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19 janvier 2015 1 19 /01 /janvier /2015 19:02

La liberté d'expression, non seulement un droit mais une obligation

Le vol de Colombo à Manille a ouvert la seconde étape du voyage du pape en Asie (Philippines 15-19 janvier), ce 15 janvier 2015. Le pape a répondu durant 40 minutes aux questions des journalistes, notamment sur la liberté religieuse et la liberté d’expression, au lendemain des attentats de Paris contre la rédaction de Charlie Hebdo, contre une policière à Montrouge et contre un supermarché Cacher, Porte de Vincennes.

Tuer au nom de Dieu est une aberration

A propos de la liberté de religion, le pape ne va pas par quatre chemins, il redit sa conviction cent fois répétée: “Je crois que la liberté religieuse et la liberté d’expression sont toutes les deux des droits fondamentaux. On ne peut, je pense… Vous êtes français, allons à Paris, parlons clair! On ne peut cacher cette vérité que chacun a le droit de pratiquer sa religion, sans offenser, librement. Nous faisons ainsi, nous voulons tous le faire. Secundo, on ne peut pas offenser, faire la guerre, tuer au nom de sa religion, c’est-à-dire au nom de Dieu. Ce qui se passe maintenant nous fait un peu… nous étonne. Mais pensons toujours à notre histoire: combien de guerres de religion nous avons eues! Pensez à la “nuit de la Saint-Barthélemy”: comment comprendre cela ? Nous sommes nous aussi pécheurs à ce sujet. Mais on ne peut pas tuer au nom de Dieu. Tuer au nom de Dieu est une aberration. Je crois que c’est la chose principale sur la liberté de religion: on doit le faire librement, sans offenser, mais sans imposer et sans tuer.”

Ne pas offenser la foi de l’autre

Pour la liberté d’expression, le pape est tout aussi clair: c’est non seulement un droit mais une “obligation” morale. Avec une limite: “ne pas offenser la foi de l’autre”, ne pas s’en “moquer”.

Le pape François s’explique sur la limite à cette liberté d’expression qui n’est donc pas un absolu: “La liberté d’expression. Chacun a non seulement la liberté, le droit mais il a aussi l’obligation de dire ce qu’il pense pour aider le bien commun. L’obligation. Pensons à un député, à un sénateur: s’il ne dit pas ce qu’il pense être le vrai chemin, il ne collabore pas un bien commun. Et pas seulement eux, beaucoup d’autres. Nous avons l’obligation de parler ouvertement, d’avoir cette liberté, mais sans offenser. Parce que c’est vrai, on peut réagir violemment. Mais si le Dr Gasbarri, un grand ami, dit une insulte contre ma mère, un coup de poing arrive ! C’est normal ! C’est normal. On ne peut pas provoquer, on ne peut insulter la foi des autres, on ne peut pas se moquer de la foi. Dans un discours, je ne me souviens plus très bien où, le pape Benoît avait parlé de cette mentalité post-positiviste, de la métaphysique post-positiviste qui finit par conduire à croire que les religions ou les expressions religieuses sont une sorte de sous-culture, qu’elles sont tolérées, mais sont peu de chose, elles ne font pas partie de la culture des Lumières. C’est un héritage des Lumières. Tant de gens parlent mal des religions, s’en moquent, disons “joue” avec la religion des autres. Ils provoquent, et il peut arriver ce qu’il arrive au Dr Gasbarri s’il dit quelque chose contre ma mère. C’est une limite. Toute religion a sa dignité, toute religion qui respecte la vie humaine, la personne humaine. Je ne peux pas m’en moquer. Et c’est une limite. J’ai pris cet exemple de la limite pour dire que dans la liberté d’expression il y a des limites, comme celle de maman. Je ne sais si j’ai réussi à répondre à la question. Merci.”

LE PROLOGUE NOUS DIT SA DECOUVERTE

1 ère lecture (1 S 3,3b-10.19) Psaume (Ps 39,2.4.7-11) 2 ème lecture (1 Co 6,13b-15a17-20) Evangile (Jn 1,35-42)

Les versets 19 à 51 du premier chapitre de l’évangile de saint Jean prolongent ce qu’il dit dans les versets 1 à 18. Jésus est bien la lumière du monde et le Baptiste en témoigne dans ses réponses aux questions des Pharisiens.

Dieu, personne ne l’a vu. C’est son Fils unique qui le fait connaître au monde (Jean 1. 18) : »J’ai vu et j’ai témoigné que celui-ci est le Fils de Dieu. » (Jean 1. 34à « Ceux-là sont nés non d’un vouloir d’homme, mais d’un vouloir de Dieu. » (Jean1. 12) « C’est lui qui baptise dans l’Esprit-Saint. » (Jean 1. 33)

Ce n’est pas un simple exercice littéraire que de mettre en parallèle ces deux séquences du prologue du quatrième évangile. C’est bien ce qu’a vécu Jean l’évangéliste en ces heures de l’appel, puis au cours des années de vie partagée avec Jésus. Sur les routes de Palestine, au pied de la croix, au matin de la résurrection quand il accourt au tombeau, Jean reçoit la révélation de cette présence divine qui a été si proche de lui.

« Venez et vous verrez,. » lui avait dit Jésus. « Nous l’avons entendu, nous l’avons vu de nos propres yeux, nous l’avons regardé et nos mains l’ont touché. »

Au long de sa prédication comme au travers de son témoignage dans les premières communautés chrétiennes, il découvre l’intimité de cette présence divine en lui. « Tous nous avons reçu de sa plénitude et grâce sur grâce. » (Jean 1. 15) Beaucoup de ceux qui témoignent de la pensée et de la vie du Christ devant leurs frères, découvrent aussi cette présence. Jean le traduit ainsi dans ses lettres : »Nous demeurons en lui et lui en nous. Il nous a donné de son Esprit. » (1 Jean 4. 13)

1ère lecture : « Parle, Seigneur, ton serviteur écoute » (1 S 3, 3b-10.19)

Lecture du premier livre de Samuel

En ces jours-là, le jeune Samuel était couché dans le temple du Seigneur à Silo, où se trouvait l’arche de Dieu. Le Seigneur appela Samuel, qui répondit : « Me voici ! » Il courut vers le prêtre Éli, et il dit : « Tu m’as appelé, me voici. » Éli répondit : « Je n’ai pas appelé. Retourne te coucher. » L’enfant alla se coucher. De nouveau, le Seigneur appela Samuel. Et Samuel se leva. Il alla auprès d’Éli, et il dit : « Tu m’as appelé, me voici. » Éli répondit : « Je n’ai pas appelé, mon fils. Retourne te coucher. » Samuel ne connaissait pas encore le Seigneur, et la parole du Seigneur ne lui avait pas encore été révélée.

De nouveau, le Seigneur appela Samuel. Celui-ci se leva. Il alla auprès d’Éli, et il dit : « Tu m’as appelé, me voici. » Alors Éli comprit que c’était le Seigneur qui appelait l’enfant, et il lui dit : « Va te recoucher, et s’il t’appelle, tu diras : “Parle, Seigneur, ton serviteur écoute.” » Samuel alla se recoucher à sa place habituelle. Le Seigneur vint, il se tenait là et il appela comme les autres fois : « Samuel ! Samuel ! » Et Samuel répondit : « Parle, ton serviteur écoute. » Samuel grandit. Le Seigneur était avec lui, et il ne laissa aucune de ses paroles sans effet.

– Parole du Seigneur.

Psaume : 39 (40), 2abc.4ab, 7-8a, 8b-9, 10cd.11cd

R/ Me voici, Seigneur, je viens faire ta volonté. (cf. 39, 8a.9a)

D’un grand espoir, j’espérais le Seigneur : il s’est penché vers moi. En ma bouche il a mis un chant nouveau, une louange à notre Dieu. Tu ne voulais ni offrande ni sacrifice, tu as ouvert mes oreilles ; tu ne demandais ni holocauste ni victime, alors j’ai dit : « Voici, je viens. « Dans le livre, est écrit pour moi ce que tu veux que je fasse. Mon Dieu, voilà ce que j’aime : ta loi me tient aux entrailles. » Vois, je ne retiens pas mes lèvres, Seigneur, tu le sais. J’ai dit ton amour et ta vérité à la grande assemblée.

2ème lecture : « Vos corps sont les membres du Christ » (1 Co 6, 13c-15a. 17-20)

Lecture de la première lettre de saint Paul apôtre aux Corinthiens

Frères, le corps n’est pas pour la débauche, il est pour le Seigneur, et le Seigneur est pour le corps ; et Dieu, par sa puissance, a ressuscité le Seigneur et nous ressuscitera nous aussi. Ne le savez-vous pas ? Vos corps sont les membres du Christ. Celui qui s’unit au Seigneur ne fait avec lui qu’un seul esprit. Fuyez la débauche. Tous les péchés que l’homme peut commettre sont extérieurs à son corps ; mais l’homme qui se livre à la débauche commet un péché contre son propre corps.

Ne le savez-vous pas ? Votre corps est un sanctuaire de l’Esprit Saint, lui qui est en vous et que vous avez reçu de Dieu ; vous ne vous appartenez plus à vous-mêmes, car vous avez été achetés à grand prix. Rendez donc gloire à Dieu dans votre corps.

– Parole du Seigneur.

Evangile : « Ils virent où il demeurait, et ils restèrent auprès de lui » (Jn 1, 35-42)

Acclamation : Alléluia. Alléluia.

En Jésus-Christ, nous avons reconnu le Messie : par lui sont venues la grâce et la vérité. Alléluia. (cf. Jn 1, 41.17)

Évangile de Jésus-Christ selon saint Jean

En ce temps-là, Jean le Baptiste se trouvait avec deux de ses disciples. Posant son regard sur Jésus qui allait et venait, il dit : « Voici l’Agneau de Dieu. » Les deux disciples entendirent ce qu’il disait, et ils suivirent Jésus. Se retournant, Jésus vit qu’ils le suivaient, et leur dit : « Que cherchez-vous ? » Ils lui répondirent : « Rabbi – ce qui veut dire : Maître –, où demeures-tu ? » Il leur dit : « Venez, et vous verrez. » Ils allèrent donc, ils virent où il demeurait, et ils restèrent auprès de lui ce jour-là. C’était vers la dixième heure (environ quatre heures de l’après-midi). André, le frère de Simon-Pierre, était l’un des deux disciples qui avaient entendu la parole de Jean et qui avaient suivi Jésus. Il trouve d’abord Simon, son propre frère, et lui dit : « Nous avons trouvé le Messie » – ce qui veut dire : Christ. André amena son frère à Jésus. Jésus posa son regard sur lui et dit : « Tu es Simon, fils de Jean ; tu t’appelleras Kèphas » – ce qui veut dire : Pierre. – Acclamons la Parole de Dieu.

CALENDRIER

  • Messe tous les jours à 9 h avec l’office des Laudes
  • Tous les samedis matin de 10 h 30 à 12 h 15 un prêtre se tient dans l’église Notre-Dame pour accueillir une démarche du sacrement de réconciliation
  • Adoration du Saint-Sacrement tous les samedis de 9 h 30 à 12 h à la crypte

Lundi 19 janvier : De la férie

Mardi 20 janvier : Saint Sébastien, Saint Fabien

Mercredi 21 janvier : Sainte Agnès

Jeudi 22 janvier : Saint Vincent

Vendredi 23 janvier : De la férie

L’HOMME : CORPS ET ESPRIT - QUESTIONS POUR UN CHRETIEN - Les questions familiales qui agitent et divisent notre société : L’estime de soi, comme chemin de reconnaissance de l’autre :

Conférence du Professeur Jacques ARENES, Docteur en psychologie et psychanalyste, maître de conférences à l’Institut Catholique de Lille, au Centre d’éthique de la famille. Enseigne à l’Institut Catholique de Paris, au Centre Sèvres et au Collège des Bernardins. Comité de rédaction de la revue « Etudes » : Le Vendredi 23 janvier 2015 à 20 h 30, à la Maison diocésaine, 6 Avenue Pasteur à BONDY

  • - Thème abordé : La question de l’estime de soi prend beaucoup de place dans notre culture… Une mauvaise image de soi impacte beaucoup l’action. Le désir de reconnaissance est au cœur du lien social … Ce vœu s’appuie sur ce qui se passe de plus fondamental au début de la vie entre la mère et l’enfant et cette assurance intérieure très tôt conditionne l’estime de soi dans son versant plus social (J. Arènes).

Samedi 24 janvier : Saint François de Sales

  • - Samedi 24 à 17h30 au Temple protestant : célébration œcuménique
  • - Pas de messe à 18 h 30 dans la crypte

DIMANCHE 18 Janvier 2015 – 2 ème dimanche du temps ordinaire

1 ère lecture (1 S 3,3b-10.19) Psaume (Ps 39,2.4.7-11) 2 ème lecture (1 Co 6,13b-15a17-20)

Evangile (Jn 1,35-42)

DIMANCHE 25 Janvier 2015 – 3 ème dimanche du temps

ordinaire

1 ère lecture (Jon 3,1-5.10) Psaume (Ps 24,4-9) 2 ème lecture (1 Co 7,29-31)

Evangile (Mc 1,14-20)

Pas de messe anticipée ce samedi à 18 h 30

Messe à 9 h à Saint-Louis et à 10 h 30 à Notre-Dame

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