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26 avril 2020 7 26 /04 /avril /2020 09:55

Notre Communauté au quotidien

avec Notre-Dame de la Consolation

 

« Courage et confiance »

 

 

Date : 26 Avril : 3e dimanche de Pâques

 

Textes du jour : Actes des Apôtres 2, 14.22-33 ; Psaume 15 ; Première lettre de saint Pierre 1,17-21 ; Luc 24,13-35

 

 « Ils le reconnurent à la fraction du pain » 

 

Deux disciples faisaient route ensemble. Ils ne croyaient pas, et cependant ils parlaient du Seigneur. Soudain celui-ci apparut, mais sous des traits qu’ils ne purent reconnaître. A leurs yeux de chair le Seigneur manifestait ainsi du dehors ce qui se passait au fond d’eux-mêmes, dans le regard du cœur. Les disciples étaient intérieurement partagés entre l’amour et le doute. Le Seigneur était bien présent à leurs côtés, mais il ne se laissait pas reconnaître.

A ces hommes qui parlaient de lui il offrit sa présence, mais comme ils doutaient de lui, il leur dissimula son vrai visage. Il leur adressa la parole et leur reprocha leur dureté d’esprit. Il leur découvrit dans la Sainte Ecriture les mystères qui le concernaient, mais, il feignit de poursuivre sa route…

En agissant ainsi, la vérité qui est simple ne jouait nullement double jeu : elle se montrait aux yeux des disciples, telle qu’elle était dans leur esprit. Et le Seigneur voulait voir si ces disciples, qui ne l’aimaient pas encore comme Dieu, lui accorderaient du moins leur amitié sous les traits d’un étranger.

Mais ceux avec qui marchait la vérité ne pouvaient être éloignés de la charité : ils l’invitèrent donc à partager leur gîte, comme on le fait avec un voyageur. Dirons-nous simplement qu’ils l’invitèrent ? L’Ecriture précise qu’ils le pressèrent (Lc 24, 29). Elle nous montre par cet exemple que, lorsque nous invitons des étrangers sous notre toit, notre invitation doit être pressante.

Ils apprêtent donc la table, ils présentent la nourriture, et Dieu, qu’ils n’avaient pas reconnu dans l’explication de l’Ecriture, ils le découvrirent dans la fraction du pain. Ce n’est pas en écoutant les préceptes de Dieu qu’ils furent illuminés, mais en les accomplissant : Ce ne sont pas les auditeurs de la loi qui seront justes devant Dieu, mais les observateurs de la loi qui seront justifiés (Rom. 2, 13)

Quelqu’un veut-il comprendre ce qu’il a entendu, qu’il se hâte de mettre en pratique ce qu’il en a déjà pu saisir. Le Seigneur n’a pas été reconnu pendant qu’il parlait : il a daigné se manifester lorsqu’on lui offrit à manger.

Aimons donc l’hospitalité, frères très chers, aimons pratiquer la charité. C’est d’elle que Paul nous parle : Persévérez, dit-il, dans la charité fraternelle. N’oubliez pas l’hospitalité, car c’est grâce à elle que quelques-uns, à leur insu, hébergèrent des anges (Hébr. 13, 1-2) Pierre dit aussi : Pratiquez l’hospitalité les uns envers les autres, sans murmurer (1 Pierre 4, 9) Et la vérité elle-même nous en parle : j’étais un étranger, et vous m’avez recueilli (Mt. 25, 35)… Ce que vous avez fait au plus petit d’entre les miens, nous dira le Seigneur au jour du jugement, c’est à moi que vous l’avez fait (Mt. 25, 40) Et malgré cela, nous sommes si paresseux devant la grâce de l’hospitalité !

Mesurons, mes frères, la grandeur de cette vertu. Recevons le Christ à notre table, afin de pouvoir être reçus à son éternel festin. Donnons maintenant l’hospitalité au Christ présent dans l’étranger, afin qu’au jugement il ne nous ignore pas comme des étrangers, mais nous reçoive comme des frères dans son Royaume.

Saint Grégoire le Grand (540-604)

 

 

Paroles du pape François :

 

Combattons le covid19 et poursuivons aussi nos efforts pour prévenir et guérir la malaria, qui menace des milliards de personnes dans de nombreux pays. Je suis proche des malades, des soignants et de ceux qui œuvrent pour que tous aient accès à de bons services de santé.

Contempler ensemble le visage du Christ avec le cœur de Marie, prier le Rosaire nous rendra plus unis comme famille spirituelle et nous aidera à surmonter cette épreuve. Je prierai pour vous, surtout pour les plus souffrants, et s'il vous plaît, priez pour moi.

 

Prière du pape François

 

O Marie,
tu resplendis toujours sur notre chemin
comme signe de salut et d’espérance.
Nous nous confions à toi, Sante des malades,
qui, auprès de la croix, as été associée à la douleur de Jésus, en maintenant ta foi ferme.

Toi, Salut du peuple romain,
tu sais de quoi nous avons besoin
et nous sommes certains que tu veilleras afin que, comme à Cana de Galilée, puissent revenir la joie et la fête
après ce moment d’épreuve.

Aide-nous, Mère du Divin Amour,
à nous conformer à la volonté du Père et à faire ce que nous dira Jésus,
qui a pris sur lui nos souffrances
et s’est chargé de nos douleurs
pour nous conduire, à travers la croix, à la joie de la résurrection. Amen.

Sous Ta protection nous cherchons refuge, Sainte Mère de Dieu. N’ignore pas nos supplications, nous qui sommes dans l’épreuve, et libère-nous de tout danger, O Vierge glorieuse et bénie.

 

Nous ne savons pas encore officiellement quand nous pourrons célébrer l’eucharistie en communauté.  Patience… Chaque jour nous recevons le bulletin de la paroisse pour nous aider à prier et méditer la Parole de Dieu, vraie nourriture pour notre vie. Nous espérons que celui-ci vous apporte une nourriture, même si nous pourrions toujours l’améliorer. Certains d’entre-nous avons reçu dimanche dernier une hostie pour communier au cours de la messe télévisée. Nous nous proposons de renouveler cette proposition pour la messe de ce dimanche. Encore une fois, ce n’est qu’une proposition . Nous vous rappelons alors quelques règles de principe.

 

- Je reconnais la présence réelle du Christ dans l’hostie consacrée :

              -> Cette hostie (ou ces hosties, si c’est pour les membres de ma famille) sera donnée par le prêtre, en se servant de la réserve eucharistique de notre église, au maximum 1 heure avant la messe télévisée de 11h. Je ne vais pas faire mes courses ou autres activités avec une hostie consacrée en ma possession. Les prêtres seront là à 10h.

              -> Je m’engage de ce fait à « participer » à l’eucharistie du dimanche à la télévision. (messe télévisée)

              -> Je célèbre cette messe télévisée dans son intégralité, en ayant aucune autre activité pendant sa diffusion

              -> L’hostie consacrée est consommée dans son intégralité et n’est pas conservée au-delà de la célébration de l’eucharistie retransmise à la télévision.

              -> L’hostie consacrée qui m’est confiée est emportée dans un custode ou une petite boite métallique et non dans un tissu ou un mouchoir. (se munir de cette custode)

              -> C’est au moment de la communion que je consomme cette hostie.

 

- Je reçois mission de porter la communion :

-> éventuellement, je peux demander à vivre le sacrement de la réconciliation avant qu’il me soit confié une telle mission.

-> Je prendrai le temps de me laisser instruire par le prêtre de la mission à suivre . Je l’informe des personnes à qui je donne la communion.

 

 

Intentions de prière de ce dimanche : pour Gaëtant Manfret, Augustine Muller, dont nous avons célébré les funérailles chrétiennes cette semaine ; pour Emmanuelle Grynbaum, Renée Brunie, Marie-Claude Klein, William Petriccioli, Vincent Berthellot, recommandés à notre prière de ce dimanche.

 

Continuez à nous envoyer vos témoignages, vos réactions , aux temps que nous vivons. Nous pourrons en publier dans les prochains bulletins. Merci à celles et ceux qui ont commencé à le faire.

Nos témoignages, nos informations, nos initiatives

 

Nous souhaiterions que ce bulletin puisse témoigner de la vie de la communauté, malgré le confinement. Nous sommes séparés physiquement, mais unis dans la prière. Pour autant par vos témoignages, la notion de communauté sera véritablement incarnée. Alors envoyez nous des infiormations, des prières, des témoignages,

 

 

 Annonce du mouvement des Scouts et Guides d’Europe

 

Bonjour à tous,

Je vous espère tous en bonne santé et pas trop éprouvés par la maladie ou le confinement...

Je suis Sandrine De Almeida, responsable des guides d’Europe du Raincy-Villemomble, en lien avec les garçons.

 

Je remercie le père Frédéric Benoist de me permettre  de m’adresser à vous par le biais de son bulletin quotidien pour vous annoncer l’ouverture d’une Troupe (garçons de 12 à 17 ans) et d’un Feu (filles à partir de 17 ans) pour la prochaine rentrée scolaire. Nous n’avions  actuellement qu’une Compagnie (accueillant des jeunes filles de 12 à 17ans).

Nous sommes actuellement en recherche active de jeunes garçons et jeunes filles qui souhaitent rejoindre notre groupe. Si vous souhaitez servir en tant que chef, ou que vous connaissez des jeunes qui souhaitent vivre l’aventure scoute, n’hésitez pas à me contacter, soit par mail soit par téléphone sur le 0673261531, je suis actuellement plus disponible et prête à répondre à vos appels!

Alors n’hésitez pas, un appel n’engage à rien ;)!

 

Voici le lien national du mouvement:

 

https://www.scouts-europe.org/

 

Prenez bien soin de vous et de vos proches,

Que notre Seigneur vous garde et vous protège,

Courage et Confiance

En union de prière

Sandrine 

Cheftaine de groupe 2e St Denis

AGSE-

 

 

Un témoignage d’un de nos catéchumènes :

 

Merci pour vos bulletins quotidiens. C’est important de garder ce contact, en particulier pour ceux qui, comme moi, ont retrouvé Jésus récemment.

 

Ce confinement m’a permis de mesurer combien l’Eucharistie et les occasions de parler de Lui ont pris une place importante. Il me permet aussi d’intensifier mes lectures, de découvrir les retraites en ligne et de nouvelles façons de prier.

 

A l’hôpital,  la situation a été tendue et risque de se tendre encore. Pourtant, l’aide spontanée que nous recevons quotidiennement me permet de réaliser que Dieu est à nos côtés : dans le plaisir de revoir d’anciens collègues et d’en connaître de nouveaux, dans l’émotion de constater les attentions des non soignants, dans l’agréable surprise de nous découvrir solidaires.

 

Sur le plan personnel, le confinement commence à peser, d’autant que l’issue de la crise est incertaine. Ne plus sortir que pour le strict nécessaire dans une ville quasi morte est assez irréel. Et ne pas voir ses proches est pesant,  même si paradoxalement, les contacts téléphoniques sont plus fréquents ...

 

« N’ayez pas peur » : j’aime beaucoup cette phrase du Christ, même si je la trouve difficile à mettre en pratique. Pour mieux la vivre, j’ai dû lui adjoindre son corollaire «ayez confiance».

Actuellement, celui qui n’a pas peur peut en effet passer pour inconscient ou illuminé. 

Mais à mon avis,  ne pas avoir peur,   c’est «simplement» se laisser guider par Dieu et faire face à l’adversité en acceptant de placer ses limites entre Ses mains.

Et aussi peut-être se laisser conseiller par Lui pour ne pas « en faire trop». 

 

Je pense ici aux restrictions  imposées aux familles de malades. Dans notre service, on nous a demandé d’ interdire  les visites aux familles. Elles sont donc interdites sauf pour les fins de vie,  et ce, pour limiter le traumatisme ultérieur lié à la mise en bière immédiate.  Je trouve cela un peu excessif et humainement difficile même si nos appels quotidiens et la présence de tablettes sont censés y remédier. Pour ces décisions, le discernement est plus que jamais nécessaire.

 

À propos de discernement, j’ai  lu un livre du Père Guibert (Renaitre dans l’Esprit Saint) qui m’a aidé à me mettre à l’écoute de l’Esprit Saint. Il détaille les pré requis pour entrer dans ce mode de vie. Il m’a beaucoup nourri. Et quand la peur pointe son nez, je relis souvent l’Acte d’abandon de Charles de Foucault.  « Mon Père, je m’abandonne à toi... »

 

  .Guillaume 

 

 

 

 

 

 

 

 

Quelques rappels :

 

Vos prêtres célèbrent les Laudes (Liturgie des heures à 9h ; la messe à 12h05 ; les Vêpres (Liturgie des heures) à 19h.

tous les jours en privé. Nous pouvons nous unir d’intention dans la prière ensemble aux mêmes heures. Une cloche sonne environ 10 minutes avant pour nous prévenir.

 

Tous les jours à 15h. le tocsin de l’église sonne, en mémoire de toutes les victimes quotidiennes du Covid19 en France et dans le monde.

 

Les célébrations du funérailles sont célébrées dans l’église, quelles que soient les circonstances de la mort des personnes. Une personne décédant du Covid19 est accueillie dans l’église. Nous appliquons les règles sanitaires en vigueur depuis le début du confinement concernant ces célébrations. Nous avons une pensée pour tout le personnel des sociétés de pompes funèbres qui fournissent un travail difficile depuis plusieurs semaines.

 

Notre église est ouverte tous les jours de 8h. à 20h. il est possible de venir se recueillir individuellement  sans aucune restriction

 

Nous comptons sur votre générosité financière pour notre paroisse. Dans un autre document nous vous rappelons comment faire un don. Merci à tous.

 

Vos prêtres sont à votre disposition n’hésitez pas à les contacter, les rendez vous sont possibles :

Père Frédéric Benoist : 0611158552 ; Père Modeste Mégnanou : 0752121861

 

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24 avril 2020 5 24 /04 /avril /2020 21:12

Catéchèse : vaincre les défis mondiaux ensemble et avec les plus fragiles

Pour la 50ème Journée mondiale de la Terre (Traduction intégrale)

 

La pandémie du coronavirus montre que « c’est seulement ensemble et en prenant en charge les plus fragiles que nous pouvons vaincre les défis mondiaux », déclare le pape François à l’occasion de la 50ème Journée mondiale de la Terre, ce mercredi 22 avril 2020. Soulignant « cette responsabilité » de vivre « dans la maison commune comme une unique famille humaine », le pape constate que « nous avons échoué à protéger la terre » et « à protéger nos frères ». « Par égoïsme », dit-il, « nous avons manqué à notre responsabilité de gardiens et d’administrateurs de la terre ».

Dans sa catéchèse hebdomadaire, qui s’est tenue dans la Bibliothèque du Palais apostolique, comme tous les mercredis depuis le début du confinement, le pape a évoqué la Journée mondiale de la Terre à partir du récit biblique de la Création selon lequel « nous sommes faits de matière terrestre » mais « nous portons aussi en nous le souffle vital qui vient de Dieu ». Il a invité à « regarder notre maison commune d’une façon nouvelle » en retrouvant « le sens du respect sacré pour la terre, parce que ce n’est pas seulement notre maison, mais aussi la maison de Dieu ».

Comment alors « retrouver un rapport harmonieux avec la terre et avec le reste de l’humanité » ? « Réveillons le sens esthétique et contemplatif que Dieu a mis en nous », répond le pape, cette contemplation « que nous apprenons surtout des peuples autochtones, qui nous enseignent que nous ne pouvons pas prendre soin de la terre si nous ne l’aimons pas et ne la respectons pas ». Le pape souhaite une « conversion écologique qui s’exprime en actions concrètes », en un « projet commun » à toute la famille humaine et en « interventions concertées notamment au niveau national et local ».

Voici notre traduction de la catéchèse en italien du pape François.

 

Catéchèse du pape François

 

 

Chers frères et sœurs, bonjour !

 

Aujourd’hui, nous célébrons la 50ème Journée mondiale de la Terre. C’est une occasion pour renouveler notre engagement à aimer notre maison commune et à en prendre soin, ainsi que des membres plus faibles de notre famille. Comme nous le démontre la tragique pandémie du coronavirus, c’est seulement ensemble et en prenant en charge les plus fragiles que nous pouvons vaincre les défis mondiaux. La Lettre encyclique Laudato si’ a précisément ce sous-titre : « sur la sauvegarde de la maison commune ». Aujourd’hui, nous allons réfléchir un peu ensemble sur cette responsabilité qui caractérise « notre passage sur cette terre » (LS, 160). Nous devons grandir dans la conscience de la sauvegarde de notre maison commune.

 

Nous sommes faits de matière terrestre et les fruits de la terre soutiennent notre vie. Mais, comme nous le rappelle le livre de la Genèse, nous ne sommes pas simplement « terrestres » : nous portons aussi en nous le souffle vital qui vient de Dieu (cf. Gn 2,4-7). Nous vivons par conséquent dans la maison commune comme une unique famille humaine et dans la biodiversité avec les autres créatures de Dieu. Comme imago Dei, image de Dieu, nous sommes appelés à prendre soin de toutes les créatures et à les respecter, et à nourrir amour et compassion envers nos frères et soeurs, spécialement les plus faibles, en imitant l’amour de Dieu pour nous, manifesté dans son Fils Jésus, qui s’est fait homme pour partager avec nous cette situation et nous sauver.

 

Par égoïsme, nous avons manqué à notre responsabilité de gardiens et d’administrateurs de la terre. « Il suffit de regarder la réalité avec sincérité pour voir qu’il y a une grande détérioration de notre maison commune » (ibid., 61). Nous l’avons polluée, nous l’avons pillée, mettant en danger notre propre vie. Pour cette raison, divers mouvements internationaux et locaux se sont formés afin de réveiller les consciences. J’apprécie sincèrement ces initiatives et il sera encore nécessaire que nos enfants descendent dans la rue pour nous enseigner ce qui est évident, c’est-à-dire qu’il n’y a pas d’avenir pour nous si nous détruisons l’environnement qui nous soutient.

 

Nous avons échoué à protéger la terre, notre maison-jardin, et à protéger nos frères. Nous avons péché contre la terre, contre notre prochain et, en définitive, contre le Créateur, le Père bon qui pourvoit pour chacun et veut que nous vivions ensemble en communion et dans la prospérité. Et comment la terre  réagit-elle ? Il y a un dicton espagnol qui est très clair sur ce point et qui dit ceci : « Dieu pardonne toujours ; nous, les hommes, nous pardonnons, parfois oui, parfois non ; la terre ne pardonne jamais ».

 

La terre ne pardonne pas : si nous avons détérioré la terre, la réponse sera terrible.

Comment pouvons-nous retrouver un rapport harmonieux avec la terre et avec le reste de l’humanité ? Un rapport harmonieux… Bien souvent nous perdons la vision de l’harmonie : l’harmonie est l’oeuvre de l’Esprit Saint. Avec notre maison commune aussi, avec la terre, et dans notre rapport avec les gens, avec notre prochain, avec les plus pauvres, comment pouvons-nous retrouver cette harmonie ? Nous avons besoin de regarder notre maison commune d’une façon nouvelle. Comprenons-nous : ce n’est pas un dépôt de ressources à exploiter. Pour nous, croyants, le monde naturel est l’ « Évangile de la Création », qui exprime la puissance créatrice de Dieu qui façonne la vie humaine et fait exister le monde avec ce qu’il contient pour soutenir l’humanité. Le récit biblique de la création se conclut ainsi : « Dieu vit ce qu’il avait fait, et c’était très bon » (Gn 1,31). Quand nous voyons ces tragédies naturelles qui sont la réponse de la terre à nos mauvais traitements, je me dis : « Si je demande maintenant au Seigneur ce qu’il en pense, je ne crois pas qu’il me dira que c’est une très bonne chose ». C’est nous qui avons ruiné l’oeuvre du Seigneur !

 

En célébrant aujourd’hui la Journée mondiale de la Terre, nous sommes appelés à retrouver le sens du respect sacré pour la terre, parce que ce n’est pas seulement notre maison, mais aussi la maison de Dieu. C’est de cela que grandit en nous la conscience que nous sommes sur une terre sacrée !

Chers frères et soeurs, « réveillons le sens esthétique et contemplatif que Dieu a mis en nous » (Exh. ap. postsyn. Querida Amazonia, 56). La prophétie de la contemplation est quelque chose que nous apprenons surtout des peuples autochtones, qui nous enseignent que nous ne pouvons pas prendre soin de la terre si nous ne l’aimons pas et ne la respectons pas. Ils ont, eux, cette sagesse du « bien vivre », non pas dans le sens d’avoir une vie facile, non : mais de vivre en harmonie avec la terre. Ils appellent cette harmonie « le bien vivre ».

 

En même temps, nous avons besoin d’une conversion écologique qui s’exprime en actions concrètes. En tant que famille unique et interdépendante, nous avons besoin d’un plan commun pour conjurer les menaces contre notre maison commune. « L’interdépendance nous oblige à penser à un seul monde, à un projet commun » (LS, 164). Nous sommes conscients de l’importance de collaborer en tant que communauté internationale pour la protection de notre maison commune. J’exhorte ceux qui ont l’autorité à guider le processus qui conduira à deux Conférences internationales importantes : la COP 15 sur la Biodiversité à Kunming (Chine) et la COP 26 sur les Changements climatiques à Glasgow (Royaume Uni). Ces deux rencontres sont extrêmement importantes.

Je voudrais encourager à organiser des interventions concertées notamment au niveau national et local.

 

Il est bon de se rassembler, toutes conditions sociales confondues, et de donner vie à un mouvement populaire « à partir d’en bas ». La Journée mondiale de la Terre, que nous célébrons aujourd’hui, est née précisément comme cela. Chacun de nous peut apporter sa petite contribution : « Il ne faut pas penser que ces efforts ne changeront pas le monde. Ces actions diffusent un bien dans la société, qui produit toujours du fruit au-delà de ce que l’on peut constater, parce qu’elles provoquent, au sein de cette terre, un bien qui tend toujours à se diffuser, parfois de manière invisible » (LS, 212).

 

En ce temps pascal de renouveau, engageons-nous à aimer et à apprécier le magnifique don de la terre, notre maison commune, et à prendre soin de tous les membres de la famille humaine. Comme frères et soeurs, supplions ensemble notre Père des cieux : « Envoie ton Esprit et renouvelle la face de la terre » (cf. Ps 104,30).

 

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24 avril 2020 5 24 /04 /avril /2020 21:10

Notre Communauté au quotidien

avec Notre-Dame de la Consolation

 

« Courage et confiance »

 

Date :  Samedi 25 Avril : Saint Marc évangéliste

 

Textes du jour : Actes des Apôtres 5,5-14 ; Psaume 88 ; Marc 16,15-20

 

Commentaire

 

« Proclamez la Bonne Nouvelle à toute la création » Nous sommes invites à méditer la Parole de Dieu,  nous la recevons, nous pouvons alors la transmettre.  elle est  l’alpha et l’oméga... elle est ce qui nous fait humain. Elle nous lie à Dieu lui meme.

Aujourd’hui, fête de la saint Marc, les Apôtres sont envoyés. Un envoi a lieu aujourd’hui parce que les apôtres sont formés, sont arrivés à un stade où ils peuvent reprendre la place du Seigneur en son Nom. Le Seigneur peut se retirer ou plus exactement il part vers son Père pour nous faire part de sa Gloire qui sera la gloire de tous les homes dans l’Eternité...

  Une nouvelle vie pleine s’ouvre aux apôtres, une suite pour le monde entier, pour l’histoire de l’humanité entière... Il y a eu jadis en Galilée le « oui, je te suis » du premier appel qui les a mis en mouvement et puis, bien plus douloureux, à Jérusalem, il y a eu le « non » de la trahison , de l’abandon , du reniement. Mais leur vie ne s’arrête pas à cela.  Ce « non » qu’ils ont pu prononcer par eux-mêmes, a été transformé par une relation renouvelée par le Christ Ressuscité lui même , en demeurant bienveillant auprès d’eux.  Cela a été le long travail du début de la présence du Ressuscité auprès des apôtres. . Aujourd’hui, tout bascule, le Seigneur se retire. Les Apôtres restent comme seuls, car ils peuvent assumer pleinement leur mission à partir de ce qu’ils ont vécu.  Ils peuvent « proclamer la Bonne Nouvelle à toute la création »: la mort n’est pas une fatalité. Une Bonté est là, présente auprès de chacun, active, bienveillante et indestructible. Pour cela les apôtres  ont parcouru tout ce qu’ils avaient à parcourir pour être en vraie et pleine relation avec le Seigneur.  A travers la Mort et la Résurrection du Seigneur, ils ont accédé au pardon, à la liberté véritable, à la capacité de parler pleinement en leur nom propre et donc de parler justement pour un autre, pour les autres et ainsi... de  reveller Le Christ,  d’offrir à chacun de le rencontrer...

Oui, « Ils parleront un langage nouveau » . Ils savent le critère du devenir vraiment «disciple », c’est celui qu’ils ont acquis au cours de ces semaines après Pâques, parler vraiment, dans un langage nouveau, un langage qui va au-delà du discours héroïque de celui qui veut être parfait, qui ne recherche que le « oui » de la perfection, il est dans le « non » traversé qui nous rend pauvres, humbles et extraordinairement libres, capables de relation... capable de connaître Dieu, qui se laisse rencontrer par les pauvres et les pécheurs...

Une telle consistance pour aller vers autrui comme lui a fait,  comme les Apôtres ont fait, nous est donnée à vivre.  Et c’est maintenant. Ce que nous avons reçu, ce que nous pouvons contempler, encore plus en ces temps de confinement,  voilà ce que nous avons à transmettre: pas une théorie,  mais un vrai appel à la liberté, à renouveler  les coeurs découragés, désemparés. Les chantiers s’annoncent nombreux.

                                                                                                                       Père Frédéric Benoist

 . 

 

 

Paroles du pape François :

 

Tandis que nous pensons à la lente et fatigante reprise après la pandémie, le risque est qu’un virus encore pire vienne nous frapper, celui de l’égoïsme indifférent qui oublie celui qui est resté derrière.

 

Jésus formait le cœur des apôtres pour qu'ils servent. Il leur enseignait cette attitude pastorale qu'est la proximité au peuple de Dieu. Le cœur des pasteurs fait la pastorale, non pas la structure. Prions pour les pasteurs de l’Eglise.

 

Pour les enseignants qui doivent tant travailler pour faire cours en ligne et pour les élèves qui se préparent à passer leurs examens de façon inhabituelle. Accompagnons-les par la prière.

 

 

Le confinement… et après ?  Continuons notre réflexion sur la Miséricorde divine

 

Dimanche dernier, nous célébrions la fête de la Miséricorde. Pourquoi ne pas découvrir le rituel du pape François qui en est directement inspiré ? Il s’agit des Vendredi de la miséricorde instaurés par le Souverain pontife en 2015. Depuis le début de son pontificat, le pape argentin est revenu régulièrement sur le sens profond de la miséricorde comme vertu évangélique. Comme Jean Paul II il était très attentif aux messages de Jésus transmis à sainte Faustine, mystique polonaise, la « secrétaire de la miséricorde de Jésus » :

 

Ainsi, en annonçant en 2015, une Année sainte de la Miséricorde (du 8 décembre 2015 au 20 novembre 2016), le Pape a tenu à lancer les Vendredis de la miséricorde. Le principe est simple. Faire au moins d’un vendredi par mois, le jour marqué par un acte concret de miséricorde. Une résolution que le pape François applique lui-même. En effet, depuis le lancement de cette initiative, le Souverain pontife trouve un vendredi tous les mois le temps de rendre visite à ceux qui sont marginalisés : Ceux qui vivent dans la pauvreté, l’oubli, l’abandon ou encore la solitude.

 

Les observateurs accrédités au Vatican se sont d’ailleurs rendus compte à plusieurs reprises que le pape argentin, malgré son programme chargé, est fidèle à cet engagement. Ainsi, en quittant parfois discrètement l’enceinte du Vatican à bord de sa Ford Focus bleue, il s’est rendu en surprise dans une maison pour personnes âgées ou malades, une autre fois aux urgences de néonatologie, comme encore dans un centre d’accueil pour réfugiés, ou dans une communauté de personnes vivant avec divers handicaps. Le Pape a aussi visité une amie de longue date qui vivait seule, ou il a appelé longuement une famille en deuil d’un enfant. Aucune circonstance ne l’a visiblement écarté de ce nouveau rituel. Pour lui, les « Vendredi de la miséricorde » sont sa réponse personnelle et concrète aux paroles de Jésus transmises à Sœur Faustine et rapportées dans son Journal qui sont à l’origine de la fête de la Miséricorde : « L’humanité ne trouvera pas la paix tant qu’elle ne se tournera pas vers la source de ma miséricorde ».

 

Pourquoi pas ne pas profiter de ces temps de réflexions dont nous disposons en ces jours, en se lançant à notre tour dans le défi des « Vendredis de la miséricorde » ? Le confinement lui-même ne devrait pas être un obstacle. Les différentes initiatives ne manquent pas,  et ne manqueront pas. Dans un monde tout aussi affecté par le virus de l’indifférence que par la menace du virus Covid-19, les œuvres de miséricorde comme ces Vendredis de la miséricorde sont peut-être le meilleur antidote. Les personnes dans le besoin, particulièrement en ce moment, ne manquent pas autour de nous, nul doute que l’Esprit-Saint saura nous insuffler les bonnes actions à entreprendre, en prenant modèle sur celles du pape François.

Alors une résolution à prendre ? (comme nous savons prendre parfois des Rtt… Donner un temps, une demie journée, une journée,  chaque mois pour poser des gestes concrets de miséricordes autour de nous.

 

 

Depuis la nuée lumineuse, tu éclairais ton peuple en marche :— sois pour nous aujourd’hui la lumière de vie.

Par la voix de Moïse, tu as enseigné ton peuple sur la montagne — sois pour nous aujourd’hui la Parole de vie.

Par le don de la manne, tu as nourri ton peuple dans le désert — sois pour nous aujourd’hui le Pain de vie.

Par l’eau jaillie du rocher, tu as abreuvé ton peuple :— donne-nous aujourd’hui l’Esprit de vie.

Continuez à nous envoyer vos témoignages, vos réactions , aux temps que nous vivons. Nous pourrons en publier dans les prochains bulletins. Merci à celles et ceux qui ont commencé à le faire.

 

Pour celles et ceux qui veulent recevoir la communion dimanche , nous vous renvoyons au bulletin d’hier pour connaître la démarche à suivre.

 

Semaine prochaine, chaque jour nous sera envoyé une catéchèse du pape François sur les Béatitudes.

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Published by paroisse du Raincy - dans Feuille quotidienne "confinement"
23 avril 2020 4 23 /04 /avril /2020 22:48

Date :  Vendredi 24 Avril 2020

 

Textes du jour : Actes des Apôtres 5,34-42 ; Psaume 26 ; Jean 6,1-15

 

Commentaire :

 

« Une grande foule suivait Jésus parce qu’elle avait vu les signes qu’ils accomplissaient sur les malades ». Quels sont ces signes ? Jean est assez avare pourtant dans son évangile … Que cherche cette foule ? Une parole ? Mais quelle parole ? Des guérisons ? Mais quelles guérisons ?

« Où pourrions-nous acheter du pain pour qu’ils aient à manger » ? Jésus pose cette question à Philippe. De quelle faim Jésus veut-il combler cette foule qui le suit ?  Mais quelle est la faim de cette foule ? deux poissons et cinq pains, sont dérisoires. « Le salaire de deux cents journées ne suffirait pas pour que chacun reçoive un peu à manger »… La logique économique des disciples est  déroutée. Visiblement, la situation n’est pas claire d’un coté comme d l’autre… mais la foule est là, elle attend… !

Notre planète se retrouve en quelques mois dans une situation des plus inconfortables depuis bien des décennies.  Le monde du perpétuel mouvement, des personnes, des marchandises, des flux financiers s’est arrêté en quelques jours. Dans notre pays, même si nous bénéficions d’aides et de soutiens assez uniques au monde, nous voyons bien poindre des inquiétudes logistiques et économiques, soit dit en passant plus que compréhensibles. Nous pouvons prier pour toutes celles et ceux qui cherchent comment éviter un véritable chaos. Je n’aimerais pas être à leur place. Et même si’l est de bon ton en France de tout critiquer et remettre en cause, là est de constater que nous sommes bien dans un tourbillon et dans l’œil d’un cyclone…

Comme il serait facile de récupérer une telle situation inconfortable, et de se précipiter dans des propos fondamentalistes de la Bible, à la manière de quelques sectes évangéliques qui sillonnent nos rues et nos cités… Oui la Bible aurait prévue cette situation…   Pire, serions nous à la fin des temps ? Dans une situation apocalyptique ? Quelques disciples des témoins de Jéhovah se préparent-ils des jours dorés ? Et nous catholiques, nous garderions nos églises fermées  pendant ce temps là, incapables d’affronter la pandémie de la détresse psychologique et spirituelle de nos contemporains… ? 

Mais quelle est note véritable faim ? Quelle nourriture cherchons-nous vraiment ? Voilà bien deux questions qui me paraissent bien  essentielles avant toute mise en route.

Quelle est notre faim ? quel est notre désir réel, profond et vrai ? Serait-ce se nourrir de réponses immédiates à nos questions d’existences pour le court terme ? En d’autres termes, recommencer comme avant et repartir de plus bel… ?  Ou serait-ce creuser en nous un vrai désir de vivre autrement, où notre vie ne se laisse plus conduire uniquement par un perpétuel mouvement  du progrès technique, scientifique,  de la performance et de l’avoir ? Mais quel est ce désir plus profond ? d’où vient-il ? oui quelle est notre faim ?

Quelle nourriture… ? Si nous continuons cette lecture du chapitre 6 de Jean, Jésus se présente lui-même comme la nourriture, et en affirmant cela, non sans oppositions, un verset de l’évangile nous fait comprendre que Dieu  lui même veut enseigner et nourrir son peuple . Serions-nous prêts à laisser Dieu enseigner et nourrir notre vie ? …  C’est vrai , la logique n’est plus la même .  Permettez-moi de faire résonner ces versets de saint Paul aux Romains au chapitre 8 que la liturgie de l’Eglise faisait raisonner dans l’office du matin hier : Si le Christ est en vous, votre corps a beau être voué à la mort à cause du péché, l’Esprit est votre vie, parce que vous êtes devenus des justes. Et si l’Esprit de celui qui a ressuscité Jésus d’entre les morts habite en vous, celui qui a ressuscité Jésus d’entre les morts donnera aussi la vie à vos corps mortels par son Esprit qui habite en vous. Romains 8,10-11

Encore une fois, il me semble que nous soyons comme les disciples au soir de la resurrection: Allaient-ils repartir comme avant ou alaient-ils se laisser porter par les appels de l’Esprit Saint? … Je vous laisse deviner ce qu’ils ont fait… et nous alors?

Paroles du pape François :

 

Cette pandémie nous rappelle qu’il n’y a ni différences ni frontières entre ceux qui souffrent.Nous sommes tous fragiles,tous égaux,tous précieux.Ceux qui se passe nous secoue: il est temps d’éliminer les inégalités,l’injustice qui mine à la racine la santé de l’humanité entière!

 

Il y a des familles sans travail, qui n'ont rien à manger, puis les créanciers leur prennent le peu qu'elles ont. Prions pour la dignité de ces familles; et prions aussi pour les créanciers: que le Seigneur touche leurs cœurs et qu'ils se convertissent.

 

Le secret de Pierre est la prière de Jésus: Jésus prie pour Pierre, pour que sa foi ne soit pas affaiblie. Et ce qu'il a fait avec Pierre, il le fait pour nous tous. Jésus prie pour nous devant le Père, en montrant ses plaies, prix de notre salut.

 

 

Recevoir l’hostie consacrée chez soi dimanche ?

 

Nous ne savons pas encore quand nous pourrons célébrer l’eucharistie en communauté.  Patience… Chaque jour nous recevons le bulletin de la paroisse pour nous aider à prier et méditer la Parole de Dieu, vraie nourriture pour notre vie. Nous espérons que celui-ci vous apporte une nourriture, même si nous pourrions toujours l’améliorer. Certains d’entre-nous avons reçu dimanche dernier une hostie pour communier au cours de la messe télévisée. Nous nous proposons de renouveler cette proposition pour la messe de dimanche prochain. Encore une fois, ce n’est qu’une proposition . Nous vous rappelons alors quelques règles de principe.

 

- Je reconnais la présence réelle du Christ dans l’hostie consacrée :

              -> Cette hostie (ou ces hosties, si c’est pour les membres de ma famille) sera donnée par le prêtre, en se servant de la réserve eucharistique de notre église, au maximum 1 heure avant la messe télévisée de 11h. Je ne vais pas faire mes courses ou autres activités avec une hostie consacrée en ma possession. Les prêtres seront là à 10h.

              -> Je m’engage de ce fait à « participer » à l’eucharistie du dimanche à la télévision. (messe télévisée)

              -> Je célèbre cette messe télévisée dans son intégralité, en ayant aucune autre activité pendant sa diffusion

              -> L’hostie consacrée est consommée dans son intégralité et n’est pas conservée au-delà de la célébration de l’eucharistie retransmise à la télévision.

              -> L’hostie consacrée qui m’est confiée est emportée dans un custode ou une petite boite métallique et non dans un tissu ou un mouchoir. (se munir de cette custode)

              -> C’est au moment de la communion que je consomme cette hostie.

 

- Je reçois mission de porter la communion :

-> éventuellement, je peux demander à vivre le sacrement de la réconciliation avant qu’il me soit confié une telle mission.

-> Je prendrai le temps de me laisser instruire par le prêtre de la mission à suivre . Je l’informe des personnes à qui je donne la communion.

 

Une telle proposition concerne uniquement la messe dominicale et s’appliquera uniquement durant le temps du confinement. Nous vous ferons parvenir demain un témoignage d’un théologien laïc à ce sujet

 

Nous continuerons demain notre réflexion su la miséricorde avec l’idée du Vendredi de la Miséricorde que propose le pape François aux chrétiens.

 

Nous sommes toujours en attente de vos témoignages, réflexions, prières, expressions, autour de ce temps que nous vivons. Pourquoi ne pas partager aussi des articles, des lectures ? Nous pourrions peut être faire une sorte de revue de presse de vos découvertes ?

Avez-vous aussi des propositions à  faire, des demandes, quant au bulletin quotidien que vous recevez ?

 

Je confie à votre prière la rencontre demain, en vidéo conférence des vingt modérateurs d’unités pastorales avec notre évêque pour envisager notre pastorale dans les semaines à venir et partager autour de toutes ces souffrances ô combien criantes dans notre départements

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22 avril 2020 3 22 /04 /avril /2020 22:43

Notre Communauté au quotidien

avec Notre-Dame de la Consolation

 

« Courage et confiance »

 

Date : Jeudi 23 Avril 2020

 

Textes du jour : Actes des Apôtres 5,27-33 ; Psaule 33 ; Jean 3,31-36

 

Commentaire

 

   Dans son long dialogue entre Jésus et Nicodème, Jean nous a parlé de Souffle, de Vérité, de Lumière. Il nous a introduit dans une réalité invisible et pourtant accessible à tout homme. Il réaffirme que les deux réalités Ciel et Terre ne sont pas séparées, mais qu’en la personne humaine et divine de Jésus, chair et esprit sont réconciliés et ne font qu’un, appellant sans relâche l’homme à une renaissance en ses deux entités propres : glaise et souffle, chair et esprit, corps et âme, mort et vie éternelle.

Déjà dans l’ancien Testament, Jacob avait rêvé d’une échelle reliant la terre et le ciel (Gn 28,10-22). Sans un autre passage de l’évangile de  Jean, Jésus fait une promesse en ce sens à Nathanaël : « Amen, amen, je vous le dis : vous verrez le ciel ouvert, et les anges de Dieu monter et descendre au-dessus du Fils de l’homme » (Jn 1,51).

Il nous faut recevoir et accueillir le témoignage de Jésus, le Fils Bien Aimé du Père, Crucifié et Ressuscité. Sa vie divine donnée pour la multitude n’attend que notre consentement intime.

« Celui que Dieu a envoyé dit les paroles de Dieu, car Dieu lui donne l’Esprit sans mesure. Le Père aime le Fils et il a tout remis dans sa main. Celui qui croit au Fils a la vie éternelle. » (Jn 3, 34-36). C’est bien sous la conduite de l4esprit que nous entrons en dialogue avec le Père et le Fils, dans notre prière

 

Père Frédéric Benoist

 

Prière d’intercession :

 

Tournons-nous vers le Père : comme il a tiré son Fils des ténèbres, qu’il nous fasse aujourd’hui marcher dans la lumière :


R/ Sois notre Dieu, Dieu de Jésus Christ !


Dieu de lumière, pénètre nos cœurs de ta clarté — pour qu’en toute vérité nous puissions te prier : R/

Purifie nos intentions, fortifie nos désirs,— rends-nous fermes dans l’assurance qui nous fait crier vers toi : R/

Fais que nos yeux te voient dans les pauvres, — et qu’avec eux nous t’implorions : R/

Réjouis-nous de tes biens tout au long de ce jour, — et, sûrs de ton amour, nous pourrons chanter : R/

 

 

Paroles du pape François:

 

Laissons l’amour de Dieu entrer en nous et nous aider à voir avec la lumière de l’Esprit. Demandons-nous: est-ce que je marche dans la lumière ou dans les ténèbres, suis-je enfant de Dieu ou ai-je fini par être une pauvre «chauve-souris»?

 

Quand nous sommes dans le péché, nous sommes comme des «chauves-souris humaines». Il est plus facile pour nous de vivre dans les ténèbres parce que la lumière nous fait voir ce que nous ne voulons pas. Mais ainsi les yeux s’habituent, et ne savent plus ce qu’est la lumière.


François Varillon sj, « L’évangile des temps de crise – Mc 13, 24-32 »

Extrait de « La Parole est mon royaume » Le centurion, 1986, p. 171-175.

 

De même que le paysan ne s’impatiente pas de ne pas voir venir l’été avant que les feuilles de figuier ne poussent, de même en toute situation de crise, il importe de ne pas s’agiter. Le calme est au cœur d’une spiritualité pour les temps de crise » (…)

Quand nous voyons s’assombrir le paysage, que ce soit notre paysage intérieur ou le paysage du monde, nous sentons passer sur nous le vent de la peur qui précède l’imminence du raz de marée.

Or la peur est une malédiction biblique. A toutes les étapes de l’Alliance, Dieu évoque la peur comme le signe de la diminution ou de la disparition de la foi : « Si vous ne m’écoutez pas, dit-il, si vous ne mettez pas en pratique mes commandements… je vous assujettirai au tremblement » (Lv 26,16)

Le découragement est aussi, comme la peur, un symptôme de crise : une sorte de lassitude de vivre accompagne la déception, surtout quand l’espoir était vif, comme c’est le cas aujourd’hui dans de larges secteurs de la jeunesse.

Pour vaincre dans la dignité le découragement et la peur, il faut d’abord, comme dit l’Ecriture, redire ad cor, rentrer au-dedans de soi, se recueillir. Ce n’est que du dedans de soi qu’on peut prendre la mesure réelle des évènements. (…) Mais il y a deux manières de prendre du recul : se recueillir ou s’évader. (…)

Le recueillement, c’est tout autre chose que l’évasion. Par le recueillement, on rejoint Dieu qui ne survole pas le monde comme un hélicoptère, mais qui est au cœur du monde, au cœur des personnes, des évènements et des choses. Celui qui se recueille en Dieu cesse d’être bloqué dans l’immédiat, il acquiert ce que j’appellerai une intelligence pascale de l’histoire.

Le mystère pascal est au centre de notre foi. Mourir avec le Christ et ressusciter avec lui, c’est toute la vie chrétienne. Chacun de nos actes libres de justice et d’amour fait mourir notre égoïsme et nous assimile au Christ. Il n’y a pas de décision sérieuse qui ne soit mortifiante en quelque manière : on ne peut pas à la fois se donner et se garder pour soi. Mais nous croyons qu’en consentant à mourir, nous vivons davantage de la vie du Christ ressuscité. La vie, qui est un tissu d’actes libres (ou de décisions), est un continuel passage – par les multiples seuils des morts partielles – à la vie du Christ ressuscité. Mais il y a des heures particulièrement graves où il n’est plus permis de choisir sa manière de mourir. Ce sont les grandes crises. Tel genre de mort, et non pas tel autre, nous est imposé par la situation historique. Une surface strictement délimitée sur le terrain interdit que l’on cherche ailleurs le lieu où dresser la croix. Si l’on s’obstinait à vouloir la dresser ailleurs, elle pourrait bien être une croix, mais ce ne serait pas la croix du Christ. Il y aurait sacrifice sans doute, mais non pas sacrifice d’obéissance. ( …)

L’espérance, elle (à la différence de l’optimisme) est une certitude : je suis certain que l’Alliance de Dieu avec l’humanité est éternelle. Par la foi, je prends appui sur le passé de l’histoire du salut ; Dieu s’est autrefois révélé à nos Pères ; Il a contracté alliance avec l’humanité ; il a été fidèle à sa promesse. Je crois en Dieu qui a parlé à Abraham, à Isaac, à Jacob et à Moïse ; je crois en l’incarnation du Verbe qui a souffert, est mort, est ressuscité. Cela, historiquement, est passé ; mais c’est Mon passé ; en tant que chrétien, j’en suis issu. Dès lors, si je me tourne vers l’avenir, j’espère. Si Dieu fut fidèle, il ne cessera pas de l’être…

 

Intention de prière:

Pour Augustine Bazin don’t les funérailles chrétiennes sont célébrés ce Jeudi .

 

Comment allez vous? Envoyez-nous des nouvelles

 

Chers paroissiens,

Comment allez vous ? Que devenez vous ? ou êtes-vous ?  Plusieurs d’entre-vous nous ont remercié pour ce petit bulletin quotidien, car il permet, dites-vous, le lien avec la communauté…

Le père Modeste et moi, aimerions bien avoir, en effet,  ce lien avec la communauté. Pardon du  cynisme, mais les seuls coups de téléphone qui arrivent à la paroisse viennent de sociétés de Pompes Funèbres.

Alors nous allons vous demander de nous écrire :

- Vos impressions sur cet épisode, long et compliqué du confinement. Comment le vivez-vous ? comment vous vous organisez ? Nous pouvons peut être nous encourager les uns et les autres ?

- La vie en famille ? travail à la maison ? école à la maison ? comment gérez vous tout cela ? vos impressions ?

- Quelles sont vos joies ? vos inquiétudes ? vos tristesses ? vos espoirs ? vos désirs pour l’avenir ?

- Arrivez-vous à prier ? Avez vous besoin d’éléments pour vous y aider ? Auriez vous des intentions à partager ?

 

Nous serions heureux de publier vos témoignages, à condition qu’ils ne soient pas trop longs,

Bref faisons effectivement communauté…  Alors à vos plumes et merci !!!

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22 avril 2020 3 22 /04 /avril /2020 18:51

Notre Communauté au quotidien

avec Notre-Dame de la Consolation

 

« Courage et confiance »

 

Date : 22 Avril 2020

 

Textes du jour : Actes 5,17-26 ; Psaume 33 ; Jean 3,16-21

 

Commentaire

 

Le grand prêtre et ceux qui sont avec lui sont remplis de jalousie en voyant des hommes sans instruction car c’est ainsi que Pierre et Jean s’étaient désignés) et qui ne faisaient pas partie du clergé, obtenir un tel succès auprès des foules. De plus les sadducéens, niant la résurrection, sont particulièrement excités contre les apôtres qui annoncent celle du Seigneur Jésus partout où ils vont. Incapables d'imposer leur autorité d'une autre manière, ils jettent en prison ces hommes qu'ils ne sont pas parvenus à faire taire. Mais le Seigneur envoie un ange pour délivrer ses serviteurs qui retournent aussitôt enseigner dans le temple. Les chefs en sont avertis et les font comparaître devant le sanhédrin. «Vous voulez faire venir sur nous le sang de Jésus », leur disent-ils; alors que, devant Pilate, ils ont eux-mêmes réclamé avec le peuple que son sang soit sur eux et sur leurs enfants (cf Matthieu 27,21-26). Bref, deux logiques : celles de ces hommes qui continuent leur rancœurs, délations, peur de perdre leurs pouvoirs. L’autre : celle des apôtres que rien ne peut plus faire taire, car rempli de l’Esprit Saint.  Cette logique de Dieu résumée dans l’évangile de Jean de ce jour : Il y a ceux qui « détestent la lumière » et l’œuvre de Dieu qui malgré tout se continue et se révèle, car Dieu aime sa création et ses créatures … Quelle logique voulons nous adopter, celle de Dieu ou celles des hommes ? Toute proportion gardée, cette question me paraît déterminante quant à notre manière dont nous allons devoir accueillir les mois que nous allons devoir vivre avec le Covid19. Nous pouvons continuer à avancer avec la peur au ventre en nous méfiant de l’autre sans cesse, ou avancer en fils de lumière.

                                                                                                           Père Frédéric Benoist

 

 Ô Dieu qui scrutes les reins et les cœurs, tu pénètres les secrets de ma pensée. Devant toi est à découvert ce que tu as semé dans mon âme et qui peut t'être offert; tu connais aussi ce que moi-même ou l'homme ennemi avons répandu. Ce que tu as semé, nourris-le, fais-le croître jusqu'à son achèvement. De même que je n'ai rien pu commencer de bon sans toi, de même je ne puis l'achever loin de toi. Ne me juge pas, ô Dieu de miséricorde, d'après ce qui te déplaît en moi, mais ôte de moi ce que tu n'y as pas mis. Je ne puis me corriger moi-même sans toi. Ainsi soit-il. » 

Saint Anselme de Canterbury (1033-1109)

 

“ Permets que tout soit ouvert à Dieu et pour cela, choisis Dieu sans relâche

Pape François

 

Paroles du pape François :

 

Dans l’épreuve que nous traversons, nous nous sommes retrouvés fragiles. Nous avons besoin du Seigneur, qui voit en nous, au-delà de nos fragilités, une beauté qui ne peut être supprimée. Avec Lui nous nous redécouvrons précieux dans nos fragilités.

 

Tant de choses peuvent diviser les communautés: l’argent, la vanité, le bavardage. Mais l’Esprit vient nous sauver de cela. L’Esprit Saint est le maître de l’harmonie, Il crée l’harmonie dans la communauté, car Il est l’harmonie entre le Père et le Fils.

En ce moment il y a tant de silence. Que ce silence, un peu nouveau dans nos habitudes, nous enseigne l’écoute, nous fasse grandir dans notre capacité d’écoute. Prions ensemble pour cela.

 

Le confinement… et après ? Continuons notre réflexion sur la miséricorde :

Ecoutons ce que disait Dimanche le pape François après avoir célébré la messe :

 

La réponse des chrétiens dans les tempêtes de la vie et de l’histoire ne peut être que la miséricorde : l’amour compatissant entre nous et envers tous, spécialement envers celui qui souffre, qui peine le plus, qui est le plus abandonné… Pas du piétisme, pas de l’assistanat,  mais de la compassion, qui vient du cœur. Et la miséricorde divine vient du Cœur du Christ, du Christ Ressuscité. Elle jaillit de la blessure toujours ouverte de son côté, ouverte pour nous, qui avons toujours besoin de pardon et de réconfort. Que la miséricorde chrétienne inspire aussi le juste partage entre les nations et leurs institutions, pour affronter la crise actuelle de façon solidaire.

 

Nous pouvons relire son homélie de dimanche. (cf  le Bulletin du 20 Avril, )

 

Nous pouvons aussi entendre ce qu’il disait hier lors de la messe à Sainte Marthe :

 

« Le vent souffle où il veut : tu entends sa voix, mais tu ne sais ni d’où il vient ni où il va. Il en est ainsi pour qui est né du souffle de l’Esprit » (v.8), c’est-à-dire qui est libre. Une personne qui se laisse emmener d’un côté ou de l’autre par l’Esprit-Saint : voilà la liberté de l’Esprit. Et celui qui fait ceci est une personne docile et ici, il s’agit de la docilité à l’Esprit.

Être chrétien ne signifie pas seulement obéir aux Commandements : il faut le faire, c’est vrai ; mais si tu t’arrêtes là, tu n’es pas un bon chrétien. Être chrétien, c’est laisser l’Esprit entrer en toi et t’emmener, t’emmener là où il veut. Dans notre vie chrétienne, bien souvent, nous nous arrêtons comme Nicodème, avant le « donc », nous ne savons pas quel est le pas à faire, nous ne savons pas comment le faire ou nous n’avons pas confiance en Dieu pour faire ce pas et laisser entrer l’Esprit. Naître de nouveau, c’est laisser l’Esprit entrer en nous et le laisser me guider, et non me guider moi-même : libre, avec cette liberté de l’Esprit dont tu ne sais jamais où elle t’emmènera. (…)

Devant les difficultés, devant une porte fermée, lorsque (les apôtres) ne savent pas comment avancer, ils vont vers le Seigneur, ils ouvrent leur coeur et l’Esprit vient leur donner ce dont ils ont besoin et ils sortent prêcher, courageusement, et en avant. C’est cela, naître de l’Esprit, c’est ne pas s’arrêter au « donc », au « donc » des choses que j’ai toujours faites, au « donc » d’après les commandements, au « donc » après les habitudes religieuses : non ! C’est cela, naître à nouveau. Et comment se prépare-t-on à naître de nouveau ? Par la prière. La prière est ce qui nous ouvre la porte à l’Esprit et nous donne cette liberté, cette assurance, ce courage de l’Esprit-Saint. Dont tu ne sauras jamais où il t’emmènera. Mais c’est l’Esprit.

Mgr Antonio Bello, Prière à sainte Marie, Femme de la chambre haute

 

Sainte Marie, Femme de la chambre haute, splendide Icône de l’Église, Tu avais déjà vécu Ta propre Pentecôte au moment de l'annonce de l'Ange, quand l'Esprit Saint descendit sur Toi et que la puissance du Très-Haut étendit sur Toi son ombre.

 Donne à l’Église l'ivresse des hauteurs, la patience du long terme.

Préserve-La de la tristesse de s'enliser, sans issue, dans les périmètres étroits du quotidien.

Fais-Lui regarder l'histoire selon les perspectives du Royaume.

Sainte Marie, Femme de la chambre haute, aide les pasteurs de l’Église à habiter ces régions élevées de l’esprit. Attendris leur esprit pour qu'ils sachent dépasser la froideur d'un droit sans charité, d'un syllogisme sans fantaisie, d'un projet sans passion, d'un rite sans illumination, d'une procédure sans génie, d'un logos sans sophia.

Sainte Marie, Femme de la chambre haute, fais-nous contempler de Ta fenêtre les mystères joyeux, douloureux et glorieux de la vie, ce n'est qu'à cette hauteur que le succès ne donnera pas le vertige, et à ce niveau seulement les défaites nous empêcheront de nous laisser précipiter dans le vide. Amen. »

 

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21 avril 2020 2 21 /04 /avril /2020 09:42

 

Notre Communauté au quotidien

avec Notre-Dame de la Consolation

 

« Courage et confiance »

 

Date :  21 Avril 2020,  Saint Anselme

 

 

Textes du jour : Actes des Apôtres 4,32-37 ; Psaume 92 ; Jean 3,7-15

 

Commentaire :

 

Hier, le texte des Actes des Apôtres nous parlait de « l’assurance qui avaient envahi les apôtres dans leur annonce de la Parole de Dieu. Ils étaient tous remplis de l’Esprit Saint. Nicodème, dans l’évangile était invité à accueillir cette naissance d’en haut faite d’eau et d’Esprit…

Aujourd’hui on nous dit : « ceux qui étaient devenus croyants avaient un seul cœur et une seule âme. Une Grâce abondante reposait sur l’Eglise naissante, qui s’organise, notamment au niveau de la mise en commun des biens. L’Evangile d’aujourd’hui nous lance un appel : croire aux choses du ciel, c’est à dire, encore une fois, sortir de nos logiques purement humaines, pour accueillir les merveilles de Dieu dans nos vies.

Cette grâce de Dieu, manifestée par la Résurrection du Christ, semble faire des choses incroyables… Quelle est notre attitude profonde face à de tels exploits, de tels faits qui nous sont ainsi révélés? Dans le contexte que nous vivons en ce moment, comment cette parole de Dieu peut-elle se concrétiser. ? Ecoutons la prière de Saint Anselme.

                                                                                                                                              Père Frédéric Benoist

 

Prière de Saint Anselme  moine bénédiction né à Aoste en 1033 et mort en 1109 après avoir été évêque de Canterbury . Docteur, théologien de l’Eglise

 

« Et maintenant, homme de rien, fuis un moment tes occupations, cache-toi un peu de tes pensées tumultueuses. Rejette maintenant tes pesants soucis, et remets à plus tard tes tensions laborieuses. Vaque quelque peu à Dieu, et repose-toi quelque peu en Lui. Entre dans la cellule de ton âme, exclus tout hormis Dieu et ce qui t'aide à le chercher ; porte fermée, cherche-le. Dis maintenant, tout mon cœur, dis maintenant à Dieu : Je cherche ton visage, ton visage, Seigneur, je le recherche. Et maintenant, Toi Seigneur mon Dieu, enseigne à mon cœur où et comment Te chercher, où et comment Te trouver. Seigneur, si Tu n'es pas ici, où Te chercherai-je absent ? Et, si Tu es partout, pourquoi ne Te vois-je pas présent ? Mais certainement Tu habites la lumière inaccessible. Où est la lumière inaccessible ? Ou bien comment accéderai-je à la lumière inaccessible ? Ou qui me conduira et introduira en elle pour qu'en elle je Te voie ? Par quels signes enfin, par quelle face Te chercherai-je ? Je ne T'ai jamais vu, Seigneur mon Dieu, je ne connais pas ta face. Que fera, très haut Seigneur, que fera cet exilé, tien et éloigné ? Que fera ton serviteur, anxieux de ton amour et projeté loin de ta face. II s'essouffle pour Te voir, et ta face lui est par trop absente. Il désire accéder à Toi, et ton habitation est inaccessible. Il souhaite vivement Te trouver, et il ne sait ton lieu. Il se dispose à Te chercher, et il ignore ton visage. Seigneur, Tu es mon Dieu, Tu es mon Seigneur, et je ne T'ai jamais vu. Tu m'as fait et fait à nouveau, Tu m'as conféré tous mes biens, et je ne Te connais pas encore. Bref, j'ai été fait pour Te voir et je n'ai pas encore fait ce pour quoi j'ai été fait. Seigneur, et je ne T'ai jamais vu. Tu m'as fait et fait à nouveau, Tu m'as conféré tous mes biens, et je ne Te connais pas encore. Bref, j'ai été fait pour Te voir et je n'ai pas encore fait ce pour quoi j'ai été fait. Et Toi, ô Seigneur, jusques à quand ? Jusques à quand, Seigneur, nous oublieras-Tu, jusques à quand détournes-Tu de nous ta face? Quand nous regarderas-Tu et nous exauceras-Tu? Quand illumineras-Tu nos yeux et nous montreras-Tu ta face? Quand Te rendras-Tu à nous? Regarde-nous, Seigneur, exauce-nous, illumine-nous, montre-toi à nous. Rends-toi à nous, que nous soyons bien, nous qui, sans Toi, sommes si mal. Aie pitié de nos labeurs et de nos efforts vers Toi, nous qui ne valons rien sans Toi. Enseigne-moi à Te chercher, montre-toi à qui Te cherche, car je ne puis Te chercher si Tu ne m'enseignes, ni Te trouver si Tu ne te montres. Que je Te cherche en désirant, que je désire en cherchant. Que je trouve en aimant, que j'aime en trouvant. Amen. »

 

Le confinement et après… Continuons notre réflexion sur la Miséricorde :

 

Il y a 20 ans, saint Jean-Paul II instituait le dimanche de la Divine miséricorde, célébré le dimanche qui suit Pâques. C’est aussi la veille de cette fête qu’il s’est éteint, le 2 avril 2005. La date de sa mort scella ainsi en quelque sorte son testament spirituel. Il a confié le monde à la Miséricorde divine. Mais comment l’accueillir ?

 

Saint Jean Paul II avait écrit ces paroles pour la fête de la Miséricorde divine – le jour de son entrée au Ciel, le 2 avril 2005 : « À l’humanité qui parfois semble perdue et dominée par le pouvoir du mal, de l’égoïsme et de la peur, le Seigneur ressuscité offre le don de son amour qui pardonne, réconcilie, et rouvre l’âme à l’espérance. C’est un amour qui convertit les cœurs et donne la paix. Combien le monde a besoin de comprendre et d’accueillir la miséricorde divine ! » Accueillir la miséricorde de Dieu… mais comment ?

 

Reconnaître sa misère :

Saint Philippe Neri répétait chaque jour cette prière : « Seigneur, prends garde à moi. Si Tu ne me préserves pas par ta grâce, je Te trahirai aujourd’hui et je commettrai à moi seul tous les péchés du monde entier ». Saint François de Sales disait aussi : « Reconnaître sa propre misère n’est pas un acte d’humilité en soi : c’est seulement ne pas être stupide ! »

 

La miséricorde ne consiste pas, en effet, à banaliser le mal ou à relativiser le péché. Tout au contraire ! Seule une conscience aiguë de la gravité du péché nous rend capables de saisir la nécessité absolue de la miséricorde en même temps que son prix infini : le sang du Christ versé pour nous. On comprend alors ce que Jésus disait à sainte Faustine : « Plus le pécheur est grand, plus il a droit à ma miséricorde ».

 

Croire en l’abîme infini de la miséricorde divine

Notre misère pourrait nous écraser ou nous amener à désespérer. Seule la foi dans les promesses de salut peut nous affermir dans une espérance invincible. Sainte Thérèse de l’Enfant-Jésus écrivait : « La sainteté est une disposition du cœur, qui nous rend humbles et petits entre les bras du Père, conscient de notre misère, mais confiant jusqu’à l’audace en la bonté du Père ».

 

 S’abreuver aux sources de la miséricorde

« Le genre humain ne trouvera pas la paix tant qu’il ne se tournera pas vers la source de ma miséricorde », disait encore Jésus à sainte Faustine. Et d’ajoutait : « Regarde, âme, c’est pour toi que j’ai institué le trône de la miséricorde sur terre. Ce trône, c’est le tabernacle ». Les sources de la miséricorde sont donc particulièrement les sacrements de l’eucharistie et de la réconciliation, intarissables canaux de la miséricorde dans la sainte Église du Christ.

 

Faire miséricorde autour à notre tour

« Heureux les miséricordieux, car ils obtiendront miséricorde » (Mt 5, 7). Exerçons la miséricorde, afin de pouvoir la recevoir à notre tour. Ouvrir nos cœurs aux souffrances des autres, pardonner à ceux qui nous blessent, voilà la manière de vivre cette béatitude des miséricordieux.

 

Nous pouvons reprendre les 12 Paroles d’Espérance de Jean Paul II (voir feuille quotidienne du 20 avril)

Et cette parole de Saint Paul aux Romains 10,8-10

 

Nous lisons dans l’Écriture : « La Parole est près de toi ; elle est dans ta bouche et dans ton cœur. » Cette Parole, c’est le message de la foi que nous proclamons. Donc, si tu affirmes de ta bouche que Jésus est Seigneur, si tu crois dans ton cœur que Dieu l’a ressuscité d’entre les morts, alors tu seras sauvé. Celui qui croit du fond de son cœur devient juste ; celui qui, de sa bouche, affirme sa foi parvient au salut.

 

Intention de prière : Pour Gaëtan Manfré, dont nous célébrons les funérailles chrétiennes Mardi 21 Avril . Prions aussi pour son épouse qui vivait avec lui en maison de retraite, mais qui ne pourra pas venir à la cérémonie à cause des mesures sanitaires.

Prions pour la santé de Maria Grizou, maman de Thérèse Guillet ;

 

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20 avril 2020 1 20 /04 /avril /2020 10:06

Dimanche de la Miséricorde : après la crise, ne pas « oublier celui qui est resté en arrière »

Messe à Santo Spirito in Sassia (Homélie complète)

 Homélie du pape François

Dimanche dernier, nous avons célébré la résurrection du Maître. Aujourd’hui, nous assistons à la résurrection du disciple. Une semaine s’est écoulée, une semaine que les disciples, bien qu’ayant vu le Ressuscité, ont passée dans la peur, « les portes verrouillées » (Jn 20, 26), sans même réussir à convaincre de la résurrection l’unique absent, Thomas. Que fait Jésus face à cette incrédulité craintive ? Il revient, il se met dans la même position, « au milieu » des disciples et répète la même salutation : « La paix soit avec vous !» (Jn 20, 19.26). Il recommence tout depuis le début.

La résurrection du disciple commence ici, à partir de cette miséricorde fidèle et patiente, à partir de la découverte que Dieu ne se lasse pas de nous tendre la main pour nous relever de nos chutes. Il veut que nous le voyions ainsi : non pas comme un patron à qui nous devons rendre des comptes, mais comme notre Papa qui nous relève toujours. Dans la vie, nous avançons à tâtons, comme un enfant qui commence à marcher mais qui tombe. Quelques pas et il tombe encore ; il tombe et retombe, et chaque fois le papa le relève. La main qui nous relève est toujours la miséricorde : Dieu sait que sans miséricorde, nous restons à terre, que pour marcher, nous avons besoin d’être remis debout. Et tu peux objecter : ‘‘Mais je ne cesse jamais de tomber !’’. Le Seigneur le sait et il est toujours prêt à te relever. Il ne veut pas que nous repensions sans arrêt à nos chutes, mais que nous le regardions lui qui, dans les chutes, voit des enfants à relever, dans les misères voit des enfants à aimer avec miséricorde.

Aujourd’hui, dans cette église devenue sanctuaire de la miséricorde à Rome, en ce dimanche que saint Jean-Paul II a consacré à la Miséricorde Divine il y a vingt ans, accueillons avec confiance ce message. Jésus a dit à sainte Faustine : « Je suis l’amour et la miséricorde même ; il n’est pas de misère qui puisse se mesurer avec ma miséricorde » (Journal, 14 septembre 1937). Une fois, la Sainte a dit à Jésus, avec satisfaction, d’avoir offert toute sa vie, tout ce qu’elle possédait. Mais la réponse de Jésus l’a bouleversée : « Tu ne m’as pas offert ce qui t’appartient vraiment ». Qu’est-ce que cette sainte religieuse avait gardé pour elle ? Jésus « lui dit avec douceur » : ‘‘Ma fille, donne-moi ta misère’’ » (10 octobre 1937). Nous aussi, nous pouvons nous demander : ‘‘Ai-je donné ma misère au Seigneur ? Lui ai-je montré mes chutes afin qu’il me relève ?’’ Ou alors il y a quelque chose que je garde encore pour moi ? Un péché, un remords concernant le passé, une blessure que j’ai en moi, une rancœur envers quelqu’un, une idée sur une certaine personne… Le Seigneur attend que nous lui apportions nos misères, pour nous faire découvrir sa miséricorde.

Revenons aux disciples ! Ils avaient abandonné le Seigneur durant la passion et ils se sentaient coupables. Mais Jésus, en les rencontrant, ne fait pas de longues prédications. À eux qui étaient blessés intérieurement, il montre ses plaies. Thomas peut les toucher et il découvre l’amour ; il découvre combien Jésus avait souffert pour lui qui l’avait abandonné. Dans ces blessures, il touche du doigt la proximité amoureuse de Dieu. Thomas, qui était arrivé en retard, quand il embrasse la miséricorde, dépasse les autres disciples : il ne croit pas seulement à la résurrection, mais à l’amour sans limites de Dieu. Et il se livre à la confession de foi la plus simple et la plus belle : « Mon Seigneur et mon Dieu ! » (v. 28). Voilà la résurrection du disciple : elle s’accomplit quand son humanité fragile et blessée entre dans celle de Jésus. Là, les doutes se dissipent, là Dieu devient mon Dieu, là on recommence à s’accepter soi-même et à aimer sa propre vie.

Chers frères et sœurs, dans l’épreuve que nous sommes en train de traverser, nous aussi, comme Thomas, avec nos craintes et nos doutes, nous nous sommes retrouvés fragiles. Nous avons besoin du Seigneur, qui voit en nous, au-delà de nos fragilités, une beauté indélébile. Avec lui, nous nous redécouvrons précieux dans nos fragilités. Nous découvrons que nous sommes comme de très beaux cristaux, fragiles et en même temps précieux. Et si, comme le cristal, nous sommes transparents devant lui, sa lumière, la lumière de la miséricorde, brille en nous, et à travers nous, dans le monde. Voilà pourquoi il nous faut, comme nous l’a dit la Lettre de Pierre, exulter de joie, même si nous devons être affligés, pour un peu de temps encore, par toutes sortes d’épreuves (cf. 1P 1, 6).

En cette fête de la Miséricorde Divine, la plus belle annonce se réalise par l’intermédiaire du disciple arrivé en retard. Manquait seul lui, Thomas. Mais le Seigneur l’a attendu. Sa miséricorde n’abandonne pas celui qui reste en arrière. Maintenant, alors que nous pensons à une lente et pénible récupération suite à la pandémie, menace précisément ce danger : oublier celui qui est resté en arrière.

Le risque, c’est que nous infecte un virus pire encore, celui de l’égoïsme indifférent. Il se transmet à partir de l’idée que la vie s’améliore si cela va mieux pour moi, que tout ira bien si tout ira bien pour moi. On part de là et on en arrive à sélectionner les personnes, à écarter les pauvres, à immoler sur l’autel du progrès celui qui est en arrière. Cette pandémie nous rappelle cependant qu’il n’y a ni différences ni frontières entre ceux qui souffrent. Nous sommes tous fragiles, tous égaux, tous précieux. Ce qui est en train de se passer nous secoue intérieurement : c’est le temps de supprimer les inégalités, de remédier à l’injustice qui mine à la racine la santé de l’humanité tout entière !

Mettons-nous à l’école de la communauté chrétienne des origines, décrite dans le livre des Actes des Apôtres ! Elle avait reçu miséricorde et vivait la miséricorde : « Tous les croyants vivaient ensemble, et ils avaient tout en commun ; ils vendaient leurs biens et leurs possessions, et ils en partageaient le produit entre tous en fonction des besoins de chacun » (Ac 2, 44-45). Ce n’est pas une idéologie, c’est le christianisme.

Dans cette communauté, après la résurrection de Jésus, un seul était resté en arrière et les autres l’ont attendu. Aujourd’hui, c’est le contraire qui semble se passer : une petite partie de l’humanité est allée de l’avant, tandis que la majorité est restée en arrière. Et chacun pourrait dire : « Ce sont des problèmes complexes, il ne me revient pas de prendre soin des personnes dans le besoin, d’autres doivent y penser !’’. Sainte Faustine, après avoir rencontré Jésus, a écrit : « Dans une âme souffrante, nous devons voir Jésus crucifié et non un parasite et un poids… [Seigneur], tu nous donnes la possibilité de pratiquer les œuvres de miséricorde et nous nous livrons à des jugements » (Journal, 6 septembre 1937). Cependant, elle-même s’est plainte un jour à Jésus qu’en étant miséricordieux on passe pour un naïf. Elle a dit : « Seigneur, on abuse souvent de ma bonté ». Et Jésus a répondu : « Peu importe, ma fille, ne t’en soucie pas, toi, sois toujours miséricordieuse envers tout le monde » (24 décembre 1937). Envers tous : ne pensons pas uniquement à nos intérêts, aux intérêts partisans.

Saisissons cette épreuve comme une occasion pour préparer l’avenir de tous. En effet, sans une vision d’ensemble, il n’y aura d’avenir pour personne. Aujourd’hui, l’amour désarmé et désarmant de Jésus ressuscite le cœur du disciple. Nous aussi, comme l’apôtre Thomas, accueillons la miséricorde, salut du monde. Et soyons miséricordieux envers celui qui est plus faible : ce n’est qu’ainsi que nous construirons un monde nouveau.

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20 avril 2020 1 20 /04 /avril /2020 10:03

Notre Communauté au quotidien

avec Notre-Dame de la Consolation

 

« Courage et confiance »

 

 

Date : Lundi 20 Avril

 

Textes du jour : Actes des Apôtres4,23-31 ; Psaume 2, Jean 3,1-8

 

Commentaire :

 

Nous avons terminé l’Octave de Pâques, qui nous ont fait relire les textes d’apparition du Ressuscité sauf un, le tout dernier : la rencontre « intime » entre Jésus et Pierre : M’aimes-tu ? … Ce texte conclura notre temps pascal, tous ces jours qui vont nous conduire à la Pentecôte. ET ce n’est pas rein de terminer par cette question que pose Jésus a son disciple : m’aimes-tu ? Je vais donc devoir prendre conscience que mon chemin de vie, d’humanité, de mission ne peut se vivre que dans cette relation d’intimité et d’amour avec le Seigneur.

 Nous allons parcourir tout au long de ce temps pascal deux livres : les Actes des Apôtres. Nous l’avions commencé dès le dimanche de Pâques. Là encore, nous reviendrons au commencement de ce livre, le jour de la Pentecôte avec ce magnifique récit de la manifestation de l’Esprit Saint auprès des Apôtres. Les merveilles de Dieu sont proclamées dans toutes les langues, pour toutes les nations. Nous allons aussi parcourir l’évangile de Jean, nous avions commencé à le faire les dernières semaines de Carême.

Que peut bien signifier toutes ces subtilités liturgiques avec la Parole de Dieu ? Nourris de cette première semaine de Pâques, nous avons pu contempler comme la puissance du Ressuscité réussit à transformer toutes les personnes qu’il a rencontré. Cette Puissance se manifeste dans le cœur de Pierre et Jean, qui ont l’assurance pour proclamer la Parole de Dieu. Nous l’entrevoyons chez Nicodème, il est certes dans la nuit, le doute, mais il s’ouvre à la connaissance de Jésus, ce dernier lui annonce une nouvelle naissance : celle de l’Eau et de L’Esprit, celle du baptême . Cette nouvelle naissance permettant l’entrée dans le Royaume de Dieu. Mais qu’est de que ce Royaume ? Quel est ce Roi qui est en train d’enseigner ?

Nous pouvons lire le texte de ce matin de façon linéaire, en nous laissant guider, page après page, vers la connaissance de ce Royaume et de ce Roi, pour voir son itinéraire humain, qui conduit à la croix . Mais nous pouvons aussi déjà lire ce texte, en disciples du Ressuscité : Le Royaume de Dieu est bien là. La parole que nous lisons est accomplie. Nous pouvons la lire avec « assurance », nous pourrons la proclamer avec « assurance ». L’Esprit Saint est à l’œuvre.

Toutes ces semaines, nous allons commencer à entrevoir  des pistes,  pour savoir comment nous allons sortir de confinement progressivement.  Ne le cachons pas, nous l’attendons tous, tout en le redoutant aussi. Ce n’est pas une situation très confortable, avouons le. Toute cette période du confinement permet, je l’espère, de prendre du temps pour méditer chaque jour la Parole de Dieu. Il y a eu un confinement en temps de Carême, il ya un confinement en temps de Pâques… Eh bien, quelle nouveauté entrevoyons nous ? Quels éclairages, quels appels, quelles conversions, la Parole de Dieu nous fait découvrir ? D’où allons nous puiser cette « nouvelle assurance » pour revivre en société ? Eh bien lisons bien les textes d’aujourd’hui. Et si nous ne trouvons pas de pistes,  nous ne sortirons pas guéris et grandis de cette épreuve sociétale.

                                                                                                                                  

Père Frédéric Benoist

 

Pendant plusieurs jours, nous allons commencer à réfléchir à des pistes, dans notre vie spirituelle et chrétienne, pour accompagner notre démarche progressive e la sortie du confinement : nous allons commencer par méditer sur la miséricorde, dans la continuité de ce dimanche de la Divine Miséricorde. C’est en tous les cas, une piste que nous a livrée ce matin le pape François dans son homélie :

 

L’épreuve de la pandémie est « une occasion pour préparer l’avenir de tous »

 « Sans une vision d’ensemble, il n’y aura d’avenir pour personne » après cette pandémie, a prévenu le pape François lors de son homélie de la fête de la Divine Miséricorde célébrée dans le sanctuaire de la Miséricorde (Rome) le 19 avril 2020. Le Souverain pontife a appelé les fidèles à construire un « monde nouveau », fondé sur la miséricorde envers les plus faibles.

En ces temps de pandémie, il existe une infection pire que celle du virus, a souligné le pape lors de son homélie prononcée à l’occasion de la fête de la Divine miséricorde, dimanche : « celle de l’égoïsme indifférent ». Le pape François célébrait la messe en dehors du Vatican, à l’église Santo Spirito in Sassia, à Rome, connue comme le sanctuaire de la Divine Miséricorde. Cette infection consiste à penser que « tout ira bien » dans le monde si tout va bien « pour moi » et engendre une sélection des personnes et une immolation sur « l’autel du progrès » de celui qui est en arrière.

 

Cette pandémie rappelle cependant aux hommes « qu’il n’y a pas de frontières » entre ceux qui souffrent. Elle invite selon le pape à « remédier à l’injustice » qui mine la société. Après cette épreuve, « ne pensons pas uniquement à nos intérêts », a souhaité le pontife : « sans une vision d’ensemble, il n’y aura d’avenir pour personne », a-t-il prévenu. Ce n’est qu’en étant miséricordieux avec le plus faible que pourra selon lui s’établir un « monde nouveau ». Il s’agit donc de préparer « l’avenir de tous ».

 A ce titre, le 266e pape a évoqué la communauté chrétienne des origines, décrite dans le livre des Actes des Apôtres. Ayant reçu la miséricorde du Seigneur, les premiers disciples vivaient cette miséricorde et la mettaient en pratique en partageant leurs biens « 

en fonction des besoins de chacun ». « Ce n’est pas une idéologie, c’est le christianisme », a pointé le chef de l’Eglise catholique. Aujourd’hui, une minorité de la population mondiale est en avance tandis qu’une majorité « est restée en arrière », a déploré le pape. Devant cet état de fait, chacun peut dire qu’il ne lui revient pas de prendre soin des autres ou avancer que ces problèmes sont « complexes », a déclaré le successeur de Pierre.

Et pourtant, « la miséricorde ne laisse personne en arrière », a-t-il rappelé. A sainte Faustine, qui se plaignait de passer pour une « naïve » en pratiquant la miséricorde, le Seigneur a répondu de ne pas se soucier que l’on abuse de sa bonté et de demeurer miséricordieuse « envers tous ».

Offrir ses misères pour découvrir la miséricorde

Cette pandémie révèle au delà de nos fragilités, la « beauté indélébile » des hommes, a par ailleurs estimé le successeur de Pierre. Ceux-ci sont de « très beaux cristaux, fragiles et en même temps précieux ». Si comme le cristal, l’homme se fait « transparent » devant son Dieu, alors la lumière de la miséricorde brillera en lui et dans le monde, a déclaré le pape.

Cette fête de la miséricorde est donc selon lui l’occasion pour chacun de se poser cette question : « ai-je donné ma misère au Seigneur ? ». Blessures, remords, rancœurs ou péchés doivent à cette occasion être déposés devant Dieu. Car « le Seigneur attend que nous Lui apportions nos misères, pour nous faire découvrir sa miséricorde ».

Le texte intégral de son homélie est disponible dans la catégorie "Déclarations et documents" de ce blog

 

Et si nous apprenions les douze pensées de Jean Paul II sur l’espérance comme source de tout départ ?

1/ « Jésus est Seigneur, lui seul sauve l’humanité, aujourd’hui comme hier et toujours ».

2/ « N’ayez pas peur, entrez dans l’Espérance ».

3/ « Faire l’expérience de Dieu est toujours à la portée de chaque homme ».

4/ »Vous valez ce que vaut votre cœur ».

5/ « Je suis témoin de l’Espérance » ;

6/ « Nous ne marchons pas à la suite du sauveur en portant sa croix, mais nous suivons le Christ qui porte la nôtre ».

7/ « Ce n’est qu’en se dépassant que l’homme est pleinement humain ».

8/ « Même la mort n’est plus un mal irrémédiable, puisqu’elle est suivie par la Résurrection. La Résurrection est l’œuvre du Christ ».

9/ « Dieu est toujours dans le camp de ceux qui souffrent ».

10/ L’homme ne cesse pas d’être grand, même dans sa faiblesse ».

11/ « Dans la prière, Dieu se révèle avant tout comme Miséricorde, c’est à dire comme Amour qui vient à la rencontre de l’homme souffrant ».

12/ « Le Fils de l’homme n’est pas venu dans le monde pour juger le monde, mais que par lui, le monde soit sauvé »

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19 avril 2020 7 19 /04 /avril /2020 18:47

Deuxième dimanche de Pâques : Dimanche de la Divine Miséricorde

 

 

 

 

Homélie du 19 Avril 2020

 

 

Avez-vous remarqué combien de fois le verbe « voir » revient dans l’évangile de ce jour ? Visiblement voir Jésus, fait partie de la pédagogie que lui-même a adopté, vis à vis des apôtres, mais aussi des autres personnes à qui il est apparu. Pour croire il faut donc voir…

Jésus montra ses plaies aux disciples. C’est ainsi , nous dit l’évangile, que les disciples ont reconnu Jésus. Thomas , lui aussi, voudra « voir », le témoignage des autres apôtres disant, « nous avons vu le Seigneur », ne lui suffit pas pour entrer dans la foi. Jésus va alors lui proposer en plus de toucher ses plaies.  Alors, il croit après avoir vu.  Mais comment comprendre aussi l’attitude des autres apôtres, une semaine après… ils avaient vu pourtant auparavant, mais il sont toujours vérouillés dans le cénacle…. Mais alors quel est le vrai rapport du voir au croire dans ce cas ?...

 

ET nous qui n’avons rien vu… comment croire ? Il ne nous suffit pas de savoir que Dieu existe… D’ailleurs chez nos contemporains, cette affirmation est du plus en plus remise en question… Un Dieu lointain ne remplit pas notre vie, un Dieu distant ne peut pas nous attirer, même s’il est juste, même s’il est grand, même s’il est tout puissant… Nous avons aussi besoin de « voir » Dieu, de voir Jésus, de toucher avec nos sens qu’il est ressuscité, et ressuscité pour nous. Thomas que l’on appelle aussi « Didyme » ce qui veut dire jumeau, est en fait notre frère jumeau. Dans mon catéchisme d’enfant, on appelait Thomas, l’incrédule, celui qui ne croit pas assez… Mais il est nul ce Thomas !!! ah bon ?.. ; En fait, il  nous rend aussi bien service notre frère Thomas, jumeaux… « Vous savez mon père, j’ai du mal à croire à tout ce qu’on nous raconte… ce serait tellement plus facile de « voir »…. ! Et pourquoi Jésus n’apparaît pas ? Et pourquoi n’a t’il pas fait une grande apparition publique à son époque ? En plus quand on « voit » toutes ces choses dans notre monde, comment pouvons nous croire en Dieu et en Jésus. ? »

Bon tout cela est bien troublant… confus…

 

Mais comment pouvons nous « voir » Jésus Ressuscité ? Eh bien faisons comme les disciples, car c’est ainsi que Jésus a fait avec eux : à travers ses plaies.

En regardant ses plaies, les disciples ont compris que l’amour dont Jésus a parlé sans cesse, comme étant amour de Dieu, et dont il a aimé ses contemporains, ses disciples notamment, était bien réel. Cet amour a continué de se manifester même après les reniements et les abandons des disciples envers leur maître : il leur apparaît ressuscité en leur montant ses plaies. Le cœur de Jésus bat pour ses disciples.

Voilà le chemin : le cœur de Jésus : il bat pour chacun d’entre nous, pour toi, pour moi…. Pas de façon unique, la preuve : Jésus n’emploie pas la même pédagogie pour se révéler ressuscité à chacun des disciples…  Mais il bat pour moi. Alors il m’est donné de croire.

 

Nous pouvons faire de la foi chrétienne l’accumulation de valeurs (respect, tolérance, charité…) mais comme les disciples nous avons besoin et nous devons voir Jésus en touchant au cœur de notre existence son amour.  Cet amour est source de vie, de mouvement, d’action, de vivre ensemble… C’est seulement ainsi que nous allons au cœur de la foi, et comme les disciples, nous trouvons une paix et une joie (Jean20,19-20).

 

Notre évangile de ce jour se termine  ainsi : « il y a beaucoup d’autres signes que Jésus a fait et qui ne sont pas écrits dans ce livre » (Jean 20,30). A nous d’en « écrire », si j’ose dire, à nous d’être attentifs à tous ces signes du Ressuscité dans nos vies et dans notre monde, notamment à travers tous ces signes de vies plus forts que la mort. L’actualité nous en montre aujourd’hui. L’évangile nous invite à relier ces petits signes quotidiens aux signes de Jésus lui même : « ceux ci ont été écrits, pour que vous croyiez que Jésus est le Christ, le Fils de Dieu, et pour qu’en croyant, vous ayez la vie en son nom » (Jean20,31).

 

Ah oui, il y a un but, une finalité, un aboutissement… de notre vie, pour devenir et être « vie en Son nom ». Nous le voyons bien, la foi n’est pas l’accumulation de bonnes actions tout au long d’une vie humaine… Notre foi permet de croire que notre vie, hier, aujourd’hui et demain est animée de la vie de Dieu lui-même. C’est dans la véritable espérance  qui nous est donnée d’accueillir. Chers paroissiens ce temps du confinement, de l’intériorité qui nous est donné de vivre, mettons le à profit pour faire grandir et mûrir cette véritable espérance en Dieu : « Mon Seigneur et mon Dieu ».

 

Thomas s’est exclamé, après avoir vu les plaies de Jésus : « mon Seigneur et mon Dieu » (Jean 20,28). L’adjectif « mon » est extraordinaire !  C’est un adjectif possessif ! Mais puis-je « posséder » Dieu ?  Comment puis-je dire qu’il est à moi ? et de quel droit ? Serais-je en train de profaner le nom de Dieu, en réduisant sa toute puissance à ma réalité et mon expérience ?

 

En réalité en disant « mon Dieu », nous ne profanons  pas son nom, mais nous accueillons et honorons sa toute puissance de miséricorde, parce que c’est Lui qui l’a voulu ainsi: Dieu s’est fait homme pour moi, il est mort et ressuscité pour moi, il est mon Dieu, il est ma vie.

 

La miséricorde demande de la confiance, l’amour demande de la familiarité. Voilà ce que Dieu tient à nous offrir. Comment savourer cet amour ? comment toucher aujourd’hui, de la main, la miséricorde de Jésus ? Eh bien l’évangile nous donne une réponse : a peine ressuscité, Jésus avant toute chose, donne l’Esprit Saint à ses disciples,  pour pardonner les péchés (Jean 20,19). Pour faire l’expérience de l’amour vrai et absolu, il faut passer par là : se laisser pardonner.

 

C’est aujourd’hui le dimanche de la « divine miséricorde ». C’est un nom que le pape Jean Paul II a voulu donner à ce deuxième dimanche de Pâques. Il a remis tout son pontificat sous le regard de la miséricorde de Dieu. Il a invoqué pour le monde entier, et pour l’humanité, cette miséricorde.  Je vous renvoie à la prière que j’ai publiée dans le bulletin paroissial d’hier.

 

Nous vivons et nous allons vivre, les prochains jours et les prochaines semaines, de grandes périodes d’incertitudes. Comment sortir de cette période du confinement ? De quelle manière ? Qu’est ce qui va changer dans nos rapports humains ? Qu’est ce qui va changer dans nos organisations de vies ? Sommes nous capables d’entrevoir réellement quelles sont nos priorités dans nos vies? Qu’allons nous changer ? Et comment ?

Frères et sœurs, ne serions nous pas comme au soir de Pâques dans le Cénacle avec les disciples ?  Comment résonne en nous la parole de Jésus : « la paix soit avec vous »… ! Les apôtres, le premier soir se réjouissent, mais les peurs demeurent….

J’entends déjà résonner  tous ces débats médiatisés : les compromis  et alliances des grandes puissances : nous cherchons un coupable à la propagation du virus…  Erreur de laboratoire ? message de la nature… ? Nous cherchons a relancer nos machines économiques qui sont en fait des machines de guerre et de concurrence, de flux financiers plus virtuels les uns que les autres… Est cela que nous voulons voir redémarrer ? Nous allons devoir reprendre le travail, Oui mais dans quelle finalité ? Nous allons reprendre les transports en commun ;Oui mais progressivement et avec civisme… Mais de quel civisme parlons nous dans un Rer et un métro surchargé ? Nous allons faire reprendre l’école aux enfants, nous allons organiser les examens, oui mais pas de façon normale.  Nous allons devoir entendre celles et ceux qui vont devoir « rendre des comptes » de leur gestions de la crise… C’a promet avec le désavoeux des politiques que nous avons depuis des années…Et notre planète ? quelle petite pensée pour elle quand tout va repartir… ?  ET l’autre , que je vais devoir côtoyer avec des masques, des gants… Pratique pour la relation sociale ! Tout ce que je vais toucher ne serait plus contaminé contaminant, le 12 Mai ?,  Combien de temps vais-je devoir me protéger des autres ? Je vous épargne les questions pour la réorganisation de notre paroisse, je sais , elles sont secondaires…

Moi j’ai un peu le vertige…. Pas vous ?

Et voilà que Jésus nous dit : « la paix soit avec vous »….  Ah visiblement il ya un message pour chacune chacun : la personne de plus de 70 ans, la générations des salariés, les étudiants inquiets de leurs échéances et conditions d’examens ! Nos collégiens nos lycéens, nos enfants….  Parce que Christ est ressuscité pour tous, pour vous, pour toi , pour moi alors , entendons vraiment : « la paix soit avec vous » ? Continuons vraiment ce chemin d’intériorité en Christ, pout ne pas passer à coté du vrai lendemain et du vrai changement car en effet, demain ne sera pas comme hier.

 

                                                                                               Père Frédéric Benoist

 

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