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3 juin 2013 1 03 /06 /juin /2013 21:27

 Avec des mots simples, sincères et forts, Gérard Testard, ancien président international de la communauté Fondacio, marié et père de quatre enfants, livre son expérience de vie dans l'ouvrage « La foi, un don à vivre » (Éd. Nouvelle Cité). Ses réflexions sont autant de conseils qui touchent à la relation à l'autre, à la prière, au quotidien, et peuvent rejoindre chacun. 

 


 Qu'est-ce qui caractérise votre parcours ?
Je suis né dans le milieu agricole et dans une famille de huit enfants de condition très modeste. À treize ans, j'ai été retiré de l'école pour travailler à la ferme jusqu'à vingt ans. J'ai ensuite pu faire deux ans d'études et je suis resté comme enseignant, puis comme directeur d'un centre de formation en techniques agricoles. En lien avec la communauté nouvelle qui allait devenir Fondacio, j'ai vécu une conversion. Cette rencontre exceptionnelle avec Dieu m'a marqué si fort, qu'après discernement, j'ai réalisé qu'il ne suffisait pas de donner un peu, mais qu'il fallait tout donner. J'ai quitté les différentes responsabilités que j'aimais et j'ai tout laissé pour me mettre au service du Seigneur. Je suis devenu permanent au sein de la communauté. Suite au départ du premier fondateur, j'ai travaillé avec d'autres à refonder la communauté et pour l'amener au cœur de l'Église jusqu'à la reconnaissance canonique pontificale. J'ai été président de Fondacio pendant 17 ans et je suis depuis plus de 30 ans à temps plein en Église pour le monde.
Comment le livre « La foi, un don à vivre » est-il né ?
J'ai toujours eu un rapport compliqué à l'écriture, compte tenu de mon histoire personnelle. Ce livre est né d'une rencontre avec une amie, Muriel du Souich [ancienne journaliste du groupe Bayard] venue avec un groupe de personnes en Afrique pour quelques jours. Elle a vu ma façon d'agir, aussi bien avec les pauvres, qu'avec les responsables d'Église ou de la société. Elle a été touchée par la foi vivante en action. Ce livre est donc plutôt une rencontre, mais j'ai eu goût à transmettre ce que je porte au nom de ma foi. 
Vous avez choisi une certaine radicalité de vie. Tout chrétien est-il amené à vivre cette expérience?
Dans ma conversion, j'ai reçu cette parole intérieure : « Si tu me suis, tu auras une fécondité de 100 pour 1 ». J'ai cru à cette parole, à cette fécondité que l'aventure humaine seule ne permet pas. J'ai engagé tous les domaines de ma vie dans la foi. Je travaillais à temps plein, mais j'avais un salaire divisé par trois. Comme les autres permanents, je me suis mis à vivre de dons et à rechercher des financements. C'est une forme de dépendance à Dieu, vécue avec la pauvreté évangélique : sobriété, obéissance à l'Esprit Saint. Je pense que tout chrétien est amené à faire les choix que l'Esprit Saint lui indique. Mais tout le monde ne doit pas quitter son emploi, au contraire ! Les laïcs ont à travailler au cœur de ce monde dont nous sommes co-créateurs. Pour certains, la radicalité sera de travailler en vérité dans une entreprise où règne la corruption, d'être fidèle en amitié ou dans le couple, de respecter la Création en choisissant une vie sobre, etc.
Quel message souhaitez-vous partager pour l'Année de la foi ?
La bonne nouvelle, c'est qu'une foi toute petite comme la graine de sénevé peut faire des merveilles ! À l'occasion de l'Année de la foi, j'invite chacun à investir ce brin de foi : le Seigneur le fera fructifier. Autre bonne nouvelle : la foi est un don. « Ainsi la foi vient de ce qu'on entend, et ce qu'on entend vient de la parole de Christ » (Lettre aux Romains 10, 17). J'invite chacun à vivre la relation entre la Parole de Dieu et la parole dite à l'intime de soi, à rencontrer le Seigneur dans les différents lieux où Il se donne : églises, centres spirituels, rencontres avec des hommes et des femmes de foi... Il s'agit d'ouvrir son cœur, de vivre ce lâcher prise et d'écouter Jésus nous demander « Que veux-tu que je fasse pour toi ? » (Evangile selon Luc 18, 41). Plus que croire en Dieu, c'est croire que j'existe pour Dieu. Suivre le Christ, rencontrer le fils de Dieu mort et ressuscité, n'épargne d'aucune difficulté, mais permet de les traverser. Plus on touche au mystère de la croix, plus on meurt à notre péché et à nos dysfonctionnements et plus on rencontre la joie. Celle que personne ne pourra jamais nous ravir. Demeurer fidèle et recevoir sa vie de Jésus-Christ est une joie immense ! 
 
 
 
Dieu sur nos chemins


1ère lecture (Gn 14, 18-20) Psaume (Ps 109, 1-4) 2ème lecture (1 Co 11,23-26) Evangile (Lc 9, 11 b-17)
 
 
Abraham était sur le chemin du retour, revenant d’une expédition, quand il rencontre Melchisédech.
 
Il est venu nous rencontrer sur nos chemins, ce Christ dont nous fêtons aujourd’hui la présence réelle par delà des réalités bien fragiles et périssables, celles du pain et du vin.
 
Il est venu façonner une terre de tendresse pour nous apporter la Bonne Nouvelle de l’amour que Dieu nous porte. Il est venu nous ouvrir à un autre horizon que celui de notre quotidien, nous éclairer de cette lumière qui donne la vie à toute créature quand sa chaleur fait s’éclore la fleur qui jaillit du bourgeon. Mais les hommes ne l’ont point reconnu, ne l’ont point entendu, ne l’ont point compris.... Ils n’ont pas de panneaux solaires pour en recevoir et y emmagasiner l’énergie.
 
En chaque Eucharistie, il nous envoie son Esprit qui nous transforme et transforme la matière issue “de la terre et du travail des hommes.” L’Esprit de Dieu reposait sur les eaux, selon la parole du premier chapitre du livre de la Genèse.
 
« Toi qui donnes la vie, toi qui sanctifie par ton Fils, Jésus-Christ notre Seigneur, avec la puissance de l’Esprit-Saint. » (Prière eucharisique N°3)
 
L’Eglise invoque l’Esprit Saint de Dieu pour qu’il repose sur le pain et le vin afin qu’ils soient, aujourd’hui, consacrés au Corps et au Sang de Jésus, le Christ, Notre-Seigneur, car le sacrifice plénier du Christ n’est pas un fait du passé.
 
Il est offrande permanente. “Regarde, Seigneur, le sacrifice de ton Eglise et daigne y reconnaître le sacrifice de ton Fils”. (Prière eucharistique N° 3) Il n’est plus possible de dissocier le Fils de sa mort et de sa résurrection.
 
 
 

 
1ère lecture : Melkisédek offre à Dieu le pain et le vin (Gn 14, 18-20)
 Lecture du livre de la Genèse
Comme Abraham revenait d'une expédition victorieuse contre quatre rois, Melkisédek, roi de Salem, fit apporter du pain et du vin : il était prêtre du Dieu très-haut. Il prononça cette bénédiction :« Béni soit Abram par le Dieu très-haut, qui a fait le ciel et la terre ; et béni soit le Dieu très-haut, qui a livré tes ennemis entre tes mains. » Et Abram lui fit hommage du dixième de tout ce qu'il avait pris. 
 
Psaume : Ps 109, 1, 2, 3, 4 
 
R/ Tu es prêtre à jamais, Christ et Seigneur !
 
Oracle du Seigneur à mon seigneur : « Siège à ma droite, et je ferai de tes ennemis le marchepied de ton trône. » De Sion, le Seigneur te présente le sceptre de ta force : « Domine jusqu'au cœur de l'ennemi. » Le jour où paraît ta puissance, tu es prince, éblouissant de sainteté : « Comme la rosée qui naît de l'aurore, je t'ai engendré. » Le Seigneur l'a juré dans un serment irrévocable : « Tu es prêtre à jamais selon l'ordre du roi Melkisédek. » 
 
2ème lecture : Institution de l’Eucharistie (1Co 11, 23-26) 
 
Lecture de la première lettre de saint Paul Apôtre aux Corinthiens
Frères, moi, Paul, je vous ai transmis ce que j’ai reçu de la tradition qui vient du Seigneur : la nuit même où il était livré, le Seigneur Jésus prit du pain, puis, ayant rendu grâce, il le rompit, et dit : « Ceci est mon corps, qui est pour vous. Faites cela en mémoire de moi. » Après le repas, il fit de même avec la coupe, en disant : « Cette coupe est la nouvelle Alliance en mon sang. Chaque fois que vous en boirez, faites cela en mémoire de moi. » Ainsi donc, chaque fois que vous mangez ce pain et que vous buvez à cette coupe, vous proclamez la mort du Seigneur, jusqu'à ce qu'il vienne. 
 
Evangile : Le Christ nourrit son peuple (Lc 9, 11b-17)
 
Acclamation : Alléluia. Alléluia. Tu es le pain vivant venu du ciel, Seigneur Jésus. Qui mange de ce pain vivra pour toujours. Alléluia. (cf. Jn 6, 51-52)
 
Évangile de Jésus Christ selon saint Luc
Jésus parlait du règne de Dieu à la foule, et il guérissait ceux qui en avaient besoin. Le jour commençait à baisser. Les Douze s'approchèrent de lui et lui dirent : « Renvoie cette foule, ils pourront aller dans les villages et les fermes des environs pour y loger et trouver de quoi manger : ici nous sommes dans un endroit désert. » Mais il leur dit : « Donnez-leur vous-mêmes à manger. » Ils répondirent : « Nous n'avons pas plus de cinq pains et deux poissons... à moins d'aller nous-mêmes acheter de la nourriture pour tout ce monde. » Il y avait bien cinq mille hommes. Jésus dit à ses disciples : « Faites-les asseoir par groupes de cinquante. » Ils obéirent et firent asseoir tout le monde. Jésus prit les cinq pains et les deux poissons, et, levant les yeux au ciel, il les bénit, les rompit et les donna à ses disciples pour qu'ils distribuent à tout le monde. Tous mangèrent à leur faim, et l'on ramassa les morceaux qui restaient : cela remplit douze paniers. 
 
  
 
CALENDRIER
 
 
 
 Messe tous les jours à 9 h précédée de l’office des Laudes à 8 h 45
 Tous les samedis matin de 11 h à 12 h 15 un prêtre se tient dans l’église Notre-Dame pour accueillir une démarche du sacrement de réconciliation
 Adoration du Saint-Sacrement tous les samedis de 9h30 à 12h à la crypte 
  
DIMANCHE 2 juin 2013 – SAINT-SACREMENT DU CORPS ET DU SANG DU CHRIST, Solennité
1ère lecture (Gn 14, 18-20) Psaume (Ps 109, 1-4) 2ème lecture (1 Co 11,23-26) 
Evangile (Lc 9, 11 b-17) 
  
 
 Lundi 3 juin  : Les martyrs de l’Ouganda 
Pas de messe à 9 h à Notre-Dame
 Mardi 4 juin  : Sainte Clotilde 
 Mercredi 5 juin  : Saint Boniface
 Jeudi 6 juin  : Saint Norbert 
 Vendredi 7 juin  : Sacré-Cœur de Jésus, Solennité
 Samedi 8 juin  : Cœur immaculé de Marie, mémoire
Samedi 8 Juin et Dimanche 9 Juin : retraite de profession de foi des jeunes de 5e à BELLEU  (près de SOISSONS)
 
 
DIMANCHE 9 juin 2013 – 10ème dimanche du temps ordinaire
1ère lecture (1 R 17, 17-24) Psaume (Ps 29, 3-6.12-13) 2ème lecture (1 Ga 1, 11-19) 
Evangile (Lc 7,11-17)
Messe anticipée : samedi à 18 h 30 à Notre-Dame  
Messe à 9 h à Saint-Louis et à 10 h 30 à Notre-Dame 
A 12 h 30 Célébration des premières communions de la 
Communauté portugaise
A 17 h Concert à l’église Notre-Dame : Chants religieux 
de l’Ensemble vocal Onelli et Chœur du Conservatoire de DRANCY  
 
 

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