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14 octobre 2012 7 14 /10 /octobre /2012 19:06

Les textes conciliaires: une boussole pour naviguer en haute mer 

 


Lors de l'audience générale du mercredi 10 octobre 2012, Benoît XVI a rappelé la célébration du cinquantenaire de l'ouverture du Concile Vatican II à l'occasion du lancement de l'Année de la foi. Il a  consacré sa catéchèse "au grand évènement ecclésial que fut ce concile".

 

Il convient, a-t-il dit, "de revenir aux documents conciliaires, en les libérant d'une masse de publications qui" les ont souvent offusqués" . " Aujourd'hui encore ils constituent une boussole permettant à la barque de l'Eglise de naviguer en haute mer, en eaux calmes comme en tempête, vers un port sûr... Je me souviens bien de cette époque, alors que, jeune professeur de théologie fondamentale à Bonn, l'Archevêque de Cologne le Cardinal Frings me fit venir à Rome comme conseiller". Au concile "j'ai vu une Eglise vivante...à l'écoute de l'Esprit, le véritable moteur de ces assises. Peu de fois dans l'histoire on a pu saisir aussi concrètement l'universalité de l'Eglise, dans un moment de réalisation de sa mission évangélisatrice à la dimension d monde".
Vatican II a été précédé de nombreux autres conciles, Nicée, Ephèse, Chalcédoine ou Trente, "convoqués pour définir des points fondamentaux de la foi et corriger des erreurs dangereuses. Ce ne fut pas le cas de Vatican II, car "il n'y avait pas d'erreurs de foi à corriger, pas plus que de questions doctrinales ou disciplinaires à clarifier... La première question qui s'est posée...fut comment l'engager et quels buts lui assigner". 
Dans son discours d'ouverture du 11 octobre 1962, Jean XXIII donna une orientation générale: "La foi devait parler d'une manière nouvelle tout en maintenant son contenu pérenne, sans rupture ni compromis. Le Pape voulait que l'Eglise réfléchisse sur sa foi et sur les vérités qui la guident. Dans cette réflexion il convenait de dessiner un rapport nouveau entre l'Eglise et le monde, entre le christianisme et la pensée moderne, non point pour s'y conformer mais pour présenter à un monde qui tend à l'éloigner de Dieu les exigences de l'Evangile dans toute sa grandeur et pureté... 
Notre temps continue d'être marqué par un oubli et une surdité envers Dieu. Il nous faut donc retenir la leçon fondamentale du Concile, c'est à dire que l'essence du christianisme réside dans la foi en Dieu... Comme ce fut alors le vœu des pères conciliaires, il est important de voir clairement que Dieu est présent et qu'il répond à nos appels. Mais si la foi fait défaut l'essentiel s'écroule, étant donné que l'homme perd sa dignité". 
Vatican II "nous rappelle que l'Eglise a le devoir et le mandat de transmettre la parole d'amour de Dieu qui sauve, de diffuser l'appel divin contenant notre béatitude éternelle".
Puis le Saint-Père a évoqué les quatre constitutions conciliaires, qui "sont comme les points cardinaux de cette boussole": Sacrosanctum Concilium sur la liturgie, qui rappelle la primauté de l'adoration et le caractère central du mystère christique, Lumen Gentium, document dogmatique qui rappelle que l'Eglise a pour premier devoir la glorification de Dieu, Dei Verbum, consacré à la Révélation, à la Parole vivante de Dieu qui convoque l'Eglise et la vivifie à travers le temps, Gaudium et Spes, consacrée à la façon de porter au monde la lumière reçue de Dieu. Le Concile Vatican II, a conclu Benoît XVI, "constitue pour nous un fervent appel à redécouvrir jour après jour la beauté de la foi, à en approfondir la connaissance en vue d'un rapport plus intense avec le Seigneur, à vivre pleinement notre vocation chrétienne". 
 
Dimanche 21 Octobre à 16h00 dans l’église Notre Dame
Première conférence sur les grands textes du Concile Vatican II
« Dei Verbum »
suivie d’un concert d’orgue à 17h30 et des Vêpres du dimanche soir 
 
  
La parole est vie
1ère lecture (Sg 7,7-11) Psaume (Ps 89,12-17) 2ème lecture (He 4,12-13) Evangile (Mc 10,17-30)
 
Dieu, par sa Parole, est créateur. « Il dit et cela fut. Il commande et cela existe. » Chante le psaume 33 (versets 6 à 9) résumant le récit de la création du Livre de la Genèse. Cette parole est partout à l'œuvre et à tout moment dans la création. « La Parole de Dieu est vivante ; pas une créature n'échappe à ses yeux. » Elle est vivifiante : « En Lui était la Vie. » Continuons donc de reprendre d'autres passages de l'Ecriture pour méditer ce passage de la lettre aux Hébreux de ce dimanche... « Comme la pluie descend et ne retourne pas là-haut sans avoir saturé la terre, sans l'avoir fait enfanter et bourgeonner, sans avoir donné semence au semeur, ainsi se comporte ma Parole ; Elle ne retourne pas vers moi sans résultat, sans avoir exécuté ce qui me plaît et fait aboutir ce pour quoi je l'avais envoyée. » (Isaïe. 55. 10)
Dans cette parole cohérente et efficace, Dieu s'engage totalement. « Dieu n'est pas homme pour qu'il mente, ni fils d'Adam pour qu'il se rétracte. Est-ce lui qui dit et ne fait pas ? Qui parle et n'accomplit pas ? » (Livre des Nombres 23. 19) Jésus le dira à ses disciples : « Pour les hommes, cela est impossible. Pas pour Dieu. Car tout est possible à Dieu. »
Nous sommes donc loin de notre manière de penser, d'agir et de vivre, qui oppose volontiers parole et action. L'action se situe dans le réel, dans la recherche de l'efficace. Les paroles humaines restent bien souvent ... en l'air. Par contre, « la Parole de Dieu est vie et énergie. » (Hébreux 4. 12) « Elle pénètre au plus profond de l'âme, jusqu'aux jointures, jusqu'aux moelles. » Elle veut le tout de l'être. « J'ai observé tout ces commandements... » dit le jeune homme riche. C'est bien, mais c'est insuffisant. « Une seule chose te manque : vends, viens, suis-moi. » C'est l'écho de la Parole de l'appel apostolique : « Venez et vous verrez. » Il a retiré son regard loin du regard de Dieu : « Il s'en alla tout triste. » (Marc 10. 21) « Je vous dit cela pour que ma joie soit en vous et que votre joie soit parfaite. » (Jean 15. 11). Le psaume de ce dimanche nous dit la joie de vivre en Dieu, nous dit son secret : »Apprends-nous à bien compter nos jours pour que nos cœurs découvrent la sagesse. Rassasie-nous de ton amour au matin pour que nous passions nos jours dans la joie et les chants. Révèle ton œuvre à tes serviteurs et ta beauté à leurs fils. » (Psaume 89). 
 
  
1ère lecture : Les trésors de la Sagesse (Sg 7, 7-11) 
 
Lecture du livre de la Sagesse
 
J'ai prié, et l'intelligence m'a été donnée. J'ai supplié, et l'esprit de la Sagesse est venu en moi. Je l'ai préférée aux trônes et aux sceptres ; à côté d'elle, j'ai tenu pour rien la richesse ; je ne l'ai pas mise en comparaison avec les pierres précieuses ; tout l'or du monde auprès d'elle n'est qu'un peu de sable, et, en face d'elle, l'argent sera regardé comme de la boue. Je l'ai aimée plus que la santé et que la beauté ; je l'ai choisie de préférence à la lumière, parce que sa clarté ne s'éteint pas. Tous les biens me sont venus avec elle, et par ses mains une richesse incalculable. 
 
Psaume : 89, 12-13, 14-15, 16-17cd

 


R/ Rassasie-nous de ton amour : nous serons dans la joie.
Apprends-nous la vraie mesure de nos jours : que nos cœurs pénètrent la sagesse. Reviens, Seigneur, pourquoi tarder ? Ravise-toi par égard pour tes serviteurs. Rassasie-nous de ton amour au matin, que nous passions nos jours dans la joie et les chants. Rends-nous en joies tes jours de châtiment et les années où nous connaissions le malheur. Fais connaître ton œuvre à tes serviteurs et ta splendeur à leurs fils. Consolide pour nous l'ouvrage de nos mains ; oui, consolide l'ouvrage de nos mains.
 
2ème lecture : « Elle est vivante, la parole de Dieu » (He 4, 12-13)
 
Lecture de la lettre aux Hébreux
 
Elle est vivante, la parole de Dieu, énergique et plus coupante qu'une épée à deux tranchants ; elle pénètre au plus profond de l'âme, jusqu'aux jointures et jusqu'aux moelles ; elle juge des intentions et des pensées du cœur. Pas une créature n'échappe à ses yeux, tout est nu devant elle, dominé par son regard ; nous aurons à lui rendre des comptes. 
Evangile : Tout abandonner pour suivre Jésus (brève : 17-27)(Mc 10, 17-30)
 
Acclamation : Alléluia. Alléluia. Heureux les pauvres de cœur : le Royaume des cieux est à eux ! Alléluia. (Mt 5, 3) 
 
Évangile de Jésus-Christ selon saint Marc 
 
Jésus se mettait en route quand un homme accourut vers lui, se mit à genoux et lui demanda : « Bon maître, que dois-je faire pour avoir en héritage la vie éternelle ? » Jésus lui dit : « Pourquoi m'appelles-tu bon ? Personne n'est bon, sinon Dieu seul. Tu connais les commandements : Ne commets pas de meurtre, ne commets pas d'adultère, ne commets pas de vol, ne porte pas de faux témoignage, ne fais de tort à personne, honore ton père et ta mère. » L'homme répondit : « Maître, j'ai observé tous ces commandements depuis ma jeunesse. » Posant alors son regard sur lui, Jésus se mit à l'aimer. Il lui dit : « Une seule chose te manque : va, vends tout ce que tu as, donne-le aux pauvres et tu auras un trésor au ciel ; puis viens et suis-moi. » Mais lui, à ces mots, devint sombre et s'en alla tout triste, car il avait de grands biens. Alors Jésus regarde tout autour de lui et dit à ses disciples : « Comme il sera difficile à ceux qui possèdent des richesses d'entrer dans le royaume de Dieu ! » Les disciples étaient stupéfaits de ces paroles. Mais Jésus reprend : « Mes enfants, comme il est difficile d'entrer dans le royaume de Dieu. Il est plus facile à un chameau de passer par le trou d'une aiguille qu'à un riche d'entrer dans le royaume de Dieu. »De plus en plus déconcertés, les disciples se demandaient entre eux : « Mais alors, qui peut être sauvé ? » Jésus les regarde et répond : « Pour les hommes, cela est impossible, mais pas pour Dieu ; car tout est possible à Dieu. » Pierre se mit à dire à Jésus : « Voilà que nous avons tout quitté pour te suivre. » Jésus déclara : « Amen, je vous le dis : personne n'aura quitté, à cause de moi et de l'Évangile, une maison, des frères, des sœurs, une mère, un père, des enfants ou une terre, sans qu'il reçoive, en ce temps déjà, le centuple : maisons, frères, sœurs, mères, enfants et terres, avec des persécutions, et, dans le monde à venir, la vie éternelle. » 
 
 

 CALENDRIER 

 


 Messe tous les jours à 9 h précédée de l’office des Laudes à 8 h 45
 Tous les samedis matin de 11 h à 12 h 15 un prêtre se tient dans l’église Notre-Dame pour accueillir une démarche du sacrement de réconciliation
 Adoration du Saint-Sacrement tous les samedis de 9h30 à 12h à la crypte
 
DIMANCHE  14 OCTOBRE 2012 – 28ème dimanche du temps ordinaire
DU 14 AU 21 OCTOBRE SEMAINE MONDIALE POUR LES MISSIONS 
1ère lecture (Sg 7,7-11) Psaume (Ps 89,12-17) 2ème lecture (He 4,12-13)
Evangile (Mc 10,17-30)
 
FETE DE SAINT-DENIS Rassemblement dans la Cathédrale basilique de Saint-Denis
De 14 h à 16 h conférence sur le Concile Vatican II
A 17 h Messe présidée par Monseigneur Pascal DELANNOY 
 
 Lundi 15 Octobre  : Sainte Thérèse d’Avila
 Mardi 16 Octobre  : de la férie
 Mercredi 17 Octobre : Saint Ignace 
 Jeudi 18 Octobre  : Saint Luc 
A 18 h 30 en l’église Saint Jean Baptiste de Noisy Le Sec : messe de rentrée de l’enseignement catholique 
 Vendredi 19 Octobre : de la férie
 Samedi 20  Octobre  : de la férie
 
DIMANCHE  21 OCTOBRE 2012 – 29ème dimanche du temps ordinaire
1ère lecture (Is 53,10-11) Psaume (Ps 32,4-5.18-20.22) 2ème lecture (He 4,14-16)
Evangile (Mc 10,35-45)
Messe anticipée : samedi à 18 h 30 à Notre-Dame 
Messe à 9h à  Saint-Louis - à 10 h 30 à Notre-Dame  
 
                  Dimanche 21 Octobre à 16h00 dans l’église Notre Dame :
           Conférence sur la constitution « Dei Verbum » du Concile Vatican II    

            suivie d'un Concert d’orgue à 17h30 et des Vêpres du dimanche soir 
 

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paroisse du Raincy - dans Feuilles de semaine
8 octobre 2012 1 08 /10 /octobre /2012 08:33

Elargir le mariage aux personnes de même sexe ? Ouvrons le débat !

 Note publiée par le Conseil Famille et Société de la Conférence des Évêques de France au sujet de l'élargissement du mariage civil aux personnes de même sexe et la possibilité pour elles de recourir à l'adoption.

 

 

L'élargissement du mariage civil aux personnes de même sexe et la possibilité pour elles de recourir à l'adoption, est une question grave. Une telle décision aurait des conséquences importantes sur les enfants, l'équilibre des familles et la cohésion sociale.

Il serait réducteur de fonder la modification du droit qui régit le mariage et la famille, sur le seul aspect de la non-discrimination et du principe d'égalité.

Le Conseil Famille et Société a voulu prendre en compte, avec l'aide d'experts, la complexité de la question et fournir des éléments de réflexion abordant les principaux enjeux de la décision envisagée.

La réflexion s'adresse aux catholiques, mais elle ne reflète pas qu'un point de vue religieux. Elle peut intéresser toute personne s'interrogeant sur les mesures annoncées par le gouvernement.

Cette démarche, qui se veut respectueuse des personnes, s'inscrit dans la volonté de l'Eglise de participer au débat public. Elle le fait, s'appuyant sur la tradition chrétienne, dans le souci de servir le bien commun.

 

Le Conseil Famille et Société

 

Mgr Jean-Luc Brunin, évêque du Havre, président

Mgr Yves Boivineau, évêque d'Annecy

Mgr Gérard Coliche, évêque auxiliaire de Lille

Mgr François Jacolin, évêque de Mende

Mgr Christian Kratz, évêque auxiliaire de Strasbourg

Mgr Armand Maillard, archevêque de Bourges

M. Jacques Arènes, psychologue, psychanalyste

Mme Monique Baujard, directrice du Service national Famille et Société

Mme Françoise Dekeuwer-Défossez, professeur de droit

Père Gildas Kerhuel, secrétaire général adjoint de la CEF

Sr Geneviève Médevielle, professeur de théologie morale

M. Jérôme Vignon, président des Semaines Sociales de France

 

Ouvrir un vrai débat

 

La société se trouve devant une situation nouvelle, inédite. L'homosexualité a toujours existé, mais jusqu'à récemment, il n'y avait jamais eu de revendication de la part des personnes homosexuelles de pouvoir donner un cadre juridique à une relation destinée à s'inscrire dans le temps, ni de se voir investies d'une autorité parentale. Il appartient au pouvoir politique d'entendre cette demande et d'y apporter la réponse la plus adéquate. Mais cette réponse relève d'un choix politique. L'ouverture du mariage aux personnes de même sexe n'est imposée ni par le droit européen ni par une quelconque convention internationale. Elle est une option politique parmi d'autres et un vrai débat démocratique est nécessaire pour faire émerger la meilleure réponse dans l'intérêt de tous.

 

Les différentes positions

Les prises de positions pour ou contre le mariage de personnes de même sexe ne manquent pas, mais les discours, parfois idéologiques, se croisent. Trois positions s'affirment aujourd'hui.

Le discours présenté comme dominant défend l'ouverture du mariage et de l'adoption des enfants aux partenaires de même sexe en vertu du principe de non-discrimination. Il se situe dans la logique de la défense des droits individuels. Le mariage, dans ce cas, n'aurait pas une nature propre ou une finalité en soi ; il ne serait chargé que du sens que l'individu, dans son autonomie, voudrait bien lui conférer. Ce discours se réclame d'une modernité politique avec sa propre compréhension des valeurs de liberté et d'égalité.

Un second discours, beaucoup plus radical et militant, souhaite supprimer le mariage traditionnel pour le remplacer par un contrat universel ouvert à deux ou plusieurs personnes, de même sexe ou de sexe différent. Pour les tenants de ce discours, il n'y aurait plus de sexes et la différence entre homme et femme ne serait que le fruit d'une culture hétérosexuelle dominante dont il conviendrait de débarrasser la société.

Enfin, le troisième discours soutient que le mariage est ordonné à la fondation d'une famille et qu'il ne peut donc concerner que les couples hétérosexuels, seuls en mesure de procréer naturellement. Dans ce cas, le mariage a une nature propre et une finalité en soi, que la loi civile encadre ; le sens du mariage dépasse alors le bon vouloir des individus. Ce discours, qui a pour lui l'expérience millénaire, pose une limite à la liberté individuelle, qui est perçue aujourd'hui comme inacceptable et rétrograde aux yeux de certains.

 

Les conditions du débat

Entre ces trois discours, il n'y a dans la société française, actuellement, pas de débat politique argumenté. Pour que ce débat puisse s'instaurer, il importe tout d'abord de reconnaître le conflit qui existe entre la signification du mariage hétérosexuel et l'expérience homosexuelle contemporaine. Sans prise de conscience des enjeux de ces divisions et de ces différences, un véritable travail politique est impossible [1].

Il s'agit aussi de respecter tous les acteurs de ce débat et de permettre à chacun de réfléchir plus profondément et d'exprimer librement ses convictions. Si toute réticence ou interrogation devant cette réforme du droit de la famille est qualifiée a priori d' « homophobe », il ne peut y avoir de débat au fond. Il en va de même lorsque la requête des personnes homosexuelles est disqualifiée a priori. Le respect de tous les acteurs du débat implique une écoute commune, une aptitude à comprendre les arguments exposés et une recherche de langage partagé.

Cette recherche d'un langage partagé suppose, de la part des catholiques, de traduire les arguments tirés de la Révélation dans un langage accessible à toute intelligence ouverte. De même, dans ce débat qui concerne le sens du mariage civil, il n'y a pas lieu de discuter du mariage religieux ni, dans un premier temps, des liens entre mariage civil et religieux. Il ne s'agit pas pour les catholiques d'imposer un point de vue religieux mais d'apporter leur contribution à ce débat en tant que citoyens en se basant sur des arguments anthropologiques et juridiques. Pour cela, il convient d'avoir bien en tête les raisons pour lesquelles l'Eglise est attachée au mariage comme union entre un homme et une femme.

 

 

Comprendre la position de l'Eglise catholique

Un amour qui donne la vie

Les chrétiens croient en un Dieu qui est Amour et qui donne la vie. Cette vie est marquée par l'altérité sexuelle : « Homme et femme, il les créa » (Genèse 1,27), qui est un des bienfaits de la Création (Gn 1,31) et qui préside à la transmission de la vie. Dans l'expérience humaine, seule la relation d'amour entre un homme et une femme peut donner naissance à une nouvelle vie. Cette relation d'amour participe ainsi à la Création de Dieu. L'homme et la femme deviennent en quelque sorte co-créateurs. Pour cette raison, cette relation garde un caractère unique et l'Eglise catholique lui reconnaît un statut particulier. C'est une relation d'amour vécue dans la liberté qui s'exprime dans le don de soi réciproque et dont le Christ a pleinement révélé la beauté. Par respect pour cet amour et pour aider les couples, l'Eglise invite, au nom du Christ, l'homme et la femme à s'engager librement dans un mariage indissoluble, vécu dans la fidélité et l'ouverture à la vie. Le mariage religieux est, pour les catholiques, un sacrement dans lequel Dieu lui-même s'engage aux côtés des époux et de leur alliance. Ainsi, ce cadre ne constitue pas tant une contrainte qu'un soutien pour pouvoir vivre cet amour. Il constitue aussi le moyen le plus simple et le plus efficace pour élever des enfants.

 

La fécondité sociale

Ce n'est pas parce que l'Eglise accorde un statut particulier à cette relation d'amour entre un homme et une femme, qu'elle n'accorde pas de valeur à d'autres relations d'amour ou d'amitié. Mais celles-ci ouvrent sur un autre type de fécondité, une fécondité sociale. Cela n'est pas moins important aux yeux de l'Eglise. Le Christ nous enseigne que nos relations d'amour ne sont pas faites pour nous enfermer égoïstement dans un tête-à-tête, mais doivent justement s'ouvrir aux autres. Mais seul dans le cas de l'amour d'un homme et d'une femme, cette ouverture à l'autre se traduit par la naissance d'une vie nouvelle. C'est une différence de taille, qui est occultée aujourd'hui.

 

L'importance du mariage civil

A travers le mariage civil, la société reconnaît et protège aussi la spécificité de ce libre engagement de l'homme et de la femme dans la durée, la fidélité et l'ouverture à la vie. Quelque 250.000 mariages civils sont célébrés chaque année en France et c'est toujours un événement important pour ceux qui s'y engagent. L'élargissement du mariage aux personnes de même sexe entrainerait une modification profonde du droit du mariage et de la filiation pour tous, y compris pour les couples hétérosexuels.

 

 

Refuser l'homophobie

Une réforme en profondeur du mariage et de la filiation concerne tous les citoyens et devrait donc pouvoir faire l'objet d'un large débat. Celui-ci se heurte aujourd'hui à l'accusation d'homophobie qui vient fustiger toute interrogation.

 

Le respect des personnes

Cette situation a ses raisons d'être. Pendant longtemps, les personnes homosexuelles ont été condamnées et rejetées. Elles ont fait l'objet de toutes sortes de discriminations et de railleries. Aujourd'hui, cela n'est plus toléré, le droit proscrit toute discrimination et toute incitation à la haine, notamment en raison de l'orientation sexuelle, et il faut se féliciter de cette évolution.

Du côté de l'Eglise catholique, la Congrégation pour la doctrine de la foi invitait, dès 1976, les catholiques à une attitude de respect, d'écoute et d'accueil de la personne homosexuelle au cœur de nos sociétés. Dix ans plus tard, la même Congrégation soulignait que les expressions malveillantes ou gestes violents à l'égard des personnes homosexuelles méritaient condamnation. Ces réactions « manifestent un manque de respect pour les autres qui lèse les principes élémentaires sur lesquels se fonde une juste convivialité civile. La dignité propre de toute personne doit toujours être respectée dans les paroles, dans les actions et dans les législations »[2].

 

La lente évolution des mentalités

Si le respect de la personne est donc clairement affirmé, il faut bien admettre que l'homophobie n'a pas pour autant disparu de notre société. Pour les personnes homosexuelles, la découverte et l'acceptation de leur homosexualité relèvent souvent d'un processus complexe. Il n'est pas toujours facile d'assumer son homosexualité dans son milieu professionnel ou son entourage familial. Les préjugés ont la vie dure et les mentalités ne changent que lentement, y compris dans nos communautés et familles catholiques. Elles sont pourtant appelées à être à la pointe de l'accueil de toute personne, quel que soit son parcours, comme enfant de Dieu. Car ce qui, pour les chrétiens, fonde notre identité et l'égalité entre les personnes, c'est le fait que nous sommes tous fils et filles de Dieu. L'accueil inconditionnel de la personne n'emporte pas une approbation de tous ses actes, il reconnaît au contraire que l'homme est plus grand que ses actes.

Le refus de l'homophobie et l'accueil des personnes homosexuelles, telles qu'elles sont, font partie des conditions nécessaires pour pouvoir sortir des réactions épidermiques et entrer dans un débat serein autour de la demande des personnes homosexuelles.

 

 

Entendre la demande des personnes homosexuelles

Une réalité diversifiée

En fait, les données statistiques qui évaluent le nombre de personnes homosexuelles, le nombre de personnes vivant une relation stable avec un partenaire de même sexe ou le nombre d'enfants élevés par deux adultes de même sexe, sont rares et difficiles à interpréter. Sous cette réserve, plusieurs études montrent que les pratiques homosexuelles ont évolué et que l'aspiration à vivre une relation affective stable se rencontre plus fréquemment aujourd'hui qu'il y a 20 ans. Cette réalité n'est pour autant pas uniforme : la cohabitation sous le même toit, la relation sexuelle ou l'exclusivité du partenaire ne font pas toujours partie des éléments d'une telle relation stable.

 

Une demande de reconnaissance

La diversité des pratiques homosexuelles ne doit pas empêcher de prendre au sérieux les aspirations de celles et ceux qui souhaitent s'engager dans un lien stable. Le respect et la reconnaissance de toute personne revêtent désormais une importance primordiale dans notre société. Les discussions sur le multiculturalisme, le racisme, le féminisme et l'homophobie sont sous-tendues par cette demande de reconnaissance qui s'exprime aujourd'hui sur le mode égalitariste. La non-reconnaissance est expérimentée comme oppression ou discrimination. Certains poussent très loin ce discours égalitariste. Ils estiment que toute différence ouvre sur un rapport de pouvoir et en conséquence sur un risque de domination de l'un sur l'autre : domination de l'homme sur la femme, domination du blanc sur le noir, domination de l'hétérosexuel sur l'homosexuel, etc. Selon eux, la seule solution pour combattre l'oppression ou la discrimination serait alors de gommer les différences ou, en tout cas, de leur dénier toute pertinence dans l'organisation de la vie sociale.

 

Une volonté de gommer les différences

C'est dans ce contexte que s'inscrit le processus de transformation du mariage pour le rendre accessible aux personnes de même sexe. La demande vise à faire reconnaître que l'amour, entre deux personnes de même sexe, a la même valeur que l'amour, entre un homme et une femme. La différence entre les deux, au regard de la procréation naturelle, est gommée ou jugée non pertinente pour la société. La richesse que représente l'altérité homme/femme tant dans les rapports individuels que collectifs est passée sous silence. Seule semble compter la reconnaissance de la personne homosexuelle et le fait de mettre fin à la discrimination dont elle s'estime victime dans une société hétéro-normée.

 

La valeur d'une relation affective durable

La société, tout comme l'Eglise dans le domaine qui lui est propre, entend cette demande de la part des personnes homosexuelles et peut chercher une réponse. Tout en affirmant l'importance de l'altérité sexuelle et le fait que les partenaires homosexuels se différencient des couples hétérosexuels par l'impossibilité de procréer naturellement, nous pouvons estimer le désir d'un engagement à la fidélité d'une affection, d'un attachement sincère, du souci de l'autre et d'une solidarité qui dépasse la réduction de la relation homosexuelle à un simple engagement érotique.

Mais cette estime ne permet pas de faire l'impasse sur les différences. La demande des personnes homosexuelles est symptomatique de la difficulté qu'éprouve notre société à vivre les différences dans l'égalité. Plutôt que de nier les différences en provoquant une déshumanisation des relations entre les sexes, notre société doit chercher à garantir l'égalité des personnes tout en respectant les différences structurantes qui ont leur importance pour la vie personnelle et sociale.

 

 

Connaître les limites du PACS

Le Pacte Civil de Solidarité (PACS), créé en 1999, a de façon inattendue surtout été utilisé par les couples hétérosexuels qui représentent 95% des 174 523 PACS conclus en 2009 [3]. Pour ces derniers, il constitue une alternative au mariage, qui ouvre un certain nombre de droits fiscaux et sociaux, sans avoir le poids symbolique du mariage, et en conservant une totale liberté de rompre.

 

Des différences mal connues

Aujourd'hui, pour les couples hétérosexuels, les différences entre le PACS et le mariage sont importantes et mal connues. Le PACS est un contrat, le mariage est une institution. Au plan patrimonial, c'est dans le domaine du droit des successions, des régimes matrimoniaux et de la réversion de la pension au partenaire survivant que se situent les plus grandes différences. Mais ce sont cependant les effets d'ordre personnel et symbolique qui marquent le plus l'infériorité du PACS par rapport au mariage. Le PACS n'est pas conclu à la mairie mais au Tribunal ou devant notaire. Il ne produit aucun effet en matière de nom et n'entraîne aucun effet personnel. Notamment, le PACS n'impose aucune obligation de fidélité, il ne crée pas de lien d'alliance entre le pacsé et la famille de son partenaire et peut être rompu unilatéralement, par simple lettre recommandée avec accusé de réception. Aucune protection n'est prévue pour le partenaire délaissé ou les éventuels enfants nés de cette union. Bien souvent, les couples hétérosexuels pacsés en viennent au bout d'un certain temps à se marier, afin de donner plus de solidité et de solennité à leur union.

 

La recherche symbolique

Les personnes homosexuelles réclament aujourd'hui aussi une forme d'union plus solennelle, dotée d'un véritable poids symbolique et ne pouvant être rompue sans procédure ni indemnité. Dans leur revendication, la différence au regard de la procréation naturelle est mise de côté, comme un détail négligeable, pour ne garder du mariage que la sincérité et l'authenticité du lien amoureux. Il s'agit là d'une vision très individualiste du mariage qui n'est pas celle du droit français.

 

 

Prendre en considération le droit français

Une réforme du droit de la famille doit partir du droit existant et examiner en quoi celui-ci n'est plus adapté à la situation nouvelle et quelles seront les conséquences de la réforme envisagée pour les citoyens. Si le droit n'est qu'une technique humaine qui peut évoluer à tout moment, il n'en garde pas moins une fonction anthropologique : il dit quelque chose de notre vision de l'homme.

 

La fonction sociale du mariage

Le discours en faveur de l'ouverture du mariage aux personnes de même sexe part d'une vision tronquée du droit. Il choisit de ne retenir du mariage civil que le lien amoureux et fait alors valoir que refuser le mariage aux personnes de même sexe est une discrimination car elles aussi sont amoureuses. Ne pas leur ouvrir l'accès au mariage revient alors à mettre en doute la sincérité et l'authenticité de leurs sentiments, voire leur capacité d'aimer. Or, il ne s'agit pas de cela. Contrairement à ce qui est soutenu, le mariage n'a jamais été un simple certificat de reconnaissance d'un sentiment amoureux. Le mariage a toujours eu la fonction sociale d'encadrer la transmission de la vie en articulant, dans le domaine personnel et patrimonial, les droits et devoirs des époux, entre eux et à l'égard des enfants à venir. La conception individualiste du mariage, véhiculée par le discours ambiant, ne se trouve pas dans les textes de loi.

 

La valeur symbolique du don total de soi

La haute valeur symbolique du mariage ne vient d'ailleurs pas du sentiment amoureux, par définition éphémère, mais de la profondeur de l'engagement pris par les époux qui acceptent d'entrer dans une union de vie totale. Cet engagement concerne la vie des conjoints (respect, fidélité, assistance, communauté de vie, contribution aux charges), la vie des familles (liens d'alliance, obligations alimentaires, empêchements au mariage), la vie des enfants (présomption de paternité, éducation, autorité parentale conjointe) et les tiers (solidarité des dettes ménagères). Compte tenu de l'importance de cet engagement, y compris à l'égard des tiers, il est régi par la loi et sa rupture est soustraite au bon vouloir des parties. Le divorce ne peut être prononcé que par le juge qui veillera à la protection des plus faibles et une répartition équitable des biens.

Ce qui confère au mariage sa haute valeur symbolique, c'est donc cet engagement de toute une vie, « pour le meilleur et pour le pire », ce pari un peu fou que l'amour humain puisse surmonter tous les obstacles que la vie nous réserve. Or, l'accueil des enfants nés de cette union de vie fait partie intégrante de cet engagement. Si le mariage a connu des variations dans l'histoire, il a toujours organisé le lien entre conjugalité et procréation. Encore aujourd'hui, en droit français, le mariage comporte une présomption de paternité, que connaissait déjà le droit romain (Pater is est quem nuptiae demonstrant). Destinée à rattacher juridiquement au mari les enfants mis au monde par la mère, cette présomption de paternité est la traduction juridique des conséquences naturelles de la promesse de fidélité et de vie commune que font les époux. Sans méconnaître que cette tradition juridique a aussi été porteuse de préjugés et d'injustices à l'égard des femmes, il convient de discerner ce qu'elle contient de sage et quelle est son importance pour la société.

 

 

Mesurer les enjeux pour l'avenir

Le mariage, tel qu'il existe aujourd'hui en droit français, assure le lien entre conjugalité et procréation et donc la lisibilité de la filiation. C'est là, en particulier, où le droit a une fonction anthropologique.

 

La vie est un don

Tout d'abord, en assurant le lien entre conjugalité et procréation, le droit vient nous rappeler que la vie est un don et que chacun la reçoit. Personne ne choisit son père et sa mère, personne ne choisit son lieu ou sa date de naissance. Ce sont pourtant ces « données » qui vont, à jamais, caractériser chacun comme un être unique au monde. Ces données incontournables de la filiation, qui s'imposent à chacun, viennent rappeler à l'homme qu'il n'est pas tout-puissant, qu'il ne se construit pas tout seul, mais qu'il reçoit sa vie des autres, d'un homme et d'une femme (et pour les croyants, d'un Autre).

 

Les deux sexes sont égaux et indispensables à la vie

Ensuite, faire le lien entre conjugalité et procréation est important pour la reconnaissance de l'égalité des sexes, qui sont l'un comme l'autre indispensables à la vie. Le fait d'être né d'un homme et d'une femme signe notre origine commune, notre appartenance à l'espèce humaine. La dualité sexuelle homme/femme est en effet une « propriété des vivants ».

 

Les droits des enfants

Enfin, la lisibilité de la filiation et l'inscription dans une histoire et une lignée sont essentielles pour la construction de l'identité. La Convention des Droits de l'enfant de l'ONU stipule expressément qu'un enfant, dans la mesure du possible, a droit de connaître ses parents et d'être élevé par eux. Si les circonstances de la vie peuvent empêcher cela, il ne faudra pas que le législateur prenne l'initiative d'organiser l'impossibilité pour les enfants de connaître leurs parents ou d'être élevés par eux. Ce qui sera le cas s'il accède aux demandes de parenté des personnes homosexuelles que ce soit par le biais de l'adoption ou de la procréation médicalement assistée.

 

L'utilité sociale

A côté de ces fonctions anthropologiques fondamentales, le mariage a aussi une utilité sociale. Même s'il n'est plus l'unique porte d'entrée de la vie de famille, il continue à favoriser la stabilité conjugale et familiale, qui correspond à une aspiration profonde d'une très grande majorité de la population. Celle-ci est non seulement bénéfique pour ses membres, mais elle profite à toute la société car elle permet aux familles de mieux assumer leur rôle dans le domaine de l'éducation et de la solidarité. A défaut, c'est la collectivité qui doit prendre le relais.

 

Ces enjeux anthropologiques et sociaux ainsi que la protection des droits de l'enfant sont passés sous silence. Le discours dominant, égalitariste, choisit délibérément d'ignorer la différence entre les personnes homosexuelles et hétérosexuelles à l'égard de la procréation et veut faire croire que le lien entre conjugalité et procréation n'est pas pertinent pour la vie en société. Un coup d'œil sur les conséquences juridiques d'une telle réforme démontre le contraire.

 

 

Evaluer les conséquences juridiques de la réforme envisagée

Le sort de la présomption de paternité

En cas d'ouverture du mariage aux personnes de même sexe, se posera la question du sort de la présomption de paternité, actuellement prévue à l'article 312 du Code Civil.

La première solution possible est de décider que cette présomption ne s'appliquerait pas aux couples de même sexe. Il y aurait alors dans les faits deux types de mariages, et il importerait que les citoyens soient clairement informés de cette distinction. Cette hypothèse, retenue aux Pays-Bas et en Belgique, ne règle pas la question du lien entre la compagne de la mère et l'enfant de celle-ci. Une deuxième solution, plus radicale, consisterait à supprimer la présomption de paternité pour tous. Cela reviendra à instaurer officiellement la dissociation entre conjugalité et procréation et viderait le mariage de son sens. Quel sens peut avoir un mariage civil qui, en refusant de régler la transmission naturelle de la vie, n'honore plus la promesse de fidélité des époux ? Une troisième solution, encore plus radicale, a été retenue au Canada. La présomption de paternité est transformée en présomption de parenté et joue aussi pour les partenaires homosexuels : la compagne de la mère sera la « co-mère » de l'enfant. Dans ce cas, la lisibilité de la filiation, qui est dans l'intérêt de l'enfant, est sacrifiée au profit du bon vouloir des adultes et la loi finit par mentir sur l'origine de la vie !

 

La loi ne doit pas mentir sur l'origine de la vie

Les choses se compliquent encore davantage devant les questions d'adoption et de procréation médicalement assistée. Par exemple, comment concevoir une adoption plénière qui supprime la filiation d'origine et dit que l'enfant est « né de » ses parents adoptifs ? Faut-il faire croire à un enfant qu'il est né de deux hommes ou de deux femmes ? Les complications juridiques sont nombreuses. Tout notre système juridique est basé sur la distinction des sexes, puisque la transmission de la vie passe par la rencontre d'un homme et d'une femme.

 

 

Conclusion

S'il appartient au pouvoir politique d'entendre la demande d'un certain nombre de personnes homosexuelles de bénéficier d'un cadre juridique solennel pour inscrire une relation affective dans le temps, c'est en fonction du bien commun dont il est garant qu'il doit chercher à y répondre.

 

L'Eglise catholique appelle les fidèles à vivre une telle relation dans la chasteté, mais elle reconnaît, au-delà du seul aspect sexuel, la valeur de la solidarité, de l'attention et du souci de l'autre qui peuvent se manifester dans une relation affective durable. L'Eglise se veut accueillante à l'égard des personnes homosexuelles et continuera à apporter sa contribution à la lutte contre toute forme d'homophobie et de discrimination.

 

La demande de l'élargissement du mariage civil ne peut être traitée sous le seul angle de la non-discrimination car cela suppose de partir d'une conception individualiste du mariage, qui n'est pas celle du droit français pour qui le mariage a une claire vocation sociale.

Prétendre régler les problèmes de domination et d'abus de pouvoir, qui existent effectivement dans la société, par l'ignorance des différences entre les personnes, semble une option idéologique dangereuse. Les différences existent et c'est une bonne chose. La différence des sexes est une heureuse nouvelle.

 

La demande d'élargissement du mariage aux personnes de même sexe met la société au défi de trouver des nouvelles formes pour vivre les différences dans l'égalité. Pour cela, le législateur sera amené à opérer des arbitrages délicats entre des intérêts individuels contradictoires. Le propre du pouvoir politique est en effet de défendre non seulement les droits et les libertés individuels, mais aussi et surtout le bien commun. Le bien commun n'est pas la somme des intérêts individuels. Le bien commun est le bien de la communauté tout entière. Seul le souci du bien commun peut venir arbitrer les conflits de droits individuels.

 

La véritable question est alors de savoir si, dans l'intérêt du bien commun, une institution régie par la loi doit continuer à dire le lien entre conjugalité et procréation, le lien entre l'amour fidèle d'un homme et d'une femme et la naissance d'un enfant, pour rappeler à tous que :

• la vie est un don

• les deux sexes sont égaux et l'un comme l'autre indispensables à la vie

• la lisibilité de la filiation est essentielle pour l'enfant.

 

Une évolution du droit de la famille est toujours possible. Mais plutôt que de céder aux pressions de différents groupes, la France s'honorerait à instaurer un vrai débat de société et à chercher une solution originale qui fasse droit à la demande de reconnaissance des personnes homosexuelles sans pour autant porter atteinte aux fondements anthropologiques de la société.

 

 

 

 

[1] Selon Paul Ricoeur, « est démocratique, une société qui se reconnaît divisée, c'est-à-dire traversée par des contradictions d'intérêt et qui se fixe comme modalité, d'associer à parts égales, chaque citoyen dans l'expression de ces contradictions, l'analyse de ces contradictions et la mise en délibération de ces contradictions, en vue d'arriver à un arbitrage », Dictionnaire de la Langue française, « Démocratie ».

 

[2] Documentation catholique 1976, n°1691, §8 ; Documentation catholique 1986, n°83, p. 1160-1164.

 

[3] http://www.insee.fr/fr/themes/tableau.asp?reg_id=0&ref_id=NATTEF02327

 

 

 

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paroisse du Raincy - dans Déclarations & documents
8 octobre 2012 1 08 /10 /octobre /2012 08:08

Du 7 au 28 Octobre : le synode sur la nouvelle évangélisation
 
La première étape a été la rédaction des Limeamenta pour cadrer le sujet. Leur objectif essentiel était de susciter des réponses. 70 questions étaient posées pour recueillir les expériences ou les opinions sur tout ce que brasse le sujet de la Nouvelle Evangélisation. Beaucoup ont répondu. Une équipe a fait une première synthèse qui a été présentée au Secrétariat du Synode fin novembre 2011. C'est à partir de cette synthèse qu'a été élaboré l'Instrumentum laboris. Cette préparation a demandé 6 mois de travail. Le texte original, en italien, a dû être traduit en plusieurs langues. L'Instrumentum laboris est le document de travail du Synode. Il balise les débats, signale des sujets qui devraient être abordés, mais les interventions des membres du Synode sont libres. 
 
Quelles nouveautés relevez-vous dans ce texte ?
Je note qu'à une vingtaine de reprises le texte relève des points à approfondir : comment être chrétien dans ce monde qui évolue ? (§68) ; les nouvelles formes de la mission dans le contexte de la mondialisation (§70) ; le manque de prêtres (§84)... Sur ces questions, le Synode est attendu. Puisqu'il y aura des évêques du monde entier, les évêques qui ont souligné ces points prendront sans doute la parole pour insister en ce sens. Cela s'exprimera aussi dans les propositions pratiques. 
 
L'Instrumentum laboris se divise en 4 chapitres. La première partie souligne que Jésus-Christ est le premier évangélisateur : « Jésus-Christ, Evangile de Dieu pour l'homme ». Tout part de Lui. J'ai fait un certain nombre d'interventions sur la Nouvelle Evangélisation, dans mon diocèse et en d'autres lieux. Parfois, en début de conférence, je me suis amusé à poser la question : « Qui construit l'Eglise ? » On me répond facilement : « Nous ». Je rappelle que Jésus a dit à Pierre : « Tu es Pierre, et sur cette pierre je bâtirai mon Église » (Matthieu 16, 18). Spontanément, nous regardons ce que nous faisons. Or il nous faut découvrir l'œuvre de Dieu en nous. Bien sûr, Il nous appelle à collaborer avec lui, mais ce n'est pas d'abord notre affaire. La Nouvelle Evangélisation demande un retournement de perspectives. Le premier chapitre veut rappeler cela.
Monseigneur Carré, archevêque de Montpellier, secrétaire spécial du synode
 
Vouloir le débat et y contribuer 
Depuis plusieurs semaines, l'Eglise catholique ne se contente pas de déplorer l'absence d'un débat véritable sur les réformes sociétales. Elle y apporte toute sa contribution, son énergie et son cœur. On trouvera ci-après une note de travail rédigée par le Conseil « Famille et Société » de la Conférence des évêques de France.
Ce document est riche à plusieurs titres : il est la convergence de compétences pluridisciplinaires. Il ne se résume pas à des slogans incantatoires. Il propose une véritable analyse. Il est aussi une pressante interpellation éthique.
Tandis que l'on célèbre les cinquante ans du concile Vatican II, l'Eglise est dans sa mission de participation constructive aux questions vitales de société.
Mgr Bernard Podvin - Porte-parole des évêques de France
                                                                   Télécharger le document au format PDF. 
www.eglise.catholique.fr 
 
  
Ce que Dieu a uni
1ère lecture (Gn 2,18-24) Psaume (Ps 127,1-6) 2ème lecture (He 2,9-11) Evangile (Mc 10,2-16)
 
 
Les commentaires de ces textes du livre de la Genèse et de l'Evangile selon saint Marc nous sont familiers. Chaque messe de mariage les évoque, peu ou prou. Mais il nous faut aller à l'essentiel de tout sacrement. Et l'essentiel ici, c'est l'union du Christ et de l'Eglise, c'est-à-dire, l'union du Christ et des membres de son Corps Mystique qu'il n'a pas honte d'appeler ses frères, même s'ils sont pécheurs.
 
En effet la tradition apostolique et patristique ne réduit pas à la seule unité conjugale cette parole biblique : « Ce que Dieu a uni, que l'homme ne le sépare pas. » Saint-Paul la commente ainsi lui-même : « Ce mystère est grand, je veux dire qu'il s'applique au Christ et à l'Eglise. »
 
Un théologien, Isaac de l'Etoile au XIIème siècle, l'explique en termes simples. « De même que tout ce qui est au Père est au Fils et tout ce qui est au Fils est au Père, de par leur unité de nature, de même l'Epoux(le Christ) a donné tous ses biens à l'Epouse (l'Eglise) et il a pris en charge tout ce qui appartient à l'Epouse qu'il a unie à Lui-même et au Père. Dans sa prière pour l'Epouse, le Fils dit au Père : »Que tous soient un comme toi Père, tu es en moi et moi en toi. Qu'ils soient un en nous, eux aussi. »
 
« Garde-toi bien de séparer la tête du Corps. N'empêche pas le Christ d'exister tout entier. Car le Christ n'existe nulle part tout entier sans l'Eglise, ni l'Eglise sans le Christ. Le Christ total, c'est la Tête et le Corps. 
 
  
 
1ère lecture : Origine du mariage (Gn 2, 18-24)

 


Lecture du livre de la Genèse
Au commencement, lorsque le Seigneur Dieu fit la terre et le ciel, il dit : « Il n'est pas bon que l'homme soit seul. Je vais lui faire une aide qui lui correspondra. » Avec de la terre, le Seigneur Dieu façonna toutes les bêtes des champs et tous les oiseaux du ciel, et il les amena vers l'homme pour voir quels noms il leur donnerait. C'étaient des êtres vivants, et l'homme donna un nom à chacun. L'homme donna donc leurs noms à tous les animaux, aux oiseaux du ciel et à toutes les bêtes des champs. Mais il ne trouva aucune aide qui lui corresponde. Alors le Seigneur Dieu fit tomber sur lui un sommeil mystérieux, et l'homme s'endormit. Le Seigneur Dieu prit de la chair dans son côté, puis il le referma. Avec ce qu'il avait pris à l'homme, il forma une femme et il l'amena vers l'homme. L'homme dit alors : « Cette fois-ci, voilà l’os de mes os et la chair de ma chair ! On l’appellera : femme. » À cause de cela, l'homme quittera son père et sa mère, il s'attachera à sa femme, et tous deux ne feront plus qu'un. 
 
Psaume : 127, 1-2, 3, 4.5c.6a
 
R/ Que le Seigneur nous bénisse tous les jours de notre vie !
Heureux qui craint le Seigneur et marche selon ses voies ! Tu te nourriras du travail de tes mains : Heureux es-tu ! À toi, le bonheur ! Ta femme sera dans ta maison comme une vigne généreuse, et tes fils, autour de la table, comme des plants d'olivier. Voilà comment sera béni  l'homme qui craint le Seigneur.  Que le Seigneur te bénisse tous les jours de ta vie, et tu verras les fils de tes fils. 
 
2ème lecture : Jésus, notre Sauveur et notre frère (He 2, 9-11) 
 
Lecture de la lettre aux Hébreux
Jésus avait été abaissé un peu au-dessous des anges, et maintenant nous le voyons couronné de gloire et d'honneur à cause de sa Passion et de sa mort. Si donc il a fait l'expérience de la mort, c'est, par grâce de Dieu, pour le salut de tous. En effet, puisque le créateur et maître de tout voulait avoir une multitude de fils à conduire jusqu'à la gloire, il était normal qu'il mène à sa perfection, par la souffrance, celui qui est à l'origine du salut de tous. Car Jésus qui sanctifie, et les hommes qui sont sanctifiés, sont de la même race ; et, pour cette raison, il n'a pas honte de les appeler ses frères.  
 
Evangile : L'indissolubilité du mariage — Les privilèges des petits enfants (brève : 2-12) (Mc 10, 2-16) 
 
Acclamation : Alléluia. Alléluia. Si nous demeurons dans l'amour, nous demeurons en Dieu : Dieu est amour. Alléluia. (cf. 1 Jn 4, 16)
 
Évangile de Jésus-Christ selon saint Marc
Un jour, des pharisiens abordèrent Jésus et pour le mettre à l'épreuve, ils lui demandaient : « Est-il permis à un mari de renvoyer sa femme ? » Jésus dit : « Que vous a prescrit Moïse ? »  Ils lui répondirent : « Moïse a permis de renvoyer sa femme à condition d'établir un acte de répudiation. » Jésus répliqua : « C'est en raison de votre endurcissement qu'il a formulé cette loi. Mais, au commencement de la création, il les fit homme et femme. À cause de cela, l'homme quittera son père et sa mère, il s'attachera à sa femme, et tous deux ne feront plus qu'un. Ainsi, ils ne sont plus deux, mais ils ne font qu'un. Donc, ce que Dieu a uni, que l'homme ne le sépare pas ! »De retour à la maison, les disciples l'interrogeaient de nouveau sur cette question. Il leur répond : « Celui qui renvoie sa femme pour en épouser une autre est coupable d'adultère envers elle. Si une femme a renvoyé son mari et en épouse un autre, elle est coupable d'adultère. » On présentait à Jésus des enfants pour les lui faire toucher ; mais les disciples les écartèrent vivement. Voyant cela, Jésus se fâcha et leur dit : « Laissez les enfants venir à moi. Ne les empêchez pas, car le royaume de Dieu est à ceux qui leur ressemblent. Amen, je vous le dis : celui qui n'accueille pas le royaume de Dieu à la manière d'un enfant n'y entrera pas. » Il les embrassait et les bénissait en leur imposant les mains. 
 
 
 
 
 CALENDRIER 


 Messe tous les jours à 9 h précédée de l’office des Laudes à 8 h 45
 Tous les samedis matin de 11 h à 12 h 15 un prêtre se tient dans l’église Notre-Dame pour accueillir une démarche du sacrement de réconciliation
 Adoration du Saint-Sacrement tous les samedis de 9h30 à 12h à la crypte
DIMANCHE  7 OCTOBRE 2012 – 27ème dimanche du temps ordinaire
1ère lecture (Gn 2,18-24) Psaume (Ps 127,1-6) 2è lecture (He 2,9-11) Evangile (Mc 10,2-16)
 
SAMEDI 6 ET DIMANCHE 7 OCTOBRE : WEEK-END DE RENTREE ET DE MONTEE DES SCOUTS ET GUIDES DE FRANCE DU RAINCY 
A BROU-SUR-CHANTEREINE
 
 Lundi 8 Octobre : de la férie
Pas de messe à 9 h
 Mardi 9 Octobre  : de la férie 
 Mercredi 10 Octobre : de la férie 
 Jeudi 11 Octobre : de la férie
A 14h30 à la cathédrale de Saint-Denis : rassemblement diocésain des retraités :
- Inscription pour le transport auprès de Denise RONSSIN 
   au 01 41 53 89 14 - Car devant le parvis de l’église départ à 12 h 45
 Vendredi 12 Octobre : de la férie 
 Samedi 13  Octobre  : de la férie 
 
DIMANCHE  14 OCTOBRE 2012 – 28ème dimanche du temps ordinaire
1ère lecture (Sg 7,7-11) Psaume (Ps 89,12-17) 2ème lecture (He 4,12-13)
Evangile (Mc 10,17-30)
Messe anticipée : samedi à 18 h 30 à Notre-Dame 
Messe à 9h à  Saint-Louis - à 10 h 30 à Notre-Dame 
A 11 h 45 Célébration d’Eveil à la foi dans la crypte
 
FETE DE LA SAINT-DENIS (voir tract joint)
Dimanche 21 octobre à 16 h conférence sur le Concile Vatican II
A 17 h 30 Concert d’orgue suivi des vêpres

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paroisse du Raincy - dans Feuilles de semaine
3 octobre 2012 3 03 /10 /octobre /2012 21:13

La liberté religieuse face au laïcisme et au fondamentalisme 


Voici un extrait d’une analyse de la lettre apostolique de Benoit XVI qu’il a adressé lors de son voyage au Liban à tous les chrétiens d’orient. Analyse publiée dans Zenit. L’intégralité de ce texte est disponible sur la table de presse de l’église.

 
L’explication de ce qu’il faut entendre par saine laïcité, distincte et même opposée au laïcisme, est particulièrement importante : « La saine laïcité, en revanche, signifie libérer la croyance du poids de la politique et enrichir la politique par les apports de la croyance, en maintenant la nécessaire distance, la claire distinction et l’indispensable collaboration entre les deux. Aucune société ne peut se développer sainement sans affirmer le respect réciproque entre politique et religion en évitant la tentation constante du mélange ou de l’opposition. Le rapport approprié se fonde, avant toute chose, sur la nature de l’homme – sur une saine anthropologie donc – et sur le respect total de ses droits inaliénables. La prise de conscience de ce rapport approprié permet de comprendre qu’il existe une sorte d’unité-distinction qui doit caractériser le rapport entre le spirituel (religieux) et le temporel (politique), puisque tous deux sont appelés, même dans la nécessaire distinction, à coopérer harmonieusement pour le bien commun. Une telle laïcité saine garantit à la politique d’opérer sans instrumentaliser la religion, et à la religion de vivre librement sans s’alourdir du politique dicté par l’intérêt, et quelquefois peu conforme, voire même contraire, à la croyance. C’est pourquoi la saine laïcité (unité-distinction) est nécessaire, et même indispensable aux deux » 48. Entre religion et politique, il ne devrait y avoir ni confusion ni séparation, mais unité et distinction ensemble dans la collaboration. A cause des circonstances particulières du Moyen-Orient, il n’est pas facile de reconquérir cette vérité. « Le défi constitué par la relation entre le politique et le religieux peut être relevé avec patience et courage par une formation humaine et religieuse adéquate. Il faut rappeler continuellement la place de Dieu dans la vie personnelle, familiale et civile, et la juste place de l’homme dans le dessein de Dieu. Et surtout à cette fin, il faut prier davantage » 49.Le risque, naturellement, ne vient pas uniquement du laïcisme. Il y a aussi, à l’opposé extrême, le fondamentalisme. « Les incertitudes économico-politiques, l’habileté manipulatrice de certains et une compréhension déficiente de la religion, entre autres, font le lit du fondamentalisme religieux. Celui-ci afflige toutes les communautés religieuses, et refuse le vivre- ensemble séculaire. Il veut prendre le pouvoir, parfois avec violence, sur la conscience de chacun et sur la religion pour des raisons politiques » 50. Chrétiens, juifs et musulmans devraient travailler ensemble afin « d’éradiquer cette menace qui touche indistinctement et mortellement, les croyants de toutes les religions » 51. « “Utiliser les paroles révélées, les Écritures Saintes ou le nom de Dieu, pour justifier nos intérêts, nos politiques si facilement accommodantes, ou nos violences, est une faute très grave”. » 52. 

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3 octobre 2012 3 03 /10 /octobre /2012 21:09

La liberté religieuse face au laïcisme et au fondamentalisme 


Voici un extrait d’une analyse de la lettre apostolique de Benoit XVI qu’il a adressé lors de son voyage au Liban à tous les chrétiens d’orient. Analyse publiée dans Zenit. L’intégralité de ce texte est disponible sur la table de presse de l’église.

 
L’explication de ce qu’il faut entendre par saine laïcité, distincte et même opposée au laïcisme, est particulièrement importante : « La saine laïcité, en revanche, signifie libérer la croyance du poids de la politique et enrichir la politique par les apports de la croyance, en maintenant la nécessaire distance, la claire distinction et l’indispensable collaboration entre les deux. Aucune société ne peut se développer sainement sans affirmer le respect réciproque entre politique et religion en évitant la tentation constante du mélange ou de l’opposition. Le rapport approprié se fonde, avant toute chose, sur la nature de l’homme – sur une saine anthropologie donc – et sur le respect total de ses droits inaliénables. La prise de conscience de ce rapport approprié permet de comprendre qu’il existe une sorte d’unité-distinction qui doit caractériser le rapport entre le spirituel (religieux) et le temporel (politique), puisque tous deux sont appelés, même dans la nécessaire distinction, à coopérer harmonieusement pour le bien commun. Une telle laïcité saine garantit à la politique d’opérer sans instrumentaliser la religion, et à la religion de vivre librement sans s’alourdir du politique dicté par l’intérêt, et quelquefois peu conforme, voire même contraire, à la croyance. C’est pourquoi la saine laïcité (unité-distinction) est nécessaire, et même indispensable aux deux » 48. Entre religion et politique, il ne devrait y avoir ni confusion ni séparation, mais unité et distinction ensemble dans la collaboration. A cause des circonstances particulières du Moyen-Orient, il n’est pas facile de reconquérir cette vérité. « Le défi constitué par la relation entre le politique et le religieux peut être relevé avec patience et courage par une formation humaine et religieuse adéquate. Il faut rappeler continuellement la place de Dieu dans la vie personnelle, familiale et civile, et la juste place de l’homme dans le dessein de Dieu. Et surtout à cette fin, il faut prier davantage » 49.Le risque, naturellement, ne vient pas uniquement du laïcisme. Il y a aussi, à l’opposé extrême, le fondamentalisme. « Les incertitudes économico-politiques, l’habileté manipulatrice de certains et une compréhension déficiente de la religion, entre autres, font le lit du fondamentalisme religieux. Celui-ci afflige toutes les communautés religieuses, et refuse le vivre- ensemble séculaire. Il veut prendre le pouvoir, parfois avec violence, sur la conscience de chacun et sur la religion pour des raisons politiques » 50. Chrétiens, juifs et musulmans devraient travailler ensemble afin « d’éradiquer cette menace qui touche indistinctement et mortellement, les croyants de toutes les religions » 51. « “Utiliser les paroles révélées, les Écritures Saintes ou le nom de Dieu, pour justifier nos intérêts, nos politiques si facilement accommodantes, ou nos violences, est une faute très grave”. » 52. 
 
 
 
Dieu voit plus loin que nous


1ère lecture (Nb 11,25-29) Psaume (Ps 18,8.10.12-14) 2ème lecture (Jc 5,1-6) Evangile (Mc 9,38-43.45.47-48)
 
Lors de l’événement relaté par le Livre des Nombres, Eldad et Médad sont à l’avant-garde de ce peuple. Moïse les avait choisis, mais ils n’étaient pas venus. Dieu pourtant les a atteints et l’esprit s’est reposé sur eux.
Inversement le don reste inachevé. L’esprit continue de reposer sur les anciens, mais ils ne prophétiseront que peu de temps. Ils ne sont pas devenus prophètes.
D’une certaine manière, l’épisode que nous relate Marc rejoint cette même « extension » du don de Dieu par d’autres que par les apôtres à qui Jésus l’avait transmis. Un intrus chassait les esprits mauvais au nom de Jésus ! « Nous avons vu quelqu’un chasser des esprits mauvais en ton nom et nous avons voulu l’en empêcher, car il n’est pas de ceux qui nous suivent. En parlant ainsi : « nous suivent », les apôtres manifestent leur tendance à se considérer comme un ensemble que les autres doivent rejoindre pour recevoir les dons qu’ils ont reçus.
Jésus souligne alors à ses apôtres que tout ce qui se fait « en son nom » a une valeur toute particulière, puisqu’elle fait appel à sa valeur. « Qui accueille un de ces petits en mon nom, m’accueille et non pas moi seulement mais Celui qui m’a envoyé. » (Marc 9) Il nous faudrait reprendre tout ce que signifie « en son nom », car cela ne s’entend pas au sens actuel de « par procuration ». C’est en invoquant son nom, sa personne, en accomplissant ses faits et gestes avec la même intention et dans le même sens que se réalise la guérison.
Au temps du Messie, Dieu répandra son Esprit sur toute chair. « Vos fils et vos filles prophétiseront. » (Joël 3. 1 et 2) Au matin de la Pentecôte, Pierre annonce que Dieu réalise cette promesse : l’Esprit est venu sur les frères rassemblés à Jérusalem. Il leur a donné de parler et de professer la foi. Leur prédication se résout en ce conseil : « Repentez-vous et que chacun se fasse baptiser au nom de Jésus-Christ pour la rémission de ses péchés et vous recevrez alors le don du Saint-Esprit. » (Actes 2. 38)
C’est pourquoi, dès notre baptême, nous sommes marqués de l’huile sainte, le chrème (Chrème-Christ). Et le geste liturgique est accompagné de cette parole : « Vous qui faites maintenant partie de son peuple, Dieu vous marque de l’huile sainte pour que vous demeuriez éternellement les membres de Jésus-Christ, prêtre, prophète et roi. »
 

 
1ère lecture : L'Esprit de Dieu souffle où il veut (Nb 11, 25-29) 
 
Lecture du livre des Nombres
 
Le Seigneur descendit dans la nuée pour s'entretenir avec Moïse. Il prit une part de l'esprit qui reposait sur celui-ci, et le mit sur les soixante-dix anciens du peuple. Dès que l'esprit reposa sur eux, ils se mirent à prophétiser, mais cela ne dura pas. Or, deux hommes étaient restés dans le camp ; l'un s'appelait Eldad, et l'autre Médad. L'esprit reposa sur eux; bien que n'étant pas venus à la tente de la Rencontre, ils comptaient parmi les anciens qui avaient été choisis, et c'est dans le camp qu'ils se mirent à prophétiser. Un jeune homme courut annoncer à Moïse : « Eldad et Médad prophétisent dans le camp ! » Josué, fils de Noun, serviteur de Moïse depuis sa jeunesse, prit la parole : « Moïse, mon maître, arrête-les ! »      Mais Moïse lui dit : « Serais-tu jaloux pour moi ? Ah ! Si le Seigneur pouvait mettre son esprit sur eux, pour faire de tout son peuple un peuple de prophètes ! » 
 
Psaume : 18, 8, 10, 12-13, 14
 
R/ La loi du Seigneur est joie pour le cœur.
 
La loi du Seigneur est parfaite, qui redonne vie ; la charte du Seigneur est sûre, qui rend sages les simples. La crainte qu'il inspire est pure, elle est là pour toujours ; les décisions du Seigneur sont justes et vraiment équitables. Aussi ton serviteur en est illuminé ; à les garder, il trouve son profit. Qui peut discerner ses erreurs ? Purifie-moi de celles qui m'échappent. Préserve aussi ton serviteur de l'orgueil : qu'il n'ait sur moi aucune emprise. Alors je serai sans reproche, pur d'un grand péché.
 
2ème lecture : Contre la richesse (Jc 5, 1-6)


Lecture de la lettre de saint Jacques
Écoutez-moi, vous, les gens riches ! Pleurez, lamentez-vous, car des malheurs vous attendent. Vos richesses sont pourries, vos vêtements sont mangés des mites, votre or et votre argent sont rouillés. Cette rouille vous accusera, elle dévorera vos chairs comme un feu. Vous avez amassé de l'argent, alors que nous sommes dans les derniers temps ! Des travailleurs ont moissonné vos terres, et vous ne les avez pas payés ; leur salaire crie vengeance, et les revendications des moissonneurs sont arrivées aux oreilles du Seigneur de l'univers. Vous avez recherché sur terre le plaisir et le luxe, et vous avez fait bombance pendant qu'on massacrait des gens. Vous avez condamné le juste et vous l'avez tué, sans qu'il vous résiste. 
 
Evangile : Contre le sectarisme et contre le scandale (Mc 9, 38-43.45.47-48)
 
Acclamation : Alléluia. Alléluia. Ta parole, Seigneur, est vérité : dans cette vérité, consacre nous. Alléluia. (cf. Jn 17, 17)
 
Évangile de Jésus-Christ selon saint Marc Jean, l'un des Douze, disait à Jésus : « Maître, nous avons vu quelqu'un chasser des esprits mauvais en ton nom ; nous avons voulu l'en empêcher, car il n'est pas de ceux qui nous suivent. » Jésus répondit : « Ne l'empêchez pas, car celui qui fait un miracle en mon nom ne peut pas, aussitôt après, mal parler de moi ; celui qui n'est pas contre nous est pour nous. Et celui qui vous donnera un verre d'eau au nom de votre appartenance au Christ, amen, je vous le dis, il ne restera pas sans récompense. Celui qui entraînera la chute d'un seul de ces petits qui croient en moi, mieux vaudrait pour lui qu'on lui attache au cou une de ces meules que tournent les ânes, et qu'on le jette à la mer. Et si ta main t'entraîne au péché, coupe-la. Il vaut mieux entrer manchot dans la vie éternelle que d'être jeté avec tes deux mains dans la géhenne, là où le feu ne s'éteint pas. Si ton pied t'entraîne au péché, coupe-le. Il vaut mieux entrer estropié dans la vie éternelle que d'être jeté avec tes deux pieds dans la géhenne. Si ton œil t'entraîne au péché, arrache-le. Il vaut mieux entrer borgne dans le royaume de Dieu que d'être jeté avec tes deux yeux dans la géhenne, là où le ver ne meurt pas et où le feu ne s'éteint pas. »

 


CALENDRIER
 
 Messe tous les jours à 9 h précédée de l’office des Laudes à 8 h 45
 Tous les samedis matin de 11 h à 12 h 15 un prêtre se tient dans l’église Notre-Dame pour accueillir une démarche du sacrement de réconciliation
 Adoration du Saint-Sacrement tous les samedis de 9h30 à 12h à la crypte
 
DIMANCHE  30 SEPTEMBRE 2012 – 26ème dimanche du temps ordinaire
1ère lecture (Nb 11,25-29) Psaume (Ps 18,8.10.12-14) 2ème lecture (Jc 5,1-6)
 Evangile (Mc 9,38-43.45.47-48)
CE WEEK-END A LA SORTIE DES MESSES : QUETES A L’INTENTION 
DES EQUIPES SAINT-VINCENT DE PAUL
 
 Lundi 1er Octobre : Sainte Thérèse de l’enfant Jésus
 Mardi 2 Octobre  : Saints Anges gardiens 
 Mercredi 3 Octobre : De la férie
 Jeudi 4 Octobre  : Saint François d’Assise 
 Vendredi 5 Octobre : De la férie 
 Samedi 6  Octobre  : De la férie 
 
SAMEDI 6 ET DIMANCHE 7 OCTOBRE : WEEK-END DE RENTREE ET DE MONTEE DES SCOUTS ET GUIDES DE FRANCE DU RAINCY  A BROU-SUR-CHANTEREINE
 
 
DIMANCHE  7 OCTOBRE 2012 – 27ème dimanche du temps ordinaire
1ère lecture (Gn 2,18-24) Psaume (Ps 127,1-6) 2ème lecture (He 2,9-11)
Evangile (Mc 10,2-16)
Messe anticipée : samedi à 18 h 30 à Notre-Dame 
Messe à 9h à  Saint-Louis - à 10 h 30 à Notre-Dame  

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24 septembre 2012 1 24 /09 /septembre /2012 15:15

Le Messager des mois de septembre, octobre, novembre 2012, guide pratique 2012-2013 de la paroisse catholique du Raincy,  est consultable en ligne en cliquant sur le lien suivant :

 

http://sd-2.archive-host.com/membres/up/164198062520200784/Le_Messager_septembre_octobre_novembre_2012.pdf

 

 

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24 septembre 2012 1 24 /09 /septembre /2012 14:13

Message de l’Évêque de Nanterre aux Catholiques des Hauts-de-Seine à propos du "mariage pour tous"

   

 

Des débats précipités, et qui ne vont pas au fond des choses, ont lieu actuellement à propos

des projets de loi sur le « mariage homosexuel », comme on a pris l’habitude de l’appeler, et

sur l’adoption par les couples homosexuels. L’enjeu est grave et touche à la dimension sociale

du mariage et de la famille, et au bien commun. Il mérite un vrai débat auquel toute la société

puisse prendre part comme elle a pu le faire à propos de la bioéthique. Je vous invite à exiger

sans tarder ce débat en écrivant au premier ministre et à votre député.



A plusieurs reprises je vous ai dit ou écrit que si nous voulons participer à ce

 genre de débat, ce n’est pas pour défendre les convictions de l’Église catholique, que nous ne voulons

imposer à personne, mais parce que nous croyons que ces convictions sont vraiment au

service de l’homme et de la société. Pour cela, nous devons être formés et informés. Nous

avons de nombreux moyens à notre disposition: documents de l’Église, articles, émissions

dans les médias catholiques, etc. Il nous faut en même temps être capables de présenter

l’enseignement de l’Église et d’écouter et respecter les personnes qui s’y opposent en paroles

ou en actes.

 

Comment rester libres à l’égard de toutes les modes et des pensées présentées comme

majoritaires ? Comment respecter les personnes en proposant la vérité révélée par la Parole de

Dieu ? Prenons garde de ne pas nous situer en face de la société. Nous sommes dans le

monde, nous en faisons partie. Souvenons-nous que

 

Dieu a envoyé son Fils dans le monde,

non pas pour juger le monde, mais pour que, par Lui, le monde soit sauvé.

 

(Jn 3, 17)

L’Église, parce qu’elle estime que le mot « mariage » a une signification précise et qu’elle

demande que le droit de l’enfant passe avant le droit à l’enfant, serait homophobe. Cette

accusation n’est pas acceptable mais il faut être conscient de ce qui la provoque : une mise à

l’écart et des condamnations de personnes homosexuelles, pendant des siècles et souvent

encore aujourd’hui. En ce qui concerne l’homosexualité, nous sommes en face de réalités

diverses souvent ignorées. Beaucoup de personnes homosexuelles catholiques attendent de

l’Église qu’elle les aide à suivre le Christ. Il faut bien constater aussi que nombre de

catholiques considèrent les personnes homosexuelles comme des pécheurs à convertir ou

comme des malades à guérir. Les préjugés et les caricatures habitent encore tant d’esprits et

de coeurs !

Tout en rappelant les raisons pour lesquelles nous ne mettons pas sur le même plan

hétérosexualité et homosexualité, sommes-nous capables de dire que l’identité qui doit

toujours être première et dépasser toutes les autres, c’est notre identité de fils et filles de

Dieu ? C’est dans cet esprit que nous avons vécu le 1er juillet dernier notre pèlerinage  

Chemins d’Emmaüs au cours duquel nous avons marché, partagé et prié plus particulièrement  

avec et pour les personnes concernées directement ou indirectement par l’homosexualité.

 

Gérard Daucourt

 

Evêque de Nanterre

Le 17 septembre 2012

 

 

 

 

 

   

 

 

 

 

 

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24 septembre 2012 1 24 /09 /septembre /2012 14:03

 

Message de l’Évêque de Nanterre aux Catholiques des Hauts-de-Seine à propos du "mariage pour tous"



  

 

Des débats précipités, et qui ne vont pas au fond des choses, ont lieu actuellement à propos

des projets de loi sur le « mariage homosexuel », comme on a pris l’habitude de l’appeler, et

sur l’adoption par les couples homosexuels. L’enjeu est grave et touche à la dimension sociale

du mariage et de la famille, et au bien commun. Il mérite un vrai débat auquel toute la société

puisse prendre part comme elle a pu le faire à propos de la bioéthique. Je vous invite à exiger

sans tarder ce débat en écrivant au premier ministre et à votre député.

A plusieurs reprises je vous ai dit ou écrit que si nous voulons participer à ce genre de débat,

ce n’est pas pour défendre les convictions de l’Église catholique, que nous ne voulons

imposer à personne, mais parce que nous croyons que ces convictions sont vraiment au

service de l’homme et de la société. Pour cela, nous devons être formés et informés. Nous

avons de nombreux moyens à notre disposition: documents de l’Église, articles, émissions

dans les médias catholiques, etc. Il nous faut en même temps être capables de présenter

l’enseignement de l’Église et d’écouter et respecter les personnes qui s’y opposent en paroles

ou en actes.

  

Comment rester libres à l’égard de toutes les modes et des pensées présentées comme

majoritaires ? Comment respecter les personnes en proposant la vérité révélée par la Parole de

Dieu ? Prenons garde de ne pas nous situer en face de la société. Nous sommes dans le

monde, nous en faisons partie. Souvenons-nous que

Dieu a envoyé son Fils dans le monde,

non pas pour juger le monde, mais pour que, par Lui, le monde soit sauvé.

(Jn 3, 17)

L’Église, parce qu’elle estime que le mot « mariage » a une signification précise et qu’elle

demande que le droit de l’enfant passe avant le droit à l’enfant, serait homophobe. Cette

accusation n’est pas acceptable mais il faut être conscient de ce qui la provoque : une mise à

l’écart et des condamnations de personnes homosexuelles, pendant des siècles et souvent

encore aujourd’hui. En ce qui concerne l’homosexualité, nous sommes en face de réalités

diverses souvent ignorées. Beaucoup de personnes homosexuelles catholiques attendent de

l’Église qu’elle les aide à suivre le Christ. Il faut bien constater aussi que nombre de

catholiques considèrent les personnes homosexuelles comme des pécheurs à convertir ou

comme des malades à guérir. Les préjugés et les caricatures habitent encore tant d’esprits et

de coeurs !

 

Tout en rappelant les raisons pour lesquelles nous ne mettons pas sur le même plan

hétérosexualité et homosexualité, sommes-nous capables de dire que l’identité qui doit

toujours être première et dépasser toutes les autres, c’est notre identité de fils et filles de  

Dieu ? C’est dans cet esprit que nous avons vécu le 1er juillet dernier notre pèlerinage  

Chemins d’Emmaüs au cours duquel nous avons marché, partagé et prié plus particulièrement  

avec et pour les personnes concernées directement ou indirectement par l’homosexualité.

  

 

 

Gérard Daucourt

 

Evêque de Nanterre

Le 17 septembre 2012

 

 


 
Nous sommes tous concernés
 
1ère lecture (Sg 2,12.17-20) Psaume (Ps 53,3-5.7b.6.8) 2ème lecture (Jc 3,16-4,3) - Evangile (Mc 9,30-37)
 
 
La lettre de saint Jacques reprend ces deux conceptions de la vie qui nous concernent tous : celle de la justice en Jésus-Christ et celle qui, malgré les apparences immédiates, sera un échec, source des conflits et de la mort.
 
« Vous êtes pleines de convoitise et vous n'obtenez rien. Vous êtes jaloux et vous n'arrivez pas à vos fins. » Ces passages sont réalistes. C'est bien l'homme qui détruit et lui qui engendre la souffrance, les inégalités, les guerres. « Vous ne recevez rien parce que votre prière est mauvaise : vous demandez des richesses pour satisfaire vos instincts. » (Saint Jacques 4. 3)
 
Au contraire, la sagesse qui vient de Dieu est d'abord droiture et, par conséquence, elle est paix féconde. Elle donne son fruit aux artisans de paix. » (Saint Jacques 3. 17 et 18) « Heureux les artisans de paix. » (Matthieu 5. 9)
 
A nous donc d'accueillir le Fils de l'Homme dans toute sa vérité et toute sa réalité, y compris dans la Passion et sa mort, pour partager, dans sa Résurrection, la Vie divine de Celui qui nous l'a envoyé. (Marc 9. 37)
 
L'explication donnée aux apôtres par le Christ veut éclairer leur incompréhension qui n'est pas un rejet impie. Le silence, dans lequel ils s'enferment, vient de leur crainte à le questionner pour obtenir le sens de ce que le Maître affirme.
 
 
 

 
1ère lecture : Les méchants complotent la mort du juste (Sg 2, 12.17-20)
 
Lecture du livre de la Sagesse
 
Ceux qui méditent le mal se disent en eux-mêmes : « Attirons le juste dans un piège, car il nous contrarie, il s'oppose à notre conduite, il nous reproche de désobéir à la loi de Dieu, et nous accuse d'abandonner nos traditions. Voyons si ses paroles sont vraies, regardons où il aboutira. Si ce juste est fils de Dieu, Dieu l'assistera, et le délivrera de ses adversaires. Soumettons-le à des outrages et à des tourments ; nous saurons ce que vaut sa douceur, nous éprouverons sa patience. Condamnons-le à une mort infâme, puisque, dit-il, quelqu'un veillera sur lui. »
 
Psaume : 53, 3-4, 5.7b, 6.8
 
R/ Seigneur, à mon aide, mon secours et mon sauveur !
 
Par ton nom, Dieu, sauve-moi, par ta puissance rends-moi justice ; Dieu, entends ma prière, écoute les paroles de ma bouche. Des étrangers se sont levés contre moi, des puissants cherchent ma perte : ils n'ont pas souci de Dieu. Par ta vérité, Seigneur, détruis-les ! Mais voici que Dieu vient à mon aide, le Seigneur est mon appui entre tous. De grand cœur, je t'offrirai le sacrifice, je rendrai grâce à ton nom, car il est bon !
 
2ème lecture : D'où viennent la paix et la guerre (Jc 3, 16-18 ; 4, 1-3)
 
Lecture de la lettre de saint Jacques
 
Frères, la jalousie et les rivalités mènent au désordre et à toutes sortes d'actions malfaisantes. Au contraire, la sagesse qui vient de Dieu est d'abord droiture, et par suite elle est paix, tolérance, compréhension ; elle est pleine de miséricorde et féconde en bienfaits, sans partialité et sans hypocrisie. C'est dans la paix qu'est semée la justice, qui donne son fruit aux artisans de la paix. D'où viennent les guerres, d'où viennent les conflits entre vous ? N'est-ce pas justement de tous ces instincts qui mènent leur combat en vous-mêmes ? Vous êtes pleins de convoitises et vous n'obtenez rien, alors vous tuez ; vous êtes jaloux et vous n'arrivez pas à vos fins, alors vous entrez en conflit et vous faites la guerre. Vous n'obtenez rien parce que vous ne priez pas ; vous priez, mais vous ne recevez rien parce que votre prière est mauvaise : vous demandez des richesses pour satisfaire vos instincts.
 
Evangile : Deuxième annonce de la Passion et appel à l'humilité (Mc 9, 30-37)
 
Acclamation : Alléluia. Alléluia. Par l'annonce de la Bonne Nouvelle, Dieu nous appelle à partager la gloire de notre Seigneur Jésus-Christ. Alléluia. (cf. 2 Th 2, 14)
 
Évangile de Jésus-Christ selon saint Marc
 
Jésus traversait la Galilée avec ses disciples, et il ne voulait pas qu'on le sache. Car il les instruisait en disant : « Le Fils de l'homme est livré aux mains des hommes ; ils le tueront et, trois jours après sa mort, il ressuscitera. » Mais les disciples ne comprenaient pas ces paroles et ils avaient peur de l'interroger. Ils arrivèrent à Capharnaüm, et, une fois à la maison, Jésus leur demandait : « De quoi discutiez-vous en chemin ? » Ils se taisaient, car, sur la route, ils avaient discuté entre eux pour savoir qui était le plus grand. S'étant assis, Jésus appela les Douze et leur dit : « Si quelqu'un veut être le premier, qu'il soit le dernier de tous et le serviteur de tous. » Prenant alors un enfant, il le plaça au milieu d'eux, l'embrassa, et leur dit : « Celui qui accueille en mon nom un enfant comme celui-ci, c'est moi qu'il accueille. Et celui qui m'accueille ne m'accueille pas moi, mais Celui qui m'a envoyé.»
 
 
 
CALENDRIER
 
 Messe tous les jours à 9 h précédée de l’office des Laudes à 8 h 45
 Tous les samedis matin de 11 h à 12 h 15 un prêtre se tient dans l’église Notre-Dame pour accueillir une démarche du sacrement de réconciliation
 Adoration du Saint-Sacrement tous les samedis de 9h30 à 12h à la crypte
 
DIMANCHE  23 SEPTEMBRE 2012 – 25ème dimanche du temps ordinaire
1ère lecture (Sg 2,12.17-20) Psaume (Ps 53,3-5.7b.6.8) 2ème lecture (Jc 3,16-4,3)
 Evangile (Mc 9,30-37)
Messe à 10 h 30 à Notre-Dame 
 
 Lundi  24 Septembre : De la férie

 


Mardi  25 Septembre : De la férie
 A 20 h 30 : Réunion du groupe Tibériade : 1ère catéchèse sur le Credo 
à la Salle Pierre Lefeuvre
 
 Mercredi 26 Septembre : De la férie
 
 Jeudi 27 Septembre : Saint Vincent de Paul


 Vendredi 28 Septembre : De la férie
 
 Samedi 29 Septembre : Saints Michel, Gabriel et Raphaël, archanges
 De 10 h à 12 h : Dernière permanence pour les inscriptions au catéchisme à la Salle Pierre Lefeuvre
 A 20 h : Première rencontre du groupe des 18-30 ans de la paroisse au presbytère
 
DIMANCHE  30 SEPTEMBRE 2012 – 26ème dimanche du temps ordinaire
1ère lecture (Nb 11,25-29) Psaume (Ps 18,8.10.12-14) 2ème lecture (Jc 5,1-6)
 Evangile (Mc 9,38-43.45.47-48)
Messe anticipée : samedi à 18 h 30 à Notre-Dame 
Messe à 9h à  Saint-Louis - à 10 h 30 à Notre-Dame 
10 h à 16 h Journée de lancement de la préparation à la Confirmation 
à la Salle Pierre Lefeuvre

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17 septembre 2012 1 17 /09 /septembre /2012 09:44

Le poids des mots
 
Plus le sujet est sérieux, plus il est grave de conséquences, plus s’observe la tentation d’euphémiser le vocabulaire. « Mourir dans la dignité » devient ainsi une revendication plus défendable que le droit à l’euthanasie ; le concept des « mères porteuses » se trouve remplacé par la « gestation pour autrui », de consonance plus généreuse. Et voilà que le « mariage homosexuel » se présente aujourd’hui sous le label de « mariage pour tous ». Outre la banalité de l’expression, proche du slogan publicitaire ou de la banderole de manifestation – et indépendamment de l’objection de fond que l’on peut avoir face à ce qu’elle signifie –, il faut en tout cas remarquer qu’elle est inexacte car, fort heureusement, cette nouvelle union élargie ne s’ouvre pas à tous. Il reste des interdits (liés à l’âge, aux liens de parenté…).
Le bouleversement envisagé pour cette vieille institution qu’est le mariage est défendu par le gouvernement au nom de l’égalité, notion devant laquelle toute autre considération devrait abdiquer. Et en vertu de ce principe d’égalité, il n’est fait aucun droit à la différence ; on sait que ce débat traverse la société dans sa définition des sexes, mot qui pourrait devenir tabou au profit de celui de « genre ». Doit-on conclure que la différence, qu’elle soit biologique ou culturelle d’ailleurs, serait, en soi, porteuse d’inégalité et donc à combattre ? Non. Souligner la réalité des différences, entre hommes et femmes, entre couples homosexuels ou hétérosexuels, en tenir compte dans des décisions politiques ou dans la loi, ne signifie pas que l’on ne respecte pas les personnes.
Le débat – ou le non-débat en l’occurrence – renvoie à une tension très présente dans notre pensée contemporaine entre les droits et les libertés des individus – érigés en absolu – et les attentes ou les besoins d’une société, d’une communauté de personnes appelées à vivre ensemble. Cette hyper valorisation de l’individu n’entre-t-elle pas, parfois, en contradiction avec le bien commun ? On aimerait que, dans son projet sur l’union homosexuelle, le gouvernement explique ce que représente pour lui le mariage civil, s’il est un cadre structurant pour les personnes et la société, ou un simple contrat. L’enjeu vaut bien cette clarté.  
 
Dominique Quinio,, Journal « La Croix » du 12 Septembre 2012 
 
Monseigneur André Vingt-Trois, Président de la Conférence des Evêques de France, réagissant au propos de Madame Taubira, Garde des Sceaux : 
 
L’argumentation de l’Église ne doit pas être comprise comme « défendant une conception du mariage et de la famille essentiellement catholique, une particularité confessionnelle ». « La transmission générationnelle, l’organisation de l’avenir par l’éducation des enfants ne sont pas d’abord confessionnelles »,  a rappelé le Président de la Conférence des Evêques. « Que mon point de vue soit alimenté par des considérations chrétiennes est une évidence, mais si je propose d’autres solutions, c’est en me mettant au service non pas de l’Église mais de l’humanité. »   Enfin, dans le débat qui s’annonce, l’enjeu réside aussi dans « notre capacité à faire prendre conscience que l’égalité n’est pas la similitude, que le respect des droits supposés de certains n’efface pas les droits réels des autres »,  a-t-il estimé. « Ce n’est pas parce que des personnes pensent avoir droit à des enfants qu’on doit négliger ce à quoi les enfants ont droit. Dans ce débat, j’entends peu parler des enfants. »   
 
 

« Tu es le Messie »
 
1ère lecture (Is 50, 5-9a) Psaume (Ps 114,1-6-8-9) 2ème lecture (Jc 2,14-18) Evangile (Mc 8,27-35)
 
En parlant de sa Passion et de sa Résurrection à Saint Pierre qui lui répond : « Tu es le Messie», Jésus ne fait que dire qu’il est bien le «serviteur souffrant» dont parle le prophète Isaïe, celui dont David parlait aussi dans le psaume 22 (21). Il rappelle à ses apôtres la dimension réelle qui est la sienne selon la révélation biblique.
D’une certaine manière, en refusant que Jésus souffre, soit mis à mort et ressuscite, les apôtres ne posent pas leur acte de foi dans la plénitude de l’être de Jésus. La réponse de leur maître peut leur paraître dure, mais elle signifie qu’ils ne peuvent alors le suivre, car, pour le suivre, il faut prendre cette croix.
Dans le cœur des disciples sommeille l’incompréhension, comme nous le voyons dans les paroles de Pierre, à l’annonce de la Passion. Il fait des reproches à Jésus. Mais il ne veut pas les faire devant la foule. Or aujourd’hui, Jésus appellera cette foule à entendre cette annonce. Les disciples ne se dressent pas contre Jésus, ne le contredisent pas. Ils refusent une telle issue au ministère de leur Maître qui passe en faisant le bien, malgré l’opposition qu’il rencontre. Saint Pierre reproche.
Les contradicteurs qui, pour certains, deviendront progressivement ses adversaires, se trouvent surtout parmi les scribes et les pharisiens. Ils sont parfois dénommés aussi « les scribes du parti des pharisiens. » Quand Jésus a guéri un homme le jour du sabbat, l’évangéliste note : « Alors les scribes et les pharisiens sortirent et aussitôt ils tenaient conseil avec les Hérodiens contre lui, en vue de le perdre. » (Marc 3. 6) Les tenants du religieux strict n’hésitent pas à rejoindre les politiques. C’est une démarche significative. Les apôtres ont vu Hérode mettre à exécution une demande de mort (Marc 6. 16 et ss). Sur son ordre, Jean-Baptiste a été décapité. Il contredisait le pouvoir établi. Après avoir été emprisonné, il est éliminé à cause de la méchanceté d’Hérodiade. Par le simple développement de son action et de la contradiction qu’elle suscite, Jésus peut s’attendre à une issue mortelle similaire.
Trois annonces rythment maintenant les chapitres 8 à 10 de l’Evangile de saint Marc. Elles sont précédées de la profession de foi de Pierre en Jésus comme Christ-Messie. Elles se concluent par le refus du jeune homme riche et par la profession de foi de l’aveugle de Jéricho. « Tout homme qui croit en lui ne périra pas, mais obtiendra la vie éternelle. » Après l’annonce qui suit la profession de foi de Pierre, Jésus indique à celui-ci, aux disciples et à la foule que cette voie ne sera pas seulement la sienne, mais celle de tout homme qui veut le suivre. (Marc 8. 34) « Celui qui perdra sa vie pour moi et pour l’Evangile, la sauvera. »
 
 
 

 
1ère lecture : Prophétie du Serviteur souffrant (Is 50, 5-9a) 
      
Lecture du livre d'Isaïe
 
Parole du Serviteur de Dieu : Le Seigneur Dieu m'a ouvert l'oreille, et moi, je ne me suis pas révolté, je ne me suis pas dérobé. J'ai présenté mon dos à ceux qui me frappaient, et mes joues à ceux qui m'arrachaient la barbe. Je n'ai pas protégé mon visage des outrages et des crachats. Le Seigneur Dieu vient à mon secours ; c'est pourquoi je ne suis pas atteint par les outrages, c'est pourquoi j'ai rendu mon visage dur comme pierre : je sais que je ne serai pas confondu. Il est proche, celui qui me justifie. Quelqu'un veut-il plaider contre moi ? Comparaissons ensemble. Quelqu'un a-t’il une accusation à porter contre moi ? Qu'il s'avance ! Voici le Seigneur Dieu qui vient prendre ma défense : qui donc me condamnera ? 
 
Psaume : 114, 1-2, 3ac-4, 5-6, 8ac-9
 
R/ Je marcherai en présence du Seigneur sur la terre des vivants.
J'aime le Seigneur : il entend le cri de ma prière ; il incline vers moi son oreille : toute ma vie, je l'invoquerai. J'étais pris dans les filets de la mort, j'éprouvais la tristesse et l'angoisse ; j'ai invoqué le nom du Seigneur : « Seigneur, je t'en prie, délivre-moi ! » Le Seigneur est justice et pitié, notre Dieu est tendresse. Le Seigneur défend les petits : j'étais faible, il m'a sauvé. Il a sauvé mon âme de la mort, gardé mes pieds du faux pas. Je marcherai en présence du Seigneur sur la terre des vivants.
 
2ème lecture : Pas de vraie foi sans les actes (Jc 2, 14-18) 
 
Lecture de la lettre de saint Jacques
 
Mes frères, si quelqu'un prétend avoir la foi, alors qu'il n'agit pas, à quoi cela sert-il ? Cet homme-là peut-il être sauvé par sa foi ? Supposons que l'un de nos frères ou l'une de nos sœurs n'aient pas de quoi s'habiller, ni de quoi manger tous les jours ; si l'un de vous leur dit : « Rentrez tranquillement chez vous ! Mettez-vous au chaud, et mangez à votre faim ! » et si vous ne leur donnez pas ce que réclame leur corps, à quoi cela sert-il ? Ainsi donc, celui qui n'agit pas, sa foi est bel et bien morte, et on peut lui dire : « Tu prétends avoir la foi, moi je la mets en pratique. Montre-moi donc ta foi qui n'agit pas ; moi, c'est par mes actes que je te montrerai ma foi. » 
 
Evangile : Confession de foi de saint Pierre et première annonce de la Passion (Mc 8, 27-35) 
 
Acclamation : Alléluia. Alléluia. Notre seule fierté, c'est la croix du Seigneur ! En lui, le monde est crucifié à nos yeux, et nous, aux yeux du monde. Alléluia. (cf. Ga 6, 14)
 
Évangile de Jésus Christ selon saint Marc 
 
Jésus s'en alla avec ses disciples vers les villages situés dans la région de Césarée-de-Philippe. Chemin faisant, il les interrogeait : « Pour les gens, qui suis-je ? » Ils répondirent : « Jean Baptiste ; pour d'autres, Élie ; pour d'autres, un des prophètes. » Il les interrogeait de nouveau : « Et vous, que dites-vous ? Pour vous, qui suis-je ? » Pierre prend la parole et répond : « Tu es le Messie. » Il leur défendit alors vivement de parler de lui à personne. Et, pour la première fois, il leur enseigna qu'il fallait que le Fils de l'homme souffre beaucoup, qu'il soit rejeté par les anciens, les chefs des prêtres et les scribes, qu'il soit tué, et que, trois jours après, il ressuscite. Jésus disait cela ouvertement. Pierre, le prenant à part, se mit à lui faire de vifs reproches. Mais Jésus se retourna et, voyant ses disciples, il interpella vivement Pierre : « Passe derrière moi, Satan ! Tes pensées ne sont pas celles de Dieu, mais celles des hommes ». Appelant la foule avec ses disciples, il leur dit : « Si quelqu'un veut marcher derrière moi, qu'il renonce à lui-même, qu'il prenne sa croix, et qu'il me suive. Car celui qui veut sauver sa vie la perdra ; mais celui qui perdra sa vie pour moi et pour l'Évangile la sauvera.  
 
 
CALENDRIER
 
 Messe tous les jours à 9 h précédée de l’office des Laudes à 8 h 45
 Tous les samedis matin de 11 h à 12 h 15 un prêtre se tient dans l’église Notre-Dame pour accueillir une démarche du sacrement de réconciliation
 Adoration du Saint-Sacrement tous les samedis de 9h30 à 12h à la crypte
 
DIMANCHE  16 SEPTEMBRE 2012 – 24ème dimanche du temps ordinaire
1ère lecture (Is 50,5-9a) Psaume (Ps 114,1-6.8-9) 2ème lecture (Jc 2,14-18) Evangile (Mc 8,27-35)
Quête à la sortie des messes pour la Journée pour la Jeunesse
Journée du Patrimoine
Messe à 10 h 30 à Notre-Dame 
 
 Lundi  17 Septembre : De la férie
 
 Mardi  18 Septembre : De la férie
 
 Mercredi 19 Septembre : De la férie
De 17 h à 19 h : Inscriptions à la catéchèse (de l’éveil à la foi jusqu’au lycée) au presbytère
 
 Jeudi 20 Septembre : Les martyrs de Corée 


 Vendredi 21 Septembre : Saint-Matthieu, Apôtre et Evangéliste  
A 20 h 30 : Rencontre des parents des enfants de la catéchèse de CM2 à la salle Pierre Lefeuvre
 
 Samedi 22 Septembre    : De la férie 
De 10 à  12 h: Inscriptions à la catéchèse (de l’éveil à la foi jusqu’au lycée) au presbytère
 
DIMANCHE  23 SEPTEMBRE 2012 – 25ème dimanche du temps ordinaire
1ère lecture (Sg 2,12.17-20) Psaume (Ps 53,3-5.7b.6.8) 2ème lecture (Jc 3,16-4,3)
 Evangile (Mc 9,30-37)
Messe anticipée : samedi à 18 h 30 à Notre-Dame 
Messe à 9h à  Saint-Louis - à 10 h 30 à Notre-Dame  

 

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paroisse du Raincy - dans Feuilles de semaine
10 septembre 2012 1 10 /09 /septembre /2012 15:28

Allocution de Benoit XVI lors de l’Angelus du dimanche 2 Septembre

 


Chers frères et sœurs, 

 
La liturgie de la Parole de ce dimanche fait émerger le thème de la loi de Dieu, de son commandement : c’est un élément essentiel de la religion juive ainsi que de la religion chrétienne, dans laquelle il trouve son plein accomplissement dans l’amour (cf. Rm 13, 10). La loi de Dieu est sa parole qui guide l’homme sur le chemin de la vie, le fait sortir de l’esclavage de l’égoïsme et l’introduit dans la « terre » de la vraie liberté et de la vie. C’est pourquoi dans la Bible, la loi n’est pas vue comme un poids, une limite qui opprime, mais comme le don le plus précieux du Seigneur, le témoignage de son amour paternel, de sa volonté de rester proche de son peuple, d’être son allié et d’écrire avec lui une histoire d’amour. Le juif pieux prie ainsi : « Je trouve en tes volontés mes délices, je n'oublie pas ta parole. (…) Guide-moi au chemin de tes commandements, car j'ai là mon plaisir » (Ps 119, 16 ; 35). Dans l’Ancien Testament, celui qui transmet la Loi au peuple, au nom de Dieu, est Moïse. Après un long chemin dans le désert, au seuil de la Terre promise, celui-ci s’exclame : « Et maintenant, Israël, écoute les lois et les coutumes que je vous enseigne aujourd'hui pour que vous les mettiez en pratique : afin que vous viviez, et que vous entriez, pour en prendre possession, dans le pays que vous donne Yahvé le Dieu de vos pères » (Dt 4, 1).Et voilà le problème : une fois que le peuple est établi sur sa terre et qu’il est dépositaire de la loi, il est tenté à nouveau de mettre sa sécurité et sa joie dans quelque chose qui n’est plus la parole de Dieu : dans les biens, le pouvoir et d’autres « divinités » qui sont vaines, en réalité, qui sont des idoles. Certes, la loi de Dieu reste, mais elle a cessé d’être le plus important, la règle de vie ; elle devient plutôt un revêtement, une couverture, pendant que la vie suit d’autres voies, d’autres règles, des intérêts individualistes ou de groupes souvent égoïstes. Et la religion perd ainsi sa signification authentique qui consiste à vivre à l’écoute de Dieu pour faire sa volonté, qui est la vérité de notre être, et donc pour vivre bien, dans la véritable liberté ; et l’on réduit la religion à des pratiques et des usages secondaires qui satisfont, en fait, le besoin humain de se sentir en règle avec Dieu. Et ceci est un risque grave dans toutes les religions, que Jésus a rencontré à son époque mais que l’on peut aussi retrouver, malheureusement, dans le monde chrétien. C’est pour cela que les paroles que Jésus prononce contre les scribes et les pharisiens, dans l’évangile de ce jour, doivent nous faire réfléchir nous aussi. Jésus fait siennes les paroles du prophète Isaïe : « Ce peuple m'honore des lèvres ; mais leur cœur est loin de moi.  Vain est le culte qu'ils me rendent, les doctrines qu'ils enseignent ne sont que préceptes humains » (Mc 7, 6-7 ; cf Is 29, 13). Et il conclut ensuite : « Vous mettez de côté le commandement de Dieu pour vous attacher à la tradition des hommes » (Mc 7, 8).L’apôtre Jacques lui-même, dans sa Lettre, met en garde contre le danger d’avoir une fausse religiosité. Il écrit aux chrétiens : « Mettez la Parole en pratique. Ne soyez pas seulement des auditeurs qui s'abusent eux-mêmes ! » (Jc 1, 22). Que la Vierge Marie, vers qui nous allons maintenant nous tourner dans la prière, nous aide à écouter d’un cœur ouvert et sincère la parole de Dieu pour qu’elle oriente nos pensées, nos choix et nos actions de chaque jour. 

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