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14 janvier 2013 1 14 /01 /janvier /2013 11:35

Migrations : Pèlerinage de Foi et d’Espérance »
En choisissant ce thème pour la 99ème Journée Mondiale du Migrant et du Réfugié, le pape Benoît XVI nous invite d’emblée à changer notre regard sur les personnes qui quittent leur pays et qui se mettent en chemin dans l’espoir de trouver un lieu de paix et de sécurité, un lieu pour travailler et pour fonder une famille, un lieu pour vivre tout simplement. Les migrants et les réfugiés sont si souvent perçus à partir des problèmes que peuvent poser leur accueil ou leur insertion dans notre société ! 
Utiliser l’expression « pèlerinage » est osé car les pèlerinages qui, depuis des millénaires, attirent des foules, quelle que soit leur croyance, ne désignent pas habituellement le phénomène des migrations. Le pèlerinage ne s’impose pas pour des questions économiques ou pour se protéger des guerres et des persécutions. Il peut être lié à une volonté de grandir dans la foi, mais aussi à un désir de prendre du recul, de trouver un sens à sa vie. Il n’est pas périlleux comme il a pu l’être au Moyen Âge, il se vit en toute sécurité et pour une durée limitée avec la certitude de revenir chez soi en bonne santé. 
Cela ne correspond pas vraiment à ce que nous connaissons des motifs et des conditions parfois dramatiques du chemin de la migration ! 
Comment le phénomène de la migration peut-il être considéré comme un « pèlerinage de foi et d’Espérance » ? 
Oser parler pour eux de « pèlerinage», c’est déjà reconnaître que leur décision de quitter leur pays est d’abord un désir de vivre, parfois même de survivre pour les réfugiés. Ils se mettent en route dans l’espoir de trouver une vie meilleure. 
Ce n’est sans doute pas d’abord la foi qui les décide à partir, et pourtant, le profond bouleversement qu’ils vivent dans ce départ, le nouveau pays, la nouvelle culture qu’ils découvrent, les personnes qu’ils rencontrent, peuvent devenir pour eux aussi un chemin de foi. Ce qui fait la force de tous les pèlerinages, c’est la rencontre de l’autre et la rencontre du tout Autre qui peut bouleverser des vies. Nous connaissons tous des personnes migrantes qui ont rencontré le Seigneur en voyant l’accueil que des communautés chrétiennes leur réservaient. En France, beaucoup de nos catéchumènes adultes sont d’origine étrangère, c’est un signe et un appel. Le défi qui nous est lancé est donc de transformer leur pèlerinage de survie et d’espoir en pèlerinage de Foi et d’Espérance. 
Nous sommes entrés dans l’Année de la Foi à laquelle le pape Benoit XVI nous a invités. Dans sa lettre Apostolique il écrivait : « L’Église dans son ensemble, et les pasteurs en son sein, doivent, comme le Christ, se mettre en route, pour conduire les hommes hors du désert, vers le lieu de la vie, vers l’amitié avec le Fils de Dieu, vers celui qui nous donne la vie, la vie en plénitude (1) ». 
En cette Journée Mondiale, prenons conscience de l’importance d’accueillir les personnes migrantes et les réfugiés, en leur apportant non seulement le soutien matériel dont ils ont besoin, mais aussi la grâce de pouvoir rencontrer le Seigneur et de cheminer dans la foi avec nous. Ainsi nous pourrons prier avec eux avec les mots de la Prière Eucharistique : « Et lorsque prendra fin notre pèlerinage sur la terre, accueille-nous dans la demeure où nous vivrons près de Toi pour toujours (2) » C’est l’Espérance que nous voulons partager avec eux. 
 
Laurent DOGNIN, Evêque auxiliaire de Bordeaux, Promoteur de la Pastorale des Migrants
1/ Benoît XVI : Lettre Apostolique Porta Fidei n°2.
2/ Prière Eucharistique pour des circonstances particulières. 

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paroisse du Raincy - dans Déclarations & documents
14 janvier 2013 1 14 /01 /janvier /2013 11:31

Migrations : Pèlerinage de Foi et d’Espérance »
En choisissant ce thème pour la 99ème Journée Mondiale du Migrant et du Réfugié, le pape Benoît XVI nous invite d’emblée à changer notre regard sur les personnes qui quittent leur pays et qui se mettent en chemin dans l’espoir de trouver un lieu de paix et de sécurité, un lieu pour travailler et pour fonder une famille, un lieu pour vivre tout simplement. Les migrants et les réfugiés sont si souvent perçus à partir des problèmes que peuvent poser leur accueil ou leur insertion dans notre société ! 
Utiliser l’expression « pèlerinage » est osé car les pèlerinages qui, depuis des millénaires, attirent des foules, quelle que soit leur croyance, ne désignent pas habituellement le phénomène des migrations. Le pèlerinage ne s’impose pas pour des questions économiques ou pour se protéger des guerres et des persécutions. Il peut être lié à une volonté de grandir dans la foi, mais aussi à un désir de prendre du recul, de trouver un sens à sa vie. Il n’est pas périlleux comme il a pu l’être au Moyen Âge, il se vit en toute sécurité et pour une durée limitée avec la certitude de revenir chez soi en bonne santé. 
Cela ne correspond pas vraiment à ce que nous connaissons des motifs et des conditions parfois dramatiques du chemin de la migration ! 
Comment le phénomène de la migration peut-il être considéré comme un « pèlerinage de foi et d’Espérance » ? 
Oser parler pour eux de « pèlerinage», c’est déjà reconnaître que leur décision de quitter leur pays est d’abord un désir de vivre, parfois même de survivre pour les réfugiés. Ils se mettent en route dans l’espoir de trouver une vie meilleure. 
Ce n’est sans doute pas d’abord la foi qui les décide à partir, et pourtant, le profond bouleversement qu’ils vivent dans ce départ, le nouveau pays, la nouvelle culture qu’ils découvrent, les personnes qu’ils rencontrent, peuvent devenir pour eux aussi un chemin de foi. Ce qui fait la force de tous les pèlerinages, c’est la rencontre de l’autre et la rencontre du tout Autre qui peut bouleverser des vies. Nous connaissons tous des personnes migrantes qui ont rencontré le Seigneur en voyant l’accueil que des communautés chrétiennes leur réservaient. En France, beaucoup de nos catéchumènes adultes sont d’origine étrangère, c’est un signe et un appel. Le défi qui nous est lancé est donc de transformer leur pèlerinage de survie et d’espoir en pèlerinage de Foi et d’Espérance. 
Nous sommes entrés dans l’Année de la Foi à laquelle le pape Benoit XVI nous a invités. Dans sa lettre Apostolique il écrivait : « L’Église dans son ensemble, et les pasteurs en son sein, doivent, comme le Christ, se mettre en route, pour conduire les hommes hors du désert, vers le lieu de la vie, vers l’amitié avec le Fils de Dieu, vers celui qui nous donne la vie, la vie en plénitude (1) ». 
En cette Journée Mondiale, prenons conscience de l’importance d’accueillir les personnes migrantes et les réfugiés, en leur apportant non seulement le soutien matériel dont ils ont besoin, mais aussi la grâce de pouvoir rencontrer le Seigneur et de cheminer dans la foi avec nous. Ainsi nous pourrons prier avec eux avec les mots de la Prière Eucharistique : « Et lorsque prendra fin notre pèlerinage sur la terre, accueille-nous dans la demeure où nous vivrons près de Toi pour toujours (2) » C’est l’Espérance que nous voulons partager avec eux. 
 
Laurent DOGNIN, Evêque auxiliaire de Bordeaux, Promoteur de la Pastorale des Migrants
1/ Benoît XVI : Lettre Apostolique Porta Fidei n°2.
2/ Prière Eucharistique pour des circonstances particulières. 
 
 
  
La théophanie aux bords du Jourdain
1ère lecture (Is 40,1-5.9-11) Psaume (Ps 103,1-4.24.25.27-30) 2ème lecture (Tt 2,11-14 et 3,4-7)
Evangile (Lc 3,15-16 ;21-22)
 
Ici l’aspect d’humilité consiste dans le fait que Notre-Seigneur se soumet au baptême de pénitence de Jean. Jésus n’avait pas à être purifié par lui. Mais le baptême de Jean préparait au royaume messianique et Jésus, avant de proclamer l’avènement de ce royaume a voulu passer lui-même par toutes les phases préparatoires de la repentance phases qui devaient être celles de ses disciples comme elles doivent être les nôtres.
 
Il confirme un rite avant de le transformer. Il nous enseigne la nécessité de la conversion. L’aspect de gloire consiste dans les deux témoignages qui sont alors rendus solennellement à Jésus. Le témoignage de Jean et le témoignage divin du Père et de l’Esprit. Le témoignage du Père, c’est la Parole venue du ciel "Tu es mon Fils bien-aimé." Le témoignage de l’Esprit est cette descente mystique et visible qui évoque à Jean le Baptiste, le vol d’une colombe quand elle vient se poser. 
 
Sur les bords du Jourdain, Jean Baptiste rendra un autre témoignage : celui venant des prophètes et qu’il transmettait à l’aube de la réalisation messianique, et tout particulièrement Isaïe : « L’agneau de Dieu ». Il ne précise pas plus aujourd’hui ce que sera l’avenir de celui qui sera conduit à la mort comme l’agneau immolé.
 
Sans vouloir identifier le baptême de Jésus à notre baptême, ce dimanche du Baptême du Seigneur est aussi la fête de notre propre baptême. Pour la plupart d’entre nous, nous étions probablement enfant lorsque nous l’avons reçu. Comme le dit la liturgie baptismale, il a fait de nous une nouvelle création par la réponse divine donnée à la foi de toute l’Eglise qui nous accueillait. 
 
Et non pas une nouvelle créature. Nous restons nous-mêmes avec toute notre personnalité et dans le même temps nous participons au mystère divin, par la grâce baptismale qu’il nous faut confirmer par notre libre choix lorsque nous en devenons conscients. 
 
 
 
1ère lecture : « Voici l'eau, venez et vous vivrez » (Is 40, 1-5.9-11)
 
Lecture du livre d'Isaïe
« Consolez, consolez mon peuple, dit votre Dieu. Parlez au cœur de Jérusalem et proclamez que son service est accompli, que son crime est pardonné, et qu'elle a reçu de la main du Seigneur double punition pour toutes ses fautes. » Une voix proclame : « Préparez à travers le désert le chemin du Seigneur. Tracez dans les terres arides une route aplanie pour notre Dieu. Tout ravin sera comblé, toute montagne et toute colline seront abaissées, les passages tortueux deviendront droits, et les escarpements seront changés en plaine. Alors la gloire du Seigneur se révélera et tous en même temps verront que la bouche du Seigneur a parlé. » Monte sur une haute montagne, toi qui portes la bonne nouvelle à  Sion. Élève la voix avec force, toi qui portes la bonne nouvelle à  Jérusalem. Élève la voix, ne crains pas. Dis aux villes de Juda : « Voici votre Dieu.» Voici le Seigneur Dieu : il vient avec puissance et son bras est victorieux. Le fruit de sa victoire l'accompagne et ses trophées le précèdent. Comme un berger, il conduit son troupeau : son bras rassemble les agneaux, il les porte sur son cœur, et il prend soin des brebis qui allaitent leurs petits. 
 
Psaume : Ps 103, 1c-3a, 3bc-4, 24ac-25, 27-28, 29-30
 
R/ L'eau et l'Esprit te rendent témoignage, Seigneur de gloire !
Revêtu de magnificence, tu as pour manteau la lumière ! Comme une tenture, tu déploies les cieux, tu élèves dans leurs eaux tes demeures. Des nuées, tu te fais un char, tu t’avances sur les ailes du vent ; tu prends les vents pour messagers, pour serviteurs, les flammes des éclairs. Quelle profusion dans tes œuvres, Seigneur ! La terre s’emplit de tes biens. Voici l’immensité de la mer, son grouillement innombrable d’animaux grands et petits, Tous, ils comptent sur toi pour recevoir leur nourriture au temps voulu. Tu donnes : eux, ils ramassent ; tu ouvres la main : ils sont comblés. Tu caches ton visage : ils s’épouvantent ; tu reprends leur souffle, ils expirent et retournent à leur poussière. Tu envoies ton souffle : ils sont créés ; tu renouvelles la face de la terre. 
 
2ème lecture : Par le bain du Baptême (Tt 2, 11-14 ; 3,4-7)
 
Lecture de la lettre de saint Paul Apôtre à Tite
La grâce de Dieu s’est manifestée pour le salut de tous les hommes. C’est elle qui nous apprend à rejeter le péché et les passions d’ici-bas, pour vivre dans le monde présent en hommes raisonnables, justes et religieux, et pour attendre le bonheur que nous espérons avoir quand se manifestera la gloire de Jésus Christ, notre grand Dieu et notre Sauveur. Car il s’est donné pour nous afin de nous racheter de toutes nos fautes, et de nous purifier pour faire de nous son peuple, un peuple ardent à faire le bien. Dieu, notre Sauveur, a manifesté sa bonté et sa tendresse pour les hommes ; il nous a sauvés. Il l’a fait dans sa miséricorde, et non pas à cause d’actes méritoires que nous aurions accomplis par nous-mêmes. Par le bain du baptême, il nous a fait renaître et nous a renouvelés dans l’Esprit Saint. Cet Esprit, Dieu l’a répandu sur nous avec abondance, par Jésus Christ notre Sauveur ; ainsi, par sa grâce, nous sommes devenus des justes, et nous possédons dans l’espérance l’héritage de la vie éternelle. 
 
Evangile : L'Esprit Saint et le Père au baptême de Jésus (Lc 3, 15-16.21-22)


Acclamation : Alléluia. Alléluia. Voici venir un plus fort que moi, proclame le Baptiste ; c'est lui qui vous baptisera dans l'Esprit Saint et dans le feu. Alléluia. (Jn 1, 29)
 
Évangile de Jésus Christ selon saint Luc
Le peuple venu auprès de Jean Baptiste était en attente, et tous se demandaient en eux-mêmes si Jean n’était pas le Messie. Jean s’adressa alors à tous : « Moi, je vous baptise avec de l’eau ; mais il vient, celui qui est plus puissant que moi. Je ne suis pas digne de défaire la courroie de ses sandales. Lui vous baptisera dans l’Esprit Saint et dans le feu. » Comme tout le peuple se faisait baptiser et que Jésus priait, après avoir été baptisé lui aussi, alors le ciel s’ouvrit. L’Esprit Saint descendit sur Jésus, sous une apparence corporelle, comme une colombe. Du ciel une voix se fit entendre : « C’est toi mon Fils : moi, aujourd’hui, je t’ai engendré. » 
 
 
 CALENDRIER 
 
 Messe tous les jours à 9 h précédée de l’office des Laudes à 8 h 45
 Tous les samedis matin de 11 h à 12 h 15 un prêtre se tient dans l’église Notre-Dame pour accueillir une démarche du sacrement de réconciliation
 Adoration du Saint-Sacrement tous les samedis de 9h30 à 12h à la crypte
 
DIMANCHE  13 JANVIER 2013 - BAPTEME DU SEIGNEUR, FETE
Journée Mondiale du Migrant et du Réfugié
1ère lecture (Is 40,1-5.9-11) Psaume (Ps 103,1-4.24.25.27-30) 
2ème lecture (Tt 2,11-14 et 3,4-7) Evangile (Lc 3,15-16.21-22)
 
 Lundi 14 janvier  : de la férie 
 Mardi 15 janvier  : de la férie  
 Mercredi 16 janvier : de la férie  
 Jeudi 17 janvier  : de la férie  
 Vendredi 18 janvier : de la férie  
 Samedi 19 janvier  : de la férie  
De 9 h à 16 h 30 Récollection de la Pastorale de la Santé de la Maison diocésaine à la salle Pierre Lefeuvre      
                          
 
DIMANCHE  20 JANVIER 2013 - 2ème dimanche du temps ordinaire
1ère lecture (Is 62,1-5) Psaume (Ps 95,1-3.7-10) 2ème lecture (1Co 12,4-11 )
Evangile(Jn 2,1 11)
Messe anticipée : samedi à 18 h 30 à Notre-Dame 
Messe à 9 h à Saint-Louis - à 10 h 30 à Notre-Dame 
A 16 h à la crypte Notre-Dame : 2ème conférence sur la constitution «  Dei Verbum »  sur la Parole de Dieu du Concile Vatican II par le Père Marc FASSIER suivie d’une audition d’orgue à 17 h 30 
et de l’office des Vêpres
 
" Du 18 au  25 janvier : semaine de prière pour l’unité des 
                     chrétiens et célébration le vendredi 25 janvier à 20 h 30 
                     au temple protestant du Raincy
" Samedi 26 Janvier à 20 h : choucroute paroissiale : s’inscrire au préalable au presbytère

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paroisse du Raincy - dans Feuilles de semaine
10 janvier 2013 4 10 /01 /janvier /2013 22:08

 La Sainte famille de Jésus, modèle pour nos familles aujourd’hui ?

 

 

 

Voici le texte de l’homélie du père Frédéric Benoist, curé du Raincy, prononcée en la fête de la sainte Famille, le dimanche 30 Décembre 2012

 

 

Déclarée sainte et proposée en exemple à toutes nos familles, la famille de Jésus n’est pourtant pas un modèle du genre : un projet de rupture de fiançailles ; un "père" qui n’est pas le père ; un accouchement en voyage et dans la précarité ; un fils unique, du moins à s’en tenir aux évangiles de l’enfance ; un enfant qui fait une fugue à douze ans… Sans compter que les évangiles ne citent aucune parole de Joseph et que Marie "garde toutes ces choses dans son cœur". La communication n’est pas au premier plan ! Nous devons donc chercher ailleurs ce qui fait la « perfection » de cette famille.

Que pourrions nous dire de Marie ? Marie s’en remet entièrement à Dieu. Elle se tourne aussi vers un  Dieu sauveur, c’est à dire un Dieu qui ouvre une perspective de vie au-delà d’elle-même (de nous même). Dans son Cantique d’action de grâce, lors de la visite à sa cousine Elisabeth, Marie se décentre d’elle même et prie pour  tous les humbles, les petits, les humiliés. Les riches d’orgueil et de certitudes et les suffisants sont  considérés comme étant dans l’erreur. Cette prière du Magnificat est l’une des rares paroles attribuées à  Marie dans l’Evangile . Ce sont les autres : Elisabeth d’abord, les bergers ensuite et enfin le vieux Syméon, qui lui permettront d’approfondir  le mystère de la naissance de son Fils Jésus, le « Fils du Très Haut ». Marie garde aussi tous ces événements dans son cœur nous dit l’Evangile. Elle vit des lumières que lui révèle la Parole de Dieu. Cette Parole donne sens à son existence et valeur aux événements quotidiens au sein de son peuple , dans le respect des traditions et coutumes de l’époque.

Que pourrions-nous dire de Joseph ? Les Evangiles sont encore plus avares en révélations à propos de Joseph:

« Joseph n’est pas un figurant , il est un homme de Dieu auquel est transmis l’héritage promis à David et à sa descendance. Joseph c’est le silence de la mémoire. Il n’a laissé aucun écrit, On ne cite de lui aucune parole. Il est vraiment l’homme de l’ombre. L’essentiel en lui c’est ce qui ne se voit pas » (monseigneur Panafieu, archevêque émérite de Marseilles). Pourtant il a éduqué Jésus, il lui a enseigné un métier, il l’a conduit à la synagogue, il lui a transmis la foi de son peuple comme lz fait tout père juif. En homme croyant, Joseph, li aussi, comme Marie, fait confiance en Dieu et croit en sa Promesse annoncée par la bouche des prophètes. Il a la certitude qu’elle se réalisera même si les circonstances de son accomplissement sont plutôt surprenantes. Mais pour lui aussi, « rien n’est impossible à Dieu ».

 Revenons donc à cette famille de Jésus dite « sainte ». Nous avons sans doute trop réduit le sens de ce mot à une signification morale. En fait, ce qui est saint, dans l’Écriture, c’est ce qui appartient à Dieu et c’est ce que réalise Dieu lui-même. Quel est le projet de Dieu tel que nous le révèle la Bible ? C’est d’être « image  et ressemblance ». Nous ne pouvons devenir image et ressemblance de Dieu qu’en devenant des êtres de relations.  Quelque soient les époques ou les circonstances de la vie, les relations primordiales et fondamentales de notre humanité sont  la paternité, la maternité, la filiation . Tous les autres liens s’en inspirent. Plus tard Jésus dira qu’il faut quitter père et mère quand on veut se marier ou  pour le suivre. Cela signifiera que nous sommes appelés  comme à une seconde naissance. Cependant, si la famille de Jésus a pu être considérée comme exemplaire, c’est qu’elle met en évidence des attitudes fondamentales, essentielles pour toute famille.

 Bien entendu, la première idée qui vient à l’esprit est que la famille du Christ se caractérise par l’amour mutuel. Mais de quel amour parlons-nous? On le confond facilement et souvent aujourd’hui avec toutes nos émotions nos sentiments même fugitifs. Ces derniers peuvent parfois se transformer en  désir de posséder l’autre ou d’être possédé. Or, avec le Christ, nous apprenons que l’amour consiste au contraire à se déposséder de soi-même. L’amour atteint sa perfection quand il se donne, sans chercher la réciprocité. Si les Évangiles ne nous rapportent qu’un seul dialogue échangé dans la famille de Jésus (Luc 2,48-49), c’est que l’amour ne réside pas dans des paroles mais dans la décision de donner et de se donner. Jésus a su prendre de telles décisions, nous dit l’Evangile lorsqu’il partait prier son Père.

 Certains se demanderont comment cette obéissance à Dieu peut se concilier avec notre liberté ? Comme si l’accueil de la volonté de Dieu allait en opposition à notre liberté… La relation à Dieu est en fait un véritable appel à notre liberté en plénitude. Jésus, Marie et Joseph, chacun à leur manière, sont parfaitement libres parce qu’ils  accueillent et accomplissent la volonté de Dieu. En cela toutes les familles ont à imiter celle de Jésus. L’amour commence en effet,  par le respect de l’autre en sa différence. Le tout autre qu’est Dieu nous ouvre  le chemin de cet accueil de la différence.

La sainte famille peut elle être un modèle pour nos familles aujourd’hui ? Sujet souvent passionnel, la famille est aussi un enjeu passionnant pour l'avenir de notre société. Elle se situe  au croisement du bien des individus et du bien commun.   Elle est d'abord un lieu d'épanouissement des individus. Dans un monde en perpétuel mouvement et insécurisant, elle peut même devenir pour beaucoup aujourd’hui,  un lieu refuge.
 
 Dans le même temps, la famille reste la cellule de base de la vie en société. Aucune société ne pourra jamais se passer de la famille.

C’est vrai, convenons-en, , l'augmentation du concubinage, des divorces ou des naissances hors mariage fragilisent la famille comme institution traditionnelle. Et ce depuis plus d’un demi  siècle.
 
 
Les familles monoparentales ou recomposées, les nouvelles manières de vivre en couple ou de devenir parents, ont aussi peu à peu bousculé la structure de la famille traditionnelle. On dissocie de plus en plus l'alliance de la procréation, et parfois même, la procréation de la filiation

Comment se laisser alors travailler dans la foi et l'espérance par ces défis d’aujourd’hui ? Reconnaissons que nos familles ont beaucoup changé. En quelques dizaines d'années, nous sommes passés de la famille patriarcale, soulignant l'autorité paternelle et les liens de la filiation, à la famille conjugale, privilégiant les individus et leurs liens interpersonnels, puis à la famille moderne, qui mettrait en oeuvre progressivement son repliement dans la sphère privée. 
 
 
A chaque fois, ces mutations de la famille ont privilégié l'individualisme. Elles ont dans le même temps relativisé son inscription institutionnelle en général, et affaibli le mariage en particulier.

Une pastorale familiale, confrontée aux nouvelles réalités de la famille,  n'a alors pas d'autre choix que de se laisser travailler dans la foi par les joies  et  les souffrances qu'engendrent ces mutations de la famille. Disons-le, sans pour autant passer pour rétrogrades, les chrétiens sont parfois mal à l'aise lorsque certaines conduites semblent s'éloigner des pratiques communes de l'Evangile. IL faut bien reconnaître que le choix de certains de nos contemporains semblent nier les chemins de vies proposés par l’Evangile.
 
 
Pourtant, malgré ces mutations, les familles rendent toujours le service irremplaçable d'une inscription, dans la société et pour toute la société, d'expériences aussi essentielles que celles de la filiation, de la conjugalité, de la naissance ou encore de l'amour.
 
 
 Comme chrétiens nous sommes appelés à être les témoins visibles de cette inscription sociale de l'amour. Nous ne devons pas taire le projet d’amour de Dieu pour chaque homme comme un lieu d’espérance et d’épanouissement des personnes. Ce témoignage nous devons le rendre tout particulièrement au sein de nos  communautés chrétiennes en accompagnant nos  familles et les enfants dans leurs joies et leurs souffrances, toujours avec le regard bienveillant de l’amour divin. Un tel témoignage doit évidemment jaillir  en dehors de nos communautés.   : à l'école, au travail, dans les engagements associatifs. 
 
 
Les familles chrétiennes ne peuvent se dérober à un tel témoignage de la communion et de la réconciliation, pour elles-mêmes d'abord. Elles cherchent ainsi "à vivre fidèlement" les biens du mariage et de la famille comme "l'un des biens les plus précieux de l'humanité". Elles  doivent aussi toujours porter un regard de compassion envers les familles en situation d ‘échec. Trop de chrétiens  et de personnes souffrent aujourd’hui d’un sentiment d’incompréhension , notamment dans la parole de l’Eglise  sur leur état de vie familiales.

 
Nos familles ont besoin de trouver dans les communautés chrétiennes des témoins visibles pour tenir fidèlement et le plus joyeusement possible leurs engagements matrimoniaux ou familiaux. C’est entre autre dans la prière des uns pour les autres que nous pouvons le faire.

 Il revient à la famille chrétienne de déployer un nouveau dynamisme missionnaire. Cette mission passe aujourd'hui par l'éducation des enfants et le soutien des familles en difficultés. A travers l'enseignement, catholique ou non, les familles chrétiennes sont davantage au contact direct avec tous types de familles. 
 
 
Dans les bouleversements actuels, les défis de la famille appellent l'éthique familiale à se déployer sur le terrain de l'espace social et du bien commun. 
Une attention particulière doit être apportée  aux plus vulnérables et aux plus faibles, notamment les enfants. 
La famille est devenue essentielle pour tous et pour chacun. Contrairement aux analyses ou à certaines prévisions, la famille ne nous rend pas solitaires, mais davantage solidaires.  

C’est dans tout ce contexte passionnant, mais aussi complexe,  que je vous invite à vraiment réfléchir et à vous situer par rapport à tous les sujets éthiques posés aujourd’hui ( mariage pour les personnes de même sexe, et adoption d’enfants, procréation médicalement assistée, gestation par autrui, éducation des enfants et « théorie du genre » , débats sur la fin de vie…) ; aux enjeux considérables pour l’avenir de notre société, qui n’ont rien à voir avec une question de discrimination ou non discrimination , encore moins avec des notions d’égalités ou de non égalité, encore moins d’homophobies , que le futur projet de loi sur les mariage accordées aux personnes de même sexe et à l’adoption d’enfants par des familles homoparentales posent à notre société.

 Que le Seigneur guide nos pensées, nos choix et nos rencontres.

Que le Seigneur soit toujours avec  vous

 

                                                                                                                             Père Frédéric Benoist

 

 

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paroisse du Raincy - dans Déclarations & documents
7 janvier 2013 1 07 /01 /janvier /2013 19:34

Benoit XVI : Angélus du 1er Janvier

 


Chers frères et sœurs,
Bonne année à tous! En ce premier jour de l’année 2013 je voudrais faire arriver à tout homme et à toute femme du monde la bénédiction de Dieu. Je le fais avec l’ancienne formule contenue dans les Saintes Ecritures: « Que le Seigneur te bénisse et te garde ! Que le Seigneur fasse briller sur toi son visage, qu'il se penche vers toi ! Que le Seigneur tourne vers toi son visage, qu'il t'apporte la paix ! » (Nm 6,24-26).
Comme la lumière et la chaleur du soleil sont une bénédiction pour la terre,  la lumière de Dieu l’est aussi pour l’humanité, quand Il fait briller sur elle son visage. Et c’est ce qui s’est passé avec la naissance de Jésus Christ! Dieu a fait resplendir pour nous son visage: au début de manière humble, cachée – à Bethléem Marie et Joseph et quelques bergers furent témoins de cette révélation –; mais peu à peu, comme le soleil, depuis l’aube jusqu’à midi, la lumière du Christ a grandi et s’est répandue partout.
Durant sa courte vie sur terre, Jésus de Nazareth a déjà fait resplendir le visage de Dieu sur la Terre Sainte ; puis, par le biais de l’Eglise animée de son Esprit, il a étendu à tous les peuples l’Evangile de la paix. « Gloire à Dieu au plus haut des cieux, et paix sur la terre aux hommes qu'il aime » (Lc 2,14) : c’est le chant des anges à Noël, et  le chant des chrétiens sous chaque ciel ; un chant qui passe des cœurs et des lèvres à des gestes concrets, à des actes d’amour constructeurs de dialogue, de compréhension et de  réconciliation.
C’est pourquoi, huit jours après Noël, quand l’Eglise, comme la Vierge Marie, montre au monde l’Enfant Jésus, Prince de la paix, nous célébrons la Journée Mondiale de la paix. Oui, cet Enfant, qui est le Verbe de Dieu fait chair, est venu porter aux hommes une paix que le monde ne peut donner (cf.  Jn 14,27). Sa  mission est d’abattre le « mur de l’inimitié  » (cf. Eph 2,14). Et quand, sur les rives du lac de Galilée, Il proclame ses « Béatitudes »,  parmi elles on trouve aussi celle qui dit « heureux les artisans de paix car ils seront appelés fils de Dieu » (Mt 5,9).
Qui sont ces artisans de paix ? Ce sont tous ceux qui, jour après jour, cherchent à vaincre le mal par le bien, par la force de la vérité, par les armes de la prière et du pardon, par le travail honnête et bien fait, par la recherche scientifique au service de la vie, par les œuvres de miséricorde corporelle et spirituelle. Les artisans de paix sont nombreux, mais ils ne font pas de bruit. Come le levain dans la pâte, ils font grandir l’humanité selon le dessein de Dieu.
En ce premier Angélus de l’année, demandons à la Très sainte Vierge Marie, Mère de Dieu, de nous bénir, comme une maman bénissant ses enfants qui doivent partir en voyage. La nouvelle année c’est comme un voyage : qu’avec la lumière et la grâce de Dieu, celle-ci puisse être un chemin de paix pour chaque homme et chaque famille, pour chaque pays et pour le monde entier. 
   

Un signe pour les païens

 


1ère lecture (Is 60,1-6) Psaume (Ps 71,1-2.7-8,10-13) 2ème lecture (Ep 3,2-3a.5-6) Evangile (Mt 2,1-12)
 
Astres, dieux et souverains se fréquentent dans le monde ancien du Proche-Orient. La Bible le sait et elle n’est pas dupe. Le roi n’est que le lieutenant de Dieu; l’astre n’est qu’un lumignon dans la demeure construite par Dieu pour l’homme. Cela étant, pourquoi un astre ne désignerait-il pas le nouveau roi à des païens qui ne peuvent d’abord saisir que des signes empruntés à leurs propres catégories. Mais ce n’est pas suffisant.
 
Arrivés à Jérusalem, ils devront consulter. Finalement seule l’Ecriture leur répondra. Et non pas leurs seules connaissances humaines. Il en est de même pour les païens de notre époque. C’est ce que dit clairement saint Paul dans la lecture de ce jour :”Les païens sont associés au même héritage, au même corps, au partage de la même promesse, dans le Christ Jésus, par l’annonce de l’Evangile.” (Ephésiens 3. 6)
 
C’est à nous d’être les messagers du mystère en donnant la réponse que Dieu nous a donné par le Christ-Jésus. Il est né à Bethléem conformément aux Ecritures. Il ressuscitera le troisième jour conformément aux Ecritures. Le mystère de Jésus, astre qui se lève dans nos ténèbres est un tout. On ne peut dissocier l’annonce de l’Evangile en parcelles indifférentes les unes aux autres.
 
Les mages sont partis, par d’autres chemins, porteurs de la révélation qu’ils ont reçue. A nous de partir, par d’autres chemins, pour porter la révélation que nous avons reçue tout au long de cette année. C’est à nous, à notre tour, d’être un signe pour les païens. 
  
1ère lecture : Les nations païennes marchent vers la lumière de Jérusalem (Is 60, 1-6) 
 
Lecture du livre d'Isaïe
Debout, Jérusalem ! Resplendis : elle est venue, ta lumière, et la gloire du Seigneur s'est levée sur toi. Regarde : l'obscurité recouvre la terre, les ténèbres couvrent les peuples ; mais sur toi se lève le Seigneur, et sa gloire brille sur toi. Les nations marcheront vers ta lumière, et les rois, vers la clarté de ton aurore. Lève les yeux, regarde autour de toi : tous, ils se rassemblent, ils arrivent ; tes fils reviennent de loin, et tes filles sont portées sur les bras. Alors tu verras, tu seras radieuse, ton cœur frémira et se dilatera. Les trésors d'au-delà des mers afflueront vers toi avec les richesses des nations. Des foules de chameaux t'envahiront, des dromadaires de Madiane et d'Épha. Tous les gens de Saba viendront, apportant l'or et l'encens et proclamant les louanges du Seigneur 
 
Psaume : 71, 1-2, 7-8, 10-11, 12-13
 
R/ Parmi toutes les nations, Seigneur, on connaîtra ton salut.
Dieu, donne au roi tes pouvoirs, à ce fils de roi ta justice. Qu'il gouverne ton peuple avec justice, qu'il fasse droit aux malheureux ! En ces jours-là, fleurira la justice, grande paix jusqu'à la fin des lunes ! Qu'il domine de la mer à la mer, et du Fleuve jusqu'au bout de la terre ! Les rois de Tarsis et des Iles apporteront des présents. Les rois de Saba et de Seba feront leur offrande. Tous les rois se prosterneront devant lui, tous les pays le serviront. Il délivrera le pauvre qui appelle et le malheureux sans recours. Il aura souci du faible et du pauvre, du pauvre dont il sauve la vie. 
 
2ème lecture : L'appel au salut est universel (Ep 3, 2-3a.5-6)
 
Lecture de la lettre de saint Paul Apôtre aux Éphésiens
Frères, vous avez appris en quoi consiste la grâce que Dieu m'a donnée pour vous : par révélation, il m'a fait connaître le mystère du Christ. Ce mystère, il ne l'avait pas fait connaître aux hommes des générations passées, comme il l'a révélé maintenant par l'Esprit à ses saints Apôtres et à ses prophètes. Ce mystère, c'est que les païens sont associés au même héritage, au même corps, au partage de la même promesse, dans le Christ Jésus, par l'annonce de l'Évangile. 
 
Evangile : Les mages païens viennent se prosterner devant Jésus (Mt 2, 1-12)


Acclamation : Alléluia. Alléluia. Nous avons vu se lever son étoile, et nous sommes venus adorer le Seigneur. Alléluia. (cf. Mt 2, 2)
 
Évangile de Jésus Christ selon saint Matthieu
Jésus était né à Bethléem en Judée, au temps du roi Hérode le Grand. Or, voici que des mages venus d'Orient arrivèrent à Jérusalem et demandèrent : « Où est le roi des Juifs qui vient de naître ? Nous avons vu se lever son étoile et nous sommes venus nous prosterner devant lui. » En apprenant cela, le roi Hérode fut pris d'inquiétude, et tout Jérusalem avec lui. Il réunit tous les chefs des prêtres et tous les scribes d'Israël, pour leur demander en quel lieu devait naître le Messie. Ils lui répondirent : « À Bethléem en Judée, car voici ce qui est écrit par le prophète : Et toi, Bethléem en Judée, tu n'es certes pas le dernier parmi les chefs-lieux de Judée ; car de toi sortira un chef, qui sera le berger d'Israël mon peuple. » Alors Hérode convoqua les mages en secret pour leur faire préciser à quelle date l'étoile était apparue ; puis il les envoya à Bethléem, en leur disant : « Allez vous renseigner avec précision sur l'enfant. Et quand vous l'aurez trouvé, avertissez-moi pour que j'aille, moi aussi, me prosterner devant lui. » Sur ces paroles du roi, ils partirent. Et voilà que l'étoile qu'ils avaient vue se lever les précédait ; elle vint s'arrêter au-dessus du lieu où se trouvait l'enfant. Quand ils virent l'étoile, ils éprouvèrent une très grande joie. En entrant dans la maison, ils virent l'enfant avec Marie sa mère ; et, tombant à genoux, ils se prosternèrent devant lui. Ils ouvrirent leurs coffrets, et lui offrirent leurs présents : de l'or, de l'encens et de la myrrhe.  Mais ensuite, avertis en songe de ne pas retourner chez Hérode, ils regagnèrent leur pays par un autre chemin.  
 
 
 CALENDRIER
 
 Messe tous les jours à 9 h précédée de l’office des Laudes à 8 h 45
 Tous les samedis matin de 11 h à 12 h 15 un prêtre se tient dans l’église Notre-Dame pour accueillir une démarche du sacrement de réconciliation
 Adoration du Saint-Sacrement tous les samedis de 9h30 à 12h à la crypte
 
DIMANCHE 6 JANVIER 2013 
EPIPHANIE DU SEIGNEUR, SOLENNITE
1ère lecture (Is 60,1-6) Psaume (Ps 71,1-2.7-8,10-13) 2ème lecture (Ep 3,2-3a.5-6) 
Evangile (Mt 2,1-12)
 
 Lundi 7 janvier  : de la férie : au temps de Noël 
 Mardi 8 janvier  : de la férie  
 Mercredi 9 janvier : de la férie  
 Jeudi 10 janvier  : de la férie  
 Vendredi 11 janvier : de la férie  
 Samedi 12 janvier  : de la férie  
A 16 h 30 Partage de la galette avec tous les laïcs en responsabilité de la paroisse à la Salle Pierre Lefeuvre 
 
 
DIMANCHE  13 JANVIER 2013 
BAPTEME DU SEIGNEUR, SOLENNITE
1ère lecture (Is 40,1-5.9-11) Psaume (Ps 103,1-4.24.25.27-30) 
2ème lecture (Tt 2,11-14 et 3,4-7) Evangile (Lc 3,15-16 ;21-22)
Messe anticipée : samedi à 18 h 30 à Notre-Dame 
Messe à 9 h à Saint-Louis - à 10 h 30 à Notre-Dame 
Remise des parcours de la préparation à la Première Communion pour les enfants de la catéchèse de CM2
 
 
" Dimanche 20 janvier à 16 h à la crypte Notre-Dame : conférence sur la constitution Dei Verbum du Concile Vatican II par le Père Marc FASSIER suivi d’une audition d’orgue à 17 h 30
 
" Samedi 26 Janvier à 20 h : choucroute paroissiale

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paroisse du Raincy - dans Feuilles de semaine
31 décembre 2012 1 31 /12 /décembre /2012 16:53

Vœux des coptes catholiques -  Vœux de Mgr Michel Chafik
المجد  لله  في  الاعالي  وعلي  الارض  السلام 
Gloire à Dieu au plus haut des cieux et paix sur la terre aux hommes qu’Il aime


Chers amis,
L’année 2012 se referme comme elle s’était ouverte, sur les doutes et les incertitudes. En France, on s’interroge sans fin sur l’identité sexuelle, la nature du mariage et des liens de parentalité. On ne sait comment redresser les comptes publics et on peine, dans les conflits internationaux, à distinguer l’agresseur de l’agressé. Ce doute, multiforme, qui touche tant à l’intime qu’au politique et au social, provoque une intranquillité profonde ; la nostalgie aussi de l’époque, pas si lointaine, où la lumière de l’Evangile paraissait éclairer la cité. Mon pays natal est plus encore déchiré. En 2010, l’Egypte avait cru à un rêve, celui d’un Etat où tous les citoyens seraient égaux en droit. Aujourd’hui, le songe s’est dissipé, le pays est coupé en deux avec, à sa tête, un président qui, homme-lige des frères musulmans, s’est arrogé les pleins pouvoirs. Oui, les lendemains de la Révolution déchantent, d’autant que les biens de première nécessité- pain, eau potable, électricité- font cruellement défaut. L’Egypte a faim, l’Egypte a soif, elle s’enfonce dans une misère sans nom. Au printemps égyptien pourrait succéder l’hiver islamique sur le modèle iranien avec, aux affaires, la même sorte d’hommes figés dans leurs discours haineux, leur mépris de la vie et leur rejet de l’altérité ; avec aussi le même soutien candide de l’Occident, aveuglé par son lourd besoin de devises et de pétrole léger. L’or au noir rend impuissantes les puissances d’hier. Le peuple a été floué mais il n’abdique pas : place Tahrir et ailleurs, au nom de la liberté et de la justice sociale, il poursuit son combat. Dans la tourmente, les chrétiens sont particulièrement vulnérables. Certains se résignent, la mort dans l’âme, à quitter le pays. Jamais il n’y eut tant de migrants coptes de par le monde, tant de  désorientés. D’autres choisissent de demeurer accrochés à la Croix là où le Seigneur les a fait naître. Enfermés dans l’interminable attente d’une pâque toujours différée, ils sont la mémoire longue de notre terre, les irréductibles témoins de notre espérance. Signe de cette féconde continuité, nos frères orthodoxes se sont  choisi un nouveau pape, nos églises sont pleines et nos  fidèles ignorent la tiédeur. Dans un tel contexte, quel vœu formuler pour l’année à venir ? Celui-là même que le Saint Père adressa aux Eglises Orientales lors de son voyage au Liban, le vœu de la paix. Le plus précieux des dons de Dieu n’est pas seulement le contraire de la guerre. Il est l’expression de l’agapé qui fait taire les armes et réconcilie les frères ennemis. La règle d’or du christianisme nous oblige vis-à-vis des musulmans, tout comme nous issus d’Abraham. C’est pourquoi Benoît XVI a pu s’écrier, au cœur du brasier : « Aimez les musulmans et  priez pour eux ». Ainsi se construira la civilisation de l’amour qui, au contraire de nos très éphémères printemps arabes, ne passera jamais. 
Joyeux Noël et bonne année dans la paix du Seigneur !


Mgr Michel Chafik  Recteur de la Mission copte catholique de Paris 

La Sainte Famille

 

1ère lecture (1 S 1,20-22.24-28) Psaume (Ps 83,3-6.9-10) 2ème lecture (1 Jn 3,1-2.21-24) Evangile (Lc 2,41-52)
 
 
Prenons le temps de contempler la famille où a grandi Jésus. Marie a accueilli son fils Jésus par amour. C’est elle qui au travers de l’éducation d’une mère, en a fait l’homme qu’Il est devenu. Au jour le jour de la vie familiale, le bébé, le petit enfant, l’enfant, l’adolescent, reçoit de Marie, ce que tout être  peut recevoir d’une maman. Le sourire de la vie, l’exemplarité du devoir à accomplir, la délicatesse et la politesse dans la vie quotidienne C’est ainsi la  réalisation de la Parole de Dieu au travers des faits et gestes d’une femme.
 
Joseph, le père qui adopte cet enfant avec amour aussi, patience et sens des responsabilités, lui transmet son savoir de charpentier. Joseph lui apprend à parler aux hommes. Comme tout père de famille juive, il lui transmet la foi des ancêtres. Joseph apprend à Jésus le sens de la vie parmi les hommes.
 
On peut supposer aussi qu’en famille, l’enfant,  puis l’adolescent, puis le jeune homme  se retrouve avec ses parents, avec ses cousins et cousines. Ils parlent, ils se réjouissent, ils s’attristent  des mauvaises nouvelles, de la mort d’un proche, par exemple. Jésus partage ainsi la vie de la famille de Marie et de Joseph. Et par sa famille, la vie de tout son entourage. C’est cela  l’ordinaire de la Sainte Famille. C’est cela l’extraordinaire de Dieu.
 
C’est par sa mère et par son père que Jésus a pu aussi être Fils de Dieu.
 
     Père Frédéric Benoist 
 
  
 
1ère lecture : L'enfant donné par le Seigneur (1 S 1, 20-22.24-28)

 
Lecture du premier livre de Samuel
Le temps venu, Anne conçut et mit au monde un fils ; elle lui donna le nom de Samuel (c'est-à-dire : Dieu exauce) car, disait-elle : « Je l'ai demandé au Seigneur. » Elcana, son mari, monta au sanctuaire avec toute sa famille pour offrir au Seigneur le sacrifice habituel et celui du vœu pour la naissance de l'enfant. Anne, elle, n'y monta pas. Elle dit à son mari : « Quand l'enfant sera sevré, je l'emmènerai : il sera présenté au Seigneur, et il restera là pour toujours. » Lorsque Samuel eut été sevré, Anne, sa mère, le conduisit à la maison du Seigneur, à Silo ; elle avait pris avec elle un taureau de trois ans, un sac de farine et une outre de vin. On offrit le taureau en sacrifice, et on présenta l'enfant au prêtre Éli. Anne lui dit alors : « Écoute-moi, mon seigneur, je t'en prie ! Aussi vrai que tu es vivant, je suis cette femme qui se tenait ici près de toi en priant le Seigneur. C'est pour obtenir cet enfant que je priais, et le Seigneur me l'a donné en réponse à ma demande. À mon tour je le donne au Seigneur. Il demeurera donné au Seigneur tous les jours de sa vie. » Alors ils se prosternèrent devant le Seigneur.

Psaume : 83, 3, 4, 5-6, 9-10 

 


R/ Seigneur, en ta demeure, toute paix, toute joie !
Mon âme s'épuise à désirer les parvis du Seigneur ; mon cœur et ma chair sont un cri vers le Dieu vivant ! L'oiseau lui-même s'est trouvé une maison, et l'hirondelle, un nid : tes autels, Seigneur de l'univers, mon Roi et mon Dieu ! Heureux les habitants de ta maison :  ils pourront te chanter encore ! Heureux les hommes dont tu es la force : des chemins s'ouvrent dans leur cœur ! Seigneur, Dieu de l'univers, entends ma prière ; écoute, Dieu de Jacob. Dieu, vois notre bouclier, regarde le visage de ton messie.
 
2ème lecture : Dieu fait de nous ses enfants (1 Jn 3, 1-2.21-24)
 
Lecture de la première lettre de saint Jean
Mes bien-aimés, voyez comme il est grand, l'amour dont le Père nous a comblés : il a voulu que nous soyons appelés enfants de Dieu — et nous le sommes. Voilà pourquoi le monde ne peut pas nous connaître : puisqu'il n'a pas découvert Dieu. Bien-aimés, dès maintenant, nous sommes enfants de Dieu, mais ce que nous serons ne paraît pas encore clairement. Nous le savons : lorsque le Fils de Dieu paraîtra, nous serons semblables à lui parce que nous le verrons tel qu'il est. Mes bien-aimés, si notre cœur ne nous accuse pas, nous nous tenons avec assurance devant Dieu.  Tout ce que nous demandons à Dieu, il nous l'accorde, parce que nous sommes fidèles à ses commandements, et que nous faisons ce qui lui plaît. Or, voici son commandement : avoir foi en son Fils Jésus Christ, et nous aimer les uns les autres comme il nous l'a commandé. Et celui qui est fidèle à ses commandements demeure en Dieu, et Dieu en lui ; et nous reconnaissons qu'il demeure en nous, puisqu'il nous a donné son Esprit. 
 
Evangile : Les parents de Jésus le retrouvent chez son Père (Lc 2, 41-52)


Acclamation : Alléluia. Alléluia. Vraiment, tu es un Dieu caché, Dieu parmi les hommes, Jésus, Sauveur ! Alléluia. (cf. Is 45, 15)
 
Évangile de Jésus Christ selon saint Luc
Chaque année, les parents de Jésus allaient à Jérusalem pour la fête de la Pâque. Quand il eut douze ans, ils firent le pèlerinage suivant la coutume. Comme ils s'en retournaient à la fin de la semaine, le jeune Jésus resta à Jérusalem sans que ses parents s'en aperçoivent. Pensant qu'il était avec leurs compagnons de route, ils firent une journée de chemin avant de le chercher parmi leurs parents et connaissances. Ne le trouvant pas, ils revinrent à Jérusalem en continuant à le chercher. C'est au bout de trois jours qu'ils le trouvèrent dans le Temple, assis au milieu des docteurs de la Loi : il les écoutait et leur posait des questions, et tous ceux qui l'entendaient s'extasiaient sur son intelligence et sur ses réponses. En le voyant, ses parents furent stupéfaits, et sa mère lui dit : « Mon enfant, pourquoi nous as-tu fait cela ? Vois comme nous avons souffert en te cherchant, ton père et moi ! » Il leur dit : « Comment se fait-il que vous m'ayez cherché ? Ne le saviez-vous pas ? C'est chez mon Père que je dois être. » Mais ils ne comprirent pas ce qu'il leur disait. Il descendit avec eux pour rentrer à Nazareth, et il leur était soumis. Sa mère gardait dans son cœur tous ces événements. Quant à Jésus, il grandissait en sagesse, en taille et en grâce, sous le regard de Dieu et des hommes. 


 CALENDRIER
 
 Messe tous les jours à 9 h précédée de l’office des Laudes à 8 h 45
 Tous les samedis matin de 11 h à 12 h 15 un prêtre se tient dans l’église Notre-Dame pour accueillir une démarche du sacrement de réconciliation
 Adoration du Saint-Sacrement tous les samedis de 9h30 à 12h à la crypte
 
DIMANCHE 30 DECEMBRE 2012 
 
Sainte Famille de Jésus, Marie, Joseph
1ère lecture (1 S 1,20-22.24-28) Psaume (Ps 83,3-6.9-10) 2ème lecture (1 Jn 3,1-2.21-24) 
Evangile (Lc 2,41-52)
 
 Lundi 31 décembre : 7ème jour dans l’octave de Noël
9 h messe à Notre-Dame
 
Mardi 01er Janvier 2013 : Sainte-Marie, Mère de Dieu,
Journée Mondiale de prière pour la paix
10 h 30 messe à la crypte de l’église Notre-Dame
 
 Mercredi 2 janvier : Saint Basile de Grand
9 h messe à Notre-Dame
 
 Jeudi 3 janvier  : de la férie
9 h messe à Notre-Dame
 
 Vendredi 4 janvier : de la férie
9 h messe à Notre-Dame
 
 Samedi 5 janvier  : de la férie
9 h et 18 h 30 messe à Notre-Dame
 
 
DIMANCHE  6 JANVIER 2013 
EPIPHANIE DU SEIGNEUR, SOLENNITE
1ère lecture (Is 60,1-6) Psaume (Ps 71,1-2.7-_.10-13) 2ème lecture (Ep 3,2-3a.5-6) 
Evangile (Mt 2,1-12)
Messe anticipée : samedi à 18 h 30 à Notre-Dame 
Messe à 9 h à Saint-Louis - à 10 h 30 à Notre-Dame  
 
 
 
 
 

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paroisse du Raincy - dans Feuilles de semaine
31 décembre 2012 1 31 /12 /décembre /2012 10:18

La Paroisse du Raincy vous invite à un repas convivial et fraternel ....

le samedi 26 janvier 2013 19h30

Salle Pierre Lefeuvre, 4 allée de Verdun au Raincy

 

"Soirée choucroute"

 

Tarifs : 17 € pour les adultes et 10 € pour les enfants

 

Réservation indispensable & réglement avant le 20 janvier

auprès du secrétariat de la Paroisse,

40 allée du Jardin Anglais, Le Raincy

Tél : 01 43 81 14 98

 

Venons nombreux !

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paroisse du Raincy - dans Archives
24 décembre 2012 1 24 /12 /décembre /2012 10:47

Message aux catholiques du diocèse de Saint-Denis, 
 
A propos du projet de loi ouvrant le "mariage" aux couples de personnes de même sexe et la possibilité pour elles d'adopter 
 
 
A l'approche de l'examen par le Parlement du projet de loi ouvrant le mariage aux couples de personnes de même sexe et la possibilité pour elles d'adopter il est important que chacun puisse se faire une opinion. Depuis plusieurs semaines je vous ai invités à vous informer et à vous rencontrer pour approfondir cette question. A nouveau, j'encourage vivement chacun d'entre vous à approfondir les enjeux de cette loi en parcourant quelques uns des nombreux textes publiés au cours de ces dernières semaines. Parmi ceux-ci je me permets de vous suggérer tout particulièrement :
 
- "Elargir le mariage aux personnes de même sexe ? Ouvrons le débat" Conférence des Evêques de France, Conseil Famille et Société.
 
- L'audition du cardinal André Vingt-Trois, archevêque de Paris et Président de la Conférence ces Evêques de France devant la Commission des Lois. 
Vous trouverez ces deux textes sur le site internet du diocèse : http://saint-denis.catholique.fr/
 
Sachez également que je partage totalement les propos que le Cardinal André Vingt-Trois a tenus dans son discours de clôture de l'assemblée des évêques de France en Novembre dernier, et que je reproduis ci après : 
" Les évêques se réjouissent que, dans le cadre de la légalité et dans le respect des personnes, de nombreuses initiatives soient prises par nos concitoyens, croyants ou non, pour s'opposer au projet du gouvernement dans son état actuel. Beaucoup de catholiques s'engagent dans ce sens avec des personnes d'autres courants de pensée ou d'autres religions. Par delà les clivages politiques, légitimes dans une démocratie, il s'agit bien d'un engagement pour la promotion d'un bien commun pour notre société. Que les catholiques de notre pays sachent que leurs évêques les encouragent à parler, à écrire, à agir, à se manifester... Ils ont le droit de témoigner de ce qui, dans la lumière de notre foi et selon la logique de la raison et du bon sens, leur semble essentiel pour le présent et pour l'avenir".
 
En espérant que cet ultime temps de réflexion permette à chacun d'entre vous de choisir en conscience la manière dont il exprimera son point de vue : parler, écrire, agir, se manifester…  

                                                     
                             + Pascal Delannoy, 
                 Evêque de Saint-Denis en France
                                    Le 17 décembre 2012. 
 

 
Pour les nations il fera paraître le jugement...

 
1ère lecture (Is 9, 1-6) Psaume (Ps 95, 1-2a, 2b-3, 11-12a, 12b-13a.c) 2ème lecture (Tt 2, 11-14)
 Evangile (Lc 2, 1-14)
 
... il ne brisera pas le roseau ployé, il n'éteindra pas la mèche qui s'étiole; à coup sûr, il fera paraître le jugement. (Ésaïe 42,1.3)
Tout fut par lui, et rien de ce qui fut, ne fut sans lui. En lui était la vie et la vie était la lumière des hommes et des femmes, et la lumière brille dans les ténèbres, et les ténèbres ne l'ont point comprise. (Jean 1,3-5 )
Le psalmiste décrit la Parole de Dieu comme une lampe éclairant nos pas afin de nous guider sur le sentier de la vie. Dans la Sainte Écriture, la lumière est une image récurrente de la gloire de Dieu et du fait qu'Il nous guide. Par la suite, des artistes ont utilisé la lumière dans leurs représentations de la Nativité de Jésus-Christ: la lumière d'une étoile brillant au plus haut des cieux, la luminescence des anges, la lueur divine qui s'élève d'une mangeoire pour illuminer les visages humains.
Ésaïe nous apprend que la venue du Serviteur du Seigneur encouragera jusqu'à la plus pâle des lumières au plus profond des ténèbres. L'hymne de l'incarnation qui ouvre le quatrième Évangile proclame que la lumière brille encore en dépit des ténèbres, car l'obscurité ne saurait dominer la Parole, la vie, la lumière de Dieu.
Ce que la Parole a fait naître, c'est la vie, or la vie est la lumière de tous les êtres humains. Au cours de l'année qui vient, le témoignage et le travail du Conseil œcuménique des Églises portera essentiellement sur une prière simple, thème de notre 10e Assemblée : Dieu de la vie, conduis-nous vers la justice et la paix.
À la période de l'Avent, de Noël et de l'Épiphanie, nous sommes particulièrement conscients du don de lumière que nous fait Dieu par la Parole éternelle devenue chair, et qui demeure parmi nous jusqu'à aujourd'hui. C'est cette lumière qui nous donne de l'espoir pour ce monde, malgré la désunion, les abus, la haine, la violence, la pauvreté, la cupidité et la corruption. La lumière du Christ est la lampe qui éclaire nos pas vers la justice et la paix. Même quand nos propres mèches éclairent faiblement, la Parole de Dieu résiste à l'obscurité, suscitant fidèlement la justice à mesure que nous cheminons ensemble vers la paix. Puissiez-vous profiter de toutes les bénédictions qu'offre Noël cette année en gardant à l'esprit la bonne nouvelle:
Gloire à Dieu au plus haut des cieux et sur la terre paix pour ses bien-aimés. Je vous salue dans la joie de l'Esprit Saint et dans l'amour chrétien. 
 
Pasteur Olav Fykse Tveit , Secrétaire général du Conseil œcuménique des Églises
 

 
Evangile : Naissance de Jésus (Lc 2, 1-14)
 
Acclamation : Alléluia. Alléluia. Je vous annonce une grande joie. Aujourd'hui nous est né un Sauveur : c'est le Messie, le Seigneur ! Alléluia. (cf. Lc 2, 10-11)
 
Évangile de Jésus Christ selon saint Luc 
En ces jours-là, parut un édit de l'empereur Auguste, ordonnant de recenser toute la terre — ce premier recensement eut lieu lorsque Quirinius était gouverneur de Syrie. 
Et chacun allait se faire inscrire dans sa ville d'origine.
Joseph, lui aussi, quitta la ville de Nazareth en Galilée, pour monter en Judée, à la ville de David appelée Bethléem, car il était de la maison et de la descendance de David.
Il venait se faire inscrire avec Marie, son épouse, qui était enceinte.
Or, pendant qu'ils étaient là, arrivèrent les jours où elle devait enfanter.
Et elle mit au monde son fils premier-né ; elle l'emmaillota et le coucha dans une mangeoire, car il n'y avait pas de place pour eux dans la salle commune.
Dans les environs se trouvaient des bergers qui passaient la nuit dans les champs pour garder leurs troupeaux.
L'ange du Seigneur s'approcha, et la gloire du Seigneur les enveloppa de sa lumière. Ils furent saisis d'une grande crainte,
mais l'ange leur dit : « Ne craignez pas, car voici que je viens vous annoncer une bonne nouvelle, une grande joie pour tout le peuple :
Aujourd'hui vous est né un Sauveur, dans la ville de David. Il est le Messie, le Seigneur.
Et voilà le signe qui vous est donné : vous trouverez un nouveau-né emmailloté et couché dans une mangeoire. »
Et soudain, il y eut avec l'ange une troupe céleste innombrable, qui louait Dieu en disant :
« Gloire à Dieu au plus haut des cieux, et paix sur la terre aux hommes qu'il aime. »
 
 
Commencement de l'Évangile de Jésus Christ selon saint Jean
 
Au commencement était le Verbe, la Parole de Dieu, et le Verbe était auprès de Dieu, et le Verbe était Dieu.
Il était au commencement auprès de Dieu.
Par lui, tout s'est fait, et rien de ce qui s'est fait ne s'est fait sans lui.
En lui était la vie, et la vie était la lumière des hommes ;
la lumière brille dans les ténèbres, et les ténèbres ne l'ont pas arrêtée.
Il y eut un homme envoyé par Dieu. Son nom était Jean.
Il était venu comme témoin, pour rendre témoignage à la Lumière, afin que tous croient par lui. 
 
 Cet homme n'était pas la Lumière, mais il était là pour lui rendre témoignage.
Le Verbe était la vraie Lumière, qui éclaire tout homme en venant dans le monde.
Il était dans le monde, lui par qui le monde s'était fait, mais le monde ne l'a pas reconnu.
Il est venu chez les siens, et les siens ne l'ont pas reçu.
 
Mais tous ceux qui l'ont reçu, ceux qui croient en son nom, il leur a donné de pouvoir devenir enfants de Dieu.
Ils ne sont pas nés de la chair et du sang, ni d'une volonté charnelle, ni d'une volonté d'homme : ils sont nés de Dieu.
Et le Verbe s'est fait chair, il a habité parmi nous, et nous avons vu sa gloire, la gloire qu'il tient de son Père comme Fils unique, plein de grâce et de vérité.
Jean Baptiste lui rend témoignage en proclamant : « Voici celui dont j'ai dit : Lui qui vient derrière moi, il a pris place devant moi, car avant moi il était. »
Tous nous avons eu part à sa plénitude, nous avons reçu grâce après grâce :
après la Loi communiquée par Moïse, la grâce et la vérité sont venues par Jésus Christ.
Dieu, personne ne l'a jamais vu ; le Fils unique, qui est dans le sein du Père, c'est lui qui a conduit à le connaître.

 


CALENDRIER
 
 Messe tous les jours à 9 h précédée de l’office des Laudes à 8 h 45
 Tous les samedis matin de 11 h à 12 h 15 un prêtre se tient dans l’église Notre-Dame pour accueillir une démarche du sacrement de réconciliation
 Adoration du Saint-Sacrement tous les samedis de 9h30 à 12h à la crypte
 
 
 Mercredi 26 décembre : Saint Etienne
 Jeudi 27 décembre : Saint Jean
 Vendredi 28 décembre : Saints Innocents
 Samedi 29 Décembre : 5ème jour dans l’octave de Noël
 
 
DIMANCHE  30 DECEMBRE 2012 
Sainte Famille de Jésus, Marie, Joseph
1ère lecture (1 S 1,20-22.24-28 Psaume (Ps 83,3-6.9-10) 2ème lecture (1 Jn 3,1-2.21-24) 
Evangile (Lc 2,41-52)
Messe anticipée : samedi à 18 h 30 à Notre-Dame 
Messe à 9 h à Saint-Louis - à 10 h 30 à Notre-Dame 

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paroisse du Raincy - dans Feuilles de semaine
20 décembre 2012 4 20 /12 /décembre /2012 22:34

" Société sans pères, société sans repères "  


par Père Jean-Marie Petitclerc


Educateur spécialisé, fondateur et directeur de l'association Le Valdocco, Jean-Marie Petitclerc, prêtre salésien, a participé au « Forum Grands témoins » sur le Gender, organisé à Boulogne-Billancourt le 2 décembre 2012. Dans son intervention, il plaide pour le repère que constitue la différence homme/femme. Extraits.
 
Lorsque j'observe le parcours de tous les adolescents parmi les plus problématiques, je constate que la caractéristique commune est l'absence de père. Beaucoup sont élevés par des mères seules. Pour quelques autres, le père est physiquement présent mais l'adolescent n'a jamais pu s'appuyer sur lui. Ces jeunes sont allés au collège avec une majorité d'enseignantes. Ils ont été parfois convoqués par Madame le Principal. Ils passent devant Madame le Juge pour enfants - un exemple : le tribunal pour enfants de Lyon compte onze juges femmes et un juge homme - et la plupart du temps le juge confie des mesures d'AEMO (action éducative en milieu ouvert) à Madame l'Educatrice spécialisée.
 
Les seuls hommes qu'ils rencontrent, ce sont les CRS ! N'allez pas voir d'emblée une volonté d'émeute ou de révolution, ils ont besoin de cette confrontation. Cette absence des hommes dans l'éducation pose problème. [...] On dit souvent qu'une société sans père est une société sans repères. Les adolescents qui posent le plus de problèmes sont ces jeunes marqués par l'absence de père. 90% de la délinquance des jeunes est le fait des garçons contre 10% pour les filles.
 
Gardons ce bon sens de l'importance de la différence. [...] 
 
L'égalité des droits entre hommes et femmes évoque des combats menés dans les années 70-80. Aujourd'hui, nous sommes dans l'indifférenciation : tout se vaut. C'est vrai en terme de droits mais que cette légitimité à l'égalité n'aille pas masquer, escamoter cette source d'enrichissement qu'est la différence. Il faut éduquer à la différence, source de vie. Biologiquement, c'est inscrit. Nous avons encore à faire un gros effort en termes d'égalité des droits mais méfions-nous d'une société qui va ternir l'image du père. [...) Il y a peu de séries télévisées où les pères allient amour et loi, fermeté et attention à leurs enfants. Ils sont soit absents soit papa-poules, le sommet étant le film Mme Doubtfire où le papa qui a perdu la garde de ses enfants est obligé de se déguiser en gouvernante pour les revoir. Il faut savoir que seuls 15% des enfants sont sous la garde du père. En ce sens, les droits du père sont parfois aussi un peu en danger. 
 
Je ne suis pas là pour discréditer les mères. [...] Retravaillons l'articulation des fonctions dans la complémentarité. [...] Aujourd'hui, ce qui me paraît le plus dramatique dans la position de mes concitoyens, c'est que le « droit à l'enfant » passe avant le droit de l'enfant. Or l'Evangile nous invite à l'inverse. Est-ce qu'un enfant n'a pas droit et à son père et à sa mère ? L'enfant me semble un peu oublié dans les débats actuels.
 
Le plus grand reproche que l'on fait aux jeunes est d'être sans repères. Alors n'effaçons pas ce dernier repère qui est celui de la différence homme/femme ! 
 
  
Au-delà
1ère lecture (Mi 5,1-4a) Psaume (Ps 79, 2-3. 15-16.18-19) 2ème lecture (He 10,5-10) Evangile (Lc 1,39-45)
 
 
Comme dans Isaïe, la prophétie de Michée vise des circonstances historiques précises, aux environs de l'an 700 avant le Christ.
 
Pourtant elle déborde ces circonstances et a pu servir de support à l'espérance messianique à travers les siècles. C'est le propre et la particularité du Peuple de Dieu de n'en rester ni à la seule méditation reconnaissante du passé ni au sens de sa situation dans le moment présent, mais d'être en même temps le signe d'un "à venir".
 
Le portrait de celui que doit enfanter "celle qui doit enfanter" convient au Verbe éternel puisque "ses origines remontent à l'aube des siècles." (Michée 5. 2) "Au commencement était le Verbe." (Jean 1. 1) rappelant ainsi le début du livre de la Genèse. (Ch. 1. 1) Michée ajoute :" Sa puissance s'étendra jusqu'aux extrémités de la terre." Faut-il s'étonner que des hommes viennent des confins de l'Orient pour lui rendre hommage. Ce que nous fêtons au jour de l'Epiphanie. Quant à la paix (Michée 5. 4) les anges l'annoncent de la part de Dieu dans la nuit de Noël.
 
Mais ce n'est qu'au-delà de la Croix que le Christ ressuscité pourra donner aux disciples une paix que rien ne pourra désormais leur enlever. "Nous sommes sanctifiés, grâce à l'offrande que Jésus-Christ a fait de son corps, une fois pour toutes." (Hébreux 10. 10)
 
Le mystère de l'Incarnation rédemptrice ne fait qu'un. Puisqu'il est le mystère même du Fils de Dieu qui est fils de l'homme, fils de David et fils de la Vierge Marie, mort et ressuscité : "Toi qui conduis ton troupeau, resplendis !" (Psaume 79)
 
Quoi que nous fassions, quels que soient nos reculs, nos délaissements et nos chûtes, Dieu ne se dédit jamais. Grande est sa patience à notre égard. Grande sa miséricorde, parce que grande est sa tendresse et immense son amour pour nous ! « Ce qu'il a fait, il l'a fait pour nous une fois pour toutes ! » 
  
 
1ère lecture : Le Messie viendra de Bethléem (Mi 5, 1-4)
 
Lecture du livre de Michée
Parole du Seigneur : Toi, Bethléem Ephrata, le plus petit des clans de Juda, c'est de toi que je ferai sortir celui qui doit gouverner Israël. Ses origines remontent aux temps anciens, à l'aube des siècles. Après un temps de délaissement, viendra un jour où enfantera celle qui doit enfanter, et ceux de ses frères qui resteront rejoindront les enfants d'Israël. Il se dressera et il sera leur berger par la puissance du Seigneur, par la majesté du nom de son Dieu. Ils vivront en sécurité, car désormais sa puissance s'étendra jusqu'aux extrémités de la terre, et lui-même, il sera la paix ! 
 
Psaume : Ps 79, 2.3bc, 15-16a, 18-19
 
R/ Dieu, fais-nous revenir ; que ton visage s'éclaire, et nous serons sauvés !
 
Berger d'Israël, écoute, toi qui conduis ton troupeau, resplendis ! Réveille ta vaillance et viens nous sauver. Dieu de l'univers, reviens ! Dieu haut des cieux, regarde et vois : visite cette vigne, protège-la, celle qu'a plantée ta main puissante. Que ta main soutienne ton protégé, le fils de l'homme qui te doit sa force. Jamais plus nous n'irons loin de toi : fais-nous vivre et invoquer ton nom !
 
2ème lecture : « Je suis venu pour faire ta volonté » (He 10, 5-10)
 
Lecture de la lettre aux Hébreux
Frères, en entrant dans le monde, le Christ dit, d'après le Psaume : Tu n'as pas voulu de sacrifices ni d'offrandes, mais tu m'as fait un corps. Tu n'as pas accepté les holocaustes ni les expiations pour le péché ; alors, je t'ai dit : Me voici, mon Dieu, je suis venu pour faire ta volonté, car c'est bien de moi que parle l'Écriture. Le Christ commence donc par dire : Tu n'as pas voulu ni accepté les sacrifices et les offrandes, les holocaustes et les expiations pour le péché que la Loi prescrit d'offrir. Puis il déclare : Me voici, je suis venu pour faire ta volonté. Ainsi, il supprime l'ancien culte pour établir le nouveau. Et c'est par cette volonté de Dieu que nous sommes sanctifiés, grâce à l'offrande que Jésus Christ a faite de son corps, une fois pour toutes. 
 
Evangile : La Visitation (Lc 1, 39-45) 
 
Acclamation : Alléluia. Alléluia. Chante et réjouis-toi, Vierge Marie : celui que l'univers ne peut contenir demeure en toi. Alléluia. (cf. So 3, 14.17)
 
Évangile de Jésus Christ selon saint Luc
En ces jours-là, Marie se mit en route rapidement vers une ville de la montagne de Judée. Elle entra dans la maison de Zacharie et salua Élisabeth. Or, quand Élisabeth entendit la salutation de Marie, l'enfant tressaillit en elle. Alors, Élisabeth fut remplie de l'Esprit Saint, et s'écria d'une voix forte : « Tu es bénie entre toutes les femmes, et le fruit de tes entrailles est béni. Comment ai-je ce bonheur que la mère de mon Seigneur vienne jusqu'à moi ? Car, lorsque j'ai entendu tes paroles de salutation, l'enfant a tressailli d'allégresse au-dedans de moi. Heureuse celle qui a cru à l'accomplissement des paroles qui lui furent dites de la part du Seigneur. » 
 
 
 
 
 CALENDRIER 
 
 Messe tous les jours à 9 h précédée de l’office des Laudes à 8 h 45
 Tous les samedis matin de 11 h à 12 h 15 un prêtre se tient dans l’église Notre-Dame pour accueillir une démarche du sacrement de réconciliation
 Adoration du Saint-Sacrement tous les samedis de 9h30 à 12h à la crypte
 
DIMANCHE  23 DECEMBRE 2012 – Quatrième dimanche de l’Avent
1ère lecture (Mi 5,1-4a) Psaume (Ps 79, 2-3. 15-16.18-19) 2ème lecture (He 10,5-10) 
Evangile (Lc 1,39-45) 
 
 
 
''''''''''''''''''''''' Offices de Noël :   ''''''''''''''''
 
Lundi 24 Décembre à l’église Notre-Dame :
Pour les confessions des prêtres sont à votre disposition à l’église de 10 h à 12 h  et de 15 h à 17 h 
- 18 h : veillée et messe de la nuit  
- Minuit : messe solennelle de la nuit
 
Mardi 25 Décembre à 9 h à l’église Saint-Louis 
          à 10 h 30 à l’église Notre-Dame : messe du jour
 
'''''''''''''''''''''''''''''''''''''''''''''''''''''''''''''''
 
 
 Mercredi 26 décembre : Saint Etienne
 Jeudi 27 décembre : Saint Jean
 Vendredi 28 décembre : Saints Innocents
 Samedi 29 Décembre : 5ème jour dans l’octave de Noël
 
 
DIMANCHE  30 DECEMBRE 2012 
Sainte Famille de Jésus, Marie, Joseph
1ère lecture (1 S 1,20-22.24-28 Psaume (Ps 83,3-6.9-10) 2ème lecture (1 Jn 3,1-2.21-24) 
Evangile (Lc 2,41-52)
Messe anticipée : samedi à 18 h 30 à Notre-Dame 
Messe à 9 h à Saint-Louis - à 10 h 30 à Notre-Dame  
 
 
 
 
 

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paroisse du Raincy - dans Feuilles de semaine
16 décembre 2012 7 16 /12 /décembre /2012 21:17

Le Messager des mois de décembre 2012 / janvier 2013

est consultable en ligne en cliquant sur le lien suivant :

 

http://sd-2.archive-host.com/membres/up/164198062520200784/Le_Messager_decembre_2012_-_janvier_2013.pdf

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paroisse du Raincy - dans Le Messager en ligne
16 décembre 2012 7 16 /12 /décembre /2012 20:59

« Ouvrir le mariage, c'est changer l'ordre sémantique » 

 


 Soeur Geneviève Médevielle est religieuse auxiliatrice, professeur de théologie morale. « Qu'on le veuille ou non, dans notre langue « le mariage » comme signifiant renvoie toujours à l'union d'un homme et d'une femme comme signifié » explique-t-elle.
 
« L'enjeu du débat sur l'ouverture du mariage aux homosexuels porte sur l'exercice du jugement moral. Or pour juger d'une question, il faut tout d'abord pouvoir la désigner dans le langage commun sous peine de cacophonie. N'oublions pas que le langage, malgré l'arbitraire de ses mots, est une convention nécessaire pour qu'un groupe communique et se rencontre. Or, la valeur morale de nos pratiques du langage est un impensé du débat actuel. C'est sur ce point que je voudrais insister. Sur quoi réfléchit-on ? La discrimination que l'institution mariage ferait aux homosexuels ? Mais que disons-nous alors lorsque nous utilisons le mot « mariage » ? Qu'on le veuille ou non, dans notre langue « le mariage » comme signifiant renvoie toujours à l'union d'un homme et d'une femme comme signifié. Contes, comptines, chansons, proverbes ne véhiculent pas d'autre univers de signification. Vouloir ouvrir le mariage aux homosexuels, c'est changer l'ordre sémantique. Cela peut se faire... Mais, comme le philosophe John Locke l'écrivait à la fin du XVIIe siècle, c'est faire un « abus des mots » puisqu'on fait correspondre au signifiant « mariage » le signifié « union entre deux êtres de même sexe ». 
 
A faire attention à la signification linguistique du mot « mariage », droit ouvert à tout homme ou à toute femme d'épouser une personne de sexe opposé, il n'est pas possible de dire que les personnes homosexuelles « n'ont pas droit au mariage » et que celui-ci leur est interdit. En rigueur de terme, le 
«mariage» est ouvert à toute personne, quelle que soit son orientation sexuelle. Mais il est vrai que, puisque le mariage signifie linguistiquement l'union entre un homme et une femme, l'union de deux personnes homosexuelles est impossible dans l'institution désignée par le mot « mariage ». Parler de « mariage » dans le cas d'un couple homosexuel, c'est tout simplement faire une opération de re-signification qui est loin d'être anodine car elle vient briser un consensus culturel et jeter la confusion dans le jugement éthique.
 
Dimanche 13 Janvier manifestation nationale à Paris proposée par l’organisation
« la manif pour tous »
www.lamanifpourtous.fr 
 
 
 
Il vous baptisera dans l'Esprit Saint 
 
1ère lecture (So 3,14-18a) Psaume (Is 12,2.4-6) 2ème lecture (Ph 4,4-7) Evangile (Lc 3,10-18)
 
"Il vous baptisera..." En quelques mots, saint Luc définit la mission de Jésus comparativement à celle de Jean. Cette présentation est d'autant plus remarquable que les évangiles synoptiques (Matthieu, Marc, Luc) ne nous montrent jamais Jésus baptisant. Le quatrième évangile nous dit même positivement que Jésus ne baptisait pas lui-même (Jean 4. 2). Par cette affirmation " dans l'Esprit-Saint ", les évangélistes, et particulièrement saint Luc, auteur des "Actes des Apôtres", manifestent leur foi en l'action effective de Jésus ressuscité dans les sacrements de l'Eglise. La parole du Baptiste n'introduit pas seulement au ministère terrestre de Jésus ; elle annonce les temps nouveaux qui ne se refermeront plus. C'est cela la Bonne Nouvelle :" Il vous baptisera dans l'Esprit-Saint et dans le feu ... un feu qui ne s'éteint pas." (Luc 3.18). 
D'ailleurs, à plusieurs reprises dans les Actes des Apôtres, saint Luc dira que le baptême nouveau est bien distinct du baptême de Jean; il est donné au nom du Seigneur Jésus ou au nom de Jésus-Christ. Seul "le Seigneur" (terme divin) ou "le Christ" (celui qui a déjà en lui-même la plénitude de l'Esprit-Saint) peut donner le baptême dans l'Esprit. S'il ne l'a pas conféré durant sa vie terrestre, pas même au cercle étroit de ses apôtres, il le confère lui-même, après son départ de la terre et, cela, nous le célébrons au jour de la Pentecôte. Au moment de les quitter lors de l'Ascension, il prescrivit à ses disciples :" de ne pas s'éloigner de Jérusalem mais d'y attendre la Promesse du Père, le don que je vous ai annoncé. Car Jean a baptisé avec de l'eau, mais vous, dans peu de jours, vous serez baptisés, saints, dans l'Esprit." (Actes 1. 4 et 5). Cette parole de Jésus avait tellement impressionné saint Pierre qu'il s'en souvint quand il dut constater que l'Esprit-Saint venait aussi sur ce païen de Corneille (Actes 10. 47) ! Le baptême dans l'Esprit est donc la porte d'entrée du Royaume. C'est pourquoi Jésus a pu dire que le plus petit dans le Royaume est plus grand que Jean le Baptiste. Nous pouvons être surpris au premier abord par le lien établi entre baptême et Esprit-Saint. Il nous faut entendre par ce terme de "baptême" la plénitude de ce sacrement. "Nul s'il ne renaît de l'eau et de l'Esprit". (Jean 3. 5) La tradition chrétienne les a liés au moment des sacrements de l'initiation. La liturgie orientale l'a maintenue. La liturgie latine du baptême des enfants les a dissociés dans le temps en ce que nous appelons " baptême " et " confirmation ". 
 
 
 
 
1ère lecture : « Fille de Sion, réjouis-toi, car le Seigneur est en toi » (So 3,14-18)


Lecture du livre de Sophonie
Pousse des cris de joie, fille de Sion ! Éclate en ovations, Israël ! Réjouis-toi, tressaille d'allégresse, fille de Jérusalem ! Le Seigneur a écarté tes accusateurs, il a fait rebrousser chemin à ton ennemi. Le roi d'Israël, le Seigneur, est en toi. Tu n'as plus à craindre le malheur. Ce jour-là, on dira à Jérusalem : « Ne crains pas, Sion ! Ne laisse pas tes mains défaillir ! Le Seigneur ton Dieu est en toi, c'est lui, le héros qui apporte le salut. Il aura en toi sa joie et son allégresse, il te renouvellera par son amour ; il dansera pour toi avec des cris de joie, comme aux jours de fête. » 
 
Psaume : Is 12, 2, 4bcde, 5-6
R/ Laissons éclater notre joie : Dieu est au milieu de nous.
 
Voici le Dieu qui me sauve : j'ai confiance, je n'ai plus de crainte. Ma force et mon chant, c'est le Seigneur ; il est pour moi le salut. Rendez grâce au Seigneur, proclamez son nom, annoncez parmi les peuples ses hauts faits ! Redites-le : « Sublime est son nom ! » Jouez pour le Seigneur, car il a fait des prodiges que toute la terre connaît. Jubilez, criez de joie, habitants de Sion, car il est grand au milieu de toi, le Saint d'Israël ! 
 
2ème lecture : Soyez dans la joie : le Seigneur est proche (Ph 4, 4-7)
 
Lecture de la lettre de saint Paul aux Philippiens
Frères, soyez toujours dans la joie du Seigneur ; laissez-moi vous le redire : soyez dans la joie. Que votre sérénité soit connue de tous les hommes. Le Seigneur est proche. Ne soyez inquiets de rien, mais, en toutes circonstances, dans l'action de grâce priez et suppliez pour faire connaître à Dieu vos demandes. Et la paix de Dieu, qui dépasse tout ce qu'on peut imaginer, gardera votre cœur et votre intelligence dans le Christ Jésus. 
 
Evangile : Jean Baptiste prépare les foules à la venue du Messie (Lc 3, 10-18)
 
Acclamation : Alléluia, alléluia. Prophète du Très-Haut, Jean est venu préparez la route devant le Seigneur et porter témoignage à la Lumière. Alléluia.
 
Évangile de Jésus Christ selon saint Luc
Les foules qui venaient se faire baptiser par Jean lui demandaient : « Que devons-nous faire ? » Jean leur répondait : « Celui qui a deux vêtements, qu'il partage avec celui qui n'en a pas ; et celui qui a de quoi manger, qu'il fasse de même ! » Des publicains (collecteurs d'impôts) vinrent aussi se faire baptiser et lui dirent : « Maître, que devons-nous faire ? » Il leur répondit : « N'exigez rien de plus que ce qui vous est fixé. » À leur tour, des soldats lui demandaient : « Et nous, que devons-nous faire ? » Il leur répondit : « Ne faites ni violence ni tort à personne ; et contentez-vous de votre solde. » Or, le peuple était en attente, et tous se demandaient en eux-mêmes si Jean n'était pas le Messie. Jean s'adressa alors à tous : « Moi, je vous baptise avec de l'eau ; mais il vient, celui qui est plus puissant que moi. Je ne suis pas digne de défaire la courroie de ses sandales. Lui vous baptisera dans l'Esprit Saint et dans le feu. Il tient à la main la pelle à vanner pour nettoyer son aire à battre le blé, et il amassera le grain dans son grenier ; quant à la paille, il la brûlera dans un feu qui ne s'éteint pas. » Par ces exhortations et bien d'autres encore, il annonçait au peuple la Bonne Nouvelle. 
 
 
 CALENDRIER 
 
 Messe tous les jours à 9 h précédée de l’office des Laudes à 8 h 45
 Tous les samedis matin de 11 h à 12 h 15 un prêtre se tient dans l’église Notre-Dame pour accueillir une démarche du sacrement de réconciliation
 Adoration du Saint-Sacrement tous les samedis de 9h30 à 12h à la crypte
 
DIMANCHE  16 DECEMBRE 2012 – Troisième dimanche de l’Avent
1ère lecture (So 3,14-18a) Psaume (Is 12,2.4-6) 2ème lecture (Ph 4,4-7) 
Evangile (Lc 3,10-18)
 
 Lundi  17 décembre : de la férie
 Mardi 18 décembre : de la férie 
 Mercredi 19 décembre : de la férie 
 Jeudi 20 décembre : de la férie 
 Vendredi 21 décembre : de la férie 
 Samedi 22 Décembre : de la férie 
 
DIMANCHE  23 DECEMBRE 2012 – Quatrième dimanche de l’Avent
1ère lecture (Mi 5,1-4a) Psaume (Ps 79, 2-3. 15-16.18-19) 2ème lecture (He 10,5-10) 
Evangile (Lc 1,39-45)
Messe anticipée : samedi à 18 h 30 à Notre-Dame 
Messe à 9 h à Saint-Louis - à 10 h 30 à Notre-Dame  
 
''''''''''''''''''''''''' Offices de Noël :  ''''''''''''''''''''
Lundi 24 Décembre à l’église Notre-Dame :
- 18 h : veillée et messe de la nuit  
- Minuit : messe solennelle de la nuit
Mardi 25 Décembre à 9 h à l’église Saint-Louis 
          à 10 h 30 à l’église Notre-Dame : messe du jour
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