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10 avril 2020 5 10 /04 /avril /2020 10:30

Notre Communauté au quotidien

avec Notre-Dame de la Consolation

 

« Courage et confiance »

 

Date :  10 Avril 2020 :Vendredi Saint

 

 Texte du Jour :La passion selon saint Jean (Jean 18-19)

 

 

Quand la nuit est là, quand la lumière n'a pas de nom en dehors de la foi, Dieu de toute aurore avec ton Fils en agonie, nous voulons Te bénir encore.

Quand la blessure est là, quand la vie n'a pas de nom en dehors de ta volonté, Dieu affrontant toute mort avec le Fils blessé à jamais, Nous voulons Te glorifier encore.

Quand la lutte est là, quand la victoire n'a pas de nom en dehors de l'amour, Dieu toujours plus fort, avec le Fils héritier de nos morts, nous voulons T'adorer encore.

Christian de Chergé

Méditation du pape François

1. « Le Christ s´est fait obéissant jusqu´à mourir, et à mourir sur une croix » (Ph 2, 8).
Nous venons de terminer la Via Crucis qui, comme chaque année, nous trouve rassemblés au soir du Vendredi saint en ce lieu qui évoque de profonds souvenirs chrétiens. Nous avons de nouveau suivi les pas de l´Innocent injustement condamné, les yeux fixés sur son visage digne d´adoration: visage offensé par la méchanceté humaine, mais illuminé par l´amour et le pardon. L´histoire dramatique de Jésus est vraiment bouleversante ! Pour redonner à l´homme la vie en plénitude, le Fils de Dieu s´est anéanti de la manière la plus humiliante. De sa mort, par Lui librement choisie, naît la vie. Ainsi le dit l´Écriture: oblatus est quia ipse voluit (il s´est offert parce qu´il l´a lui-même voulu). C´est un témoignage d´amour extraordinaire, fruit d´une obéissance sans égale, qui est allée jusqu´à l´extrême don de soi.

2. « Obéissant jusqu´à mourir, et à mourir sur une croix ».Comment détacher son regard de Jésus, qui meurt sur la Croix ? Son visage bafoué suscite le trouble. Le prophète l´affirme: « Il n´était ni beau ni brillant pour attirer nos regards, son extérieur n´avait rien pour nous plaire. Il était méprisé, abandonné de tous, homme de douleur, familier de la souffrance, semblable au lépreux dont on se détourne » (Is 53, 2-3).Sur ce visage se concentrent les ombres de toutes les souffrances, des injustices, des violences subies par les êtres humains de toutes les époques de l´histoire. Mais maintenant, devant la Croix, nos peines de chaque jour, et la mort elle-même, apparaissent revêtues de la majesté du Christ abandonné et mourant. Le visage du Messie couvert de sang et crucifié révèle que Dieu, par amour, s´est laissé impliquer dans les événements tourmentés de l´humanité. Notre souffrance n´est plus une souffrance solitaire, car il a payé pour nous par son sang versé jusqu´à la dernière goutte. Il est entré dans notre souffrance et il a brisé les barrières de nos pleurs désespérés. Dans sa mort, la vie de l´homme et même sa mort acquièrent sens et valeur. De sa Croix, le Christ fait appel à la liberté personnelle des hommes et des femmes de tous les temps, et il invite chacun à le suivre sur les chemins de l´abandon total entre les mains de Dieu. Il nous fait aussi redécouvrir la fécondité mystérieuse de la souffrance.

Vos prêtres célèbreront le chemin de croix et l’office de la Passion en privé dans l’église à 18h

Ci joint à ce document : le Chemin de croix, un office de la Parole , et une méditation pour faire une démarche du pardon en pensée.

Vos prêtres demeurent à votre disposition.

Confessions dans l’église sur rendez vous, ou de 10h à 12h dans l’église

Office des vigiles à 21h dans l’église célébré par vos prêtres et bénédiction du cierge Pascal . Nous vous proposons d’allumer une lumière pour signifier cette communion en la présence du Christ ressuscité

                       

                                    

 

 

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Published by paroisse du Raincy - dans Feuille quotidienne "confinement"
9 avril 2020 4 09 /04 /avril /2020 15:01

Déclaration commune des responsables des communautés juive, catholique et musulmane membres de l’UDPP-93 : Union pour le Dialogue, le Partage et la Paix en Seine-Saint-Denis

Le Raincy - 7 avril 2020


Depuis trois semaines, dans notre pays, nous sommes appelés à respecter des règles de confinement. C’est une grande partie de notre planète qui est engagée dans un combat long et patient contre le virus Covid-19. Rester confiné est le seul moyen efficace, aujourd’hui, pour diminuer la propagation de ce fléau, et sauver des vies. Et nous savons, comme croyants, le prix de chaque vie.


Au nom de nos trois grandes religions monothéistes, nous voudrions avant tout avoir une pensée envers toutes les personnes, les familles, éprouvées par les souffrances et la mort, provoquées par cette pandémie. Nous prions pour vous.


Comme beaucoup de nos concitoyens,  vous voudrions avoir une pensée émue pour vous qui êtes engagés au service des malades. Tous les membres des hôpitaux, des maisons de retraite,  tous les médecins, infirmiers, infirmières, aides soignants, qui luttez au quotidien, souvent au péril de votre propre vie,  pour sauver des vies. 

Vous côtoyez de façon brutale et violente la souffrance et la mort, vous êtes confrontés à des décisions éthiques difficiles. Nous prions  pour vous , nous prions pour vos familles.


Notre pensée va vers tous nos gouvernants, au niveau national ou local.  Toutes les décisions que vous avez à prendre sont parfois difficiles et  lourdes de conséquences. Nous prions pour vous.


Notre pensée va aussi envers toutes nos forces de l’ordre, gendarmes et policiers : Vous  veillez à la sécurité et au respect des consignes de confinement au quotidien, parfois dans des conditions et dans des quartiers difficiles. Nous prions pour vous.


Notre pensée va vers vous qui vous engagez à répondre à tous nos besoins de première nécessité. Nous prions pour vous et vos familles. Nous pensons à tous nos enseignants qui vous êtes dévoués à la tâche de l’enseignement à distance pour tous nos enfants et jeunes. Nous vous confions aussi à notre prière.


Notre pensée va vers chacune et chacun d’entre nous. Nous portons chacune et chacun une responsabilité de faire en sorte que, le plus rapidement possible, quand ce sera possible, et pas simplement quand nous l’aurions nous-mêmes décidé, de retrouver la joie et le plaisir de se retrouver en famille, entre amis, entre voisins, que nous puissions reprendre nos activités, sans doutes autrement, que nos enfants et jeunes puissent reprendre un chemin plus serein pour les études. Nous prions pour cela.


Cette semaine commence les fêtes de Pessa’h pour toute la communauté juive : passage de la nuit à la lumière, de l’esclavage à la liberté, signe de la présence du Seigneur près de « ceux qui l’aiment ».

Les chrétiens sont aussi entrés dans la grande Semaine Sainte. Pour eux, Jésus est cette présence du Seigneur, en croix, immolé. Pâques est le passage de la mort à la vie.

Dans les derniers jours d’Avril, les musulmans entreront dans le mois du Ramadan , temps de jeûne, de partage et de prière, temps important de la conversion des cœurs.


Nos trois religions sont « touchées de plein fouet » par les règles de confinement. Nous devons tous célébrer autrement ces grandes fêtes et ces grands moments de chacune de nos religions. Nous avons conscience que c’est difficile, c’est avec regret et tristesse que nous le constatons tous. Cependant, le Dieu , Maître de la vie, auxquels nous mettons tous notre foi, nous invite en tout premier lieu à veiller au respect de la vie parce qu’il en est l’auteur.

Aussi nous adressons à tous nos fidèles ce vibrant appel du respect de la vie de chacune et chacun. Alors respectons le confinement.


 Rabbin Moché LEWIN, Communauté juive
Père Frédéric BENOIST,  Communauté catholique
Imam Lahcene LABLACK,   Communauté musulmane

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Published by paroisse du Raincy - dans Déclarations & documents
9 avril 2020 4 09 /04 /avril /2020 14:50

Jeudi saint

en mémoire de la Cène du Seigneur

et du commandement nouveau

SUGGESTION

Pour vivre de manière adaptée la liturgie du Jeudi saint, nous vous proposons, dans sa première partie, de vous réunir autour de la table familiale dressée de manière festive et au cours d’un repas. Tout repas ne doit-il pas être un moment de service et d’amour ?

Puis dans sa seconde partie, vous serez invités à rejoindre un autre lieu, par exemple autour de la croix intronisée le jour des Rameaux.

 

 

Les personnes seules auront à cœur de préparer une table festive également.

La célébration du Jeudi saint est orientée par la charité tant dans le lavement des pieds que dans le don de l’eucharistie, rites que nous ne vivrons pas ce soir, mais dont le sens sera mis en valeur au cours de la soirée.

 

 

 

Première partie

• 1er temps

 

Rassemblés autour de la table, debout,

Au Nom du Père et du Fils et du Saint Esprit.

La nuit qu’il fut livré (HP 3 ; P. Dorlay / air breton / J. Gélineau et G. Geoffray / Mame)

1 - La nuit qu'il fut livré, le Seigneur prit du pain;

En signe de sa mort le rompit de sa main:

"Ma vie, nul ne la prend mais c'est moi qui la donne

Afin de racheter tous mes frères humains."

 

2 – Après qu'il eut soupé pour la dernière fois

S'offrit comme victime au pressoir de la Croix:

"Mon sang, versé pour vous est le sang de l'Alliance

Amis, faites ceci en mémoire de moi."

   

Chacun prend place et quelqu’un fait la lecture.

 

Lecture du livre de l’Exode (12, 1-8.11-14).

En ces jours-là, dans le pays d’Égypte, le Seigneur dit à Moïse et à son frère Aaron :

« Ce mois-ci sera pour vous le premier des mois, il marquera pour vous le commencement de l’année. Parlez ainsi à toute la communauté d’Israël : le dix de ce mois, que l’on prenne un agneau par famille, un agneau par maison. Si la maisonnée est trop peu nombreuse pour un agneau, elle le prendra avec son voisin le plus proche, selon le nombre des personnes. Vous choisirez l’agneau d’après ce que chacun peut manger. Ce sera une bête sans défaut, un mâle, de l’année. Vous prendrez un agneau ou un chevreau. Vous le garderez jusqu’au quatorzième jour du mois. Dans toute l’assemblée de la communauté d’Israël, on l’immolera au coucher du soleil. On prendra du sang, que l’on mettra sur les deux montants et sur le linteau des maisons où on le mangera. On mangera sa chair cette nuit-là, on la mangera rôtie au feu, avec des pains sans levain et des herbes amères. Vous mangerez ainsi : la ceinture aux reins, les sandales aux pieds, le bâton à la main. Vous mangerez en toute hâte : c’est la Pâque du Seigneur. Je traverserai le pays d’Égypte, cette nuit-là ; je frapperai tout premier-né au pays d’Égypte, depuis les hommes jusqu’au bétail. Contre tous les dieux de l’Égypte j’exercerai mes jugements : Je suis le Seigneur. Le sang sera pour vous un signe, sur les maisons où vous serez. Je verrai le sang, et je passerai : vous ne serez pas atteints par le fléau dont je frapperai le pays d’Égypte.

 

 

 

 

Ce jour-là sera pour vous un mémorial. Vous en ferez pour le Seigneur une fête de pèlerinage. C’est un décret perpétuel : d’âge en âge vous la fêterez. » – Parole du Seigneur.

 

Après un temps de silence, on peut commencer la première partie du repas.

 

• 2e temps

 

Après ce premier temps du repas, on observe un court silence avant de chanter ou lire le psaume

 

Psaume (115 (116b), 12-13, 15-16ac, 17-18)

 

Je t’offrirai le sacrifice d’action de grâce,

J’invoquerai le nom du Seigneur.

Je tiendrai mes promesses au Seigneur,

oui, devant tout son peuple.

 

Comment rendrai-je au Seigneur

tout le bien qu’il m’a fait ?

J’élèverai la coupe du salut,

j’invoquerai le nom du Seigneur.

 

Il en coûte au Seigneur

de voir mourir les siens !

Ne suis-je pas, Seigneur, ton serviteur,

moi, dont tu brisas les chaînes ?

 

Nous rendons grâce au Seigneur par ce chant ;

C’est toi Seigneur le pain rompu (D 293 ; J.P Lécot ; G.Kirbye / Lethielleux)

 

C´est toi, Seigneur, le pain rompu livré pour notre vie.
C´est toi, Seigneur, notre unité, Jésus ressuscité !

1. Jésus, la nuit qu´il fut livré, rompit le pain et dit :
« Prenez, mangez : voici mon corps, livré pour l´univers. »
Jésus, la nuit qu´il fut livré, montra le vin et dit :
« Prenez, buvez : voici mon sang versé pour l´univers. »

 

 

2. « Je suis le pain qui donne vie : qui croit en moi vivra ;
Et je le ressusciterai, au jour de mon retour. »
« Je suis venu pour vous sauver et non pour vous juger :
C´est notre Père qui m´envoie pour vous donner la vie. »

3. Nous partageons un même pain, dans une même foi,
Et nous formons un même corps : l´Église de Jésus.
« L´Esprit de Dieu m´a envoyé pour annoncer la joie,
Pour libérer les prisonniers, pour apporter la paix. »

 

Ensuite, on poursuit le repas.

 

• 3e temps

 

Après un bref silence,

 

Lecture de l’Évangile selon st Jean (13, 1-15).

Avant la fête de la Pâque, sachant que l’heure était venue pour lui de passer de ce monde à son Père, Jésus, ayant aimé les siens qui étaient dans le monde, les aima jusqu’au bout. Au cours du repas, alors que le diable a déjà mis dans le cœur de Judas, fils de Simon l’Iscariote, l’intention de le livrer, Jésus, sachant que le Père a tout remis entre ses mains, qu’il est sorti de Dieu et qu’il s’en va vers Dieu, se lève de table, dépose son vêtement, et prend un linge qu’il se noue à la ceinture ; puis il verse de l’eau dans un bassin.

 

Alors il se mit à laver les pieds des disciples et à les essuyer avec le linge qu’il avait à la ceinture. Il arrive donc à Simon-Pierre, qui lui dit :

« C’est toi, Seigneur, qui me laves les pieds ? »

Jésus lui répondit :

« Ce que je veux faire, tu ne le sais pas maintenant ; plus tard tu comprendras. »

Pierre lui dit : « Tu ne me laveras pas les pieds ; non, jamais ! »

Jésus lui répondit : « Si je ne te lave pas, tu n’auras pas de part avec moi. »

Simon-Pierre lui dit :

« Alors, Seigneur, pas seulement les pieds, mais aussi les mains et la tête ! »

Jésus lui dit :

« Quand on vient de prendre un bain, on n’a pas besoin de se laver, sinon les pieds : on est pur tout entier. Vous-mêmes, vous êtes purs, mais non pas tous. »  

Il savait bien qui allait le livrer ; et c’est pourquoi il disait : « Vous n’êtes pas tous purs. » Quand il leur eut lavé les pieds, il reprit son vêtement, se remit à table et leur dit :

« Comprenez-vous ce que je viens de faire pour vous ? Vous m’appelez “Maître” et “Seigneur”, et vous avez raison, car vraiment je le suis. Si donc moi, le Seigneur et le Maître, je vous ai lavé les pieds, vous aussi, vous devez vous laver les pieds les uns aux autres. C’est un exemple que je vous ai donné afin que vous fassiez, vous aussi, comme j’ai fait pour vous. »

 

Acclamons la Parole de Dieu.

Temps de méditation

Quand arrive l’heure du plus grand amour, Jésus se donne dans le service et dans l’Eucharistie.

  • Servir, aider l’autre, tout autre…Le service du prochain, y compris celui que je ne connais pas, transforme-t-il ma vie, nos vies ?

 

  • Vivre l’Eucharistie, comment cela transforme-t-il ma vie, nos vies ?

 

 

NOUS CHANTONS : Ubi caritas (AELF / J. Berthier / Taizé / CNA n°448)

ou tout autre chant sur la charité qui convienne

Où règnent la charité et l'amour, là est Dieu/ 1Jn 4, 8-21)

Ubi caritas et amor,

Ubi caritas Deus ibi est

 1. Ce n’est pas nous qui avons aimé Dieu,
Mais c’est Lui qui nous aimés le premier,
Et qui a envoyé son fils en victime offerte pour nos péchés.

5. Celui qui n’aime pas son frère qu’il voit,
Ne saurait aimer le Dieu qu’il ne voit pas.
Voilà le commandement que nous avons reçu de Lui :
Que celui qui aime Dieu aime aussi son frère.

On poursuit par la dernière partie du dîner.

 

À la fin du repas, chacun se lève de table et celui qui préside dit la prière suivante :

Nous avons partagé dans la joie ce repas

qui nous a rappelé le derner repas de Jésus avec ses disciples.

Que demeure en nous, la foi, l’espérance et la charité ;

que grandisse en nous la plus grande des trois : la charité.

 

Deuxième Partie

Les plus petits enfants auront peut-être été couchés quand le reste de la famille, ou les parents seulement se réunissent dans le lieu où se tient la croix, pour cette deuxième partie de la soirée.

Les personnes seules feront suivre directement la fin du dîner et le déplacement vers un autre lieu de la maison.

 

 

 

 

 

 

 

Un chant ouvre ce temps de prière que l’Église recommande comme un moment pour durer dans la prière auprès du Christ, par exemple :

 

Agneau de Dieu qui prends nos péchés (bis)

Tu es la vie du monde, VIE !

Tu es la vie du monde.

Agneau de Dieu qui prends nos péchés (bis)

Tu es la joie du monde, JOIE !

Tu es la joie du monde.

Agneau de Dieu qui prends nos péchés (bis)

Tu es la paix du monde, PAIX !

Tu es la paix du monde.

 

 

La veillée s’organisera autour du texte de Méliton de Sardes. (Chrétien d’Asie Mineure de la 2ème moitié du 2ème siècle)

Selon les cas, on pourra :

- le lire en entier avec des pauses de silence.

- le lire en entier, en l’entrecoupant de refrains méditatifs.

Le silence et la prière personnelle auront une place importante durant ce temps de prière, que chacun réglera selon ses possibilités.

 

Lecture de l’Homélie de Méliton de Sardes sur la pâque

L’Agneau sans défaut et sans tache

 

Bien des choses ont été annoncées par de nombreux prophètes en vue du mystère de Pâques qui est le Christ : à lui la gloire pour les siècles des siècles. Amen.

 

C’est lui qui est venu des cieux sur la terre en faveur de l’homme qui souffre ; il a revêtu cette nature dans le sein de la Vierge et, quand il en est sorti, il était devenu homme ; il a pris sur lui les souffrances de l’homme qui souffre, avec un corps capable de souffrir, et il a détruit les souffrances de la chair ; par l’esprit incapable de mourir, il a tué la mort homicide.

 

Conduit comme un agneau et immolé comme une brebis, il nous a délivrés de l’idolâtrie du monde comme de la terre d’Égypte ; il nous a libérés de l’esclavage du démon comme de la puissance de Pharaon ; il a marqué nos âmes de son propre Esprit, et de son sang les membres de notre corps.

 

C’est lui qui a plongé la mort dans la honte et qui a mis le démon dans le deuil, comme Moïse a vaincu Pharaon. C’est lui qui a frappé le péché et a condamné l’injustice à la stérilité, comme Moïse a condamné l’Égypte.

 

C’est lui qui nous a fait passer de l’esclavage à la liberté, des ténèbres à la lumière, de la mort à la vie, de la tyrannie à la royauté éternelle, lui qui a fait de nous un sacerdoce nouveau, un peuple choisi, pour toujours. C’est lui qui est la Pâque de notre salut.

 

C’est lui qui endura bien des épreuves en un grand nombre de personnages qui le préfiguraient : en Abel il a été tué ; en Isaac il a été lié sur le bois ; en Jacob il a été exilé ; en Joseph il a été vendu; en Moïse il a été exposé à la mort ; dans l’agneau il a été égorgé ; en David il a été en butte aux persécutions ; dans les prophètes il a été méprisé.

 

C’est lui qui s’est incarné dans une vierge, a été suspendu au bois, enseveli dans la terre, ressuscité d’entre les morts, élevé dans les hauteurs des cieux.

 

C’est lui, l’agneau muet ; c’est lui, l’agneau égorgé ; c’est lui qui est né de Marie, la brebis sans tache ; c’est lui qui a été pris du troupeau, traîné à la boucherie, immolé sur le soir, mis au tombeau vers la nuit. Sur le bois, ses os n’ont pas été brisés ; dans la terre, il n’a pas connu la corruption ; il est ressuscité d’entre les morts et il a ressuscité humanité gisant au fond du tombeau.

 

 

Pour terminer, nous disons le

Notre Père.

 

 

Et éventuellement la prière ci-dessous :

Dieu fidèle,

tu as écouté la prière du Christ,

tu l’as libéré de la détresse.

Ne permets pas que nos cœurs se troublent,

rends-les confiants, mets en eux ta joie ;

et nous attendrons dans le silence et la paix,

le bonheur de voir ton visage.

Amen.

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

Des œuvres historiques de musique sacrée pour aider à la méditation :

 

 

Jeudi Saint

Homélie

"Avant la fête de la Pâque, sachant que l’heure était venue pour lui de passer de ce monde à son Père, Jésus, ayant aimé les siens qui étaient dans le monde, les aima jusqu’au bout ». (Jean 13,1). Jésus, sachant que le Père a tout remis entre ses mains, qu’il est sorti de Dieu et qu’il s’en va vers Dieu… (Jean 13,3).  Ces deux versets de l’évangile de Jean, résument, me semble-t-il, tout ce que Jésus a fait pour nous : Jésus nous a aimé. Jésus nous aime, aujourd’hui, sans limites, toujours et jusqu’au bout. Oui l’amour de Jésus pour nous n’a pas de limites, il n’est pas réservé à quelques-uns, il nous aimes toujours plus. Et pour cela il donne sa vie pour nous. Chacun de nous est-il alors capable de dire : « Jésus a donné, donne, sa vie pour moi » ? Puisque Dieu appelle chacun par son nom, Jésus, Fils unique du Père, aime chacune et chacun d’entre nous en nous appelant par notre nom. Son amour est ainsi, personnel, immense, infini. L’amour de Jésus ne déçoit pas, parce qu’il ne se lasse pas d’aimer, de pardonner. C’est sans doutes la première chose que nous pouvons retenir de cette fête du Jeudi Saint. Et J’espère qu’en ce temps du confinement, qui nous invite à une prière plus personnelle, chacune et chacun prend le temps de s’ouvrir à cette grâce.

Il y a ce geste que les disciples ne comprennent pas, Pierre semble vouloir le refuser même : laver les pieds. Geste pourtant habituel et traditionnel avant de commencer un repas au temps de Jésus. Mais ce n’était pas le maître de la maison, le maître du repas, qui faisait un tel geste, mais les esclaves. Mais Jésus, comme un esclave, lave les pieds de ses disciples. Jésus, serviteur, nous lave les pieds, s’abaisse devant nous, s’abaisse devant le pécheur que je suis.  « Ce que je veux faire, tu ne le sais pas maintenant ; plus tard tu comprendras » (Jean 13,7). Oui j’ai du mal à comprendre ce geste de Jésus, il veut me servir, il veut me guérir, il veut me laver… « Laisse faire »… Jésus accomplit ce service pour nous donner un exemple de la façon dont nous avons à nous mettre au service des uns et des autres. Et nous allons entrer dans le cycle de sa passion, du don total de sa vie pour nous.

C’est donc une invitation que nous pouvons de nouveau faire résonner de façon particulière ce soir : « vous aussi, vous devez vous laver les pieds les uns aux autres. C’est un exemple que je vous ai donné afin que vous fassiez, vous aussi, comme j’ai fait pour vous » (Jean 13,14-15). Servez vous les un et les autres, soyez frères et sœurs  dans le service, pas dans l’ambition comme ceux qui veulent dominer les autres. Le service du frère, le service fraternel. La fraternité est humble car elle est service. Ne serions-nous pas en train d’être interpelés, les uns et les autres, en ces temps ? Ne sommes nous pas en train de reprendre conscience de la nécessité première du service de la personne… ?

Nous vivons ce Triduum Pascal confinés chez nous, Nous ne refaisons pas au cours de notre messe ce geste du lavement des pieds. Privés de la célébration de ce geste symbolique, essayons de reprendre dans une prière du cœur ce que ce geste exprime vraiment. Peut-être ai-je à l’esprit telle ou telle personne à qui un tel geste pourrait être signifié ? Je ne vous cache pas que ce soir, ma prière va en tout premier vers toutes celles et tous ceux qui se dévouent au service des personnes fragiles et malades et qui sauvent des vies. Nous pouvons peut être « dédier » notre Jeudi Saint à tous ces soignants qui luttent.

Ce soir, je vous confie aussi la prière commune, que nous avons voulu manifester en ces temps de crise, le rabbin Lewin, l’imam Lablack et moi même. Cela faisait longtemps, pris par le rythme soutenu de nos activités, que nous ne nous étions pas recontactés. Cette crise sanitaire mondiale du Covid19 a tout arrêté, pas notre volonté de nous réunir dans la pensée pour prier. Voici donc ce message humble que nous voulons adresser à nos communautés, à notre ville, à notre société. (pièce jointe)

Nous vous proposons un service simple, en réponse et en hommage à tous ceux qui se dévouent particulièrement en ces temps au service des autres. Respecter le confinement.  Il est peut être difficile pour certain(e)s d’entre nous, mais nous le savons tous au fond de nous, il est plus que nécessaire. Patience !!

Jésus se retrouve seul à prier dans la nuit. Nous sommes seuls chez nous à prier ce soir, (mais en communion, je l’espère). Entrons dans la Passion du Christ et prions particulièrement pour ceux qui souffrent et ceux qui décèdent dans la nuit des hôpitaux et des maisons de retraite

Que le Seigneur soit avec vous.

 

 

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9 avril 2020 4 09 /04 /avril /2020 14:40

Notre Communauté au quotidien

avec Notre-Dame de la Consolation

 

« Courage et confiance »

 

Date :  Jeudi 9 Avril 2020 : Jeudi Saint, La cène du Seigneur

 

 

Textes du jours : Exode 12,1-8.11-14 Psaume 115 ; Première lettre de saint Paul aux Corinthiens 11,23-26 ; Jean 13,1-15

 

Et le Verbe s’est fait frère...

Il m’a aimé jusqu’à l’extrême, l’extrême de moi, l’extrême de lui.. Il m’a aimé à sa façon qui n’est pas la mienne Il m’a aimé gracieusement, gratuitement ...j’aurais peut-être aimé que çà soit plus discret, moins solennel.Il m’a aimé comme je ne sais pas aimer : cette simplicité, cet oubli de soi, ce service humble et non gratifiant, sans aucun amour propre.Il m’a aimé avec l’autorité bienveillante mais incontournable d’un père, et aussi avec la tendresse indulgente et pas très rassurée d’une mère.

J’étais blessé au talon par l’ennemi commun, et le voilà à mes pieds : ne crains rien, tout est pur. Comme Pierre, j’ai honte : il m’est arrivé, à moi aussi, de trébucher à sa suite, et même de lever le talon contre lui car il y a un peu de Judas en moi, et j’ai bien envie de chercher refuge dans la nuit quand la Lumière est là, fouillant mes ténèbres. Par bonheur, il ne regarde que mes pieds, et mes yeux peuvent fuir.
 L’eau qu’il a versée va-t-elle réussir à me faire pleurer ?

Moi qui rêvais de l’amour comme d’une fusion de moi en Lui, c’est une transfusion qu’il me faut : son sang dans mon sang, sa chair dans ma chair, son Coeur dans le mien, présence réelle d’homme marchant en présence du Père.Pauvreté, chasteté, obéissance, retrouver en moi un fils de complaisance. Hélas ! L’amour se dévoilait, et déjà il m’échappe. Il était là, à mes pieds je n’ai pu le retenir.Le voilà qui passe aux pieds du voisin, de la voisine, et de Judas lui-même, de tous ceux-là dont on ne sait s’ils sont disciples en vérité, et qu’il m’a fallu accepter ; c’était le prix à payer pour rester avec Lui, et pour avoir droit, ce soir, au pain et à la coupe.Il a aimé les siens jusqu’à l’extrême, tous les siens, ils sont tous à lui, chacun comme unique, une multitude d’uniques.Dieu a tant aimé les hommes qu’Il leur a donné son Unique : et le Verbe s’est fait FRERE, frère d’Abel et aussi de Caïn, frère d’Isaac et d’Ismaël à la fois, frère de Joseph et des onze autres qui le vendirent, frère de la plaine et frère de la montagne, frère de Pierre, de Judas et de l’un et l’autre en moi.

L’Heure est venue pour Dieu d’apprendre ce qu’il en coûte d’entrer en fraternité. Fils unique il est venu (d’auprès de Dieu). frère à l’infini des hommes, il s’en retourne auprès de Dieu, entraînant la multitude jusqu’à l’extrême de l’Unique.C’est un exemple que je vous ai donné la leçon de choses est là, sur la table, avec ce pain et cette coupe à partager, mais le livre du Maître, c’est ce geste de serviteur cœur et corps livrés, là, de pieds en pieds, de frère en frère, pour graver la mémoire." Mon frère et ma sœur, et ma mère, ce sont ceux-là qui feront, aux plus petits de mes frères, ce que je vous ai fait là".Rien de plus pur désormais qu’une multitude de frères s’aimant de proche en proche jusqu’à l’extrême de la patience et de la compassion, afin qu’aucun ne se perde de ceux que JESUS, notre frère, offre ce soir à son Père comme son propre Corps et son propre Sang.

Christian de Chergé, prieur de Tibhirine Homélie du Jeudi Saint 1995

  

 

 

Que célèbre t’on le Jeudi saint ?

 

 Jésus prend son dernier repas avec les douze Apôtres dans la salle dite du « Cénacle ». Saint Paul et les évangélistes Marc, Luc et Matthieu rapportent les récits de la Cène au cours de laquelle, en prenant le pain et le vin, le Christ rend grâce et offre son Corps et son Sang pour le salut des hommes.

Au cours de ce repas, Jésus va se mettre à genoux devant chacun de ses disciples et leur laver les pieds. Il prend la tenue de serviteur et dit : « C’est un exemple que je vous ai donné afin que vous fassiez vous aussi comme j’ai fait pour vous. » Au cours de la messe célébrée avec solennité, on répète le geste du lavement des pieds

 

Aujourd’hui, jeudi Saint, fête de l’Institution de l’eucharistie, c’est la fête de tous les prêtres.

Nous pourrions prier pour les prêtres :

  • Pour les jeunes prêtres afin que le Seigneur affermisse leur vocation et les protège dans un monde parfois hostile ;
  • Pour les vieux prêtres qui doutent et qui sont fatigués par de nombreuses années de pastorales parfois épuisantes ;
  • Prions pour les vocations, que le Seigneur nous envoie de saints ouvriers à sa moisson si abondante et qu'il suscite dans le cœur des jeunes ce désir de servir l'Eglise.

Avez-vous déjà pensé à faire célébrer des messes pour vos prêtres, à prier pour eux ?, et surtout pour tous ceux qui ont aidé à grandir dans la foi. Prions aussi pour les prêtres qui sont morts mais qui ont été mis sur votre route ; ceux qui vous ont baptisé, vous ont préparé à votre première communion, vous ont accompagné en étant des témoins de la miséricorde de Dieu.

 

Prière

« Seigneur Jésus, au cours de la sainte Cène, par amour pour ton peuple, tu instituas l’eucharistie que tu confias à tes apôtres. 
Nous te remercions pour tous les hommes que tu as envoyés depuis ce jour pour qu’ils soient prêtres afin de guider ton peuple et dispenser tes sacrements.
 Apprends-nous à les accueillir tels qu’ils sont, avec leurs richesses et leurs pauvretés, et à les soutenir fraternellement dans leurs joies et leurs épreuves. Rends-les toujours plus fidèles aux engagements de leur ordination, dans la joie de servir et de s’unir à toi.
 Donne à tes prêtres la grâce de correspondre toujours mieux au Bon Pasteur que tu es, celui qui se fait le serviteur de ses frères et donne sa vie pour ses brebis.
 Nous te prions de continuer à susciter de nouvelles vocations. Que ton Esprit soutienne ceux qui perçoivent ton appel et hésitent à te répondre.
 Aide-nous aussi à encourager tous ceux que, dans nos familles et notre entourage, tu appelles à servir ton Corps.
 Nous te le demandons, à toi qui vis et règnes avec le Père et le Saint Esprit, pour les siècles des siècles. Amen. »

Merci de soutenir  vos prêtres  par vos prières et par vos dons.

 

Nous pouvons prier pour tous les prêtre jubilaires. Nous pouvons aussi pour tous les prêtres,  eux aussi victimes du Covid19 . Nous pouvons prier pour ceux qui sont malades, particulièrement le père Michel Picard en coma artificiel .

https://youtu.be/pB-sU3ZN-Po

Messes de la Cène

Sur KTO :  à 18h : messe présidée par le pape François retransmise de Rome

Sur You Tube et les réseaux sociaux : à 18h30 : messe retransmise de la cathédrale de Saint Denis présidée par notre évêque Pascal Delannoy, messe de communion avec toute l’église diocésaine.

Vos prêtres célèbrent la messe à 18h chez les sœurs de l’Assomption de Pavillons sous Bois

 

Pour joindre vos prêtres : le père Frédéric Benoist 0611158552 ; le père Modeste Megnanou : 0752121861.

Pour une confession : merci de prendre rendez vous. Un espace sécurisé a été aménagé dans l’église.

 

Si vous voulez envoyer une intention de prière : paroisse.leraincy@wanadoo.fr

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8 avril 2020 3 08 /04 /avril /2020 11:34

« Confinement en temps de carême »   1ere Partie

« L’espace limité et le temps désoccupé »

 L’ordre d’un confinement chez soi pour éviter la propagation du Corona-virus nous pose la question du sens d’un confinement en carême.

« Confiner » signifie : « toucher aux confins d’un pays, être à la limite de, tenir enfermé dans d’étroites limites ».  Ces limites, ce sont celles qui nous sont fixées, mais aussi nos propres limites, des limites extérieures, celles de l’espace et du temps, et intérieures : l’homme est un être fini qui reconnaît sa propre finitude. Il n’est pas un Surhomme.

Le « confinement » désigne l’« action de confiner ou d’être confiné ». Toute la différence est là : entre l’actif et le passif, entre ce que l’on veut et ce que l’on subit. Lorsqu’on parle de « se confiner », c’est-à-dire de « se tenir enfermé, s’isoler, se limiter à une occupation, ou se cantonner à », cet enfermement est alors volontaire.

On parle aussi d’« enceinte de confinement » : pour désigner un « bâtiment étanche entourant un réacteur nucléaire », le danger est mortel et la protection contre ce rayonnement mortel est une barrière entre le danger et l’homme.

Qu’en est-il de ce « confinement » en temps de carême ? De quel temps et de quel espace parle-t-on dans le « confinement » ?

 L’espace limité et le temps désoccupé

  • L’espace limité
  1. Le désert

Dans ce temps de confinement comme dans ce temps de carême, il y a un « vide » de l’espace et du temps. L’« espace vide », c’est le désert. L’évangile du premier dimanche de carême est celui de la tentation du Christ au désert. Le désert est habité non par des hommes qui y mourraient de soif, mais par les esprits impurs qui le peuplent. Dans ce vide du désert ou du confinement, les tentations remontent en nous comme des pensées mortifères et obsessionnelles : peurs réelles ou imaginaires, impuissance et découragement… Il ne faut pas dialoguer avec ses pensées, mais leur opposer non pas nos paroles, mais la Parole de Dieu.

  1. La cellule et le cloître

Vivre au désert est l’idéal des « ermites », les solitaires, dont les Apophtegmes des Pères du désert nous ont livré leurs sentences dans des paroles elles-mêmes « resserrées ». Tant d’hommes et de femmes vivent seuls dans les grandes villes, passant du bruit des foules au resserrement de leurs chambres, mais ils n’ont pas goûté à la sagesse de ceux qui aiment le désert et se sont laissés façonner par lui. A la différence du désert qui environne l’ermite à perte de vue (j’ai encore dans les yeux l’immensité du désert au pied de la montagne où se trouve la grotte d’Antoine), le cloître est un espace clos qui est séparé et protégé du « monde » par la « clôture ». Cette séparation marque une appartenance exclusive au Christ, mais les moines cénobites, à la différence des ermites, la vivent en communauté.

  1. L’île

L’île est aussi un espace clos, environné par la mer et le naufragé, qui scrute sans cesse la ligne bleue de l’horizon (la mer est un désert liquide) pour voir si une barque s’aventure, y vit une longue attente. Le naufrage est brutal et accidentel, comme l’irruption de la maladie, et l’île, comme la chambre entourée, une bouée de sauvetage.

Il y a d’autres formes d’espace clos qui ne sont pas une séparation, mais une privation de liberté ou de vie.

  1. La prison

La prison est un enfermement pénitentiel dans une « cellule » dont la porte est verrouillée ! Aujourd’hui, notre porte est ouverte, mais elle est gardée au-dehors par ceux qui nous empêchent de sortir… pour nous défendre contre cet ennemi invisible, le coronavirus !

  1. Le tombeau et les enfers

L’espace le plus resserré est celui du cercueil ou du tombeau. Il n’enferme qu’un corps privé de vie, un corps sans âme, qui est vu sans pouvoir voir. L’âme, selon les croyances religieuses, païennes ou juives, « descend aux enfers », comme Orphée à la recherche d’Euridice dans les Métamorphoses d’Ovide, ou descend au « shéol ». On compare le shéol à l’Hadès ou au Tartare de la mythologie grecque. Le shéol est « le séjour des morts », un monde souterrain, lieu du silence, ténèbres, lieu de l’oubli… dont on ne remonte jamais. 

  • Le temps désoccupé et le temps libre

Et comme l’espace est limité, le temps est « désoccupé », il n’est pas « bien rempli » par des occupations de tout genre. Certes le travail peut se faire « à distance » par le Télétravail, mais pour beaucoup, qui ne peuvent se rendre à leur « lieu de travail », surtout dans les professions manuelles, il n’y a plus de travail et l’incertitude de l’avenir s’installe. On a parlé du « temps suspendu », mais le temps, au contraire, semble très « long » et cette « longueur du temps » qui « ne passe pas » indique la lenteur de l’esprit qui a perdu sa vivacité.

  1. N’avoir rien à faire. Interruption du negotium

Les latins distinguaient le negotium, le « négoce », et l’otium, le loisir.

Le negotium ne signifie pas seulement les « affaires », mais aussi les « choses à faire » qui forment notre quotidien : les courses, les visites, les rendez-vous. Et comme « le temps est désoccupé », comme on n’a « rien à faire », on cherche à s’occuper par les divertissements qu’offrent la TV ou les moyens de communication. Le monde virtuel de l’image remplace le monde réel des corps.

  1. L’otium. Le loisir

Le temps libre peut être vécu comme « oisiveté », traîner sans savoir « quoi faire », mais surtout – et c’est le sens que lui donnait les anciens – comme temps réservé aux « choses de l’esprit », l’étude et la contemplation. L’otium est exprimé par des termes comme « repos », « vacance », ou « sabbat ».

Parce qu’il est un repos, l’otium favorise la contemplation et ce « temps de repos » est un « temps de sabbat ». Parce qu’elle anticipe le repos éternel, la vie monastique, la vie dans le « paradis claustral », est une vie de « loisir ». L’otium est la grande occupation du moine, c’est un loisir très occupé, comme n’ont cessé de répéter Grégoire le Grand dans ses Dialogues, Bernard de Clairvaux et tant d’autres.

(à suivre) Ysabel de Andia, philosophe et théologienne française, vierge consacrée du diocèse de Paris, est l’auteur de nombreux livres notamment en patristique.

 

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8 avril 2020 3 08 /04 /avril /2020 11:32

MERCREDI SAINT

 

 

Nous nous mettons (je me mets) devant la croix, le nouveau Testament ouvert sur l’évangile du jour, un lumignon…
 

 

Au nom du Père et du Fils et du Saint Esprit

le Père ou la mère de famille ou le plus ancien(ne) :

Béni soit, Dieu, notre Père, qui nous rassemble et nous accueille en son Fils Jésus Christ,                                               le juste souffrant.

Bénissons le ensemble d’une même voix et d’un même cœur.

Tous : Béni sois tu notre Dieu, maintenant et toujours.

 

PSAUME

(68 (69), 8-10, 21-22, 31.33-34)

R/ Dans ton grand amour, Dieu, réponds-moi ;
c’est l’heure de ta grâce. (68, 14cb)

C’est pour toi que j’endure l’insulte,
que la honte me couvre le visage :
je suis un étranger pour mes frères,
un inconnu pour les fils de ma mère.
L’amour de ta maison m’a perdu ;
on t’insulte, et l’insulte retombe sur moi.

L’insulte m’a broyé le cœur,
le mal est incurable ;
j’espérais un secours, mais en vain,
des consolateurs, je n’en ai pas trouvé.
À mon pain, ils ont mêlé du poison ;
quand j’avais soif, ils m’ont donné du vinaigre.

Mais je louerai le nom de Dieu par un cantique,
je vais le magnifier, lui rendre grâce.
Les pauvres l’ont vu, ils sont en fête :
« Vie et joie, à vous qui cherchez Dieu ! »
Car le Seigneur écoute les humbles,
il n’oublie pas les siens emprisonnés.

 

Le juste souffrant fait monter son cri à Dieu et aussi sa louange

Car le Seigneur écoute et sauve les humbles.

Quel stick (verset) me touche le plus ?

Je peux répéter ce verset toute la journée en faisant la cuisine, en repassant… 

 

ÉVANGILE

Louange à toi, Seigneur,
Roi d’éternelle gloire !
Salut, ô Christ notre Roi :
obéissant au Père,
comme l’agneau vers l’abattoir
tu te laisses conduire à la croix.
Louange à toi, Seigneur,
Roi d’éternelle gloire !

Évangile de Jésus Christ selon saint Matthieu (Mt 26, 14-25)

En ce temps-là,
          l’un des Douze, nommé Judas Iscariote,
se rendit chez les grands prêtres
          et leur dit :
« Que voulez-vous me donner,
si je vous le livre ? »
Ils lui remirent trente pièces d’argent.
          Et depuis, Judas cherchait une occasion favorable
pour le livrer.

          Le premier jour de la fête des pains sans levain,
les disciples s’approchèrent et dirent à Jésus :
« Où veux-tu que nous te fassions les préparatifs
pour manger la Pâque ? »
          Il leur dit :
« Allez à la ville, chez untel,
et dites-lui :
“Le Maître te fait dire :
Mon temps est proche ;
c’est chez toi que je veux célébrer la Pâque
avec mes disciples.” »
          Les disciples firent ce que Jésus leur avait prescrit
et ils préparèrent la Pâque.

          Le soir venu,
Jésus se trouvait à table avec les Douze.
          Pendant le repas, il déclara :
« Amen, je vous le dis :
l’un de vous va me livrer. »
          Profondément attristés,
ils se mirent à lui demander, chacun son tour :
« Serait-ce moi, Seigneur ? »


        

 

 

 

Prenant la parole, il dit :
« Celui qui s’est servi au plat en même temps que moi,
celui-là va me livrer.
                   Le Fils de l’homme s’en va,
comme il est écrit à son sujet ;
mais malheureux celui
par qui le Fils de l’homme est livré !
Il vaudrait mieux pour lui qu’il ne soit pas né,
cet homme-là ! »
          Judas, celui qui le livrait,
prit la parole :
« Rabbi, serait-ce moi ? »
Jésus lui répond :
« C’est toi-même qui l’as dit ! »

                 – Acclamons la Parole de Dieu.

 

« Je veux célébrer la Pâque »

Jésus, notre Pâque, est venu nous sortir de l’esclavage du péché poussé par son amour infini de l’humanité. Que chacun essaie de confesser cet amour.

 

« Serait-ce moi, Seigneur ? »

Oui, je suis pécheur. Il suffit que je revienne vers Lui en reconnaissant humblement mon péché.

 

 

« C’est toi qui l’as dit. »

Dans son amour infini pour nous, Jésus ne condamne pas, Jésus ne s’impose pas, il nous attend pour nous offrir son pardon.

 

 

Que l’Esprit Saint nous donne le courage, l’humilité et la clairvoyance de faire notre examen de conscience aujourd’hui même et de prendre la ferme résolution d’aller rencontrer le Christ dans le sacrement du Pardon, et de la réconciliation, offert en Eglise et par l’Eglise.

 

 

Temps de silence et de méditation.

 

Dieu nous communique son Esprit d’unité et de communion. Nous pouvons lui parler comme Jésus nous l’a enseigné :

Notre Père, qui es aux cieux,
que ton nom soit sanctifié,
que ton règne vienne,
que ta volonté soit faite sur la terre comme au ciel.
Donne-nous aujourd’hui notre pain de ce jour.
Pardonne-nous nos offenses,
comme nous pardonnons aussi à ceux qui nous ont offensés.
Et ne nous laisse pas entrer en tentation
mais délivre-nous du Mal.

Car c'est à Toi qu'appartiennent le Règne,

la puissance et la gloire aux siècles des siècles

Amen

Bénédiction

Le plus ancien(ne) bénit l’assemblée :

Que Dieu notre Père, le Père de toute miséricorde,

 

Qui nous a donné dans la passion de son Fils

la plus belle preuve de son amour:

nous bénisse et nous garde,                                                                                                                                      qu’il fortifie l’amour fraternel que nous portons les uns pour les autres,                                        qu’il nous apporte la paix et la guérison.

 

Béni sois Dieu, maintenant et toujours

 

 

 

 

 

 

Fils de l’homme élevé sur la croix   G52-83

Auteur : Claude Bernard

Compositeur : Jean-Pascal Hervy

Editeur : ADF-Musique

 

R/ Fils de l’homme élevé sur la croix,

Tu es source de vie éternelle.

Que les peuples regardent vers toi,

Fils de Dieu sur le bois du calvaire !

 

2 Pour que le monde soit sauvé

Tu es venu rejoindre l’homme dans sa mort,

Et tu connais tous les pourquoi d’un condamné :

Où donc est-il, ce Dieu si fort ?

 

3 Chacun de nous est tant aimé

Qu’il ose croire à la victoire de la vie.

Pour la cueillir, Seigneur, tu tiens les bras levés ;

Louange à toi qui nous guéris !

 

4 Rappelle-nous, toi le Semeur,

Que le bon grain n’est pas perdu dans le sillon.

Sur notre terre en pleine nuit voici qu’il meurt

Et donne jour à la moisson.

 

 

 

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8 avril 2020 3 08 /04 /avril /2020 11:30

Notre Communauté au quotidien

avec Notre-Dame de la Consolation

 

« Courage et confiance »

 

Date :  Mercredi 8 Avril :Mercredi Saint

 

Textes du jour : Isaïe 50,4-9 ; Psaume 68 ; Matthieu 26,14-25

 

Commentaire :

« La Parole me réveille chaque matin, chaque matin elle me réveille… pour qu’en disciple j’écoute » (Is.50,4) comme celui qui se laisse instruire. Quelle belle invitation en ce matin. ET si je me disais que seule la Parole de Jésus peut nous arracher à l’absurdité d’un monde qui a perdu sa boussole, et il y a de quoi, en ces temps. N’est-ce pas un moment favorable pour mieux redécouvrir  notre finalité en Dieu. Où trouvons-nous le courage de persévérer lorsque « nous n’en pouvons plus », si ce n’est dans le message d’espérance qu’il nous offre jour après jour ? Qu’avons-nous d’autre à transmettre à notre tour « pour réconforter celui qui n’en peut plus », si ce n’est cette Parole de vérité et de vie, qui ouvre un chemin d’espérance ? Encore faut-il que nous acceptions de nous laisser « ouvrir l’oreille », que nous « écoutions comme celui qui se laisse instruire »…

Dans l’évangile de ce matin, nous venons sans doute de cerner le drame qui a conduit Judas à sa perte. Certes, comme tous les autres disciples, il avait ses idées sur ce que Jésus allait faire - ou plutôt sur ce qu’il devrait faire ; On connait peu de chose de lui, mais on peut supposer, comme d’autres apôtres d’ailleurs, que Judas ait été déçu de la tournure prise par les événements. Sans doute avait-il suivi le Maître dans l’espoir de participer à sa gloire toute terrestre, lorsqu’il serait intronisé Roi après avoir chassé l’occupant romain. Cela devait-il le conduire pour autant à la trahison envers son maître ? Nous n’avons aucune certitude sur son conflit intérieur. Ses contacts avec le milieu des scribes et des pharisiens dont il était probablement issu, lui ont-ils permis de deviner le complot qui se tramait contre Jésus ? Etait-il dès lors saisi d’angoisse à la pensée des représailles qui ne manqueraient pas d’atteindre les disciples après l’élimination du Maître ? On peut supposer qu’il ne voyait plus d’autres solutions pour échapper à l’issue fatale, que de changer de camp avant qu’il ne fût trop tard. 
En tout cas son revirement et son aveu devant les autorités juives après sa trahison, prouvent qu’il n’avait-il pas mesuré la portée de son geste. il ne semble pas que Judas ait cherché vraiment à faire mourir Jésus, ni même qu’il ait prévu cette éventualité, puisque c’est la condamnation de son Maître qui le conduira au désespoir.
 au suicide. On est cependant en droit de se poser la question : les ennemis du Seigneur avaient-ils vraiment besoin d’un dénonciateur pour mettre la main sur Jésus ? En effet, les évangiles nous ont souvent relaté que Jésus échappe à plusieurs reprises aux tentatives d’arrestation. Mais « son Heure n’était pas venue ». Judas certes a péché en trahissant son Maître, mais il n’est la cause véritable ni de son arrestation ni de sa mort. Jésus lui-même l’affirme clairement : « Le Fils de l’homme s’en va », librement, parce que « son temps est proche », l’Heure de son départ vers le Père a sonné. Nous pourrions multiplier les citations dans lesquelles Jésus atteste son autorité souveraine sur les événements auxquels il consent librement : « Nul ne me prend ma vie mais c’est moi qui la donne ».

On comprend dès lors la souffrance de Jésus devant l’attitude de Judas : « Qu’il est malheureux l’homme par qui le Fils de l’homme est livré ! » Il n’a pas compris que Dieu mène le cours de l’histoire, ni l’enjeu du salut de l’humanité qui se noue. « Il aurait mieux valu que cet homme ne soit pas né ».  Qu’il est malheureux celui qui, ayant rencontré son Sauveur, s’en détourne pour prendre d’autres voies. Qu’il est à plaindre celui qui est né à nouveau d’eau et d’Esprit, mais qui oublie son baptême, le considère comme peu de choses. Si nous voulons demeurer fidèles, prenons le chemin que nous rappelle le prophète dans la première lecture : nous tourner chaque matin vers la Parole de Jésus, afin qu’elle nous réveille de notre torpeur, nous arrache à notre enlisement dans les seules logiques de ce monde, et que nous nous laissions instruire comme des disciples. Ce temps de carême nous a été donné pour que nous puissions revenir au Seigneur, car tous nous sommes plus ou moins concernés par la défection de Judas. Or il n’est jamais trop tard. Demandons au Seigneur la grâce d’une foi renouvelée. Laissons sa miséricorde nous envahir et nous guérir de la blessure de toutes nos trahisons, petites ou grandes. « Car le Seigneur écoute les humbles, il n’oublie pas les siens emprisonnés. Aussi je louerai le nom de Dieu par un cantique, je vais le magnifier, lui rendre grâce pour sa patience et sa miséricorde. Les pauvres l’ont vu, ils sont en fête : “Vie et joie à vous qui cherchez Dieu” » (Psaume 68).

Paroles du pape François

À l’écoute de la demande croissante de conseils pour se joindre à l’Eucharistie sans pouvoir y assister physiquement, le Pape a récité jeudi lors de la messe matinale à la maison de Sainte-Marthe à Rome une magnifique prière de communion spirituelle attribuée à un saint espagnol. Une prière que le Souverain pontife récite chaque matin.

« À tes pieds, ô mon Jésus,

je m’incline et je t’offre le repentir de mon cœur contrit qui s’abîme

dans son néant et Ta sainte présence.

Je t’adore dans le Saint Sacrement de ton amour,

désireux de te recevoir dans la pauvre demeure que mon cœur t’offre.

En attente du bonheur de la communion sacramentelle,

je veux te posséder en esprit.

Viens à moi, ô mon Jésus, pour la vie et pour la mort.

Que ton amour enflamme tout mon être, pour la vie et la mort.

Je crois en toi, j’espère en toi, je t’aime. Ainsi soit-il. »

La prière d’oraison ? qu’est ce ?

L'oraison n'est pas un temps de relecture de vie, mais de rencontre du Christ dans le silence et l'intériorité pour construire un cœur à cœur avec lui.   C'est accepter de se taire, laisser le silence s'établir en nous dans l'oubli de nous-même pour se concentrer sur la rencontre avec le Christ. Faire oraison, c’est s’ouvrir humblement à l’action mystérieuse de l’Esprit de Dieu qui agit dans le cœur de l’homme. Je peux faire oraison avec un texte au choix de la Parole de Dieu que me propose la liturgie chaque jour. (La première lecture de ce jour est une belle invitation.

L'oraison est aussi communion : «Je l'avise et Il m'avise», disait un paysan, à propos de son oraison, au Curé d'Ars. Pour sainte Thérèse d'Avila, : « L’oraison est un échange d’amitié où l’on s’entretient souvent seul à seul avec Dieu dont on sait qu’il nous aime. ».  Saint François de Sales : « Notre Seigneur aime d’un amour extrêmement tendre tous ceux qui sont si heureux de s’abandonner totalement à son soin paternel… » « Mon esprit, pourquoi voulez-vous toujours vous empresser comme Marthe au lieu de vous tenir en repos comme Matir ? »

Le Curé d’Ars : « La prière n’est autre chose qu’une union avec Dieu. Quand on a le cœur pur et uni à Dieu, on sent en soi un baume, une douceur qui enivre, une lumière qui éblouit. Dans cette union intime, Dieu et l’âme sont comme deux morceaux de cire fondus ensemble ; on ne peut plus les séparer. C’est une chose bien belle que cette union de Dieu avec sa petite créature. C’est un bonheur qu’on ne peut comprendre. »

Sainte Thérèse de l’Enfant Jésus : « Pour moi, c’est un élan du cœur, c’est un simple regard jeté vers le Ciel, c’est un cri de reconnaissance et d’amour au sein de l’épreuve comme au sein de la joie ; enfin c’est quelque chose de grand, de surnaturel, qui me dilate l’âme et m’unit à Jésus. »

Et le Père Charles de Foucauld : « Prier, c’est penser à Jésus en l’aimant. » Mais c’est évidemment Jésus dans l’Evangile qui nous donne toute la lumière : « Pour toi, quand tu pries, retire-toi dans ta chambre, ferme la porte sur toi, et prie ton Père dans le secret, et ton Père qui te voit dans le secret t’exaucera. » (Mt 6, 6).

 

 

Pour joindre vos prêtres : le père Frédéric Benoist 0611158552 ; le père Modeste Megnanou : 0752121861.

Pour une confession : merci de prendre rendez vous. Un espace sécurisé a été aménagé dans l’église.

 

Si vous voulez envoyer une intention de prière : paroisse.leraincy@wanadoo.fr

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7 avril 2020 2 07 /04 /avril /2020 08:30

Le message de notre Evêque pour la Semaine Sainte

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7 avril 2020 2 07 /04 /avril /2020 08:27

MARDI SAINT

 

Nous nous mettons (je me mets) devant la croix, le nouveau Testament ouvert sur l’évangile du jour, un lumignon…
 

 

Au nom du Père et du Fils et du Saint Esprit

le Père ou la mère de famille ou le plus ancien(ne) :

Béni soit, Dieu, notre Père, qui nous rassemble et nous accueille en son Fils Jésus Christ,                                               le juste souffrant.

Bénissons le ensemble d’une même voix et d’un même cœur.

Tous : Béni sois tu notre Dieu, maintenant et toujours.

PSAUME

(70 (71), 1-2, 3, 5a.6, 15ab.17)

 

R/ Ma bouche annonce ton salut, Seigneur. (cf. 70, 15ab)

En toi, Seigneur, j’ai mon refuge :
garde-moi d’être humilié pour toujours.
Dans ta justice, défends-moi, libère-moi,
tends l’oreille vers moi, et sauve-moi.

Sois le rocher qui m’accueille,
toujours accessible ;
tu as résolu de me sauver :
ma forteresse et mon roc, c’est toi !

Seigneur mon Dieu, tu es mon espérance,
Toi, mon soutien dès avant ma naissance,
tu m’as choisi dès le ventre de ma mère ;
tu seras ma louange toujours !

Ma bouche annonce tout le jour
tes actes de justice et de salut ;
Mon Dieu, tu m’as instruit dès ma jeunesse,
jusqu’à présent, j’ai proclamé tes merveilles.

 

Dieu, qui est toujours le même, porte les siens bien avant leur naissance et jusqu’aux cheveux blancs.

Le Juste souffrant, le Christ, et tous ceux qui souffrent ont besoin de rappeler à Dieu ses bienfaits, et la détresse dans laquelle ils vivent aujourd’hui.

 

Quel stick (verset) me touche le plus ?

Je peux répéter ce verset toute la journée en faisant la cuisine, en repassant… 

 

Introduction à l’Evangile

La Parole de Dieu est une lumière sur notre vie et une nourriture pour notre route. Que l’Esprit du Seigneur ouvre nos cœurs et nous aide à accueillir cette Parole pour qu’elle porte en nous du bon fruit.

Acclamation

      ÉVANGILE

Louange à toi, Seigneur,
Roi d’éternelle gloire !
Salut, ô Christ, notre Roi :
obéissant au Père ;
comme l’agneau vers l’abattoir,
tu te laisses conduire à la croix.
Louange à toi, Seigneur,
Roi d’éternelle gloire !

Évangile de Jésus Christ selon saint Jean (Jn 13, 21-33.36-38)

 

En ce temps-là,
au cours du repas que Jésus prenait avec ses disciples,
          il fut bouleversé en son esprit,
et il rendit ce témoignage :
« Amen, amen, je vous le dis :
l’un de vous me livrera. »
          Les disciples se regardaient les uns les autres avec embarras,
ne sachant pas de qui Jésus parlait.
          Il y avait à table, appuyé contre Jésus,
l’un de ses disciples, celui que Jésus aimait.
          Simon-Pierre lui fait signe de demander à Jésus
de qui il veut parler.
          Le disciple se penche donc sur la poitrine de Jésus
et lui dit :
« Seigneur, qui est-ce ? »
          Jésus lui répond :
« C’est celui à qui je donnerai la bouchée
que je vais tremper dans le plat. »
Il trempe la bouchée,
et la donne à Judas, fils de Simon l’Iscariote.


         

 

 

Et, quand Judas eut pris la bouchée,
Satan entra en lui.
Jésus lui dit alors :
« Ce que tu fais, fais-le vite. »
          Mais aucun des convives ne comprit
pourquoi il lui avait dit cela.
          Comme Judas tenait la bourse commune,
certains pensèrent que Jésus voulait lui dire
d’acheter ce qu’il fallait pour la fête,
ou de donner quelque chose aux pauvres.
          Judas prit donc la bouchée, et sortit aussitôt.
Or il faisait nuit.

          Quand il fut sorti, Jésus déclara :
« Maintenant le Fils de l’homme est glorifié,
et Dieu est glorifié en lui.
                   Si Dieu est glorifié en lui,
Dieu aussi le glorifiera ;
et il le glorifiera bientôt.

                   Petits enfants,
c’est pour peu de temps encore
que je suis avec vous.
Vous me chercherez,
et, comme je l’ai dit aux Juifs :
“Là où je vais,
vous ne pouvez pas aller”,
je vous le dis maintenant à vous aussi. »

          Simon-Pierre lui dit :
« Seigneur, où vas-tu ? »
Jésus lui répondit :
« Là où je vais,
tu ne peux pas me suivre maintenant ;
tu me suivras plus tard. »
          Pierre lui dit :
« Seigneur, pourquoi ne puis-je pas te suivre à présent ?
Je donnerai ma vie pour toi ! »
          Jésus réplique :
« Tu donneras ta vie pour moi ?
Amen, amen, je te le dis :
le coq ne chantera pas
avant que tu m’aies renié trois fois. »

                        – Acclamons la Parole de Dieu.

 

 

Le Seigneur va être trahi, il le sait.

Il est bouleversé, mais lui le fidèle, il continue le don de soi, le don total jusqu’au bout.

Il est la Vie, la Vie triomphera. 

   

Temps de silence et de méditation.

 

Dieu nous communique son Esprit d’unité et de communion. Nous pouvons lui parler comme Jésus nous l’a enseigné :

Notre Père, qui es aux cieux,
que ton nom soit sanctifié,
que ton règne vienne,
que ta volonté soit faite sur la terre comme au ciel.
Donne-nous aujourd’hui notre pain de ce jour.
Pardonne-nous nos offenses,
comme nous pardonnons aussi à ceux qui nous ont offensés.
Et ne nous laisse pas entrer en tentation
mais délivre-nous du Mal.

Car c'est à Toi qu'appartiennent le Règne,

la puissance et la gloire aux siècles des siècles

Amen

 

 

 

 

Bénédiction

Le plus ancien(ne) bénit l’assemblée :

Que Dieu notre Père, le Père de toute miséricorde,

 

Qui nous a donné dans la passion de son Fils

la plus belle preuve de son amour:

nous bénisse et nous garde,                                                                                                                                      qu’il fortifie l’amour fraternel que nous portons les uns pour les autres,                                             qu’il nous apporte la paix et la guérison.

 

Béni sois Dieu, maintenant et toujours

 

 

 

Au cœur de nos détresses,

Aux cris de nos douleurs,

C’est toi qui souffres sur nos croix

Et nous passons sans te voir.

C’est toi qui souffres sur nos croix

Et nous passons sans te voir.

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Published by paroisse du Raincy - dans Messe en ligne
7 avril 2020 2 07 /04 /avril /2020 08:18

Notre Communauté au quotidien

avec Notre-Dame de la Consolation

 

« Courage et confiance »

 

Date :  Mardi 7 Avril 2020 : Mardi saint

 

 

Textes du jour : Isaïe 49,1-6 ; Psaume 70 ; Jean 13,21-33.36-38

 

 

Commentaire :

Saint Jean nous dit : Jésus, à l’heure de « passer de ce monde au Père », et lors de son dernier repas avec ses disciples, est ” bouleversé au plus profond de lui-même »  . Avant de parler de trahison, de reniement, l’évangéliste parle du trouble de Jésus, de son inquiétude, de sa sérénité mise à mal.  C’est évident, Jésus a beaucoup souffert. Les plus grandes de ses souffrances ont sans doutes été celles de  la flagellation, du couronnement d’épines, de son agonie le conduisant à la mort sur la Croix. Mais il a connu aussi des souffrances qui, en transperçant son cœur et son âme,  ont dû profondément l’affecter : Jésus a été vendu par un de ses apôtres : Judas. Il a été renié par un de ses amis : Pierre. Il a été abandonné par tous ses disciples. N’est-ce pas à ces moments qu’il a aussi beaucoup souffert ? Jésus savait que l’un des siens le livrerait. Il aurait pu le désigner du doigt et le lui crier à la figure. Il ne l’a pas fait. Il a au contraire traité si discrètement cette affaire avec Judas qu’aucun des disciples ne s’en est rendu compte, sauf sans doutes, au dernier moment. Livré par Judas, Jésus devait par la suite être trahi par Pierre. Cela aussi, il la savait. Pierre, lui, ne le savait pas; il ne s’imaginait pas descendre aussi bas, nous venons de l’entendre proclamer qu’il donnerait sa vie pour Jésus !  Judas est sorti, il faisait nuit, insiste Jean dans ce passage : La nuit des ténèbres se dévoile petit à petit : la nuit du mensonge, la nuit de la trahison, la nuit du reniement, la nuit du péché de notre humanité, la nuit de mon péché.  C’est donc à un acte de lucidité que les textes d’aujourd’hui nous invitent : pour suivre le Christ jusqu’au bout, il nous faut cesser de nous croire, comme Pierre, de bons et fidèles serviteurs, cesser de dire comme Isaïe dans la première lecture : « je me suis fatigué pour rien, c’est en pure perte que j’ai usé mes forces ». Si nous savons éviter l’écueil de la présomption de Pierre et l’écueil du découragement chez Isaïe, alors nous sommes prêts à nous unir au véritable et unique Serviteur.

 

 

Paroles du pape François :

 

Tout seuls, nous ne sommes pas capables de retirer la poussière qui nous salit le cœur. Seul Jésus, qui connaît et aime notre cœur, peut le guérir. Cette semaine est un temps de guérison.

Nous devrions avoir l’habitude de voir en nous le processus de la tentation, qui nous fait changer le cœur de bien en mal. Comment s’est initié ce processus dans mon âme ? Comment a-t-il grandi ? Que l’Esprit Saint nous éclaire en cette connaissance intérieure…

En ces moments de douleur, les gens font beaucoup de bonnes choses, mais des idées pour profiter du moment pour soi-même, pour son gain personnel, ne manquent pas non plus. Prions Ensemble pour que le Seigneur nous donne à tous une conscience droite, transparente.

 

QU’est ce que la messe chrismale ?

 

La messe chrismale a lieu durant la Semaine Sainte : dans le rite catholique latin, la messe chrismale n’appartient pas, au sens strict, au Triduum pascal. Si elle a lieu le plus souvent le Jeudi Saint au matin, elle peut être transférée à un autre jour, pourvu qu’elle soit proche de Pâques. Beaucoup d’évêques, pour faciliter la participation des fidèles et des prêtres, choisissent un soir de l’un ou l’autre des jours saints, le lundi, le mardi ou le mercredi. Dans notre diocèse c’est la plupart du temps le mardi saint que cette messe est célébrée.

Durant la messe chrismale, l’évêque bénit les  huiles saintes (huile pour l’onction des malades, l’huile pour l’onction des catéchumènes qui se préparent au baptême) et consacre le Saint Chrême. Ce dernier, qui est huile parfumée servira dès les baptêmes de Pâques puis tout au long de l’année pour les sacrements du baptême, de la confirmation et de l’ordre (ordination des prêtres).

Chaque année, l’évêque réunit tout les prêtres de son diocèse pour une telle célébration. Au cours de cette messe qui manifeste l’unité de toute l’Église diocésaine autour de son évêque, les prêtres renouvellent leurs promesses sacerdotales : vivre toujours plus unis au Seigneur Jésus, chercher à lui ressembler, renoncer à eux-mêmes, être fidèles aux engagements attachés à la charge ministérielle, célébrer les sacrements, annoncer la Parole de Dieu avec désintéressement et charité.

Cette année la messe chrismale est reportée au Vendredi 29 Mai à 18h30 en la cathédrale de Saint Denis

Intentions de prière : nous prions pour Mr. Georges Salomon Ammouial, décédé le 6 Avril à Nice du covid19, grand père de Camille Ammouial, catéchumène de notre paroisse.

 

Hymne de la Semaine Sainte

La Parole en silence



La Parole en silence
Se consume pour nous.
L'espoir du monde
A parcouru sa route.
Voici l'heure où la vie
Retourne à la source :
Dernier labeur de la chair
Mise en croix.


Serviteur inutile,
Les yeux clos désormais,
Le Fils de l'Homme
A terminé son œuvre.
La lumière apparue
Rejoint l'invisible,
La nuit s'étend sur le corps :
Jésus meurt.


Maintenant tout repose
Dans l'unique oblation.
Les mains du Père
Ont recueilli le souffle.
Le visage incliné
S'apaise aux ténèbres,
Le coup de lance a scellé
La passion.


Le rideau se déchire
Dans le Temple désert.
La mort du Juste
A consommé la faute,
Et l'Amour a gagné
L'immense défaite :
Demain, le Jour surgira
Du tombeau.

 

 

Pour joindre vos prêtres : le père Frédéric Benoist 0611158552 ; le père Modeste Megnanou : 0752121861.

Pour une confession : merci de prendre rendez vous. Un espace sécurisé a été aménagé dans l’église.

 

Si vous voulez envoyer une intention de prière : paroisse.leraincy@wanadoo.fr

 

Ce bulletin est édité quotidiennement, n’hésitez pas à le diffuser autour de vous et à nous donner les adresses email d’autres destinataires désireux de le recevoir

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