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8 mai 2012 2 08 /05 /mai /2012 20:45

« La vie de famille doit devenir une réalité prophétique » 
 
Le pape Benoît XVI invite les familles du monde entier à Milan en juin 2012. Il les convoque sur deux aspects essentiels de la vie de famille : le travail et la fête. Le travail permet de subvenir aux besoins économiques et culturels des membres de la famille, et la fête renforce dans l'espace social, des relations harmonieuses de l'ordre de la gratuité, entre les membres d'une même famille et avec les autres familles.  De nos jours, nous savons que le rapport au travail est devenu problématique. Ou bien il manque et compromet ainsi la responsabilité des parents devant assurer les moyens de subsistance de la famille et l'éducation de leurs enfants. Ou bien il est totalisant et absorbe la majeure partie du temps libre au détriment de la vie familiale, causant des absences trop longues et trop fréquentes d'un des deux parents. Ou encore le travail est dérégulé, plongeant la famille dans la précarité, engendrant ainsi l'angoisse du lendemain. La réflexion sur les conditions de travail permettant d'assurer une vraie vie de famille, représente un enjeu important pour l'équilibre et l'avenir harmonieux de la société.  En ce qui concerne la fête, le Saint-Père insiste pour qu'elle redevienne une dimension du temps de la vie familiale. Trop souvent, elle est vécue comme une occasion d'évasion et de consommation, dans une recherche individuelle de plaisir. Elle risque alors de faire éclater la vie de famille. Je pense, entre autres phénomènes actuels, à ces nombreux jeunes qui ne font la fête qu'entre eux, comme une parenthèse enivrante dans un quotidien souvent rude et ingrat. Ils se retrouvent dans des soirées abrutissantes, saturés de décibels dans des boîtes de nuit. Parfois même, la fête tourne au drame, au petit matin, sur le bord d'une route.  Le rassemblement des familles à Milan est une heureuse occasion de retrouver le sens de la fête en famille, non comme un temps de défoulement individuel, mais un temps régénérateur et refondateur des liens entre les diverses générations des familles. La fête est, paradoxalement, ce temps nécessaire de gratuité qui humanise la vie personnelle et relationnelle. Repenser le travail et la fête doit permettre de retrouver les fondamentaux d'une vie de famille ouverte, bien insérée dans la société et dans l'Eglise. 
 
 
 
Une Eglise qui se construit…
1ère lecture (Ac 9,26-31) Psaume (Ps 21,26-29.31-32) 2ème lecture (1 Jn 3,18-24) Evangile (Jn 15,1-18)
 
La marche de l’Eglise du Christ est comme celle du Peuple de Dieu en Israël. Elle est faite d’une avancée qui, parfois, est remise en cause parce que les hommes qui la constituent sont en effet des hommes limités, faibles et imparfaits. « Mais Dieu est plus grand que notre cœur. » L’Eglise en fait chaque jour l’expérience.« Les disciples ne pouvaient pas croire que lui aussi était un disciple du Christ. » Dans un premier mouvement, bien compréhensible d’ailleurs, ils ne laissent pas entrer dans leur groupe ce Paul qui, pour eux, est encore Saul. Ils ont, à son égard, quelques méfiance, même s’il veut se joindra à eux. Le texte grec nous le dit en utilisant d’ailleurs une expression que nous utilisons : « collastai » « se coller », « Il essayait de coller, de se joindre aux disciples. » Ils étaient méfiants, car le baptême que Paul avait reçu était la décision d’un juif vivant hors de Judée, Ananie. Cette entrée dans l’Eglise n’avait pas été faite dans l’Eglise-mère à Jérusalem et sans la prévenir, à Damas. Le verset 27 le rappelle. Vues de loin, les attitudes de Paul pouvaient paraître étranges, voire suspectes. Ne serait-ce que son rapide revirement. L’autre prévention vient de ce que Paul s’adresse aux Juifs de langue grecque. S’il est bien un disciple de Jésus, la communauté de Jérusalem, qui représente une certaine tradition liée directement au ministère du Christ et au ministère apostolique, est en droit de se demander pourquoi sa prédication n’est pas coordonnée et reste extérieure à celle du groupe des autres disciples. Pourquoi a-t-il décidé de prendre une telle attitude à leur égard ? Il leur fallait donc une garantie. Elle leur sera donnée par Barnabé, un homme influent bien que ne faisant pas partie du groupe de ceux qui avaient suivi Jésus. Il était de Chypre. Mais il avait pour lui qu’il appartenait à la tribu de Lévi. Appartenance importante parce que les lévites sont consacrés au service du Seigneur. Juif converti, disposant de quelque fortune, il avait tout donné à l’Eglise (Actes 4. 36).  Il ne laisse pas Paul prêché seul. Il le prend avec lui. Il le présente non pas seulement aux seuls disciples mais aux Apôtres qui sont les responsables de cette communauté. Il rappelle l’une des conditions pour être parmi les Apôtres : »Avoir connu le Seigneur et être témoin de sa résurrection. » (Actes 1. 21) Ce qui est le cas de Paul depuis le chemin de Damas.
 Grâce à Barnabé et parce qu’il remplit cette double condition, Paul est incorporé au collège apostolique. « Paul allait et venait dans Jérusalem avec les Apôtres, prêchant avec assurance, le nom du Seigneur, » (Actes 9. 28) comme les Apôtres eux-mêmes (Actes 4. 31). Ce terme d’assurance « parrésiazesthaï » se retrouve dans Actes 14. 3 et 19.8 – Jean 7. 4 et 16. 25) Il signifie le « franc-parler », parler clairement devant tout le monde, en public, librement, de la liberté que donne le fait d’être sûr. 
 
 
 
 
1ère lecture : Paul se joint aux Apôtres témoins du Christ (Ac 9, 26-31) 
 
Lecture du livre des Actes des Apôtres
 
Après sa conversion, Paul vint à Jérusalem. Il cherchait à entrer dans le groupe des disciples, mais tous avaient peur de lui, car ils ne pouvaient pas croire que lui aussi était un disciple du Christ. Alors Barnabé le prit avec lui et le présenta aux Apôtres ; il leur raconta ce qui s'était passé : sur la route, Saul avait vu le Seigneur, qui lui avait parlé ; à Damas, il avait prêché avec assurance au nom de Jésus. Dès lors, Saul allait et venait dans Jérusalem avec les Apôtres, prêchant avec assurance au nom du Seigneur. Il parlait aux Juifs de langue grecque, et discutait avec eux. Mais ceux-ci cherchaient à le supprimer. Les frères l'apprirent ; alors ils l'accompagnèrent jusqu'à Césarée, et le firent partir pour Tarse.  L'Église était en paix dans toute la Judée, la Galilée et la Samarie. Dans la crainte du Seigneur, elle se construisait et elle avançait ; elle se multipliait avec l'assistance de l'Esprit Saint. 
 
Psaume : 21, 26-27ab, 28-29, 31-32
 
R/ À toi, Dieu, notre louange, au milieu de l'Église
 
Tu seras ma louange dans la grande assemblée ; devant ceux qui te craignent, je tiendrai mes promesses. Les pauvres mangeront : ils seront rassasiés ; ils loueront le Seigneur, ceux qui le cherchent. La terre entière se souviendra et reviendra vers le Seigneur, chaque famille de nations se prosternera devant lui : « Oui, au Seigneur la royauté, le pouvoir sur les nations ! » Et moi, je vis pour lui : ma descendance le servira ; on annoncera le Seigneur aux générations à venir. On proclamera sa justice au peuple qui va naître : « Voilà son œuvre ! » 
 
2ème lecture : Aimer en vérité (1Jn 3, 18-24) 
 
Lecture de la première lettre de saint Jean
Mes enfants, nous devons aimer, non pas avec des paroles et des discours, mais par des actes et en vérité. En agissant ainsi, nous reconnaîtrons que nous appartenons à la vérité, et devant Dieu nous aurons le cœur en paix ; notre cœur aurait beau nous accuser, Dieu est plus grand que notre cœur, et il connaît toutes choses. Mes bien-aimés, si notre cœur ne nous accuse pas, nous nous tenons avec assurance devant Dieu. Tout ce que nous demandons à Dieu, il nous l'accorde, parce que nous sommes fidèles à ses commandements, et que nous faisons ce qui lui plaît. Or, voici son commandement : avoir foi en son Fils Jésus-Christ, et nous aimer les uns les autres comme il nous l'a commandé. Et celui qui est fidèle à ses commandements demeure en Dieu, et Dieu en lui ; et nous reconnaissons qu'il demeure en nous, puisqu'il nous a donné son Esprit. 
 
Evangile : La vigne et les sarments (Jn 15, 1-8)
 
Acclamation : Alléluia. Alléluia. Heureux qui demeure vivant dans le Seigneur : il est comme un arbre planté près d'un ruisseau, qui donne du fruit en son temps. Alléluia. (cf. Ps 1, 3)
 
Évangile de Jésus Christ selon saint Jean
À l’heure où Jésus passait de ce monde à son Père, il disait à ses disciples : « Moi, je suis la vraie vigne, et mon Père est le vigneron. Tout sarment qui est en moi, mais qui ne porte pas de fruit, mon Père l'enlève ; tout sarment qui donne du fruit, il le nettoie, pour qu'il en donne davantage. Mais vous, déjà vous voici nets et purifiés grâce à la parole que je vous ai dite : Demeurez en moi, comme moi en vous. De même que le sarment ne peut pas porter du fruit par lui-même s'il ne demeure pas sur la vigne, de même vous non plus, si vous ne demeurez pas en moi. Moi, je suis la vigne, et vous, les sarments. Celui qui demeure en moi et en qui je demeure, celui-là donne beaucoup de fruit, car, en dehors de moi, vous ne pouvez rien faire. Si quelqu'un ne demeure pas en moi, il est comme un sarment qu'on a jeté dehors, et qui se dessèche. Les sarments secs, on les ramasse, on les jette au feu, et ils brûlent. Si vous demeurez en moi, et que mes paroles demeurent en vous, demandez tout ce que vous voudrez, et vous l'obtiendrez. Ce qui fait la gloire de mon Père, c'est que vous donniez beaucoup de fruit : ainsi, vous serez pour moi des disciples. » 
 
 
CALENDRIER
 
 Messe tous les jours à 9 h précédée de l’office des Laudes à 8 h 45
 Tous les samedis matin de 11 h à 12 h 15 un prêtre se tient dans l’église Notre-Dame pour accueillir une démarche du sacrement de réconciliation
 Adoration du Saint-Sacrement tous les samedis de 9h30 à 12h à la crypte
 
DIMANCHE  6 Mai 2012 –  Cinquième Dimanche de Pâques
1ère lecture (Ac 9,26-31) Psaume (Ps 21,26-29.31-32) 2ème lecture (1 Jn 3,18-24) 
Evangile (Jn 15,1-18) 


 Lundi  7 Mai 2012  : De la férie 
 Mardi  8 mai  : De la férie
 A 9 h Messe à l’église Notre-Dame
 Mercredi 9 mai  : De la férie
 Jeudi 10 mai   : De la férie 
 Vendredi 11 mai  : De la férie 
 Samedi 12 mai    : De la férie  
A 10 h 30 Messe de Profession de Foi des élèves de l’Ecole Sainte-Clotilde (pas de temps d’adoration du Saint-Sacrement à la crypte ni de confession dans l’église ce jour)
A 17 h 30 Assemblée des familles des enfants du KT suivie de la messe des familles


DIMANCHE 13 Mai 2012 – Sixième dimanche de Pâques
1ère lecture (Ac 10, 25-26.34-35.44-48) Psaume (Ps 97, 1-4.6) 2ème lecture (1 Jn 4,7-10) 
Evangile (Jn 15,9-17) - QUETE POUR LE FLEURISSEMENT DE L’EGLISE
Messe anticipée : samedi à 18 h 30 à Notre-Dame 
Messe à 9h à  Saint-Louis - à 10 h 30 à Notre-Dame 

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paroisse du Raincy - dans Feuilles de semaine
27 avril 2012 5 27 /04 /avril /2012 14:00

48e journée mondiale de prière pour les vocations
Notre Eglise les a déclarés Saints et Saintes ! Ils nous ont laissé leur enseignement, ils ont ouvert de nouveaux chemins pour rencontrer le Christ, ils ont créé de nouvelles institutions éducatives ou hospitalières pour que la charité se traduise en actes…
Page après page, ce livret vous emmène à la rencontre de quelques Saints et Saintes qui ont marqué notre région. Vous aurez tôt fait de découvrir leur point commun. Ces hommes et ces femmes étaient des passionnés du Christ qui ne pouvaient se résoudre à mettre la lampe sous le boisseau ou à laisser le sel se dénaturer. 
Aujourd'hui encore, les jeunes passionnés par le Christ sont plus nombreux qu'on ne le croit. Bien souvent ils ignorent qu'ils sont "véritablement devenus dans le baptême de la foi, fils de Dieu, participants de la nature divine et, par conséquent, réellement saints" (Concile Vatican II, Lumen Gentium § 40). Parmi ces jeunes, certains deviendront peut-être prêtres, religieux ou religieuses, moines ou moniales, d'autres se marieront et fonderont une famille. Mais quelque soit l'appel qu'ils entendront, tout au long de ces journées ayons à cœur de prier pour eux, afin qu'ils achèvent par leur vie la sanctification reçue au jour de leur baptême !  


                                           + Pascal DELANNOY, Evêque de Saint-Denis.
 
Nous vous proposons ci-dessous quelques points d’attention pour vous, parents :
- ne pas minimiser ou maximiser ses expériences spirituelles. Une effusion de l'esprit peut avoir lieu pendant l'enfance et être vécue intensément. A contrario, l'enfant peut sembler distant ou indifférent à ce qu'on lui propose. Cela ne veut pas dire qu'il ne vit rien et ce qui est semé germera peut-être plus tard. Mais gardez toujours le contact, proposez lui de prier et d'aller à la messe en famille.

- laisser le jeune s'exprimer sans forcément émettre un avis. Prenez le temps de l'écouter.

- si le jeune vous dit qu'il veut être prêtre ou religieuse, ne soyez ni incrédule, ni terrorisé, ni zèlé ! Votre discrétion, le respect et l’amour que vous aurez pour lui permettront de cheminer en toute liberté vers ce à quoi Dieu l'appelle. "Que ta volonté soit faite! »  

- pour cela comment parler de Dieu, de l'Eglise, du prêtre de votre paroisse ? Quelle est votre position sur les vocations spécifiques ?

- favorisez-vous la rencontre avec d'autres jeunes de son âge dans un cadre fraternel et spirituel: catéchisme, aumônerie; MEJ, scoutisme, JMJ ...? Les aidez- vous à prendre des engagements et à les tenir ?

- présentez à valeur égale le mariage et la vie consacrée. Pouvoir cotoyer régulièrement et simplement des religieux (ses) et des prêtres (visite, repas ...) peut aider le jeune à voir qu'un tel engagement est ouvert à tous et que mariage et célibat se rejoignent et se complètent. Ne pas survaloriser l'un ni dévaloriser l'autre. Le mariage chrétien est une vocation à part entière.


  
Qui donc est-il pour nous?
1ère lecture (Ac 4,8-12) Psaume (Ps 117,1.4.8-9.22-23.28-29) 2ème lecture (1 Jn 3,1-2) Evangile (Jn 10,11-18)
 
Malgré leurs apparentes différences, les textes de ce dimanche présentent une unité certaine si nous les lisons à la lumière de la personnalité de Jésus, comme les apôtres veulent en faire pressentir l'infinie richesse aux Juifs et aux premiers chrétiens.
 
Ces Juifs attendent le Messie. Certains avaient espéré que Jésus pouvait être l'un des sauveurs de cette période qui connaissait tant de rébellion contre l'occupant romain. Ils sont décontenancés par ce qu'en disent Pierre et les autres disciples : « Il est le seul qui puisse nous sauver ». Or il ne l'a pas fait. Le salut qu'apporte Jésus ne correspond ni à leur espérance de libération terrestre, ni à la figure du Messie qu'ils ont élaborée au travers des Ecritures.
 
La communauté chrétienne, elle, a approfondi la révélation qu'elle a reçue. Mais ses attentes ont encore besoin d'être élargies, approfondies et purifiées.
Il en est de même pour nous, dans notre vie et tout au long du déroulement de notre vie. Le Christ semble parfois loin de nos préoccupations immédiates qui souhaitent et attendent la réalisation d'une société plus juste. Saint-Jean a besoin de rappeler que l'essentiel n'est pas exactement ce dont nous rêvons humainement parlant : « Voyez comme il est grand l'amour dont le Père nous a comblés. »
Il n'hésite pas à reprendre les termes même de Dieu au jour de la création d'Adam et Eve (Genèse 1. 26) « Nous serons semblables à Lui. » Non pas en raison de nos propres forces, mais « parce que nous le verrons tel qu'il est. »
 
La mission de Jésus est de nous réintroduire dans le « Paradis Perdu », de nous conduire auprès du Père parce qu'il est le berger authentique. Son amour en est la garantie : « Le Père m'aime parce que je donne ma vie ... je donne ma vie pour mes brebis. » Il n'y a là aucun appétit de puissance. Il n'y a qu'un débordement d'amour : « Eternel est son amour... mieux vaut s'appuyer sur le Seigneur. »
 
L'oraison qui ouvre la liturgie de ce dimanche est claire dans sa simplicité : « Guide-nous jusqu'au bonheur du ciel. Que le troupeau parvienne, malgré sa faiblesse, là où son pasteur est entré victorieux. » 
  
 
1ère lecture : En dehors du Christ, il n'y a pas de salut (Ac 4, 8-12)
Lecture du livre des Actes des Apôtres :
Convoqué devant le grand conseil d’Israël, Pierre, rempli de l'Esprit Saint, leur déclara : « Chefs du peuple et anciens, nous sommes interrogés aujourd'hui pour avoir fait du bien à un infirme, et l'on nous demande comment cet homme a été sauvé. Sachez-le donc, vous tous, ainsi que tout le peuple d'lsraël : c'est grâce au nom de Jésus le Nazaréen, crucifié par vous, ressuscité par Dieu, c'est grâce à lui que cet homme se trouve là devant vous, guéri. Ce Jésus, il est la pierre que vous aviez rejetée, vous les bâtisseurs, et il est devenu la pierre d'angle. En dehors de lui, il n'y a pas de salut. Et son Nom, donné aux hommes, est le seul qui puisse nous sauver. » 
 
Psaume : 117, 1.4, 8-9, 22-23, 28-29
 R/ Sur la pierre méprisée par les maçons, Dieu a fondé son oeuvre
 
Rendez grâce au Seigneur : Il est bon ! Éternel est son amour ! Qu'ils le disent, ceux qui craignent le Seigneur: Éternel est son amour ! Mieux vaut s'appuyer sur le Seigneur  que de compter sur les hommes ; mieux vaut s'appuyer sur le Seigneur que de compter sur les puissants !                                                          La pierre qu'ont rejetée les bâtisseurs est devenue la pierre d'angle : c'est là l'œuvre du Seigneur, la merveille devant nos yeux. Tu es mon Dieu, je te rends grâce, mon Dieu, je t'exalte ! Rendez grâce au Seigneur : Il est bon ! Éternel est son amour ! 
 
2ème lecture : Dans son amour, Dieu fait de nous ses enfants (1Jn 3, 1-2
 Lecture de la première lettre de saint Jean :
 
Mes bien-aimés, voyez comme il est grand, l'amour dont le Père nous a comblés : il a voulu que nous soyons appelés enfants de Dieu — et nous le sommes. Voilà pourquoi le monde ne peut pas nous connaître : puisqu'il n'a pas découvert Dieu.  Bien-aimés, dès maintenant, nous sommes enfants de Dieu, mais ce que nous serons ne paraît pas encore clairement. Nous le savons : lorsque le Fils de Dieu paraîtra, nous serons semblables à lui parce que nous le verrons tel qu'il est. 
 
Evangile : Le Bon Pasteur se donne pour son troupeau (Jn 10, 11-18) 
 Acclamation : Alléluia. Alléluia. Jésus, le bon Pasteur, connaît ses brebis et ses brebis le connaissent : pour elles il a donné sa vie. Alléluia. (cf. Jn 10, 14-15)
 
Évangile de Jésus-Christ selon saint Jean :
Jésus disait aux Juifs : « Je suis le bon pasteur, le vrai berger. Le vrai berger donne sa vie pour ses brebis. Le berger mercenaire, lui, n'est pas le pasteur, car les brebis ne lui appartiennent pas : s'il voit venir le loup, il abandonne les brebis et s'enfuit ; le loup s'en empare et les disperse. Ce berger n'est qu'un mercenaire, et les brebis ne comptent pas vraiment pour lui. Moi, je suis le bon pasteur ; je connais mes brebis, et mes brebis me connaissent, comme le Père me connaît, et que je connais le Père ; et je donne ma vie pour mes brebis. J'ai encore d'autres brebis, qui ne sont pas de cette bergerie : celles-là aussi, il faut que je les conduise. Elles écouteront ma voix : il y aura un seul troupeau et un seul pasteur. Le Père m'aime parce que je donne ma vie pour la reprendre ensuite. Personne n'a pu me l'enlever : je la donne de moi-même. J'ai le pouvoir de la donner, et le pouvoir de la reprendre : voilà le commandement que j'ai reçu de mon Père. » 
 
 
 
CALENDRIER
 
 Messe tous les jours à 9 h précédée de l’office des Laudes à 8 h 45
 Tous les samedis matin de 11 h à 12 h 15 un prêtre se tient dans l’église Notre-Dame pour accueillir une démarche du sacrement de réconciliation
 Adoration du Saint-Sacrement tous les samedis de 9h30 à 12h à la crypte
 
DIMANCHE  29 Avril 2012 – Quatrième Dimanche de Pâques
1ère lecture (Ac 4,8-12) Psaume (Ps 117,1.4.8-9.22-23.28-29) 2ème lecture (1 Jn 3,1-2) 
Evangile (Jn 10,11-18)
Journée mondiale de prière pour les Vocations 
Quêtes à la sortie des messes 
 
 Lundi  30 avril 2012  : De la férie
A 15 h : Célébration des funérailles du Père GOUGIS à Notre-Dame
 
 Mardi 1er mai  : De la férie 
A 9 h Messe à l’église Notre-Dame
 
 Mercredi 2 mai  : Saint-Athanase 
 Jeudi 3 mai   : Saint-Philippe
 Vendredi 4 mai  : De la férie
Samedi 5 mai    : De la férie  
       
DIMANCHE 6 Mai 2012 – Cinquième dimanche de Pâques
1ère lecture (Ac 9,26-31) Psaume (Ps 21,26-29.31-32) 2ème lecture (1 Jn 3,18-24) 
Evangile (Jn 15,1-18)
Messe anticipée : samedi à 18 h 30 à Notre-Dame 
Messe à 9h à  Saint-Louis - à 10 h 30 à Notre-Dame en présence des jeunes  qui reviennent du Frat et des enfants de la catéchèse de CM2

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paroisse du Raincy - dans Feuilles de semaine
27 avril 2012 5 27 /04 /avril /2012 11:09

Le Messager des mois d'avril, mai  2012 est consultable en ligne en cliquant sur le lien suivant :

 

http://sd-2.archive-host.com/membres/up/164198062520200784/Le_Messager_mars_2012.pdf

 

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paroisse du Raincy - dans Le Messager en ligne
27 avril 2012 5 27 /04 /avril /2012 10:59

MESSAGE DES JEUNES DU FRAT 
 
 
Chers paroissiens,
 
Il y a une semaine, jour pour jour, vous participiez à notre envoi au Frat de Lourdes. Aujourd’hui, laissez-nous vous faire part de ce que nous avons vécu pendant ce pèlerinage au côté de 10 000 autres jeunes.
Avec eux, le quotidien n’était pas de tout repos ! Les rassemblements, dans la basilique Saint-Pie X pour louer Dieu, se prolongeaient parfois dans les rues jusqu’à des heures inavouables. On a prié, on a chanté, on a lavé des pieds (et pas les nôtres). La fraternité était le maître mot, et de grands moments d’émotion ont ponctué notre séjour. Tous unis contre la pluie pendant 5 jours, sans parapluie (désolé(e) maman !) voire sans K-way, nous restions positifs et motivés, fidèles à l’esprit caractéristique des « frateux »; dans la joie l’amitié, l’amour de Dieu et des autres. C’est cette ambiance qui donne tant envie de participer à ce rassemblement. 
Mais s’il fallait résumer ce qu’était vraiment le Frat, nous vous dirions que c’est d’abord des rencontres, parfois par hasard. Ces rencontres forgent un réel moment de partage, parce que dans nos vies d’adolescents, il est parfois difficile de trouver l’interlocuteur en face, le miroir qui vous aide à avancer. Cela, on le découvre au Frat, et c’est ce qui nous donne envie de remercier le Seigneur. Au retour du Frat, nous disons merci à la vie, nous dansons la vie, nous chantons la vie ! Nous ne sommes qu’amour ! Et finalement quand beaucoup de gens nous demandent aujourd’hui : mais qu’est-ce-que ça vous a apporté ? Nous leur répondons très simplement, que c’est le goût de l’amitié, de l’amour de Dieu, ce goût donc qui nous a poussé à vivre ce Frat ensemble, mais demain qui sait peut-être ; à nous mettre au service de l’Eglise, à faire le don, le don de notre vie pour les autres.
 
                                         Laurianne,  Adélaïde, Benjamin (et un peu Claire !…) 
     

 
Indispensable relecture
1ère lecture (Ac 3,13-15.17-19) Psaume (Ps 4,2.7.9) 2ème lecture (1 Jn 2,1-5a) Evangile (Lc 24,35-48)
 
 
Saint-Pierre, dans le livre des Actes des Apôtres, dit à ses auditeurs : »Vous avez agi dans l’ignorance » Le terme grec utilisé par Saint-Luc peut bien sûr se traduire par ignorance, mais aussi et de préférence, par mé-connaissance ou non-connaissance.   Ce que dit Saint-Pierre prend alors un sens différence, plus nuancé et donc plus riche, selon que l’on préfère l’une ou l’autre signification que porte en lui le terme grec. De même Saint-Luc, dans son évangile » nous souligne la manière d’agir de Jésus lors des deux rencontres du Ressuscité avec ses disciples et ses apôtres, au soir de Pâques. Il leur rend possible la compréhension du passé afin de leur permettre de s’approcher du mystère dont ils sont les témoins immédiats, la Passion et la Résurrection. Ils doivent en être ses témoins devant les hommes. Il faut qu’ils les « connaissent » : » La vie éternelle c’est qu’ils Te connaissent, Toi et celui que tu as envoyé. »
 
Sur le chemin d’Emmaüs que nous rappellent les premières lignes de la lecture de ce troisième dimanche (Luc 24. 25 à 27), le Christ leur donne l’intelligence, ou mieux, la connaissance, la façon de penser, en grec « noos », c’est-à-dire une connaissance profonde, intime, qui leur permet de lire à l’intérieur d’une réalité, ici la réalité du Christ en tant que personne et sa vie en tant que déroulement d’événements voulus par Dieu. Quand il leur dit « sans intelligence, lents à croire », ce n’est pas un reproche qui leur adresse. C’est une constatation. Il leur explique les Ecritures depuis Moïse jusqu’aux prophètes, comme les trois apôtres l’avaient entrevu à la Transfiguration. Il les invité à aller au-delà de leurs vues immédiates. Il les ouvre à ce qui est « hermétique » soit par mé-connaissance, soit par « lenteur de cœur » (Luc 24. 25). A leur retour, quelques heures plus tard, c’est aux apôtres réunis que le Christ apporte cette même connaissance de l’Ecriture en « leur ouvrant l’intelligence pour la comprendre. » Pour cela, il leur demande de se remémorer, de repasser dans leur mémoire, ce qu’ils ont vécu ensemble, c’est-à-dire la réalité de son incarnation, les faits et gestes qu’il a partagés avec eux. Pour cela, il mange devant eux, devant et non pas avec eux. 
   
 
1ère lecture : Dieu a donné sa gloire à son serviteur Jésus (Ac 3, 13-15.17-19)
Lecture du livre des Actes des Apôtres
Devant tout le peuple, Pierre prit la parole : « Hommes d'Israël, le Dieu d'Abraham, d'Isaac et de Jacob, le Dieu de nos pères, a donné sa gloire à son serviteur Jésus, alors que vous, vous l'aviez livré ; devant Pilate, qui était d'avis de le relâcher, vous l'aviez rejeté. Lui, le saint et le juste, vous l'avez rejeté, et vous avez demandé qu'on vous accorde la grâce d'un meurtrier. Lui, le Chef des vivants, vous l'avez tué ; mais Dieu l'a ressuscité d'entre les morts, nous en sommes témoins. D'ailleurs, frères, je sais bien que vous avez agi dans l'ignorance, vous et vos chefs. Mais Dieu qui, par la bouche de tous les prophètes, avait annoncé que son Messie souffrirait, accomplissait ainsi sa parole. Convertissez-vous donc et revenez à Dieu pour que vos péchés soient effacés. » 
 
Psaume : Ps 4, 2, 7, 9
R/ Révèle-nous, Seigneur, ton visage de lumière
Quand je crie, réponds-moi, Dieu, ma justice !  Toi qui me libères dans la détresse, pitié pour moi, écoute ma prière ! Beaucoup demandent :  « Qui nous fera voir le bonheur ? » Sur nous, Seigneur, que s'illumine ton visage ! Dans la paix moi aussi, je me couche et je dors,  car tu me donnes d'habiter, Seigneur,  seul, dans la confiance. 
 
2ème lecture : Le Christ victime offerte pour nos péchés (1Jn 2, 1-5a)
Lecture de la première lettre de saint Jean
Mes petits enfants, je vous écris pour que vous évitiez le péché. Mais, si l'un de nous vient à pécher, nous avons un défenseur devant le Père : Jésus Christ, le Juste. Il est la victime offerte pour nos péchés, et non seulement pour les nôtres, mais encore pour ceux du monde entier. Et voici comment nous pouvons savoir que nous le connaissons : c'est en gardant ses commandements. Celui qui dit : « Je le connais », et qui ne garde pas ses commandements, est un menteur : la vérité n'est pas en lui. Mais en celui qui garde fidèlement sa parole, l'amour de Dieu atteint vraiment la perfection. 
 
Evangile : Le Christ ressuscité envoie les Apôtres en mission (Lc 24, 35-48) 
 Acclamation : Alléluia. Alléluia. Le Seigneur ressuscité est apparu à ses Apôtres, il leur a donné sa paix. Alléluia.
Évangile de Jésus Christ selon saint-Luc
Les disciples qui rentraient d'Emmaüs racontaient aux onze Apôtres et à leurs compagnons ce qui s"était passé sur la route, et comment ils avaient reconnu le Seigneur quand il avait rompu le pain. Comme ils en parlaient encore, lui-même était là au milieu d'eux, et il leur dit : « La paix soit avec vous ! » Frappés de stupeur et de crainte, ils croyaient voir un esprit. Jésus leur dit : « Pourquoi êtes-vous bouleversés ? Et pourquoi ces pensées qui surgissent en vous ? Voyez mes mains et mes pieds : c'est bien moi ! Touchez-moi, regardez : un esprit n'a pas de chair ni d'os, et vous constatez que j'en ai. » Après cette parole, il leur montra ses mains et ses pieds. Dans leur joie, ils n'osaient pas encore y croire, et restaient saisis d'étonnement. Jésus leur dit : « Avez-vous ici quelque chose à manger ? » Ils lui offrirent un morceau de poisson grillé. Il le prit et le mangea devant eux. Puis il déclara : « Rappelez-vous les paroles que je vous ai dites quand j'étais encore avec vous : Il fallait que s'accomplisse tout ce qui a été écrit de moi dans la loi de Moïse, les Prophètes et les Psaumes. » Alors il leur ouvrit l'esprit à l'intelligence des Écritures. Il conclut : « C'est bien ce qui était annoncé par l'Écriture : les souffrances du Messie, sa résurrection d'entre les morts le troisième jour, et la conversion proclamée en son nom pour le pardon des péchés à toutes les nations, en commençant par Jérusalem. C'est vous qui en êtes les témoins. » 
 
 
CALENDRIER
 
 Messe tous les jours à 9 h précédée de l’office des Laudes à 8 h 45
 Tous les samedis matin de 11 h à 12 h 15 un prêtre se tient dans l’église Notre-Dame pour accueillir une démarche du sacrement de réconciliation
 Adoration du Saint-Sacrement tous les samedis de 9h30 à 12h à la crypte
 
DIMANCHE  22 Avril 2012 – Troisième Dimanche de Pâques
1ère lecture (Ac 3,13-15.17-19) Psaume (Ps 4,2.7.9) 2ème lecture (1 Jn 2,1-5a) 
Evangile (Lc 24,35-48)
 
 Lundi  23 avril 2012  : De la férie
 
 Mardi 24 avril  : De la férie
 
 Mercredi 25 avril : Saint-Marc
 
 Jeudi 26 avril   : De la férie
 
 Vendredi 27 avril : De la férie
 
 Samedi 28 avril    : De la férie  
      Il est encore possible de s'inscrire au prochain pèlerinage diocésain à
               Lourdes qui a pour thème : "Avec Bernadette, prier le chapelet".
               Les dates sont les suivantes :
             - Hospitalité avec malades :
    Ÿ départ en autocar le mardi 15 mai 2012 vers 17 h
    Ÿ retour en autocar le lundi 21 mai 2012 vers 7 h 
             - autres pèlerins :
    Ÿ départ en autocar le mercredi 16 mai 2012 vers 18 h 
    Ÿ retour en autocar le lundi 21 mai 2012 vers 7 h 
             Vous trouverez au fond de l’église les bulletins d’inscription.
 
DIMANCHE 29 Avril 2012 – Quatrième dimanche de Pâques
Journée mondiale de prière pour les Vocations 
Quêtes à la sortie des messes
1ère lecture (Ac 44,8-12) Psaume (Ps 117,1.4.8-9.22-23.28-29) 2ème lecture (1 Jn 3,1-2) 
Evangile (Jn 10,11-18)
Messe anticipée : samedi à 18 h 30 à Notre-Dame 
Messe à 9h à  Saint-Louis - à 10 h 30 à Notre-Dame 

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paroisse du Raincy - dans Feuilles de semaine
12 avril 2012 4 12 /04 /avril /2012 21:46

Message de Benoît XVI pour Pâques 2012 
 
Dans son message lu à la fin de la messe pascale, le 8 avril 2012, devant plus de 100.000 fidèles réunis Place St-Pierre, le pape Benoît XVI a notamment prié pour la paix en Syrie, au Nigeria et en Palestine. Extraits.
 
"Chers frères et sœurs de Rome et du monde entier... Que parvienne à vous tous la voix joyeuse de l'Eglise, par les paroles que l'ancien hymne met sur les lèvres de Marie Madeleine, la première à rencontrer Jésus ressuscité le matin de Pâques... J'ai vu le Seigneur !... Tout chrétien revit l'expérience de Marie de Magdala. C'est une rencontre qui change la vie, la rencontre avec un homme unique, qui nous fait expérimenter toute la bonté et la vérité de Dieu, qui nous nous libère du mal, non pas d'une manière superficielle, momentanée, mais il nous en libère radicalement, nous guérit de tout et nous restitue notre dignité. Voici pourquoi Madeleine appelle Jésus « mon espérance », car c'est Lui qui l'a fait renaître, lui a donné un nouvel avenir, une existence bonne, libérée du mal. 'Le Christ, mon espérance' signifie que tout mon désir de bien trouve en lui une possibilité réelle: avec lui, je peux espérer que ma vie sera bonne, et qu'elle sera pleine, éternelle, car c'est Dieu même qui s'est fait proche jusqu'à entrer dans notre humanité...Dans ce monde, l'espérance ne peut pas ne pas tenir compte de la dureté du mal. Ce n'est pas seulement le mur de la mort qui lui fait obstacle, mais plus encore, ce sont les pointes acérées de la jalousie et de l'orgueil, du mensonge et de la violence. Jésus est passé par cet enlacement mortel, pour nous ouvrir le passage vers le Royaume de la vie. Il y eut un moment où Jésus apparaissait vaincu: les ténèbres avaient couvert la terre, le silence de Dieu était total et l'espérance, une parole qui semblait désormais vaine".
"Et voici qu'à l'aube du jour après le sabbat, on a trouvé le sépulcre vide... Les signes de la résurrection attestent la victoire de la vie sur la mort, de l'amour sur la haine, de la miséricorde sur la vengeance... Si Jésus est ressuscité, c'est qu'il est arrivé quelque chose de vraiment nouveau, qui change la condition de l'homme et du monde. Alors lui, Jésus, est quelqu'un en qui nous pouvons avoir absolument confiance, et non pas seulement dans son message, mais vraiment en Lui, parce que le Ressuscité n'appartient pas au passé, mais Il est présent aujourd'hui, vivant. Le Christ est espérance et réconfort particulièrement pour les communautés chrétiennes qui sont les plus éprouvées par des discriminations et des persécutions à cause de leur foi. Et par son Eglise, Il est présent comme force d'espérance, proche de toutes les situations humaines de souffrance et d'injustice». 
   
 
 

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paroisse du Raincy - dans Déclarations & documents
12 avril 2012 4 12 /04 /avril /2012 21:42

Message de Benoît XVI pour Pâques 2012 
 
Dans son message lu à la fin de la messe pascale, le 8 avril 2012, devant plus de 100.000 fidèles réunis Place St-Pierre, le pape Benoît XVI a notamment prié pour la paix en Syrie, au Nigeria et en Palestine. Extraits.
 
"Chers frères et sœurs de Rome et du monde entier... Que parvienne à vous tous la voix joyeuse de l'Eglise, par les paroles que l'ancien hymne met sur les lèvres de Marie Madeleine, la première à rencontrer Jésus ressuscité le matin de Pâques... J'ai vu le Seigneur !... Tout chrétien revit l'expérience de Marie de Magdala. C'est une rencontre qui change la vie, la rencontre avec un homme unique, qui nous fait expérimenter toute la bonté et la vérité de Dieu, qui nous nous libère du mal, non pas d'une manière superficielle, momentanée, mais il nous en libère radicalement, nous guérit de tout et nous restitue notre dignité. Voici pourquoi Madeleine appelle Jésus « mon espérance », car c'est Lui qui l'a fait renaître, lui a donné un nouvel avenir, une existence bonne, libérée du mal. 'Le Christ, mon espérance' signifie que tout mon désir de bien trouve en lui une possibilité réelle: avec lui, je peux espérer que ma vie sera bonne, et qu'elle sera pleine, éternelle, car c'est Dieu même qui s'est fait proche jusqu'à entrer dans notre humanité...Dans ce monde, l'espérance ne peut pas ne pas tenir compte de la dureté du mal. Ce n'est pas seulement le mur de la mort qui lui fait obstacle, mais plus encore, ce sont les pointes acérées de la jalousie et de l'orgueil, du mensonge et de la violence. Jésus est passé par cet enlacement mortel, pour nous ouvrir le passage vers le Royaume de la vie. Il y eut un moment où Jésus apparaissait vaincu: les ténèbres avaient couvert la terre, le silence de Dieu était total et l'espérance, une parole qui semblait désormais vaine".
"Et voici qu'à l'aube du jour après le sabbat, on a trouvé le sépulcre vide... Les signes de la résurrection attestent la victoire de la vie sur la mort, de l'amour sur la haine, de la miséricorde sur la vengeance... Si Jésus est ressuscité, c'est qu'il est arrivé quelque chose de vraiment nouveau, qui change la condition de l'homme et du monde. Alors lui, Jésus, est quelqu'un en qui nous pouvons avoir absolument confiance, et non pas seulement dans son message, mais vraiment en Lui, parce que le Ressuscité n'appartient pas au passé, mais Il est présent aujourd'hui, vivant. Le Christ est espérance et réconfort particulièrement pour les communautés chrétiennes qui sont les plus éprouvées par des discriminations et des persécutions à cause de leur foi. Et par son Eglise, Il est présent comme force d'espérance, proche de toutes les situations humaines de souffrance et d'injustice». 
   
 
 
Réunis au Cénacle
1ère lecture (Ac 4,32-35) Psaume (Ps 117,1.4.16-17.22-25) 2ème lecture (Jn 5,1-6) Evangile (Jn 20,19-31)
 
 
La journée que les apôtres viennent de vivre, a été faite de bouleversements depuis le matin. Des femmes sont venues leur dire que le tombeau est vide. Pierre l'a constaté et Jean croit déjà à la résurrection. Une discussion est née dans le groupe qui met à jour les divergences d'interprétation qui les divisent. 
Le départ des deux disciples vers Emmaüs le prouve. Ceux-là n'ont pu accepter les dires de ces femmes. Ils ne croiront les dires de Pierre et de Jean que s'ils en font la preuve. Leur espérance est déçue. Ils s'enferment pour éviter les importuns, dont ils ont peur sans doute. Mais saint Jean souligne ce détail afin de montrer aussi que le Christ, qui les rejoint au soir du premier jour de la semaine, use désormais de son pouvoir d'une façon surnaturelle. 
Durant les trois années de sa vie publique, il n'en a jamais usé ainsi avec eux, sauf au sommet du Thabor, pour quelques-uns et pour quelques instants. Ce soir, ils sont ensemble parce qu'ils ne peuvent se séparer après trois années partagées avec Jésus de Nazareth, trois années intenses. 
Ils viennent aussi de vivre trois journées bouleversantes et ils ont besoin de reprendre les paroles de Jean, de Pierre et de Marie Madeleine pour les accorder avec tant et tant d'enseignements reçus sur les routes de Palestine. Ce ne sont peut-être pas seulement des rumeurs d'illusions. 
 Jésus se trouve soudain au milieu d'eux. Nous pouvons certes donner une signification mystique à cette venue, toutes portes closes. Ils ne l'attendaient pas. Ainsi pénètre-t-il dans nos vies, même si elles se ferment parfois à sa grâce.
"Lorsque vous serez réunis, deux ou trois en mon nom, je serai au milieu de vous" (Matthieu 18. 20) 
Ce soir, ce n'est pas une présence mystique, mais une réalité humaine et divine tout à la fois. Il a conservé sur son corps ressuscité la trace des blessures et, sans mettre en avant le mérite de ses souffrances, leur donne aux apôtres le témoignage de qui il est en plénitude. Il ne rappelle pas des souvenirs. 
La petite communauté apostolique l'a peut-être fait durant cette journée repliée sur elle-même au risque de ne plus vivre que d'espoirs déçus et de se disperser, comme cela vient de commencer avec Cléophas et son compagnon qui marchent vers Emmaüs. 
S'il est là au milieu d'eux, c'est pour les entraîner à sa suite. Ils seront les témoins et les envoyés. Par cette deuxième transmission de sa paix, il leur confirme immédiatement qu'ils doivent aussi la transmettre aux autres.  
 
 
 
1ère lecture : Le partage dans la communauté des premiers chrétiens (Ac 4, 32-35) Lecture du livre des Actes des Apôtres
La multitude de ceux qui avaient adhéré à la foi avaient un seul cœur et une seule âme ; et personne ne se disait propriétaire de ce qu'il possédait, mais on mettait tout en commun. C'est avec une grande force que les Apôtres portaient témoignage de la résurrection du Seigneur Jésus, et la puissance de la grâce était sur eux tous. Aucun d'entre eux n'était dans la misère, car tous ceux qui possédaient des champs ou des maisons les vendaient, et ils en apportaient le prix pour le mettre à la disposition des Apôtres. On en redistribuait une part à chacun des frères au fur et à mesure de ses besoins. 
 
Psaume : Ps 117, 1.4, 16-17, 22-23, 24-25
R/ Éternel est son amour !
Rendez grâce au Seigneur : Il est bon !  Éternel est son amour !  Qu'ils le disent, ceux qui craignent le Seigneur : Éternel est son amour ! Le bras du Seigneur se lève,  le bras du Seigneur est fort ! Non, je ne mourrai pas, je vivrai,  pour annoncer les actions du Seigneur.  La pierre qu'ont rejetée les bâtisseurs est devenue la pierre d'angle ; c'est là l'œuvre du Seigneur, la merveille devant nos yeux. Voici le jour que fit le Seigneur,  qu'il soit pour nous jour de fête et de joie ! Donne, Seigneur, donne le salut !  Donne, Seigneur, donne la victoire ! 
 
2ème lecture : Celui qui croit est né de Dieu (1Jn 5, 1-6)
Lecture de la première lettre de saint Jean
Tout homme qui croit que Jésus est le Christ, celui-là est vraiment né de Dieu ; tout homme qui aime le Père aime aussi celui qui est né de lui. Nous reconnaissons que nous aimons les enfants de Dieu lorsque nous aimons Dieu et que nous accomplissons ses commandements. Car l'amour de Dieu, c'est cela : garder ses commandements. Ses commandements ne sont pas un fardeau, puisque tout être qui est né de Dieu est vainqueur du monde. Et ce qui nous a fait vaincre le monde, c'est notre foi. Qui donc est vainqueur du monde ? N'est-ce pas celui qui croit que Jésus est le Fils de Dieu ? C'est lui, Jésus-Christ, qui est venu par l'eau et par le sang : pas seulement l'eau, mais l'eau et le sang. Et celui qui rend témoignage, c'est l'Esprit, car l'Esprit est la vérité. 
 
Evangile : Apparition du Christ huit jours après Pâques (Jn 20, 19-31) 
 Acclamation : Alléluia. Alléluia. Thomas a vu le Seigneur : il a cru. Heureux celui qui croit sans avoir vu ! Alléluia. Alléluia. (cf. Jn 20,29)
Évangile de Jésus-Christ selon saint Jean C'était après la mort de Jésus, le soir du premier jour de la semaine. Les disciples avaient verrouillé les portes du lieu où ils étaient, car ils avaient peur des Juifs. Jésus vint, et il était là au milieu d'eux. Il leur dit : « La paix soit avec vous ! » Après cette parole, il leur montra ses mains et son côté. Les disciples furent remplis de joie en voyant le Seigneur. Jésus leur dit de nouveau : « La paix soit avec vous ! De même que le Père m'a envoyé, moi aussi, je vous envoie. » Ayant ainsi parlé, il répandit sur eux son souffle et il leur dit : « Recevez l'Esprit Saint. Tout homme à qui vous remettrez ses péchés, ils lui seront remis ; tout homme à qui vous maintiendrez ses péchés, ils lui seront maintenus. » Or, l'un des Douze, Thomas (dont le nom signifie : Jumeau) n'était pas avec eux quand Jésus était venu. Les autres disciples lui disaient : « Nous avons vu le Seigneur ! » Mais il leur déclara : « Si je ne vois pas dans ses mains la marque des clous, si je ne mets pas mon doigt à l'endroit des clous, si je ne mets pas la main dans son côté, non, je ne croirai pas ! »Huit jours plus tard, les disciples se trouvaient de nouveau dans la maison, et Thomas était avec eux. Jésus vient, alors que les portes étaient verrouillées, et il était là au milieu d'eux. Il dit : « La paix soit avec vous ! » Puis il dit à Thomas : « Avance ton doigt ici, et vois mes mains ; avance ta main, et mets-la dans mon côté : cesse d'être incrédule, sois croyant. »Thomas lui dit alors : « Mon Seigneur et mon Dieu ! »Jésus lui dit : « Parce que tu m'as vu, tu crois. Heureux ceux qui croient sans avoir vu. » 1l y a encore beaucoup d'autres signes que Jésus a faits en présence des disciples et qui ne sont pas mis par écrit dans ce livre. Mais ceux-là y ont été mis afin que vous croyiez que Jésus est le Messie, le Fils de Dieu, et afin que, par votre foi, vous ayez la vie en son nom. 
 
 
CALENDRIER
 
 Messe tous les jours à 9 h précédée de l’office des Laudes à 8 h 45
 Tous les samedis matin de 11 h à 12 h 15 un prêtre se tient dans l’église Notre-Dame pour accueillir une démarche du sacrement de réconciliation
 Adoration du Saint-Sacrement tous les samedis de 9h30 à 12h à la crypte
 
 
DIMANCHE  15 Avril 2012 – Deuxième Dimanche de Pâques
1ère lecture (Ac 4,32-35) Psaume (Ps 117,1.4.16-17.22-25) 2ème lecture (Jn 5,1-6) Evangile (Jn 20,19-31) 
 
 
Du lundi 16 au samedi 21 avril – FRAT DE LOURDES pour les lycéens
 
 Lundi  16 avril 2012  : De la férie 
 
  Mardi 17 avril  : De la férie
 
 Mercredi 18 avril : De la férie 
 
 Jeudi 19 avril   : De la férie
 
 Vendredi 20 avril : De la férie 
 
 Samedi 21 avril    : De la férie 
 
 
 
DIMANCHE 22 Avril 2012 – Troisième dimanche de Pâques
1ère lecture (Ac 3,13-15.17-19) Psaume (Ps 4,2.7.9) 2ème lecture (1 Jn 2,1-5a) 
Evangile (Lc 24,35-48)
Messe anticipée : samedi à 18 h 30 à Notre-Dame 
Messe à 9h à  Saint-Louis - à 10 h 30 à Notre-Dame  
 
 
 

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paroisse du Raincy - dans Feuilles de semaine
9 avril 2012 1 09 /04 /avril /2012 21:41

« Célébrons donc la fête… avec du pain non fermenté : la droiture et la vérité ».

Cette exhortation qui conclut la lecture de saint Paul aux Corinthiens de ce jour, résonne avec force  Chers Frères et Sœurs, accueillons l’invitation de l’Apôtre ; ouvrons notre âme au Christ mort et ressuscité pour qu’il nous renouvelle, pour qu’il élimine de notre cœur le poison du péché et de la mort et qu’il y déverse la sève vitale de l’Esprit Saint : la vie divine et éternelle. Dans la séquence pascale, comme en écho aux paroles de l’Apôtre, nous avons chanté : « Scimus Christum surrexisse a mortuis vere » - « nous le savons : le Christ est vraiment ressuscité des morts ». Oui, c’est bien là le noyau fondamental de notre profession de foi, c’est le cri de victoire qui nous unit tous aujourd’hui. Et si Jésus est ressuscité et est donc vivant, qui pourra jamais nous séparer de Lui ? Qui pourra jamais nous priver de son amour qui a vaincu la haine et a mis la mort en échec ?
Que l’annonce de Pâques se répande dans le monde à travers le chant joyeux de l’Alléluia ! Chantons-le avec les lèvres, chantons-le surtout avec le cœur et par notre vie, par un style de vie similaire aux « azymes », c’est-à-dire simple, humble et fécond en bonnes actions. « Surrexit Christus spes mea : / precedet vos in Galileam – le Christ, mon espérance, est ressuscité !  Il vous précèdera en Galilée ». Le Ressuscité nous précède et nous accompagne sur les routes du monde. C’est Lui notre espérance, c’est Lui la paix véritable du monde !  
 
            Benoît XVI 
 
  
Ressuscités avec le Christ
 
1ère lecture (Ac, 10,34a.37-43) Psaume (Ps 117 1-4.16-17.22-23) 2ème lecture (Col 3,1-4) Evangile (Jn 20,1-9)
 
Au matin de Pâques, devant le tombeau vide, Pierre et Jean découvrent qu'il fallait que le Christ ressuscite d'entre les morts (Jean 20. 9). Au soir, à Emmaüs, les deux disciples désenchantés et lents à croire, entendent leur compagnon de route leur dire : " Ne fallait-il pas que le Messie souffrît tout cela pour entrer dans sa gloire ? " (Luc 24. 26) 
 
Saint Jean Chrysostome dans son homélie de Pâques qui est lue à la fin de la liturgie de l'Eglise d'Orient  rappelle que ceux-là seuls partagent la grâce de la Résurrection du Christ qui ont porté la croix et sont morts avec Lui. 
 
Sans la croix, la gloire du Ressuscité ne peut devenir notre part. Dans le même temps, le Seigneur connaît notre lenteur et la faiblesse de notre foi. Pierre et les autres apôtres participeront à la Passion de leur maître, mais seulement après que la force de sa Résurrection leur aura été communiquée. Notre Seigneur agit de même avec nous. 
 
Malgré tout ce dont avons souffert et supporté, ou supportons encore, nous sommes loin d'avoir aidé Jésus à porter sa croix. Nous avons dormi durant son agonie, nous l'avons abandonné, nous l'avons renié par nos péchés multiples. 
 
Et cependant, si peu préparés, si impurs que nous soyons, Jésus nous invite à entrer dans la joie pascale. Le pardon et la vie ont jailli du sépulcre vide. Et le Christ ressuscité surmonte tous les obstacles qui s'interposent entre lui et nous.
 
Le soir de Pâques, il entre dans cette chambre haute dont les portes étaient fermées (Jean 20. 19). Il peut entrer dans les âmes qui jusqu'ici lui sont demeurées closes. Il nous y apporte son message de miséricorde : " Jésus vint, se tint au milieu d'eux et leur dit : La Paix soit avec vous. " (Jean 20. 19) 
 
  
 
1ère lecture : Les Apôtres témoins de la Résurrection (Ac 10, 34a.37-43)
Lecture du livre des Actes des Apôtres
Quand Pierre arriva de Césarée chez un centurion de l'armée romaine, il prit la parole : « Vous savez ce qui s'est passé à travers tout le pays des Juifs, depuis les débuts en Galilée, après le baptême proclamé par Jean : Jésus de Nazareth, Dieu l'a consacré par l'Esprit Saint et rempli de sa force. Là où il passait, il faisait le bien, et il guérissait tous ceux qui étaient sous le pouvoir du démon. Car Dieu était avec lui. Et nous, les Apôtres, nous sommes témoins de tout ce qu'il a fait dans le pays des Juifs et à Jérusalem. Ils l'ont fait mourir en le pendant au bois du supplice. Et voici que Dieu l'a ressuscité le troisième jour. Il lui a donné de se montrer, non pas à tout le peuple, mais seulement aux témoins que Dieu avait choisis d'avance, à nous qui avons mangé et bu avec lui après sa résurrection d'entre les morts. Il nous a chargés d'annoncer au peuple et de témoigner que Dieu l'a choisi comme Juge des vivants et des morts. C'est à lui que tous les prophètes rendent ce témoignage : Tout homme qui croit en lui reçoit par lui le pardon de ses péchés. » 
 
Psaume : 117, 1.4, 16-17, 22-23
R/ Ce jour que fit le Seigneur est un jour de joie, alléluia !
Rendez grâce au Seigneur : Il est bon ! Éternel est son amour ! Qu'ils le disent, ceux qui craignent le Seigneur : Éternel est son amour ! Le bras du Seigneur se lève, le bras du Seigneur est fort ! » Non, je ne mourrai pas, je vivrai pour annoncer les actions du Seigneur : La pierre qu'ont rejetée les bâtisseurs est devenue la pierre d'angle : c'est là l'oeuvre du Seigneur, la merveille devant nos yeux. 
 
2ème lecture : Vivre avec le Christ ressuscité (Col 3, 1-4)
Lecture de la lettre de saint Paul Apôtre aux Colossiens
Frères, vous êtes ressuscités avec le Christ. Recherchez donc les réalités d’en haut : c’est là qu’est le Christ, assis à la droite de Dieu. Tendez vers les réalités d'en haut, et non pas vers celles de la terre. En effet, vous êtes morts avec le Christ, et votre vie reste cachée avec lui en Dieu. Quand paraîtra le Christ, votre vie, alors vous aussi, vous paraîtrez avec lui en pleine gloire.
 
Séquence : ()
À la victime pascale, chrétiens, offrez le sacrifice de louange. L’Agneau a racheté les brebis; le Christ innocent a réconcilié l’homme pécheur avec le Père. La mort et la vie s’affrontèrent en un duel prodigieux. Le Maître de la vie mourut; vivant, il règne. “Dis-nous, Marie Madeleine, qu’as-tu vu en chemin ?” “J’ai vu le sépulcre du Christ vivant,  j’ai vu la gloire du Ressuscité. J’ai vu les anges ses témoins,  le suaire et les vêtements. Le Christ, mon espérance, est ressuscité ! Il vous précédera en Galilée.”                                               Nous le savons : le Christ est vraiment ressuscité des morts. Roi victorieux, prends-nous tous en pitié ! Amen. 
 
Evangile : Le tombeau vide et la foi des Apôtres (Jn 20, 1-9)  
Acclamation : Alléluia. Alléluia. Notre Pâque immolée, c'est le Christ ! Rassasions-nous dans la joie au festin du Seigneur ! Alléluia. (1 Co 5, 7-8)
 
Évangile de Jésus-Christ selon saint Jean
 
Le premier jour de la semaine, Marie Madeleine se rend au tombeau de grand matin, alors qu'il fait encore sombre. Elle voit que la pierre a été enlevée du tombeau. Elle court donc trouver Simon-Pierre et l'autre disciple, celui que Jésus aimait, et elle leur dit : « On a enlevé le Seigneur de son tombeau, et nous ne savons pas où on l'a mis. »Pierre partit donc avec l'autre disciple pour se rendre au tombeau. Ils couraient tous les deux ensembles, mais l'autre disciple courut plus vite que Pierre et arriva le premier au tombeau. En se penchant, il voit que le linceul est resté là ; cependant il n'entre pas. Simon-Pierre, qui le suivait, arrive à son tour. Il entre dans le tombeau, et il regarde le linceul resté là, et le linge qui avait recouvert la tête, non pas posé avec le linceul, mais roulé à part à sa place. C'est alors qu'entra l'autre disciple, lui qui était arrivé le premier au tombeau. Il vit, et il crut. Jusque-là, en effet, les disciples n'avaient pas vu que, d'après l'Écriture, il fallait que Jésus ressuscite d'entre les morts. 
 
 
 
 
CALENDRIER
 
 Messe tous les jours à 9 h précédée de l’office des Laudes à 8 h 45
 Tous les samedis matin de 11 h à 12 h 15 un prêtre se tient dans l’église Notre-Dame pour accueillir une démarche du sacrement de réconciliation
 Adoration du Saint-Sacrement tous les samedis de 9h30 à 12h à la crypte
 
 
DIMANCHE  08 Avril 2012 – Dimanche Saint jour de Pâques
1ère lecture (Ac, 10,34a.37-43) Psaume (Ps 117 1-4.16-17.22-23) 2ème lecture (Col 3,1-4) Evangile (Jn 20,1-9)
 
 
 Lundi  9 avril 2012  : Lundi de l’octave de Pâques 
A 10 h 30 messe à la crypte 
 Mardi 10 avril  : Mardi de l’octave de Pâques
 Mercredi 11 avril : Mercredi de l’octave de Pâques
 Jeudi 12 avril   : Jeudi de l’octave de Pâques 
 Vendredi 13 avril : Vendredi de l’octave de Pâques
Samedi 14 avril    : Samedi de l’octave de Pâques 
 
 
DIMANCHE 15 Avril 2012 – Deuxième dimanche de Pâques
1ère lecture (Ac 4,32-35) Psaume (Ps 117,1.4.16-17.22-25) 2ème lecture (Jn 5,1-6) 
Evangile (Jn 20,19-31)
Messe anticipée : samedi à 18 h 30 à Notre-Dame animée par l’équipe ACAT du secteur
Messe à 9h à  Saint-Louis - à 10 h 30 à Notre-Dame Messe d’envoi des jeunes du FRAT animée par l’équipe ACAT du secteur 
 

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paroisse du Raincy - dans Feuilles de semaine
2 avril 2012 1 02 /04 /avril /2012 19:44

Extrait du discours d'ouverture de l'Assemblée plénière des évêques de France de mars 2012 
  
La question à laquelle nous sommes confrontés n’est plus un débat d’école sur le sens ou l’opportunité de la nouvelle évangélisation. Sur ce sujet, tout a été pensé et tout a été dit. Maintenant, il s’agit de le faire. Nous sommes invités à un travail de fond sur la mise en œuvre de la nouvelle évangélisation. Et, comme nous le savons, les premiers bénéficiaires de l’évangélisation sont ceux qui en ont reçu la mission. Par la nouvelle évangélisation, c’est d’abord nous-mêmes qui sommes entraînés à un nouvel accueil de la Bonne Nouvelle dans la situation qui est la nôtre aujourd’hui. C’est dans la mesure où nous recevons l’Evangile de manière toujours nouvelle que nous pouvons réellement contribuer à son annonce.
 
L’Année de la Foi à laquelle nous sommes invités par le Pape ne vise pas seulement des initiatives diocésaines qui seront sans doute nombreuses ou une relance des mouvements d’évangélisation qui est toujours nécessaire. Elle est un appel adressé à chaque chrétien pour procéder en Église à une démarche de renouvellement de sa profession de foi. Ce renouveau concerne en même temps l’acte de liberté personnelle qui répond à l’appel de Dieu et le contenu spécifique de la foi chrétienne qui lui donne son identité propre. Il est le fondement de notre engagement dans la nouvelle évangélisation.
 
Dans notre pays de tradition chrétienne, la nouvelle évangélisation est souvent vécue comme un effort pour raviver chez beaucoup de nos contemporains la saveur de l’Evangile qu’ils ont souvent oubliée mais qui demeure comme une ressource latente. Cet appel adressé aux héritiers de la tradition chrétienne est souvent mieux entendu que nous ne l’imaginons. Et beaucoup des héritiers de cette tradition constituent les troupes des catéchumènes adultes et jeunes que nous accompagnons en ce temps de Carême. Mais la mobilité nouvelle des populations conduit dans notre pays des immigrés originaires d’autres traditions religieuses ou simplement des hommes de bonne volonté à qui la préoccupation religieuse est étrangère et qui ont ainsi une chance de découvrir chez nous une annonce de Jésus-Christ, même si elle est parfois maladroite ou insuffisante à nos propres yeux.
 
Les commencements de l’Église apostolique nous montrent que l’annonce du kérygme est indissociable des signes de l’amour de Dieu pour les hommes manifesté dans la vie des chrétiens. C’est notre capacité à servir nos frères qui attire leur attention sur le contenu de notre foi tel que nous pouvons le proposer dans une société sécularisée. Nous sommes bien convaincus que nos œuvres n’ajoutent rien à la splendeur de la vérité, mais nous savons aussi, comme nous le dit clairement l’épître de Jacques, que la foi sans les œuvres est inerte et imperceptible. C’est pourquoi, au cours des siècles l’élan missionnaire de l’Église a été constamment illustré par l’engagement des chrétiens dans les combats de ce monde. La préparation du rassemblement Diaconia 2013 est pour nous une occasion de nous rappeler le lien étroit qui unit la foi et la charité.
 
C’est dans cette tradition d’une confession de foi mise en pratique dans toutes les conditions de la vie quotidienne que s’est enracinée dans notre pays une vigueur missionnaire magnifique dans les deux siècles écoulés. La puissance de l’Esprit a suscité des hommes et des femmes capables de rendre témoignage à l’Évangile dans toutes les circonstances. Nous sommes les héritiers de ce dynamisme missionnaire incarné dans le quotidien au plus près de la vie des hommes. Notre mission aujourd’hui est de lui donner corps dans les circonstances actuelles qui ne sont plus celles du XIX° siècle, ni même du XX°.(…) 

 


    Monseigneur Vingt-Trois, archevêque de Paris
    Président de la Conférence des évêques de France 

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paroisse du Raincy - dans Déclarations & documents
2 avril 2012 1 02 /04 /avril /2012 19:39

Extrait du discours d'ouverture de l'Assemblée plénière des évêques de France de mars 2012 
  
La question à laquelle nous sommes confrontés n’est plus un débat d’école sur le sens ou l’opportunité de la nouvelle évangélisation. Sur ce sujet, tout a été pensé et tout a été dit. Maintenant, il s’agit de le faire. Nous sommes invités à un travail de fond sur la mise en œuvre de la nouvelle évangélisation. Et, comme nous le savons, les premiers bénéficiaires de l’évangélisation sont ceux qui en ont reçu la mission. Par la nouvelle évangélisation, c’est d’abord nous-mêmes qui sommes entraînés à un nouvel accueil de la Bonne Nouvelle dans la situation qui est la nôtre aujourd’hui. C’est dans la mesure où nous recevons l’Evangile de manière toujours nouvelle que nous pouvons réellement contribuer à son annonce.
 
L’Année de la Foi à laquelle nous sommes invités par le Pape ne vise pas seulement des initiatives diocésaines qui seront sans doute nombreuses ou une relance des mouvements d’évangélisation qui est toujours nécessaire. Elle est un appel adressé à chaque chrétien pour procéder en Église à une démarche de renouvellement de sa profession de foi. Ce renouveau concerne en même temps l’acte de liberté personnelle qui répond à l’appel de Dieu et le contenu spécifique de la foi chrétienne qui lui donne son identité propre. Il est le fondement de notre engagement dans la nouvelle évangélisation.
 
Dans notre pays de tradition chrétienne, la nouvelle évangélisation est souvent vécue comme un effort pour raviver chez beaucoup de nos contemporains la saveur de l’Evangile qu’ils ont souvent oubliée mais qui demeure comme une ressource latente. Cet appel adressé aux héritiers de la tradition chrétienne est souvent mieux entendu que nous ne l’imaginons. Et beaucoup des héritiers de cette tradition constituent les troupes des catéchumènes adultes et jeunes que nous accompagnons en ce temps de Carême. Mais la mobilité nouvelle des populations conduit dans notre pays des immigrés originaires d’autres traditions religieuses ou simplement des hommes de bonne volonté à qui la préoccupation religieuse est étrangère et qui ont ainsi une chance de découvrir chez nous une annonce de Jésus-Christ, même si elle est parfois maladroite ou insuffisante à nos propres yeux.
 
Les commencements de l’Église apostolique nous montrent que l’annonce du kérygme est indissociable des signes de l’amour de Dieu pour les hommes manifesté dans la vie des chrétiens. C’est notre capacité à servir nos frères qui attire leur attention sur le contenu de notre foi tel que nous pouvons le proposer dans une société sécularisée. Nous sommes bien convaincus que nos œuvres n’ajoutent rien à la splendeur de la vérité, mais nous savons aussi, comme nous le dit clairement l’épître de Jacques, que la foi sans les œuvres est inerte et imperceptible. C’est pourquoi, au cours des siècles l’élan missionnaire de l’Église a été constamment illustré par l’engagement des chrétiens dans les combats de ce monde. La préparation du rassemblement Diaconia 2013 est pour nous une occasion de nous rappeler le lien étroit qui unit la foi et la charité.
 
C’est dans cette tradition d’une confession de foi mise en pratique dans toutes les conditions de la vie quotidienne que s’est enracinée dans notre pays une vigueur missionnaire magnifique dans les deux siècles écoulés. La puissance de l’Esprit a suscité des hommes et des femmes capables de rendre témoignage à l’Évangile dans toutes les circonstances. Nous sommes les héritiers de ce dynamisme missionnaire incarné dans le quotidien au plus près de la vie des hommes. Notre mission aujourd’hui est de lui donner corps dans les circonstances actuelles qui ne sont plus celles du XIX° siècle, ni même du XX°.(…) 

 


    Monseigneur Vingt-Trois, archevêque de Paris
    Président de la Conférence des évêques de France 
   
 
 
Dimanche des Rameaux et de la Passion - Sixième dimanche de Carême 
 
1ère lecture (Is 50,4-7) Psaume (Ps 21,8-9.17-20.22-24) 2ème lecture (Ph 2,6-11) Evangile (Mc 14,1-15,47) 
 
L'entrée dans Jérusalem
 
Le passage d'Isaïe est le résumé de toute mission : écouter pour s'instruire, s'instruire pour annoncer :" La Parole me réveille pour que j'écoute, comme celui qui se laisse instruire ... Il m'a donné un langage d'homme afin que je sache à mon tour réconforter celui qui n'en peut plus." C'est facile à dire, « Je ne suis pas atteint par les outrages. » Ce n'est facile à vivre ni pour le Christ ni pour nous-mêmes. Des oppositions parfois douloureuses arrêtent notre élan. Et pourtant je dois ne pas cesser d'écouter Dieu et les hommes, de m'instruire par Dieu et par les hommes, d'annoncer Dieu aux hommes mes frères
 
Le passage d'Isaïe est le résumé de toute mission : écouter pour s'instruire, s'instruire pour annoncer :" La Parole me réveille pour que j'écoute, comme celui qui se laisse instruire ... Il m'a donné un langage d'homme afin que je sache à mon tour réconforter celui qui n'en peut plus." C'est facile à dire, « Je ne suis pas atteint par les outrages. » Ce n'est facile à vivre ni pour le Christ ni pour nous-mêmes. Des oppositions parfois douloureuses arrêtent notre élan. Et pourtant je dois ne pas cesser d'écouter Dieu et les hommes, de m'instruire par Dieu et par les hommes, d'annoncer Dieu aux hommes mes frères
 Puisqu'il était devenu « semblable aux hommes et reconnu comme tel dans son comportement », Jésus en accepte toute la réalité. Celle d'être traité par la vie, les événements et les hommes, comme tout homme est bousculé et meurtri. Celle de subir la souffrance inhérente à la condition humaine qui est une créature limitée dans le temps, limitée dans son bonheur. Assumant toute l'humanité, "obéissant jusqu'à la mort", sauf le péché, il en assume aussi toute la gloire qui est de rejoindre Dieu. Et comme il est de la condition même. 
 
  
 
Entrée messianique du Seigneur à Jérusalem : (Mc 11, 1-10) 
 
Évangile de Jésus Christ selon saint Marc
Quelques jours avant la fête de la Pâque, Jésus et ses disciples approchent de Jérusalem, de Bethphagé et de Béthanie, près du mont des Oliviers. Jésus envoie deux de ses disciples :  « Allez au village qui est en face de vous. Dès l'entrée, vous y trouverez un petit âne attaché, que personne n'a encore monté. Détachez-le et amenez-le. Si l'on vous demande : 'Que faites-vous là ?' répondez : 'Le Seigneur en a besoin : il vous le renverra aussitôt.' » Ils partent, trouvent un petit âne attaché près d'une porte, dehors, dans la rue, et ils le détachent. Des gens qui se trouvaient là leur demandaient : « Qu'avez-vous à détacher cet ânon ? » Ils répondirent ce que Jésus leur avait dit, et on les laissa faire. Ils amènent le petit âne à Jésus, le couvrent de leurs manteaux, et Jésus s'assoit dessus. Alors, beaucoup de gens étendirent sur le chemin leurs manteaux, d'autres, des feuillages coupés dans la campagne. Ceux qui marchaient devant et ceux qui suivaient criaient : « Hosanna ! Béni soit celui qui vient au nom du Seigneur ! Béni le Règne qui vient, celui de notre père David. Hosanna au plus haut des cieux ! » 
 
 
  
CALENDRIER
 
 
DIMANCHE 1er Avril 2012 – Sixième dimanche de Carême
Dimanche des Rameaux et de la Passion
1ère lecture (Is 50,4-7) Psaume (Ps 21,8-9.17-20.22-24) 2ème lecture (Ph 2,6-11) Evangile (Mc 14,1-15,47)
 
 Lundi  2 avril 2012  : Lundi de la Semaine Sainte
 Mardi 3 avril  : Mardi de la Semaine sainte 
Pas de messe à 9 h 
(Assemblée Evêque-prêtres du diocèse à St-Denis)
 
Messe chrismale à 19 h à la Cathédrale basilique de Saint-Denis 
 
 Mercredi 4 avril : Mercredi de la Semaine Sainte
 Samedi 7 avril de 16 à 17 h répétition des chants pour la Vigile pascale à la salle Pierre Lefeuvre 
 
OFFICES DE LA SEMAINE SAINTE 
 
Jeudi 5 avril : Jeudi Saint  - pas de messe à 9 h
Cène à 20 h 30 suivie d’un temps d’adoration à l’église Notre-Dame 
Vendredi 6 avril : Vendredi Saint - pas de messe à 9 h
Chemin de croix à 15 h à l’église Notre-Dame
Office du soir à 20 h 30 à l’église Notre-Dame
Samedi 7 avril  : Samedi Saint - pas de messe à 9 h
A 21 h Vigile pascale –

 Dimanche 8  Avril  – Saint jour de Pâques
- Messe à 9h à  Saint-Louis - Messe à 10 h 30 à Notre-Dame
- A 10 h 30 Célébration d’éveil à la foi à l’église Notre-Dame


 Pour faire une démarche de sacrement et de réconciliation : 
le Vendredi 6 avril à l’issue du chemin de croix
le Samedi 7 avril de 10 à 12 h et de 16 à 18 h 
 
 

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paroisse du Raincy - dans Feuilles de semaine
31 mars 2012 6 31 /03 /mars /2012 09:43

Discours du père Frédéric Benoist, curé du Raincy lors de la cérémonie en mémoire des victimes de Toulouse et de Montauban sur le parvis de l’église le dimanche 25 Mars 2012

 

Madame le Maire adjoint  du Raincy, Claire Gizard

Mesdames et Messieurs les Conseillers municipaux

Madame le Pasteur du Raincy

Chers Paroissiens

Mesdames Messieurs

 

Avant de commencer, je tiens à excuser Monsieur le Rabbin qui est uni profondément à nous dans la pensée, mais qui est retenu en Israël.

 

Je remercie aussi monsieur le Maire , Eric Raoult, de s’unir lui aussi par la pensée, retenu par un voyage à l’étranger avec le ministre des transports.

 

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Il y a deux semaines , j’avais particulièrement été choqué du cruel assassinat de nos soldats français de Montauban et de Toulouse abattus froidement à bout portant au milieu des foules de la rue.

J’ai, au début, pensé à un terrible règlement de compte ou vengeance entre militaires.

 

L’horreur a pris un degré supplémentaire lundi matin, lorsque, comme vous tous, j’ai appris l’assassinat de trois enfants et d’un jeune papa  au sein même de l’école juive  Ozar Hatorah, dans un quartier de la ville de Toulouse.

 

Un déchainement de violence, dont des enfants et des parents ont été témoins, une cruauté ignoble, rappelant la barbarie nazie, je crois que les mots ne sont pas trop forts, surtout envers cette enfant qui a été poursuivie, attrapée par les cheveux et  tuée à bout portant.

 

Que peut il se passer dans l’esprit d’un homme pour qu’il vienne à assassiner, avec une telle détermination glaçante, trois jeunes enfants et un papa se rendant à l’école, un lundi ordinaire, dans un quartier ordinaire d’une ville française où il fait bon vivre… ? Quelle haine l’a rongé pour qu’il vise la communauté juive à travers des plus petits d’entre les siens ?

Quelle rage destructrice l’a dévoré dans l’assassinat de trois jeunes soldats, tués parce que soldats de la France.

 

C’est l’incompréhension qui nous envahit, la tristesse, la peur, la colère, le chagrin.

 

De telles forces meurtrières il y en a beaucoup dans le monde, beaucoup trop. Notre pays de France a cependant été particulièrement éprouvé dans ces drames, cette semaine. Encore une fois la brutalité des actes commis laissent de glace.

 

C’est toute la communauté nationale qui s’est alors unie dans le recueillement face à un tel effroi.

Si j’ai voulu ce rassemblement ce matin sur le parvis de l’église, c’est pour, je pense réunir dans une même pensée, la communauté catholique et plus largement les chrétiens de notre ville pour manifester notre profonde solidarité avec nos frères juifs qui ont été terriblement blessés et pour nous unir comme croyants à un effort de toute la nation, de notre République dans le profond respect des valeurs de liberté de paix et de respect des uns  et des autres, dans l’accueil de nos différences comme source de richesse et d’approfondissement des valeurs de l’homme.  L’accueil de l’autre dans sa différence est une des dynamiques de la foi que Dieu nous invite et nous appelle à vivre chaque jour. J’ai une pensée émue pour les familles de nos soldats  et les familles juives qui ont été touchées par la folie meurtrière de ce jeune désœuvré et perdu qui a sombré dans un délire monstrueux.  Malheureusement, dans notre pays, et sans doute même dans notre département, il y a un certain nombre de jeunes  en situation de détresse morale et spirituelle qui peuvent sombrer dans la violence aussi.

Que le Seigneur, dans l’immensité de son amour apaise les cœurs de chacune et de chacun qui a été éprouvé.

 

Je voudrais aussi avoir une pensée pour nos frères musulmans qui vivent en France. Il ne faut surtout pas tomber dans le risque des amalgames, de théories de bouc émissaire.  Dans notre département où vivent de nombreux musulmans, nous avons à bâtir des lieux de rencontres simples et cordiales entre nous tous. Dans quelques jours, nous allons entreprendre, responsables des trois grandes religions monothéistes, une rencontre avec les jeunes de Première et de Terminale de l’école privée Sainte Clotilde pour les inviter à s’accueillir mutuellement dans l’acceptation et la connaissance de leurs différences. Mais pour pouvoir le faire, il faut qu’ils connaissent en vérité le message de leur foi, de leur tradition.

 

Je me permets alors de m’adresser particulièrement aux chrétiens qui m’écoutent. Nous avons donc, comme adultes, un rôle à jouer dans la transmission de foi envers nos enfants et nos jeunes. Il en va de la paix dans nos sociétés et nos villes. Le vide spirituel de beaucoup, et plus particulièrement des jeunes dans notre pays, est, me semble-t-il, une porte d’entrée de choix pour toutes sortes d’intégrismes et de fanatismes, quels qu’ils soient.

 

 Comme chrétiens nous avons aussi un rôle essentiel à jouer dans la société au nom de nos valeurs de foi en l’homme. Comme prêtre de la communauté catholique, je m’engage et je sais que je peux compter sur vous, pour lutter contre tout sectarisme, tout repli identitaire qui ne pourrait générer que peur et violence cachée.

 

Quelle que soit notre manière de le confesser, juifs, chrétiens, musulmans , nous croyons tous en un Dieu éternel créateur, source de vie. La vie est don de Dieu.  Et nous devons respecter ce don de la vie en Dieu,  à tous les niveaux de cette vie.  Je pense à cette phrase du Psaume 8 : « qu’est ce que l’homme Seigneur pour que tu te souviennes de lui ? Et le fils de l’homme  pour que tu en prennes tant souci ? ».

 Aussi un croyant en Dieu ne peut pas revendiquer au nom de Dieu quelque atteinte que ce soit envers un  frère en humanité, quelles que soient son origine, sa couleur de peau, sa foi ou non foi.

L’homme à travers les siècles s’est battu au nom de sa religion. Il le fait encore dans certains pays. Des hommes, des femmes, des enfants sont tués à cause de leur foi dans bien des parties du monde, ne l’oublions pas. Certains meurent même comme martyrs. Mais comme croyants, nous avons aussi à approfondir le vrai sens de chacune de nos religions. Et à mieux amorcer entre nous des chemins de dialogues pour éviter de tomber dans l’erreur et la déformation du caractère sacré de nos Ecrits et de nos rites. Encore une fois, c’est Dieu qui est source de toute vie, la vie est donc don de Dieu, tuer l’homme, c’est porter atteinte à Dieu Lui même.   Qu’on se le dise tous une fois pour toutes.

 

Chrétiens, nous sommes en période de Carême, j’encourage chaque chrétien de notre ville à demander à Dieu humblement qu’il nous donne sa force et son amour pour porter un authentique regard de paix et de concorde envers tout homme. Parce que ce n’est pas toujours facile, seul Dieu peut réellement convertir nos cœurs. Après toute cette émotion, nous reprenons le cours de nos vies. Là encore j’invoque le Seigneur pour qu’il nous ouvre et nous guide dans des chemins de paix et d’espérance avec tous les hommes.

 

Père Frédéric Benoist

Curé du Raincy

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