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17 septembre 2012 1 17 /09 /septembre /2012 09:44

Le poids des mots
 
Plus le sujet est sérieux, plus il est grave de conséquences, plus s’observe la tentation d’euphémiser le vocabulaire. « Mourir dans la dignité » devient ainsi une revendication plus défendable que le droit à l’euthanasie ; le concept des « mères porteuses » se trouve remplacé par la « gestation pour autrui », de consonance plus généreuse. Et voilà que le « mariage homosexuel » se présente aujourd’hui sous le label de « mariage pour tous ». Outre la banalité de l’expression, proche du slogan publicitaire ou de la banderole de manifestation – et indépendamment de l’objection de fond que l’on peut avoir face à ce qu’elle signifie –, il faut en tout cas remarquer qu’elle est inexacte car, fort heureusement, cette nouvelle union élargie ne s’ouvre pas à tous. Il reste des interdits (liés à l’âge, aux liens de parenté…).
Le bouleversement envisagé pour cette vieille institution qu’est le mariage est défendu par le gouvernement au nom de l’égalité, notion devant laquelle toute autre considération devrait abdiquer. Et en vertu de ce principe d’égalité, il n’est fait aucun droit à la différence ; on sait que ce débat traverse la société dans sa définition des sexes, mot qui pourrait devenir tabou au profit de celui de « genre ». Doit-on conclure que la différence, qu’elle soit biologique ou culturelle d’ailleurs, serait, en soi, porteuse d’inégalité et donc à combattre ? Non. Souligner la réalité des différences, entre hommes et femmes, entre couples homosexuels ou hétérosexuels, en tenir compte dans des décisions politiques ou dans la loi, ne signifie pas que l’on ne respecte pas les personnes.
Le débat – ou le non-débat en l’occurrence – renvoie à une tension très présente dans notre pensée contemporaine entre les droits et les libertés des individus – érigés en absolu – et les attentes ou les besoins d’une société, d’une communauté de personnes appelées à vivre ensemble. Cette hyper valorisation de l’individu n’entre-t-elle pas, parfois, en contradiction avec le bien commun ? On aimerait que, dans son projet sur l’union homosexuelle, le gouvernement explique ce que représente pour lui le mariage civil, s’il est un cadre structurant pour les personnes et la société, ou un simple contrat. L’enjeu vaut bien cette clarté.  
 
Dominique Quinio,, Journal « La Croix » du 12 Septembre 2012 
 
Monseigneur André Vingt-Trois, Président de la Conférence des Evêques de France, réagissant au propos de Madame Taubira, Garde des Sceaux : 
 
L’argumentation de l’Église ne doit pas être comprise comme « défendant une conception du mariage et de la famille essentiellement catholique, une particularité confessionnelle ». « La transmission générationnelle, l’organisation de l’avenir par l’éducation des enfants ne sont pas d’abord confessionnelles »,  a rappelé le Président de la Conférence des Evêques. « Que mon point de vue soit alimenté par des considérations chrétiennes est une évidence, mais si je propose d’autres solutions, c’est en me mettant au service non pas de l’Église mais de l’humanité. »   Enfin, dans le débat qui s’annonce, l’enjeu réside aussi dans « notre capacité à faire prendre conscience que l’égalité n’est pas la similitude, que le respect des droits supposés de certains n’efface pas les droits réels des autres »,  a-t-il estimé. « Ce n’est pas parce que des personnes pensent avoir droit à des enfants qu’on doit négliger ce à quoi les enfants ont droit. Dans ce débat, j’entends peu parler des enfants. »   
 
 

« Tu es le Messie »
 
1ère lecture (Is 50, 5-9a) Psaume (Ps 114,1-6-8-9) 2ème lecture (Jc 2,14-18) Evangile (Mc 8,27-35)
 
En parlant de sa Passion et de sa Résurrection à Saint Pierre qui lui répond : « Tu es le Messie», Jésus ne fait que dire qu’il est bien le «serviteur souffrant» dont parle le prophète Isaïe, celui dont David parlait aussi dans le psaume 22 (21). Il rappelle à ses apôtres la dimension réelle qui est la sienne selon la révélation biblique.
D’une certaine manière, en refusant que Jésus souffre, soit mis à mort et ressuscite, les apôtres ne posent pas leur acte de foi dans la plénitude de l’être de Jésus. La réponse de leur maître peut leur paraître dure, mais elle signifie qu’ils ne peuvent alors le suivre, car, pour le suivre, il faut prendre cette croix.
Dans le cœur des disciples sommeille l’incompréhension, comme nous le voyons dans les paroles de Pierre, à l’annonce de la Passion. Il fait des reproches à Jésus. Mais il ne veut pas les faire devant la foule. Or aujourd’hui, Jésus appellera cette foule à entendre cette annonce. Les disciples ne se dressent pas contre Jésus, ne le contredisent pas. Ils refusent une telle issue au ministère de leur Maître qui passe en faisant le bien, malgré l’opposition qu’il rencontre. Saint Pierre reproche.
Les contradicteurs qui, pour certains, deviendront progressivement ses adversaires, se trouvent surtout parmi les scribes et les pharisiens. Ils sont parfois dénommés aussi « les scribes du parti des pharisiens. » Quand Jésus a guéri un homme le jour du sabbat, l’évangéliste note : « Alors les scribes et les pharisiens sortirent et aussitôt ils tenaient conseil avec les Hérodiens contre lui, en vue de le perdre. » (Marc 3. 6) Les tenants du religieux strict n’hésitent pas à rejoindre les politiques. C’est une démarche significative. Les apôtres ont vu Hérode mettre à exécution une demande de mort (Marc 6. 16 et ss). Sur son ordre, Jean-Baptiste a été décapité. Il contredisait le pouvoir établi. Après avoir été emprisonné, il est éliminé à cause de la méchanceté d’Hérodiade. Par le simple développement de son action et de la contradiction qu’elle suscite, Jésus peut s’attendre à une issue mortelle similaire.
Trois annonces rythment maintenant les chapitres 8 à 10 de l’Evangile de saint Marc. Elles sont précédées de la profession de foi de Pierre en Jésus comme Christ-Messie. Elles se concluent par le refus du jeune homme riche et par la profession de foi de l’aveugle de Jéricho. « Tout homme qui croit en lui ne périra pas, mais obtiendra la vie éternelle. » Après l’annonce qui suit la profession de foi de Pierre, Jésus indique à celui-ci, aux disciples et à la foule que cette voie ne sera pas seulement la sienne, mais celle de tout homme qui veut le suivre. (Marc 8. 34) « Celui qui perdra sa vie pour moi et pour l’Evangile, la sauvera. »
 
 
 

 
1ère lecture : Prophétie du Serviteur souffrant (Is 50, 5-9a) 
      
Lecture du livre d'Isaïe
 
Parole du Serviteur de Dieu : Le Seigneur Dieu m'a ouvert l'oreille, et moi, je ne me suis pas révolté, je ne me suis pas dérobé. J'ai présenté mon dos à ceux qui me frappaient, et mes joues à ceux qui m'arrachaient la barbe. Je n'ai pas protégé mon visage des outrages et des crachats. Le Seigneur Dieu vient à mon secours ; c'est pourquoi je ne suis pas atteint par les outrages, c'est pourquoi j'ai rendu mon visage dur comme pierre : je sais que je ne serai pas confondu. Il est proche, celui qui me justifie. Quelqu'un veut-il plaider contre moi ? Comparaissons ensemble. Quelqu'un a-t’il une accusation à porter contre moi ? Qu'il s'avance ! Voici le Seigneur Dieu qui vient prendre ma défense : qui donc me condamnera ? 
 
Psaume : 114, 1-2, 3ac-4, 5-6, 8ac-9
 
R/ Je marcherai en présence du Seigneur sur la terre des vivants.
J'aime le Seigneur : il entend le cri de ma prière ; il incline vers moi son oreille : toute ma vie, je l'invoquerai. J'étais pris dans les filets de la mort, j'éprouvais la tristesse et l'angoisse ; j'ai invoqué le nom du Seigneur : « Seigneur, je t'en prie, délivre-moi ! » Le Seigneur est justice et pitié, notre Dieu est tendresse. Le Seigneur défend les petits : j'étais faible, il m'a sauvé. Il a sauvé mon âme de la mort, gardé mes pieds du faux pas. Je marcherai en présence du Seigneur sur la terre des vivants.
 
2ème lecture : Pas de vraie foi sans les actes (Jc 2, 14-18) 
 
Lecture de la lettre de saint Jacques
 
Mes frères, si quelqu'un prétend avoir la foi, alors qu'il n'agit pas, à quoi cela sert-il ? Cet homme-là peut-il être sauvé par sa foi ? Supposons que l'un de nos frères ou l'une de nos sœurs n'aient pas de quoi s'habiller, ni de quoi manger tous les jours ; si l'un de vous leur dit : « Rentrez tranquillement chez vous ! Mettez-vous au chaud, et mangez à votre faim ! » et si vous ne leur donnez pas ce que réclame leur corps, à quoi cela sert-il ? Ainsi donc, celui qui n'agit pas, sa foi est bel et bien morte, et on peut lui dire : « Tu prétends avoir la foi, moi je la mets en pratique. Montre-moi donc ta foi qui n'agit pas ; moi, c'est par mes actes que je te montrerai ma foi. » 
 
Evangile : Confession de foi de saint Pierre et première annonce de la Passion (Mc 8, 27-35) 
 
Acclamation : Alléluia. Alléluia. Notre seule fierté, c'est la croix du Seigneur ! En lui, le monde est crucifié à nos yeux, et nous, aux yeux du monde. Alléluia. (cf. Ga 6, 14)
 
Évangile de Jésus Christ selon saint Marc 
 
Jésus s'en alla avec ses disciples vers les villages situés dans la région de Césarée-de-Philippe. Chemin faisant, il les interrogeait : « Pour les gens, qui suis-je ? » Ils répondirent : « Jean Baptiste ; pour d'autres, Élie ; pour d'autres, un des prophètes. » Il les interrogeait de nouveau : « Et vous, que dites-vous ? Pour vous, qui suis-je ? » Pierre prend la parole et répond : « Tu es le Messie. » Il leur défendit alors vivement de parler de lui à personne. Et, pour la première fois, il leur enseigna qu'il fallait que le Fils de l'homme souffre beaucoup, qu'il soit rejeté par les anciens, les chefs des prêtres et les scribes, qu'il soit tué, et que, trois jours après, il ressuscite. Jésus disait cela ouvertement. Pierre, le prenant à part, se mit à lui faire de vifs reproches. Mais Jésus se retourna et, voyant ses disciples, il interpella vivement Pierre : « Passe derrière moi, Satan ! Tes pensées ne sont pas celles de Dieu, mais celles des hommes ». Appelant la foule avec ses disciples, il leur dit : « Si quelqu'un veut marcher derrière moi, qu'il renonce à lui-même, qu'il prenne sa croix, et qu'il me suive. Car celui qui veut sauver sa vie la perdra ; mais celui qui perdra sa vie pour moi et pour l'Évangile la sauvera.  
 
 
CALENDRIER
 
 Messe tous les jours à 9 h précédée de l’office des Laudes à 8 h 45
 Tous les samedis matin de 11 h à 12 h 15 un prêtre se tient dans l’église Notre-Dame pour accueillir une démarche du sacrement de réconciliation
 Adoration du Saint-Sacrement tous les samedis de 9h30 à 12h à la crypte
 
DIMANCHE  16 SEPTEMBRE 2012 – 24ème dimanche du temps ordinaire
1ère lecture (Is 50,5-9a) Psaume (Ps 114,1-6.8-9) 2ème lecture (Jc 2,14-18) Evangile (Mc 8,27-35)
Quête à la sortie des messes pour la Journée pour la Jeunesse
Journée du Patrimoine
Messe à 10 h 30 à Notre-Dame 
 
 Lundi  17 Septembre : De la férie
 
 Mardi  18 Septembre : De la férie
 
 Mercredi 19 Septembre : De la férie
De 17 h à 19 h : Inscriptions à la catéchèse (de l’éveil à la foi jusqu’au lycée) au presbytère
 
 Jeudi 20 Septembre : Les martyrs de Corée 


 Vendredi 21 Septembre : Saint-Matthieu, Apôtre et Evangéliste  
A 20 h 30 : Rencontre des parents des enfants de la catéchèse de CM2 à la salle Pierre Lefeuvre
 
 Samedi 22 Septembre    : De la férie 
De 10 à  12 h: Inscriptions à la catéchèse (de l’éveil à la foi jusqu’au lycée) au presbytère
 
DIMANCHE  23 SEPTEMBRE 2012 – 25ème dimanche du temps ordinaire
1ère lecture (Sg 2,12.17-20) Psaume (Ps 53,3-5.7b.6.8) 2ème lecture (Jc 3,16-4,3)
 Evangile (Mc 9,30-37)
Messe anticipée : samedi à 18 h 30 à Notre-Dame 
Messe à 9h à  Saint-Louis - à 10 h 30 à Notre-Dame  

 

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