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1 avril 2020 3 01 /04 /avril /2020 12:21

Message aux professionnels de santé

Je ne suis ni médecin, ni infirmier, ni aide-soignant, ni kinésithérapeute, ni pompier… mais comme l’ensemble de nos concitoyens, j’admire votre disponibilité et votre attention aux personnes que vous soignez durant quelques heures ou quelques années ! Que de témoignages de reconnaissance entendus à votre sujet et cela, bien avant que ne surgisse la crise actuelle. Que de témoignages entendus aussi, de votre part, pour dénoncer l’écart grandissant entre votre motivation et les moyens mis à votre disposition.

Aujourd’hui alors que vous êtes, comme toujours, les premiers à être confrontés à la souffrance et à la détresse et que vous êtes inquiets pour votre famille et vos proches, je souhaite vous manifester le soutien et la reconnaissance des catholiques de la Seine-Saint-Denis pour ce que vous faites et ce que vous êtes auprès des personnes souffrantes. Votre engagement déterminé, au mépris de votre confort et de votre sécurité, est pour nous un magnifique signe d’espérance.

Quelles que soient vos convictions, religieuses ou philosophiques, permettez-moi de vous dire que chaque jour, avec l’ensemble des catholiques du diocèse, nous prions pour vous. Notre prière n’a rien de magique ! Nous prions Dieu pour qu’à travers vos mains il manifeste son réconfort à ceux qui souffrent. Nous le prions pour qu’il vous donne la force nécessaire pour surmonter l’épreuve quotidienne de vous sentir, peut-être, démunis et impuissants devant l’ampleur de la crise actuelle. Pour les chrétiens débutera dans quelques jours la Semaine sainte qui, chaque année, les entraînent à méditer le mystère de la mort et de la résurrection du Christ.

Tout au long de ces jours saints soyez assurés que nous ne cesserons de penser à vous qui chaque jour, et parfois dans des choix douloureux, êtes confrontés au mystère de la mort et de la vie.

+ Pascal Delannoy, Evêque de Saint-Denis en France Le 30 mars 2020.

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Published by paroisse du Raincy - dans Déclarations & documents
1 avril 2020 3 01 /04 /avril /2020 12:12

 

Notre Communauté au quotidien

avec Notre-Dame de la Consolation

« Courage et confiance »

 

Date : Mercredi 1er Avril 2020

Textes du jour : Livre de Daniel 3,14-20.91.92-95 ; Cantique de Daniel (Dn.3) ; Jean 8,31-42

Commentaire : « La vérité vous rendra libre ».

La vérité nous conduit à l’authentique liberté. Voilà ce que Jésus nous dit aujourd’hui. Le pape Jean-Paul II, dans une encyclique magnifique mais un peu difficile à lire nous parlait de la liberté et de la vérité : « La liberté de conscience n’est jamais une liberté affranchie « de » la vérité, mais elle est toujours et seulement « dans » la vérité. » (Jean Paul II, Veritatis Splendor, n°64)

Nous avons été créés à l’image et à la ressemblance de Dieu, et donc capables de connaître la vérité et d’ordonner nos vies librement vers le Bien. Dieu lui-même est la plus haute vérité que poursuit l’intelligence humaine et le bien ultime que l’homme puisse désirer posséder.

« La vraie liberté est en l’homme un signe privilégié de l’image divine. Car Dieu a voulu le laisser à son propre conseil pour qu’il puisse de lui-même chercher son Créateur et, en adhérant librement à Lui, s’achever ainsi dans une bienheureuse plénitude. »(Gaudium et Spes n°17).

C’est ce que développe aussi un grand théologien Henri de Lubac. Puisque l’ultime but de nos deux plus grands facultés , intelligence et volonté, est Dieu lui-même, il ne peut jamais y avoir de véritable conflit entre la vérité et la liberté. De fait, il y a un devoir naturel à harmoniser les deux dans nos vies. C’est sans doutes cela le chemin vers la sainteté … Jésus va plus loin : « celui qui commet le péché est esclave du péché. Le péché est cette force qui vient aliéner, déformer notre vie. Déformer le projet de Dieu en chacune et chacun d’entre nous. Nous avons eu tendances ces dernières décennies, dans nos comportements quotidiens, à minimiser, relativiser la notion de péché. Que dire de la force du pardon de Dieu… !

Ce relativisme du mal aliène en profondeur la vraie liberté de l’homme, plus encore la détourne totalement de Dieu. Le plus grave des péchés contemporains est d’avoir voulu croire à notre sur-puissance et à notre autonomie perpétuelle de choix individuel comme norme de vie. Tout cela semble devenir un « chef-d’œuvre en péril » . Il nous est donné dans ces temps particuliers de prendre beaucoup de recul sur nos existences, sur nos choix. Il nous est donné pourtant comme toutes les années de contempler le déterminisme et la liberté de Jésus… Il nous dit que c’est le vrai chemin… ah bon ?...

Parole du pape François à l’issue de l’Angelus du dimanche 29 Mars :

Chers frères et sœurs, ces derniers jours, le secrétaire général des Nations unies a lancé un appel en faveur d’un «cessez-le-feu mondial et immédiat dans toutes les régions du monde», en rappelant l’urgence actuelle du Covid-19, qui ne connaît pas de frontières. Un appel au cessez-le-feu total. Je m’associe à tous ceux qui ont répondu à cet appel et j’invite chacun à y donner suite en cessant toute forme d’hostilité guerrière, en favorisant la création de couloirs pour l’aide humanitaire, l’ouverture à la diplomatie, l’attention à l’égard de ceux qui se trouvent dans des situations de très grande vulnérabilité.

Puisse l’engagement commun contre la pandémie conduire chacun à reconnaître notre besoin de renforcer nos liens fraternels en tant que membres d’une unique famille. En particulier, qu’il suscite chez les responsables des pays et chez les autres parties concernées un engagement renouvelé en vue de surmonter les rivalités. Les conflits ne se résolvent pas par la guerre! Il est nécessaire de surmonter les antagonismes et les oppositions, à travers le dialogue et une recherche constructive de la paix. En ce moment, mes pensées vont d’une manière particulière à toutes les personnes qui souffrent de la vulnérabilité d’être contraintes de vivre en groupe: maisons de retraite, casernes… Je voudrais en particulier mentionner les personnes en prison. J’ai lu une note officielle de la Commission des droits de l’homme qui parle du problème du surpeuplement des prisons, qui pourrait devenir une tragédie. Je demande aux autorités d’être sensibles à ce grave problème et de prendre les mesures nécessaires pour éviter de futures tragédies.

 

Vivre le confinement : le conseil d’un moine

S’il y a bien des experts du confinement en France, ce sont les moines et les moniales qui ont fait ce choix de vie… en liberté et en connaissance de cause ! L’occasion de demander à l’un d’entre eux quelques conseils pour mieux vivre cette période inédite, qui ne doit pas rimer avec inertie mais discipline. Habiter le temps… Mais alors pour ces experts, quels sont les secrets pour vivre un « bon » confinement ? « Le confinement c’est un apprentissage, il faut habiter le temps, le vivre dans l’instant et ne pas le laisser couler de manière difforme », explique le moine de Saint Wandrille. Dans la vie des moines, c’est assez facile à mettre en place, puisque leur vie est rythmée par les offices. « Dieu se donne dans l’instant présent, même en temps de crise ! » Mais pour les autres confinés, il faut également apprendre à vivre le temps présent, et c’est le premier pilier de la vie confinée. « Se concentrer sur ce que je fais, à l’instant, et quand le temps est écoulé, s’arrêter pour passer à autre chose, voila une façon « constructive » de passer le temps… … avec discipline Le deuxième pilier de la vie confinée, c’est la discipline. « Paradoxalement, un temps de confinement peut être un temps de dispersion, et d’anxiété surtout à l’heure de réseaux sociaux, si chronophages ». Et entendre ce moine, « coupé du monde » depuis dix ans, expliquer avec clarté et une grande connaissance, le monde des Facebook, Twitter et Instagram, où nous sommes si nombreux à dilapider notre temps.

« La liberté intérieure peut être anéantie par la vacuité d’internet tout comme par l’absence de discipline ». Il faut donc hiérarchiser l’important, et se détourner de ce qui nous en éloigne. L’Homme doit rester maitre de lui-même, accepter sa faiblesse mais aussi se maitriser. Ainsi pour en revenir aux écrans, qui semblent à tous indispensables pour ne pas être coupé du monde, en cette période de confinement, on peut les utiliser, mais à bon escient. « Le chapelet en direct avec le Pape sur le site du Vatican, n’est pas du temps perdu ! Mais c’est 30 minutes, pas trois heures à réactualiser sa page Twitter… » Le rapport au temps est donc le vrai challenge de ce confinement. Trouver une discipline dans l’horaire de sa journée, des temps dédiés, prévus à l’avance, pour rythmer sa journée. « Ce confinement peut aussi être l’occasion de faire autrement, de repenser à ses priorités de vie ». Et de se poser aussi les bonnes questions, « qu’est ce que je ne fais pas d’habitude et que je peux faire à présent ? » Rester en communion L’autre besoin que ce confinement met en exergue, c’est le besoin essentiel pour les hommes d’être en communion. « Le confinement touche à notre désir de sociabilité, un désir qu’il faut également cultiver ». Là encore, rien ne vaut le contact humain, et donc plutôt le téléphone, la voix qui communique plus qu’un réseau social ! Les très nombreuses initiatives inventives entres voisins ou paroissiens en sont d’ailleurs la preuve ! Enfin s’il faut encore se convaincre, il est bon de savoir que même les ermites, s’imposent une discipline, au quotidien. Et pour ce qui est de la communion avec les autres, ils la vivent à travers l’union de prière ! Là est le secret, vivre en communion avec les autres, tout éloignés qu’ils soient. Et penser également à ceux qui vivent « la double peine », comme les SDF par exemple. « Ne négligeons jamais la force de la prière et la communion des saints », conclut notre moine normand.

(Site aleteia)

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Published by paroisse du Raincy - dans Feuille quotidienne "confinement"
31 mars 2020 2 31 /03 /mars /2020 10:31

J’apprends le décès d’un proche

 -
Sanctuaire de l’espérance chrétienne :notre prière à différents moments. Voilà ce que proposent ces quelques pages:

 

 

1° Au moment où j’apprends la mort d’un être cher:

 

Je me recueille:

Il (ou elle) a rejoint la maison du Père et je n’étais pas là.

Bien sûr, l’on meurt toujours seul.

Mais j’aurais au moins souhaité l’accompagner jusqu’au seuil de ce passage, lui dire
« Nous t’aimons, va en paix, tu peux maintenant quitter cette terre. »

A l’heure du monde hyper-connecté et des réseaux sociaux, nous ressentons combien la proximité physique reste irremplaçable.

Aujourd’hui, confiné chez moi,
le poids de la solitude se fait plus pesant encore.

Dans cette solitude, je suis invité à découvrir une présence, celle du Christ ressuscité,
et à sa suite celle de tous les saints du ciel, des défunts, du défunt pour qui je prie actuellement.

 

La Parole de Dieu : Jean 19, 25-30

 

Je peux méditer le passage d’Evangile où  Marie se tient debout au pied de la croix. On pourra rétorquer qu’elle a au moins pu être présente lorsque son Fils a remis l’esprit. Cela est vrai, mais Marie est trés probablement celle qui a expérimenté avec le plus grand déchirement intérieur le sentiment de l’impuissance face à la mort d’un proche, en l’occurrence son propre Fils. Au coeur de cette immense déchirure, Marie croit, Marie espère. Son coeur est lacéré, mais la flamme de l’espérance y brille d’un éclat tout particulier Aujourd’hui, Marie est pour nous l’étoile de l’espérance !

 

 Or, près de la croix de Jésus se tenaient sa mère et la sœur de sa mère, Marie, femme de Cléophas, et Marie Madeleine.

26 Jésus, voyant sa mère, et près d’elle le disciple qu’il aimait, dit à sa mère : « Femme, voici ton fils. »

27 Puis il dit au disciple : « Voici ta mère. » Et à partir de cette heure-là, le disciple la prit chez lui.

28 Après cela, sachant que tout, désormais, était achevé pour que l’Écriture s’accomplisse jusqu’au bout, Jésus dit : « J’ai soif. »

29 Il y avait là un récipient plein d’une boisson vinaigrée. On fixa donc une éponge remplie de ce vinaigre à une branche d’hysope, et on l’approcha de sa bouche.

30 Quand il eut pris le vinaigre, Jésus dit : « Tout est accompli. » Puis, inclinant la tête, il remit l’esprit.

 

 

La prière

N., jusqu’en paradis
que les anges te conduisent ; à ton arrivée que les martyrs te reçoivent, et qu’ils t’introduisent dans la cite du ciel. Le cortège des anges viendra t’accueillir :
et comme Lazare, qui mendiait à la porte du festin tu entreras dans l’éternel repos. Amen

 

Notre Père

Je vous Salue Marie

2) La veille des obsèques :

 

Je me recueille

 

Demain, celui ou celle que j’aime sera inhumé. Je ferai peut-tre partie des quelques rares personnes à pouvoir participer aux obsèques.

Il se peut aussi que les contraintes liées à l’épidémie m’empêchent de me rendre à la célébration à l’église. Quoi qu’il en soit, je suis invité aujourd’hui à renouveler ma confiance au Seigneur, ma foi en la Résurrection !

 

Psaume 26

 

Le psaume 26 exprime la confiance en Dieu. Ses paroles sont à la première personne du singulier. Ce « je » qui parle, ce peut êre moi-même, ce peut être également la personne défunte que j’aime.

 

 01 Le Seigneur est ma lumière et mon salut ; de qui aurais-je crainte ? * Le Seigneur est le rempart de ma vie ; devant qui tremblerais-je ?

02 Si des méchants s'avancent contre moi pour me déchirer, + ce sont eux, mes ennemis, mes adversaires, * qui perdent pied et succombent.

03 Qu'une armée se déploie devant moi, mon coeur est sans crainte ; * que la bataille s'engage contre moi, je garde confiance.

04 J'ai demandé une chose au Seigneur, la seule que je cherche : + habiter la maison du Seigneur tous les jours de ma vie, * pour admirer le Seigneur dans sa beauté et m'attacher à son temple.

05 Oui, il me réserve un lieu sûr au jour du malheur ; + il me cache au plus secret de sa tente, il m'élève sur le roc. *

06 Maintenant je relève la tête devant mes ennemis. J'irai célébrer dans sa tente le sacrifice d'ovation ; * je chanterai, je fêterai le Seigneur.

07 Écoute, Seigneur, je t'appelle ! * Pitié ! Réponds-moi !

08 Mon coeur m'a redit ta parole : « Cherchez ma face. » *

09 C'est ta face, Seigneur, que je cherche : ne me cache pas ta face. N'écarte pas ton serviteur avec colère : * tu restes mon secours. Ne me laisse pas, ne m'abandonne pas, Dieu, mon salut ! *

10 Mon père et ma mère m'abandonnent ; le Seigneur me reçoit.

11 Enseigne-moi ton chemin, Seigneur, * conduis-moi par des routes sûres, malgré ceux qui me guettent.

12 Ne me livre pas à la merci de l'adversaire : * contre moi se sont levés de faux témoins qui soufflent la violence.

13 Mais j'en suis sûr, je verrai les bontés du Seigneur sur la terre des vivants. *

14 « Espère le Seigneur, sois fort et prends courage ; espère le Seigneur. »

Premier

 La prière à Notre-Dame Libératrice

 

Notre-Dame Libératrice, Prends en pitié tous nos fréres et soeurs défunts,

Spécialement N. Intercède pour lui (elle) afin que s’achève en lui (elle) l’oeuvre de l’amour qui purifie.

 Que notre prière, unie à celle de toute l’Eglise, lui obtienne la joie qui surpasse tout désir et apporte ici-bas consolation et réconfort à nos frères éprouvés ou désemparés.

Mère de l’Eglsie, aide-nous, pèlerins de la terre, à mieux  vivre chaque jour notre passage vers la résurrection.

 

Dans cette épreuve, le Seigneur me rejoint et m’invite à accueillir l’Evangile de la Resurrection : le Christ est ressuscité et nos défunts sont appelés à ressusciter avec et en Lui !

 

Guéris-nous de toute blessure du coeur et de l’âme. Fais de nous des témoins de l’Invisible, déjà tendus vers les biens que l’oeil ne peut voir, des apôtres de l’espérance semblables aux veilleurs de l’aube. Refuge des pécheurs et Reine de tous les saints, rassemble-nous tous un jour, pour la Pâque éternelle, dans la communion du Père avec Jésus, le Fils, dans l’Esprit Saint, pour les siècles des siècles. Amen

 

Je vous salue Marie

Notre Père

 

 

3° Le jour des obsèques

 

Ce matin, cet aprè-midi auront lieu les obsèques et je serai probablement absent. Une situation que je n’aurais pu imaginer un seul instant il y a de cela quelques semaines encore ! A l’heure où je voudrais prier à l’église, bénir une dernière fois le cercueil au cimetière, retrouver famille et amis, je serai chez moi, entre quatre murs. Il est des heures où le confinement prend l’allure d’un veritable emprisonnement...

C’est peut-être l’heure aussi pour penser aux moines et aux moniales qui, loin de la vie du monde, lui sont pourtant profondément unis par la prière.  Je peux confier aux prêtres de ma ma paroisse une intention de prière pour le (la) défunt(e).  Aujourd’hui, je suis peut-être invité à faire de ma maison ou de mon appartement un petit monastère, un foyer de prière avec d’autres members de ma famille, les enfants notamment.  

À l’heure des obsèques, je m’unis à la célébration. Si je le peux, je médite, seul ou avec ma famille proche, les prières et textes choisis pour la célébration.(*)

 

(*) les proches qui célèbrent à l’église ont reçu une brochure avec des texts de la Parole de Dieu, je peux leur téléphoner pour demander les texts qui sont choisis

 

Je peux aussi prier avec le texte suivant.  La Parole de Dieu : Matthieu 6,1-21

 

Aujourd’hui, je peux méditer l’Evangile du mercredi des Cendres. Cette journée peut être  une journée de jeûne de prière et de partage : trois moyens très concrets d’être en communion spirituelle avec la famille la plus proche et de confier la personne défunte au Seigneur.  Je m’arrête plus particulièrement sur cette phrase :« Quand tu pries, retire-toi dans ta pièce la plus retirée, ferme la porte, et prie ton Père qui est présent dans le secret ; ton Père qui voit dans le secret te le rendra. »

 

01 « Ce que vous faites pour devenir des justes, évitez de l’accomplir devant les hommes pour vous faire remarquer. Sinon, il n’y a pas de récompense pour vous auprès de votre Père qui est aux cieux.

02 Ainsi, quand tu fais l’aumône, ne fais pas sonner la trompette devant toi, comme les hypocrites qui se donnent en spectacle dans les synagogues et dans les rues, pour obtenir la gloire qui vient des hommes. Amen, je vous le déclare : ceux-là ont reçu leur récompense.

03 Mais toi, quand tu fais l’aumône, que ta main gauche ignore ce que fait ta main droite,

04 afin que ton aumône reste dans le secret ; ton Père qui voit dans le secret te le rendra.

05 Et quand vous priez, ne soyez pas comme les hypocrites : ils aiment à se tenir debout dans les synagogues et aux carrefours pour bien se montrer aux hommes quand ils prient. Amen, je vous le déclare : ceux-là ont reçu leur récompense.

06 Mais toi, quand tu pries, retire-toi dans ta pièce la plus retirée, ferme la porte, et prie ton Père qui est présent dans le secret ; ton Père qui voit dans le secret te le rendra.

07 Lorsque vous priez, ne rabâchez pas comme les païens : ils s’imaginent qu’à force de paroles ils seront exaucés.

08 Ne les imitez donc pas, car votre Père sait de quoi vous avez besoin, avant même que vous l’ayez demandé.

09 Vous donc, priez ainsi : Notre Père, qui es aux cieux, que ton nom soit sanctifié,

10 que ton règne vienne, que ta volonté soit faite sur la terre comme au ciel.

11 Donne-nous aujourd’hui notre pain de ce jour.

12 Remets-nous nos dettes, comme nous-mêmes nous remettons leurs dettes à nos débiteurs.

13 Et ne nous laisse pas entrer en tentation, mais délivre-nous du Mal.

14 Car, si vous pardonnez aux hommes leurs fautes, votre Père céleste vous pardonnera aussi.

15 Mais si vous ne pardonnez pas aux hommes, votre Père non plus ne pardonnera pas vos fautes.

16 Et quand vous jeûnez, ne prenez pas un air abattu, comme les hypocrites : ils prennent une mine défaite pour bien montrer aux hommes qu’ils jeûnent. Amen, je vous le déclare : ceux-là ont reçu leur récompense.

17 Mais toi, quand tu jeûnes, parfume-toi la tête et lave-toi le visage ;

18 ainsi, ton jeûne ne sera pas connu des hommes, mais seulement de ton Père qui est présent au plus secret ; ton Père qui voit au plus secret te le rendra.

19 « Ne vous faites pas de trésors sur la terre, là où les mites et les vers les dévorent, où les voleurs percent les murs pour voler.

20 Mais faites-vous des trésors dans le ciel, là où il n’y a pas de mites ni de vers qui dévorent, pas de voleurs qui percent les murs pour voler.

21 Car là où est ton trésor, là aussi sera ton cœur.

 

 

 

 

 La prière

 

Seigneur Jésus, je te confie N.
Ton amour l’a accompagné(e) tout au long de sa vie : délivre-le (la) maintenant de tout mal.
Il (elle) a quitté ce monde qui passe, conduis-le (la) auprès de toi, où il n’y a plus ni deuil, ni larme, ni douleur, mais la joie et la paix, avec ton Fils et l’Esprit Saint, pour les siècles des siècles

Accorde-lui, Seigneur, l’éternel repos, et que brille à ses yeux la lumière sans déclin.

 

Notre Père

Je vous salue Marie

 

4° Après les obsèques

 

Les derniers moments avec la personne aiméee, la mise en bière, les obsèques à l’église, le cimetière, les retrouvailles en famille et entre amis à l’issue des cérémonies : tous ces moments qui marquent la séparation d’avec la personne aimée, ces moments qui permettent aussi de rendre la mort plus concrète, plus réelle, et d’une certaine manière plus humaine également, j’en ai été peut être privé.

J’ai peut-être même l’impression d’être dans un rêve ou un mauvais film de science-fiction. Sans doute faudra-t-il du temps pour réaliser ce qui s’est vraiment passé, le chemin sera long. Sur ce chemin, je me laisse accompagner par Marie, étoile de l’espérance.

 

L’espérance de Marie :

 

Aujourd’hui, je peux méditer sur un événement qui n’est pas explicitement mentionné dans les Evangiles mais qui appartient à la tradition constante de l’Eglise : c’est la prière de Marie le samedi saint. Jésus a eté mis au tombeau.


Pour ses disciples, tout espoir semble perdu. C’est l’heure de l’échec. Mais Marie est là. La foi et l’espérance de l’Eglise se sont réfugiées en son coeur.  Le pape Benoît XVI l'évoque à la fin de son encyclique sur l’espérance:

 

48. Un motif doit encore être mentionné ici, parce qu'il est important pour la pratique de l'espérance chrétienne. Dans le judaïsme ancien, il existe aussi l'idée qu'on peut venir en aide aux défunts dans leur condition intermédiaire par la prière (cf. par exemple 2 M 12, 38-45: 1er s. av. JC). La pratique correspondante a été adoptée très spontanément par les chrétiens et elle est commune à l'Église orientale et occidentale. L'Orient ignore la souffrance purificatrice et expiatrice des âmes dans « l'au-delà », mais il connaît divers degrés de béatitude ou aussi de souffrance dans la condition intermédiaire. Cependant, grâce à l'Eucharistie, à la prière et à l'aumône, « repos et fraîcheur » peuvent être donnés aux âmes des défunts. Que l'amour puisse parvenir jusqu'à l'au-delà, que soit possible un mutuel donner et recevoir, dans lequel les uns et les autres demeurent unis par des liens d'affection au delà des limites de la mort – cela a été une conviction fondamentale de la chrétienté à travers tous les siècles et reste aussi aujourd'hui une expérience réconfortante. Qui n'éprouverait le besoin de faire parvenir à ses proches déjà partis pour l'au-delà un signe de bonté, de gratitude ou encore de demande de pardon? À présent on pourrait enfin se demander: si le « purgatoire » consiste simplement à être purifié par le feu dans la rencontre avec le Seigneur, Juge et Sauveur, comment alors une tierce personne peut-elle intervenir, même si elle est particulièrement proche de l'autre? Quand nous posons une telle question, nous devrions nous rendre compte qu'aucun homme n'est une monade fermée sur elle-même. Nos existences sont en profonde communion entre elles, elles sont reliées l'une à l'autre au moyen de multiples interactions. Nul ne vit seul. Nul ne pèche seul. Nul n'est sauvé seul. Continuellement la vie des autres entre dans ma vie: en ce que je pense, je dis, je fais, je réalise. Et vice-versa, ma vie entre dans celle des autres: dans le mal comme dans le bien. Ainsi mon intercession pour quelqu'un n'est pas du tout quelque chose qui lui est étranger, extérieur, pas même après la mort. Dans l'inter-relation de l'être, le remerciement que je lui adresse, ma prière pour lui peuvent signifier une petite étape de sa purification. Et avec cela il n'y a pas besoin de convertir le temps terrestre en temps de Dieu: dans la communion des âmes le simple temps terrestre est dépassé. Il n'est jamais trop tard pour toucher le cœur de l'autre et ce n'est jamais inutile. Ainsi s'éclaire ultérieurement un élément important du concept chrétien d'espérance. Notre espérance est toujours essentiellement aussi espérance pour les autres; c'est seulement ainsi qu'elle est vraiment espérance pour moi.[40] En tant que chrétiens nous ne devrions jamais nous demander seulement: comment puis-je me sauver moi-même? Nous devrions aussi nous demander: que puis-je faire pour que les autres soient sauvés et que surgisse aussi pour les autres l'étoile de l'espérance? Alors j'aurai fait le maximum pour mon salut personnel.

Marie, étoile de l'espérance

49. Par une hymne du VIIe -IXe siècle, donc depuis plus de mille ans, l'Église salue Marie, Mère de Dieu, comme « étoile de la mer »: Ave maris stella. La vie humaine est un chemin. Vers quelle fin? Comment en trouvons-nous la route? La vie est comme un voyage sur la mer de l'histoire, souvent obscur et dans l'orage, un voyage dans lequel nous scrutons les astres qui nous indiquent la route. Les vraies étoiles de notre vie sont les personnes qui ont su vivre dans la droiture. Elles sont des lumières d'espérance. Certes, Jésus Christ est la lumière par antonomase, le soleil qui se lève sur toutes les ténèbres de l'histoire. Mais pour arriver jusqu'à Lui nous avons besoin aussi de lumières proches – de personnes qui donnent une lumière en la tirant de sa lumière et qui offrent ainsi une orientation pour notre traversée. Et quelle personne pourrait plus que Marie être pour nous l'étoile de l'espérance – elle qui par son « oui » ouvrit à Dieu lui-même la porte de notre monde; elle qui devint la vivante Arche de l'Alliance, dans laquelle Dieu se fit chair, devint l'un de nous, planta sa tente au milieu de nous (cf. Jn 1, 14)? C'est ainsi que nous nous adressons à elle:

50. Sainte Marie, tu appartenais aux âmes humbles et grandes en Israël qui, comme Syméon, attendaient « la consolation d'Israël » (Lc 2, 25) et qui, comme Anne, attendaient « la délivrance de Jérusalem » (Lc 2, 38). Tu vivais en contact intime avec les Saintes Écritures d'Israël, qui parlaient de l'espérance – de la promesse faite à Abraham et à sa descendance (cf. Lc 1, 55). Ainsi nous comprenons la sainte crainte qui t'assaillit quand l'ange du Seigneur entra dans ta maison et te dit que tu mettrais au jour Celui qui était l'espérance d'Israël et l'attente du monde. Par toi, par ton « oui », l'espérance des millénaires devait devenir réalité, entrer dans ce monde et dans son histoire. Toi tu t'es inclinée devant la grandeur de cette mission et tu as dit « oui »: « Voici la servante du Seigneur; que tout se passe pour moi selon ta parole » (Lc 1, 38). Quand remplie d'une sainte joie tu as traversé en hâte les monts de Judée pour rejoindre ta parente Élisabeth, tu devins l'image de l'Église à venir qui, dans son sein, porte l'espérance du monde à travers les monts de l'histoire. Mais à côté de la joie que, dans ton Magnificat, par les paroles et par le chant tu as répandue dans les siècles, tu connaissais également les affirmations obscures des prophètes sur la souffrance du serviteur de Dieu en ce monde. Sur la naissance dans l'étable de Bethléem brilla la splendeur des anges qui portaient la bonne nouvelle aux bergers, mais en même temps on a par trop fait en ce monde l'expérience de la pauvreté de Dieu. Le vieillard Syméon te parla de l'épée qui transpercerait ton cœur (cf. Lc 2, 35), du signe de contradiction que ton Fils serait dans ce monde. Quand ensuite commença l'activité publique de Jésus, tu as dû te mettre à l'écart, afin que puisse grandir la nouvelle famille, pour la constitution de laquelle Il était venu et qui devait se développer avec l'apport de ceux qui écouteraient et observeraient sa parole (cf. Lc 11, 27s.). Malgré toute la grandeur et la joie des tout débuts de l'activité de Jésus, toi, tu as dû faire, déjà dans la synagogue de Nazareth, l'expérience de la vérité de la parole sur le « signe de contradiction » (cf. Lc 4, 28ss). Ainsi tu as vu le pouvoir grandissant de l'hostilité et du refus qui progressivement allait s'affirmant autour de Jésus jusqu'à l'heure de la croix, où tu devais voir le Sauveur du monde, l'héritier de David, le Fils de Dieu mourir comme quelqu'un qui a échoué, exposé à la risée, parmi les délinquants. Tu as alors accueilli la parole: « Femme, voici ton fils! » (Jn 19, 26). De la croix tu reçus une nouvelle mission. À partir de la croix tu es devenue mère d'une manière nouvelle: mère de tous ceux qui veulent croire en ton Fils Jésus et le suivre. L'épée de douleur transperça ton cœur. L'espérance était-elle morte? Le monde était-il resté définitivement sans lumière, la vie sans but? À cette heure, probablement, au plus intime de toi-même, tu auras écouté de nouveau la parole de l'ange, par laquelle il avait répondu à ta crainte au moment de l'Annonciation: « Sois sans crainte, Marie! » (Lc 1, 30). Que de fois le Seigneur, ton fils, avait dit la même chose à ses disciples: N'ayez pas peur! Dans la nuit du Golgotha, tu as entendu de nouveau cette parole. À ses disciples, avant l'heure de la trahison, il avait dit: « Ayez confiance: moi, je suis vainqueur du monde » (Jn 16, 33). « Ne soyez donc pas bouleversés et effrayés » (Jn 14, 27). « Sois sans crainte, Marie! » À l'heure de Nazareth l'ange t'avait dit aussi: « Son règne n'aura pas de fin » (Lc 1, 33). Il était peut-être fini avant de commencer ? Non, près de la croix, sur la base de la parole même de Jésus, tu étais devenue la mère des croyants. Dans cette foi, qui était aussi, dans l'obscurité du Samedi Saint, certitude de l'espérance, tu es allée à la rencontre du matin de Pâques. La joie de la résurrection a touché ton cœur et t'a unie de manière nouvelle aux disciples, appelés à devenir la famille de Jésus par la foi. Ainsi, tu fus au milieu de la communauté des croyants qui, les jours après l'Ascension, priaient d'un seul cœur pour le don du Saint-Esprit (cf. Ac 1, 14) et qui le reçurent au jour de la Pentecôte. Le « règne » de Jésus était différent de ce que les hommes avaient pu imaginer. Ce « règne » commençait à cette heure et n'aurait jamais de fin. Ainsi tu demeures au milieu des disciples comme leur Mère, comme Mère de l'espérance. Sainte Marie, Mère de Dieu, notre Mère, enseigne-nous à croire, à espérer et à aimer avec toi. Indique-nous le chemin vers son règne! Étoile de la mer, brille sur nous et conduis-nous sur notre route!

 

 Encyclique du pape Benoit XVI Spe salvi (sauvés dans l’Espérance, 30 Novembre 2007

 

Une des prières les plus anciennes adressée à Marie (IIIe siècle): Sous l’abri de ta miséricorde:

Sous l’abri de votre miséricorde nous nous réfugions, Sainte mère de Dieu. Ne méprisez pas nos prières quand nous sommes dans l'é́preuve, mais de tous les dangers délivrez-nous toujours, Vierge glorieuse et bénie. Amen.

 

 

 

 

Prions donc pour ne pas nous décourager

 

Dans cette période si particulière que nous vivons et qui va durer quelques temps, en tous les cas qui va marquer à jamais nos esprits, comme il est important de se donner tous les moyens de vivre au mieux la période du deuil.

 

Aussi ces propositions, inspirées d’une proposition du sanctuaire  de Montligeon  sont là pour apporter une humble contribution :

 

- Puis je vous recommander de demander à ce que soit célébré des messe d’intentions pour les défunts, si vous voulez vous y associer, demandez les quand nous serons sortis de la période du confinement. 

En cette période du confinement, vos prêtres célèbrent la messe quotidiennement, ils peuvent aussi prier à telle ou telle intention d’un proche décédé, le jour des funérailles.

 

- Pourquoi dire des messes pour les défunts ? à quoi cela sert ?

Le Christ pour dire « au revoir » à ses disciples a célébré la Pâques, Trois jours après sur la route d’Emmaüs, il célèbre « un repas » et c’est au signe de la fraction du pain que les disciples d’Emmaüs reconnaissent Jésus le Christ. La messe est le lieu de la rencontre avec le Ressuscité . C’est le lieu aussi de la « communion » avec Lui, entre nous, mais aussi avec toutes celles et tous ceux qui sont en sa demeure éternelle.  Quand nous prions, nous prions pour l’Eglise de l’aujourd’hui… le pape, les évêques, les prêtres, tous les fidèles, et même toute l’humanité, puis nous joignons une prière pour tous les défunts… Ils sont présents par note prière à la table de l’eucharistie.

 

Nous avons oublié cette démarche simple, sans doute à cause du rapport, « un peu vague » que nous avons  à l’eucharistie aujourd’hui dans nos vies de chrétiens. (Ce confinement est là pour nous aider à y réfléchir aussi, sans aucun esprit de polémique de ma part !).

IL est important de faire mémoire des êtres chers que nous avons aimés, ou pas assez aimés, et qui nous ont quitté.

 

- Après le confinement, si dans certaines familles, le rite de funérailles n’a pas pu s’accomplir « correctement »… venons en parler humblement, nous verrons comment organiser une célébration d’hommage à la personne disparue plus tard dans notre église

 

Rappelons toutefois, que notre président de la République, et notre premier ministre, interrogés régulièrement sur cette question, ont voulu maintenir un hommage et un rite funéraire. C’est la seule célébration publique que nous pouvons officier aujourd’hui comme prêtres, en respectant des conditions sanitaires strictes et compréhensibles : moins de 20 personnes, une distance de deux mètres entre chaque fidèle, une célébration plus courte mais digne, pour éviter un long confinement. C’est mieux que rien, croyez-moi !

 

Soyez assurés de nos prière si vous vivez une période de deuil qu’elle soit liée ou non aux conséquences de l’épidémie.

 

                                                                                                               

 Père  Frédéric Benoist

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31 mars 2020 2 31 /03 /mars /2020 10:28

 

 

Notre Communauté au quotidien

avec Notre-Dame de la Consolation

 

« Courage et confiance »

 

Date :  Mardi 31 Mars 2020

 

Textes du jour : Livre des Nombres 21,4-9 ; Psaume 101 ; Jean 8,21-30

 

Commentaire :

 

1. « Dans le monde mais pas du monde » nous dit Jésus (Jn.8,23) Nous confessons dans le Credo que Jésus-Christ est venu du ciel « pour nous et notre salut. » Cette vérité dit tout sur notre Sauveur. Il vient dans notre monde tout en n’étant pas du monde. Sa doctrine fait appel à nos aspirations les plus élevées et les plus nobles. IL faut relier cette phrse à l’enseignement qu’il nous laisse dans le passage qui précède l’évangile de ce matin (8,12-20) : il dit : « j’ai avec moi le Père qui m’a envoyé ». Sa conception de la vie entre en conflit avec celle des enfants de ce monde, osons le dire, avec la nôtre aussi. Et c’est pourquoi il rencontre partout de la résistance. Dans mes pensées les plus profondes, dans mes paroles et mes actions, est-ce que je m’efforce d’agir selon « ce qui vient d’En-Haut » ? Que dire dans mon quotidien de « la volonté du Père », pourtant première demande du Notre Père !

2. Dire la vérité, avec charité Quand nous aimons vraiment quelqu’un, nous lui disons toute la vérité sur les choses importantes, même s’il s’agit de choses inopportunes, douloureuses ou exigeantes. Je vous invite à le faire avec beaucoup de tact et sans polémique en cette période de confinement… ! Dieu le Fils nous a aimés de toute éternité. Son amour l’oblige à nous dire toute la vérité que connaît son Père, vérité qui est un message de miséricorde et d’amour infinis .Son amour l’oblige également à nous dévoiler notre relation avec ce Père miséricordieux, combien elle devrait être remplie de gratitude et d’obéissance amoureuse, libérée de tout ce qui peut nous séparer de Lui. Pour être tout entier à Jésus et à ce qui vient d’En-Haut, je dois tout faire pour ouvrir mon cœur et mon esprit à sa vérité, particulièrement là où il me demande le changement et la conversion.

3. Chercher à plaire au bien-aimé L’amour transforme nos intentions et nos désirs. Quand nous aimons quelqu’un, nous voulons lui plaire en tout. Jésus aime son Père et fait donc ce qui lui plaît même si la volonté de son Père doit le conduire à la souffrance, au rejet et à la mort. Il endure l’agonie afin de nous faire don de la résurrection et de la vie éternelle. Si j’aime le Christ, je souhaiterai faire nécessairement ce qui lui plaît. Et qu’est-ce qui plaît au Christ ? Ma foi, mon espérance et mon amour, ma charité, mon obéissance et mon humilité. De même qu’en offrant, pour lui, mon assistance et mon attention désintéressées à ceux qui ont un besoin matériel, moral ou spirituel.

Dialogue avec le Christ Seigneur, je ne suis ni un géant ni un saint. Je ne suis que faiblesse. Aussi je te supplie de m’aider : ouvre mes yeux pour que je voie comment aimer plus, comment faire davantage pour l’Eglise et pour les âmes.

Résolution Aujourd’hui, je m’efforcerai de plaire au Christ dans toutes mes pensées, mes paroles et mes actions. Bon courage à tous et chacun(e).

 

 

 

 

 

 

Méditation du pape en ce 30 Mars 2020 :

 

Dans le psaume, nous avons prié : « Le Seigneur est mon berger : je ne manque de rien. Sur des prés d’herbe fraîche, il me fait reposer(…). Si je traverse les ravins de la mort, je ne crains aucun mal, car tu es avec moi : ton bâton me guide et me rassure. » C’est l’expérience qu’on faite ces deux femmes, dont nous avons lu l’histoire dans les deux Lectures. Une femme innocente, accusée faussement, calomniée, et une femme pécheresse. Toutes les deux condamnées à mort. L’innocente et la pécheresse. Un Père de l’Église voyait en ces femmes une figure de l’Église : sainte, mais avec des enfants pécheurs. Une belle expression latine disait : « L’Église est la casta meretrix », la sainte avec des enfants pécheurs.

Les deux femmes étaient désespérées, humainement désespérées (…).Que fait le Seigneur avec ces personnes ? La femme innocente, il la sauve, il lui fait justice. La femme pécheresse, il lui pardonne.   (A ces deux) femmes, le Seigneur répond. À Suzanne, il la libère de ces corrompus, il lui permet de continuer, et l’autre : « Moi non plus, je ne te condamne pas. Va, et désormais ne pêche plus ». Il la laisse partir. Et cela, devant le peuple. Dans le premier cas, le peuple loue le Seigneur ; dans le second cas, le peuple apprend. Il apprend ce qu’est la miséricorde de Dieu.

Chacun de nous a sa propre histoire. Chacun de nous a ses propres péchés. Et s’il ne s’en souviens pas, qu’il réfléchisse un peu : tu les trouveras. Remercie Dieu si tu les trouves, parce que si tu ne les trouves pas, tu es un corrompu. Chacun de nous a ses propres péchés. Regardons le Seigneur qui fait justice mais qui est tellement miséricordieux. N’ayons pas honte d’être dans l’Église : ayons honte d’être pécheurs. L’Église est la mère de tous. Remercions Dieu de ne pas être corrompus, d’être pécheurs. Et que chacun de nous, en regardant Jésus agir dans ces cas, se confie à la miséricorde de Dieu. Et qu’il prie, avec confiance dans la miséricorde de Dieu, qu’il prie (pour) le pardon. Parce que Dieu « me conduit par le juste chemin pour l’honneur de son nom. Si je traverse les ravins de la mort – les ravins du péché – je ne crains aucun mal, car tu es avec moi : ton bâton me guide et me rassure ».

 

Des lectures possibles :

- pour vous les parents : comnent expliquer la période de confinement et l’épidémie que nous vivons.à nos enfants ?  Puis -je vous recommander le site : portail documentaire en santé IREPS et ORS des pays de Loire. J’ai trouvé de belles réflexions et des moyens de parler aux enfants quel que soit leur âge.

- pour celles et ceux qui sont éprouvés par un deuil (quelle que soit la circonstance du décès). Le travail serein du deuil est rendu plus difficilement en raison des mesures sanitaires dues au confinement.  Je me permets de vous joindre une deuxième pièce jointe avec des propositions de prières.

Les cérémonies de funérailles sont possibles dans l’église, avec un nombre maximum de 20 personnes, avec un espace de 2 mètre entre chaque personne dans l’église, avec un rite un peu raccourci pour éviter une période trop longue du confinement. Le premier ministre a même autorisé, vendredi, la présence d’un ou deux membres de la famille lors de la mise en bière au funérarium.

Le Seigneur est notre secours ! « Oui, je vais créer un ciel nouveau et une terre nouvelle », nous dit Dieu par la bouche du prophète Isaïe. Alors, je voudrais vous convier à un « effort » en ce Carême : couper pendant une journée toutes les sources d’informations anxiogènes-espèces de curiosité morbide- qui nous tient lié. Durant ce temps, sous le regard de Dieu posez-vous pour repérer ce qui a été renouvelé dans votre manière d’être. En famille confiné comment vous vous redécouvrez les uns les autres. En couple combien les gestes du quotidien prennent un sens nouveau. Combien les agacements mutuels deviennent « par force » des occasions de pardons. Combien le temps après lequel nous ne cessons de courir désormais s’offre à moi pour que librement je l’habite et l’offre en changeant mon regard. C’est aussi bien sûr notre relation à Dieu dans la prière qui est renouvelée car l’alibi « je n’ai pas le temps » disparaît. Alors, oui, la place de Dieu au sein de la famille va se trouver renouvelée. « Soyez plutôt dans la joie, exultez sans fin pour ce que je crée » (Isaïe): laissons Dieu agir pour notre bien !

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30 mars 2020 1 30 /03 /mars /2020 10:49

Notre Communauté au quotidien

avec Notre-Dame de la Consolation

 

« Courage et confiance »

 

 

Date : lundi 30 mars 2020

 

Textes du jour : Daniel 13,41-62 ; psaume 22 ; Jean 8,1-11

 

Commentaire :

Pourquoi les scribes et les Pharisiens amènent-ils une femme adultère à Jésus ? Ces mêmes personnages viennent en effet de dire toute la méfiance qu'ils avaient envers lui (Jean 7, 45-52). Et voici qu'ils arrivent auprès de lui pour le consulter sur une affaire grave. Une histoire d'adultère, cela concerne des instances judiciaires et religieuses précises. Les scribes et les Pharisiens reconnaissent-ils donc soudain à Jésus une véritable autorité, une habilitation à juger ? Non : ils traînent cette femme vers lui pour le mettre à l'épreuve délit de rébellion contre la Loi de Dieu qui recommande la lapidation pour cette femme. Les scribes et Pharisiens se moquent de la femme et de son adultère : ils voient en elle un appât pour attraper Jésus…

Plus nous avançons dans la connaissance de la Bible, plus celle-ci pose la question du discernement. C’est encore plus vrai avec Jésus. Il y a la Loi, et Jésus dit lui même qu’il vient, non pas abolir mais accomplir tout ce que dit la Loi (Mt.5). La Loi, si elle vient vraiment  de Dieu, comme nous le prouve Jésus, est au service de l’homme pour que son comportement évolue, j’oserais même dire, l’homme doit se surpasser, et pour cela, l’Esprit de Dieu est à l’œuvre. Voilà ce que vient révéler Jésus. Voilà l’attitude qu’il va avoir envers la femme adultère : Jésus dénonce son péché, et lui dit « va désormais ne pèche plus ». Mais l’efficacité de sa parole trouve sa source dans la grâce de la miséricorde qu’il signifie : «  moi non plus je ne te condamne pas ». Jésus ne fait que confirmer la sagesse de tous les anciens qui a tour de rôle partent sans jeter la pierre à la femme adultère.

Hier comme aujourd’hui, nombreux sont ceux qui s'imaginent que dénoncer le mal est chose aisée. Il n'y aurait qu'à agiter des lois, à passer son temps à dénoncer la dégradation des mœurs (certes ce n’est pas complètement faux !), à désigner des fautes et des fautifs évidents pour être classé parmi les purs… Parmi ceux qui dénoncent le mal, quels sont ceux qui le font au nom de la vie de Dieu et quels sont ceux qui le font parce qu'ils ne connaissent en fait rien d'autre que ce qu'ils dénoncent ? Voilà me semble-t-il le discernement subtil que nous suggère le texte d’aujourd’hui. A vouloir se dire pure, ne serions nous pas en situation d’adultère vis à vis de Dieu ? Relisons cette invitation à  l’accueil de la miséricorde de Dieu que le pape François nous rappelle sans cesse.

 

Extrait de l’homélie du pape François du dimanche 29 Mars

 

Aujourd’hui, face à un monde qui souffre tant, à tant de personnes qui souffrent des conséquences de cette pandémie, je me demande: suis-je capable de pleurer, comme Jésus l’aurait sûrement fait et comme Jésus le fait maintenant? Mon cœur ressemble-t-il à celui de Jésus? Et si il est trop dur, (même si) je suis capable de parler, faire du bien, d’aider, mais que le cœur n’y est pas, et que je ne suis pas capable de pleurer, demander cette grâce au Seigneur: ‘Seigneur, que je pleure avec toi, que je pleure avec ton peuple qui souffre en ce moment’.

 

 

 

 

 Méditation du père Denis Metzinger du diocèse de Paris :

 

Nous voici donc en ce dernier dimanche de Carême au cours duquel nous devions faire la prière des scrutins sur nos catéchumènes. Qu’ils reçoivent le la force d’avancer résolument vers le baptême qu’ils pourront recevoir après la phase de confinement. L’Evangile de ce dimanche nous fait reconnaître Jésus comme force de Vie. Acte de foi difficile en ces temps où l’on a l’impression que la mort décime notre humanité. Certainement que nombreux sont les hommes et femmes qui reprennent le cri de Marthe et Marie « Si tu avais été là, il ne serait pas mort. » Ce constat, tout croyant dans le désarroi de la mort en fait une prière d’Espérance.

Grande interrogation : comment la résurrection de Jésus change-t-elle notre manière d’affronter l’épreuve principale de l’existence humaine. La pandémie qui ravage le monde fait advenir une question pour le croyant. Oui, si je crois que la Vie du Ressuscité m’est ouverte depuis mon baptême alors les difficultés de la maladie, la souffrance de la mort que je connaîtrai un jour n’est pas le dernier mot de Dieu mais le passage vers la résurrection et la vie ; « Celui qui croit en moi nous dit Jésus, même s’il meurt vivra. » Parole d’Espérance qui prépare les catéchumènes à recevoir cette vie nouvelle. Parole d’Espérance pour nous tous qui se donne à voir dans la résurrection de Jésus.

Ce long récit évangélique de ce dimanche prend de nos jours une magnifique épaisseur d’humanité ainsi l’Eglise confie au Dieu de la Vie «  nos frères qui se sont endormis dans l’espérance de la Résurrection et tous les hommes qui ont quitté cette vie. »

 

 

Prière  à  Notre-Dame  de  Consolation du père de Lavaur (*)

 

 Ô Notre-Dame de Consolation, vous que  Jésus nous a donnée pour Mère quand il était sur la croix, afin que vous soyez notre consolation dans la souffrance et la douleur, venez à notre secours.

 

Si vous ne nous consolez pas, si vous ne nous soutenez pas, si vous ne nous dé- livrez pas, qui pourra nous consoler, nous soutenir et nous délivrer ?

 

C’est en vous, en votre bonté et en votre secours que nous avons mis toute notre confiance, ô notre Mère !

Tournez vers vos enfants vos regards favorables !


Ô Notre-Dame de Consolation, consolez-nous, soutenez-nous, délivrez-nous ! Chantant un cantique de reconnaissance, nous publierons éternellement votre puissance, votre bonté, votre miséricorde et votre amour. Amen

 

(Prêtre Capucin à Toulouse 1825-1907)

Feuille quotidienne pendant le confinement : 30 mars 2020

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29 mars 2020 7 29 /03 /mars /2020 10:14

Liturgie familiale du 5ème  dimanche de carême

29 mars 2020

 

Nous pouvons (je peux) nous mettre devant une croix, et ou, devant une icône du Seigneur ou de la Vierge portant son enfant, le nouveau Testament ouvert sur l’évangile du jour (Jn 11, 1-45), un lumignon ou deux roses du jardin…

 

En union avec notre évêque et les chrétiens de notre diocèse

Faisons sur nous le signe de la Croix 

Au Nom du Père et du Fils et du Saint Esprit.

Amen

le Père ou la mère de famille ou le plus ancien(ne) :

Béni soit, Dieu, notre Père, qui nous rassemble et nous accueille en son Fils Jésus Christ. Bénissons le ensemble d’une même voix et d’un même cœur.

Tous : Béni sois tu notre Dieu, maintenant et toujours.

En communion avec tous les chrétiens empêchés de se rassembler en ce dimanche, jour du Seigneur,  

et animés par le désir de se retrouver ensemble à nouveau pour célébrer l’Eucharistie,

Elevons notre cœur vers le Seigneur :

 

Prière d’ouverture

Pour répondre à l’angoisse de celles et ceux qui souffrent,

Tu as envoyé, Seigneur, ton propre Fils dans le monde,

Et il est devenu l’homme des douleurs.

Entends notre prière et la plainte de nos malades,

Ne laisse pas le mal les détourner de toi,

Fais qu’ils retrouvent la santé,

Et puissent te rendre grâce dans l’assemblée des fidèles.

Nous te le demandons par Jésus le Christ, ton Fils et notre Seigneur.

Amen

 

Introduction à l’Evangile

La Parole de Dieu est une lumière sur notre vie et une nourriture pour notre route. Que l’Esprit du Seigneur ouvre nos cœurs et nous aide à accueillir cette Parole pour qu’elle porte en nous du bon fruit.

 

Évangile de Jésus Christ selon saint Jean (Jn 11, 1-45)

 

    En ce temps-là,
    il y avait quelqu’un de malade,
Lazare, de Béthanie,
le village de Marie et de Marthe, sa sœur.
    Or Marie était celle qui répandit du parfum sur le Seigneur
et lui essuya les pieds avec ses cheveux.
C’était son frère Lazare qui était malade.
    Donc, les deux sœurs envoyèrent dire à Jésus :
« Seigneur, celui que tu aimes est malade. »
    En apprenant cela, Jésus dit :
« Cette maladie ne conduit pas à la mort,
elle est pour la gloire de Dieu,
afin que par elle le Fils de Dieu soit glorifié. »
    Jésus aimait Marthe et sa sœur, ainsi que Lazare.
    Quand il apprit que celui-ci était malade,
il demeura deux jours encore à l’endroit où il se trouvait.
    Puis, après cela, il dit aux disciples :
« Revenons en Judée. »
    Les disciples lui dirent :
« Rabbi, tout récemment, les Juifs, là-bas, cherchaient à te lapider,
et tu y retournes ? »
    Jésus répondit :
« N’y a-t-il pas douze heures dans une journée ?
Celui qui marche pendant le jour ne trébuche pas,
parce qu’il voit la lumière de ce monde ;
    mais celui qui marche pendant la nuit trébuche,
parce que la lumière n’est pas en lui. »
    Après ces paroles, il ajouta :
« Lazare, notre ami, s’est endormi ;
mais je vais aller le tirer de ce sommeil. »
    Les disciples lui dirent alors :
« Seigneur, s’il s’est endormi, il sera sauvé. »
    Jésus avait parlé de la mort ;
eux pensaient qu’il parlait du repos du sommeil.
    Alors il leur dit ouvertement :
« Lazare est mort,
    et je me réjouis de n’avoir pas été là,
à cause de vous, pour que vous croyiez.
Mais allons auprès de lui ! »
    Thomas, appelé Didyme (c’est-à-dire Jumeau),
dit aux autres disciples :
« Allons-y, nous aussi, pour mourir avec lui ! »

    À son arrivée,
Jésus trouva Lazare au tombeau depuis quatre jours déjà.
    Comme Béthanie était tout près de Jérusalem
– à une distance de quinze stades
(c’est-à-dire une demi-heure de marche environ) –,
    beaucoup de Juifs étaient venus
réconforter Marthe et Marie au sujet de leur frère.
    Lorsque Marthe apprit l’arrivée de Jésus,
elle partit à sa rencontre,
tandis que Marie restait assise à la maison.
    Marthe dit à Jésus :
« Seigneur, si tu avais été ici,
mon frère ne serait pas mort.
    Mais maintenant encore, je le sais,
tout ce que tu demanderas à Dieu, Dieu te l’accordera. »
    Jésus lui dit :
« Ton frère ressuscitera. »
    Marthe reprit :
« Je sais qu’il ressuscitera à la résurrection,
au dernier jour. »
    Jésus lui dit :
« Moi, je suis la résurrection et la vie.
Celui qui croit en moi,
même s’il meurt, vivra ;
    quiconque vit et croit en moi
ne mourra jamais.
Crois-tu cela ? »
    Elle répondit :
« Oui, Seigneur, je le crois :
tu es le Christ, le Fils de Dieu,
tu es celui qui vient dans le monde. »

    Ayant dit cela, elle partit appeler sa sœur Marie,
et lui dit tout bas :
« Le Maître est là, il t’appelle. »
    Marie, dès qu’elle l’entendit,
se leva rapidement et alla rejoindre Jésus.
    Il n’était pas encore entré dans le village,
mais il se trouvait toujours à l’endroit où Marthe l’avait rencontré.
    Les Juifs qui étaient à la maison avec Marie
et la réconfortaient,
la voyant se lever et sortir si vite, la suivirent ;
ils pensaient qu’elle allait au tombeau pour y pleurer.
    Marie arriva à l’endroit où se trouvait Jésus.
Dès qu’elle le vit,
elle se jeta à ses pieds et lui dit :
« Seigneur, si tu avais été ici,
mon frère ne serait pas mort. »
    Quand il vit qu’elle pleurait,
et que les Juifs venus avec elle pleuraient aussi,
Jésus, en son esprit, fut saisi d’émotion, il fut bouleversé,
    et il demanda :
« Où l’avez-vous déposé ? »
Ils lui répondirent :
« Seigneur, viens, et vois. »
    Alors Jésus se mit à pleurer.
    Les Juifs disaient :
« Voyez comme il l’aimait ! »
    Mais certains d’entre eux dirent :
« Lui qui a ouvert les yeux de l’aveugle,
ne pouvait-il pas empêcher Lazare de mourir ? »

    Jésus, repris par l’émotion,
arriva au tombeau.
C’était une grotte fermée par une pierre.
    Jésus dit :
« Enlevez la pierre. »
Marthe, la sœur du défunt, lui dit :
« Seigneur, il sent déjà ;
c’est le quatrième jour qu’il est là. »
    Alors Jésus dit à Marthe :
« Ne te l’ai-je pas dit ?
Si tu crois, tu verras la gloire de Dieu. »
    On enleva donc la pierre.
Alors Jésus leva les yeux au ciel et dit :
« Père, je te rends grâce
parce que tu m’as exaucé.
    Je le savais bien, moi, que tu m’exauces toujours ;
mais je le dis à cause de la foule qui m’entoure,
afin qu’ils croient que c’est toi qui m’as envoyé. »
    Après cela, il cria d’une voix forte :
« Lazare, viens dehors ! »
    Et le mort sortit,
les pieds et les mains liés par des bandelettes,
le visage enveloppé d’un suaire.
Jésus leur dit :
« Déliez-le, et laissez-le aller. »
    Beaucoup de Juifs, qui étaient venus auprès de Marie
et avaient donc vu ce que Jésus avait fait,
crurent en lui.

    – Acclamons la Parole de Dieu.

 

 

Temps de partage

Regardons le début du récit

Jésus, quoique informé de la maladie de son ami, tarde à se rendre à son chevet.

Regardons la fin de ce passage d’évangile :

Jésus fait se lever Lazare, Lazare n’est pas ressuscité car il va mourir à nouveau.

 

Le cœur de ce texte c’est le dialogue entre Marthe et Jésus

La grande révélation de Jésus :

« Moi, je suis la résurrection et la vie.
Celui qui croit en moi,
même s’il meurt, vivra ;
    quiconque vit et croit en moi
ne mourra jamais.
Crois-tu cela ? »

 

 

La profession de foi :

« Oui, Seigneur, je le crois :
tu es le Christ, le Fils de Dieu,
tu es celui qui vient dans le monde. »

 

Sortir Lazare du tombeau donne un argument en plus à ceux qui veulent condamner Jésus !

Par sa mort et sa résurrection,  Jésus nous donne accès à la vraie vie, la vie en Dieu.

 

Et nous ?

 

En s’adressant à Marthe, Jésus s’adresse à chacune et chacun parmi nous.

Quelle réponse je/nous donnons à Jésus ?

 

Un temps de silence

 

 

Intentions de prière

 

 

Nous allons prier avec la confiance de Marthe et de Marie.

Notre monde est traversé par des forces de mort.

Jésus est la résurrection et la vie ! Nous prions dans cette lumière.

 

 

1.         « Cette maladie ne conduit pas à la mort »

Seigneur, nous te prions pour celles et ceux qui souffrent de cette pandémie du coronavirus et pour les personnes qui les assistent et les soignent. Fais naître et grandir  en eux l’espérance de la vie.

 

Écoute nos prières, Seigneur exauce- nous

 

 

2.         « Jésus pleura »

Seigneur, nous te prions pour les personnes qui perdent un être cher, un parent, un conjoint, et qui doivent continuer à assumer leur existence quotidienne,

qu’elles voient, au-delà de la mort, la promesse de la résurrection faite à tout homme.

 

Écoute nos prières, Seigneur exauce- nous

 

 

3.         « De nombreux juifs étaient venus entourer Marthe et Marie »

Seigneur, nous te prions pour les personnes qui meurent seules et pour celles qui sont seules pour porter un deuil. Rends-nous, Seigneur,  attentifs à nos voisins.

 

Écoute nos prières, Seigneur exauce- nous

 

Chaque famille, foyer ou couple, ajoutera d’autres intentions pour des malades ou des endeuillés, les catéchumènes,  en les citant.

Le Père ou la mère de famille ou le plus ancien(ne) :

 

Seigneur Jésus, tu as été ému quand on t’a dit : « celui que tu aimes est malade », écoute le cri de notre prière, sois notre vie et notre résurrection, aujourd’hui et pour les siècles des siècles.

 

 

Notre Père

 

Dieu nous communique son Esprit d’unité et de communion. Nous pouvons lui parler comme Jésus nous l’a enseigné :

Notre Père, qui es aux cieux,
que ton nom soit sanctifié,
que ton règne vienne,
que ta volonté soit faite sur la terre comme au ciel.
Donne-nous aujourd’hui notre pain de ce jour.
Pardonne-nous nos offenses,
comme nous pardonnons aussi à ceux qui nous ont offensés.
Et ne nous laisse pas entrer en tentation
mais délivre-nous du Mal.

Car c'est à Toi qu'appartiennent le Règne,

la puissance et la gloire aux siècles des siècles

Amen

Temps de silence

 

Prière de communion de désir

 

Seigneur Jésus,

 

Tu es vivant, ressuscité présent parmi nous

quand nous sommes rassemblés en ton Nom.

Tu es présent par ta Parole

Qui est nourriture pour notre route.

 

Que ce jeûne eucharistique

Augmente en nous, de jour en jour,

le désir de pouvoir célébrer et  

te recevoir dans le pain eucharistique.

 

Garde nous reliés à toi et à nos frères

par une charité qui ne passera jamais

Amen

 

Bénédiction

Le plus ancien(ne) bénit l’assemblée :

 

 

Que le Seigneur nous bénisse et nous garde ! Que le Seigneur tourne vers nous son visage, et qu’il nous apporte la paix et la guérison.

 

Béni sois Dieu, maintenant et toujours

5e Dimanche du Carême A

Partageons la parole de Dieu avec le frère Nicolas Morin, de la fraternité franciscaine de Besançon (Doubs).

Comprendre

Je suis toujours saisi par la force toujours actuelle de la Parole de Dieu. Elle est vivante, douce comme le miel et tranchante comme le glaive. L’Évangile de ce dimanche nous met face à la mort, brutale, incompréhensible, d’un frère et d’un ami. Lazare pourrait être chacun, chacune d’entre nous, figure de l’humanité blessée. Nous avons goûté l’ivresse d’une vie sans entraves ni limites. Tout semblait permis puisque tout était possible ! Notre terre que nous avons pillée sans merci crie sa désolation. Le Tentateur, le Séducteur, a lié nos mains et nos pieds, mais surtout nos cœurs, par de solides bandelettes. Nous voici enfermés dans une logique que nous ne maîtrisons plus. Nous nous pensions vivants, et nous voici comme morts.

Méditer

« Seigneur, celui que tu aimes est malade. » À la nouvelle de la mort de son ami, le cœur de Jésus se tord de douleur, comme il saignera à la perspective de sa propre mort, au jardin de Gethsémani. Dieu ne veut pas la mort. Il fait sienne notre douleur et notre révolte. Il aurait pu fuir la souffrance et la mort. Il se met en route vers son ami Lazare, vers Jérusalem où il sera crucifié.

« Si tu avais été là… », prient Marthe et sa sœur Marie. Justement non ! Parce que Jésus ne sauve pas à notre manière. Il faut que la mort soit consommée, que nos yeux s’ouvrent sur l’ampleur de notre péché, que nous renoncions à nous sauver nous-mêmes pour qu’enfin nous nous tournions vers le Christ les mains vides, le cœur pauvre et assoiffé.

Plus forte que sa peine et sa révolte, il y a la confiance de Marthe : « Et maintenant, je sais : tout ce que tu demanderas à Dieu, il te le donnera ! » La foi de Marthe ouvre une brèche par laquelle Jésus se révèle tout entier : « JE SUIS la Résurrection et la Vie : qui croit en moi, même s’il est mort, vivra. Crois-tu cela ? »

Le Seigneur Jésus est Vie en plénitude, source jaillissante de Vie. Et parce qu’il ne garde rien pour lui, il nous rend participants de cette Vie donnée par le Père dans la communion de l’Esprit. En donnant sa vie librement sur la croix, Jésus nous fait naître à la vie divine, à cette communion d’amour. Sa mort est le creuset d’une nouvelle création. Notre humanité en est renouvelée, recréée.

« Lazare, viens dehors !... Déliez-le et laissez-le aller. » Jésus, maître de la Vie, nous fait sortir de nos tombeaux, mais nous avons besoin que nos frères et sœurs nous libèrent de nos liens en son nom. Merveilleuse vocation de l’Église que d’être l’instrument de la miséricorde divine, dénouant les liens de toutes nos servitudes.

Prier

 

Seigneur Jésus, maître de la Vie,

aujourd’hui encore, nous courons vers toi

pour te présenter nos frères et sœurs

touchés par la maladie

mais aussi notre monde malade de ses excès.

5e Dimanche du Carême A

Partageons la parole de Dieu avec le frère Nicolas Morin, de la fraternité franciscaine de Besançon (Doubs).

Comprendre

Je suis toujours saisi par la force toujours actuelle de la Parole de Dieu. Elle est vivante, douce comme le miel et tranchante comme le glaive. L’Évangile de ce dimanche nous met face à la mort, brutale, incompréhensible, d’un frère et d’un ami. Lazare pourrait être chacun, chacune d’entre nous, figure de l’humanité blessée. Nous avons goûté l’ivresse d’une vie sans entraves ni limites. Tout semblait permis puisque tout était possible ! Notre terre que nous avons pillée sans merci crie sa désolation. Le Tentateur, le Séducteur, a lié nos mains et nos pieds, mais surtout nos cœurs, par de solides bandelettes. Nous voici enfermés dans une logique que nous ne maîtrisons plus. Nous nous pensions vivants, et nous voici comme morts.

Méditer

« Seigneur, celui que tu aimes est malade. » À la nouvelle de la mort de son ami, le cœur de Jésus se tord de douleur, comme il saignera à la perspective de sa propre mort, au jardin de Gethsémani. Dieu ne veut pas la mort. Il fait sienne notre douleur et notre révolte. Il aurait pu fuir la souffrance et la mort. Il se met en route vers son ami Lazare, vers Jérusalem où il sera crucifié.

« Si tu avais été là… », prient Marthe et sa sœur Marie. Justement non ! Parce que Jésus ne sauve pas à notre manière. Il faut que la mort soit consommée, que nos yeux s’ouvrent sur l’ampleur de notre péché, que nous renoncions à nous sauver nous-mêmes pour qu’enfin nous nous tournions vers le Christ les mains vides, le cœur pauvre et assoiffé.

Plus forte que sa peine et sa révolte, il y a la confiance de Marthe : « Et maintenant, je sais : tout ce que tu demanderas à Dieu, il te le donnera ! » La foi de Marthe ouvre une brèche par laquelle Jésus se révèle tout entier : « JE SUIS la Résurrection et la Vie : qui croit en moi, même s’il est mort, vivra. Crois-tu cela ? »

Le Seigneur Jésus est Vie en plénitude, source jaillissante de Vie. Et parce qu’il ne garde rien pour lui, il nous rend participants de cette Vie donnée par le Père dans la communion de l’Esprit. En donnant sa vie librement sur la croix, Jésus nous fait naître à la vie divine, à cette communion d’amour. Sa mort est le creuset d’une nouvelle création. Notre humanité en est renouvelée, recréée.

« Lazare, viens dehors !... Déliez-le et laissez-le aller. » Jésus, maître de la Vie, nous fait sortir de nos tombeaux, mais nous avons besoin que nos frères et sœurs nous libèrent de nos liens en son nom. Merveilleuse vocation de l’Église que d’être l’instrument de la miséricorde divine, dénouant les liens de toutes nos servitudes.

Prier

 

Seigneur Jésus, maître de la Vie,

aujourd’hui encore, nous courons vers toi

pour te présenter nos frères et sœurs

touchés par la maladie

mais aussi notre monde malade de ses excès.

Fais-nous la grâce de nous convertir

afin que de cette crise aux multiples visages

naisse une humanité nouvelle, une humanité réconciliée

 

 

 

Homélie pour le 5e dimanche de Carême (année A)

 

 

 

 

Textes de la Parole de Dieu : Ezéchiel 37,12-14 ; Psaume 129 ; Saint Paul aux Romains 8,8-11 ; Jean 11,1-45

 

 

Jésus, après avoir hésité, retenu par la peur des apôtres, accomplit le dernier signe miraculeux avant sa propre Pâques : il se rend au tombeau de son ami Lazare.

 

Là, tout semble fini, la tombe est fermée, la pierre est roulée, autour il n’y a que pleurs et désolation chez deux femmes, Marthe et Marie, chez tous les amis et personnes venus pour la circonstance. Comme ce passage prend une ampleur particulière dans le moment hors du commun que nous vivons, et que nous allons vivre pendant plusieurs semaines, avec cette terrible pandémie…  Que de pleurs en ces jours, dans de nombreuses familles qui perdent un être cher, avec bien des difficultés pour vivre et faire un chemin du deuil. Voilà que la peur de la mort nous envahit tous terriblement ces jours ci. Personne n’est à l’abri de cette peur. Nous la traversons tous… Elle est peut être d’autant plus vive que notre rapport à la mort dans notre société a connu de grandes évolutions… J’y reviendrai une autre fois. Qu’il me soit déjà permis de dire qu’il est nécessaire que nous parvenions, non pas à éliminer la peur de la mort, qui est de toute façon inéluctable, mais à la dépasser, à dépasser la crainte de tout ce qui peut porter l’image de la mort. Que veut nous proposer Jésus, notamment à travers le récit d’aujourd’hui ? Jésus nous invite à dépasser la crainte de la mort…

Contemplons l’attitude de Jésus dans ce très beau texte de saint Jean. C’est peut être étonnant, mais c’est essentiel : Jean nous montre que Jésus lui même est ébranlé par l’événement dramatique de la perte d’une personne chère. « Jésus, en son esprit, est saisi d’émotion, est ébranlé (v.33), il pleure (v.35) ; il se rend au tombeau et est repris d’émotion (v.38). Ne peut on pas contempler ici le cœur même de Dieu, loin du mal, mais qui se fait proche de celui qui souffre, il ne fait pas disparaître le mal comme un magicien, mais il souffre avec celui qui souffre, il fait sienne cette souffrance, il la transforme en l’habitant lui même.

 

Jésus souffre de la mort de son ami, mais il ne se laisse pas envahir par la désolation et le découragement. Il va vers le tombeau et là il prie avec confiance son Père : « Père , je te rends grâce parce que tu m’as exaucé… » (v.41) . Prière que nous sommes invités à faire lors de célébrations de funérailles,… Alors il s’écrie d’une voix forte : « Lazare, viens dehors ». Ce cri de Jésus s’adresse à tout homme, parce que nous sommes tous marqués par la mort, oui tous. Ce cri, c’est la voix de Celui qui est le maître de la vie et qui veut que tous, nous « ayons la Vie en abondance » (Jn.10,10). Le Christ ne se résigne pas devant les « tombeaux «  que sont nos péchés, nos choix parfois contradictoires, y compris ceux de dire que l’on peut complètement se passer de Dieu. Non il ne se résigne pas à cela, mais nous invite , nous ordonne, dirions nous en entendant l’appel qu’il fait à Lazare, de sortir des prisons dans lesquelles nous nous enfermons, l’égoïsme,  les fausses réussites, les peurs, les replis sur soi, toutes les formes de rejets du bien commun dont le pape François nous a parlé lors de sa bénédiction extraordinaire pour la ville et pour le monde qu’il a prononcé vendredi dernier. Il nous invite à sortir des ténèbres : « Viens dehors », oui il nous dit, il te dit, il me dit, « viens dehors » !. C’est une belle invitation à la véritable liberté. Demandons au Seigneur, sincèrement, la grâce de nous laisser saisir par ces paroles que Jésus répète aujourd’hui à chacune et chacun d’entre nous : Oui… « viens dehors » !

Lazare se libère des bandelettes, libérons nous des nôtres : celle de la  l’auto suffisance, de l’orgueil, de l’insouciance, du doute de la raison comme obstacle à la grâce. L’orgueil nous rend esclave de nous-mêmes, esclaves de tant de choses matérielles, de tant d’idoles éphémères. Sans doutes que la crise que nous vivons met le doigt sur ces plaies profondes de nos sociétés .. Mais notre résurrection commence là : quand nous décidons « d’obéir », comme Lazare, à l’appel de Jésus, en sortant à la lumière (comme l’aveugle-né dans l’épisode de la semaine dernière), en nous ouvrant à la vie, en posant un acte de foi, comme Marie, comme Marthe en Celui qui nous dit « Moi, je suis la résurrection et la vie , celui qui croit en moi, même s’il meurt vivra » (Jn.11,25). Chacune et chacun, dans ce contexte difficile, devons réfléchir aux petites résurrections qui vont devoir surgir de cette crise. Patience, laissons monter dans nos cœurs celles-ci, ne les exprimons pas tout de suite, avec précipitations… Il faut que la Vie surgisse de la profondeur de nos cœurs. Et il faut du temps, le temps d’un deuil, d’un monde à un autre, d’une réalité de vie à une autre.

 

Le geste de Dieu qui ressuscite Lazare montre jusqu’où peut aller la grâce de Dieu envers notre humanité dans ce parcours terrestre de la vie, donc jusqu’où peut aller notre conversion, notre changement, personnel, sociétal, dans le bien commun à tous.

 

Face à toutes les questions qui surgissent ces jours, face à toutes les angoisses légitimes qui peuvent être les nôtres, deux voies s’offrent à nous : Nous enfermer dans nos tristesses, ou laisser Jésus s’approcher de nos tombeaux. Chacune et chacun d’entre nous a au fond de lui même, déjà un ou des petits tombeaux, des zones mortifères dans son cœur, des blessures que l’on n’arrive ou que l’on ne veut pas dépasser.

Identifions les multiples petits tombeaux que nous avons à l’intérieur du cœur, et là, invitons Jésus. Oui invitons-le… C’est étrange, ces fausses pudeurs qui nous envahissent parfois, à vouloir rester seuls quand cela ne va pas, à nous laisser enfermer dans des grottes obscures de la recherche de soi que par soi-même, en ruminant et en sombrant dans l’angoisse et la peur paralysantes. On appelle cela communément « broyer du noir » : nos vies sont nouées autour des différents problèmes qui s’enchevêtrent en cascade…. Quelle angoisse !

 

Osons et encourageons nous les uns et les autres,  et disons-nous: « invitons Jésus dans notre cœur », entendons cette parole : « venez à moi vous tous qui peinez, et moi je vous procurerai le repos (Mt.11,28).

 

Nous traversons une profonde crise,  dont il est bien trop tôt pour mesurer toutes les conséquences. Par mes propos je ne veux pas la minimiser, lui tourner le dos, ce serait une autre porte d’entrée à la peur. Noua allons devoir connaître des jours encore plus difficiles, malgré la lutte acharnée de nos médecins et soignants sur tout le territoire et bien au delà.

Cependant, Jésus nous dit ce matin : « enlevez la pierre », si lourde qu’elle soit. Enlevons devant lui les pierres de nos cœurs qui l’empêchent d’entrer. Ne barrons pas l’entrée du Seigneur. Voilà qui nous laisse deviner « l’entrée de Jésus à Jérusalem », que nous prierons en la fête des Rameaux. :ce sera pour entrer ,  nous mêmes, dans son  propre passion : Jésus lui-même sera mis dans un tombeau.  Ce tombeau ce n’est pas nous qui l’ouvrons, mais Dieu lui même, par amour infini et éternel de la vie. : c’est la Pâque du Christ.

 Notre foi c’est l’annonce de la joie du  Seigneur vivant, de la joie de la vie en Dieu. Aujourd’hui entendons la voix de Dieu dans la bouche du prophète Ezéchiel : « je vais ouvrir vos tombeaux, je vous en ferai remonter, je mettrai en vous mon esprit, je vous donnerai le repos sur la terre. Alors vous saurez que je suis le Seigneur, j’ai parlé, et je le ferai. Oracle du Seigneur (première lecture de ce dimanche). Avec le Christ , cet Esprit est la grâce de notre baptême. Ravivons celui-ci , une nouvelle fois, en ce cinquième dimanche de Carême.                                       

 

 Père Frédéric Benoist

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Published by paroisse du Raincy - dans Messe en ligne
29 mars 2020 7 29 /03 /mars /2020 10:02

Feuille d’informations Paroissiales du 29 Mars 2020 n° 353

 

 

JESUS ET SON AMI LAZARE

La résurrection de Lazare est entourée d’une grande tendresse et d’une grande amitié. « Celui que tu aimes », est-il dit à Jésus.  » De nombreux juifs qui étaient venus entourer Marie… » « Les juifs venus avec elle pleuraient aussi. » « Voyez comme ils l’aimaient ! »

Ces Pharisiens sont bien différents de ceux qui accablent Jésus, même si quelques-uns peuvent s’étonner qu’il n’ait pas empêché Lazare de mourir. Ils le pensent comme le disent Marthe et Marie. En cela, il n’y a aucune hostilité. Ils croient en Jésus. (Jean 11. 45). A la veille des jours de la Passion, où tant de haine va se manifester, ce moment de Béthanie est une halte paisible, parce qu’elle est vécue en une humanité où peut se réaliser la gloire de Dieu : « Pour cette foule qui est autour de moi, afin qu’ils croient que tu m’as envoyé » (Jean 11. 42).

 En effet, la résurrection de Lazare est une merveilleuse illustration d’une foi déjà christologique. Elle nous montre comment, dans la personne de Jésus la nature humaine et la nature divine s’unissent sans se confondre. D’une certaine façon, l’Incarnation devient tangible et prend tout son sens. Il est l’ami, l’homme qui pleure, en même temps qu’il est la Résurrection et la vie, parce que Dieu est amour ! Pour nous aussi, la résurrection est un fait présent parce qu’en nous il est la Vie, « par son Esprit qui vit en nous » (Romains 8. 11). « Je mettrai en vous mon esprit et vous vivrez » (Ezéchiel 37. 14).

Cette rencontre de Béthanie, nous conduit au cœur du mystère de la résurrection du Christ, triomphalement célébrée au matin de Pâques. Nous ne pouvons approcher l’un des aspects du mystère du Christ sans y inclure les autres. Le Vendredi Saint et le dimanche de Pâques forment un même et unique mystère pascal.

 

 

 

Dimanche 29 Mars 2020 – 5e Dimanche de Carême, de L’année A

 

Lectures de la messe

 

 Lecture du livre du prophète Ézékiel 37,12-14

Ainsi parle le Seigneur Dieu :Je vais ouvrir vos tombeaux et je vous en ferai remonter, ô mon peuple, et je vous ramènerai sur la terre d’Israël.   Vous saurez que Je suis le Seigneur, quand j’ouvrirai vos tombeaux et vous en ferai remonter, ô mon peuple !    Je mettrai en vous mon esprit, et vous vivrez ;je vous donnerai le repos sur votre terre. Alors vous saurez que Je suis le Seigneur :j’ai parlé et je le ferai– oracle du Seigneur. –Parole du Seigneur.

 Psaume :  R/ Près du Seigneur est l’amour, près de lui abonde le rachat. (Ps 129)

Des profondeurs je crie vers toi, Seigneur, Seigneur, écoute mon appel !Que ton oreille se fasse attentive au cri de ma prière !

Si tu retiens les fautes, Seigneur, Seigneur, qui subsistera ?Mais près de toi se trouve le pardon
pour que l’homme te craigne.

J’espère le Seigneur de toute mon âme ;je l’espère, et j’attends sa parole . Mon âme attend le Seigneur plus qu’un veilleur ne guette l’aurore.

Oui, près du Seigneur, est l’amour ;près de lui, abonde le rachat . C’est lui qui rachètera Israël de toutes ses fautes.

DEUXIÈME LECTURE : Lecture de la lettre de saint Paul Apôtre aux Romains (Rm 8, 8-11)

Frères,    ceux qui sont sous l’emprise de la chair ne peuvent pas plaire à Dieu.   Or, vous, vous n’êtes pas sous l’emprise de la chair, mais sous celle de l’Esprit, puisque l’Esprit de Dieu habite en vous.Celui qui n’a pas l’Esprit du Christ ne lui appartient pas.   Mais si le Christ est en vous, le corps, il est vrai, reste marqué par la mort à cause du péché, mais l’Esprit vous fait vivre, puisque vous êtes devenus des justes.    Et si l’Esprit de celui qui a ressuscité Jésus d’entre les morts habite en vous ,celui qui a ressuscité Jésus, le Christ, d’entre les morts 
donnera aussi la vie à vos corps mortels par son Esprit qui habite en vous.

Évangile de Jésus Christ selon saint Jean (11,1-41)

    En ce temps-là,    il y avait quelqu’un de malade, Lazare, de Béthanie, le village de Marie et de Marthe, sa sœur.    Or Marie était celle qui répandit du parfum sur le Seigneur et lui essuya les pieds avec ses cheveux. C’était son frère Lazare qui était malade.    Donc, les deux sœurs envoyèrent dire à Jésus :« Seigneur, celui que tu aimes est malade. »   En apprenant cela, Jésus dit :« Cette maladie ne conduit pas à la mort, elle est pour la gloire de Dieu, afin que par elle le Fils de Dieu soit glorifié. »    Jésus aimait Marthe et sa sœur, ainsi que Lazare.    Quand il apprit que celui-ci était malade, il demeura deux jours encore à l’endroit où il se trouvait.    Puis, après cela, il dit aux disciples :« Revenons en Judée. »    Les disciples lui dirent :« Rabbi, tout récemment, les Juifs, là-bas, cherchaient à te lapider, et tu y retournes ? »    Jésus répondit :« N’y a-t-il pas douze heures dans une journée ?Celui qui marche pendant le jour ne trébuche pas, parce qu’il voit la lumière de ce monde ;    mais celui qui marche pendant la nuit trébuche, parce que la lumière n’est pas en lui. »
    Après ces paroles, il ajouta :« Lazare, notre ami, s’est endormi ;mais je vais aller le tirer de ce sommeil. »    Les disciples lui dirent alors :« Seigneur, s’il s’est endormi, il sera sauvé. »    Jésus avait parlé de la mort ;eux pensaient qu’il parlait du repos du sommeil.    Alors il leur dit ouvertement :« Lazare est mort,    et je me réjouis de n’avoir pas été là, à cause de vous, pour que vous croyiez. Mais allons auprès de lui ! »    Thomas, appelé Didyme (c’est-à-dire Jumeau),
dit aux autres disciples :« Allons-y, nous aussi, pour mourir avec lui ! »

    À son arrivée, Jésus trouva Lazare au tombeau depuis quatre jours déjà.    Comme Béthanie était tout près de Jérusalem– à une distance de quinze stades (c’est-à-dire une demi-heure de marche environ) –,    beaucoup de Juifs étaient venus réconforter Marthe et Marie au sujet de leur frère.
    Lorsque Marthe apprit l’arrivée de Jésus, elle partit à sa rencontre, tandis que Marie restait assise à la maison.    Marthe dit à Jésus :« Seigneur, si tu avais été ici, mon frère ne serait pas mort.    Mais maintenant encore, je le sais ,tout ce que tu demanderas à Dieu, Dieu te l’accordera. »    Jésus lui dit :« Ton frère ressuscitera. »    Marthe reprit :« Je sais qu’il ressuscitera à la résurrection, au dernier jour. »    Jésus lui dit :« Moi, je suis la résurrection et la vie. Celui qui croit en moi, même s’il meurt, vivra ;    quiconque vit et croit en moi ne mourra jamais. Crois-tu cela ? »    Elle répondit :« Oui, Seigneur, je le crois :tu es le Christ, le Fils de Dieu, tu es celui qui vient dans le monde. »

    Ayant dit cela, elle partit appeler sa sœur Marie, et lui dit tout bas :« Le Maître est là, il t’appelle. »    Marie, dès qu’elle l’entendit, se leva rapidement et alla rejoindre Jésus.    Il n’était pas encore entré dans le village, mais il se trouvait toujours à l’endroit où Marthe l’avait rencontré.
    Les Juifs qui étaient à la maison avec Marie et la réconfortaient, la voyant se lever et sortir si vite, la suivirent ;ils pensaient qu’elle allait au tombeau pour y pleurer.    Marie arriva à l’endroit où se trouvait Jésus. Dès qu’elle le vit, elle se jeta à ses pieds et lui dit :« Seigneur, si tu avais été ici, mon frère ne serait pas mort. »    Quand il vit qu’elle pleurait, et que les Juifs venus avec elle pleuraient aussi, Jésus, en son esprit, fut saisi d’émotion, il fut bouleversé,    et il demanda :« Où l’avez-vous déposé ? »Ils lui répondirent :« Seigneur, viens, et vois. »    Alors Jésus se mit à pleurer.    Les Juifs disaient :« Voyez comme il l’aimait ! »    Mais certains d’entre eux dirent :« Lui qui a ouvert les yeux de l’aveugle, ne pouvait-il pas empêcher Lazare de mourir ? »

    Jésus, repris par l’émotion, arriva au tombeau. C’était une grotte fermée par une pierre.    Jésus dit :« Enlevez la pierre. »Marthe, la sœur du défunt, lui dit :« Seigneur, il sent déjà ;c’est le quatrième jour qu’il est là. »    Alors Jésus dit à Marthe :« Ne te l’ai-je pas dit ?Si tu crois, tu verras la gloire de Dieu. »    On enleva donc la pierre. Alors Jésus leva les yeux au ciel et dit :« Père, je te rends grâce parce que tu m’as exaucé.    Je le savais bien, moi, que tu m’exauces toujours ;mais je le dis à cause de la foule qui m’entoure, afin qu’ils croient que c’est toi qui m’as envoyé. »    Après cela, il cria d’une voix forte :« Lazare, viens dehors ! »    Et le mort sortit, les pieds et les mains liés par des bandelettes, le visage enveloppé d’un suaire. Jésus leur dit :« Déliez-le, et laissez-le aller. »   Beaucoup de Juifs, qui étaient venus auprès de Marie et avaient donc vu ce que Jésus avait fait, crurent en lui

 

 

 

 

L’église est ouverte tous les jours de 8 h à 19 h. On peut venir s’y recueillir individuellement (pas plus de 20 personnes en même temps…. Cela nous laisse de la marge ! Pas de conversations entre nous à moins d’un mètre, pas de poignées de mains, un salut de loin… le présentoir des cierges est régulièrement désinfecté … merci de votre compréhension. Munissez-vous de votre attestation.

 

Résultat de recherche d'images pour "illustrations messes"Vos prêtres prient pour vous et avec vous : Tous les jours, en privé, dans la crypte, vos prêtres célèbrent les Laudes (office du matin) à 9 h ; la messe à 12 h ; les Vêpres (office du soir) à 19 h. Nous pouvons nous unir dans la prière avec vous. Vous pouvez nous envoyer vos intentions par email : paroisse.leraincy@wanadoo.fr; par téléphone ou en déposant l’intention dans la boîte aux lettres du presbytère

Messes : Elle est diffusée chaque jour sur KTO, les dimanches sur France 2, à la radio sur France Culture, différentes initiatives sur Youtube ou Facebook…

 

 

 

Pour célébrer le sacrement de la réconciliation : sur rendez-vous. Le bureau d’accuiel est aménagé pour les circonstances.

 

 

 

 


Prenons soin des uns des autres : un appel téléphonique… faire les courses pour une personne âgée, tout autre signe de solidarité dans le respect strict des consignes d’hygiène est possible.  Votre curé est aussi à votre disposition et à votre écoute : 01 43 81 14 98 ; 06 11 15 85 52

 

Maintenons notre soutien financier à notre paroisse : D’avance merci !!

 la Conférence des Evêques de France a mis en place le site de quête en ligne, voici les informations relatives à son utilisation :

  • le site a pour adresse: quête.catholique.fr
  • il est opérationnel dès aujourd'hui 
  • l'internaute choisit son diocèse : le nôtre est "SAINT DENIS (93)"
  • puis saisit dans la case « paroisse », le nom de la ville et le nom de sa paroisse

exemple:  Le Raincy ; Paroisse Notre Daame

  • le geste financier du fidèle reviendra à sa paroisse.
  • Vous pouvez aussi faire un don  (chèque à l’ordre de « Paroisse du Raincy ») en le déposant dans la boîte aux lettres du presbytère, 40 allée du Jardin anglais ou par la Poste
  • Pour le denier de l’Eglise (avec abattement fiscal : chèque à l’ordre de ADSD, Paroisse du Raincy (attention la maison diocésaine étant fermée pour l’instant ne vous inqiétez pas si vos chèques ne sont pas tout de suite encaissés.

 

Notre paroisse relaye des informations sur :             

Facebook : Notre-Dame du Raincy

Instagram : notredemeduraincy

Twitter : Notredameduraincy

 

Adresse postale : 40 Allée du Jardin anglais, 93340 LE RAINCY 0143811498

 

 

 

 

Méditation de l’Angelus avec le Pape François, le 22 Mars 202o

 Au centre de la liturgie de ce quatrième dimanche de carême, il y a le thème de la lumière. L’Evangile (cf. Jn 9, 1-41) raconte l’épisode de l’homme aveugle de naissance, auquel Jésus donne la vue. Ce signe miraculeux est la confirmation de l’affirmation de Jésus, qui dit de lui-même: «Je suis la lumière du monde» (v. 5), la lumière qui éclaire nos ténèbres. Jésus est ainsi. Il éclaire à deux niveaux: l’un physique et l’autre spirituel: l’aveugle reçoit d’abord la vue des yeux, puis il est conduit à la foi dans le «Fils de l’homme» (v. 35), c’est-à-dire en Jésus. C’est tout un parcours. Il serait beau aujourd’hui que vous preniez tous l’Evangile de Jean, chapitre 9, et que vous lisiez ce passage: il est tellement beau et cela nous fera beaucoup de bien de le lire une nouvelle fois, ou une deuxième fois. Les prodiges que Jésus accomplit ne sont pas des gestes spectaculaires, mais ils ont pour but de conduire à la foi à travers un chemin de transformation intérieure.

Les docteurs de la loi — qui étaient là, un groupe — s’obstinent à ne pas admettre le miracle, et ils posent des questions insidieuses à l’homme guéri. Mais celui-ci les déconcerte par la force de la réalité : «Il y a une chose que je sais: j’étais aveugle, et à présent je vois» (v. 25). Au milieu de la défiance et de l’hostilité de ceux qui l’entourent et l’interrogent incrédules, il accomplit un itinéraire qui le conduit petit à petit à découvrir l’identité de Celui qui lui a ouvert les yeux et à confesser la foi en Lui. Il le considère d’abord comme un prophète (cf. v. 17); puis il le reconnaît comme quelqu’un qui vient de Dieu (cf. v. 33); enfin, il l’accueille comme le Messie et il se prosterne devant Lui (cf. vv. 36-38). Il a compris qu’en lui donnant la vue, Jésus a «manifesté les œuvres de Dieu» (cf. v. 3).

Puissions-nous aussi faire cette expérience! Grâce à la lumière de la foi, celui qui était aveugle découvre sa nouvelle identité. Il est désormais une «nouvelle créature», en mesure de voir sa vie et le monde qui l’entoure sous une nouvelle lumière, parce qu’il est entré en communion avec le Christ, il est entré dans une autre dimension. Il n’est plus un mendiant marginalisé par la communauté; il n’est plus esclave de la cécité et du préjudice. Son chemin d’illumination est une métaphore du parcours de libération du péché auquel nous sommes appelés. Le péché est comme un voile sombre qui couvre notre visage et nous empêche de nous voir clairement nous-mêmes et le monde; le pardon du Seigneur ôte cette couche d’ombre et de ténèbres et nous redonne une nouvelle lumière. Que le Carême que nous sommes en train de vivre soit un temps opportun et précieux pour nous rapprocher du Seigneur, en demandant sa miséricorde, sous les diverses formes que notre Mère l’Eglise nous propose.

L’aveugle guéri, qui voit désormais aussi bien avec les yeux du corps qu’avec ceux de l’âme, est l’image de tout baptisé, qui plongé dans la Grâce, a été arraché aux ténèbres et placé dans la lumière de la foi. Mais il ne suffit pas de recevoir la lumière, il faut devenir lumière. Chacun de nous est appelé à accueillir la lumière divine pour la manifester à travers toute sa vie. Les premiers chrétiens, les théologiens des premiers siècles, disaient que la communauté des chrétiens, c’est-à-dire l’Eglise, était le «mystère de la lune», parce qu’elle donnait la lumière, mais ce n’était pas sa propre lumière, c'était la lumière qu’elle recevait du Christ. Nous aussi nous devons être «mystère de la lune»: donner la lumière reçue du soleil, qui est le Christ, le Seigneur. Saint Paul nous le rappelle aujourd’hui: «Conduisez-vous comme des enfants de lumière — or la lumière a pour fruit tout ce qui est bonté, justice et vérité » (Ep 5, 8-9). La semence de vie nouvelle placée en nous dans le Baptême est comme l’étincelle d’un feu, qui purifie tout d'abord nous-mêmes, brûlant le mal que nous avons dans notre cœur, et qui nous permet de briller et d’éclairer. Avec la lumière de Jésus.

Que la Très Sainte Vierge Marie nous aide à imiter l’homme aveugle de l’Evangile, afin que nous puissions être inondés par la lumière du Christ et nous mettre en chemin avec Lui sur la voie du salut.

 

 

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28 mars 2020 6 28 /03 /mars /2020 17:34

Supplication au Seigneur pour la guérison d’un monde blessé et souffrant

 

 

Vrai Dieu et vrai homme, réellement présent en ce saint Sacrement

Nous t’adorons Seigneur

Notre Sauveur, Dieu avec nous, fidèle et riche en miséricorde

Nous t’adorons Seigneur

Roi et Seigneur de la création et de l’Histoire

Nous t’adorons Seigneur

Vainqueur du péché et de la mort

Nous t’adorons Seigneur

Ami de l’homme, ressuscité et vivant à la droite du Père

Nous t’adorons Seigneur

 

Fils unique du Père descendu du Ciel pour notre salut

Nous croyons en Toi Seigneur

Médecin céleste qui l’inclines sur notre misère

Nous croyons en Toi Seigneur

Agneau immolé qui t’offre pour nous racheter du mal

Nous croyons en Toi Seigneur

Bon pasteur qui donne la vie pour ton troupeau

Nous croyons en Toi Seigneur

Pain vivant et médecin d’immortalité qui nous donnes la vie éternelle

Nous croyons en Toi Seigneur

 

Du pouvoir de Satan et des séductions du monde

Libère-nous Seigneur

De l’orgueil et de la quête du pouvoir

Libère-nous Seigneur

Des engrenages de la peur et de l’angoisse

Libère-nous Seigneur

De l’incrédulité et du désespoir

Libère-nous Seigneur

De la dureté du cœur et de l’incapacité à aimer

Libère-nous Seigneur

 

De tous les maux qui affligent l’humanité

Sauve-nous Seigneur

De la faim et de la famine

Sauve-nous Seigneur

Des maladies, des épidémies et de la peur du frère

Sauve-nous Seigneur

De la folie dévastatrice, des intérêts sans pitié et de la violence

Sauve-nous Seigneur

Des tromperies, de la mauvaise information et des manipulations de la conscience

Sauve-nous Seigneur

 

Regarde ton Eglise qui traverse le désert

Console-nous Seigneur

Regarde l’humanité frappée par la peur et par l’angoisse

Console-nous Seigneur

Regarde les malades et les moribonds opprimés par la solitude

Console-nous Seigneur

Regarde les médecins et les opérateurs de santé, épuisés par la fatigue

Console-nous Seigneur

Regarde les responsables politiques et les administrateurs qui porte le poids des choix

Console nous Seigneur

 

A l’heure de l’épreuve et de la perte

Donne-nous ton Esprit Seigneur

Dans la tentation et dans la fragilité

Donne-nous ton Esprit Seigneur

Dans le combat contre le mal et le péché

Donne-nous ton Esprit Seigneur

Dans la recherche du vrai bien et de la vraie joie

Donne-nous ton Esprit Seigneur

Dans la décision de demeurer en Toi et dans ton amitié

Donne-nous ton Esprit Seigneur

 

Si le péché nous opprime

Ouvre-nous à l’espérance Seigneur

Si la haine nous ferme le cœur

Ouvre nous à l’espérance Seigneur

Si la douleur nous visite

Ouvre-nous à l’espérance Seigneur

Si l’indifférence nous angoisse

Ouvre-nous à l’espérance Seigneur

Si la mort nous anéanti

Ouvre-nous à l’espérance Seigneur

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Published by paroisse du Raincy - dans Prière
28 mars 2020 6 28 /03 /mars /2020 17:30

 

Ce jour-là, le soir venu, il dit à ses disciples : « Passons sur l’autre rive. » Quittant la foule, ils emmenèrent Jésus, comme il était, dans la barque, et d’autres barques l’accompagnaient.

 Survient une violente tempête. Les vagues se jetaient sur la barque, si bien que déjà elle se remplissait. Lui dormait sur le coussin à l’arrière. Les disciples le réveillent et lui disent : « Maître, nous sommes perdus ; cela ne te fait rien ? »

 Réveillé, il menaça le vent et dit à la mer : « Silence, tais-toi ! » Le vent tomba, et il se fit un grand calme.

 Jésus leur dit : « Pourquoi êtes-vous si craintifs ? N’avez-vous pas encore la foi ? »

 Saisis d’une grande crainte, ils se disaient entre eux : « Qui est-il donc, celui-ci, pour que même le vent et la mer lui obéissent ? »

Marc 4,35-41

 

 

 

« L’heure du choix »

 

 

 

 

Méditation du pape François sur la place saint Pierre à l’occasion de la bénédiction exceptionnelle « Ubi et Orbi » du 27 Mars 2020

«Le soir venu» (Mc 4, 35). Ainsi commence l’Evangile que nous avons écouté. Depuis des semaines, la nuit semble tomber. D’épaisses ténèbres couvrent nos places, nos routes et nos villes; elles se sont emparées de nos vies en remplissant tout d’un silence assourdissant et d’un vide désolant, qui paralyse tout sur son passage: cela se sent dans l’air, cela se ressent dans les gestes, les regards le disent. Nous nous retrouvons apeurés et perdus. Comme les disciples de l’Evangile, nous avons été pris au dépourvu par une tempête inattendue et furieuse. Nous rendons compte que nous nous trouvons dans la même barque, tous fragiles et désorientés, mais en même temps tous importants et nécessaires, tous appelés à ramer ensemble, tous ayant besoin de nous réconforter mutuellement. Dans cette barque… nous trouvons tous. Comme ces disciples qui parlent d’une seule voix et dans l’angoisse disent: «Nous sommes perdus» (v. 38), nous aussi, nous nous apercevons que nous ne pouvons pas aller de l’avant chacun tout seul, mais seulement ensemble.

Il est facile de nous retrouver dans ce récit. Ce qui est difficile, c’est de comprendre le comportement de Jésus. Alors que les disciples sont naturellement inquiets et désespérés, il est à l’arrière, à l’endroit de la barque qui coulera en premier. Et que fait-il? Malgré tout le bruit, il dort serein, confiant dans le Père – c’est la seule fois où, dans l’Evangile, nous voyons Jésus dormir –. Puis, quand il est réveillé, après avoir calmé le vent et les eaux, il s’adresse aux disciples sur un ton de reproche: «Pourquoi êtes-vous si craintifs? N’avez-vous pas encore la foi?» (v. 40).

Cherchons à comprendre. En quoi consiste le manque de foi de la part des disciples, qui s’oppose à la confiance de Jésus? Ils n’avaient pas cessé de croire en lui. En effet, ils l’invoquent. Mais voyons comment ils l’invoquent: «Maître, nous sommes perdus; cela ne te fait rien?» (v. 38). Cela ne te fait rien: ils pensent que Jésus se désintéresse d’eux, qu’il ne se soucie pas d’eux. Entre nous, dans nos familles, l’une des choses qui fait le plus mal, c’est quand nous nous entendons dire: “Tu ne te soucies pas de moi?”. C’est une phrase qui blesse et déclenche des tempêtes dans le cœur. Cela aura aussi touché Jésus, car lui, plus que personne, tient à nous. En effet, une fois invoqué, il sauve ses disciples découragés.

La tempête démasque notre vulnérabilité et révèle ces sécurités, fausses et superflues, avec lesquelles nous avons construit nos agendas, nos projets, nos habitudes et priorités. Elle nous démontre comment nous avons laissé endormi et abandonné ce qui alimente, soutient et donne force à notre vie ainsi qu’à notre communauté. La tempête révèle toutes les intentions d’“emballer” et d’oublier ce qui a nourri l’âme de nos peuples, toutes ces tentatives d’anesthésier avec des habitudes apparemment “salvatrices”, incapables de faire appel à nos racines et d’évoquer la mémoire de nos anciens, en nous privant ainsi de l’immunité nécessaire pour affronter l’adversité.

À la faveur de la tempête, est tombé le maquillage des stéréotypes avec lequel nous cachions nos “ego” toujours préoccupés de leur image ; et reste manifeste, encore une fois, cette appartenance commune (bénie), à laquelle nous ne pouvons pas nous soustraire: le fait d’être frères.

«Pourquoi êtes-vous si craintifs? N’avez-vous pas encore la foi?». Seigneur, ce soir, ta Parole nous touche et nous concerne tous. Dans notre monde, que tu aimes plus que nous, nous sommes allés de l’avant à toute vitesse, en nous sentant forts et capables dans tous les domaines. Avides de gains, nous nous sommes laissé absorber par les choses et étourdir par la hâte. Nous ne nous sommes pas arrêtés face à tes rappels, nous ne nous sommes pas réveillés face à des guerres et à des injustices planétaires, nous n’avons pas écouté le cri des pauvres et de notre planète gravement malade. Nous avons continué notre route, imperturbables, en pensant rester toujours sains dans un monde malade. Maintenant, alors que nous sommes dans une mer agitée, nous t’implorons: “Réveille-toi Seigneur!”.

«Pourquoi êtes-vous si craintifs? N’avez-vous pas encore la foi?». Seigneur, tu nous adresses un appel, un appel à la foi qui ne consiste pas tant à croire que tu existes, mais à aller vers toi et à se fier à toi. Durant ce Carême, ton appel urgent résonne : “Convertissez-vous”, «Revenez à moi de tout votre cœur» (Jl 2, 12). Tu nous invites à saisir ce temps d’épreuve comme un temps de choix. Ce n’est pas le temps de ton jugement, mais celui de notre jugement: le temps de choisir ce qui importe et ce qui passe, de séparer ce qui est nécessaire de ce qui ne l’est pas. C’est le temps de réorienter la route de la vie vers toi, Seigneur, et vers les autres. Et nous pouvons voir de nombreux compagnons de voyage exemplaires qui, dans cette peur, ont réagi en donnant leur vie. C’est la force agissante de l’Esprit déversée et transformée en courageux et généreux dévouements. C’est la vie de l’Esprit capable de racheter, de valoriser et de montrer comment nos vies sont tissées et soutenues par des personnes ordinaires, souvent oubliées, qui ne font pas la une des journaux et des revues ni n’apparaissent dans les grands défilés du dernier show mais qui, sans aucun doute, sont en train d’écrire aujourd’hui les évènements décisifs de notre histoire: médecins, infirmiers et infirmières, employés de supermarchés, agents d’entretien, fournisseurs de soin à domicile, transporteurs, forces de l’ordre, volontaires, prêtres, religieuses et tant et tant d’autres qui ont compris que personne ne se sauve tout seul. Face à la souffrance, où se mesure le vrai développement de nos peuples, nous découvrons et nous expérimentons la prière sacerdotale de Jésus: «Que tous soient un » (Jn 17, 21). Que de personnes font preuve chaque jour de patience et insufflent l’espérance, en veillant à ne pas créer la panique mais la co-responsabilité! Que de pères, de mères, de grands-pères et de grands-mères, que d’enseignants montrent à nos enfants, par des gestes simples et quotidiens, comment affronter et traverser une crise en réadaptant les habitudes, en levant les regards et en stimulant la prière! Que de personnes prient, offrent et intercèdent pour le bien de tous. La prière et le service discret: ce sont nos armes gagnantes!

«Pourquoi avez-vous peur? N’avez-vous pas encore la foi? ». Le début de la foi, c’est de savoir qu’on a besoin de salut. Nous ne sommes pas autosuffisants; seuls, nous faisons naufrage: nous avons besoin du Seigneur, comme les anciens navigateurs, des étoiles. Invitons Jésus dans les barques de nos vies. Confions-lui nos peurs, pour qu’il puisse les vaincre. Comme les disciples, nous ferons l’expérience qu’avec lui à bord, on ne fait pas naufrage. Car voici la force de Dieu: orienter vers le bien tout ce qui nous arrive, même les choses tristes. Il apporte la sérénité dans nos tempêtes, car avec Dieu la vie ne meurt jamais.

Le Seigneur nous interpelle et, au milieu de notre tempête, il nous invite à réveiller puis à activer la solidarité et l’espérance capables de donner stabilité, soutien et sens en ces heures où tout semble faire naufrage. Le Seigneur se réveille pour réveiller et raviver notre foi pascale. Nous avons une ancre: par sa croix, nous avons été sauvés. Nous avons un gouvernail: par sa croix, nous avons été rachetés. Nous avons une espérance: par sa croix, nous avons été rénovés et embrassés afin que rien ni personne ne nous sépare de son amour rédempteur. Dans l’isolement où nous souffrons du manque d’affections et de rencontres, en faisant l’expérience du manque de beaucoup de choses, écoutons une fois encore l’annonce qui nous sauve: il est ressuscité et vit à nos côtés. Le Seigneur nous exhorte de sa croix à retrouver la vie qui nous attend, à regarder vers ceux qui nous sollicitent, à renforcer, reconnaître et stimuler la grâce qui nous habite. N’éteignons pas la flamme qui faiblit (cf. Is 42, 3) qui ne s’altère jamais, et laissons-la rallumer l’espérance.

Embrasser la croix, c’est trouver le courage d’embrasser toutes les contrariétés du temps présent, en abandonnant un moment notre soif de toute puissance et de possession, pour faire place à la créativité que seul l’Esprit est capable de susciter. C’est trouver le courage d’ouvrir des espaces où tous peuvent se sentir appelés, et permettre de nouvelles formes d’hospitalité et de fraternité ainsi que de solidarité. Par sa croix, nous avons été sauvés pour accueillir l’espérance et permettre que ce soit elle qui renforce et soutienne toutes les mesures et toutes les pistes possibles qui puissent aider à nous préserver et à sauvegarder. Étreindre le Seigneur pour embrasser l’espérance, voilà la force de la foi, qui libère de la peur et donne de l’espérance.

«Pourquoi êtes-vous si craintifs? N’avez-vous pas encore la foi? » Chers frères et sœurs, de ce lieu, qui raconte la foi, solide comme le roc, de Pierre, je voudrais ce soir vous confier tous au Seigneur, par l’intercession de la Vierge, salut de son peuple, étoile de la mer dans la tempête. Que, de cette colonnade qui embrasse Rome et le monde, descende sur vous, comme une étreinte consolante, la bénédiction de Dieu.

Seigneur, bénis le monde, donne la santé aux corps et le réconfort aux cœurs. Tu nous demandes de ne pas avoir peur. Mais notre foi est faible et nous sommes craintifs. Mais toi, Seigneur, ne nous laisse pas à la merci de la tempête. Redis encore : « N’ayez pas peur » (Mt 28, 5). Et nous, avec Pierre, “nous nous déchargeons sur toi de tous nos soucis, car tu prends soin de nous” (cf. 1P 5, 7).

 

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Published by paroisse du Raincy - dans Déclarations & documents
28 mars 2020 6 28 /03 /mars /2020 12:25

Notre Communauté au quotidien

avec Notre-Dame de la Consolation

 

« Courage et confiance »

 

Date : Samedi 28 Mars 2020

 

 

 

Textes du Jour :  Jérémie 11,18-20 ; Psaume 7 ; Jean 7,40-53

 

 

Nous nous étonnons parfois que tant de nos contemporains, les autres bien sûr,  hésitent à suivre le Christ, à venir au Christ, et qu'ils s'éloignent peu à peu de lui par manque de temps pour le rencontrer. Que dirions-nous aujourd’hui de nous même dans cette actualité si tourmentée et anxiogène !!Mais lorsque nous relisons ce passage de saint Jean, nous nous apercevons qu'il a toujours été difficile de croire vraiment en Jésus, de croire au point de livrer sa vie sans vouloir la reprendre.

² Jésus, au moment le plus solennel de la fête des Tentes (*), venait de proclamer solennellement: "Si quelqu'un a soif, qu'il vienne à moi ; qu'il boive, celui qui croit en moi!" Résultat : non pas la joie, non pas un sentiment de délivrance, non pas l'enthousiasme devant le don de Dieu, mais la division, la discussion, et parfois le refus et la haine meurtrière. Et pourtant Jésus reprend à son compte la soif du peuple de Dieu au désert jute après la sortie d’Egypte… De plus,

Pourtant beaucoup connaissaient ses miracles, tout le monde à Jérusalem pouvait voir, guéri, notamment, l'infirme de Siloé. Tout le monde côtoyait Jésus, voyait Jésus, entendait Jésus; mais cela ne suffisait pas: le propre Fils de Dieu ne parvenait pas à convaincre les hommes.  Et plus on relit l'évangile de Jean, plus on est frappé et peiné de voir le mal que Jésus se donne pour légitimer sa mission. Le drame de la passion est déjà là en germe, car la plus grande croix de Jésus a été de n'être pas reconnu comme l'Envoyé de Dieu. Ce qui faisait sa vie, son bonheur, sa nourriture spirituelle de tous les jours, à savoir sa relation vivante, intense, paisible avec le Père du ciel, laissait les hommes indifférents. Il avait beau insister: "Moi, je le connais, parce que je viens de lui et que c'est lui qui m'a envoyé !"; il avait beau multiplier les appels, il ne trouvait en face de lui, au bout de longs mois de ministère, que des hommes hésitants, empêtrés dans leur haine et leurs certitudes…

Et nous-mêmes, qui allons revivre en Eglise, certes autrement, les grands anniversaires de Jésus durant la Semaine sainte qui pointe son nez, si nous voulons vraiment le rejoindre dans son mystère, il faut nous préparer, dans la prière, non pas à des émotions, qui viendront ou ne viendront pas, mais à comprendre par le cœur l'enjeu de ses souffrances et de sa mort. Et l’enjeu de sa mort c’est la vi éternelle pour tous. Mais c’est vrai, même elle peut faire peur…

(*)La fête des Tentes : Au sortir de Yom Kippour, le « Grand Pardon », les croyants juifs construisent une sorte de hutte végétale, la soukka, en souvenir des tentes dans lesquelles ont résidé leurs ancêtres durant l'Exode

 

 

 

 

Qu’est ce que la prière de l’Angelus ?

 

Trois fois par jour, le matin, à midi et le soir, les cloches de notre église tintent trois fois trois coups suivis d’une volée. C’est la prière de l’Angelus que les chrétiens pratiquent depuis le XIVe siècle.

 

Prière de l’Angélus en français

. L’ange du Seigneur apporta l’annonce à Marie. Et elle conçut du Saint-Esprit.

 -> je dis : Je vous salue Marie… (prière du Je vous Salue Marie)

. Voici la Servante du Seigneur. Qu’il me soit fait selon votre parole.

-> Je dis Je vous salue Marie…

 . Et le Verbe s’est fait chair
. Et il a habité parmi nous.

-> Je vous salue Marie …

. Priez pour nous, sainte Mère de Dieu. Afin que nous soyons rendus dignes des promesses du Christ.

. Prions. Que ta grâce, Seigneur, se répande en nos coeurs. Par le message de l’ange, tu nous a fait connaître l’Incarnation de ton Fils bien aimé, conduis-nous, par sa passion et par sa croix jusqu’à la gloire de la résurrection. Par le Christ, notre Seigneur.

. Amen.

 

Prière du pape François lors de la messe du 26 Mars :

« En ces journées de tant de souffrance, il y a tant de peur, a-t-il souligné au début de la messe : la peur des personnes âgées, qui sont seuls, dans leurs maisons de retraite ou à l’hôpital ou chez eux et qui ne savent pas ce qui peut arriver. La peur des travailleurs sans travail fixe qui se demandent comment nourrir leurs enfants et qui voient venir la faim. » Le pape a aussi évoqué « la peur de tant de travailleurs sociaux qui en ce moment aident à subvenir aux besoins de la société et qui peuvent attraper la maladie ». Et « la peur aussi – les peurs – de chacun de nous : chacun connaît la sienne ». « Prions le Seigneur pour qu’il nous aide à avoir confiance et à supporter et vaincre les peurs »,

Lorsque la Bible parle de l’état dans lequel se trouve l’humanité, elle emploie souvent l’image des ténèbres. Par opposition, le salut opéré par Jésus-Christ est présenté comme une délivrance et une illumination. Et pour en donner le signe concret, le prêtre bénit le feu et la lumière des cierges lors de la célébration de Pâques, avant de bénir l’eau en vue du baptême.

 

Tous les jours à 15h le tocsin de l’église sonne 5 minutes pour faire mémoire de toutes les victimes quotidiennes de l’épidémie de par le monde et pour nous unir à la peine de toutes les familles.

à Je peux réciter un Notre Père, ou lire un psaume de ma Bible par ex le Ps.4 ; Ps.22 ; le ps.26 ; le PS.33 ; le Ps 85 ; le Ps102 ; Ps.129.

 

 

 

Devant l'impossibilité de se réunir en communauté paroissiale, beaucoup de familles se demandent comment vivre le dimanche de manière qu'il reste le « jour du Seigneur ». La messe à la télévision ou par vidéo est une possibilité. Mais cette possibilité présente l'inconvénient de laisser chacun « spectateur », passif devant l'écran. La tradition de l'Église dispose d'autres ressources, telle la célébration de la liturgie de la Parole, que les difficultés actuelles peuvent nous faire redécouvrir pour célébrer activement en famille. Demain vous sera envoyé : une proposition de célébration de la Parole en famille ; une proposition particulière pour prier l’évangile du dimanche, une homélie rédigée par le père Frédéric Benoist. Que dans chacun de nos foyers la prière prenne sa place dans notre emploi du temps chamboulé.

 

ATTENTION dans la nuit de Samedi à Dimanche nous passons à l’heure d’été, nous avançons nos pendules d’une heure

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