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10 septembre 2012 1 10 /09 /septembre /2012 15:22

Allocution de Benoit XVI lors de l’Angelus du dimanche 2 Septembre

 


Chers frères et sœurs, 

 
La liturgie de la Parole de ce dimanche fait émerger le thème de la loi de Dieu, de son commandement : c’est un élément essentiel de la religion juive ainsi que de la religion chrétienne, dans laquelle il trouve son plein accomplissement dans l’amour (cf. Rm 13, 10). La loi de Dieu est sa parole qui guide l’homme sur le chemin de la vie, le fait sortir de l’esclavage de l’égoïsme et l’introduit dans la « terre » de la vraie liberté et de la vie. C’est pourquoi dans la Bible, la loi n’est pas vue comme un poids, une limite qui opprime, mais comme le don le plus précieux du Seigneur, le témoignage de son amour paternel, de sa volonté de rester proche de son peuple, d’être son allié et d’écrire avec lui une histoire d’amour. Le juif pieux prie ainsi : « Je trouve en tes volontés mes délices, je n'oublie pas ta parole. (…) Guide-moi au chemin de tes commandements, car j'ai là mon plaisir » (Ps 119, 16 ; 35). Dans l’Ancien Testament, celui qui transmet la Loi au peuple, au nom de Dieu, est Moïse. Après un long chemin dans le désert, au seuil de la Terre promise, celui-ci s’exclame : « Et maintenant, Israël, écoute les lois et les coutumes que je vous enseigne aujourd'hui pour que vous les mettiez en pratique : afin que vous viviez, et que vous entriez, pour en prendre possession, dans le pays que vous donne Yahvé le Dieu de vos pères » (Dt 4, 1).Et voilà le problème : une fois que le peuple est établi sur sa terre et qu’il est dépositaire de la loi, il est tenté à nouveau de mettre sa sécurité et sa joie dans quelque chose qui n’est plus la parole de Dieu : dans les biens, le pouvoir et d’autres « divinités » qui sont vaines, en réalité, qui sont des idoles. Certes, la loi de Dieu reste, mais elle a cessé d’être le plus important, la règle de vie ; elle devient plutôt un revêtement, une couverture, pendant que la vie suit d’autres voies, d’autres règles, des intérêts individualistes ou de groupes souvent égoïstes. Et la religion perd ainsi sa signification authentique qui consiste à vivre à l’écoute de Dieu pour faire sa volonté, qui est la vérité de notre être, et donc pour vivre bien, dans la véritable liberté ; et l’on réduit la religion à des pratiques et des usages secondaires qui satisfont, en fait, le besoin humain de se sentir en règle avec Dieu. Et ceci est un risque grave dans toutes les religions, que Jésus a rencontré à son époque mais que l’on peut aussi retrouver, malheureusement, dans le monde chrétien. C’est pour cela que les paroles que Jésus prononce contre les scribes et les pharisiens, dans l’évangile de ce jour, doivent nous faire réfléchir nous aussi. Jésus fait siennes les paroles du prophète Isaïe : « Ce peuple m'honore des lèvres ; mais leur cœur est loin de moi.  Vain est le culte qu'ils me rendent, les doctrines qu'ils enseignent ne sont que préceptes humains » (Mc 7, 6-7 ; cf Is 29, 13). Et il conclut ensuite : « Vous mettez de côté le commandement de Dieu pour vous attacher à la tradition des hommes » (Mc 7, 8).L’apôtre Jacques lui-même, dans sa Lettre, met en garde contre le danger d’avoir une fausse religiosité. Il écrit aux chrétiens : « Mettez la Parole en pratique. Ne soyez pas seulement des auditeurs qui s'abusent eux-mêmes ! » (Jc 1, 22). Que la Vierge Marie, vers qui nous allons maintenant nous tourner dans la prière, nous aide à écouter d’un cœur ouvert et sincère la parole de Dieu pour qu’elle oriente nos pensées, nos choix et nos actions de chaque jour. 
 
 
 
La profession de Foi

 


1ère lecture (Is 35,4-7a) Psaume (Ps 145,7-10) 2ème lecture (Jc 2,1-5) Evangile (Mc 7,31-37) 
 
 Dans l’Evangile de Marc, l’ouverture des païens à la foi est importante. A la mort de Jésus, c’est un païen, le centurion, qui, le premier, exprime la foi au moment où le voile du Temple se déchire comme signe de la conclusion de l’Ancienne Alliance, quand la Nouvelle se réalise par le salut universel de la Croix. « Vraiment, cet homme était fils de Dieu. » (Marc 15. 39) Il est à noter que le substantif grec utilisé par Marc est « anthropos », l’humain. A quoi s’ajoute le verbe à l’imparfait : « était. » Cette reconnaissance est donc loin d’exprimer la plénitude de la foi chrétienne. Mais elle en est le point de départ.
 
Au terme du récit que nous lisons aujourd’hui, l’exclamation de la foule est loyale comme l’était celle du centurion que n’aveuglaient ni la haine ni les préjugés. Cette foi reste proche des faits constatés et elle est relativement pauvre en son contenu. Elle est une foi d’avant la Pentecôte. Cependant elle est déjà une participation au don que Dieu a fait, en premier lieu, à son peuple.
 
Par contre l’auditeur chrétien des apôtres, le lecteur de l’Evangile voit, dans l’action de Jésus, qui « fait entendre les sourds et parler les muets » l’accomplissement de la promesse telle que, fort opportunément, la liturgie nous la fait entendre dans la première lecture de ce dimanche, en choisissant le livre d’Isaïe : « Voici votre Dieu. Il vient lui-même et va vous sauver. » (Isaïe 35. 4 ) Traduisons : Jésus est Dieu qui vient, parmi nous, nous sauver. 
  
1ère lecture : Les merveilles du salut à venir (Is 35, 4-7a)
 
Lecture du livre d'Isaïe
Dites aux gens qui s'affolent : « Prenez courage, ne craignez pas. Voici votre Dieu : c'est la vengeance qui vient, la revanche de Dieu. Il vient lui-même et va vous sauver. » Alors s'ouvriront les yeux des aveugles et les oreilles des sourds. Alors le boiteux bondira comme un cerf, et la bouche du muet criera de joie. L'eau jaillira dans le désert, des torrents dans les terres arides. Le pays torride se changera en lac ; la terre de la soif en eaux jaillissantes. 
 
Psaume : 145, 7, 8, 9ab.10b
 
R/ Je te chanterai, Seigneur, tant que je vivrai.
 
Le Seigneur fait justice aux opprimés ; aux affamés, il donne le pain ; le Seigneur délie les enchaînés. Le Seigneur ouvre les yeux des aveugles, le Seigneur redresse les accablés, le Seigneur aime les justes. Le Seigneur protège l'étranger. Il soutient la veuve et l'orphelin. Le Seigneur est ton Dieu pour toujours !
 
2ème lecture : La dignité des pauvres dans l'Église (Jc 2, 1-5)

 


Lecture de la lettre de saint Jacques
Mes frères, ne mêlez pas des considérations de personnes avec la foi en Jésus-Christ, notre Seigneur de gloire. Imaginons que, dans votre assemblée, arrivent en même temps un homme aux vêtements rutilants, portant des bagues en or, et un homme pauvre aux vêtements sales. Vous vous tournez vers l'homme qui porte des vêtements rutilants et vous lui dites : « Prends ce siège, et installe-toi bien » ; et vous dites au pauvre : « Toi, reste là debout », ou bien : « Assieds-toi par terre à mes pieds ».Agir ainsi, n'est-ce pas faire des différences entre vous, et juger selon des valeurs fausses ? Écoutez donc, mes frères bien-aimés ! Dieu, lui, n'a-t-il pas choisi ceux qui sont pauvres aux yeux du monde ? Il les a faits riches de la foi, il les a faits héritiers du Royaume qu'il a promis à ceux qui l'auront aimé. 
 
Evangile : Guérison d'un sourd-muet (Mc 7, 31-37)
 
Acclamation : Alléluia. Alléluia. Jésus proclamai la Bonne Nouvelle du Royaume et guérissait son peuple de toute maladie. Alléluia. (cf. Mt 4, 23)
Évangile de Jésus Christ selon saint Marc
Jésus quitta la région de Tyr ; passant par Sidon, il prit la direction du lac de Galilée et alla en plein territoire de la Décapole. On lui amène un sourd-muet, et on le prie de poser la main sur lui. Jésus l'emmena à l'écart, loin de la foule, lui mit les doigts dans les oreilles, et, prenant de la salive, lui toucha la langue. Puis, les yeux levés au ciel, il soupira et lui dit : « Effata ! », c'est-à-dire : « Ouvre-toi ! » Ses oreilles s'ouvrirent ; aussitôt sa langue se délia, et il parlait correctement. Alors Jésus leur recommanda de n'en rien dire à personne ; mais plus il le leur recommandait, plus ils le proclamaient. Très vivement frappés, ils disaient : « Tout ce qu'il fait est admirable : il fait entendre les sourds et parler les muets. » 
 
 
CALENDRIER
 
 Messe tous les jours à 9 h précédée de l’office des Laudes à 8 h 45
 Tous les samedis matin de 11 h à 12 h 15 un prêtre se tient dans l’église Notre-Dame pour accueillir une démarche du sacrement de réconciliation
 Adoration du Saint-Sacrement tous les samedis de 9h30 à 12h à la crypte
 
DIMANCHE  09 SEPTEMBRE 2012 – 23ème dimanche du temps ordinaire
1ère lecture (Is 35,4-7a) Psaume (Ps 145,7-10) 2ème lecture (Jc 2,1-5) Evangile (Mc 7,31-37 
Messe à 10 h 30 à Notre-Dame 
Pas de messe à 9h à  Saint-Louis 
 
 Lundi  10 Septembre : De la férie
 
 Mardi  11 Septembre : De la férie 


 Mercredi 12 Septembre : Anniversaire de l’ordination épiscopale de Monseigneur Pascal DELANNOY (12/09/2004) 


 Jeudi 13 Septembre : Saint Jean Chrysostome 
 
 Vendredi 14 Septembre : La Croix glorieuse  
 
 Samedi 15 Septembre    : Notre-Dame des Douleurs, mémoire  
De 9 h 30 à  12 h et de 15 h à 17 h 30 : Inscriptions des enfants à la catéchèse (de l’éveil à la foi au lycée)
De 10 h à 18 h : Forum des associations – Square Maunoury 

 
DIMANCHE  16 SEPTEMBRE 2012 – 24ème dimanche du temps ordinaire
1ère lecture (Is 50,5-9a) Psaume (Ps 114,1-6.8-9) 2ème lecture (Jc 2,14-18) Evangile (Mc 8,27-35)
Messe anticipée : samedi à 18 h 30 à Notre-Dame 
Messe à 9h à  Saint-Louis - à 10 h 30 à Notre-Dame

 

Quête à la sortie des messes pour la Journée pour la Jeunesse
Journée du Patrimoine 
 

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