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18 juin 2020 4 18 /06 /juin /2020 22:59

Notre Communauté au quotidien

avec Notre-Dame de la Consolation

 

« Courage et confiance »

 

 

Date :  14 Juin 2020 : Fête du corps et du sang du Christ

 

 

Lecture Patristique : Saint Augustin Commentaire du Psaume 137

 

 

 “Je vous adorerai dans votre saint temple ». Quel est ce saint temple ? Celui où nous devons habiter, où flous devons adorer. Car nous courons pour adorer Dieu. Notre cœur gonflé veut enfanter, et cherche où il pourra le faire. Or, quel est ce lieu où il faut adorer Dieu ? Quel est ce monde ? Quel est cet édifice ? Quel est son trône dans le ciel, au milieu des étoiles ? Nous le cherchons dans les saintes Ecritures et nous le trouvons dans la Sagesse : « Pour moi », dit-elle, « j’étais avec lui, et chaque jour je faisais ses délices ». Puis elle chante les œuvres de Dieu et nous indique son trône. Quel est-il ? « Quand Dieu », dit-elle, « affermissait les nuées en haut, quand il établissait son trône au-dessus des vents ».          Mais son trône est aussi son temple. Où donc irons-nous ? Est-ce pardessus les vents qu’il nous faudra l’adorer ? S’il faut l’adorer par-dessus les vents, les oiseaux l’emportent sur nous. Mais si nous appelons âmes les mêmes vents, c’est-à-dire, si les vents sont une figure symbolique des âmes, selon cette expression d’un autre psaume : « Il a volé sur les ailes des vents »c’est-à-dire sur les vertus des âmes, ce qui fait qu’un souffle de Dieu prend le nom de vent ou d’âme ; non point qu’il nous faille entendre par là ce vent qui pousse notre corps et qui est sensible, mais quelque chose d’invisible qui échappe à la perspicacité de nos yeux, à la sensibilité de nos oreilles, au discernement de l’odorat, à la perception du goût, au toucher des mains : mais une certaine vie, qui nous anime et que l’on appelle âme; si, dis-je, nous entendons ainsi les vents, il n’est pas nécessaire de chercher des ailes visibles, pour voler avec les oiseaux et adorer Dieu dans son temple; mais nous trouverons que Dieu est assis au-dessus de nous-mêmes, si nous voulons lui être fidèles. Voyez si tel n’est point le sens de ces paroles de l’Apôtre : « Le temple de Dieu est saint et vous êtes ce temple ». Il est certain néanmoins, il est évité que Dieu habite dans les anges. Donc lorsque dans la joie qui nous vient des biens spirituels, et non des biens terrestres, nous chantons des hymnes à Dieu en présence des anges, cette congrégation des anges devient le temple de Dieu, et nous adorons le Seigneur dans son temple. Quant à l’Eglise de Dieu, elle est sur la terre et dans le ciel ; l’Eglise de la terre se compose de tous les fidèles, l’Eglise du ciel de tous les anges. Mais le Seigneur des anges est descendu vers l’Eglise d’ici-bas, et ses anges le servaient, lui qui était venu pour nous servir 3. « Car », nous dit-il, « ce n’est point pour être servi, mais pour servir, que je suis venu ». Que nous a-t-il servi, sinon ce qui fait aujourd’hui notre nourriture et notre breuvage ? Si donc le Maître des anges a bien voulu nous servir, ne désespérons pas d’être un jour les égaux des anges. Celui qui est plus grand que les anges s’est donc abaissé jusqu’à l’homme, le Créateur des anges s’est revêtu de l’homme, le Maître des anges est mort pour l’homme. « Je vous adorerai dans votre saint temple » : c’est-à-dire, dans ce temple qui n’est pas fait de la main des hommes, mais que vous avez fait.

« Je confesserai votre nom dans votre miséricorde et votre vérité ». Tels sont les deux attributs que nous voulons chanter, comme il est dit dans un autre psaume « Toutes les voies du Seigneur sont miséricorde et vérité ». Tels sont, ô mon Dieu, les deux attributs que nous confessons. Votre miséricorde et votre vérité ; c’est par la miséricorde que vous jetez sur le pécheur un regard favorable, et par la vérité que vous tenez à vos promesses. « Je vous confesserai dans votre miséricorde et dans votre vérité ». Et c’est là ce que je veux vous rendre selon les forces que je tiens de vous, en exerçant la miséricorde et la vérité ; la miséricorde par l’aumône, la vérité dans mes jugements. C’est en cela que Dieu nous aide, en cela que nous méritons Dieu ; et dès lors, toutes les voies du Seigneur sont la miséricorde et la vérité ; il ne vient à nous par aucune autre voie, et nous n’avons aucune autre voie pour aller à lui.

 

 

 

 

Paroles du pape François :

 

Demandons la grâce d'aller à la rencontre de chacun en le regardant comme un frère et de ne regarder personne comme un ennemi.

 

Si nous puisons la miséricorde, le pardon et la tendresse de Dieu du cœur de Jésus, alors notre coeur, peu à peu, deviendra plus patient, plus généreux, plus miséricordieux.

 

« Tends ta main au pauvre » (Si 7, 32). La sagesse antique a fait de ces mots comme un code sacré à suivre dans la vie.

 

 

Annonces de la paroisse :

 

Samedi 20 Juin à 18h au cours de la messe paroissiale: baptême de Scotty, Duncan, et Julie, nos trois catéchumènes adultes

 

Samedi 20 Juin et Dimanche 21 Juin : messes d’action de grâce célébrées par le père Frédéric Benoist pour les 9 années de ministère au Raincy. Le pèe Fréédric Benoist célèbrera ses 28 ans de sacerdoce.

 

Chers tous,

 

Comme vous l’avez sans doute appris, notre Curé le Père Frédéric Benoist quitte le Raincy pour une nouvelle mission. Après 9 ans en charge de notre paroisse, il est nommé en accord avec notre évêque, Curé du secteur pastoral de Tarare (Rhône) par le Diocèse de Lyon. Il aura la charge pastorale de la paroisse Saint Jean XXIII, regroupant la ville de Tarare et 15 villages autour. Il prendra ses fonctions dans le diocèse de Lyon le 1er Septembre 2020.

 

2 apéritifs au chevet de l’église sont organisés pour lui dire au revoirsamedi 20 juin (après la messe de 18h)  et dimanche 21 (après la messe de 11h). 

Si vous le souhaitez, l’Equipe d’Animation Paroissiale vous propose de participer à un cadeau et à un livre d’or, qui lui seront remis au cours de ces apéritifs.

 

1. Cadeau : une cagnotte pour financer le renouvellement de son vieil ordinateur et de son imprimante, et l’achat d’ustensiles de cuisine (et sans doute d’un frigo) pour son nouveau logement qui en est dépourvu.

 

Cagnotte en ligne :    https://cagnotte.me/depart-du-pere-frederic/fr

 

Ou enveloppe (espèces, ou chèque à l’ordre de M. Frédéric Benoist) à déposer au presbytère, 40 allée du Jardin Anglais (bien préciser sur l’enveloppe : départ du Père Frédéric)

 

2. Livre d’or : messages, dessins, collages, photos, etc. doivent être au format d’une feuille « A4 » afin d’être insérées dans un grand classeur. A déposer au presbytère avec mention « départ  du Père Frédéric »

 

3. Si vous souhaitez nous aider à préparer ces apéritifs : Installation des tables, préparation du « grignotage », service du pot, etc.. signalez-vous au secrétariat du presbytère : tél : 01 43 81 14 98 ou mail : paroisse.leraincy@wanadoo.fr

 

4. Si vous avez prévu de participer à la messe avant l’apéritif, n’oubliez pas de vous inscrire sur ce site (consignes sanitaires obligent) https://app.rendezvousalamesse.fr/93340-le-raincy-notre-dame

 

 

Merci d’avance ! L’Equipe d’Animation Paroissiale

Fête du corps et du sang du Christ

14 Juin 2020

 

 

 

Le thème de la mémoire revient plusieurs fois dans la solennité du Corps et du sang du Christ que nous célébrons aujourd’hui: « Souviens-toi de la longue marche que le Seigneur ton Dieu t’a imposée […] N’oublie pas le Seigneur ton Dieu, […] qui t’a donné la manne » (cf. Dt 8, 2.14.16) dit Moïse au peuple. « Faites ceci en mémoire de moi » (parole de Jésus rapportée par Paul, lui même ayant reçu de la Tradition cette parole… (1Co 11,24) . « Souviens–toi de Jésus-Christ » (2Tm 2,8), dira Paul à son disciple. Le « pain vivant descendu du ciel » (Jn 6,51) est le sacrement de la mémoire qui nous rappelle, de manière réelle et tangible, l’histoire d’amour de Dieu pour nous, pour tous les hommes.

« Souviens-toi », dit aujourd’hui la Parole divine à chacun de nous. Le chemin du peuple de Dieu dans le désert a pris force de la mémoire des hauts faits du Seigneur. Notre histoire personnelle du salut se fonde dans la mémoire de tout ce que le Seigneur a fait pour nous. Faire mémoire est essentiel pour la foi, j’oserais dire, comme l’eau pour une plante : de même qu’une plante sans eau ne peut rester en vie et donner du fruit, de même la foi, si elle ne se désaltère pas à la mémoire de tout ce que le Seigneur a fait pour nous. « Souviens-toi de Jésus-Christ », chantons nous souvent, en anamnèse… en mémoire…

Souviens-toi. Oui La mémoire est importante, car elle nous permet de demeurer dans l’amour, de se souvenir, c’est-à-dire de porter dans le cœur, de ne pas oublier celui qui nous aime et que nous sommes appelés à aimer. Cependant, cette faculté unique que le Seigneur nous a donnée est de nos jours plutôt affaiblie. Dans la frénésie dans laquelle nous sommes plongés, beaucoup de personnes et beaucoup de faits semblent glisser sur nous. On tourne les pages rapidement, avides de nouveautés, de rapidité, d’informations chocs qui font appel à l’émotion immédiate, mais pauvres en mémoire. Ainsi, brulant les souvenirs et vivant dans l’instant, on risque de rester à la surface des choses, des événemennts, dans le flux des choses qui se succèdent, sans aller en profondeur, sans cette épaisseur qui nous rappelle qui nous sommes et où  nous allons. Alors, la vie extérieure devient morcelée, elle peur engendrer des violences,  la vie intérieure, inerte, vide de sens et d’engagement.

Mais la solennité d’aujourd’hui nous rappelle que, dans le morcellement de la vie, le Seigneur vient à notre rencontre dans une amoureuse fragilité, celle de l’Eucharistie. Dans le pain de vie le Seigneur vient nous visiter, se faisant humble nourriture qui guérit avec amour notre mémoire, malade de frénésie. Car l’Eucharistie est le mémorial de l’amour de Dieu. Là « le mémorial de sa passion est célébré » (Solennité du Corps et du Sang du Christ, Antienne du Magnificat, 2ème Vêpres), mémorial de l’amour de Dieu pour nous, qui est notre force, le soutien de notre marche. Voilà pourquoi le mémorial eucharistique nous fait tant de bien : il n’est pas un souvenir abstrait, froid, une simple notion, mais la mémoire vivante et consolante de l’amour de Dieu. Mémoire d’anamnèse et d’imitation. Dans l’Eucharistie se trouve tout le goût des paroles et des gestes de Jésus, la saveur de sa Pâques, le parfum de son Esprit. En la recevant, la certitude d’être aimé par lui s’imprime dans notre cœur.  

Ainsi l’Eucharistie forme en nous une mémoire reconnaissante, parce que nous nous reconnaissons enfants aimés du Père et rassasiés par lui.  Une mémoire libre, car l’amour de Jésus, son pardon, guérit les blessures du passé et pacifie le souvenir des torts subis et infligés ; une mémoire patiente, car dans les adversités nous savons que l’Esprit de Jésus demeure en nous. L’Eucharistie nous encourage : même sur le chemin le plus accidenté nous ne sommes pas seuls, le Seigneur ne nous oublie pas et il nous redonne des forces avec amour chaque fois que nous allons à lui.

L’Eucharistie nous rappelle aussi que nous ne sommes pas des individus, mais un corps : le corps du Christ dira Paul... De même que le peuple au désert récoltait la manne tombée du ciel et la partageait en famille (cf. Ex 16), de même Jésus, Pain du ciel, nous convoque pour le recevoir, le recevoir ensemble et le partager entre nous. L’Eucharistie n’est pas un sacrement « pour moi », si et quand j’en ai besoin, elle est le sacrement d’une multitude qui forme un seul corps, le saint peuple fidèle de Dieu. Saint Paul nous l’a rappelé : « Puisqu’il y a un seul pain, la multitude que nous sommes est un seul corps, car nous avons tous part à un seul pain » (1Co 10, 17). L’Eucharistie est le sacrement de l’unité. Celui qui la reçoit ne peut être qu’artisan d’unité, parce que nait en lui, dans son “ADN spirituel”, la construction de l’unité. Que ce Pain d’unité nous guérisse de l’ambition de dominer les autres, de l’avidité de s’emparer pour soi, de fomenter des dissensions et de répandre des critiques ; qu’il suscite la joie de nous aimer sans rivalité, envie et bavardages malveillants.

Dans l’Hostie consacrée, en plus de la place, Jésus nous prépare l’aliment, la nourriture. Dans la vie nous avons continuellement besoin de nous nourrir, et non seulement d’aliments, mais aussi de projets et d’affections, de désirs et d’espérances. Nous avons faim d’être aimés. Mais les compliments les plus appréciés, les cadeaux les plus beaux et les technologies les plus avancées ne suffisent pas, ne nous rassasient jamais complètement. L’Eucharistie est un aliment simple, comme le pain, mais c’est l’unique qui rassasie, parce qu’il n’y a pas d’amour plus grand. Là nous rencontrons réellement Jésus, nous partageons sa vie, nous sentons son amour ; là tu peux faire l’expérience que sa mort et sa résurrection sont pour toi. Et quand tu adores Jésus dans l’Eucharistie, tu reçois de lui l’Esprit Saint et tu trouves paix et joie. Chers frères et sœurs, choisissons cette nourriture de vie : mettons la messe à la première place, redécouvrons l’adoration dans nos communautés ! Demandons la grâce d’être affamés de Dieu, jamais rassasiés de recevoir ce qu’il prépare pour nous.

Là, Jésus nous prépare une place ici-bas, parce que l’Eucharistie est le cœur battant de l’Église, la génère et la régénère, la rassemble et lui donne la force. Mais l’Eucharistie nous prépare aussi une place là-haut, dans l’éternité, parce qu’elle est le Pain du ciel. Il vient de là, c’est l’unique matière sur cette terre qui soit vraiment d’éternité. C’est le pain de l’avenir, qui déjà maintenant nous fait goûter à l’avance un avenir infiniment plus grand que tout ce qu’on peut attendre de mieux. C’est le pain qui nourrit nos attentes les plus grandes et alimente nos rêves les plus beaux. C’est, en un mot, le gage de la vie éternelle : non seulement une promesse, mais un gage, c’est-à-dire une anticipation, une anticipation concrète de ce qui nous sera donné. L’Eucharistie est la “réservation” du paradis; c’est Jésus, viatique de notre chemin vers cette vie bienheureuse qui ne finira jamais.

Et maintenant, en vivant l’Eucharistie, adorons et remercions le Seigneur pour ce don suprême : mémoire vivante de son amour qui fait de nous un seul corps et nous conduit à l’unité.

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Published by paroisse du Raincy - dans Feuille quotidienne "confinement"

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