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11 novembre 2013 1 11 /11 /novembre /2013 21:05

L’avortement banalisé

« Un événement assez courant », qui « n’est pas un problème » mais une « solution » : en quelques mots, la philosophie du rapport sur l’avortement, présenté jeudi 7 novembre par le Haut Conseil à l’égalité entre les femmes et les hommes, est plantée. L’interruption volontaire de grossesse est un acte banal, un droit qu’il faut rendre plus accessible encore. Quarante propositions ont donc été rédigées. Selon ces recommandations, dont plusieurs portent sur l’organisation des centres d’IVG, disparaîtrait du code de santé publique la notion de « détresse » pour avoir recours à l’IVG, serait aboli le délai de sept jours nécessaires à la réflexion ; il est également suggéré de mettre fin à l’objection de conscience pour le personnel médical ne souhaitant pas pratiquer des avortements.

Curieusement, il est également recommandé que l’IVG ne soit pas consignée sur les documents de remboursement de l’assurance-maladie, dans un souci de « confidentialité ». Si l’acte est si « courant », pourquoi donc vouloir le dissimuler ? Ce que le gouvernement fera de ces recommandations, il serait prématuré de le prédire. Tiendra-t-il à prendre à nouveau de front les convictions d’un certain nombre de citoyens pour qui l’avortement concerne bien évidemment les femmes, mais également un enfant à naître ?

Dans nos sociétés se développe une logique qui privilégie le droit absolu des individus à décider pour eux-mêmes, de leur corps, de leur vie, de leur mort. Mais, en l’occurrence, un tiers est en jeu, un embryon qui, selon les circonstances, au même stade de développement, peut être supprimé ou apparaître comme infiniment précieux pour la femme qui le porte et le désire. Certes, beaucoup de nos contemporains ne partagent pas la conviction que ce tiers doit être protégé parce qu’il est une vie en devenir et mettent en priorité le droit des femmes à interrompre une grossesse non désirée, mais même parmi ceux-là, beaucoup jugent que l’avortement n’est pas un acte banal, sans conséquences sanitaires ou psychologiques. Et qu’il serait plus utile et plus humanisant d’éduquer les hommes et les femmes à une sexualité responsable. Et là, il y a véritable urgence.

Dominique Quinio (La Croix du 8 Novembre)

Il est le Dieu des vivants

1 ère lecture (Si 35,12-14 .16-18) Psaume (Ps 33,2-3.16.18.19.23) 2 ème lecture (2 Tm 4,6-8.16-18) Evangile (Lc 18,9-14)

En entendant les paroles de Jésus que saint Luc nous transmet, et que nous avons méditées dimanche dernier (« La gloire de Dieu, c'est l'homme vivant »-Psaume 144), nous entendons les nombreux passages où saint Paul affirme que nous sommes les héritiers et les cohéritiers du Christ. "Ils sont fils de Dieu, en étant héritiers de la résurrection." (Luc 20. 36)

Les sadducéens ne croyaient pas à la résurrection, parce qu'ils constituaient un milieu très conservateur et très traditionaliste en matière religieuse (et sociale d'ailleurs). La résurrection avait émergé trop récemment dans la foi juive pour qu'ils puissent l'admettre.

Ce n'était pas clairement dit dans les Livres de la Loi, les cinq premiers livres de l'Ecriture, sur lesquels ils fondent toute leur conviction. Jésus va répondre à leur objection de deux manières :

1 - en montrant que le monde de la résurrection n'est pas purement et simplement, le prolongement du nôtre. Il est autre tout en le prolongeant.

Saint Paul dira : "Semé corps animal, il ressuscite corps spirituel (1 Corinthiens 15. 44).

Les impossibilités et les limites de notre monde, marqué par le temps, ne valent plus dans le monde transfiguré de l'éternité. Les arguties des sept mariages n'y valent rien.

2 - en se référant à Moïse, le personnage central de la Loi sur lequel ils s'appuient. Lors de la révélation au buisson ardent dans le désert, au moment même où il révèle sa pérennité ("Je suis"), Dieu s'était présenté comme étant dans l'aujourd'hui (« Je suis ») de cette révélation, le Dieu d'Abraham, d'Isaac et de Jacob.

Dans le processus de la Révélation, les patriarches ne sont donc pas seulement des jalons du passé. Ils sont dans l'aujourd'hui de Dieu, par Dieu et pour Dieu. Ils sont des vivants qui ressusciteront au Dernier Jour. "Tous vivent en effet pour lui" (Luc 20. 38) Et ce "pour" n'est à prendre dans le sens de "à son profit, à son service", mais "à ses yeux, dans sa pensée".

C'est dans ce sens, également, qu'il nous faut lire la lettre de saint Paul aux Thessaloniciens. Ils étaient anxieux d'un retour rapide d'un Christ glorieux. Saint Paul leur donne tout un programme de vie, qui doit être aussi le nôtre. "Laissez-vous réconforter." ..."Il nous a aimés et nous a donné toujours réconfort et joyeuse espérance." ... "Il est fidèle."

1ère lecture : Sept frères meurent martyrs dans l'espérance de la résurrection (2M 7, 1-2.9-14)

Lecture du second livre des Martyrs d'Israël

Sept frères avaient été arrêtés avec leur mère. À coups de fouet et de nerf de bœuf, le roi Antiochus voulut les contraindre à manger du porc, viande interdite. L'un d'eux déclara au nom de tous : « Que cherches-tu à savoir de nous ? Nous sommes prêts à mourir plutôt que de transgresser les lois de nos pères. » Le deuxième frère lui dit, au moment de rendre le dernier soupir : « Tu es un scélérat, toi qui nous arraches à cette vie présente, mais puisque nous mourons par fidélité à ses lois, le Roi du monde nous ressuscitera pour une vie éternelle. » Après celui-là, le troisième fut mis à la torture. Il tendit la langue aussitôt qu'on le lui ordonna, et il présenta les mains avec intrépidité, en déclarant avec noblesse : « C'est du Ciel que je tiens ces membres, mais à cause de sa Loi je les méprise, et c'est par lui que j'espère les retrouver. » Le roi et sa suite furent frappés du courage de ce jeune homme qui comptait pour rien les souffrances. Lorsque celui-ci fut mort, le quatrième frère fut soumis aux mêmes tortures. Sur le point d'expirer, il parla ainsi : « Mieux vaut mourir par la main des hommes, quand on attend la résurrection promise par Dieu, tandis que toi, tu ne connaîtras pas la résurrection pour la vie éternelle. »

Psaume : Ps 16, 1.3ab, 5-6, 8.15

R/ Le jour viendra, Seigneur, où je m'éveillerai en ta présence

Seigneur, écoute la justice ! Entends ma plainte, accueille ma prière. Tu sondes mon cœur, tu me visites la nuit, tu m'éprouves, sans rien trouver. J'ai tenu mes pas sur tes traces, jamais mon pied n'a trébuché. Je t'appelle, toi, le Dieu qui répond : écoute-moi, entends ce que je dis. Garde-moi comme la prunelle de l'œil ; à l'ombre de tes ailes, cache-moi. Et moi, par ta justice, je verrai ta face : au réveil, je me rassasierai de ton visage.

2ème lecture : Exhortation à la persévérance (2 Th 2, 16-17; 3, 1-5)

Lecture de la seconde lettre de saint Paul Apôtre aux Thessaloniciens

Frères, laissez-vous réconforter par notre Seigneur Jésus Christ lui-même et par Dieu notre Père, lui qui nous a aimés et qui, dans sa grâce, nous a pour toujours donné réconfort et joyeuse espérance ; qu'ils affermissent votre cœur dans tout ce que vous pouvez faire et dire de bien. Priez aussi pour nous, frères, afin que la parole du Seigneur poursuive sa course, et qu'on lui rende gloire partout comme chez vous. Priez pour que nous échappions à la méchanceté des gens qui nous veulent du mal, car tout le monde n'a pas la foi. Le Seigneur, lui, est fidèle : il vous affermira et vous protégera du Mal. Et, dans le Seigneur, nous avons pleine confiance en vous : vous faites et vous continuerez à faire ce que nous vous ordonnons. Que le Seigneur vous conduise à l'amour de Dieu et à la persévérance pour attendre le Christ.

Evangile : Les morts ressusciteront (brève : 27...38) (Lc 20, 27-38)

Acclamation : Alléluia. Alléluia. Jésus Christ, premier-né d'entre les morts, à toi gloire et puissance pour les siècles. Alléuluia. (cf. Ap 1, 5-6)

Évangile de Jésus Christ selon saint Luc

Des sadducéens — ceux qui prétendent qu'il n'y a pas de résurrection — vinrent trouver Jésus, et ils l'interrogèrent : « Maître, Moïse nous a donné cette loi : Si un homme a un frère marié mais qui meurt sans enfant, qu'il épouse la veuve pour donner une descendance à son frère. Or, il y avait sept frères : le premier se maria et mourut sans enfant ; le deuxième, puis le troisième épousèrent la veuve, et ainsi tous les sept : ils moururent sans laisser d'enfants. Finalement la femme mourut aussi. Eh bien, à la résurrection, cette femme, de qui sera-t-elle l'épouse, puisque les sept l'ont eue pour femme ? » Jésus répond : « Les enfants de ce monde se marient. Mais ceux qui ont été jugés dignes d'avoir part au monde à venir et à la résurrection d'entre les morts ne se marient pas, car ils ne peuvent plus mourir : ils sont semblables aux anges, ils sont fils de Dieu, en étant héritiers de la résurrection. Quant à dire que les morts doivent ressusciter, Moïse lui-même le fait comprendre dans le récit du buisson ardent, quand il appelle le Seigneur : 'le Dieu d'Abraham, le Dieu d'Isaac, le Dieu de Jacob'. Il n'est pas le Dieu des morts, mais des vivants ; tous vivent en effet pour lui. »

CALENDRIER

  • Messe tous les jours à 9 h précédée de l’office des Laudes à 8 h 45
  • Tous les samedis matin de 11 h à 12 h 15 un prêtre se tient dans l’église Notre-Dame pour accueillir une démarche du sacrement de réconciliation
  • Adoration du Saint-Sacrement tous les samedis de 9h30 à 12h à la crypte

DIMANCHE 10 novembre 2013 – 32 ème dimanche du temps ordinaire

1 ère lecture (2 M 7,1-2.9-14) Psaume (Ps 16, 1.3.5-6.8.15) 2 ème lecture (2 Th 2,16-3,5)

Evangile (Lc 20,27-38)

  • Lundi 11 novembre : Saint Martin

A 9 h dans la crypte : Messe pour les morts des guerres

  • Mardi 12 novembre : Saint-Josaphat
  • A 20 h 30 dans l’église Notre-Dame : répétition de la chorale paroissiale
  • Mercredi 13 novembre : De la férie
  • Jeudi 14 novembre : De la férie
  • Vendredi 15 novembre : De la férie

« Accompagner le temps de la vie qui se dégrade, le chrétien et la foi »

Soirée organisée à la Maison diocésaine par le service de la Pastorale de la Santé de 20 h 30 à 22 h 30, 6 Avenue Pasteur - 93140 BONDY

  • Samedi 16 novembre : De la férie

DIMANCHE 17 novembre 2013 – 33 ème dimanche du temps ordinaire

1 ère lecture (Ml 3, 19-20a) Psaume (Ps 97,5-9) 2 ème lecture (2 Th 3,7-12)

Evangile (Lc 21,5-19)

Collecte annuelle du Secours Catholique

Messe anticipée : samedi à 18 h 30 à Notre-Dame

Messe à 9 h à Saint-Louis et à 10 h 30 à Notre-Dame

Les 7 et 8 Décembre prochains, notre paroisse organise une vente de charité et marché de Noël. Nous sommes preneurs de pots de confitures faites maison….

Vous pouvez les apporter au presbytère… MERCI

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