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20 mars 2017 1 20 /03 /mars /2017 17:32

La croix n’est pas « un bibelot » mais « un rappel de l’amour »

de Jésus

 

Angélus Du 12 Mars 2017

 

Chers frères et sœurs, bonjour !

 

L’Evangile de ce deuxième dimanche de carême nous présente le récit de la Transfiguration de Jésus (cf. Mt 17,1-9). Il emmena à l’écart trois des apôtres, Pierre, Jacques et Jean, Il monta avec eux sur une haute montagne, et là advint ce phénomène singulier : le visage de Jésus « devint brillant comme le soleil, et ses vêtements, blancs comme la lumière » (v. 2). De cette façon le Seigneur fait resplendir dans sa personne cette gloire divine que l’on pouvait toucher par la foi dans sa prédication et dans ses gestes miraculeux. Et la transfiguration s’accompagne, sur la montagne, de l’apparition de Moïse et d’Elie, « qui s’entretenaient avec lui » (v. 3). La “luminosité” qui caractérise cet événement extraordinaire en symbolise le but : éclairer les esprits et les cœurs des disciples afin qu’ils puissent comprendre clairement qui est leur Maître. C’est une étincelle de lumière qui s’ouvre soudain sur le mystère de Jésus et éclaire toute sa personne et toute son histoire.

 

Désormais engagé résolument vers Jérusalem, où il devra subir la condamnation à mort par crucifixion, Jésus veut préparer les siens à ce scandale, le scandale de la croix, trop fort pour leur foi et, en même temps, annoncer à l’avance sa résurrection, en se manifestant comme le Messie, le Fils de Dieu. Et Jésus les prépare pour ce moment triste et (porteur) de tant de souffrance. En effet, Jésus se montrait un Messie différent des attentes, de ce qu’ils imaginaient sur le Messie, sur comment serait le Messie : non pas un roi puissant et glorieux, mais un serviteur humble et désarmé ; non pas un seigneur de grande richesse, signe de bénédiction, mais un homme pauvre qui n’a pas où reposer sa tête ; non pas un patriarche avec une descendance nombreuse, mais un célibataire sans maison et sans nid. C’est vraiment une révélation de Dieu inversée, et le signe le plus déconcertant de ce renversement scandaleux est la croix. Mais c’est à travers la croix que Jésus parviendra à la glorieuse résurrection, qui sera définitive, non comme cette transfiguration qui a duré un moment, un instant. Jésus transfiguré sur le mont Tabor a voulu montrer sa gloire à ses disciples, non pas pour leur éviter de passer par la croix, mais pour indiquer où conduit la croix. Qui meurt avec le Christ, avec le Christ ressuscitera. La croix est la porte de la résurrection. Qui lutte avec Lui, avec Lui triomphera. C’est le message d’espérance que la croix de Jésus contient, exhortant à la force dans notre existence. La Croix chrétienne n’est pas un bibelot de la maison ou un ornement à porter, mais la croix chrétienne est un rappel de l’amour avec lequel Jésus s’est sacrifié pour sauver l’humanité du mal et du péché. En ce temps de carême, contemplons avec dévotion l’image du crucifix : Jésus en croix. Il est le symbole de la foi chrétienne, il est l’emblème de Jésus, mort et ressuscité pour nous. Faisons en sorte que la Croix marque les étapes de notre itinéraire de carême pour comprendre toujours plus la gravité du péché et la valeur du sacrifice avec lequel le Rédempteur nous a tous sauvés.

 

La Vierge Sainte a su contempler la gloire de Jésus cachée dans son humanité. Qu’elle nous aide à demeurer avec Lui dans la prière silencieuse, à nous laisser éclairer par sa présence, pour porter dans notre cœur, à travers les nuits les plus obscures, un reflet de sa gloire

Jésus et la Samaritaine

 

 

1 ère lecture (Ex 17,3-7) Psaume (Ps 94,1-2.6-9) 2 ème lecture (Rm 5,1-2.5-8) Evangile (Jn 4,5-42)

 

 

Jésus s’est arrêté, fatigué. Saint Jean aime à noter souvent la nature humaine de Jésus. Mais il remarque qu’il est assis sur la margelle de la source, et non à même le sol, appuyé sur le puits, non pas dans une position de repos. Il s’est assis là où l’eau une fois puisée, le seau est posé. Il est assis en position de service.

 

Et quand arrive cette femme Samaritaine, il lui demande d’abord un service : »Donne-moi à boire ». Un service qui est aussi un geste de bonté, car, dans le cœur de la Samaritaine, il y a une grande bonté même si elle ne veut pas paraître ce qu’elle est vraiment.

 

Il ne discute pas avec elle sur les mérites réciproques des Samaritains et des Juifs de Judée. Il ne fait nulle théologie et refuse la controverse qui aurait fait dévier la réalité profonde de son message. Il va au cœur de la question fondamentale : »Si tu savais le don de Dieu… » Si tu savais par qui peut venir ce don de Dieu. La controverse est en effet inutile : le privilège de Jérusalem a cessé et cette montagne de Samarie n’a plus de signification. Le don de Dieu est « esprit et vérité », et c’est ce qu’il attend de ceux qui l’adorent. L’universalité est en Dieu qui ne dépend ni des lieux, ni des langues, ni des nations.

 

Tout cela, elle le sait puisqu’elle enchaîne en parlant du Messie « qui fera connaître toutes choses. » Mais l’affirmation de Jésus « Je le suis », ne peut pas encore la convaincre. C’est trop tôt dans sa démarche personnelle et spirituelle. Elle l’a seulement interrogée : »Ne serait-il pas le Messie ? » C’est qu’elle est encore enfermée dans ses problèmes personnels : »Il m’a dit ce que j’ai fait ! »

 

Nous-mêmes, nous sommes bien comme la Samaritaine quand Jésus nous parle, quand il nous ouvre un avenir insoupçonné…. Il est difficile à prendre le tournant décisif qu’il nous demande d’opérer pour nous situer dans la vérité. Il en est ainsi pour nos frères quand nous voulons les « évangéliser ». Laissons à chacun le temps de la maturation intérieure à la lumière de la grâce. Ne bousculons pas non plus la grâce de Dieu. Craignons que notre parole, ou plutôt nos paroles, ne court-circuitent ce cheminement intérieur.

Lecture du livre de l’Exode (Ex 17, 3-7)

 

En ces jours-là, dans le désert, le peuple, manquant d’eau, souffrit de la soif. Il récrimina contre Moïse et dit : « Pourquoi nous as-tu fait monter d’Égypte ? Était-ce pour nous faire mourir de soif avec nos fils et nos troupeaux ? » Moïse cria vers le Seigneur : « Que vais-je faire de ce peuple ? Encore un peu, et ils me lapideront ! » Le Seigneur dit à Moïse : « Passe devant le peuple, emmène avec toi plusieurs des anciens d’Israël, prends en main le bâton avec lequel tu as frappé le Nil, et va ! Moi, je serai là, devant toi, sur le rocher du mont Horeb. Tu frapperas le rocher, il en sortira de l’eau, et le peuple boira ! » Et Moïse fit ainsi sous les yeux des anciens d’Israël. Il donna à ce lieu le nom de Massa (c’est-à-dire : Épreuve) et Mériba (c’est-à-dire : Querelle), parce que les fils d’Israël avaient cherché querelle au Seigneur, et parce qu’ils l’avaient mis à l’épreuve, en disant : « Le Seigneur est-il au milieu de nous, oui ou non ? »

 

Psaume (Ps 94 (95), 1-2, 6-7ab, 7d-8a.9)

 

Venez, crions de joie pour le Seigneur, acclamons notre Rocher, notre salut ! Allons jusqu’à lui en rendant grâce, par nos hymnes de fête acclamons-le ! Entrez, inclinez-vous, prosternez-vous, adorons le Seigneur qui nous a faits. Oui, il est notre Dieu ; nous sommes le peuple qu’il conduit. Aujourd’hui écouterez-vous sa parole ? « Ne fermez pas votre cœur comme au désert, où vos pères m’ont tenté et provoqué, et pourtant ils avaient vu mon exploit. »

 

Lecture de la lettre de saint Paul aux Romains (Rm 5, 1-2.5-8)

 

Frères, nous qui sommes devenus justes par la foi, nous voici en paix avec Dieu par notre Seigneur Jésus- Christ, lui qui nous a donné, par la foi, l’accès à cette grâce dans laquelle nous sommes établis ; et nous mettons notre fierté dans l’espérance d’avoir part à la gloire de Dieu. Et l’espérance ne déçoit pas, puisque l’amour de Dieu a été répandu dans nos cœurs par l’Esprit Saint qui nous a été donné. Alors que nous n’étions encore capables de rien, le Christ, au temps fixé par Dieu, est mort pour les impies que nous étions. Accepter de mourir pour un homme juste, c’est déjà difficile ; peut-être quelqu’un s’exposerait-il à mourir pour un homme de bien. Or, la preuve que Dieu nous aime, c’est que le Christ est mort pour nous, alors que nous étions encore pécheurs.

 

Évangile de Jésus selon saint Jean (Jn 4, 5-42)

 

En ce temps-là, Jésus arriva à une ville de Samarie, appelée Sykar, près du terrain que Jacob avait donné à son fils Joseph. Là se trouvait le puits de Jacob. Jésus, fatigué par la route, s’était donc assis près de la source. C’était la sixième heure, environ midi. Arrive une femme de Samarie, qui venait puiser de l’eau. Jésus lui dit : « Donne-moi à boire. » En effet, ses disciples étaient partis à la ville pour acheter des provisions. La Samaritaine lui dit : « Comment ! Toi, un Juif, tu me demandes à boire, à moi, une Samaritaine ? » En effet, les Juifs ne fréquentent pas les Samaritains. Jésus lui répondit : « Si tu savais le don de Dieu et qui est celui qui te dit : ‘Donne-moi à boire’, c’est toi qui lui aurais demandé, et il t’aurait donné de l’eau vive. » Elle lui dit : « Seigneur, tu n’as rien pour puiser, et le puits est profond. D’où as-tu donc cette eau vive ? Serais-tu plus grand que notre père Jacob qui nous a donné ce puits, et qui en a bu lui-même, avec ses fils et ses bêtes ? » Jésus lui répondit : « Quiconque boit de cette eau aura de nouveau soif ; mais celui qui boira de l’eau que moi je lui donnerai n’aura plus jamais soif ; et l’eau que je lui donnerai deviendra en lui une source d’eau jaillissant pour la vie éternelle. » La femme lui dit : « Seigneur, donne-moi de cette eau, que je n’aie plus soif, et que je n’aie plus à venir ici pour puiser. » Jésus lui dit : « Va, appelle ton mari, et reviens. » La femme répliqua : « Je n’ai pas de mari. » Jésus reprit : « Tu as raison de dire que tu n’as pas de mari : des maris, tu en as eu cinq, et celui que tu as maintenant n’est pas ton mari ; là, tu dis vrai. » La femme lui dit : « Seigneur, je vois que tu es un prophète !... Eh bien ! Nos pères ont adoré sur la montagne qui est là, et vous, les Juifs, vous dites que le lieu où il faut adorer est à Jérusalem. » Jésus lui dit : « Femme, crois-moi : l’heure vient où vous n’irez plus ni sur cette montagne ni à Jérusalem pour adorer le Père. Vous, vous adorez ce que vous ne connaissez pas ; nous, nous adorons ce que nous connaissons, car le salut vient des Juifs. Mais l’heure vient et c’est maintenant où les vrais adorateurs adoreront le Père en esprit et vérité : tels sont les adorateurs que recherche le Père. Dieu est esprit, et ceux qui l’adorent, c’est en esprit et vérité qu’ils doivent l’adorer. » La femme lui dit : « Je sais qu’il vient, le Messie, celui qu’on appelle Christ.

CALENDRIER

 

  • Messe tous les jours à 9 h avec l’office des Laudes

  • Tous les samedis matin de 10 h 30 à 12 h 15 un prêtre se tient dans l’église Notre-Dame pour accueillir une démarche du sacrement de réconciliation

  • Adoration du Saint-Sacrement tous les samedis de 9 h 30 à 12 h à la crypte

 

 

 

 

 

Rendez-vous de la semaine

 

-Lundi 20 mars à 20 h 30 salle Pierre Lefeuvre : rencontre des catéchistes pour préparer la retraite de communion et des professions de foi

- Mardi 21 mars intervention des membres de l’UDPP auprès des classes de Première du groupe scolaire Saint-Louis Sainte Clotilde - pas de messe à 9 h

Mardi 21 Mars à 20 h 30 salle Pierre Lefeuvre : Réunion de préparation des offices de la Semaine Sainte

-Mercredi 22 mars à 17 h salle Pierre Lefeuvre : rencontre des confirmands

-Mercredi 22 Mars à 20 h 30 salle Pierre Lefeuvre : rencontre avec les membres de la communauté portugaise

-Vendredi 24 mars à 9 h 30 au presbytère : Réunion du Comité de rédaction du Messager

 

Vendredi 24 mars à 19 h :

Chemin de Croix à l’église Notre-Dame

 

Vendredi 24 mars à 20 h :

salle Pierre Lefeuvre : bol de riz au profit de l’association raincéenne Honduras croissance, qui réalise des projets humanitaires au Honduras en Amérique Centrale, au profit des populations défavorisées du milieu rural : construction d’écoles, de bibliothèques, de systèmes d’eau potable et d’assainissement.

 

 

Samedi 25 et dimanche 26 Mars :

week-end des « pasteurs selon mon cœur », le père Frédéric Benoist est absent

 

A noter : Concert le Jeudi 20 Avril à 20 h 30 à la Basilique de Saint-Denis

  • - Le Messie de Haendel par le Chœur symphonique Charles Münch et Orchestre des Amis du Chœurs Charles Münch

pour le financement d’une œuvre d’art qui prendra place dans le chœur rénové par l’État.

Participation : 20,00 €

  • - Chèque à l’ordre de ABCSD 16 Boulevard Jules Guesde 93200 Saint-Denis.

  • - Paiement en ligne : https://.apayer.fr/ABCSD ou sur place le soir même

 

 

DIMANCHE 19 mars 2017 3 ème dimanche de Carême

1 ère lecture (Ex 17,3-7) Psaume (Ps 94,1-2.6-9) 2 ème lecture (Rm 5,1-2.5-8) Evangile (Jn 4,5-42)

 

DIMANCHE 26 mars 2017 4 ème dimanche de Carême

1 ère lecture (1 S 16,1b.6-7.10-13a) Psaume (Ps 22,1-6) 2 ème lecture (Ep 5, 8-14)

Evangile (Jn 9,1-41)

Messe anticipée le samedi à 18 h à Saint-Louis -Dimanche à

10 h 30 messe à Notre-Dame. Au cours de la messe 2ème scrutin pour les 7 futurs baptisés de Pâques

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