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20 novembre 2015 5 20 /11 /novembre /2015 22:46

Déclaration commune des responsables des communautés juive, catholique, protestante et musulmane membres de l’UDPP-93 : Union pour le Dialogue, le Partage et la Paix en Seine-Saint-Denis

Le 20 novembre 2015

Notre pays est terriblement éprouvé par les événements qui se sont produits dans la nuit du vendredi 13 Novembre à Stade de France et à Paris, ainsi que dans le centre ville de Saint-Denis, mercredi. Une telle irruption brutale de la violence et de la mort, le massacre de victimes innocentes, rendent difficiles les explications.

Nous sommes assommés …

Comment expliquer une telle violence et une telle haine en l’homme ?

Peuvent alors naître en nous des sentiments de peur, de colère, de haine et un désir de vengeance.

IL nous faut résister. Ne serait-ce que pour ne pas donner un sentiment de victoire aux terroristes, qui, après avoir voulu détruire les valeurs fondamentales de l’humanité, sèment la terreur. Résister ne veut pas dire se résigner, ni évacuer le tragique de la situation mondiale dans laquelle la France est engagée, dans laquelle nous sommes engagés.

Nous devons tous nous unir derrière les valeurs fondamentales qui font la force et la grandeur de notre nation. En écrivant ces quelques lignes, nous voulons affirmer, ensemble, notre profonde émotion, nous rendre proches de toutes les familles des victimes, des blessés, conscients des traumatismes énormes subis par tous, et tenter d’apporter et de témoigner d’une parole d’espérance auprès de nos communautés respectives, en priant en communion les uns avec les autres.

Parce que nous croyons tous en un Dieu qui veut la vie de l’homme et non sa mort, à travers nos religions et nos traditions spirituelles, nous voulons continuer d’annoncer sans relâche l’authentique message de paix et de vie contenus dans nos Livres.

Nous devons affirmer et coopérer avec tous les hommes et femmes de notre société, à l’unité de la famille humaine, parce que voulue par Dieu créateur, en qui, croyants, nous mettons tous notre foi et notre espérance. Nous voulons humblement contribuer au maintien de la cohésion sociale dans notre département, dans notre pays. Nous avons besoin du concours de tous et chacun(e). Enfin, nous avons une pensée envers les victimes quotidiennes de tous les groupes fanatiques et extrémistes dans le monde, de Daech au Moyen-Orient. Nous ne les oublions pas.

Rabbin Moché LEWIN Communauté juive

Père Frédéric BENOIST Communauté catholique

Imam Lahcene LABLACK Communauté musulmane

Pasteur Serge WÜTHRICH Communauté protestante

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paroisse du Raincy - dans Déclarations & documents
20 novembre 2015 5 20 /11 /novembre /2015 22:36

« Je suis bouleversé et empli de douleur », confie le pape François, joint au téléphone par la télévision catholique italienne TV2000 après les attentats de Paris. Une interview exceptionnelle pour un événement aussi tragique. Voici notre traduction de ce dialogue ému.


Lucio Brunelli - Sainteté, quelles sont vos pensées, vos sentiments devant le massacre de Paris ?
Pape François - Je suis bouleversé et empli de douleur. Je ne comprends pas, mais ces choses sont difficiles à comprendre, faites par des êtres humains. C’est pour cela que je suis bouleversé, empli de douleur, et je prie. Je suis tellement proche du peuple français tellement aimé, je suis proche des familles et je prie pour eux tous.


Vous avez parlé souvent d’une troisième guerre par morceaux…


C’est un morceau, il n’y a pas de justification pour ces choses.
Il ne peut surtout pas y avoir de justification religieuse….


Religieuse et humaine. Ce n’est pas humain. C’est pourquoi je suis proche de tous ceux qui souffrent et de toute la France que j’aime tant.
Le pape François a aussi posté ce tweet sur son compte @Pontifex_fr , ce samedi 14 novembre :
“J’exprime ma profonde douleur pour les attaques terroristes de Paris. Priez avec moi pour les victimes et leurs familles. #‎PrayerForParis “


Prière pour la paix dans l’esprit de Thibirine, rédigée par frère Dominique Motte, du Couvent des Dominicains de Lille, suite aux attentats de Paris (13 novembre 2015).


Désarme-les : déjà on s’habituait à ce que cette violence extrême soit le sinistre pain quotidien de l’Irak, de la Syrie, de la Palestine, de la Centrafrique, du Soudan, de l’Érythrée, de l’Afghanistan. Elle nous gagne à présent. Qui ne voit qu’elle pourrait en retour susciter chez nous des violences sans fin ou une progressive tombée dans la peur ou le désespoir ?
Désarme-les : que surgissent parmi eux aussi des prophètes, des prophètes qui leur crient leur indignation, leur honte de voir à ce point défigurées l’image de l’Homme, l’image de Dieu, et leur conviction qu’agissant ainsi ils creusent définitivement leur propre tombe.
Désarme-les, en nous donnant, s’il le faut, puisqu’il le faut, de prendre les moyens de protéger des innocents, avec détermination. Mais sans haine.
Désarme-nous aussi : en France, en Occident, sans justifier bien-sûr un tel déchaînement de vengeance, l’Histoire explique bien des choses. Donne-nous, Seigneur, de savoir écouter des prophètes guidés par ton Esprit. Que nous ne désespérions jamais de chercher à comprendre, même si nous restons confondus par l’ampleur du mal en ce monde.
Désarme-nous : garde-nous de nous crisper derrière des portes closes, derrière des mémoires sourdes et aveugles, derrière des privilèges que nous ne voudrions pas partager.
Désarme-nous : à l’image de ton Fils adorable. Dont la logique intérieure est la seule qui puisse être à la hauteur des événements qui nous frappent : « On ne prend pas ma vie, c’est moi qui la donne ».


LA ROYAUTE DU FILS DE L’HOMME
1ère lecture (Dn 7, 13-14) Psaume (Ps 92,1-2.5) 2ème lecture (Ap 1, 5-8) Evangile (Jn 18, 33b-37)


Au moment des grandes persécutions, sous Antiochus Epiphane, l’espérance s’exprime dans l’avènement du Royaume. C’est la révolte des Macchabées qui voudrait le rétablir. C’est la vision du prophète Daniel que nous lisons ce dimanche dans la première lecture : « En ce temps-là viendra le salut de ton Peuple. »
Voici que vient en effet le jour du Fils de l’Homme. Il représente le Peuple enfin libéré de l’asservissement et recevant de Dieu « domination, gloire et royauté. » Initialement, cette figure est collective. Avec le temps elle devient de plus en plus personnelle en la personne du Messie, attendu comme roi d’Israël par un don de Dieu. A l’époque du Christ, bien des révoltes contre les Romains s’inspirent de cette attente.
Le Christ revendique cette royauté, mais une royauté qui n’est pas de ce monde. Il ne veut pas la tenir du Tentateur et rejette les propositions terrestres que Satan lui fait miroiter. « A l’heure de passer de ce monde à son Père », il revendique pour lui-même la prophétie de Daniel.
Relire les textes du procès de Jésus à la lumière de ces textes de la tentation ou de la vision de Daniel, donne une grande dimension aux paroles du Christ. Dans le même temps, s’il est qualifié de « roi des Juifs », c’est que le pouvoir romain ne reconnaissait pas l’autonomie politique d’un Etat souverain. Il est le roi d’un peuple auquel ce même pouvoir reconnaissait des droits et des usages religieux particuliers.
Dieu, par son Fils, redevient le Seigneur de son Peuple. Cette royauté dépasse ce Peuple et s’exerce sur toutes les nations : « C’est le Seigneur qui règne. » (Psaume 95. 10)

1ère lecture : « Sa domination est une domination éternelle » (Dn 7, 13-14)


Lecture du livre du prophète Daniel


Moi, Daniel, je regardais, au cours des visions de la nuit, et je voyais venir, avec les nuées du ciel, comme un Fils d’homme ; il parvint jusqu’au Vieillard, et on le fit avancer devant lui. Et il lui fut donné domination, gloire et royauté ; tous les peuples, toutes les nations et les gens de toutes langues le servirent. Sa domination est une domination éternelle, qui ne passera pas, et sa royauté, une royauté qui ne sera pas détruite. – Parole du Seigneur.


Psaume : Ps 92 (93), 1abc, 1d-2, 5


R/ Le Seigneur est roi ; il s’est vêtu de magnificence. (Ps 92, 1ab)


Le Seigneur est roi ; il s’est vêtu de magnificence, le Seigneur a revêtu sa force. Et la terre tient bon, inébranlable ; dès l’origine ton trône tient bon, depuis toujours, tu es. Tes volontés sont vraiment immuables : la sainteté emplit ta maison, Seigneur, pour la suite des temps.


2ème lecture : « Le prince des rois de la terre a fait de nous un royaume et des prêtres pour son Dieu » (Ap 1, 5-8)


Lecture de l’Apocalypse de saint Jean


À vous, la grâce et la paix, de la part de Jésus-Christ, le témoin fidèle, le premier-né des morts, le prince des rois de la terre. À lui qui nous aime, qui nous a délivrés de nos péchés par son sang, qui a fait de nous un royaume et des prêtres pour son Dieu et Père, à lui, la gloire et la souveraineté pour les siècles des siècles. Amen. Voici qu’il vient avec les nuées, tout œil le verra, ils le verront, ceux qui l’ont transpercé ; et sur lui se lamenteront toutes les tribus de la terre. Oui ! Amen ! Moi, je suis l’Alpha et l’Oméga, dit le Seigneur Dieu, Celui qui est, qui était et qui vient, le Souverain de l’univers. – Parole du Seigneur.


Evangile : « C’est toi-même qui dis que je suis roi » (Jn 18, 33b-37)


Acclamation : Alléluia. Alléluia. Béni soit celui qui vient au nom du Seigneur ! Béni soit le Règne qui vient, celui de David, notre père. Alléluia (Mc 11, 9b-10a)


Évangile de Jésus-Christ selon saint Jean


En ce temps-là, Pilate appela Jésus et lui dit : « Es-tu le roi des Juifs ? » Jésus lui demanda : « Dis-tu cela de toi-même, ou bien d’autres te l’ont dit à mon sujet ? » Pilate répondit : « Est-ce que je suis juif, moi ? Ta nation et les grands prêtres t’ont livré à moi : qu’as-tu donc fait ? » Jésus déclara : « Ma royauté n’est pas de ce monde ; si ma royauté était de ce monde, j’aurais des gardes qui se seraient battus pour que je ne sois pas livré aux Juifs. En fait, ma royauté n’est pas d’ici. » Pilate lui dit « Alors, tu es roi ? » Jésus répondit : « C’est toi-même qui dis que je suis roi. Moi, je suis né, je suis venu dans le monde pour ceci : rendre témoignage à la vérité. Quiconque appartient à la vérité écoute ma voix. » – Acclamons la Parole de Dieu.


CALENDRIER


Messe tous les jours à 9 h avec l’office des Laudes
Tous les samedis matin de 10 h 30 à 12 h 15 un prêtre se tient dans l’église Notre-Dame pour accueillir une démarche du sacrement de réconciliation
Adoration du Saint-Sacrement tous les samedis de 9 h 30 à 12 h à la crypte



-Lundi 23 novembre : de la férie
-Mardi 24 novembre : Les martyrs du Vietnam
-Mercredi 25 novembre : de la férie
-Jeudi 26 novembre : de la férie
-Vendredi 27 novembre : de la férie
-Samedi 28 novembre : de la férie

DIMANCHE 22 NOVEMBRE 2015 – LE CHRIST, ROI DE L’UNIVERS, Solennité

1ère lecture (Dn 7, 13-14) Psaume (Ps 92,1-2.5) 2ème lecture (Ap 1, 5-8) Evangile (Jn 18, 33b-37)

) DIMANCHE 29 NOVEMBRE 2015 – 1er Dimanche de l’Avent

1ère lecture (Jr 33, 14-16) Psaume (Ps 24 (25), 4-5ab, 8-9, 10.14) 2ème lecture (1 Th 3, 12 – 4, 2)

Evangile (Lc 21, 25-28.34-36)

Messe anticipée : samedi à 18 h à Saint-Louis et à 10 h à Notre-Dame

QUETE POUR LES CHANTIERS DU CARDINAL



Rendez-vous de la semaine

- Samedi 28 Novembre à 18 h salle Pierre Lefeuvre : réunion des 4èmes-3èmes

- Dimanche 29 Novembre à 11 h 15 : célébration pour les 3-7 ans et leurs parents à la crypte de l’église Notre-Dame
- Dimanche 29 Novembre à 12 h 30 salle Pierre Lefeuvre : retour pour les pèlerins de Terre Sainte

Dimanche 29 Novembre à 15 h salle Jean XXIII (à coté de la chapelle de Notre-Dame des Anges) : réflexion autour de la construction d’une nouvelle église à Clichy-sous-Bois. Venons apporter nos idées et soutenir la communauté de Clichy-sous-Bois


« Entrer en Avent » : halte spirituelle à l'Abbaye de Jouarre

Dimanche 29 novembre 2015 de 8h00 à 19h00
Le service diocésain de spiritualité propose une halte spirituelle à l'Abbaye de Jouarre pour accueillir encore et encore le Seigneur qui aime notre temps et nous convie à l’aimer davantage : en choisissant de quitter un moment l’ordinaire du temps pour l’habiter ensuite avec une espérance renouvelée, en vivant des moments de prière personnelle, en participant à la liturgie des sœurs bénédictines (contact : Madame Françoise BOISARD : 06 61 23 71 79 -mboisard@free.fr)

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18 novembre 2015 3 18 /11 /novembre /2015 21:16

Message de Pascal Delannoy, Evêque de Saint-Denis-en-France, 18 novembre 2015

Plus que jamais servons la fraternité et la paix !

Alors que les opérations de police viennent de s'achever dans le centre ville de Saint-Denis, je pense aux habitants et tout particulièrement aux familles et aux enfants qui ont vécu des heures d'angoisse. Nous savons combien il est effrayant d'entendre à proximité de chez soi le bruit des fusillades et des explosions tout en ayant très peu d'informations sur les opérations en cours.

J'espère que dans les jours à venir chacun trouvera la force d’exprimer ce qu'il a vécu et ressenti afin de retrouver une plus grande sérénité. Je pense également aux forces de l'ordre qui sont intervenues dans des conditions très difficiles au regard de la densité des immeubles du centre ville ; leur courage n’a pas épargné à plusieurs d’entre eux d’être blessés.

La population de Saint-Denis – que je fréquente régulièrement – dans sa grande diversité culturelle et religieuse, souhaite vivre dans la paix et la fraternité. Comme j’ai pu le dire samedi dernier après les attentats de Paris et du Stade de France, beaucoup d’hommes et de femmes œuvrent en ce sens au fil des jours. Qu’ils ne se découragent pas !

Ensemble et avec persévérance nous voulons poursuivre ce chemin tout en dénonçant clairement et fermement ceux, qui par leurs paroles et leurs actes, sèment la division, la violence et la mort.

J’invite tous ceux qui le souhaitent à participer à un temps de recueillement et de prière à la basilique cathédrale Saint-Denis ce vendredi 20 novembre à 18h00.

+ Pascal DELANNOY

Evêque de Saint-Denis-en-France

Le 18 novembre 2015

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16 novembre 2015 1 16 /11 /novembre /2015 19:29

HOMÉLIE DU CARDINAL ANDRÉ VINGT-TROIS - MESSE À L’INTENTION DES VICTIMES DES ATTENTATS DU 13 NOVEMBRE 2015, DE LEURS PROCHES ET À L’INTENTION DE LA FRANCE


Cathédrale Notre-Dame de Paris, dimanche 15 novembre 2015
33e dimanche du Temps ordinaire - Année B Messe à l’intention des victimes des attentats du 13 novembre 2015 à Paris et à Saint Denis et de leurs proches ainsi qu’à l’intention de la France en la cathédrale Notre-Dame de Pa
Homélie du cardinal André Vingt-Trois
Dn 12, 1-3 ; Ps 15 ; He 10, 11-14.18 ; Mc 13, 24-32
Les événements tragiques qui ont frappé notre pays ces jours-ci, -et particulièrement Paris et Saint-Denis-, plongent nos concitoyens dans l’effroi et la stupeur. Ils nous posent deux redoutables questions : en quoi notre mode de vie peut-il provoquer une agression aussi barbare ? A cette première question, nous répondons volontiers par l’affirmation de notre attachement aux valeurs de la République, mais l’événement nous oblige à nous interroger sur le prix à payer pour cet attachement et à un examen de ces valeurs. La deuxième question est encore plus redoutable car elle instille un soupçon dans beaucoup de familles : comment des jeunes formés dans nos écoles et nos cités peuvent-ils connaître une détresse telle que le fantasme du califat et de sa violence morale et sociale puissent représenter un idéal mobilisateur ? Nous savons que la réponse évidente des difficultés de l’intégration sociale ne suffit pas à expliquer l’adhésion d’un certain nombre au djihadisme bien qu’ils échappent apparemment à l’exclusion sociale. Comment ce chemin de la barbarie peut-il devenir un idéal ? Que dit ce basculement sur les valeurs que nous défendons ?
La foi chrétienne peut-elle nous être de quelque secours dans le désarroi qui s’est abattu sur nous ? A la lumière des lectures bibliques que nous venons d’entendre, je voudrais vous proposer trois éléments de réflexion.
1. « Dieu, mon seul espoir. » (Psaume15)
Le psaume 15, comme beaucoup d’autres psaumes, est un cri de foi et d’espérance. Pour le croyant dans la détresse, Dieu est le seul recours fiable : « Il est à ma droite, je suis inébranlable. »
C’est peu dire que les tueries sauvages de ce vendredi noir ont plongé dans la détresse des familles entières. Et cette détresse est d’autant plus profonde qu’il ne peut pas y avoir d’explications rationnelles qui justifieraient l’exécution aveugle de dizaines de personnes anonymes. Mais si la haine et la mort ont une logique, elles n’ont pas de rationalité. Bien sûr, nous avons besoin de dire des mots, nous avons besoin que des mots soient dits et que nous les entendions, mais nous sentons tous que ces paroles ne vont pas au-delà d’un réconfort immédiat. Avec l’irruption aveugle de la mort, c’est la situation de chacun d’entre nous qui devient incontournable. Le croyant, comme tout un chacun, est confronté à cette réalité inéluctable, proche ou lointaine, mais certaine : notre existence est marquée par la mort. On peut essayer de l’oublier, de la contourner, de la vouloir douce et légère, mais elle est là. La foi, aucune foi, ne permet d’y échapper. Et nous sommes intimement acculés à répondre de nous-mêmes : vers qui nous tourner dans cette épreuve ? Faire confiance aux palliatifs, plus ou moins efficaces ou durables ou bien faire confiance à notre Dieu, qui est le Dieu de la vie. Le psalmiste nous soutient pour mettre sur nos lèvres la prière de la foi et de l’espérance : « Tu ne peux m’abandonner à la mort ni laisser ton ami voir la corruption. »
En ces jours d’épreuve, chacun de ceux qui croient au Christ est appelé au témoignage de l’espérance pour lui-même et tous ceux qu’il essaie d’accompagner et de soulager. Au moment où va s’ouvrir, dans quelques semaines, l’année de la miséricorde, nous voudrions, par nos paroles et nos actions, être des messagers de l’espérance au cœur de la souffrance humaine.
2. « Tu m’apprends le chemin de la vie. » (Psaume 15)
Cette espérance définit une manière de vivre pour ceux qui la reçoivent. Elle nous apprend le chemin de la vie. Heureusement tous ne sont pas confrontés aux horreurs subies par les victimes du fanatisme comme celles de vendredi dernier. Mais tous, sans exception, chacun et chacune d’entre nous, nous devons affronter des événements et des périodes difficiles dans notre existence. À quoi reconnaît-on un homme ou une femme d’espérance ? À sa capacité à assumer des épreuves et à combattre contre les forces destructrices dans la confiance et la sérénité. Cette force intérieure permet à des hommes et à des femmes ordinaires, comme vous et moi, de refuser de plier, de faire des choix difficiles, parfois héroïques, bien au-delà de ses propres forces.
Après les périodes de dures épreuves, nous pouvons reconnaître que certaines et certains ont tenu sans faiblir parce que leur conviction intérieure était assez forte pour braver des dangers possibles ou réels. Pour nous, chrétiens, cette force vient de notre confiance en Dieu et de notre capacité à nous appuyer sur Lui. Mais nous pouvons aller plus loin dans notre interprétation : pour un certain nombre d’hommes et de femmes, leur foi en une réelle transcendance de l’être humain les motive. Même s’ils ne partagent pas notre foi en Dieu, ils partagent un de ses fruits qui est la reconnaissance de la valeur unique de chaque existence humaine et de sa liberté. Pouvons-nous voir dans le calme et le sang-froid dont nos compatriotes ont fait preuve un signe de cette conviction que notre société ne peut se justifier que par son respect indéfectible de la dignité de la personne humaine ?
Face à la barbarie aveugle, toute fissure dans ce socle de nos convictions serait une victoire de nos agresseurs. Nous ne pouvons répondre à la sauvagerie barbare que par un surcroît de confiance en nos semblables et en leur dignité. Ce n’est pas en décapitant que l’on montre la grandeur de Dieu, c’est en travaillant au respect de l’être humain jusque dans ses extrêmes faiblesses.
3. « Lorsque vous verrez arriver tout cela… » (Marc 13, 29)
Cette confiance en Dieu est une lumière sur le chemin de la vie, mais pas seulement pour chacun d’entre nous dans son existence personnelle. Elle est aussi une lumière pour comprendre l’histoire humaine, y compris dans son déroulement énigmatique. L’évangile de Marc que nous avons entendu annonce le retour du Fils de l’Homme, le Sauveur, à travers des signes terrifiants dans les cieux et sur la terre. Nous ne sommes plus accoutumés à cette façon de scruter les signes, encore que beaucoup fassent commerce de cet exercice. Mais il me semble que le plus important pour nous est de puiser dans cette lecture deux enseignements.
D’abord, nul ne sait ni le jour ni l’heure de la fin des temps. Seul, le Père les connaît. Nous savons aussi que nous ne connaissons ni le jour ni l’heure de notre propre fin et que cette ignorance taraude bien des gens. Mais nous voyons tous, -et l’événement de cette semaine nous le rappelle cruellement-, que l’œuvre de mort ne cesse jamais et frappe, parfois aveuglément.
Ensuite, les événements dramatiques ou terrifiants de l’histoire humaine peuvent être interprétés et compris comme des signes adressés à tous. « Lorsque vous verrez cela, sachez que le Fils de l’Homme est proche à votre porte » nous dit l’évangile (Marc 13,29). Cette capacité d’interpréter l’histoire n’est pas une façon de nier la réalité. Elle est une façon de découvrir que l’histoire a un sens. Elle annonce quelqu’un qui frappe à notre porte, à chacune de nos portes. Ce quelqu’un, c’est le Christ.
Ainsi nous ne pouvons pas nous arrêter aux malheurs de la vie ni aux souffrances que nous endurons, comme si cela n’avait aucun sens. À travers eux, nous pouvons découvrir que Dieu frappe à notre porte et veut nous appeler encore à la vie, nous ouvrir les chemins de la vie. Cette espérance, nous devons la porter et en témoigner comme un réconfort pour ceux qui souffrent et comme un appel pour tous à vérifier les vraies valeurs de sa vie.

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16 novembre 2015 1 16 /11 /novembre /2015 19:21

Communiqué de la Présidence de l'ACI à tous les membres

Nous sommes sans voix…

Et pourtant nous ne pouvons-nous taire devant ces nouvelles nombreuses victimes de la violence sans limite à Paris, mortes, blessés ou sorties vivantes de ce vendredi noir.

Nous les portons dans nos pensées, nos prières, avec leurs familles, leurs amis : elles sont nos proches, nos sœurs, nos frères…

Nous condamnons cette violence, celle faite à ces morts et ces blessés innocents et à leurs familles, et celle faite envers des jeunes transformés en bourreaux, à Paris, à Beyrouth ou ailleurs.

Dans nos locaux parisiens, nous accueillons l’association Coexister : ces jeunes, juifs, musulmans, chrétiens, agnostiques ou athées, crient « Nous sommes unis », invitant à ne pas tomber dans le piège de la division et de la peur.

Gardons nos esprits en éveil, restons vigilants, sans naïveté.

Au milieu de la nuit, restons des veilleurs obstinés : « Voici que je fais une chose nouvelle : elle germe déjà, ne la voyez-vous pas ? » Isaïe 43,19

  • Nombreux sont ceux qui à Paris, cette nuit, ont ouvert leurs portes pour accueillir ceux qui ne pouvaient rentrer chez eux, ont offert de donner leur sang, sans compter les taxis qui ont décidé de transporter les personnes gratuitement…
  • Nombreux sont les médecins, les infirmiers, les secouristes, qui sont revenus spontanément travailler dans les hôpitaux…
  • Nombreux sont les policiers, les militaires, les pompiers, qui se sont engagés sans retenue…
  • Nombreux sont les mots de soutien, les solidarités, manifestés à travers le monde, de la part des responsables mais aussi de la part de nos frères en humanité….

« Lorsque les lumières d’un pays deviennent noires, le reste du monde les allume pour lui » #NousSommesUnis

Ayons chacun à cœur de réconforter, accompagner, se souciant des enfants, d’un ami, un frère, une sœur, un voisin. Restons des artisans de Paix, de ceux qui construisent des ponts et non des murs…

« N’ayons pas peur », vivons !

Reprenant l’appel de nos Evêques : « Nous savons que le mal n’aura pas le dernier mot… », la recherche obstinée de la justice et de la paix, sans violence, du dialogue envers et contre tout, sont et resteront notre réponse avec encore plus de détermination.

Hélène MERCIER, Présidente de l’ACI

Yves CAHEN, Vice-Président de l’ACI

Novembre 2015

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16 novembre 2015 1 16 /11 /novembre /2015 19:16

Attentats de Paris : extrait de l'Angelus du Pape François du dimanche 15 novembre 2015

« Chers frères et sœurs,
Je tiens à exprimer ma tristesse pour les attentats terroristes qui ont ensanglanté la France, tard vendredi, faisant de nombreuses victimes. J’adresse l’expression de ma souffrance, mes condoléances au président de la République française et à tous les citoyens. Je suis proche, en particulier, des familles de ceux qui ont perdu la vie et des blessés.
Une telle barbarie nous laisse sans mots et nous nous demandons comment le cœur de l’homme peut concevoir et réaliser ces horribles événements qui ont bouleversé non seulement la France mais le monde entier. Face à des actes aussi intolérables, on ne peut que condamner cet affront inqualifiable à la dignité de la personne humaine. Je tiens à réaffirmer avec force que le chemin de la violence et de la haine ne pourra jamais résoudre les problèmes de l’humanité ! Et utiliser le nom de Dieu pour justifier ce chemin, ces choix, c’est un blasphème.
Je vous invite à vous joindre à moi dans la prière : confions à la miséricorde de Dieu les victimes sans défense de cette tragédie. Que la Vierge Marie, la mère de miséricorde, suscite dans les cœurs de tous des pensées de sagesse et des intentions de paix. Nous lui demandons de protéger et de veiller sur la chère nation française, fille aînée de l’Église, sur l’Europe et sur le monde tout entier. »

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16 novembre 2015 1 16 /11 /novembre /2015 19:09

Extrait de la prière de l’Angelus prononcée par le pape le jour de la Toussaint


(…)Le Livre de l’Apocalypse rappelle une caractéristique essentielle, il dit des saints : ces personnes appartiennent totalement à Dieu. Il les présente comme une multitude immense d’« élus » habillés en blanc et marqués du « sceau de Dieu » (cf. 7,2-4 ; 9-14). Ce dernier détail souligne, sous une forme allégorique, que les saints appartiennent à Dieu de manière pleine et exclusive, qu’ils sont sa propriété. Et que signifie porter le sceau de Dieu dans sa propre vie et en soi ? L’apôtre Jean nous le dit : cela signifie qu’en Jésus-Christ nous sommes vraiment devenus des enfants de Dieu (cf. 1 Jn 3,1-3).
Sommes-nous conscients de ce grand don? Etre tous des enfants de Dieu ! Nous souvenons-nous que dans le baptême nous avons reçu le « sceau » de notre Père céleste et sommes devenus ses enfants ? Pour le dire simplement : nous portons le nom de Dieu, notre nom de famille est Dieu, car nous sommes des enfants de Dieu. C’est là que se trouve la racine de la vocation à la sainteté ! Et les saints que nous célébrons aujourd’hui sont précisément ceux qui ont vécu dans la grâce de leur baptême, qui ont conservé ce « sceau » intégralement, en se comportant en enfants de Dieu, en cherchant à imiter Jésus ; et qui sont maintenant arrivés à destination, parce qu’ils « voient enfin Dieu tel qu’il est ».
Une seconde caractéristique propre aux saints c’est qu’ils sont des exemples à imiter. Mais attention : pas seulement les saints qui ont été canonisés, mais ceux aussi, pour ainsi dire, « de la porte d’à côté », qui se sont efforcés, avec la grâce de Dieu, d’appliquer l’Évangile dans leur vie normale de tous les jours. Des saints comme ça, on en a rencontré nous aussi ; peut-être en avons-nous eu un dans notre famille, ou bien parmi nos amis et connaissances. Nous devons leur être reconnaissants, mais surtout être reconnaissants à Dieu qui nous les a donnés, qui les a mis près de nous, comme des exemples vivants et contagieux d’une manière de vivre et de mourir, fidèles au Seigneur Jésus et à son Évangile.
Combien de personnes avons-nous connues et connaissons-nous qui sont de braves personnes, et nous font dire : « Mais cette personne est un saint ! », cela nous vient tout naturellement. Ces saints sont les saints de la porte d’à côté, ceux qui ne sont pas canonisés mais vivent avec nous. Imiter leurs gestes d’amour et de miséricorde est un peu comme perpétuer leur présence sur cette terre. Et en effet, ces gestes évangéliques sont les seuls qui résistent à la destruction de la mort : un geste de tendresse, une aide généreuse, un moment passé à écouter, une visite, une bonne parole, un sourire... A nos yeux, ces gestes peuvent sembler insignifiants, mais aux yeux de Dieu ils sont éternels, car l’amour et la compassion sont plus forts que la mort.


Que la Vierge Marie, Reine de tous les saints, nous aide à avoir davantage confiance en Dieu et sa grâce, pour marcher avec élan sur le chemin de la sainteté. Confions notre engagement quotidien à notre Mère, et prions pour nos chers défunts, dans l’intime espérance de nous retrouver un jour, tous ensemble, dans la communion glorieuse du Ciel.



UN MESSAGE D’ESPERANCE
1ère lecture (Dn 12,1-3) Psaume (Ps 15,5.8-10.1b-11) 2ème lecture (He 10,11-14.18) Evangile (Mc 13,24-32)
L’Evangile de ce dimanche se situe à un moment précis de la montée de Jésus à Jérusalem. Assis sur le Mont des Oliviers, en face du Temple, quelques disciples s’émerveillent devant une telle construction : « Maître, regarde : quelles pierres, quelle construction ! » La réponse de Jésus n’en est que plus désarmante : « Tout sera détruit ! » Et eux de demander : « Quand est-ce que cela arrivera ? » Du discours de Jésus, nous lisons aujourd’hui l’avant-dernière partie, seulement, celle qui concerne la venue du Fils de l’homme, dont l’attente doit tenir les disciples en éveil. On peut rester fasciné par les événements de la fin des temps. Dans l’Antiquité, on avait divinisé les corps célestes, les astres et on les considérait comme des êtres spirituels auxquels il fallait rendre un culte. A travers eux, on s’efforçait de lire l’avenir et de découvrir le destin des hommes. Bien qu’aujourd’hui nous n’ayons plus les mêmes croyances, nombreux sont nos contemporains qui restent encore subjugués par l’astrologie et les horoscopes. Dans la littérature juive, aux alentours de l’ère chrétienne, le thème de l’ébranlement des astres, montés sur un ciel rigide, fait partie du genre littéraire qu’on appelle les apocalypses. Il forme le décor classique des scènes de la théophanie, des apparitions de Dieu parmi les hommes, comme du jugement opéré par Dieu. Marc réemploie ces images traditionnelles pour évoquer l’intervention finale de Dieu sur notre monde. Ces bouleversements sont évoqués par le prophète Isaïe, chapitre 13 et chapitre 34. Pourtant Marc renvoie cet ébranlement à la venue de Dieu, qui a bien pour but le rassemblement des élus.
En tenant compte de cela, il est préférable de lire ces textes comme un message d’espérance et un encouragement adressé à ceux qui ont foi en la proximité du Fils de l’Homme. Ils doivent tenir bon dans les épreuves et rester vigilants. Cet avènement coïncidera avec leur salut définitif, « avec grande gloire ». Marc ne parle pas ni de l’écrasement du mal ni du jugement du monde et des hommes. C’est l’exhortation et la consolation qui caractérisent cet enseignement. « Il est à notre porte. » La comparaison du figuier en est le signe. Le figuier perd ses feuilles pendant l’hiver et ne donne à nouveau signe de vie que tardivement. Quand la sève remonte dans les branches qui deviennent tendres et que les feuilles commencent à apparaître, on sait que l’hiver est terminé et que la saison chaude est proche. C’est là la « pointe » de la parabole. De même que l’apparition des jeunes pousses annoncent l’arrivée imminente de l’été, de même certaines choses annonceront l’arrivée imminente du Fils de l’Homme. Reste à déterminer en quoi elles consistent. Les calamités énumérées dans les versets qui précèdent le texte de ce dimanche (Marc 13. 14 à 23) en sont l’annonce, tout particulièrement la catastrophe qui frappera le Temple. Elles concernent les disciples qui entendent ce discours de Jésus. Elle est pour demain, la terrible détresse de la Passion du Golgotha où le ciel lui-même s’obscurcira (Marc 15. 33). Elle tombera sur Jérusalem investie par ses ennemis quelques années plus tard. Elle tombera sur les disciples quand ils seront persécutés. « Cette génération ne passera pas avant que tout cela n’arrive. » (Marc 13. 30) ; Les paroles qui suivent sont à étendre au travers du temps et de l’Histoire : « Le ciel et la terre passeront », mais « Le Christ est celui qui était hier, qui est aujourd’hui et celui qui vient. » (Hébreux 1. 8)




1ère lecture : « En ce temps-ci, ton peuple sera délivré » (Dn 12, 1-3)


Lecture du livre du prophète Daniel
En ce temps-là se lèvera Michel, le chef des anges, celui qui se tient auprès des fils de ton peuple. Car ce sera un temps de détresse comme il n’y en a jamais eu depuis que les nations existent, jusqu’à ce temps-ci. Mais en ce temps-ci, ton peuple sera délivré, tous ceux qui se trouveront inscrits dans le Livre. Beaucoup de gens qui dormaient dans la poussière de la terre s’éveilleront, les uns pour la vie éternelle, les autres pour la honte et la déchéance éternelles. Ceux qui ont l’intelligence resplendiront comme la splendeur du firmament, et ceux qui sont des maîtres de justice pour la multitude brilleront comme les étoiles pour toujours et à jamais. – Parole du Seigneur.


Psaume : Ps 15 (16), 5.8, 9-10, 11


R/ Garde-moi, mon Dieu, j’ai fait de toi mon refuge. (Ps 15, 1)
Seigneur, mon partage et ma coupe : de toi dépend mon sort. Je garde le Seigneur devant moi sans relâche ; il est à ma droite : je suis inébranlable. Mon cœur exulte, mon âme est en fête, ma chair elle-même repose en confiance : tu ne peux m’abandonner à la mort ni laisser ton ami voir la corruption. Tu m’apprends le chemin de la vie : devant ta face, débordement de joie ! À ta droite, éternité de délices !

2ème lecture : « Par son unique offrande, il a mené pour toujours à leur perfection ceux qu’il sanctifie » (He 10, 11-14.18)


Lecture de la lettre aux Hébreux
Dans l’ancienne Alliance, tout prêtre, chaque jour, se tenait debout dans le Lieu saint pour le service liturgique, et il offrait à maintes reprises les mêmes sacrifices, qui ne peuvent jamais enlever les péchés. Jésus-Christ, au contraire, après avoir offert pour les péchés un unique sacrifice, s’est assis pour toujours à la droite de Dieu. Il attend désormais que ses ennemis soient mis sous ses pieds. Par son unique offrande, il a mené pour toujours à leur perfection ceux qu’il sanctifie. Or, quand le pardon est accordé, on n’offre plus le sacrifice pour le péché. – Parole du Seigneur.


Evangile : « Il rassemblera les élus des quatre coins du monde » (Mc 13, 24-32)


Acclamation : Alléluia. Alléluia. Restez éveillés et priez en tout temps : ainsi vous pourrez vous tenir debout devant le Fils de l’homme. Alléluia. (cf. Lc 21, 36)


Évangile de Jésus-Christ selon saint Marc


En ce temps-là, Jésus parlait à ses disciples de sa venue : « En ces jours-là, après une grande détresse, le soleil s’obscurcira et la lune ne donnera plus sa clarté ; les étoiles tomberont du ciel, et les puissances célestes seront ébranlées. Alors on verra le Fils de l’homme venir dans les nuées avec grande puissance et avec gloire. Il enverra les anges pour rassembler les élus des quatre coins du monde, depuis l’extrémité de la terre jusqu’à l’extrémité du ciel. Laissez-vous instruire par la comparaison du figuier : dès que ses branches deviennent tendres et que sortent les feuilles, vous savez que l’été est proche. De même, vous aussi, lorsque vous verrez arriver cela, sachez que le Fils de l’homme est proche, à votre porte. Amen, je vous le dis : cette génération ne passera pas avant que tout cela n’arrive. Le ciel et la terre passeront, mes paroles ne passeront pas. Quant à ce jour et à cette heure-là, nul ne les connaît, pas même les anges dans le ciel, pas même le Fils, mais seulement le Père. » – Acclamons la Parole de Dieu.



CALENDRIER


Messe tous les jours à 9 h avec l’office des Laudes
Tous les samedis matin de 10 h 30 à 12 h 15 un prêtre se tient dans l’église Notre-Dame pour accueillir une démarche du sacrement de réconciliation
Adoration du Saint-Sacrement tous les samedis de 9 h 30 à 12 h à la crypte


-Lundi 16 novembre : de la férie
-Mardi 17 novembre : Sainte Elisabeth de Hongrie
-Mercredi 18 novembre : de la férie
-Jeudi 19 novembre : de la férie
-Vendredi 20 novembre : De la férie
-Samedi 21 novembre : Présentation de la Vierge Marie, mémoire


Rendez-vous de la semaine


- Lundi 16 Novembre à 20 h 30 salle Pierre Lefeuvre : réunion des équipes liturgiques (pour le répertoire des chants)
-Mercredi 18 Novembre à 14 h 30 salle Pierre Lefeuvre : réunion du groupe MCR
-Mercredi 18 Novembre à 17 h salle Pierre Lefeuvre : réunion de la préparation à la confirmation
-Mercredi 18 Novembre à 20 h 30 salle Pierre Lefeuvre : Réunion du groupe Tibériade catéchèse pour adultes
-Samedi 21 Novembre à 15 h salle Pierre Lefeuvre : réunion sur les différents moyens de communication dans nos paroisses
-Samedi 21 Novembre salle Pierre Lefeuvre : réunion des lycéens (rendez-vous à 17 h 30 sur place pour aller à la messe de 18 h. Réunion de 20 h à 22 h autour d’un repas)

DIMANCHE 22 NOVEMBRE 2015 – LE CHRIST, ROI DE L’UNIVERS, Solennité
1ère lecture (Dn 7, 13-14) Psaume (Ps 92,1-2.5) 2ème lecture (Ap 1, 5-8) Evangile (Jn 18, 33b-37)
Messe anticipée : samedi à 18 h à Saint-Louis et à 10 h à Notre-Dame

« Entrer en Avent » : halte spirituelle à l'Abbaye de Jouarre

Dimanche 29 novembre 2015 de 8h00 à 19h00

Le service diocésain de spiritualité propose une halte spirituelle à l'Abbaye de Jouarre pour accueillir encore et encore le Seigneur qui aime notre temps et nous convie à l’aimer davantage : en choisissant de quitter un moment l’ordinaire du temps pour l’habiter ensuite avec une espérance renouvelée, en vivant des moments de prière personnelle, en participant à la liturgie des sœurs bénédictines (contact : Madame Françoise BOISARD : 06 61 23 71 79 -mboisard@free.fr)

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paroisse du Raincy - dans Feuilles de semaine
8 novembre 2015 7 08 /11 /novembre /2015 17:21

« Nostra Aetate » a 50 ans

Le 28 octobre 1965, le Concile Vatican II publiait « Nostra Aetate », déclaration sur les relations de l’Église avec les religions non chrétiennes. Mgr Dubost, évêque d’Evry-Corbeil-Essonnes, Président du Conseil pour les relations interreligieuses, salue l’apport de ce texte et soulignent les défis en cours.

Il y a exactement cinquante ans, le 28 octobre 1965, le Concile publiait une déclaration sur les relations de l’Eglise avec les religions non chrétiennes. Un texte court. Un texte qui fut difficile à élaborer. Un texte qui représentait une évolution, laquelle peut sembler, encore aujourd’hui, une révolution.

Que dit ce texte ? Il affirme avec force que tous les peuples « forment une véritable communauté », qu’ils ont tous Dieu comme origine et une seule fin dernière.Il affirme que Dieu aime tous les hommes et toutes les femmes. Il affirme encore que ce qui est cherché dans les religions, ce sont les réponses aux mêmes questions : « Quels sont le sens et le but de la vie ? », « Pourquoi la souffrance ? », etc… Il affirme surtout que l’Eglise « ne rejette rien de ce qui est vrai et saint dans les religions »… et souhaite que, par le dialogue, les chrétiens fassent progresser les valeurs spirituelles qu’elles renferment.

Bref, le texte dit : n’ayez pas peur des autres ! Rencontrez-les ! Des chrétiens craintifs estiment que ce texte est naïf. Et pour cela, au lieu de discerner ce qui est trace de Dieu et bon chez les autres, veulent absolument trouver ce que leur doctrine a de mauvais. Ils révèlent, par là, leur propre peur.

Le texte du Concile est plein d’assurance : pour un chrétien, rencontrer l’autre, c’est vouloir s’enraciner dans le Christ, « voie, vérité et vie », prêter son cœur et ses mains à Celui qui s’est incarné pour rencontrer tous les hommes. Encore faut-il avoir confiance dans l’Esprit pour inspirer les attitudes et les paroles justes ! Ce fut longtemps difficile pour les chrétiens de regarder les juifs avec ce regard clair du Christ, né de la fille de Sion. Le Concile a donné un véritable élan à la découverte et à l’amitié avec les juifs, nos frères aînés dans la foi ; c’est encore difficile, pour des raisons historiques, avec les musulmans envers lesquels le Concile engage à la « compréhension mutuelle ».

Saint Jean-Paul II, méditant l’Evangile, a voulu une grande réunion de prière à Assise en 1986. Cette rencontre interreligieuse doit éclairer encore notre lecture de Nostra aetate : sans peur, nous pouvons faire confiance au meilleur de l’autre pour construire aujourd’hui la paix du monde.

Mgr Michel Dubost, évêque d’Evry-Corbeil-Essonnes, Président du Conseil pour les relations interreligieuses

MEFIEZ-VOUS DES SCRIBES.

1 ère lecture (1 R 17, 10-16) Psaume (Ps 145,5-10) 2 ème lecture (He 9,24-28) Evangile (Mc 12,38-44)

Comme les autres évangiles synoptiques, celui de Luc et celui de Matthieu, Marc place le jugement prononcé par Jésus l’égard des scribes juste avant la Passion. Ce qui n’est pas sans raison.

Matthieu amplifie la mise en garde des disciples en prenant à parti les scribes et les pharisiens hypocrites. (Chapitre 23). L’enseignement de Jésus s’était ouvert par la proclamation des Béatitudes qui annoncent la proximité du Royaume. Il s’achève par le jugement de ceux qui se sont fermés à l’Evangile et donc au Royaume. « Aux bienheureux » de Matthieu 5, correspond presque nombre pour nombre, les « malheureux » de Matthieu 23.

Chez Marc, comme chez Luc, le propos est plus sommaire. Jésus s’adresse seulement aux scribes. Cette expression indique un rapport avec les Saintes Ecritures et non pas aux foules.

Les scribes étaient les interprètes de la Loi et constituaient, de ce fait, un pouvoir considérable depuis que les prophètes s’étaient tus. On l’a vu dimanche dernier lorsque le scribe, bienveillant, passe du livre du Deutéronome, au livre du Lévitique et conclut par une citation du prophète. Les scribes étaient représentés au Conseil Suprême du Judaïsme, le Sanhédrin. A côté des « Anciens » et des prêtres, particulièrement les familles des Grands-prêtres, ils travailleront à l’arrestation et à la condamnation de Jésus. Pas tous, certes, car il existait des exceptions. Le scribe de dimanche dernier « n’était pas loin du Royaume de Dieu. » (Marc 12. 43)

Avec la complicité de Judas, ils pourront mettre leur dessein à exécution. Ils vont juger Jésus. Mais ils sont déjà jugés par lui : « Ils seront d’autant plus sévèrement condamnés. »

1ère lecture : « Avec sa farine la veuve fit une petite galette et l’apporta à Élie » (1 R 17, 10-16)

Lecture du premier livre des Rois

En ces jours-là, le prophète Élie partit pour Sarepta, et il parvint à l’entrée de la ville. Une veuve ramassait du bois ; il l’appela et lui dit : « Veux-tu me puiser, avec ta cruche, un peu d’eau pour que je boive ? » Elle alla en puiser. Il lui dit encore : « Apporte-moi aussi un morceau de pain. » Elle répondit : « Je le jure par la vie du Seigneur ton Dieu : je n’ai pas de pain. J’ai seulement, dans une jarre, une poignée de farine, et un peu d’huile dans un vase. Je ramasse deux morceaux de bois, je rentre préparer pour moi et pour mon fils ce qui nous reste. Nous le mangerons, et puis nous mourrons. » Élie lui dit alors : « N’aie pas peur, va, fais ce que tu as dit. Mais d’abord cuis-moi une petite galette et apporte-la moi ; ensuite tu en feras pour toi et ton fils. Car ainsi parle le Seigneur, Dieu d’Israël : Jarre de farine point ne s’épuisera, vase d’huile point ne se videra, jusqu’au jour où le Seigneur donnera la pluie pour arroser la terre. » La femme alla faire ce qu’Élie lui avait demandé, et pendant longtemps, le prophète, elle-même et son fils eurent à manger. Et la jarre de farine ne s’épuisa pas, et le vase d’huile ne se vida pas, ainsi que le Seigneur l’avait annoncé par l’intermédiaire d’Élie. – Parole du Seigneur.

Psaume : Ps 145 (146), 6c.7, 8-9a, 9bc-10

R/ Chante, ô mon âme, la louange du Seigneur ! (Ps 145, 1)

Le Seigneur garde à jamais sa fidélité, il fait justice aux opprimés ; aux affamés, il donne le pain ; le Seigneur délie les enchaînés. Le Seigneur ouvre les yeux des aveugles, le Seigneur redresse les accablés, le Seigneur aime les justes, le Seigneur protège l’étranger. Il soutient la veuve et l’orphelin, il égare les pas du méchant. D’âge en âge, le Seigneur régnera : ton Dieu, ô Sion, pour toujours !

2ème lecture : « Le Christ s’est offert une seule fois pour enlever les péchés de la multitude » (He 9, 24-28)

Lecture de la lettre aux Hébreux

Le Christ n’est pas entré dans un sanctuaire fait de main d’homme, figure du sanctuaire véritable ; il est entré dans le ciel même, afin de se tenir maintenant pour nous devant la face de Dieu. Il n’a pas à s’offrir lui-même plusieurs fois, comme le grand prêtre qui, tous les ans, entrait dans le sanctuaire en offrant un sang qui n’était pas le sien ; car alors, le Christ aurait dû plusieurs fois souffrir la Passion depuis la fondation du monde. Mais en fait, c’est une fois pour toutes, à la fin des temps, qu’il s’est manifesté pour détruire le péché par son sacrifice. Et, comme le sort des hommes est de mourir une seule fois et puis d’être jugés, ainsi le Christ s’est-il offert une seule fois pour enlever les péchés de la multitude ; il apparaîtra une seconde fois, non plus à cause du péché, mais pour le salut de ceux qui l’attendent. – Parole du Seigneur.

Evangile : « Cette pauvre veuve a mis plus que tous les autres » (Mc 12, 38-44)

Acclamation : Alléluia. Alléluia. Heureux les pauvres de cœur, car le royaume des Cieux est à eux ! Alléluia. (Mt 5, 3)

Évangile de Jésus Christ selon saint Marc

En ce temps-là, dans son enseignement, Jésus disait aux foules : « Méfiez-vous des scribes, qui tiennent à se promener en vêtements d’apparat et qui aiment les salutations sur les places publiques, les sièges d’honneur dans les synagogues, et les places d’honneur dans les dîners. Ils dévorent les biens des veuves et, pour l’apparence, ils font de longues prières : ils seront d’autant plus sévèrement jugés. » Jésus s’était assis dans le Temple en face de la salle du trésor, et regardait comment la foule y mettait de l’argent. Beaucoup de riches y mettaient de grosses sommes. Une pauvre veuve s’avança et mit deux petites pièces de monnaie. Jésus appela ses disciples et leur déclara : « Amen, je vous le dis : cette pauvre veuve a mis dans le Trésor plus que tous les autres. Car tous, ils ont pris sur leur superflu, mais elle, elle a pris sur son indigence : elle a mis tout ce qu’elle possédait, tout ce qu’elle avait pour vivre. » – Acclamons la Parole de Dieu.

CALENDRIER

  • Messe tous les jours à 9 h avec l’office des Laudes
  • Tous les samedis matin de 10 h 30 à 12 h 15 un prêtre se tient dans l’église Notre-Dame pour accueillir une démarche du sacrement de réconciliation
  • Adoration du Saint-Sacrement tous les samedis de 9 h 30 à 12 h à la crypte

-Lundi 9 novembre : Dédidace de la basilique du Latran

-Mardi 10 novembre : Saint Léon le Grand

-Mercredi 11 novembre : Saint Martin

-Jeudi 12 novembre : Saint Josaphat

-Vendredi 13 novembre : De la férie

-Samedi 14 novembre : De la férie

Rendez-vous de la semaine

-Jeudi 12 novembre à 17 h salle Pierre Lefeuvre : réunion du groupe biblique paroissial sur saint Luc

Jeudi 12 Novembre à 20h30 : salle Pierre Lefeuvre : réunion des catéchumènes adultes

-Vendredi 13 novembre à 20 h 30 salle Pierre Lefeuvre : réunion des catéchistes de la paroisse

Vendredi 13 novembre à 20 h 30 à la Maison diocésaine, 6 rue Pasteur, à Bondy

Comment entendre l’appel du pape François « Laudato si »

Prendre soin de la création : soirée animée par le Christian MELLON s. j. du CERAS

-Samedi 14 novembre de 9 h 30 à 17 h : Journée autour de la déclaration du Concile Vatican II « Nostra Aetate »

-Samedi 14 Novembre de 18 h à 21 h salle Pierre Lefeuvre : réunion des 4 ème-3 ème

Nous vous attendons pour un temps de convivialité à partager le week-end du samedi 12 et dimanche 13 décembre au Marché de Noël de la paroisse où de nombreux stands vous attendent pour les fêtes de fin d’année

Nous lançons un appel aux bonnes volontés pour la confection de gâteaux maison à vendre à cette occasion

DIMANCHE 8 NOVEMBRE 2015 – 32 ème dimanche du temps ordinaire

1 ère lecture (1 R 17, 10-16) Psaume (Ps 145,5-10) 2 ème lecture (He 9,24-28) Evangile (Mc 12,38-44)

DIMANCHE 15 NOVEMBRE 2015 – 33 ème dimanche du temps ordinaire

1 ère lecture (Dn 12,1-3) Psaume (Ps 15,5.8-10.1b-11) 2 ème lecture (He 10,11-14.18) Evangile (Mc 13,24-32)

Messe anticipée : samedi à 18 h à Saint-Louis et à 10 h à Notre-Dame

QUETE POUR LE SECOURS CATHOLIQUE

Dans notre paroisse :

Samedi 14 Novembre de 9h30 à 17h

Salle Pierre Lefeuvre

Une journée festive et priante en présence de notre évêque

10h-13h : où en sommes nous dans la relation entre juifs et chrétiens ?

(repas tiré du sac)

14 h : la liturgie du Chabbat

16 h : départ pour la synagogue : célébration de la fin du Chabbat

Journée organisée par le service diocésain pour les relations avec le Judaïsme

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paroisse du Raincy
29 octobre 2015 4 29 /10 /octobre /2015 22:03

Synode sur la famille : Extrait du discours final du pape François

Alors que je suivais les travaux du Synode, je me suis demandé : que signifiera pour l’Église de conclure ce Synode consacré à la famille ?

Il ne signifie certainement pas avoir achevé tous les thèmes inhérents à la famille, mais avoir cherché à les éclairer par la lumière de l’Évangile, de la tradition et de l’histoire bimillénaire de l’Église, infusant en eux la joie de l’espérance sans tomber dans la facile répétition de ce qui est indiscutable ou le déjà dit.

Il ne signifie sûrement pas avoir trouvé des solutions exhaustives à toutes les difficultés et aux doutes qui défient et menacent la famille, mais avoir mis ces difficultés et ces doutes sous la lumière de la Foi, les avoir examinés attentivement, les avoir affrontés sans peur et sans se cacher la tête dans le sable.

Il signifie avoir incité tout le monde à comprendre l’importance de l’institution de la famille et du mariage entre un homme et une femme, fondée sur l’unité et sur l’indissolubilité et à l’apprécier comme base fondamentale de la société et de la vie humaine.

Il signifie avoir écouté et fait écouter les voix des familles et des pasteurs de l’Église qui sont venus à Rome en portant sur leurs épaules les poids et les espérances, les richesses et les défis des familles de toutes les parties du monde.

Il signifie avoir donné la preuve de la vivacité de l’Eglise catholique qui n’a pas peur de secouer les consciences anesthésiées ou de se salir les mains en discutant de la famille d’une façon animée et franche.

Il signifie avoir cherché à regarder et à lire la réalité, ou plutôt les réalités, d’aujourd’hui avec les yeux de Dieu, pour allumer et pour éclairer avec la flamme de la foi les cœurs des hommes, en un moment historique de découragement et de crise sociale, économique, morale et de négativité dominante.

Il signifie avoir témoigné à tous que l’Évangile demeure pour l’Église la source vive d’éternelle nouveauté, contre qui veut « l’endoctriner » en pierres mortes à lancer contre les autres.

Il signifie encore avoir mis à nu les cœurs fermés qui souvent se cachent jusque derrière les enseignements de l’Église ou derrière les bonnes intentions pour s’asseoir sur la cathèdre de Moïse et juger, quelquefois avec supériorité et superficialité, les cas difficiles et les familles blessées.

Il signifie avoir affirmé que l’Église est Église des pauvres en esprit et des pécheurs en recherche du pardon et pas seulement des justes et des saints, ou plutôt des justes et des saints quand ils se sentent pauvres et pécheurs.

Il signifie avoir cherché à ouvrir les horizons pour dépasser toute herméneutique de conspiration ou fermeture de perspective pour défendre et pour répandre la liberté des enfants de Dieu, pour transmettre la beauté de la Nouveauté chrétienne, quelquefois recouverte par la rouille d’un langage archaïque ou simplement incompréhensible. Sur le chemin de ce Synode les diverses opinions qui se sont exprimées librement – et malheureusement parfois avec des méthodes pas du tout bienveillantes – ont certainement enrichi et animé le dialogue, offrant une image vivante d’une Eglise qui n’utilise pas ‘des formulaires préparés d’avance’, mais qui puise à la source inépuisable de sa foi une eau vive pour désaltérer les cœurs desséchés…

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paroisse du Raincy - dans Déclarations & documents
29 octobre 2015 4 29 /10 /octobre /2015 22:00

Synode sur la famille : Extrait du discours final du pape François

Alors que je suivais les travaux du Synode, je me suis demandé : que signifiera pour l’Église de conclure ce Synode consacré à la famille ?

Il ne signifie certainement pas avoir achevé tous les thèmes inhérents à la famille, mais avoir cherché à les éclairer par la lumière de l’Évangile, de la tradition et de l’histoire bimillénaire de l’Église, infusant en eux la joie de l’espérance sans tomber dans la facile répétition de ce qui est indiscutable ou le déjà dit.

Il ne signifie sûrement pas avoir trouvé des solutions exhaustives à toutes les difficultés et aux doutes qui défient et menacent la famille, mais avoir mis ces difficultés et ces doutes sous la lumière de la Foi, les avoir examinés attentivement, les avoir affrontés sans peur et sans se cacher la tête dans le sable.

Il signifie avoir incité tout le monde à comprendre l’importance de l’institution de la famille et du mariage entre un homme et une femme, fondée sur l’unité et sur l’indissolubilité et à l’apprécier comme base fondamentale de la société et de la vie humaine.

Il signifie avoir écouté et fait écouter les voix des familles et des pasteurs de l’Église qui sont venus à Rome en portant sur leurs épaules les poids et les espérances, les richesses et les défis des familles de toutes les parties du monde.

Il signifie avoir donné la preuve de la vivacité de l’Eglise catholique qui n’a pas peur de secouer les consciences anesthésiées ou de se salir les mains en discutant de la famille d’une façon animée et franche.

Il signifie avoir cherché à regarder et à lire la réalité, ou plutôt les réalités, d’aujourd’hui avec les yeux de Dieu, pour allumer et pour éclairer avec la flamme de la foi les cœurs des hommes, en un moment historique de découragement et de crise sociale, économique, morale et de négativité dominante.

Il signifie avoir témoigné à tous que l’Évangile demeure pour l’Église la source vive d’éternelle nouveauté, contre qui veut « l’endoctriner » en pierres mortes à lancer contre les autres.

Il signifie encore avoir mis à nu les cœurs fermés qui souvent se cachent jusque derrière les enseignements de l’Église ou derrière les bonnes intentions pour s’asseoir sur la cathèdre de Moïse et juger, quelquefois avec supériorité et superficialité, les cas difficiles et les familles blessées.

Il signifie avoir affirmé que l’Église est Église des pauvres en esprit et des pécheurs en recherche du pardon et pas seulement des justes et des saints, ou plutôt des justes et des saints quand ils se sentent pauvres et pécheurs.

Il signifie avoir cherché à ouvrir les horizons pour dépasser toute herméneutique de conspiration ou fermeture de perspective pour défendre et pour répandre la liberté des enfants de Dieu, pour transmettre la beauté de la Nouveauté chrétienne, quelquefois recouverte par la rouille d’un langage archaïque ou simplement incompréhensible. Sur le chemin de ce Synode les diverses opinions qui se sont exprimées librement – et malheureusement parfois avec des méthodes pas du tout bienveillantes – ont certainement enrichi et animé le dialogue, offrant une image vivante d’une Eglise qui n’utilise pas ‘des formulaires préparés d’avance’, mais qui puise à la source inépuisable de sa foi une eau vive pour désaltérer les cœurs desséchés…

L’intégralité de ce discours se trouve sur les tables au fond de l’église.

LES BEATITUDES

1 ère lecture (Ap 7,2-4.9-14) Psaume (Ps 23,1-6) 2 ème lecture (Jn 3,1-3) Evangile (Mt 5,1-12a)

Nous connaissons ces béatitudes que Jésus nous affirment être le devenir de nous-mêmes. Nous les avons, sans doute, maintes fois méditées. Une fois encore, nous pouvons les reprendre en mettant en relation les textes des références bibliques de ce jour, et en particulier en relisant, dans ce sens, les textes de l’Apocalypse.

L’ange de l’Apocalypse vient avec le sceau qui imprime “la marque du Dieu vivant.”

Et c’est ainsi que paraîtra clairement ce que nous sommes (1 Jean 3. 2), semblables au Fils de Dieu. Ce que Jésus répète comme un refrain, aux disciples qui l’écoutent sur la montagne :”Le Royaume des cieux est à eux…ils verront Dieu… ils seront appelés fils de Dieu… votre récompense sera grande dans les cieux.”

“La marque du Dieu vivant” qui nous rend pleinement “semblables à lui”, c’est de vivre les béatitudes. C’est la pauvreté du coeur, la douceur, la pureté, la faim et la soif de justice, la miséricorde, la paix, la vérité. Nous ne découvrirons “l’amour dont le Père nous a comblés” que si nous lui donnons cette preuve que notre recherche, c’est lui, et non pas les idoles (psaume 23), que si nous partageons l’épreuve qui fut celle du Christ, en fait si nous vivons les béatitudes qui furent la trame de sa vie.

Car ce qu’il nous propose en nous les énumérant, c’est ce qu’il a vécu, jusqu’à la persécution, la mort et la mort de la croix. C’est pourquoi « il a reçu le nom qui est au-dessus de tout nom », selon l’expression de saint Paul, lui le Ressuscité, et nous aussi, nous serons semblables à Lui. (saint Jean)

1ère lecture : « Voici une foule immense que nul ne pouvait dénombrer, une foule de toutes nations, tribus, peuples et langues » (Ap 7, 2-4.9-14)

Lecture de l'Apocalypse de saint Jean

Moi, Jean, j’ai vu un ange qui montait du côté où le soleil se lève, avec le sceau qui imprime la marque du Dieu vivant ; d’une voix forte, il cria aux quatre anges qui avaient reçu le pouvoir de faire du mal à la terre et à la mer : « Ne faites pas de mal à la terre, ni à la mer, ni aux arbres, avant que nous ayons marqué du sceau le front des serviteurs de notre Dieu. » Et j’entendis le nombre de ceux qui étaient marqués du sceau : ils étaient cent quarante-quatre mille, de toutes les tribus des fils d’Israël. Après cela, j’ai vu : et voici une foule immense, que nul ne pouvait dénombrer, une foule de toutes nations, tribus, peuples et langues. Ils se tenaient debout devant le Trône et devant l’Agneau, vêtus de robes blanches, avec des palmes à la main. Et ils s’écriaient d’une voix forte : « Le salut appartient à notre Dieu qui siège sur le Trône et à l’Agneau ! » Tous les anges se tenaient debout autour du Trône, autour des Anciens et des quatre Vivants ; se jetant devant le Trône, face contre terre, ils se prosternèrent devant Dieu. Et ils disaient : « Amen ! Louange, gloire, sagesse et action de grâce, honneur, puissance et force à notre Dieu, pour les siècles des siècles ! Amen ! » L’un des Anciens prit alors la parole et me dit : « Ces gens vêtus de robes blanches, qui sont-ils, et d’où viennent-ils ? » Je lui répondis : « Mon seigneur, toi, tu le sais. » Il me dit : « Ceux-là viennent de la grande épreuve ; ils ont lavé leurs robes, ils les ont blanchies par le sang de l’Agneau. » – Parole du Seigneur.

Psaume : Ps 23 (24), 1-2, 3-4ab, 5-6

R/ Voici le peuple de ceux qui cherchent ta face, Seigneur. (cf. Ps 23, 6)

Au Seigneur, le monde et sa richesse, la terre et tous ses habitants ! C’est lui qui l’a fondée sur les mers et la garde inébranlable sur les flots. Qui peut gravir la montagne du Seigneur et se tenir dans le lieu saint ? L’homme au cœur pur, aux mains innocentes, qui ne livre pas son âme aux idoles. Il obtient, du Seigneur, la bénédiction, et de Dieu son Sauveur, la justice. Voici le peuple de ceux qui le cherchent, qui cherchent la face de Dieu de Jacob !

2ème lecture : « Nous verrons Dieu tel qu’il est » (1 Jn 3, 1-3)

Lecture de la première lettre de saint Jean

Bien-aimés, voyez quel grand amour nous a donné le Père pour que nous soyons appelés enfants de Dieu – et nous le sommes. Voici pourquoi le monde ne nous connaît pas : c’est qu’il n’a pas connu Dieu. Bien-aimés, dès maintenant, nous sommes enfants de Dieu, mais ce que nous serons n’a pas encore été manifesté. Nous le savons : quand cela sera manifesté, nous lui serons semblables car nous le verrons tel qu’il est. Et quiconque met en lui une telle espérance se rend pur comme lui-même est pur. – Parole du Seigneur.

Evangile : « Réjouissez-vous, soyez dans l'allégresse, car votre récompense est grande dans les cieux ! » (Mt 5, 1-12a)

Acclamation : Alléluia. Alléluia. Venez à moi, vous tous qui peinez sous le poids du fardeau, dit le Seigneur, et moi, je vous procurerai le repos. Alléluia. (Mt 11, 28)

Évangile de Jésus Christ selon saint Matthieu

En ce temps-là, voyant les foules, Jésus gravit la montagne. Il s’assit, et ses disciples s’approchèrent de lui. Alors, ouvrant la bouche, il les enseignait. Il disait « Heureux les pauvres de cœur, car le royaume des Cieux est à eux. Heureux ceux qui pleurent, car ils seront consolés. Heureux les doux, car ils recevront la terre en héritage. Heureux ceux qui ont faim et soif de la justice, car ils seront rassasiés. Heureux les miséricordieux, car ils obtiendront miséricorde. Heureux les cœurs purs, car ils verront Dieu. Heureux les artisans de paix, car ils seront appelés fils de Dieu. Heureux ceux qui sont persécutés pour la justice, car le royaume des Cieux est à eux. Heureux êtes-vous si l’on vous insulte, si l’on vous persécute et si l’on dit faussement toute sorte de mal contre vous, à cause de moi. Réjouissez-vous, soyez dans l’allégresse, car votre récompense est grande dans les cieux ! » – Acclamons la Parole de Dieu.

CALENDRIER

  • Messe tous les jours à 9 h avec l’office des Laudes
  • Tous les samedis matin de 10 h 30 à 12 h 15 un prêtre se tient dans l’église Notre-Dame pour accueillir une démarche du sacrement de réconciliation
  • Adoration du Saint-Sacrement tous les samedis de 9 h 30 à 12 h à la crypte

-Lundi 2 novembre : Commémoration de tous les fidèles défunts

-Mardi 3 novembre : De la férie

-Mercredi 4 novembre : Saint Charles Borromée

-Jeudi 5 novembre : De la férie

-Vendredi 6 novembre : De la férie

-Samedi 7 novembre : De la férie

Rendez-vous de la semaine

Lundi 2 Novembre à 19 h 30 à Notre-Dame : messe pour tous les fidèles défunts (pas de messe le matin à 9 h à la crypte)

-Jeudi 5 novembre à 20 h 30 salle Pierre Lefeuvre : réunion du groupe biblique œcuménique

DIMANCHE 1 er NOVEMBRE 2015 – TOUS LES SAINTS, Solennité

1 ère lecture (Ap 7,2-4.9-14) Psaume (Ps 23,1-6) 2 ème lecture (Jn 3,1-3) Evangile (Mt 5,1-12a)

DIMANCHE 8 NOVEMBRE 2015 – 32 ème dimanche du temps ordinaire

1 ère lecture (1 R 17, 10-16) Psaume (Ps 145,5-10) 2 ème lecture (He 9,24-28) Evangile (Mc 12,38-44)

Messe anticipée : samedi à 18 h à Saint-Louis et à 10 h à Notre-Dame

Zoom sur les Finances de la paroisse au 30 septembre 2015 :

Un manque à gagner de 38 000 € au denier de l’Eglise par rapport au 30/09/2014

+ les quêtes du dimanche qui ont diminué de 3 000 €

+ les dons des troncs qui ont diminué de 4 300 €

MANQUE à GAGNER AU 30/09/2015 = 45 300 €

Si nous voulons obtenir le même résultat que l’exercice 2014, il faut réunir 72 000 € d’ici le 31 Décembre 2015.

Les dépenses, quant à elles n’ont pas diminué. MERCI par avance

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