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8 mai 2012 2 08 /05 /mai /2012 20:45

« La vie de famille doit devenir une réalité prophétique » 
 
Le pape Benoît XVI invite les familles du monde entier à Milan en juin 2012. Il les convoque sur deux aspects essentiels de la vie de famille : le travail et la fête. Le travail permet de subvenir aux besoins économiques et culturels des membres de la famille, et la fête renforce dans l'espace social, des relations harmonieuses de l'ordre de la gratuité, entre les membres d'une même famille et avec les autres familles.  De nos jours, nous savons que le rapport au travail est devenu problématique. Ou bien il manque et compromet ainsi la responsabilité des parents devant assurer les moyens de subsistance de la famille et l'éducation de leurs enfants. Ou bien il est totalisant et absorbe la majeure partie du temps libre au détriment de la vie familiale, causant des absences trop longues et trop fréquentes d'un des deux parents. Ou encore le travail est dérégulé, plongeant la famille dans la précarité, engendrant ainsi l'angoisse du lendemain. La réflexion sur les conditions de travail permettant d'assurer une vraie vie de famille, représente un enjeu important pour l'équilibre et l'avenir harmonieux de la société.  En ce qui concerne la fête, le Saint-Père insiste pour qu'elle redevienne une dimension du temps de la vie familiale. Trop souvent, elle est vécue comme une occasion d'évasion et de consommation, dans une recherche individuelle de plaisir. Elle risque alors de faire éclater la vie de famille. Je pense, entre autres phénomènes actuels, à ces nombreux jeunes qui ne font la fête qu'entre eux, comme une parenthèse enivrante dans un quotidien souvent rude et ingrat. Ils se retrouvent dans des soirées abrutissantes, saturés de décibels dans des boîtes de nuit. Parfois même, la fête tourne au drame, au petit matin, sur le bord d'une route.  Le rassemblement des familles à Milan est une heureuse occasion de retrouver le sens de la fête en famille, non comme un temps de défoulement individuel, mais un temps régénérateur et refondateur des liens entre les diverses générations des familles. La fête est, paradoxalement, ce temps nécessaire de gratuité qui humanise la vie personnelle et relationnelle. Repenser le travail et la fête doit permettre de retrouver les fondamentaux d'une vie de famille ouverte, bien insérée dans la société et dans l'Eglise. 
 
 
 
Une Eglise qui se construit…
1ère lecture (Ac 9,26-31) Psaume (Ps 21,26-29.31-32) 2ème lecture (1 Jn 3,18-24) Evangile (Jn 15,1-18)
 
La marche de l’Eglise du Christ est comme celle du Peuple de Dieu en Israël. Elle est faite d’une avancée qui, parfois, est remise en cause parce que les hommes qui la constituent sont en effet des hommes limités, faibles et imparfaits. « Mais Dieu est plus grand que notre cœur. » L’Eglise en fait chaque jour l’expérience.« Les disciples ne pouvaient pas croire que lui aussi était un disciple du Christ. » Dans un premier mouvement, bien compréhensible d’ailleurs, ils ne laissent pas entrer dans leur groupe ce Paul qui, pour eux, est encore Saul. Ils ont, à son égard, quelques méfiance, même s’il veut se joindra à eux. Le texte grec nous le dit en utilisant d’ailleurs une expression que nous utilisons : « collastai » « se coller », « Il essayait de coller, de se joindre aux disciples. » Ils étaient méfiants, car le baptême que Paul avait reçu était la décision d’un juif vivant hors de Judée, Ananie. Cette entrée dans l’Eglise n’avait pas été faite dans l’Eglise-mère à Jérusalem et sans la prévenir, à Damas. Le verset 27 le rappelle. Vues de loin, les attitudes de Paul pouvaient paraître étranges, voire suspectes. Ne serait-ce que son rapide revirement. L’autre prévention vient de ce que Paul s’adresse aux Juifs de langue grecque. S’il est bien un disciple de Jésus, la communauté de Jérusalem, qui représente une certaine tradition liée directement au ministère du Christ et au ministère apostolique, est en droit de se demander pourquoi sa prédication n’est pas coordonnée et reste extérieure à celle du groupe des autres disciples. Pourquoi a-t-il décidé de prendre une telle attitude à leur égard ? Il leur fallait donc une garantie. Elle leur sera donnée par Barnabé, un homme influent bien que ne faisant pas partie du groupe de ceux qui avaient suivi Jésus. Il était de Chypre. Mais il avait pour lui qu’il appartenait à la tribu de Lévi. Appartenance importante parce que les lévites sont consacrés au service du Seigneur. Juif converti, disposant de quelque fortune, il avait tout donné à l’Eglise (Actes 4. 36).  Il ne laisse pas Paul prêché seul. Il le prend avec lui. Il le présente non pas seulement aux seuls disciples mais aux Apôtres qui sont les responsables de cette communauté. Il rappelle l’une des conditions pour être parmi les Apôtres : »Avoir connu le Seigneur et être témoin de sa résurrection. » (Actes 1. 21) Ce qui est le cas de Paul depuis le chemin de Damas.
 Grâce à Barnabé et parce qu’il remplit cette double condition, Paul est incorporé au collège apostolique. « Paul allait et venait dans Jérusalem avec les Apôtres, prêchant avec assurance, le nom du Seigneur, » (Actes 9. 28) comme les Apôtres eux-mêmes (Actes 4. 31). Ce terme d’assurance « parrésiazesthaï » se retrouve dans Actes 14. 3 et 19.8 – Jean 7. 4 et 16. 25) Il signifie le « franc-parler », parler clairement devant tout le monde, en public, librement, de la liberté que donne le fait d’être sûr. 
 
 
 
 
1ère lecture : Paul se joint aux Apôtres témoins du Christ (Ac 9, 26-31) 
 
Lecture du livre des Actes des Apôtres
 
Après sa conversion, Paul vint à Jérusalem. Il cherchait à entrer dans le groupe des disciples, mais tous avaient peur de lui, car ils ne pouvaient pas croire que lui aussi était un disciple du Christ. Alors Barnabé le prit avec lui et le présenta aux Apôtres ; il leur raconta ce qui s'était passé : sur la route, Saul avait vu le Seigneur, qui lui avait parlé ; à Damas, il avait prêché avec assurance au nom de Jésus. Dès lors, Saul allait et venait dans Jérusalem avec les Apôtres, prêchant avec assurance au nom du Seigneur. Il parlait aux Juifs de langue grecque, et discutait avec eux. Mais ceux-ci cherchaient à le supprimer. Les frères l'apprirent ; alors ils l'accompagnèrent jusqu'à Césarée, et le firent partir pour Tarse.  L'Église était en paix dans toute la Judée, la Galilée et la Samarie. Dans la crainte du Seigneur, elle se construisait et elle avançait ; elle se multipliait avec l'assistance de l'Esprit Saint. 
 
Psaume : 21, 26-27ab, 28-29, 31-32
 
R/ À toi, Dieu, notre louange, au milieu de l'Église
 
Tu seras ma louange dans la grande assemblée ; devant ceux qui te craignent, je tiendrai mes promesses. Les pauvres mangeront : ils seront rassasiés ; ils loueront le Seigneur, ceux qui le cherchent. La terre entière se souviendra et reviendra vers le Seigneur, chaque famille de nations se prosternera devant lui : « Oui, au Seigneur la royauté, le pouvoir sur les nations ! » Et moi, je vis pour lui : ma descendance le servira ; on annoncera le Seigneur aux générations à venir. On proclamera sa justice au peuple qui va naître : « Voilà son œuvre ! » 
 
2ème lecture : Aimer en vérité (1Jn 3, 18-24) 
 
Lecture de la première lettre de saint Jean
Mes enfants, nous devons aimer, non pas avec des paroles et des discours, mais par des actes et en vérité. En agissant ainsi, nous reconnaîtrons que nous appartenons à la vérité, et devant Dieu nous aurons le cœur en paix ; notre cœur aurait beau nous accuser, Dieu est plus grand que notre cœur, et il connaît toutes choses. Mes bien-aimés, si notre cœur ne nous accuse pas, nous nous tenons avec assurance devant Dieu. Tout ce que nous demandons à Dieu, il nous l'accorde, parce que nous sommes fidèles à ses commandements, et que nous faisons ce qui lui plaît. Or, voici son commandement : avoir foi en son Fils Jésus-Christ, et nous aimer les uns les autres comme il nous l'a commandé. Et celui qui est fidèle à ses commandements demeure en Dieu, et Dieu en lui ; et nous reconnaissons qu'il demeure en nous, puisqu'il nous a donné son Esprit. 
 
Evangile : La vigne et les sarments (Jn 15, 1-8)
 
Acclamation : Alléluia. Alléluia. Heureux qui demeure vivant dans le Seigneur : il est comme un arbre planté près d'un ruisseau, qui donne du fruit en son temps. Alléluia. (cf. Ps 1, 3)
 
Évangile de Jésus Christ selon saint Jean
À l’heure où Jésus passait de ce monde à son Père, il disait à ses disciples : « Moi, je suis la vraie vigne, et mon Père est le vigneron. Tout sarment qui est en moi, mais qui ne porte pas de fruit, mon Père l'enlève ; tout sarment qui donne du fruit, il le nettoie, pour qu'il en donne davantage. Mais vous, déjà vous voici nets et purifiés grâce à la parole que je vous ai dite : Demeurez en moi, comme moi en vous. De même que le sarment ne peut pas porter du fruit par lui-même s'il ne demeure pas sur la vigne, de même vous non plus, si vous ne demeurez pas en moi. Moi, je suis la vigne, et vous, les sarments. Celui qui demeure en moi et en qui je demeure, celui-là donne beaucoup de fruit, car, en dehors de moi, vous ne pouvez rien faire. Si quelqu'un ne demeure pas en moi, il est comme un sarment qu'on a jeté dehors, et qui se dessèche. Les sarments secs, on les ramasse, on les jette au feu, et ils brûlent. Si vous demeurez en moi, et que mes paroles demeurent en vous, demandez tout ce que vous voudrez, et vous l'obtiendrez. Ce qui fait la gloire de mon Père, c'est que vous donniez beaucoup de fruit : ainsi, vous serez pour moi des disciples. » 
 
 
CALENDRIER
 
 Messe tous les jours à 9 h précédée de l’office des Laudes à 8 h 45
 Tous les samedis matin de 11 h à 12 h 15 un prêtre se tient dans l’église Notre-Dame pour accueillir une démarche du sacrement de réconciliation
 Adoration du Saint-Sacrement tous les samedis de 9h30 à 12h à la crypte
 
DIMANCHE  6 Mai 2012 –  Cinquième Dimanche de Pâques
1ère lecture (Ac 9,26-31) Psaume (Ps 21,26-29.31-32) 2ème lecture (1 Jn 3,18-24) 
Evangile (Jn 15,1-18) 


 Lundi  7 Mai 2012  : De la férie 
 Mardi  8 mai  : De la férie
 A 9 h Messe à l’église Notre-Dame
 Mercredi 9 mai  : De la férie
 Jeudi 10 mai   : De la férie 
 Vendredi 11 mai  : De la férie 
 Samedi 12 mai    : De la férie  
A 10 h 30 Messe de Profession de Foi des élèves de l’Ecole Sainte-Clotilde (pas de temps d’adoration du Saint-Sacrement à la crypte ni de confession dans l’église ce jour)
A 17 h 30 Assemblée des familles des enfants du KT suivie de la messe des familles


DIMANCHE 13 Mai 2012 – Sixième dimanche de Pâques
1ère lecture (Ac 10, 25-26.34-35.44-48) Psaume (Ps 97, 1-4.6) 2ème lecture (1 Jn 4,7-10) 
Evangile (Jn 15,9-17) - QUETE POUR LE FLEURISSEMENT DE L’EGLISE
Messe anticipée : samedi à 18 h 30 à Notre-Dame 
Messe à 9h à  Saint-Louis - à 10 h 30 à Notre-Dame 

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