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5 février 2013 2 05 /02 /février /2013 21:18

« Dans la lumière du Christ partagée au monde dans la beauté de la communion de l'Église »

 


Message de la Corref (Conférence des Religieux et Religieuses de France), à l'occasion de la Journée de la vie consacrée, du 2 février 2013.


 La Fête de la Présentation de Jésus au Temple, le 2 février, a été choisie par le Pape Jean-Paul II comme un jour de l'année mettant l'accent de manière particulière, sur la vie consacrée. Quel est donc le rapport entre cette fête et l'engagement de ces hommes et de ces femmes qui suivent le Christ dans cette vocation spécifique de la vie consacrée ?
Ce jour porte en Orient, le beau nom de « Fête de la Rencontre ». En effet en entrant pour la première fois au Temple de Jérusalem, Jésus encore enfant, est déjà reconnu comme la Lumière du monde rencontrant l'humanité. C'est bien ce que l'Evangile de saint Jean évoque par ailleurs dans son Prologue : « le Verbe était la vraie lumière éclairant tout homme, en venant en ce monde. » Ainsi Jésus rencontre deux vieillards, Siméon et Anne, tout entier dans l'attente de la venue du Messie ; il rencontre les scribes qui sont subjugués par la pertinence de ses interventions ; il rencontre le Temple lui-même, ce monument où est manifestée de manière si puissante la Révélation divine.
Jésus vient : les réalités anciennes à la rencontre desquelles il se rend, peuvent désormais lui faire place car tout est juste en lui ; il sera reconnu comme Parole du Père aux affaires duquel il se doit.
A ce titre, le vieillard Siméon, prenant Jésus dans ses bras et chantant son Cantique, « Maintenant, ô maître souverain, tu peux laisser ton Serviteur s'en aller dans la paix, selon ta Parole. » a de quoi impressionner : Siméon reconnaît la nouveauté radicale de Jésus comme Lumière venant en ce monde et s'efface pour que s'opère librement sa croissance ici-bas. De même la prophétesse Anne, à plus de quatre-vingts ans, elle qui passait sa vie dans le Temple, s'effacera aussi. Comme le dira Jean le Baptiste au sujet du Christ : « Il faut qu'il croisse et que moi, je diminue. »
Ainsi les religieux et religieuses, les membres des Sociétés de vie apostolique, des Instituts séculiers, les Vierges et les Veuves consacrées, pour être vraiment des témoins de l'Evangile, sont invités à une rencontre avec celui qui se manifeste comme la lumière du monde. Mais loin de l'accaparer pour eux-mêmes, ils s'effacent et en transmettent la clarté. Cela peut se traduire de bien des manières mais cette attitude passe toujours par une véritable écoute d'autrui, une obéissance mutuelle dans l'amour, une joie profonde à recevoir le mystère du Christ au plus intime de soi-même pour le transmettre au monde ; une forme d'humilité et de simplicité qui rendent libres de tout repli sur soi, un dépouillement bienheureux pour vivre des richesses du Royaume.
Ainsi visités au plus profond d'eux-mêmes, ceux qui ont reçu vocation à mener une vie consacrée dans l'Eglise deviennent réellement des guetteurs, des passeurs et des éveilleurs. Leur souci n'est plus de préserver des acquis aussi précieux soient-ils, mais de les transmettre quelle que soit la forme sous laquelle ils se développeront par la suite. Les anciens résumaient cette disposition en une belle formule dont ils faisaient voeu : « conversion de sa vie » (conversatio morum). Oui, c'est bien là que la vie consacrée peut être la plus évangélique et la plus prophétique : elle permet une rencontre où tout est renversé. L'échelle des valeurs qu'elle emprunte invite à une dépossession afin de laisser croître en soi, la lumière du Christ partagée au monde dans la beauté de la communion d'une Église qui avance à tâtons à la clarté des mille et mille chandelles de l'Amour. Frère Jean-Pierre Longeat, président de la Corref 
 
  

La perspective de Luc
1ère lecture (Jr 1,1.4-5.17-19) Psaume (Ps 70,5-8.15.17.19) 2ème lecture (1Co 12,31-13,13 )
Evangile(Lc 4,21-30 )
 
Il est à noter que la venue de Jésus à la synagogue de Nazareth n'est séparée de la Tentation que par deux versets laconiques :" Alors Jésus, avec la puissance de l'Esprit, revint en Galilée et sa renommée se répandit dans toute la région. Il enseignait dans leurs synagogues et tous disaient sa gloire" (Luc 2. 15).
Dimanche dernier, nous avons lu la première partie de ce récit. Dans le cadre de la prière, le jour du Sabbat, il reçoit le livre d'Isaïe pour faire la lecture et y trouve le passage où il est écrit :" L'Esprit du Seigneur est sur moi." Jésus proclame - et c'est là que commence la lecture de ce quatrième dimanche - :" Cette parole de l'Ecriture que vous venez d'entendre, c'est aujourd'hui qu'elle s'accomplit." Cette proclamation provoque des réactions qui vont progressivement se modifier. " Tous lui rendaient témoignage." (verset 22).
Le premier mouvement de l'assistance est favorable. Ils reconnaissent qu'il prononce des paroles de grâce. Saint Luc l'avait noté. N'est-il pas le fils de Marie "pleine de grâce" ? Son enfance n'a-t-elle pas été une croissance sans obstacle de la grâce en Lui. (Luc 2. 52). Puis, quelques doutes s'inscrivent dans leurs réactions :" Ils s'étonnaient des paroles de la grâce qui sortaient de sa bouche." (v. 22). En quelques phrases, nous passons de l'approbation unanime au rejet, allant jusqu'au désir de meurtre. De la manière dont est rédigé le récit de l'événement, on ne peut s'empêcher de trouver la conduite de Jésus provocatrice. En fait, il veut clarifier les pensées et les doutes de ses auditeurs. Après un élan initial, les habitants de Nazareth perdent leur enthousiasme admiratif au nom d'un certain réalisme. Comment le fils de Joseph peut-il se dire marqué par l'onction de l'Esprit-Saint ? Et le ton monte. Pour qui se prend-il ? C'est un prétentieux délirant, un fou ou un imposteur. Même les proches de Jésus veulent s'emparer de lui, car ils disaient :"Il a perdu la tête." (Marc 3. 21). Cette question traversera tout l'Evangile. Elle est venue jusqu'à nous. Pour beaucoup de nos contemporains, les vérités essentielles de la Foi et de la Bonne Nouvelle sont déconcertantes, voire provocantes : «L'Eglise, pour qui se prend-elle ?» (suite page 3) 
 
 1ère lecture : « Je fais de toi un prophète pour les peuples »(Jr 1, 4-5.17-19)

 


Lecture du livre de Jérémie
Le Seigneur m'adressa la parole et me dit : « Avant même de te former dans le sein de ta mère, je te connaissais ; avant que tu viennes au jour, je t'ai consacré ; je fais de toi un prophète pour les peuples. Lève-toi, tu prononceras contre eux tout ce que je t'ordonnerai. Ne tremble pas devant eux, sinon, c'est moi qui te ferai trembler devant eux. Moi, je fais de toi aujourd'hui une ville fortifiée, une colonne de fer, un rempart de bronze, pour faire face à tout le pays, aux rois de Juda et à ses chefs, à ses prêtres et à tout le peuple. Ils te combattront, mais ils ne pourront rien contre toi, car je suis avec toi pour te délivrer. Parole du Seigneur.  
 
Psaume : Ps 70, 5-6ab, 7-8, 15ab.17, 19.6c 

 


R/ Sans fin, je proclamerai ta victoire et ton salut
Seigneur mon Dieu, tu es mon espérance, mon appui dès ma jeunesse. Toi, mon soutien dès avant ma naissance, tu m’as choisi dès le ventre de ma mère. Pour beaucoup, je fus comme un prodige ; tu as été mon secours et ma force. Je n’avais que ta louange à la bouche, tout le jour, ta splendeur. Ma bouche annonce tout le jour tes actes de justice et de salut. Mon Dieu, tu m'as instruit dès ma jeunesse, et jusqu'ici, j'ai proclamé tes merveilles. Si haute est ta justice, mon Dieu, toi qui as fait de grandes choses : Dieu, qui donc est comme toi ? Tu seras ma louange toujours ! 
 
2ème lecture : Hymne à la charité (1 Co 12, 31; 13, 1-13 [lecture brève : 13, 4-13])


Lecture de la première lettre de saint Paul Apôtre aux Corinthiens
Frères, 
Parmi les dons de Dieu, vous cherchez à obtenir ce qu'il y a de meilleur. Eh bien, je vais vous indiquer une voie supérieure à toutes les autres J'aurais beau parler toutes les langues de la terre et du ciel, si je n'ai pas la charité, s'il me manque l'amour, je ne suis qu'un cuivre qui résonne, une cymbale retentissante. J'aurais beau être prophète, avoir toute la science des mystères et toute la connaissance de Dieu, et toute la foi jusqu'à transporter les montagnes, s'il me manque l'amour, je ne suis rien. J'aurais beau distribuer toute ma fortune aux affamés, j'aurais beau me faire brûler vif, s'il me manque l'amour, cela ne me sert à rien.  L'amour prend patience ; l'amour rend service ; l'amour ne jalouse pas ; il ne se vante pas, ne se gonfle pas d'orgueil ; il ne fait rien de malhonnête ; il ne cherche pas son intérêt ; il ne s'emporte pas ; il n'entretient pas de rancune ; il ne se réjouit pas de ce qui est mal, mais il trouve sa joie dans ce qui est vrai ; il supporte tout, il fait confiance en tout, il espère tout, il endure tout. L'amour ne passera jamais. Un jour, les prophéties disparaîtront, le don des langues cessera, la connaissance que nous avons de Dieu disparaîtra. En effet, notre connaissance est partielle, nos prophéties sont partielles. Quand viendra l'achèvement, ce qui est partiel disparaîtra. Quand j'étais un enfant, je parlais comme un enfant, je pensais comme un enfant, je raisonnais comme un enfant. 
Maintenant que je suis un homme, j'ai fait disparaître ce qui faisait de moi un enfant. Nous voyons actuellement une image obscure dans un miroir ; ce jour-là, nous verrons face à face. Actuellement ma connaissance est partielle ; ce jour-là, je connaîtrai vraiment, comme Dieu m'a connu. Ce qui demeure aujourd'hui, c'est la foi, l'espérance et la charité ; mais la plus grande des trois, c'est la charité. 
 
Evangile : La mission de Jésus est universelle (Lc 4, 21-30)


Acclamation : Alléluia. Alléluia. 
De L'Orient à l'Occident, parmi toutes les nations, on reconnaîtra le salut de notre Dieu. 
Alléluia. (cf. Ps 66, 3)
 
Évangile de Jésus Christ selon saint Luc
Dans la synagogue de Nazareth, après la lecture du livre d"Isaïe, Jésus déclara : « Cette parole de l'Écriture que vous venez d'entendre, c’est aujourd’hui qu’elle s'accomplit.» Tous lui rendaient témoignage ; et ils s'étonnaient du message de grâce qui sortait de sa bouche. Ils se demandaient : « N'est-ce pas là le fils de Joseph ? » Mais il leur dit : « Sûrement vous allez me citer le dicton : 'Médecin, guéris-toi toi-même. Nous avons appris tout ce qui s'est passé à Capharnaüm : fais donc de même ici dans ton pays !' » Puis il ajouta : « Amen, je vous le dis : aucun prophète n'est bien accueilli dans son pays. En toute vérité, je vous le déclare : Au temps du prophète Élie, lorsque la sécheresse et la famine ont sévi pendant trois ans et demi, il y avait beaucoup de veuves en Israël ; pourtant Élie n'a été envoyé vers aucune d'entre elles, mais bien à une veuve étrangère, de la ville de Sarepta, dans le pays de Sidon. Au temps du prophète Élisée, il y avait beaucoup de lépreux en Israël ; pourtant aucun d'eux n'a été purifié, mais bien Naaman, un Syrien. » À ces mots, dans la synagogue, tous devinrent furieux. Ils se levèrent, poussèrent Jésus hors de la ville, et le menèrent jusqu'à un escarpement de la colline où la ville est construite, pour le précipiter en bas. Mais lui, passant au milieu d'eux, allait son chemin. 
  
Elle devrait mieux adapter sa doctrine et sa pensée, pour être en phase avec la religiosité d'avenir. En ce sens, il est utile de lire saint Luc à la lumière des passages parallèles des deux autres synoptiques. Le scepticisme et l'absence de foi des habitants de Nazareth s'y expriment plus nettement chez saint Matthieu (Mt. 13. 53 à 58) et chez saint Marc (Mc. 6. 1 à 6). Saint Luc leur donne une autre perspective qui est toute paulinienne. L'Evangile porté par Jésus a échoué dans sa patrie; il devra être annoncé ailleurs. Ce constat commande le plan de toute l'oeuvre de saint Luc, Actes des Apôtres y compris. Il commence avec l'annonce à Zacharie dans le Temple de Jérusalem. Il en est ainsi dans l'Evangile de l'enfance. Les pauvres (les bergers) et les païens (les mages) reconnaissent, les puissants refusent (Hérode et sa cour). Et cela s'achève avec l'arrivée de Paul à Rome, au centre de l'empire païen. (Actes 28. 14) Là aussi Isaïe est cité, là aussi il y a contradiction. "Les uns furent convaincus et d'autres refusaient de croire." (Actes 28. 24)
Il nous faut, nous aussi, assumer le fait que la pensée de Dieu ne fera jamais l'unanimité. Mais ce n'est pas une raison pour nous replier dans une « forteresse de certitudes ». La plus grande connaissance de Dieu passe d'abord et toujours par la charité. (1è Corinthiens 4. 13) 
  
 CALENDRIER
 
 Messe tous les jours à 9 h précédée de l’office des Laudes à 8 h 45
 Tous les samedis matin de 11 h à 12 h 15 un prêtre se tient dans l’église Notre-Dame pour accueillir une démarche du sacrement de réconciliation
 Adoration du Saint-Sacrement tous les samedis de 9h30 à 12h à la crypte
 
DIMANCHE  3 fevrier 2013 - 4ème dimanche du temps ordinaire
1ère lecture (Jr 1,1.4-5.17-19) Psaume (Ps 70,5-8.15.17.19) 2ème lecture (1Co 12,31-13,13 )
Evangile(Lc 4,21-30 )
 
 Lundi 4 février  : de la férie
 Mardi 5 février  : Sainte-Agathe  
 Mercredi 6 février : Les martyrs du Japon 
 Jeudi  7 février  : de la férie
 Vendredi 8 février : de la férie 
A 20 h 30 salle Pierre Lefeuvre : réunion d’information sur le FRAT des 13 /15 ans de Jambville
 Samedi  9 février  : de la férie 
 
DIMANCHE  10 fevrier 2013 - 5ème dimanche du temps ordinaire
1ère lecture (Is 6,1-2a.3-8) Psaume (Ps 137,1-5.7-8) 2ème lecture (1Co 15,1-11) Evangile(Lc 5,1-11)
Messe anticipée : samedi à 18 h 30 à Notre-Dame
Messe à 9 h à Saint-Louis - à 10 h 30 à Notre-Dame au cours de la messe : 2ème catéchèse sur l’eucharistie aux enfants de la catéchèse et remise du parcours sur le pardon aux enfants de CM1 
 
 

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