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14 avril 2020 2 14 /04 /avril /2020 11:15

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Published by paroisse du Raincy - dans Divers
13 avril 2020 1 13 /04 /avril /2020 11:28

Notre Communauté au quotidien

avec Notre-Dame de la Consolation

 

« Courage et confiance »

 

Date :  Lundi 13 Avril : Lundi de l’octave de Pâques

 

 

 

Lectures du jour : Actes des Apôtres 2,14. 22-33 ; Psaume 15, Matthieu 28,8-15

 

 

Commentaire

 

 Nous revenons à la suite du récit de l ‘évangile de la vigile Pascale en saint Matthieu . A la lumière de la Résurrection, contemplons les  femmes au tombeau. Ressentons leur détresse en voyant le tombeau ouvert et vide. Eprouvons leur crainte soudaine quand elles réalisent que le corps de Jésus a disparu. Puis, laissons la joie nous envahir face à la réalité de la résurrection du Seigneur. C’est vrai ! Il est vraiment ressuscité ! Alléluia !  Jésus apparaît aux femmes en chemin, approchons-nous de lui et prosternons-nous, comme ces femmes.  Adorons-le, embrassons les pieds du Seigneur. Il est notre force, notre lumière, et notre amour. Il est notre Seigneur.

 Des Contemplatifs aux Missionnaires :  Jésus n’en reste pas là avec les femmes , il les envoie en mission, aller annoncer aux disciples la nouvelle.  Notre contemplation,  de ce jour de Pâques, doit nous emmener à devenir des missionnaires. C’est la leçon que Jésus-Christ donne à ces femmes privilégiées : « allez annoncer à mes frères qu’ils doivent se rendre en Galilée : c’est là qu’ils me verront. » Jésus les appelle à être des témoins au monde, en commençant par les apôtres. Ces femmes sont devenues les « premiers apôtres » irremplaçables de l’évangile. Pourquoi ? Non pas en raison de leur position sociale ou de leurs  éventuels talents intellectuels., C’est plutôt en raison de leur foi et de l’amour avec lesquels elles vivent et accomplissent la mission confiée. Elles ont été fidèles au Seigneur aux heures sombres et elles se hâtent pour annoncer la bonne nouvelle de la Résurrection aux apôtres et au monde.

3L’obéissance dans la foi nous permet de voir. Jésus-Christ demande aux apôtres d’obéir à son commandement : « ils doivent se rendre en Galilée : c’est là qu’ils me verront. » Le Christ exige de nous l’obéissance afin que nous puissions le voir dans la foi et faire l’expérience de sa résurrection. Sans obéissance, nous ne pourrions pas le reconnaître.  L’obéissance au Christ mène à la foi qui mène à la vie. "Celui qui croit au Fils a la vie éternelle ; celui qui refuse de croire en lui ne verra pas 
la vie. "(Jean 3,36).

En ce lundi de l’octave de Pâques demandons : Seigneur Jésus, je te remercie de ce moment passé avec toi dans la prière et la contemplation de ta résurrection. Aide-moi à toujours grandir et mûrir dans la foi. Sans elle je suis perdu. Sans elle, je ne puis te voir, et si je ne peux pas te voir, comment pourrais-je te suivre ? Je place ma confiance en toi et en ta promesse de vie éternelle.

Père  Frédéric Benoist

 

Paroles du pape François

La joie de Pâques ne doit pas nous faire oublier le contexte particulier dans lequel nous sommes, nous le savons trop bien, ne serait-ce que par ces offices de la Semaine sainte célébrés ou priés dans le cadre du confinement. Aussi voici cette prière du pape François qu’il a prononcé, lors du chemin de croix, vendredi dernier ,pour toutes les victimes du Covid 19.

 

« Dieu éternel et tout-puissant,

refuge de ceux qui souffrent,


regarde avec compassion la détresse de tes enfants

atteints par cette pandémie,


soulage la douleur des malades,


donne la force à ceux qui les soignent,


accueille dans ta paix ceux qui sont mort,


et, en ce temps d’épreuve,


accorde à tous le réconfort de ta miséricorde.


Par le Christ, notre Seigneur.
Amen. »

 

Qu’est-ce que l’octave de Pâques ?

 

L´Octave de Pâques est constitué par les huit jours qui suivent le dimanche de Pâques. La pratique de l´Octave religieuse se retrouve déjà dans l´Ancien Testament avec la fête des Tabernacles (Lv 23-26). C´est Constantin qui l’a introduit dans la liturgie catholique.

Durant l´Octave, on célèbre tous les jours la messe, avec les prières du jour de Pâques ; la Préface, notamment, et des passages de la Prière eucharistique. Une semaine où reviennent les mêmes prières, les mêmes chants. Un temps pour échapper à la roue affolée des heures qui nous asservit tous. Redire et acclamer, encore et encore, pour raviver l´événement du dimanche de Pâques. Rappeler que la Résurrection se prolonge par-delà la fête pascale.

 

Dans notre liturgie de la Parole, toute cette semaine nous allons parcourir les différents récits d’apparition de Jésus ressuscité à travers les quatre évangiles.

Jusqu'à la Pentecôte, en première lecture, nous relisons le livre des Actes des Apôtres, le récit des commencements de l’Eglise.

 

 

Que souffle aujourd’hui l’Esprit de liberté et de joie ! l’Esprit du Ressuscité !

Rendons au Christ la primauté de la joie :
C’et sa joie à lui de révéler le Père ; 
C’est sa joie à lui d’être le Prince et le principe de la Vie.
C’est sa joie d’être entré à coeur ouvert dans le jeu de nos existences, et d’avoir affronté toutes nos morts pour nous en délivrer ;
C’est sa joie d’être le gage et l’artisan de toute résurrection ; 
c’est sa joie vive de savoir parler le langage de l’homme, et de pouvoir faire tressaillir pour chacun la lettre des Ecritures et le coeur des créatures ;

C’est sa joie secrète de demeurer parmi nous par son Esprit, et d’être pour les siens le pain d’aujourd’hui ;
C’est sa joie d’être ce Corps démultiplié à l’infini de l’espace et du temps où la communion avec tous peut se recevoir comme la vocation de chacun...
Cette joie qui est sienne, elle nous est toute entière communiquée. Il ne retient rien pour lui. et cette joie nul ne pourra nous la ravir.

Frère Christian de Chergé – Pâques 1995}

 

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Published by paroisse du Raincy - dans Feuille quotidienne "confinement"
13 avril 2020 1 13 /04 /avril /2020 11:24

Confinement en temps de carême, par Ysabel de Andia (2/2)

  1. Confinement en temps de carême (2/2)
  2. De l’isolement à la solitude avec Dieu : le chemin pascal
  3. L’isolement et la solitude

L’isolement quel qu’il soit (être « mis en quarantaine », ou dans des « chambres isolées » à l’hôpital) est une rupture avec les relations humaines. On est privé du réconfort d’une personne, du visage de l’autre et de sa parole. Le silence devient « pesant ».

Mais l’isolement est aussi nécessaire à la prière. Jésus va « à l’écart » pour prier. Cet « écart », cette distance du monde et des siens (les disciples) est un « pas en retrait » du monde vers la transcendance divine.  C’est aussi une entrée dans l’intériorité, le voyage dans ces espaces intérieurs où nous nous découvrons à nu devant Dieu. Cela peut-être une chance, une grâce, une joie : « O beata Solitudo, sola beatitudo », disait saint Bernard. 

  1. La peur de la mort, l’angoisse et l’abandon. Gethsémani.

La mort est là, elle rôde, elle joue avec nous une partie d’échecs comme dans le film d’Ingmar Bergman Le septième sceau, qui se situe au XIVe siècle au moment où la peste noire (autre pandémie) ravage la Suède : « Échec et mat », dit la mort au chevalier. Elle gagne toujours à la fin. La mort entraîne aussi les vivants dans sa danse, comme dans la fresque de la « danse macabre » de l’Abbaye de la Chaise-Dieu.

L’homme se découvre, selon Heidegger, un « être pour la mort ».

La peur est là, la peur de souffrir, la peur de mourir, la peur de ma mort et la peur de la mort de ceux que j’aime.

Cependant cette « pensée de la mort » est salutaire : « Vivre aujourd’hui comme si je devais mourir ce soir », disait le Père de Foucauld. Elle fait partie des « exercices spirituels » de la vie monastique, comme des « dialogues » philosophiques. À ses amis qui se demandent ce qu’ils pourront partager avec lui dans les derniers instants qui lui sont accordés, Socrate répond ainsi : « Un autre regard sur ce qui nous tient et à quoi nous tenons. » Face à la mort, nous apprenons ce qui est essentiel et ce qui est provisoire.

Jésus a vécu cette peur à Gethsémani et son corps s’est couvert de « sueur de sang », mais il a vaincu son angoisse par son abandon entre les mains du Père : « Père non pas ce que je veux, mais ce tu veux » (Mt 26,39//Luc 22,42). Et c’est dans l’abandon de Jésus que nous pouvons aujourd’hui nous abandonner au Père. Et cet abandon est notre repos. « Le Seigneur est mon berger, je ne manque de rien. Sur des prés d’herbe fraîche, il me fait reposer… Si je traverse les ravins de la mort, je ne crains aucun mal, car tu es avec moi. Ton bâton me guide et me rassure » (Ps 22, 1-2.4).

  1. Le triomphe de la vie. Pâques.

Mais le temps du carême ne s’arrête pas au Vendredi Saint, il nous conduit au matin de Pâques, à la Résurrection qui fait éclater le temps et l’espace de la vie limitée ici-bas.

La Résurrection ne peut être vécue que dans la foi, l’espérance et la charité : la Foi, qui témoigne du triomphe de la vie, d’une vie éternelle (temps), l’espérance de l’ouverture des tombeaux et de l’appel au large de l’immensité de la mission (espace), et enfin de la charité, car l’amour n’a pas de limites. « La mesure de l’amour, c’est d’aimer sans mesure ».

La Résurrection est l’ouverture des tombeaux, mais aussi de la porte des enfers et de la porte du paradis, la sortie de tous les enfermements ou « confinements », et cette sortie n’est possible que parce que l’homme est un « homme nouveau » qui est « envoyé » jusqu’aux « confins » de la terre.

L’icône de la Résurrection est celle de la descente aux enfers du Christ qui saisit Adam et Eve pour les faire « sortir » de cet espace clos de la mort et remonter à la vie. 

Conclusion : du Désert à la Résurrection. Lazare

Le chemin pascal du carême va de Gethsémani à Pâques, du désert (Évangile du premier dimanche de carême) à la résurrection de Lazare, signe de la résurrection du Christ et de notre propre résurrection (Évangile du cinquième dimanche de carême).

Jésus se révèle comme « la résurrection et la vie » et demande à Marthe de le croire : « Je suis la résurrection et la vie. Si quelqu’un croit en moi, il vivra » (Jn 11,25). Face à la mort, le seul « salut » est la foi dans le Christ.

Jésus pleure : Voyant Marie et « les Juifs qui l’accompagnaient pleurer », « Jésus pleura. Les Juifs dirent alors : “Voyez comme il l’aimait” » (Jn 11,35). Ces larmes sont des larmes de compassion. Devant la mort de ceux que l’on aime, nous sommes « bouleversés ». Cet « ébranlement » de tout l’être est la prise de conscience que l’homme est mortel, que tout a une fin, que tout passe. Une part de nous-mêmes se détache de nous, celle des êtres que nous ne reverrons plus, un passé qui ne reviendra plus.

Marthe oppose à Jésus le « réalisme » de la mort, sa froidure et son odeur : « il sent déjà » (Jn 11,39). Et de nouveau, Jésus lui demande de le croire : « Ne t’ai-je pas dit que, si tu crois, tu verras la gloire de Dieu » (Jn 11,40). On ne voit pas la gloire de Dieu sans mourir, mais dans la foi dans la résurrection, le passage de la mort à la vie, on voit la gloire de Dieu ; ce que Moïse a demandé, Marthe l’a obtenu.

Alors Jésus prie : « Père, je te rends grâce de ce que tu m’as exaucé » (Jn 11,41-42).

La prière de Jésus d’action de grâces au Père manifeste que les paroles et les actes de Jésus obéissent à la volonté du Père et sont exaucées par le Père. En ce sens, la résurrection est un « sacrifice de louange ».

Enfin Jésus ordonne à Lazare de sortir du tombeau : « Lazare sors ! » (Jn 11,43) et sa forte voix portant la parole du Verbe (« Il parla, et ce qu’il dit exista ; il commanda, et ce qu’il dit survint», Ps 32,9), fait surgir Lazare de la mort à la vie.

 

Ysabel de Andia, philosophe et théologienne française, vierge consacrée du diocèse de Paris, est l’auteur de nombreux livres notamment en patristique.

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Published by paroisse du Raincy - dans Déclarations & documents
12 avril 2020 7 12 /04 /avril /2020 11:01

« Dieu Saint, Dieu fort, Dieu immortel, béni soit ton Nom »

 

Homélie du saint jour de Pâques , 12 Avril 2020

 

 

 

 

 

En célébrant Pâques, nous annonçons que Jésus de Nazareth est ressuscité. C’est une heureuse vérité qu’il veut faire ressentir à chacune de nos âmes. : « Je suis toujours avec toi, je suis devenu le fils d’une femme, Marie, comme tu es un fils (une fille). J’ai vécu ce que tu as vécu ou vis, j’ai été injustement condamné, j’ai souffert, j’ai été tué, Mais Dieu mon Père m’a exalté. Je suis ressuscité pour toi ».

L’heureuse vérité que Jésus vient ainsi nous révéler, c’est que nous ne sommes pas nés pour mourir, mais pour vivre, et que la mort n’est qu’un porte, certes dramatique, à franchir. Jésus est avec nous tous les jours de cette aventure.

 

Avec la célébration de Pâques, nous n’annonçons pas seulement un message d’espoir. Nous annonçons le fait que Dieu est  venu parmi nous, a ressuscité de la mort son propre Fils. Il veut nous libérer des forces de la mort qui alourdissent nos cœurs et les rendent tristes. Le Christ mort et ressuscité est une bouffée d’espérance, qui surmonte toutes les tristesses du monde.

 

C’est une joie. Mais cette joie est mêlée, en ces temps, de peurs et de douleurs à cause de la pandémie qui touche une grande partie de l’humanité. Nous célébrons Pâques de manière très particulière. Ce n’est pas la commémoration d’un événement du passé, mais une participation profonde de nos cœurs au mystère de la passion, de la mort et de la résurrection du Christ.

 

La fête de Pâques nous enseigne que nous sommes invités à mourir avec le Christ pour ressusciter avec lui. C’est ce que nous enseigne saint Paul. Comment comprendre cela aujourd’hui ?

 

La Pâque du Christ n’est pas un tour de magie. Célébrer Pâques ne retire pas, n’empêche pas la vie quotidienne de se dérouler avec ses joies et ses espoirs, ses peines et ses angoisses… Aujourd’hui tout notre monde est suspendu aux terribles conséquences humaines, sanitaires , économiques, sociales et politiques de la pandémie. Comment ne pas penser à la dureté du mal et de la douleur physique et spirituelle de beaucoup de nos contemporains ? La maladie et la mort atteint le cœur de nos familles.  C’est la passion de l’aujourd’hui de notre monde.

 

Jésus est passé par ces chemins de morts, cette imbrication mortelle contemporaine le concerne. Par sa résurrection, il vient nous ouvrir des chemins d’espérance , de vie en nous donnant sa  lumière.  Comme le printemps fait germer les bourgeons des arbres, la fête de la résurrection du Christ donne force et sens à l’espérance humaine, apporte aussi une joie profonde, une joie intérieure qui vient du fait que la Résurrection annonce que l’amour et la vie sont plus forts que la mort.

 

Revenons au texte de l’Evangile de ce matin de Pâques : Jean 20,1-9

Avec la célébration de Pâques, nous rappelons la résurrection, mais nous sommes aussi invités à contempler la joie qui naît de la rencontre avec le Christ ressuscité, qui se manifeste, aux femmes, à Marie Madeleine, aux apôtres, aux disciples d’Emmaüs. Toute la semaine qui va suivre, nous allons parcourir la plupart de ces récits.

 

Que contemplons-nous dans le récit de ce matin de Pâques ? Il ya trois personnages : Marie, Pierre et Jean.

 

- Marie : elle attend les premières heures du jour pour aller au tombeau, elle le trouve vide. Elle pleure, elle croit que l’on a volé Jésus. C’est comme cela que tout commence dans le récit que nous fait Jean. Des pleurs qui se rajoutent aux pleurs de l’avant veille et de la veille.  Dans une logique humaine, un drame qui se sur rajoute à un autre drame (celui de la mort du Christ).  On nous dit plus rien dans notre récit d’aujourd’hui sur Marie et sur son expérience de la manifestation de la résurrection.  C’est dommage !. En effet il faut aller au verset 11 de ce chapitre 20 de saint Jean : ainsi donc, le tombeau est vide, Marie est bouleversée. Pour elle, le corps du crucifié était la seule chose qui était restée de la relation avec cet être qu’elle a aimé et servi.  C’est elle qui  avait versé sur ses pieds du parfum( Jean 12).

Soudain Jésus  (qui prend la figure dans notre évangile d’un jardinier, car c’est dans un jardin que l’on avait déposé le corps (Jean 19,41), est ce une référence au jardin du paradis ?)  est à coté d’elle, mais elle ne le reconnaît pas… elle est enfermée dans ses pensées et son chagrin.

Mais il suffit d’une parole de ce jardinier, « Marie ». Jésus l’appelle par son nom, et en entendant son nom prononcé, elle a reconnu, le « Maître ressuscité ». Se faire appeler par son nom suffit à Marie pour faire naître en elle la foi en la résurrection.  Marie Madeleine deviendra « l’apôtre des apôtres » (Saint Thomas d’Aquin)…

 

Comment ne pas accorder aujourd’hui , chacune et chacun, une grande importance au nom reçu de notre baptême ? Trois aspects fondamentaux de la foi sont décrits par saint Jean : L’initiative du Christ qui se manifeste, l’appel, la mission : »vas trouver mes frères pour leur dire que je monte vers mon Père… » (Jean 20,17). Aujourd’hui nous dirions : je reçois le baptême, je suis appelé par mon nom, en vue de devenir témoin de l’évangile.

 

- Pierre et Jean, quant à eux, sont témoins d’un fait et non d’une théorie… C’est le cœur du texte de ce matin.

Dans le récit , Pierre ne fait qu’une chose : il constate que le tombeau est vide.  Aucune parole ne nous est livrée. Mais une telle vision atteste d’une donnée objective : le tombeau est bien vide.

 

- l’autre disciple, celui que Jésus aimait,  voit la même chose. Il croit alors que Jésus est ressuscité. L’acte de foi repose donc ici sur une intelligence du cœur de la part de l’apôtre. Il pose un acte de confiance dans les paroles d’amour qui lui ont été enseignées auparavant. Il fait « mémoire »

A travers ces deux figures, mais aussi celle de Marie, nous comprenons que la résurrection n’est pas une théorie, mais une rencontre avec le Christ ressuscité lui même. C’est cette initiative de la rencontre que Jésus opèrera par la suite auprès des autres apôtres.

 

Les deux disciples , « n’avaient pas compris que selon l’Ecriture, il fallait que Jésus ressuscite d’entre les morts »… C’est sans doute là le reflet de la fragilité de la raison humaine , vis à vis de la manifestation de la résurrection.  Pourtant le disciple « vit et il crut » : Pâques est une intervention  de Dieu, de l’éternité, dans notre monde fini. C’ets le prélude des choses ultimes, et qui adviendront dans l’accomplissement final.  La connaissance de notre foi, certes partielle (comme le dit Paul et Jean dans leurs écrits) ne nous empêche pas de recevoir la révélation de la toute puissance et de la gloire de Dieu en ce matin de Pâques. Dieu est le maître de la vie, le Maitre de l’histoire, Il est le maître de notre humanité.                                                                               

 

Père Frédéric Benoist

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11 avril 2020 6 11 /04 /avril /2020 16:53
La vigile Pascale célébrée par notre évêque à la cathédrale est à 20h
 

Veillée pascale à suivre depuis la basilique cathédrale de Saint-Denis en vidéo

Suivez la Veillée Pascale 2020 depuis la basilique cathédrale de Saint-Denis avec notre évêque le père Pascal Delannoy en vidéo.
 
 

SUIVEZ LA VEILLÉE PASCALE EN VIDÉO

Suivez la célébration du Vendredi Saint en vidéo depuis la basilique cathédrale de Saint-Denis avec Mgr Pascal Delannoy, évêque du diocèse de Saint-Denis-en-France.

Une célébration que vous pouvez aussi suivre sur notre chaîne YouTube à laquelle nous vous invitons à vous abonner pour ne rien rater des prochaines célébrations

Elles seront aussi disponibles sur ce site :

https://saint-denis.catholique.fr/actualites

 
La vigile Pascale retransmise par Kto célébrée par le pape François est à 21h.

Vigile Pascale

Homélie du 11 Avril 2020

 

« Après le sabbat, à l’heure où commençait à poindre le premier jour de la semaine, Marie Madeleine et l’autre Marie vinrent pour regarder le sépulcre » (Mt 28, 1).

Nous pouvons imaginer les pas de ces femmes : un pas fatigué par tous ces événements de l’avant veille, avec tout son lot de  confusions. Un pas de femmes qui n’ arrive pas à se résigner et à se convaincre que toute cette aventure avec Jésus ait pu se terminer de cette manière… Nous pouvons imaginer leurs visages, baignés de larmes… Et la question sous jacente à tout cela : Mais comment est-ce possible que l’Amour soit mort ? Et soit mort dans pareilles circonstances ?

À la différence des disciples, qui dès le procès de Jésus, se sont retirés et enfermés dans leur peur, les femmes sont là – comme elles ont accompagné le dernier soupir du Maître sur la croix et puis Joseph d’Arimathie pour lui donner une sépulture - ; ces deux femmes sont même  capables d’affronter leurs propre peur, capables de résister à l’éventuelle arrestation par les soldats qui gardent le tombeau.. ? Mais non, eux aussi ils dorment, comme les disciples le soir du jeudi saint . Et les voici, devant le sépulcre…

En cette vigile pascale, si particulière, nous pouvons peut être  imaginer, dans le visage de ces deux femmes de l’évangile,  les visages de nombreuses personnes qui viennent d’être touchées par la mort d’un proche, et dans les circonstances si particulières de cette pandémie, sans pouvoir forcément venir se recueillir directement. Nous pouvons imaginer les visages de tant d’hommes et de femmes,  visages d’enfants et de jeunes, qui supportent le poids et la douleur de tant d’injustices si inhumaines de notre monde, toutes ces dignités crucifiées. Dans le visage de ces femmes, il ya peut être le mien, éprouvé en ce moment.

Que font ces femmes ? Loin de se résigner, elle se sentent poussées à marcher, à aller de l’avant. C’est sans doutes, ce qu’il faut souhaiter et espérer aujourd’hui de biens d’hommes et de femmes en ces temps si compliqués. Ces femmes se mettent en route, parce qu’au fond d’elles-mêmes, luit la promesse et la certitude de la fidélité de Dieu. Non Dieu ne peut pas abandonner son peuple, même si celui-ci vient de se déchainer contre celui qui se disait Fils de Dieu. 

 .« Et voilà qu’il y eut un grand tremblement de terre » (Mt 28, 2). Subitement, ces femmes ont reçu une forte secousse, quelque chose et quelqu’un a fait trembler la terre sous leurs pieds. Quelqu’un, encore une fois, est venu à leur rencontre pour leur dire : ‘‘N’ayez pas peur’’, mais cette fois-ci en ajoutant : ‘‘Il est ressuscité comme il l’avait dit’… Et il vous précède en Galilée... Allez vite le dire aux disciples ». ET voici que Jésus les accompagne lui même en chemin : allez annoncer à mes frères qu’ils doivent se rendre en Galilée, c’est là qu’ils me verront ». N’ayez pas peur, soyez sans crainte : c’est une voix qui encourage à ouvrir son cœur pour recevoir l’incroyable annonce.  

Redisons-le, après la mort de leur maître, les disciples s’étaient cachés, leur foi brisée. Tout semblait fini, leurs certitudes écroulées, leur espérance éteinte. Mais voilà que cette annonce incroyable des femmes arrive comme un rayon de lumière dans leur obscurité. Petit à petit, la nouvelle se répand : Jésus est ressuscité, il l’avait prédit. Et aussi cet ordre d’aller en Galilée : il est surprenant, et pourtant énoncé deux fois, et par l’ange et par Jésus lui même auprès des femmes.

La Galilée est le lieu du premier appel des disciples, là où tout avait commencé. Visiblement il faut revenir là, au lieu du premier appel… Sur la rive du lac, Jésus était passé et avait appelé des pécheurs en train de réparer leurs filets.

Revenir en Galilée, c’est entendre avec une oreille nouvelle ce que Jésus avait dit à ses disciples lors d’une tempête : n’ayez pas peur ». C’est ce que Pierre s’est laissé entendre dire : sois sans crainte, tu seras pécheurs d’hommes… Oui revenir en Galilée c’est tout cela, c’est revenir sur les prédications, les miracles, les enthousiasmes et les défections des foules, des proches . Mais il faut relire tout cela en partant de la fin : Christ est mort, Christ est ressuscité. C’est un nouveau commencement, fruit d’un suprême acte d’amour de Dieu.

Pour chacune et chacun d’entre nous, il y a une Galilée. Celle de l’origine de mon appel et de ma foi : mon baptême. J’ai une pensée particulière ce soir pour Julie, Duncan , Scotty, que j’aurais dû baptiser, pour les faire entrer dans la Galilée de la foi. Leur cheminement de catéchumènes, qui a été contrarié ces dernières semaines, se fait, et continue de se faire, dans la barque de l’Eglise, qui avance, aujourd’hui, au cœur de cette pandémie, avec tous nos contemporains désorientés, déroutés, mais je l’espère pas résignés.

Aller en, Galilée signifie quelque chose de très beau : c’est découvrir, par notre baptême la source vive de la foi et de notre expérience chrétienne. C’est la que Jésus ressuscité met son empreinte éternelle en moi.

Nous avons aussi à revenir en Galilée : La Galilée de notre foi, le lieu et le moment où je me laisse toucher par la flamme de la Grâce de Dieu qui m’a touché, et qui ne s’est jamais éteinte, même si j’ai pu m’en détourner. Revenir en Galilée, c’est mettre au centre de notre vie, l’Evangile du Christ. Revenir en Galilée, c’est engager des choix de vies que nous devons et pouvons réfléchir en ces temps de confinement.

Le confinement nous fait vivre une étrange Pâques. C’est l’occasion de faire l’expérience d’une Galilée existentielle » : faire l’expérience de la rencontre personnelle avec Jésus-Christ, qui m’appelle à le suivre et à participer à sa mission . Revenir en Galilée signifie : garder au cœur la mémoire vivante de l‘appel de Jésus dans ma vie. Il marche sur la route de mon existence. Un peu à la manière des disciples d’Emmaüs, je suis peut-être aveuglé, empêché de le voir, à cause des chemins que nous prenons dans nos sociétés modernes et performantes. Mais voilà, elles sont éphémères, fragiles et aujourd’hui ralenties.  Revenir en Galilée c’est se laisser regarder avec miséricorde par Jésus. C’est redonner sens à ma vie, en voulant d’abord suivre le Christ, car il est mon sauveur, et il conduit ma vie dans son Eternité.

En cette nuit Pascale, chacun de nous peut se demander : quelle est ma Galilée ? Où est ma Galilée ? C’est vraiment là que le Seigneur m’attend, c’est vraiment là le sens de ma vie.  

 

Père Frédéric Benoist 

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11 avril 2020 6 11 /04 /avril /2020 16:46

Notre Communauté au quotidien

avec Notre-Dame de la Consolation

 

"Courage et confiance "

 

 

Date :  Samedi 11 Avril : Vigile Pascale

 

 

La PAIX comme oeuvre d'art

1- La PAIX fait irruption.

Elle vient d’ailleurs, comme un surcroît de lumière, un surcroît de sens, un surcroît de vie, un surcroît de communion. […]

La Paix défie toute logique humaine, tout comme la Résurrection. De l’enseignement de Jésus on avait retenu la Croix… sans aller jusqu’au troisième jour : celui de la PAIX du Ressuscité.  La PAIX soit avec vous !

Jérémie avait prévenu : Mon projet est un projet de PAIX, de prospérité, et non de malheur : je vais vous donner un avenir, une espérance. Jr 29, 11.
Nous avions mis une croix sur cet avenir. Désormais nous dit Saint Paul (Phi 4, 7) : La Paix de Dieu qui surpasse toute intelligence gardera vos cœurs et vos pensées. Vous saurez, nous savons « QUE PENSER » et l’Église nous invite à le redire dans une profession de foi.

L’ABSURDE n’est pas ce qu’on croit… : ici, chercher parmi les morts Celui qui est VIVANT. Tout aussi absurde de chercher la Paix par nos moyens à nous. C’est que nous sommes tous plus ou moins des morts en sursis, parce que nos moyens à nous sont toujours plus ou moins des armes.  Laissons la Paix faire irruption comme la Vie, et communions à la grâce qui nous en a été fait au Baptême. Voici que je vais faire arriver jusqu’à vous la Paix comme un FLEUVE. Is 66, 12.

2- Ne l’oublions pas, cette Paix, toute Paix est le fruit d’une défaite. Comme la Résurrection est le fruit d’une mort. Défaite de notre logique, de nos petites suffisances, de nos armes, de nos moyens, de la mort même. Sommes-nous prêts à ressurgir avec le Christ ? Contribuons à la défaite de l’Adversaire de notre Paix. Tout traité de Paix avec le Satan et son parti, nous met en guerre avec nous-mêmes, avec les autres, avec Dieu. Acceptons de collaborer résolument à la défaite du péché, et capitulons entre les mains de Celui qui est PAIX.

3- La Paix dans laquelle nous entrons est un effort et non une réussite, une espérance et non un état. Elle nous est donnée à CROIRE…et elle sera toujours suspendue à notre foi en la Résurrection. Elle n’est pas « arrivée » même si elle a un Visage, celui du Ressuscité qui se cache. Elle est un ART, un travail à faire, une coopération à contexte illimité. Mais l’œuvre d’art n’existe que dans le cœur de l’intelligence de Dieu. Nous professons qu’elle existe, et voici qu’en faisant œuvre de paix, nous contribuons à nous façonner, à nous recréer comme des enfants de Dieu, rendant visible le Fils, et vivants.

F. Christian, extraits de l'homélie pour la vigile pascale, le 29 mars 1986

La nuit de PAQUES ...laissons-nous prendre aux mots en parcourant les textes de la Vigile Pascale

Frères et Sœurs, comment, par une nuit si noire, en sommes-nous arrivés là : peuple tout illuminé ? C'est la Flamme qui nous a conduits. La flamme du berger a ouvert le passage. Jésus est avec nous. Jésus vivant est au milieu de nous. Jésus : brûlant de nous brûler tous à son être. Ouvrons notre cœur : bien grand. Et laissons-nous prendre aux mots de l'Écriture Sainte.

1. (Gn 1,1-2,2). Voici d'abord, au livre de la Genèse, un beau poème qui nous attend : des mots de vie, recréateurs... qui nous attirent très loin en nous, là où je suis créé par amour, des mots qui nous entraînent là tout près vers Pâques où Jésus accomplit toute chose.

2.  (Gn 22,1-18). Jésus a bien des choses encore à nous dire : bien des mots à confier à notre foi. Dans cette seconde lecture, voici qu'avec Abraham et Isaac, Dieu pour nous se raconte. Père et Fils en chemin d'Offrande. Et le plus beau, c'est qu'il y a place pour chacune et chacun dans ce récit : Abraham, c'est moi. Isaac, c'est moi. Et l'agneau lui-même, il nous fait place en lui d'agneau pascal.

3.  (Ex 14,15-15). On est vraiment parti, et ce voyage - de nuit - à la suite du Verbe ne va pas sans risque. Tenez : voici devant nous, dans ce troisième récit, du livre de l'Exode, voici la mer : infranchissable. Frères et Sœurs, le Passeur, le Passant n'est-il pas avec nous. Suivons ses pas : ceux de notre histoire pascale. Entrons dans ce récit... mais n'oublions pas : depuis qu'il a été écrit, il y a des choses en plus, des mots ajoutés par l'Évangile. Ceci : les Égyptiens, les autres, les 'pas comme nous' : pas question de les laisser sur le rivage à la merci des flots. Jésus est le Passeur universel ; emmenons donc avec nous les Égyptiens et toute l'humanité, et que seuls périssent dans les flots : chars, canons, mitraillettes et baïonnettes.

4.  (Is 54,5-14). La route... ce chemin d'aventure où l'écoute nous entraîne... c'est un peu long. Mais ça va quelque part. Ça va sûrement à Pâques. Maintenant voici une pause, bien mieux qu'une pause café : une pause d'amour. Les mots viennent d'un Cœur blessé. L'Écriture est signée par le Sang : Parole d'Alliance nouvelle.

5. (Is 55,1-11). Peut-être on pourrait, insensiblement, laisser le cercle de l'audi­toire, le nôtre, se refermer... au risque bien vite d'étouffer la flamme, la Parole vive. Les mots qui nous arrivent maintenant : en vérité, en vérité, ils sont pour tous : tous les affamés, tous les pauvres. Lais­sons-les nous transpercer.

6. (Ba 3,9-4,4). Il faut maintenant offrir au Verbe une oreille de disciple, une oreille studieuse, attentive. Il y a des choses à apprendre. Il y a une connaissance à recevoir d'en haut. Une chose est ici nécessaire : savoir que nous ne savons pas.

7.  (Ez 36,16-28). Dans ce dernier récit, avant l'Annonce bientôt dans l'autre pièce, quelque chose va prendre beaucoup de place : le péché. Mais par la bouche du prophète, les mots viennent nous dire qu'un Autre veut le déloger, le chasser, le vaincre. La Parole ici dénonce et dévoile le Mensonge. Le vrai nous attire vers le nouveau : c'est notre liberté qu'il invite pour la Pâque éternelle.     (Frère Christophe, extraits de l'homélie pour la nuit de Pâques, le 19 avril 1992parue dans Lorsque mon ami me parle, Éditions de Bellefontaine, 2010, p. 57-58) 

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11 avril 2020 6 11 /04 /avril /2020 11:40

Notre Communauté au quotidien

avec Notre-Dame de la Consolation

 

« Courage et confiance »

 

 

Date :  Samedi 11 Avril Samedi Saint : Le grand silence

 

Michée avait dit  Il sera lui-même la PAIX ! Nous l’avons vu et entendu en ces heures dernières :

  • Ceux-là, laissez les partir
  • Remets ton épée au fourreau
  • Ma royauté n’est pas de ce monde : j’aurais des gardes qui…

Et voilà, la PAIX est morte.

Quand je dis la Paix, c’est la guerre qu’ils comprennent ! Is 59, 8
Le chemin de la Paix, ils ne l’ont pas connu. Rm 3, 17

Regardons bien… cette paix crucifiée, écartelée :

  • […] Elle évoque Isaïe et le poème du SERVITEUR.  Le châtiment qui nous obtient la PAIX est tombé sur lui, et c’est par ses blessures que nous sommes guéris .
  • Elle évoque Syméon au berceau de l’enfant. Tu peux laisser ton serviteur s’en aller dans la PAIX !
  • Le CORAN : Que la PAIX soit sur vous parce que vous avez été CONSTANTS  (Sourate 13, 24).
  • Elle fait RESURGIR en nous les ultimes paroles entendues ces dernières heures : Je vous laisse la PAIX, je vous donne ma PAIX. Ce n’est pas à la manière du monde que je la donne.

 Une royauté qui n’est pas de ce monde.
 Une PAIX qui n’est pas de ce monde.
 Je vous ai dit cela pour qu’en moi vous ayez la PAIX. En ce monde, vous faîtes ‘expérience de l’adversité. Mais soyez pleins d’assurance, j’ai vaincu le monde.
 La Paix habitait ce cœur…mais ce cœur est ouvert ; à nous d’y habiter.
 Des hommes qui ne sont pas de ce monde (mais dans le monde). Folie de la Croix, folie de la Vie. Non, elle n’est pas morte, elle VIT : un souffle nouveau.
 MARIE : chante la Paix qui transperce ton âme !
Les fausses paix meurent ici. Celles de nos armistices, de nos lâchetés complices, de nos équilibres précaires, factices. Voici la PAIX autrement… 

F. Christian, extraits de l'homélie pour le vendredi saint, le 28 mars 1986

 

Confessions dans l’église Samedi de 10h à 12h

Vigile Pascale à 21h. nous vous invitons à être en communion avec vos prêtres

Une liturgie en  famille sera envoyée Samedi après midi pour la Vigile Pascale

La liturgie du dimanche de Pâques sera envoyée Samedi soir

 

 

 

 

 

 

HOMÉLIE ANCIENNE POUR LE GRAND ET SAINT SAMEDI

« Éveille-toi, ô toi qui dors » Que se passe-t-il ? Aujourd'hui, grand silence sur la terre ; grand silence et ensuite solitude parce que le Roi sommeille. La terre a tremblé et elle s'est apaisée, parce que Dieu s'est endormi dans la chair et il a éveillé ceux qui dorment depuis les origines. Dieu est mort dans la chair et le séjour des morts s'est mis à trembler.

 C'est le premier homme qu'il va chercher, comme la brebis perdue. Il veut aussi visiter ceux qui demeurent dans les ténèbres et dans l'ombre de la mort. Oui. c'est vers Adam captif, en même temps que vers Ève, captive elle aussi, que Dieu se dirige, et son Fils avec lui, pour les délivrer de leurs douleurs.

Le Seigneur s'est avancé vers eux, muni de la croix, l'arme de sa victoire. Lorsqu'il le vit, Adam, le premier homme, se frappant la poitrine dans sa stupeur, s'écria vers tous les autres : « Mon Seigneur avec nous tous ! » Et le Christ répondit à Adam : « Et avec ton esprit ». Il le prend par la main et le relève en disant : Éveille-toi, ô toi qui dors, relève-toi d'entre les morts, et le Christ t'illuminera.« C'est moi ton Dieu, qui, pour toi, suis devenu ton fils ; c'est moi qui, pour toi et pour tes descendants, te parle maintenant et qui, par ma puissance, ordonne à ceux qui sont dans les chaînes : Sortez. À ceux qui sont dans les ténèbres : Soyez illuminés. À  ceux qui sont endormis : Relevez-vous.« Je te l'ordonne : Éveille-toi, ô toi qui dors, je ne t'ai pas créé pour que tu demeures captif du séjour des morts. Relève-toi d'entre les morts : moi, je suis la vie des morts. Lève-toi, œuvre de mes mains ; lève-toi, mon semblable qui as été créé à mon image. Éveille-toi, sortons d'ici. Car tu es en moi, et moi en toi, nous sommes une seule personne indivisible.

« C'est pour toi que moi, ton Dieu, je suis devenu ton fils ; c est pour toi que moi, le Maître, j'ai pris ta forme d'esclave ; c'est pour toi que moi, qui domine les cieux, je suis venu sur la terre et au-dessous de la terre ; c'est pour toi, l'homme, que je suis devenu comme un homme abandonné, libre entre les morts ; c'est pour toi, qui es sorti du jardin, que j'ai été livré aux Juifs dans un jardin et que j'ai été crucifié dans un jardin.« Vois les crachats sur mon visage ; c'est pour toi que je les ai subis afin de te ramener à ton premier souffle de vie. Vois les soufflets sur mes joues : je les ai subis pour rétablir ta forme défigurée afin de la restaurer à mon image.« Vois la flagellation sur mon dos, que j'ai subie pour éloigner le fardeau de tes péchés qui pesait sur ton dos. Vois mes mains solidement clouées au bois, à cause de toi qui as péché en tendant la main vers le bois. 

~« Je me suis endormi sur la croix, et la lance a pénétré dans mon côté, à cause de toi qui t'es endormi dans le paradis et, de ton côté, tu as donné naissance à Ève. Mon côté a guéri la douleur de ton côté ; mon sommeil va te tirer du sommeil des enfers. Ma lance a arrêté la lance qui se tournait vers toi.« Lève-toi, partons d'ici. L'ennemi t'a fait sortir de la terre du paradis ; moi je ne t'installerai plus dans le paradis, mais sur un trône céleste. Je t'ai écarté de l'arbre symbolique de la vie ; mais voici que moi, qui suis la vie, je ne fais qu'un avec toi. J'ai posté les chérubins pour qu'ils te gardent comme un serviteur ; je fais maintenant que les chérubins t'adorent comme un Dieu Le trône des chérubins est préparé, les porteurs sont alertés, le lit nuptial est dressé, les aliments sont apprêtés, les tentes et les demeures éternelles le sont aussi. Les trésors du bonheur sont ouverts et le royaume des cieux est prêt de toute éternité. »

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10 avril 2020 5 10 /04 /avril /2020 11:19

Semaine sainte : un « rituel » pour se confesser spirituellement

 

 

Proposé par La rédaction d'Aleteia

 

Comment recevoir la grâce de la confession pascale, faute de pouvoir se confesser auprès d’un prêtre ? Il est possible de recevoir la grâce du pardon par le « sacrement de désir ». Aleteia vous propose une formule de célébration personnelle pour vous aider à recevoir au mieux l’effet de la grâce du sacrement. Comment recevoir le sacrement de pénitence et de réconciliation quand le confinement nous prive de la présence d’un prêtre ?

Les catholiques sont invités, particulièrement en ce temps du Carême et de la Semaine sainte, de vivre une démarche de conversion.  Une démarche du sacrement de la réconciliation avec l’aveu de ses péchés auprès d’un prêtre est recommandée  avant la fête  de Pâques.

 

Certains parlent de « confession pascale ». Dans le contexte actuel d’épidémie, le décret de la Pénitencerie apostolique du 19 mars 2020, confirmé par le pape François le lendemain, comporte cette disposition : « Ceux qui n’ont pas accès au sacrement de Pénitence peuvent demander à Dieu le pardon de leurs péchés — même mortels — d’un cœur contrit et sincère, avec la ferme résolution de recourir à la confession sacramentelle dès que possible. »

 

 

Une proposition de « rituel personnel » en cette période exceptionnelle que nous vivons.

Pour recevoir l’effet de la grâce du pardon de Dieu, sans sa célébration, nous pouvons accomplir les trois « actes » du pénitent, que les théologiens désignent comme la « matière » du sacrement : l’aveu, la contrition, la pénitence. « Ce ne sera donc pas un sacrement, précise le Fr. Thomas Michelet à Aleteia, mais ce sera au moins le commencement d’un sacrement, ce qui est déjà source de grâce. ». Toutefois, pour ceux qui le désirent, il est toujours possible de rencontrer personnellement un prêtre (voir à la fin du document)

Pour que cette « confession de désir » soit réellement source de grâce, il convient de la vivre avec le plus d’intensité possible, en la préparant consciencieusement et en accomplissant avec soin la démarche du pénitent désirant au plus profond de son cœur se réconcilier avec Dieu. Voici par exemple un « rituel » personnel que l’on peut suivre :

 

1- Je préparer ma démarche : Où se tenir ?

Dans un endroit isolé, éventuellement dans une église ouverte, devant le Saint-Sacrement, dans une chapelle à l’écart. Ce peut être devant l’oratoire familial ou personnel : une icône, un crucifix, une Bible ouverte, une bougie allumée permettent de capter l’attention et de se mettre en présence de Dieu.

 

Combien de temps ?

Entre 10 et 20 mn, selon que vous intégrez ou non le temps de votre examen de conscience. L’essentiel est de se fixer un laps de temps sérieux pour entrer dans le mystère de ce « sacrement de désir ».

1ERE ÉTAPE

2- LE RECUEILLEMENT ET LA PAROLE DE DIEU

Après un signe de croix et un temps de silence pour se mettre en présence de Dieu, vous lisez un passage de l’Évangile. Exemples :

– L’enfant prodigue (Lc 15, 11-32)

– La rencontre avec Zachée (Lc 19, 2-10)

– La femme adultère (Jn 8, 1 – 11)

– Le repas chez Matthieu-Lévi (Mt 9, 10-13)… ou un autre texte de votre choix

Puis, vous méditez la Parole de Dieu (lectio divina). 1) un temps d’observation du texte : lieu personnages, actions de ses personnages dans le texte… 2) un temps de méditation : quel message sur Dieu et Jésus Christ ce texte me révèle  3) un temps de contemplation : qu’est ce que ce texte me dit ?quel appel personnel ? quel conversion ?

 

 

LA PRIÈRE AVEC LE PSAUME 50

« Pitié pour moi, mon Dieu, dans ton amour,selon ta grande miséricorde, efface mon péché.Lave-moi tout entier de ma faute,purifie-moi de mon offense.

Oui, je connais mon péché,ma faute est toujours devant moi.Contre toi, et toi seul, j’ai péché ce qui est mal à tes yeux, je l’ai fait.

Ainsi, tu peux parler et montrer ta justice,être juge et montrer ta victoire.Moi, je suis né dans la faute,j’étais pécheur dès le sein de ma mère.

Mais tu veux au fond de moi la vérité dans le secret, tu m’apprends la sagesse.Purifie-moi avec l’hysope, et je serai pur ;lave-moi et je serai blanc, plus que la neige.

Fais que j’entende les chants et la fête :ils danseront, les os que tu broyais.Détourne ta face de mes fautes,enlève tous mes péchés.

Crée en moi un coeur pur, ô mon Dieu,renouvelle et raffermis au fond de moi mon esprit.Ne me chasse pas loin de ta face,
ne me reprends pas ton esprit saint.

Rends-moi la joie d’être sauvé ;que l’esprit généreux me soutienne.Aux pécheurs, j’enseignerai tes chemins vers toi, reviendront les égarés […]. »3E ÉTAPE

 

 

 

3- L'EXAMEN DE CONSCIENCE

Vous faites votre examen de conscience soigneusement, puis vous dites le Confiteor (« Je confesse à Dieu »).

 

« Je confesse à Dieu tout-puissant,

je reconnais devant mes frères que j’ai péché en pensée, en parole, par action et par omission.

Oui, J’ai vraiment péché

C’est pourquoi je supplie la bienheureuse Vierge Marie,

les anges et tous les saints,

et vous aussi mes frères,

de prier pour moi le Seigneur notre Dieu. »

4E ÉTAPE

4 -L’AVEU DE SES FAUTES

Après avoir examiné dans votre conscience les fautes que vous avez commises contre Dieu, contre votre prochain et contre vous-même, vous confessez vos péchés à Dieu dans le secret de votre âme.

LA CONTRITION

 

Enfin, vous dites « l’acte de contrition » en vous engageant fermement à confesser vos péchés à un prêtre dès que ce sera possible pour recevoir l’absolution sacramentelle.

« Mon Dieu, j’ai un très grand regret de vous avoir offensé parce que vous êtes infiniment bon, infiniment aimable et que le péché vous déplaît. Aussi, je prends la ferme résolution, avec le secours de votre sainte grâce, de ne plus vous offenser et de faire pénitence. »

6E ÉTAPE

5- LA RÉSOLUTION D’UN ACTE DE PÉNITENCE

Sans la résolution d’un acte de pénitence, la contrition ne serait pas vraiment parfaite. Comme c’est un votum confessionis (le désir de confession), il est bon de se souvenir en fin de confession spirituelle que sa confession demeure dans l’attente de pouvoir se confesser auprès d’un prêtre. Alors, il faudra renouveler auprès de lui l’aveu de ses péchés. Mais vous pourrez aussi lui faire part de la pénitence que vous aurez déjà accomplie dans cet esprit de pénitence.

À titre indicatif voici la liste des sept œuvres de miséricorde corporelle et des sept œuvres de miséricorde spirituelle retenues par la Tradition de l’Église :

Les sept oeuvres de miséricorde corporelle :

1. donner à manger aux affamés ;

2. donner à boire à ceux qui ont soif ;

3. vêtir ceux qui sont nus ;

4. accueillir les pèlerins ;

5. assister les malades ;

6. visiter les prisonniers ;

7. ensevelir les morts.

Les sept œuvres de miséricorde spirituelle : 

1. conseiller ceux qui sont dans le doute ;

2. enseigner les ignorants ;

3. avertir les pécheurs ;

4. consoler les affligés ;

5. pardonner les offenses ;

6. supporter patiemment les personnes ennuyeuses ;

7. prier Dieu pour les vivants et pour les morts ;

À ces œuvres de miséricorde, on peut ajouter une initiative en faveur de la sauvegarde de la Création. Chacun voit dans son confinement ce qui lui convient le mieux pour faire acte de pénitence, et comment l’adapter à sa situation concrète. Le cas échéant, vous pouvez alors enchaîner dans la communion spirituelle en passant directement à la quatrième étape de celle-ci, puisque vous avez déjà suivi la préparation spirituelle avec la Parole de Dieu et la partie pénitentielle.

7E ÉTAPE

PRIER MARIE

Vous concluez en confiant votre confession de désir à Marie, Mère de miséricorde, par la prière du Souvenez-vous, écrite par saint Bernard :

« Souvenez-vous, ô Très miséricordieuse Vierge Marie, qu’on n’a jamais entendu dire qu’aucun de ceux qui ont eu recours à votre protection, imploré votre assistance ou réclamé vos suffrages, ait été abandonné.
 Animé de cette confiance, ô Vierge des vierges, ô ma Mère, je viens vers Vous, et gémissant sous le poids de mes péchés, je me prosterne à vos pieds. O Mère du Verbe Incarné, ne méprisez pas mes prières, mais écoutez-les favorablement et daignez les exaucer. Amen. »

 

 

Si vous voulez rencontrer un prêtre :

Sur rendez vous :  Père Frédéric : 0611158552 ; Père Modeste : 0752121861

OU samedi matin de 10h. à 12h. dans l’église

Un lieu sécurisé est aménagé.

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10 avril 2020 5 10 /04 /avril /2020 10:54

Chemin de croix 

 proposé par le service nationale de pastorale liturgique

avec des  arrangements et des ajouts du service diocésain

 

 

 

 

Station 1 : Jésus est condamné à mort

Refrain

Nous chantons la croix du Seigneur, qui se dresse sur l’univers,
comme un signe éclatant, de l’amour de notre Dieu

 

 

 

 

 

 

Évangile selon Saint Luc (22, 66-71)

« Lorsqu’il fit jour, les anciens du peuple, chefs des prêtres et scribes, se réunirent, et ils l’emmenèrent devant leur grand conseil. Ils lui dirent : « Si tu es le Messie, dis-le nous. »

Il leur répondit : « Si je vous le dis, vous ne me cro­­irez pas ; et si j’interroge, vous ne répondrez pas. Mais désormais le Fils de l’homme sera assis à la droite du Dieu Puissant. »

Tous lui dirent alors : « Tu es donc le Fils de Dieu ? »

Il leur répondit : « C’est vous qui dites que je le suis. » Ils dirent alors : « Pourquoi nous faut-il encore un témoignage ? Nous-mêmes nous l’avons entendu de sa bouche. »

 

Silence.                                                                                                                                                    Pendant ce temps, on allume une bougie

 

Lecteur :

Jésus se tient seul devant le Sanhédrin. Tous ses disciples se sont enfuis. La peur les a vaincus. Ils ont cédé à la lâcheté. Détournant les yeux, ils laissent Jésus affronter, seul, la haine de ses persécuteurs.

Seigneur, nous t’avons abandonné et à cause de cela nous te voyons seul devant tes juges. Mais tu n’es pas seul, tu es accompagné de tous ceux que nous abandonnons sur le bord des chemins de nos vies. Cet homme, cette femme que nous avons rejetée ; c’est en elle, en lui que nous t’avons abandonné. Seigneur, où es-tu ?

 

Oraison :

(Par celui qui préside la prière)

 

Jésus, Christ et Seigneur,
victime innocente,
accueille-nous comme tes compagnons sur la route pascale
qui conduit de la mort à la vie.

Enseigne-nous à vivre le temps présent
en aimant comme tu aimes.

À toi, le juste Juge,
reviennent l’honneur et la gloire pour les siècles sans fin.

 

Amen.

 

Station 2 : Jésus est chargé de sa croix

Nous chantons la croix du Seigneur, qui se dresse sur l’univers,
comme un signe éclatant, de l’amour de notre Dieu

 

 

 

 

 

 

 

Évangile selon Saint Jean (19, 17-19)

« Jésus, portant lui-même sa croix, sortit en direction du lieu-dit : Le Crâne, ou Calvaire, en hébreu : Golgotha. Là, ils le crucifièrent, et avec lui deux autres, un de chaque côté, et Jésus au milieu. Pilate avait rédigé un écriteau qu’il fit placer sur la croix, avec cette inscription : “Jésus le Nazaréen, roi des Juifs”. »

 

Silence.                                                                       Pendant ce temps, on allume une bougie

 

 

Lecteur :

Le Christ s’approche de sa croix, le corps meurtri, le visage ensanglanté. Il suscite la stupeur et l’effroi. Qui est cet homme ? Est-ce là le Fils de Dieu ?

Maintenant, ton visage ressemble à tous les visages défigurés par la violence, à tous les visages devant lesquels nous nous détournons : cet ivrogne, ce malade mental, ce drogué, ce sans-papier qui se dresse devant nous et révèle notre peur de l’autre. Est-ce que nous sommes pires que d’autres ? »

Oraison :

Jésus, Christ et Seigneur,
ami des hommes,
tu es venu sur terre et tu as revêtu notre chair,
afin d’être solidaire de tout homme.

Regarde notre faiblesse
et donne-nous de ne jamais désespérer de ta miséricorde,
toi qui cherches sans te lasser
ceux qui se détournent de toi.

À toi, Jésus humilié,
la louange et la gloire pour les siècles.

 

Amen.

 

Station 3 : Jésus tombe pour la première fois

Nous chantons la croix du Seigneur, qui se dresse sur l’univers,
comme un signe éclatant, de l’amour de notre Dieu

 

 

 

 

Évangile selon Saint Matthieu (26, 39)

« Jésus s’écarta un peu et tomba la face contre terre, en faisant cette prière : « Mon Père, s’il est possible, que cette coupe passe loin de moi ! Cependant, non pas comme je veux, mais comme tu veux. »

 

Silence.                                                                                           Pendant ce temps, on allume une bougie

Lecteur :

Jésus tombe sous la croix et personne ne se penche pour l’aider à se relever. Lui qui a redressé la femme courbée reste écrasé sous le poids de la croix, lui qui a relevé le paralytique reste à terre sans une main secourable : « il en a sauvé d’autres » qu’il se relève lui-même !

Tu t’arrêtes sur le chemin, la charge est trop lourde, comme la nôtre aujourd’hui. Comment continuer quand tout semble inutile ? Quand l’épreuve semble nous écraser et nous laisse désemparés, comment croire qu’il y a un bout au chemin ? Seigneur, avec toi je suis tombé sous le poids de la vie, et dans le silence, je crie vers toi.

Oraison :

Ô Christ,
nous confions à ta miséricorde
nos doutes, nos élans généreux et nos lâchetés,
nos avancées vers toi
et nos difficultés à te suivre.

À toi, Jésus, écrasé sous le poids de nos fautes,
notre louange et notre amour pour les siècles.

           

Amen.

Station 4 : Jésus rencontre sa mère

Nous chantons la croix du Seigneur, qui se dresse sur l’univers,
comme un signe éclatant, de l’amour de notre Dieu

 

 

 

 

 

 

Évangile selon Saint Luc (2, 34-35)

« Syméon les bénit, puis il dit à Marie sa mère : « Vois, ton fils qui est là provoquera la chute et le relèvement de beaucoup en Israël. Il sera un signe de division. - Et toi-même, ton cœur sera transpercé par une épée. - Ainsi seront dévoilées les pensées secrètes d’un grand nombre. »

Silence.                                                                       Pendant ce temps, on allume une bougie

 

Lecteur :

La prophétie de Syméon atteint sa plénitude. Marie rencontre son fils sur le chemin de la Croix et l’humiliation de Jésus devient celle de sa mère. Marie avance vers le Calvaire de son fils qui devient son propre calvaire. La souffrance qu’elle partage l’atteint dans la profondeur de sa maternité.

Non, Seigneur, pas mon enfant ! Éloigne la maladie, éloigne la mort, éloigne la délinquance, éloigne la violence qui tue, éloigne la misère qui détruit. Non, pas mon enfant, celui que j’ai mis au monde pour la vie. Est-ce qu’il a mourir de mal vivre ? Je suis impuissante à le garder en vie et j’ai mal de son mal.

Oraison :

Jésus, Christ et Seigneur,
Fils bien-aimé du Père,
nous te confions la révolte et l’incompréhension
des parents qui perdent un enfant.
Tu es présent à leur souffrance comme tu l’étais
quand sur le chemin tu rencontras ta mère.

À toi, Jésus, tout honneur et toute gloire pour les siècles.

Amen.

Station 5 : Simon de Cyrène

Nous chantons la croix du Seigneur, qui se dresse sur l’univers,
comme un signe éclatant, de l’amour de notre Dieu

 

 

 

 

 

 

 

Évangile selon Saint Luc (23, 26)

« Pendant qu’ils l’emmenaient, ils prirent un certain Simon de Cyrène, qui revenait des champs, et ils le chargèrent de la croix pour qu’il la porte derrière Jésus. »

Silence.                                                                       Pendant ce temps, on allume une bougie

Lecteur :

Simon ne choisit pas de porter la croix ; il en reçoit l’ordre et obéit. C’est le propre des pauvres de ne pas pouvoir choisir, c’est le propre des pauvres d’aider d’autres pauvres. Ceux qui avaient promis de prendre la croix derrière Jésus sont absents. C’est un pauvre passant qui accueille le don de se mettre à la suite du Christ et de partager le poids de sa souffrance. Être à côté de l’autre.

Se tenir à distance, caressant du regard. Se tenir en silence, assis au pied du lit. Se tenir à côté, posant la main sur une épaule. Se tenir tout proche, prenant la main qui tremble. Se tenir tout contre, consolant l’inconsolable. Est-ce cela porter la croix avec l’autre ? Est-ce cela donner la vie quand tout se meurt ?

Oraison :

Jésus, Christ et Seigneur,
sur le chemin du calvaire
tu as rencontré la compassion de Simon.
Viens au secours de tous qui,
à son exemple,
cherchent à soulager la souffrance de leurs semblables.

À toi, Jésus,
la louange et la gloire pour les siècles des siècles.

Amen.

Station 6 : Véronique essuie la sainte face de Jésus

Nous chantons la croix du Seigneur, qui se dresse sur l’univers,
comme un signe éclatant, de l’amour de notre Dieu

Évangile selon Saint Jean (14, 8-9)

 « Philippe lui dit : « Seigneur, montre-nous le Père ; cela nous suffit. » Jésus lui répond : « Il y a si longtemps que je suis avec vous, et tu ne me connais pas, Philippe ! Celui qui m’a vu a vu le Père. »

 

Silence.                                                           Pendant ce temps, on allume une bougie

Lecteur :

Véronique essuie le visage de Jésus. Ce geste que seule la tradition rapporte vient de donner un nouvel éclairage à la compassion. Le linge dont elle se sert reste marqué de la sueur et du sang de Jésus ; de même, celui qui pose des actes de charité est peu à peu imprégné de cette charité qui le marque à la ressemblance du Christ. Voilà ce que dit le voile de Véronique.

Comme elle fait mal cette souffrance qui se lit sur le visage de l’autre. Pourquoi tant de haine dans ce regard qui nous transperce ? N’avons-nous pas vu naître le mal ? Pourquoi tant de vide dans ce regard qui plonge dans l’indicible ? N’avons-nous pas su dire les mots qui donnent l’espérance ? Pourquoi tant de reproches dans ce regard qui fuit le nôtre ? N’avons-nous pas su aimer ? Viens à notre aide, Seigneur, à notre secours !

Oraison :

Ô Christ,
tu as accepté le geste d’amour désintéressé d’une femme
pour que toutes les générations en rappelant son nom
se souviennent de ton visage.
Fais que nos actions,
et celles de tous ceux qui viendront après nous,
nous rendent semblables à toi
et laissent dans le monde des reflets de ton amour infini.
À toi, Jésus, Splendeur de la gloire du Père,
louange et gloire pour les siècles.

 

Amen.

Station 7 : Jésus tombe pour la deuxième fois

Nous chantons la croix du Seigneur, qui se dresse sur l’univers,
comme un signe éclatant, de l’amour de notre Dieu

 

 

 

Évangile selon Saint Matthieu (11, 28)

« Venez à moi, vous tous qui peinez sous le poids du fardeau, et moi, je vous procurerai le repos. »

 

Silence.                                                                       Pendant ce temps, on allume une bougie

Lecteur :

Jésus tombe, extenué par l’effort. Il tombe sous le regard méprisant des témoins que le hasard a placés là. Un condamné qui tombe, quoi de plus banal, il n’a que ce qu’il mérite sans doute. Et celui-ci s’est dit le Fils de Dieu, le voilà bien bas, collé à terre. Le Fils de David traine sa gloire éphémère dans la boue des ruelles de Jérusalem.

Comment te rassurer, toi qui sens ta vie s’éloigner. Comment te dire que la beauté brille au fond de ton regard ? Comment te sourire alors que le masque de la mort fige peu à peu ton visage ? Tu es là étendu, dans la froideur du jour et ma vie ne réchauffe plus la tienne. Reste encore, reste encore avec nous ! Que le soleil ne disparaisse pas avec toi.

Oraison :

Jésus, Christ et Seigneur,
toi qui tombes sous le poids des péchés des hommes,
et qui te relèves pour l’effacer,
donne-nous la force de porter nos croix chaque jour
et de nous relever courageusement après nos chutes
pour transmettre aux générations futures
l’Évangile de ta puissance salvifique.

À toi, Jésus, force dans la faiblesse,
la louange et la gloire pour les siècles.

Amen.

 

Station 8 : Jésus parle aux femmes qui le suivent

Nous chantons la croix du Seigneur, qui se dresse sur l’univers,
comme un signe éclatant, de l’amour de notre Dieu

 

 

 

 

 

Évangile selon Saint Luc (23, 27-28)

« Le peuple, en grande foule, le suivait, ainsi que des femmes qui se frappaient la poitrine et se lamentaient sur Jésus. Il se retourna et leur dit : « Femmes de Jérusalem, ne pleurez pas sur moi ! Pleurez sur vous-mêmes et sur vos enfants ! »

Silence.                                                                                   Pendant ce temps, on allume une bougie

 

Lecteur :

Les femmes pleurent sur Jésus, mais lui les appelle à un retour sur elles-mêmes : « pleurez sur vous-mêmes, et sur vos enfants ! » Il leur propose de regarder le péché qui les habite, parce qu’il est impossible de rester à la surface du mal. Il faut en chercher les racines et faire la vérité au plus profond de sa conscience. Jésus, portant sa croix, nous invite à faire ce travail de vérité sur nous-mêmes.

Tu t’en vas ? S’il te plaît, ne me laisse pas seul. J’ai peur. Qu’adviendra-t-il quand tu m’auras quitté ? Je n’ai pas la force de te voir partir. Je n’ai pas la force de te laisser aller à ta novelle vie. J’ai honte du mal qui me tenaille, et toi, tu as l’air si paisible, déjà ailleurs, déjà parti. Tu me consoles. Et moi, j’ai mal de ton absence. »

Silence

Station 9 : Jésus tombe pour la troisième fois

Nous chantons la croix du Seigneur, qui se dresse sur l’univers,
comme un signe éclatant, de l’amour de notre Dieu

 

 

 

 

 

 

 

Lecture de la lettre de Paul aux Philippiens (2, 6-8)

« Jésus n’a pas jugé bon de revendiquer son droit d’être traité à l’égal de Dieu ; mais au contraire, il se dépouilla lui-même en prenant la condition de serviteur. Devenu semblable aux hommes et reconnu comme un homme à son comportement, il s’est abaissé lui-même en devenant obéissant jusqu’à mourir, et à mourir sur une croix. »

Silence.                                                                       Pendant ce temps, on allume une bougie

Lecteur :

Encore une fois Jésus s’écroule au milieu de la foule hostile qui ne lui ménage pas les sarcasmes. Qui est cet homme silencieux dont le regard n’accuse personne ? Qui est cet homme qui s’abandonne si librement ? Qui est cet homme qui semble perdre toute dignité aux yeux des passants moqueurs. Jésus accomplit son service au milieu des

hommes, il accomplit l’œuvre du Père. En prenant la dernière place, il élève tout homme et lui rend sa dignité de fils.

Recalé, refusé, rejeté. Ces mots, toujours ces mots. C’est trop ! Je n’en peux plus. Le guichet est toujours fermé. Le papier toujours périmé. Le dossier écarté ; la demande repoussée. La porte claquée : Dehors ! Mon Dieu, je vais tomber, relève-moi !

 

Oraison :

Ô Christ,
tu as révélé au monde l’étendue de ton amour ;
fais que les hommes reconnaissent en toi
le serviteur souffrant,
et donne à tous ceux que guette le découragement ou le désespoir
de trouver en toi leur refuge.

À toi, Jésus, force dans la faiblesse,
honneur et gloire pour les siècles.

 

Amen.

 

Station 10 : Jésus est dépouillé de ses vêtements

 

Nous chantons la croix du Seigneur, qui se dresse sur l’univers,
comme un signe éclatant, de l’amour de notre Dieu

 

 

 

 

 

 

 

Évangile selon Saint Jean (19, 23-24)

« Quand les soldats eurent crucifié Jésus, ils prirent ses habits ; ils en firent quatre parts, une pour chacun. Restait la tunique ; c’était une tunique sans couture, tissée tout d’une pièce de haut en bas. Alors ils se dirent entre eux : « Ne la déchirons pas, tirons au sort celui qui l’aura. » Ainsi s’accomplissait la parole de l’Écriture : Ils se sont partagé mes habits ; ils ont tiré au sort mon vêtement. C’est bien ce que firent les soldats. »

 

Silence.                                                                       Pendant ce temps, on allume une bougie

Lecteur :

Jésus est dépouillé de tout. Nudité de la solitude humaine. Nudité du corps exposé. Nudité de l’âme au sommet de la déréliction. Jésus ne se dérobe pas. Son corps exposé porte la marque des accusations, son corps blessé révèle la violence de l’homme sur l’homme. Dans le corps de Jésus c’est le corps de l’homme qui est profané de multiples manières.

Ça n’a pas de sens ! Des cris déchirent les nuits obscures ; Des cris étouffés, des cris angoissés, des cris affolés. Des cris d’hommes que l’on outrage. Des cris de femme que l’on déchire. Des cris d’enfants épouvantés. Quand finira la nuit ? Quand renaîtra le jour ?

Oraison :

Jésus, Christ et Seigneur,
toi qui t’es laissé dépouiller de tes vêtements
pour nous apprendre l’abandon véritable,
donne-nous de rechercher les valeurs essentielles de la vie,
et le souci de défendre la dignité inviolable de tout homme.

À toi, Jésus, splendeur du Père,
honneur et gloire pour les siècles.

Amen.

 

Station 11 : Jésus est cloué sur la croix

Nous chantons la croix du Seigneur, qui se dresse sur l’univers,
comme un signe éclatant, de l’amour de notre Dieu

 

 

 

 

Évangile selon Saint Luc (23, 33-34)

« Lorsqu’on fut arrivé au lieu-dit : Le Crâne, ou Calvaire, on mit Jésus en croix, avec les deux malfaiteurs, l’un à droite et l’autre à gauche. Jésus disait : « Père, pardonne-leur : ils ne savent pas ce qu’ils font. » Ils partagèrent ses vêtements et les tirèrent au sort. »

Silence.                                                                       Pendant ce temps, on allume une bougie

Lecteur :

Désormais Jésus ne dispose même plus de son propre corps. Il est cloué sur une croix, signe infamant réservé aux maudits de Dieu et des hommes. Suspendu entre ciel et terre, celui que personne n’a accueilli ouvre les bras pour recevoir tous ceux qui n’ont pas peur de s’approcher. Homme défiguré, Jésus gade les yeux ouverts pour que chacun puisse être saisi par ce regard qui parle encore de l’amour dont il aime.

Détourne les yeux quand tes pas t’éloignent de moi. Ferme les yeux que je ne vois plus ce regard qui m’accuse d’être encore là près de ton lit de malade. Faudra-t-il que je te ferme les yeux de force, pour ne plus voir ton regard qui me supplie quand je te blesse. Tes yeux qui parlent dans le silence, je ne peux plus les supporter. Il faut que je ferme les yeux.

Oraison :

Jésus, Christ et Seigneur, élevé de terre,
touche nos cœurs de compassion
pour tous les hommes qui souffrent.
Donne-nous de te suivre sur le chemin de ta croix
pour y mourir à nous-mêmes afin de vivre avec toi
qui règne avec le Père et l’Esprit Saint,
maintenant et pour les siècles des siècles.

Amen.

Station 12 : Jésus meurt sur la croix

Nous chantons la croix du Seigneur, qui se dresse sur l’univers,
comme un signe éclatant, de l’amour de notre Dieu

 

 

 

 

 

 

Évangile selon Saint Luc (23, 44-46)

 

« Il était déjà presque midi ; l’obscurité se fit dans tout le pays jusqu’à trois heures, car le soleil s’était caché. Le rideau du Temple se déchira par le milieu. Alors, Jésus poussa un grand cri : « Père, entre tes mains je remets mon esprit. » Et après avoir dit cela, il expira. »

Silence.                                                                                   Pendant ce temps, on allume une bougie

 

Lecteur :

Jésus n’a jamais cherché autre chose que d’accomplir la volonté du Père. La parole qu’il prononce maintenant s’adresse au Père, mais aussi aux hommes qui l’entendent. Ils verront bientôt quelle merveille le Père réalise avec celui qui lui remet sa vie. Jésus livrant sa vie entre les mains du Père nous donne l’exemple. Il s’abandonne et la mort est vaincue. Jésus s’abandonne et l’homme égaré retrouve le chemin de l’obéissance filiale.

Il n’y a rien à dire quand la mort frappe. Il n’y a pas de mot pour accompagner cette douleur. Il n’y a plus de geste disponible au répertoire de l’affection Il n’y a plus rein que le silence, la présence qui se tient en réserve, et dehors le chant de l’oiseau candide qui se rit de la mort en psalmodiant la vie.

 

Oraison :

Serviteur inutile, les yeux clos désormais,
le Fils de l’homme a terminé son œuvre.
La lumière apparue rejoint l’invisible,
la nuit s’étend sur le corps, Jésus meurt.

Maintenant tout repose dans l’unique oblation.
Les mains du Père ont accueilli le souffle.
Le visage incliné s’apaise aux ténèbres,
le coup de lance a scellé la passion.

À toi, Jésus, amour crucifié,
sagesse et puissance de Dieu,
honneur et gloire pour les siècles sans fin.

 

Amen

 

 

Station 13 : Jésus est descendu de la croix

Nous chantons la croix du Seigneur, qui se dresse sur l’univers,
comme un signe éclatant, de l’amour de notre Dieu

 

 

 

 

 

 

 

 

Évangile selon Saint Marc (15, 42-43.46)

 

« Déjà le soir était venu ; or, comme c’était la veille du sabbat, le jour où il faut tout préparer, Joseph d’Arimathie intervint. C’était un homme influent, membre du Conseil, et il attendait lui aussi le royaume de Dieu. Il eut le courage d’aller chez Pilate pour demander le corps de Jésus. Joseph acheta donc un linceul, il descendit Jésus de la croix, l’enveloppa dans le linceul et le déposa dans un sépulcre qui était creusé dans le roc. Puis il roula une pierre contre l’entrée du tombeau. »

 

Silence.                                                           Pendant le silence, on allume une première bougie

 

Lecteur :

Les évangiles ne disent rien de la présence de Marie à cet instant. Il y a dans ce silence même de Marie, qui conservait toute chose en son cœur et qui en cet instant nous enseigne à conserver les événements de la Passion de son fils pour les méditer tout au long de nos vies. Au Golgotha comme à Bethléem, Marie reçoit le corps de son enfant entre ses bras et le contemple dans la foi.

Mon enfant, mon petit enfant, pourquoi est-ce mon enfant qu’ils ont pris ? L’enfant parti, l’enfant absent, l’enfant mort, hier encore, il reposait entre mes bras. Comment vivre avec ce poids sur le cœur ? Comment vivre avec ce vide au fond du cœur ? Comment vivre encore ?

 

 

Oraison :

Seigneur Dieu
dans ta sagesse,
tu as voulu que près de ton Fils mourant sur la croix
se tienne debout sa mère douloureuse ;
accorde-nous à son exemple,
d’être toujours auprès de nos frères souffrants
pour leur apporter affection et réconfort.
À ton Fils, Jésus notre salut,
tout honneur et toute gloire pour les siècles des siècles.

Amen.

Station 14 : Jésus est mis au tombeau

Nous chantons la croix du Seigneur, qui se dresse sur l’univers,
comme un signe éclatant, de l’amour de notre Dieu

 

 

 

 

 

 

 

Évangile selon Saint Jean (19, 40-42)

« Ils prirent le corps de Jésus, et ils l’enveloppèrent d’un linceul, en employant les aromates selon la manière juive d’ensevelir les morts. Près du lieu où Jésus avait été crucifié, il y avait un jardin, et dans ce jardin, un tombeau neuf dans lequel on n’avait encore mis personne. Comme le sabbat des Juifs allait commencer, et que ce tombeau était proche, c’est là qu’ils déposèrent Jésus. »

 

Silence.                                                                       Pendant ce temps, on allume une bougie

Lecteur :

C’est dans le silence que la Parole est mise au tombeau. C’est dans le silence du soir que les hommes scellent le tombeau ; Après avoir expiré en un long cri, la Parole est enfermée aux entrailles de la terre. Mais cette terre dévolue au repos est un « jardin ». Ainsi au soir tombant, Jésus, plongé dans un profond sommeil, est déposé en terre dans un jardin de genèse. C’est là qu’il nous faut demeurer dans le silence.

Pourquoi, Seigneur, nous réserves-tu cet ultime chemin de croix ? Pourquoi, Seigneur, une telle épreuve ? Nos genoux flageolent, et l’une dans l’autre, nos mains tremblent. Comment avoir la force de gravir ce Golgotha bien réel qui surgit dans notre vie ?

Oraison :

Seigneur,
nous savons que tu aimes sans mesure,
toi qui n’as pas refusé ton propre Fils
mais qui l’as livré pour sauver tous les hommes ;

Aujourd’hui encore, montre-nous ton amour :
nous avons suivi Jésus marchant librement vers sa mort ;
soutiens-nous comme tu l’as soutenu,
et sanctifie-nous dans le mystère de sa Pâque.

Amen.

On se met debout

Cantique de Zacharie

Antienne :

Quand nous étions encore ennemis de Dieu,

Dieu nous a réconciliés avec lui par la mort de son Fils.

 

Béni soit le Seigneur, le Dieu d’Israël,

qui visite et rachète son peuple.

 

Il a fait surgir la force qui nous sauve

dans la maison de David, son serviteur,

comme il l’avait dit par la bouche des saints,

par ses prophètes, depuis les temps anciens :

 

salut qui nous arrache à l’ennemi,

à la main de tous nos oppresseurs,

amour qu’il montre envers nos pères,

mémoire de son alliance sainte,

 

serment juré à notre père Abraham

de nous rendre sans crainte,

 

afin que, délivrés de la main des ennemis, +

nous le servions dans la justice et la sainteté,

en sa présence, tout au long de nos jours.

 

Et toi, petit enfant,

tu seras appelé prophète du Très-Haut : *

tu marcheras devant, à la face du Seigneur,

et tu prépareras ses chemins

 

pour donner à son peuple de connaître le salut

par la rémission de ses péchés,

 

grâce à la tendresse, à l’amour de notre Dieu,

quand nous visite l’astre d’en haut,

 

pour illuminer ceux qui habitent les ténèbres

et l’ombre de la mort, *

pour conduire nos pas au chemin de la paix.

 

 

 

 

 

 

 

Intercession :

Celui qui préside introduit :

Adorons le Père, le Fils, et l’Esprit Saint, rendons gloire à Dieu, l’unique :

 

R/ Gloire et louange à notre Dieu.

 

Lecteur 1 : Père très saint, nous ne savons pas comment prier, accorde-nous ton Saint Esprit :

  • Qu’il vienne en aide à notre faiblesse

 

Lecteur 2 : Père tout-puissant, tu as envoyé l’Esprit de ton Fils en nos cœurs pour dire : Abba !

  • Nous qui t’appelons Père, fais-nous tes héritiers dans le Christ.

 

Lecteur 1 : Jésus, Fils de Dieu, tu as demandé au Père ton Défenseur pour ton Église :

  • Laisse-nous conduire par l’Esprit de vérité.

 

Lecteur 2 : Jésus, ressuscité d’entre les morts, tu as envoyé l’Esprit consolateur à tes disciples :

  • Qu’il nous rende prêts à témoigner pour toi.

 

Lecteur 1 : Esprit du Père et du Fils, fais mûrir tes fruits en nos cœurs :

  • Patience et douceur, charité, joie et paix.

 

Notre Père

 

Oraison finale :

Par celui qui préside

Dieu notre Père, tu as envoyé dans le monde,

ta parole de vérité et ton Esprit de sainteté,

pour révéler aux hommes ton admirable mystère.

c’est ta grâce qui donne à tes fidèles de pouvoir dignement te servir ;

accorde-nous de progresser,

sans que rien nous arrête, vers les biens que tu promets.

Par Jésus, le Christ, notre Seigneur.

 

Amen !

 

 

 

 

Salutation finale :

par celui (ou celle) qui préside

Bénissons le Seigneur,

Nous rendons grâce à Dieu !

 

 

3. Ô Croix sagesse suprême,
Ô Croix de Jésus Christ ! (bis)
Le Fils de Dieu lui-même
Jusqu’à sa mort obéit ;
Ton dénuement est extrême,
Ô Croix de Jésus Christ !

4. Ô Croix victoire éclatante,
Ô Croix de Jésus Christ ! (bis)
Tu jugeras le monde,
Au jour que Dieu s’est choisi,
Croix à jamais triomphante
Ô Croix de Jésus Christ !

 

(Jean Servel, César Geoffray)

 

 

 

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Published by paroisse du Raincy - dans Messe en ligne
10 avril 2020 5 10 /04 /avril /2020 10:41

Vendredi saint

chemin de Croix

célébration de la Passion du Seigneur

 

CELEBRATION de la PASSION DU SEIGNEUR

 

La croix est dépouillée, sans lumière ni ornement.

 

 

• Ouverture liturgique

 

On se tient devant la croix en silence.

Celui, ou celle, qui préside à la prière dit :

 

Seigneur, nous savons que tu aimes sans mesure,

Toi qui n’as pas refusé ton propre Fils,

mais qui l’a envoyé pour sauver tous les hommes ;

Aujourd’hui encore, montre-nous ton amour :

Nous voulons suivre le Christ qui marche librement vers sa mort ;

Soutiens-nous comme tu l’as soutenu,

et sanctifie-nous dans le mystère de sa Pâque.

Amen.

 

• Écouter la Parole

 

Le silence qui vient d’ouvrir ce temps de prière préfigure le silence de la croix et, peut-être, celui dans lequel nous nous tenons en cette semaine sainte où nous sommes empêchés de nous rassembler comme à l’ordinaire. Il s’impose le vendredi saint afin de nous faire entrer dans l’attente de la résurrection. La croix et la résurrection forment les deux faces d’une même réalité : la victoire du Christ. Suivons-le jusqu’à la croix pour avoir part avec lui à son mystère pascal.

 

• Première lecture

Lecture de l’Épître de Paul aux Philippiens (Ph 2, 6-11)

Le Christ Jésus, ayant la condition de Dieu, ne retint pas jalousement le rang qui l’égalait à Dieu. Mais il s’est anéanti, prenant la condition de serviteur, devenant semblable aux hommes. Reconnu homme à son aspect, il s’est abaissé, devenant obéissant jusqu’à la mort, et la mort de la croix. C’est pourquoi Dieu l’a exalté : il l’a doté du Nom qui est au-dessus de tout nom, afin qu’au nom de Jésus tout genou fléchisse au ciel, sur terre et aux enfers, et que toute langue proclame : « Jésus Christ est Seigneur » à la gloire de Dieu le Père. – Parole du Seigneur.

 

• Psaume 30

Ant. « Ô Père, en tes mains, je remets mon esprit. »

ou

« En tes mains, Seigneur, je remets mon esprit »

En toi, Seigneur, j’ai mon refuge ;
garde-moi d’être humilié pour toujours.
En tes mains je remets mon esprit ;
tu me rachètes, Seigneur, Dieu de vérité. R

Je suis la risée de mes adversaires
et même de mes voisins ;
je fais peur à mes amis,
s’ils me voient dans la rue, ils me fuient. R

On m’ignore comme un mort oublié,
comme une chose qu’on jette.
J’entends les calomnies de la foule :
ils s’accordent pour m’ôter la vie. R

Moi, je suis sûr de toi, Seigneur,
je dis : « Tu es mon Dieu ! »
Mes jours sont dans ta main : délivre-moi
des mains hostiles qui s’acharnent. R

Sur ton serviteur, que s’illumine ta face ;
sauve-moi par ton amour.
Soyez forts, prenez courage,
vous tous qui espérez le Seigneur ! R

 

On peut lire l’Évangile de la Passion selon st Jean 

La Passion de notre Seigneur Jésus Christ selon saint Jean (18,1 – 19, 42)

Indications pour la lecture dialoguée : les sigles désignant les divers interlocuteurs sont les suivants :
X = Jésus ; L = Lecteur ; D = Disciples et amis ; F = Foule ; A = Autres personnages.

 

L. En ce temps-là,
après le repas,
Jésus sortit avec ses disciples
et traversa le torrent du Cédron ;
il y avait là un jardin,
dans lequel il entra avec ses disciples.
Judas, qui le livrait, connaissait l’endroit, lui aussi,
car Jésus et ses disciples s’y étaient souvent réunis.
Judas, avec un détachement de soldats
ainsi que des gardes envoyés par les grands prêtres et les pharisiens,
arrive à cet endroit.
Ils avaient des lanternes, des torches et des armes.
Alors Jésus, sachant tout ce qui allait lui arriver,
s’avança et leur dit :
X « Qui cherchez-vous? »
L. Ils lui répondirent :
F. « Jésus le Nazaréen. »
L. Il leur dit :
X « C’est moi, je le suis. »
L. Judas, qui le livrait, se tenait avec eux.
Quand Jésus leur répondit : « C’est moi, je le suis »,
ils reculèrent, et ils tombèrent à terre.
Il leur demanda de nouveau :
X « Qui cherchez-vous? »
L. Ils dirent :
F. « Jésus le Nazaréen. »
L. Jésus répondit :
X « Je vous l’ai dit : c’est moi, je le suis.
Si c’est bien moi que vous cherchez,
ceux-là, laissez-les partir. »

L. Ainsi s’accomplissait la parole qu’il avait dite :
« Je n’ai perdu aucun
de ceux que tu m’as donnés. »
Or Simon-Pierre
avait une épée ; il la tira,
frappa le serviteur du grand prêtre et lui coupa l’oreille droite.
Le nom de ce serviteur était Malcus.
Jésus dit à Pierre :
X « Remets ton épée au fourreau.
La coupe que m’a donnée le Père,
vais-je refuser de la boire ? »

L. Alors la troupe, le commandant et les gardes juifs
se saisirent de Jésus et le ligotèrent.
Ils l’emmenèrent d’abord chez Hanne, beau-père
de Caïphe, qui était grand prêtre cette année-là.
Caïphe était celui qui avait donné aux Juifs ce conseil :
« Il vaut mieux qu’un seul homme meure pour le peuple. »

Or Simon-Pierre, ainsi qu’un autre disciple, suivait Jésus.
Comme ce disciple était connu du grand prêtre,
il entra avec Jésus dans le palais du grand prêtre.
Pierre se tenait près de la porte, dehors.
Alors l’autre disciple – celui qui était connu du grand prêtre –
sortit, dit un mot à la servante qui gardait la porte,
et fit entrer Pierre.
Cette jeune servante dit alors à Pierre :
A. « N’es-tu pas, toi aussi, l’un des disciples de cet homme ? »
L. Il répondit :
D. « Non, je ne le suis pas ! »

 

 

 

 


 

 

 

L. Les serviteurs et les gardes se tenaient là ;
comme il faisait froid,
ils avaient fait un feu de braise pour se réchauffer.
Pierre était avec eux, en train de se chauffer.
Le grand prêtre interrogea Jésus
sur ses disciples et sur son enseignement.
Jésus lui répondit :
X « Moi, j’ai parlé au monde ouvertement.
J’ai toujours enseigné à la synagogue et dans le Temple,
là où tous les Juifs se réunissent,
et je n’ai jamais parlé en cachette.
Pourquoi m’interroges-tu ?
Ce que je leur ai dit, demande-le
à ceux qui m’ont entendu.
Eux savent ce que j’ai dit. »

L. À ces mots, un des gardes, qui était à côté de Jésus,
lui donna une gifle en disant :
A. « C’est ainsi que tu réponds au grand prêtre ! »
L. Jésus lui répliqua :
X « Si j’ai mal parlé,
montre ce que j’ai dit de mal.
Mais si j’ai bien parlé,
pourquoi me frappes-tu ? »

L. Hanne l’envoya, toujours ligoté, au grand prêtre Caïphe.

Simon-Pierre était donc en train de se chauffer.
On lui dit :
A. « N’es-tu pas, toi aussi, l’un de ses disciples ? »
L. Pierre le nia et dit :
D. « Non, je ne le suis pas ! »
L. Un des serviteurs du grand prêtre,
parent de celui à qui Pierre avait coupé l’oreille,
insista :
A. « Est-ce
que moi, je ne t’ai pas vu
dans le jardin avec lui ? »
L. Encore une fois, Pierre le nia.
Et aussitôt un coq chanta.

 

Alors on emmène Jésus de chez Caïphe au Prétoire.
C’était le matin.
Ceux qui l’avaient amené n’entrèrent pas dans le Prétoire,
pour éviter une souillure
et pouvoir manger l’agneau pascal.
Pilate sortit donc à leur rencontre et demanda :
A. « Quelle accusation portez-vous
contre cet homme ? »
L. Ils lui répondirent :
F. « S’il n’était pas un malfaiteur,
nous ne t’aurions pas livré cet homme. »
L. Pilate leur dit :
A. « Prenez-le vous-mêmes et jugez-le
suivant votre loi. »
L. Les Juifs lui dirent :
F. « Nous n’avons pas le droit
de mettre quelqu’un à mort. »
L. Ainsi s’accomplissait la parole que Jésus avait dite
pour signifier de quel genre de mort il allait mourir.
Alors Pilate rentra dans le Prétoire ;
il appela Jésus et lui dit :
A. « Es-tu le roi des Juifs ? »
L. Jésus lui demanda :
X « Dis-tu cela de toi-même,
Ou bien d’autres te l’ont dit à mon sujet ? »

 

 

 

 

 

 


L. Pilate répondit :
A. « Est-ce que je suis juif, moi ?
Ta nation et les grands prêtres t’ont livré à moi :
qu’as-tu donc fait ? »
L. Jésus déclara :
X « Ma royauté n’est pas de ce monde ;
si ma royauté était de ce monde,
j’aurais des gardes qui se seraient battus
pour que je ne sois pas livré aux Juifs.
En fait, ma royauté n’est pas d’ici. »

L. Pilate lui dit :
A. « Alors, tu es roi ? »
L. Jésus répondit :
X « C’est toi-même
qui dis que je suis roi.
Moi, je suis né, je suis venu dans le monde pour ceci :
rendre témoignage à la vérité.
Quiconque appartient à la vérité
écoute ma voix. »

L. Pilate lui dit :
A. « Qu’est-ce que la vérité ? »
L. Ayant dit cela, il sortit de nouveau à la rencontre des Juifs,
et il leur déclara :
A. « Moi, je ne trouve en lui
aucun motif de condamnation.
Mais, chez vous, c’est la coutume
que je vous relâche quelqu’un pour la Pâque :
voulez-vous donc que je vous relâche le roi des Juifs ? »
L. Alors ils répliquèrent en criant :
F. « Pas lui !
Mais Barabbas ! »
L. Or ce Barabbas était un bandit.

Alors Pilate fit saisir Jésus pour qu’il soit flagellé.
Les soldats tressèrent avec des épines une couronne
qu’ils lui posèrent sur la tête ;
puis ils le revêtirent d’un manteau pourpre.

 

Ils s’avançaient vers lui
et ils disaient :
F. « Salut à toi, roi des Juifs ! »
L. Et ils le giflaient.

Pilate, de nouveau, sortit dehors et leur dit :
A. « Voyez, je vous l’amène dehors

 

pour que vous sachiez
que je ne trouve en lui aucun motif de condamnation. »
L. Jésus donc sortit dehors,
portant la couronne d’épines et le manteau pourpre.
Et Pilate leur déclara :
A. « Voici l’homme. »
L. Quand ils le virent,
les grands prêtres et les gardes se mirent à crier :
F. « Crucifie-le! Crucifie-le! »
L. Pilate leur dit :
A. « Prenez-le vous-mêmes, et crucifiez-le ;
moi, je ne trouve en lui aucun motif de condamnation. »
L. Ils lui répondirent :
F. « Nous avons une Loi,
et suivant la Loi il doit mourir,
parce qu’il s’est fait Fils de Dieu. »
L. Quand Pilate entendit ces paroles, il redoubla de crainte.
Il rentra dans le Prétoire, et dit à Jésus :
A. « D’où es-tu ? »
L. Jésus ne lui fit aucune réponse.
Pilate lui dit alors :
A. « Tu refuses de me parler, à moi ?
Ne sais-tu pas que j’ai pouvoir de te relâcher,
et pouvoir de te crucifier ? »
L. Jésus répondit :
X « Tu n’aurais aucun pouvoir sur moi
si tu ne l’avais reçu d’en haut ;
c’est pourquoi celui qui m’a livré à toi
porte un péché plus grand. »

L. Dès lors, Pilate cherchait à le relâcher ;
mais des Juifs se mirent à crier :
F. « Si tu le relâches,
tu n’es pas un ami de l’empereur.
Quiconque se fait roi
s’oppose à l’empereur. »
L. En entendant ces paroles, Pilate amena Jésus au-dehors;
il le fit asseoir sur une estrade
au lieu dit le Dallage
– en hébreu : Gabbatha.
C’était le jour de la Préparation de la Pâque,
vers la sixième heure, environ midi.
Pilate dit aux Juifs :
A. « Voici votre roi. »
L. Alors ils crièrent :
F. « À mort ! À mort !
Crucifie-le ! »
L. Pilate leur dit :
A. « Vais-je crucifier votre roi ? »
L. Les grands prêtres répondirent :
F. « Nous n’avons pas d’autre roi que l’empereur. »
L. Alors, il leur livra Jésus pour qu’il soit crucifié.

Ils se saisirent de Jésus.
Et lui-même, portant sa croix,
sortit en direction du lieu dit Le Crâne (ou Calvaire),
qui se dit en hébreu Golgotha.
C’est là qu’ils le crucifièrent, et deux autres avec lui,
un de chaque côté, et Jésus au milieu.
Pilate avait rédigé un écriteau qu’il fit placer sur la croix ;
il était écrit :


 

« Jésus le Nazaréen, roi des Juifs. »
 

Beaucoup de Juifs lurent cet écriteau,
parce que l’endroit où l’on avait crucifié Jésus était proche de la ville,
et que c’était écrit en hébreu, en latin et en grec.
Alors les grands prêtres des Juifs dirent à Pilate :
F. « N’écris pas : “Roi des Juifs” ; mais :
“Cet homme a dit : Je suis le roi des Juifs.” »
L. Pilate répondit :
A. « Ce que j’ai écrit, je l’ai écrit. »

L. Quand les soldats eurent crucifié Jésus,
ils prirent ses habits ;
ils en firent quatre parts, une pour chaque soldat.
Ils prirent aussi la tunique ;
c’était une tunique sans couture,
tissée tout d’une pièce de haut en bas.
Alors ils se dirent entre eux :
A. « Ne la déchirons pas,
désignons par le sort celui qui l’aura. »
L. Ainsi s’accomplissait la parole de l’Écriture :
Ils se sont partagé mes habits ;
ils ont tiré au sort mon vêtement.

C’est bien ce que firent les soldats.

Or, près de la croix de Jésus se tenaient sa mère
et la sœur de sa mère, Marie, femme de Cléophas,
et Marie Madeleine.

 

 

Jésus, voyant sa mère,
et près d’elle le disciple qu’il aimait,
dit à sa mère :
X « Femme, voici ton fils. »
L. Puis il dit au disciple :
X « Voici ta mère. »
L. Et à partir de cette heure-là,
le disciple la prit chez lui.
Après cela, sachant que tout, désormais, était achevé
pour que l’Écriture s’accomplisse jusqu’au bout,
Jésus dit :
X « J’ai soif. »
L. Il y avait là un récipient plein d’une boisson vinaigrée.
On fixa donc une éponge remplie de ce vinaigre
à une branche d’hysope,
et on l’approcha de sa bouche.
Quand il eut pris le vinaigre, Jésus dit :
X « Tout est accompli. »
L. Puis, inclinant la tête,
il remit l’esprit.

                                                               (Ici on fléchit le genou, et on s’arrête un instant.)

Comme c’était le jour de la Préparation (c’est-à-dire le vendredi),
il ne fallait pas laisser les corps en croix durant le sabbat,
d’autant plus que ce sabbat était le grand jour de la Pâque.
Aussi les Juifs demandèrent à Pilate qu’on enlève les corps
après leur avoir brisé les jambes.

Les soldats allèrent donc briser les jambes du premier,
puis de l’autre homme crucifié avec Jésus.
Quand ils arrivèrent à Jésus,
voyant qu’il était déjà mort,
ils ne lui brisèrent pas les jambes,
mais un des soldats avec sa lance lui perça le côté ;
et aussitôt, il en sortit du sang et de l’eau.
Celui qui a vu rend témoignage,
et son témoignage est véridique ;
et celui-là sait qu’il dit vrai
afin que vous aussi, vous croyiez.
Cela, en effet, arriva
pour que s’accomplisse l’Écriture :
Aucun de ses os ne sera brisé.
Un autre passage de l’Écriture dit encore :
Ils lèveront les yeux vers celui qu’ils ont transpercé.

Après cela, Joseph d’Arimathie,
qui était disciple de Jésus,
mais en secret par crainte des Juifs,
demanda à Pilate de pouvoir enlever le corps de Jésus.
Et Pilate le permit.
Joseph vint donc enlever le corps de Jésus.

 

Nicodème – celui qui, au début, était venu trouver Jésus pendant
la nuit – vint lui aussi ;
il apportait un mélange de myrrhe et d’aloès
pesant environ cent livres.
Ils prirent donc le corps de Jésus,
qu’ils lièrent de linges,
en employant les aromates
selon la coutume juive d’ensevelir les morts.
À l’endroit où Jésus avait été crucifié, il y avait un jardin
et, dans ce jardin, un tombeau neuf
dans lequel on n’avait encore déposé personne.
À cause de la Préparation de la Pâque juive,
et comme ce tombeau était proche,
c’est là qu’ils déposèrent Jésus.

– Acclamons la Parole de Dieu.

• Prière universelle

 

 

 

 

 

Lecteur 1 :     Prions pour la sainte Église de Dieu :

Lecteur 2 :     Que le Père tout-puissant lui donne la paix et l’unité, qu’il la protège dans tout l’univers ; et qu’il nous accorde une vie calme et paisible pour que nous rendions grâce à notre Dieu. (silence)

« Dieu de tendresse, souviens-toi de nous ! »

 

Celui qui préside : Dieu éternel et tout-puissant, dans le Christ, tu as révélé ta gloire à tous les peuples ; Protège l’œuvre de ton amour : afin que ton Église répandue par tout l’univers demeure inébranlable dans la foi pour proclamer ton nom. Par Jésus, le Christ, notre Seigneur.

-2-

Lecteur 1 :     Prions pour notre saint Père le pape François, élevé par Dieu à l’ordre épiscopal

Lecteur 2 :     Qu’il le garde sain et sauf à son Église pour gouverner le peuple de Dieu. (silence)

« Dieu de tendresse, souviens-toi de nous ! »

 

Celui qui préside : Dieu éternel et tout-puissant dont la sagesse organise toutes choses, daigne écouter notre prière : Protège avec amour le pape que tu as choisi, afin que, sous la conduite de ce pasteur, le peuple chrétien que tu gouvernes progresse toujours dans la foi. Par Jésus, le Christ, notre Seigneur.

 

-3-

Lecteur 1 :     Prions pour notre évêque Pascal, pour tous les évêques, les prêtres, les diacres, pour tous ceux qui remplissent des ministères dans l’Église, et pour l’ensemble du peuple des croyants. (silence)

« Dieu de tendresse, souviens-toi de nous ! »

Celui qui préside : Dieu éternel et tout-puissant dont l’Esprit sanctifie et gouverne le corps entier de l’Église, exauce les prières que nous t’adressons pour tous les ordres de fidèles qui la composent : Que chacun d’eux, par le don de ta grâce, te serve avec fidélité. Par Jésus, le Christ, notre Seigneur.

-4-

Lecteur 1 :     Prions pour les catéchumènes :

Lecteur 2 :     Que Dieu notre Seigneur ouvre leur intelligence et leur cœur, et les accueille dans sa miséricorde ; Après avoir reçu le pardon de tous leurs péchés par le bain de la naissance nouvelle, qu’ils soient incorporés à notre Seigneur Jésus Christ. (silence)

« Dieu de tendresse, souviens-toi de nous ! »

 

Celui qui préside : Dieu éternel et tout-puissant, toi qui assures toujours la fécondité de ton Église, augmente en nos catéchumènes l’intelligence et la foi: qu’ils renaissent à la source du baptême et prennent place parmi tes enfants d’adoption. Par Jésus, le Christ, notre Seigneur.

 

-5-

Lecteur 1 :     Prions pour tous nos frères et sœurs qui croient en Jésus Christ et s’efforcent de conformer leur vie à la vérité :

Lecteur 2 :     Demandons au Seigneur notre Dieu de les rassembler et de les garder dans l’unité de son Église. (silence)

« Dieu de tendresse, souviens-toi de nous ! »

 

Celui qui préside : Dieu éternel et tout-puissant, toi qui rassembles ce qui est dispersé, et qui fais l’unité de ce que tu rassembles, regarde avec amour l’Église de ton Fils: Nous te prions d’unir dans la totalité de la foi et par le lien de la charité tous les hommes qu’un seul baptême a consacrés. Par Jésus, le Christ, notre Seigneur.

-6-

Lecteur 1 :     Prions pour les Juifs à qui Dieu a parlé en premier :

Lecteur 2 :     Qu’ils progressent dans l’amour de son Nom et la fidélité à son Alliance. (silence)

« Dieu de tendresse, souviens-toi de nous ! »

 

Celui qui préside : Dieu éternel et tout-puissant, toi qui as choisi Abraham et sa descendance pour en faire les fils de ta promesse, conduis à la plénitude de la rédemption le premier peuple de l’Alliance, comme ton Église t’en supplie. Par Jésus, le Christ, notre Seigneur.

-7-

Lecteur 1 :     Prions pour ceux qui ne croient pas en Jésus Christ :

Lecteur 2 :     Demandons qu’à la lumière de l’Esprit Saint, ils soient capables eux aussi de s’engager pleinement sur le chemin du salut. (silence)

« Dieu de tendresse, souviens-toi de nous ! »

Celui qui préside : Dieu éternel et tout-puissant, donne à ceux qui ne croient pas au Christ d’aller sous ton regard avec un cœur sincère, afin de parvenir à la connaissance de la vérité. Donne-nous encore de mieux nous aimer les uns les autres et d’ouvrir davantage notre vie à la tienne, pour être dans le monde de meilleurs témoins de ton amour. Par Jésus, le Christ, notre Seigneur.

 

-8-

Lecteur 1 :     Prions pour ceux qui ne connaissent pas Dieu :

Lecteur 2 :     Demandons qu’en obéissant à leur conscience ils parviennent à le reconnaître. (silence)

« Dieu de tendresse, souviens-toi de nous ! »

 

Celui qui préside : Dieu éternel et tout-puissant, toi qui as créé les hommes pour qu’ils te cherchent de tout leur cœur et que leur cœur s’apaise en te trouvant, fais qu’au milieu des difficultés de ce monde tous puissent discerner les signes de ta bonté et rencontrer des témoins de ton amour : qu’ils aient le bonheur de te reconnaître, toi, le seul vrai Dieu et le Père de tous les hommes. Par Jésus, le Christ, notre Seigneur.

Lecteur 1 :     Prions pour les chefs d’État et tous les responsables des affaires publiques :

Lecteur 2 :     Que le Seigneur notre Dieu dirige leur esprit et leur cœur selon sa volonté pour la paix et la liberté de tous. (silence)

« Dieu de tendresse, souviens-toi de nous ! »

 

Celui qui préside : Dieu éternel et tout-puissant, toi qui tiens en ta main le cœur des hommes, et garantis les droits des peuples, viens en aide à ceux qui exercent le pouvoir. Que partout sur la terre s’affermissent avec ta grâce la sécurité et la paix, la prospérité des nations et la liberté religieuse. Par Jésus, le Christ, notre Seigneur.

 

-10-

Lecteur 1 :     Prions Dieu le Père tout-puissant d’avoir pitié des hommes et des femmes dans l’épreuve :

Lecteur 2 :     Qu’il débarrasse le monde de toute erreur, qu’il chasse les épidémies et repousse la famine, qu’il vide les prisons et délivre les captifs, qu’il protège ceux qui voyagent, qu’il ramène chez eux les exilés, qu’il donne la force aux malades, et accorde le salut aux mourants. (silence)

« Dieu de tendresse, souviens-toi de nous ! »

Celui qui préside : Dieu éternel et tout-puissant, consolation des affligés, force de ceux qui peinent, entends les prières des hommes qui t’appellent, quelles que soient leurs souffrances. Qu’ils aient la joie de trouver dans leurs détresses le secours de ta miséricorde. Par Jésus, le Christ, notre Seigneur.

-11-

Une intention particulière 

Lecteur 1 :     Prions Dieu le Père tout-puissant pour tous ceux qui souffrent des conséquences de la pandémie actuelle. Que Dieu notre Père accorde la santé  aux malades, la force au personnel soignant, le réconfort aux familles et le salut à toutes les personnes qui ont trouvé la mort.

Lecteur 2 :     Que Dieu notre Père accorde la santé aux malades, la force au personnel soignant, le réconfort aux familles et le salut à toutes les personnes qui ont trouvé la mort. (silence)

« Dieu de tendresse, souviens-toi de nous ! »

Celui qui préside : Dieu éternel et tout-puissant, refuge de ceux qui souffrent, regarde avec compassion la détresse de tes enfants atteints par cette pandémie ;Soulage la douleur des malades, donne la force à celles et ceux qui les soignent, accueille dans ta paix celles et ceux qui sont morts et en ce temps d’épreuve, accorde à toutes et à tous le réconfort de ta miséricorde. Par Jésus, le Christ, notre Seigneur.

 

• La contemplation de la croix

 

Pendant un long temps de silence, on peut contempler la croix. On peut se mettre à genoux.

 

Un refrain peut rythmer ce temps :

Voici le bois de la croix qui a porté le salut du monde !

Et/ Ou

Victoire tu règneras,
O Croix tu nous sauveras. (H 32 ; D. Julien / mélodie slave / Fleurus)

1. Rayonne sur le monde qui cherche la vérité,
O croix source féconde d'amour et de liberté.

2. Redonne la vaillance au pauvre et au malheureux,
c'est toi notre espérance qui nous mènera vers Dieu.

 

3. Rassemble tous nos frères à l'ombre de tes grands pas,
Par toi Dieu notre Père au ciel nous accueillera.

 

• Conclusion

 

« Notre Père »

 

Oraison finale :

Que ta bénédiction, Seigneur,

descende en abondance sur ton peuple

qui a célébré la mort de ton Fils

dans l’espérance de sa propre résurrection :

accorde-lui pardon et réconfort, augmente sa foi,

assure son éternelle rédemption.

Amen.

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