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21 octobre 2019 1 21 /10 /octobre /2019 18:52

Canonisations : le pape François révèle « l’antidote au vieillissement du cœur » (texte complet)

Trois étapes sur « le chemin de la foi »

 « Ta foi t’a sauvé » (Lc 17, 19). C’est le point d’arrivée de l’Evangile de ce jour qui nous montre le chemin de la foi. Dans ce parcours de foi nous voyons trois étapes, indiquées par les lépreux qui ont été guéris et qui invoquentmarchent et remercient.

D’abord, invoquer. Les lépreux se trouvent dans une condition terrible, non seulement en raison de la maladie qui, répandue encore aujourd’hui, doit être combattue à tout prix, mais aussi en raison de l’exclusion sociale. Au temps de Jésus, ils étaient considérés comme impurs et, comme tels, ils devaient être maintenus à l’écart, isolés (cf. Lv 17, 12). En effet, nous voyons que, lorsqu’ils vont vers Jésus, “ils s’arrêtent à distance” (cf. Lv 17, 12). Mais, bien que leur condition les mette à part, ils invoquent Jésus “à haute voix” (v. 13), dit l’Evangile. Ils ne se laissent pas paralyser par les exclusions des hommes et ils crient vers Dieu qui n’exclut personne. Voilà comment les distances se réduisent, comment on sort de la solitude : non pas en se renfermant en soi-même et dans ses regrets, non pas en pensant aux jugements des autres, mais en invoquant le Seigneur, car le Seigneur écoute le cri de celui qui est seul.

Comme ces lépreux, nous aussi, nous avons tous besoin de guérison. Nous avons besoin d’être guéris du manque de confiance en nous-mêmes, en la vie, en l’avenir ; guéris de tant de peurs ; des vices dont nous sommes les esclaves ; de tant de fermetures, dépendances et attachements aux jeux, à l’argent, à la télévision, au téléphone portable, au jugement des autres. Le Seigneur libère et guérit le cœur, si nous l’invoquons, si nous lui disons : “Seigneur, je crois que tu peux me guérir ; guéris-moi de mes fermetures, libère-moi du mal et de la peur, Jésus”. Les lépreux sont les premiers, dans cet Evangile, à invoquer le nom de Jésus. Ensuite, un aveugle et un malfaiteur sur la croix le feront aussi. Les personnes qui sont dans le besoin invoquent le nom de Jésus qui signifie Dieu sauve. Elles appellent Dieu par son nom, directement, spontanément. Appeler quelqu’un par son nom est un signe de confiance, et cela plaît au Seigneur. La foi grandit ainsi, par l’invocation confiante, apportant à Jésus ce que nous sommes, à cœur ouvert, sans cacher nos misères. Invoquons avec confiance, chaque jour, le nom de Jésus : Dieu sauve. Répétons-le : c’est prier. La prière est la porte de la foi, la prière est la médecine du cœur.

Marcher est la seconde étape. Dans le court Evangile de ce jour, figure une dizaine de verbes de mouvement. Mais ce qui frappe c’est surtout le fait que les lépreux ne sont pas guéris lorsqu’ils se tiennent devant Jésus, mais après, lorsqu’ils marchent : « En cours de route, ils furent purifiés », dit le texte (v. 14). Ils sont guéris en allant à Jérusalem, c’est-à-dire alors qu’ils affrontent un chemin qui monte. C’est sur le chemin de la vie que l’on est purifié, un chemin qui est souvent en montée, parce qu’il conduit en haut. La foi exige un cheminement, une sortie, elle fait des miracles si nous sortons de nos certitudes commodes, si nous quittons nos ports rassurants, nos nids confortables. La foi grandit avec le don et croît avec le risque. La foi progresse quand nous allons de l’avant, forts de la confiance en Dieu. La foi devient une route avec des pas humbles et concrets, comme humbles et concrets ont été la marche des lépreux et le bain de Naaman dans le Jourdain dans la première lecture (cf. 2R 5, 14-17). Il en est de même pour nous : nous avançons dans la foi par l’amour humble et concret, par la patience quotidienne, en invoquant Jésus et en allant de l’avant.

Il y a un autre aspect intéressant dans le cheminement des lépreux : ils se déplacent ensemble. «Ils furent purifiés» dit l’Evangile (v. 14), toujours au pluriel: croire c’est marcher ensemble, jamais seul. Mais, une fois guéris, neuf s’en vont pour leur propre compte et un seul retourne remercier. Jésus exprime alors toute son amertume : « Les neuf autres, où sont-ils ?» (v. 17). Il semble demander compte des neuf autres au seul qui est retourné. Certes, c’est notre devoir – à nous qui sommes ici à “faire Eucharistie”, c’est-à-dire à remercier – c’est notre devoir de prendre soin de celui qui a cessé de marcher, de celui qui perdu la route : nous sommes les gardiens des frères qui sont loin. Nous sommes des intercesseurs en leur faveur, nous sommes responsables à leur égard, c’est-à-dire appelés à répondre d’eux, à nous soucier d’eux. Tu veux grandir dans la foi? Prends soin d’un frère qui est loin, d’une sœur qui est loin.

 

Invoquer, marcher et remercier: c’est la dernière étape. Jésus dit: «Ta foi t’a sauvé» (v. 19) uniquement à celui qui le remercie. Il n’est pas seulement guéri, il est aussi sauvé. Cela nous dit que le point d’arrivée, ce n’est pas la santé, ce n’est pas le fait d’être bien, mais c’est la rencontre avec Jésus. Le salut, ce n’est pas boire un verre d’eau pour être en forme, c’est aller à la source, qui est Jésus. Lui seul libère du mal et guérit le cœur, seule la rencontre avec lui sauve, rend la vie pleine et belle. Quand on rencontre Jésus, le “merci” nait spontanément, car on découvre la chose la plus importante de la vie : non pas recevoir une grâce ou résoudre un problème, mais embrasser le Seigneur dans la vie. Ça c’est la chose la plus importante.

 

Il est beau de voir que cet homme guéri, qui était un samaritain, exprime sa joie de tout son être: il loue Dieu à grande voix, il se prosterne, il remercie (cf. vv. 15-16). Le sommet du chemin de foi, c’est de vivre en rendant grâce. Nous pouvons nous demander : nous qui avons la foi, vivons-nous les journées comme un poids à subir ou comme une louange à offrir ? Restons-nous centrés sur nous-mêmes en attendant de demander la prochaine grâce ou bien trouvons-nous notre joie dans l’action de grâce ? Quand nous remercions, le Père est ému et répand sur nous l’Esprit Saint.

 

Remercier, ce n’est pas une question de politesse, de bienséance, c’est une question de foi. Un cœur qui remercie reste jeune. Ecoutez bien. Un cœur qui remercie reste jeune. Dire : “Merci Seigneur” au réveil, pendant la journée, avant de se coucher, c’est l’antidote au vieillissement du cœur, parce que le cœur vieillit et s’habitue mal. De même en famille, entre les époux : se rappeler de dire merci. Merci est le mot le plus simple et le plus bénéfique.

 

Invoquer, marcher, remercier. Aujourd’hui, remercions le Seigneur pour les nouveaux Saints qui ont marché dans la foi et que nous invoquons maintenant comme intercesseurs. Trois d’entre eux

sont Sœurs et elles nous montrent que la vie religieuse est un chemin d’amour dans les périphéries existentielles du monde. Sainte Marguerite Bays, en revanche, était une couturière et elle montre combien la prière simple est puissante, de même que la patiente endurance, le don de soi silencieux : à travers ces choses, le Seigneur a fait revivre en elle la splendeur de Pâques. C’est la sainteté dans le quotidien dont parle le saint Cardinal Newman qui a dit : « Le chrétien possède une paix profonde, silencieuse, cachée, que le monde ne voit pas. […] Le chrétien est joyeux, tranquille, bon, aimable, poli, innocent, modeste ; il n’a pas de prétentions, […] son comportement est tellement éloigné de l’ostentation et de la sophistication qu’à première vue on peut facilement le prendre pour une personne ordinaire » (Parochial and Plain Sermons, V,5).

 

Demandons d’être ainsi, de “douces lumières” dans les obscurités du monde. Jésus, « reste avec nous et nous commencerons à briller comme tu brilles, à briller de manière à être une lumière pour les autres » (Meditations on Christian Doctrine, VII,3).

 

Amen !

LA PRIERE : ETRE FIDELE A LA LECTURE

DE PAROLE DE DIEU

 

Les bras de Moïse, sans cesse levés grâce à Aaron et Hour, marquent la volonté de permanence de cette prière qui soutient Josué, car, selon que le chante le psaume 120 : » Il ne dort pas, ne sommeille pas, le gardien d’Israël. Ce que Jésus confirme après la parabole de cette femme insistante et persévérante. Il faut prier sans cesse et sans se décourager. Les silences de Dieu ne peuvent être interpréter comme la non-existence d’attention et d’amour à notre égard. En cela, il nous faut reprendre le texte grec, une fois de plus. Jésus dit que Dieu patiente avec eux et non pas « attendre ». Il prend son temps. Au moment où il prévoit et annonce le reniement de Pierre, Jésus dit : » Simon, j’ai prié pour toi afin que ta foi ne sombre pas. » Cela ne l’a pas préservé du triple reniement, mais sa foi réelle et profonde n’a pas défailli, comme le prouve, quelques jours, plus tard le triple aveu d’amour au bord du lac (Jean 21. 15). Sur la croix, « Jésus a prié et supplié Celui qui pouvait le sauver de la mort » (Hébreux 5.7) lorsqu’il a crié « Pourquoi m’as-tu abandonné ? » (Matthieu 27. 46) mais le psaume 21 dont Jésus prononce les premiers versets, nous dit aussi le salut de la Résurrection.

 

Les prêtres, les religieux, les religieuses et de nombreux laïcs méditeront ce mystère du sens de la prière au travers des textes de saint Augustin que citent leur bréviaire ou «la prière du temps présent», en particulier le lundi et le mardi de cette 29ème semaine. La prière n’est pas un simple bavardage : ». Il veut que notre désir s’excite par la prière. » Elle devient alors une préparation à l’accueil : ». Nous serons d’autant plus capables de le recevoir que nous le désirons avec plus d’ardeur. » Cette prière insistante exprime notre foi, ranime notre espérance, vivifie notre charité. Elle doit être « l’activité insistante et religieuse du cœur ». « Que le cœur de l’homme de l’homme en prière les forme (les prières) pour voir clair en lui. » (Saint Augustin).

 

Parmi toutes les recommandations adressées par saint Paul à Timothée, nous avons déjà découvert les dimanches précédents des phrases qui doivent être conservées dans notre mémoire en lisant le texte d’aujourd’hui.– le dimanche 6 octobre : »Réveille en toi le don de Dieu que tu as reçu quand je t’ai imposé les mains » – « Tu es le dépositaire de l’Evangile. Garde-le dans toute sa pureté grâce à l’Esprit-Saint qui habite en nous. » – le dimanche 13 octobre : « On n’enchaîne pas la Parole de Dieu. » Comment rester fidèle à l’enseignement de la foi ? Comment conserver le dépôt ? Comment ne pas substituer notre sagesse humaine à la révélation divine ? Paul répond qu’il est indispensable de se référer sans cesse à l’Ecriture et de la proclamer, même si cela ne semble pas le moment favorable, en grec « eukairos (opportun, favorable) » et « akairos (même si ce n’est pas le moment favorable). La traduction française « à contre-temps » est trop brutale, d’autant que ces reproches, selon le conseil de saint Paul, doivent s’accompagner d’encouragements, avec une grande patience et avec le souci d’instruire et non pas de détruire l’interlocuteur. (2 Timothée 4. 1 et 2). P. Jacques Fournier Cef

Lectures de la messe

 

Première lecture (Ex 17, 8-13)

En ces jours-là, le peuple d’Israël marchait à travers le désert. Les Amalécites survinrent et attaquèrent Israël à Rephidim. Moïse dit alors à Josué : « Choisis des hommes, et va combattre les Amalécites. Moi, demain, je me tiendrai sur le sommet de la colline, le bâton de Dieu à la main. » Josué fit ce que Moïse avait dit : il mena le combat contre les Amalécites. Moïse, Aaron et Hour étaient montés au sommet de la colline. Quand Moïse tenait la main levée, Israël était le plus fort. Quand il la laissait retomber, Amalec était le plus fort. Mais les mains de Moïse s’alourdissaient ; on prit une pierre, on la plaça derrière lui, et il s’assit dessus. Aaron et Hour lui soutenaient les mains, l’un d’un côté, l’autre de l’autre. Ainsi les mains de Moïse restèrent fermes jusqu’au coucher du soleil. Et Josué triompha des Amalécites au fil de l’épée. – Parole du Seigneur. 

 

Psaume (Ps 120 (121), 1-2, 3-4, 5-6, 7-8)

Je lève les yeux vers les montagnes : d’où le secours me viendra-t-il ? Le secours me viendra du Seigneur qui a fait le ciel et la terre. Qu’il empêche ton pied de glisser, qu’il ne dorme pas, ton gardien. Non, il ne dort pas, ne sommeille pas, le gardien d’Israël. Le Seigneur, ton gardien, le Seigneur, ton ombrage, se tient près de toi. Le soleil, pendant le jour, ne pourra te frapper, ni la lune, durant la nuit. Le Seigneur te gardera de tout mal, il gardera ta vie. Le Seigneur te gardera, au départ et au retour, maintenant, à jamais. 

 

Deuxième lecture (2 Tm 3, 14 – 4, 2)

Bien-aimé, demeure ferme dans ce que tu as appris : de cela tu as acquis la certitude, sachant bien de qui tu l’as appris. Depuis ton plus jeune âge, tu connais les Saintes Écritures : elles ont le pouvoir de te communiquer la sagesse, en vue du salut par la foi que nous avons en Jésus Christ. Toute l’Écriture est inspirée par Dieu ; elle est utile pour enseigner, dénoncer le mal, redresser, éduquer dans la justice ; grâce à elle, l’homme de Dieu sera accompli, équipé pour faire toute sorte de bien. Devant Dieu, et devant le Christ Jésus qui va juger les vivants et les morts, je t’en conjure, au nom de sa Manifestation et de son Règne : proclame la Parole, interviens à temps et à contretemps, dénonce le mal, fais des reproches, encourage, toujours avec patience et souci d’instruire. – Parole du Seigneur. 

 

Évangile (Lc 18, 1-8)

En ce temps-là, Jésus disait à ses disciples une parabole sur la nécessité pour eux de toujours prier sans se décourager : « Il y avait dans une ville un juge qui ne craignait pas Dieu et ne respectait pas les hommes. Dans cette même ville, il y avait une veuve qui venait lui demander : ‘Rends-moi justice contre mon adversaire.’ Longtemps il refusa ; puis il se dit : ‘Même si je ne crains pas Dieu et ne respecte personne, comme cette veuve commence à m’ennuyer, je vais lui rendre justice pour qu’elle ne vienne plus sans cesse m’assommer.’ » Le Seigneur ajouta : « Écoutez bien ce que dit ce juge dépourvu de justice ! Et Dieu ne ferait pas justice à ses élus, qui crient vers lui jour et nuit ? Les fait-il attendre ? Je vous le déclare : bien vite, il leur fera justice. Cependant, le Fils de l’homme, quand il viendra, trouvera-t-il la foi sur la terre ? » – Acclamons la Parole de Dieu. 

CALENDRIER

 

 

Dimanche 20 octobre 2019 – 29ème dimanche du temps ordinaire

1ère lecture (Ex 17,8-13) Psaume (Ps 120,1-8) lecture (2 Tm 3,14 à 4,2) Evangile (Lc 18,1-8)

Quête impérée Journée Mondiale pour les Missions

 

 

Messes de la semaine  

 

Messe à 9h : lundi et samedi – Pas de messe Mardi, Mercredi, Jeudi, Vendredi

-Samedi adoration du Saint-Sacrement et confessions de 10 h à 12 h

Le père Frédéric Benoist n’assurera pas sa permanence d’accueil le Jeudi 24 Octobre

Permanence d’accueil dans l’église le vendredi et samedi de 16 h à 18 h par un laïc.

 

 

        

 Fêtes de la Toussaint (1er Novembre) et commémoration des fidèles défunts (2 Novembre)

 

-Vendredi 1er Novembre messe à 10 h 30

(pas de messe à 9 h)

-Samedi 2 Novembre : messe à 9 h à l’église Saint- Louis (pas de messe à 9 h en la crypte Notre-Dame)

 

Bénédiction des tombes

aux cimetières :

 

Le vendredi 1er Novembre

de 14 h à 17 h et le

Samedi 2 Novembre de 10 h à 12 h

 

 

 

 

 Dimanche 27 octobre 2019 – 30ème dimanche du temps ordinaire

1ère lecture (Si 35, 15b-17.20-22a) Psaume (Ps 33,2-3.16.18.19.23) lecture (2 Tm 4,6-8.16-18)

Evangile (Lc 18,9-14)

 

Pour élargir la gamme de confitures proposées au Marché de Noël, nous lançons un appel

aux bonnes volontés pour la confection de confitures maison aux fruits de saison

 

 

 

 

Travaux de sondage du béton sur le clocher de l’église Notre-Dame

Du 4 au 12 Novembre des travaux de sondage approfondis sur l’état du béton du clocher de l’église Notre-Dame seront entrepris.  Durant toute la période des travaux, de 8 h à 17 h, l’entrée dans l’église se fera uniquement par une des grilles latérales. De 17 h à 19 h la porte centrale de l’église sera ouverte.

La messe à la crypte sera célébrée chaque matin. Les célébrations religieuses seront également maintenues dans notre église.

Nous vous remercions de bien respecter les consignes de sécurité qui seront affichées.

 

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14 octobre 2019 1 14 /10 /octobre /2019 21:46

« Rien n’est impossible à celui qui a la foi »

 

Paroles du pape avant la prière mariale (Traduction intégrale)

le 6 Octobre 2019

 

 Chers frères et sœurs, bonjour !

 

Le passage évangélique du jour (cf. Lc 17,5-10) présente le thème de la foi, introduit par la demande des disciples : « Fais grandir en nous la foi ! » (v. 6). Une belle prière que nous devrions prier souvent dans la journée : « Fais grandir en nous la foi ! » Jésus répond par deux images : la graine de moutarde et le serviteur disponible. «Si vous aviez de la foi, gros comme une graine de moutarde, vous auriez dit à l’arbre que voici : ‘Déracine-toi et va te planter dans la mer’, et il vous aurait obéi.» (v. 6). Le mûrier est un arbre robuste, bien enraciné dans la terre et résistant aux vents. Jésus, donc, veut faire comprendre que la foi, même petite, peut avoir la force de déraciner un mûrier ; et puis de le planter dans la mer, ce qui est encore plus improbable : mais rien n’est impossible à celui qui a la foi, parce qu’il ne s’en remet pas à ses propres forces mais à Dieu, qui peut tout.

 

La foi comparable au grain de moutarde est une foi qui n’est pas orgueilleuse et sûre d’elle, elle ne fait pas semblant d’être celle d’un grand croyant en faisant parfois des grimaces ! C’est une foi qui dans son humilité sent un grand besoin de Dieu et, dans sa petitesse, s’abandonne à Lui avec une pleine confiance. C’est la foi qui nous donne la capacité de regarder avec espérance les hauts et les bas de la vie, qui nous aide à accepter aussi les échecs et les souffrances, dans la conscience que le mal n’a jamais le dernier mot.

 

Comment pouvons-nous savoir si nous avons vraiment la foi, c’est-à-dire si notre foi, même minuscule, est sincère, pure, franche ? Jésus l’explique en indiquant quelle est la mesure de la foi : le service. Il le fait par une parabole qui semble un peu déconcertante au premier abord, parce qu’elle présente la figure d’un maître tyrannique et indifférent, qui n’a pas pitié de son serviteur qui rentre fatigué des champs, mais lui ordonne de lui préparer à manger. Ce n’est qu’après lui qu’il pourra se reposer et manger. Mais cette façon de faire du maître fait ressortir le vrai centre de la parabole, c’est-à-dire l’attitude de disponibilité du serviteur. Jésus veut dire que l’homme de foi est comme cela à l’égard de Dieu: il se remet complètement à sa volonté, sans calculs ni prétentions.

 

Cette attitude envers Dieu se reflète aussi dans la façon de se comporter en communauté : elle se reflète dans la joie d’être au service les uns des autres, en trouvant sa récompense en cela, et non pas dans les reconnaissances et dans les bénéfices qui peuvent en découler. C’est ce qu’enseigne Jésus à la fin de ce récit : « Quand vous aurez exécuté tout ce qui vous a été ordonné, dites : ‘Nous sommes de simples serviteurs : nous n’avons fait que notre devoir’ » (v. 10).

 

Serviteurs inutiles, c’est-à-dire sans prétention d’être remerciés, sans revendications. “Nous sommes de simples serviteurs” est une expression d’humilité et de disponibilité qui fait beaucoup de bien à l’Église et qui rappelle l’attitude juste pour agir en elle : le service humble, dont Jésus nous a donné l’exemple, en lavant les pieds de ses disciples (cf Jn 13,3-17).

 

Que la Vierge Marie, femme de foi, nous aide à aller sur cette route. Nous nous adressons à elle à la veille de la fête de la Vierge du Rosaire, en communion avec les fidèles rassemblés à Pompéi pour la traditionnelle Supplique.

Vous serez mes témoins à Jérusalem, dans toute la Judée et la Samarie et jusqu’aux confins de la terre

 

 

La façon dont s’effectue le miracle des lépreux, dans l’évangile de Luc que nous lisons ce dimanche, peut nous surprendre. Ordinairement, Jésus se contente de commander directement au malade, au pécheur ou au mort et celui-ci est guéri, pardonné ou ressuscité.

 

Or ici, contrairement à son habitude, Jésus renvoie à l’autorité religieuse traditionnelle. La lèpre, cette maladie qui détruit l’être même, apparaît comme le symbole par excellence du péché. Ainsi en avait-il été pour Myriam dans le livre des Nombres 12. 10. La guérison est entourée de tout un rituel de réintroduction dans le peuple saint, réintroduction confiée aux prêtres (Lévitique 13. 14).

 

Mais, dans le même temps, il souligne que tout ce rituel est inutile et dépassé : Jésus agit par son propre pouvoir. C’est “en cours de route” que les dix sont guéris et non par la rencontre des prêtres de l’Ancienne Alliance.

 

Le Samaritain, seul, revient à Jésus. Qu’a-t-il à faire à Jérusalem d’ailleurs ? C’est dans le retournement que consiste la conversion. Retournement et retour du prodigue, retournement et retour du Samaritain, retournement et retour des disciples d’Emmaüs.

 

Jésus connaît le fossé profond qui sépare Juifs et Samaritains. Ce fossé date de la chute de Samarie, de la colonisation païenne et du retour d’exil. Toutes circonstances propres à jeter le doute sur la fidélité des Samaritains, à l’égard de la pureté ethnique et religieuse comparée à celle que les Juifs fidèles ont conservée ou pensent avoir conservée.

 

Le Samaritain est un “étranger”. Jésus le sait bien, lui qui avait été repoussé lors de ses montées précédentes vers Jérusalem (Luc 9) Un Samaritain, en un sens, est pire qu’un « païen » : c’est un hérétique, un déviant. Il ne risque pas de croire que c’est l’institution sacerdotale d’Israël qui lui a procuré le salut puisque c’est justement le sacerdoce de Jérusalem qui a suspecté et tenu en lisière ses ancêtres. Par le Christ et dans le Christ, il reconnaît la vraie source du salut.

Lectures de la messe

 

Première lecture (2 R 5, 14-17)

En ces jours-là, le général syrien Naaman, qui était lépreux, descendit jusqu’au Jourdain et s’y plongea sept fois, pour obéir à la parole d’Élisée, l’homme de Dieu ; alors sa chair redevint semblable à celle d’un petit enfant : il était purifié ! Il retourna chez l’homme de Dieu avec toute son escorte ; il entra, se présenta devant lui et déclara : « Désormais, je le sais : il n’y a pas d’autre Dieu, sur toute la terre, que celui d’Israël ! Je t’en prie, accepte un présent de ton serviteur. » Mais Élisée répondit : « Par la vie du Seigneur que je sers, je n’accepterai rien. » Naaman le pressa d’accepter, mais il refusa. Naaman dit alors : « Puisque c’est ainsi, permets que ton serviteur emporte de la terre de ce pays autant que deux mulets peuvent en transporter, car je ne veux plus offrir ni holocauste ni sacrifice à d’autres dieux qu’au Seigneur Dieu d’Israël. » – Parole du Seigneur.

 

Psaume (Ps 97 (98), 1, 2-3ab,3cd-4)

 

Chantez au Seigneur un chant nouveau, car il a fait des merveilles ; par son bras très saint, par sa main puissante, il s’est assuré la victoire. Le Seigneur a fait connaître sa victoire et révélé sa justice aux nations ; il s’est rappelé sa fidélité, son amour, en faveur de la maison d’Israël. La terre tout entière a vu la victoire de notre Dieu. Acclamez le Seigneur, terre entière, sonnez, chantez, jouez ! 

 

Deuxième lecture (2 Tm 2, 8-13)

 

Bien-aimé, souviens-toi de Jésus-Christ, ressuscité d’entre les morts, le descendant de David : voilà mon évangile. C’est pour lui que j’endure la souffrance, jusqu’à être enchaîné comme un malfaiteur. Mais on n’enchaîne pas la parole de Dieu ! C’est pourquoi je supporte tout pour ceux que Dieu a choisis, afin qu’ils obtiennent, eux aussi, le salut qui est dans le Christ Jésus, avec la gloire éternelle. Voici une parole digne de foi : Si nous sommes morts avec lui, avec lui nous vivrons. Si nous supportons l’épreuve, avec lui nous régnerons. Si nous le rejetons, lui aussi nous rejettera. Si nous manquons de foi, lui reste fidèle à sa parole, car il ne peut se rejeter lui-même. – Parole du Seigneur. 

 

Évangile (Lc 17, 11-19)

 

En ce temps-là, Jésus, marchant vers Jérusalem, traversait la région située entre la Samarie et la Galilée. Comme il entrait dans un village, dix lépreux vinrent à sa rencontre. Ils s’arrêtèrent à distance et lui crièrent : « Jésus, maître, prends pitié de nous. » À cette vue, Jésus leur dit : « Allez-vous montrer aux prêtres. » En cours de route, ils furent purifiés. L’un d’eux, voyant qu’il était guéri, revint sur ses pas, en glorifiant Dieu à pleine voix. Il se jeta face contre terre aux pieds de Jésus en lui rendant grâce. Or, c’était un Samaritain. Alors Jésus prit la parole en disant : « Tous les dix n’ont-ils pas été purifiés ? Les neuf autres, où sont-ils ? Il ne s’est trouvé parmi eux que cet étranger pour revenir sur ses pas et rendre gloire à Dieu ! » Jésus lui dit : « Relève-toi et va : ta foi t’a sauvé. » – Acclamons la Parole de Dieu. 

CALENDRIER

 

Dimanche 13 octobre 2019 – 28ème dimanche du temps ordinaire

1ère lecture (2 R 5,14-17) Psaume (Ps 97,1-4) lecture (2 Tm 2,8-13) Evangile (Lc 17,,11-19)

 

 

Messes de la semaine  

 

En semaine messe à 9 h – Pas de messe jeudi matin

-Samedi adoration du Saint-Sacrement et confessions de 10 h à 12 h

Permanence d’accueil dans l’église le jeudi de 17 à 19 h par le Père Frédéric BENOIST, et vendredi et samedi de 16 h à 18 h par un laïc.

Rendez-vous de la semaine

 

-Lundi 14 octobre à 20 h au presbytère : réunion du Service diocésain de la Pastorale familiale

- Mercredi 16 octobre à 20 h 30 : rencontre avec les animateurs de l’Éveil à la foi

-Jeudi 17 Octobre à 20 h 30 salle Pierre Lefeuvre : Groupe de réflexion œcuménique : le rapport de l’homme à la création. Conférence faite par le père Frédéric Benoist

-Vendredi 18 Octobre à 14 h salle Pierre Lefeuvre : réunion des Équipes Saint-Vincent

-Samedi 19 Octobre de 9 h à 12 h au presbytère : réunion de l’Equipe d’Animation Paroissiale (EAP)

 

 

 Dimanche 20 octobre 2019 – 29ème dimanche du temps ordinaire

1ère lecture (Ex 17,8-13) Psaume (Ps 120,1-8) lecture (2 Tm 3,14 à 4,2) Evangile (Lc 18,1-8)

Messe anticipée à 18 h à Saint-Louis - Dimanche à 10 h 30 messe à Notre-Dame

Quête impérée pour l’Oeuvre Pontificale Missionnaire

 

-Dimanche 20 Octobre salle Pierre Lefeuvre de 10 h à 17 h : rencontre diocésaine des jeunes

de 18-30 ans autour de l’engagement dans le mariage

 

« Il est urgent aujourd’hui de renouveler la conscience missionnaire de toute l’église. »

 

Pour ce mois missionnaire, le pape a invité les chrétiens à se tourner vers Marie qui s’est rendue en hâte chez Élisabeth pour annoncer son fils et louer Dieu. Nous sommes invités à nous inspirer du dynamisme missionnaire de Marie, soucieuse de communiquer l’amour de Dieu à l’humanité, de proposer Jésus-Christ au monde. Il est donc urgent de s’engager dans la charité chrétienne, de prier pour les missionnaires, les vocations missionnaires, pour l’Église entière, afin que partout dans le monde, chaque baptisé assume sa responsabilité missionnaire et que l’Église ait les moyens de poursuivre sa mission d’évangélisation.

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Published by paroisse du Raincy - dans Feuilles de semaine
7 octobre 2019 1 07 /10 /octobre /2019 22:12

LETTRE APOSTOLIQUE EN FORME DE « MOTU PROPRIO » DU SOUVERAIN PONTIFE FRANÇOIS

APERUIT ILLIS : PAR LAQUELLE EST INSTITUÉ LE DIMANCHE DE LA PAROLE DE DIEU

« Alors il ouvrit leur intelligence à la compréhension des Écritures » (Lc 24, 45). Voilà l’un des derniers gestes accomplis par le Seigneur ressuscité, avant son Ascension. Il apparaît aux disciples alors qu’ils sont rassemblés dans un même lieu, il rompt avec eux le pain et ouvre leur esprit à l’intelligence des Saintes Écritures. À ces hommes effrayés et déçus, il révèle le sens du mystère pascal : c’est-à-dire que, selon le projet éternel du Père, Jésus devait souffrir et ressusciter des morts pour offrir la conversion et le pardon des péchés (cf. Lc 24, 26.46-47) et promet l’Esprit Saint qui leur donnera la force d’être témoins de ce Mystère de salut (cf. Lc 24, 49).

La relation entre le Ressuscité, la communauté des croyants et l’Écriture Sainte est extrêmement vitale pour notre identité. Si le Seigneur ne nous y introduit pas, il est impossible de comprendre en profondeur l’Écriture Sainte. Pourtant le contraire est tout aussi vrai : sans l’Écriture Sainte, les événements de la mission de Jésus et de son Église dans le monde restent indéchiffrables. De manière juste, Saint Jérôme pouvait écrire : « Ignorer les Écritures c’est ignorer le Christ » (In Is., prologue : PL 24, 17)

 En conclusion du Jubilé extraordinaire de la Miséricorde, j’avais demandé que l’on pense à « un dimanche entièrement consacré à la Parole de Dieu, pour comprendre l’inépuisable richesse qui provient de ce dialogue constant de Dieu avec son peuple » (Misericordia et misera, n. 7). Consacrer de façon particulière un dimanche de l’Année liturgique à la Parole de Dieu permet, par-dessus tout, de faire revivre à l’Église le geste du Ressuscité qui ouvre également pour nous le trésor de sa Parole afin que nous puissions être dans le monde des annonciateurs de cette richesse inépuisable. À cet égard, les enseignements de Saint Éphrem me viennent à l'esprit : « Qui donc est capable de comprendre toute la richesse d'une seule de tes paroles, Seigneur ? Ce que nous en comprenons est bien moindre que ce que nous en laissons, comme des gens assoiffés qui boivent à une source. Les perspectives de ta parole sont nombreuses, comme sont nombreuses les orientations de ceux qui l'étudient. Le Seigneur a coloré sa parole de multiples beautés, pour que chacun de ceux qui la scrutent puisse contempler ce qu'il aime. Et dans sa parole il a caché tous les trésors, pour que chacun de nous trouve une richesse dans ce qu'il médite » (Commentaires sur le Diatessaron, 1, 18). (…)

J’établis donc que le IIIe Dimanche du Temps Ordinaire soit consacré à la célébration, à la réflexion et à la proclamation de la Parole de Dieu. Ce dimanche de la Parole de Dieu viendra ainsi se situer à un moment opportun de cette période de l’année, où nous sommes invités à renforcer les liens avec la communauté juive et à prier pour l’unité des chrétiens. Il ne s’agit pas d’une simple coïncidence temporelle : célébrer le Dimanche de la Parole de Dieu exprime une valeur œcuménique, parce que l’Écriture Sainte indique à ceux qui se mettent à l’écoute le chemin à suivre pour parvenir à une unité authentique et solide. Les communautés trouveront le moyen de vivre ce dimanche comme un jour solennel. Il sera important, en tout cas que, dans la célébration eucharistique, l’on puisse introduire le texte sacré, de manière à rendre évidente à l’assemblée la valeur normative que possède la Parole de Dieu. En ce dimanche, de façon particulière, il sera utile de souligner sa proclamation et d’adapter l’homélie pour mettre en évidence le service rendu à la Parole du Seigneur

L’intégralité du texte est publié et disponible sur la table au fond de l’église.

La force de la FOI

La force de la foi est une constante du Nouveau Testament, mais dans son ordre propre qui est le salut de l’homme. Saint Paul insiste en ce sens. Nous la trouvons liée aux miracles de Jésus qu’elle s’exprime chez ceux qui demandent l’intervention du Christ ou chez ceux qui en sont les bénéficiaires.

 

Elle donne même le pouvoir de faire ce que fait le Christ :”Celui qui croit en moi fera aussi les œuvres que je fais. Il en fera même de plus grandes, parce que je vais au Père.” (Jean 14. 12) Et cela, même si nous n’en percevons le sens immédiatement.

 

La foi est donc ce qui est le plus nécessaire aux apôtres. Ils ne sont pas des serviteurs quelconques, ni des serviteurs inutiles. Le terme grec est précis. Ils sont utiles, mais non indispensables. Dieu pourrait agir autrement et avec d’autres. Mais puisqu’il nous est demandé d’agir, nous avons à répondre à ce qui nous est demandé, pleinement conscients de notre devoir et de nos limites. Nous vivons dans la foi à accomplir.

 

Autant Jésus s’extasie souvent sur la foi qu’il découvre chez les malades et même chez les pécheurs, y compris hors d’Israël comme ce fut le cas pour le centurion, autant il est sévère pour le peu de foi des disciples. Eux pourtant l’ont suivi. Mais quand la barque est agitée, leur foi semble avoir disparue. (Luc 8)

 

La foi n’est pas dans l’élan enthousiaste et passager. Du moins n’est-elle pas seulement dans l’élan du départ. Elle est dans le combat quotidien, et sans cesse recommencé, contre les puissances de mort, mené avec la force même du Ressuscité. “La victoire qui a vaincu le monde, c’est notre foi.” C’est à nouveau saint Jean qui trouve les mots les plus denses, à condition de se rappeler que, dans son vocabulaire, le “monde” ne représente pas la création telle qu’elle sort, toute belle, des mains de Dieu qui la remet à l’homme, mais ce que concrètement l’homme pécheur a fait de cette création

Dimanche 6 octobre 2019 - Lectures de la messe

 

Première lecture (Ha 1, 2-3 ; 2, 2-4)

 

Combien de temps, Seigneur, vais-je appeler, sans que tu entendes ? crier vers toi : « Violence ! », sans que tu sauves ? Pourquoi me fais-tu voir le mal et regarder la misère ? Devant moi, pillage et violence ; dispute et discorde se déchaînent. Alors le Seigneur me répondit : Tu vas mettre par écrit une vision, clairement, sur des tablettes, pour qu’on puisse la lire couramment. Car c’est encore une vision pour le temps fixé ; elle tendra vers son accomplissement, et ne décevra pas. Si elle paraît tarder, attends-la : elle viendra certainement, sans retard. Celui qui est insolent n’a pas l’âme droite, mais le juste vivra par sa fidélité. – Parole du Seigneur. 

 

Psaume (Ps 94 (95), 1-2, 6-7ab, 7d-8a.9)

 

Venez, crions de joie pour le Seigneur, acclamons notre Rocher, notre salut ! Allons jusqu’à lui en rendant grâce, par nos hymnes de fête acclamons-le ! Entrez, inclinez-vous, prosternez-vous, adorons le Seigneur qui nous a faits. Oui, il est notre Dieu ; nous sommes le peuple qu’il conduit. Aujourd’hui écouterez-vous sa parole ? « Ne fermez pas votre cœur comme au désert, où vos pères m’ont tenté et provoqué, et pourtant ils avaient vu mon exploit. » 

 

Deuxième lecture (2 Tm 1, 6-8.13-14)

 

Bien-aimé, je te le rappelle, ravive le don gratuit de Dieu ce don qui est en toi depuis que je t’ai imposé les mains Car ce n’est pas un esprit de peur que Dieu nous a donné, mais un esprit de force, d’amour et de pondération. N’aie donc pas honte de rendre témoignage à notre Seigneur, et n’aie pas honte de moi, qui suis son prisonnier ; mais, avec la force de Dieu, prends ta part des souffrances liées à l’annonce de l’Évangile. Tiens-toi au modèle donné par les paroles solides que tu m’as entendu prononcer dans la foi et dans l’amour qui est dans le Christ Jésus. Garde le dépôt de la foi dans toute sa beauté, avec l’aide de l’Esprit Saint qui habite en nous. – Parole du Seigneur. 

 

Évangile (Lc 17, 5-10)

 

En ce temps-là, les Apôtres dirent au Seigneur : « Augmente en nous la foi ! » Le Seigneur répondit : « Si vous aviez de la foi, gros comme une graine de moutarde, vous auriez dit à l’arbre que voici : ‘Déracine-toi et va te planter dans la mer’, et il vous aurait obéi. Lequel d’entre vous, quand son serviteur aura labouré ou gardé les bêtes, lui dira à son retour des champs : ‘Viens vite prendre place à table’ ? Ne lui dira-t-il pas plutôt : ‘Prépare-moi à dîner, mets-toi en tenue pour me servir, le temps que je mange et boive. Ensuite tu mangeras et boiras à ton tour’ ? Va-t-il être reconnaissant envers ce serviteur d’avoir exécuté ses ordres ? De même vous aussi, quand vous aurez exécuté tout ce qui vous a été ordonné, dites : ‘Nous sommes de simples serviteurs : nous n’avons fait que notre devoir’ » – Acclamons la Parole de Dieu. 

CALENDRIER

 

Dimanche 6 octobre 2019 – 27ème dimanche du temps ordinaire

1ère lecture (Ha 1,2-3 et 2,2-4) Psaume (Ps 94,1.2.6-9) lecture (Tm 1,6-8.13-14) Evangile (Lc 17,5-10)

 

 

Messes de la semaine  

 

Messe à 9 h – Pas de messe mercredi et vendredi

Pas d’adoration ni de confessions le samedi 12 Octobre

Permanence d’accueil dans l’église le jeudi de 17 à 19 h par le Père Frédéric BENOIST, et vendredi et samedi de 16 h à 18 h par un laïc.

Rendez-vous de la semaine

 

-Mercredi 9 octobre à Mercredi 9 Octobre : journées des curés et modérateurs des paroisses avec notre Évêque à Saint-Denis

-Vendredi 11 Octobre à 20 h au presbytère : réunion des membres de l’Association RESTAURER

-Samedi 12 octobre à 10 h 30 à l’église Notre-Dame : Messe de rentrée de l’École Saint-Louis Sainte-Clotilde

-Samedi 12 Octobre à 14 h 30 : visite de l’église avec les catéchumènes adultes de la paroisse

-Samedi 12 Octobre à 18 h 30 salle Pierre Lefeuvre : rencontre des 4èmes-3èmes

-Samedi 12 Octobre à 18 h 30 salle Pierre Lefeuvre : rencontre des lycéens.

 

 

 Dimanche 13 octobre 2019 – 28ème dimanche du temps ordinaire

1ère lecture (2 R 5,14-17) Psaume (Ps 97,1-4) lecture (2 Tm 2,8-13) Evangile (Lc 17,,11-19)

Messe anticipée à 18 h à Saint-Louis - Dimanche à 10 h 30 messe à Notre-Dame

Quête impérée Journée Mondiale pour les Missions

 

Dimanche 13 octobre à 9 h salle Pierre Lefeuvre : Rencontre des enfants de la catéchèse et leurs parents.

 

Fête diocésaine de Saint Denis

 

Messe à la Basilique cathédrale Saint-Denis

Dimanche 13 octobre 2019 à 17 h

 

Grand rassemblement diocésain pour

fêter saint Denis, premier évangélisateur de

l'Ile-de-France.

 

 

  • Au Temple protestant du Raincy, Allée de l’Ermitage : Dimanche 13 octobre à 17 h : Concert d’inauguration de l’orgue restauré. Affiches au fond de l’église.

 

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30 septembre 2019 1 30 /09 /septembre /2019 19:49

Corruption et vie éternelle

 

Message du pape François lors de l’Angelus place saint Pierre de Rome 

 le 22 Septembre 2019

 

Chers frères et sœurs, bonjour !

La parabole contenue dans l’Evangile de ce dimanche (cf. Lc 16, 1-13) a pour protagoniste un administrateur malin et malhonnête qui, accusé d’avoir dilapidé les biens de son maître, est sur le point d’être licencié. Dans cette situation difficile, il ne récrimine pas, il ne cherche pas de justification ni ne se laisse décourager, mais il conçoit un moyen de s’en sortir pour s’assurer un avenir tranquille. Il réagit tout d’abord avec lucidité, en reconnaissant ses limites : « Je n’ai pas la force de travailler la terre ; mendier, j’en aurais honte » (v. 3); puis il agit avec ruse, volant son maître une dernière fois. En fait, il appelle les débiteurs et réduit les dettes qu’ils ont envers son maître, pour s’en faire des amis et ensuite être récompensé par eux.

Cela, c’est se faire des amis par la corruption et obtenir de la gratitude par la corruption comme, hélas, c’est l’habitude aujourd’hui.

Jésus présente cet exemple, certainement pas pour exhorter à la malhonnêteté, mais à la perspicacité. En fait, il souligne : « Le maître a félicité cet administrateur malhonnête, car il avait agi avec astuce » (v. 8), c’est-à-dire avec ce mélange d’intelligence et de ruse qui permet de surmonter des situations difficiles. La clé de lecture de cette histoire réside dans l’invitation de Jésus : « Faites-vous des amis avec des richesses malhonnêtes, pour que, lorsqu’elles feront défaut, ils vous accueillent dans les demeures éternelles » (v. 9). La « richesse malhonnête » c’est l’argent – aussi appelé « crotte du diable » – et les biens matériels en général.

La richesse peut pousser à ériger des murs, à créer des divisions et des discriminations. Jésus, au contraire, invite ses disciples à changer de route : « Faites-vous des amis avec les richesses ». C’est une invitation à savoir transformer les biens et les richesses en relations, car les personnes valent plus que les choses et comptent plus que les richesses possédées. En effet, dans la vie, ce n’est pas celui qui a tant de richesses qui porte du fruit, mais celui qui crée et entretient de nombreux liens, de nombreuses relations, de nombreuses amitiés à travers les différentes « richesses », c’est-à-dire les différents dons dont Dieu l’a doté. Mais Jésus indique également le but ultime de son exhortation : « Faites-vous des amis avec les richesses, afin qu’ils vous accueillent dans des demeures éternelles ». Pour nous accueillir au paradis, si nous sommes capables de transformer les richesses en instruments de fraternité et de solidarité, il n’y aura pas que Dieu, mais aussi ceux avec qui nous avons partagé, l’administrant bien, ce que le Seigneur a mis entre nos mains.

Frères et sœurs, ce passage de l’Evangile fait résonner en nous à la question de l’administrateur malhonnête, chassé par son maître : « Que vais-je faire maintenant ? ». (v. 3). Face à nos manquements et à nos échecs, Jésus nous assure qu’il est toujours temps de guérir le mal fait par le bien. Que celui qui a causé des larmes, rendre quelqu’un heureux ; que celui qui a soustrait des biens indument donne à qui est dans le besoin. En faisant ainsi, nous serons loués par le Seigneur « parce que nous avons agi avec astuce », c’est-à-dire avec la sagesse de qui se reconnaît enfant de Dieu et se met en jeu lui-même pour le Royaume des Cieux.

Que la Vierge Marie nous aide à être malins pour nous assurer non pas un succès mondain, mais la vie éternelle, afin qu’au moment du jugement final, les personnes dans le besoin que nous avons aidées puissent témoigner qu’en elles nous avons vu et servi le Seigneur.

LA CONFESSION DE FOI AU CHRIST

 

A plusieurs reprises dans ses lettres, l’apôtre Paul introduit ou conclut en rappelant ce qu’est le mystère central de la foi en le qualifiant de “parole sûre”, très exactement : une parole en laquelle il est possible de croire. Des années auparavant, Paul avait déjà mis les Galates en garde contre ceux qui voulaient les faire passer par “un évangile différent” (Gal. 1. 6) ou plus plaisant.  Aux dérives humaines, saint Paul oppose l’affirmation de la “confession” de la foi. Le terme est, apparemment, assez technique et se retrouve à de nombreuses reprises dans le Nouveau Testament, en particulier dans les épîtres de Paul et de Jean.  La “confession de foi” porte sur le Christ. Elle affirme le réalisme de son incarnation et l’efficacité de son triomphe pascal qui fait de lui, le “Seigneur.” (Romains 10. 9 et 10 – Jean 4. 2 et 3. 15). Le mot français “confesser” est devenu équivoque. Il fait plutôt penser à la reconnaissance, souvent pénible, du péché dans le sacrement de la pénitence et de la réconciliation. Cette apparente ambiguïté existe dès l’origine. Mais s’agit-il vraiment d’une ambiguïté ? Ne peut-on pas dire aussi que le plus grand adversaire de la foi, c’est le péché ? (1 Jean 1. 8 et 9) Car le péché est la mise en œuvre d’un refus de « confesser notre foi » de traduire notre foi dans les actes de notre propre vie.

Que le nouveau chrétien, et tout autant que le chrétien de longue date, ait à confesser sa foi au Christ, et cela publiquement, est normal. Mais ce qui peut nous surprendre dans le texte lu aujourd’hui, c’est qu’il parle de foi “confessée par le Christ Jésus, devant Ponce Pilate.” Le Christ apparaît ainsi, non seulement comme celui en qui nous croyons à l’égal du Père et de l’Esprit, mais celui par qui nous croyons.   La foi est un combat pour rejoindre Dieu malgré le péché et les ténèbres, par-delà le doute et la mort. Mais c’est un “beau” combat : comme est “belle” la confession de foi.

C’est aussi un combat qu’il nous faut mener jusqu’au bout. Le texte grec caractérise ce combat par le terme : “agonie”. Nous sommes ainsi renvoyés à la Passion du Christ. Lui-même a confessé la foi dans la forme suprême du témoignage, terme que saint Paul utilise également en l’appelant : « martyr ». Cela rejoint le texte de dimanche dernier.  Dans ce combat, nous serions nécessairement vaincus dans ce combat si le Christ ne nous donnait pas son Esprit. Sans l’Esprit, c’est le reniement de saint Pierre qui est inévitable.   Comme le dira d’un seul mot l’épître aux Hébreux, le Christ est le “grand-prêtre” de notre profession de foi. Par l’offrande de sa vie et son exaltation glorieuse, il déchire le voile et ouvre à l’homme exilé le sanctuaire céleste (pour rester dans la symbolique de la lettre aux Hébreux.). Cef Jacques Fournier

Première lecture (Am 6, 1a.4-7)

Ainsi parle le Seigneur de l’univers : Malheur à ceux qui vivent bien tranquilles dans Sion, et à ceux qui se croient en sécurité sur la montagne de Samarie. Couchés sur des lits d’ivoire, vautrés sur leurs divans, ils mangent les agneaux du troupeau, les veaux les plus tendres de l’étable ; ils improvisent au son de la harpe, ils inventent, comme David, des instruments de musique ; ils boivent le vin à même les amphores, ils se frottent avec des parfums de luxe, mais ils ne se tourmentent guère du désastre d’Israël ! C’est pourquoi maintenant ils vont être déportés, ils seront les premiers des déportés ; et la bande des vautrés n’existera plus. – Parole du Seigneur. 

 

Psaume (Ps 145 (146), 6c.7, 8.9a, 9bc-10)

Le Seigneur garde à jamais sa fidélité, il fait justice aux opprimés ; aux affamés, il donne le pain ; le Seigneur délie les enchaînés. Le Seigneur ouvre les yeux des aveugles, le Seigneur redresse les accablés, le Seigneur aime les justes, le Seigneur protège l’étranger. Il soutient la veuve et l’orphelin, il égare les pas du méchant. D’âge en âge, le Seigneur régnera : ton Dieu, ô Sion, pour toujours ! 

 

Deuxième lecture (1 Tm 6, 11-16)

Toi, homme de Dieu, recherche la justice, la piété, la foi, la charité, la persévérance et la douceur. Mène le bon combat, celui de la foi, empare-toi de la vie éternelle ! C’est à elle que tu as été appelé, c’est pour elle que tu as prononcé ta belle profession de foi devant de nombreux témoins. Et maintenant, en présence de Dieu qui donne vie à tous les êtres, et en présence du Christ Jésus qui a témoigné devant Ponce Pilate par une belle affirmation, voici ce que je t’ordonne : garde le commandement du Seigneur, en demeurant sans tache, irréprochable jusqu’à la Manifestation de notre Seigneur Jésus-Christ. Celui qui le fera paraître aux temps fixés, c’est Dieu, Souverain unique et bienheureux, Roi des rois et Seigneur des seigneurs, lui seul possède l’immortalité, habite une lumière inaccessible ; aucun homme ne l’a jamais vu, et nul ne peut le voir. À lui, honneur et puissance éternelle. Amen. – Parole du Seigneur. 

 

Évangile (Lc 16, 19-31)

En ce temps-là, Jésus disait aux pharisiens : « Il y avait un homme riche, vêtu de pourpre et de lin fin, qui faisait chaque jour des festins somptueux. Devant son portail gisait un pauvre nommé Lazare, qui était couvert d’ulcères. Il aurait bien voulu se rassasier de ce qui tombait de la table du riche ; mais les chiens, eux, venaient lécher ses ulcères. Or le pauvre mourut, et les anges l’emportèrent auprès d’Abraham. Le riche mourut aussi, et on l’enterra. Au séjour des morts, il était en proie à la torture ; levant les yeux, il vit Abraham de loin et Lazare tout près de lui. Alors il cria : ‘Père Abraham, prends pitié de moi et envoie Lazare tremper le bout de son doigt dans l’eau pour me rafraîchir la langue, car je souffre terriblement dans cette fournaise. – Mon enfant, répondit Abraham, rappelle-toi : tu as reçu le bonheur pendant ta vie, et Lazare, le malheur pendant la sienne. Maintenant, lui, il trouve ici la consolation, et toi, la souffrance. Et en plus de tout cela, un grand abîme a été établi entre vous et nous, pour que ceux qui voudraient passer vers vous ne le puissent pas, et que, de là-bas non plus, on ne traverse pas vers nous.’ Le riche répliqua : ‘Eh bien ! père, je te prie d’envoyer Lazare dans la maison de mon père. En effet, j’ai cinq frères : qu’il leur porte son témoignage, de peur qu’eux aussi ne viennent dans ce lieu de torture !’ Abraham lui dit : ‘Ils ont Moïse et les Prophètes : qu’ils les écoutent ! – Non, père Abraham, dit-il, mais si quelqu’un de chez les morts vient les trouver, ils se convertiront.’ Abraham répondit : ‘S’ils n’écoutent pas Moïse ni les Prophètes, quelqu’un pourra bien ressusciter d’entre les morts : ils ne seront pas convaincus.’ » – Acclamons la Parole de Dieu. 

 

CALENDRIER

 

Dimanche 29 septembre 2019 – 26ème dimanche du temps ordinaire

1ère lecture (Am 6, 1a.4-7) Psaume (Ps 145,6-10) lecture (Tm 6,11-16) Evangile (Lc 16,19-31)

 

Messes de la semaine  

 

En semaine messe à 9 h

-Samedi adoration du Saint-Sacrement et confessions de 10 h à 12 h

Permanence d’accueil dans l’église le  jeudi de 17 à 19 h par le Père Frédéric BENOIST, et vendredi et samedi de 16 h à 18 h par un laïc.

Rendez-vous de la semaine

 

-Mardi 1er octobre à 14 h salle Pierre Lefeuvre : Goûter des aînés des Equipes Saint-Vincent

-Mardi 1er Octobre à 20 h au presbytère : rencontre du service diocésain de la pastorale familiale

 

Jeudi 3 Octobre à 20 h 30 salle Pierre Lefeuvre : groupe de formation œcuménique animé par Aurélie BOURGADE et le Père Frédéric BENOIST sur le thème : l’homme : un être de relation « le rapport de l’homme à Dieu »

 

-Vendredi 4 Octobre à 9 h 30 au presbytère : réunion du comité de rédaction du journal le Messager

-Vendredi 4 Octobre à 20 h 30 au presbytère : réunion des catéchistes du CE2 au CM2

-Samedi 5 Octobre à 12 h : réunion des parents des jeunes de 6ème-5ème avec repas partagé.

-Samedi 5 Octobre à 16 h à l’église Notre-Dame : célébration du baptême de Arthur Stein

 

 

 Dimanche 6 octobre 2019 – 27ème dimanche du temps ordinaire

1ère lecture (Ha 1,2-3 et 2,2-4) Psaume (Ps 94,1.2.6-9) lecture (Tm 1,6-8.13-14) Evangile (Lc 17,5-10)

Messe anticipée à 18 h à Saint-Louis - Dimanche à 10 h 30 messe à Notre-Dame

Messe de Confirmation présidée par notre Évêque Monseigneur Pascal DELANNOY

Célébration de l’Éveil à la Foi

 

Dimanche 6 octobre de 10 h à 12 h salle Pierre Lefeuvre :

Réunion des enfants de la catéchèse du CE2 au CM2

 

 

Fête diocésaine de Saint Denis

 

Eglise Notre-Dame des Missions et Basilique cathédrale Saint-Denis

Dimanche 13 octobre 2019

 

Grand rassemblement diocésain pour

fêter saint Denis, premier évangélisateur de

l'Ile-de-France.

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23 septembre 2019 1 23 /09 /septembre /2019 22:36

“Ici Jésus accueille les pécheurs et les invite à son repas”

 

Paroles du pape François lors de l’angelus place saint Pierre

le dimanche 15 Septembre 2019

Chers frères et sœurs, bonjour !

L’Evangile d’aujourd’hui (Lc 15,1-32) commence avec quelques personnes qui critiquent Jésus, en le voyant en compagnie de publicains et de pécheurs, et qui disent avec indignation : « Cet homme fait bon accueil aux pécheurs, et il mange avec eux » (v. 2). Cette phrase se révèle en réalité comme une annonce merveilleuse. Jésus accueille les pécheurs et mange avec eux. C’est ce qui nous arrive, à chaque messe, dans chaque Eglise : Jésus est content de nous accueillir à sa table, où il s’offre pour nous. C’est la phrase que nous pourrions écrire sur les portes de nos églises : “Ici Jésus accueille les pécheurs et les invite à son repas”. Et le Seigneur, répondant à ceux qui le critiquaient, raconte trois paraboles magnifiques, qui montrent sa prédilection pour ceux qui se sentent loin de Lui. Aujourd’hui il serait bon que chacun prenne son Évangile et lise dans saint Luc chapitre 15 les trois paraboles, elles sont magnifiques.

Dans la première, il dit : « Si l’un de vous a cent brebis et qu’il en perd une, n’abandonne-t-il pas les 99 autres dans le désert pour aller chercher celle qui est perdue, jusqu’à ce qu’il la retrouve ?» (v. 4) L’un de vous ? Une personne de bon sens, non : il fait deux calculs et il en sacrifie une pour garder les 99. Dieu au contraire ne se résigne pas, il tient à cœur justement toi qui ne connais pas encore la beauté de son amour, toi qui n’as pas encore accueilli Jésus au centre de ta vie, toi qui n’arrives pas à dépasser ton péché, toi qui peut-être, à cause des mauvaises choses qui sont arrivées dans ta vie, ne crois pas à l’amour. Dans la deuxième parabole, tu es cette petite pièce de monnaie que le Seigneur ne se résigne pas à perdre et qu’il cherche sans répit : il veut te dire que tu es précieux à ses yeux, unique. Personne ne peut te substituer dans le cœur de Dieu. Il y a ta place… Et dans la troisième parabole, il est un père qui attend le retour du fils prodigue : Dieu nous attend, il ne se lasse pas, il ne perd pas courage. Parce que c’est nous, c’est chacun de nous qui sommes ce fils réembrassé, cette pièce retrouvée, cette brebis caressée et remise sur ses épaules. Il attend chaque jour que nous nous approchions de son amour. Et tu dis : “Mais j’ai trop manigancé !”. N’aie pas peur : Dieu t’aime et sait que seul son amour peut changer ta vie. Mais cet amour infini de Dieu pour nous pécheurs, qui est le cœur de l’Évangile, peut être refusé. C’est ce que fait le fils aîné de la parabole. Il a à l’esprit plus un maître qu’un père. C’est un risque pour nous aussi : croire en un dieu plus rigoureux que miséricordieux, un dieu qui vainc le mal par la puissance plutôt que par le pardon. Ce n’est pas comme cela. Dieu sauve par l’amour, non pas par la force ; en se proposant, pas en s’imposant. Mais le fils aîné, qui n’accepte pas la miséricorde du père, fait une erreur pire : il se croit juste… et il juge tout sur la base de sa justice. 

Ainsi il s’énerve contre son frère et réprimande son père : “Quand ton fils que voilà est revenu… tu as fait tuer pour lui le veau gras !” (cf. v. 30). Ton fils : il ne l’appelle pas mon frère, mais ton fils. Il se sent fils unique. Nous aussi nous nous trompons quand nous nous croyons justes, quand nous pensons que les mauvais sont les autres. Ne nous croyons pas bons, parce que tout seuls, sans l’aide de Dieu qui est bon, nous ne savons pas vaincre le mal…

Comment fait-on pour vaincre le mal ? En accueillant le pardon de Dieu, en accueillant le pardon de nos frères. Cela arrive chaque fois que nous allons nous confesser. Là nous recevons l’amour du Père qui vainc notre péché : il n’existe plus, Dieu l’oublie. Dieu, quand il pardonne, Dieu perd la mémoire, il oublie nos péchés. Il oublie, il est si bon avec nous. Non pas comme nous, qui après avoir dit “ça ne fait rien”, à la première occasion nous rappelons les torts subis avec les intérêts. Non, Dieu efface le mal, il nous renouvelle de l’intérieur et ainsi il fait renaître en nous la joie. Pas la tristesse, pas l’obscurité dans le cœur, pas la suspicion, mais la joie. Courage, avec Dieu aucun péché n’a le dernier mot. Que la Vierge Marie, qui défait les nœuds de la vie, nous libère de la prétention de nous croire justes et nous fasse sentir le besoin d’aller au Seigneur, qui nous attend pour nous pardonner.

 « TOUS LES HOMMES »

 

Cette expression revient à trois reprises dans ce chapitre 2 de la lettre à Timothée dont nous avons un extrait aux lectures de ce dimanche. : « Prier pour tous les hommes. » – Dieu veut que tous les hommes soient sauvés ». – « Le Christ-Jésus s’est donné en rançon pour tous les hommes. » Cette répétition est en elle-même révélatrice. Elle signifie que le salut ne peut se replier sur un petit nombre.  L’autre expression : « Il s’est donné lui-même en rançon. » est tout autant significative. Cette phrase est une des plus claires du Nouveau Testament sur la valeur rédemptrice de la mort de Jésus. Elle rejoint ses propres paroles sur le Fils de l’Homme venu « pour servir et donner sa vie en rançon pour la multitude » (Matthieu 20. 28) et au soir de la Cène : « Le sang répandu pour la multitude, en rémission des péchés. » (Matthieu 26. 28). Ces deux paroles du Christ sont reprises lors de chaque Eucharistie. Les théologiens, au cours des siècles et surtout de nos jours, s’interrogeront à maintes reprises sur la question du « mystère du salut des nations », mystère qui découle de cette affirmation : Comment la mort du Christ Jésus donnée en rançon a valeur de salut pour tous les hommes.

 

La réponse réside dans le fait que le Christ Jésus a assumé en lui, non pas une seule humanité, mais toute l’Humanité, comme il assumait toute la Divinité. Les Pères grecs du 4ème au 6ème siècles en ont fait la base de leur développement de la christologie.  Les paroles de l’offertoire le disent : « Puissions-nous être unis à la Divinité de celui qui a pris notre Humanité. » Non pas celle de tel ou tel, mais de tous les hommes, c’est-à-dire tout l’Homme. Elles préludent donc bien aux paroles consécratoires qui sont celles-là même du Christ lors de la première Eucharistie.

 

L’annonce de ce salut, voilà l’urgence. Elle n’a pas diminué depuis que le Christ envoyait ses disciples annoncer la venue du Royaume sans se laisser arrêter par rien, pas même la mort. « Le message », « l’enseignement » se relient immédiatement au témoignage que le Christ Jésus a rendu. « Comme mon Père m’a envoyé, moi aussi je vous envoie. » (Jean 20. 21) « Il veut que tous les hommes soient sauvés et arrivent à connaître pleinement la vérité. » (1 Tim. 2. 4).

Le texte qui suit n’est pas un « credo » auquel il faut adhérer, c’est la révélation claire des « biens que nous avons reçus » (oraison des offrandes de ce dimanche) et que nous devons transmettre à notre tour, comme saint Paul en fut le messager. « Il n’y a qu’un seul Dieu. Il n’y a qu’un seul médiateur entre Dieu et les hommes. Un homme, Jésus-Christ, qui s’est donné lui-même en rançon pour tous les hommes. Au temps fixé, il a rendu ce témoignage pour lequel j’ai reçu la charge de messager et d’Apôtre ». (1 Tim. 2. 5 à 7) Toute autre médiation, y compris celle de la Mère de Dieu, la toujours Vierge Marie, n’est que médiation d’intercession. Seule la médiation du Christ est « réalisation » du salut.  LA PRIERE ET LA PAIX. La prière qui doit être la nôtre, pour que la vérité soit révélée au cœur des hommes, ne peut être qu’une prière de demande. Elle doit se traduire dans notre propre vécu quotidien. Le Christ a confessé Dieu par son témoignage comme le dit ailleurs saint Paul à Timothée (chapitre 6)

Intercession, témoignage et action de grâce doivent s’entrecroiser pour former la prière chrétienne

Première lecture (Am 8, 4-7)

Écoutez ceci, vous qui écrasez le malheureux pour anéantir les humbles du pays, car vous dites : « Quand donc la fête de la nouvelle lune sera-t-elle passée, pour que nous puissions vendre notre blé ? Quand donc le sabbat sera-t-il fini, pour que nous puissions écouler notre froment ? Nous allons diminuer les mesures, augmenter les prix et fausser les balances. Nous pourrons acheter le faible pour un peu d’argent, le malheureux pour une paire de sandales. Nous vendrons jusqu’aux déchets du froment ! » Le Seigneur le jure par la Fierté de Jacob : Non, jamais je n’oublierai aucun de leurs méfaits. – Parole du Seigneur. 

Psaume (Ps 112 (113), 1-2, 5-6, 7-8)

Louez, serviteurs du Seigneur, louez le nom du Seigneur ! Béni soit le nom du Seigneur, maintenant et pour les siècles des siècles ! Qui est semblable au Seigneur notre Dieu ? Lui, il siège là-haut. Mais il abaisse son regard vers le ciel et vers la terre. De la poussière il relève le faible, il retire le pauvre de la cendre pour qu’il siège parmi les princes, parmi les princes de son peuple. 

Deuxième lecture (1 Tm 2, 1-8)

Bien-aimé, j’encourage, avant tout, à faire des demandes, des prières, des intercessions et des actions de grâce pour tous les hommes, pour les chefs d’État et tous ceux qui exercent l’autorité, afin que nous puissions mener notre vie dans la tranquillité et le calme, en toute piété et dignité. Cette prière est bonne et agréable à Dieu notre Sauveur, car il veut que tous les hommes soient sauvés et parviennent à la pleine connaissance de la vérité. En effet, il n’y a qu’un seul Dieu, il n’y a aussi qu’un seul médiateur entre Dieu et les hommes : un homme, le Christ Jésus, qui s’est donné lui-même en rançon pour tous. Aux temps fixés, il a rendu ce témoignage, pour lequel j’ai reçu la charge de messager et d’apôtre – je dis vrai, je ne mens pas – moi qui enseigne aux nations la foi et la vérité. Je voudrais donc qu’en tout lieu les hommes prient en élevant les mains, saintement, sans colère ni dispute. – Parole du Seigneur. 

Évangile (Lc 16, 1-13)

En ce temps-là, Jésus disait à ses disciples : « Un homme riche avait un gérant qui lui fut dénoncé comme dilapidant ses biens. Il le convoqua et lui dit : ‘Qu’est-ce que j’apprends à ton sujet ? Rends-moi les comptes de ta gestion, car tu ne peux plus être mon gérant.’ Le gérant se dit en lui-même : ‘Que vais-je faire, puisque mon maître me retire la gestion ? Travailler la terre ? Je n’en ai pas la force. Mendier ? J’aurais honte. Je sais ce que je vais faire, pour qu’une fois renvoyé de ma gérance, des gens m’accueillent chez eux.’ Il fit alors venir, un par un, ceux qui avaient des dettes envers son maître. Il demanda au premier : ‘Combien dois-tu à mon maître ?’ Il répondit : ‘Cent barils d’huile.’ Le gérant lui dit : ‘Voici ton reçu ; vite, assieds-toi et écris cinquante.’ Puis il demanda à un autre : ‘Et toi, combien dois-tu ?’ Il répondit : ‘Cent sacs de blé.’ Le gérant lui dit : ‘Voici ton reçu, écris 80 ’ . Le maître fit l’éloge de ce gérant malhonnête car il avait agi avec habileté ; en effet, les fils de ce monde sont plus habiles entre eux que les fils de la lumière. Eh bien moi, je vous le dis : Faites-vous des amis avec l’argent malhonnête, afin que, le jour où il ne sera plus là, ces amis vous accueillent dans les demeures éternelles. Celui qui est digne de confiance dans la moindre chose est digne de confiance aussi dans une grande. Celui qui est malhonnête dans la moindre chose est malhonnête aussi dans une grande. Si donc vous n’avez pas été dignes de confiance pour l’argent malhonnête, qui vous confiera le bien véritable ? Et si, pour ce qui est à autrui, vous n’avez pas été dignes de confiance, ce qui vous revient, qui vous le donnera ? Aucun domestique ne peut servir deux maîtres : ou bien il haïra l’un et aimera l’autre, ou bien il s’attachera à l’un et méprisera l’autre. Vous ne pouvez pas servir à la fois Dieu et l’argent. » – Acclamons la Parole de Dieu.

CALENDRIER

 

Dimanche 22 septembre 2019 – 25ème dimanche du temps ordinaire

1ère lecture (Am 8,4-7) Psaume (Ps 112,1-2.5-8) lecture (Tm 2,1-8) Evangile (Lc  16,1-13                                   

Messes de la semaine  

 

Pas de messe de lundi à vendredi inclus

 

-Samedi adoration du Saint-Sacrement et confessions de 10 h à 12 h

 

Le père Frédéric Benoist n’assurera pas sa permanence d’accueil le jeudi 26 Septembre de 17 h à 19 h dans l’église

 

Permanence d’accueil vendredi et samedi de 16 h à 18 h dans l’église.

Rendez-vous de la semaine

 

Jeudi 26 Septembre à 18 h : messe de rentrée de l’Enseignement catholique

à la Cathédrale de Saint-Denis

 

-Vendredi 27 Septembre de 9 h à 14 h rencontre des responsables des services diocésains avec notre Évêque

-Vendredi 27 Septembre à 20 h 30 salle Pierre Lefeuvre : soirée de rentrée des catéchumènes adultes et de leurs accompagnateurs

--Samedi 28 Septembre à 11 h salle Pierre Lefeuvre : réunion des distributeurs du Messager suivi d’un apéritif

 

 

 Dimanche 29 septembre 2019 – 26ème dimanche du temps ordinaire

1ère lecture (Am 6, 1a.4-7) Psaume (Ps 145,6-10) lecture (Tm 6,11-16) Evangile (Lc  16,19-31)

Messe anticipée à 18 h à Saint-Louis - Dimanche à 10 h 30 messe à Notre-Dame

Quêtes en faveur des Équipes Saint-Vincent

 

Dimanche 29 à 9 h salle Pierre Lefeuvre : Rencontre des enfants de la catéchèse et leurs parents. Au cours de la messe :  remise de la Parole de Dieu aux enfants -

Envoi en mission des catéchistes

 

 

Dimanche 29 septembre à 16 h à l’église Notre-Dame :

                                                    Concert Chorales – Chœurs des Conservatoires de

Villemomble et du Pré-Saint-Gervais

Direction Alain LETAILLEUR

Tarifs – moins de 15 ans gratuit – Adultes : 12 €

 

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19 septembre 2019 4 19 /09 /septembre /2019 19:30
Concert Chorale le 29 septembre à 16h

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19 septembre 2019 4 19 /09 /septembre /2019 19:27
Programmation culturelle 2019/2020
Programmation culturelle 2019/2020

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16 septembre 2019 1 16 /09 /septembre /2019 16:42

Le Messager des mois de septembre, octobre, novembre 2019 est disponible en ligne.

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16 septembre 2019 1 16 /09 /septembre /2019 13:18

La profondeur d’un regard sur la personne en société : dignité et fraternité

Vers une démarche nouvelle en bioéthique

Considérer l’enfant comme le fruit de l’amour durable d’un homme et d’une femme n’est pas devenu une option ; cela reste la norme éthique fondamentale qui doit encore configurer cette forme première de l’hospitalité qu’est la procréation. Sans nier ses difficultés, le lien conjugal stable demeure le milieu optimal pour la procréation et l’accueil d’un enfant. En effet, ce lien offre la pleine capacité d’hospitalité et le plein respect de la dignité des personnes, enfants et adultes.

 

Ces réflexions éthiques sur l’AMP ne sont pas déconnectées des autres problématiques sociales et politiques. Les manières d’organiser les liens de la procréation humaine rejaillissent sur toutes les relations sociales et politiques. Le droit ne fait pas qu’arbitrer des conflits, il institue des relations entre les personnes. Ces relations façonnent leur identité et doivent structurer les exigences propres à la fraternité. L’éthique relie indissociablement la dignité, source de droits, et la fraternité, source de reconnaissance mutuelle et de devoirs qui nous engagent tous à participer à la vie sociale et politique. Par égard pour la dignité des personnes et de la procréation, le droit ne peut pas contribuer à la marchandisation et à l’instrumentalisation de la procréation. Cela serait gravement contraire aux valeurs essentielles pour la vie de l’humanité et pour les relations tissées entre les êtres humains : la dignité, la liberté, l’égalité, l’hospitalité et la fraternité.

 

Il importe plus que jamais d’aborder l’ensemble des questions d’éthique biomédicale dans le cadre plus large d’une réflexion écologique qui relie la préoccupation des personnes à celle de l’environnement. Nous pouvons résister collectivement à la fascination des techniques et du marché qui s’en empare, en cultivant l’attention au mystère de la personne et à sa transcendance. N’est-ce pas la perception intuitive de ce mystère qui, dans les yeux des parents regardant avec amour leur enfant, éveille la joie, la gratitude, la sollicitude et une sorte de respect sacré devant ce qui les dépasse ?

 

Cette qualité du regard est un appel pour tous. Sans elle, les débats de bioéthique risquent de se réduire à des discussions techniques et financières, qui ne parviennent pas à s’ancrer dans la profondeur du mystère de la personne et de sa dignité. Les défis éthiques actuels nous invitent tous de façon instante à cette forme de considération et de contemplation qui s’affinent aussi dans le dialogue. Nous plaidons donc à nouveau pour le dialogue grâce auquel chacun s’engage à servir une vérité qui le dépasse comme elle dépasse chacun des interlocuteurs.

 

Conférence des évêques de France

 

Sur les tables au fond de l’église une synthèse plus détaillée de la déclaration des évêques de France est disponible

Le père et ses deux fils

La parabole du père et des deux fils dans l’évangile de Luc que nous lisons nous concerne. Sommes-nous l’enfant prodigue ? sommes-nous le frère aîné ? car notre vie, ma vie, est proche de la leur, soit l’une, soit l’autre.  En fait, l’aîné s’est tout autant éloigné de son père. Il est resté sur place, c‘est tout. Il se juge comme un serviteur et non point partenaire intime d’une famille. D’ailleurs le reproche qu’il fait à son père en dit long en ce domaine : » Ton fils que voilà ! »

 

Mais le père l’invite lui aussi à retrouver et à rejoindre l’amour qui est au cœur de la famille : « Toi, mon enfant … ton frère … tout ce qui est à moi est à toi. »  Celui que j’avais perdu est ton frère et mon fils. Il doit être tout autant au cœur de ton amour, de ta joie, de ton accueil. Ouvre-lui les bras, toi aussi. Je suis votre père à tous deux.   Dieu est fidèle qui recrée sans cesse ceux qu’il aime. Nous qui sommes en quête de l’absolu de la vie, nous nous égarons dans des impasses. Et comme il est difficile de revenir en arrière sur le chemin pour y retrouver la vie que nous avons perdue ! Parce qu’il est le refus de vivre une attitude de fidélité aimante, le péché ferme trop souvent le cœur de l’homme.

 

Dieu, lui, garde son cœur ouvert à l’amour. « Le Christ m’a pardonné. Ce que je faisais, c’était par ignorance. Je n’avais pas la foi. Mais la grâce de Notre-Seigneur a été plus forte, avec la foi et l’amour dans le Christ Jésus. » (saint Paul à Timothée 1. 14).

 

A la lumière de cette parabole, nous pouvons relire les paroles de Jésus au soir du Jeudi-Saint, comme il le dit à ses disciples : » Je vous ai dit tout cela en paraboles. » (Jean 16. 25) Elles sont proches de ce que dit et vit le père à ses deux fils : » Tout ce qui est à moi est à toi comme tout ce qui est à toi est à moi. » (Jean 17. 10) dit-il à son Père dans la prière qui précède son départ à Gethsémani, au moment même où il nous réconcilie par le don de sa vie. C’est ce que Jésus, le Fils de Dieu fait homme est venu nous dire en partageant notre vie afin que nous communions à la sienne.   « Je leur ai donné la gloire que tu m’as donnée pour qu’ils soient un comme nous sommes un, moi en eux comme toi en moi pour qu’ils parviennent à l’unité parfaite… tu les as aimés comme tu m’as aimé. » (Jean 17. 23)  « Dieu créateur et maître de toutes choses, regarde-nous, et pour que nous ressentions l’effet de ton amour, accorde-nous de te servir avec un coeur sans partage. » (Prière d’ouverture de la messe).

 

Première lecture (Ex 32, 7-11.13-14)

En ces jours-là, le Seigneur parla à Moïse : « Va, descends, car ton peuple s’est corrompu, lui que tu as fait monter du pays d’Égypte. Ils n’auront pas mis longtemps à s’écarter du chemin que je leur avais ordonné de suivre ! Ils se sont fait un veau en métal fondu et se sont prosternés devant lui. Ils lui ont offert des sacrifices en proclamant : ‘Israël, voici tes dieux, qui t’ont fait monter du pays d’Égypte.’ » Le Seigneur dit encore à Moïse : « Je vois que ce peuple est un peuple à la nuque raide. Maintenant, laisse-moi faire ; ma colère va s’enflammer contre eux et je vais les exterminer ! Mais, de toi, je ferai une grande nation. » Moïse apaisa le visage du Seigneur son Dieu en disant : « Pourquoi, Seigneur, ta colère s’enflammerait-elle contre ton peuple, que tu as fait sortir du pays d’Égypte par ta grande force et ta main puissante ? Souviens-toi de tes serviteurs, Abraham, Isaac et Israël, à qui tu as juré par toi-même : ‘Je multiplierai votre descendance comme les étoiles du ciel ; je donnerai, comme je l’ai dit, tout ce pays à vos descendants, et il sera pour toujours leur héritage.’ » Le Seigneur renonça au mal qu’il avait voulu faire à son peuple. – Parole du Seigneur. 

Psaume (Ps  50 (51), 3-4, 12-13, 17.19)

Pitié pour moi, mon Dieu, dans ton amour, selon ta grande miséricorde, efface mon péché. Lave-moi tout entier de ma faute, purifie-moi de mon offense. Crée en moi un cœur pur, ô mon Dieu, renouvelle et raffermis au fond de moi mon esprit. Ne me chasse pas loin de ta face, ne me reprends pas ton esprit saint. Seigneur, ouvre mes lèvres, et ma bouche annoncera ta louange. Le sacrifice qui plaît à Dieu, c’est un esprit brisé ; tu ne repousses pas, ô mon Dieu, un cœur brisé et broyé. 

Deuxième lecture (1 Tm 1, 12-17)

Bien-aimé, je suis plein de gratitude envers celui qui me donne la force, le Christ Jésus notre Seigneur, car il m’a estimé digne de confiance lorsqu’il m’a chargé du ministère, moi qui étais autrefois blasphémateur, persécuteur, violent. Mais il m’a été fait miséricorde, car j’avais agi par ignorance, n’ayant pas encore la foi ; la grâce de notre Seigneur a été encore plus abondante, avec la foi, et avec l’amour qui est dans le Christ Jésus. Voici une parole digne de foi, et qui mérite d’être accueillie sans réserve : le Christ Jésus est venu dans le monde pour sauver les pécheurs ; et moi, je suis le premier des pécheurs. Mais s’il m’a été fait miséricorde, c’est afin qu’en moi le premier, le Christ Jésus montre toute sa patience, pour donner un exemple à ceux qui devaient croire en lui, en vue de la vie éternelle. Au roi des siècles, au Dieu immortel, invisible et unique, honneur et gloire pour les siècles des siècles. Amen. – Parole du Seigneur. 

Évangile (Lc 15, 1-10)

En ce temps-là, les publicains et les pécheurs venaient tous à Jésus pour l’écouter. Les pharisiens et les scribes récriminaient contre lui : « Cet homme fait bon accueil aux pécheurs, et il mange avec eux ! » Alors Jésus leur dit cette parabole : « Si l’un de vous a cent brebis et qu’il en perd une, n’abandonne-t-il pas les 99 autres dans le désert pour aller chercher celle qui est perdue, jusqu’à ce qu’il la retrouve ? Quand il l’a retrouvée, il la prend sur ses épaules, tout joyeux, et, de retour chez lui, il rassemble ses amis et ses voisins pour leur dire : ‘Réjouissez-vous avec moi, car j’ai retrouvé ma brebis, celle qui était perdue !’ Je vous le dis : C’est ainsi qu’il y aura de la joie dans le ciel pour un seul pécheur qui se convertit, plus que pour 99 justes qui n’ont pas besoin de conversion. Ou encore, si une femme a dix pièces d’argent et qu’elle en perd une, ne va-t-elle pas allumer une lampe, balayer la maison, et chercher avec soin jusqu’à ce qu’elle la retrouve ? Quand elle l’a retrouvée, elle rassemble ses amies et ses voisines pour leur dire : ‘Réjouissez-vous avec moi, car j’ai retrouvé la pièce d’argent que j’avais perdue !’ Ainsi je vous le dis : Il y a de la joie devant les anges de Dieu pour un seul pécheur qui se convertit. » – Acclamons la Parole de Dieu.

CALENDRIER

 

Dimanche 15 septembre 2019 – 24ème dimanche du temps ordinaire

1ère lecture (Ex 32,7-11.13-14) Psaume (Ps 50,3-4.12-13.17.19) lecture (Tm 1,12-17) Evangile (Lc  15,1-10)

                                   

Messes de la semaine  Messe tous les matins à 9 h

-Samedi adoration du Saint-Sacrement et confessions de 10 h à 12 h

Permanence d’accueil le Jeudi de 17 h à 19 h, vendredi et samedi de 16 h à 18 h dans l’église.

Rendez-vous de la semaine

 

-Mercredi 18 Septembre à 20 h 30 au presbytère : rencontre de l’équipe diocésaine de la pastorale familiale

- Vendredi 20 et Samedi 21 septembre : l’Ecole de la Parole est supprimée

-Vendredi 20 septembre à 14 h salle Pierre Lefeuvre : Réunion des Equipes Saint-Vincent

 

 

 

-Samedi 21 septembre de 10 h à 12 h au presbytère, 40 Allée du Jardin Anglais : inscriptions et réinscriptions de la catéchèse (de l’Eveil à la foi, dès 3 ans à l’aumônerie des lycéens)

Samedi 21 septembre à 16 h en l’église Saint André de Montreuil : ordination diaconale en vue du ministère presbytéral de Rémy Pignal (Église Saint-André :

36 rue Robespierre, 93100 Montreuil. Métro ligne 9 Robespierre)

 

Samedi 21 et dimanche 22 septembre

Journées du Patrimoine : Accueil des visiteurs

de 15 h à 18 h – visites guidées à 15 h et à 16 h durée 1 h 30. Libre participation au profit de la restauration du clocher.

Infos : www.eglisenotredameleraincy.fr

 

 

 Dimanche 22 septembre 2019 – 25ème dimanche du temps ordinaire

1ère lecture (Am 8,4-7) Psaume (Ps 112,1-2.5-8) lecture (Tm 2,1-8) Evangile (Lc  16,1-13)

Pas de messe anticipée samedi 21 à 18 h à St-Louis-Dimanche à 10 h 30 messe à Notre-Dame

 

Dimanche 29 septembre à 16 h à l’église Notre-Dame :

                                                    Concert Chorales – Chœurs des Conservatoires de

Villemomble et du Pré-Saint-Gervais

Direction Alain LETAILLEUR

Tarifs – moins de 15 ans gratuit – Adultes : 12 €

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9 septembre 2019 1 09 /09 /septembre /2019 17:47

Fête du Saint-Sacrement : un « Amen » qui vienne du cœur

(Traduction complète de l’angelus du 23 Juin)

 

Chers frères et sœurs, bonjour !

 

Aujourd’hui, on célèbre en Italie et dans d’autres nations, la solennité du Corps et du Sang du Christ, Corpus Domini. L’Évangile présente l’épisode du miracle des pains (cf. Lc 9,11-17) qui se déroule sur les rives du lac de Galilée. Jésus va parler à des milliers de personnes et opérer des guérisons. Le soir venu, les disciples s’approchent du Seigneur et lui disent : « Renvoie la foule pour qu’elle aille dans les villages et la campagne environnante, se loger et trouver de la nourriture » (v. 12). Même les disciples étaient fatigués. En effet, ils se trouvaient dans un endroit isolé et pour acheter de la nourriture les gens auraient dû marcher et aller dans les villages. Et Jésus le voit et répond : « Donnez-leur à manger » (v. 13). Ces paroles provoquent l’étonnement des disciples. Ils ne comprenaient pas, ils se sont peut-être aussi mis en colère et ils ont répondu : « Nous n’avons que cinq pains et deux poissons, à moins d’aller nous-mêmes acheter de la nourriture pour tous ces gens » (ibid.).

Au lieu de cela, Jésus invite ses disciples à faire une véritable conversion de la logique du « chacun pour soi » à celle du partage, à partir du peu que la Providence met à notre disposition. Et il montre immédiatement qu’il sait ce qu’il veut faire. Il leur dit : « Faites-les s’asseoir par groupes de cinquante » (v. 14). Puis il prend dans ses mains les cinq pains et les deux poissons, il s’adresse au Père céleste et il prononce la prière de bénédiction. Puis il commence à rompre les pains, à partager les poissons et à les donner aux disciples, qui le distribuent à la foule. Et cette nourriture ne finit pas jusqu’à ce que tout le monde soit rassasié.

Ce miracle – très important, si bien qu’il a été raconté par tous les évangélistes – manifeste la puissance du Messie et, en même temps, sa compassion : Jésus a compassion des gens. Ce geste prodigieux reste non seulement un des grands signes de la vie publique de Jésus, mais anticipe ce qui sera ensuite, à la fin, le mémorial de son sacrifice, c’est-à-dire l’Eucharistie, le sacrement de son Corps et son Sang donnés pour le salut du monde.

L’Eucharistie est la synthèse de toute l’existence de Jésus, qui a été un unique un acte d’amour du Père et de ses frères. Là aussi, comme dans le miracle de la multiplication des pains, Jésus prit le pain entre ses mains, éleva sa prière de bénédiction vers le Père, rompit le pain et le donna aux disciples ; et il a fait la même chose avec la coupe du vin. Mais à ce moment-là, à la veille de sa Passion, il a voulu laisser dans ce geste le Testament l’Alliance nouvelle et éternelle, mémorial perpétuel de sa Pâque de mort et de résurrection.

Chaque année, la fête du Corpus Domini nous invite à renouveler l’émerveillement et la joie de ce don merveilleux du Seigneur, qu’est l’Eucharistie. Accueillons-le avec gratitude, pas de manière passive et habitudinaire. Nous ne devons pas nous habituer à l’Eucharistie ni aller communier comme par habitude : non ! Chaque fois que nous nous approchons de l’autel pour recevoir l’Eucharistie, nous devons véritablement renouveler notre « Amen » au Corps du Christ. Quand le prêtre nous dit « le Corps du Christ », nous disons « Amen » : mais que ce soit un « Amen » qui vienne du cœur, convaincu. C’est Jésus, c’est Jésus qui m’a sauvé, c’est Jésus qui vient me donner la force de vivre. C’est Jésus, Jésus vivant. Mais nous ne devons pas nous y habituer : à chaque fois, comme s’il s’agissait de la première communion.

Une expression de la foi eucharistique du saint peuple de Dieu sont les processions du Saint-Sacrement qui ont lieu partout dans l’Église catholique en cette solennité. Ce soir, dans le quartier de Casal Bertone à Rome, je célébrerai moi aussi la messe, qui sera suivie par une procession. J’invite tout le monde à y participer, même spirituellement, à la radio et à la télévision. Que la Vierge Marie nous aide à suivre avec foi et amour Jésus que nous adorons dans l’Eucharistie.

Dans notre fragilité… l’appel à la sagesse

Relisons et méditons la première lecture et le Psaume de ce dimanche

Les psaumes sont une prière et un appel d’espérance. Ils commencent donc par un regard vers Dieu, ne serait-ce que par une invocation comme c’est le cas dans le psaume le plus douloureux : « Mon Dieu, pourquoi m’as-tu abandonné ? » (Psaume 21/22). Ici, Dieu est reconnu dans son éternité qui se laisse entre-apercevoir, par-delà sa « colère » dans l’œuvre de création et dans sa fidélité dont témoigne l’histoire du peuple d’Israël: » D’âge en âge, de toujours à toujours. » C’est ainsi que nous pouvons pénétrer sa Sagesse (verset.12), son amour (verset 14), sa joie (verset 15).  Mais l’homme est fragile et précaire (verset 3). Ce n’est pas une plainte qu’il exprime, c’est presqu’un désarroi comme nous les connaissons. Même si sa manière d’agir (ou ce que l’on croit être sa manière d’agir) est déconcertante à ce point pour l’homme, Dieu est vivant, Dieu est présent.  Ce qui pourrait conduire à la révolte devient motif pour demander la grâce. Nous sommes affectés par le péché et, pour cette raison, nous ne pouvons que susciter la colère de Dieu. Et pourtant, même si nos œuvres sont mauvaises, Dieu peut nous manifester son amour et sa douceur. (Versets 14 à 17).

La Sagesse nous apprendra la mesure de nos jours et de ce que nous sommes. C’est pourquoi cette demande de la Sagesse est constante dans l’Ecriture. Moïse la demande pour gouverner le peuple à la nuque raide. Salomon la demande solennellement (I Rois 3) ce qui lui fera attribuer la paternité littéraire des écrits bibliques de sagesse.  Mais le don de Dieu qui est demandé ne se limite pas à faire comprendre à l’homme son sort pour qu’il l’accepte sagement. Avec humilité, le psalmiste invite Dieu à revenir vers celui qui le prie. En fait, c’est le retour de Dieu, ressenti près de nous qui est l’essentiel de ce psaume.  Par le don de la Sagesse, quelque chose de la solidité de Dieu va venir en l’homme et même en ses œuvres. Là où il n’y avait place que pour la colère, viendra l’amour et la joie. Là où il n’y avait place que pour la fureur viendra la douceur. Dieu se ravise (Verset 13).

Lectures de la messe

Première lecture (Sg 9, 13-18)

 

Quel homme peut découvrir les intentions de Dieu ? Qui peut comprendre les volontés du Seigneur ? Les réflexions des mortels sont incertaines, et nos pensées, instables ; car un corps périssable appesantit notre âme, et cette enveloppe d’argile alourdit notre esprit aux mille pensées. Nous avons peine à nous représenter ce qui est sur terre, et nous trouvons avec effort ce qui est à notre portée ; ce qui est dans les cieux, qui donc l’a découvert ? Et qui aurait connu ta volonté, si tu n’avais pas donné la Sagesse et envoyé d’en haut ton Esprit Saint ? C’est ainsi que les sentiers des habitants de la terre sont devenus droits ; c’est ainsi que les hommes ont appris ce qui te plaît et, par la Sagesse, ont été sauvés. – Parole du Seigneur. 

 

Psaume (Ps 89 (90), 3-4, 5-6, 12-13, 14.17abc)

Tu fais retourner l’homme à la poussière ; tu as dit : « Retournez, fils d’Adam ! » À tes yeux, mille ans sont comme hier, c’est un jour qui s’en va, une heure dans la nuit. Tu les as balayés : ce n’est qu’un songe ; dès le matin, c’est une herbe changeante : elle fleurit le matin, elle change ; le soir, elle est fanée, desséchée. Apprends-nous la vraie mesure de nos jours : que nos cœurs pénètrent la sagesse. Reviens, Seigneur, pourquoi tarder ? Ravise-toi par égard pour tes serviteurs. Rassasie-nous de ton amour au matin, que nous passions nos jours dans la joie et les chants. Que vienne sur nous la douceur du Seigneur notre Dieu ! Consolide pour nous l’ouvrage de nos mains. 

 

Deuxième lecture (Phm 9b-10.12-17)

Bien-aimé, moi, Paul, tel que je suis, un vieil homme et, qui plus est, prisonnier maintenant à cause du Christ Jésus, j’ai quelque chose à te demander pour Onésime, mon enfant à qui, en prison, j’ai donné la vie dans le Christ. Je te le renvoie, lui qui est comme mon cœur. Je l’aurais volontiers gardé auprès de moi, pour qu’il me rende des services en ton nom, à moi qui suis en prison à cause de l’Évangile. Mais je n’ai rien voulu faire sans ton accord, pour que tu accomplisses ce qui est bien, non par contrainte mais volontiers. S’il a été éloigné de toi pendant quelque temps, c’est peut-être pour que tu le retrouves définitivement, non plus comme un esclave, mais, mieux qu’un esclave, comme un frère bien-aimé : il l’est vraiment pour moi, combien plus le sera-t-il pour toi, aussi bien humainement que dans le Seigneur. Si donc tu estimes que je suis en communion avec toi, accueille-le comme si c’était moi. – Parole du Seigneur. 

 

Évangile (Lc 14, 25-33)

En ce temps-là, de grandes foules faisaient route avec Jésus ; il se retourna et leur dit : « Si quelqu’un vient à moi sans me préférer à son père, sa mère, sa femme, ses enfants, ses frères et sœurs, et même à sa propre vie, il ne peut pas être mon disciple. Celui qui ne porte pas sa croix pour marcher à ma suite ne peut pas être mon disciple. Quel est celui d’entre vous qui, voulant bâtir une tour, ne commence par s’asseoir pour calculer la dépense et voir s’il a de quoi aller jusqu’au bout ? Car, si jamais il pose les fondations et n’est pas capable d’achever, tous ceux qui le verront vont se moquer de lui : ‘Voilà un homme qui a commencé à bâtir et n’a pas été capable d’achever !’ Et quel est le roi qui, partant en guerre contre un autre roi, ne commence par s’asseoir pour voir s’il peut, avec dix mille hommes, affronter l’autre qui marche contre lui avec vingt mille ? S’il ne le peut pas, il envoie, pendant que l’autre est encore loin, une délégation pour demander les conditions de paix. Ainsi donc, celui d’entre vous qui ne renonce pas à tout ce qui lui appartient ne peut pas être mon disciple. » – Acclamons la Parole de Dieu. 

 

CALENDRIER

 

Dimanche 8 septembre 2019 – 23ème dimanche du temps ordinaire

1ère lecture (Sg 9,13-18) Psaume (Ps 89,3-6.12-14.17) lecture (Phm 9b-10.12-17) Evangile (Lc  14,25-33)

                                   

Messes de la semaine  Messe tous les matins à 9 h

-Samedi adoration du Saint-Sacrement et confessions de 10 h à 12 h

Permanence d’accueil le Jeudi de 17 h à 19 h, vendredi et samedi de 16 h à 18 h dans l’église.

Rendez-vous de la semaine

 

- Lundi 9 Septembre à 20 h au presbytère : Conseil paroissial pour les affaires économiques

-Mardi 10 Septembre à 20 h au presbytère : Réunion de l’Equipe d’animation paroissiale

 

 

 

-Samedi 14 Septembre de 10 h à 17 h, sans interruption : salle Pierre Lefeuvre : inscriptions et réinscriptions de la catéchèse (de l’Eveil à la foi, dès 3 ans à l’aumônerie des lycéens)

-Samedi 14 Septembre à 18 h salle Pierre Lefeuvre : rencontre des confirmands (jeunes et adultes) avec notre Évêque Pascal Delannoy

 

Dimanche 15 septembre 2019 – 24ème dimanche du temps ordinaire

1ère lecture (Ex 32,7-11.13-14) Psaume (Ps 50,3-4.12-13.17.19) lecture (Tm 1,12-17) Evangile (Lc  15,1-32)

Messe anticipée le samedi à 18 h à Saint-Louis-Dimanche à 10 h 30 messe à Notre-Dame

                     

Dimanche 15 Septembre : rentrée paroissiale, Bénédiction des cartables des enfants.

Messe suivie d’un apéritif. Accueil des nouveaux arrivants.

 

A L’occasion du 150ème anniversaire de notre ville, un spectacle sera organisé Place des Fêtes (à côté de l’église Saint-Louis) les Vendredi 20 et Samedi 21 Septembre. Par conséquent,  la messe du samedi 21 Septembre à 18 h ne sera pas célébrée. Merci de votre compréhension.

 

 

Samedi 21 Septembre à 16 h en l’église Saint André de Montreuil, 36 rue Robespierre (Métro : Robespierre Ligne 9) : ordination diaconale en vue du ministère presbytéral de Rémy PIGNALl, séminariste du diocèse.

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Published by paroisse du Raincy - dans Feuilles de semaine

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