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8 février 2016 1 08 /02 /février /2016 16:21

Audience jubilaire du pape Samedi 30 Janvier 2016

Chers frères et sœurs,

Nous entrons jour après jour dans le cœur de l’année sainte de la miséricorde. Avec sa grâce, le Seigneur guide nos pas alors que nous franchissons la porte sainte et il vient à notre rencontre pour rester toujours avec nous, malgré nos manquements et nos contradictions. Ne nous lassons jamais de sentir le besoin de son pardon, car quand nous sommes faibles sa proximité nous rend forts et nous permet de vivre notre foi avec une plus grande joie.

Je voudrais vous indiquer aujourd’hui le lien étroit qui existe entre la miséricorde et la mission. Comme le rappelait saint Jean-Paul II : « L’Église vit d’une vie authentique lorsqu’elle professe et proclame la miséricorde, et lorsqu’elle conduit les hommes aux sources de la miséricorde du Sauveur » (Enc. Dives in misericordia, n. 13). En tant que chrétiens, nous avons la responsabilité d’être missionnaires de l’Évangile. Quand nous recevons une belle nouvelle, ou quand nous vivons une belle expérience, il est naturel que nous ressentions l’exigence de la communiquer également aux autres. Nous sentons que nous ne pouvons pas retenir la joie qui nous a été donnée : nous voulons la diffuser. La joie suscitée est telle qu’elle nous pousse à la communiquer.

Et ce devrait être la même chose lorsque nous rencontrons le Seigneur: la joie de cette rencontre, de sa miséricorde, communiquer la miséricorde du Seigneur. D’ailleurs, le signe concret que nous avons vraiment rencontré Jésus est la joie que nous éprouvons en le communiquant également aux autres. Et cela n’est pas « faire du prosélytisme », cela est faire un don : je te donne ce qui me procure de la joie. En lisant l’Évangile, nous voyons que cela a été l’expérience des premiers disciples : après la première rencontre avec Jésus, André est immédiatement allé le dire à son frère Pierre (cf. Jn 1, 40-42), et Philippe fit la même chose avec Nathanaël (cf. Jn 1, 45-46). Rencontrer Jésus revient à rencontrer son amour. Cet amour nous transforme et nous rend capables de transmettre aux autres la force qu’il nous donne. D’une certaine façon, nous pourrions dire que depuis le jour du Baptême est donné à chacun un nouveau nom qui s’ajoute à celui que leur donne déjà leur maman et leur papa, et ce nom est « Christophe » : nous sommes tous des « Christophe ». Qu’est-ce que cela veut dire ? « Porteurs du Christ ». C’est le nom de notre attitude, une attitude de porteurs de la joie du Christ, de la miséricorde du Christ. Chaque chrétien est un « Christophe », c’est-à-dire un porteur du Christ !

La miséricorde que nous recevons du Père ne nous est pas donnée comme un réconfort privé, mais fait de nous des instruments afin que les autres aussi puissent recevoir le même don. Il existe une merveilleuse circularité entre la miséricorde et la mission. Vivre de miséricorde nous rend missionnaires de la miséricorde, et être des missionnaires nous permet de grandir toujours plus dans la miséricorde de Dieu. Prenons donc au sérieux notre condition de chrétiens et engageons-nous à vivre en croyants, car ce n’est qu’ainsi que l’Évangile peut toucher le cœur des personnes et l’ouvrir pour recevoir la grâce de l’amour, pour recevoir cette grande miséricorde de Dieu qui accueille tout le monde.

L’APPEL

1 ère lecture (Is 6,1-2a.3-8) Psaume (Ps 137,1-5.7-8) 2 ème lecture (1 Co 15, 1-11) Evangile (Lc 5, 1-11)

La lecture de saint Luc en ce dimanche offre un récit complexe, réunissant plusieurs éléments : – Jésus prêchant à la foule la parole de Dieu. – La pêche miraculeuse.– La vocation de Simon à une pêche d’hommes et non plus de poissons, son métier. – La décision de Simon, Jacques et Jean : ils se mettent à suivre Jésus. La séquence adoptée par saint Luc est sans doute destinée à montrer comment un familier devient un disciple et un apôtre. Jésus fait accomplir à Pierre ce parcours en lui adressant trois appels : – L’appel à mettre sa barque à sa disposition et à s’éloigner “un peu” du rivage. – L’appel à jeter les filets, “au large”, malgré l’échec de la nuit précédente. – L’appel à une tâche évoquée en mots énigmatiques : prendre des hommes au filet. Pourquoi ? Comment ? Rien n’est précisé. Mais Pierre, ainsi que les deux autres, comprennent qu’à partir de cette heure, ils n’ont rien d’autre à faire que de suivre Jésus. En travers de cet élan de l’appel et de la foi survient un obstacle. Celui du péché, ou plus exactement, celui de la conscience de notre péché. Notre indignité, parfois, nous paraît telle que nous doutons même de la miséricorde infinie de Dieu, au point d’avoir peur de face à face que nous vivons déjà avec Lui et que nous vivrons éternellement. La liturgie nous propose un parallèle entre la réaction de saint Pierre et celle du prophète Isaïe. Isaïe :”Malheur à moi ! je suis perdu car je suis un homme aux lèvres impures.” (Isaïe 6.5) Saint Pierre, devant le miracle, change de “situation”…”Seigneur, éloigne-toi de moi, je suis un homme pécheur.” L’heure d’avant, quand il acquiesçait à l’ordre de Jésus, il l’appelait “Maître”. Il est une question qui traverse tout l’Ancien Testament : comment voir Dieu sans mourir si grande est la distance qui nous sépare de lui. Le plus souvent l’Ecriture affirme que l’homme ne peut voir Dieu. Quand Moïse lui demande :”Fais-moi voir ta gloire”, le Seigneur répond :”Tu ne peux pas voir ma face, car l’homme ne saurait me voir et vivre.” (Exode 33. 18 à 20) Pourtant Dieu ne veut pas être étranger à son serviteur. Il se fera voir de Moïse, mais de dos. La vision de Dieu suppose une familiarité que le péché a rompue. L’homme est ainsi en proie à une contradiction : le désir de voir Dieu demeure en lui, mais il échouerait ou rejoindrait inexorablement la mort. Toutefois les traditions prophétiques de l’Ancien Testament attestent une possible rencontre. “Moïse monta, ainsi qu’Aaron, Madav et Avihou, et soixante-dix des Anciens d’Israël. Ils virent le Dieu d’Israël… Ils contemplèrent Dieu, mangèrent et burent” (Exode 24. 9 à 11) Et c’est bien ainsi que les disciples et les apôtres vécurent avec Jésus de Nazareth, trois années durant. Dieu lui-même s’est manifesté au sein de notre monde pécheur par son Fils incarné :”Et le Verbe s’est fait chair et nous avons vu sa gloire.” (Jean 1. 14) L’initiative du salut vient de Dieu. Notre foi n’est ni une imagination ni l’épiphénomène de nos désirs. Les Corinthiens se l’entendent dire par saint Paul. “Ce que je suis, je le suis par la grâce de Dieu.”

1ère lecture : « Me voici : envoie-moi ! » (Is 6, 1-2a.3-8)

Lecture du livre du prophète Isaïe

L’année de la mort du roi Ozias, je vis le Seigneur qui siégeait sur un trône très élevé ; les pans de son manteau remplissaient le Temple. Des séraphins se tenaient au-dessus de lui. Ils se criaient l’un à l’autre : « Saint ! Saint ! Saint, le Seigneur de l’univers ! Toute la terre est remplie de sa gloire. » Les pivots des portes se mirent à trembler à la voix de celui qui criait, et le Temple se remplissait de fumée. Je dis alors « Malheur à moi ! je suis perdu, car je suis un homme aux lèvres impures, j’habite au milieu d’un peuple aux lèvres impures : et mes yeux ont vu le Roi, le Seigneur de l’univers ! » L’un des séraphins vola vers moi, tenant un charbon brûlant qu’il avait pris avec des pinces sur l’autel. Il l’approcha de ma bouche et dit : « Ceci a touché tes lèvres, et maintenant ta faute est enlevée, ton péché est pardonné. » J’entendis alors la voix du Seigneur qui disait : « Qui enverrai-je ? qui sera notre messager ? » Et j’ai répondu : « Me voici : envoie-moi ! » – Parole du Seigneur.

Psaume : Ps 137 (138), 1-2a, 2bc-3, 4-5, 7c-8

R/ Je te chante, Seigneur, en présence des anges. (cf. Ps 137, 1c)

De tout mon cœur, Seigneur, je te rends grâce : tu as entendu les paroles de ma bouche. Je te chante en présence des anges, vers ton temple sacré, je me prosterne. Je rends grâce à ton nom pour ton amour et ta vérité, car tu élèves, au-dessus de tout, ton nom et ta parole. Le jour où tu répondis à mon appel, tu fis grandir en mon âme la force. Tous les rois de la terre te rendent grâce quand ils entendent les paroles de ta bouche. Ils chantent les chemins du Seigneur : « Qu’elle est grande, la gloire du Seigneur ! » Ta droite me rend vainqueur. Le Seigneur fait tout pour moi ! Seigneur, éternel est ton amour : n’arrête pas l’œuvre de tes mains.

2ème lecture : « Voilà ce que nous proclamons, voilà ce que vous croyez » (1 Co 15, 1-11)

Lecture de la première lettre de saint Paul Apôtre aux Corinthiens

Frères, je vous rappelle la Bonne Nouvelle que je vous ai annoncée ; cet Évangile, vous l’avez reçu ; c’est en lui que vous tenez bon, c’est par lui que vous serez sauvés si vous le gardez tel que je vous l’ai annoncé ; autrement, c’est pour rien que vous êtes devenus croyants. Avant tout, je vous ai transmis ceci, que j’ai moi-même reçu : le Christ est mort pour nos péchés conformément aux Écritures, et il fut mis au tombeau ; il est ressuscité le troisième jour conformément aux Écritures, il est apparu à Pierre, puis aux Douze ; ensuite il est apparu à plus de cinq cents frères à la fois – la plupart sont encore vivants, et quelques-uns sont endormis dans la mort –, ensuite il est apparu à Jacques, puis à tous les Apôtres. Et en tout dernier lieu, il est même apparu à l’avorton que je suis. Car moi, je suis le plus petit des Apôtres, je ne suis pas digne d’être appelé Apôtre, puisque j’ai persécuté l’Église de Dieu. Mais ce que je suis, je le suis par la grâce de Dieu, et sa grâce, venant en moi, n’a pas été stérile. Je me suis donné de la peine plus que tous les autres ; à vrai dire, ce n’est pas moi, c’est la grâce de Dieu avec moi. Bref, qu’il s’agisse de moi ou des autres, voilà ce que nous proclamons, voilà ce que vous croyez. – Parole du Seigneur.

CALENDRIER

  • Messe tous les jours à 9 h avec l’office des Laudes

  • Tous les samedis matin de 10 h 30 à 12 h 15 un prêtre se tient dans l’église Notre-Dame pour accueillir une démarche du sacrement de réconciliation

  • Adoration du Saint-Sacrement tous les samedis de 9 h 30 à 12 h à la crypte

Lundi 8 février : de la férie

-Mardi 9 février : de la férie

-Mercredi 10 février : Cendres

-Jeudi 11 février : Jeudi après les Cendres

-Vendredi 12 février: Vendredi après les Cendres

-Samedi 13 février : Samedi après les Cendres

Rendez-vous de la semaine

-Lundi 8 Février à 20 h 30 salle Pierre Lefeuvre : réunion des accompagnateurs du catéchuménat adulte

Mardi 9 Février à 20 h 30 salle Pierre Lefeuvre : Parcours biblique animée par Madame Myriam de La Marnière. Se plonger dans le patrimoine spirituel de la Bible

Mercredi 10 Février : Mercredi des Cendres, entrée en Carême

Messe à 9 h à Saint-Louis et à 19 h 30 à Notre-Dame

-Jeudi 11 février à 17 h salle Pierre Lefeuvre : groupe biblique paroissial sur saint Luc

-Jeudi 11 février à 20 h 30 salle Pierre Lefeuvre : rencontre des fiancés de Villemomble et du Raincy

-Vendredi 12 Février à 20 h 30 salle Pierre Lefeuvre : réunion des catéchumènes adultes et leurs accompagnateurs

-Dimanche 14 Février à 11 h 15 à la crypte Notre dame : célébration de l’éveil à la foi pour les 3-7 ans et leurs parents

-Dimanche 14 février à 11 h 30 salle Pierre Lefeuvre : lancement des Journées Mondiales de la Jeunesse avec les 18-30 ans de la paroisse

DIMANCHE 7 février 2016 – 5 ème dimanche du temps ordinaire

1 ère lecture (Is 6,1-2a.3-8) Psaume (Ps 137,1-5.7-8) 2 ème lecture (1 Co 15, 1-11) Evangile (Lc 5, 1-11)

LANCEMENT CAMPAGNE DENIER 2016

DIMANCHE 14 février 2016 – 1er dimanche de Carême

1 ère lecture (Dt 26,4-10) Psaume (Ps 90,1-2.10-15) 2 ème lecture (Rm 10,8-13) Evangile (Lc 4,1-13)

Messe anticipée : samedi à 18 h à Saint-Louis et à 10 h à Notre-Dame

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