Overblog Suivre ce blog
Administration Créer mon blog
10 novembre 2012 6 10 /11 /novembre /2012 14:20

"Exercer ses choix avec liberté et courage"
 
Le cardinal André Vingt-Trois, archevêque de Paris et président de la Conférence des évêques de France, a célébré mardi 30 octobre, en la basilique Sainte-Clotilde, à Paris, la messe des parlementaires et responsables politiques.
 
Dans son homélie, évoquant le projet de loi sur le mariage homosexuel, il a appelé les députés et sénateurs à résister à la pression des partis politiques pour faire valoir leurs convictions. Extraits :
 
"Conscients d'avoir reçu un message de libération et de croissance pour tous les hommes, nous nous efforçons de le faire connaître et nous le proposons à tous ceux que la passion n'aveugle pas et qui continuent à vouloir réfléchir pour mener une vie juste et bonne." ...
 
"Je ne pense pas que l'organisation des mœurs conjugales et de la transmission de la filiation fassent partie des éléments d'une alternance politique. Elle engage trop profondément l'avenir de la société pour n'être qu'une conséquence automatique d'une élection. C'est pourquoi dans les débats parlementaires qui vont très probablement s'ouvrir sur le mariage ou sur la fin de la vie ou sur la révision des lois de bioéthique, il serait choquant pour la démocratie que les parlementaires ne disposent pas de leur liberté de vote. Leur responsabilité personnelle en sera d'autant plus grande."
 
"Face à ces grands enjeux, c'est à la conscience personnelle du responsable politique d'exercer ses choix avec liberté et courage. La liberté doit se gagner et se défendre face aux lobbies qui saturent les espaces de communication. La liberté doit résister au conformisme de la pensée « prête à porter » qui évite de trop s'interroger."
 
"...Le courage est nécessaire quand il s'agit pour le responsable politique de prendre ses distances par rapport à son entourage idéologique ou à son parti et d'exposer son image publique. Au cours des dernières semaines, plusieurs l'ont déjà manifesté. N'est-ce pas ce à quoi l'on reconnaît les hommes et les femmes de conviction : leur capacité à se prononcer en vérité devant leur conscience et devant les hommes ?" 
 
 

L'argent n'est pas indifférent

 


1ère lecture (1 R 17,10-16) Psaume (Ps 145,5-10) 2ème lecture (He 9,24-28) Evangile (Mc 12,38-44)
 
Jésus n'a jamais méprisé les riches. Il ne les rejette pas, mais il les appelle à vivre selon une autre échelle de valeurs, ce qui les rendra plus libres, vis-à-vis d'eux-mêmes et vis-à-vis de toute sollicitation. Il ne pose pas la pauvreté matérielle comme une condition inéluctable, mais il demande la pauvreté du cœur. « Là où est ta richesse, là sera ton cœur. » (Luc 12. 34)
 
Ceux qu'il appelle sont invités à la pauvreté, ou plus exactement au détachement. En positif, c'est Lévi, au chapitre 2. En négatif, c'est l'homme qui avait de grands biens. (chapitre 10). La séduction permanente de la richesse étouffe la graine de la Parole de Dieu. (chapitre 4)
 
Le Christ, devant le trésor du Temple, reste en méditation, en observation car il connaît le coeur des hommes. Il voit ceux qui donnent beaucoup, mais pas d'eux-mêmes. Il voit ceux qui donnent peu, mais, en réalité, ils donnent beaucoup, parce que s'ils sont pauvres de moyens matériels, ils ne sont pas pauvres de cœur. Ils donnent le peu qu'ils possèdent, mais avec tout leur coeur. La veuve de Sarepta, avec le prophète Elie, nous le rappelle dans la lecture du livre des Rois.
 
En fait, l'argent n'est jamais indifférent. La femme qui brise le flacon d'albâtre pour verser le parfum sur la tête de Jésus, utilise sa richesse pour honorer d'avance celui qui subira la Passion. Jésus lui rend hommage, malgré les sentiments indignés de l'assistance. Or nous savons ce que valent les indignations des disciples. Elles peuvent masquer la jalousie ou l'endurcissement de leur cœur. (Marc 10. 41)
 
A l'inverse, avec Judas, c'est finalement pour de l'argent que la Parole de Dieu faite chair, Jésus, sera livrée, étouffée, mise à mort. Le motif de la condamnation ne fut pas de cet ordre, de la part des scribes et des pharisiens. Mais c'est le goût de l'argent qui est intervenu comme cause immédiate de l'arrestation et de la Passion.
 
De même, pour nous, tout autant que l'arrivisme, il constitue un obstacle, souvent infranchissable, dans notre agir envers Dieu et envers nos frères. Il devient une entrave sous le prétexte qu'on ne peut se priver du nécessaire. 
 
 1ère lecture : La veuve de Sarepta (1R 17, 10-16)
 
Lecture du premier livre des Rois
Le prophète Élie partit pour Sarepta, et il parvint à l'entrée de la ville. Une veuve ramassait du bois ; il l'appela et lui dit : « Veux-tu me puiser, avec ta cruche, un peu d'eau pour que je boive ? » Elle alla en puiser. Il lui dit encore : « Apporte-moi aussi un morceau de pain. » Elle répondit : « Je le jure par la vie du Seigneur ton Dieu : je n'ai pas de pain. J'ai seulement, dans une jarre, une poignée de farine, et un peu d'huile dans un vase. Je ramasse deux morceaux de bois, je rentre préparer pour moi et pour mon fils ce qui nous reste. Nous le mangerons, et puis nous mourrons. » Élie lui dit alors : « N'aie pas peur, va, fais ce que tu as dit. Mais d'abord cuis-moi un petit pain et apporte-le moi, ensuite tu feras du pain pour toi et ton fils. Car ainsi parle le Seigneur, Dieu d'Israël : Jarre de farine point ne s'épuisera, vase d'huile point ne se videra, jusqu'au jour où le Seigneur donnera la pluie pour arroser la terre. » La femme alla faire ce qu'Élie lui avait demandé, et longtemps, le prophète, elle-même et son fils eurent à manger. Et la jarre de farine ne s'épuisa pas, et le vase d'huile ne se vida pas, ainsi que le Seigneur l'avait annoncé par la bouche d'Élie. 
 
Psaume : 145, 5-6a, 6c-7ab, 8bc-9a, 9b.10


R/ Je te chanterai, Seigneur, tant que je vivrai.
Heureux qui s'appuie sur le Dieu de Jacob, qui met son espoir dans le Seigneur son Dieu, lui qui a fait le ciel et la terre. Il garde à jamais sa fidélité, il fait justice aux opprimés; aux affamés, il donne le pain. Le Seigneur redresse les accablés, le Seigneur aime les justes, le Seigneur protège l'étranger. Il soutient la veuve et l'orphelin. D'âge en âge, le Seigneur régnera : ton Dieu, ô Sion, pour toujours !  
 
2ème lecture : Le sacerdoce du ciel (He 9, 24-28)

 


Lecture de la lettre aux Hébreux
Le Christ n'est pas entré dans un sanctuaire construit par les hommes, qui ne peut être qu'une copie du sanctuaire véritable ; il est entré dans le ciel même, afin de se tenir maintenant pour nous devant la face de Dieu. Il n'a pas à recommencer plusieurs fois son sacrifice, comme le grand prêtre qui, tous les ans, entrait dans le sanctuaire en offrant un sang qui n'était pas le sien ; car alors, le Christ aurait dû plusieurs fois souffrir la Passion depuis le commencement du monde. Mais c'est une fois pour toutes, au temps de l'accomplissement, qu'il s'est manifesté pour détruire le péché par son sacrifice. Et, comme le sort des hommes est de mourir une seule fois, puis de comparaître pour le jugement, ainsi le Christ, après s'être offert une seule fois pour enlever les péchés de la multitude, apparaîtra une seconde fois, non plus à cause du péché, mais pour le salut de ceux qui l'attendent. 
 
Evangile : L'ostentation des scribes - L'aumône de la pauvre veuve (brève : 41-44) (Mc 12, 38-44)


Acclamation : Alléluia. Alléluia. Heureux les pauvres de cœur : le Royaume des cieux est à eux ! Alléluia. (Mt 5, 3)
 
Évangile de Jésus Christ selon saint Marc
Dans son enseignement, Jésus disait : « Méfiez-vous des scribes, qui tiennent à sortir en robes solennelles et qui aiment les salutations sur les places publiques, les premiers rangs dans les synagogues, et les places d'honneur dans les dîners. Ils dévorent les biens des veuves et affectent de prier longuement : ils seront d'autant plus sévèrement condamnés. » Jésus s'était assis dans le Temple en face de la salle du trésor, et regardait la foule déposer de l'argent dans le tronc. Beaucoup de gens riches y mettaient de grosses sommes. Une pauvre veuve s'avança et déposa deux piécettes. Jésus s'adressa à ses disciples : « Amen, je vous le dis : cette pauvre veuve a mis dans le tronc plus que tout le monde. Car tous, ils ont pris sur leur superflu, mais elle, elle a pris sur son indigence : elle a tout donné, tout ce qu'elle avait pour vivre. » 
 
  
 CALENDRIER 


 Messe tous les jours à 9 h précédée de l’office des Laudes à 8 h 45
 Tous les samedis matin de 11 h à 12 h 15 un prêtre se tient dans l’église Notre-Dame pour accueillir une démarche du sacrement de réconciliation
 Adoration du Saint-Sacrement tous les samedis de 9h30 à 12h à la crypte
 
DIMANCHE  11 NOVEMBRE 2012 – 32ème dimanche du temps ordinaire
1ère lecture (1 R 17,10-16) Psaume (Ps 145,5-10) 2ème lecture (He 9,24-28) 
Evangile (Mc 12,38-44)
 
 Lundi  12 novembre : Saint Josaphat
 Mardi 13 novembre : de la férie 
 Mercredi 14 novembre : de la férie 
 Jeudi 15 novembre : de la férie
 Vendredi 16 novembre : de la férie 
 Samedi 17 novembre : Sainte Elisabeth de Hongrie 
 
 APPEL AUX CITOYENS !
 Pour le mariage civil H/F (Homme/Femme)
 Pour la filiation PME (Père-Mère-Enfant)
 Contre le projet de loi de
« mariage pour tous » et contre l’homophobie
 Samedi 17 novembre 2012 Place Denfert-Rochereau à 14h30
 Rendez-vous à la gare du Raincy à 13h
 Retenez dans vos calendriers : Jeudi 6 Décembre à 20h30 : soirée au Centre culturel Thierry Le Luron sur la position des trois religions monothéistes sur le « mariage pour tous et l’adoption d’enfants par des familles homoparentales
 
DIMANCHE  18 NOVEMBRE 2012 – 33ème dimanche du temps ordinaire
1ère lecture (1 Dn 12,1-3) Psaume (Ps 15,5.8-10.1b-11) 2ème lecture (He 10,11-14.18) Evangile (Mc 13,24-32)
JOURNEE DU SECOURS CATHOLIQUE
Messe anticipée : samedi à 18 h 30 à Notre-Dame 
Messe à 9h à  Saint-Louis - à 10 h 30 à Notre-Dame 

Repost 0
paroisse du Raincy - dans Feuilles de semaine
30 octobre 2012 2 30 /10 /octobre /2012 22:40

Benoît XVI : « La foi n'est contraire ni à la liberté ni à l'intelligence de l'homme » 

 Le pape Benoît XVI a évoqué la place de la foi dans notre société, insistant sur la nécessité de relancer l'éducation à la foi.
 
L'éducation à la foi, a dit le pape Benoît XVI, comprend « les vérités du salut » mais surtout « une rencontre véritable de Dieu en Jésus-Christ... De nos jours, au milieu de tant de signes positifs, le désert spirituel s'étend... Les idées mêmes de progrès et de bien-être présentent des ombres. Malgré les importantes avancées de la science et de la technique, l'homme n'apparaît pas vraiment plus libre. Il subsiste de multiples formes d'exploitation, de manipulation, de violence et d'injustice... Parallèlement croît également le nombre des personnes désorientées, désireuses de dépasser l'horizontalité du réel, disposées à croire à tout et n'importe quoi. C'est devant cette réalité que des questions fondamentales se font jour... L'homme a-t-il un avenir?... Comment nous orienter dans la vie?... Qu'y a-t-il après la mort ?". Face à ces interrogations, "bien qu'importante pour la vie de l'homme, la science ne suffit pas". 
 
"Outre le pain matériel, nous avons besoin d'amour, de sens et d'espérance, d'une base sûre...pour nous aider à vivre vraiment, y compris les moments difficiles. Or ceci nous est offert par la foi. S'abandonner au toit qu'est Dieu, qui procure espoir et confiance. Certes, cette adhésion à Dieu doit avoir un contenu, c'est-à-dire la certitude que Dieu s'est manifesté à nous dans le Christ... Avec la mort et la résurrection du Christ, Dieu touche le fond de notre humanité afin de nous ramener à lui et de nous élever à sa hauteur. La foi signifie croire en cet amour qui ne cesse pas, qui ne cède pas à la méchanceté humaine, ni au mal ni à la mort, et qui peut transformer tout esclavage en possibilité de salut... Cette possibilité de salut par la foi est offerte à tous par Dieu. Il nous faudrait plus souvent méditer...sur ce qui soutient nos vies et ce monde, sur le sens que nous ne saurions nous attribuer par nous- mêmes mais qui nous est offert afin de vivre sans peur. Nous devons annoncer en parole et en vivant en chrétiens cette assurance libératoire et rassurante de la foi".
 
Le baptême, source de notre cheminement de foi
"A la base de notre cheminement de foi, il y a le baptême, ce sacrement qui nous communique l'Esprit, fait de nous des fils de Dieu dans le Christ et nous fait entrer dans la communauté de l'Eglise. On ne croit pas par soi-même, hors de la grâce de l'Esprit, ni sans les autres. On croit avec nos frères, car après le baptême nous sommes tous appelés à revivre ensemble notre profession de foi. Si la foi est un don de Dieu, elle est également libre et humaine. Le Catéchisme de l'Eglise catholique dit clairement qu'il est impossible de croire hors de la grâce de l'Esprit, même si croire est un acte caractéristique de la nature humaine. La foi n'est contraire ni à la liberté ni à l'intelligence de l'homme. Elle l'exalte... Croire signifier s'en remettre en toute liberté au dessein providentiel de Dieu dans l'histoire, à l'image de ce que firent Abraham ou Marie". ( ...)  
 

Repost 0
paroisse du Raincy - dans Déclarations & documents
30 octobre 2012 2 30 /10 /octobre /2012 22:32

Benoît XVI : « La foi n'est contraire ni à la liberté ni à l'intelligence de l'homme » 

 Le pape Benoît XVI a évoqué la place de la foi dans notre société, insistant sur la nécessité de relancer l'éducation à la foi.
 
L'éducation à la foi, a dit le pape Benoît XVI, comprend « les vérités du salut » mais surtout « une rencontre véritable de Dieu en Jésus-Christ... De nos jours, au milieu de tant de signes positifs, le désert spirituel s'étend... Les idées mêmes de progrès et de bien-être présentent des ombres. Malgré les importantes avancées de la science et de la technique, l'homme n'apparaît pas vraiment plus libre. Il subsiste de multiples formes d'exploitation, de manipulation, de violence et d'injustice... Parallèlement croît également le nombre des personnes désorientées, désireuses de dépasser l'horizontalité du réel, disposées à croire à tout et n'importe quoi. C'est devant cette réalité que des questions fondamentales se font jour... L'homme a-t-il un avenir?... Comment nous orienter dans la vie?... Qu'y a-t-il après la mort ?". Face à ces interrogations, "bien qu'importante pour la vie de l'homme, la science ne suffit pas". 
 
"Outre le pain matériel, nous avons besoin d'amour, de sens et d'espérance, d'une base sûre...pour nous aider à vivre vraiment, y compris les moments difficiles. Or ceci nous est offert par la foi. S'abandonner au toit qu'est Dieu, qui procure espoir et confiance. Certes, cette adhésion à Dieu doit avoir un contenu, c'est-à-dire la certitude que Dieu s'est manifesté à nous dans le Christ... Avec la mort et la résurrection du Christ, Dieu touche le fond de notre humanité afin de nous ramener à lui et de nous élever à sa hauteur. La foi signifie croire en cet amour qui ne cesse pas, qui ne cède pas à la méchanceté humaine, ni au mal ni à la mort, et qui peut transformer tout esclavage en possibilité de salut... Cette possibilité de salut par la foi est offerte à tous par Dieu. Il nous faudrait plus souvent méditer...sur ce qui soutient nos vies et ce monde, sur le sens que nous ne saurions nous attribuer par nous- mêmes mais qui nous est offert afin de vivre sans peur. Nous devons annoncer en parole et en vivant en chrétiens cette assurance libératoire et rassurante de la foi".
 
Le baptême, source de notre cheminement de foi
"A la base de notre cheminement de foi, il y a le baptême, ce sacrement qui nous communique l'Esprit, fait de nous des fils de Dieu dans le Christ et nous fait entrer dans la communauté de l'Eglise. On ne croit pas par soi-même, hors de la grâce de l'Esprit, ni sans les autres. On croit avec nos frères, car après le baptême nous sommes tous appelés à revivre ensemble notre profession de foi. Si la foi est un don de Dieu, elle est également libre et humaine. Le Catéchisme de l'Eglise catholique dit clairement qu'il est impossible de croire hors de la grâce de l'Esprit, même si croire est un acte caractéristique de la nature humaine. La foi n'est contraire ni à la liberté ni à l'intelligence de l'homme. Elle l'exalte... Croire signifier s'en remettre en toute liberté au dessein providentiel de Dieu dans l'histoire, à l'image de ce que firent Abraham ou Marie". ( ...)  
 

Tous saints

 


1ère lecture (Dt 6,2-6) Psaume (Ps 118,97.99.101-106) 2ème lecture (He 7,23-28) Evangile (Mc 12,28b-34)
 
  La solennité de la Toussaint, invite l'Eglise, pèlerine sur la terre, à goûter de manière anticipée la fête sans fin de la Communauté céleste, et à raviver l'espérance dans la vie éternelle. Il y a cette année 14 siècles que le Panthéon ― l'un des plus anciens et des plus célèbres monuments romains ― fut destiné au culte chrétien et consacré à la Vierge Marie et à tous les Martyrs: « Sancta Maria ad Martyres ». Le temple de toutes les divinités païennes était ainsi converti à la mémoire de ceux qui, comme le dit le Livre de l'Apocalypse, « viennent de la grande épreuve: ils ont lavé leurs robes et les ont blanchies dans le sang de l'Agneau » (Ap 7, 14). Par la suite, la célébration de tous les martyrs a été étendue à tous les saints, « une foule immense que nul ne pouvait dénombrer, de toute nation, race, peuple et langue » (Ap 7, 9) comme le dit encore saint Jean.  
 
Demain aura lieu la commémoration de tous les fidèles défunts. Je voudrais inviter à vivre ce jour selon l'authentique esprit chrétien, c'est-à-dire dans la lumière qui vient du Mystère pascal. Le Christ est mort et ressuscité et il nous a ouvert le passage à la maison du Père, le Royaume de la vie et de la paix. Celui qui suit Jésus dans cette vie est accueilli où Il nous a précédés. Au cours de nos visites dans les cimetières, par conséquent, rappelons-nous que là, dans les tombes, ne reposent que les dépouilles mortelles de nos proches dans l'attente de la résurrection finale. Leurs âmes ― comme le dit l'Ecriture ― sont déjà « dans la main de Dieu » (Sg 3, 1). Aussi le moyen le plus approprié et efficace de leur rendre hommage est-il de prier pour eux, en offrant des actes de foi, d'espérance et de charité. En union au Sacrifice eucharistique, nous pouvons intercéder pour leur salut éternel, et faire l'expérience de la communion la plus profonde, dans l'attente de nous retrouver ensemble, pour jouir à jamais de l'Amour qui nous a créés et rachetés.
       Benoit XVI 
 
 
 
 
1ère lecture : La foule immense des rachetés (Ap 7, 2-4.9-14)

 


Lecture de l'Apocalypse de saint Jean
Moi, Jean, j'ai vu un ange qui montait du côté où le soleil se lève, avec le sceau qui imprime la marque du Dieu vivant ; d'une voix forte, il cria aux quatre anges qui avaient reçu le pouvoir de dévaster la terre et la mer : « Ne dévastez pas la terre, ni la mer, ni les arbres, avant que nous ayons marqué du sceau le front des serviteurs de notre Dieu. » Et j'entendis le nombre de ceux qui étaient marqués du sceau : ils étaient cent quarante-quatre mille, de toutes les tribus des fils d'Israël. 
Après cela, j'ai vu une foule immense, que nul ne pouvait dénombrer, une foule de toutes nations, races, peuples et langues. Ils se tenaient debout devant le Trône et devant l'Agneau, en vêtements blancs, avec des palmes à la main. Et ils proclamaient d'une voix forte : « Le salut est donné par notre Dieu, lui qui siège sur le Trône, et par l'Agneau ! »
Tous les anges qui se tenaient en cercle autour du Trône, autour des Anciens et des quatre Vivants, se prosternèrent devant le Trône, la face contre terre, pour adorer Dieu. Et ils disaient : « Amen ! Louange, gloire, sagesse et action de grâce, honneur, puissance et force à notre Dieu, pour les siècles des siècles ! Amen ! »
L'un des Anciens prit alors la parole et me dit : « Tous ces gens vêtus de blanc, qui sont-ils, et d'où viennent-ils ? »
Je lui répondis : « C'est toi qui le sais, mon seigneur. » Il reprit : « Ils viennent de la grande épreuve ; ils ont lavé leurs vêtements, ils les ont purifiés dans le sang de l'Agneau. » 
 
Psaume : 23, 1-2, 3-4ab, 5-6


R/ Voici le peuple immense de ceux qui t'ont cherché.
Au Seigneur, le monde et sa richesse, la terre et tous ses habitants ! C'est lui qui l'a fondée sur les mers et la garde inébranlable sur les flots. Qui peut gravir la montagne du Seigneur et se tenir dans le lieu saint ?  L'homme au cœur pur, aux mains innocentes,  qui ne livre pas son âme aux idoles. Il obtient, du Seigneur, la bénédiction, et de Dieu son Sauveur, la justice. Voici le peuple de ceux qui le cherchent, qui recherchent la face de Dieu ! 
 
2ème lecture : Nous sommes enfants de Dieu et nous lui serons semblables 
(1 Jn 3, 1-3)

 


Lecture de la première lettre de saint Jean
Mes bien-aimés, voyez comme il est grand, l'amour dont le Père nous a comblés : il a voulu que nous soyons appelés enfants de Dieu — et nous le sommes. Voilà pourquoi le monde ne peut pas nous connaître : puisqu'il n'a pas découvert Dieu.
Bien-aimés, dès maintenant, nous sommes enfants de Dieu, mais ce que nous serons ne paraît pas encore clairement. Nous le savons : lorsque le Fils de Dieu paraîtra, nous serons semblables à lui parce que nous le verrons tel qu'il est. Et tout homme qui fonde sur lui une telle espérance se rend pur comme lui-même est pur. 
 
Evangile : Les Béatitudes (5, 1-12a)


Acclamation : Alléluia. Alléluia. Venez au Seigneur, vous tous qui peinez sous le poids du fardeau : il vous donnera le repos. Alléluia. (cf. Mt 11, 28)
 
Évangile de Jésus Christ selon saint Matthieu
Quand Jésus vit la foule, il gravit la montagne. Il s'assit, et ses disciples s'approchèrent. Alors, ouvrant la bouche, il se mit à les instruire. Il disait :
« Heureux les pauvres de cœur : le Royaume des cieux est à eux !
Heureux les doux : ils obtiendront la terre promise !
Heureux ceux qui pleurent : ils seront consolés !
Heureux ceux qui ont faim et soif de la justice : ils seront rassasiés !
Heureux les miséricordieux : ils obtiendront miséricorde !
Heureux les cœurs purs : ils verront Dieu !
Heureux les artisans de paix : ils seront appelés fils de Dieu !
Heureux ceux qui sont persécutés pour la justice : le Royaume des cieux est à eux !
Heureux serez-vous si l'on vous insulte, si l'on vous persécute et si l'on dit faussement toute sorte de mal contre vous, à cause de moi.
Réjouissez-vous, soyez dans l'allégresse, car votre récompense sera grande dans les cieux ! » 
 
 
 CALENDRIER
 
 Messe tous les jours à 9 h précédée de l’office des Laudes à 8 h 45
 Tous les samedis matin de 11 h à 12 h 15 un prêtre se tient dans l’église Notre-Dame pour accueillir une démarche du sacrement de réconciliation
 Adoration du Saint-Sacrement tous les samedis de 9h30 à 12h à la crypte
 
DIMANCHE  04 NOVEMBRE 2012 – 31ème dimanche du temps ordinaire
1ère lecture (Dt 6,2-6) Psaume (Ps 118,97.99.101-106) 2ème lecture (He 7,23-28) Evangile (Mc 12,28b-34)
 
 Lundi  5 novembre : de la férie
 Mardi 6 novembre : de la férie
 Mercredi 7 novembre : de la férie
 Jeudi 8 novembre  : de la férie
 Vendredi 9 novembre : Dédicace de la basilique du Latran, cathédrale de Rome, fête
 Samedi 10 novembre : Saint Léon le Grand : pape, docteur de l’Eglise
 
DIMANCHE  11 NOVEMBRE 2012 – 32ème dimanche du temps ordinaire
1ère lecture (1 R 17,10-6) Psaume (Ps 145,5-10) 2ème lecture (He 9,24-28) Evangile (Mc 12,38-44)
Messe anticipée : samedi à 18 h 30 à Notre-Dame 
Messe à 9h à  Saint-Louis - à 10 h 30 à Notre-Dame 
A 11 h 30 : rassemblement des enfants de l’éveil à la foi 
et leurs parents à  la crypte de l’église Notre-Dame
 
 
  
 
        

Repost 0
paroisse du Raincy - dans Feuilles de semaine
30 octobre 2012 2 30 /10 /octobre /2012 22:26

La liberté religieuse toujours menacée

 


Directeur de l'Aide à l'Eglise en Détresse, Marc Fromager a présenté le rapport 2012 sur la liberté religieuse dans le monde. A la lecture de ce document qui passe à la loupe 195 pays, il apparaît clairement que les chrétiens sont les plus discriminés.
 
Pour la 9ème édition du rapport sur la liberté religieuse dans le monde par l'Aide à l'Eglise en Détresse, son Directeur, Marc Fromager, a tenu à souligner l'objectif de la démarche : « Faire progresser la liberté religieuse pour tous ». C'est pourquoi ce travail de collecte d'informations est publié dans 17 pays où il ne manque pas de susciter des réactions. 
Il observe d'ailleurs que la prise de conscience progresse. Ainsi en janvier 2011, le Parlement européen adoptait une résolution « sur la situation des chrétiens dans le contexte de la liberté de religion ». En septembre 2012, la Cour de justice de l'Union européenne rendait un arrêt important consolidant la liberté religieuse. Début octobre, la Commission des Episcopats de la Communauté Européenne (COMECE) participait à un séminaire sur la discrimination envers les chrétiens en Europe au Parlement européen. 
Parmi les avancées, le directeur de l'AED cite l'établissement de relations diplomatiques entre le Saint-Siège et la Malaisie, en juillet 2011 et des développements positifs pour celles avec le Vietnam, depuis le début de l'année 2012. Des biens confisqués par le Parti Communiste ont été rendus à l'Eglise catholique en Tchéquie, Slovénie et Slovaquie. En Indonésie, les violences contre les chrétiens ont été condamnées publiquement par des acteurs de la société civile. 
Il salue aussi des modifications constitutionnelles, comme en Norvège où le luthéranisme n'est plus religion d'État depuis mai dernier. Ce cas est d'ailleurs une situation particulièrement problématique car si la loi garantit souvent la liberté religieuse, il n'est pas rare que le terrain ne suive pas. 
« La liberté religieuse, chemin vers la paix ! »
Si au Soudan, à Cuba et en Birmanie, la situation politique s'est améliorée au bénéfice des toutes les confessions religieuses, Marc Fromager dénonce une situation bloquée en Arabie Saoudite, en Corée du Nord et au Pakistan. 
Depuis le dernier rapport, il y deux ans, elle s'est dégradée au Nigéria (attaques récurrentes contre les chrétiens), en Chine (Mgr Ma Daquin, S.J. , évêque auxiliaire de Shanghai est confiné au Séminaire de Sheshan depuis son ordination épiscopale) et au Moyen Orient (conséquences du Printemps arabe).
Dans son message pour la Journée mondiale pour la paix en 2011, le pape Benoît XVI qualifiait la liberté religieuse de "chemin vers la paix". « Le combat continue » conclut le Directeur de l'Aide à l'Eglise en Détresse.  
 
Comment aider les sanctuaires de Lourdes après les inondations ?

 


Un numéro de téléphone : 05 62 42 82 22
Envoyer un don : par chèque à l’ordre de l’Association Diocésaine de Tarbes et Lourdes : Adresse : Sanctuaire Notre Dame de Lourdes
Solidarité inondation 2012
1 avenue Monseigneur Théas - 65108 Lourdes
Faire un don en ligne : http://fr.lourdes-France.org:don-en-ligne 
   
 
 
Melkisédek et Jésus


1ère lecture (Jr 31,7-9) Psaume (Ps 125,1-6) 2ème lecture (He 5,1-6) Evangile (Mc 10,46b-52)
 
Melkisédek est une figure fugitive de l'Ancien Testament. Une seule scène nous le montre (Génèse 14. 17 à 20). Le roi de Salem, identifiée par la tradition avec Jérusalem, est prêtre du Dieu Très-Haut, bien que n'appartenant pas au clan d'Abraham. Et il vient à la rencontre d'Abraham. En lui apportant du pain et du vin, il prononce une bénédiction et reçoit d'Abraham la dîme de tout son avoir.
Roi et prêtre.
Il s'agit donc d'un personnage à la fois royal et sacerdotal. Cela est dit explicitement. C'est comme prêtre qu'il prononce la bénédiction et reçoit la dîme. Dans cette ligne, la tradition chrétienne ne manquera pas de voir, dans le pain et le vin apportés, une figure du sacrifice eucharistique. A ce titre, Melkisédek est mentionné dans le canon romain de la messe (Prière eucharistique I). Mais, dès avant l'ère chrétienne, la figure de Melkisédek avait été reprise par l'attente messianique. C'est le psaume 109/110, cité dans la lettre aux Hébreux : « Tu es prêtre pour toujours selon le sacerdoce de Melkisédek. ». Le psaume montre le Seigneur Dieu intronisant un « Seigneur » à sa droite. Dieu lui a donné et lui donnera de vaincre ses adversaires. Mais à ces traits royaux, le psaume ajoute le serment irrévocable de Dieu, désignant le même personnage comme prêtre « à la manière de Melkisédek. ». Selon certaines lignes de la pensée juive, le Messie sera à la fois roi et prêtre. Or, comme roi, le Messie est descendant de David, de la tribu de Juda. Il ne peut donc recevoir le sacerdoce d'Aaron, membre de la tribu de Lévi. C'est donc à un autre type de sacerdoce qu'il faut se référer : Melkisédek en fournissait le prototype.
Assimilé au Fils de Dieu.
Les chrétiens seront particulièrement sensibles au fait, inhabituel dans l'Ecriture biblique, que Melkisédek est présenté sans mention d'origine terrestre. Il l'est par son nom personnel qui veut dire « roi de Justice ». Il est en même temps désigné par le nom de la ville où il règne, Jérusalem, « roi de Paix ». Le voici donc, nous dit la lettre aux Hébreux (7. 3) « sans père, ni mère, ni généalogie, ni commencement pour ses jours, ni fin pour sa vie. » Ne serait-il pas alors « assimilé au Fils de Dieu » (Héb. 7. 3) ? Ce rapprochement qu'opère la lettre aux Hébreux se fait en reprenant un autre psaume qu'elle cite juste avant le psaume 109 : « Tu es mon Fils. Moi aujourd'hui je t'ai engendré. » (Psaume 2. 7). Tout le chapitre 7 de la lettre aux Hébreux ne sera pas lu dans les liturgies du dimanche. Il faut cependant le reprendre dans son entier, car il approfondit le parallèle entre le sacerdoce de Melkisédek et celui du Christ que le roi de Salem annonçait de façon à la fois mystérieuse, mais plus vraie qu'Aaron et ses descendants. Le Christ comme prêtre n'a pas de successeur. Il n'a que des frères dont certains sont, parce qu'il les a choisis, ses ministres et ses intendants.
 
 

 
1ère lecture : Retour joyeux des rescapés d'Israël (Jr 31, 7-9)
 
Lecture du livre de Jérémie
Ainsi parle le Seigneur : Poussez des cris de joie pour Jacob, acclamez la première des nations ! Faites résonner vos louanges et criez tous : « Seigneur, sauve ton peuple, le reste d'Israël ! » Voici que je les fais revenir du pays du Nord, et que je les rassemble des extrémités du monde. Il y a même parmi eux l'aveugle et le boiteux, la femme enceinte et la jeune accouchée ; c'est une grande assemblée qui revient. Ils étaient partis dans les larmes, dans les consolations je les ramène ; je vais les conduire aux eaux courantes par un bon chemin où ils ne trébucheront pas. Car je suis un père pour Israël, Éphraïm est mon fils aîné. Parole du Seigneur. 
 
Psaume : 125, 1-2ab, 2cd-3, 4-5, 6
 
R/ Le Seigneur a fait merveille : nous voici dans la joie.
Quand le Seigneur ramena les captifs à Sion, nous étions comme en rêve ! Alors notre bouche était pleine de rires, nous poussions des cris de joie ; Alors on disait parmi les nations : « Quelles merveilles fait pour eux le Seigneur ! » Quelles merveilles le Seigneur fit pour nous : nous étions en grande fête ! Ramène, Seigneur, nos captifs, comme les torrents au désert. Qui sème dans les larmes moissonne dans la joie. Il s'en va, il s'en va en pleurant, il jette la semence ; il s'en vient, il s'en vient dans la joie, il rapporte les gerbes. 
 
2ème lecture : Jésus, grand prêtre à la manière de Melkisédek (He 5, 1-6)
 
Lecture de la lettre aux Hébreux
Le grand prêtre est toujours pris parmi les hommes, et chargé d'intervenir en faveur des hommes dans leurs relations avec Dieu ; il doit offrir des dons et des sacrifices pour les péchés. Il est en mesure de comprendre ceux qui pèchent par ignorance ou par égarement, car il est, lui aussi, rempli de faiblesse ; et, à cause de cette faiblesse, il doit offrir des sacrifices pour ses propres péchés comme pour ceux du peuple. On ne s'attribue pas cet honneur à soi-même, on le reçoit par appel de Dieu, comme Aaron. Il en est bien ainsi pour le Christ : quand il est devenu grand prêtre, ce n'est pas lui-même qui s'est donné cette gloire ; il l'a reçue de Dieu, qui lui a dit : Tu es mon Fils, moi, aujourd'hui, je t'ai engendré, et qui déclare dans un autre psaume : Tu es prêtre pour toujours selon le sacerdoce de Melkisédek.
 
Evangile : Guérison d'un aveugle à Jéricho (Mc 10, 46-52)
 
Acclamation : Alléluia. Alléluia. Béni soit le Seigneur notre Dieu : sur ceux qui habitent les ténèbres, il a fait resplendir sa lumière. Alléluia.(cf. Lc 1, 68.79)
 
Évangile de Jésus Christ selon saint Marc
Tandis que Jésus sortait de Jéricho avec ses disciples et une foule nombreuse, un mendiant aveugle, Bartimée, le fils de Timée, était assis au bord de la route. Apprenant que c'était Jésus de Nazareth, il se mit à crier : « Jésus, fils de David, aie pitié de moi ! » Beaucoup de gens l'interpellaient vivement pour le faire taire, mais il criait de plus belle : « Fils de David, aie pitié de moi ! » Jésus s'arrête et dit : « Appelez-le. » On appelle donc l'aveugle, et on lui dit : « Confiance, lève-toi ; il t'appelle. » L'aveugle jeta son manteau, bondit et courut vers Jésus. Jésus lui dit : « Que veux-tu que je fasse pour toi ? — Rabbouni, que je voie. » Et Jésus lui dit : « Va, ta foi t'a sauvé. » Aussitôt l'homme se mit à voir, et il suivait Jésus sur la route.
 
 CALENDRIER
 
 Messe tous les jours à 9 h précédée de l’office des Laudes à 8 h 45
 Tous les samedis matin de 11 h à 12 h 15 un prêtre se tient dans l’église Notre-Dame pour accueillir une démarche du sacrement de réconciliation
 Adoration du Saint-Sacrement tous les samedis de 9h30 à 12h à la crypte
 
ON RETARDE LES HORLOGES D’UNE HEURE (A  3H IL SERA 2 HEURES)
 
DIMANCHE  28 OCTOBRE 2012 – 30ème dimanche du temps ordinaire
1ère lecture (Jr 31,7-9) Psaume (Ps 125,1-6) 2ème lecture (He 5,1-6) Evangile (Mc 10,46b-52)
A 10 h 30 à Notre-Dame : Messe d’action de grâce pour les 
50 ans de mariage d’Agnès et Jean-Marie MOMBERT
 
 
 Lundi 29 Octobre  : de la férie
 Mardi 30 Octobre  : de la férie
 Mercredi 31 Octobre : de la férie
 
 
  Jeudi 1er novembre :  solennité de la Toussaint
 
A  10h30 messe à Notre-Dame
 
De 14h30 à 17h30 : Bénédiction des tombes au Cimetière
 
 
 Vendredi 2 novembre : Commémoration de tous les fidèles défunts
 
 A  9 h messe à Saint-Louis
 
 A  19 h 30 messe à Notre-Dame
 
 Samedi 3 novembre : de la férie
 
 
DIMANCHE  4 NOVEMBRE 2012 – 31ème dimanche du temps ordinaire
1ère lecture (Dt 6,2-6) Psaume (Ps 118,97.99.101-106) 2ème lecture (He 7,23-28) Evangile (Mc 12,28b-34)
Messe anticipée : samedi à 18 h 30 à Notre-Dame 
Messe à 9h à  Saint-Louis - à 10 h 30 à Notre-Dame  
 
 

Repost 0
paroisse du Raincy - dans Feuilles de semaine
22 octobre 2012 1 22 /10 /octobre /2012 18:56

La Semaine Missionnaire Mondiale de 2012 mérite toute notre attention
 
La Semaine Missionnaire Mondiale de 2012 mérite toute notre attention pour nous mobiliser. Les autres Eglises comptent sur nous !
 
Allez, de toutes les nations faites des disciples ! (Mt 28, 19).
Rien de bien nouveau dans cet envoi en mission, et pourtant ! 
Au moment où nous célébrons le début du cinquantenaire du concile Vatican II, mais aussi le jubilé de Pauline Jaricot, fondatrice de la Propagation de la Foi !
Impossible pour nous de rester à regarder le ciel. 
Par ailleurs, le synode pour la Nouvelle Évangélisation ouvert il y a quelques jours interroge notre dynamique missionnaire et notre attention aux autres Eglises : qu'avons-nous à partager ? Que nous apportent-elles ? Qu'attendent-elles de nous ?
Occasion de nous laisser interroger sur la conviction qui habite notre communauté paroissiale : sommes-nous les témoins actifs d'une vie missionnaire qui prend la dimension de l'universel ?
 
Ici et là-bas, aimer !
Evangéliser est inhérent au baptême et à la vie chrétienne et touche toutes les générations, ici et dans tous les pays du monde. Ni reconquête ni prosélytisme, c'est avant tout un témoignage d'amour pour notre temps, un appel à vivre autrement, à oser l'annonce et la rencontre de Jésus-Christ dans le respect des cultures, des croyances et des civilisations ! Cette notion, mise en lumière par Vatican II, marque la Mission moderne, et ses défis nouveaux, parmi lesquels la Nouvelle Évangélisation.
Participer à l'œuvre missionnaire se fait dans trois dimensions : s'informer sur la vie des autres Eglises, prier pour les vocations missionnaires et pour les jeunes Eglises, mais aussi pour que nous soyons nous-mêmes des communautés missionnaires et répondre généreusement aux appels à l'offrande participe à l'exercice de la mission confiée par le Christ à ses disciples et son Eglise.
Partageons avec fierté notre foi - trois hommes sur cinq ne connaissant pas le nom de Jésus. Soutenons ceux qui répondent à l'envoi en mission ! 
Qui d'autres que des baptisés peuvent soutenir le développement de l'Eglise et sa mission d'amour, de pardon et de paix ? 
En cette Semaine Missionnaire Mondiale, nous pouvons renforcer notre conviction afin de mobiliser notre communauté de baptisés, car l'objectif engage toute l'Eglise à travers l'action des Œuvres Pontificales Missionnaires, présentes dans 140 pays, seules destinatrices, au nom du Saint-Père, de la quête pour les Missions et, en même temps.
« Allez, de toutes les nations faites des disciples ! » (Mt 28, 19) sera aussi le thème des JMJ de Rio 2013. Tout cela n'est pas neutre et se résume en un mot : Evangéliser !
 
P. Pierre-Yves Pecqueux, 
Directeur du Service de la Mission Universelle
Et des Œuvres Pontificales Missionnaires 


La fécondité du sacrifice

 
1ère lecture (Is 53,10-11) Psaume (Ps 32,4-5.18-20.22) 2ème lecture (He 4,14-16) Evangile (Mc 10,35-45)
 
Les versets du poème du Serviteur (Isaïe 42 à 53) dont nous lisons un  petit extrait ce dimanche, ne se contentent pas de montrer dans ce Serviteur, le juste persécuté et tenant bon avec fidélité et persévérance . Ils le montrent « offrant sa vie en sacrifice expiatoire. » Ce à quoi fait d'ailleurs référence la lettre aux Hébreux de ce dimanche. Ces sacrifices juifs avaient pour fonction de remettre en communion le pécheur et le « Saint », Dieu lui-même.
 
Les poèmes du Serviteur sont ainsi prophétiques de la mission et de la mort de Jésus dont le nom veut dire « sauveur ». Ils sont également prophétiques de sa résurrection et de la fécondité de son sacrifice. En se chargeant des péchés de la multitude, le Serviteur sera capable de restaurer tous les hommes dans la justice, c'est-à-dire la justesse de vie avec Dieu, la sainteté. Lui-même « verra sa descendance, prolongera ses jours, verra la lumière, sera comblé. » (Isaïe 53. 10 et 11)
 
Dans l'après-Pâques, ces paroles aideront les disciples à croire au Ressuscité comme elles les aideront à mieux saisir la richesse féconde de sa vie et de son sacrifice. Il n'est pas simplement le faiseur de miracles et de guérisons que Dieu « réanime ». Sa mort n'est pas un fait ordinaire. Elle est l'expression et la réalisation de la volonté du Seigneur. « Mon corps livré pour vous ... mon sang versé pour vous et pour la multitude, en rémission des péchés », comme le rappelle la  prière consécratoire de chaque Eucharistie. 
 
 

 
 
1ère lecture : « Mon serviteur justifiera les multitudes » (Is 53, 10-11)

 


Lecture du livre d'Isaïe
Broyé par la souffrance, le Serviteur a plu au Seigneur. Mais, s'il fait de sa vie un sacrifice d'expiation, il verra sa descendance, il prolongera ses jours : par lui s'accomplira la volonté du Seigneur. À cause de ses souffrances, il verra la lumière, il sera comblé. Parce qu'il a connu la souffrance, le juste, mon serviteur, justifiera les multitudes, il se chargera de leurs péchés. 
 
Psaume : 32, 4-5, 18-19, 20.22
 
R/ Seigneur, ton amour soit sur nous, comme notre espoir est en toi !
Oui, elle est droite, la parole du Seigneur ; il est fidèle en tout ce qu'il fait. Il aime le bon droit et la justice ; la terre est remplie de son amour. Dieu veille sur ceux qui le craignent, qui mettent leur espoir en son amour, pour les délivrer de la mort, les garder en vie aux jours de famine. Nous attendons notre vie du Seigneur : il est pour nous un appui, un bouclier. Que ton amour, Seigneur, soit sur nous comme notre espoir est en toi ! 
 
2ème lecture : Le grand prêtre compatissant (He 4, 14-16)
 
Lecture de la lettre aux Hébreux
 
Frères, en Jésus, le Fils de Dieu, nous avons le grand prêtre par excellence, celui qui a pénétré au-delà des cieux ; tenons donc ferme l'affirmation de notre foi. En effet, le grand prêtre que nous avons n'est pas incapable, lui, de partager nos faiblesses ; en toutes choses, il a connu l'épreuve comme nous, et il n'a pas péché. Avançons-nous donc avec pleine assurance vers le Dieu tout-puissant qui fait grâce, pour obtenir miséricorde et recevoir, en temps voulu, la grâce de son secours.
 
Evangile : Le Fils de l'homme est venu pour servir (brève : 42-45) (Mc 10, 35-45)
Acclamation : Alléluia. Alléluia. Le Fils de l'homme est venu pour servir, et donner sa vie en rançon pour la multitude. Alléluia. (Mc 10, 45) 
 
Évangile de Jésus-Christ selon saint Marc
 
Jacques et Jean, les fils de Zébédée, s'approchent de Jésus et lui disent : « Maître, nous voudrions que tu exauces notre demande. » Il leur dit : « Que voudriez-vous que je fasse pour vous ? » Ils lui répondirent : « Accorde-nous de siéger, l'un à ta droite et l'autre à ta gauche, dans ta gloire. » Jésus leur dit : « Vous ne savez pas ce que vous demandez. Pouvez-vous boire à la coupe que je vais boire, recevoir le baptême dans lequel je vais être plongé ? » Ils lui disaient : « Nous le pouvons. » Il répond : « La coupe que je vais boire, vous y boirez ; et le baptême dans lequel je vais être plongé, vous le recevrez. Quant à siéger à ma droite ou à ma gauche, il ne m'appartient pas de l'accorder, il y a ceux pour qui ces places sont préparées. » Les dix autres avaient entendu, et ils s'indignaient contre Jacques et Jean. Jésus les appelle et leur dit : « Vous le savez : ceux que l'on regarde comme chefs des nations païennes commandent en maîtres ; les grands leur font sentir leur pouvoir. Parmi vous, il ne doit pas en être ainsi. Celui qui veut devenir grand sera votre serviteur. Celui qui veut être le premier sera l'esclave de tous : car le Fils de l'homme n'est pas venu pour être servi, mais pour servir, et donner sa vie en rançon pour la multitude.» 
 
 
 
 CALENDRIER 


 Messe tous les jours à 9 h précédée de l’office des Laudes à 8 h 45
 Tous les samedis matin de 11 h à 12 h 15 un prêtre se tient dans l’église Notre-Dame pour accueillir une démarche du sacrement de réconciliation
 Adoration du Saint-Sacrement tous les samedis de 9h30 à 12h à la crypte
 
DIMANCHE  21 OCTOBRE 2012 – 29ème dimanche du temps ordinaire
FIN DE LA SEMAINE MONDIALE POUR LES MISSIONS
APPEL EN CHAIR PAR LES MEMBRES DU CONSEIL ECONOMIQUE DE LA PAROISSE POUR LE DENIER DU CULTE
1ère lecture (Is 53,10-11) Psaume (Ps 32,4-5.18-20.22) 2ème lecture (He 4,14-16)
Evangile (Mc 10,35-45)
 
                    A 16 h dans l’église Notre Dame Conférence sur la constitution
                           « Dei Verbum » du Concile Vatican II
                       Concert d’orgue à 17h30 et des Vêpres du dimanche soir
 
 
 Lundi 22 Octobre  : de la férie
 Mardi 23 Octobre  : de la férie 
A 20h 30 salle Pierre Lefeuvre : 2ème catéchèse (ouverte à tous) sur le « Credo », dans le  cadre des réunions du groupe Tibériade   
 Mercredi 24 Octobre : de la férie
 Jeudi 25 Octobre  : de la férie
 Vendredi 26 Octobre : de la férie
 Samedi 27  Octobre  : de la férie


ON RETARDE LES HORLOGES D’UNE HEURE (A  3H IL SERA 2 HEURES)
 
DIMANCHE  28 OCTOBRE 2012 – 30ème dimanche du temps ordinaire
1ère lecture (Jr 31,7-9) Psaume (Ps 125,1-6) 2ème lecture (He 5,1-6) Evangile (Mc 10,46b-52)
Messe anticipée : samedi à 18 h 30 à Notre-Dame 
Messe à 9h à  Saint-Louis - à 10 h 30 à Notre-Dame  
      
 
FETES DE LA TOUSSAINT :
Jeudi 1er Novembre :  Messe à 10h30 à Notre-Dame
De 14h30 à 17h30 : Bénédiction des tombes au Cimetière
Vendredi 2 Novembre :  Messe à 9 h à Saint-Louis
     Messe à 19 h 30 à Notre-Dame

Repost 0
paroisse du Raincy - dans Feuilles de semaine
14 octobre 2012 7 14 /10 /octobre /2012 19:17

Les textes conciliaires: une boussole pour naviguer en haute mer 


Lors de l'audience générale du mercredi 10 octobre 2012, Benoît XVI a rappelé la célébration du cinquantenaire de l'ouverture du Concile Vatican II à l'occasion du lancement de l'Année de la foi. Il a  consacré sa catéchèse "au grand évènement ecclésial que fut ce concile".

 

Il convient, a-t-il dit, "de revenir aux documents conciliaires, en les libérant d'une masse de publications qui" les ont souvent offusqués" . " Aujourd'hui encore ils constituent une boussole permettant à la barque de l'Eglise de naviguer en haute mer, en eaux calmes comme en tempête, vers un port sûr... Je me souviens bien de cette époque, alors que, jeune professeur de théologie fondamentale à Bonn, l'Archevêque de Cologne le Cardinal Frings me fit venir à Rome comme conseiller". Au concile "j'ai vu une Eglise vivante...à l'écoute de l'Esprit, le véritable moteur de ces assises. Peu de fois dans l'histoire on a pu saisir aussi concrètement l'universalité de l'Eglise, dans un moment de réalisation de sa mission évangélisatrice à la dimension d monde".
Vatican II a été précédé de nombreux autres conciles, Nicée, Ephèse, Chalcédoine ou Trente, "convoqués pour définir des points fondamentaux de la foi et corriger des erreurs dangereuses. Ce ne fut pas le cas de Vatican II, car "il n'y avait pas d'erreurs de foi à corriger, pas plus que de questions doctrinales ou disciplinaires à clarifier... La première question qui s'est posée...fut comment l'engager et quels buts lui assigner". 
Dans son discours d'ouverture du 11 octobre 1962, Jean XXIII donna une orientation générale: "La foi devait parler d'une manière nouvelle tout en maintenant son contenu pérenne, sans rupture ni compromis. Le Pape voulait que l'Eglise réfléchisse sur sa foi et sur les vérités qui la guident. Dans cette réflexion il convenait de dessiner un rapport nouveau entre l'Eglise et le monde, entre le christianisme et la pensée moderne, non point pour s'y conformer mais pour présenter à un monde qui tend à l'éloigner de Dieu les exigences de l'Evangile dans toute sa grandeur et pureté... 
Notre temps continue d'être marqué par un oubli et une surdité envers Dieu. Il nous faut donc retenir la leçon fondamentale du Concile, c'est à dire que l'essence du christianisme réside dans la foi en Dieu... Comme ce fut alors le vœu des pères conciliaires, il est important de voir clairement que Dieu est présent et qu'il répond à nos appels. Mais si la foi fait défaut l'essentiel s'écroule, étant donné que l'homme perd sa dignité". 
Vatican II "nous rappelle que l'Eglise a le devoir et le mandat de transmettre la parole d'amour de Dieu qui sauve, de diffuser l'appel divin contenant notre béatitude éternelle".
Puis le Saint-Père a évoqué les quatre constitutions conciliaires, qui "sont comme les points cardinaux de cette boussole": Sacrosanctum Concilium sur la liturgie, qui rappelle la primauté de l'adoration et le caractère central du mystère christique, Lumen Gentium, document dogmatique qui rappelle que l'Eglise a pour premier devoir la glorification de Dieu, Dei Verbum, consacré à la Révélation, à la Parole vivante de Dieu qui convoque l'Eglise et la vivifie à travers le temps, Gaudium et Spes, consacrée à la façon de porter au monde la lumière reçue de Dieu. Le Concile Vatican II, a conclu Benoît XVI, "constitue pour nous un fervent appel à redécouvrir jour après jour la beauté de la foi, à en approfondir la connaissance en vue d'un rapport plus intense avec le Seigneur, à vivre pleinement notre vocation chrétienne". 

Repost 0
paroisse du Raincy - dans Déclarations & documents
14 octobre 2012 7 14 /10 /octobre /2012 19:06

Les textes conciliaires: une boussole pour naviguer en haute mer 

 


Lors de l'audience générale du mercredi 10 octobre 2012, Benoît XVI a rappelé la célébration du cinquantenaire de l'ouverture du Concile Vatican II à l'occasion du lancement de l'Année de la foi. Il a  consacré sa catéchèse "au grand évènement ecclésial que fut ce concile".

 

Il convient, a-t-il dit, "de revenir aux documents conciliaires, en les libérant d'une masse de publications qui" les ont souvent offusqués" . " Aujourd'hui encore ils constituent une boussole permettant à la barque de l'Eglise de naviguer en haute mer, en eaux calmes comme en tempête, vers un port sûr... Je me souviens bien de cette époque, alors que, jeune professeur de théologie fondamentale à Bonn, l'Archevêque de Cologne le Cardinal Frings me fit venir à Rome comme conseiller". Au concile "j'ai vu une Eglise vivante...à l'écoute de l'Esprit, le véritable moteur de ces assises. Peu de fois dans l'histoire on a pu saisir aussi concrètement l'universalité de l'Eglise, dans un moment de réalisation de sa mission évangélisatrice à la dimension d monde".
Vatican II a été précédé de nombreux autres conciles, Nicée, Ephèse, Chalcédoine ou Trente, "convoqués pour définir des points fondamentaux de la foi et corriger des erreurs dangereuses. Ce ne fut pas le cas de Vatican II, car "il n'y avait pas d'erreurs de foi à corriger, pas plus que de questions doctrinales ou disciplinaires à clarifier... La première question qui s'est posée...fut comment l'engager et quels buts lui assigner". 
Dans son discours d'ouverture du 11 octobre 1962, Jean XXIII donna une orientation générale: "La foi devait parler d'une manière nouvelle tout en maintenant son contenu pérenne, sans rupture ni compromis. Le Pape voulait que l'Eglise réfléchisse sur sa foi et sur les vérités qui la guident. Dans cette réflexion il convenait de dessiner un rapport nouveau entre l'Eglise et le monde, entre le christianisme et la pensée moderne, non point pour s'y conformer mais pour présenter à un monde qui tend à l'éloigner de Dieu les exigences de l'Evangile dans toute sa grandeur et pureté... 
Notre temps continue d'être marqué par un oubli et une surdité envers Dieu. Il nous faut donc retenir la leçon fondamentale du Concile, c'est à dire que l'essence du christianisme réside dans la foi en Dieu... Comme ce fut alors le vœu des pères conciliaires, il est important de voir clairement que Dieu est présent et qu'il répond à nos appels. Mais si la foi fait défaut l'essentiel s'écroule, étant donné que l'homme perd sa dignité". 
Vatican II "nous rappelle que l'Eglise a le devoir et le mandat de transmettre la parole d'amour de Dieu qui sauve, de diffuser l'appel divin contenant notre béatitude éternelle".
Puis le Saint-Père a évoqué les quatre constitutions conciliaires, qui "sont comme les points cardinaux de cette boussole": Sacrosanctum Concilium sur la liturgie, qui rappelle la primauté de l'adoration et le caractère central du mystère christique, Lumen Gentium, document dogmatique qui rappelle que l'Eglise a pour premier devoir la glorification de Dieu, Dei Verbum, consacré à la Révélation, à la Parole vivante de Dieu qui convoque l'Eglise et la vivifie à travers le temps, Gaudium et Spes, consacrée à la façon de porter au monde la lumière reçue de Dieu. Le Concile Vatican II, a conclu Benoît XVI, "constitue pour nous un fervent appel à redécouvrir jour après jour la beauté de la foi, à en approfondir la connaissance en vue d'un rapport plus intense avec le Seigneur, à vivre pleinement notre vocation chrétienne". 
 
Dimanche 21 Octobre à 16h00 dans l’église Notre Dame
Première conférence sur les grands textes du Concile Vatican II
« Dei Verbum »
suivie d’un concert d’orgue à 17h30 et des Vêpres du dimanche soir 
 
  
La parole est vie
1ère lecture (Sg 7,7-11) Psaume (Ps 89,12-17) 2ème lecture (He 4,12-13) Evangile (Mc 10,17-30)
 
Dieu, par sa Parole, est créateur. « Il dit et cela fut. Il commande et cela existe. » Chante le psaume 33 (versets 6 à 9) résumant le récit de la création du Livre de la Genèse. Cette parole est partout à l'œuvre et à tout moment dans la création. « La Parole de Dieu est vivante ; pas une créature n'échappe à ses yeux. » Elle est vivifiante : « En Lui était la Vie. » Continuons donc de reprendre d'autres passages de l'Ecriture pour méditer ce passage de la lettre aux Hébreux de ce dimanche... « Comme la pluie descend et ne retourne pas là-haut sans avoir saturé la terre, sans l'avoir fait enfanter et bourgeonner, sans avoir donné semence au semeur, ainsi se comporte ma Parole ; Elle ne retourne pas vers moi sans résultat, sans avoir exécuté ce qui me plaît et fait aboutir ce pour quoi je l'avais envoyée. » (Isaïe. 55. 10)
Dans cette parole cohérente et efficace, Dieu s'engage totalement. « Dieu n'est pas homme pour qu'il mente, ni fils d'Adam pour qu'il se rétracte. Est-ce lui qui dit et ne fait pas ? Qui parle et n'accomplit pas ? » (Livre des Nombres 23. 19) Jésus le dira à ses disciples : « Pour les hommes, cela est impossible. Pas pour Dieu. Car tout est possible à Dieu. »
Nous sommes donc loin de notre manière de penser, d'agir et de vivre, qui oppose volontiers parole et action. L'action se situe dans le réel, dans la recherche de l'efficace. Les paroles humaines restent bien souvent ... en l'air. Par contre, « la Parole de Dieu est vie et énergie. » (Hébreux 4. 12) « Elle pénètre au plus profond de l'âme, jusqu'aux jointures, jusqu'aux moelles. » Elle veut le tout de l'être. « J'ai observé tout ces commandements... » dit le jeune homme riche. C'est bien, mais c'est insuffisant. « Une seule chose te manque : vends, viens, suis-moi. » C'est l'écho de la Parole de l'appel apostolique : « Venez et vous verrez. » Il a retiré son regard loin du regard de Dieu : « Il s'en alla tout triste. » (Marc 10. 21) « Je vous dit cela pour que ma joie soit en vous et que votre joie soit parfaite. » (Jean 15. 11). Le psaume de ce dimanche nous dit la joie de vivre en Dieu, nous dit son secret : »Apprends-nous à bien compter nos jours pour que nos cœurs découvrent la sagesse. Rassasie-nous de ton amour au matin pour que nous passions nos jours dans la joie et les chants. Révèle ton œuvre à tes serviteurs et ta beauté à leurs fils. » (Psaume 89). 
 
  
1ère lecture : Les trésors de la Sagesse (Sg 7, 7-11) 
 
Lecture du livre de la Sagesse
 
J'ai prié, et l'intelligence m'a été donnée. J'ai supplié, et l'esprit de la Sagesse est venu en moi. Je l'ai préférée aux trônes et aux sceptres ; à côté d'elle, j'ai tenu pour rien la richesse ; je ne l'ai pas mise en comparaison avec les pierres précieuses ; tout l'or du monde auprès d'elle n'est qu'un peu de sable, et, en face d'elle, l'argent sera regardé comme de la boue. Je l'ai aimée plus que la santé et que la beauté ; je l'ai choisie de préférence à la lumière, parce que sa clarté ne s'éteint pas. Tous les biens me sont venus avec elle, et par ses mains une richesse incalculable. 
 
Psaume : 89, 12-13, 14-15, 16-17cd

 


R/ Rassasie-nous de ton amour : nous serons dans la joie.
Apprends-nous la vraie mesure de nos jours : que nos cœurs pénètrent la sagesse. Reviens, Seigneur, pourquoi tarder ? Ravise-toi par égard pour tes serviteurs. Rassasie-nous de ton amour au matin, que nous passions nos jours dans la joie et les chants. Rends-nous en joies tes jours de châtiment et les années où nous connaissions le malheur. Fais connaître ton œuvre à tes serviteurs et ta splendeur à leurs fils. Consolide pour nous l'ouvrage de nos mains ; oui, consolide l'ouvrage de nos mains.
 
2ème lecture : « Elle est vivante, la parole de Dieu » (He 4, 12-13)
 
Lecture de la lettre aux Hébreux
 
Elle est vivante, la parole de Dieu, énergique et plus coupante qu'une épée à deux tranchants ; elle pénètre au plus profond de l'âme, jusqu'aux jointures et jusqu'aux moelles ; elle juge des intentions et des pensées du cœur. Pas une créature n'échappe à ses yeux, tout est nu devant elle, dominé par son regard ; nous aurons à lui rendre des comptes. 
Evangile : Tout abandonner pour suivre Jésus (brève : 17-27)(Mc 10, 17-30)
 
Acclamation : Alléluia. Alléluia. Heureux les pauvres de cœur : le Royaume des cieux est à eux ! Alléluia. (Mt 5, 3) 
 
Évangile de Jésus-Christ selon saint Marc 
 
Jésus se mettait en route quand un homme accourut vers lui, se mit à genoux et lui demanda : « Bon maître, que dois-je faire pour avoir en héritage la vie éternelle ? » Jésus lui dit : « Pourquoi m'appelles-tu bon ? Personne n'est bon, sinon Dieu seul. Tu connais les commandements : Ne commets pas de meurtre, ne commets pas d'adultère, ne commets pas de vol, ne porte pas de faux témoignage, ne fais de tort à personne, honore ton père et ta mère. » L'homme répondit : « Maître, j'ai observé tous ces commandements depuis ma jeunesse. » Posant alors son regard sur lui, Jésus se mit à l'aimer. Il lui dit : « Une seule chose te manque : va, vends tout ce que tu as, donne-le aux pauvres et tu auras un trésor au ciel ; puis viens et suis-moi. » Mais lui, à ces mots, devint sombre et s'en alla tout triste, car il avait de grands biens. Alors Jésus regarde tout autour de lui et dit à ses disciples : « Comme il sera difficile à ceux qui possèdent des richesses d'entrer dans le royaume de Dieu ! » Les disciples étaient stupéfaits de ces paroles. Mais Jésus reprend : « Mes enfants, comme il est difficile d'entrer dans le royaume de Dieu. Il est plus facile à un chameau de passer par le trou d'une aiguille qu'à un riche d'entrer dans le royaume de Dieu. »De plus en plus déconcertés, les disciples se demandaient entre eux : « Mais alors, qui peut être sauvé ? » Jésus les regarde et répond : « Pour les hommes, cela est impossible, mais pas pour Dieu ; car tout est possible à Dieu. » Pierre se mit à dire à Jésus : « Voilà que nous avons tout quitté pour te suivre. » Jésus déclara : « Amen, je vous le dis : personne n'aura quitté, à cause de moi et de l'Évangile, une maison, des frères, des sœurs, une mère, un père, des enfants ou une terre, sans qu'il reçoive, en ce temps déjà, le centuple : maisons, frères, sœurs, mères, enfants et terres, avec des persécutions, et, dans le monde à venir, la vie éternelle. » 
 
 

 CALENDRIER 

 


 Messe tous les jours à 9 h précédée de l’office des Laudes à 8 h 45
 Tous les samedis matin de 11 h à 12 h 15 un prêtre se tient dans l’église Notre-Dame pour accueillir une démarche du sacrement de réconciliation
 Adoration du Saint-Sacrement tous les samedis de 9h30 à 12h à la crypte
 
DIMANCHE  14 OCTOBRE 2012 – 28ème dimanche du temps ordinaire
DU 14 AU 21 OCTOBRE SEMAINE MONDIALE POUR LES MISSIONS 
1ère lecture (Sg 7,7-11) Psaume (Ps 89,12-17) 2ème lecture (He 4,12-13)
Evangile (Mc 10,17-30)
 
FETE DE SAINT-DENIS Rassemblement dans la Cathédrale basilique de Saint-Denis
De 14 h à 16 h conférence sur le Concile Vatican II
A 17 h Messe présidée par Monseigneur Pascal DELANNOY 
 
 Lundi 15 Octobre  : Sainte Thérèse d’Avila
 Mardi 16 Octobre  : de la férie
 Mercredi 17 Octobre : Saint Ignace 
 Jeudi 18 Octobre  : Saint Luc 
A 18 h 30 en l’église Saint Jean Baptiste de Noisy Le Sec : messe de rentrée de l’enseignement catholique 
 Vendredi 19 Octobre : de la férie
 Samedi 20  Octobre  : de la férie
 
DIMANCHE  21 OCTOBRE 2012 – 29ème dimanche du temps ordinaire
1ère lecture (Is 53,10-11) Psaume (Ps 32,4-5.18-20.22) 2ème lecture (He 4,14-16)
Evangile (Mc 10,35-45)
Messe anticipée : samedi à 18 h 30 à Notre-Dame 
Messe à 9h à  Saint-Louis - à 10 h 30 à Notre-Dame  
 
                  Dimanche 21 Octobre à 16h00 dans l’église Notre Dame :
           Conférence sur la constitution « Dei Verbum » du Concile Vatican II    

            suivie d'un Concert d’orgue à 17h30 et des Vêpres du dimanche soir 
 

Repost 0
paroisse du Raincy - dans Feuilles de semaine
8 octobre 2012 1 08 /10 /octobre /2012 08:33

Elargir le mariage aux personnes de même sexe ? Ouvrons le débat !

 Note publiée par le Conseil Famille et Société de la Conférence des Évêques de France au sujet de l'élargissement du mariage civil aux personnes de même sexe et la possibilité pour elles de recourir à l'adoption.

 

 

L'élargissement du mariage civil aux personnes de même sexe et la possibilité pour elles de recourir à l'adoption, est une question grave. Une telle décision aurait des conséquences importantes sur les enfants, l'équilibre des familles et la cohésion sociale.

Il serait réducteur de fonder la modification du droit qui régit le mariage et la famille, sur le seul aspect de la non-discrimination et du principe d'égalité.

Le Conseil Famille et Société a voulu prendre en compte, avec l'aide d'experts, la complexité de la question et fournir des éléments de réflexion abordant les principaux enjeux de la décision envisagée.

La réflexion s'adresse aux catholiques, mais elle ne reflète pas qu'un point de vue religieux. Elle peut intéresser toute personne s'interrogeant sur les mesures annoncées par le gouvernement.

Cette démarche, qui se veut respectueuse des personnes, s'inscrit dans la volonté de l'Eglise de participer au débat public. Elle le fait, s'appuyant sur la tradition chrétienne, dans le souci de servir le bien commun.

 

Le Conseil Famille et Société

 

Mgr Jean-Luc Brunin, évêque du Havre, président

Mgr Yves Boivineau, évêque d'Annecy

Mgr Gérard Coliche, évêque auxiliaire de Lille

Mgr François Jacolin, évêque de Mende

Mgr Christian Kratz, évêque auxiliaire de Strasbourg

Mgr Armand Maillard, archevêque de Bourges

M. Jacques Arènes, psychologue, psychanalyste

Mme Monique Baujard, directrice du Service national Famille et Société

Mme Françoise Dekeuwer-Défossez, professeur de droit

Père Gildas Kerhuel, secrétaire général adjoint de la CEF

Sr Geneviève Médevielle, professeur de théologie morale

M. Jérôme Vignon, président des Semaines Sociales de France

 

Ouvrir un vrai débat

 

La société se trouve devant une situation nouvelle, inédite. L'homosexualité a toujours existé, mais jusqu'à récemment, il n'y avait jamais eu de revendication de la part des personnes homosexuelles de pouvoir donner un cadre juridique à une relation destinée à s'inscrire dans le temps, ni de se voir investies d'une autorité parentale. Il appartient au pouvoir politique d'entendre cette demande et d'y apporter la réponse la plus adéquate. Mais cette réponse relève d'un choix politique. L'ouverture du mariage aux personnes de même sexe n'est imposée ni par le droit européen ni par une quelconque convention internationale. Elle est une option politique parmi d'autres et un vrai débat démocratique est nécessaire pour faire émerger la meilleure réponse dans l'intérêt de tous.

 

Les différentes positions

Les prises de positions pour ou contre le mariage de personnes de même sexe ne manquent pas, mais les discours, parfois idéologiques, se croisent. Trois positions s'affirment aujourd'hui.

Le discours présenté comme dominant défend l'ouverture du mariage et de l'adoption des enfants aux partenaires de même sexe en vertu du principe de non-discrimination. Il se situe dans la logique de la défense des droits individuels. Le mariage, dans ce cas, n'aurait pas une nature propre ou une finalité en soi ; il ne serait chargé que du sens que l'individu, dans son autonomie, voudrait bien lui conférer. Ce discours se réclame d'une modernité politique avec sa propre compréhension des valeurs de liberté et d'égalité.

Un second discours, beaucoup plus radical et militant, souhaite supprimer le mariage traditionnel pour le remplacer par un contrat universel ouvert à deux ou plusieurs personnes, de même sexe ou de sexe différent. Pour les tenants de ce discours, il n'y aurait plus de sexes et la différence entre homme et femme ne serait que le fruit d'une culture hétérosexuelle dominante dont il conviendrait de débarrasser la société.

Enfin, le troisième discours soutient que le mariage est ordonné à la fondation d'une famille et qu'il ne peut donc concerner que les couples hétérosexuels, seuls en mesure de procréer naturellement. Dans ce cas, le mariage a une nature propre et une finalité en soi, que la loi civile encadre ; le sens du mariage dépasse alors le bon vouloir des individus. Ce discours, qui a pour lui l'expérience millénaire, pose une limite à la liberté individuelle, qui est perçue aujourd'hui comme inacceptable et rétrograde aux yeux de certains.

 

Les conditions du débat

Entre ces trois discours, il n'y a dans la société française, actuellement, pas de débat politique argumenté. Pour que ce débat puisse s'instaurer, il importe tout d'abord de reconnaître le conflit qui existe entre la signification du mariage hétérosexuel et l'expérience homosexuelle contemporaine. Sans prise de conscience des enjeux de ces divisions et de ces différences, un véritable travail politique est impossible [1].

Il s'agit aussi de respecter tous les acteurs de ce débat et de permettre à chacun de réfléchir plus profondément et d'exprimer librement ses convictions. Si toute réticence ou interrogation devant cette réforme du droit de la famille est qualifiée a priori d' « homophobe », il ne peut y avoir de débat au fond. Il en va de même lorsque la requête des personnes homosexuelles est disqualifiée a priori. Le respect de tous les acteurs du débat implique une écoute commune, une aptitude à comprendre les arguments exposés et une recherche de langage partagé.

Cette recherche d'un langage partagé suppose, de la part des catholiques, de traduire les arguments tirés de la Révélation dans un langage accessible à toute intelligence ouverte. De même, dans ce débat qui concerne le sens du mariage civil, il n'y a pas lieu de discuter du mariage religieux ni, dans un premier temps, des liens entre mariage civil et religieux. Il ne s'agit pas pour les catholiques d'imposer un point de vue religieux mais d'apporter leur contribution à ce débat en tant que citoyens en se basant sur des arguments anthropologiques et juridiques. Pour cela, il convient d'avoir bien en tête les raisons pour lesquelles l'Eglise est attachée au mariage comme union entre un homme et une femme.

 

 

Comprendre la position de l'Eglise catholique

Un amour qui donne la vie

Les chrétiens croient en un Dieu qui est Amour et qui donne la vie. Cette vie est marquée par l'altérité sexuelle : « Homme et femme, il les créa » (Genèse 1,27), qui est un des bienfaits de la Création (Gn 1,31) et qui préside à la transmission de la vie. Dans l'expérience humaine, seule la relation d'amour entre un homme et une femme peut donner naissance à une nouvelle vie. Cette relation d'amour participe ainsi à la Création de Dieu. L'homme et la femme deviennent en quelque sorte co-créateurs. Pour cette raison, cette relation garde un caractère unique et l'Eglise catholique lui reconnaît un statut particulier. C'est une relation d'amour vécue dans la liberté qui s'exprime dans le don de soi réciproque et dont le Christ a pleinement révélé la beauté. Par respect pour cet amour et pour aider les couples, l'Eglise invite, au nom du Christ, l'homme et la femme à s'engager librement dans un mariage indissoluble, vécu dans la fidélité et l'ouverture à la vie. Le mariage religieux est, pour les catholiques, un sacrement dans lequel Dieu lui-même s'engage aux côtés des époux et de leur alliance. Ainsi, ce cadre ne constitue pas tant une contrainte qu'un soutien pour pouvoir vivre cet amour. Il constitue aussi le moyen le plus simple et le plus efficace pour élever des enfants.

 

La fécondité sociale

Ce n'est pas parce que l'Eglise accorde un statut particulier à cette relation d'amour entre un homme et une femme, qu'elle n'accorde pas de valeur à d'autres relations d'amour ou d'amitié. Mais celles-ci ouvrent sur un autre type de fécondité, une fécondité sociale. Cela n'est pas moins important aux yeux de l'Eglise. Le Christ nous enseigne que nos relations d'amour ne sont pas faites pour nous enfermer égoïstement dans un tête-à-tête, mais doivent justement s'ouvrir aux autres. Mais seul dans le cas de l'amour d'un homme et d'une femme, cette ouverture à l'autre se traduit par la naissance d'une vie nouvelle. C'est une différence de taille, qui est occultée aujourd'hui.

 

L'importance du mariage civil

A travers le mariage civil, la société reconnaît et protège aussi la spécificité de ce libre engagement de l'homme et de la femme dans la durée, la fidélité et l'ouverture à la vie. Quelque 250.000 mariages civils sont célébrés chaque année en France et c'est toujours un événement important pour ceux qui s'y engagent. L'élargissement du mariage aux personnes de même sexe entrainerait une modification profonde du droit du mariage et de la filiation pour tous, y compris pour les couples hétérosexuels.

 

 

Refuser l'homophobie

Une réforme en profondeur du mariage et de la filiation concerne tous les citoyens et devrait donc pouvoir faire l'objet d'un large débat. Celui-ci se heurte aujourd'hui à l'accusation d'homophobie qui vient fustiger toute interrogation.

 

Le respect des personnes

Cette situation a ses raisons d'être. Pendant longtemps, les personnes homosexuelles ont été condamnées et rejetées. Elles ont fait l'objet de toutes sortes de discriminations et de railleries. Aujourd'hui, cela n'est plus toléré, le droit proscrit toute discrimination et toute incitation à la haine, notamment en raison de l'orientation sexuelle, et il faut se féliciter de cette évolution.

Du côté de l'Eglise catholique, la Congrégation pour la doctrine de la foi invitait, dès 1976, les catholiques à une attitude de respect, d'écoute et d'accueil de la personne homosexuelle au cœur de nos sociétés. Dix ans plus tard, la même Congrégation soulignait que les expressions malveillantes ou gestes violents à l'égard des personnes homosexuelles méritaient condamnation. Ces réactions « manifestent un manque de respect pour les autres qui lèse les principes élémentaires sur lesquels se fonde une juste convivialité civile. La dignité propre de toute personne doit toujours être respectée dans les paroles, dans les actions et dans les législations »[2].

 

La lente évolution des mentalités

Si le respect de la personne est donc clairement affirmé, il faut bien admettre que l'homophobie n'a pas pour autant disparu de notre société. Pour les personnes homosexuelles, la découverte et l'acceptation de leur homosexualité relèvent souvent d'un processus complexe. Il n'est pas toujours facile d'assumer son homosexualité dans son milieu professionnel ou son entourage familial. Les préjugés ont la vie dure et les mentalités ne changent que lentement, y compris dans nos communautés et familles catholiques. Elles sont pourtant appelées à être à la pointe de l'accueil de toute personne, quel que soit son parcours, comme enfant de Dieu. Car ce qui, pour les chrétiens, fonde notre identité et l'égalité entre les personnes, c'est le fait que nous sommes tous fils et filles de Dieu. L'accueil inconditionnel de la personne n'emporte pas une approbation de tous ses actes, il reconnaît au contraire que l'homme est plus grand que ses actes.

Le refus de l'homophobie et l'accueil des personnes homosexuelles, telles qu'elles sont, font partie des conditions nécessaires pour pouvoir sortir des réactions épidermiques et entrer dans un débat serein autour de la demande des personnes homosexuelles.

 

 

Entendre la demande des personnes homosexuelles

Une réalité diversifiée

En fait, les données statistiques qui évaluent le nombre de personnes homosexuelles, le nombre de personnes vivant une relation stable avec un partenaire de même sexe ou le nombre d'enfants élevés par deux adultes de même sexe, sont rares et difficiles à interpréter. Sous cette réserve, plusieurs études montrent que les pratiques homosexuelles ont évolué et que l'aspiration à vivre une relation affective stable se rencontre plus fréquemment aujourd'hui qu'il y a 20 ans. Cette réalité n'est pour autant pas uniforme : la cohabitation sous le même toit, la relation sexuelle ou l'exclusivité du partenaire ne font pas toujours partie des éléments d'une telle relation stable.

 

Une demande de reconnaissance

La diversité des pratiques homosexuelles ne doit pas empêcher de prendre au sérieux les aspirations de celles et ceux qui souhaitent s'engager dans un lien stable. Le respect et la reconnaissance de toute personne revêtent désormais une importance primordiale dans notre société. Les discussions sur le multiculturalisme, le racisme, le féminisme et l'homophobie sont sous-tendues par cette demande de reconnaissance qui s'exprime aujourd'hui sur le mode égalitariste. La non-reconnaissance est expérimentée comme oppression ou discrimination. Certains poussent très loin ce discours égalitariste. Ils estiment que toute différence ouvre sur un rapport de pouvoir et en conséquence sur un risque de domination de l'un sur l'autre : domination de l'homme sur la femme, domination du blanc sur le noir, domination de l'hétérosexuel sur l'homosexuel, etc. Selon eux, la seule solution pour combattre l'oppression ou la discrimination serait alors de gommer les différences ou, en tout cas, de leur dénier toute pertinence dans l'organisation de la vie sociale.

 

Une volonté de gommer les différences

C'est dans ce contexte que s'inscrit le processus de transformation du mariage pour le rendre accessible aux personnes de même sexe. La demande vise à faire reconnaître que l'amour, entre deux personnes de même sexe, a la même valeur que l'amour, entre un homme et une femme. La différence entre les deux, au regard de la procréation naturelle, est gommée ou jugée non pertinente pour la société. La richesse que représente l'altérité homme/femme tant dans les rapports individuels que collectifs est passée sous silence. Seule semble compter la reconnaissance de la personne homosexuelle et le fait de mettre fin à la discrimination dont elle s'estime victime dans une société hétéro-normée.

 

La valeur d'une relation affective durable

La société, tout comme l'Eglise dans le domaine qui lui est propre, entend cette demande de la part des personnes homosexuelles et peut chercher une réponse. Tout en affirmant l'importance de l'altérité sexuelle et le fait que les partenaires homosexuels se différencient des couples hétérosexuels par l'impossibilité de procréer naturellement, nous pouvons estimer le désir d'un engagement à la fidélité d'une affection, d'un attachement sincère, du souci de l'autre et d'une solidarité qui dépasse la réduction de la relation homosexuelle à un simple engagement érotique.

Mais cette estime ne permet pas de faire l'impasse sur les différences. La demande des personnes homosexuelles est symptomatique de la difficulté qu'éprouve notre société à vivre les différences dans l'égalité. Plutôt que de nier les différences en provoquant une déshumanisation des relations entre les sexes, notre société doit chercher à garantir l'égalité des personnes tout en respectant les différences structurantes qui ont leur importance pour la vie personnelle et sociale.

 

 

Connaître les limites du PACS

Le Pacte Civil de Solidarité (PACS), créé en 1999, a de façon inattendue surtout été utilisé par les couples hétérosexuels qui représentent 95% des 174 523 PACS conclus en 2009 [3]. Pour ces derniers, il constitue une alternative au mariage, qui ouvre un certain nombre de droits fiscaux et sociaux, sans avoir le poids symbolique du mariage, et en conservant une totale liberté de rompre.

 

Des différences mal connues

Aujourd'hui, pour les couples hétérosexuels, les différences entre le PACS et le mariage sont importantes et mal connues. Le PACS est un contrat, le mariage est une institution. Au plan patrimonial, c'est dans le domaine du droit des successions, des régimes matrimoniaux et de la réversion de la pension au partenaire survivant que se situent les plus grandes différences. Mais ce sont cependant les effets d'ordre personnel et symbolique qui marquent le plus l'infériorité du PACS par rapport au mariage. Le PACS n'est pas conclu à la mairie mais au Tribunal ou devant notaire. Il ne produit aucun effet en matière de nom et n'entraîne aucun effet personnel. Notamment, le PACS n'impose aucune obligation de fidélité, il ne crée pas de lien d'alliance entre le pacsé et la famille de son partenaire et peut être rompu unilatéralement, par simple lettre recommandée avec accusé de réception. Aucune protection n'est prévue pour le partenaire délaissé ou les éventuels enfants nés de cette union. Bien souvent, les couples hétérosexuels pacsés en viennent au bout d'un certain temps à se marier, afin de donner plus de solidité et de solennité à leur union.

 

La recherche symbolique

Les personnes homosexuelles réclament aujourd'hui aussi une forme d'union plus solennelle, dotée d'un véritable poids symbolique et ne pouvant être rompue sans procédure ni indemnité. Dans leur revendication, la différence au regard de la procréation naturelle est mise de côté, comme un détail négligeable, pour ne garder du mariage que la sincérité et l'authenticité du lien amoureux. Il s'agit là d'une vision très individualiste du mariage qui n'est pas celle du droit français.

 

 

Prendre en considération le droit français

Une réforme du droit de la famille doit partir du droit existant et examiner en quoi celui-ci n'est plus adapté à la situation nouvelle et quelles seront les conséquences de la réforme envisagée pour les citoyens. Si le droit n'est qu'une technique humaine qui peut évoluer à tout moment, il n'en garde pas moins une fonction anthropologique : il dit quelque chose de notre vision de l'homme.

 

La fonction sociale du mariage

Le discours en faveur de l'ouverture du mariage aux personnes de même sexe part d'une vision tronquée du droit. Il choisit de ne retenir du mariage civil que le lien amoureux et fait alors valoir que refuser le mariage aux personnes de même sexe est une discrimination car elles aussi sont amoureuses. Ne pas leur ouvrir l'accès au mariage revient alors à mettre en doute la sincérité et l'authenticité de leurs sentiments, voire leur capacité d'aimer. Or, il ne s'agit pas de cela. Contrairement à ce qui est soutenu, le mariage n'a jamais été un simple certificat de reconnaissance d'un sentiment amoureux. Le mariage a toujours eu la fonction sociale d'encadrer la transmission de la vie en articulant, dans le domaine personnel et patrimonial, les droits et devoirs des époux, entre eux et à l'égard des enfants à venir. La conception individualiste du mariage, véhiculée par le discours ambiant, ne se trouve pas dans les textes de loi.

 

La valeur symbolique du don total de soi

La haute valeur symbolique du mariage ne vient d'ailleurs pas du sentiment amoureux, par définition éphémère, mais de la profondeur de l'engagement pris par les époux qui acceptent d'entrer dans une union de vie totale. Cet engagement concerne la vie des conjoints (respect, fidélité, assistance, communauté de vie, contribution aux charges), la vie des familles (liens d'alliance, obligations alimentaires, empêchements au mariage), la vie des enfants (présomption de paternité, éducation, autorité parentale conjointe) et les tiers (solidarité des dettes ménagères). Compte tenu de l'importance de cet engagement, y compris à l'égard des tiers, il est régi par la loi et sa rupture est soustraite au bon vouloir des parties. Le divorce ne peut être prononcé que par le juge qui veillera à la protection des plus faibles et une répartition équitable des biens.

Ce qui confère au mariage sa haute valeur symbolique, c'est donc cet engagement de toute une vie, « pour le meilleur et pour le pire », ce pari un peu fou que l'amour humain puisse surmonter tous les obstacles que la vie nous réserve. Or, l'accueil des enfants nés de cette union de vie fait partie intégrante de cet engagement. Si le mariage a connu des variations dans l'histoire, il a toujours organisé le lien entre conjugalité et procréation. Encore aujourd'hui, en droit français, le mariage comporte une présomption de paternité, que connaissait déjà le droit romain (Pater is est quem nuptiae demonstrant). Destinée à rattacher juridiquement au mari les enfants mis au monde par la mère, cette présomption de paternité est la traduction juridique des conséquences naturelles de la promesse de fidélité et de vie commune que font les époux. Sans méconnaître que cette tradition juridique a aussi été porteuse de préjugés et d'injustices à l'égard des femmes, il convient de discerner ce qu'elle contient de sage et quelle est son importance pour la société.

 

 

Mesurer les enjeux pour l'avenir

Le mariage, tel qu'il existe aujourd'hui en droit français, assure le lien entre conjugalité et procréation et donc la lisibilité de la filiation. C'est là, en particulier, où le droit a une fonction anthropologique.

 

La vie est un don

Tout d'abord, en assurant le lien entre conjugalité et procréation, le droit vient nous rappeler que la vie est un don et que chacun la reçoit. Personne ne choisit son père et sa mère, personne ne choisit son lieu ou sa date de naissance. Ce sont pourtant ces « données » qui vont, à jamais, caractériser chacun comme un être unique au monde. Ces données incontournables de la filiation, qui s'imposent à chacun, viennent rappeler à l'homme qu'il n'est pas tout-puissant, qu'il ne se construit pas tout seul, mais qu'il reçoit sa vie des autres, d'un homme et d'une femme (et pour les croyants, d'un Autre).

 

Les deux sexes sont égaux et indispensables à la vie

Ensuite, faire le lien entre conjugalité et procréation est important pour la reconnaissance de l'égalité des sexes, qui sont l'un comme l'autre indispensables à la vie. Le fait d'être né d'un homme et d'une femme signe notre origine commune, notre appartenance à l'espèce humaine. La dualité sexuelle homme/femme est en effet une « propriété des vivants ».

 

Les droits des enfants

Enfin, la lisibilité de la filiation et l'inscription dans une histoire et une lignée sont essentielles pour la construction de l'identité. La Convention des Droits de l'enfant de l'ONU stipule expressément qu'un enfant, dans la mesure du possible, a droit de connaître ses parents et d'être élevé par eux. Si les circonstances de la vie peuvent empêcher cela, il ne faudra pas que le législateur prenne l'initiative d'organiser l'impossibilité pour les enfants de connaître leurs parents ou d'être élevés par eux. Ce qui sera le cas s'il accède aux demandes de parenté des personnes homosexuelles que ce soit par le biais de l'adoption ou de la procréation médicalement assistée.

 

L'utilité sociale

A côté de ces fonctions anthropologiques fondamentales, le mariage a aussi une utilité sociale. Même s'il n'est plus l'unique porte d'entrée de la vie de famille, il continue à favoriser la stabilité conjugale et familiale, qui correspond à une aspiration profonde d'une très grande majorité de la population. Celle-ci est non seulement bénéfique pour ses membres, mais elle profite à toute la société car elle permet aux familles de mieux assumer leur rôle dans le domaine de l'éducation et de la solidarité. A défaut, c'est la collectivité qui doit prendre le relais.

 

Ces enjeux anthropologiques et sociaux ainsi que la protection des droits de l'enfant sont passés sous silence. Le discours dominant, égalitariste, choisit délibérément d'ignorer la différence entre les personnes homosexuelles et hétérosexuelles à l'égard de la procréation et veut faire croire que le lien entre conjugalité et procréation n'est pas pertinent pour la vie en société. Un coup d'œil sur les conséquences juridiques d'une telle réforme démontre le contraire.

 

 

Evaluer les conséquences juridiques de la réforme envisagée

Le sort de la présomption de paternité

En cas d'ouverture du mariage aux personnes de même sexe, se posera la question du sort de la présomption de paternité, actuellement prévue à l'article 312 du Code Civil.

La première solution possible est de décider que cette présomption ne s'appliquerait pas aux couples de même sexe. Il y aurait alors dans les faits deux types de mariages, et il importerait que les citoyens soient clairement informés de cette distinction. Cette hypothèse, retenue aux Pays-Bas et en Belgique, ne règle pas la question du lien entre la compagne de la mère et l'enfant de celle-ci. Une deuxième solution, plus radicale, consisterait à supprimer la présomption de paternité pour tous. Cela reviendra à instaurer officiellement la dissociation entre conjugalité et procréation et viderait le mariage de son sens. Quel sens peut avoir un mariage civil qui, en refusant de régler la transmission naturelle de la vie, n'honore plus la promesse de fidélité des époux ? Une troisième solution, encore plus radicale, a été retenue au Canada. La présomption de paternité est transformée en présomption de parenté et joue aussi pour les partenaires homosexuels : la compagne de la mère sera la « co-mère » de l'enfant. Dans ce cas, la lisibilité de la filiation, qui est dans l'intérêt de l'enfant, est sacrifiée au profit du bon vouloir des adultes et la loi finit par mentir sur l'origine de la vie !

 

La loi ne doit pas mentir sur l'origine de la vie

Les choses se compliquent encore davantage devant les questions d'adoption et de procréation médicalement assistée. Par exemple, comment concevoir une adoption plénière qui supprime la filiation d'origine et dit que l'enfant est « né de » ses parents adoptifs ? Faut-il faire croire à un enfant qu'il est né de deux hommes ou de deux femmes ? Les complications juridiques sont nombreuses. Tout notre système juridique est basé sur la distinction des sexes, puisque la transmission de la vie passe par la rencontre d'un homme et d'une femme.

 

 

Conclusion

S'il appartient au pouvoir politique d'entendre la demande d'un certain nombre de personnes homosexuelles de bénéficier d'un cadre juridique solennel pour inscrire une relation affective dans le temps, c'est en fonction du bien commun dont il est garant qu'il doit chercher à y répondre.

 

L'Eglise catholique appelle les fidèles à vivre une telle relation dans la chasteté, mais elle reconnaît, au-delà du seul aspect sexuel, la valeur de la solidarité, de l'attention et du souci de l'autre qui peuvent se manifester dans une relation affective durable. L'Eglise se veut accueillante à l'égard des personnes homosexuelles et continuera à apporter sa contribution à la lutte contre toute forme d'homophobie et de discrimination.

 

La demande de l'élargissement du mariage civil ne peut être traitée sous le seul angle de la non-discrimination car cela suppose de partir d'une conception individualiste du mariage, qui n'est pas celle du droit français pour qui le mariage a une claire vocation sociale.

Prétendre régler les problèmes de domination et d'abus de pouvoir, qui existent effectivement dans la société, par l'ignorance des différences entre les personnes, semble une option idéologique dangereuse. Les différences existent et c'est une bonne chose. La différence des sexes est une heureuse nouvelle.

 

La demande d'élargissement du mariage aux personnes de même sexe met la société au défi de trouver des nouvelles formes pour vivre les différences dans l'égalité. Pour cela, le législateur sera amené à opérer des arbitrages délicats entre des intérêts individuels contradictoires. Le propre du pouvoir politique est en effet de défendre non seulement les droits et les libertés individuels, mais aussi et surtout le bien commun. Le bien commun n'est pas la somme des intérêts individuels. Le bien commun est le bien de la communauté tout entière. Seul le souci du bien commun peut venir arbitrer les conflits de droits individuels.

 

La véritable question est alors de savoir si, dans l'intérêt du bien commun, une institution régie par la loi doit continuer à dire le lien entre conjugalité et procréation, le lien entre l'amour fidèle d'un homme et d'une femme et la naissance d'un enfant, pour rappeler à tous que :

• la vie est un don

• les deux sexes sont égaux et l'un comme l'autre indispensables à la vie

• la lisibilité de la filiation est essentielle pour l'enfant.

 

Une évolution du droit de la famille est toujours possible. Mais plutôt que de céder aux pressions de différents groupes, la France s'honorerait à instaurer un vrai débat de société et à chercher une solution originale qui fasse droit à la demande de reconnaissance des personnes homosexuelles sans pour autant porter atteinte aux fondements anthropologiques de la société.

 

 

 

 

[1] Selon Paul Ricoeur, « est démocratique, une société qui se reconnaît divisée, c'est-à-dire traversée par des contradictions d'intérêt et qui se fixe comme modalité, d'associer à parts égales, chaque citoyen dans l'expression de ces contradictions, l'analyse de ces contradictions et la mise en délibération de ces contradictions, en vue d'arriver à un arbitrage », Dictionnaire de la Langue française, « Démocratie ».

 

[2] Documentation catholique 1976, n°1691, §8 ; Documentation catholique 1986, n°83, p. 1160-1164.

 

[3] http://www.insee.fr/fr/themes/tableau.asp?reg_id=0&ref_id=NATTEF02327

 

 

 

Repost 0
paroisse du Raincy - dans Déclarations & documents
8 octobre 2012 1 08 /10 /octobre /2012 08:08

Du 7 au 28 Octobre : le synode sur la nouvelle évangélisation
 
La première étape a été la rédaction des Limeamenta pour cadrer le sujet. Leur objectif essentiel était de susciter des réponses. 70 questions étaient posées pour recueillir les expériences ou les opinions sur tout ce que brasse le sujet de la Nouvelle Evangélisation. Beaucoup ont répondu. Une équipe a fait une première synthèse qui a été présentée au Secrétariat du Synode fin novembre 2011. C'est à partir de cette synthèse qu'a été élaboré l'Instrumentum laboris. Cette préparation a demandé 6 mois de travail. Le texte original, en italien, a dû être traduit en plusieurs langues. L'Instrumentum laboris est le document de travail du Synode. Il balise les débats, signale des sujets qui devraient être abordés, mais les interventions des membres du Synode sont libres. 
 
Quelles nouveautés relevez-vous dans ce texte ?
Je note qu'à une vingtaine de reprises le texte relève des points à approfondir : comment être chrétien dans ce monde qui évolue ? (§68) ; les nouvelles formes de la mission dans le contexte de la mondialisation (§70) ; le manque de prêtres (§84)... Sur ces questions, le Synode est attendu. Puisqu'il y aura des évêques du monde entier, les évêques qui ont souligné ces points prendront sans doute la parole pour insister en ce sens. Cela s'exprimera aussi dans les propositions pratiques. 
 
L'Instrumentum laboris se divise en 4 chapitres. La première partie souligne que Jésus-Christ est le premier évangélisateur : « Jésus-Christ, Evangile de Dieu pour l'homme ». Tout part de Lui. J'ai fait un certain nombre d'interventions sur la Nouvelle Evangélisation, dans mon diocèse et en d'autres lieux. Parfois, en début de conférence, je me suis amusé à poser la question : « Qui construit l'Eglise ? » On me répond facilement : « Nous ». Je rappelle que Jésus a dit à Pierre : « Tu es Pierre, et sur cette pierre je bâtirai mon Église » (Matthieu 16, 18). Spontanément, nous regardons ce que nous faisons. Or il nous faut découvrir l'œuvre de Dieu en nous. Bien sûr, Il nous appelle à collaborer avec lui, mais ce n'est pas d'abord notre affaire. La Nouvelle Evangélisation demande un retournement de perspectives. Le premier chapitre veut rappeler cela.
Monseigneur Carré, archevêque de Montpellier, secrétaire spécial du synode
 
Vouloir le débat et y contribuer 
Depuis plusieurs semaines, l'Eglise catholique ne se contente pas de déplorer l'absence d'un débat véritable sur les réformes sociétales. Elle y apporte toute sa contribution, son énergie et son cœur. On trouvera ci-après une note de travail rédigée par le Conseil « Famille et Société » de la Conférence des évêques de France.
Ce document est riche à plusieurs titres : il est la convergence de compétences pluridisciplinaires. Il ne se résume pas à des slogans incantatoires. Il propose une véritable analyse. Il est aussi une pressante interpellation éthique.
Tandis que l'on célèbre les cinquante ans du concile Vatican II, l'Eglise est dans sa mission de participation constructive aux questions vitales de société.
Mgr Bernard Podvin - Porte-parole des évêques de France
                                                                   Télécharger le document au format PDF. 
www.eglise.catholique.fr 
 
  
Ce que Dieu a uni
1ère lecture (Gn 2,18-24) Psaume (Ps 127,1-6) 2ème lecture (He 2,9-11) Evangile (Mc 10,2-16)
 
 
Les commentaires de ces textes du livre de la Genèse et de l'Evangile selon saint Marc nous sont familiers. Chaque messe de mariage les évoque, peu ou prou. Mais il nous faut aller à l'essentiel de tout sacrement. Et l'essentiel ici, c'est l'union du Christ et de l'Eglise, c'est-à-dire, l'union du Christ et des membres de son Corps Mystique qu'il n'a pas honte d'appeler ses frères, même s'ils sont pécheurs.
 
En effet la tradition apostolique et patristique ne réduit pas à la seule unité conjugale cette parole biblique : « Ce que Dieu a uni, que l'homme ne le sépare pas. » Saint-Paul la commente ainsi lui-même : « Ce mystère est grand, je veux dire qu'il s'applique au Christ et à l'Eglise. »
 
Un théologien, Isaac de l'Etoile au XIIème siècle, l'explique en termes simples. « De même que tout ce qui est au Père est au Fils et tout ce qui est au Fils est au Père, de par leur unité de nature, de même l'Epoux(le Christ) a donné tous ses biens à l'Epouse (l'Eglise) et il a pris en charge tout ce qui appartient à l'Epouse qu'il a unie à Lui-même et au Père. Dans sa prière pour l'Epouse, le Fils dit au Père : »Que tous soient un comme toi Père, tu es en moi et moi en toi. Qu'ils soient un en nous, eux aussi. »
 
« Garde-toi bien de séparer la tête du Corps. N'empêche pas le Christ d'exister tout entier. Car le Christ n'existe nulle part tout entier sans l'Eglise, ni l'Eglise sans le Christ. Le Christ total, c'est la Tête et le Corps. 
 
  
 
1ère lecture : Origine du mariage (Gn 2, 18-24)

 


Lecture du livre de la Genèse
Au commencement, lorsque le Seigneur Dieu fit la terre et le ciel, il dit : « Il n'est pas bon que l'homme soit seul. Je vais lui faire une aide qui lui correspondra. » Avec de la terre, le Seigneur Dieu façonna toutes les bêtes des champs et tous les oiseaux du ciel, et il les amena vers l'homme pour voir quels noms il leur donnerait. C'étaient des êtres vivants, et l'homme donna un nom à chacun. L'homme donna donc leurs noms à tous les animaux, aux oiseaux du ciel et à toutes les bêtes des champs. Mais il ne trouva aucune aide qui lui corresponde. Alors le Seigneur Dieu fit tomber sur lui un sommeil mystérieux, et l'homme s'endormit. Le Seigneur Dieu prit de la chair dans son côté, puis il le referma. Avec ce qu'il avait pris à l'homme, il forma une femme et il l'amena vers l'homme. L'homme dit alors : « Cette fois-ci, voilà l’os de mes os et la chair de ma chair ! On l’appellera : femme. » À cause de cela, l'homme quittera son père et sa mère, il s'attachera à sa femme, et tous deux ne feront plus qu'un. 
 
Psaume : 127, 1-2, 3, 4.5c.6a
 
R/ Que le Seigneur nous bénisse tous les jours de notre vie !
Heureux qui craint le Seigneur et marche selon ses voies ! Tu te nourriras du travail de tes mains : Heureux es-tu ! À toi, le bonheur ! Ta femme sera dans ta maison comme une vigne généreuse, et tes fils, autour de la table, comme des plants d'olivier. Voilà comment sera béni  l'homme qui craint le Seigneur.  Que le Seigneur te bénisse tous les jours de ta vie, et tu verras les fils de tes fils. 
 
2ème lecture : Jésus, notre Sauveur et notre frère (He 2, 9-11) 
 
Lecture de la lettre aux Hébreux
Jésus avait été abaissé un peu au-dessous des anges, et maintenant nous le voyons couronné de gloire et d'honneur à cause de sa Passion et de sa mort. Si donc il a fait l'expérience de la mort, c'est, par grâce de Dieu, pour le salut de tous. En effet, puisque le créateur et maître de tout voulait avoir une multitude de fils à conduire jusqu'à la gloire, il était normal qu'il mène à sa perfection, par la souffrance, celui qui est à l'origine du salut de tous. Car Jésus qui sanctifie, et les hommes qui sont sanctifiés, sont de la même race ; et, pour cette raison, il n'a pas honte de les appeler ses frères.  
 
Evangile : L'indissolubilité du mariage — Les privilèges des petits enfants (brève : 2-12) (Mc 10, 2-16) 
 
Acclamation : Alléluia. Alléluia. Si nous demeurons dans l'amour, nous demeurons en Dieu : Dieu est amour. Alléluia. (cf. 1 Jn 4, 16)
 
Évangile de Jésus-Christ selon saint Marc
Un jour, des pharisiens abordèrent Jésus et pour le mettre à l'épreuve, ils lui demandaient : « Est-il permis à un mari de renvoyer sa femme ? » Jésus dit : « Que vous a prescrit Moïse ? »  Ils lui répondirent : « Moïse a permis de renvoyer sa femme à condition d'établir un acte de répudiation. » Jésus répliqua : « C'est en raison de votre endurcissement qu'il a formulé cette loi. Mais, au commencement de la création, il les fit homme et femme. À cause de cela, l'homme quittera son père et sa mère, il s'attachera à sa femme, et tous deux ne feront plus qu'un. Ainsi, ils ne sont plus deux, mais ils ne font qu'un. Donc, ce que Dieu a uni, que l'homme ne le sépare pas ! »De retour à la maison, les disciples l'interrogeaient de nouveau sur cette question. Il leur répond : « Celui qui renvoie sa femme pour en épouser une autre est coupable d'adultère envers elle. Si une femme a renvoyé son mari et en épouse un autre, elle est coupable d'adultère. » On présentait à Jésus des enfants pour les lui faire toucher ; mais les disciples les écartèrent vivement. Voyant cela, Jésus se fâcha et leur dit : « Laissez les enfants venir à moi. Ne les empêchez pas, car le royaume de Dieu est à ceux qui leur ressemblent. Amen, je vous le dis : celui qui n'accueille pas le royaume de Dieu à la manière d'un enfant n'y entrera pas. » Il les embrassait et les bénissait en leur imposant les mains. 
 
 
 
 
 CALENDRIER 


 Messe tous les jours à 9 h précédée de l’office des Laudes à 8 h 45
 Tous les samedis matin de 11 h à 12 h 15 un prêtre se tient dans l’église Notre-Dame pour accueillir une démarche du sacrement de réconciliation
 Adoration du Saint-Sacrement tous les samedis de 9h30 à 12h à la crypte
DIMANCHE  7 OCTOBRE 2012 – 27ème dimanche du temps ordinaire
1ère lecture (Gn 2,18-24) Psaume (Ps 127,1-6) 2è lecture (He 2,9-11) Evangile (Mc 10,2-16)
 
SAMEDI 6 ET DIMANCHE 7 OCTOBRE : WEEK-END DE RENTREE ET DE MONTEE DES SCOUTS ET GUIDES DE FRANCE DU RAINCY 
A BROU-SUR-CHANTEREINE
 
 Lundi 8 Octobre : de la férie
Pas de messe à 9 h
 Mardi 9 Octobre  : de la férie 
 Mercredi 10 Octobre : de la férie 
 Jeudi 11 Octobre : de la férie
A 14h30 à la cathédrale de Saint-Denis : rassemblement diocésain des retraités :
- Inscription pour le transport auprès de Denise RONSSIN 
   au 01 41 53 89 14 - Car devant le parvis de l’église départ à 12 h 45
 Vendredi 12 Octobre : de la férie 
 Samedi 13  Octobre  : de la férie 
 
DIMANCHE  14 OCTOBRE 2012 – 28ème dimanche du temps ordinaire
1ère lecture (Sg 7,7-11) Psaume (Ps 89,12-17) 2ème lecture (He 4,12-13)
Evangile (Mc 10,17-30)
Messe anticipée : samedi à 18 h 30 à Notre-Dame 
Messe à 9h à  Saint-Louis - à 10 h 30 à Notre-Dame 
A 11 h 45 Célébration d’Eveil à la foi dans la crypte
 
FETE DE LA SAINT-DENIS (voir tract joint)
Dimanche 21 octobre à 16 h conférence sur le Concile Vatican II
A 17 h 30 Concert d’orgue suivi des vêpres

Repost 0
paroisse du Raincy - dans Feuilles de semaine
3 octobre 2012 3 03 /10 /octobre /2012 21:13

La liberté religieuse face au laïcisme et au fondamentalisme 


Voici un extrait d’une analyse de la lettre apostolique de Benoit XVI qu’il a adressé lors de son voyage au Liban à tous les chrétiens d’orient. Analyse publiée dans Zenit. L’intégralité de ce texte est disponible sur la table de presse de l’église.

 
L’explication de ce qu’il faut entendre par saine laïcité, distincte et même opposée au laïcisme, est particulièrement importante : « La saine laïcité, en revanche, signifie libérer la croyance du poids de la politique et enrichir la politique par les apports de la croyance, en maintenant la nécessaire distance, la claire distinction et l’indispensable collaboration entre les deux. Aucune société ne peut se développer sainement sans affirmer le respect réciproque entre politique et religion en évitant la tentation constante du mélange ou de l’opposition. Le rapport approprié se fonde, avant toute chose, sur la nature de l’homme – sur une saine anthropologie donc – et sur le respect total de ses droits inaliénables. La prise de conscience de ce rapport approprié permet de comprendre qu’il existe une sorte d’unité-distinction qui doit caractériser le rapport entre le spirituel (religieux) et le temporel (politique), puisque tous deux sont appelés, même dans la nécessaire distinction, à coopérer harmonieusement pour le bien commun. Une telle laïcité saine garantit à la politique d’opérer sans instrumentaliser la religion, et à la religion de vivre librement sans s’alourdir du politique dicté par l’intérêt, et quelquefois peu conforme, voire même contraire, à la croyance. C’est pourquoi la saine laïcité (unité-distinction) est nécessaire, et même indispensable aux deux » 48. Entre religion et politique, il ne devrait y avoir ni confusion ni séparation, mais unité et distinction ensemble dans la collaboration. A cause des circonstances particulières du Moyen-Orient, il n’est pas facile de reconquérir cette vérité. « Le défi constitué par la relation entre le politique et le religieux peut être relevé avec patience et courage par une formation humaine et religieuse adéquate. Il faut rappeler continuellement la place de Dieu dans la vie personnelle, familiale et civile, et la juste place de l’homme dans le dessein de Dieu. Et surtout à cette fin, il faut prier davantage » 49.Le risque, naturellement, ne vient pas uniquement du laïcisme. Il y a aussi, à l’opposé extrême, le fondamentalisme. « Les incertitudes économico-politiques, l’habileté manipulatrice de certains et une compréhension déficiente de la religion, entre autres, font le lit du fondamentalisme religieux. Celui-ci afflige toutes les communautés religieuses, et refuse le vivre- ensemble séculaire. Il veut prendre le pouvoir, parfois avec violence, sur la conscience de chacun et sur la religion pour des raisons politiques » 50. Chrétiens, juifs et musulmans devraient travailler ensemble afin « d’éradiquer cette menace qui touche indistinctement et mortellement, les croyants de toutes les religions » 51. « “Utiliser les paroles révélées, les Écritures Saintes ou le nom de Dieu, pour justifier nos intérêts, nos politiques si facilement accommodantes, ou nos violences, est une faute très grave”. » 52. 

Repost 0
paroisse du Raincy - dans Déclarations & documents

Présentation

  • : Le blog de la paroisse du Raincy
  • : Pour connaître l'actualité de la Paroisse du Raincy, des équipes, des mouvements, les horaires des Messes, pour consulter le Messager en ligne etc ...
  • Contact

Recherche

Liens