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13 septembre 2013 5 13 /09 /septembre /2013 16:36

Transmettre la foi

Autrefois, la foi, comme héritage reçu, se communiquait de génération en génération de manière virtuelle. On devenait chrétien en adoptant les convictions, les valeurs et les pratiques de ses parents. Mais les données changent et le paysage socioculturel n'est plus le même. La lettre des évêques aux catholiques de France (Cerf ; 1996) en fait le constat et en annonce les conséquences : « La situation présente oblige à prendre la mesure de la nouveauté de la foi et de l'expérience chrétienne. Nous ne pouvons plus nous contenter d'un héritage, si riche qu'il soit. Nous avons à accueillir le don de Dieu dans les conditions nouvelles et à retrouver en même temps le geste initial de l'évangélisation : celui de la proposition simple et résolue de l'Évangile du Christ. En même temps, du côté des auditeurs de la Parole, se vérifie un aspect corrélatif de la foi : ils sont amenés à accueillir cette Parole par un acte personnel d'adhésion. » Ainsi la foi est l'objet d'un choix qui requiert de la part de chacun un engagement libre. Encore faut-il que tous, susceptibles un jour où l'autre d'être des chercheurs de Dieu, puissent percevoir les traits du christianisme pour le choisir s'ils le souhaitent. La logique de proposition se tient en amont de la transmission. Elle repose sur la nécessité d'une première annonce pour choisir le christianisme. L'évangélisation a toujours son fondement dans l'appel du Christ à poursuivre sa mission en son nom. Ainsi la transmission relève de chaque chrétien et plus concrètement des baptisés ayant reçu le sacrement de l'ordre ( Pape, évêques, prêtres, diacres).

La transmission de la foi n'est pas un mouvement à sens unique de ceux qui proposent la foi vers ceux qui auraient tout le dépôt. Lors de la conférence d'ouverture de l'assemblée des évêques en 2000 à Lourdes, Mgr Louis-Marie Billé posait ainsi la question : « Pourrions-nous penser l'annonce de l'Evangile sur le seul mode du don, de l'apport, de la proposition à des hommes et des femmes qui auraient tout à recevoir, mais rien à dire ou à donner ? Mais nous savons bien qu'il n'existe pas d'Evangile sans dialogue. Nous ne pouvons pas apporter toutes les réponses avant d'avoir écouté les questions. Nous ne pouvons pas seulement écouter les questions pour lesquelles nous avons des réponses. Le dialogue à vivre est d'ailleurs au-delà du rapport entre les questions et les réponses. Il tient à ce qu'un même Esprit est à l'œuvre chez l'évangélisateur et chez l'évangélisé et que le premier, s'il sait ce qu'il propose, accepte aussi d'être converti par celui qui a bien voulu l'écouter ». La transmission de la foi, n'est pas une stratégie à développer mais un savoir-être du témoin qui se réalise au quotidien : au catéchisme, lors d'un rassemblement de jeunes, au travail pour les prêtres-ouvriers... Ce savoir-être, les chrétiens le reçoivent aussi par héritage. Par le baptême, le nouveau chrétien s'inscrit dans la longue lignée d'Abraham. Il n'est pas un chercheur de Dieu isolé mais accompagné dans la découverte d'une histoire, celle de la vie du peuple judéo-chrétien où Dieu s'est révélé.

Invitons les parents, les familles à inscrire leur enfant au catéchisme (que cet enfant soit baptisé ou non). C’est toute notre communauté paroissiale qui doit se sentir appelée à cette belle mission de la transmission de la foi. Donnons un tract à notre voisine, notre voisin… Je vous fais confiance et je compte sur vous.

Père Frédéric Benoist

 

 

Au coeur de son amour

1 ère lecture (Ex 32,7-11.13-14) Psaume (Ps 50,3-4.12-13.17.19) 2 ème lecture (1 Tm 1,12-17) Evangile (Lc 15,1-32 )

L'enfant prodigue s'est enfin décidé à revenir mais il est craintif du comment de la rencontre. Pourra-t-il redevenir ce qu'il était avant le départ. Il le voudrait bien et il prend un « biais ». C'est déjà beaucoup d'être « à la maison paternelle ».

Il prépare un « scénario » de retour, en répétant ce qu'il pense pouvoir être dit dans la situation qui est la sienne. Il n'osait envisager un retour vécu dans l'amour qu'il croyait avoir brisé. Son espoir n'était que de retrouver de quoi manger et de quoi vivre : une place parmi les ouvriers... il n'est plus digne d'être admis comme un fils.

Nous sommes bien ainsi dans des circonstances analogues, devant Dieu. C'est d'une autre nourriture que son père lui offre de vivre à lui qui est resté son fils, même si le fils ne pouvait imaginer que son père était resté pleinement son père. C'est une autre place qu'il lui redonne, celle qui, malgré l'absence, est restée la sienne au coeur de sa famille. C'est la part d'héritage qui ne disparaît pas comme les choses matérielles : l'amour.

Son père ne lui dit rien. Il ne le laisse pas parler. Il le met debout. Ne lui demande pas des comptes de sa conduite passée.

Les bras, dans lesquels il le serre, sont plus qu'une réponse. Ils empêchent que le fils d'achever sa demande. Le père l'a interrompu dès qu'il entendit le mot de fils. Il lui découvre l'immense richesse ce que son fils avait ignoré au jour de son départ. Et qu'il retrouve quand il retrouve son père, le coeur de Dieu qui est amour.

La joie peut éclater :"Mon fils est revenu à la vie." Tout n'avait disparu pas dans ce pays lointain : la richesse, les illusions, la dignité de soi-même :"Les gousses que mangeaient les porcs." Car l'amour lui ne disparaît jamais (1 Cor. 13. 8).

 

1ère lecture: Moïse obtient le pardon pour le peuple infidèle (Ex 32, 7-11.13-14)

Lecture du livre de l'Exode

Moïse était encore sur la montagne du Sinaï. Le Seigneur lui dit : « Va, descends, ton peuple s'est perverti, lui que tu as fait monter du pays d'Égypte. Ils n'auront pas mis longtemps à quitter le chemin que je leur avais prescrit ! Ils se sont fabriqué un veau en métal fondu. Ils se sont prosternés devant lui, ils lui ont offert des sacrifices en proclamant : « Israël, voici tes dieux, qui t'ont fait monter du pays d'Égypte.» Le Seigneur dit encore à Moïse : « Je vois que ce peuple est un peuple à la tête dure. Maintenant, laisse-moi faire ; ma colère va s'enflammer contre eux et je vais les engloutir ! Mais, de toi, je ferai une grande nation. » Moïse apaisa le visage du Seigneur son Dieu en disant : « Pourquoi, Seigneur, ta colère s'enflammerait-elle contre ton peuple, que tu as fait sortir du pays d'Égypte par la vigueur de ton bras et la puissance de ta main ? Souviens-toi de tes serviteurs, Abraham, Isaac et Jacob, à qui tu as juré par toi-même : « Je rendrai votre descendance aussi nombreuse que les étoiles du ciel, je donnerai à vos descendants tout ce pays que j'avais promis, et il sera pour toujours leur héritage.» Le Seigneur renonça au mal qu'il avait voulu faire à son peuple.

Psaume : Ps 50, 3-4, 12-13, 17.19

R/ Oui, je me lèverai, et j'irai vers mon Père.

Pitié pour moi, mon Dieu, dans ton amour, selon ta grande miséricorde, efface mon péché. Lave-moi tout entier de ma faute, purifie-moi de mon offense. Crée en moi un cœur pur, ô mon Dieu, renouvelle et raffermis au fond de moi mon esprit. Ne me chasse pas loin de ta face, ne me reprends pas ton esprit saint. Seigneur, ouvre mes lèvres, et ma bouche annoncera ta louange. Le sacrifice qui plaît à Dieu, c'est un esprit brisé ; tu ne repousses pas, ô mon Dieu, un cœur brisé et broyé.

Evangile : Paraboles de la brebis perdue, de la drachme perdue (et du fils perdu) : la joie du pardon (brève : 1-10) (Lc 15, 1-32)

Acclamation : Alléluia. Alléluia. Toi qui es bon et qui pardonnes, toi qui recherches la brebis égarée, rends-nous, Seigneur, la joie d'être sauvés. Alléluia. (cf. Ps 85, 5 ; Lc 15, 4 ; Ps 50, 14)

Évangile de Jésus-Christ selon saint Luc

Les publicains et les pécheurs venaient tous à Jésus pour l'écouter. Les pharisiens et les scribes récriminaient contre lui : « Cet homme fait bon accueil aux pécheurs, et il mange avec eux ! » Alors Jésus leur dit cette parabole : « Si l'un de vous a cent brebis et en perd une, ne laisse-t-il pas les quatre-vingt-dix-neuf autres dans le désert pour aller chercher celle qui est perdue, jusqu'à ce qu'il la retrouve ? Quand il l'a retrouvée, tout joyeux, il la prend sur ses épaules, et, de retour chez lui, il réunit ses amis et ses voisins ; il leur dit : « Réjouissez-vous avec moi, car j'ai retrouvé ma brebis, celle qui était perdue ! »Je vous le dis : C'est ainsi qu'il y aura de la joie dans le ciel pour un seul pécheur qui se convertit, plus que pour quatre-vingt-dix-neuf justes qui n'ont pas besoin de conversion. Ou encore, si une femme a dix pièces d'argent et en perd une, ne va-t-elle pas allumer une lampe, balayer la maison, et chercher avec soin jusqu'à ce qu'elle la retrouve ? Quand elle l'a retrouvée, elle réunit ses amies et ses voisines et leur dit : « Réjouissez-vous avec moi, car j'ai retrouvé la pièce d'argent que j'avais perdue ! » De même, je vous le dis : Il y a de la joie chez les anges de Dieu pour un seul pécheur qui se convertit. » Jésus dit encore : « Un homme avait deux fils. Le plus jeune dit à son père : « Père, donne-moi la part d'héritage qui me revient.' » Et le père fit le partage de ses biens. Peu de jours après, le plus jeune rassembla tout ce qu'il avait, et partit pour un pays lointain où il gaspilla sa fortune en menant une vie de désordre. Quand il eut tout dépensé, une grande famine survint dans cette région, et il commença à se trouver dans la misère. Il alla s'embaucher chez un homme du pays qui l'envoya dans ses champs garder les porcs. Il aurait bien voulu se remplir le ventre avec les gousses que mangeaient les porcs, mais personne ne lui donnait rien. Alors il réfléchit : « Tant d'ouvriers chez mon père ont du pain en abondance, et moi, ici, je meurs de faim ! Je vais retourner chez mon père, et je lui dirai : Père, j'ai péché contre le ciel et contre toi. Je ne mérite plus d'être appelé ton fils. Prends-moi comme l'un de tes ouvriers. » Il partit donc pour aller chez son père. Comme il était encore loin, son père l'aperçut et fut saisi de pitié ; il courut se jeter à son cou et le couvrit de baisers. Le fils lui dit : « Père, j'ai péché contre le ciel et contre toi. Je ne mérite plus d'être appelé ton fils...' » Mais le père dit à ses domestiques : « Vite, apportez le plus beau vêtement pour l'habiller. Mettez-lui une bague au doigt et des sandales aux pieds. Allez chercher le veau gras, tuez-le ; mangeons et festoyons. Car mon fils que voilà était mort, et il est revenu à la vie ; il était perdu, et il est retrouvé.» Et ils commencèrent la fête. Le fils aîné était aux champs. À son retour, quand il fut près de la maison, il entendit la musique et les danses. Appelant un des domestiques, il demanda ce qui se passait. Celui-ci répondit : « C'est ton frère qui est de retour. Et ton père a tué le veau gras, parce qu'il a vu revenir son fils en bonne santé.» Alors le fils aîné se mit en colère, et il refusait d'entrer. Son père, qui était sorti, le suppliait. Mais il répliqua : « Il y a tant d'années que je suis à ton service sans avoir jamais désobéi à tes ordres, et jamais tu ne m'as donné un chevreau pour festoyer avec mes amis. Mais, quand ton fils que voilà est arrivé après avoir dépensé ton bien avec des filles, tu as fait tuer pour lui le veau gras ! » Le père répondit : « Toi, mon enfant, tu es toujours avec moi, et tout ce qui est à moi est à toi. Il fallait bien festoyer et se réjouir ; car ton frère que voilà était mort, et il est revenu à la vie ; il était perdu, et il est retrouvé ! »

CALENDRIER

  • Messe tous les jours à 9 h précédée de l’office des Laudes à 8 h 45
  • Tous les samedis matin de 11 h à 12 h 15 un prêtre se tient dans l’église Notre-Dame pour accueillir une démarche du sacrement de réconciliation
  • Adoration du Saint-Sacrement tous les samedis de 9h30 à 12h à la crypte

DIMANCHE 15 septembre 2013 – 24 ème dimanche du temps ordinaire

1 ère lecture (Ex 32,7-11.13-14) Psaume (Ps 50,3-4.12-13.17.19) 2 ème lecture (1 Tm 1,12-17)

Evangile (Lc 15,1-32 )

QUETE A LA SORTIE DES MESSE POUR LA JOURNEE DE LA JEUNESSE

Journée du Patrimoine

  • Lundi 16 septembre : Saint Corneille
  • Mardi 17 septembre : De la férie
  • Mercredi 18 septembre : De la férie
  • Jeudi 19 septembre : De la férie
  • Vendredi 20 septembre : Les martyrs de Corée
  • Samedi 21 septembre : Saint Matthieu, Apôtre et évangéliste

De 10 h à 12 h et de 15 h à 17 h 30 salle Pierre Lefeuvre : Journée Portes Ouvertes pour les inscriptions et réinscriptions des enfants et jeunes en catéchèse

    DIMANCHE 22 septembre 2013 – 25 ème dimanche du temps ordinaire

    1 ère lecture (Am 8,4-7) Psaume (Ps 112,1-2.5-8) 2 ème lecture (1 Tm 2,1-8)

    Evangile (Lc 16,1-13 )

    Messe anticipée : samedi à 18 h 30 à Notre-Dame

    Messe à 9 h à Saint-Louis et à 10 h 30 Messe de rentrée de la

    paroisse à l’église Notre-Dame avec verre de l’amitié sur le parvis

     

    • " LES 28 ET 29 SEPTEMBRE QUETE POUR LES EQUIPES SAINT-VINCENT
    • " Lancement d’une chorale paroissiale : Première réunion Mardi 1er Octobre à 20 h 30 à l’église Notre-Dame – contact chœur.ndraincy@gmail.com

     

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