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20 mars 2016 7 20 /03 /mars /2016 17:00

Syrie: «La plus grande crise humanitaire du monde»

Arrêter la guerre en Syrie, trois appels

Que le Jubilé de la miséricorde ait aussi des conséquences «au niveau politique pour arrêter la guerre en Syrie» : c’est le souhait exprimé par le cardinal secrétaire d’Etat Pietro Parolin à l’occasion de l’inauguration d’une exposition sur l’histoire des jubilés au Sénat italien «Antiquorum habet», rapporte Radio Vatican, qui mentionne un appel de Mgr Audo – Caritas – à l’ONU et celui de l’Unicef qui dénonce « la plus grande crise humanitaire du monde ».

Des souffrances indicibles «C’est une situation insoutenable et les souffrances indicibles de la population syrienne doivent résonner dans nos cœurs et dans le cœur des politiciens» a déclaré le cardinal Parolin. A propos des négociations de paix à Genève, il a ajouté que «les tentatives se répètent : espérons qu’elles soient couronnées de succès, ce qui n’a pas été le cas jusqu’à présent». «Avec le retrait des troupes russes, nous allons voir si cela peut permettre un progrès dans les négociations» fait observer le cardinal Parolin, qui devait rencontrer des réfugiés lors d’une visite en Macédoine, à partir de demain, 18 mars.

Les deux tiers des chrétiens sont partis Mgr Antoine Audo, évêque chaldéen d’Alep, et président de la Caritas Syrie, a indiqué, lors d’une conférence de presse à l’ONU à Genève, que les deux-tiers des chrétiens syriens ont quitté le pays, passant de de 1,5 million à quelque 500.000 en cinq ans de conflit. Il se trouvait à Genève pour une campagne de paix lancée par Caritas, et il devait rencontrer le président de la Commission d’enquête de l’ONU sur la Syrie Paulo Sergio Pinheiro, indique la même source.

Ils n’ont connu que la guerre Pour l’Unicef, le constat est alarmant : «Un tiers des enfants syriens n’ont connu que la guerre», indique un rapport sur la situation des enfants syriens, et 8 millions d’entre eux nécessitent une aide, non seulement en Syrie mais aussi dans les pays voisins qui accueillent les familles réfugiées. L’Unicef souligne que les enfants syriens vivent « la plus grande crise humanitaire du monde », et qu’ «être victime ou assister à des actes de violence, vivre dans la peur et l’insécurité, manquer de nourriture, de soins médicaux, être séparé de sa famille, ne pas avoir de logement, être privé d’éducation : ces conditions de vie ont un impact sur les enfants et peuvent provoquer de graves traumatismes ».

«Notre Église est une Église de martyrs», par Mgr Gallagher

La persécution, le terrorisme, l’exode des chrétiens, au risque de leur vie, la Syrie, la Libye: autant de situations tragiques, voire désespérées, abordés par Mgr Gallagher qui demande « une action énergique et concertée entre les États afin de sauvegarder les droits de l’homme, le système démocratique tout entier des pays individuels et la sécurité internationale ». Le Secrétaire du Saint-Siège pour les Relations avec les États est intervenu lors d’une rencontre de Formation missionnaire organisée par le diocèse de Rome, samedi dernier, 12 mars 2016. La troisième rencontre de formation missionnaire, lancée par le Centre pour la coopération missionnaire entre les Églises du diocèse de Rome, s’est tenue au grand séminaire de Rome, au Latran, sur le thème : « Notre Église est une Église de martyrs » (Pape François). « Voici donc la position du Saint-Siège, explique Mgr Gallagher : rechercher toujours le bien de la personne et des peuples, protéger la paix et garantir le respect de la dignité de toute personne humaine et de ses droits fondamentaux, et tout ceci pour la dignité et la sauvegarde des êtres humains et non pour une simple raison d’État, ni pour défendre ses propres intérêts partisans. Pour atteindre ces finalités, le Saint-Siège s’emploie par tous ses efforts à promouvoir le dialogue avec tous les interlocuteurs disponibles, invitant les États et les autres entités à coopérer et à chercher à résoudre les conflits par des solutions politiques et diplomatiques, toujours dans le plein respect du droit international. (Texte des deux conférences sur la table au fond de l’église)

L’ENTREE DANS JERUSALEM et LA PASSION DE JESUS

1 ère lecture (Is 50,4-7) Psaume (Ps 21,8-9.17-20.22-24) 2 ème lecture (Ph 2,6-11 ) Evangile (Lc 23,35-47)

Jésus la veut toute simple, tout en lui donnant toute sa signification messianique. Par contre, la foule qui vient de Galilée et de plus loin sans doute pour la fête de la Pâque, se réjouit avec exubérance. C’est bien une entrée messianique qui reprend les paroles du psaume qu’avaient entonné les anges dans la nuit de la Nativité :”Gloire à Dieu dans les cieux et paix sur terre aux hommes de bonne volonté.” (Luc 2. 14)

Les pharisiens, quelques-uns précise saint Luc, peuvent critiquer l’enthousiasme de la foule. Jésus, lui, accepte cet enthousiasme qui vient du coeur, même s’il est éphémère.

Le passage d’Isaïe est le résumé de toute mission : écouter pour s’instruire, s’instruire pour annoncer :” La Parole me réveille pour que j’écoute, comme celui qui se laisse instruire … Il m’a donné un langage d’homme afin que je sache à mon tour réconforter celui qui n’en peut plus.” C’est facile à dire, « Je ne suis pas atteint par les outrages. » Ce n’est facile à vivre ni pour le Christ ni pour nous-mêmes. Des oppositions parfois douloureuses arrêtent notre élan. Et pourtant je dois ne pas cesser d’écouter Dieu et les hommes, de m’instruire par Dieu et par les hommes, d’annoncer Dieu aux hommes mes frères.

Puisqu’il était devenu « semblable aux hommes et reconnu comme tel dans son comportement », Jésus en accepte toute la réalité (lettre aux Philippiens) . Celle d’être traité par la vie, les événements et les hommes, comme tout homme est bousculé et meurtri. Celle de subir la souffrance inhérente à la condition humaine qui est une créature limitée dans le temps, limitée dans son bonheur. Assumant toute l’humanité, “obéissant jusqu’à la mort”, sauf le péché, il en assume aussi toute la gloire qui est de rejoindre Dieu. Et comme il est de la condition même de Dieu, il partage toute la gloire de l’homme et toute la gloire de Dieu.

Il est caractéristique que, pour cette lecture de la Passion selon saint Luc, l’Eglise place l’Eucharistie du Jeudi-Saint comme point de départ de ce chemin de croix, et non pas le jardin des Oliviers. Car ce chemin est celui-là même du Royaume. Jésus le précise à ses disciples : “Jusqu’à ce que vienne le règne de Dieu, le royaume de Dieu.” Et pour le condamné sur la croix proche du Christ, l’avènement du Royaume est immédiat : “Quand tu viendras inaugurer ton Règne,” dira le larron à qui Jésus répond :”Aujourd’hui même…” L’Eucharistie réalise le sacrifice du Seigneur et nous en offre immédiatement les fruits. Nous le disons en chaque célébration.

1ère lecture : « Voici que je fais une chose nouvelle, je vais désaltérer mon peuple » (Is 43, 16-21)

Lecture du livre du prophète Isaïe

Ainsi parle le Seigneur, lui qui fit un chemin dans la mer, un sentier dans les eaux puissantes, lui qui mit en campagne des chars et des chevaux, des troupes et de puissants guerriers ; les voilà tous couchés pour ne plus se relever, ils se sont éteints, consumés comme une mèche. Le Seigneur dit : « Ne faites plus mémoire des événements passés, ne songez plus aux choses d’autrefois. Voici que je fais une chose nouvelle : elle germe déjà, ne la voyez-vous pas ? Oui, je vais faire passer un chemin dans le désert, des fleuves dans les lieux arides. Les bêtes sauvages me rendront gloire – les chacals et les autruches – parce que j’aurai fait couler de l’eau dans le désert, des fleuves dans les lieux arides, pour désaltérer mon peuple, celui que j’ai choisi. Ce peuple que je me suis façonné redira ma louange. » – Parole du Seigneur.

Psaume : Ps 125 (126), 1-2ab, 2cd-3, 4-5, 6

R/ Quelles merveilles le Seigneur fit pour nous : nous étions en grande fête ! (Ps 125, 3)

Quand le Seigneur ramena les captifs à Sion, nous étions comme en rêve ! Alors notre bouche était pleine de rires, nous poussions des cris de joie. Alors on disait parmi les nations : « Quelles merveilles fait pour eux le Seigneur ! » Quelles merveilles le Seigneur fit pour nous : nous étions en grande fête ! Ramène, Seigneur, nos captifs, comme les torrents au désert. Qui sème dans les larmes moissonne dans la joie. Il s’en va, il s’en va en pleurant, il jette la semence ; il s’en vient, il s’en vient dans la joie, il rapporte les gerbes.

2ème lecture : « À cause du Christ, j’ai tout perdu, en devenant semblable à lui dans sa mort » (Ph 3, 8-14)

Lecture de la lettre de saint Paul apôtre aux Philippiens

Frères, tous les avantages que j’avais autrefois, je les considère comme une perte à cause de ce bien qui dépasse tout : la connaissance du Christ Jésus, mon Seigneur. À cause de lui, j’ai tout perdu ; je considère tout comme des ordures, afin de gagner un seul avantage, le Christ, et, en lui, d’être reconnu juste, non pas de la justice venant de la loi de Moïse mais de celle qui vient de la foi au Christ, la justice venant de Dieu, qui est fondée sur la foi. Il s’agit pour moi de connaître le Christ, d’éprouver la puissance de sa résurrection et de communier aux souffrances de sa Passion, en devenant semblable à lui dans sa mort, avec l’espoir de parvenir à la résurrection d’entre les morts. Certes, je n’ai pas encore obtenu cela, je n’ai pas encore atteint la perfection, mais je poursuis ma course pour tâcher de saisir, puisque j’ai moi-même été saisi par le Christ Jésus. Frères, quant à moi, je ne pense pas avoir déjà saisi cela. Une seule chose compte : oubliant ce qui est en arrière, et lancé vers l’avant, je cours vers le but en vue du prix auquel Dieu nous appelle là-haut dans le Christ Jésus. – Parole du Seigneur.

Evangile selon saint Luc 23,35-47

Le peuple restait là à observer. Les chefs tournaient Jésus en dérision et disaient : « Il en a sauvé d’autres : qu’il se sauve lui-même, s’il est le Messie de Dieu, l’Élu ! »

Les soldats aussi se moquaient de lui ; s’approchant, ils lui présentaient de la boisson vinaigrée, en disant : « Si tu es le roi des Juifs, sauve-toi toi-même ! » Il y avait aussi une inscription au-dessus de lui : « Celui-ci est le roi des Juifs. » L’un des malfaiteurs suspendus en croix l’injuriait : « N’es-tu pas le Christ ? Sauve-toi toi-même, et nous aussi ! » Mais l’autre lui fit de vifs reproches : « Tu ne crains donc pas Dieu ! Tu es pourtant un condamné, toi aussi !

Et puis, pour nous, c’est juste : après ce que nous avons fait, nous avons ce que nous méritons. Mais lui, il n’a rien fait de mal. » Et il disait : « Jésus, souviens-toi de moi quand tu viendras dans ton Royaume. » Jésus lui déclara : « Amen, je te le dis : aujourd’hui, avec moi, tu seras dans le Paradis. » C’était déjà environ la sixième heure (c’est-à-dire : midi) ; l’obscurité se fit sur toute la terre jusqu’à la neuvième heure, car le soleil s’était caché. Le rideau du Sanctuaire se déchira par le milieu. Alors, Jésus poussa un grand cri : « Père, entre tes mains je remets mon esprit. » Et après avoir dit cela, il expira. À la vue de ce qui s’était passé, le centurion rendit gloire à Dieu : « Celui-ci était réellement un homme juste. »

CALENDRIER

-Lundi 21 mars : Lundi de la semaine sainte

-Mardi 22 mars : Mardi de la semaine sainte

-Mercredi 23 mars : Mercredi de la semaine sainte

LES RENDEZ-VOUS DE LA SEMAINE

A noter Lundi 21 mars à 14 h :

nettoyage et ménage de l’église

Notre-Dame - Venons nombreux.

-Lundi 21 Mars à 20 h 30 salle Pierre Lefeuvre : réunion de l’équipe d’animation paroissiale

- Mardi 22 Mars à 19 h en la cathédrale basilique de Saint-Denis : messe chrismale

- Jeudi saint 24 mars à 10 h à l’église Notre-Dame : célébration avec les enfants du primaire de l’école Saint-Louis Sainte-Clotilde

HORAIRES DES OFFICES DE LA SEMAINE SAINTE A L’EGLISE NOTRE-DAME

  • - Jeudi saint 24 mars : Sainte Cène à 20 h 30 à l’église Notre-Dame puis veillée

eucharistique

  • - Vendredi saint 25 mars : Chemin de Croix à 15 h (adultes) – 18 h 30 (enfants du caté)- Office de la Passion : 20 h 30

  • - Samedi saint 26 mars à 12 h dans la crypte de l’église Notre-Dame : office de milieu du jour pour les familles ayant perdu un enfant - Vigile Pascale à Notre-Dame à 21 h Baptême de Devi AUNASAWNY

Pour vivre et célébrer le sacrement de la réconciliation à léglise Notre-Dame :

  • - le Vendredi saint : après le Chemin de Croix

  • - le Samedi saint de 10 h à 12 h et de 15 h à 18 h

-A partir du Dimanche 27 Mars (dimanche de Pâques) la messe du dimanche à Notre-Dame sera à nouveau à 10 h 30. Ce dimanche 27 Mars nous passerons à l’heure d’été… Pas de changements pour le samedi soir à Saint-Louis

-Dimanche 27 à 8 h 30 au Temple protestant : catholiques et protestants célèbrent Pâques à 8 h 30 petit-déjeuner et à 9 h 15 célébration œcuménique

DIMANCHE 20 mars 2016 – Dimanche des Rameaux et de la Passion

1 ère lecture (Is 50,4-7) Psaume (Ps 21,8-9.17-20.22-24) 2 ème lecture (Ph 2,6-11 ) Evangile (Lc 23,35-47)

DIMANCHE 27 mars 2016 – RESURRECTION DU SEIGNEUR

1 ère lecture (Ac 10,34a.37-43) Psaume (Ps 117,1-4.16-17.22-23) 2 ème lecture (Col 3,1-4) Evangile (Jn 20,1-9)

Messes : dimanche à 9 h à Saint-Louis et à 10 h 30 à Notre-Dame

et Messe du Lundi de Pâques le lundi 28 mars à 10h30 à Notre Dame

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paroisse du Raincy - dans Feuilles de semaine
13 mars 2016 7 13 /03 /mars /2016 14:49

« Remettre le sacrement de la réconciliation au centre »

Discours du pape François aux confesseurs le 4 Mars 2016

« Le mystère de la foi chrétienne est là tout entier. Devenue vivante et visible, elle atteint son sommet en Jésus de Nazareth » (ibid.,1). En ce sens, avant d’être un comportement ou une vertu humaine, la miséricorde est le choix définitif de Dieu en faveur de tous les êtres humains pour leur salut éternel, choix scellé par le sang du Fils de Dieu. Cette divine miséricorde peut gratuitement rejoindre tous ceux qui l’invoquent. En effet, la possibilité du pardon est vraiment ouverte à tous, ou plutôt, elle est grand-ouverte, comme la plus grande des « portes saintes », parce qu’elle coïncide avec le cœur même du Père, qui aime et attend tous ses enfants, en particulier ceux qui se sont le plus trompés et qui sont le plus loin. La miséricorde du Père peut rejoindre toutes les personnes de façons multiples : à travers l’ouverture d’une conscience sincère ; par le biais de la lecture de la Parole de Dieu qui convertit le cœur ; grâce à une rencontre avec une sœur ou un frère miséricordieux ; dans les expériences de la vie qui nous parlent de blessures, de péché, de pardon et de miséricorde.

Il y a toutefois la « voie sûre » de la miséricorde qui, quand nous la parcourant, nous fait passer de la possibilité à la réalité, de l’espérance à la certitude. Cette voie est Jésus, qui a « autorité sur la terre pour pardonner les péchés » (Lc 5,24) et a transmis cette mission à l’Église (cf. Jn 20,21-23). Le sacrement de la réconciliation est donc le lieu privilégié pour faire l’expérience de la miséricorde de Dieu et célébrer la fête de la rencontre avec le Père. Nous oublions ce dernier aspect avec beaucoup de facilité : j’y vais, je demande pardon, je sens l’étreinte du pardon et j’oublie de le fêter. Ce n’est pas une doctrine théologique, mais je dirais, en forçant un peu, que la fête fait partie du sacrement : c’est comme si la fête que je dois faire avec le Père qui m’a pardonné faisait aussi partie de la pénitence.

Quand, en tant que confesseurs, nous nous rendons dans le confessionnal pour accueillir nos frères et sœurs, nous devons toujours nous souvenir que nous sommes des instruments de la miséricorde de Dieu pour eux ; soyons donc attentifs à ne pas mettre d’obstacle à ce don de salut ! Le confesseur lui-même est pécheur, un homme qui a toujours besoin de pardon ; lui, le premier, ne peut pas se passer de la miséricorde de Dieu qui l’a « choisi » et l’a « constitué » (cf. Jn 15, 16) pour cette grande tâche. Il doit donc toujours se rendre disponible dans une attitude de foi humble et généreuse, en ayant pour unique désir que tous les fidèles puissent faire l’expérience de l’amour du Père. Après l’absolution du prêtre, tout fidèle repenti a la certitude, par la foi, que ses péchés n’existent plus. Ils n’existent plus ! Dieu est tout-puissant. J’aime penser qu’il a une faiblesse : une mauvaise mémoire ! Une fois qu’il te pardonne, il oublie. Et c’est quelque chose de grand ! Les péchés n’existent plus, ils ont été effacés par la divine miséricorde.

Chaque absolution est, d’une certaine façon, un jubilé du cœur, qui réjouit non seulement le fidèle et l’Église mais surtout Dieu lui-même. Jésus l’a dit : « Il y aura de la joie dans le ciel pour un seul pécheur qui se convertit, plus que pour quatre-vingt-dix-neuf justes qui n’ont pas besoin de conversion » (Lc 15,7). Il est donc important que le confesseur soit aussi un « canal de la joie » et que le fidèle, après avoir reçu le pardon, ne se sente plus oppressé par ses fautes, mais qu’il puisse goûter l’œuvre de Dieu qui l’a libéré, vivre dans l’action de grâce, prêt à réparer le mal commis et à aller à la rencontre de ses frères avec un cœur bon et disponible.

Chers frères, à notre époque marquée par l’individualisme, par beaucoup de blessures et par la tentation de se renfermer, c’est un véritable don de voir et d’accompagner des personnes qui s’approchent de la miséricorde. Ceci comporte aussi, pour nous tous, une obligation encore plus grande de cohérence évangélique et de bienveillance paternelle ; nous sommes les gardiens, et jamais les patrons, des brebis comme de la grâce.

Remettons au centre – et pas seulement en cette Année jubilaire ! – le sacrement de la réconciliation, véritable espace de l’Esprit dans lequel tous, confesseurs et pénitents, nous pouvons faire l’expérience de l’unique amour définitif et fidèle, celui de Dieu pour chacun de ses enfants, un amour qui ne déçoit jamais. Saint Léopold Mandic répétait que « la miséricorde de Dieu est supérieure à toutes nos attentes ». Il avait aussi l’habitude de dire à ceux qui souffraient : « Nous avons au ciel le cœur d’une mère. La Vierge, notre Mère, qui a éprouvé au pied de la croix toute la souffrance possible pour une créature humaine, comprend nos malheurs et nous console ». Que Marie, Refuge des pécheurs et Mère de miséricorde, guide et soutienne toujours le ministère fondamental de la réconciliation !

Et que faire si je me trouve en difficulté et que je ne peux pas donner l’absolution ? Que faut-il faire ? Avant tout, chercher s’il y a un chemin ; bien souvent on en trouve un.

Deuxièmement, ne pas être seulement lié au langage parlé, mais aussi au langage des gestes. Il y a des personnes qui ne peuvent pas parler et qui, par leur geste, disent leur repentir, leur douleur.

Et troisièmement, si on ne peut pas donner l’absolution, parler comme un père : « Écoute, pour ceci, je ne peux pas [te donner l’absolution], mais je peux t’assurer que Dieu t’aime, que Dieu t’attend ! Prions ensemble la Vierge Marie pour qu’elle te garde ; et viens, reviens, parce que je t’attendrai comme Dieu t’attend » ; et donner la bénédiction. Ainsi, cette personne sort du confessionnal en pensant : « J’ai trouvé un père et il ne m’a pas donné de coups de bâton ». Combien de fois avez-vous entendu dire : « Moi, je ne me confesse jamais, parce qu’une fois, j’y suis allé et je me suis fait attraper »?

Même dans le cas limite où je ne peux pas donner l’absolution, qu’il sente la chaleur d’un père ! Qui le bénit et qui lui dit de revenir. Et aussi, qui prie un peu avec lui ou avec elle. C’est toujours cela l’essentiel : ici, il y a un père. Et cela aussi, c’est une fête, et Dieu sait mieux que nous comment pardonner les choses. Mais qu’au moins nous puissions être l’image du Père.

Chaque absolution est, d’une certaine façon, un jubilé du cœur, qui réjouit non seulement le fidèle et l’Église mais surtout Dieu lui-même. Jésus l’a dit : « Il y aura de la joie dans le ciel pour un seul pécheur qui se convertit, plus que pour quatre-vingt-dix-neuf justes qui n’ont pas besoin de conversion » (Lc 15,7). Il est donc important que le confesseur soit aussi un « canal de la joie » et que le fidèle, après avoir reçu le pardon, ne se sente plus oppressé par ses fautes, mais qu’il puisse goûter l’œuvre de Dieu qui l’a libéré, vivre dans l’action de grâce, prêt à réparer le mal commis et à aller à la rencontre de ses frères avec un cœur bon et disponible.

Chers frères, à notre époque marquée par l’individualisme, par beaucoup de blessures et par la tentation de se renfermer, c’est un véritable don de voir et d’accompagner des personnes qui s’approchent de la miséricorde. Ceci comporte aussi, pour nous tous, une obligation encore plus grande de cohérence évangélique et de bienveillance paternelle ; nous sommes les gardiens, et jamais les patrons, des brebis comme de la grâce.

Remettons au centre – et pas seulement en cette Année jubilaire ! – le sacrement de la réconciliation, véritable espace de l’Esprit dans lequel tous, confesseurs et pénitents, nous pouvons faire l’expérience de l’unique amour définitif et fidèle, celui de Dieu pour chacun de ses enfants, un amour qui ne déçoit jamais. Saint Léopold Mandic répétait que « la miséricorde de Dieu est supérieure à toutes nos attentes ». Il avait aussi l’habitude de dire à ceux qui souffraient : « Nous avons au ciel le cœur d’une mère. La Vierge, notre Mère, qui a éprouvé au pied de la croix toute la souffrance possible pour une créature humaine, comprend nos malheurs et nous console ». Que Marie, Refuge des pécheurs et Mère de miséricorde, guide et soutienne toujours le ministère fondamental de la réconciliation !

Et que faire si je me trouve en difficulté et que je ne peux pas donner l’absolution ? Que faut-il faire ? Avant tout, chercher s’il y a un chemin ; bien souvent on en trouve un.

Deuxièmement, ne pas être seulement lié au langage parlé, mais aussi au langage des gestes. Il y a des personnes qui ne peuvent pas parler et qui, par leur geste, disent leur repentir, leur douleur.

Et troisièmement, si on ne peut pas donner l’absolution, parler comme un père : « Écoute, pour ceci, je ne peux pas [te donner l’absolution], mais je peux t’assurer que Dieu t’aime, que Dieu t’attend ! Prions ensemble la Vierge Marie pour qu’elle te garde ; et viens, reviens, parce que je t’attendrai comme Dieu t’attend » ; et donner la bénédiction. Ainsi, cette personne sort du confessionnal en pensant : « J’ai trouvé un père et il ne m’a pas donné de coups de bâton ». Combien de fois avez-vous entendu dire : « Moi, je ne me confesse jamais, parce qu’une fois, j’y suis allé et je me suis fait attraper »?

Même dans le cas limite où je ne peux pas donner l’absolution, qu’il sente la chaleur d’un père ! Qui le bénit et qui lui dit de revenir. Et aussi, qui prie un peu avec lui ou avec elle. C’est toujours cela l’essentiel : ici, il y a un père. Et cela aussi, c’est une fête, et Dieu sait mieux que nous comment pardonner les choses. Mais qu’au moins nous puissions être l’image du Père.

“Ne songez plus au passé. Voici que je fais un monde nouveau.”

1 ère lecture (Is 43, 16-21) Psaume (Ps 125,1-6) 2 ème lecture (Ph 3,8-14) Evangile (Jn 8,1-11)

La première lecture comme la deuxième convergent, en ce dimanche, sur une recommandation inhabituelle dans l’Ecriture, mais dont il nous faut comprendre le sens véritable à la lumière du texte de saint Paul aux Philippiens et de l’épisode évangélique de la femme adultère. « Ne vous souvenez plus d’autrefois…Oubliant ce qui est en arrière. » Pour saint Paul, nous devons jamais oublier cette “justice qui vient de Dieu et qui est fondée sur la foi.” (Philippiens. 3.9) et, pour le Christ, ce “désormais” rappelle à cette femme dont on ignore le repentir intérieur, que son passé ne peut ni ne doit se vivre à nouveau. Dans les deux cas, oublier le passé contient plusieurs exigences. D’abord ne pas oublier les bienfaits de Dieu. Ensuite ne pas nous alourdir par un retour nostalgique ou anxieux de nos culpabilités. C’est enfin nous tourner vers l’avenir dans la foi et l’espérance née de cette foi.

L’Ancien Testament invite le Peuple de Dieu à se rappeler les hauts faits de Dieu au cours de son Histoire, comment il l’a tiré d’Egypte à main forte et à bras étendu et comment il a noué une alliance, de sa part sans réserve, avec ce peuple “à la nuque raide.” Les prophètes viennent rappeler la grandeur et les exigences de cette alliance à tous ceux qui auraient tendance à l’oublier dans leur vie quotidienne, et particulièrement au roi qui devrait en être le garant. De même saint Paul rappelle au chrétien à quelle impiété et à quelle idolâtrie le Seigneur l’a arraché :”Souvenez-vous qu’autrefois vous étiez sans Christ… maintenant vous êtes lumière dans le Seigneur.” (Ephésiens 2. 12 et ss.) Mais le souvenir n’est pas nécessairement associé à la noirceur du passé. Il ravive aussi l’élan du néophyte de jadis dont il nous faut sans cesse retrouver l’enthousiasme et l’empressement :”J’ai contre toi ta ferveur première que tu as abandonnée. Repens-toi et accomplis les oeuvres d’autrefois.” (Apocalypse 2. 4 et 5). C’est ce à quoi Jésus invite la femme adultère qu’on a jetée à ses pieds et qu’il relève pour un nouveau comportement. La mémoire porte sur le salut opéré par Dieu, sur l’espérance vécue par la communauté, dans la joie de la libération.

Ces lectures nous disent en même temps que Dieu ne peut être cantonné dans le passé. La vie spirituelle se conjugue au présent, tournée vers l’avenir. Elle n’est pas un retour en arrière. “Voici que je fais un monde nouveau. Il germe déjà. Ne le voyez-vous pas ?” (Isaïe 43. 19) Car cet autrefois n’est pas seulement un passé récent ou douloureux d’où le Peuple est sorti, c’est aussi le passé de tout ce que Dieu a fait depuis le temps de sa création. Dieu ne nous enferme pas dans un souvenir nostalgique. Il est créateur. L’expression biblique “son bras puissant” est une expression souvent employée par les prophètes et les psaumes. Il fait et fera du neuf, à l’égard de quoi les actions passées paraîtront mineures. A nous d’être créatifs. Chez saint Paul, il en est de même. Nous n’avons pas à nous arrêter sur la seule expression “Oubliant ce qui est en arrière.” Nous avons à tenir compte de ce que le passé nous a apporté et comment il nous a façonnés. Dans cette lettre aux Philippiens comme dans bien d’autres, il rappelle sa situation antérieure, parce qu’elle est une fondation qu’on ne peut négliger :”Hébreu, fils d’hébreu. Pour la Loi, pharisien. Pour la justice qu’on trouve dans la Loi, irréprochable.” (Philippiens 3. 6) Il leur rappelle en même temps le moment décisif de son histoire, le chemin de Damas où tout a basculé dans le Christ Jésus. Puisque le Christ est ainsi venu le chercher si loin, comment toute sa vie ne serait-elle pas une tentative de réponse. Tenter de saisir puisqu’il a été saisi, pour aller sur la route d’aujourd’hui, après la route de Damas, jusqu’à la réalisation de ce qu’il a entendu, parce qu’au delà de son aveuglement il pourra un jour voir un Dieu face à face. C’est dans ce sens qu’il nous faudrait relire aussi les chapitres 11 et 12 de la deuxième lettre aux Corinthiens.

1ère lecture : « Voici que je fais une chose nouvelle, je vais désaltérer mon peuple » (Is 43, 16-21)

Lecture du livre du prophète Isaïe

Ainsi parle le Seigneur, lui qui fit un chemin dans la mer, un sentier dans les eaux puissantes, lui qui mit en campagne des chars et des chevaux, des troupes et de puissants guerriers ; les voilà tous couchés pour ne plus se relever, ils se sont éteints, consumés comme une mèche. Le Seigneur dit : « Ne faites plus mémoire des événements passés, ne songez plus aux choses d’autrefois. Voici que je fais une chose nouvelle : elle germe déjà, ne la voyez-vous pas ? Oui, je vais faire passer un chemin dans le désert, des fleuves dans les lieux arides. Les bêtes sauvages me rendront gloire – les chacals et les autruches – parce que j’aurai fait couler de l’eau dans le désert, des fleuves dans les lieux arides, pour désaltérer mon peuple, celui que j’ai choisi. Ce peuple que je me suis façonné redira ma louange. » – Parole du Seigneur.

Psaume : Ps 125 (126), 1-2ab, 2cd-3, 4-5, 6

R/ Quelles merveilles le Seigneur fit pour nous : nous étions en grande fête ! (Ps 125, 3)

Quand le Seigneur ramena les captifs à Sion, nous étions comme en rêve ! Alors notre bouche était pleine de rires, nous poussions des cris de joie. Alors on disait parmi les nations : « Quelles merveilles fait pour eux le Seigneur ! » Quelles merveilles le Seigneur fit pour nous : nous étions en grande fête ! Ramène, Seigneur, nos captifs, comme les torrents au désert. Qui sème dans les larmes moissonne dans la joie. Il s’en va, il s’en va en pleurant, il jette la semence ; il s’en vient, il s’en vient dans la joie, il rapporte les gerbes.

2ème lecture : « À cause du Christ, j’ai tout perdu, en devenant semblable à lui dans sa mort » (Ph 3, 8-14)

Lecture de la lettre de saint Paul apôtre aux Philippiens

Frères, tous les avantages que j’avais autrefois, je les considère comme une perte à cause de ce bien qui dépasse tout : la connaissance du Christ Jésus, mon Seigneur. À cause de lui, j’ai tout perdu ; je considère tout comme des ordures, afin de gagner un seul avantage, le Christ, et, en lui, d’être reconnu juste, non pas de la justice venant de la loi de Moïse mais de celle qui vient de la foi au Christ, la justice venant de Dieu, qui est fondée sur la foi. Il s’agit pour moi de connaître le Christ, d’éprouver la puissance de sa résurrection et de communier aux souffrances de sa Passion, en devenant semblable à lui dans sa mort, avec l’espoir de parvenir à la résurrection d’entre les morts. Certes, je n’ai pas encore obtenu cela, je n’ai pas encore atteint la perfection, mais je poursuis ma course pour tâcher de saisir, puisque j’ai moi-même été saisi par le Christ Jésus. Frères, quant à moi, je ne pense pas avoir déjà saisi cela. Une seule chose compte : oubliant ce qui est en arrière, et lancé vers l’avant, je cours vers le but en vue du prix auquel Dieu nous appelle là-haut dans le Christ Jésus. – Parole du Seigneur.

Evangile : « Celui d’entre-vous qui est sans péché, qu’il soit le premier à jeter une pierre » (Jn 8, 1-11)

Acclamation : Gloire à toi, Seigneur. Gloire à toi. Maintenant, dit le Seigneur, revenez à moi de tout votre cœur, car je suis tendre et miséricordieux. Gloire à toi, Seigneur. Gloire à toi. (cf. Jl 2, 12b.13c)

Évangile de Jésus Christ selon saint Jean

En ce temps-là, Jésus s’en alla au mont des Oliviers. Dès l’aurore, il retourna au Temple. Comme tout le peuple venait à lui, il s’assit et se mit à enseigner. Les scribes et les pharisiens lui amènent une femme qu’on avait surprise en situation d’adultère. Ils la mettent au milieu, et disent à Jésus : « Maître, cette femme a été surprise en flagrant délit d’adultère. Or, dans la Loi, Moïse nous a ordonné de lapider ces femmes-là. Et toi, que dis-tu ? » Ils parlaient ainsi pour le mettre à l’épreuve, afin de pouvoir l’accuser. Mais Jésus s’était baissé et, du doigt, il écrivait sur la terre. Comme on persistait à l’interroger, il se redressa et leur dit : « Celui d’entre vous qui est sans péché, qu’il soit le premier à lui jeter une pierre. » Il se baissa de nouveau et il écrivait sur la terre. Eux, après avoir entendu cela, s’en allaient un par un, en commençant par les plus âgés. Jésus resta seul avec la femme toujours là au milieu. Il se redressa et lui demanda : « Femme, où sont-ils donc ? Personne ne t’a condamnée ? » Elle répondit : « Personne, Seigneur. » Et Jésus lui dit : « Moi non plus, je ne te condamne pas. Va, et désormais ne pèche plus. » – Acclamons la Parole de Dieu.

CALENDRIER

  • Messe tous les jours à 9 h avec l’office des Laudes

  • Tous les samedis matin de 10 h à 12 h un prêtre se tient dans l’église Notre-Dame pour accueillir une démarche du sacrement de réconciliation

  • Adoration du Saint-Sacrement tous les samedis de 9 h 30 à 12 h à la crypte

-Lundi 14 mars : de la férie

-Mardi 15 mars : de la férie et sainte Louise de Marillac

-Mercredi 16 mars : de la férie

-Jeudi 17 mars : de la férie et saint Patrice ou Patrick

-Vendredi 18 mars : de la férie et saint Cyrille

-Samedi 19 mars : SAINT JOSEPH, solennité

LES RENDEZ-VOUS DE LA SEMAINE

-Mardi 15 mars à 20 h 30 salle Pierre Lefeuvre : groupe biblique animé par Madame Myriam de la Marnière, Etude de Genèse 1-3

-Mercredi 16 mars à 14 h 30 salle Pierre Lefeuvre : Réunion du groupe MCR

-Mercredi 16 mars à 17 h salle Pierre Lefeuvre : rencontre pour la préparation à la Confirmation

Mercredi 16 mars à 20 h 30 en l’Eglise Notre-Dame : Concert « Messa di Gloria de Puccini » organisé par le conservatoire Hector Berlioz de Pavillons-Sous-Bois dans le cadre de la 17 ème édition du Festival des Voix mêlées

-Jeudi 17 Mars à 20 h 30 salle Pierre Lefeuvre : rencontre des fiancés du Raincy et de Villemomble

-Vendredi 18 mars à 14 h salle Pierre Lefeuvre : Réunion des Equipes Saint-Vincent

-Vendredi 18 Mars à 20 h-30 : rencontre des catéchumènes adultes et leurs accompagnateurs

-Samedi 19 mars à 10 h dans l’église Notre Dame Célébration du sacrement du pardon pour les enfants de la catéchèse de CM1

-Samedi 19 Mars de 18 h à 20 h salle Pierre Lefeuvre : rencontre des jeunes de 4 ème-3 ème

Célébration des Rameaux : Samedi soir à 18 h à Notre-Dame ; Dimanche à 9 h à Saint-Louis ; Dimanche à 10 h à Notre-Dame. Bénédiction des Rameaux au début de chacune des messes.

Dimanche 20 Mars de 10 h à 16 h 30 salle Pierre Lefeuvre : rencontre des fiancés du secteur

A noter Lundi 21 mars à 14 h : nettoyage et ménage de l’église Notre-Dame.

Venons nombreux.

A partir du Dimanche 27 Mars (dimanche de Pâques) la messe du dimanche à Notre-Dame sera à nouveau à 10 h 30. Ce dimanche 27 Mars nous passerons à l’heure d’été…

Pas de changements pour le samedi soir à Saint-Louis

DIMANCHE 13 mars 2016 – 5ème dimanche de Carême

1 ère lecture (Is 43, 16-21) Psaume (Ps 125,1-6) 2 ème lecture (Ph 3,8-14) Evangile (Jn 8,1-11)

DIMANCHE 20 mars 2016 – Dimanche des Rameaux et de la Passion

1 ère lecture (Is 50,4-7) Psaume (Ps 21,8-9.17-20.22-24) 2 ème lecture (Ph 2,6-11 ) Evangile (Lc 22,14-23,56)

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paroisse du Raincy - dans Feuilles de semaine
29 février 2016 1 29 /02 /février /2016 08:19

Le pape François déplore les carences de la préparation au mariage qu’il évoque lors de la conférence de presse dans l’avion Ciudad Juarez-Rome (17-18 février)

Anne Thompson (NBC News) — Comment une Église qui affirme être « miséricordieuse » peut-elle pardonner plus facilement un assassin plutôt que quelqu’un qui divorce et se remarie ?

Pape François — Cette question me plaît ! Deux synodes ont parlé de la famille, et le pape en a parlé toute l’année dans les catéchèses du mercredi. Et la question est vraie, elle me plaît, parce que vous l’avez posée plastiquement bien. Dans le document post-synodal qui sortira – peut-être avant Pâques –, dans un des chapitres, (parce qu’il y en a beaucoup), on reprend tout ce que le Synode a dit sur les conflits et sur les familles blessées, et la pastorale des familles blessées… C’est une des préoccupations. De même, la préparation pour le mariage en est une autre. Réalisez que, pour devenir prêtre, il y a huit ans d’études, de préparation, et ensuite, après un certain temps, si tu n’y arrives pas, tu demandes une dispense et tu t’en vas, et tout est réglé. En revanche, pour un sacrement qui est pour toute la vie, trois ou quatre conférences… La préparation au mariage est très, très importante, parce que je crois que c’est une chose que l’Église, dans la pastorale commune – au moins dans mon pays, en Amérique du Sud – n’a pas beaucoup su évaluer. Par exemple, dans ma patrie – maintenant moins, mais il y a quelques années, il existait une habitude de… on parlait de « casamiento de apuro » : se marier en vitesse parce qu’il va y avoir un enfant. Et pour couvrir socialement l’honneur de la famille… Ils n’étaient pas libres, là, et très souvent ces mariages sont nuls. Et, comme évêque, j’ai interdit aux prêtres de faire cela, quand il y avait ce [problème]. Que l’enfant arrive, qu’ils continuent comme fiancés, et quand ils se sentent prêts à le faire pour toute la vie, qu’ils avancent. Mais il y a une carence [dans la préparation] au mariage. Ensuite, un autre chapitre très intéressant : l’éducation des enfants. Les victimes des problèmes familiaux ce sont les enfants. Mais ils sont aussi victimes des problèmes familiaux que ni le mari ni la femme n’ont voulus : par exemple, la nécessité de travailler. Quand le papa n’a pas de temps libre pour parler avec ses enfants, quand la maman n’a pas de temps libre pour parler avec ses enfants… quand je confesse un couple qui a des enfants, des époux, je dis : « Combien d’enfants avez-vous ? » Et certains sont inquiets parce qu’ils disent : « Le prêtre va me demander pourquoi je n’en ai pas plus… » Et je dis : « Je vais vous poser une seconde question : est-ce que vous jouez avec vos enfants ? » ; et la majorité, presque tous, disent : « Mais Père, je n’ai pas le temps : je travaille toute la journée ! » Et les enfants sont victimes d’un problème social qui blesse la famille. C’est un problème… J’aime votre question. Et un troisième point intéressant dans la rencontre avec les familles, à Tuxtla – il y avait un couple de personnes mariées une seconde fois, intégrées dans la pastorale de l’Église ; et le mot-clé que le Synode a employé, et je le reprendrai, est « intégrer dans la vie de l’Église » les familles blessées, les familles de personnes remariées, et tout cela. Mais n’oubliez pas, les enfants au centre ! Ils sont les premières victimes, des blessures comme des conditions de pauvreté, de travail, etc.

Anne Thompson (NBC News) — Cela signifie-t-il qu’ils pourront recevoir la communion ?

Pape François — C’est une chose… c’est le point d’arrivée. Intégrer dans l’Église ne signifie pas « recevoir la communion » ; parce que je connais des catholiques remariés qui vont à l’église une fois par an, deux fois : « Mais, je veux recevoir la communion ! », comme si la communion était une distinction honorifique ! C’est un travail d’intégration… toutes les portes sont ouvertes. Mais on ne peut pas dire : désormais « ils peuvent recevoir la communion ». Ce serait une blessure aussi pour les époux, pour le couple, parce que cela ne leur fera pas effectuer cette route d’intégration. Et ces deux-là étaient heureux ! Et ils ont eu une très belle expression : « Nous ne recevons pas la communion eucharistique, mais nous la vivons lors de la visite à l’hôpital, dans ce service, dans cet autre… » Leur intégration en est restée là. S’il y a quelque chose en plus, le Seigneur le leur dira, mais… c’est un chemin, c’est une route…

Le Père et ses fils

1 ère lecture (Jos 5,9a.10-12) Psaume (Ps 33,2-7) 2 ème lecture (2 Co 5,17-21) Evangile (Lc 15,1-3.11-32)

Le père (le Père) apparaît d'abord comme celui qui laisse libre son fils, y compris libre de le quitter et de faire des bêtises, "en menant une vie de désordre". Dieu ne fait pas notre salut sans notre libre accord, il a trop de respect pour nous. Il nous laisse même libres de gaspiller les dons qu'il nous a faits, cet "héritage" que le fils cadet revendique alors qu'il n'a rien fait pour le gagner. On retrouve aussi l'image vue dans les dimanches précédents d'un Dieu qui donne largement, qui fait généreusement sans cesse "le partage de ses biens".

Puis le père est celui qui attend, qui guette, comme la mère de Tobie dans le Livre du même nom (allez voir au chap.11, v. 5-6) le père de notre parabole est quelque peu une mère, il en a les "entrailles" (le sens exact de "il fut pris de pitié" est : "il eut les entrailles remuées"). Il espère et attend le retour de son fils : sans cela, comment l'aurait-il aperçu, "alors qu'il était encore loin" ? Car son amour paternel n'a jamais faibli. Ensuite, il "courut se jeter à son cou et le couvrit de baisers" - attitude complètement incongrue pour un père de l'Antiquité (et d'aujourd'hui ?). Pas un mot de reproche, mais cet accueil grandiose ! Enfin, il sort pour supplier son aîné d'entrer - toujours aussi peu conforme à la dignité d'un paterfamilias oriental ! Il aime son aîné autant que son cadet, et la jalousie lui fait mal, son bonheur serait l'affection mutuelle de ses fils. Le génie littéraire de Jésus dans la création des paraboles, et celui des évangélistes, éclatent dans le détail des appellations : - le père à ses serviteurs : "...mon fils que voilà..." et à son fils aîné : "ton frère... mon enfant" : indéfectible amour paternel et désir de susciter la fraternité entre ses enfants. - le domestique au fils aîné : "ton frère...ton père ... son fils... " : il entre dans cette relation familiale comme dans une évidence, sans jugement, invitant le fils aîné à faire de même - le cadet : "chez mon père... Père, j'ai péché..." : quel que soit son éloignement physique et sa rébellion contre l'autorité paternelle, il est resté en relation filiale, même quand il affirme le contraire. Il est même un peu paradoxal : "Père,... je ne mérite pas d'être appelée ton fils..." - "mais tu es mon père" ! Il est parti, il regrette, il revient, mais il n'a jamais coupé au fond de lui son lien avec son père. - le fils aîné, lui, justement, ne dit pas : "Père" - peut-être parce qu'en fait il s'est toujours comporté en serviteur et non en fils : "Il y a tant d'années que je suis à ton service sans avoir désobéi à tes ordres..." Etait-ce bien le désir du père que son fils jamais, ne lui demande rien, ou ne lui prenne rien, comme quelqu'un qui ne serait pas sûr de son amour ? C'est lui, le fils aîné, qui se comporte comme un des ouvriers du père, sans avoir vu, dans sa relation de soumission servile, que, comme le lui dit son père : "tout ce qui est à moi est à toi." Du coup, coupé de cette relation d'amour, il est jaloux et repousse son frère avec cette appellation coupante : "ton fils..." et non "mon frère".

1ère lecture : L’arrivée du peuple de Dieu en Terre Promise et la célébration de la Pâque (Jos 5, 9a.10-12)

Lecture du livre de Josué

En ces jours-là, le Seigneur dit à Josué : « Aujourd'hui, j'ai enlevé de vous le déshonneur de l'Égypte. » Les fils d’Israël campèrent à Guilgal et célébrèrent la Pâque le quatorzième jour du mois, vers le soir, dans la plaine de Jéricho. Le lendemain de la Pâque, en ce jour même, ils mangèrent les produits de cette terre : des pains sans levain et des épis grillés. À partir de ce jour, la manne cessa de tomber, puisqu’ils mangeaient des produits de la terre. Il n’y avait plus de manne pour les fils d’Israël, qui mangèrent cette année-là ce qu’ils récoltèrent sur la terre de Canaan. – Parole du Seigneur.

Psaume : Ps 33 (34), 2-3, 4-5, 6-7

R/ Goûtez et voyez comme est bon le Seigneur ! (cf. Ps 33, 9a)

Je bénirai le Seigneur en tout temps, sa louange sans cesse à mes lèvres. Je me glorifierai dans le Seigneur : que les pauvres m’entendent et soient en fête ! Magnifiez avec moi le Seigneur, exaltons tous ensemble son nom. Je cherche le Seigneur, il me répond : de toutes mes frayeurs, il me délivre. Qui regarde vers lui resplendira, sans ombre ni trouble au visage. Un pauvre crie ; le Seigneur entend : il le sauve de toutes ses angoisses.

2ème lecture : « Dieu nous a réconciliés avec lui par le Christ » (2 Co 5, 17-21)

Lecture de la deuxième lettre de saint Paul apôtre aux Corinthiens

Frères, si quelqu’un est dans le Christ, il est une créature nouvelle. Le monde ancien s’en est allé, un monde nouveau est déjà né. Tout cela vient de Dieu : il nous a réconciliés avec lui par le Christ, et il nous a donné le ministère de la réconciliation. Car c’est bien Dieu qui, dans le Christ, réconciliait le monde avec lui : il n’a pas tenu compte des fautes, et il a déposé en nous la parole de la réconciliation. Nous sommes donc les ambassadeurs du Christ, et par nous c’est Dieu lui-même qui lance un appel : nous le demandons au nom du Christ, laissez-vous réconcilier avec Dieu. Celui qui n’a pas connu le péché, Dieu l’a pour nous identifié au péché, afin qu’en lui nous devenions justes de la justice même de Dieu. – Parole du Seigneur.

Evangile : « Ton frère que voilà était mort, et il est revenu à la vie » (Lc 15, 1-3.11-32)

Acclamation : Gloire et louange à toi, Seigneur Jésus. Je me lèverai, j’irai vers mon père, et je lui dirai : Père, j’ai péché contre le ciel et envers toi.

Gloire et louange à toi, Seigneur Jésus. (Lc 15, 18)

Évangile de Jésus Christ selon saint Luc

En ce temps-là, les publicains et les pécheurs venaient tous à Jésus pour l’écouter. Les pharisiens et les scribes récriminaient contre lui : « Cet homme fait bon accueil aux pécheurs, et il mange avec eux ! » Alors Jésus leur dit cette parabole : « Un homme avait deux fils. Le plus jeune dit à son père : ‘Père, donne-moi la part de fortune qui me revient.’ Et le père leur partagea ses biens. Peu de jours après, le plus jeune rassembla tout ce qu’il avait, et partit pour un pays lointain où il dilapida sa fortune en menant une vie de désordre. Il avait tout dépensé, quand une grande famine survint dans ce pays, et il commença à se trouver dans le besoin. Il alla s’engager auprès d’un habitant de ce pays, qui l’envoya dans ses champs garder les porcs. Il aurait bien voulu se remplir le ventre avec les gousses que mangeaient les porcs, mais personne ne lui donnait rien. Alors il rentra en lui-même et se dit : ‘Combien d’ouvriers de mon père ont du pain en abondance, et moi, ici, je meurs de faim ! Je me lèverai, j’irai vers mon père, et je lui dirai : Père, j’ai péché contre le ciel et envers toi. Je ne suis plus digne d’être appelé ton fils. Traite-moi comme l’un de tes ouvriers.’ Il se leva et s’en alla vers son père. Comme il était encore loin, son père l’aperçut et fut saisi de compassion ; il courut se jeter à son cou et le couvrit de baisers. Le fils lui dit : ‘Père, j’ai péché contre le ciel et envers toi. Je ne suis plus digne d’être appelé ton fils.’ Mais le père dit à ses serviteurs : ‘Vite, apportez le plus beau vêtement pour l’habiller, mettez-lui une bague au doigt et des sandales aux pieds, allez chercher le veau gras, tuez-le, mangeons et festoyons, car mon fils que voilà était mort, et il est revenu à la vie ; il était perdu, et il est retrouvé.’ Et ils commencèrent à festoyer. Or le fils aîné était aux champs. Quand il revint et fut près de la maison, il entendit la musique et les danses. Appelant un des serviteurs, il s’informa de ce qui se passait. Celui-ci répondit : ‘Ton frère est arrivé, et ton père a tué le veau gras, parce qu’il a retrouvé ton frère en bonne santé.’ Alors le fils aîné se mit en colère, et il refusait d’entrer. Son père sortit le supplier. Mais il répliqua à son père : ‘Il y a tant d’années que je suis à ton service sans avoir jamais transgressé tes ordres, et jamais tu ne m’as donné un chevreau pour festoyer avec mes amis. Mais, quand ton fils que voilà est revenu après avoir dévoré ton bien avec des prostituées, tu as fait tuer pour lui le veau gras !’ Le père répondit : ‘Toi, mon enfant, tu es toujours avec moi, et tout ce qui est à moi est à toi. Il fallait festoyer et se réjouir ; car ton frère que voilà était mort, et il est revenu à la vie ; il était perdu, et il est retrouvé ! » – Acclamons la Parole de Dieu.

CALENDRIER

  • Messe tous les jours à 9 h avec l’office des Laudes

  • Tous les samedis matin de 10 h à 12 h un prêtre se tient dans l’église Notre-Dame pour accueillir une démarche du sacrement de réconciliation

  • Adoration du Saint-Sacrement tous les samedis de 9 h 30 à 12 h à la crypte

-Lundi 7 mars : de la férie et saintes Perpétue et Félicité

-Mardi 8 mars : de la férie et saint Jean de Dieu

-Mercredi 9 mars : de la férie et sainte Françoise Romaine

-Jeudi 10 mars : de la férie

-Vendredi 11 mars : de la férie

-Samedi 12 mars : de la férie

LES RENDEZ-VOUS DE LA SEMAINE

-Lundi 7 mars à 20 h 30 au presbytère : réunion du Conseil Paroissial pour les Affaires Economiques

-Mardi 8 mars à 20 h 30 salle Pierre Lefeuvre : réunion de parents pour les enfants qui préparent leur première communion avec l’école Sainte-Clotilde

-Mercredi 9 mars à 20 h 30 salle Pierre Lefeuvre : réunion du groupe Tibériade. Catéchèse pour adultes ouverte à tous

Jeudi 10 mars : En raison de la nomination du père Frédéric Benoist au Conseil presbytéral,

le groupe Biblique du Jeudi 10 Mars à 17 h est annulé

-Jeudi 10 Mars à 20 h 30 salle Pierre Lefeuvre : rencontre des fiancés du Raincy et de Villemomble

-Vendredi 11 mars à 14 h 30 au presbytère : Réunion du comité de rédaction du Journal le Messager

Vendredi 11 Mars à 19 h : Chemin de Croix dans l’église suivi du partage du bol de riz à 20 h salle Pierre Lefeuvre. Collecte au profit de l’ERAC qui apporte un soutien alimentaire aux plus démunis.

-Samedi 12 mars dans l’église Notre-Dame Journée du Pardon

Des prêtres seront dans l’église de 10 h 30 à 12 h et de 14 h à 17 h

-Samedi 12 Mars : soirée avec les lycéens. Messe à 18 h en l’église Saint-Louis ; réunion à la salle Pierre Lefeuvre vers 19 h 30

  • - Dimanche 13 Mars à 10 h : 2 e étape de baptême des enfants de la catéchèse ;

DIMANCHE 6 mars 2016 – 4ème dimanche de Carême

1 ère lecture (Jos 5,9a.10-12) Psaume (Ps 33,2-7) 2 ème lecture (2 Co 5,17-21) Evangile (Lc 15,1-3.11-32)

DIMANCHE 13 mars 2016 – 5ème dimanche de Carême

1 ère lecture (Is 43, 16-21) Psaume (Ps 125,1-6) 2 ème lecture (Ph 3,8-14) Evangile (Jn 8,1-11)

Messe anticipée : samedi à 18 h à Saint-Louis et à 10 h à Notre-Dame

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paroisse du Raincy - dans Feuilles de semaine
29 février 2016 1 29 /02 /février /2016 08:12

Extrait de l’homélie du pape François lors de la visite des familles à Tuxtla Gutierrez Mexique) le 15 Février dernier

Parce qu’il ne sait pas faire autrement. Dieu notre Père ne sait pas faire autrement que de nous aimer et de nous donner de l’enthousiasme, de nous encourager, de nous pousser de l’avant, il ne sait pas faire autrement, parce que son nom est amour, son nom est don, son nom est don de soi, son nom est miséricorde. Il nous l’a manifesté avec force et clarté en Jésus, son Fils qui a tout donné jusqu’à l’extrême pour rendre possible le Royaume de Dieu. Un Royaume qui nous invite à entrer dans cette nouvelle logique, qui suscite une dynamique capable d’ouvrir les cieux, capable d’ouvrir nos cœurs, nos esprits, nos mains et de nous stimuler par de nouveaux horizons. Un Royaume qui sait ce qu’est la famille, qui sait ce qu’est la vie partagée.

Certes, vivre en famille n’est pas toujours facile, bien des fois c’est douloureux et fatiguant mais, comme je l’ai dit plus d’une fois de l’Église - je crois qu’on peut l’appliquer à la famille - : je préfère une famille blessée qui essaie tous les jours de vivre l’amour, à une famille et à une société malades de l’enfermement ou de la facilité de la peur d’aimer. Je préfère une famille qui essaie sans cesse de recommencer, à une famille et une société narcissistes et obnubilées par le luxe et le confort.

La vie matrimoniale doit se renouveler tous les jours. Et comme je l’ai dit auparavant, je préfère des familles ridées, avec des blessures, avec des cicatrices mais qui continuent d’aller de l’avant, parce que ces blessures, ces cicatrices, ces rides sont le fruit de la fidélité d’un amour qui ne leur pas été toujours facile. L’amour n’est pas facile, il n’est pas facile, non, mais c’est la plus belle chose qu’un homme et une femme puissent donner l’un à l’autre, le vrai amour, pour toute la vie.

Extrait de l’homélie du pape François à la messe du 14 Février à Ecatepec (Mexique)

Le Carême est un temps pour ajuster les sens, ouvrir les yeux devant tant d’injustices qui portent atteinte directement au rêve et au projet de Dieu. C’est un temps pour démasquer ces trois grandes formes de tentations qui brisent, divisent l’image que Dieu a voulu former. Les trois tentations du Christ… Trois tentations du chrétien qui essayent de détruire la vérité à laquelle nous avons été appelés. Trois tentations qui cherchent à dégrader et à nous dégrader. Jusqu’à quel point sommes-nous conscients de ces tentations dans notre personne, en nous-mêmes ? Jusqu’à quel point sommes-nous habitués à un style de vie qui pense que dans la richesse, dans la vanité et dans l’orgueil se trouvent la source et la force de la vie ? Jusqu’à quel point croyons-nous que l’attention à l’autre, notre souci et occupation pour le pain, pour le nom et pour la dignité des autres sont source de joie et d’espérance ?

ECOUTE L’AVEU DE NOS FAIBLESSES

1 ère lecture (Ex 3,1-8a.10.13-15) Psaume (Ps 102, 1-4.6-8.11) 2 ème lecture (1Co 10, 1-6.10-12) Evangile (Lc 13,1-9)

A la parole de Dieu au buisson qui brûle sans tomber en cendres (signe de la permanence de Dieu, de son incorruptibilité, de son éternité), Moïse répondit :”Qui suis-je, Seigneur, pour aller rencontrer le Pharaon ?” Le Seigneur nous donne sa réponse qui est celle de la foi qui nous est demandée :” Je serai avec toi.” (Genèse 3. 11 et 12) Saint Paul met en garde les Corinthiens :” Celui qui se croit solide, qu’il fasse attention à ne pas tomber.” (1 Cor. 12) Si notre confiance ne repose que sur nos seules forces, nous avons toute chance qu’elles n’arrivent pas à nous apporter les solutions. Ce n’est pas nous qui pouvons décider des événements à venir qui interviendront par-delà nos souhaits et nos désirs. Nous sommes souvent incapables de tenir seuls devant eux. Et Jésus rappelle à ses auditeurs qu’ils ne sont pas meilleurs que les autres :”Pensez-vous que ces Galiléens étaient de plus grands pécheurs que tous les autres Galiléens. ?” Luc 13. 2) Ce que le Christ nous demande, c’est d’avoir l’humble et réaliste conscience que nous sommes pécheurs. C’est de reconnaître cette vérité et le dire : « nous commettons le péché. »

Pour cela il est nécessaire de relire l’histoire de nos pères dans la foi afin de tirer de leur expérience comment ils ont vécu avec Dieu et en Dieu, c’est-à-dire sa tendresse et son exigence :

Sa tendresse :”J’ai entendu ses cris… je connais ses souffrances… je suis descendu pour le délivrer.” (Genèse 3. 7 et 8) Mais Dieu n’agit jamais sans la libre collaboration de l’homme. Il lui faut l’action de Moïse, jointe à la sienne : “Je t’envoie chez Pharaon; tu feras sortir d’Egypte mon peuple.” (Genèse 3. 10) Si nous lisons ainsi le passé pour en tirer un profit présent, nous ne serons pas pris au dépourvu :”Ces événements étaient destinés à nous servir d’exemple.” (Corinthiens 10. 11) Le grec de saint Luc est plus précis : ces événements sont “typiques” pour nous. “Typicos”, caractéristiques de ce qui nous arrive à nous aussi. Et le Christ exprime la tendresse de Dieu par la conclusion de la parabole du figuier stérile : “Laisse-le encore cette année… peut-être donnera-t-il du fruit à l’avenir ? (Luc 13. 9) Dieu est patient.

Son exigence. Patient mais exigeant. Jésus le rappelle à ses auditeurs à l’occasion de deux événements d’actualité, comme il leur rappelle ce que Dieu attend d’eux. Ces événements les concernent par ce qu’ils signifient pour eux. Ils n’ont pas à les interpréter pour les autres. Il leur dit en effet, ils sont pécheurs à vos yeux. En fait, Pas plus que vous. Ne jugez pas. Vous avez à faire pénitence, ou plus exactement, à retourner votre conduite dans un tout autre sens. Là encore saint Luc est précis. Il emploie le verbe “metanoieiv”, que nous traduisons par “convertissez-vous.” Entendons-le même si c’est d’une manière imagée, au sens des skieurs. “Faire une conversion”, c’est déplacer le sens de ses skis, en faire un retournement, pour prendre une direction tout à fait différente.

“JE SUIS” Moïse, seul dans le désert, observe un curieux phénomène. Il s’avance et vient voir de plus près ce buisson étonnant qui est en flamme, sans tomber en cendres. C’est à ce moment qu’il entend cet impératif qui l’arrête:” N’approche pas.” S’il ne peut pas voir, il peut, par contre, entendre, parler et répondre. Nous assistons alors à un dialogue serré entre lui et Dieu, un dialogue de confiance, celle de la foi qui a déjà accepté la mission, mais demande comment il pourra l’expliquer et l’accomplir. Il n’hésite pas à demander : “Dis-moi comment t’appeler.” Ce qui est la clef de toute communication et de toute connaissance Et Dieu répond à cette demande : “Je suis celui qui est.” En fait, il faudrait traduire d’une autre manière ce terme hébreu de la Bible, même si ce n’est pas une expression française courante :”Je suis : Le “étant.”, un participe présent. Faisons un peu de grammaire. La caractéristique du verbe au participe présent, c’est qu’il est présent aussi bien au passé, qu’au futur, qu’au conditionnel. « Etant là, j’ai fait. Etant là, je peux faire. Etant là, je ferai. » Etant là, je pourrais faire. Nous participons présentement, quel que soit le moment que l’on évoque. Dieu n’est pas l’être vivant d’un moment ou d’un instant. Il est l’Eternel Présent et agissant : Le Dieu de nos pères est avec nous et pour toujours. Il est celui qui est, qui était et qui vient.

1ère lecture : « Celui qui m’a envoyé vers vous, c’est : Je-suis » (Ex 3, 1-8a.10.13-15)

Lecture du livre de l’Exode

En ces jours-là, Moïse était berger du troupeau de son beau-père Jéthro, prêtre de Madiane. Il mena le troupeau au-delà du désert et parvint à la montagne de Dieu, à l’Horeb. L’ange du Seigneur lui apparut dans la flamme d’un buisson en feu. Moïse regarda : le buisson brûlait sans se consumer. Moïse se dit alors : « Je vais faire un détour pour voir cette chose extraordinaire : pourquoi le buisson ne se consume-t-il pas ? » Le Seigneur vit qu’il avait fait un détour pour voir, et Dieu l’appela du milieu du buisson : « Moïse ! Moïse ! » Il dit : « Me voici ! » Dieu dit alors : « N’approche pas d’ici ! Retire les sandales de tes pieds, car le lieu où tu te tiens est une terre sainte ! » Et il déclara : « Je suis le Dieu de ton père, le Dieu d’Abraham, le Dieu d’Isaac, le Dieu de Jacob. » Moïse se voila le visage car il craignait de porter son regard sur Dieu. Le Seigneur dit : « J’ai vu, oui, j’ai vu la misère de mon peuple qui est en Égypte, et j’ai entendu ses cris sous les coups des surveillants. Oui, je connais ses souffrances. Je suis descendu pour le délivrer de la main des Égyptiens et le faire monter de ce pays vers un beau et vaste pays, vers un pays, ruisselant de lait et de miel. Maintenant donc, va ! Je t’envoie chez Pharaon : tu feras sortir d’Égypte mon peuple, les fils d’Israël. » Moïse répondit à Dieu : « J’irai donc trouver les fils d’Israël, et je leur dirai : ‘Le Dieu de vos pères m’a envoyé vers vous.’ Ils vont me demander quel est son nom ; que leur répondrai-je ? » Dieu dit à Moïse : « Je suis qui je suis. Tu parleras ainsi aux fils d’Israël : ‘Celui qui m’a envoyé vers vous, c’est : Je-suis’. » Dieu dit encore à Moïse : « Tu parleras ainsi aux fils d’Israël : ‘Celui qui m’a envoyé vers vous, c’est Le Seigneur, le Dieu de vos pères, le Dieu d’Abraham, le Dieu d’Isaac, le Dieu de Jacob’. C’est là mon nom pour toujours, c’est par lui que vous ferez mémoire de moi, d’âge en d’âge. » – Parole du Seigneur.

Psaume : Ps 102 (103), 1-2, 3-4, 6-7, 8.11

R/ Le Seigneur est tendresse et pitié.(Ps 102, 8a)

Bénis le Seigneur, ô mon âme, bénis son nom très saint, tout mon être ! Bénis le Seigneur, ô mon âme, n’oublie aucun de ses bienfaits ! Car il pardonne toutes tes offenses et te guérit de toute maladie ; il réclame ta vie à la tombe et te couronne d’amour et de tendresse. Le Seigneur fait œuvre de justice, il défend le droit des opprimés. Il révèle ses desseins à Moïse, aux enfants d’Israël ses hauts faits. Le Seigneur est tendresse et pitié, lent à la colère et plein d’amour ; Comme le ciel domine la terre, fort est son amour pour qui le craint.

2ème lecture : La vie de Moïse avec le peuple au désert, l’Écriture l’a racontée pour nous avertir (1 Co 10, 1-6.10-12)

Lecture de la première lettre de saint Paul Apôtre aux Corinthiens

Frères, je ne voudrais pas vous laisser ignorer que, lors de la sortie d’Égypte, nos pères étaient tous sous la protection de la nuée, et que tous ont passé à travers la mer. Tous, ils ont été unis à Moïse par un baptême dans la nuée et dans la mer ; tous, ils ont mangé la même nourriture spirituelle ; tous, ils ont bu la même boisson spirituelle ; car ils buvaient à un rocher spirituel qui les suivait, et ce rocher, c’était le Christ. Cependant, la plupart n’ont pas su plaire à Dieu : leurs ossements, en effet, jonchèrent le désert. Ces événements devaient nous servir d’exemple, pour nous empêcher de désirer ce qui est mal comme l’ont fait ces gens-là. Cessez de récriminer comme l’ont fait certains d’entre eux : ils ont été exterminés. Ce qui leur est arrivé devait servir d’exemple, et l’Écriture l’a raconté pour nous avertir, nous qui nous trouvons à la fin des temps. Ainsi donc, celui qui se croit solide, qu’il fasse attention à ne pas tomber. – Parole du Seigneur.

Evangile : « Si vous ne vous convertissez pas, vous périrez tous de même » (Lc 13, 1-9)

Acclamation : Gloire au Christ, Sagesse éternelle du Dieu vivant. Gloire à toi, Seigneur. Convertissez-vous, dit le Seigneur, car le royaume des Cieux est tout proche. Gloire au Christ, Sagesse éternelle du Dieu vivant. Gloire à toi, Seigneur. (Mt 4, 17)

Évangile de Jésus Christ selon saint Luc

Un jour, des gens rapportèrent à Jésus l’affaire des Galiléens que Pilate avait fait massacrer, mêlant leur sang à celui des sacrifices qu’ils offraient. Jésus leur répondit « Pensez-vous que ces Galiléens étaient de plus grands pécheurs que tous les autres Galiléens, pour avoir subi un tel sort ? Eh bien, je vous dis : pas du tout ! Mais si vous ne vous convertissez pas, vous périrez tous de même. Et ces dix-huit personnes tuées par la chute de la tour de Siloé, pensez-vous qu’elles étaient plus coupables que tous les autres habitants de Jérusalem ? Eh bien, je vous dis : pas du tout ! Mais si vous ne vous convertissez pas, vous périrez tous de même. » Jésus disait encore cette parabole : « Quelqu’un avait un figuier planté dans sa vigne. Il vint chercher du fruit sur ce figuier, et n’en trouva pas. Il dit alors à son vigneron : ‘Voilà trois ans que je viens chercher du fruit sur ce figuier, et je n’en trouve pas. Coupe-le. À quoi bon le laisser épuiser le sol ?’ Mais le vigneron lui répondit : ‘Maître, laisse-le encore cette année, le temps que je bêche autour pour y mettre du fumier. Peut-être donnera-t-il du fruit à l’avenir. Sinon, tu le couperas.’ » – Acclamons la Parole de Dieu.

CALENDRIER

  • Messe tous les jours à 9 h avec l’office des Laudes

  • Tous les samedis matin de 10 h à 12 h un prêtre se tient dans l’église Notre-Dame pour accueillir une démarche du sacrement de réconciliation

  • Adoration du Saint-Sacrement tous les samedis de 9 h 30 à 12 h à la crypte

-Lundi 29 février : de la férie

-Mardi 1 er mars : de la férie

-Mercredi 2 mars : de la férie

-Jeudi 3 mars : de la férie

-Vendredi 4 mars : Saint Casimir

-Samedi 5 mars : de la férie

LES GRANDS RENDEZ-VOUS DU CAREME POUR NOTRE PAROISSE

Tous les samedis matins, nous pouvons prendre un temps de prière de contemplation et d’adoration dans la crypte de l’église Notre-Dame de 9 h 30 à 12 h au cours de l’adoration du Saint-Sacrement.

Un prêtre se tient à votre disposition de 10 h à 12 h pour vous écouter, dialoguer, célébrer le sacrement de la réconciliation (il se trouve dans l’église ou à la crypte).

Vendredi 11 Mars à 19h : chemin de croix célébré dans l’église Notre-Dame suivi d’un partage du bol de riz (salle Pierre Lefeuvre) dons au profit de l’ERAC, association locale dont le but est d’apporter une aide alimentaire aux plus démunis.

Samedi 12 Mars de 10 h 30 à 12 h et de 14 h à 17 h dans l’église Notre-Dame : Journée du pardon. Célébration du sacrement de la réconciliation grâce à la présence de prêtres dans l’église.

DIMANCHE 28 février 2016 – 3ème dimanche de Carême

1 ère lecture (Ex 3,1-8a.10.13-15) Psaume (Ps 102, 1-4.6-8.11) 2 ème lecture (1Co 10, 1-6.10-12) Evangile (Lc 13,1-9)

DIMANCHE 6 mars 2016 – 4ème dimanche de Carême

1 ère lecture (Jos 5,9a.10-12) Psaume (Ps 33,2-7) 2 ème lecture (2 Co 5,17-21) Evangile (Lc 15,1-3.11-32)

Messe anticipée : samedi à 18 h à Saint-Louis et à 10 h à Notre-Dame

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paroisse du Raincy - dans Feuilles de semaine
23 février 2016 2 23 /02 /février /2016 19:58

Nous allons accueillir une famille de chrétiens de Syrie...

À l’automne 2015, suite à l’exode massif en Europe de réfugiés syriens et irakiens, chassés de leur pays par la guerre et en situation de grande précarité, les paroisses catholiques et protestantes du Raincy créèrent un collectif, ouvert à tous, dans le projet d’accueillir une famille de réfugiés. Celui-ci a reçu le soutien et le concours de la mairie du Raincy qui a décidé de mettre temporairement à disposition un logement dans l’enceinte de l’ancien collège Corot. Après avoir pris contact avec l’Oeuvre d’Orient, les responsables du collectif ont rencontré au mois de janvier de cette année une famille syrienne chrétienne composée d’un couple et de leurs deux enfants (4 et 7 ans) ainsi que du frère du mari. Pour pouvoir les accueillir dans les meilleures conditions, nous faisons appel à votre solidarité et à votre générosité. Si vous le désirez, vous pouvez nous aider de diverses manières, en proposant :

1) du matériel, pour équiper l’appartement (voir la liste ci-jointe) ;

2) du temps, pour aider dans les démarches administratives ou les divers déplacements ;

3) de l’argent, en faisant un chèque à l’ordre de l’« Entraide Protestante du Raincy » (objet : projet d’accueil de réfugiés);

4) votre enthousiasme pour préparer une fête de bienvenue !

Pour toute information ou renseignement, veuillez contacter

Maithé Cordonnier (06 07 88 09 36)

mtcordonnier@orange.fr

Merci d’avance !

Nous recherchons encore...

Pour les chambres :

• lit pour 1 personne : sommier + matelas

• 1 ou 2 commodes et une penderie (en bois ou plastique)

Pour la cuisine :

• 1 cuisinière ou plaque plus four (plutôt électriques) un micro-onde

• 1 petite table de cuisine et 2 chaises

Pour la salle à manger :

• 5 chaises • 1 TV

Pour la salle de bains :

• 1 étendoir • du matériel pour le ménage + 1 aspirateur

LA TRANSFIGURATION

1 ère lecture (Gn 15,5-12.17-18) Psaume (Ps 26,1.7-9.13-14) 2 ème lecture (Ph 3,17-4,1) Evangile (Lc 9,28b-36)

Une semaine avant la Transfiguration, selon saint Luc, Pierre avait confessé sa foi en la divinité de Jésus : » Tu es le Messie de Dieu. » (Luc 9. 20) Jésus leur parla, à ce même moment, de sa passion, de sa mort et de sa résurrection. Il invite Jacques, Pierre et Jean à prier, c’est-à-dire, à partager avec lui ces moments d’intense intimité avec son Père, ce dialogue qu’ils n’auront pas le courage de partager au Jardin des Oliviers au moment de l’agonie. Jacques sera le premier à mourir pour le Christ. Pierre vient de confesser sa foi en la divinité et Jean sera le témoin de la gloire divine et de la lumière de Dieu : »Nous avons vu le Verbe venu dans la chair, la Parole, le Logos de Dieu. » Le premier chapitre de l’évangile de saint Jean est à relire dans ce contexte de la Transfiguration.

Jésus, lumière de Dieu. Le visage du Christ leur manifeste la splendeur naturelle de la gloire divine, qu’il possède en lui-même et qu’il garde en son incarnation, même si cette gloire divine est cachée sous le voile de la chair. En Lui, la divinité s’est unie sans confusion avec la nature humaine. Il leur manifeste ainsi, au sommet de la montagne, non pas un spectacle nouveau le concernant, mais la manifestation, éclatante en Lui à ce moment, de la divinisation de la nature humaine, (y compris le corps, « le visage ») et de son union avec la splendeur divine.

Totalement homme, pleinement Dieu. Quand resplendit une gloire sur le visage de Moïse au Sinaï, elle venait de l’extérieur (Livre de l’Exode 34. 29) Au Thabor, c’est le visage du Christ qui est source de lumière, source de la vie divine rendue accessible à l’homme et qui se répand aussi sur ses vêtements, c’est-à-dire sur le monde extérieur à lui-même et sur les produits de l’activité et de la civilisation humaines. Saint Jean l’exprime dans les premiers versets de son évangile : » La Parole de Dieu était la lumière véritable qui illumine tout homme venant dans le monde… nous avons contemplé sa gloire comme étant celle du fils unique d’auprès du Père, pleine de grâce et de vérité. » (Jean 1. 9 et 14) « Dans ta lumière, nous verrons la lumière », chante le psaume 35 au verset 10. Quand le brasier fumant et la torche enflammée passèrent entre les quartiers d’animaux qu’Abraham avait disposés (Genèse 15. 18), il y avait des ténèbres épaisses. « Dieu, personne ne l’a jamais vu. Le fils unique, Dieu dans le sein du Père, l’a fait connaître. » (Jean 1. 18)

Vers la Terre Promise. Aux côtés du Seigneur se trouvent Moïse et Elie, la Loi et le Prophètes, les deux sommets de l’Ancien Testament. Il nous faut lire le texte de saint Luc dans le grec lui-même, il est d’une toute autre signification. Ils sont dans la lumière. « Etant apparus en gloire, ils s’entretiennent avec lui de son exode (« exodos » chez saint Luc) qui allait s’accomplir à Jérusalem. » (Luc 9. 31) c’est-à-dire sa Passion, sa mort et sa résurrection, comme il s’en était entretenue, une semaine auparavant avec ses disciples, en même temps qu’il leur avait parlé de sa gloire (Luc 9. 26). Au Thabor, saint Pierre, ravi de la contemplation de ce qui est la lumière divine, voudrait se contenter de la jouissance terrestre de la lumière. Jésus le détourne de ce désir trop humain. Saint Luc dira de Pierre : »Il ne savait pas ce qu’il disait. » Il est « à côté de la plaque » pour utiliser une expression courante. Nous dirons en mieux, il est à côté de la réalité essentielle qu’ils vivent en cet instant.

1ère lecture : Le Seigneur conclut une alliance avec Abraham, le croyant (Gn 15, 5-12.17-18)

Lecture du livre de la Genèse

En ces jours-là, le Seigneur parlait à Abraham dans une vision. Il le fit sortir et lui dit : « Regarde le ciel, et compte les étoiles, si tu le peux... » Et il déclara : « Telle sera ta descendance ! » Abram eut foi dans le Seigneur et le Seigneur estima qu’il était juste. Puis il dit : « Je suis le Seigneur, qui t’ai fait sortir d’Our en Chaldée pour te donner ce pays en héritage. » Abram répondit : « Seigneur mon Dieu, comment vais-je savoir que je l’ai en héritage ? » Le Seigneur lui dit : « Prends-moi une génisse de trois ans, une chèvre de trois ans, un bélier de trois ans, une tourterelle et une jeune colombe. » Abram prit tous ces animaux, les partagea en deux, et plaça chaque moitié en face de l’autre ; mais il ne partagea pas les oiseaux. Comme les rapaces descendaient sur les cadavres, Abram les chassa. Au coucher du soleil, un sommeil mystérieux tomba sur Abram, une sombre et profonde frayeur tomba sur lui. Après le coucher du soleil, il y eut des ténèbres épaisses. Alors un brasier fumant et une torche enflammée passèrent entre les morceaux d’animaux. Ce jour-là, le Seigneur conclut une alliance avec Abram en ces termes : « À ta descendance je donne le pays que voici, depuis le Torrent d'Égypte jusqu'au Grand Fleuve, l'Euphrate. » – Parole du Seigneur.

Psaume : Ps 26 (27), 1, 7-8, 9abcd, 13-14

R/ Le Seigneur est ma lumière et mon salut. (Ps 26, 1a)

Le Seigneur est ma lumière et mon salut ; de qui aurais-je crainte ? Le Seigneur est le rempart de ma vie ; devant qui tremblerais-je ? Écoute, Seigneur, je t’appelle ! Pitié ! Réponds-moi ! Mon cœur m’a redit ta parole : « Cherchez ma face. » C’est ta face, Seigneur, que je cherche : ne me cache pas ta face. N’écarte pas ton serviteur avec colère : tu restes mon secours. J’en suis sûr, je verrai les bontés du Seigneur sur la terre des vivants. « Espère le Seigneur, sois fort et prends courage ; espère le Seigneur. »

2ème lecture : « Le Christ transformera nos pauvres corps à l’image de son corps glorieux » (Ph 3, 17 – 4, 1)

Lecture de la lettre de saint Paul Apôtre aux Philippiens

Frères, ensemble imitez-moi, et regardez bien ceux qui se conduisent selon l’exemple que nous vous donnons. Car je vous l’ai souvent dit, et maintenant je le redis en pleurant : beaucoup de gens se conduisent en ennemis de la croix du Christ. Ils vont à leur perte. Leur dieu, c’est leur ventre, et ils mettent leur gloire dans ce qui fait leur honte ; ils ne pensent qu’aux choses de la terre. Mais nous, nous avons notre citoyenneté dans les cieux, d’où nous attendons comme sauveur le Seigneur Jésus Christ, lui qui transformera nos pauvres corps à l’image de son corps glorieux, avec la puissance active qui le rend même capable de tout mettre sous son pouvoir. Ainsi, mes frères bien-aimés pour qui j’ai tant d’affection, vous, ma joie et ma couronne, tenez bon dans le Seigneur, mes bien-aimés. – Parole du Seigneur.

CALENDRIER

  • Messe tous les jours à 9 h avec l’office des Laudes

  • Tous les samedis matin de 10 h à 12 h un prêtre se tient dans l’église Notre-Dame pour accueillir une démarche du sacrement de réconciliation

  • Adoration du Saint-Sacrement tous les samedis de 9 h 30 à 12 h à la crypte

-Lundi 22 février : Chaire de Saint Pierre, fête

-Mardi 23 février : Saint Polycarpe

-Mercredi 24 février : de la férie

-Jeudi 25 février : de la férie

-Vendredi 26 février: de la férie

-Samedi 27 février : de la férie

LES GRANDS RENDEZ-VOUS DU CAREME POUR NOTRE PAROISSE

Tous les samedis matins, nous pouvons prendre un temps de prière de contemplation et d’adoration dans la crypte de l’église Notre-Dame de 9 h 30 à 12 h au cours de l’adoration du Saint-Sacrement.

Un prêtre se tient à votre disposition de 10 h à 12 h pour vous écouter, dialoguer, célébrer le sacrement de la réconciliation (il se trouve dans l’église ou à la crypte).

Vendredi 11 Mars à 19h : chemin de croix célébré dans l’église Notre-Dame suivi d’un partage du bol de riz (salle Pierre Lefeuvre) dons au profit de l’ERAC, association locale dont le but est d’apporter une aide alimentaire aux plus démunis.

Samedi 12 Mars de 10 h 30 à 12 h et de 14 h à 17 h dans l’église Notre-Dame : Journée du pardon. Célébration du sacrement de la réconciliation grâce à la présence de prêtres dans l’église.

Avec l’Eglise de France soutenons les étudiants en Irak : des tracts avec enveloppes sont à notre disposition dans l’église pour soutenir cette initiative de l’Oeuvre d’Orient, pour aider des jeunes chrétiens en Irak à poursuivre leurs études.

Ce sera aussi l’objet de la collecte de Carême de notre paroisse cette année.

(Quêtes à la fin de la messe des Rameaux).

DIMANCHE 21 février 2016 – 2ème dimanche de Carême

1 ère lecture (Gn 15,5-12.17-18) Psaume (Ps 26,1.7-9.13-14) 2 ème lecture (Ph 3,17-4,1) Evangile (Lc 9,28b-36)

DIMANCHE 28 février 2016 – 3ème dimanche de Carême

1 ère lecture (Ex 3,1-8a.10.13-15 Psaume (Ps 102, 1-4.6-8.11) 2 ème lecture (1Co 10, 1-6.10-12) Evangile (Lc 13,1-9)

Messe anticipée : samedi à 18 h à Saint-Louis et à 10 h à Notre-Dame

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paroisse du Raincy - dans Feuilles de semaine
15 février 2016 1 15 /02 /février /2016 22:08

Le pape François et le patriarche de Moscou Cyrille : « une rencontre pleine d’espérance »

par le Père GOUGAUD

Une rencontre dans la continuité des liens fraternels déjà établis

Les séparations entre catholiques et orthodoxes durent depuis des siècles alors que le mouvement œcuménique est tout récent. Il lui faut donc le temps pour se construire progressivement. Le dialogue œcuménique entre catholiques et orthodoxes a débuté par les échanges entre Rome et Constantinople. Il s’inscrit dans le lien fraternel entre les deux Apôtres Pierre et André, premiers évêques de ces villes selon la tradition chrétienne. Aujourd’hui, sans renier les liens privilégiés entre Pierre et André, le Pape manifeste son désir de renforcer l’œcuménisme avec l’orthodoxie en rencontrant le patriarche de Moscou. Cette rencontre est le signe des très bonnes relations fraternelles entre Rome et Constantinople. Le patriarche Bartholoméos s’en est d’ailleurs félicité.

À cet effet, si la déclaration commune ne semble pas d’une grande densité œcuménique, le simple fait de la rencontre est important. Cette rencontre a été préparée pendant de longues années. Elle intensifiera les relations œcuméniques entre les Églises. Elle permettra d’intensifier la connaissance mutuelle, la collaboration commune dans le domaine de la charité et du soutien aux chrétiens persécutés dans le monde.

La place du patriarcat de Moscou parmi les orthodoxes

Le monde orthodoxe n’est pas univoque. Dans la perspective orthodoxe, l’Église est une par nature puisqu’elle est le corps historique et terrestre du Christ en ce temps. Et le Christ n’est pas divisé mais uni. Cependant, l’existence de nombreuses Églises autocéphales est la forme historique de l’Église, la mieux adaptée à l’accomplissement de sa mission.

Cette Église russe orthodoxe reste cependant marquée par la longue période du communisme athée. Aujourd’hui, elle est confrontée à la fois aux problématiques de la tentation matérialiste des sociétés occidentales et aussi à la tentation d’un nationalisme autocentrée et isolationniste. Le patriarche Bartholoméos a convoqué un Concile pan-orthodoxe. Il se tiendra à la Pentecôte de cette année 2016. Cette rencontre entre François et Cyrille intervient avant ce Concile. À cet effet, le Concile répond à de réelles motivations pastorales pour l’orthodoxie. En rencontrant le patriarche Cyrille, le pape François souligne la nécessité pour tous les chrétiens de se rapprocher au sein d’une mondialisation de plus en plus sécularisée pour affirmer la place insubstituable de la vie spirituelle.

Favoriser le dialogue œcuménique entre orthodoxe et catholique

Il y a une proximité très importante, théologique, ecclésiologique, éthique entre l’Église catholique et l’Église orthodoxe. Le Pape François a une sollicitude pour toutes les Églises et les communautés chrétiennes. De par sa mission, il souhaite entretenir des liens privilégiés avec tous les fidèles du Christ.

Dans le but de favoriser le dialogue œcuménique, il veut rencontrer les différents responsables de l’Église orthodoxe.

Le Saint-Père entend prendre acte de la conception que l’Église orthodoxe a d’elle-même. Pour le Pape François, il s’agit de prolonger l’œcuménisme catholique-orthodoxe en impliquant davantage l’Eglise orthodoxe russe.

Une rencontre pleine d’espérance

Nous nous réjouissons comme catholiques de cette rencontre qui permet au pape d’exercer sa mission de présider à la communion de toutes les Églises Christ !

Nous voyons aussi comment le dialogue œcuménique vient fortifier les liens d’unité des Églises en leur propre sein.

Il faut se réjouir de cette rencontre : c’est une action de l’Esprit Saint ! Nous sommes ainsi renouvelés dans nos efforts pour la pleine communion et l’unité visible de tous les chrétiens.

UN ITINERAIRE QUI EST LE NOTRE

1 ère lecture (Dt 26,4-10) Psaume (Ps 90,1-2.10-15) 2 ème lecture (Rm 10,8-13) Evangile (Lc 4,1-13)

Chaque année, la liturgie du Carême trace un itinéraire en des étapes pédagogiques qui sont, ou devraient être, les étapes de notre progression spirituelle dans la lumière pascale.

La lecture de l’Ancien Testament nous propose les étapes de nos pères dans la foi, qu’ils s’appellent Abraham ou Moïse, ou les anonymes quittant l’Egypte pour recevoir la révélation du Sinaï et pour entrer en Terre Promise, ou les inconnus brisés sur le chemin de l’exil et confiants dans la promesse d’un retour. Les Evangiles des deux premiers dimanches sont consacrés, l’un à la Tentation, l’autre à la Transfiguration. L’humanité de Jésus, soumise comme la nôtre à la tentation et sur le Thabor, la transparence fugitive de sa véritable personnalité « humano-divine ». La tentation, ce chemin que nous devons suivre et assumer. La Transfiguration, le terme de notre cheminement et notre divinisation. Par cette juxtaposition, l’Eglise nous incite à vivre ce temps dans la vie du Christ pour recevoir de lui, par sa croix et sa résurrection, la plénitude de notre être qui a été définitivement réalisée par la grâce et la lumière de notre baptême.

Ce qui nous conduit, dès le premier jour, à vivre le carême dans la lumière pascale.

Les trois autres dimanches ont des insistances différentes selon les années du cycle liturgique. Les épîtres et les psaumes se rapprochent selon les dimanches, soit de la lecture de l’Ancien Testament, soit de la lecture de l’Evangile. Par ces choix, l’Eglise veut initier les fidèles aux sacrements du salut. Le Carême est, pour les catéchumènes le temps de l’ultime préparation de la Nuit pascale où ils seront régénérés en Christ, et, pour les baptisés, celui de retrouver toutes neuves la force et la fraîcheur de leur baptême.

1ère lecture : La profession de foi du peuple élu (Dt 26, 4-10)

Lecture du livre du Deutéronome

Moïse disait au peuple : Lorsque tu présenteras les prémices de tes récoltes, le prêtre recevra de tes mains la corbeille et la déposera devant l’autel du Seigneur ton Dieu. Tu prononceras ces paroles devant le Seigneur ton Dieu : « Mon père était un Araméen nomade, qui descendit en Égypte : il y vécut en immigré avec son petit clan. C’est là qu’il est devenu une grande nation, puissante et nombreuse. Les Égyptiens nous ont maltraités, et réduits à la pauvreté ; ils nous ont imposé un dur esclavage. Nous avons crié vers le Seigneur, le Dieu de nos pères. Il a entendu notre voix, il a vu que nous étions dans la misère, la peine et l’oppression. Le Seigneur nous a fait sortir d’Égypte à main forte et à bras étendu, par des actions terrifiantes, des signes et des prodiges. Il nous a conduits dans ce lieu et nous a donné ce pays, un pays ruisselant de lait et de miel. Et maintenant voici que j’apporte les prémices des fruits du sol que tu m’as donné, Seigneur. » – Parole du Seigneur.

Psaume : Ps 90 (91), 1-2, 10-11, 12-13, 14-15ab

R/ Sois avec moi, Seigneur, dans mon épreuve. (cf. Ps 90, 15)

Quand je me tiens sous l’abri du Très-Haut et repose à l’ombre du Puissant, je dis au Seigneur : « Mon refuge, mon rempart, mon Dieu, dont je suis sûr ! » Le malheur ne pourra te toucher, ni le danger, approcher de ta demeure : il donne mission à ses anges de te garder sur tous tes chemins. Ils te porteront sur leurs mains pour que ton pied ne heurte les pierres ; tu marcheras sur la vipère et le scorpion, tu écraseras le lion et le Dragon. « Puisqu’il s’attache à moi, je le délivre ; je le défends, car il connaît mon nom. Il m’appelle, et moi, je lui réponds ; je suis avec lui dans son épreuve. »

2ème lecture : La profession de foi en Jésus-Christ (Rm 10, 8-13)

Lecture de la lettre de saint Paul Apôtre aux Romains

Frères,

que dit l’Écriture ? Tout près de toi est la Parole, elle est dans ta bouche et dans ton cœur. Cette Parole, c’est le message de la foi que nous proclamons. En effet, si de ta bouche, tu affirmes que Jésus est Seigneur, si, dans ton cœur, tu crois que Dieu l’a ressuscité d’entre les morts, alors tu seras sauvé. Car c’est avec le cœur que l’on croit pour devenir juste, c’est avec la bouche que l’on affirme sa foi pour parvenir au salut. En effet, l’Écriture dit : Quiconque met en lui sa foi ne connaîtra pas la honte. Ainsi, entre les Juifs et les païens, il n’y a pas de différence : tous ont le même Seigneur, généreux envers tous ceux qui l’invoquent. En effet, quiconque invoquera le nom du Seigneur sera sauvé. – Parole du Seigneur.

Evangile : « Dans l’Esprit, il fut conduit à travers le désert où il fut tenté » (Lc 4, 1-13)

Acclamation : Ta Parole, Seigneur, est vérité, et ta loi, délivrance. L’homme ne vit pas seulement de pain, mais de toute parole qui sort de la bouche de Dieu. Ta Parole, Seigneur, est vérité, et ta loi, délivrance (Mt 4, 4b)

Évangile de Jésus-Christ selon saint Luc

En ce temps-là, après son baptême, Jésus, rempli d’Esprit Saint, quitta les bords du Jourdain ; dans l’Esprit, il fut conduit à travers le désert où, pendant quarante jours, il fut tenté par le diable. Il ne mangea rien durant ces jours-là, et, quand ce temps fut écoulé, il eut faim. Le diable lui dit alors : « Si tu es Fils de Dieu, ordonne à cette pierre de devenir du pain. » Jésus répondit « Il est écrit : L’homme ne vit pas seulement de pain. » Alors le diable l’emmena plus haut et lui montra en un instant tous les royaumes de la terre. Il lui dit : « Je te donnerai tout ce pouvoir et la gloire de ces royaumes, car cela m’a été remis et je le donne à qui je veux. Toi donc, si tu te prosternes devant moi, tu auras tout cela. » Jésus lui répondit : « Il est écrit : C’est devant le Seigneur ton Dieu que tu te prosterneras, à lui seul tu rendras un culte. » Puis le diable le conduisit à Jérusalem, il le plaça au sommet du Temple et lui dit : « Si tu es Fils de Dieu, d’ici jette-toi en bas ; car il est écrit : Il donnera pour toi, à ses anges, l’ordre de te garder ; et encore : Ils te porteront sur leurs mains, de peur que ton pied ne heurte une pierre. » Jésus lui fit cette réponse : « Il est dit : Tu ne mettras pas à l’épreuve le Seigneur ton Dieu. » Ayant ainsi épuisé toutes les formes de tentations, le diable s’éloigna de Jésus jusqu’au moment fixé. – Acclamons la Parole de Dieu.

CALENDRIER

  • Messe tous les jours à 9 h avec l’office des Laudes

  • Tous les samedis matin de 10 h à 12 h un prêtre se tient dans l’église Notre-Dame pour accueillir une démarche du sacrement de réconciliation

  • Adoration du Saint-Sacrement tous les samedis de 9 h 30 à 12 h à la crypte

-Lundi 15 février : de la férie

-Mardi 16 février : de la férie

-Mercredi 17 février : de la férie

-Jeudi 18 février : de la férie

-Vendredi 19 février: de la férie

-Samedi 20 février : de la férie

Rendez-vous de la semaine

-Mardi 16 Février à 20 h 30 salle Pierre Lefeuvre : réunion de l’Equipe d’Animation Paroissiale

-Mercredi 17 Février à 17 h salle Pierre Lefeuvre : réunion de préparation à la confirmation pour les lycéens

-Mercredi 17 Février à 20 h 30 salle Pierre Lefeuvre : Réunion du groupe Tibériade catéchèse pour adultes ouverte à tous

-Jeudi 18 Février à 20 h 30 salle Pierre Lefeuvre: rencontre des fiancés de Villemomble et du Raincy

-Vendredi 19 Février à 14 h salle Pierre Lefeuvre : réunion des équipes Saint-Vincent

A noter pour le temps de Carême :

  • - Dimanche 21 février : collecte pour aider les jeunes étudiants chrétiens d’IRAK dans leurs études

  • - Vendredi 11 mars à 19 h : Chemin de Croix dans l’église suivi du bol de riz à la salle Pierre Lefeuvre au profit de l’ERAC

  • - Samedi 12 mars : Journée du Pardon.

Des prêtres seront présents dans l’église de 10 h à 12 h et de 14 h à 17 h.

DIMANCHE 14 février 2016 – 1er dimanche de Carême

1 ère lecture (Dt 26,4-10) Psaume (Ps 90,1-2.10-15) 2 ème lecture (Rm 10,8-13) Evangile (Lc 4,1-13)

DIMANCHE 21 février 2016 – 2ème dimanche de Carême

1 ère lecture (Gn 15,5-12.17-18) Psaume (Ps 26,1.7-9.13-14) 2 ème lecture (Ph 3,17-4,1) Evangile (Lc 9,28b-36)

Messe anticipée : samedi à 18 h à Saint-Louis et à 10 h à Notre-Dame

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paroisse du Raincy - dans Feuilles de semaine
8 février 2016 1 08 /02 /février /2016 16:21

Audience jubilaire du pape Samedi 30 Janvier 2016

Chers frères et sœurs,

Nous entrons jour après jour dans le cœur de l’année sainte de la miséricorde. Avec sa grâce, le Seigneur guide nos pas alors que nous franchissons la porte sainte et il vient à notre rencontre pour rester toujours avec nous, malgré nos manquements et nos contradictions. Ne nous lassons jamais de sentir le besoin de son pardon, car quand nous sommes faibles sa proximité nous rend forts et nous permet de vivre notre foi avec une plus grande joie.

Je voudrais vous indiquer aujourd’hui le lien étroit qui existe entre la miséricorde et la mission. Comme le rappelait saint Jean-Paul II : « L’Église vit d’une vie authentique lorsqu’elle professe et proclame la miséricorde, et lorsqu’elle conduit les hommes aux sources de la miséricorde du Sauveur » (Enc. Dives in misericordia, n. 13). En tant que chrétiens, nous avons la responsabilité d’être missionnaires de l’Évangile. Quand nous recevons une belle nouvelle, ou quand nous vivons une belle expérience, il est naturel que nous ressentions l’exigence de la communiquer également aux autres. Nous sentons que nous ne pouvons pas retenir la joie qui nous a été donnée : nous voulons la diffuser. La joie suscitée est telle qu’elle nous pousse à la communiquer.

Et ce devrait être la même chose lorsque nous rencontrons le Seigneur: la joie de cette rencontre, de sa miséricorde, communiquer la miséricorde du Seigneur. D’ailleurs, le signe concret que nous avons vraiment rencontré Jésus est la joie que nous éprouvons en le communiquant également aux autres. Et cela n’est pas « faire du prosélytisme », cela est faire un don : je te donne ce qui me procure de la joie. En lisant l’Évangile, nous voyons que cela a été l’expérience des premiers disciples : après la première rencontre avec Jésus, André est immédiatement allé le dire à son frère Pierre (cf. Jn 1, 40-42), et Philippe fit la même chose avec Nathanaël (cf. Jn 1, 45-46). Rencontrer Jésus revient à rencontrer son amour. Cet amour nous transforme et nous rend capables de transmettre aux autres la force qu’il nous donne. D’une certaine façon, nous pourrions dire que depuis le jour du Baptême est donné à chacun un nouveau nom qui s’ajoute à celui que leur donne déjà leur maman et leur papa, et ce nom est « Christophe » : nous sommes tous des « Christophe ». Qu’est-ce que cela veut dire ? « Porteurs du Christ ». C’est le nom de notre attitude, une attitude de porteurs de la joie du Christ, de la miséricorde du Christ. Chaque chrétien est un « Christophe », c’est-à-dire un porteur du Christ !

La miséricorde que nous recevons du Père ne nous est pas donnée comme un réconfort privé, mais fait de nous des instruments afin que les autres aussi puissent recevoir le même don. Il existe une merveilleuse circularité entre la miséricorde et la mission. Vivre de miséricorde nous rend missionnaires de la miséricorde, et être des missionnaires nous permet de grandir toujours plus dans la miséricorde de Dieu. Prenons donc au sérieux notre condition de chrétiens et engageons-nous à vivre en croyants, car ce n’est qu’ainsi que l’Évangile peut toucher le cœur des personnes et l’ouvrir pour recevoir la grâce de l’amour, pour recevoir cette grande miséricorde de Dieu qui accueille tout le monde.

L’APPEL

1 ère lecture (Is 6,1-2a.3-8) Psaume (Ps 137,1-5.7-8) 2 ème lecture (1 Co 15, 1-11) Evangile (Lc 5, 1-11)

La lecture de saint Luc en ce dimanche offre un récit complexe, réunissant plusieurs éléments : – Jésus prêchant à la foule la parole de Dieu. – La pêche miraculeuse.– La vocation de Simon à une pêche d’hommes et non plus de poissons, son métier. – La décision de Simon, Jacques et Jean : ils se mettent à suivre Jésus. La séquence adoptée par saint Luc est sans doute destinée à montrer comment un familier devient un disciple et un apôtre. Jésus fait accomplir à Pierre ce parcours en lui adressant trois appels : – L’appel à mettre sa barque à sa disposition et à s’éloigner “un peu” du rivage. – L’appel à jeter les filets, “au large”, malgré l’échec de la nuit précédente. – L’appel à une tâche évoquée en mots énigmatiques : prendre des hommes au filet. Pourquoi ? Comment ? Rien n’est précisé. Mais Pierre, ainsi que les deux autres, comprennent qu’à partir de cette heure, ils n’ont rien d’autre à faire que de suivre Jésus. En travers de cet élan de l’appel et de la foi survient un obstacle. Celui du péché, ou plus exactement, celui de la conscience de notre péché. Notre indignité, parfois, nous paraît telle que nous doutons même de la miséricorde infinie de Dieu, au point d’avoir peur de face à face que nous vivons déjà avec Lui et que nous vivrons éternellement. La liturgie nous propose un parallèle entre la réaction de saint Pierre et celle du prophète Isaïe. Isaïe :”Malheur à moi ! je suis perdu car je suis un homme aux lèvres impures.” (Isaïe 6.5) Saint Pierre, devant le miracle, change de “situation”…”Seigneur, éloigne-toi de moi, je suis un homme pécheur.” L’heure d’avant, quand il acquiesçait à l’ordre de Jésus, il l’appelait “Maître”. Il est une question qui traverse tout l’Ancien Testament : comment voir Dieu sans mourir si grande est la distance qui nous sépare de lui. Le plus souvent l’Ecriture affirme que l’homme ne peut voir Dieu. Quand Moïse lui demande :”Fais-moi voir ta gloire”, le Seigneur répond :”Tu ne peux pas voir ma face, car l’homme ne saurait me voir et vivre.” (Exode 33. 18 à 20) Pourtant Dieu ne veut pas être étranger à son serviteur. Il se fera voir de Moïse, mais de dos. La vision de Dieu suppose une familiarité que le péché a rompue. L’homme est ainsi en proie à une contradiction : le désir de voir Dieu demeure en lui, mais il échouerait ou rejoindrait inexorablement la mort. Toutefois les traditions prophétiques de l’Ancien Testament attestent une possible rencontre. “Moïse monta, ainsi qu’Aaron, Madav et Avihou, et soixante-dix des Anciens d’Israël. Ils virent le Dieu d’Israël… Ils contemplèrent Dieu, mangèrent et burent” (Exode 24. 9 à 11) Et c’est bien ainsi que les disciples et les apôtres vécurent avec Jésus de Nazareth, trois années durant. Dieu lui-même s’est manifesté au sein de notre monde pécheur par son Fils incarné :”Et le Verbe s’est fait chair et nous avons vu sa gloire.” (Jean 1. 14) L’initiative du salut vient de Dieu. Notre foi n’est ni une imagination ni l’épiphénomène de nos désirs. Les Corinthiens se l’entendent dire par saint Paul. “Ce que je suis, je le suis par la grâce de Dieu.”

1ère lecture : « Me voici : envoie-moi ! » (Is 6, 1-2a.3-8)

Lecture du livre du prophète Isaïe

L’année de la mort du roi Ozias, je vis le Seigneur qui siégeait sur un trône très élevé ; les pans de son manteau remplissaient le Temple. Des séraphins se tenaient au-dessus de lui. Ils se criaient l’un à l’autre : « Saint ! Saint ! Saint, le Seigneur de l’univers ! Toute la terre est remplie de sa gloire. » Les pivots des portes se mirent à trembler à la voix de celui qui criait, et le Temple se remplissait de fumée. Je dis alors « Malheur à moi ! je suis perdu, car je suis un homme aux lèvres impures, j’habite au milieu d’un peuple aux lèvres impures : et mes yeux ont vu le Roi, le Seigneur de l’univers ! » L’un des séraphins vola vers moi, tenant un charbon brûlant qu’il avait pris avec des pinces sur l’autel. Il l’approcha de ma bouche et dit : « Ceci a touché tes lèvres, et maintenant ta faute est enlevée, ton péché est pardonné. » J’entendis alors la voix du Seigneur qui disait : « Qui enverrai-je ? qui sera notre messager ? » Et j’ai répondu : « Me voici : envoie-moi ! » – Parole du Seigneur.

Psaume : Ps 137 (138), 1-2a, 2bc-3, 4-5, 7c-8

R/ Je te chante, Seigneur, en présence des anges. (cf. Ps 137, 1c)

De tout mon cœur, Seigneur, je te rends grâce : tu as entendu les paroles de ma bouche. Je te chante en présence des anges, vers ton temple sacré, je me prosterne. Je rends grâce à ton nom pour ton amour et ta vérité, car tu élèves, au-dessus de tout, ton nom et ta parole. Le jour où tu répondis à mon appel, tu fis grandir en mon âme la force. Tous les rois de la terre te rendent grâce quand ils entendent les paroles de ta bouche. Ils chantent les chemins du Seigneur : « Qu’elle est grande, la gloire du Seigneur ! » Ta droite me rend vainqueur. Le Seigneur fait tout pour moi ! Seigneur, éternel est ton amour : n’arrête pas l’œuvre de tes mains.

2ème lecture : « Voilà ce que nous proclamons, voilà ce que vous croyez » (1 Co 15, 1-11)

Lecture de la première lettre de saint Paul Apôtre aux Corinthiens

Frères, je vous rappelle la Bonne Nouvelle que je vous ai annoncée ; cet Évangile, vous l’avez reçu ; c’est en lui que vous tenez bon, c’est par lui que vous serez sauvés si vous le gardez tel que je vous l’ai annoncé ; autrement, c’est pour rien que vous êtes devenus croyants. Avant tout, je vous ai transmis ceci, que j’ai moi-même reçu : le Christ est mort pour nos péchés conformément aux Écritures, et il fut mis au tombeau ; il est ressuscité le troisième jour conformément aux Écritures, il est apparu à Pierre, puis aux Douze ; ensuite il est apparu à plus de cinq cents frères à la fois – la plupart sont encore vivants, et quelques-uns sont endormis dans la mort –, ensuite il est apparu à Jacques, puis à tous les Apôtres. Et en tout dernier lieu, il est même apparu à l’avorton que je suis. Car moi, je suis le plus petit des Apôtres, je ne suis pas digne d’être appelé Apôtre, puisque j’ai persécuté l’Église de Dieu. Mais ce que je suis, je le suis par la grâce de Dieu, et sa grâce, venant en moi, n’a pas été stérile. Je me suis donné de la peine plus que tous les autres ; à vrai dire, ce n’est pas moi, c’est la grâce de Dieu avec moi. Bref, qu’il s’agisse de moi ou des autres, voilà ce que nous proclamons, voilà ce que vous croyez. – Parole du Seigneur.

CALENDRIER

  • Messe tous les jours à 9 h avec l’office des Laudes

  • Tous les samedis matin de 10 h 30 à 12 h 15 un prêtre se tient dans l’église Notre-Dame pour accueillir une démarche du sacrement de réconciliation

  • Adoration du Saint-Sacrement tous les samedis de 9 h 30 à 12 h à la crypte

Lundi 8 février : de la férie

-Mardi 9 février : de la férie

-Mercredi 10 février : Cendres

-Jeudi 11 février : Jeudi après les Cendres

-Vendredi 12 février: Vendredi après les Cendres

-Samedi 13 février : Samedi après les Cendres

Rendez-vous de la semaine

-Lundi 8 Février à 20 h 30 salle Pierre Lefeuvre : réunion des accompagnateurs du catéchuménat adulte

Mardi 9 Février à 20 h 30 salle Pierre Lefeuvre : Parcours biblique animée par Madame Myriam de La Marnière. Se plonger dans le patrimoine spirituel de la Bible

Mercredi 10 Février : Mercredi des Cendres, entrée en Carême

Messe à 9 h à Saint-Louis et à 19 h 30 à Notre-Dame

-Jeudi 11 février à 17 h salle Pierre Lefeuvre : groupe biblique paroissial sur saint Luc

-Jeudi 11 février à 20 h 30 salle Pierre Lefeuvre : rencontre des fiancés de Villemomble et du Raincy

-Vendredi 12 Février à 20 h 30 salle Pierre Lefeuvre : réunion des catéchumènes adultes et leurs accompagnateurs

-Dimanche 14 Février à 11 h 15 à la crypte Notre dame : célébration de l’éveil à la foi pour les 3-7 ans et leurs parents

-Dimanche 14 février à 11 h 30 salle Pierre Lefeuvre : lancement des Journées Mondiales de la Jeunesse avec les 18-30 ans de la paroisse

DIMANCHE 7 février 2016 – 5 ème dimanche du temps ordinaire

1 ère lecture (Is 6,1-2a.3-8) Psaume (Ps 137,1-5.7-8) 2 ème lecture (1 Co 15, 1-11) Evangile (Lc 5, 1-11)

LANCEMENT CAMPAGNE DENIER 2016

DIMANCHE 14 février 2016 – 1er dimanche de Carême

1 ère lecture (Dt 26,4-10) Psaume (Ps 90,1-2.10-15) 2 ème lecture (Rm 10,8-13) Evangile (Lc 4,1-13)

Messe anticipée : samedi à 18 h à Saint-Louis et à 10 h à Notre-Dame

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paroisse du Raincy - dans Feuilles de semaine
4 février 2016 4 04 /02 /février /2016 18:27

Mercredi 10 février : Mercredi des Cendres : offices à 9h à l’église Saint-Louis et à 19h30 à Notre-Dame.

Messes des Rameaux :

Samedi 19 mars : Messe des Rameaux, à 18h à Notre-Dame, messe anticipée des Rameaux. Dimanche 20 mars : Dimanche des Rameaux : messes à 9h à Saint-Louis et à 10h à Notre-Dame.

Du 21 au 27 mars : Semaine Sainte

Jeudi Saint (24 mars) : office à 20h30 à Notre-Dame suivi d'une veillée eucharistique

Vendredi Saint (25 mars) :

Chemin de croix à 15h pour les adultes et à 18h30 pour les enfants du caté à Notre-Dame

& Office de la Passion : à 20h30 à Notre-Dame.

Samedi Saint (26 mars)

À 12h, office du milieu du jour pour les familles ayant perdu un enfant, à la crypte de l’église Notre-Dame

& Vigile pascale à 21h à Notre-Dame.

Dimanche de Pâques (27 mars)

Passage à l’heure d’été

À partir de 8h30, au Temple du Raincy (17, allée de l’ermitage), accueil café/ croissants, suivi à 9h d’une célébration œcuménique.

Messes à 9h à Saint-Louis et à 10h30 à Notre-Dame.

Lundi de Pâques (28 mars)

Messe à 10h30 à Notre-Dame

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paroisse du Raincy - dans Horaires des Messes
4 février 2016 4 04 /02 /février /2016 18:20

Le Messager des mois de février / mars 2016 est en ligne en cliquant sur le lien.

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paroisse du Raincy - dans Le Messager en ligne
29 janvier 2016 5 29 /01 /janvier /2016 22:03

Le ministère de Jésus dans l’Evangile de Luc

Pour présenter le ministère de Jésus, chaque évangéliste suit un plan qui lui est propre et, pour chacun, il le commence par l’un ou l’autre des événements qui seront significatifs de la Bonne Nouvelle qu’annonce Jésus. Saint Matthieu commence par la proclamation du Royaume, en paroles et en actes : les Béatitudes et le sermon sur la montagne, à l’instar de la proclamation de la Loi au Sinaï. Saint Marc montre, en une journée passée à Capharnaüm, les différents aspects du ministère de Jésus. Le récit de saint Jean s’ouvre par une semaine inaugurale qui s’achève le jour de Cana où les disciples voient la gloire de Jésus. Saint Luc, par le récit des faits qui se sont déroulés à la synagogue de Nazareth, laisse présager le refus du Peuple à l’égard de Jésus et le transfert hors d’Israël, ou plutôt l’élargissement hors d’Israël, du salut que le Christ apporte aux hommes.

Il est à noter que la venue de Jésus à la synagogue de Nazareth n’est séparée de la Tentation que par deux versets laconiques :” Alors Jésus, avec la puissance de l’Esprit, revint en Galilée et sa renommée se répandit dans toute la région. Il enseignait dans leurs synagogues et tous disaient sa gloire” (Luc 2. 15).

Dimanche dernier, nous avons lu la première partie de ce récit. Dans le cadre de la prière, le jour du Sabbat, il reçoit le livre d’Isaïe pour faire la lecture et y trouve le passage où il est écrit :” L’Esprit du Seigneur est sur moi.” Jésus proclame – et c’est là que commence la lecture de ce quatrième dimanche – :” Cette parole de l’Ecriture que vous venez d’entendre, c’est aujourd’hui qu’elle s’accomplit.” Cette proclamation provoque des réactions qui vont progressivement se modifier. “ Tous lui rendaient témoignage.” (verset 22) Le premier mouvement est favorable. Ils reconnaissent qu’il prononce des paroles de grâce. Saint Luc l’avait noté. N’est-il pas le fils de Marie “pleine de grâce” ? Son enfance n’a-t-elle pas été une croissance sans obstacle de la grâce en Lui. (Luc 2. 52) Puis, quelques doutes s’inscrivent dans leurs réactions :” Ils s’étonnaient des paroles de la grâce qui sortaient de sa bouche.” (v. 22) En quelques phrases, nous passons de l’approbation unanime au rejet, allant jusqu’au désir de meurtre. Après un élan initial, les habitants de Nazareth perdent leur enthousiasme admiratif au nom d’un certain réalisme. Comment le fils de Joseph peut-il se dire marqué par l’onction de l’Esprit-Saint ? Cette question traversera tout l’Evangile. Elle est venue jusqu’à nous. Pour beaucoup de nos contemporains, les vérités essentielles de la Foi et de la Bonne Nouvelle sont déconcertantes, voire provocantes. « L’Eglise, pour qui se prend-elle ? »…Elle devrait mieux adapter sa doctrine et sa pensée, pour être en phase avec la religiosité de notre époque.

Ce constat commande le plan de toute l’oeuvre de saint Luc, Actes des Apôtres y compris. Il commence avec l’annonce à Zacharie dans le Temple de Jérusalem. Il en est ainsi dans l’Evangile de l’enfance. Les pauvres (les bergers) et les païens (les mages) reconnaissent, les puissants refusent (Hérode et sa cour). Et cela s’achève avec l’arrivée de Paul à Rome, au centre de l’empire païen. (Actes 28. 14) Là aussi Isaïe est cité, là aussi, il y a contradiction. “Les uns furent convaincus et d’autres refusaient de croire.” (Actes 28. 24). Il nous faut, nous aussi, assumer le fait que la pensée de Dieu ne fera jamais l’unanimité. Mais ce n’est pas une raison pour nous replier dans une « forteresse de certitudes ». La plus grande connaissance de Dieu passe d’abord et toujours par la charité. (1ère Corinthiens 4. 13)

Reconnaître que l’Etat islamique est coupable de génocide

Les massacres et l’exode forcé des minorités religieuses se poursuivent en Irak

Le 3 février 2016, le Parlement européen va débattre du « Massacre systématique des minorités religieuses par le groupe « État islamique » ». A cette occasion, des parlementaires vont demander au Parlement et à l’Union européenne de reconnaître que les crimes commis par « l’Etat islamique » sont constitutifs d’un « génocide ». Néanmoins, lors d’un récent débat sur ce texte, le Haut Représentant de l’Union européenne pour les affaires étrangères, Fréderica Mogherini, a refusé d’employer la qualification de génocide.

Le génocide a pourtant une définition précise en droit international. Il s’agit de crimes « commis dans l’intention de détruire, en tout ou en partie, un groupe national, ethnique, racial ou religieux ». C’est l’intention spécifique de détruire un groupe en tout ou partie qui distingue le crime de génocide du crime contre l’humanité. Il est évident que c’est bien d’un génocide dont sont victimes les Chrétiens et les Yézidis iraquiens.

Ce n’est pas seulement le Pape François qui dénonce ce génocide, mais aussi le Président du Congrès Juif Mondial, Ronald S. Lauder, ou encore l’ancien procureur de la Cour pénale internationale, Luis Moreno-Ocampo. Un récent rapport du Commissaire aux droits de l’homme des Nations Unies a détaillé les atrocités commises par « l’Etat islamique ». La France et les institutions européennes n’ont pourtant pas encore eu le courage de qualifier ces crimes de génocide.

Le droit international prévoit que sont punissables non seulement l’exécution en tant que telle de ce crime, mais aussi « l’entente en vue de commettre le génocide, l’incitation directe et publique, la tentative et la complicité ». Ainsi, tout individu, organisation ou État, où qu’ils se trouvent – y compris en Europe, dès lors qu’ils incitent publiquement à ces crimes ou en sont les complices, devraient aussi être poursuivis pénalement pour crime de génocide.

La reconnaissance d’un génocide impose aux États et à la communauté internationale l’obligation d’agir, pour prévenir le génocide autant que possible, pour défendre les communautés attaquées et pour juger et punir les responsables. Reconnaître le génocide, est donc la première étape fondamentale pour obtenir l’action de la communauté internationale.

Quelques gouvernements et parlements européens ont déjà reconnu ce génocide ; il est temps que la France et les institutions européennes le reconnaissent aussi.

Une pétition en ce sens a été initiée par le Centre Européen pour le Droit et la Justice, une organisation non gouvernementale accréditée auprès des Nations Unies.

1ère Lecture : Livre du prophète Jérémie (Jr 1, 4-5.17-19)

Au temps de Josias, la parole du Seigneur me fut adressée : « Avant même de te façonner dans le sein de ta mère, je te connaissais ; avant que tu viennes au jour, je t’ai consacré ; je fais de toi un prophète pour les nations. Toi, mets ta ceinture autour des reins et lève-toi, tu diras contre eux tout ce que je t’ordonnerai. Ne tremble pas devant eux, sinon c’est moi qui te ferai trembler devant eux. Moi, je fais de toi aujourd’hui une ville fortifiée, une colonne de fer, un rempart de bronze, pour faire face à tout le pays, aux rois de Juda et à ses princes, à ses prêtres et à tout le peuple du pays. Ils te combattront, mais ils ne pourront rien contre toi, car je suis avec toi pour te délivrer – oracle du Seigneur. »


Psaume : Ps 70 (71) R/ Sans fin, je proclamerai ta justice et ton salut.

En toi, Seigneur, j’ai mon refuge : garde-moi d’être humilié pour toujours. Dans ta justice, défends-moi, libère-moi, tends l’oreille vers moi, et sauve-moi. Sois le rocher qui m’accueille, toujours accessible ; tu as résolu de me sauver : ma forteresse et mon roc, c’est toi ! Seigneur mon Dieu, tu es mon espérance, mon appui dès ma jeunesse. Toi, mon soutien dès avant ma naissance, tu m’as choisi dès le ventre de ma mère. Ma bouche annonce tout le jour tes actes de justice et de salut. Mon Dieu, tu m’as instruit dès ma jeunesse, jusqu’à présent, j’ai proclamé tes merveilles.

2ème lecture : 1ère lettre de St Paul Apôtre aux Corinthiens (1 Co 12, 31 – 13, 13)

Frères, recherchez avec ardeur les dons les plus grands. Et maintenant, je vais vous indiquer le chemin par excellence. J’aurais beau parler toutes les langues des hommes et des anges, si je n’ai pas la charité, s’il me manque l’amour, je ne suis qu’un cuivre qui résonne, une cymbale retentissante. J’aurais beau être prophète, avoir toute la science des mystères et toute la connaissance de Dieu, j’aurais beau avoir toute la foi jusqu’à transporter les montagnes, s’il me manque l’amour, je ne suis rien. J’aurais beau distribuer toute ma fortune aux affamés, j’aurais beau me faire brûler vif, s’il me manque l’amour, cela ne me sert à rien. L’amour prend patience ; l’amour rend service ; l’amour ne jalouse pas ; il ne se vante pas, ne se gonfle pas d’orgueil ; il ne fait rien d’inconvenant ; il ne cherche pas son intérêt ; il ne s’emporte pas ; il n’entretient pas de rancune ; il ne se réjouit pas de ce qui est injuste, mais il trouve sa joie dans ce qui est vrai ; il supporte tout, il fait confiance en tout, il espère tout, il endure tout. L’amour ne passera jamais. Les prophéties seront dépassées, le don des langues cessera, la connaissance actuelle sera dépassée. En effet, notre connaissance est partielle, nos prophéties sont partielles. Quand viendra l’achèvement, ce qui est partiel sera dépassé. Quand j’étais petit enfant, je parlais comme un enfant, je pensais comme un enfant, je raisonnais comme un enfant. Maintenant que je suis un homme, j’ai dépassé ce qui était propre à l’enfant. Nous voyons actuellement de manière confuse, comme dans un miroir ; ce jour-là, nous verrons face à face. Actuellement, ma connaissance est partielle ; ce jour-là, je connaîtrai parfaitement, comme j’ai été connu. Ce qui demeure aujourd’hui, c’est la foi, l’espérance et la charité ; mais la plus grande des trois, c’est la charité.


Évangile de Jésus Christ selon saint Luc (Lc 4, 21-30)

En ce temps-là, dans la synagogue de Nazareth, après la lecture du livre d’Isaïe, Jésus déclara : « Aujourd’hui s’accomplit ce passage de l’Écriture que vous venez d’entendre »Tous lui rendaient témoignage et s’étonnaient des paroles de grâce qui sortaient de sa bouche. Ils se disaient : « N’est-ce pas là le fils de Joseph ? » Mais il leur dit : « Sûrement vous allez me citer le dicton : ‘Médecin, guéris-toi toi-même, et me dire : Nous avons appris tout ce qui s’est passé à Capharnaüm : fais donc de même ici dans ton lieu l’origine ! » Puis il ajouta : « Amen, je vous le dis : aucun prophète ne trouve un accueil favorable dans son pays. En vérité, je vous le dis : Au temps du prophète Élie, lorsque pendant trois ans et demi le ciel retint la pluie, et qu’une grande famine se produisit sur toute la terre, il y avait beaucoup de veuves en Israël ; pourtant Élie ne fut envoyé vers aucune d’entre elles, mais bien dans la ville de Sarepta, au pays de Sidon, chez une veuve étrangère. Au temps du prophète Élisée, il y avait beaucoup de lépreux en Israël ; et aucun d’eux n’a été purifié, mais bien Naaman le Syrien. » À ces mots, dans la synagogue, tous devinrent furieux. Ils se levèrent, poussèrent Jésus hors de la ville, et le menèrent jusqu’à un escarpement de la colline où leur ville est construite, pour le précipiter en bas. Mais lui, passant au milieu d’eux, allait son chemin.

CALENDRIER

  • Messe tous les jours à 9 h avec l’office des Laudes
  • Tous les samedis matin de 10 h 30 à 12 h 15 un prêtre se tient dans l’église Notre-Dame pour accueillir une démarche du sacrement de réconciliation
  • Adoration du Saint-Sacrement tous les samedis de 9 h 30 à 12 h à la crypte

Lundi 1er février de la férie

Mardi 2 février Fête de la Présentation du Seigneur au Temple

Mercredi 3 février de la férie

Jeudi 4 février de la férie

Vendredi 5 février Sainte Agathe

Samedi 6 février Les Martyrs du Japon : saint Paul Miki et ses compagnons

RENDEZ VOUS de la SEMAINE

Lundi 1er février : Bon anniversaire au Père Ignace qui a 50 ans aujourd’hui !

Mardi 2 février

  • 9 h à l’église Notre-Dame : messe d’intention pour le Père Claude BOUCHER qui aurait eu 82 ans.
  • 14 h Salle Pierre Lefeuvre : goûter des anciens des Equipes Saint-Vincent.

Jeudi 4 février

  • 20 h 30 à 22 h Salle Pierre Lefeuvre : rencontre des fiancés de Villemomble et du Raincy
  • 20h30 à 22 h au Temple du Raincy : Groupe biblique œcuménique.

Vendredi 5 février

  • 20h30 à la Maison Diocésaine 4 av. Pasteur à Bondy : Conférence du Père Alain Thomasset (sj) : Qu’est-ce que nous apporte le Synode des familles ?

Samedi 6 février

  • 18h à 22h Salle Pierre Lefeuvre : rencontre des lycéens.

Dimanche 7 février

  • 10h à Notre-Dame : messe animée par les enfants de la catéchèse, présentation des fiancés à la communauté.
  • 12h Salle Pierre Lefeuvre : repas des fiancés du secteur.

A NOTER

  • Mardi 9 février à 20 h 30 salle Pierre Lefeuvre : parcours biblique animé par Myriam de la Marnière.
  • Les réunions du Groupe Biblique œcuménique des jeudis 4 février et 10 mars ont lieu au temple protestant 17 allée de l’Ermitage au Raincy.
  • Mercredi 10 février : Mercredi des Cendres et entrée en Carême : messe à 9h à Saint-Louis et 19h30 à Notre-Dame.
  • Dimanche 14 février à 11h30 Salle Pierre Lefeuvre : Lancement des Journées Mondiales de la Jeunesse (JMJ) sur la paroisse pour les jeunes de 18 à 25 ans.

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paroisse du Raincy - dans Feuilles de semaine

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