Overblog Suivre ce blog
Editer l'article Administration Créer mon blog
20 février 2012 1 20 /02 /février /2012 21:34

"Re-visiter notre baptême "
Le 22 février, le mercredi des Cendres ouvre le temps du Carême. Quarante jours pour préparer nos cœurs au moment essentiel de la vie chrétienne : la mort et la résurrection de Jésus, l'évènement pascal. Or, précisément, la première signification du Carême est d'être un temps liturgique en lien étroit avec Pâques.
Quand nous parlons du Carême viennent spontanément à notre esprit les mots de privations, partage, souci des plus pauvres. Ce n'est pas faux mais nous sommes dans l'ordre du « faire » et non pas de « l'être » et nous oublions le sens premier de ce temps : l'ultime préparation au baptême des catéchumènes. Nous avons chacun et tous ensemble à reprendre cet itinéraire . 
 
Le Carême et la liturgie du baptême
La constitution sur la Sainte liturgie (Sacrosanctum Concilium) aux numéros 109 et 110 précise ce qu'il en est du Carême : « Le double caractère du temps du Carême, à savoir que, surtout par la commémoration ou la préparation du baptême et par la pénitence, il invite plus instamment les fidèles à écouter la Parole de Dieu et à vaquer à la prière, et les dispose ainsi à célébrer le mystère pascal, ce double caractère, aussi bien dans la liturgie que dans la catéchèse liturgique, sera mis plus pleinement en lumière. »
La nuit de Pâques, nous renouvelons solennellement notre profession de foi et, donc, les promesses de notre baptême. Pendant le Carême nous avons à nous disposer le cœur pour ce renouvellement : aujourd'hui on dirait volontiers que le Carême est un temps donné pour « re-visiter » notre baptême et notre vie sacramentelle. Le premier dimanche est celui de l'appel décisif des catéchumènes qui depuis des mois sont entrés dans ce cheminement. L'évangile, dit simplement que Jésus a été tenté par Satan au désert. Nous aussi, pouvons prendre conscience de notre propre situation face à la puissance de Satan et de l'appel du Seigneur exprimé à l'imposition des cendres :  « Convertissez-vous et croyez à la Bonne Nouvelle ». Jusqu'à Pâques le catéchumène va vivre les rites pour être fortifié dans le Seigneur. Les « scrutins » (origine : fouiller, faire sortir) sont les appels à suivre le Christ à travers le combat spirituel, les résistances à la conversion et s'appuient sur trois évangiles : la Samaritaine, l'aveugle-né, la résurrection de Lazare. Ensuite le rite de la « redditio » (la remise) du symbole de la foi rappelle que le Credo est fait pour être proclamé et transmis. « Effata » dit le célébrant en reprenant le geste de Jésus dans l'évangile parce que le chrétien entend la Parole de Dieu et la proclame.
L'onction d'huile des catéchumènes signifie que la force du Christ agit dans la faiblesse et qu'elle triomphe du mal. Alors le catéchumène, la nuit de Pâques, peut « renaître de l'eau et de l'Esprit ». 
 
Le Carême et la pénitence
La Constitution sur la liturgie donne en deuxième point à propos du Carême l'invitation à approfondir la catéchèse sur le péché comme offense à Dieu mais aussi dans ses conséquences sociales. La pratique de la pénitence est liée au baptême. Le baptême est le sacrement fondamental du pardon des péchés, il est « la première pénitence ». Mais il n'est célébré qu'une fois. Or, les baptisés que nous sommes connaissent le péché sans cesse et nous avons besoin du sacrement de la réconciliation. Le concile Vatican II n'a pas supprimé le sacrement de la réconciliation, il a voulu, au contraire, que nous en retrouvions la nécessité et la grandeur parce qu'il renouvelle en nous la grâce du baptême. Il ne faut pas s'étonner de voir que la vie dans le Christ s'étiole quand on ne se confesse plus : la vie nouvelle dans le Christ ne passe plus en nous.
 
Le temps du Carême est donc un temps de grâce pour redécouvrir la liturgie baptismale et pour la déployer dans nos célébrations. Dans le même temps, nous retrouvons le chemin de la réconciliation car ce sacrement est, comme le rappelle le Concile, lié au baptême et à l'eucharistie à laquelle il prépare. Chaque année, le Carême et Pâques sont un pèlerinage à la source baptismale de notre vie chrétienne : c'est une re-naissance.    

                           

     Mgr Bernard Ginoux, évêque de Montauban 
 
  
 
L'étonnement, l'opposition et l'adhésion
7ème dimanche du temps ordinaire
1ère lecture (Is 43,18-19.21-22.24c-25) Psaume (Ps 40,2-6.11-13) 2ème lecture (Co 1,18-22) Evangile (Mc 2,1-12)
 
En affirmant qu'il a le pouvoir de remettre les péchés et de les remettre, dès aujourd'hui, là à Capharnaüm alors qu’il guérit un paralysé, Jésus fait comprendre clairement aux scribes qui il est. Puis il se tourne vers l'infirme : « A toi, je dis, lève-toi. » Ces guérisons ne sont pas destinées à affirmer sa messianité et sa divinité. Elles sont faites d'abord par amour et pour le salut des hommes, parce qu'il en a le droit et le pouvoir.
Le paralysé ne se le fait pas répéter deux fois. Il se lève. Ou plutôt, note saint Marc, il se dresse d'un bond, comme sans réfléchir, et traverse la foule qui, tout à l'heure, l'avait empêchée de rentrer. Il emporte avec lui la preuve du miracle en emportant son brancard. Tous en sont stupéfaits. Mais tous n'en tirent pas les mêmes conclusions. Les uns commencent leur long cheminement d'opposition à la mission de Jésus. Les autres rendent gloire à Dieu.
Devant les faits et gestes de Dieu dans notre monde et dans notre vie, nous répondons avec des réactions semblables, positives ou négatives. Il nous faut dépasser les coutumes et les habitudes pour rejoindre le cœur de Dieu et admettre la réalité aimante des décisions de Dieu même quand elles nous bousculent. En renouvelant notre regard sur la vie et en les éclairant de la clarté de la Parole de Dieu, nous pourrons ainsi nous laisser entraîner dans la vie divine, par sa grâce qui est issue de son amour pour nous.
C'est ce qu'exprime d'une autre manière Isaïe 43,19 : dans le désert de nos cœurs, Dieu fait passer une route pour nous conduire à lui. Dans la sécheresse de nos cœurs, il fait jaillir des fleuves de grâce. Ce qu'il attend de nous en réponse, ce n'est pas seulement un silence admiratif, une simple pensée de reconnaissance, une simple satisfaction personnelle. Il attend que notre réponse soit une recherche pour le rejoindre dans une inlassable recherche du chemin apte à le rejoindre, avec nos frères dont nous portons le grabat et le brancard, au travers l'obstacle de la foule et de la toiture. Il attend nos audaces pour accomplir des actes positifs à la louange de sa gloire, puisque, malgré nos infirmités spirituelles, il nous donne cette possibilité de nous lever, de nous dresser et de marcher. 
 
     
  
1ère lecture : Dieu pardonne les péchés d'Israël (Is 43, 18-19.21-22.24c-25)

 


Lecture du livre d'Isaïe
Parole du Seigneur : Ne vous souvenez plus d'autrefois, ne songez plus au passé. Voici que je fais un monde nouveau : il germe déjà, ne le voyez-vous pas ? Oui, je vais faire passer une route dans le désert, des fleuves dans les lieux arides. Ce peuple que j'ai formé pour moire dira ma louange. Toi, Jacob, tu ne m'avais pas appelé, tu ne t'étais pas fatigué pour moi, Israël ! Par tes péchés tu m'as traité comme un esclave, par tes fautes tu m'as fatigué. Mais moi, oui, moi, je pardonne tes révoltes, à cause de moi-même, et je ne veux plus me souvenir de tes péchés. 
 
Psaume : Ps 40, 2-3a.4a, 5-6, 11a.12a.13 
 
R/ Guéris mon âme, Seigneur, car j'ai péché contre toi
Heureux qui pense au pauvre et au faible : le Seigneur le sauve au jour du malheur ! Il le protège et le garde en vie, Il le soutient sur son lit de souffrance. J'avais dit : « Pitié pour moi, Seigneur, guéris-moi, car j'ai péché contre toi ! » Mes ennemis me condamnent déjà : « Quand sera-t-il mort ? son nom, effacé ? » Mais toi, Seigneur, prends pitié de moi, et je saurai que tu m'aimes. Dans mon innocence tu m'as soutenu et rétabli pour toujours devant ta face. 
 
2ème lecture : Le « oui » du Christ commande notre loyauté (2Co 1, 18-22)
 
Lecture de la seconde lettre de saint Paul Apôtre aux Corinthiens
Frères, j'en prends à témoin le Dieu fidèle : le langage que nous vous parlons n'est pas à la 5+ fois « oui » et « non ». Le Fils de Dieu, le Christ Jésus, que nous avons annoncé parmi vous, Silvain, Timothée et moi, n'a pas été à la fois « oui » et « non » ; il n'a jamais été que « oui ». Et toutes les promesses de Dieu ont trouvé leur « oui » dans sa personne. Aussi est-ce par le Christ que nous disons « amen », notre « oui », pour la gloire de Dieu. Celui qui nous rend solides pour le Christ dans nos relations avec vous, celui qui nous a consacrés, c'est Dieu ; il a mis sa marque sur nous, et il nous a fait une première avance sur ses dons : l'Esprit qui habite nos cœurs. 
 
Evangile : Guérison d'un paralysé, signe du pardon des péchés(Mc 2, 1-12) 
 
Acclamation : Alléluia. Alléluia. Le Seigneur a envoyé Jésus, son Serviteur, porter la Bonne Nouvelle aux pauvres, annoncer aux prisonniers qu'ils sont libres. Alléluia.
(cf. Lc 4,18ab)
 
Évangile de Jésus-Christ selon Saint-Marc
 
Jésus était de retour à Capharnaüm, et la nouvelle se répandit qu'il était à la maison. Tant de monde s'y rassembla qu'il n'y avait plus de place, même devant la porte. Il leur annonçait la Parole. Arrivent des gens qui lui amènent un paralysé, porté par quatre hommes. Comme ils ne peuvent l'approcher à cause de la foule, ils découvrent le toit au-dessus de lui, font une ouverture, et descendent le brancard sur lequel était couché le paralysé. Voyant leur foi, Jésus dit au paralysé : « Mon fils, tes péchés sont pardonnés. » Or, il y avait dans l'assistance quelques scribes qui raisonnaient en eux-mêmes : « Pourquoi cet homme parle-t-il ainsi ? Il blasphème. Qui donc peut pardonner les péchés, sinon Dieu seul ? » Saisissant aussitôt dans son esprit les raisonnements qu'ils faisaient, Jésus leur dit : « Pourquoi tenir de tels raisonnements ? Qu'est-ce qui est le plus facile ? De dire au paralysé : 'Tes péchés sont pardonnés', ou bien de dire : 'Lève-toi, prends ton brancard et marche' ? Eh bien ! Pour que vous sachiez que le Fils de l'homme a le pouvoir de pardonner les péchés sur la terre, je te l'ordonne, dit-il au paralysé : Lève-toi, prends ton brancard et rentre chez toi. » L'homme se leva, prit aussitôt son brancard, et sortit devant tout le monde. Tous étaient stupéfaits et rendaient gloire à Dieu, en disant: « Nous n'avons jamais rien vu de pareil. » 
 
 
CALENDRIER
 
 Messe tous les jours à 9 h précédée de l’office des Laudes à 8 h 45
 Tous les samedis matin de 11 h à 12 h 15 un prêtre se tient dans l’église Notre-Dame pour accueillir une démarche du sacrement de réconciliation
 Adoration du Saint-Sacrement tous les samedis de 9h30 à 12h à la crypte
 
DIMANCHE  19 FEVRIER 2012 – 7ème dimanche du temps ordinaire
1ère lecture (Is 43,18-19.21-22.24c-25) Psaume (Ps 40,2-6.11-13) 2ème lecture (Co 1,18-22) Evangile (Mc 2,1-12)
 
 Lundi 20 février 2012  : De la férie
 Mardi 21 février  : De la férie
 Mercredi 22 février  : Jour de jeûne et d’abstinence – Cendres 
 
MERCREDI DES CENDRES – ENTREE EN CAREME
 
Messe à 9 h à l’église Saint-Louis 
Messe à 19 h 30 à l’église Notre-Dame 
 
 Jeudi 23 février à 21 h  : De la férie
 Vendredi 24 février  : De la férie
 Samedi 25 février  : De la férie


DIMANCHE  26 FEVRIER 2012 – Premier dimanche de Carême
1ère lecture (Gn 9,8-15) Psaume (Ps 24, 4-9) 2ème lecture (1P 3,18-22) Evangile (Mc 1,12-15)
Messe anticipée : samedi à 18 h 30 à Notre-Dame
Messe à 9h à  Saint-Louis - Messe à 10 h 30 à Notre-Dame   
 
Mercredi 14 mars à 20 h 30 concert dans l’église Notre-Dame. Gloria, motet pour voix, concerto pour deux trompettes de Vivaldi ; messe de Rheinberger

Partager cet article

Repost 0
paroisse du Raincy - dans Feuilles de semaine

Présentation

  • : Le blog de la paroisse du Raincy
  • : Pour connaître l'actualité de la Paroisse du Raincy, des équipes, des mouvements, les horaires des Messes, pour consulter le Messager en ligne etc ...
  • Contact

Recherche

Liens