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27 mars 2020 5 27 /03 /mars /2020 16:27

Pourquoi la bénédiction Urbi et Orbi du Pape aujourd’hui est vraiment exceptionnelle ?

 

Ce soir, le pape François va unir toute l’Eglise pour une prière extraordinaire

 

Le pape François doit donner une bénédiction Urbi et Orbi, « à la ville et au monde », ce vendredi 27 mars à partir de 18h. Il s’agit d’une bénédiction donnée en de rares occasion et c’est la seule que chacun peut recevoir sans y assister physiquement à travers les moyens de communication.

Aux grands maux les grands remèdes… spirituels. Face à l’épidémie de covid-19, le pape François multiplie les rendez-vous de prière avec les fidèles du monde entier. Ce vendredi 27 mars à partir de 18h, il invite chacun à s’unir à lui « par les moyens de communication », pour un moment de prière depuis la basilique Saint-Pierre de Rome. « Nous écouterons la Parole de Dieu, nous élèverons notre supplication, adorerons le Saint-Sacrement avec lequel, au terme de la cérémonie, je donnerai la bénédiction Urbi et Orbi, à laquelle sera jointe la possibilité de recevoir l’indulgence plénière », a-t-il indiqué.

Les effets très concrets de la bénédiction : Il s’agit là d’un geste spirituel extrêmement fort car c’est le seul acte que peut faire le Pape pour se rapprocher de tous les croyants à travers le monde. Bien sûr, il y a la messe que chacun peut suivre en direct. Mais « suivre » la célébration de la messe à travers les médias ne signifie pas, théologiquement, « participer ». Il n’y a pas de sacrements médiatiques. La messe télévisée ne remplace pas le sacrement de l’Eucharistie. Si l’on ne peut pas assister à la messe, la messe à la télévision peut être d’une grande aide, mais ce n’est pas un sacrement. L’acte que peut poser le Pape pour être concrètement présent dans la vie de chaque fidèle n’est autre que la bénédiction Urbi et Orbi. En d’autres termes, derrière leur écran ou en l’entendant à la radio, les fidèles reçoivent réellement cette bénédiction sur eux.

 Cette dernière est une bénédiction apostolique spéciale donnée par le Pape, les trois doigts levés – symbole de la Sainte Trinité – depuis le balcon de la basilique Saint-Pierre. Il la fait chaque année le dimanche de Pâques, à Noël et à d’autres occasions spéciales comme l’élection d’un nouveau pape. Elle est habituellement précédée d’un message pour la paix dans le monde et assortie d’une indulgence plénière pour les catholiques. Signifiant littéralement « pour la ville de Rome et pour le monde « , elle symbolise le fait que le Pape s’exprime à la fois en tant qu’évêque de Rome s’adressant aux fidèles réunis sur la place Saint-Pierre, mais aussi en tant que pasteur universel s’adressant aux catholiques du monde qui l’écoutent par le biais de la télévision ou de la radio.

Une bénédiction qui remonte au XIIIe siècle

Il s’agit de la seule bénédiction qui descende sur tous les fidèles qui y assistent de visu ou qui la suivent via la radio, la télévision ou les nouveaux médias. « Le pape François garantit une indulgence plénière à tous les croyants présents, à ceux qui reçoivent sa bénédiction par la radio, la télévision et les nouveaux médias », comme Aleteia, avait ainsi rappelé le cardinal camerlingue en 2013.

 

La bénédiction papale Urbi et Orbi remonterait au XIIIe siècle et aurait été développée par le pape Grégoire X. Au fil des siècles, elle a déjà été donnée depuis la basilique Saint Jean de Latran ou celle de Sainte Marie Majeure.

 

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26 mars 2020 4 26 /03 /mars /2020 21:29

Notre Communauté au quotidien

avec Notre-Dame de la Consolation

 

« Courage et confiance »

 

Date : Vendredi 27 Mars 2020

 

 

 

Textes du jour : Sagesse 2,1-12.22 ; Psaume 33 Jean 7,1-2.4.10.25-30

Textes en « saucisson », lisons Jean 7,1-30

 

 

« On cherchait à l'arrêter, mais personne ne mit la main sur lui parce que son heure n'était pas encore venue »

Chercher Jésus est souvent un bien, car c'est la même chose que de chercher le Verbe, la vérité et la sagesse. Mais vous allez dire que les mots « chercher Jésus » sont parfois prononcés à propos de ceux qui lui veulent du mal. Par exemple : « Ils cherchaient à le saisir, mais personne ne porta la main sur lui, parce que son heure n'était pas encore venue ». « Je sais que vous êtes la descendance d'Abraham ; mais vous cherchez à me tuer parce que ma parole ne pénètre pas en vous » (Jn 8,37). « Maintenant vous cherchez à me tuer, moi un homme qui vous ai dit la vérité que j'ai entendue de mon Père » (Jn 8,40).

Ces paroles...ne s'opposent pas à cette autre parole : « Quiconque cherche trouve » (Mt 7,8). Il existe toujours des différences entre ceux qui cherchent Jésus : tous ne le cherchent pas sincèrement pour leur salut et pour obtenir son aide. Il est des hommes qui le cherchent pour d'innombrables raisons fort éloignées du bien. C'est pourquoi seuls ceux qui l'ont cherché en toute droiture ont trouvé la paix, ceux dont on peut vraiment dire qu'ils cherchent le Verbe qui est auprès de Dieu (Jn 1,1), afin qu'il les amène à son Père...

Il menace de s'en aller s'il n'est pas accueilli : « Je m'en vais et vous me chercherez » (Jn 8,21)... Il sait de qui il s'éloigne et auprès de qui il reste sans être encore trouvé, afin que si on le cherche on le trouve au temps favorable.

(Commentaire par Origène de l’Evangile selon saint Jean, DDB 1995, p.85)

 

 

Peut on se confesser en période de confinement ? Propos du pape François

 

A tous les malades du Coronavirus, à tous les confinés qui ne peuvent pas vivre le sacrement de la réconciliation en cette période de Carême, le pape François rappelle ce que prévoit le Catéchisme pour demander pardon à Dieu.

« Je sais qu’à l’occasion de Pâques, beaucoup d’entre vous allez vous confesser pour retrouver Dieu », a dit le pape lors de la messe qu’il célébrait ce 20 mars 2020 en direct streaming de Sainte-Marthe. « Mais nombreux me diront aujourd’hui : “Mais, père, où puis-je trouver un prêtre, un confesseur, puisque je ne peux pas sortir de chez moi ? Et je veux faire la paix avec le Seigneur, je veux qu’il m’embrasse, que mon papa m’embrasse… Comment faire sans prêtre ?” »

« Fais ce que dit le Catéchisme », a-t-il répondu : « C’est très clair : si tu ne trouves pas de prêtre pour te confesser, parle avec Dieu, il est ton Père, et dis-lui la vérité : “Seigneur, j’ai manigancé ceci, cela, cela…. pardon”, et demande-lui pardon de tout ton cœur, avec l’Acte de contrition et promets-lui : “Je me confesserai plus tard, mais pardonne-moi maintenant”. Et tu reviendras immédiatement dans la grâce de Dieu. »

Ainsi, a ajouté le pape, « tu peux t’approcher toi-même du pardon de Dieu, comme l’enseigne le Catéchisme, sans avoir de prêtre sous la main… Trouve le moment juste, le bon moment. Un Acte de contrition bien fait, et ainsi notre âme deviendra blanche comme la neige ».

Le pape François citait les articles 1451 et 1452 du Catéchisme de l’Eglise catholique, qui stipulent que la « contrition « parfaite » remet les fautes vénielles ; elle obtient aussi le pardon des péchés mortels, si elle comporte la ferme résolution de recourir dès que possible à la confession sacramentelle ».

« La contrition (*) dite  » imparfaite  » (ou  » attrition (*) « ), poursuit le texte, est, elle aussi, un don de Dieu, une impulsion de l’Esprit Saint. Elle naît de la considération de la laideur du péché ou de la crainte de la damnation éternelle et des autres peines dont est menacé le pécheur (contrition par crainte). Un tel ébranlement de la conscience peut amorcer une évolution intérieure qui sera parachevée sous l’action de la grâce, par l’absolution sacramentelle. Par elle-même, cependant, la contrition imparfaite n’obtient pas le pardon des péchés graves, mais elle dispose à l’obtenir dans le sacrement de la Pénitence. »

 

Contrition : Repentir sincère d'avoir commis un péché, d’avoir offensé Dieu, et volonté de ne plus en commettre.

Attrition : regret d'avoir péché, fondé sur la crainte des peines de l'enfer.

 

"Où donc notre fragilité peut-elle trouver repos et sécurité, sinon dans les plaies du Sauveur ? Je m'y sens d'autant plus protégé que son salut est plus puissant. L'univers chancelle, le corps pèse de tout son poids, le diable tend ses pièges : je ne tombe pas, car je suis campé sur un roc solide. J'ai commis quelque grave péché : ma conscience se trouble, mais elle ne perd pas courage, puisque je me souviens des plaies du Seigneur, qui a été transpercé à cause de mes fautes. Rien n'est à ce point voué à la mort que la mort du Christ ne puisse le libérer. Dès que je pense à cette médecine si forte et efficace, la pire des maladies ne m'effraie plus.[…] Pour moi, ce qui me manque par ma faute, je le tire hardiment des entrailles du Seigneur, car la miséricorde y abonde, et elles sont percées d'assez de plaies pour que l'effusion se produise. Ils ont percé ses mains, ses pieds, et d'un coup de lance son côté. Par ces trous béants, je puis goûter le miel de ce roc et l'huile qui coule de la pierre très dure, c'est-à-dire goûter et voir combien le Seigneur est bon. Il formait des pensées de paix et je ne le savais pas…" (61)                                      Saint Bernard (1090-1153)Homélie sur le Cantique des Cantiques

 

Il est toujours cependant possible de rencontrer un prêtre : le bureau d’accueil dans l’église a été aménagé en circonstance.  Nous vous proposons de prendre rendez vous avec nous : Père Frédéric : 0611158552 ; Père Modeste : 0752121861

 

 

Et si nous vivions un bol de riz en communion les uns avec les autres ce vendredi soir ?

Vendredi 27 Mars à 19h30, la paroisse devait organiser une soirée bol de riz avec toutes nos familles au profit de la communauté des Petites sœurs des pauvres de Saint Denis.

Nous vous proposons d’organiser cette soirée bol de riz en famille ce vendredi soir. Un repas très simple donc. Et nous mettons de coté une offrande que nous collecterons à la fin du confinement au profit des petites sœurs des pauvres de Saint Denis qui s’occupent d’un Ehpad appelé « ma maison » pour des personnes très démunies, à Saint Denis. Nous pouvons leur manifester une particulière attention en ces temps si difficiles et penser à toutes les personnes en maison de retraite.

Vous pouvez aussi faire un don direct à la communauté des petites sœurs en allant sur le site :petitessoeursdespauvres.org  -> Faire un don -> vous sélectionnez la région et la ville…

 

Nous pouvons aussi faire aussi ce jour un jeûne toute la journée en nous unissant à toutes celles et ceux qui ,au quotidien luttent contre la maladie et celles et ceux qui la combattent par toute leur énergie et savoir.

 

 

Rappel : tous les jours à 15h le tocsin de l’église sonne pendant 5 minutes en mémoire à toutes les victimes de l’épidémie et de leurs familles endeuillées.

 

Une très belle prière dans la continuité de la fête de l’Annonciation du Seigneur  que je vous recommande:

https://m.youtube.com/watch?v=FnWLH2W578E

 

 

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26 mars 2020 4 26 /03 /mars /2020 11:28

 

Notre Communauté au quotidien

avec Notre-Dame de la Consolation

 

« Courage et confiance »

 

 

Date : Jeudi 26 Mars 2020

 

 

Textes de ce jour : Exode 32,7-14 ; Psaume 10

 

5 ; Jean 5,31-47

 

 

Commentaire : Aujourd’hui, nous méditons un extrait du grand discours de Jésus aux Juifs dans le chapitre 5 de saint Jean.  IL faudrait commencer la lecture d’aujourd’hui au verset 17 pour comprendre la richesse du témoignage qui nous est donné. Auparvant, Jésus avait opéré des signes, des guérisons, notamment le jour du Sabbat. Les Juifs récriminaient.  Jésus se livre alors à un véritable réquisitoire contre eux.  Mais redisons le, ce discours du chapitre 5 permet aussi à l’auteur du quatrième évangile de commencer à mieux nous dévoiler la véritable identité de Fils : Jésus nous révèle l’intimité profonde qui le lie avec Dieu, le (son) Père. Une telle intimité une fois révélée, nous est partagée, donnée.

Comment entrer au cœur de la Nouvelle Alliance accomplie dans le don que Jésus fait de sa vie ? Jésus nous invite en effet à le suivre. Le texte de ce jour nous donne des pistes : laisser la Parole de Dieu demeurer en nous (v.38) ; venir à Lui pour avoir la vie (v.40) ; garder l’amour du Père en nous (v.42) ; accueillir Jésus au nom du Père ; ne chercher aucune gloire venant des hommes mais de Dieu seul (v.44). C’est peut être dans cette perspective que nous pouvons reprendre le texte du livre de l’Exode de ce jour. Dieu se met « en colère » contre son peuple (sentiment très humain que les premiers croyants attribuaient à Dieu). S’en remettre à Dieu seul, c’est sans doute s’engager dans la lutte contre toute forme d’idolâtrie quelle qu’elle soit…  

Prière du pape François à Marie :

 

Oh Marie,tu brilles toujours sur notre chemin en signe de salut et d’espoir.Nous te faisons confiance, Reine des malades,toi qui a gardé une foi ferme alors que tu as partagé la douleur de Jésus au pied de la croix.

 Tu sais ce dont nous avons besoin et nous sommes sûrs que tu exauceras nos demandes, tout comme tu as fait revenir la joie et la fête lors des noces de Cana en Galilée, après un moment d’épreuve.

Aide-nous, Mère de l’Amour Divin, à nous conformer à la volonté du Père et à faire ce que Jésus nous dit, Lui qui a pris sur lui nos souffrances et a été chargé de nos douleurs pour nous porter à travers la croix à la joie de la résurrection. Amen.

 

Sous ta protection, nous nous réfugions, Sainte mère de Dieu.Ne méprise pas les demandes que nous t’adressons dans le besoin.Au contraire, délivre-nous de tout danger, Oh glorieuse et bénie Vierge Marie.

 

 

 

 

 

 

 

Vos prêtres prient  tous les jours pour vous et en communion avec vous :

 

Le matin avec l’office des Laudes à 9h ; en célébrant la messe à 12h ; le soir à 19h. avec l’office des Vêpres.

Environ 10 minutes avant la cloche retentit « comme un appel à distance"

 

Tous les jours à 15h le Tocsin sonne en hommage à toutes les victimes de par le monde de l’épidémie et à leurs familles endeuillées

 

Confiez vos intentions de prière : par email : paroisse.leraincy@wanadoo.fr; au téléphone 01 43 81 14 98. Ou une enveloppe dans la boite aux lettres : 40 allée du Jardin Anglais 93340 Le Raincy

 

 

 

Deuil dans notre paroisse :

- Jeudi 26 Mars à 10h :célébration des funérailles de monsieur Roger Labrouillère (87 ans)

- Vendredi 27 Mars à 10h : célébration des funérailles de monsieur Claude Redon (92 ans)

 

En France, les célébrations de funérailles sont possibles à l’église, avec un nombre maximum de 20 personnes, et avec un rite écourté. C’est une tolérance que le président de la République a accordé, sachant l’importance du chemin de deuil, quelle que soit les circonstances de la mort.

 

 

 

Une initiative de ce  Carême : Une journée de jeûne ou un repas bol de riz le soir,  Le Vendredi 27 Mars

 

Vendredi 27 Mars à 19h30, la paroisse devait organiser une soirée bol de riz avec toutes nos familles au profit de la communauté des Petites sœurs des pauvres de Saint Denis.

Nous vous proposons d’organiser cette soirée bol de riz en famille ce vendredi soir. Un repas très simple donc. Et nous mettons de coté une offrande que nous collecterons à la fin du confinement au profit des petites sœurs des pauvres de Saint Denis qui s’occupent d’un Ehpad appelé « ma maison » pour des personnes très démunies, à Saint Denis. Nous pouvons leur manifester une particulière attention en ces temps si difficiles et penser à toutes les personnes en maison de retraite.

Vous pouvez aussi faire un don direct à la communauté des petites sœurs en allant sur le site :petitessoeursdespauvres.org  -> Faire un don -> vous sélectionnez la région et la ville…

 

Nous pouvons aussi faire aussi ce jour un jeûne toute la journée.

 

 

 

Je vous recommande une émission quotidienne de Kto : le café du curé, tous les jours à 14h30 (sauf le samedi et le dimanche). Chaque Vendredi un prêtre de notre diocèse répond aux questions. Voici le lien :

https://saint-denis.catholique.fr/actualites/vendredi-pere-desire-reponds-vos-questions-kto

 

Interview de Monseigneur Aupetit dans le journal le Parisien :

https://www.paris.catholique.fr/interview-de-mgr-michel-aupetit-53651.html

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Published by paroisse du Raincy - dans Feuille quotidienne "confinement"
25 mars 2020 3 25 /03 /mars /2020 10:34

Notre Communauté au quotidien

avec Notre-Dame de la Consolation

 

« Courage et confiance »

 

Date :  mardi 25 Mars : Solennité de l’Annonciation du Seigneur

 

 

 

Textes du Jour : Isaïe 7,10-14 ; 8,10 ; Psaume 39 ; lettre aux hébreux 10,4-10 ; Luc 1,26-38

 

Homélie proposée dans une seconde pièce jointe

 

LETTRE DE S. LÉON LE GRAND (*)À FLAVIEN : le Verbe s’est fait chair

La petitesse a été assumée par la majesté, la faiblesse par la force, l'asservissement à la mort par l'immortalité ; et pour payer la dette de notre condition humaine, la nature inaltérable s'est unie à la nature exposée à la souffrance. C'est ainsi que, pour mieux nous guérir, le seul médiateur entre Dieu et les hommes, l'homme Jésus Christ devait, d'un côté, pouvoir mourir et, de l'autre, ne pas pouvoir mourir.

C'est donc dans la nature intégrale et complète d'un vrai homme que le vrai Dieu est né, tout entier dans ce qui lui appartient, tout entier dans ce qui nous appartient. Par là nous entendons ce que le Créateur nous a donné au commencement et qu'il a assumé pour le rénover.

Car les défauts que le démon trompeur a introduits dans l'homme, et que l'homme trompé a contractés n'ont aucunement marqué le Sauveur. Aussi, bien qu'il ait accepté de partager les faiblesses humaines, n'a-t-il pas participé à nos fautes.

Il a pris la condition de l'esclave sans la souillure du péché ; il a rehaussé l'humanité sans abaisser la divinité. Par son anéantissement, lui qui était invisible s'est rendu visible, le Créateur et Seigneur de toutes choses a voulu être un mortel parmi les autres. Mais ce fut là une condescendance de sa miséricorde, non une défaite de sa puissance. Par conséquent, lui qui a fait l'homme en demeurant dans la condition de Dieu, c'est encore lui qui s'est fait homme en adoptant la condition d'esclave.

Le Fils de Dieu entre donc dans la basse région du monde qui est la nôtre, en descendant du séjour céleste sans quitter la gloire de son Père ; il est engendré selon un ordre nouveau et par une naissance nouvelle.

Selon un ordre nouveau : étant invisible par lui-même, il est devenu visible en se faisant l'un de nous ; dépassant toute limite, il a voulu être limité ; existant avant la création du temps, il a commencé à exister temporellement ; le Seigneur de l'univers a adopté la condition d'esclave en plongeant dans l'ombre la grandeur infinie de sa majesté ; le Dieu inaccessible à la souffrance n'a pas dédaigné d'être un homme capable de souffrir, et lui qui est immortel, de se soumettre aux lois de la mort.

En effet, le même qui est vrai Dieu est aussi vrai homme, et il n'y a aucun mensonge dans cette unité, puisque la bassesse de l'homme et la hauteur de la divinité se sont unies dans cet échange.

De même que Dieu n'est pas altéré par sa miséricorde, de même l'homme n'est pas anéanti par sa dignité. Chacune des deux natures agit en communion avec l'autre, mais selon ce qui lui est propre : le Verbe opère ce qui appartient au Verbe, et la chair exécute ce qui appartient à la chair.

L'un brille par ses miracles, l'autre succombe aux outrages. Et de même que le Verbe ne perd pas son égalité avec la gloire du Père, de même la chair ne déserte pas la nature de notre race humaine.

C'est un seul et même être, il faut le dire souvent, vraiment Fils de Dieu et vraiment fils d'homme. Dieu par le fait que au commencement était le Verbe, et le Verbe était avec Dieu et le Verbe était Dieu. Homme par le fait que le Verbe s'est fait chair et a établi sa demeure parmi nous.

 

(*) Saint Léon le Grand, docteur de l’Eglise, pape de 440 à 461

 

 

En ce jour de la solennité de l’Annonciation du Seigneur notre pape invite le monde entier à dire au même moment le Notre Père

Au cours de l’Angelus dimanche 22 mars, le pape François a proposé à tous les chrétiens des différentes dénominations de réciter ensemble le «Notre Père» mercredi 25 mars à midi, et de s’unir également dans la prière vendredi 27 mars prochain à 18 heures. Et ce, afin que le Seigneur «entende la prière unanime de tous ses disciples qui se préparent à célébrer la victoire du Christ ressuscité».

 

 

 

 

Rappel : les cloches de nos églises de France sonneront 10 minutes à 19h30 ce mercredi 25 Mars : pour manifester notre fraternité et notre espoir commun.  Elles sonneront comme elles ont sonné aux grandes heures de notre histoire, la Libération par exemple. En réponse à ce signe d’espoir, nous invitons tous ceux qui le voudront à allumer des bougies à leur fenêtre. Ce geste, qui est de tradition dans la ville de Lyon, est un signe d’espérance qui transcende les convictions particulières : celui de la lumière qui brille dans les ténèbres ! Déposer une bougie sur sa fenêtre au moment où les cloches sonneront sera une marque de communion de pensée et de prière avec les défunts, les malades et leurs proches, avec tous les soignants et tous ceux qui rendent possible la vie de notre pays.

-> des bougies sont à disposition dans notre église

Et n’oublions pas à 20h… nous pouvons applaudir… tous nos soignants et regarder la vidéo de Jean-Jacques Goldmann : https://youtu.be/z7BlM6bSmTM

 

Homélie du jour

Et si nous recevions le texte de l’Annonciation à Marie de l’Evangile de Luc (Luc 1,26-38) comme l’annonce la plus importante de notre journée ? Je risque de passer pour un doux illuminé, inconscient et insoucieux… Certes… Et pourtant en lisant notre Bible, ce récit de l’annonce me paraît le plus important de l’histoire… Il est tout juste précédé d’un autre : l’annonce de la naissance de Jean Baptiste (Luc 1, 5-20).

 

L’annonciation de Jean Baptiste a lieu quand Zacharie exerce l’activité liturgique de prêtre au Temple (le lieu de la demeure de Dieu dans l’Ancien Testament). Toute l’assemblée, nous dit le texte, attend désespérément que Zacharie sorte du Temple alors qu’il accomplit le rite de la liturgie qui lui est prescrit… L’annonciation de Jésus, par contre, a lieu dans un lieu « paumé » de Galilée (« de Nazareth que peut il sortir de bon » dira Nathanaël… Jn 1,46), dans l’anonymat de la maison d’une jeune femme appelée Marie.

 

Quel contraste. Voilà qui nous indique que « le nouveau Temple de Dieu », est là où nous ne l’attendons pas forcément… (Jean dans le ch.2 de son Evangile compare le Christ au Temple : « détruisez ce temple et en trois jours je le rebâtirai »). Marie reçoit dans son cœur cette annonce : Dieu se fera chair pour marcher avec tous, pas dans un lieu réservé à quelques-uns… Rien ni personne ne lui sera indifférent, aucune situation ne sera privée de sa présence. L’annonce du salut pour toutes les nations a commencé dans la vie quotidienne d’une jeune femme de Nazareth…

 

C’est Dieu qui prend une telle initiative de venir s’insérer dans notre humanité. Comme il l’a fait avec Marie, il nous rejoint dans nos maisons, dans nos joies et luttes quotidiennes, au cœur de nos désirs, mais aussi de nos peurs…

 

« Réjouis-toi, le Seigneur est avec toi » Luc 1,29 : Voilà une parole qui engendre la vie avec et en Dieu, une parole qui engendre l’espérance, qui se fait chair dans la façon dont nous mêmes envisageons la vie, le lendemain, dans l’attitude avec laquelle nous regardons les autres. Une joie profonde qui a pour mot solidarité, hospitalité, miséricorde pour tous.

 

Mais voilà, le désarroi envahit Marie… « comment cela peut-il se faire ». Désarroi de notre humanité, encore plus pesant en ces temps d’actualité de pandémie. Peut on en effet se réjouir en ces temps de « guerre sanitaire » ?  Le décompte quotidien des victimes du coronavirus fait peur, que dire de la vie quotidienne de nombreuses familles... ? Seigneur.. comment entendre la joie de l’Evangile  alors que tant de mes contemporains luttent contre la mort dans les hôpitaux ?… Mon attention que tu le veuilles ou non, elle est là, aujourd’hui… L’espérance chrétienne est-elle audible, possible, dans cette situation, ici et maintenant ?

 

Ces deux questions touchent notre identité, la vie de nos familles, la vie de nos nations, de nos villes. Ces deux questions exigent certainement une nouvelle façon de nous situer dans l’histoire…

Face au désarroi de Marie, face à nos désarrois l’Ange du Seigneur de l’Evangile, nous offre trois clés :

- La première chose que fait l’ange devant Marie est d’évoquer la mémoire en ouvrant le présent de Marie à toute l’histoire du Salut de Dieu et son Peuple dans l’histoire tumultueuse de l’Alliance. Nous aussi nous sommes invités à faire mémoire : d’où venons-nous ? Nos ancêtres ont connu bien des épreuves, des guerres, des épidémies. Notre civilisation semblait l’avoir oublié… Dans les épreuves, l’homme s’est toujours relevé.

- Deuxième chose : la mémoire permet à Marie de s’approprier son appartenance au Peuple de Dieu. IL nous est certainement donné dans ces temps de redécouvrir notre appartenance profonde à Dieu… eh oui, la vie ne nous appartient et ne dépend pas complètement de nous…

 

- Troisième chose : L’ange dit à Marie : « rien n’est impossible à Dieu ». C’est vrai aujourd’hui nous fondons avant tout notre espoir dans le travail acharné de tous les chercheurs, médecins  et soignants, et il faut prier pour eux. En priant pour eux nous sortons déjà de nos horizons limités.  Au cœur de nos détresses, naissent des petits signes d’espoirs, qui mis bout à bout et unis à Dieu forme une Espérance : Dieu n’abandonne pas son Peuple. Sinon il ne serait pas venu frapper à la porte du cœur d’une femme de Nazareth.

 

                                                                                                                  Père Frédéric Benoist

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Published by paroisse du Raincy - dans Feuille quotidienne "confinement"
23 mars 2020 1 23 /03 /mars /2020 18:16

Notre Communauté au quotidien

avec Notre-Dame de la Consolation

 

« Courage et confiance "

 

Date :  mardi 24 Mars 2020

 

 

 

Textes de la Liturgie du jour :  Ezéchiel 47,1-9.12 ; Psaume 45 ; Jean 5,1-16

 

 

Commentaire : Ce bassin de Béthesda (maison de miséricorde) représente, pour l’auteur de notre évangile, une image de l'ancienne alliance. Il fallait beaucoup de forces à tous ces infirmes pour se jeter dans l'eau dite bienfaisante (nourrissons nous du beau passage d’Ezéchiel dans la première lecture)… En d’autres termes, guérison improbable pour ne pas dire impossible pour la plupart de ces infirmes… Et pourtant c’était la prescription de la Loi… Ils restent enfermés dans leur mal, leur souffrance. Ces derniers étant assimilés au péché… !

Et voilà que Jésus aperçoit un malade, paralysé depuis 38 ans. Voilà qui peut nous rappeler la rencontre avec l’aveugle de naissance de dimanche dernier… On peut se demander pourquoi, parmi cette multitude d'infirmes, d'aveugles, de boiteux, Jésus paraît ne s'être occupé que de ce paralysé ? Sans doute faut-il en avoir et le désir et le besoin : Jésus lui pose la question : « veux tu être guéri » ? C’est en fait Jésus qui vient au désir de cet homme et qui lui donne toute sa dimension. Le besoin ?... « je n’ai personne pour me plonger dans l’eau… Alors oui Jésus peut s’en doute l’aider.   Toujours devancé dans le bassin, toute sa vie misérable n'avait été que déception sur déception. Sans doute avait-il jadis compté sur les siens ou sur des amis secourables, mais ceux-ci s'étaient depuis longtemps découragés. Et il ne lui avait pas fallu moins de 38 ans pour perdre ses dernières illusions. À présent, il n'a plus personne: il peut avoir Jésus….

Et nous sur quelles forces voulons-nous compter pour nous libérer, nous sauver ?  Comprenons-nous  que Jésus seul peut vous vraiment et entièrement nous sauver. 

 

« Seigneur, guéris-nous de toutes ces passions qui nous animent et se bousculent en nous sans doute en ces temps de confinement, afin de nous redonner accès à notre liberté intérieure. Tu vois combien nous sommes incapables de vraiment nous libérer en profondeur par nous-mêmes. Merci de nous rejoindre au cœur de ce trouble et de ce combat pour nous ouvrir le chemin qui nous permettra de te rencontrer toujours plus en vérité. Libères-nous de toutes les formes du péché qui nous aliènent et nous paralysent tant. »

 

 

 

 

Rappel : Vous pouvez vous associer, chez vous,  à la prière de vos prêtres qui chaque jour célèbrent en privé dans la crypte de notre église Notre Dame. A 9h : l’office des Laudes  (Liturgie des heures); à 12h la messe ; à 19h : l’office des Vêpres (Liturgie des heures). La cloche de l’église vous averti environ 10 minutes avant). Vous pouvez confier vos intentions par email : paroisse.leraincy@wanadoo.fr ou par téléphone au 01-43-81-84-93

 

 

 

 

 

 

 

 

De nombreux temps de prières sont diffusés sur Kto : à 7h : la messe  célébrée par le pape à la chapelle sainte Marthe à Rome  ; à 10h : messe à la grotte de Lourdes (sauf le mercredi, diffusion de l’audience du pape à Rome) ; à 18h15  messe à saint Germain l’Auxerrois.

 

Qu’est ce que la Liturgie des heures ? La Liturgie des heures, que l’Eglise pratique aujourd’hui est le fruit des réformes liturgiques du Concile Vatican II.  Auparavant, seuls les clercs, les moines, les moniales et les ordres religieux avaient fait de la liturgie des heures leur prière ordinaire (le bréviaire). Ce trésor spirituel fondé sur la prière des psaumes est redonné à toute l’Eglise aujourd’hui. C'est l'une des grâce du Concile. De plus en plus de laïcs en ont fait leur prière quotidienne. Véritable prière d'Eglise, elle permet l'unité de celle-ci dans la prière, en effet comme pour la messe les psaumes et les lectures bibliques qui la composent sont les mêmes dans le monde entier. Beaucoup d'applications pour Smartphone (*), mais aussi des radios ou des chaines de télévisions catholiques permettent de prier la liturgie des heures au-delà des distances. Il est important de la prier entièrement et non pas dans des versions simplifiées ou expurgées qui atténuent le sens profond de ce trésor spirituel.

 

Dans les monastères la prière des heures se répartie en sept grands moments. Les laudes au petit matin, Tierce vers 9h du matin, Sexte vers 12h et None vers 15h. A la tombée de la nuit, les Vêpres puis avant le coucher les Complies. Un dernier office est dit de nuit : les Vigiles. Une version allégée existe pour tous les autres baptisés. Les trois offices de Tierce, Sexte et None sont rassemblés d’un un office appelé : Office du milieu du jour. Les Vigiles sont appelées Office des lectures et peut être récité à tout moment dans la journée.

(*) applications : « Liturgie » (textes de la messe ou du « brévaire ») ; aelf.org

 

 

 

 

 Initiative proposée par nos évêques : déposer une bougie sur sa fenêtre au moment où les cloches sonneront  à 19h30  pendant 10 minutes sera une marque de communion de pensée et de prière avec les défunts, les malades et leurs proches, avec tous les soignants et tous ceux qui rendent possible la vie de notre pays. Ce sera aussi l’expression de notre désir que la sortie de l’épidémie nous trouve plus déterminés aux changements de mode de vie que nous savons nécessaires depuis des années. Nous, catholiques, demanderons en même temps à la Vierge Marie de remplir nos cœurs de foi, d’espérance et de charité en ces temps et de nous obtenir la grâce de l’Esprit-Saint pour que nous sachions trouver les gestes nécessaires.

Des bougies sont à votre disposition dans l’église si vous le souhaitez.

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22 mars 2020 7 22 /03 /mars /2020 22:17

Notre Communauté au quotidien

avec Notre-Dame de la Consolation

 

« Courage et confiance »

 

 

Date : Lundi 23 Mars 2020

 

 

 

Chères paroissiennes, chers paroissiens

Depuis six jours nous vivons une « expérience étrange » qui suscite en chacune et chacun une multitude de sentiments et d’émotions. Le confinement, qu’il nous faut tous scrupuleusement respecter, ne doit pas, pour autant, nous isoler les uns des autre. Je pense particulièrement aux plus fragiles d’entre-nous….Créer du lien, autrement, en nous unissant notamment dans la prière, mais aussi en prenant des nouvelles régulièrement des uns des autres, voilà l’objectif modeste que l’envoi de cette feuille quotidienne veut proposer. De jour en jour nous l’améliorerons. Elle sera vivante aussi avec des propositions, des prières…,  que vous pourrez nous envoyer…

Le père Modeste et moi somme unis avec vous dans la prière

                                                                                                                                              Père Frédéric Benoist, curé de la paroisse

 

 

 Lire la Parole de Dieu : Lectures du Jour : Isaïe 65,17-21 ; Psaume 29 ; Jean 4,43-54

Un commentaire : Après son passage en Samarie, Jésus retourne en Galilée et particulièrement à Cana, là où dans l’évangile de Jean, « il a opéré des signes ». Ce qu’il cherche à proposer est comme sans écho parmi les siens. D’ailleurs ils apostrophent les gens… « Si vous ne voyez pas de signes et de prodiges, vous ne croirez donc pas ! » Jésus fait comme du surplace.

Mais une nouveauté a surgi, un homme, un fonctionnaire royal,  fait appel à lui, comme jadis sa mère (premier signe de Cana), comme avec elle, il répond difficilement… Jésus semble noyé dans ses pensées, mais l’homme insiste : «Seigneur, descends, avant que mon enfant ne meure ! » Alors Jésus lui répond : « Va, ton fils est vivant. »

Une parole a surgi, elle est « parole de création », elle sort de Jésus, (c’est souvent que les évangiles nous disent que quand Jésus parle, il sort comme une force en lui….). Cette parole de Jésus fait « sortir l’homme de lui-même »…« L’homme crut à la parole que Jésus lui avait dite et il partit ».

 La parole commence son travail, elle produit ses effets, sur le fonctionnaire royal, sur ses serviteurs, sur l’enfant lui même : l’enfant est vivant.  Le miracle de Jésus n’est pas ponctuel, il ne concerne pas simplement l’enfant ; il a des effets sur le fonctionnaire royal, sur les serviteurs. Les personnes qui entourent le fonctionnaire royal, on changé leur regard en relisant le parcours, en resituant les choses. La réalité plénière se révèle : la foi n’est pas que la manifestation d’un moment, la foi n’est pas qu’une espérance d’un résultat à espérer simplement sur une personne. La foi est une transformation proposée. Elle consiste à vivre avec la présence qui ne cesse d’appeler, d’interpeler, de se manifester.

« Alors il crut, lui, ainsi que tous les gens de sa maison » La foi s’ouvre à l’homme pour toujours, aux autres aussi, la bonne nouvelle est pour tous, « les cieux nouveaux, la terre nouvelle » que nous laisse entendre Isaïe dans la première lecture de ce jour. Voici comme un avant-goût pascal, qui nous est donné de méditer et de prier en ce jour.

 

Vos prêtres prient en communion avec vous en privé dans la crypte de l’église:

Chaque matin à 9h : l’office des Laudes ; à 12h :la messe avec l’office du milieu du jour ; à 19h : l’office des Vêpres

-> une cloche retentira « comme un appel » 5 minutes avant. Dans le silence du confinement tendons l’oreille !

-> vous pouvez nous faire part de vos intentions par téléphone: 01-43-81-14-98 ou par email: paroisse.leraincy@wanadoo.fr  en nous précisant, si vous le voulez, l’heure de l’intention

Intentions pour la messe du Lundi 23 Mars : Roger,Rosa,Osia Gratio +

                                                                       Christiane Douchy-Devos +

 

 

Tous les jours à 15h en souvenir de toutes les victimes de l’épidémie de part le monde le tocsin de l’église retentira 

Vous avez sans doute vu ces images de l’Italie où aucune célébration et hommage aux victimes de l’épidémie ne peuvent être rendus, aussi, ai-je décidé que nous nous unissions dans la prière pour elles et leurs familles éprouvées. A nous de trouver le type de prière que nous souhaitons chez nous : un chapelet, un chemin de croix, un temps e prière silencieuse avec un texte d’évangile de notre choix…

 

Psaume 129 : Des profondeurs je crie vers toi, Seigneur,  Seigneur, écoute mon appel ! * Que ton oreille se fasse attentive au cri de ma prière !

 Si tu retiens les fautes, Seigneur,  Seigneur, qui subsistera ? *  Mais près de toi se trouve le pardon pour que l'homme te craigne.

 J'espère le Seigneur de toute mon âme ; * je l'espère, et j'attends sa parole. Mon âme attend le Seigneur plus qu'un veilleur ne guette l'aurore. * Plus qu'un veilleur ne guette l'aurore,

 Attends le Seigneur, Israël. Oui, près du Seigneur, est l'amour ; près de lui, abonde le rachat. * C'est lui qui rachètera Israël de toutes ses fautes.

 

Une prière confiée par une paroissienne :

 

Vis le jour d’aujourd’hui, Dieu te le donne, il est à toi, vis-le en Lui.

Le jour de demain est à Dieu, il ne t’appartient pas

 

Demain est à Dieu, remets-le Lui

Le moment présent est une frêle passerelle si tu le charges des regrets d’hier,

De l’inquiétude de demain

La passerelle cède et tu perd pied.

 

Le passé, Dieu le pardonne

L’avenir, Dieu le donne

Vis le jour d’aujourd’hui en communion avec Lui.

 

Une petite sœur tuée en Algérie le 10 Novembre 1995

 

 

 

u Pour joindre un prêtre : téléphonez à la paroisse : 01-43-81-14-98  ou par email : paroisse.leraincy@wanadoo.fr

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21 mars 2020 6 21 /03 /mars /2020 14:14

4e dimanche de Carême Année A – Homélie du dimanche 22 Mars 2020

 

                                 

 

 

Au centre de l’évangile de ce quatrième dimanche de Carême : une rencontre : celle de Jésus et d’un homme aveugle de naissance (Jn.9,1-41).

 

Avant de méditer cette belle rencontre, revenons un instant sur celle que la liturgie nous proposait dimanche dernier : le dialogue avec la Samaritaine (Jn.4,5-42) :

 

Jésus traversait la Samarie, une région entre la Judée et la Galilée à l’époque hostile, habitée par des gens que les Juifs méprisaient depuis des siècles car infidèles au Dieu unique… Mais cette population sera l’une des premières à adhérer à la prédication des apôtres dans les commencements de l’Eglise…

 

Jésus, fatigué, s’assoit au bord d’un puits (lieu ou jaillit l’eau, source de vie, dans l’Ancien Testament, donc lieu de la présence de Dieu). Il est midi (la pleine lumière). Il demande à boire à une femme qui vient puiser de l’eau pour sa famille (geste fatiguant, ennuyeux, répétitif)…  Un dialogue commence… Relisons ces versets 10 à 14 … « Si tu savais »… lui dit Jésus …  « qui boira de l’eau que je lui donnerai, n’aura plus jamais soif », « l’eau que je lui donnerai deviendra en lui source d’eau jaillissant en vie éternelle ». Voilà une invitation qui lui est faite : recevoir l’eau vive, l’eau qui donne la vie éternelle.

L’eau qui donne la vie éternelle a été répandue dans nos cœurs le jour de notre baptême ; Dieu nous a transformé et rempli de sa grâce. Ce temps du Carême nous invite à reprendre conscience  de ce grand don d’amour infini qu’est notre baptême. Nous l’avons peut être réduit à une simple information… Gravons dans nos cœurs et nos mémoires la date de notre baptême. Rendons grâce pour notre baptême. Quand nous oublions l’eau véritable qui vient de Dieu, nous allons à la recherche de puits dont les eaux « ne sont pas propres ». Jésus parle à la Samaritaine, Jésus nous parle. Certes, nous le connaissons, mais l’avons nous vraiment rencontré personnellement ? Lui parlons-nous ? Ce temps du Carême (et je rajouterais du confinement !!) est une belle occasion pour nous rapprocher de Jésus, en parlant dans un cœur à cœur avec Lui, en l’écoutant. C’est aussi l’occasion de penser et de voir son visage dans le visage de celui ou celle qui souffre. De cette manière nous arrivons à renouveler la grâce de notre baptême. Jour après jour, désaltérons-nous à la source de la Parole de Dieu et des dons de l’Esprit-Saint dans chacun de nos cœurs.

 

Venons en à l’évangile de ce matin :

 

Je vous invite à lire cet évangile avec toutes les différentes scènes et rencontres en vous nourrissant des grandes phrases du Prologue de saint Jean (Jn.1).

 

Jésus rend la vue à un aveugle. Il accomplit un miracle avec une sorte de rite symbolique :

- il mélange de la terre à sa salive (voilà qui peut rappeler l’image dont Dieu façonne l’homme, la Création, l’image aussi du Dieu potier, l’homme est crée, façonné par Dieu, il devient alors image et ressemblance de Dieu… Gn2 ; Gn.1 ; Nous sommes l'argile, et tu es le potier: nous sommes tous l'ouvrage de tes mains Isaïe 64,7…)

- puis il lui ordonne d’aller se laver dans la piscine de Siloé : rite de purification dans la tradition Juive. (Le terme “Siloé” est en hébreu “siloah”, la transcription en grec “Silôam”, provient du verbe hébreu: “salah” qui veut dire “envoyer”).

- cet homme y va, se lave et recouvre la vue.

 

Avec ce miracle, Jésus se manifeste comme « la lumière du monde ». Nous lisons dans le Prologue de saint Jean : Le Verbe était la vraie lumière qui, en venant dans le monde illumine tout homme (Jn.1,9).

 

L’aveugle de naissance représente chacun de nous qui avons été crées pour connaître Dieu, mais qui à cause du péché sommes comme des aveugles : Il était dans le monde, mais le monde ne l’a pas reconnu » (Jn.1,10)

 

Nous avons besoin d’une lumière nouvelle, celle de la foi, que Jésus nous a donnée. « En lui était la vie, et la vie était la lumière des hommes, la lumière brille dans les ténèbres, et les ténèbres ne l’ont pas arrêtée » (Jn.1,4) ou bien encore : «A ceux qui l’ont reçu , il a donné de pouvoir devenir enfants de Dieu, eux qui croient en son Nom »(Jn.12).

 

Nous pouvons continuer les versets 13 et 14 de ce Prologue : « Ils sont nés de Dieu ; Le Verbe s’est fait chair, il a habité parmi nous ; et nous avons vu sa gloire »…

 

 En recouvrant la vue, cet aveugle de naissance s’ouvre à la foi en Christ. Jésus lui demande « Crois-tu au Fils de l’homme ? » (Jn.9,35)… « Et qui est-il, Seigneur que je croie en lui ? » (Jn.9,36)… « Tu le vois, et c’est lui qui te parle » (Jn.9,37)… « Je crois Seigneur »… et il se prosterne devant lui. Mouvement de la prière…

 

Ce bel épisode dans saint Jean qu’il nous faut beaucoup relire, nous amène à réfléchir sur notre foi, sur notre foi en Christ, le Fils de Dieu. Nous en revenons, comme avec l’épisode de la Samaritaine, à faire référence à notre baptême, le premier sacrement, qui nous fait « venir à la lumière de Dieu », à travers « la renaissance de l’eau et de l’Esprit Saint », la source d’eau vive (Jn.4)

L’évangile de Jean ne donne pas de nom à cet aveugle de naissance, n’est ce pas une manière de nous dire que celui-ci est chacune et chacun d’entre nous ? Jésus est la « lumière du monde », chacune et chacun d’entre nous, baptisé, est illuminé par le Christ. Nous sommes alors appelés à nous comporter comme des « enfants de la lumière (cf. Mt.514-16). Se comporter comme des enfants de lumière nous invite certainement à un changement de mentalité. Cette crise du confinement que nous devons vivre est sans doute un signe qui nous est donné. Il est sans doutes trop tôt pour formaliser collectivement ce que nous vivons, ressentons, en ces temps. Il y a un chemin de l’intériorité qui doit et peut prendre toute sa place dans nos vies… Laissons l’Esprit Saint travailler en profondeur notre être, patience, écoute, discernement… voilà des mots qui prennent tout leur sens… Il ya encore quelques jours nous parlions de rapidité, performance, activisme… Quel choc !! Oui quel choc… mais quel bénéfice à en tirer ! non ?

Alors posons nous humblement ces questions, et je suis en communion avec chacune et chacun d’entre vous. Demandez aussi ces grâces pour moi.

            - Croyons-nous que Jésus est le Fils de Dieu

            - Croyons-nous qu’il peut changer notre cœur ?

            - Croyons-nous qu’il peut nous faire voir la réalité comme Lui la voit, non pas comme nous la voyons, nous ?

            - Croyons-nous qu’il est la lumière ? qu’il nous donne la vraie lumière ?

 

Prions les uns pour les autres, Prions en confiance, persuadé que nous allons puiser des grâces que nous n’estimons pas encore.

 

Prenez soin de vous, prenez soin des autres.                        

     Père Frédéric Benoist, curé du Raincy

 

4e Dimanche de Carême A : La rencontre de Jésus et de l’aveugle né

Partageons la parole de Dieu avec Marina Poydenot, sœur consacrée de la Communauté du Chemin Neuf, à Chartres

 

COMPRENDRE

Les paroles de Jésus, même quand elles affirment, sont du ressort de la question. Là où souvent les réponses ferment, la question ouvre. Ainsi l’affirmation de Jean: «C’est pour un jugement que je suis venu dans le monde, pour que ceux qui ne voyaient pas voient, et que ceux qui voyaient deviennent aveugles.» (Jn 9, 39). Citant Isaïe 6,9, Jésus se présente comme un prophète dont la parole, venant de Dieu, peut recréer le monde à partir de ses brisures. C’est ce qu'induit le mot ''jugement'', dont la racine grecque renvoie au verbe ''séparer'' (Genèse 1) : de même qu'au commencement Dieu a séparé lumière et ténèbres, de même la parole énigmatique de Jésus opère un tri à la racine du cœur... si celui-ci consent à se reconnaître mêlé ! S'il refuse, la lumière qu'est le Christ ne pourra éclairer que son refus et le fait qu'il s'aveugle. Alors ce cœur qui disait y voir clair soudain ne voit plus rien. Heureuse brèche où peut se déverser le ciel, pardonnant, recréateur !

MÉDITER

Quelle ironie, géniale et salubre, dans cette histoire de l'aveugle-né ! Les disciples et les pharisiens, eux, ne sont pas des aveugles. Mais le regard qu'ils posent sur l'aveugle-né, en se laissant fasciner par son mal et ne voyant plus que lui, se retrouve du même coup frappé de cécité : ils se mettent à penser que l'aveugle-né a quelque part bien mérité son mal, car il a sûrement, lui ou ses parents, fait du mal. Ils le condamnent ainsi à une double peine. C'est que le mal est aveuglant ! Il en rajoute, noircit le tableau, fait croire qu'il n'y a plus que lui. A-t-il donc finalement si peu de consistance qu'il doive, comme un chaton apeuré, faire le gros dos ?

La bonté au contraire ne sature pas le paysage. Elle est comme la lumière qui fait voir les choses sans se faire voir. Elle supporte l'existence du mal car elle a, dans son innocence même, plus de tours dans son sac que lui. Mais la bonté ne fascine pas. En quelque sorte invisible, elle demande pour être vue un regard qui soit lui-même bon, qui soit lui-même transparent.

Comment donc Jésus regarde-t-il l'aveugle-né ? Il ne voit que son cœur ouvert à Dieu et déjà l'ouverture de ses yeux. Aux disciples qui lui demandent pourquoi l'homme est né aveugle, si c'est lui ou ses parents qui ont péché, Jésus répond que ce n'est pas la question. La seule question est que Dieu, parce qu'il est bon, de tout mal tirera un bien. Jésus, voyant le mal, ne regarde que son Père, source éternelle de création. Il puise dans ce regard de quoi ré-éditer, avec sa propre salive et de la boue, le geste créateur. Ainsi de nous : comment regarder le mal du monde, le mal des cœurs, ce mal qui fait tellement de mal ? Peut-être faut-il accepter de le voir sans trop le regarder. Refuser de croire que sa destruction aura le dernier mot. Plonger notre regard dans le regard du Christ et se laisser inspirer.

PRIER

Seigneur Jésus qui voyais dans une même lumière l'herbe des champs habillée de frais par le Père et la mauvaise herbe, qui poussera jusqu'au temps fixé,

enlève la poutre de mon cœur, la paille de mes yeux,

donne-moi de regarder dans les convulsions de ce temps ta création, fragile et merveilleuse, qui gémit dans des douleurs d'enfantement, souffrances sans commune mesure avec le sourire qui se révélera.

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21 mars 2020 6 21 /03 /mars /2020 14:07

 « CONFINEMENT »

"Rien n'est si insupportable à l'homme que d'être dans un plein repos, sans passions, sans affaire, sans divertissement, sans application. Il sent alors son néant, son abandon, son insuffisance, sa dépendance, son impuissance, son vide. Incontinent il sortira du fond de son âme l'ennui, la noirceur, la tristesse, le chagrin, le dépit, le désespoir… Quand je m'y suis mis, quelquefois, à considérer les diverses agitations des hommes, et les périls et les peines où ils s'exposent (…), j'ai découvert que tout le malheur des hommes vient d'une seule chose, qui est de ne savoir pas demeurer en repos, dans une chambre." (Blaise PASCAL, Pensées, 201, 205, éd. de la Pléiade, 1936)

Il y a tout au fond de nous des espaces infinis que nous avons peur de côtoyer et que nous fuyons d'ordinaire. Une occasion nous est offerte en ces jours de les approcher, de les habiter, et de découvrir, au fond du puits sans fond que nous sommes, cette "eau vive qui jaillit en vie éternelle" (Jn 4) et que Jésus indiquait à la Samaritaine. C'est par nos profondeurs essentielles, par nos abîmes partagés, ouverts les uns aux autres comme des vases communicants, que se nouent nos véritables relations sociales. Nos distances nous rapprochent autant que nos caresses, nos majestés respectives autant, et plus sans doute, que nos facilités ordinaires.

Etonnant, ce silence qui s'entend aujourd'hui partout alentour. Qui eût cru que cela fût possible ? Nous sommes entrés, malgré nous, dans la gestation d'une civilisation différente, car c'est une civilisation différente qui doit absolument commencer à naître de cette épreuve. Il y a trop de choses dont ne voulons plus, dont nous n'en pouvons plus.

Confinons-nous dans l'infini qui fait notre dignité d'homme et notre seule valeur d'échange entre humains.

IN SILENTIO ET IN SPE ERIT FORTITVDO VESTRA "Votre sagesse sera de rester tranquilles et de garder l'espérance" (Isaïe, XXX, 15)

Union de prière pour le monde de la santé qui se dépense jusqu'à la corde, pour les scientifiques qui cherchent et vont trouver un remède, pour les différents corps mobilisés afin de faire respecter le confinement avec rigueur.

Le confinement est une exigence civique sans dispense : c'est aussi un exercice spirituel. En nous isolant, il nous fait retrouver des liens ; en mortifiant notre frénésie de vivre, il nous révèle le vital de la vie ; en nous mettant en arrêt, il fait de nous les artistes des tâches les plus humbles.

Texte de frère François Cassingéna Trévédy, moine de l’abbaye de Ligugé.

LA RENCONTRE DE JESUS ET DE L AVEUGLE-NE

Une des grandes questions qui habitaient la conscience religieuse juive au temps de Jésus était celle de l'origine du péché. La maladie, l'échec dans la vie, le malheur, étaient considérés comme une punition de Dieu. Ézéchiel voyait bien que le péché n'était pas héréditaire. Il annonçait la responsabilité individuelle (Ez 18); mais cette théologie n'avait pas prévalu sur la conception d'une contagion du péché de père en fils

Jésus est interrogé sur ce problème à partir d'un aveugle de naissance : qui est coupable, lui ou ses parents ? La réponse de Jésus rejoint celle qu'il a déjà faite à propos de faits divers comme la chute de la tour de Siloé qui avait entraîné la mort de 18 personnes (Lc 13, 4): il n'y a pas de lien obligatoire entre le péché et les maux de la vie. Job avait déjà compris cela. À travers ce qui apparaît comme un mal, peut se manifester l'œuvre de Dieu.

Il prend de la salive ; il fait de la boue avec la poussière du sol et donne des yeux neufs à l'aveugle-né. Dans ce geste, il n'est pas interdit de deviner le « Dieu potier » de la Genèse qui crée l'Homme avec la glaise du sol. En l'envoyant se laver à la piscine dite de « l'Envoyé » (Siloé), il manifeste de quelle manière lui, le Messie, recrée les hommes par le baptême.

 

L'aveugle-né n'avait pas encore vu Jésus. Il était sur le chemin de la foi. Il avait suivi ses paroles en allant à la piscine de Siloé. I1 avait déjà pris position pour lui sans le voir. Maintenant, il le rencontre et Jésus lui fait franchir une étape nouvelle dans sa foi. En étant ouvert à la question : « Crois-tu, toi, au Fils de l'Homme ? », il passe de l'incrédulité à la foi, des ténèbres à la lumière. Son cœur est prêt à voir en Jésus l'envoyé de Dieu : « Je crois, Seigneur ». Et il se prosterne devant lui.

Tout baptisé peut se reconnaître dans la démarche de l'aveugle-né. I1 y a un cheminement, des affrontements, une conversion, avant de parvenir à un acte de foi. Diverses attitudes à l'égard du Christ se révèlent : ceux qui ne voient que l'aspect extérieur du miracle sans en comprendre le sens, ceux qui sont tellement sûrs de leur vérité et de leurs traditions qu'ils sont incapables de penser que Dieu puisse être différent. Il y a aussi les peureux, les timides, qui n'osent pas prendre parti pour le Christ afin de ne pas avoir d'histoires. Le baptême entraîne ceux qui le reçoivent dans un dynamisme et les conduit à un témoignage qui va jusqu'à la persécution. Tel est le risque que prennent ceux qui choisissent de suivre le Christ, Lumière pour sortir des ténèbres du péché.

 

Dimanche 22 mars 2020 - 4ème Dimanche de Carême, de Lætare

 

Lectures de la messe

Première lecture (1 S 16, 1b.6-7.10-13a)

En ces jours-là, le Seigneur dit à Samuel : « Prends une corne que tu rempliras d’huile, et pars ! Je t’envoie auprès de Jessé de Bethléem, car j’ai vu parmi ses fils mon roi. » Lorsqu’ils arrivèrent et que Samuel aperçut Éliab, il se dit : « Sûrement, c’est lui le messie, lui qui recevra l’onction du Seigneur ! » Mais le Seigneur dit à Samuel : « Ne considère pas son apparence ni sa haute taille, car je l’ai écarté. Dieu ne regarde pas comme les hommes : les hommes regardent l’apparence, mais le Seigneur regarde le cœur. » Jessé présenta ainsi à Samuel ses sept fils, et Samuel lui dit : « Le Seigneur n’a choisi aucun de ceux-là. » Alors Samuel dit à Jessé : « N’as-tu pas d’autres garçons ? » Jessé répondit : « Il reste encore le plus jeune, il est en train de garder le troupeau. » Alors Samuel dit à Jessé : « Envoie-le chercher : nous ne nous mettrons pas à table tant qu’il ne sera pas arrivé. » Jessé le fit donc venir : le garçon était roux, il avait de beaux yeux, il était beau. Le Seigneur dit alors : « Lève-toi, donne-lui l’onction : c’est lui ! » Samuel prit la corne pleine d’huile, et lui donna l’onction au milieu de ses frères. L’Esprit du Seigneur s’empara de David à partir de ce jour-là. – Parole du Seigneur. 

 

Psaume (Ps 22 (23), 1-2ab, 2c-3, 4, 5, 6)

Le Seigneur est mon berger : je ne manque de rien. Sur des prés d’herbe fraîche, il me fait reposer. Il me mène vers les eaux tranquilles et me fait revivre ; il me conduit par le juste chemin pour l’honneur de son nom. Si je traverse les ravins de la mort, je ne crains aucun mal, car tu es avec moi : ton bâton me guide et me rassure. Tu prépares la table pour moi devant mes ennemis ; tu répands le parfum sur ma tête, ma coupe est débordante. Grâce et bonheur m’accompagnent tous les jours de ma vie ; j’habiterai la maison du Seigneur pour la durée de mes jours. 

 

Deuxième lecture (Ep 5, 8-14)

Frères, autrefois, vous étiez ténèbres ; maintenant, dans le Seigneur, vous êtes lumière ; conduisez-vous comme des enfants de lumière – or la lumière a pour fruit tout ce qui est bonté, justice et vérité – et sachez reconnaître ce qui est capable de plaire au Seigneur. Ne prenez aucune part aux activités des ténèbres, elles ne produisent rien de bon ; démasquez-les plutôt. Ce que ces gens-là font en cachette, on a honte même d’en parler. Mais tout ce qui est démasqué est rendu manifeste par la lumière, et tout ce qui devient manifeste est lumière. C’est pourquoi l’on dit : Réveille-toi, ô toi qui dors, relève-toi d’entre les morts, et le Christ t’illuminera. – Parole du Seigneur. 

 

Évangile (Jn 9, 1.6-9.13-17.34-38)

En ce temps-là, en sortant du Temple, Jésus vit sur son passage un homme aveugle de naissance. Il cracha à terre et, avec la salive, il fit de la boue ; puis il appliqua la boue sur les yeux de l’aveugle, et lui dit : « Va te laver à la piscine de Siloé » – ce nom se traduit : Envoyé. L’aveugle y alla donc, et il se lava ; quand il revint, il voyait. Ses voisins, et ceux qui l’avaient observé auparavant – car il était mendiant – dirent alors : « N’est-ce pas celui qui se tenait là pour mendier ? » Les uns disaient : « C’est lui. » Les autres disaient : « Pas du tout, c’est quelqu’un qui lui ressemble. » Mais lui disait : « C’est bien moi. » On l’amène aux pharisiens, lui, l’ancien aveugle. Or, c’était un jour de sabbat que Jésus avait fait de la boue et lui avait ouvert les yeux.  

L’église est ouverte tous les jours de 8 h à 19 h. On peut venir s’y recueillir individuellement (pas plus de 20 personnes en même temps…. Cela nous laisse de la marge ! Pas de conversations entre nous à moins d’un mètre, pas de poignées de mains, un salut de loin… le présentoir des cierges est régulièrement désinfecté … merci de votre compréhension. Munissez-vous de votre attestation.

Vos prêtres prient pour vous et avec vous : Tous les jours, en privé, dans la crypte, vos prêtres célèbrent les Laudes (office du matin) à 9 h ; la messe à 12 h ; les Vêpres (office du soir) à 19 h. Nous pouvons nous unir dans la prière avec vous. Vous pouvez nous envoyer vos intentions par email : paroisse.leraincy@wanadoo.fr; par téléphone ou en déposant l’intention dans la boîte aux lettres du presbytère

 

Messes : Elle est diffusée chaque jour sur KTO, les dimanches sur France 2, à la radio sur France Culture, différentes initiatives sur Youtube ou Facebook…

Pour célébrer le sacrement de la réconciliation : le samedi matin de 10 h à 12 h ou sur rendez-vous. La confession se fera à un mètre de distance et pas face à face.

 

Prenons soin des uns des autres : un appel téléphonique… faire les courses pour une personne âgée, tout autre signe de solidarité dans le respect strict des consignes d’hygiène est possible.  Votre curé est aussi à votre disposition et à votre écoute : 01 43 81 14 98 ; 06 11 15 85 52

 Maintenons notre soutien financier à notre paroisse : D’avance merci !!

Dans les circonstances exceptionnelles que nous vivons, avec notamment la suspension de toute célébration dans votre église, la paroisse va connaître une chute importante de ses ressources (quêtes, cierges, intentions de messes, dons pour les mariages, baptêmes, etc..).  Mais les charges fixes (salaires, électricité, assurances, etc..) ne baissent pas !

J’en appelle donc à chaque paroissien : maintenez votre soutien financier par tous moyens :

  • en complétant votre Denier par un don en ligne sur https://saint-denis.catholique.fr/don-en-ligne
  • en versant dans le tronc des cierges (entrée à droite dans l’église) au moins l’équivalent de ce que vous auriez donné à la quête lors des messes
  • en déposant sous enveloppe dans la boite aux lettres du presbytère 40 allée du Jardin Anglais tout don en espèces ou chèque à l’ordre de la Paroisse du Raincy (ce dernier sera considéré comme Denier et bénéficiera de la réduction fiscale)NONS SON

LES S DES AUTRES

 

Le Mercredi 25 Mars : Fête de l’Annonciation du Seigneur : les cloches de l’église retentiront à 19 h 30. Allumons une bougie sur notre fenêtre pour manifester notre fraternité et notre espoir en commun. Des veilleuses seront à disposition dans l’église (merci de respecter l’offrande nécessaire dans le tronc des cierges). Un message à tous les citoyens et aux chrétiens est envoyé par nos évêques (cf pièce jointe, quelques exemplaires de la déclaration sont dans l’église).

 

 

 

Notre paroisse relaye des informations sur :             

 

Facebook : Notre-Dame du Raincy

 

Instagram : notredemeduraincy

 

Twitter : Notredameduraincy

 

Adresse postale : 40 Allée du Jardin anglais, 93340 LE RAINCY

 

 

 

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Published by paroisse du Raincy - dans Feuilles de semaine
18 mars 2020 3 18 /03 /mars /2020 18:11

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Published by paroisse du Raincy - dans Déclarations & documents
13 mars 2020 5 13 /03 /mars /2020 23:16

Méditation du pape François sur la Transfiguration : « une amitié divine qui ne demande rien en échange »

Chers frères et sœurs, bonjour !

Cette prière de l’angélus d’aujourd’hui est un peu étrange, avec le pape “en cage” dans la bibliothèque, mais je vous vois, je suis proche de vous. Et je voudrais commencer aussi en remerciant ce groupe [présent place Saint-Pierre] qui manifeste et qui lutte “Pour les oubliés d’Idlib”. Merci ! Merci pour ce que vous faites. Mais nous prions l’angélus de cette façon aujourd’hui en appliquant des dispositions préventives, afin d’éviter de petites affluences de personnes, qui peuvent favoriser la transmission du virus.

 

L’Evangile de ce deuxième dimanche de Carême (cf. Mt 17,1-9) nous présente le récit de la Transfiguration de Jésus. Ce dernier prend avec lui Pierre, Jacques et Jean et il monte sur une haute montagne, symbole de la proximité avec Dieu, pour les ouvrir à une compréhension plus profonde du mystère de sa personne, qui devra souffrir, mourir puis ressusciter. En effet, Jésus avait commencé à leur parler des souffrances, de la mort et de la résurrection qui l’attendaient, mais ils ne pouvaient accepter cette perspective. C’est pourquoi, parvenus au sommet de la montagne, Jésus s’immerge en prière et se transfigure devant les trois disciples : « son visage – dit l’Évangile – devint brillant comme le soleil, et ses vêtements, blancs comme la lumière » (v. 2).

 

À travers l’événement merveilleux de la Transfiguration, les trois disciples sont appelés à reconnaître en Jésus le Fils de Dieu resplendissant de gloire. Ils progressent ainsi dans la connaissance de leur Maître, en se rendant compte que l’aspect humain n’exprime pas toute sa réalité ; la dimension divine et d’un autre monde de Jésus est révélée à leurs yeux. Et d’en haut résonne une voix qui dit : « Celui-ci est mon Fils bien-aimé […]. Ecoutez-le » (v. 5). C’est le Père céleste qui confirme l’“investiture” – appelons-la ainsi – de Jésus faite au jour de son baptême dans le Jourdain et qui invite les disciples à l’écouter et à le suivre.

 

Il faut souligner que, parmi le groupe des Douze, Jésus choisit d’emmener avec lui Pierre, Jacques et Jean sur la montagne. Il leur réserve à eux le privilège d’assister à la transfiguration. Mais pourquoi fait-il cette élection de ces trois-là ? Parce qu’ils sont plus saints ? Non. Pierre le reniera à l’heure de l’épreuve ; et les deux frères Jacques et Jean demanderont à avoir les premières places dans son royaume (cf. Mt 20,20-23). Jésus ne choisit pas selon nos critères, mais selon son dessein d’amour. L’amour de Jésus n’a pas de mesure : il est amour, et Il choisit selon ce dessein d’amour. Il s’agit d’un choix gratuit, inconditionnel, d’une initiative libre, d’une amitié divine qui ne demande rien en échange. Et de la même façon qu’il appelle ces trois disciples, aujourd’hui aussi il appelle certains à rester près de lui, pour pouvoir témoigner. Être témoins de Jésus est un don que nous n’avons pas mérité : nous nous sentons inadéquats, mais nous ne pouvons pas reculer avec l’excuse de notre incapacité.

 

Nous ne sommes pas allés sur le Mont Tabor, nous n’avons pas vu de nos yeux le visage de Jésus briller comme le soleil. Cependant, la Parole du salut nous a été confiée à nous aussi, la foi nous a été donnée et nous avons fait l’expérience, de diverses façons, de la joie de la rencontre avec Jésus. A nous aussi Jésus dit : « Relevez-vous et soyez sans crainte » (Mt 17,7). En ce monde, marqué par l’égoïsme et par l’avidité, la lumière de de Dieu est assombrie pour les préoccupations du quotidien. Nous disons souvent : je n’ai pas le temps de prier, je ne suis pas capable de rendre un service en paroisse, de répondre aux demandes des autres… Mais nous ne devons pas oublier que le Baptême que nous avons reçu nous rend témoins, non pas de par nos capacités, mais par le don de l’Esprit.

 

Durant ce temps propice du Carême, que la Vierge Marie nous obtienne cette docilité à l’Esprit, qui est indispensable pour nous mettre résolument en chemin sur la voie de la conversion.

Jésus et la Samaritaine

Jésus s’est arrêté, fatigué. Saint Jean aime à noter souvent la nature humaine de Jésus. Mais il remarque qu’il est assis sur la margelle de la source, et non à même le sol, appuyé sur le puits, non pas dans une position de repos. Il s’est assis là où l’eau une fois puisée, le seau est posé. Il est assis en position de service.

 

Et quand arrive cette femme, il lui demande d’abord un service : » Donne-moi à boire ». Un service qui est aussi un geste de bonté, car, dans le cœur de la Samaritaine, il y a une grande bonté même si elle ne veut pas paraître ce qu’elle est vraiment.

 

Il ne discute pas avec elle sur les mérites réciproques des Samaritains et des Juifs de Judée. Il ne fait nulle théologie et refuse la controverse qui aurait fait dévier la réalité profonde de son message. Il va au cœur de la question fondamentale : » Si tu savais le don de Dieu… » Si tu savais par qui peut venir ce don de Dieu. La controverse est en effet inutile : le privilège de Jérusalem a cessé et cette montagne de Samarie n’a plus de signification. Le don de Dieu est « esprit et vérité », et c’est ce qu’il attend de ceux qui l’adorent. L’universalité est en Dieu qui ne dépend ni des lieux, ni des langues, ni des nations.

 

Tout cela, elle le sait puisqu’elle enchaîne en parlant du Messie « qui fera connaître toutes choses. » Mais l’affirmation de Jésus « Je le suis », ne peut pas encore la convaincre. C’est trop tôt dans sa démarche personnelle et spirituelle. Elle l’a seulement interrogée : « Ne serait-il pas le Messie ? » C’est qu’elle est encore enfermée dans ses problèmes personnels : « Il m’a dit ce que j’ai fait ! »

 

Nous-mêmes, nous sommes bien comme la Samaritaine quand Jésus nous parle, quand il nous ouvre un avenir insoupçonné…. Il est difficile à prendre le tournant décisif qu’il nous demande d’opérer pour nous situer dans la vérité. Il en est ainsi pour nos frères quand nous voulons les « évangéliser ». Laissons à chacun le temps de la maturation intérieure à la lumière de la grâce. Ne bousculons pas non plus la grâce de Dieu. Craignons que notre parole, ou plutôt nos paroles, ne court-circuitent ce cheminement intérieur.

Première lecture (Ex 17, 3-7)

 

En ces jours-là, dans le désert, le peuple, manquant d’eau, souffrit de la soif. Il récrimina contre Moïse et dit : « Pourquoi nous as-tu fait monter d’Égypte ? Était-ce pour nous faire mourir de soif avec nos fils et nos troupeaux ? » Moïse cria vers le Seigneur : « Que vais-je faire de ce peuple ? Encore un peu, et ils me lapideront ! » Le Seigneur dit à Moïse : « Passe devant le peuple, emmène avec toi plusieurs des anciens d’Israël, prends en main le bâton avec lequel tu as frappé le Nil, et va ! Moi, je serai là, devant toi, sur le rocher du mont Horeb. Tu frapperas le rocher, il en sortira de l’eau, et le peuple boira ! » Et Moïse fit ainsi sous les yeux des anciens d’Israël. Il donna à ce lieu le nom de Massa (c’est-à-dire : Épreuve) et Mériba (c’est-à-dire : Querelle), parce que les fils d’Israël avaient cherché querelle au Seigneur, et parce qu’ils l’avaient mis à l’épreuve, en disant : « Le Seigneur est-il au milieu de nous, oui ou non ? » – Parole du Seigneur. 

 

Psaume (Ps 94 (95), 1-2, 6-7ab, 7d-8a.9)

 

Venez, crions de joie pour le Seigneur, acclamons notre Rocher, notre salut ! Allons jusqu’à lui en rendant grâce, par nos hymnes de fête acclamons-le ! Entrez, inclinez-vous, prosternez-vous, adorons le Seigneur qui nous a faits. Oui, il est notre Dieu ; nous sommes le peuple qu’il conduit. Aujourd’hui écouterez-vous sa parole ? « Ne fermez pas votre cœur comme au désert, où vos pères m’ont tenté et provoqué, et pourtant ils avaient vu mon exploit. » 

 

Deuxième lecture (Rm 5, 1-2.5-8)

 

Frères, nous qui sommes devenus justes par la foi, nous voici en paix avec Dieu par notre Seigneur Jésus-Christ, lui qui nous a donné, par la foi, l’accès à cette grâce dans laquelle nous sommes établis ; et nous mettons notre fierté dans l’espérance d’avoir part à la gloire de Dieu. Et l’espérance ne déçoit pas, puisque l’amour de Dieu a été répandu dans nos cœurs par l’Esprit Saint qui nous a été donné. Alors que nous n’étions encore capables de rien, le Christ, au temps fixé par Dieu, est mort pour les impies que nous étions. Accepter de mourir pour un homme juste, c’est déjà difficile ; peut-être quelqu’un s’exposerait-il à mourir pour un homme de bien. Or, la preuve que Dieu nous aime, c’est que le Christ est mort pour nous, alors que nous étions encore pécheurs. – Parole du Seigneur.

 

Évangile (Jn 4, 5-15.19b-26.39a.40-42)

 

En ce temps-là, Jésus arriva à une ville de Samarie, appelée Sykar, près du terrain que Jacob avait donné à son fils Joseph. Là se trouvait le puits de Jacob. Jésus, fatigué par la route, s’était donc assis près de la source. C’était la sixième heure, environ midi. Arrive une femme de Samarie, qui venait puiser de l’eau. Jésus lui dit : « Donne-moi à boire. » – En effet, ses disciples étaient partis à la ville pour acheter des provisions. La Samaritaine lui dit : « Comment ! Toi, un Juif, tu me demandes à boire, à moi, une Samaritaine ? » – En effet, les Juifs ne fréquentent pas les Samaritains.

Jésus lui répondit : « Si tu savais le don de Dieu et qui est celui qui te dit : ‘Donne-moi à boire’, c’est toi qui lui aurais demandé, et il t’aurait donné de l’eau vive. » Elle lui dit : « Seigneur, tu n’as rien pour puiser, et le puits est profond. D’où as-tu donc cette eau vive ? Serais-tu plus grand que notre père Jacob qui nous a donné ce puits, et qui en a bu lui-même, avec ses fils et ses bêtes ? » Jésus lui répondit : « Quiconque boit de cette eau aura de nouveau soif ; mais celui qui boira de l’eau que moi je lui donnerai n’aura plus jamais soif ; et l’eau que je lui donnerai deviendra en lui une source d’eau jaillissant pour la vie éternelle. » La femme lui dit : « Seigneur, donne-moi de cette eau, que je n’aie plus soif, et que je n’aie plus à venir ici pour puiser. Je vois que tu es un prophète !... Eh bien ! Nos pères ont adoré sur la montagne qui est là, et vous, les Juifs, vous dites que le lieu où il faut adorer est à Jérusalem. » Jésus lui dit : « Femme, crois-moi : l’heure vient où vous n’irez plus ni sur cette montagne ni à Jérusalem pour adorer le Père. Vous, vous adorez ce que vous ne connaissez pas ; nous, nous adorons ce que nous connaissons, car le salut vient des Juifs. Mais l’heure vient – et c’est maintenant – où les vrais adorateurs adoreront le Père en esprit et vérité : tels sont les adorateurs que recherche le Père. Dieu est esprit, et ceux qui l’adorent, c’est en esprit et vérité qu’ils doivent l’adorer. » La femme lui dit : « Je sais qu’il vient, le Messie, celui qu’on appelle Christ. Quand il viendra, c’est lui qui nous fera connaître toutes choses. » Jésus lui dit : « Je le suis, moi qui te parle. » Beaucoup de Samaritains de cette ville crurent en Jésus. Lorsqu’ils arrivèrent auprès de lui, ils l’invitèrent à demeurer chez eux. Il y demeura deux jours. Ils furent encore beaucoup plus nombreux à croire à cause de sa parole à lui, et ils disaient à la femme : « Ce n’est plus à cause de ce que tu nous as dit que nous croyons : nous-mêmes, nous l’avons entendu, et nous savons que c’est vraiment lui le Sauveur du monde. » – Acclamons la Parole de Dieu. 

Chères paroissiennes, chers paroissiens,

 

Nous traversons une grave crise sanitaire, au dire des différentes autorités compétentes, nous n’en sommes qu’au début. La plus grande arme pour lutter contre le virus est la prudence et l’application des consignes élémentaires d’hygiène que nous avons rappelées depuis maintenant deux semaines dans notre église. Nous devons respecter ces règles en vue de protéger tous et chacun.

 

La situation et les consignes sanitaires évoluent de jour en jour et même d’heure en heure. Il est difficile de prendre des mesures catégoriques. Et pourtant…  Je prendrai mes responsabilités, en respectant à la lettre toutes les consignes qui me seront demandées, en vue du principe de prudence, mais pas de peur. Chacune et chacun d’entre nous saura aussi, en conscience, adapter une juste attitude en vue du bien de tous.

 

Notre église est toujours ouverte et le restera pour la prière de chacune et chacun. Nous pouvons venir confier dans notre prière, toutes celles et ceux qui se mobilisent pour traiter cette maladie, nos médecins, tous les personnels des hôpitaux.  Nous pouvons aussi prier pour toutes les victimes de cette maladie et leurs familles. Cela ne doit pas nous faire oublier toutes les autres souffrances et misères de notre monde, dont les médias s’abstiennent aujourd’hui de parler : je pense à tous les conflits qui déracinent des familles entières, particulièrement au Moyen Orient.

 

Confions-nous à la prière de Notre-Dame de la Consolation. Nous pouvons nous unir à la neuvaine de prière que propose les sanctuaires de Lourdes. (Je vous renvoie au site de la Conférence des Évêques de France).

 

En ce temps du Carême nous sommes invités à nous tourner avec confiance vers l’Auteur de la Vie.  Lui seul peut raviver notre Espérance. Celle-ci surpasse nos réalités fragiles et humaines : Béni soit l’homme qui met sa foi dans le Seigneur, dont le Seigneur est la confiance (Jérémie 17,7). D’une telle crise, sans doute devrons-nous tirer des conséquences. Mais pour l’instant accompagnons et vivons la situation de la crise.

 

Je vous renouvelle ma fidélité et vous assure de ma prière

Père Frédéric Benoist, curé de la paroisse

 

Quelques conséquences pour notre paroisse :

 

1) Dans notre paroisse, les rassemblements avec les enfants sont reportés jusqu’à nouvel ordre. Cependant, sauf avis contraire des autorités, j’inviterais chaque catéchiste à voir s’il juge opportun, en lien avec les parents des enfants, d’organiser une rencontre en petite équipe, ce dans un délai de 15 jours révolus.

 

2) Les réunions d’adultes sont laissées à l’appréciation de chacun. J’invite toute personne vulnérable à être très prudente et à éviter un contact extérieur. Pour les autres, je demanderai que soient respectées strictement les règles sanitaires fondamentales et les consignes données par les autorités civiles de notre pays.

 

 3) L’église Notre-Dame reste ouverte au public. Des indications précises pour les messes et les différents offices vont sans doute être décidées très prochainement.

 

4) Ne nous isolons pas dans la peur, soyons les uns et les autres attentifs aux personnes plus vulnérables ou isolées. Les moyens de communication moderne que sont le téléphone ou parfois internet sont plus que recommandés en ce sens.

 

Les messes du samedi soir en l'église saint Louis et du dimanche matin en l'église Notre Dame sont supprimées jusqu'à nouvel ordre. 
 
La messe en semaine à 9h sera maintenue et célébrée si besoin dans l'église et non à la crypte. ( messe tous les jours semaine prochaine)

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