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29 avril 2014 2 29 /04 /avril /2014 22:51

« Le regard de foi sur le monde: c'est le miracle des Papes »

Président émérite du Conseil pontifical pour la culture et du Conseil pontifical pour le dialogue interreligieux, le cardinal Paul Poupard a travaillé auprès du Pape Jean XXIII de 1959 à 1963, puis auprès du Pape Jean-Paul II de 1980 à 2005. À l'annonce des canonisations de ces deux Saints-Pères, il donne son témoignage personnel.

« C'est un bonheur tout à fait extraordinaire : deux Papes dont j'ai été le collaborateur vont être proclamés saint. J'étais tout jeune prêtre lorsque j'ai été appelé à la Secrétairerie d'État pour Jean XXIII. De lui, je retiens l'image du bon pasteur, du bon curé d'une paroisse à taille mondiale. C'était véritablement un homme d'unité et de paix, avec un humour remarquable.

Jean-Paul II, lui, était sur les pas de saint Paul : un missionnaire extraordinaire. De même que saint Paul a parcouru le bassin méditerranéen, Jean-Paul II a parcouru le monde entier. Je l'ai reçu à l'Institut catholique de Paris le 1er juin 1980. Il avait tenu à honorer la culture catholique avant de se rendre à l'Unesco. C'est là, qu'il m'a appelé à Rome au Secrétariat pour les non-croyants avant que je ne devienne ensuite son « ministre de la culture ».

L'un des grands moments forts vécus avec Jean XXIII est l'ouverture du concile Vatican II le 11 octobre 1963. Je reste marqué par cette procession interminable de près de 2500 évêques venus du monde entier. Pour la première fois se présentaient des évêques « autochtones » : des africains, des asiatiques, des latino-américains. Je me rappelle aussi de l'attentat contre Jean-Paul II le 13 mai 1981, de son agonie et de sa mort. Je garde un souvenir particulier des déjeuners de travail. Ce n'était pas un bureaucrate, il aimait la convivialité. Avant ces déjeuners, une messe était concélébrée dans sa chapelle privée. Un jour, il m'a demandé de lire l'Évangile. C'était le passage où par trois fois le Seigneur demande : « Pierre, m'aimes-tu ? ». J'étais très impressionné, à la fin j'arrivais à peine à parler, car Jean-Paul II répondait à chaque fois avec émotion « Oui, Seigneur, tu sais bien que je t'aime ».

Le soir de la mort de Jean XXIII, en 1963, j'étais invité à la télévision italienne. Le chauffeur de taxi qui m'a conduit eut ces paroles : « le pape Jean, un pape bon, un pape saint, un pape comme ça on n'en fait plus » Heureusement que si ! C'était déjà la canonisation populaire spontanée, avant la béatification prononcée par Jean-Paul II. Les cris de « santo subito » (canonisez-le tout de suite) ont été entendus sur la place Saint-Pierre lors des funérailles de Jean-Paul II. Avant même la déclaration officielle de l'Église, ces deux hommes inspirent au peuple de Dieu y compris aux personnes qui sont en dehors de l'Église, un sentiment très profond de sainteté.

Ces deux canonisations montrent que l'Église est toujours vivante. Ces deux hommes, aussi différents que l'on puisse imaginer, étaient tout ensemble pour l'amour de l'Église. L'un comme l'autre disent avec saint Paul « pour moi vivre c'est le Christ » ! Ils avaient un même abandon à Dieu. Ils ont été hommes de Dieu et pasteur chacun selon ses charismes. Jean XXIII, le jardinier de Dieu, et Jean-Paul II, le géant de la foi, étaient des puits de prière. Tous deux ont porté un regard de foi sur le monde. Ce regard de foi sur le monde, malgré tout ce qui va mal : c'est le miracle des Papes ! Leur rayonnement va bien au-delà des frontières visibles de l'Église. Le monde entier a reconnu des hommes vivant l'Évangile, ne demandant rien d'autre que de partager le message d'amour du Christ pour le monde. »

Réunis au cénacle

1 ère lecture (Ac 2,42-47) Psaume (Ps 117,1.4.13-14.19.21-25) 2 ème lecture (1 P 1,3-9) Evangile (Jn 20,19-3)

La journée de Pâques que les apôtres viennent de vivre, a été faite de bouleversements depuis le matin. Des femmes sont venues leur dire que le tombeau est vide. Pierre l’a constaté et Jean croit déjà à la résurrection. Une discussion est née dans le groupe qui met à jour les divergences d’interprétation qui les divisent. Le départ des deux disciples vers Emmaüs le prouve. Ceux-là n’ont pu accepter les dires de ces femmes. Ils ne croiront les dires de Pierre et de Jean que s’ils en font la preuve. Leur espérance est déçue, car aucune preuve n’est venue durant toute la journée. Ils s’enferment pour éviter les importuns, dont ils ont peur sans doute. Mais saint Jean souligne ce détail afin de montrer aussi que le Christ, qui les rejoint au soir du premier jour de la semaine, use désormais de son pouvoir d’une façon surnaturelle. Durant les trois années de sa vie publique, il n’en a jamais usé ainsi avec eux, sauf au sommet du Thabor, pour quelques-uns et pour quelques instants. Ce soir, ils sont ensemble parce qu’ils ne peuvent se séparer après trois années partagées avec Jésus de Nazareth, trois années intenses. Ils viennent aussi de vivre trois journées bouleversantes et ils ont besoin de reprendre les paroles de Jean, de Pierre et de Marie Madeleine pour les accorder avec les enseignements reçus sur les routes de Palestine : « Je suis la Résurrection et la Vie. » et tant d’autres paroles entendues qui ne sont pas seulement des rumeurs d’illusions. Jésus se trouve soudain au milieu d’eux. Nous pouvons certes donner une signification mystique à cette venue, toutes portes closes. Ils ne l’attendaient pas. Ainsi pénètre-t-il dans nos vies, même si elles se ferment parfois à sa grâce. "Lorsque vous serez réunis, deux ou trois en mon nom, je serai au milieu de vous" (Matthieu 18. 20). Ce soir, ce n’est pas une présence mystique, mais une réalité humaine et divine tout à la fois. Il a conservé sur son corps ressuscité la trace des blessures et, sans mettre en avant le mérite de ses souffrances, il donne aux apôtres le témoignage de qui il est en plénitude. Il ne leur rappelle pas des souvenirs. La petite communauté apostolique l’a peut-être fait durant cette journée où elle est repliée sur elle-même au risque de ne plus vivre que d’espoirs déçus et même de se disperser, comme cela vient de commencer avec Cléophas et son compagnon qui marchent vers Emmaüs. Il leur démontre l’identité de l’homme qu’ils connaissent depuis trois ans avec l’homme ressuscité qu’il est devant eux. S’il est là au milieu d’eux, c’est pour l’avenir de l’Évangile, c’est pour les entraîner à sa suite. Ils seront les témoins et les envoyés. Par cette deuxième transmission de sa paix, il leur confirme immédiatement qu’ils doivent aussi la transmettre aux autres. Remettre les péchés, c’est donner la vie spirituelle à qui l’a perdue ou à qui l’a amoindrie.

1ère lecture : La communauté fraternelle des premiers chrétiens (Ac 2, 42-47)

Lecture du livre des Apôtres

Dans les premiers jours de l’Église, les frères étaient fidèles à écouter l'enseignement des Apôtres et à vivre en communion fraternelle, à rompre le pain et à participer aux prières. La crainte de Dieu était dans tous les cœurs ; beaucoup de prodiges et de signes s'accomplissaient par les Apôtres. Tous ceux qui étaient devenus croyants vivaient ensemble, et ils mettaient tout en commun ; ils vendaient leurs propriétés et leurs biens, pour en partager le prix entre tous selon les besoins de chacun. Chaque jour, d'un seul cœur, ils allaient fidèlement au Temple, ils rompaient le pain dans leurs maisons, ils prenaient leurs repas avec allégresse et simplicité. Ils louaient Dieu et trouvaient un bon accueil auprès de tout le peuple. Tous les jours, le Seigneur faisait entrer dans la communauté ceux qui étaient appelés au salut.

Psaume : Ps 117, 1.4, 13-14, 19.21, 22-23, 24-25

R/ Éternel est son amour !

Rendez grâce au Seigneur : Il est bon ! Éternel est son amour ! Qu'ils le disent, ceux qui craignent le Seigneur : Éternel est son amour ! On m'a poussé, bousculé pour m'abattre ; mais le Seigneur m'a défendu. Ma force et mon chant, c'est le Seigneur ; il est pour moi le salut. Ouvrez-moi les portes de justice : j'entrerai, je rendrai grâce au Seigneur. Je te rends grâce car tu m'as exaucé : tu es pour moi le salut. La pierre qu'ont rejetée les bâtisseurs est devenue la pierre d'angle : c'est là l'œuvre du Seigneur, la merveille devant nos yeux. Voici le jour que fit le Seigneur, qu'il soit pour nous jour de fête et de joie ! Donne, Seigneur, donne le salut ! Donne, Seigneur, donne la victoire !

2ème lecture : L'espérance des baptisés (1P 1, 3-9)

Lecture de la première lettre de saint Pierre Apôtre

Béni soit Dieu, le Père de Jésus-Christ notre Seigneur : dans sa grande miséricorde, il nous a fait renaître grâce à la résurrection de Jésus-Christ pour une vivante espérance, pour l'héritage qui ne connaîtra ni destruction, ni souillure, ni vieillissement. Cet héritage vous est réservé dans les cieux, à vous que la puissance de Dieu garde par la foi, en vue du salut qui est prêt à se manifester à la fin des temps. Vous en tressaillez de joie, même s'il faut que vous soyez attristés, pour un peu de temps encore, par toutes sortes d'épreuves ; elles vérifieront la qualité de votre foi qui est bien plus précieuse que l'or (cet or voué pourtant à disparaître, qu'on vérifie par le feu). Tout cela doit donner à Dieu louange, gloire et honneur quand se révélera Jésus-Christ, lui que vous aimez sans l'avoir vu, en qui vous croyez sans le voir encore ; et vous tressaillez d'une joie inexprimable qui vous transfigure, car vous allez obtenir votre salut qui est l'aboutissement de votre foi.

Evangile : Apparition du Christ huit jours après Pâques (Jn 20, 19-31)

Acclamation : Alléluia. Alléluia. Thomas a vu le Seigneur : il a cru. Heureux celui qui croit sans avoir vu ! Alléluia. (cf. Jn 20, 29)

Évangile de Jésus-Christ selon saint Jean

C'était après la mort de Jésus, le soir du premier jour de la semaine. Les disciples avaient verrouillé les portes du lieu où ils étaient, car ils avaient peur des Juifs. Jésus vint, et il était là au milieu d'eux. Il leur dit : « La paix soit avec vous ! » Après cette parole, il leur montra ses mains et son côté. Les disciples furent remplis de joie en voyant le Seigneur. Jésus leur dit de nouveau : « La paix soit avec vous ! De même que le Père m'a envoyé, moi aussi, je vous envoie. » Ayant ainsi parlé, il répandit sur eux son souffle et il leur dit : « Recevez l'Esprit Saint. Tout homme à qui vous remettrez ses péchés, ils lui seront remis ; tout homme à qui vous maintiendrez ses péchés, ils lui seront maintenus. » Or, l'un des Douze, Thomas (dont le nom signifie : Jumeau) n'était pas avec eux quand Jésus était venu. Les autres disciples lui disaient : « Nous avons vu le Seigneur ! » Mais il leur déclara : « Si je ne vois pas dans ses mains la marque des clous, si je ne mets pas mon doigt à l'endroit des clous, si je ne mets pas la main dans son côté, non, je ne croirai pas ! » Huit jours plus tard, les disciples se trouvaient de nouveau dans la maison, et Thomas était avec eux. Jésus vient, alors que les portes étaient verrouillées, et il était là au milieu d'eux. Il dit : « La paix soit avec vous ! »Puis il dit à Thomas : « Avance ton doigt ici, et vois mes mains ; avance ta main, et mets-la dans mon côté : cesse d'être incrédule, sois croyant. » Thomas lui dit alors : « Mon Seigneur et mon Dieu ! » Jésus lui dit : « Parce que tu m'as vu, tu crois. Heureux ceux qui croient sans avoir vu. » Il y a encore beaucoup d'autres signes que Jésus a faits en présence des disciples et qui ne sont pas mis par écrit dans ce livre. Mais ceux-là y ont été mis afin que vous croyiez que Jésus est le Messie, le Fils de Dieu, et afin que, par votre foi, vous ayez la vie en son nom.

CALENDRIER

  • Messe tous les jours à 9 h précédée de l’office des Laudes à 8 h 45
  • Tous les samedis matin de 11 h à 12 h 15 un prêtre se tient dans l’église Notre-Dame pour accueillir une démarche du sacrement de réconciliation
  • Adoration du Saint-Sacrement tous les samedis de 9h30 à 12h à la crypte

DIMANCHE 27 avril 2014 – Dimanche de la divine Miséricorde, Canonisation des papes Jean XXIII et Jean Paul II

1 ère lecture (Ac 2,42-47) Psaume (Ps 117,1.4.13-14.19.21-25) 2 ème lecture (1 P 1,3-9)

Evangile (Jn 20,19-3)

  • Lundi 28 avril : De la férie
  • Mardi 29 avril : Sainte-Catherine de Sienne
  • Mercredi 30 avril : De la férie
  • Jeudi 1 er mai : De la férie
  • A 10 h 30 messe à la crypte Notre-Dame
  • Vendredi 2 mai : Saint Athanase
  • Samedi 3 mai : Saint Philippe et Saint Jacques

DIMANCHE 4 mai 2014 – 3 ème Dimanche de Pâques

1 ère lecture (2,14.22b-33) Psaume (Ps 15,1-2a.5.7-10.2b.11) 2 ème lecture (1 P 1,17-21)

Evangile (Lc 24, 13-35)

Messe anticipée : samedi à 18 h 30

Messe à 9 h à Saint-Louis et à 10 h 30 à Notre-Dame

- Mercredi 30 avril de 20 h 30 à 22 h 30 : 2 ème soirée interreligieuse « Sois intègre » organisée par l’UDPP-93 (Union pour le Dialogue, le Partage et la Paix en Seine-Saint-Denis (communautés juive, catholique, protestante et musulmane) au Centre culturel Thierry le Luron, 9 Boulevard du Midi, Le Raincy

Lundi 5 Mai : Veillée pour la vie :

- A 20h temps diocésain avec Monseigneur Delannoy en l’église Saint- Gervais-Saint-Protais à Paris 4ème, Place Saint Gervais

- A 21 h 15 veillée de prière avec les huit évêques d’Ile-de-France à la Cathédrale Notre-Dame de Paris

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