte-Thérèse d’Avila
Ø De 11 h à 12h15 un prêtre se tient dans l’église pour accueillir une démarche de la réconciliation ou pour discuter
Ø A 17 h : Assemblée des familles de la catéchèse suivie de la messe des familles à 18h30
Ø A 20h : Rencontre des collégiens et lycéens 


Dimanche 16 octobre – 29ème dimanche du temps ordinaire
1ère lecture (Is 45,1.4-6a) Psaume (95,1.3-5.7-10) 2ème lecture (1Th 1,1-5b) Evangile (Mt 22,15-21)
Messe anticipée : samedi à 18 h 30 à Notre-Dame
Messe à 9h à Saint-Louis
Messe à 10h30 à Notre-Dame
A 16h30 : Concert à l’Eglise Notre-Dame à l’occasion des 25 ans de l’Association RESTAURER

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paroisse du Raincy - dans Feuilles de semaine
2 octobre 2011 7 02 /10 /octobre /2011 20:35

Dimanche 2 Octobre : Pourquoi une journée d'éveil au judaïsme ?

Le dialogue entre Juifs et Chrétiens n'est-il pas d'abord une affaire de spécialistes ? À la limite une question marginale quand on considère les urgences pastorales de nos églises, quand on considère les multiples tâches auxquelles nos paroisses doivent faire face en début d'année, quand vivant auprès d'une communauté musulmane plus nombreuse, il nous semble urgent d'établir avec elle des relations de convivialité et si possible de dialogue ?
Alors, pourquoi cette journée d'éveil au Judaïsme ? Lorsqu'au concile Vatican II l'Église catholique a ouvert la voie à une redécouverte du peuple juif dans sa vocation unique, elle ne l'a pas fait en raison des circonstances même si les évènements de la guerre ont joué un rôle essentiel dans cette prise de conscience. Elle l'a fait parce qu'elle a compris dans sa méditation sur sa propre vocation, que le Seigneur n'avait pas rejeté son peuple, ce peuple dit St Paul "à qui appartiennent l'adoption filiale, la gloire, les alliances,...les promesses et aussi les patriarches et de qui le Christ est issu selon la chair, lequel est au-dessus de tout, Dieu béni éternellement" (Romains 9, 4-5)
Jésus est juif, il l'est par sa naissance, il l'est resté jusqu'à sa mort, et c'est au cœur du dessein de salut de Dieu sur le monde, de l'Église corps du Christ, Messie d'Israël, que nous devons regarder le peuple Juif. Il est le témoin vivant de l'histoire du salut dans laquelle la mission de Jésus s'inscrit. Sinon, comme le disait Jean Paul II, Jésus serait un « météore dans l'histoire ».
Ce sont donc pour des motifs religieux et non seulement circonstanciels que nous devons nous ouvrir à la vie du peuple Juif. Sa place disait un document Romain d'application du concile doit "être organique dans la prédication et la catéchèse de l'Église catholique".
Il n'est pas possible dans cette brève introduction de montrer toutes les richesses que nous pouvons en recevoir. C'est pourquoi cette journée n'est qu'un éveil. 
À l'origine, elle fut inspirée par une initiative de l'épiscopat italien qui l'avait placée à la veille de la semaine de prière pour l'unité des chrétiens, dans la conscience de ce que les chrétiens divisés avaient reçu ensemble du peuple Juif.
En France, nous avons choisi de la célébrer entre la fête de Roch ha-Chanah (fête du nouvel an juif) et de Yom Kippour (journée du grand pardon) moments exceptionnels dans la vie religieuse juive. Occasion pour nous de prendre conscience de l'importance pour notre foi de cette relation, occasion de manifester à la communauté juive notre reconnaissance par notre prière, une carte de vœu et des affiches. Selon l'expression de Paul nous avons été "greffés" sur la foi d'Israël, ce que Jésus avait déjà affirmé dans son dialogue avec la Samaritaine "car le salut vient des Juifs" (Jean 4,22b).
Père Jean DUJARDIN, expert auprès du Service National des Relations avec le Judaïsme. 
 
  
  " Ils respecteront mon fils." 
 
27ème dimanche du temps ordinaire


        1ère lecture (Is 5,1-7) Psaume (79,9-10.13-16a. 19-20) 2ème lecture (Ph 4,6-9) Evangile (Mt 21, 33-43)
 
En arrière-plan du récit de ce dimanche, nous trouvons l'initiative de Dieu, sur deux plans : l'appel et le soin de la vigne. Il se choisit un peuple. Il lui fait confiance et lui offre de vivre dans son Royaume, la vigne. C'est bien un appel à travailler en relation avec lui. La culture de la vigne implique des soins particuliers pour qu'elle puisse produire son fruit, c'est-à-dire le raisin et, par la suite, le vin qui est signe de joie et de prospérité, toujours selon la tradition biblique. Dieu prend soin de son peuple avec amour afin qu'il produise son fruit, c'est-à-dire, la vie en plénitude dans la justice et l'amour.  
 
  Le drame de l’homme est parfois de refuser le projet de Dieu. Nous le lisons dans la Bible : à ces appels sans cesse renouvelés par les prophètes, le peuple de Dieu hésite, tergiverse et parfois même choisit l'inverse. Nous le voyons bien aussi dans la méditation des psaumes. Alors, quand vient l'heure du repentir, ce peuple en appelle à la miséricorde de Dieu Ps.50 ; Ps.68…). Mais l’amour de Dieu est plus fort que le péché des hommes. Pour preuve, Il envoie son propre Fils qui sera livré à la violence des hommes, qui assumera même l'extrême de l'opposition à l'amour pour en faire une offrande à son Père pour le salut du monde, offert et donné.  
                                                                                                                                                                                                                                                                                                                                                                                                                                                                                                                                                                                                                                                                                                                                                                                                                                                                                                                                                                                                                                            
L'histoire humaine aurait pu s'achever dans l'absurdité de cette mort sur la Croix. Elle est l'aube d'une résurrection. Car rien n'arrête Dieu. Par sa mort, Jésus détruit la force du mal. Par sa résurrection, il révèle à l'homme que la puissance de l'amour, et elle seule, détruit la violence. "La pierre rejetée des bâtisseurs devient la pierre d'angle" qui va permettre de restaurer le temple de Dieu c’est à dire l’Homme. La vigne devient le Royaume de la Nouvelle Alliance, car le Royaume n'est pas détruit, il est désormais donné à d'autres vignerons "qui en remettront le produit en temps voulu." C’est une manière de décrire la mission de chaque baptisé, de l’Eglise. 
 
 
 
1ère lecture : Le Seigneur est déçu par sa vigne bien-aimée (Is 5, 1-7)
 
Lecture du livre d'Isaïe
Je chanterai pour mon ami le chant du bien-aimé à sa vigne.   Mon ami avait une vigne sur un coteau plantureux. Il en retourna la terre et en retira les pierres, pour y mettre un plant de qualité. Au milieu, il bâtit une tour de garde et creusa aussi un pressoir. Il en attendait de beaux raisins, mais elle en donna de mauvais.  Et maintenant, habitants de Jérusalem, hommes de Juda, soyez donc juges entre moi et ma vigne ! Pouvais-je faire pour ma vigne plus que je n'ai fait ? J'attendais de beaux raisins, pourquoi en a-t-elle donné de mauvais ? Eh bien, je vais vous apprendre ce que je vais faire de ma vigne : enlever sa clôture pour qu'elle soit dévorée par les animaux, ouvrir une brèche dans son mur pour qu'elle soit piétinée. J'en ferai une pente désolée ; elle ne sera ni taillée ni sarclée, il y poussera des épines et des ronces ; j'interdirai aux nuages d'y faire tomber la pluie.   La vigne du Seigneur de l'univers, c'est la maison d'Israël. Le plant qu'il chérissait, ce sont les hommes de Juda. Il en attendait le droit, et voici l'iniquité ; il en attendait la justice, et voici les cris de détresse. 
 
Psaume : 79, 9-10, 13-14, 15-16a, 19-20
 
R/ Regarde ta vigne, Seigneur, viens sauver ton peuple
La vigne que tu as prise à l'Égypte,  tu la replantes en chassant des nations.  Tu déblaies le sol devant elle,  tu l'enracines pour qu'elle emplisse le pays.   Pourquoi as-tu percé sa clôture ?  Tous les passants y grappillent en chemin ;  le sanglier des forêts la ravage  et les bêtes des champs la broutent.   Dieu de l'univers revient ! Du haut des cieux, regarde et vois : visite cette vigne, protège-la, celle qu'a plantée ta main puissante.  Jamais plus nous n'irons loin de toi :  fais-nous vivre et invoquer ton nom !  Dieu de l'univers, fais-nous revenir ;  que ton visage s'éclaire, et nous serons sauvés ! 
 
 
Evangile : Parabole des vignerons meurtriers (Mt 21, 33-43)
 
Acclamation : Alléluia. Alléluia. Aujourd'hui, Dieu nous parle en son Fils, lui qu'il a établi héritier de toute chose : c'est là l'oeuvre du Seigneur. Alléluia. (cf. He 1, 2 ; Mt 21, 42)
Evangile de Jésus Christ selon saint Matthieu
Jésus disait aux chefs des prêtres et aux pharisiens : « Écoutez une autre parabole : Un homme était propriétaire d'un domaine ; il planta une vigne, l'entoura d'une clôture, y creusa un pressoir et y bâtit une tour de garde. Puis il la donna en fermage à des vignerons, et partit en voyage. Quand arriva le moment de la vendange, il envoya ses serviteurs auprès des vignerons pour se faire remettre le produit de la vigne. Mais les vignerons se saisirent des serviteurs, frappèrent l'un, tuèrent l'autre, lapidèrent le troisième. De nouveau, le propriétaire envoya d'autres serviteurs plus nombreux que les premiers ; mais ils furent traités de la même façon. Finalement, il leur envoya son fils, en se disant : 'Ils respecteront mon fils.' Mais, voyant le fils, les vignerons se dirent entre eux : 'Voici l'héritier : allons-y ! tuons le, nous aurons l'héritage !' Ils se saisirent de lui, le jetèrent hors de la vigne et le tuèrent. Eh bien, quand le maître de la vigne viendra, que fera-t-il à ces vignerons ? »  On lui répond : « Ces misérables, il les fera périr misérablement. Il donnera la vigne en fermage à d'autres vignerons, qui en remettront le produit en temps voulu. »  Jésus leur dit : « N'avez-vous jamais lu dans les Écritures : La pierre qu'ont rejetée les bâtisseurs est devenue la pierre angulaire. C'est là l'oeuvre du Seigneur, une merveille sous nos yeux ! Aussi, je vous le dis : Le royaume de Dieu vous sera enlevé pour être donné à un peuple qui lui fera produire son fruit ».  
 
CALENDRIER
 
 Messe tous les jours à 9 h précédée de l’office des Laudes à 8h45
 Tous les samedis matin de 11 h à 12h15 un prêtre se tient dans l’église pour accueillir une démarche du sacrement de réconciliation
 
- Lundi 3 octobre  : de la férie
- Mardi 4 octobre  : Saint-François d’Assise                                                                                                                                                       
- Mercredi 5 octobre : de la férie
- Jeudi 6 octobre : de la férie
- Vendredi 7 octobre  : Notre-Dame du Rosaire
- Samedi 8 octobre : de la férie
Ø De 11 h à 12h15 un prêtre se tient dans l’église pour accueillir une démarche de la réconciliation ou pour discuter
Ø Inscriptions ou réinscriptions de la catéchèse (de l’Eveil à la foi à la Terminale) de 10 h à 12 h et de 15 h à 18 h au presbytère, 40 Allée du Jardin anglais 
Ø Au cours de la messe de 18h30 : célébration de remise de croix des servants d’autel
Ø Week-end de rentrée du groupe Scouts
 
Dimanche 9 octobre – 28ème dimanche du temps ordinaire
1ère lecture (Is 25,6-9) Psaume (22,1-6) 2ème lecture (Ph 4,12-14.19-20) Evangile (Mt 22,1-14)
Messe anticipée : samedi à 18 h 30 à Notre-Dame
Messe à 10h30 à Notre-Dame


Fête de la Saint-Denis : messe présidée par notre évêque à la Cathédrale de Saint-Denis à 17 h

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26 septembre 2011 1 26 /09 /septembre /2011 13:13

22-25 Septembre 2011 : Voyage du pape Benoit XVI en Allemagne 
 
« Là où est Dieu, naît l'avenir »
"Il ne s'agit pas de tourisme religieux, et encore moins d'un show. La devise de ces journées dit bien de quoi il s'agit: Là où est Dieu, naît l'avenir. Il s'agit de faire en sorte que Dieu revienne dans notre environnement, ce Dieu si souvent totalement absent, et dont pourtant nous avons tant besoin... Peut-être me demanderez-vous : Mais Dieu existe-t-il? Et s'il existe, s'occupe-t-il réellement de nous? Pouvons-nous arriver jusqu'à lui ? Oui, c'est vrai, nous ne pouvons pas mettre Dieu sur la table, nous ne pouvons pas le toucher comme un ustensile ou le prendre en main comme un objet quelconque. Nous devons à nouveau développer notre capacité de perception de Dieu, capacité qui existe en nous. Nous pouvons deviner quelque chose de la grandeur de Dieu dans la grandeur du cosmos. Nous pouvons utiliser le monde à travers la technique car il est construit de façon rationnelle. Dans la grande rationalité du monde, nous pouvons deviner l'esprit créateur duquel il provient, et, dans la beauté de la création, nous pouvons deviner quelque chose de la beauté, de la grandeur et aussi de la bonté de Dieu. Dans les Ecritures, nous pouvons entendre les paroles de la vie éternelle qui ne viennent pas simplement des hommes mais qui viennent de lui, et en elles, nous entendons sa voix. Enfin, nous voyons aussi presque Dieu dans nos rencontres avec les personnes qui ont été touchées par lui. Je ne pense pas seulement aux grands : de Paul à François d'Assise, jusqu'à Mère Teresa, mais je pense à toutes ces personnes simples dont personne ne parle. Cependant, lorsque nous les rencontrons, quelque chose de leur bonté, de leur sincérité, de leur joie, émane d'elles, et nous savons que Dieu est là et qu'il nous touche nous aussi. C'est pourquoi, ces jours-ci, nous voulons nous engager à retourner voir Dieu, pour devenir nous-mêmes des personnes par lesquelles une lumière d'espérance entre dans le monde, lumière qui vient de Dieu et qui nous aide à vivre".
(Source VIS, conférence des évêques de France) 
  
  
 
  Se mettre en route
26ème dimanche du temps ordinaire
(Ez 18, 25-28) Psaume (24, 4-9) 2ème lecture (brève : 1-5) (Ph 2, 1-11) Evangile (Mt 21, 28-32) 
 
Tel est le chemin du Royaume. Les publicains et les prostituées y entrent en priorité non en raison de leurs "activités", mais parce qu’ils se mettent en route, sortant d’eux-mêmes, en croyant à cette parole qui leur vient d’ailleurs. Les derniers deviennent les premiers. Notons qu’il n’est pas dit que les chefs des prêtres et les anciens n’entreront pas dans le Royaume, c’est-à-dire dans la vie indestructible que donne le Christ, cette vie qui n’est pas seulement à venir mais qui est déjà là, à portée de main. En effet, d’autres textes nous diront que dans et par le Christ, tous les hommes sont sauvés. Ces personnages prennent du retard pour deux raisons : d’abord parce qu’ils ne croient pas à la parole de Jean, s’estimant déjà impeccables ; ensuite parce qu’ils ne se sont pas mobilisés en constatant la foi des collecteurs d’impôts et des prostituées. Stupéfiant : Jésus reproche à ces notables de ne pas avoir suivi l’exemple de ces personnes discréditées. C’est qu’il nous est impossible de décider de la valeur d’une personne à partir de la condition dans laquelle les circonstances l’ont placée. Qu’est-ce qui se cache sous ce qui se voit ? Quels regrets ? Quels désirs ? Quelles frustrations ? Quelles générosités ? Dieu seul le sait, mais ce qui commande tout le reste est l’ouverture au changement, au déplacement auquel nous invite toute rencontre. Voyant la justice de Jésus et entendant ses paroles, les publicains et les prostituées ont bougé mais les chefs des prêtres et les anciens, pourtant professionnels de l’accueil de la Parole, ne sont pas allés "travailler à la vigne". Conclusion : ne nous installons pas dans le déjà-là, mais soyons prêts à partir pour cet ailleurs que figurait déjà la terre promise et que nous appelons le "Royaume", toujours à venir.


 Marcel Domergue, jésuite 
 
 
 
1ère lecture : Dieu nous appelle chaque jour à nous convertir (Ez 18, 25-28)
 
Lecture du livre d'Ezéchiel
 
Parole du Seigneur tout-puissant : Je ne désire pas la mort du méchant, et pourtant vous dites : « La conduite du Seigneur est étrange. » Écoutez donc, fils d'Israël : est-ce ma conduite qui est étrange ? N'est-ce pas plutôt la vôtre ? Si le juste se détourne de sa justice, se pervertit, et meurt dans cet état, c'est à cause de sa perversité qu'il mourra. Mais si le méchant se détourne de sa méchanceté pour pratiquer le droit et la justice, il sauvera sa vie. Parce qu'il a ouvert les yeux, parce qu'il s'est détourné de ses fautes, il ne mourra pas, il vivra. 
 
Psaume : 24, 4-5ab, 6-7, 8-9
 
R/ Souviens-toi, Seigneur, de ton amour
Seigneur, enseigne-moi tes voies,  fais-moi connaître ta route.  Dirige-moi par ta vérité, enseigne-moi,  car tu es le Dieu qui me sauve.   Rappelle-toi, Seigneur, ta tendresse,  ton amour qui est de toujours.  Oublie les révoltes, les péchés de ma jeunesse ;  dans ton amour, ne m'oublie pas.   Il est droit, il est bon, le Seigneur,  lui qui montre aux pécheurs le chemin.  Sa justice dirige les humbles,  il enseigne aux humbles son chemin.
 
2ème lecture : L'unité dans l'amour à la suite du Christ (brève : 1-5) (Ph 2, 1-11) 
 
Lecture de la lettre de saint Paul Apôtre aux Philippiens :
Frères, s'il est vrai que, dans le Christ, on se réconforte les uns les autres, si l'on s'encourage dans l'amour, si l'on est en communion dans l'Esprit, si l'on a de la tendresse et de la pitié, alors, pour que ma joie soit complète, ayez les mêmes dispositions, le même amour, les mêmes sentiments ; recherchez l'unité. Ne soyez jamais intrigants ni vantards, mais ayez assez d'humilité pour estimer les autres supérieurs à vous-mêmes. Que chacun de vous ne soit pas préoccupé de lui-même, mais aussi des autres.   Ayez entre vous les dispositions que l'on doit avoir dans le Christ Jésus : lui qui était dans la condition de Dieu, il n'a pas jugé bon de revendiquer son droit d'être traité à l'égal de Dieu ; mais au contraire, il se dépouilla lui-même en prenant la condition de serviteur. Devenu semblable aux hommes et reconnu comme un homme à son comportement, il s'est abaissé lui-même en devenant obéissant jusqu'à mourir, et à mourir sur une croix.   C'est pourquoi Dieu l'a élevé au-dessus de tout ; il lui a conféré le Nom qui surpasse tous les noms, afin qu'au Nom de Jésus, aux cieux, sur terre et dans l'abîme, tout être vivant tombe à genoux, et que toute langue proclame : « Jésus Christ est le Seigneur », pour la gloire de Dieu le Père. 
 
Evangile : Se convertir non en paroles, mais en actes (Mt 21, 28-32)
 
Acclamation : Alléluia. Alléluia. Aujourd'hui ne fermez pas votre cœur, mais écoutez la voix du Seigneur. Alléluia. (Ps 94, 8)
Evangile de Jésus Christ selon saint Matthieu
Jésus disait aux chefs des prêtres et aux anciens : « Que pensez-vous de ceci ? Un homme avait deux fils. Il vint trouver le premier et lui dit : 'Mon enfant, va travailler aujourd'hui à ma vigne.' Celui-ci répondit : 'Je ne veux pas.' Mais ensuite, s'étant repenti, il y alla. Abordant le second, le père lui dit la même chose. Celui-ci répondit : 'Oui, Seigneur !' et il n'y alla pas. Lequel des deux a fait la volonté du père ? » Ils lui répondent : « Le premier ».  Jésus leur dit : « Amen, je vous le déclare : les publicains et les prostituées vous précèdent dans le royaume de Dieu. Car Jean Baptiste est venu à vous, vivant selon la justice, et vous n'avez pas cru à sa parole ; tandis que les publicains et les prostituées y ont cru. Mais vous, même après avoir vu cela, vous ne vous êtes pas repentis pour croire à sa parole. » 
 
CALENDRIER 
 
 Messe tous les jours à 9 h précédée de l’office des Laudes à 8h45
 Tous les samedis matin de 11 h à 12h15 un prêtre se tient dans l’église pour accueillir une démarche du sacrement de réconciliation
 
Samedi 24 et Dimanche 25 : quête à la sortie de la messe proposée par les Equipes Saint-Vincent-de-Paul
 
- Lundi 26 septembre  : de la férie
- Mardi 27 septembre : Saint-Vincent de Paul
- Mercredi 28 septembre: de la férie
- Jeudi 29 septembre : Sts Michel, Gabriel et Raphaël 
 
- Vendredi 30 septembre : Saint-Jérôme 
 
A 20h30  : réunion de tous les parents de la catéchèse à la Salle Pierre Lefeuvre 
 
- Samedi 1er octobre : Sainte-Thérèse de l’enfant Jésus 
.
Ø Inscriptions au KT ou réinscription de 10 h à 12 h et de 15 h à 18 h au presbytère, 40 Allée du Jardin anglais  
 
Dimanche 2 octobre – 27ème dimanche du temps ordinaire
1ère lecture (Is 5,1-7) Psaume (79,9-10.13-16a. 19-20) 2ème lecture (Ph 4,6-9) Evangile (Mt 21, 33-43)
Messe anticipée : samedi à 18 h 30 à Notre-Dame : messe d’action de grâce pour les 50 ans de sacerdoce du Père Martins.
Messe à 9h à Saint-Louis
Messe à 10h30 à Notre-Dame
11h45 : Célébration du baptême d’Amandine THURIES 
 
« dimanche d’ouverture au judaïsme ». C’est la période des fêtes juives d’automne, occasion de manifester à la communauté juive notre amitié notamment par la prière et par l’envoi d’un message avec les cartes à notre disposition le dimanche 2 octobre.

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paroisse du Raincy - dans Feuilles de semaine
25 septembre 2011 7 25 /09 /septembre /2011 19:43

« Les familles, miroir de la société » s'inscrit pleinement dans la démarche « Familles 2011 ». Il présente une analyse claire et accessible sur l'évolution de la famille intimement articulée à celle de la société. Rencontre avec Monique Baujard, directrice du Service National Famille et Société (SNFS), auteur de la synthèse.
 
 
 -> Document Episcopat n°5 Juillet 2011 : « les familles, miroir de la société » 
 
 
Quels sont les grands enseignements ?
Nous vivons dans une société individualiste qui privilégie les valeurs de liberté et d'égalité. La famille est aujourd'hui vue avant tout comme un lieu d'épanouissement personnel. Il y a donc une tension constante entre la liberté individuelle et le maintien de la cohésion du groupe, ce qui explique la fragilité des liens de familles.
Un autre constat est le grand isolement des familles. Beaucoup de personnes ont peu de réseau social et la famille au sens large n'est pas présente. Les personnes se trouvent alors très seules devant les épreuves de la vie de famille. Il y a aujourd'hui une pauvreté relationnelle qui frappe encore plus les milieux matériellement défavorisées. Un changement important concerne aussi les relations hommes/femmes. L'indépendance financière des femmes et la maîtrise de la fécondité ont changé l'équilibre et il n'y a plus de rôles préétablis. Il y a donc une négociation constante dans les couples, y compris sur le partage des tâches quotidiennes. Enfin, notre rapport au temps a également beaucoup changé : tout va beaucoup plus vite. La famille est, elle, à contretemps, elle demande un investissement en temps gratuit... Ce temps indispensable, donné à la famille, n'est pas valorisé par la société.
 
Qu'est-ce qui est attendu de la part de l'Église ?
Il est demandé à l'Église de réaffirmer son message évangélique et de donner à voir qu'un amour « pour toujours » est possible, à l'image de l'amour de Dieu pour les hommes. Mais la crédibilité de sa parole dépend aussi de sa capacité de savoir se faire proche de ceux qui souffrent. . Il lui est demandé aussi de porter un regard bienveillant sur la vie, même si les parcours des uns et des autres ne sont pas parfaits. D'honorer les cheminements de chacun et de poser des balises sur le chemin de la construction d'une famille. Je crois que les gens ont besoin de retrouver une spiritualité du quotidien. Ce sera d'ailleurs le thème de l'intervention du Prieur de la communauté de Bose (Italie), Enzo Bianchi, au colloque d'octobre. C'est dans les humbles gestes du quotidien que la qualité des liens et des relations se construit. Il faut redonner un sens au quotidien. L'Eglise peut puiser dans les trésors de sa tradition spirituelle pour offrir aux personnes les ressources nécessaires pour traverser les épreuves et inscrire leurs relations de famille dans le temps. 
  
 
 
Les chemins de Dieu
25ème dimanche du temps ordinaire

 


Isaïe 55,6-9 - Psaume 144 - Philippiens 1,20-24. 27 - Matthieu 20,1-16


"Mes chemins ne sont pas vos chemins", telles sont les paroles prêtées à Dieu dans la première lecture. Que veut-on nous dire ? S’agit-il d’un reproche ? Oui et non, comme on le verra. L’évangile d’aujourd’hui prête à Dieu un comportement qui n’a rien à voir avec les nôtres et qui est en contradiction avec la pratique de la justice. Comme souvent, nous lisons les paroles du Christ distraitement, sans nous étonner de l’énormité de ses propos. Or Jésus nous dit, en parabole, que Dieu n’est pas juste, que le "salaire" qu’il nous donne n’a rien à voir avec nos travaux et nos efforts. Du coup, plusieurs vont se demander pourquoi se fatiguer, pourquoi "faire le bien". C’est dans ce sens-là que nous pouvons lire Romains 6,1 : "Allons-nous rester dans le péché pour faire abonder la grâce ?" La grâce, la gratuité, le non-justifié. Voilà qui entre en contradiction avec tant de propos sur le "mérite". Nous ne méritons rien car nous sommes mis au monde sans l’avoir décidé, et ce que nous faisons de bien vient en nous de la source qui nous fait être. Et l’amour que Dieu nous porte, l’amour qui est Dieu lui-même, ne trouve pas sa justification en nous mais en lui. Le "salaire" n’est pas une réponse au travail fourni mais la manifestation de la "bonté" du "maître", comme le dit la fin de la parabole. Bien entendu, nos sociétés ne fonctionnent pas ainsi. Le salaire de ceux qui travaillent est un dû. Un dû à qui ? À eux bien entendu, mais, à travers eux, à Dieu lui-même. Il est en effet au travail et à l’œuvre pour nous en eux et par eux. Jésus dira, en Jean 5,17 : "Mon Père travaille sans cesse et moi aussi je travaille." Pas encore de sabbat pour Dieu, tant que l’humanité n’est pas encore rassemblée dans l’amour, ce qui fera d’elle l’image de Dieu. Marcel Domergue sj.
 
 


 
1ère lecture : « Mes pensées ne sont pas vos pensées » (Is 55, 6-9)
 
Lecture du livre d'Isaïe
 
Cherchez le Seigneur tant qu'il se laisse trouver. Invoquez-le tant qu'il est proche. Que le méchant abandonne son chemin, et l'homme pervers, ses pensées ! Qu'il revienne vers le Seigneur qui aura pitié de lui, vers notre Dieu qui est riche en pardon. Car mes pensées ne sont pas vos pensées, et mes chemins ne sont pas vos chemins, déclare le Seigneur. Autant le ciel est élevé au-dessus de la terre, autant mes chemins sont élevés au-dessus des vôtres, et mes pensées, au-dessus de vos pensées.
 
Evangile : La générosité de Dieu dépasse notre justice (Mt 20, 1-16)
 
Acclamation : Alléluia. Alléluia. La bonté du Seigneur est pour tous, sa tendresse, pour toutes ses oeuvres : tous acclameront sa justice. Alléluia. (cf. Ps 144, 7-9) 
 
Evangile de Jésus Christ selon saint Matthieu
Jésus disait cette parabole :                                                     :                                                                                                                                                          « le Royaume des cieux est comparable au maître d'un domaine qui sortit au petit jour afin d'embaucher des ouvriers pour sa vigne. Il se mit d'accord avec eux sur un salaire d'une pièce d'argent pour la journée, et il les envoya à sa vigne. Sorti vers neuf heures, il en vit d'autres qui étaient là, sur la place, sans travail. Il leur dit : 'Allez, vous aussi, à ma vigne, et je vous donnerai ce qui est juste.' Ils y allèrent. Il sortit de nouveau vers midi, puis vers trois heures, et fit de même. Vers cinq heures, il sortit encore, en trouva d'autres qui étaient là et leur dit : 'Pourquoi êtes-vous restés là, toute la journée, sans rien faire ?' Ils lui répondirent : 'Parce que personne ne nous a embauchés.' Il leur dit : 'Allez, vous aussi, à ma vigne.' 
Le soir venu, le maître de la vigne dit à son intendant : 'Appelle les ouvriers et distribue le salaire, en commençant par les derniers pour finir par les premiers.' Ceux qui n'avaient commencé qu'à cinq heures s'avancèrent et reçurent chacun une pièce d'argent. Quand vint le tour des premiers, ils pensaient recevoir davantage, mais ils reçurent, eux aussi, chacun une pièce d'argent. En la recevant, ils récriminaient contre le maître du domaine : 'Ces derniers venus n'ont fait qu'une heure, et tu les traites comme nous, qui avons enduré le poids du jour et de la chaleur !' Mais le maître répondit à l'un d'entre eux : 'Mon ami, je ne te fais aucun tort. N'as-tu pas été d'accord avec moi pour une pièce d'argent ? Prends ce qui te revient, et va t’en. Je veux donner à ce dernier autant qu'à toi : n'ai-je pas le droit de faire ce que je veux de mon bien ? Vas-tu regarder avec un oeil mauvais parce que moi, je suis bon ?'                                                                                                                                        Ainsi les derniers seront premiers, et les premiers seront derniers. » 
 
CALENDRIER :
Messe tous les jours à 9 h précédée de l’office des Laudes à 
8h45 
 
Dimanche 25 sept. – 26ème dimanche du temps ordinaire
1ère lecture (Ez 18, 25-28) Psaume (24, 4-5ab, 6-7, 8-9) 2ème lecture (brève : 1-5) (Ph 2, 1-11) Evangile (Mt 21, 28-32
Messe anticipée : samedi à 18 h 30 à Notre-Dame
Messe à 9h à Saint-Louis
Messe à 10h30 à Notre-Dame

Quête pour les Equipes Saint-Vincent 
 
 
 

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