Overblog
Suivre ce blog Administration + Créer mon blog
30 avril 2020 4 30 /04 /avril /2020 21:54

Notre Communauté au quotidien

avec Notre-Dame de la Consolation

 

« Courage et confiance »

 

Date :  Vendredi 1er Mai : Mémoire de saint Joseph travailleur

 

Textes du jour : Actes des Apôtres 9,1-20 ;  Psaume 116 ; Jean 6,52-59

                            Si mémoire : Matthieu 13,54-58

 

 

Commentaire :

 

Je m’hasarderais presque à faire un parallèle entre les deux évangiles que la liturgie nous propose au choix en ce jour du 1er mai confiné.

Dans l’évangile de Matthieu , Jésus décide de retourner chez les siens, à Nazareth, que Matthieu appelle « son lieu d’origine »… ! Il ne nous est pas dit qu’il vienne rendre visite à ses parents… Depuis son premier discours dit des Béatitudes, Jésus s’est présenté comme Celui qui vient accomplir la Loi de Dieu, il comment des miracles, il appelle des hommes à le suivre. Il enseigne dans les synagogues. Le voilà donc à la synagogue de Nazareth. Et là, visiblement son enseignement ne passe pas pour certains, étonnent d’autres. Comment le fils du charpentier (Joseph) peut-il ainsi parler ? D’où lui viennent cette sagesse et ces miracles ? Les habitants de Nazareth n’arrivent pas à accueillir la nouveauté du discours de Jésus. Ils s’étonnent, mais refusent de faire ce pas de la foi : la confiance. La foi est en effet cette grâce d’accepter qu’une parole puisse nous dépasser, sortir du cadre de notre raison . C’est consentir que c’est en fait Dieu lui même qui nous fait grandir dans la foi.

J’en viens alors à l’évangile du vendredi de la troisième semaine de Pâques. La suite du chapitre 6 de Jean. C’est un véritable discours « théophanique ».  Les auditeurs de Jésus peuvent concevoir (pas tous) que Dieu de par son Eternité, puisse donner la vie éternelle. Ce qui le devient moins c’est que Jésus soit celui qui donne cette vie, en se donnant lui même dans sa propre chair : « qui mange ma chair et boit mon sang a la vie éternelle ». Beaucoup diront que cela est en effet intolérable.

Et pourtant Jésus demandera ici de poser un acte de foi, et Pierre lui répondra… « Tu as les paroles de la vie éternelle ».

 

Et nous ? Alors que nous sommes « privés » de messe depuis plusieurs semaines, que nous voyons nos évêques pris dans la tourmente de réclamer « un droit » à la messe.  Je repose une nouvelle fois la question : Quel sens profond je donne à l’eucharistie dans ma vie. Et nous le voyons bien, il n’y a pas une réponse unique. Il ya des chemins différents, aussi importants et complémentaires les uns et les autres. Ce qui est certain, c’est que l’eucharistie est le lieu privilégié de la rencontre avec le Christ, l’Evangile nous l’enseigne. La foi, c’est se laisser conduire et guider par le Christ . Alors analysons bien ce que peut vouloir signifier cette « privation de messe » dans notre vie spirituelle. Je n’oublie pas tous ceux (la très grande majorité de ceux qui se disent catholiques en France) pour qui la messe n’est pas une nécessité pour croire.

Que tous, dans nos cœurs sachions entendre comme un appel même de Jésus à venir à son repas : Oui heureux les invités au repas du Seigneur … Voici l’Agneau de Dieu… ». Pour vous « qui suis-je » demande Jésus.

 

Dieu vivant, tu sais bien que notre intelligence humaine a du mal à dépasser ses limites : le voir, le toucher, l’odorat…

Croire en ton amour infini… Croire en un Dieu qui se donne, qui nous nourrit par la chair de son Fils. Ce n’est pas facile pour nous ! Alors comble nos cœurs de ton Amour. Qu’il transforme nos vies en offrandes de ta vie, en pains rompus, en pains partagés, en pains donnés. Donnes-nous la force de faire rayonner ta vie éternelle dans le cœur de nos contemporains.                                                                                                                                            P. FB

Paroles du pape François :

 

Le christianisme n’est pas seulement une doctrine, une manière de se comporter, une culture. Oui, c’est tout cela, mais le noyau du christianisme est une rencontre avec Jésus. Une personne est chrétienne parce qu’elle a rencontré Jésus-Christ et s’est laissée rencontrer par Lui.

 

Notre témoignage ouvre les portes aux gens. Notre prière ouvre les portes au coeur du Père. Demandons au Seigneur de vivre notre travail avec le témoignage et la prière pour que le Père puisse attirer les gens vers Jésus.

 

Prions aujourd'hui pour les défunts, ceux qui sont morts de la pandémie ; spécialement pour les défunts "anonymes".

 

« J’exhorte vos familles à se réunir quotidiennement pour prier le rosaire sous le regard de la Vierge Mère . En famille, ou individuellement, a ajouté le pape, fixez à tout moment le regard sur le Visage du Christ et le cœur de Marie. Que son intercession maternelle vous aide à affronter ce temps d’épreuve particulière. »

 

Deux fêtes de la saint Joseph ? Le 19 Mars et le 1er mai ?

 

Les pères de l'Eglise du IVe siècle parlent des vertus de Saint Joseph à l’occasion du mystère de l’Incarnation et de la Virginité de Marie. Dans l’Eglise latine, saint Joseph est mentionné dans les plus anciens martyrologues : dans le calendrier d’Eusèbe de Césarée et dans le Martyrologue de saint Maximin de Trèves ; au IVe et Ve siècles, saint Jérome, saint Augustin et saint Pierre Chrysologue posent quelques bases théologiques que viendront augmenter Bède le Vénérable au VIIIe siècle et Saint Pierre Damien au XIe

La fête de Saint Joseph se place au 19 mars, et elle était très suivie par les artisans (il était charpentier) puis par les ouvriers - Saint Joseph voit son culte prendre de l’ampleur dès le XVIe siècle.

Le 8 décembre 1870 le pape Pie IX déclara officiellement Saint Joseph Patron de l’Eglise universelle, et fit du 19 mars une fête solennelle ; - en 1889, le pape Léon XIII démontra comment Saint Joseph est le modèle des pères de famille et des travailleurs, et lui décerna officiellement le titre de « saint patron des pères de famille et des travailleurs », titre que la piété populaire lui avait déjà décerné depuis des siècles ; - en 1955 le pape Pie XII reprit bien volontiers le principe de la fête du travail en instituant la solennité de Saint Joseph artisan et en la fixant au 1er mai de chaque année ; Saint Joseph est ainsi l’un des saints que l’on fête deux fois dans l’année (19 mars et 1er mai) ; - le pape Jean XXIII a ajouté son nom au canon de la Messe.

 

 

Joseph, gardien fidèle

 

"C'est une loi générale, dans la communication de grâces particulières à une créature raisonnable: lorsque la bonté divine choisit quelqu'un pour une grâce singulière ou pour un état sublime, elle lui donne tous les charismes nécessaires à sa personne ainsi qu'à sa fonction, et qui augmentent fortement sa beauté spirituelle.

 

Cela s'est tout à fait vérifié chez saint Joseph, père présumé de notre Seigneur Jésus Christ, et véritable époux de la Reine du monde et Souveraine des anges. Le Père éternel l'a choisi pour être le nourricier et le gardien fidèle de ses principaux trésors, c'est-à-dire de son Fils et de son épouse; fonction qu'il a remplie très fidèlement. C'est pourquoi le Seigneur a dit: Bon et fidèle serviteur, entre dans la joie de ton maître.

 

Si tu compares Joseph à tout le reste de d'Eglise du Christ, n'est-il pas l'homme particulièrement choisi, par lequel et sous le couvert duquel le Christ est entré dans le monde de façon régulière et honorable? Si donc toute la sainte Eglise est débitrice envers la Vierge Marie parce que c'est par elle qu'elle a pu recevoir le Christ, après elle, c'est à saint Joseph qu'elle doit une reconnaissance et un respect sans pareil.

 

Il est en effet la conclusion de l'Ancien Testament: c'est en lui que la dignité des patriarches et des prophètes reçoit le fruit promis. Lui seul a possédé en réalité ce que la bonté divine leur avait promis.

 

Certes, il ne faut pas en douter: l'intimité, le respect, la très haute dignité que le Christ pendant sa vie humaine portait à Joseph, comme un fils à l'égard de son père, il n'a pas renié tout cela au ciel, il l'a plutôt enrichi et achevé. Aussi le Seigneur ajoute-t-il bien; Entre dans la joie de ton maître. Bien que la joie de l'éternelle béatitude entre dans le coeur, le Seigneur a préféré dire: Entre dans la joie de ton maître, pour faire comprendre mystérieusement que cette joie ne sera pas seulement en lui, mais qu'elle l'enveloppera et l'absorbera de tous côtés, qu'elle le submergera comme un abîme infini.

 

Souviens-toi de nous, bienheureux Joseph, intercède par le secours de ta prière auprès de ton Fils présumé; rends-nous propice également la bienheureuse Vierge, ton épouse, car elle est la mère de celui qui, avec le Père et le Saint-Esprit, vit et règne pour les siècles sans fin. Amen."

 

Sermon de St Bernardin de Sienne

 

Il naît dans une famille noble près de Sienne en Italie. Orphelin, il est élevé par son oncle. Très doué il fait de savantes études. Très pieux, il appartient à une confrérie de prière. Sa charité trouve à s'exprimer pleinement au cours de l'épidémie de peste qui ravage la ville en 1400. Il a 20 ans et tel est son dévouement qu'on lui confie la direction provisoire de l'hôpital. Deux ans plus tard, il entre chez les franciscains, y devient prêtre et son prieur lui donne la charge de la prédication. Ce sera désormais sa vocation principale. Saint Bernardin parcourt toute l'Italie, prêchant sur les places publiques car les églises sont trop petites. Parfois ce sont des milliers de personnes qui s'écrasent pour l'entendre et qui l'entendent parfaitement malgré l'épaisseur de la foule, tant sa voix est forte. Il parle d'une manière concrète, directe, alerte, insistant sur la vie chrétienne et sur la primauté absolue du Christ. Vie mystique, vie morale et vie sociale sont, chez lui, inséparables. Il aura également un rôle important dans la transformation de l'ordre franciscain connue sous le nom de "réforme de l'observance". IL meurt en 1444.

Partager cet article

Repost0
Published by paroisse du Raincy - dans Feuille quotidienne "confinement"
30 avril 2020 4 30 /04 /avril /2020 20:50

COMMUNIQUE DU CONSEIL PERMANENT SUITE AUX ANNONCES DU PREMIER MINISTRE CONCERNANT LE DECONFINEMENT

Partager cet article

Repost0
Published by paroisse du Raincy - dans Déclarations & documents
30 avril 2020 4 30 /04 /avril /2020 20:47

Comprendre et vivre la messe en temps de pandémie

 

 

Dans l’attente de l’autorisation des messes ouvertes aux fidèles, il est opportun de retrouver le sens réel de ce don de Dieu. Avant d’être un droit, la messe est un don de Dieu, une œuvre du Christ lui-même.

 

Plusieurs personnes du monde médical, bienveillantes envers l’Église et parfois elles-mêmes chrétiennes, m’ont fait prendre conscience du silence de l’Église sur la spécificité de la messe et sur les raisons qui pourraient justifier que l’on ouvrît à nouveau les églises afin de permettre aux fidèles d’y participer. Si leur foi en Jésus n’est pas partagée, la question des secours spirituels mérite d’être posée. Où les Français puisent-ils la confiance nécessaire pour affronter les effets terribles de la pandémie sur la société ? Lorsqu’il fait face à son extrême vulnérabilité, l’homme se tourne vers Dieu. Ce n’est pas une fantaisie des faibles d’esprit, c’est une réalité commune à tous les hommes, croyants ou pas.

Pourquoi ? Parce que la grande détresse révèle un espace intime en tout homme d’où jaillit un cri. Est-ce un cri de peur, de colère ou un appel, dans tous les cas, l’homme sait qu’il ne peut se suffire à lui-même. Il cherche un secours dans cet au-delà du monde qui lui est soudainement devenu hostile. Il se dévoile comme un être en relation, un être qui ne peut vivre qu’en relation.

Ce qui se produit dans les âmes

 

Les évêques de France et des prêtres font entendre une requête auprès du gouvernement pour rendre accessible les messes. Ils ont pu estimer pour certains, que le temps a assez duré, et que les chrétiens ont bien joué le jeu, mais que passé un certain temps, ils peuvent reprendre ce droit fondamental de liberté religieuse. C’est vrai. D’autant que le projet de déconfinement au 11 mai est porté par un motif économique. C’est vrai aussi. Bien sûr que si l’on peut aller au supermarché, on peut aussi aller à la messe. C’est justement cet argument qui attriste. Ce n’est pas d’abord au motif qu’on ouvre les écoles et qu’on peut faire ses courses qu’on doit ouvrir les églises. À ce compte, on pourrait se demander pourquoi ne pas demander aussi la réouverture de stades et des cinémas (que les prêtres savent aussi fréquenter).

Essayons alors de suggérer un motif qui touche non pas à une égalité de traitement des diverses activités de la vie sociale, mais qui soit une juste réponse à ce que produit dans les âmes cette épouvantable épidémie. Plus encore, il faut apprendre à expliquer pourquoi la messe offre une consolation aux effets désastreux du confinement sur la société. C’est qu’à la messe, on vient recevoir un « pain » que l’on ne produit pas nous-mêmes ! Le pain de la confiance et de l’unité.

Sur l’autel, à chaque célébration de la messe, la consécration puis la fraction du pain préludent la rencontre du terme de notre route terrestre : notre mort. Qui n’aura pas songé à sa propre mort depuis le début de l’épidémie ? En ce temps si difficile, où chaque jour est marqué par un chiffre annonçant le nombre de morts (hélas avec aussi peu d’empathie que pour l’annonce d’un score), aider les personnes à s’approprier leur condition mortelle n’est pas un luxe. Tout ce qui pourrait nous aider à accepter la possibilité de mourir demain, devrait nous être une priorité. Cela contrevient évidement à nos mentalités jalouses de préserver la vie à tout prix. Mais quel est le but de la vie après tout ?

 

La rencontre visible de l’Amour du Père

 

Pour les personnes de confession catholique, la messe est le prélude de la rencontre avec Celui que nous verrons au terme de notre vie terrestre. Il nous honorera du partage d’un « pain » qui sera sa présence en nous pour toujours. Jésus est appelé le « Verbe de Dieu », le « Verbe incarné ». Lorsque nous mangeons ce pain, en fait, nous assimilons la « Parole » qu’il est en Personne. Pour comprendre l’importance de la messe, il faut s’habituer à associer « parole » et « personne » comme formant une même réalité.

De même que Jésus est en personne la parole du Père, nous sommes aussi « parole ». Notre vie parle, elle commence à peine à énoncer un message, une louange, un merci… Pour les chrétiens, tout l’enjeu de leur passage sur terre est là : devenir une Parole vivante de Dieu ! Et ce que Jésus vient leur dire en personne (et pas seulement dans son discours), c’est que l’humanité est aimée du Père, au point qu’il est venu lui rendre la vie en lui donnant sa « parole » et son propre souffle. La rencontre de Jésus dans le sacrement de l’autel est rencontre de l’Amour du Père. Dès lors à la messe, les baptisés assimilent « l’amour dont Dieu les aime ». Ce n’est pas rien pour se donner du courage dans l’épreuve. L’autel est une table sainte, où l’homme nourrit son âme d’une parole divine.

 

Une parole-présence

 

Lorsque nous parvenons à concevoir intérieurement cette parole et qu’elle se forme en nous (par notre intelligence et notre cœur) alors, nous sommes vraiment nourris d’un « pain » à nul autre pareil. N’avons-nous pas tous un immense besoin d’être nourris de paroles bienfaisantes ? Elles sont déjà quotidiennement la condition de notre vie humaine. On ne peut pas seulement nourrir le corps pour vivre. À la messe, c’est une « Parole de Vie éternelle » que nous venons assimiler. C’est afin de nous aider à saisir l’importance et la nécessité de nourrir notre âme, que Jésus s’est lui-même identifié à un « pain descendu du ciel ». Dieu veut donner le secours d’une parole-présence capable de fortifier les âmes. C’est une réalité essentielle.

 

« Avoir participé à la messe, c’est avoir été rejoint par la Parole qui sauve et la Présence qui relève. »

 

Dans les rites de la messe, Dieu se fait nourriture pour la vie éternelle. L’horizon de nos existences s’ouvre à une relation qui apaise et libère des angoisses. On peut comprendre qu’il n’y ait rien de plus essentiel pour les personnes de confession catholique. Avoir participé à la messe, ce n’est pas seulement avoir reçu matériellement l’hostie consacrée, c’est avoir été rejoint par la Parole qui sauve et la Présence qui relève. Avoir communiémême par le désir, c’est encore avoir laissé la Parole prendre corps en nous. Son écho retentit dans une grande joie : « Tu es mon enfant, bien-aimé ». À quoi nous pouvons répondre « Père entre tes mains, je remets ma vie ». Avoir communié, c’est enfin être devenu ce que nous recevons afin d’aimer à notre tour, ceux qui demeurent dans l’ignorance de l’amour dont le Père les aime en Jésus.

 

Accueillir le Grand-Prêtre

 

De même, l’élévation du calice signifie que nous sommes réellement en présence de l’unique Grand-Prêtre réalisant en nous, par le don de son propre sang (sa vie), son office divin : l’Eucharistie (l’action de grâce). Cette notion du « Grand-Prêtre » ne nous est pas familière et demeure difficile à saisir sans un minimum d’étude, en particulier des pratiques du Temple de Jérusalem. La structure même du Temple de Jérusalem décrit ce qu’est la nature humaine et de quelle manière, Dieu prépare son relèvement. Ces notions sont encore assez peu abordées dans notre catéchèse habituelle. Le Grand-Prêtre est celui qui dans le Temple de Jérusalem, entrait rituellement dans le « Saint des saints » pour y verser le sang qui préfigurait le pardon des péchés.

Cet espace du Temple était interdit à toute autre personne que lui, pour signifier qu’il existe un lieu où l’homme ne peut pas pénétrer. Il existe un lieu inaccessible à l’homme. C’est le mystère de sa propre intériorité. Il faut que quelqu’un y pénètre pour lui. Oui, il faut que quelqu’un pénètre dans l’intime de notre conscience pour la « purifier des œuvres mortes qui l’inquiètent » comme dit saint Paul (He 9, 14). Il faut donc quelqu’un qui soit habilité à y entrer. C’est précisément le rôle du Grand-Prêtre qui désigne Celui qui agit dans notre propre nature. En ce temps de pandémie, la participation à la messe permet d’accueillir en soi, celui qui nous offre la paix avec nous-mêmes.

 

Le signe de notre intériorité

 

Ce Grand-Prêtre qui officiait jadis dans le Temple, figure en réalité une fonction de la nature humaine : la fonction de la conscience qui répond à Dieu ! C’est elle qui cherche la lumière de Dieu lorsque l’obscurité se fait ténèbres. Une nature humaine, ce n’est pas seulement ce que l’on est, masculin ou féminin, c’est aussi ce que l’on fait… par nature. Or le propre de la nature humaine, c’est de répondre à Dieu, de répondre à son amour par notre amour. Jésus, le Grand-Prêtre, sera donc en nous, notre parfaite réponse à l’amour infini dont le Père nous aime.

Dans notre nature humaine actuelle, telle que nous la connaissons, cette réponse était comme morte, muette, inaudible. C’est pourquoi nous disons qu’elle est déchue. On peut le voir à ce que l’humanité semble dans la nuit, dans l’ignorance de ce qu’elle est appelée à devenir… Et Jésus vient la relever, la réveiller, en somme il vient « ressusciter l’homme parlant ». Il devient le « verbe de l’homme » : avec lui l’homme pourra dire à Dieu : « Abba, Père ». La messe dans une église ouvre donc un autre horizon de vie, non pas seulement après la mort, mais aussi en chacun de nous. D’ailleurs, une église est le signe visible de notre propre intériorité.

En ces temps si difficiles, l’humanité est encore bien loin d’avoir accédé à la conscience d’être « fille de Dieu ». L’humanité avance laborieusement vers sa forme accomplie à mesure qu’elle redevient capable de chanter l’amour dont Dieu l’aime. L’Église est cette portion d’humanité, même petite, formée de tant de personnes de tous âges à travers les siècles, en laquelle l’humanité s’est reconnue aimée. L’Église, c’est l’humanité qui se connaît comme Dieu la connaît. Elle entraîne toute l’humanité à devenir ce qu’elle est : la bien-aimée de Dieu.

 

L’œuvre du Christ lui-même

 

Alors, même si pour bien des observateurs non chrétiens, les prêtres « font » la messe, il faudra expliquer que la messe n’est pas une œuvre humaine. D’ailleurs, le prêtre « dit » la messe, il ne la « fait » pas. Il suit un rituel de paroles et de gestes qui s’impose à lui. C’est un peu comme s’il jouait une partition pré-écrite, pour que paraisse ce que l’auteur de la partition veut faire entendre. Bien sûr, ce sont des rites humains, décrétés et réalisés par des personnes humaines. Mais ils signifient l’œuvre du Christ Jésus lui-même. Dans ces rites, c’est l’action de Dieu pour nous que nous faisons paraître. Dans ces rites, c’est bien Dieu lui-même qui nous rejoint. D’où l’importance des célébrations de la messe : sous forme rituelle, nous rendons visible et accessible l’amour de Dieu pour nous et pour le monde entier. Il appartient certainement aux personnes catholiques de mieux expliquer ce qu’ils vivent à l’église.

Si nos autorités civiles ne peuvent partager cette façon de voir, le corps social tout entier pourrait y trouver de la vigueur. Car après tout, qui donne à notre société la force de faire face à ce qui nous attend demain ? Où les citoyens puisent-ils l’énergie nécessaire pour édifier un monde commun et vaincre le spectre de la fragmentation ? Où se trouve la source de la confiance pour relever tous ensemble une société laminée par le passage du virus ? Cette perspective d’un bienfait spirituel mérite d’être prise en considération dans l’ordre des mesures du déconfinement.

 

Le devoir de prudence

 

À l’évidence seule une bonne appréciation du contexte permettra d’éviter la précipitation. Pétitionner pour les reprises des liturgies dans les églises ne donne ni droit, ni raison et ne doit pas sous-estimer combien le gouvernement avance à tâtons vers le déconfinement. Jusqu’où la demande de réouverture des célébrations en mettant la pression sur les pouvoirs publics risque-t-elle d’aggraver les effets de l’impréparation notoire ? Le confinement n’a rempli son objectif qu’à moitié puisqu’il fallait dans le même temps, tester les populations pour pouvoir parvenir en état de déconfinement. Or, le gouvernement ne l’a pas fait… et ne pouvait le faire pour toutes ces raisons de retard et de lenteur administrative que l’on sait.

Si la gestion hasardeuse de la crise sanitaire devait se poursuivre, cela pourrait appeler les chrétiens à la prudence et non à réclamer des droits. La liberté religieuse est un droit fondamental. La pratique de tous les cultes fut suspendue et acceptée dans un esprit de responsabilité. Gageons qu’il saura durer pour ne pas exposer davantage à la contagion. Renonçant à vouloir jouer la concurrence des activités commerciales et spirituelles car la messe mérite mieux comme nous l’avons expliqué. L’heure viendra et chacun fera de cette attente un renouveau de la joie de recevoir la messe comme un don.

 

Partager cet article

Repost0
Published by paroisse du Raincy - dans Catéchèse pour tous
30 avril 2020 4 30 /04 /avril /2020 20:43

Notre Communauté au quotidien

avec Notre-Dame de la Consolation

 

« Courage et confiance »

 

Date :  Jeudi 30 Avril 2020 : Saint Pie V

 

Textes du jour : Actes des Apôtres 8,26-40 ; Psaume 65 ; Jean 6,44-51

 

Commentaire :

 

Ce long discours du Pain de vie, dont nous lisons un extrait aujourd’hui  nous introduit dans la grand et beau  mystère de la vie éternelle. Ces quelques citations nous en donne sa densité : « et moi, je le ressusciterai au dernier jour » (v.44).« […] il a la vie éternelle, celui qui croit. » (v.47). « […] celui qui en mange ne mourra pas. » (v.50).« […] Le pain vivant […] si quelqu’un mange de ce pain, il vivra éternellement. » (v.51). « […] c’est ma chair, donnée pour la vie du monde. » (v.51).

La souffrance, la mort, nous les connaissons, nous en faisons l’expérience, quotidiennement et depuis la nuit des temps car nul n’en est exempt. La pandémie du Covid19 rappelle de façon violente à nos consciences, que la mort est bien là, ne serait-ce que par l’énumération quotidienne des victimes de l’épidémie (ce qui ne doit pas nous faire oublier les autres causes de morts de nos contemporains, parfois tout aussi dramatiques et cruelles). Ces deux réalités que sont la souffrance et la mort, bien concrètes, nous arrachent larmes, cris de révolte parfois, et élans de compassion. Et notre foi …?

Nous avons commencé le temps du confinement en nous approchant de l’échéance de la passion de Jésus. Nous avons célébré sa passion, nous avons célébré la Pâques de Jésus, grande joie des cœurs, nourrie et ponctuée des peurs et des incrédulités des quelques témoins de la résurrection choisis par le Ressuscité lui-même. Quid de la joie de Pâques quand nous parlons de notre mort, de la mort d’un être cher ? Et si nous laissions les versets de l’Evangile de ce jour nourrir la profondeur de nos cœurs et de nos intelligences. A notre tour, comme Pierre, à la fin de ce discours de Jésus, saurais-je dire et affirmer : « à qui irions-nous Seigneur ? Tu as les Paroles de la vie éternelle » (Jean 6,72)

Père Frédéric Benoist

 

Or, vous, vous n’êtes pas sous l’emprise de la chair, mais sous celle de l’Esprit, puisque l’Esprit de Dieu habite en vous. Celui qui n’a pas l’Esprit du Christ ne lui appartient pas. Mais si le Christ est en vous, le corps, il est vrai, reste marqué par la mort à cause du péché, mais l’Esprit vous fait vivre, puisque vous êtes devenus des justes. Et si l’Esprit de celui qui a ressuscité Jésus d’entre les morts habite en vous, celui qui a ressuscité Jésus, le Christ, d’entre les morts donnera aussi la vie à vos corps mortels par son Esprit qui habite en vous. (Saint Paul aux Romains 8,9-11)

Qui est saint Pie V ?

Antonio Ghislieri était un petit berger gardant les moutons dans la campagne lombarde. La générosité d’un voisin l’enverra à l’école chez les dominicains. A 14 ans, il entre dans l’Ordre des prêcheurs sous le nom de Michele. Toute sa vie, il sera fidèle à ses voeux religieux et gardera la pauvreté jusque dans les fastes pontificaux. En 1550, il est nommé Grand Inquisiteur dans un diocèse très exposé à la prédication protestante. Six ans plus tard, il sera pape, grâce à l’opiniâtreté de saint Charles Borromée, archevêque de Milan, qui sera d’ailleurs l’un de ses plus fidèles collaborateurs. Pie V consacrera son pontificat à l’application, dans toute l’Eglise, de la Réforme catholique définie au concile de Trente, avec une attention particulière pour les diocèses du Nouveau Monde. Les prêtres doivent donner l’exemple de la pureté des moeurs et du dévouement. Les laïcs doivent fréquenter les sacrements et s’instruire dans la foi. Pour favoriser cette restauration de la piété, le pape fait refondre le missel, achever et traduire en plusieurs langues nationales le catéchisme officiel. Il lui faut aussi contrer la diffusion des thèses protestantes. Il encourage les théologiens, crée la congrégation de l’Index pour protéger les fidèles contre les thèses hérétiques. Il n’hésite pas à excommunier la reine d’Angleterre Elisabeth Ière. Il appelle les princes chrétiens à une croisade contre les Ottomans musulmans qui, un siècle plus tôt, avaient anéanti l’empire chrétien d’Orient. La flotte turque, réputée invincible, sera écrasée à Lépante le 7 octobre 1571. Il est le pape dynamique de la réforme romaine qui marquera l’Eglise durant plusieurs siècles.

 

Deux fois par semaines, vos prêtres célèbrent la messe dans la communauté des sœurs de l’Assomption à Pavillons sous bois. Ce Jeudi 30 c’est le 181e anniversaire de la fondation de la communauté des sœurs de l’Assomption. Nous prions avec et pour elles :

 

Née à Metz (France), Anne Eugénie Milleret reçoit de sa mère le goût du courage, de la liberté, et du service. Les activités de son père, député et banquier, l’ouvrent aux questions sociales et politiques. Sa famille n’est pas pratiquante mais sa première communion, le jour de Noël 1829, la marque profondément :  elle est saisie par l’immensité de Dieu qui « lui laisse un lien d’amour ».

 

Adolescente, elle subit la ruine de son père, la séparation de ses parents et la mort de sa mère dans une épidémie de choléra. Dépouillée de tout soutien, elle se demande quel est le sens de sa vie, quel projet peut combler son grand désir de bonheur. La vie superficielle et mondaine de son milieu ne lui suffit pas, ni une vie chrétienne trop pieuse, qui ne traduit pas les convictions en actes.

En 1836, elle suit les conférences de carême du Père Lacordaire, Dominicain. Bouleversée par ses paroles, elle lui écrira:

 «Votre parole répondait à toutes mes pensées…, elle achevait mon intelligence des choses…, elle me donnait une générosité nouvelle, une foi que rien ne devait plus faire vaciller…, j’étais réellement convertie. »

Sa route croise alors celle du Père Combalot, qui lui parle de l’idée de fonder une Congrégation au service de l’éducation des jeunes filles en vue d’une transformation sociale éclairée par les valeurs de l’Evangile. Le projet naîtra le 30 avril 1839.

La jeune femme, désormais Soeur Marie Eugénie, devient une fondatrice infatigable. Sa confiance en Dieu, sa grande liberté dans les relations et son talent de visionnaire, toujours centrés sur le Christ, lui donneront de traverser avec audace et humilité les joies et les combats des 59 années de sa vie religieuse.

Des amitiés solides, avec sœur Thérèse Emmanuel, co-fondatrice de la Congrégation, avec le Père d’Alzon qui fonde en 1845 les Augustins de l’Assomption, et avec bien d’autres, élargissent son regard.

Vers la fin de sa vie, dans un grand dépouillement physique, Marie Eugénie aimait à dire : « Maintenant, je n’ai plus qu’à être bonne. » A sa mort, en 1898, la Congrégation s’est déjà déployée.

Elle est reconnue sainte par l’Eglise, elle a été béatifiée en 1975 et canonisée en 2007.

Avec le bulletin de ce jour  vous trouverez aussi dans les articles publiés ce jour :

 

- la déclaration du Conseil permanent des évêques de France suite à la déclaration de monsieur Edouard Philippe, premier ministre

- un article de Laurent Stalla Bourdillon : « comprendre et vivre la messe en temps de pandémie »

- la deuxième catéchèse du pape François sur les Béatitudes.

 

 

 

Nos témoignages, nos informations, nos initiatives

 

Nous souhaiterions que ce bulletin puisse témoigner de la vie de la communauté, malgré le confinement. Nous sommes séparés physiquement, mais unis dans la prière. Pour autant par vos témoignages, la notion de communauté sera véritablement incarnée. Alors envoyez nous des informations, des prières, des témoignages … En voici ce soir.

 

C’a commence ce jeudi soir !

è La mission Cana de la communauté du Chemin Neuf organise une mini session Cana couple sur 2 soirées jeudi 30 avril et vendredi 1er mai : Cana Canapé !

Toutes les infos sont à retrouvées par ici : https://www.chemin-neuf.fr/fr/propositions/cana/pour-mon-couple/week-end-depuis-son-canape

La proposition peut peut-être intéresser des couples de la paroisse.

 

è Autre ressource intéressante : la communauté du Chemin Neuf met en ligne tous les mois un film sur différents sujets.

Net For God est un réseau mondial de prière pour l'unité et la paix entre les pays, les cultures et les confessions chrétiennes.

Ce réseau est nourri chaque mois par un film qui témoigne de l'amour de Dieu à l’oeuvre dans le monde.

Ces films sont assez courts (30mn) et très bien fait. Ils peuvent vraiment susciter la réflexion et la prière. Tous les films sont en accès libres en ce moment.

https://www.netforgod.tv/fr/home/films

 

Une prière rédigée par Marguerite (94 ans) :

Jésus, tu nous touches, tu nous soignes, tu nous guéris.

Il est beau, il est consolant, de savoir qu’il ya une personne qui m’aime

et se préoccupe de moi.

Dieu est amour ,

et s’il m’était prouvé que Dieu n’est pas Amour, je cesserais de croire.

Oui, Dieu m’aime, telle que je suis,

Et à ses yeux, j’ai de la valeur, Il m’accompagne toujours.

Il est consolant de savoir qu’il m’aime et qu’il prend soin de moi.

Il nous rejoint sur nos sentiers.

Au delà de la mort, notre mort, c’est toi Jésus qui nous attend sur le rivage.

 

 

 

Prier Marie avec les Chrétiens d’Orient :

Sous votre protection, ö très Sainte Mère de Dieu, les chrétiens des Eglises d’Orient ont toujours trouvé refuge.

 

Rassemblez les chrétiens d’Orient et d’Occident dans l’amour de votre fils, afin que l’unité des Eglises ressemble à celle de la Trinité Sainte du Père et du Fils et du Saint Esprit.

 

Donnez-leur le courage dans les épreuves, la patience dans les persécutions, l’espérance dans les conflits.

 

Ô vous, vraie fille d’Abraham  ,faites que les fidèles des trois religions, juive, chrétienne et musulmane, se traitent fraternellement en fils et filles du même Père.

 

Qu’ils cherchent la paix en cette terre où parut le Prince de la Paix.

 

Dans la fidélité à l’Eglise et à sa mission, inspirez aux frères d’Occident la gratitude envers leurs frères d’Orient et à tous, la charité qui fait vivre et croire au salut que le Père offre à tous les hommes.

 

Ô Vierge, comblée de grâce et de bénédiction, intercédez pour nous.

 

(prière envoyée par Pierre et Edith)

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

Partager cet article

Repost0
Published by paroisse du Raincy - dans Feuille quotidienne "confinement"
29 avril 2020 3 29 /04 /avril /2020 13:51

Notre Communauté au quotidien

avec Notre-Dame de la Consolation

 

« Courage et confiance »

 

 

Date :  Mercredi 29 Avril : Sainte Catherine de Sienne

 

Textes du jour : Actes des Apôtres 8,1-8 ; Psaume 65 ; Jean 6,35-40 ou textes propres à la fête : Première lettre de Jean 1,5-2,2 ; Psaume 102 ; Matthieu 11,25-30

 

Commentaire

 

« La volonté de mon Père ». Depuis le commencement de ce temps du confinement qui, en principe, devrait nous laisser plus de temps pour scruter nos cœurs , notamment dans la prière, prenons appui sur sa Parole, sur le don que Jésus a fait de lui-même pour nous laisser faire par la volonté inébranlable de Dieu le Père, de la Trinité à conduire sa création à son terme, celui de la communion de tous. En effet une intériorité recroquevillée sur nos propres sentiments et émotions peut très vite avoir des effets d’angoisse et de peur. La promesse que Jean énonce dans ce passage d’évangile est accomplie, réalisée. Jésus accomplit jusqu’au bout la volonté de son Père, alors suivons le, écoutons-le. Laissons-nous enseigner, cheminons… Nous ne sommes plus seuls, un chemin s’ouvre en notre quotidien. Le Christ est là, il chemine avec nous, avec nos frères. IL est la voix de son Père, il nous conduit au Père, il réalise pour nous et avec nous la volonté du Père.  Dimanche, je vous invitais à faire de chacun de nos foyers, une « Eglise domestique ». La méditation et l’écoute de la volonté du Père au quotidien, dans un moment de prière, est une très belle pédagogie.

                                                                                                                                   Père Frédéric Benoist

 

Qui est Catherine de Sienne ?

Catarina Benincasa (née le 25 mars 1347 à Sienne, en Toscane et morte le 29 avril 1380 à Rome) est une mystique, tertiaire dominicaine et théologienne.

Canonisée en 1461, elle a été proclamée docteur de l'Église (en même temps que Thérèse d'Avila) par le pape Paul VI, le 4 octobre 1970. Sa fête est fixée au 29 avril.

Ce docteur de l'Église, ne savait pas écrire et ignorait le latin. Les œuvres qu'elle a dictées sont considérables, par leur ampleur, leur contenu et aussi leur importance dans l'histoire de la langue italienne.

Elle est la sainte protectrice des journalistes et des médias, ainsi que de tous les métiers de la communication, en raison de son œuvre pour la papauté. Elle est co-sainte patronne de l'Europe depuis le 1er octobre 1999.

 

« Ô Esprit Saint, viens dans mon cœur : par ta puissance, attire-le à toi, ô Dieu vrai, et accorde-moi la charité en même temps que la crainte. Ô Christ, garde-moi de toute mauvaise pensée : réchauffe-moi et embrase-moi de ton très doux amour, et toute peine me semblera légère. Ô mon Père saint, mon doux Seigneur, maintenant aide-moi dans toutes mes actions. Christ Amour ! Christ Amour ! Ainsi soit-il. » (Sainte Catherine de Sienne)

 

Paroles du pape François

 

Tant de fois, par nos commentaires, nous commençons un petit lynchage quotidien. Que le Seigneur nous aide à être justes dans nos jugements, à ne pas lancer ni suivre ce bavardage qui entraîne une condamnation sommaire

 

Pâques nous apporte ce message : le message de la renaissance. Nous pouvons renaître avec la même force qui a fait ressusciter le Seigneur : la force de Dieu.

 

En cette période où il commence à y avoir des dispositions pour sortir de la quarantaine, prions le Seigneur pour qu’Il donne à tous la grâce de la prudence et de l’obéissance à ces mesures, pour que la pandémie ne revienne pas.

 

Mais que fait Dieu dans l’épreuve ?

 

Dans l’Evangile, nous lisons que, quand les gens vont voir Jésus pour le faire roi, par exemple après la multiplication des pains, Il s’en va (cf. Jn 6, 15). Et quand les diables veulent lui révéler sa majesté divine, Il les réduit au silence (cf. Mc 1, 24-25). Pourquoi? Parce que Jésus ne veut pas être mal compris, il ne veut pas que les gens confondent le vrai Dieu, qui est amour humble, avec un dieu faux, un dieu mondain qui se donne en spectacle et qui s’impose par la force. Ce n’est pas une idole. C’est Dieu qui s’est fait homme, comme chacun de nous, et qui s’exprime comme un homme mais avec la force de sa divinité. En revanche, quand l’identité de Jésus est-elle proclamée de façon solennelle dans l’Evangile? Quand le centurion dit: «Vraiment cet homme était Fils de Dieu!». On le dit là, dès qu’il a donné sa vie sur la croix, parce que l’on ne peut plus se tromper: on voit que Dieu est tout-puissant dans l’amour, et pas d’une autre manière. C’est sa nature, parce qu’il est fait ainsi. Il est l’Amour.

On pourrait objecter: «Qu’ai-je à faire d’un Dieu si faible, qui meurt? Je préférerais un dieu fort, et un Dieu puissant!». Mais, vous savez, le pouvoir passe en ce monde, tandis que l’amour reste. Seul l’amour protège la vie que nous avons, parce qu’il embrasse nos fragilités et les transforme. C’est l’amour de Dieu qui à Pâque a guéri notre péché avec son pardon, qui a fait de la mort un passage de vie, qui a changé notre peur en confiance, notre angoisse en espérance. Pâque nous dit que Dieu peut transformer tout en bien. Qu’avec Lui, nous pouvons véritablement être sûrs que tout ira bien. Et cela n’est pas une illusion, parce que la mort et la résurrection de Jésus ne sont pas une illusion: c’est une vérité! Voilà pourquoi, le matin de Pâque, on nous dit: «N’ayez pas peur!» (cf. Mt 28, 5). Et les interrogations angoissantes sur le mal ne disparaissent pas d’un coup, mais trouvent dans le Ressuscité le fondement solide qui nous permet de ne pas faire naufrage. Suite de la catéchèse du 8 Avril 2020

 

Qu’est ce que la prière du chapelet ?

Le terme "chapelet" désigne à la fois la prière et l’objet utilisé pour la réciter. Par nature, c'est une prière répétitive en apparence, mais c’est surtout une prière méditative. En effet, lors d'un chapelet, on médite 5 passages de la vie du Christ : les "mystères". Il ya quatre mystères : le mystère joyeux,  le mystère lumineux, le mystère douloureux, le mystère glorieux. Chaque mystère se décompose en cinq passages de la vie de Jésus. Cet objet trouve ses origines à la fin du Moyen-Âge. Au XVe siècle. C'est un chartreux : Dominique de Prusse qui aurait initié cette prière méditative à Trèves. Elle se répandra grâce à l'imprimerie et à la dévotion populaire.

 

Comment prier le chapelet ?

 

Un chapelet est facile à utiliser : il se compose d'une série de prières que l'on récite calmement. Si on ne connaît pas ces prières, pas de panique, on peut les lire, elles rentreront à force de les dire !

On se munit donc d'un chapelet avec 5 dizaines (5 groupes de 10 grains chacun). Encore qu’il soit possible de le faire avec un dizainier ou avec les doigts, mais c’est moins commode pour la méditation.

Concrètement :

  1. sur la croix, faites le signe de croix et dites-le “Je crois en Dieu”,
  2. récitez un “Notre Père”, 3 “Je vous salue Marie” (pour les 3 vertus théologales) et 1 “Gloire au Père”,
  3. méditez 5 mystères sur les 5 dizaines : 1 “Notre Père”, 10 “Je vous salue Marie”, 1 “Gloire au Père”

 

Datée de ce samedi 25 avril, une lettre du Pape François adressée à tous les fidèles rappelle la dimension mariale du mois de mai, et encourage à «redécouvrir la beauté de la prière du chapelet chez soi», en particulier en ce temps d’épreuve. Le Saint-Père indique également deux prières à Marie, spécialement rédigées pour l’implorer dans la pandémie.

 

“La vraie adoration de Dieu passe toujours par l’amour du prochain”

 

 

 

Partager cet article

Repost0
Published by paroisse du Raincy - dans Feuille quotidienne "confinement"
27 avril 2020 1 27 /04 /avril /2020 20:52

Notre Communauté au quotidien

avec Notre-Dame de la Consolation

 

« Courage et confiance »

 

Date :  Mardi 28 Avril

 

Textes du jour : Actes des Apôtres 7,51-8,1 ; Psauem 30, Jean 6,30-35

 

Commentaire

 

Jésus avait été pris de pitié par cette foule affamée, elle a reçu l’enseignement de la Parole. Les gens ont vu, Jésus ils ont même mangé à satiété, mais ils n’ont pas cru. Pourtant ils étaient prêts à « s’emparer de Jésus pour le faire roi » (Jean 6,15), mais ils veulent encore des signes, ils veulent encore des œuvres : « Quel signe fais-tu donc pour qu’à sa vue nous te croyions ? Quelle œuvre accomplis-tu »  (Jean 6, 30) ? Ces gens éprouvent la même difficulté à croire que les disciples après la Résurrection ! Au matin de Pâques, la vue du tombeau vide et les apparitions du Ressuscité ne leur suffisent pas pour croire en Sa Présence … comme ici, le signe du pain partagé ne suffit pas à la foule pour croire en Jésus. 

Pourquoi avons-nous besoin de signes ? C’est toujours le « couple » voir/croire , croire/voir qui suscite le plus de débats quand nous voulons parler de la foi. Avons-nous besoin de voir pour croire, ou, au contraire, dès lors que nous commençons à croire, nous voyons un peu ?

« Celui qui vient à moi n’aura jamais faim, celui qui croit en moi n’aura plus jamais soif (Jean 6,35) : la foi est décrite ici comme un double mouvement. Celui de l’homme qui vient vers Dieu, qui vient se nourrir, de la Parole, de l’enseignement de Jésus. Et il ya le mouvement de Dieu vers l’homme. C’est dieu qui comble le désir de croire, par sa présence, son Esprit.  La rencontre de deux libertés : celle e l’homme, celle de Dieu.

A force de lire et relire l’Ecriture, nous pouvons sans doute percevoir un appel : Plus nous laissons agir en premier, en profondeur la liberté de Dieu, plus nous grandissons en liberté nous-mêmes et dans la foi.  La foi demeure toujours un mystère et une grâce.                                                                                       P. FB

 Paroles du pape François

 

Dans la vie, il arrive que nous nous éloignions du Seigneur et que nous perdions la fraîcheur du premier appel. Demandons la grâce de revenir à ce premier appel, où le Seigneur nous a regardés, nous a parlés, et a fait naître en nous le désire de Le suivre.

 

Que fait Dieu dans les épreuves?

 

Durant ces semaines d’appréhension pour la pandémie qui cause tant de souffrances dans le monde, parmi les nombreuses questions que nous nous posons, il peut y en avoir également certaines sur Dieu: que fait-il face à notre douleur? Où est-il quand tout va mal? Pourquoi ne nous résout-il pas rapidement les problèmes? Ce sont des interrogations que nous nous posons sur Dieu.

Nous pouvons nous demander aujourd’hui: quel est le véritable visage de Dieu? D’habitude, nous projetons en Lui ce que nous sommes, au plus haut degré: notre succès, notre sens de la justice, et aussi notre indignation. Mais l’Evangile nous dit que Dieu n’est pas ainsi. Il est différent et nous ne pouvions pas le connaître avec nos seules forces. C’est pourquoi il s’est fait proche, il est venu à notre rencontre et précisément à Pâque, il s’est révélé complètement. Et où s’est-il s’est révélé complètement? Sur la croix. C’est là que nous découvrons les traits du visage de Dieu. N’oublions pas, frères et sœurs, que la croix est la chaire de Dieu. Il nous fera du bien de regarder le Crucifix en silence et de voir qui est notre Seigneur: c’est Celui qui ne pointe le doigt contre personne, ni même contre ceux qui le crucifient, mais qui ouvre tout grands ses bras à tous; qui ne nous écrase pas par sa gloire, mais qui se laisse dépouiller pour nous; qui ne nous aime pas en paroles, mais qui nous donne la vie en silence; qui ne nous contraint pas, mais qui nous libère; qui ne nous traite pas en étrangers, mais qui prend sur lui notre mal, qui prend sur lui nos péchés. Ainsi, pour nous libérer des préjugés sur Dieu, regardons le Crucifix. Puis, ouvrons l’Evangile. En ces jours, tous en quarantaine et à la maison, enfermés, prenons ces deux choses en main: le Crucifix, regardons-le; et ouvrons l’Evangile. Ce sera pour nous — disons-le ainsi — comme une grande liturgie domestique, parce que ces jours-ci, nous ne pouvons pas aller à l’église. Crucifix et Evangile (…)

 Catéchèse du pape François du 8 Avril 2020.

 

 

Qu’est-ce que le mois de Marie?

 

Le pape François nous invite en ce temps de pandémie, pendant le mois de Mai de redécouvrir la prière du Rosaire. Pourquoi une telle invitation en mai ?

 

La dédicace d’un mois à une dévotion particulière est une forme de piété populaire relativement récente dont on ne trouve guère l’usage général avant le XVIIIe siècle. Avec mai, août, septembre, octobre et décembre, pas moins de cinq mois de l’année sont consacrés à la piété mariale.

 

Le Dictionnaire encyclopédique de Marie de Pascal-Raphaël Ambrogi, nous apprend que le « mois de Marie » est le plus ancien de ces mois consacrés. Dans l’Antiquité, mai est considéré comme défavorable au mariage et c’est pour cette raison qu’il aurait été choisi comme période pour célébrer la Sainte Vierge. Le « mois de Marie » voit le jour à Rome avant de se diffuser dans les États pontificaux, de convertir l’Italie tout entière et enfin l’ensemble de l’Église catholique. Que le pape François, un jésuite, ait décidé le 13 octobre 2013 de consacrer le monde au Cœur immaculé de Marie n’est pas très étonnant : la promotion du « mois de Marie » doit en effet beaucoup aux Jésuites italiens qui publient de nombreux ouvrages sur le sujet au début du XVIIIe siècle. Le « mois de Marie » atteint la France à la veille de la Révolution. La vénérable Louise de France, fille de Louis XV et prieure du carmel de Saint-Denis, fait traduire certains ouvrages jésuites et devient une zélée propagatrice de cette dévotion mariale. Cet usage prend un caractère général après son approbation officielle par Pie VII en 1815. Rappelons que, depuis le 10 février 1638, la France est officiellement consacrée à la Sainte Vierge suite au vœu prononcé par le roi Louis XIII. Profitons de ce mois qui lui est dédié pour remercier la Mère du Sauveur de sa puissante protection et remettre, avec confiance et espérance, l’avenir de notre Patrie entre ses douces mains.

Pour nourrir notre foi : pourquoi ne pas écouter régulièrement le podcast quotidien du Collège des Bernardins réalisé par   le P. Jean-Philippe Fabre  .Ce podcast est consacré au Livre des Actes des apôtres, avec une lecture et des commentaires chaque jour sur quelques versets, durée 1/4 heure environ. Le mieux est d'écouter bible en main. Il n'est pas nécessaire d'avoir une grande culture biblique.

Thème : UNE LECTURE HISTORIQUE ET THÉOLOGIQUE :Comment les premiers chrétiens ont vécu leur déconfinement, celui qui les a menés de la chambre haute jusqu’aux extrémités du monde ? Une lecture historique et théologique à travers le regard de Luc pour apporter un éclairage sur l’époque que nous vivons.

Références :

https://www.collegedesbernardins.fr/une-lecture-historique-et-theologique

 

 

 

 

 

 

 

 

Partager cet article

Repost0
Published by paroisse du Raincy - dans Feuille quotidienne "confinement"
26 avril 2020 7 26 /04 /avril /2020 23:04

Notre Communauté au quotidien

avec Notre-Dame de la Consolation

 

« Courage et confiance »

 

 

Date :  Lundi 27 Avril

 

Textes du jour : Actes des Apôtre 6,8-15 ; Psaume 118 (extraits) ; Jean 6, 22-29

 

Commentaire :

  Entrer pleinement dans l’aujourd’hui de la résurrection, de la présence quotidienne du Seigneur à chacune de nos vies…  C’est tout l’enjeu du temps pascal qui à travers la Parole de Dieu qui nous est proposée, pas à pas, nous guide sur ce chemin, c’est aussi l’enjeu, me semble-t-il, d’une bonne préparation à la sorite progressive de ce temps si particulier du confinement que nous vivons et que nous allons encore vivre ces jours. Quelle place avons-nous donnée effectivement à un temps de méditation de la Parole de Dieu au quotidien ? Avons nous remarqué, au fil des textes, des pistes, des indications, des petits signes, que l’Ecriture nous livre ? En vous disant cela je ne veux pas vous faire culpabiliser, mais l’Ecriture en tout temps, nous interpelle et nous ouvre des chemins, que seuls nous n’osons ou ne pouvons franchir. 

  « IL était là, et je ne le savais pas »…  Un peu comme les disciples d’Emmaüs… Et si nous nous décidions vraiment à partir une quête de ce que Le Christ nous appelle vivre en vérité ?   Ce moment est, pour tous, à tout instant de notre vie, toujours offert…

Oserons-nous cette aventure ? En effet le Seigneur nous invite et nous appelle à un devenir. Après avoir nourrie une foule, que la logique humaine ne pouvait pas rassasier, acceptons nous de nous laisser conduire sur une autre rive , celle où Dieu nous attend, nous guide, nous conseille, nous porte, nous aime, ne nous abandonne jamais, nous réconforte… De réconfort, nous en avons besoin alors que nous avons mis et entassé, dans cette période de confinement, des valises de peurs de toutes sortes.

 

« Travaillez non pas pour la nourriture qui se perd, mais pour la nourriture qui demeure jusque dans la vie éternelle ». Une telle phrase nous paraît peut être d’un autre monde, déconnectée de notre vie quotidienne et de ses multiples préoccupations. Et pourtant voilà notre terme véritable : la vie éternelle. Non seulement celle qui nous est promise après notre mort, mais celle qui ne cesse de se proposer lorsque nous ne nous rabattons pas sur les acquis mais avançons dans notre existence, en présence de Jésus Ressuscité. Il fait le don de sa présence à notre liberté, dans notre agir quotidien. Il appelle notre liberté, il demande notre implication. Heureux sommes-nous alors d’entrer ainsi dans notre vie quotidienne, cette vie ordinaire et toujours surchargée, me dit-on,  mais qui se sait traverser par la promesse qu’en Dieu, la vie de l’homme puise et trouve tout son sens.

                                                                                   Père Frédéric Benoist

 

Paroles du pape François :

 

L’Évangile (d’aujourd’hui) enseigne que nous avons devant nous deux directions opposées: le chemin de celui qui se laisse paralyser par les déceptions et avance tristement, et le chemin de celui qui ne met pas lui-même ni ses problèmes au premier plan, mais Jésus et ses frères.

 

Quelle patience a le Seigneur avec chacun de nous! Il respecte notre situation, Il marche à nos côtés comme avec les disciples d’Emmaüs, Il écoute nos inquiétudes. Il aime écouter comment nous lui parlons pour bien nous comprendre et donner la réponse juste.

 

Prions ensemble pour tous ceux qui éprouvent de la tristesse, parce qu’ils sont seuls ou qu’ils ne savent pas quel avenir les attend, ou parce qu’ils ne peuvent pas prendre en charge leur famille, car ils n’ont pas de travail. Prions pour eux aujourd’hui

 

 Préparer la sorite du confinement…

Une réflexion du rédacteur en chef, à la Revue ETUDES ? François Euvé

 

De même que vont se rouvrir les magasins et, plus tard, les cafés, il faudra un jour rouvrir les églises, rétablir la célébration des sacrements, revenir à la situation antérieure. Ce que nous vivons ne peut être durable dans le long terme. De plus en plus s’exprime un désir de retour à la « normale », y compris dans le domaine religieux.

Mais s’exprime aussi le désir que l’« après » ne ressemble pas à l’« avant ». L’arrêt contraint de la vie ordinaire a aidé à prendre conscience que notre manière de vivre n’était pas toujours bonne. Nous vivions sur un mode « accéléré » (Hartmut Rosa) et nous avons brusquement décéléré. Le « vide » a révélé l’existence de « trop pleins ». Il y aura à inventer d’autres manières de vivre à partir de ce qui fut expérimenté.

Y compris dans le domaine religieux ? Depuis plusieurs mois, sinon plusieurs années (et la chose s’est accélérée au gré des « affaires »), nous avons pris conscience qu’un certain style ecclésiastique (le « cléricalisme ») n’était pas bon. La période de « jeûne sacramentel » forcé aura-t-elle été propice à la réflexion ?

Comment tirer profit de ce qui a été vécu individuellement ou collectivement (en familles, avec des amis, des groupes divers) pendant ce temps de confinement ? De nouvelles manières de faire Église ont été inventées, non pas à partir d’un programme préétabli (les choses sont allées trop vite pour que les instances compétentes aient eu le temps de faire des plans) mais, ce qui est beaucoup plus intéressant, à partir de ce que l’Esprit a pu inspirer sur le moment aux personnes. Il faudrait rassembler ces diverses expériences, réussies comme moins satisfaisantes (il ne s’agit pas seulement de l’utilisation de technologies de pointe au service de rites anciens).

Un des éléments qui ressort de l’observation de la vie sociale ces dernières semaines, c’est l’expression de la solidarité, le souci du voisin, jusqu’à la préoccupation pour les personnes âgées dans les Ehpad. C’est aussi la prise de conscience des inégalités sociales, le scandale du fait que les malades mouraient souvent seuls, sans accompagnement possible. Des chrétiens ont été porteurs de ce souci, mais bien d’autres aussi. En quoi la foi chrétienne est-elle aussi une parole d’espérance pour tous ?

C’est peut-être une nouvelle figure d’Église qui se dessine, moins autocentrée, moins préoccupée de sa reproduction, plus ouverte sur ce qui se passe dans le monde. Le pape François parle d’une « Église en sortie ». C’est le moment de le mettre en œuvre.

 

 

Allons-nous « avoir le droit » de revenir à la messe ? Comment allons organiser ce retour ? Que va-t-il se passer pour les mariages, les baptêmes, les communions… ? Autant de questions et sans doutes d’autres, en vrac, que nous portons peut être, avec son lot d’inquiétudes, de peurs, d’espoirs…. Tout cela est bien confus…non ? Croyez moi, je pense à vous tous qui êtes concernés.

Un peu de patience. Dans les médias, comme dans les réseaux sociaux, il se dit tout et son contraire. N’entrons pas dans ce jeu médiatique qui n’a fait qu’entretenir, en fin de compte les peurs et les désespoirs et les manques de confiances des uns aux autres. Gardons raison, attendons aussi les propos de notre premier ministre. Il faut aussi prier pour lui et ses collaborateurs.

En réfléchissant, en pensant à vous tous, j’émets un souhait profond dans ma prière pour vous. Que chacun de vos foyers soit devenu ou devienne « une vraie église domestique », des petits foyers d’Emmaüs (« reste avec nous, Jésus»),  où Jésus est invité et trouve sa juste place dans chacune de nos vies quotidiennes. Si le confinement permet cela, notre vie communautaire de demain, notre paroisse, s’en trouveront grandies, renouvelées et surtout pleines d’Espérance. Les supermarchés de toutes sortes vont rouvrir, notre paroisse ne devra pas être une boutique où je viens chercher un produit spirituel et repartir après. Notre communauté s’enrichira de toutes les petites expériences et lumières de foi de chacune de nos familles, et nous nous soutiendrons, nous nous porterons et nous irons vers celui ou celle qui est plus perdu(e) ou qui se sent abandonné(e) ou indigne. Si nous ne sommes pas encore parvenus à faire de nos maisons et de nos foyers, une église domestique, il nous reste encore deux semaines au moins. Gardons ESPERANCE.

                                                                                                                  P. Fb

Intentions de prière : nous prions pour Suzanne Delnegro dont les funérailles chrétiennes seront célébrées Mardi à 10h30 ; Nous prions pour Bachi Guldo dont les funérailles chrétiennes seront célébrées Mardi à 15h ; nous prions pour Iliane Delabre dont les funérailles chrétiennes seront célébrées Mercredi à 14h30.

 

« Que toute terre habitée soit illuminée de la Lumière de Pâques »

Partager cet article

Repost0
Published by paroisse du Raincy - dans Feuille quotidienne "confinement"
26 avril 2020 7 26 /04 /avril /2020 10:09

La Ville du Raincy lance un appel à participation pour fabriquer des masques "alternatifs" dans le cadre de la lutte contre le Covid-19.

 

Partager cet article

Repost0
Published by paroisse du Raincy - dans Solidarité
26 avril 2020 7 26 /04 /avril /2020 10:06

Comment soutenir la paroisse du Raincy par la « quête en ligne » ?

 

Dans les circonstances exceptionnelles que nous vivons, avec notamment la suspension de toute célébration dans votre église, la paroisse connaît une chute importante de ses ressources (quêtes, cierges, intentions de messes, dons pour les mariages, baptêmes, etc..).

Mais les charges fixes (salaires, électricité, assurances, etc..) ne baissent pas !

J’appelle donc chaque paroissien à apporter un soutien financier à notre communauté paroissiale. Comment ?

  • En utilisant le dispositif de « quête en ligne » mis en place par la Conférence des évêques de France (en précisant que votre don revient directement à la paroisse, comme pour la quête).

Mode d’emploi :

  • Aller sur le site www.quête.catholique.fr
  • Choisir votre diocèse dans la liste : "SAINT-DENIS EN FRANCE (93)"
  • Choisir ensuite votre paroisse : « LE RAINCY »
  • Saisir votre adresse mail
  • Régler votre offrande par carte bancaire (partie droite).
  • En versant directement dans le tronc des cierges (entrée à droite dans l’église) au moins l’équivalent de ce que vous auriez donné à la quête lors des messes.
  • Ou bien en déposant sous enveloppe dans la boite aux lettres du presbytère 40 allée du Jardin Anglais tout don en espèces ou en chèque à l’ordre de la Paroisse du Raincy (dans ce dernier cas, il sera considéré comme Denier et bénéficiera de la réduction fiscale)
  • Ou enfin en complétant votre denier « en ligne » directement sur le site du diocèse (règlement par carte bancaire) à l’adresse suivante :

https://saint-denis.catholique.fr/don-en-ligne

 

Un grand merci pour votre générosité !

Père Frédéric Benoist

Partager cet article

Repost0
Published by paroisse du Raincy - dans Denier de l'Eglise
26 avril 2020 7 26 /04 /avril /2020 10:03

la messe télévisée est retransmise sur France 2 à 11h.

et sur KtO à 18h30

 

HOMELIE DU 3ème DIMANCHE DE PÂQUES ANNEE A

 

Ac 2, 14.22b-33

Ps 15 (16), 1-2a.5, 7-8, 9-10, 11

1 P 1, 17-21

Lc 24, 13-35

 

 

« Garde-moi, mon Dieu : j’ai fait de toi mon refuge. J’ai dit au Seigneur : « Tu es mon Dieu !

Seigneur, mon partage et ma coupe : de toi dépend mon sort. »

 

Luc décrit la vie de la première communauté chrétienne qui poursuit ses occupations ordinaires après la mort et la résurrection de Jésus. Le récit de Luc met en scène deux disciples : Cléophas et un autre qui est anonyme. Ce dernier nous représente toutes et tous, nous les chrétiens de tous les temps. Les disciples d’Emmaüs sont écrasés par la tristesse. Celui en qui ils avaient placé leur espérance a été mis à mort. Aux moments de découragement, souvent nos yeux se ferment et au lieu de laisser entrer la lumière, ils la coupent. Ainsi le cœur de ces disciples est tellement lourd que même la nouvelle de la résurrection de Jésus, apportée par quelques femmes du groupe, n’a pas suffi pour les relever. Il a fallu du temps aux premiers chrétiens pour réaliser que Jésus ressuscité n’est un homme réanimé. Il vit selon l’Esprit. Les disciples d’Emmaüs n’ont pas reconnu leur maître Jésus, trop occupés à vivre et à être dans le deuil. Ils ont pris du temps à comprendre que Jésus qui risquait sa vie et sa foi, que celui qui s'engageait quoi qu'il en coûte pour révéler le vrai visage de Dieu et de l’humain, ce Jésus crucifié était ressuscité. Son chemin qui semblait déboucher sur la mort était en réalité le chemin de la vie.  Luc ne raconte donc pas un miracle, mais plutôt un événement qui réjouit l'esprit et réchauffe le cœur.

Les disciples d’Emmaüs accueillent l’étranger à leur table. C’est le partage du pain qui leur permet de reconnaître vraiment Jésus. Leurs yeux s’ouvrirent, ils le reconnurent, et il disparut à leurs regards. L’étranger reprend son visage d’étranger. C’est une expérience de foi qu’il faut refaire sans cesse. Jésus se révèle à celles et ceux qui, comme les disciples d’Emmaüs, acceptent de se mettre en route et se laissent brûler le cœur au feu de la Parole. Luc nous dit qu’à l’instant même, ils se levèrent. Autrement dit, ils ressuscitèrent. Alors qu’ils étaient partis de Jérusalem tout tristes le matin même, ils y reviennent en toute hâte. Les deux heures de marche ne leur font pas peur, ils ont remplacé leurs semelles de plomb par des ailes de l’espérance retrouvée. Ils veulent témoigner auprès des apôtres et de leurs compagnons ce qu’ils ont vécu. C’est une invitation à nous lever nous aussi, à ressusciter, à suivre le chemin de Jésus et de ses disciples. Nous devons nous lever et marcher dans la confiance que Jésus ressuscité marche à nos côtés. Sur nos chemins de déception, de tristesse et d’angoisse, nous avons toutes et tous besoin d’espérance. Jésus ressuscité vient nous rejoindre à travers ces femmes et ces hommes qui se sont laissés brûler le cœur au feu de sa Parole et qui l’ont reconnu à la fraction et au partage du pain.

Emmaüs se situe partout là où nous vivons. Prenons exemple sur Pierre, dont nous avons entendu le discours de Pentecôte dans la première lecture. Alors qu’il avait d’abord renié Jésus au moment de sa passion, il a ensuite eu le courage de témoigner de lui jusqu’à lui donner sa vie. Dans sa lettre, Pierre s’adresse à des païens convertis dans l’actuelle Turquie. Pendant des siècles, les prophètes avaient annoncé la venue du messie. Au fil du temps, ils ont précisé son portrait. Le messie ne sera pas un monarque puissant, mais un serviteur.  Ainsi, vivre dans la crainte de Dieu comme dit Pierre, ce n’est pas vivre dans la peur. Il s’agit du souci de ne pas déplaire à Dieu. Dieu nous traite en fils et filles responsables qui agissent par amour et non par contrainte.  La crainte de Dieu dans laquelle Pierre nous invite à vivre est donc bien autre chose que de la terreur, c’est une relation d’amour. Regardons les autres comme Dieu les regarde. Acceptons d’écouter Jésus, de risquer sa vie pour devenir comme lui libre devant tous les pouvoirs. Ne laissons surgir dans nos cœurs aucune trace d’aigreur envers quiconque.

Jésus déjà avait fait passer Marthe de la foi à la résurrection des morts à la fin des temps, à la foi dans celui qui est la Résurrection et la Vie. Voilà qui change totalement le contenu de notre foi en Dieu qui a ressuscité Jésus et l’a associé dans sa gloire. Ce qu’il a fait pour Jésus, il le fera pour chacun de nous. Nous sommes loin d’une vie sans aucun but si nous savons pardonner, dialoguer et construire.  C’est cela créer des liens, prendre le temps d'écouter, de dialoguer et de marcher avec l'autre, organiser des espaces de convivialité et de fraternité. C’est ainsi que la Parole de Dieu peut toucher les cœurs et faire des miracles dans la vie de chacun. Paradoxalement, dans les moments de nuits et de ténèbres, il semble que quelqu’un quelque part s’occupe de nous. L'Évangile d'aujourd'hui nous rappelle que chaque fois que, dans un moment de doute et d'épreuve, nous avons le courage de dire : je pensais que c'était lui, chaque fois, Jésus est là. Il marche à nos côtés sur notre chemin et il réchauffe nos cœurs. Il est l'un d'entre nous. Il est ce que chacun de nous doit être pour l'autre.

Il faut garder les yeux ouverts. Jésus ressuscité ne peut se voir qu’avec le cœur.

 

                                                                                                   Père Modeste

Partager cet article

Repost0
Published by paroisse du Raincy - dans Messe en ligne

Présentation

  • : Le blog de la paroisse du Raincy
  • : Pour connaître l'actualité de la Paroisse du Raincy, des équipes, des mouvements, les horaires des Messes, pour consulter le Messager en ligne etc ...
  • Contact

Recherche

Liens