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18 décembre 2015 5 18 /12 /décembre /2015 21:38

Extrait de l’homélie du pape François le Mardi 15 Décembre (Sophonie 3,1-2.9-13 ; Evangile de Matthieu 21,28-32)

Car la richesse de l’Eglise, ce sont les pauvres

Pour rester fidèle au Christ, l’Église doit être humble, pauvre et confiante dans le Christ, et ne pas oublier que sa richesse, ce sont els pauvres.

Le pape François a en effet prononcé l’homélie de la messe qu’il a célébrée ce mardi 15 décembre dans la chapelle de la Maison Sainte-Marthe du Vatican.

La « vraie » Église doit « suivre ces trois pistes » : l’humilité, la pauvreté et la confiance dans le Christ, affirme le pape en commentant l’Évangile de saint Matthieu et le livre du prophète Sophonie.

Le pape explique ce que signifie « une Église humble » « qui ne se vante pas des pouvoirs, de la grandeur » : « L'humilité ne signifie pas une personne languissante, apathique, qui fait « les yeux blancs » ... Non, ce n’est pas l'humilité, cela est du théâtre ! » La première chose, c’est de dire : « Je suis un pécheur. »

« Si vous n'êtes pas capable de vous dire que vous êtes un pécheur et que les autres sont meilleurs que vous, vous n'êtes pas humble, affirme le pape. La première étape pour l'Église humble c’est de se sentir pécheur, la première étape pour nous tous est la même. Si l'un d'entre nous a l'habitude de regarder les fautes des autres et de discuter sur la non-humilité », il est « le juge des autres ».

La deuxième « piste » pour l’Église fidèle au Christ, c'est la pauvreté qui « est la première des Béatitudes », souligne le pape : Être pauvre en esprit, signifie être « attaché seulement à la richesse de Dieu ».

« Une Église qui vit attachée à l'argent, qui pense à l'argent, qui pense à la façon de gagner de l'argent » n’est pas une vraie Église. Le pape a cité l’exemple « d’une des églises d'un diocèse » où on demandait aux gens de « faire une offrande » au moment de franchir la Porte sainte : « Ce n’est pas l’Église de Jésus, c’est une Eglise des chefs des prêtres attachés à l'argent. »

« Les pauvres sont les richesses de l'Église, a continué le pape. Si vous avez votre banque, si vous êtes le patron d'une banque, mais que votre cœur est pauvre, n’est pas attaché à l'argent, c’est un service, toujours. La pauvreté, c’est ce détachement, pour servir ceux qui sont dans le besoin, pour servir les autres. »

Enfin, l’Église doit « avoir confiance dans le nom du Christ », et le chrétien « est appelé à s’interroger », a fait observer le pape : « Où est ma foi? Dans le pouvoir, dans les amis, dans l'argent? Dans le Seigneur! »

« Voici l'héritage que le Seigneur nous a promis: «Je laisserai au milieu de toi un peuple humble et pauvre, qui a confiance dans le nom du Seigneur », a dit le pape qui explique : « Humble, parce qu’il se sent pécheur ; pauvre, parce que son cœur est attaché à la richesse de Dieu … confiant dans le Seigneur, parce qu’il sait que seul le Seigneur peut garantir une chose qui le rend bon. »

Le pape a conclu, selon son habitude ignatienne, sur la « grâce à demander » : « En cette attente du Seigneur, de Noël, demandons-lui de nous donner un cœur humble, nous donner un cœur pauvre, et surtout un cœur confiant dans le Seigneur, car le Seigneur ne déçoit jamais. »

Vous avez réalisé une crèche de Noël chez vous, envoyez-nous une photo de celle-ci, nous réaliserons un panneau d’exposition de toutes les crèches de nos familles.

Vous pouvez nous les adresser à notre adresse mail : paroisse.leraincy@wanadoo.fr soit par voie postale au 40 Allée du Jardin Anglais, 93340 Le Raincy. Nous vous remercions à l’avance pour votre participation.

LE FILS DE DAVID

1 ère lecture (Mi 5,1-4a) Psaume (Ps 79,2-3.15-16.18-19) 2 ème lecture (He 10,5-10) Evangile (Lc 1,39-45)

Dieu ne se dédit pas. C’est du Peuple que doit venir le salut de Dieu. Pour Michée, le Messie doit donc venir dans la descendance de David puisque c’est lui qui a reçu les promesses solennelles de pérennité pour sa dynastie. Le Christ le dit lui-même quand il s’explique avec les Pharisiens. (Matthieu 22. 42 à 45). Or pas plus que le Peuple et le Fils de l’homme, Jésus, n’est séparable de sa terre, un homme n’est séparable de son enracinement, comme le dit symboliquement le langage courant actuel. L’enracinement de David, c’est la tribu de Juda et Bethléem. La ville, toute petite ville d’ailleurs, avait un pseudonyme :“Ephrata”, la “féconde”, à cause du clan qui réside en ce lieu. En effet, dix siècles avant Jésus, c’est là que l’Esprit de Dieu a guidé le prophète Samuel pour aller chercher celui qui serait le berger du Peuple au nom de Dieu. Dieu continue d’agir de la même manière. C’est dans le plus petit des clans de Juda qu’enfantera “celle qui doit enfanter”. Celle-ci n’étant pas désignée autrement, c’est sans doute parce que Michée fait allusion à l’oracle bien connu d’Isaïe :” C’est le Seigneur lui-même qui doit vous donner un signe. Le voici : la jeune fille est enceinte et va enfanter un fils qu’elle appellera Emmanuel.” (Isaïe 7. 14)

La parole d’Isaïe déborde le temps et servira de support à l’espérance messianique à travers les siècles. Et depuis Isaïe, c’est le propre et la particularité du Peuple de Dieu de n’en rester ni à la seule méditation reconnaissante du passé ni au sens de sa situation dans le moment présent, mais d’être en même temps le signe d’un “à venir”. Celui que doit enfanter “celle qui est l’Emmanuel”, c’est le Verbe éternel, c’est le Seigneur, c’est lui qui donne un signe, puisque “ses origines remontent à l’aube des siècles.” (Michée 5. 2) “Au commencement était le Verbe.” (Jean 1. 1) rappelant ainsi le début du livre de la Genèse. (Ch. 1. 1). Michée ajoute :” Sa puissance s’étendra jusqu’aux extrémités de la terre.” Faut-il s’étonner que des hommes viennent des confins de l’Orient pour lui rendre hommage. Ce que nous fêtons au jour de l’Epiphanie. Quant à la paix (Michée 5. 4) les anges l’annoncent de la part de Dieu dans la nuit de Noël.

Mais Jésus-Christ a fait de lui-même, de son corps et une fois pour toutes, l’expression du don de toute sa volonté. .” (Hébreux 10. 10) Le mystère de l’Incarnation au matin de Noël ne fait qu’un avec le mystère de l’Incarnation rédemptrice. Celui que nous attendons en chaque Avent est le plénitude du mystère même du Fils de Dieu qui est fils de l’homme, fils de David et fils de la Vierge Marie, mort et ressuscité : “Toi qui conduis ton troupeau, resplendis !” (Psaume 79)

Quoi que nous fassions, quels que soient nos reculs, nos délaissements et nos chûtes, Dieu ne se dédit jamais. Grande est sa patience à notre égard. Grande sa miséricorde, parce que grande est sa tendresse et immense son amour pour nous ! « Ce qu’il a fait, il l’a fait pour nous une fois pour toutes ! »

1ère lecture : « De toi sortira celui qui doit gouverner Israël » (Mi 5, 1-4a)

Lecture du livre du prophète Michée

Ainsi parle le Seigneur : Toi, Bethléem Éphrata, le plus petit des clans de Juda, c’est de toi que sortira pour moi celui qui doit gouverner Israël. Ses origines remontent aux temps anciens, aux jours d’autrefois. Mais Dieu livrera son peuple jusqu’au jour où enfantera... celle qui doit enfanter, et ceux de ses frères qui resteront rejoindront les fils d’Israël. Il se dressera et il sera leur berger par la puissance du Seigneur, par la majesté du nom du Seigneur, son Dieu. Ils habiteront en sécurité, car désormais il sera grand jusqu’aux lointains de la terre, et lui-même, il sera la paix ! – Parole du Seigneur.

Psaume : Ps 79 (80), 2a.c.3bc, 15-16a, 18-19

R/ Dieu, fais-nous revenir ; que ton visage s’éclaire, et nous serons sauvés ! (Ps 79, 4)

Berger d’Israël, écoute, resplendis au-dessus des Kéroubim ! Réveille ta vaillance et viens nous sauver. Dieu de l’univers, reviens ! Du haut des cieux, regarde et vois : visite cette vigne, protège-la, celle qu’a plantée ta main puissante. Que ta main soutienne ton protégé, le fils de l’homme qui te doit sa force. Jamais plus nous n’irons loin de toi : fais-nous vivre et invoquer ton nom !

2ème lecture : « Me voici, je suis venu pour faire ta volonté » (He 10, 5-10)

Lecture de la lettre aux Hébreux

Frères, en entrant dans le monde, le Christ dit : Tu n’as voulu ni sacrifice ni offrande, mais tu m’as formé un corps. Tu n’as pas agréé les holocaustes ni les sacrifices pour le péché ; alors, j’ai dit : Me voici, je suis venu, mon Dieu, pour faire ta volonté, ainsi qu’il est écrit de moi dans le Livre. Le Christ commence donc par dire : Tu n’as pas voulu ni agréé les sacrifices et les offrandes, les holocaustes et les sacrifices pour le péché, ceux que la Loi prescrit d’offrir. Puis il déclare : Me voici, je suis venu pour faire ta volonté. Ainsi, il supprime le premier état de choses pour établir le second. Et c’est grâce à cette volonté que nous sommes sanctifiés, par l’offrande que Jésus Christ a faite de son corps, une fois pour toutes. – Parole du Seigneur.

Evangile : « D’où m’est-il donné que la mère de mon Seigneur vienne jusqu’à moi ? » (Lc 1, 39-45)

Acclamation : Alléluia. Alléluia. Voici la servante du Seigneur : que tout m’advienne selon ta parole. Alléluia. (Lc 1, 38)

Évangile de Jésus Christ selon saint Luc

En ces jours-là, Marie se mit en route et se rendit avec empressement vers la région montagneuse, dans une ville de Judée. Elle entra dans la maison de Zacharie et salua Élisabeth. Or, quand Élisabeth entendit la salutation de Marie, l’enfant tressaillit en elle. Alors, Élisabeth fut remplie d’Esprit Saint, et s’écria d’une voix forte : « Tu es bénie entre toutes les femmes, et le fruit de tes entrailles est béni. D’où m’est-il donné que la mère de mon Seigneur vienne jusqu’à moi ? Car, lorsque tes paroles de salutation sont parvenues à mes oreilles, l’enfant a tressailli d’allégresse en moi. Heureuse celle qui a cru à l’accomplissement des paroles qui lui furent dites de la part du Seigneur. – Acclamons la Parole de Dieu.

CALENDRIER

  • Messe tous les jours à 9 h avec l’office des Laudes

  • Tous les samedis matin de 10 h 30 à 12 h 15 un prêtre se tient dans l’église Notre-Dame pour accueillir une démarche du sacrement de réconciliation

  • Adoration du Saint-Sacrement tous les samedis de 9 h 30 à 12 h à la crypte

-Lundi 21 décembre : Saint Pierre Canisius, prêtre

-Mardi 22 décembre : de la férie

-Mercredi 23 décembre : Saint Jean de Kenty, prêtre

-Jeudi 24 décembre : de la férie

-Vendredi 25 décembre : de la férie

-Samedi 26 décembre : de la férie

Horaires des offices de Noël :

Jeudi 24 Décembre : Veillée et messe de la nuit à 18 h; Messe solennelle à minuit

Vendredi 25 Décembre : messe du jour à 9 h à Saint -Louis et à 10 h à Notre Dame

Pour faire une démarche du sacrement de la réconciliation : Jeudi 24 Décembre de 10 h à 12 h et de

15 h à 17 h dans l’église Notre-Dame.

MANCHE 20 DECEMBRE 2015 – 4ème Dimanche de l’Avent

1 ère lecture (Mi 5,1-4a) Psaume (Ps 79,2-3.15-16.18-19) 2 ème lecture (He 10,5-10) Evangile (Lc 1,39-45)

-Lundi 21 décembre : Saint Pierre Canisius, prêtre

-Mardi 22 décembre : de la férie

-Mercredi 23 décembre : Saint Jean de Kenty, prêtre

-Jeudi 24 décembre : de la férie

-Vendredi 25 décembre : de la férie

-Samedi 26 décembre : de la férie

DIMANCHE 27 DECEMBRE 2015 –Sainte Famille de Jésus, Marie, Joseph, fête

1 ère lecture (1 S 1,20-22.24-28) Psaume (Ps 83,3-6.9-10) 2 ème lecture (Jn 3,1-2.21-24) Evangile (Lc 1,39-45)

Messe anticipée : samedi à 18 h à Saint-Louis et à 10 h à Notre-Dame

Célébration du baptême de Joséphine GRASSO

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paroisse du Raincy - dans Feuilles de semaine
18 décembre 2015 5 18 /12 /décembre /2015 21:34

110ème anniversaire de la loi de 1905 : les évêques de France appellent à garder l’esprit originel de la loi.

Il y a cent dix ans était promulguée la loi relative à la séparation des Eglises et de l’Etat dans un contexte de tension extrême entre l’Eglise catholique et la représentation nationale. Cent dix ans d’une mise en œuvre de cette loi dans un esprit d’apaisement, de sagesse et de conciliation ont permis de trouver de justes équilibres. Si cette loi organisait une « séparation », elle n’instaurait pas une « mise à l’écart » ou « une ignorance » des religions. Son article 1° affirme « La République assure la liberté de conscience. Elle garantit le libre exercice des cultes sous les seules restrictions édictées ci-après dans l’intérêt de l’ordre public. » Il s’agit donc d’une loi voulant favoriser l’exercice des libertés. En 1905 le mot « laïcité » n’apparaît pas dans le texte de la loi. Il le sera plus tardivement pour préciser que l’Etat est laïc, c’est-à-dire qu’il ne privilégie aucune religion et que dans son fonctionnement il les respecte toutes, veillant seulement à ce que leur exercice ne perturbe pas l’ordre public.

L’Eglise catholique, depuis des décennies maintenant, ne remet pas en cause cette loi. Elle la respecte. Pour autant, elle constate qu’un courant de pensée existe dans notre pays pour passer d’une laïcité de l’Etat à une laïcisation de la société. Certains voudraient que l’ensemble de la vie en société soit laïque et que les citoyens croyants n’expriment et ne vivent leur foi que dans un strict espace privé de plus en plus réduit, voire même caché.

Nul ne peut ignorer ou récuser le rôle que l’Eglise a pris et prend dans des domaines essentiels de la vie de notre pays au cours de son histoire et encore maintenant ; que l’on songe à l’éducation, la santé, la culture, l’engagement social, le soutien familial, la présence auprès des jeunes ou la solidarité. La foi chrétienne promeut le dialogue au sein de la société française. On peut même penser qu’elle a contribué à la reconnaissance de la dignité de chaque personne humaine comme à celle du vivre ensemble dans une société devenue plurielle.

Le contexte si particulier de notre pays aujourd’hui nécessite de demeurer vigilant dans l’exercice de la laïcité de l’Etat et dans le respect des convictions diverses des citoyens. Evitons la stigmatisation des croyants qui mène à une réduction croissante de leurs possibilités de vivre et de s’exprimer comme citoyens. Croire que réduire leur expression au strict cadre de la vie privée favoriserait la paix sociale est une illusion et une erreur. Cette attitude favorisera l’émergence de courants et d’attitudes fondamentalistes qui pourront s’appuyer sur le sentiment d’être méprisés, rejetés, ignorés ou incitera à se replier sur des formes de vie communautaristes.

C’est ensemble que nous réussirons à imaginer et construire l’avenir de notre pays dans le respect de chacun, en reconnaissant l’apport de tous à la collectivité. La loi de 1905 permet cela. Encore faut-il qu’elle soit appliquée avec vigilance et respect. C’est notre volonté, notre exigence et notre engagement.

Mgr Georges PONTIER, Archevêque de Marseille, Président de la Conférence des évêques de France, Au nom du Conseil permanent de la CEF

Sont membres du Conseil permanent de la CEF : Mgr Georges Pontier, Mgr Pierre-Marie Carré, Mgr Pascal Delannoy, Cardinal André Vingt-Trois, Mgr Jean-Claude Boulanger, Mgr François Fonlupt, Mgr Hubert Herbreteau, Mgr Jean-Paul James, Mgr Stanislas Lalanne, Mgr Benoît Rivière.

Du rite de purification au baptême

1 ère lecture (So 3,14-18a) Cant : Is 12,2.4-6) 2 ème lecture (Ph 4,4-7) Evangile (Lc 3,10-18)

Les rites de purification avec l’eau sont universels. Pourtant les rites de l’Ancien Testament ne leur donnent pas la première place. Celle-ci revient aux rites sacrificiels. Ils existent pourtant dans certains cas. Ainsi le lépreux guéri doit se laver et laver ses vêtements dans l’eau (Lévitique 14. 8) Les récits des évangiles montrent qu’à l’époque de Jésus, ces rites de purification par l’eau s’étaient beaucoup développés : telle l’ablution pour se purifier au retour de la place publique car on pouvait y avoir côtoyé des païens et des pécheurs (Marc 7. 4). De même chez les contemporains de Jésus, quand un non-juif se convertissait (“prosélyte”), il était marqué de la circoncision, signe commun aux enfants d’Abraham. Mais, pour indiquer sa rupture avec le monde païen, il prenait aussi un bain, appelé couramment “baptême des prosélytes”.

Or Jean le Baptiste utilise ce rite du “bain de rupture”. Ceux qui reçoivent son baptême confessent, tout juifs qu’ils soient, qu’ils ne peuvent pas plus s’abriter derrière la seule paternité d’Abraham que leurs ancêtres, lors de la prise de Jérusalem, ne pouvaient se contenter de crier :”Le temple du Seigneur ! le temple du Seigneur !” (Jérémie 7)

Nous sommes au temps de la venue du Messie et ils sont dignes de la colère qui vient. Ils méritent d’être retranchés du peuple. “Qui vous a suggéré de vous soustraire à la colère prochaine ?… N’allez pas dire : nous avons pour père Abraham.” (Luc. 3. 7 et 8) A ceux-là, Jean propose de se reconnaître semblables à des païens et de recevoir un baptême analogue à celui des prosélytes. Alors ils feront à nouveau partie intégrante du Peuple qui attend son Messie. “Il vient celui qui est plus puissant que moi !” Ils doivent se convertir, non pour devenir disciples de Jean, mais pour être prêts à accueillir le Messie. (Luc 3. 7 à 9) Jean précise que le baptême qui sera alors donné par celui qui vient, dépasse, non seulement le sien, mais aussi les sacrifices anciens consumés par le feu.. “Il vous baptisera dans l’Esprit-Saint et dans le feu.” L’offrande, ce n’est ni les fruits de la terre ou des animaux; c’est chacun de nous. Le rite d’autrefois était par le feu. Aujourd’hui, avec le Messie, il est autre. Ce que Dieu attend de nous, ce ne sont pas des gestes extérieurs, c’est notre offrande personnelle, c’est nous-mêmes avec notre vie quotidienne, nos actions comme nos activités, le don de notre cœur et de notre amour à nos frères, qui sont chemins qui nous conduisent au Christ : « J’avais faim, vous m’avez donné … »

1ère lecture : « Le Seigneur exultera pour toi et se réjouira »(So 3, 14-18a)

Lecture du livre du prophète Sophonie

Pousse des cris de joie, fille de Sion ! Éclate en ovations, Israël ! Réjouis-toi, de tout ton cœur bondis de joie, fille de Jérusalem ! Le Seigneur a levé les sentences qui pesaient sur toi, il a écarté tes ennemis. Le roi d’Israël, le Seigneur, est en toi. Tu n’as plus à craindre le malheur.

Ce jour-là, on dira à Jérusalem : « Ne crains pas, Sion ! Ne laisse pas tes mains défaillir ! Le Seigneur ton Dieu est en toi, c’est lui, le héros qui apporte le salut. Il aura en toi sa joie et son allégresse, il te renouvellera par son amour ; il exultera pour toi et se réjouira, comme aux jours de fête. » – Parole du Seigneur.

Cantique : Is 12, 2-3, 4bcde, 5-6

R/ Jubile, crie de joie, car il est grand au milieu de toi, le Saint d’Israël. (cf. Is 12, 6)

Voici le Dieu qui me sauve : j’ai confiance, je n’ai plus de crainte. Ma force et mon chant, c’est le Seigneur ; il est pour moi le salut. Exultant de joie, vous puiserez les eaux aux sources du salut. « Rendez grâce au Seigneur, proclamez son nom, annoncez parmi les peuples ses hauts faits ! » Redites-le : « Sublime est son nom ! » Jouez pour le Seigneur, il montre sa magnificence, et toute la terre le sait. Jubilez, criez de joie, habitants de Sion, car il est grand au milieu de toi, le Saint d’Israël !

2ème lecture : « Le Seigneur est proche » (Ph 4, 4-7)

Lecture de la lettre de saint Paul Apôtre aux Philippiens

Frères, Soyez toujours dans la joie du Seigneur ; je le redis : soyez dans la joie. Que votre bienveillance soit connue de tous les hommes. Le Seigneur est proche. Ne soyez inquiets de rien, mais, en toutes circonstances, priez et suppliez, tout en rendant grâce, pour faire connaître à Dieu vos demandes. Et la paix de Dieu, qui dépasse tout ce qu’on peut concevoir, gardera vos cœurs et vos pensées dans le Christ Jésus. – Parole du Seigneur.

Evangile : « Que devons-nous faire ? » (Lc 3, 10-18)

Acclamation : Alléluia. Alléluia.

L’Esprit du Seigneur est sur moi : il m’a envoyé porter la Bonne Nouvelle aux pauvres. Alléluia. (cf. Is 61, 1)

Évangile de Jésus-Christ selon saint Luc

En ce temps-là, les foules qui venaient se faire baptiser par Jean lui demandaient : « Que devons-nous faire ? » Jean leur répondait : « Celui qui a deux vêtements, qu’il partage avec celui qui n’en a pas ; et celui qui a de quoi manger, qu’il fasse de même ! » Des publicains (c’est-à-dire des collecteurs d’impôts) vinrent aussi pour être baptisés ; ils lui dirent : « Maître, que devons-nous faire ? » Il leur répondit : « N’exigez rien de plus que ce qui vous est fixé. » Des soldats lui demandèrent à leur tour : « Et nous, que devons-nous faire ? » Il leur répondit : « Ne faites violence à personne, n’accusez personne à tort ; et contentez-vous de votre solde. » Or le peuple était en attente, et tous se demandaient en eux-mêmes si Jean n’était pas le Christ. Jean s’adressa alors à tous : « Moi, je vous baptise avec de l’eau ; mais il vient, celui qui est plus fort que moi. Je ne suis pas digne de dénouer la courroie de ses sandales. Lui vous baptisera dans l’Esprit Saint et le feu. Il tient à la main la pelle à vanner pour nettoyer son aire à battre le blé, et il amassera le grain dans son grenier ; quant à la paille, il la brûlera au feu qui ne s’éteint pas. » Par beaucoup d’autres exhortations encore, il annonçait au peuple la Bonne Nouvelle.– Acclamons la Parole de Dieu.

CALENDRIER

  • Messe tous les jours à 9 h avec l’office des Laudes

  • Tous les samedis matin de 10 h 30 à 12 h 15 un prêtre se tient dans l’église Notre-Dame pour accueillir une démarche du sacrement de réconciliation

  • Adoration du Saint-Sacrement tous les samedis de 9 h 30 à 12 h à la crypte

-Lundi 14 décembre : Saint Jean de la Croix

-Mardi 15 décembre : De la férie

-Mercredi 16 décembre : de la férie

-Jeudi 17 décembre : de la férie

-Vendredi 18 décembre : de la férie

-Samedi 19 décembre : de la férie

Rendez-vous de la semaine

-Mardi 15 décembre à 9 h 30 : célébration à l’école Jeanne La Lorraine

-Mercredi 16 décembre à 9 h 30 salle Pierre Lefeuvre : réunion de secteur des journaux paroissiaux

-Mercredi 16 décembre à 14 h 30 salle Pierre Lefeuvre : réunion du groupe MCR (D. RONSIN)

-Mercredi 16 décembre à 17 h salle Pierre Lefeuvre : rencontre des jeunes confirmands

-Mercredi 16 décembre à 20 h 30 salle Pierre Lefeuvre : réunion du groupe Tibériade catéchèse pour adultes ouverte à tous

-Jeudi 17 décembre à 10 h 30 : célébration de Noël à l’école Saint-Louis pour les enfants de la maternelle et du primaire

-Jeudi 17 Décembre à 12 h au presbytère : rencontre des prêtres du secteur de Gagny-le Raincy-Villemomble

-Jeudi 17 décembre à 14 h 30 salle Pierre Lefeuvre : réunion des comités de rédaction des journaux du secteur

- Vendredi 18 Décembre à 10 h 30 : messe à l’école Sainte-Clotilde pour les jeunes du collège et du lycée

-Vendredi 18 décembre à 14 h salle Pierre Lefeuvre : réunion des Equipes Saint-Vincent

Horaires des offices de Noël :

Jeudi 24 Décembre : veillée et messe de la nuit à 18 h; messe solennelle à minuit

Vendredi 25 Décembre : messe du jour à 9 h à Saint -Louis et à 10 h à Notre Dame

Pour faire une démarche du sacrement de la réconciliation : Jeudi 24 Décembre de 10 h à 12 h et de 15 h à 17 h dans l’église Notre-Dame.

DIMANCHE 13 DECEMBRE 2015 – 3ème Dimanche de l’Avent

1 ère lecture (So 3,14-18a) Cant : Is 12,2.4-6) 2 ème lecture (Ph 4,4-7) Evangile (Lc 3,10-18)

DIMANCHE 20 DECEMBRE 2015 – 4ème Dimanche de l’Avent

1 ère lecture (Mi 5,1-4a) Psaume (Ps 79,2-3.15-16.18-19) 2 ème lecture (He 10,5-10) Evangile (Lc 1,39-45)

Messe anticipée : samedi à 18 h à Saint-Louis et à 10 h à Notre-Dame

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paroisse du Raincy - dans Feuilles de semaine
5 décembre 2015 6 05 /12 /décembre /2015 22:08

Entrons dans le jubilé de la Miséricorde

A la faveur d’un temps privilégié, l’Eglise, par la voix du pape François, nous offre d’approfondir durant toute une année notre relation à Dieu en (re)découvrant en Jésus le visage du Père qui fait miséricorde. En creusant ainsi un point central de notre foi, nous sommes appelés à vivre de la miséricorde et à en être les témoins dans toutes nos relations.

Du 8 décembre 2015 au 20 novembre 2016, l’Église catholique célèbre une Année sainte extraordinaire. Le Jubilé de la Miséricorde débutera par l’ouverture de la Porte sainte à la basilique Saint-Pierre de Rome, à l’occasion de la fête de l’Immaculée Conception, puis dans tous les diocèses le 13 décembre et se terminera par la solennité du Christ-Roi.

Au cours de ce Jubilé, laissons-nous surprendre par Dieu

« Il y a des moments où nous sommes appelés de façon encore plus pressante à fixer notre regard sur la miséricorde, afin de devenir nous aussi signe efficace de l’agir du Père. C’est la raison pour laquelle j’ai voulu ce Jubilé Extraordinaire de la Miséricorde, comme un temps favorable pour l’Eglise, afin que le témoignage rendu par les croyants soit plus fort et plus efficace. » Pape François, Bulle d’Indiction, N°3.

« Une Année Sainte extraordinaire pour vivre dans la vie de chaque jour la miséricorde que le Père répand sur nous depuis toujours. Au cours de ce Jubilé, laissons-nous surprendre par Dieu. Il ne se lasse jamais d’ouvrir la porte de son cœur pour répéter qu’il nous aime et qu’il veut partager sa vie avec nous » Pape François, Bulle d’Indiction, N° 25.

Il est venu, il reviendra…

1 ère lecture (Ba 5,1-9) Psaume (Ps 125, 1-6) 2 ème lecture (Ph 1,4-6.8-11) Evangile (Lc 3,1-6)

D’aucuns pourraient se demander si les lectures de ce deuxième dimanche de l’Avent ont le moindre rapport avec la fête de Noël qu’il prépare. Il y est question de Jérusalem et de désert, de captivité, des Philippiens que l’apôtre Paul aime tendrement et de Jean appelant au baptême. Raisonnons en sens inverse. Prenons ces lectures telles que l’Eglise nous les propose. Que nous font-elles découvrir sur le sens véritablement chrétien de Noël ? Sur le sens concret du Noël que nous vivrons dans l’aujourd’hui que Dieu nous donne. Nous pouvons en effet y percevoir trois réponses, trois orientations selon que nous prenons l’époque du Christ, ses contemporains, ou les réalités de son temps.

- Il est venu, il reviendra : Au début de son Evangile, saint Luc atteste qu’il a mené une enquête précise “sur les événements survenus parmi nous.” Il nous renseigne approximativement sur la naissance de Jésus : au temps du roi Hérode, à l’occasion du premier recensement ordonné par l’empereur Auguste et s’appliquant à la région. Pour la véritable inauguration de l’Evangile qu’est la prédication de Jean le Baptiste, les indications sont beaucoup plus précises. Notons au passage que saint Marc commence son Evangile, sans autre préambule, sur la prédication de saint Jean le Baptiste. Une date, une époque. Nous sommes en l’an 15 du règne de l’empereur Tibère. Selon la manière de compter, la date peut osciller entre 27 et 29. Prenant au pied de la lettre la mention, pourtant expressément approximative, des trente ans de Jésus, en saint Luc 3. 23, la tradition en tirera une conclusion pour le début de notre ère chrétienne. En fait Jésus est né quelques années plus tôt, puisqu’Hérode le Grand, le sinistre auteur du massacre des Innocents, est mort en l’an – 4, av. JC.

-Cette vie s’inscrit dans le temps : Ce qui compte, c’est que le temps, l’époque s’inscrivent dans la vie du Fils de l’Homme et que cette vie s’inscrit dans le temps. Il est de Galilée; il n’est pas de nulle part. Il a pour contemporains, Pilate, Tibère, Caïphe; il n’est pas intemporel. Il est bien d’une époque et d’une époque qui marque sa vie et son message, dans le même temps que ce message transcende son époque. Le Christ dont nous avons à témoigner n’est ni un être virtuel construit par imagination, ni un être intemporel, ni un être du passé. Et c’est à nous qu’il demande de le donner à nos frères, inséré dans le temps qu’ils vivent. Le Christ s’est placé, de par la volonté de son Père, au milieu d’hommes qu’il n’a pas tous choisis dans l’auberge de Bethléem. Tous et chacun d’eux ; à leur manière et selon leur comportement, sont porteurs du cheminement du salut que le Christ accomplit pour nous et pour la gloire de son Père. Ce qui nous est demandé, c’est de “ progresser dans la connaissance vraie et la parfaite clairvoyance.” de ce que Dieu attend de nous.

- Dans la joie à la lumière de l’Evangile : Celui qui est venu, ignoré par les puissants de son temps, n’en reste pas moins “plénitude pour la gloire et la louange de Dieu.” (Philippiens 1. 11) Ce bébé qui est confié au silence de l’étable, à l’attention de Joseph et l’amour de la Vierge Marie, reviendra dans la gloire pour nous conduire à notre achèvement (Philippiens 1. 4) A nous, dans une attente vigilante, de progresser grâce à notre amour qui n’est qu’une réciprocité. Car dans le même temps, l’amour du Père nous accompagne, qu’il il le fut pour Jésus. L’horizon ne se confine pas à celui de Noël; il est déjà l’horizon de Pâques : la joie du triomphe sur la mort et l’envoi en mission. “Tout homme verra le salut de Dieu” (Luc 3. 6) “De toutes les nations, faîtes des disciples” (Matthieu 28. 19) “Eveille en nous cette intelligence du coeur qui nous prépare à l’accueillir et à entrer dans sa propre vie.” (Prière d’ouverture). « Puissions-nous être unis à la divinité de celui qui a pris notre humanité. » (liturgie eucharistique) ;

1ère lecture : « Dieu va déployer ta splendeur » (Ba 5, 1-9)

Lecture du livre du prophète Baruc

Jérusalem, quitte ta robe de tristesse et de misère, et revêts la parure de la gloire de Dieu pour toujours, enveloppe-toi dans le manteau de la justice de Dieu, mets sur ta tête le diadème de la gloire de l’Éternel. Dieu va déployer ta splendeur partout sous le ciel, car Dieu, pour toujours, te donnera ces noms : « Paix-de-la-justice » et « Gloire-de-la-piété-envers-Dieu ». Debout, Jérusalem ! Tiens-toi sur la hauteur, et regarde vers l’orient : vois tes enfants rassemblés du couchant au levant par la parole du Dieu Saint ; ils se réjouissent parce que Dieu se souvient. Tu les avais vus partir à pied, emmenés par les ennemis, et Dieu te les ramène, portés en triomphe, comme sur un trône royal. Car Dieu a décidé que les hautes montagnes et les collines éternelles seraient abaissées, et que les vallées seraient comblées : ainsi la terre sera aplanie, afin qu’Israël chemine en sécurité dans la gloire de Dieu. Sur l’ordre de Dieu, les forêts et les arbres odoriférants donneront à Israël leur ombrage ; car Dieu conduira Israël dans la joie, à la lumière de sa gloire, avec sa miséricorde et sa justice. – Parole du Seigneur.

Psaume : Ps 125 (126), 1-2ab, 2cd-3, 4-5, 6

R/ Quelles merveilles le Seigneur fit pour nous : nous étions en grande fête !

(Ps 125, 3)

Quand le Seigneur ramena les captifs à Sion, nous étions comme en rêve ! Alors notre bouche était pleine de rires, nous poussions des cris de joie. Alors on disait parmi les nations : « Quelles merveilles fait pour eux le Seigneur ! » Quelles merveilles le Seigneur fit pour nous : nous étions en grande fête ! Ramène, Seigneur, nos captifs, comme les torrents au désert. Qui sème dans les larmes moissonne dans la joie. Il s’en va, il s’en va en pleurant, il jette la semence ; il s’en vient, il s’en vient dans la joie, il rapporte les gerbes.

2ème lecture : « Dans la droiture, marchez sans trébucher vers le jour du Christ » (Ph 1, 4-6.8-11)

Lecture de la lettre de saint Paul apôtre aux Philippiens

Frères, à tout moment, chaque fois que je prie pour vous tous, c’est avec joie que je le fais, à cause de votre communion avec moi, dès le premier jour jusqu’à maintenant, pour l’annonce de l’Évangile. J’en suis persuadé, celui qui a commencé en vous un si beau travail le continuera jusqu’à son achèvement au jour où viendra le Christ Jésus. Dieu est témoin de ma vive affection pour vous tous dans la tendresse du Christ Jésus. Et, dans ma prière, je demande que votre amour vous fasse progresser de plus en plus dans la pleine connaissance et en toute clairvoyance pour discerner ce qui est important. Ainsi, serez-vous purs et irréprochables pour le jour du Christ, comblés du fruit de la justice qui s’obtient par Jésus-Christ, pour la gloire et la louange de Dieu. – Parole du Seigneur.

Evangile : « Tout être vivant verra le salut de Dieu » (Lc 3, 1-6)

Acclamation : Alléluia. Alléluia. Préparez le chemin du Seigneur, rendez droits ses sentiers : tout être vivant verra le salut de Dieu. Alléluia. (cf. Lc 3, 4.6)

Évangile de Jésus-Christ selon saint Luc

L’an quinze du règne de l’empereur Tibère, Ponce Pilate étant gouverneur de la Judée, Hérode étant alors au pouvoir en Galilée, son frère Philippe dans le pays d’Iturée et de Traconitide, Lysanias en Abilène, les grands prêtres étant Hanne et Caïphe, la parole de Dieu fut adressée dans le désert à Jean, le fils de Zacharie. Il parcourut toute la région du Jourdain, en proclamant un baptême de conversion pour le pardon des péchés, comme il est écrit dans le livre des oracles d’Isaïe, le prophète : Voix de celui qui crie dans le désert : Préparez le chemin du Seigneur, rendez droits ses sentiers. Tout ravin sera comblé, toute montagne et toute colline seront abaissées ; les passages tortueux deviendront droits, les chemins rocailleux seront aplanis ; et tout être vivant verra le salut de Dieu. – Acclamons la Parole de Dieu.

CALENDRIER

  • Messe tous les jours à 9 h avec l’office des Laudes

  • Tous les samedis matin de 10 h 30 à 12 h 15 un prêtre se tient dans l’église Notre-Dame pour accueillir une démarche du sacrement de réconciliation

  • Adoration du Saint-Sacrement tous les samedis de 9 h 30 à 12 h à la crypte

-Lundi 7 décembre : Saint Ambroise

-Mardi 8 décembre : Immaculée conception de la Vierge Marie, Solennité

-Mercredi 9 décembre : de la férie

-Jeudi 10 décembre : de la férie

-Vendredi 11 décembre : de la férie

-Samedi 12 décembre : de la férie

Rendez-vous de la semaine

- Mardi 8 Décembre : Fête de l’Immaculée conception de la Vierge Marie. Ouverture à Rome par le pape François de l’Année Sainte de la Miséricorde. De 19 h 30 à 20 h 30 Veillée de prière en l’église Saint-Louis de Villemomble.

-Jeudi 10 Décembre à 17 h salle Pierre Lefeuvre : groupe biblique paroissial sur saint Luc

-Vendredi 11 décembre à 20 h 30 à la Maison diocésaine, 4 avenue Pasteur à Bondy : conférence débat sur le thème : qui sont les jeunes musulmans en Seine saint Denis ?

Samedi 12 et Dimanche 13 Décembre salle Pierre Lefeuvre : Marché de Noël de la paroisse de 10 h à 18 h

  • è N’hésitons pas à mettre en

  • avant nos talents de pâtissiers pour à

  • apporter sur place les matins. MERCI

  • è Un petit coup de main pour

  • l’installation ? Vendredi 11 à 18 h 30

-Dimanche 13 Décembre : Célébration œcuménique d’accueil de la lumière de Béthléem avec les différents scoutismes :

-12 h 30 repas partagé au Temple protestant (17 allée de l’Ermitage), chacun apporte de quoi partager

-15 h : célébration dans l’église Notre-Dame (des veilleuses seront en vente au marché de Noël et aux différentes messes (5 euros)

-Dimanche 13 Décembre : Jubilé de la Miséricorde : Ouverture de la Porte Sainte de la Cathédrale de Saint-Denis : de 15 h 30 à 17 h, liturgie de la Parole présidée par Monseigneur Pascal Delannoy.

DIMANCHE 6 DECEMBRE 2015 – 2ème Dimanche de l’Avent

1 ère lecture (Ba 5,1-9) Psaume (Ps 125, 1-6) 2 ème lecture (Ph 1,4-6.8-11)

Evangile (Lc 3,1-6)

DIMANCHE 13 DECEMBRE 2015 – 3ème Dimanche de l’Avent

1 ère lecture (So 3,14-18a) Cant : Is 12,2.4-6) 2 ème lecture (Ph 4,4-7) Evangile (Lc 3,10-18)

Messe anticipée : samedi à 18 h à Saint-Louis et à 10 h à Notre-Dame

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paroisse du Raincy - dans Feuilles de semaine
1 décembre 2015 2 01 /12 /décembre /2015 20:37

Samedi 12 et Dimanche 13 Décembre : Marché de Noël de la paroisse de 10 h à 18 h, salle Pierre Lefeuvre, 4 allée de Verdun au Raincy

VENONS NOMBREUX !

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paroisse du Raincy - dans A noter dans nos agendas
1 décembre 2015 2 01 /12 /décembre /2015 20:26

"Le dialogue œcuménique et interreligieux n’est pas un luxe"

Je suis heureux de votre présence aujourd’hui et de l’opportunité de partager ces moments de réflexion avec vous. De façon particulière, je voudrais remercier Monseigneur Kairo, l’Archevêque Wabukala et le Professeur El-Busaidy pour leurs paroles de bienvenue en votre nom et au nom de leurs communautés respectives.

Quand je visite les catholiques d’une Église locale, il est toujours important pour moi d’avoir l’occasion de rencontrer les leaders des autres communautés chrétiennes et des autres traditions religieuses. C’est mon espérance que ce temps passé ensemble puisse être un signe de l’estime de l’Église pour les membres de toutes les religions et renforcer les liens d’amitié qui existent déjà entre nous. À dire vrai, notre relation nous place devant des défis ; elle nous place devant des interrogations. Toutefois, le dialogue œcuménique et interreligieux n’est pas un luxe. Ce n’est pas quelque chose de supplémentaire ou d’optionnel, mais il est essentiel, c’est quelque chose dont notre monde, blessé par des conflits et des divisions, a toujours plus besoin.

En effet, les croyances religieuses et la manière de les pratiquer influencent ce que nous sommes et la compréhension du monde environnant. Elles sont pour nous source d’illumination, de sagesse et de solidarité, et de cette façon, elles enrichissent la société dans laquelle nous vivons. En prenant soin de la croissance spirituelle de nos communautés, en formant les esprits et les cœurs à la vérité et aux valeurs enseignées par nos traditions religieuses, nous devenons une bénédiction pour les communautés dans lesquelles vivent nos gens.

Dans une société démocratique et pluraliste comme celle-ci, la coopération entre les leaders religieux et leurs communautés devient un important service du bien commun. À cette lumière, et dans un monde toujours plus interdépendant, nous voyons toujours plus clairement la nécessité de la compréhension interreligieuse, de l’amitié et de la collaboration dans la défense de la dignité conférée par Dieu à chaque individu et aux peuples, et leur droit à vivre dans la liberté et le bonheur.

En promouvant le respect de cette dignité et de ces droits, les religions jouent un rôle essentiel dans la formation des consciences, dans le fait d’insuffler aux jeunes les profondes valeurs spirituelles de nos traditions respectives et dans la préparation de bons citoyens, capables d’infuser dans la société civile l’honnêteté, l’intégrité et une vision du monde qui valorise la personne humaine par rapport au pouvoir et au gain matériel.

Je pense ici à l’importance de notre conviction commune selon laquelle le Dieu que nous cherchons à servir et un Dieu de paix. Son saint Nom ne doit jamais être utilisé pour justifier la haine et la violence. Je sais qu’il est vivant en vous le souvenir laissé par les attaques barbares à Westgate Mall, à Garissa University College et à Mandera. Trop souvent des jeunes sont rendus extrémistes au nom de la religion pour semer discorde et peur, et pour déchirer le tissu même de notre société. Comme il est important que nous soyons reconnus comme des prophètes de paix, des artisans de paix qui invitent les autres à vivre dans la paix, dans l’harmonie et le respect réciproque ! Puisse le Tout-Puissant toucher les cœurs de ceux qui commettent cette violence et accorde sa paix à nos familles et à nos communautés.

Chers amis, cette année est l’année du cinquantième anniversaire de la clôture du Concile Vatican II, où l’Église catholique s’est engagée dans le dialogue œcuménique et interreligieux au service de la compréhension et de l’amitié. J’entends réaffirmer cet engagement, qui naît de notre conviction de l’universalité de l’amour de Dieu et du salut qu’il offre à tous.

Le monde justement s’attend à ce que les croyants travaillent ensemble avec les personnes de bonne volonté pour affronter les nombreux problèmes qui se répercutent sur la famille humaine. En regardant l’avenir, prions afin que tous les hommes et toutes les femmes se considèrent comme des frères et des sœurs, pacifiquement unis dans et à travers leurs différences. Prions pour la paix ! Je vous remercie pour votre attention et je demande à Dieu tout-puissant de vous accorder ainsi qu’à vos communautés l’abondance de ses bénédictions.

Pape François en voyage au Kenya

UNE NOUVELLE ANNÉE LITURGIQUE

1 ère lecture (Jr 33, 14-16) Psaume (Ps 24, 4-5ab, 8-9, 10.14) 2 ème lecture (1 Th 3, 12 – 4, 2)

Evangile (Lc 21, 25-28.34-36)

Le Seigneur nous donne la grâce et la joie d’ouvrir une nouvelle année liturgique en commençant par sa première étape : l’Avent, période qui fait mémoire de la venue de Dieu au milieu de nous. Chaque commencement porte en soi une grâce particulière, parce qu’il est béni par le Seigneur. Le temps passe sans jamais s’arrêter et il nous est souvent difficile d’accepter ce changement continu. Pendant cet Avent, il nous sera donné une fois encore de faire l’expérience de la proximité de Celui qui a créé le monde, qui oriente l’histoire et qui a pris soin de nous jusqu’à arriver à ce sommet de sa complaisance : se faire homme. C’est justement le grand et fascinant mystère du Dieu avec nous, et même du Dieu qui se fait l’un de nous, que nous allons célébrer ces prochaines semaines, en marchant vers le saint Noël. C’est aujourd’hui le début d’une nouvelle année liturgique. Le temps passe sans jamais s’arrêter et il nous est souvent difficile d’accepter ce changement continu. » (Benoît XVI). Le temps de l’Avent nous rappelle que le temps est un don précieux. Il est limité et nous devons l’utiliser le mieux possible. Notre vie est une marche vers l’avant et nous ne pouvons ni arrêter le temps, ni revenir en arrière. Cette nouvelle année liturgique nous réserve des nouveautés, des surprises, des conquêtes, des défaites. Notre vie est une marche vers un à venir, un avenir. Nous ne pouvons ni arrêter le temps, ni revenir en arrière. Il nous faut continuer à avancer, même si parfois la route est difficile.

Marie et Joseph ont quitté Nazareth, les habitudes de l’atelier et leur famille. Ils ont pris le chemin qui les mène vers une auberge, une foule bruyante inconnue et une étable. Et Dieu en fit sa demeure humaine, temporaire, pour y commencer son cheminement avec nous. Désormais et définitivement, nous avons à cheminer avec Lui.

Le temps de l’Avent nous rappelle que le temps, en chaque instant, est un don précieux. Il est limité et nous devons l’utiliser le mieux possible, puisqu’il est le temps de Dieu parmi nous, puisqu’il vient partager le nôtre.

1ère lecture : « Je ferai germer pour David un Germe de justice » (Jr 33, 14-16)

Lecture du livre du prophète Jérémie

Voici venir des jours – oracle du Seigneur – où j’accomplirai la parole de bonheur que j’ai adressée à la maison d’Israël et à la maison de Juda : En ces jours-là, en ce temps-là, je ferai germer pour David un Germe de justice, et il exercera dans le pays le droit et la justice. En ces jours-là, Juda sera sauvé, Jérusalem habitera en sécurité, et voici comment on la nommera : « Le-Seigneur-est-notre-justice. » – Parole du Seigneur.

Psaume : Ps 24 (25), 4-5ab, 8-9, 10.14

R/ Vers toi, Seigneur, j’élève mon âme, vers toi, mon Dieu. (Ps 24, 1b-2)

Seigneur, enseigne-moi tes voies, fais-moi connaître ta route. Dirige-moi par ta vérité, enseigne-moi, car tu es le Dieu qui me sauve. Il est droit, il est bon, le Seigneur, lui qui montre aux pécheurs le chemin. Sa justice dirige les humbles, il enseigne aux humbles son chemin. Les voies du Seigneur sont amour et vérité pour qui veille à son alliance et à ses lois. Le secret du Seigneur est pour ceux qui le craignent ; à ceux-là, il fait connaître son alliance.

2ème lecture : « Que le Seigneur affermisse vos cœurs lors de la venue de notre Seigneur Jésus » (1 Th 3, 12 – 4, 2)

Lecture de la première lettre de saint Paul apôtre aux Thessaloniciens

Frères, que le Seigneur vous donne, entre vous et à l’égard de tous les hommes, un amour de plus en plus intense et débordant, comme celui que nous avons pour vous. Et qu’ainsi il affermisse vos cœurs, les rendant irréprochables en sainteté devant Dieu notre Père, lors de la venue de notre Seigneur Jésus avec tous les saints. Amen. Pour le reste, frères, vous avez appris de nous comment il faut vous conduire pour plaire à Dieu ; et c’est ainsi que vous vous conduisez déjà. Faites donc de nouveaux progrès, nous vous le demandons, oui, nous vous en prions dans le Seigneur Jésus. Vous savez bien quelles instructions nous vous avons données de la part du Seigneur Jésus. – Parole du Seigneur.

Evangile : « Votre rédemption approche » (Lc 21, 25-28.34-36)

Acclamation : Alléluia. Alléluia. Fais-nous voir, Seigneur, ton amour, et donne-nous ton salut. Alléluia. (Ps 84, 8)

Évangile de Jésus-Christ selon saint Luc

En ce temps-là, Jésus parlait à ses disciples de sa venue : « Il y aura des signes dans le soleil, la lune et les étoiles. Sur terre, les nations seront affolées et désemparées par le fracas de la mer et des flots. Les hommes mourront de peur dans l’attente de ce qui doit arriver au monde, car les puissances des cieux seront ébranlées. Alors, on verra le Fils de l’homme venir dans une nuée, avec puissance et grande gloire. Quand ces événements commenceront, redressez-vous et relevez la tête, car votre rédemption approche. Tenez-vous sur vos gardes, de crainte que votre cœur ne s’alourdisse dans les beuveries, l’ivresse et les soucis de la vie, et que ce jour-là ne tombe sur vous à l’improviste comme un filet ; il s’abattra, en effet, sur tous les habitants de la terre entière. Restez éveillés et priez en tout temps : ainsi vous aurez la force d’échapper à tout ce qui doit arriver, et de vous tenir debout devant le Fils de l’homme. » – Acclamons la Parole de Dieu.

CALENDRIER

  • Messe tous les jours à 9 h avec l’office des Laudes

  • Tous les samedis matin de 10 h 30 à 12 h 15 un prêtre se tient dans l’église Notre-Dame pour accueillir une démarche du sacrement de réconciliation

  • Adoration du Saint-Sacrement tous les samedis de 9 h 30 à 12 h à la crypte

Kermesse de la communauté protestante ce dimanche 29 novembre de 11 h 30 à 17 h 30 avec un déjeuner à 12 h 30

-Lundi 30 novembre : Saint André

-Mardi 1er décembre : Saint Eloi

-Mercredi 2 décembre : de la férie

-Jeudi 3 décembre : Saint-François Xavier

-Vendredi 4 décembre : de la férie

-Samedi 5 décembre : de la férie

Rendez-vous de la semaine

- Lundi 30 novembre de 12 h à 14 h : rencontre des membres de l’UDPP (dialogue interreligieux) avec les enseignants du Collège Corot

- Lundi 30 Novembre à 20 h 30 au presbytère : réunion du Conseil des Affaires Economiques

- Mardi 1 er décembre à 14 h salle P. Lefeuvre : Goûters des anciens organisé par les Equipes Saint-Vincent

-Jeudi 3 décembre à 20 h 30 salle Pierre Lefeuvre : réunion de l’Equipe d’Animation Paroissiale

-Jeudi 3 décembre à 20 h 30 salle Pierre Lefeuvre : réunion du groupe biblique oecuménique

-Vendredi 4 décembre à 20 h 30 salle Pierre Lefeuvre : catéchèse pour les catéchumènes adultes et les accompagnateurs

-Samedi 5 Décembre à 10 h à 12 h à l’église Notre-Dame : célébration de réconciliation pour les enfants de la catéchèse de CM2 , 6 ème et 5 ème

Samedi 12 et Dimanche 13 Décembre : Marché de Noël de la paroisse de 10 h à 18 h, salle Pierre Lefeuvre. Appel aux bonnes volontés pour la confection de gâteaux maison

Des travaux urgents sur le clocher doivent être réalisés : coût 7 120,00 € … Merci à celles et ceux qui ont répondu au nouvel appel du denier. Il est encore temps de faire un don pour les autres. Un grand Merci !

DIMANCHE 29 NOVEMBRE 2015 – 1 er Dimanche de l’Avent

1 ère lecture (Jr 33, 14-16) Psaume (Ps 24, 4-5ab, 8-9, 10.14) 2 ème lecture (1 Th 3, 12 – 4, 2)

Evangile (Lc 21, 25-28.34-36)

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DIMANCHE 6 DECEMBRE 2015 – 2ème Dimanche de l’Avent

1 ère lecture (Ba 5,1-9) Psaume (Ps 125, 1-6) 2 ème lecture (Ph 1,4-6.8-11)

Evangile (Lc 3,1-6)

Messe anticipée : samedi à 18 h à Saint-Louis et à 10 h à Notre-Dame

Messe animée par les enfants de la catéchèse.

Première étape de baptême des enfants de la catéchèse

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paroisse du Raincy - dans Feuilles de semaine
20 novembre 2015 5 20 /11 /novembre /2015 22:46

Déclaration commune des responsables des communautés juive, catholique, protestante et musulmane membres de l’UDPP-93 : Union pour le Dialogue, le Partage et la Paix en Seine-Saint-Denis

Le 20 novembre 2015

Notre pays est terriblement éprouvé par les événements qui se sont produits dans la nuit du vendredi 13 Novembre à Stade de France et à Paris, ainsi que dans le centre ville de Saint-Denis, mercredi. Une telle irruption brutale de la violence et de la mort, le massacre de victimes innocentes, rendent difficiles les explications.

Nous sommes assommés …

Comment expliquer une telle violence et une telle haine en l’homme ?

Peuvent alors naître en nous des sentiments de peur, de colère, de haine et un désir de vengeance.

IL nous faut résister. Ne serait-ce que pour ne pas donner un sentiment de victoire aux terroristes, qui, après avoir voulu détruire les valeurs fondamentales de l’humanité, sèment la terreur. Résister ne veut pas dire se résigner, ni évacuer le tragique de la situation mondiale dans laquelle la France est engagée, dans laquelle nous sommes engagés.

Nous devons tous nous unir derrière les valeurs fondamentales qui font la force et la grandeur de notre nation. En écrivant ces quelques lignes, nous voulons affirmer, ensemble, notre profonde émotion, nous rendre proches de toutes les familles des victimes, des blessés, conscients des traumatismes énormes subis par tous, et tenter d’apporter et de témoigner d’une parole d’espérance auprès de nos communautés respectives, en priant en communion les uns avec les autres.

Parce que nous croyons tous en un Dieu qui veut la vie de l’homme et non sa mort, à travers nos religions et nos traditions spirituelles, nous voulons continuer d’annoncer sans relâche l’authentique message de paix et de vie contenus dans nos Livres.

Nous devons affirmer et coopérer avec tous les hommes et femmes de notre société, à l’unité de la famille humaine, parce que voulue par Dieu créateur, en qui, croyants, nous mettons tous notre foi et notre espérance. Nous voulons humblement contribuer au maintien de la cohésion sociale dans notre département, dans notre pays. Nous avons besoin du concours de tous et chacun(e). Enfin, nous avons une pensée envers les victimes quotidiennes de tous les groupes fanatiques et extrémistes dans le monde, de Daech au Moyen-Orient. Nous ne les oublions pas.

Rabbin Moché LEWIN Communauté juive

Père Frédéric BENOIST Communauté catholique

Imam Lahcene LABLACK Communauté musulmane

Pasteur Serge WÜTHRICH Communauté protestante

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paroisse du Raincy - dans Déclarations & documents
20 novembre 2015 5 20 /11 /novembre /2015 22:36

« Je suis bouleversé et empli de douleur », confie le pape François, joint au téléphone par la télévision catholique italienne TV2000 après les attentats de Paris. Une interview exceptionnelle pour un événement aussi tragique. Voici notre traduction de ce dialogue ému.


Lucio Brunelli - Sainteté, quelles sont vos pensées, vos sentiments devant le massacre de Paris ?
Pape François - Je suis bouleversé et empli de douleur. Je ne comprends pas, mais ces choses sont difficiles à comprendre, faites par des êtres humains. C’est pour cela que je suis bouleversé, empli de douleur, et je prie. Je suis tellement proche du peuple français tellement aimé, je suis proche des familles et je prie pour eux tous.


Vous avez parlé souvent d’une troisième guerre par morceaux…


C’est un morceau, il n’y a pas de justification pour ces choses.
Il ne peut surtout pas y avoir de justification religieuse….


Religieuse et humaine. Ce n’est pas humain. C’est pourquoi je suis proche de tous ceux qui souffrent et de toute la France que j’aime tant.
Le pape François a aussi posté ce tweet sur son compte @Pontifex_fr , ce samedi 14 novembre :
“J’exprime ma profonde douleur pour les attaques terroristes de Paris. Priez avec moi pour les victimes et leurs familles. #‎PrayerForParis “


Prière pour la paix dans l’esprit de Thibirine, rédigée par frère Dominique Motte, du Couvent des Dominicains de Lille, suite aux attentats de Paris (13 novembre 2015).


Désarme-les : déjà on s’habituait à ce que cette violence extrême soit le sinistre pain quotidien de l’Irak, de la Syrie, de la Palestine, de la Centrafrique, du Soudan, de l’Érythrée, de l’Afghanistan. Elle nous gagne à présent. Qui ne voit qu’elle pourrait en retour susciter chez nous des violences sans fin ou une progressive tombée dans la peur ou le désespoir ?
Désarme-les : que surgissent parmi eux aussi des prophètes, des prophètes qui leur crient leur indignation, leur honte de voir à ce point défigurées l’image de l’Homme, l’image de Dieu, et leur conviction qu’agissant ainsi ils creusent définitivement leur propre tombe.
Désarme-les, en nous donnant, s’il le faut, puisqu’il le faut, de prendre les moyens de protéger des innocents, avec détermination. Mais sans haine.
Désarme-nous aussi : en France, en Occident, sans justifier bien-sûr un tel déchaînement de vengeance, l’Histoire explique bien des choses. Donne-nous, Seigneur, de savoir écouter des prophètes guidés par ton Esprit. Que nous ne désespérions jamais de chercher à comprendre, même si nous restons confondus par l’ampleur du mal en ce monde.
Désarme-nous : garde-nous de nous crisper derrière des portes closes, derrière des mémoires sourdes et aveugles, derrière des privilèges que nous ne voudrions pas partager.
Désarme-nous : à l’image de ton Fils adorable. Dont la logique intérieure est la seule qui puisse être à la hauteur des événements qui nous frappent : « On ne prend pas ma vie, c’est moi qui la donne ».


LA ROYAUTE DU FILS DE L’HOMME
1ère lecture (Dn 7, 13-14) Psaume (Ps 92,1-2.5) 2ème lecture (Ap 1, 5-8) Evangile (Jn 18, 33b-37)


Au moment des grandes persécutions, sous Antiochus Epiphane, l’espérance s’exprime dans l’avènement du Royaume. C’est la révolte des Macchabées qui voudrait le rétablir. C’est la vision du prophète Daniel que nous lisons ce dimanche dans la première lecture : « En ce temps-là viendra le salut de ton Peuple. »
Voici que vient en effet le jour du Fils de l’Homme. Il représente le Peuple enfin libéré de l’asservissement et recevant de Dieu « domination, gloire et royauté. » Initialement, cette figure est collective. Avec le temps elle devient de plus en plus personnelle en la personne du Messie, attendu comme roi d’Israël par un don de Dieu. A l’époque du Christ, bien des révoltes contre les Romains s’inspirent de cette attente.
Le Christ revendique cette royauté, mais une royauté qui n’est pas de ce monde. Il ne veut pas la tenir du Tentateur et rejette les propositions terrestres que Satan lui fait miroiter. « A l’heure de passer de ce monde à son Père », il revendique pour lui-même la prophétie de Daniel.
Relire les textes du procès de Jésus à la lumière de ces textes de la tentation ou de la vision de Daniel, donne une grande dimension aux paroles du Christ. Dans le même temps, s’il est qualifié de « roi des Juifs », c’est que le pouvoir romain ne reconnaissait pas l’autonomie politique d’un Etat souverain. Il est le roi d’un peuple auquel ce même pouvoir reconnaissait des droits et des usages religieux particuliers.
Dieu, par son Fils, redevient le Seigneur de son Peuple. Cette royauté dépasse ce Peuple et s’exerce sur toutes les nations : « C’est le Seigneur qui règne. » (Psaume 95. 10)

1ère lecture : « Sa domination est une domination éternelle » (Dn 7, 13-14)


Lecture du livre du prophète Daniel


Moi, Daniel, je regardais, au cours des visions de la nuit, et je voyais venir, avec les nuées du ciel, comme un Fils d’homme ; il parvint jusqu’au Vieillard, et on le fit avancer devant lui. Et il lui fut donné domination, gloire et royauté ; tous les peuples, toutes les nations et les gens de toutes langues le servirent. Sa domination est une domination éternelle, qui ne passera pas, et sa royauté, une royauté qui ne sera pas détruite. – Parole du Seigneur.


Psaume : Ps 92 (93), 1abc, 1d-2, 5


R/ Le Seigneur est roi ; il s’est vêtu de magnificence. (Ps 92, 1ab)


Le Seigneur est roi ; il s’est vêtu de magnificence, le Seigneur a revêtu sa force. Et la terre tient bon, inébranlable ; dès l’origine ton trône tient bon, depuis toujours, tu es. Tes volontés sont vraiment immuables : la sainteté emplit ta maison, Seigneur, pour la suite des temps.


2ème lecture : « Le prince des rois de la terre a fait de nous un royaume et des prêtres pour son Dieu » (Ap 1, 5-8)


Lecture de l’Apocalypse de saint Jean


À vous, la grâce et la paix, de la part de Jésus-Christ, le témoin fidèle, le premier-né des morts, le prince des rois de la terre. À lui qui nous aime, qui nous a délivrés de nos péchés par son sang, qui a fait de nous un royaume et des prêtres pour son Dieu et Père, à lui, la gloire et la souveraineté pour les siècles des siècles. Amen. Voici qu’il vient avec les nuées, tout œil le verra, ils le verront, ceux qui l’ont transpercé ; et sur lui se lamenteront toutes les tribus de la terre. Oui ! Amen ! Moi, je suis l’Alpha et l’Oméga, dit le Seigneur Dieu, Celui qui est, qui était et qui vient, le Souverain de l’univers. – Parole du Seigneur.


Evangile : « C’est toi-même qui dis que je suis roi » (Jn 18, 33b-37)


Acclamation : Alléluia. Alléluia. Béni soit celui qui vient au nom du Seigneur ! Béni soit le Règne qui vient, celui de David, notre père. Alléluia (Mc 11, 9b-10a)


Évangile de Jésus-Christ selon saint Jean


En ce temps-là, Pilate appela Jésus et lui dit : « Es-tu le roi des Juifs ? » Jésus lui demanda : « Dis-tu cela de toi-même, ou bien d’autres te l’ont dit à mon sujet ? » Pilate répondit : « Est-ce que je suis juif, moi ? Ta nation et les grands prêtres t’ont livré à moi : qu’as-tu donc fait ? » Jésus déclara : « Ma royauté n’est pas de ce monde ; si ma royauté était de ce monde, j’aurais des gardes qui se seraient battus pour que je ne sois pas livré aux Juifs. En fait, ma royauté n’est pas d’ici. » Pilate lui dit « Alors, tu es roi ? » Jésus répondit : « C’est toi-même qui dis que je suis roi. Moi, je suis né, je suis venu dans le monde pour ceci : rendre témoignage à la vérité. Quiconque appartient à la vérité écoute ma voix. » – Acclamons la Parole de Dieu.


CALENDRIER


Messe tous les jours à 9 h avec l’office des Laudes
Tous les samedis matin de 10 h 30 à 12 h 15 un prêtre se tient dans l’église Notre-Dame pour accueillir une démarche du sacrement de réconciliation
Adoration du Saint-Sacrement tous les samedis de 9 h 30 à 12 h à la crypte



-Lundi 23 novembre : de la férie
-Mardi 24 novembre : Les martyrs du Vietnam
-Mercredi 25 novembre : de la férie
-Jeudi 26 novembre : de la férie
-Vendredi 27 novembre : de la férie
-Samedi 28 novembre : de la férie

DIMANCHE 22 NOVEMBRE 2015 – LE CHRIST, ROI DE L’UNIVERS, Solennité

1ère lecture (Dn 7, 13-14) Psaume (Ps 92,1-2.5) 2ème lecture (Ap 1, 5-8) Evangile (Jn 18, 33b-37)

) DIMANCHE 29 NOVEMBRE 2015 – 1er Dimanche de l’Avent

1ère lecture (Jr 33, 14-16) Psaume (Ps 24 (25), 4-5ab, 8-9, 10.14) 2ème lecture (1 Th 3, 12 – 4, 2)

Evangile (Lc 21, 25-28.34-36)

Messe anticipée : samedi à 18 h à Saint-Louis et à 10 h à Notre-Dame

QUETE POUR LES CHANTIERS DU CARDINAL



Rendez-vous de la semaine

- Samedi 28 Novembre à 18 h salle Pierre Lefeuvre : réunion des 4èmes-3èmes

- Dimanche 29 Novembre à 11 h 15 : célébration pour les 3-7 ans et leurs parents à la crypte de l’église Notre-Dame
- Dimanche 29 Novembre à 12 h 30 salle Pierre Lefeuvre : retour pour les pèlerins de Terre Sainte

Dimanche 29 Novembre à 15 h salle Jean XXIII (à coté de la chapelle de Notre-Dame des Anges) : réflexion autour de la construction d’une nouvelle église à Clichy-sous-Bois. Venons apporter nos idées et soutenir la communauté de Clichy-sous-Bois


« Entrer en Avent » : halte spirituelle à l'Abbaye de Jouarre

Dimanche 29 novembre 2015 de 8h00 à 19h00
Le service diocésain de spiritualité propose une halte spirituelle à l'Abbaye de Jouarre pour accueillir encore et encore le Seigneur qui aime notre temps et nous convie à l’aimer davantage : en choisissant de quitter un moment l’ordinaire du temps pour l’habiter ensuite avec une espérance renouvelée, en vivant des moments de prière personnelle, en participant à la liturgie des sœurs bénédictines (contact : Madame Françoise BOISARD : 06 61 23 71 79 -mboisard@free.fr)

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18 novembre 2015 3 18 /11 /novembre /2015 21:16

Message de Pascal Delannoy, Evêque de Saint-Denis-en-France, 18 novembre 2015

Plus que jamais servons la fraternité et la paix !

Alors que les opérations de police viennent de s'achever dans le centre ville de Saint-Denis, je pense aux habitants et tout particulièrement aux familles et aux enfants qui ont vécu des heures d'angoisse. Nous savons combien il est effrayant d'entendre à proximité de chez soi le bruit des fusillades et des explosions tout en ayant très peu d'informations sur les opérations en cours.

J'espère que dans les jours à venir chacun trouvera la force d’exprimer ce qu'il a vécu et ressenti afin de retrouver une plus grande sérénité. Je pense également aux forces de l'ordre qui sont intervenues dans des conditions très difficiles au regard de la densité des immeubles du centre ville ; leur courage n’a pas épargné à plusieurs d’entre eux d’être blessés.

La population de Saint-Denis – que je fréquente régulièrement – dans sa grande diversité culturelle et religieuse, souhaite vivre dans la paix et la fraternité. Comme j’ai pu le dire samedi dernier après les attentats de Paris et du Stade de France, beaucoup d’hommes et de femmes œuvrent en ce sens au fil des jours. Qu’ils ne se découragent pas !

Ensemble et avec persévérance nous voulons poursuivre ce chemin tout en dénonçant clairement et fermement ceux, qui par leurs paroles et leurs actes, sèment la division, la violence et la mort.

J’invite tous ceux qui le souhaitent à participer à un temps de recueillement et de prière à la basilique cathédrale Saint-Denis ce vendredi 20 novembre à 18h00.

+ Pascal DELANNOY

Evêque de Saint-Denis-en-France

Le 18 novembre 2015

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16 novembre 2015 1 16 /11 /novembre /2015 19:29

HOMÉLIE DU CARDINAL ANDRÉ VINGT-TROIS - MESSE À L’INTENTION DES VICTIMES DES ATTENTATS DU 13 NOVEMBRE 2015, DE LEURS PROCHES ET À L’INTENTION DE LA FRANCE


Cathédrale Notre-Dame de Paris, dimanche 15 novembre 2015
33e dimanche du Temps ordinaire - Année B Messe à l’intention des victimes des attentats du 13 novembre 2015 à Paris et à Saint Denis et de leurs proches ainsi qu’à l’intention de la France en la cathédrale Notre-Dame de Pa
Homélie du cardinal André Vingt-Trois
Dn 12, 1-3 ; Ps 15 ; He 10, 11-14.18 ; Mc 13, 24-32
Les événements tragiques qui ont frappé notre pays ces jours-ci, -et particulièrement Paris et Saint-Denis-, plongent nos concitoyens dans l’effroi et la stupeur. Ils nous posent deux redoutables questions : en quoi notre mode de vie peut-il provoquer une agression aussi barbare ? A cette première question, nous répondons volontiers par l’affirmation de notre attachement aux valeurs de la République, mais l’événement nous oblige à nous interroger sur le prix à payer pour cet attachement et à un examen de ces valeurs. La deuxième question est encore plus redoutable car elle instille un soupçon dans beaucoup de familles : comment des jeunes formés dans nos écoles et nos cités peuvent-ils connaître une détresse telle que le fantasme du califat et de sa violence morale et sociale puissent représenter un idéal mobilisateur ? Nous savons que la réponse évidente des difficultés de l’intégration sociale ne suffit pas à expliquer l’adhésion d’un certain nombre au djihadisme bien qu’ils échappent apparemment à l’exclusion sociale. Comment ce chemin de la barbarie peut-il devenir un idéal ? Que dit ce basculement sur les valeurs que nous défendons ?
La foi chrétienne peut-elle nous être de quelque secours dans le désarroi qui s’est abattu sur nous ? A la lumière des lectures bibliques que nous venons d’entendre, je voudrais vous proposer trois éléments de réflexion.
1. « Dieu, mon seul espoir. » (Psaume15)
Le psaume 15, comme beaucoup d’autres psaumes, est un cri de foi et d’espérance. Pour le croyant dans la détresse, Dieu est le seul recours fiable : « Il est à ma droite, je suis inébranlable. »
C’est peu dire que les tueries sauvages de ce vendredi noir ont plongé dans la détresse des familles entières. Et cette détresse est d’autant plus profonde qu’il ne peut pas y avoir d’explications rationnelles qui justifieraient l’exécution aveugle de dizaines de personnes anonymes. Mais si la haine et la mort ont une logique, elles n’ont pas de rationalité. Bien sûr, nous avons besoin de dire des mots, nous avons besoin que des mots soient dits et que nous les entendions, mais nous sentons tous que ces paroles ne vont pas au-delà d’un réconfort immédiat. Avec l’irruption aveugle de la mort, c’est la situation de chacun d’entre nous qui devient incontournable. Le croyant, comme tout un chacun, est confronté à cette réalité inéluctable, proche ou lointaine, mais certaine : notre existence est marquée par la mort. On peut essayer de l’oublier, de la contourner, de la vouloir douce et légère, mais elle est là. La foi, aucune foi, ne permet d’y échapper. Et nous sommes intimement acculés à répondre de nous-mêmes : vers qui nous tourner dans cette épreuve ? Faire confiance aux palliatifs, plus ou moins efficaces ou durables ou bien faire confiance à notre Dieu, qui est le Dieu de la vie. Le psalmiste nous soutient pour mettre sur nos lèvres la prière de la foi et de l’espérance : « Tu ne peux m’abandonner à la mort ni laisser ton ami voir la corruption. »
En ces jours d’épreuve, chacun de ceux qui croient au Christ est appelé au témoignage de l’espérance pour lui-même et tous ceux qu’il essaie d’accompagner et de soulager. Au moment où va s’ouvrir, dans quelques semaines, l’année de la miséricorde, nous voudrions, par nos paroles et nos actions, être des messagers de l’espérance au cœur de la souffrance humaine.
2. « Tu m’apprends le chemin de la vie. » (Psaume 15)
Cette espérance définit une manière de vivre pour ceux qui la reçoivent. Elle nous apprend le chemin de la vie. Heureusement tous ne sont pas confrontés aux horreurs subies par les victimes du fanatisme comme celles de vendredi dernier. Mais tous, sans exception, chacun et chacune d’entre nous, nous devons affronter des événements et des périodes difficiles dans notre existence. À quoi reconnaît-on un homme ou une femme d’espérance ? À sa capacité à assumer des épreuves et à combattre contre les forces destructrices dans la confiance et la sérénité. Cette force intérieure permet à des hommes et à des femmes ordinaires, comme vous et moi, de refuser de plier, de faire des choix difficiles, parfois héroïques, bien au-delà de ses propres forces.
Après les périodes de dures épreuves, nous pouvons reconnaître que certaines et certains ont tenu sans faiblir parce que leur conviction intérieure était assez forte pour braver des dangers possibles ou réels. Pour nous, chrétiens, cette force vient de notre confiance en Dieu et de notre capacité à nous appuyer sur Lui. Mais nous pouvons aller plus loin dans notre interprétation : pour un certain nombre d’hommes et de femmes, leur foi en une réelle transcendance de l’être humain les motive. Même s’ils ne partagent pas notre foi en Dieu, ils partagent un de ses fruits qui est la reconnaissance de la valeur unique de chaque existence humaine et de sa liberté. Pouvons-nous voir dans le calme et le sang-froid dont nos compatriotes ont fait preuve un signe de cette conviction que notre société ne peut se justifier que par son respect indéfectible de la dignité de la personne humaine ?
Face à la barbarie aveugle, toute fissure dans ce socle de nos convictions serait une victoire de nos agresseurs. Nous ne pouvons répondre à la sauvagerie barbare que par un surcroît de confiance en nos semblables et en leur dignité. Ce n’est pas en décapitant que l’on montre la grandeur de Dieu, c’est en travaillant au respect de l’être humain jusque dans ses extrêmes faiblesses.
3. « Lorsque vous verrez arriver tout cela… » (Marc 13, 29)
Cette confiance en Dieu est une lumière sur le chemin de la vie, mais pas seulement pour chacun d’entre nous dans son existence personnelle. Elle est aussi une lumière pour comprendre l’histoire humaine, y compris dans son déroulement énigmatique. L’évangile de Marc que nous avons entendu annonce le retour du Fils de l’Homme, le Sauveur, à travers des signes terrifiants dans les cieux et sur la terre. Nous ne sommes plus accoutumés à cette façon de scruter les signes, encore que beaucoup fassent commerce de cet exercice. Mais il me semble que le plus important pour nous est de puiser dans cette lecture deux enseignements.
D’abord, nul ne sait ni le jour ni l’heure de la fin des temps. Seul, le Père les connaît. Nous savons aussi que nous ne connaissons ni le jour ni l’heure de notre propre fin et que cette ignorance taraude bien des gens. Mais nous voyons tous, -et l’événement de cette semaine nous le rappelle cruellement-, que l’œuvre de mort ne cesse jamais et frappe, parfois aveuglément.
Ensuite, les événements dramatiques ou terrifiants de l’histoire humaine peuvent être interprétés et compris comme des signes adressés à tous. « Lorsque vous verrez cela, sachez que le Fils de l’Homme est proche à votre porte » nous dit l’évangile (Marc 13,29). Cette capacité d’interpréter l’histoire n’est pas une façon de nier la réalité. Elle est une façon de découvrir que l’histoire a un sens. Elle annonce quelqu’un qui frappe à notre porte, à chacune de nos portes. Ce quelqu’un, c’est le Christ.
Ainsi nous ne pouvons pas nous arrêter aux malheurs de la vie ni aux souffrances que nous endurons, comme si cela n’avait aucun sens. À travers eux, nous pouvons découvrir que Dieu frappe à notre porte et veut nous appeler encore à la vie, nous ouvrir les chemins de la vie. Cette espérance, nous devons la porter et en témoigner comme un réconfort pour ceux qui souffrent et comme un appel pour tous à vérifier les vraies valeurs de sa vie.

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16 novembre 2015 1 16 /11 /novembre /2015 19:21

Communiqué de la Présidence de l'ACI à tous les membres

Nous sommes sans voix…

Et pourtant nous ne pouvons-nous taire devant ces nouvelles nombreuses victimes de la violence sans limite à Paris, mortes, blessés ou sorties vivantes de ce vendredi noir.

Nous les portons dans nos pensées, nos prières, avec leurs familles, leurs amis : elles sont nos proches, nos sœurs, nos frères…

Nous condamnons cette violence, celle faite à ces morts et ces blessés innocents et à leurs familles, et celle faite envers des jeunes transformés en bourreaux, à Paris, à Beyrouth ou ailleurs.

Dans nos locaux parisiens, nous accueillons l’association Coexister : ces jeunes, juifs, musulmans, chrétiens, agnostiques ou athées, crient « Nous sommes unis », invitant à ne pas tomber dans le piège de la division et de la peur.

Gardons nos esprits en éveil, restons vigilants, sans naïveté.

Au milieu de la nuit, restons des veilleurs obstinés : « Voici que je fais une chose nouvelle : elle germe déjà, ne la voyez-vous pas ? » Isaïe 43,19

  • Nombreux sont ceux qui à Paris, cette nuit, ont ouvert leurs portes pour accueillir ceux qui ne pouvaient rentrer chez eux, ont offert de donner leur sang, sans compter les taxis qui ont décidé de transporter les personnes gratuitement…
  • Nombreux sont les médecins, les infirmiers, les secouristes, qui sont revenus spontanément travailler dans les hôpitaux…
  • Nombreux sont les policiers, les militaires, les pompiers, qui se sont engagés sans retenue…
  • Nombreux sont les mots de soutien, les solidarités, manifestés à travers le monde, de la part des responsables mais aussi de la part de nos frères en humanité….

« Lorsque les lumières d’un pays deviennent noires, le reste du monde les allume pour lui » #NousSommesUnis

Ayons chacun à cœur de réconforter, accompagner, se souciant des enfants, d’un ami, un frère, une sœur, un voisin. Restons des artisans de Paix, de ceux qui construisent des ponts et non des murs…

« N’ayons pas peur », vivons !

Reprenant l’appel de nos Evêques : « Nous savons que le mal n’aura pas le dernier mot… », la recherche obstinée de la justice et de la paix, sans violence, du dialogue envers et contre tout, sont et resteront notre réponse avec encore plus de détermination.

Hélène MERCIER, Présidente de l’ACI

Yves CAHEN, Vice-Président de l’ACI

Novembre 2015

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