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20 octobre 2016 4 20 /10 /octobre /2016 19:49

Les personnes âgées appelées à « témoigner des valeurs qui comptent vraiment »

Discours du pape François

Chers frères et sœurs, bonjour!

Je me réjouis de vivre avec vous cette journée de réflexion et de prière, qui s’inscrit dans le cadre de la Fête des Grands-parents. Je vous salue tous avec affection, à commencer par les présidents des associations que je remercie pour leurs paroles. Je félicite tous ceux qui ont dû affronter difficultés et désagréments pour ne pas manquer ce rendez-vous; mais je suis également proche de toutes les personnes âgées, seules ou malades, qui n’ont pu venir, mais sont présentes parmi nous spirituellement.

L’Eglise regarde les personnes âgées avec affection, reconnaissance et grande estime. Celles-ci constituent une partie essentielle de la communauté chrétienne et de la société. Je ne sais pas si vous avez bien entendu: les personnes âgées sont une partie essentielle de la communauté chrétienne et de la société. Elles représentent en particulier les racines et la mémoire d’un peuple. Vous êtes une présence importante, car votre expérience constitue un précieux trésor, indispensable pour regarder l’avenir avec espérance et responsabilité. Votre maturité et votre sagesse, accumulées au fil des années, peuvent aider les plus jeunes, en les soutenant sur le chemin de leur croissance et lorsqu’ils commencent à s’ouvrir à l’avenir, lorsqu’ils cherchent leur voie. Les personnes âgées, en effet, témoignent que, même dans les pires épreuves, il ne faut jamais perdre confiance en Dieu et en un avenir meilleur. Elles sont comme des arbres qui continuent à donner du fruit : malgré le poids des années, elles peuvent apporter une grande contribution à la société en lui apportant de riches valeurs et affirmant la culture de la vie.

Les personnes âgées qui mettent généreusement leur temps et les talents que Dieu leur a offerts au profit des autres ne sont pas rares. Je pense à tous ceux qui se rendent disponibles dans les paroisses pour un service vraiment précieux : certains s’occupent du décor de la maison du Seigneur, d’autres comme les catéchistes, les animateurs de la liturgie, témoignent la charité. Et que dire de leur rôle au sein de la famille? Que de grands-parents s’occupent de leurs petits-enfants, transmettant avec grande simplicité aux tous petits l’expérience de leur vie, les valeurs spirituelles et culturelles d’une communauté et d’un peuple! Dans les pays qui ont subi une grave persécution religieuse, ce sont les grands-parents qui ont transmis la foi aux nouvelles générations, conduisant les enfants au baptême dans un dur contexte de clandestinité.

Dans un monde, comme celui d’aujourd’hui, où la force et l’apparence sont souvent idéalisées, vous avez la mission de témoigner les valeurs qui comptent vraiment, ne meurent jamais, car inscrites dans le cœur de tout être humain et garanties par la Parole de Dieu. Justement parce que vous êtes comme on dit « des personnes du troisième âge », vous… ou plutôt nous car j’en fais partie , nous sommes appelés à œuvrer au développement d’une culture de la vie, témoignant que chaque étape de la vie est un don de Dieu, qui a sa propre beauté, son importance, malgré toutes les fragilités qui peuvent la marquer. Face à tant de personnes âgées qui, dans les limites de leurs possibilités, continuent à se prodiguer pour leur prochain, il y en a beaucoup qui cohabitent avec la maladie, ont une mobilité réduite et besoin d’assistance. Je remercie aujourd’hui le Seigneur pour les nombreuses personnes et structures qui s’occupent tous les jours de servir ces personnes, de favoriser des contextes humains adéquats ou chacune d’elle peut vivre dignement cette étape importante de la vie.

 

 Les instituts qui accueillent les personnes âgées sont appelés à être des lieux d’humanité et d’attention aimante, où les plus faibles ne sont pas oubliés, négligés, mais visités, rappelés et soignés comme de grands frères et sœurs. Une manière d’exprimer notre reconnaissance à tous ceux qui ont tant donné à la communauté et qui sont ses racines.

Les institutions et les différentes structures sociales peuvent encore faire beaucoup pour aider les personnes âgées à exprimer au mieux leurs capacités, pour faciliter leur participation active, et veiller à ce que leur dignité humaine soit toujours respectée et valorisée. Pour ce faire, il est important de s’opposer à la culture néfaste du rejet, qui marginalise les personnes âgées, les considérant des êtres « improductifs ». Responsables publiques, structures culturelles, éducatives et religieuses, ainsi que tous les hommes de bonne volonté, sont appelés à s’engager pour construire une société de plus en plus accueillante et inclusive.

Cette histoire de « rejet » est vraiment très moche! Une de mes grands-mères m’avait raconté l’histoire d’une famille où le grand-père, qui habitait avec eux [enfants et petits-enfants], commença à devenir malade, de plus en plus malade …, et à table il ne mangeait pas bien, faisait tomber un peu de nourriture. Un jour le père décida de ne plus faire manger le grand-père à table avec eux, mais dans la cuisine, et a fabriqué une petite table pour lui. Comme ça la famille mangeait sans le grand-père. Quelques jours plus tard, à son retour du travail, il trouva un de ses enfants en train de jouer avec du bois, des clous et un marteau … « Mais que fais-tu? » [Lui demanda son papa]. L’enfant répondit: « je fabrique une table » « Mais pourquoi? » « Pour toi. Pour quand tu deviendras vieux ». Les enfants naturellement sont très attachés aux grands-parents et ils comprennent des choses que seuls les grands-parents peuvent expliquer à travers leur vie et par leur attitude. Cette culture du rejet dit: « Tu es vieux, dehors ! ». Tu es vieux, oui, mais tu as tant de choses à nous dire, à nous raconter, sur l’Histoire, la culture, la vie, les valeurs … Ne laissons pas progresser cette culture du rejet, qu’il y ait toujours une culture inclusive. Il est important aussi de favoriser les liens entre générations. L’avenir d’un peuple exige que les jeunes et les anciens se rencontrent : les jeunes sont la vitalité d’un peuple en marche et les anciens renforcent cette vitalité par la mémoire et la sagesse. Et parlez avec vos petits-enfants, parlez avec eux. Faites qu’ils vous posent des questions. Leur particularité est différente de la nôtre, ils font d’autres choses, aiment d’autres musiques…, mais ils ont besoin des anciens, de ce dialogue continu. Pour leur donner de la sagesse aussi. J’aime bien lire l’histoire du jour où Joseph et Marie amenèrent l’Enfant Jésus au temple. L’enfant avait 40 jours. Là, ils trouvèrent deux grands-parents, Siméon et Anne, qui représentaient la sagesse du peuple; ils louaient Dieu pour que cette sagesse passe à cet Enfant. Ce sont des « vieux », « des grands-parents » qui accueillent Jésus au temple, pas le prêtre: le prêtre, c’est après. Lisez-vous aussi, dans l’évangile de Luc, c’est très beau!

Chers grands-parents, merci pour l’exemple d’amour, de dévouement et de sagesse que vous apportez. Continuez avec courage de témoigner ces valeurs! Que votre sourire et le bel éclat qui illumine vos yeux ne manquent jamais à la société: que la société puisse les voir! Je vous accompagne de mes prières, et vous aussi n’oubliez pas de prier pour moi. Et maintenant sur vous, sur vos bonnes intentions et bons projets, j’invoque la bénédiction du Seigneur. Maintenant prions la grand-mère de Jésus, Sainte Anne, qui est la grand-mère de Jésus, et faisons-le en silence, un instant. Que chacun demande à sainte Anne de nous enseigner à être de bons et sages grands-parents.

 

 

 

SANS SE DECOURAGER

1 ère lecture (Si 35,12-14.16-18) Psaume (Ps 33,2-3.16.18.19.23) 2 ème lecture (2 Tm 24,6-8.16-18) Evangile (Lc 18,9-14)

 

Deux attitudes nous sont possibles en parcourant les textes de ce dimanche : Nous préoccuper de nous-mêmes, avec humilité, en observant ce que nous sommes et ce que nous faisons, et en rendant grâce à Dieu non de nos réalisations, mais de son attention à notre égard. En étant attentif au risque de ne plus contempler le Christ en plénitude, mais nous-mêmes. Ou bien tourner nos regards vers le Christ, ce qui est plus encourageant que de se contempler avec notre péché d’une manière moralisante.

La réponse se trouve dans les lectures de ce jour : Ben Sirac : « Il écoute la prière de l’opprimé. » Le psaume 33 : “Le pauvre a crié, Dieu l’écoute et le sauve.” Saint Paul qui a une confiance totale en la justice de Celui qu’il a servi et dont il a témoigné devant le tribunal de Rome. La parabole du publicain qui, saisi par la sainteté de Dieu, en appelle à sa miséricorde et au salut. Ces quatre personnes, en qui nous pouvons nous identifier, sont mises devant nos yeux : Avec Ben Sirac, qui ne se sent écouté par personne. Le psalmiste qui a le cœur brisé et l’esprit abattu. Saint Paul, abandonné même par les siens, Le publicain, indigne de regarder vers le ciel. Mais tous les quatre prient sans se décourager. Le pauvre inconsolable persévère dans sa supplication. Saint Paul garde une confiance sereine et paisible. Le publicain implore pitié. Et tous quatre sont entendus de Dieu qui trouve chacun disposé “à le servir de tout son cœur” (Ben Sirac), « à le bénir » (psaume) “désirant avec amour la manifestation de sa gloire”. (Saint Paul) Car selon la parole de l’Ecriture que chante l’Alleluia :”L’homme regarde à l’apparence, mais Dieu regarde au cœur.” (1 Samuel 16. 7)

Nous sommes souvent déconcertés par le temps qui reste sans réponse en apparence. Nos frères aussi s’impatientent qui s’attendent à une prière exaucée sans délai. Il est alors difficile de leur en parler avec des mots humains comme il est tout autant difficile, pour nous, de nous laisser conduire par le Christ jusqu’à ce détachement que représente l’abandon total à la bonté de Dieu. Non pas seulement l’abandon à sa volonté, mais l’abandon à son amour.

Maintenant, si nous relisons et méditons la parabole du pharisien et du publicain à la lumière de Ben Sirac, nous percevrons quelle doit être la réalité de notre conversion. Ses exigences ne peuvent s’estimer quantitativement au terme d’une addition. La justice, au sens biblique du terme, signifie en effet l’ajustement de nous-mêmes, de notre volonté et de notre comportement, à Dieu lui-même. Et cela ne peut se réaliser que dans le Christ-Jésus, qui unit notre humanité à sa divinité. C’est en cela qu’il pleinement le Juste. Etre juste ne provient pas seulement du fait que soyons attentifs et « intègres » sur tous les commandements de Dieu, ni même du fait d’accumuler des pratiques morales et charitables.

Le pharisien s’en prévalait. Il croyait prier. En fait il ne célébrait que lui-même. Il ne célébrait pas les dons de Dieu. Trop satisfait de ses propres réussites. Ce subtil orgueil détruisait en lui toute justice alors qu’il s’estimait en relation avec la volonté de Dieu. Mais était-il vraiment en relation avec la bonté, avec l’amour de Dieu à son égard et à l’égard de ses frères ? Le publicain, saisi par la sainteté de Dieu, aurait voulu disparaître comme saint Pierre après la pêche miraculeuse : « Eloigne-toi de moi, Seigneur, je ne suis qu’un pécheur. » (Luc. 5. 8) Il mesurait la distance entre lui et le Seigneur Trois-Fois-Saint. Il se croyait très éloigné de la justice de Dieu, et en restait à distance. En fait, c’est lui qui était le plus proche, car il implorait l’essentiel de Dieu, c’est-à-dire sa miséricorde et son amour infini.

 

”Le Seigneur me remettra sa récompense, disait saint Paul, comme à tous ceux qui auront désiré avec amour sa manifestation dans la gloire.” Le pharisien ne manifestait que sa gloriole personnelle, bien fragile et bien minime en regard de l’immensité de l’amour de Dieu.

 

 

 

 

1ère lecture : « La prière du pauvre traverse les nuées »

 

Lecture du livre de Ben Sira le Sage

 

Le Seigneur est un juge qui se montre impartial envers les personnes. Il ne défavorise pas le pauvre, il écoute la prière de l’opprimé. Il ne méprise pas la supplication de l’orphelin, ni la plainte répétée de la veuve. Celui dont le service est agréable à Dieu sera bien accueilli, sa supplication parviendra jusqu’au ciel. La prière du pauvre traverse les nuées ; tant qu’elle n’a pas atteint son but, il demeure inconsolable. Il persévère tant que le Très-Haut n’a pas jeté les yeux sur lui, ni prononcé la sentence en faveur des justes et rendu justice. Parole du Seigneur.

 

Psaume :

R/ Un pauvre crie ; le Seigneur entend.

 

Je bénirai le Seigneur en tout temps, sa louange sans cesse à mes lèvres. Je me glorifierai dans le Seigneur : que les pauvres m’entendent et soient en fête ! Le Seigneur regarde les justes, il écoute, attentif à leurs cris. Le Seigneur entend ceux qui l’appellent : de toutes leurs angoisses, il les délivre. Il est proche du cœur brisé, il sauve l’esprit abattu. Le Seigneur rachètera ses serviteurs : pas de châtiment pour qui trouve en lui son refuge.

 

2ème lecture : « Je n’ai plus qu’à recevoir la couronne de la justice »

 

Lecture de la deuxième lettre de saint Paul apôtre à Timothée

Bien-aimé,

je suis déjà offert en sacrifice, le moment de mon départ est venu. J’ai mené le bon combat, j’ai achevé ma course, j’ai gardé la foi. Je n’ai plus qu’à recevoir la couronne de la justice : le Seigneur, le juste juge, me la remettra en ce jour-là, et non seulement à moi, mais aussi à tous ceux qui auront désiré avec amour sa Manifestation glorieuse. La première fois que j’ai présenté ma défense, personne ne m’a soutenu : tous m’ont abandonné. Que cela ne soit pas retenu contre eux. Le Seigneur, lui, m’a assisté. Il m’a rempli de force pour que, par moi, la proclamation de l’Évangile s’accomplisse jusqu’au bout et que toutes les nations l’entendent. J’ai été arraché à la gueule du lion ; le Seigneur m’arrachera encore à tout ce qu’on fait pour me nuire. Il me sauvera et me fera entrer dans son Royaume céleste. À lui la gloire pour les siècles des siècles. Amen. Parole du Seigneur.

 

Evangile : « Le publicain redescendit dans sa maison ; c’est lui qui était devenu juste, plutôt que le pharisien »

 

Acclamation : Alléluia. Alléluia. Dans le Christ, Dieu réconciliait le monde avec lui : il a mis dans notre bouche la parole de la réconciliation. Alléluia.

 

Évangile de Jésus-Christ selon saint Luc

 

En ce temps-là, à l’adresse de certains qui étaient convaincus d’être justes et qui méprisaient les autres, Jésus dit la parabole que voici : « Deux hommes montèrent au Temple pour prier. L’un était pharisien, et l’autre, publicain (c’est-à-dire un collecteur d’impôts). Le pharisien se tenait debout et priait en lui-même : ‘Mon Dieu, je te rends grâce parce que je ne suis pas comme les autres hommes ils sont voleurs, injustes, adultères , ou encore comme ce publicain. Je jeûne deux fois par semaine et je verse le dixième de tout ce que je gagne.’ Le publicain, lui, se tenait à distance et n’osait même pas lever les yeux vers le ciel ; mais il se frappait la poitrine, en disant : ‘Mon Dieu, montre-toi favorable au pécheur que je suis !’ Je vous le déclare : quand ce dernier redescendit dans sa maison, c’est lui qui était devenu un homme juste, plutôt que l’autre. Qui s’élève sera abaissé ; qui s’abaisse sera élevé. » Acclamons la Parole de Dieu.

 

 

 

CALENDRIER

 

  • Messe tous les jours à 9 h avec l’office des Laudes

  • Tous les samedis matin de 10 h 30 à 12 h 15 un prêtre se tient dans l’église Notre-Dame pour accueillir une démarche du sacrement de réconciliation

  • Adoration du Saint-Sacrement tous les samedis de 9 h 30 à 12 h à la crypte

 

 

 

- Lundi 24 octobre : De la férie

-Mardi 25 octobre : De la férie

-Mercredi 26 octobre : De la férie

-Jeudi 27 octobre : De la férie

-Vendredi 28 octobre : St Simon et st Jude

-Samedi 29 octobre : De la férie

 

 

 

 

Le passage à l'heure d'hiver se fera dans la nuit du samedi 29 au dimanche 30 octobre.

A 3 h du matin il faudra reculer d’une heure. Il sera alors 2 heures.

 

 

 

 

Rendez-vous de la semaine de la Toussaint

 

 

 

 

Fêtes de la Toussaint :

 

Mardi 1 er Novembre : Fête de la Toussaint : Messe en l’église Notre-Dame à 10 h 30 

Mardi 1 er Novembre de 14 h 30 à 17 h 30 : bénédiction des tombes aux cimetières de la ville et prière auprès de nos défunts. Dépose d’une gerbe sur la tombe des prêtres du Raincy

Mercredi 2 Novembre : messe pour les fidèles défunts à 19 h 30 à Notre- Dame

 

 

DIMANCHE 23 OCTOBRE 2016 30 ème dimanche du temps ordinaire

1 ère lecture (Si 35,12-14.16-18) Psaume (Ps 33,2-3.16.18.19.23) 2 ème lecture (2 Tm 24,6-8.16-18)

Evangile (Lc 18,9-14)

Messe anticipée : samedi à 18 h à Saint-Louis - Dimanche à 10 h 30 à Notre-Dame

DIMANCHE 30 OCTOBRE 2016 31 ème dimanche du temps ordinaire

1 ère lecture (Sg 11,23-12,2) Psaume (Ps 144,1-2.8-11.13-14) 2

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